ϟ MENS SANA IN CORPORE SANO ϟ EVENT VI ϟ Groupe VII



 



ϟ MENS SANA IN CORPORE SANO ϟ EVENT VI ϟ Groupe VII
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs
Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant
avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 26 Mai 2012 - 12:37

ϟ Mens sana in corpore sano ϟ
GROUPE VII

Billy C. Archer, Darrin Aloysius Hansen, Lawrence Rookwood, Lexy Kark, Miranda Carrow et Nathaniel Hansen





Informations Hors Rp

ϟ Une fois de plus, nous mettons de côté la dynamique de duel exploitée lors des premiers event pour se concentrer sur des obstacles de type PNJ.
ϟ L’event dure trois semaines IRL.
ϟ Un tour ne dure que 48h . A partir du moment où le PNJ a posté vous avez 48h pour répondre, sans quoi votre tour sera passé.
ϟ Au bout de 3 tours manqués vous êtes exclus de l’event. Votre personnage sera alors blessé au point d’en être inconscient pendant toute la durée des combats. Etre exclu entraine également une perte de points pour votre faction. Chaque abandon fait perdre 3 points à votre faction.
ϟ Vous serez prévenus par mp à chaque fois que ça sera à votre tour de RP.
ϟ Des sujets de flood ont été créés pour vos groupes, afin que vous puissiez discuter des scenarii, tactiques ou autre que vous souhaitez développer durant cet event.
ϟ Si vous avez des questions, il faut les poser dans ce sujet Pas dans le Flood, ni sur la CB, ni par MP ! Uniquement dans le SAV !
Réglementation des combats
ϟ Vous n’avez droit qu’à 1 sort offensif et un 1 sort défensif par rp.
ϟ Pour chaque sort offensif ou défensif lancé, vous devez vous servir du dé. Mais pas forcément pour dire si le sort fonctionne ou non. Vous êtes libre d’adapter ces lancers comme bon vous semble dans la mesure où ça ne vire pas au grosbillisme. Le dé ne doit pas être une excuse pour l’anti-rp.
ϟ Pour ce qui est des PNJ qui vont être placé sur votre chemin, le nombre de lancers de dé va varier selon leurs forces et leurs talents. Le nombre de lancers nécessaires vous sera indiqué à chaque arrivée de nouveaux PNJ.
ϟ En ce qui concerne les sorts de soin le lancer de dé est également obligatoire, et déterminera la réussite du sort ou non. Cette règle ne s’applique pas aux médicomages titulaires tels que Nathaniel Hansen, ou Elie Brights.
ϟ Quant aux sorts accessoires, tels que « Accio », « Lumos », ou encore « Nox », ils ne sont pas réglementés. Vous pouvez en utiliser autant que vous voulez, et sans avoir à lancer le dé.
ϟ Attention, toute tentative de grosbillisme même cachée via un lancer de dé heureux, sera sanctionnée in rp et hors rp.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦




Dernière édition par Filet du Diable le Sam 26 Mai 2012 - 12:55, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 26 Mai 2012 - 12:44

        Stade du Triathlon, Londres moldu, 3 juin 2020 , 13h45

Le stade était comme neuf. Les travaux d’amélioration avaient duré près de cinq mois, mais ils auraient été plus rapides s’il avait engagé des travailleurs pour l’aider. Mais non, pas de travailleurs, non non, pas de travailleurs, pas de témoins. Juste lui et ses elfes, c’était parfait, c’était tout ce dont il avait besoin... Perché dans sa régie, Harvey Jugson observait les gradins se remplir à travers ses multiples écrans. Oui, c’était parfait, l’évènement avait attiré de nombreuses personnalités. Il voyait quelques Kark, des journalistes, des membres de l’élite ministérielle… Tout le monde venait voir cette nouvelle version du stade. Et ils allaient être surpris, ça oui ! Dire qu’il avait dû acheter tout un quartier moldu pour faire ses travaux en paix, qu’il les avait tous fait expulser. Il y avait eu des émeutes aussi, mais il s’en fichait complètement ; la vie des moldus n’était rien comparée à l’importance de ses desseins. Le stade avait toujours été dans ce quartier moldu, faute de place sur le Chemin de Traverse principalement, pour des raisons financières également, les terrains moldus étant nettement moins chers que ceux que l’on pouvait trouver dans le Londres sorcier. Mais cette année il voyait plus grand, il avait eu besoin de tout le quartier, donc il l’avait acheté et fait expulser les gêneurs, c’était aussi simple que ça. Il n’y avait pas de porte d’entrée, pas d’issue, les gens transplannaient directement dans les gradins et prenaient leur place. Pas d’entrée, pas d’issue. Ils étaient pris entre les murs. Bientôt, il n’y aurait plus de murs, mais toujours pas d’issue. Harvey Jugson sourit.

Il se frotta le nez. Non ! Le sang-pur se gifla lui-même et s’intima à voix basse de se concentrer. Il ne devait pas en prendre, pas aujourd’hui, pas maintenant, il devait garder les idées claires. Le sucre de lune l’endormait, il avait besoin d’être au top aujourd’hui, il avait besoin de toutes ses capacités.

Les concurrents se plaçaient sur la ligne de départ, certains faisaient de grands signes à leurs proches dans les gradins, d’autres fixaient le chemin qu’ils auraient à parcourir, d’autres encore attendaient simplement la suite. Harvey avisa la montre qu’il portait au poignet. Bientôt 14h. Bientôt l’heure. « Riff-Raff, à boire. » Le petit elfe sembla apparaitre de nulle part, portant un plateau d’argent contenant multiples boissons au-dessus de sa tête. Harvey opta pour un verre d’eau fraiche. Pas d’alcool, non, pas d’alcool, il devait être sobre, il devait être clean, il lui fallait toute sa raison, toutes ses capacités, il fallait, il devait… « Sonorus Maxima. » Déclama-t-il. « Test ? Test ? » Les voix se turent petit à petit et toutes les têtes se tournèrent vers les haut-parleurs accrochés aux caméras volantes qui balayaient le stade et les gradins. « Bienvenue à la 15ème édition du Super Triathlon Sorcier de Londres ! Je suis Harvey Jugson, Chef du Département des Jeux et Sports Magiques mais également organisateur et commentateur du Triathlon ! Cette année, c’est dans un stade totalement remis à neuf et modernisé qu’aura lieu cet évènement qui sera également, et ce pour la première fois, diffusé en direct sur TVM ! » Une salve de cris et d’applaudissement retentit dans les gradins alors que les participants se mettaient en position sur la ligne de départ. « Attention… Prêts ? Feu… Partez ! » Un bang retentissant s’échappa de la baguette d’Harvey alors qu’une cinquantaine de sorciers et sorcières s’élançaient baguette au poing sur une piste qu’ils trouveraient étrangement vide de tout obstacle. Le sang-pur traça minutieusement une rune sur son tableau de bord, complétant une phrase runique d’une complexité monstrueuse. Un sourire carnassier se dessina sur son visage anguleux. Plus de magie, plus d’issue.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 26 Mai 2012 - 12:51


Informations rp


Déroulement de l’event
ϟ Vous ne rêvez pas, il n'y a pas d'allusions aux factions et ce pour une bonne raison : vous êtes tous victimes. Que vous soyez sang-pur Héritier ou sang-de-bourbe de l'Ordre, vous êtes la victime d'une attaque terroriste assez... particulière. Vos personnages sont donc tous présents de leur plein gré, seulement et uniquement pour le Triathlon.

ϟ Ce tour-ci, rien ne se passe, et c'est ça qui est étrange. Les concurrents ne rencontrent aucun sortilège, aucun piège qu'il soit magique ou mécanique. Encore plus étrange plus personne ne semble capable d'utiliser la magie. Mais vous aurez toutes les réponses à vos questions et bien plus encore au prochain tour, mais d'abord, une petite présentation du PNJ qui vous accompagnera tout au long de l'event, commentateur, maitre du jeu, terroriste à ses heures perdues et drogué notoire : Harvey Jugson !

ϟ Harvey Jugson vient de la riche et puissante, néanmoins discrète, famille Jugson. Élève de la maison Serdaigle, appliqué et populaire, il se passionne pour le Quidditch dès son entrée à Poudlard. Néanmoins, c'est le Lévi-Ball qui fera sa renommée internationale puisqu'il rejoint l'équipe d'Angleterre un an après sa sortie de l'école de Magie. Grâce à son don naturel, son esprit stratège et son fair-play, il devient rapidement capitaine de l'équipe, équipe qu'il emmenera à la victoire du championnat du monde de Lévi-Ball en 2002. Mais avec la gloire viennent les responsabilités. Harvey a toujours été parfait dans tout ce qu'il entreprenait mais la perfection a un prix. Il était purement et simplement au bout du rouleau, et c'est ainsi qu'il tomba dans l'addiction au sucre de lune. C'est une véritable descente aux enfers qui s’amorce pour l'ancien Serdaigle qui perd tout ce qu'il a durement gagné pendant toutes ces années en quelques mois à peine. Mais là où plus personne ne croyait en lui et lui tournait le dos, un homme sût lui donner une seconde chance. Lord Voldemort, dans toute sa miséricorde et sa compassion, donna un travail au ministère au Jugson contre sa promesse de se battre contre son addiction. La confiance du ministre de la Magie redonna espoir à Harvey qui combattit ses démons et retrouva son ancien statut respecté et même plus encore, puisqu'il atteint le poste de Directeur du Département des Jeux et Sports Magiques. Mais comme la première fois, l'âge d'Or a trouvé sa fin, et ce avec la mort du Seigneur des Ténèbres. Les déchirement entre mangemorts et la guerre civile ont profondément marqué Harvey qui a rapidement basculé une nouvelle fois vers ses vieux démons. De nouveau accro au sucre de lune, malgré toute sa bonne volonté, il a quand même espoir que tout s'arrangera à nouveau. Harvey veut la paix, et il ne l'obtiendra qu'en forçant les gens à coopérer ou à mourir.

ϟ Vos groupes sont des groupes géographiques, c'est-à-dire que vous vous trouvez plus ou moins proches des autres membres de votre groupe.

ϟ Vous vous trouvez dans le Gradin Sud.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Darrin A. Hansen
Messages : 1851 Crédits : MOUA
Age du personnage : 46 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Bibliothécaire à Poudlard
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : L'équivalent Serpentard de l'école de Magie suédoise


Rapeltout
Patronus : Un Hibou des marais
Epouvantard : La noyade
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 26 Mai 2012 - 19:23

Darrin transplana directement au cœur des gradins au sud du stade. La foule qui se pressait pour rejoindre ses places le faisait un peu voguer dans tous les sens. Cela le mit de bonne humeur. Très bonne humeur. Déjà qu’il devait venir à un événement sportif qui n’était même pas international. Non, il ne se sentait pas de bonne humeur.
Il se dépêcha de gagner sa place. Il se retrouva aux côtés de son collaborateur, Billy Archer. Darrin lui décocha une poignée de main avant de s’asseoir en silence. Guettant les alentours, il n’aimait pas trop les réunions magiques, il y avait toujours trop pouvoir dans un seul petit endroit. D’un coup d’œil alentour il remarqua son fils. Nathaniel. Il croisa ses yeux et lui fit un signe de tête pour lui dire bonjour. Il se trouvait non loin de lui. Il essaya aussi de compter aussi les personnes du ministère qui étaient près de Darrin. « Laurence Rookwood, tireur d’élite de Baguette magique, et de un, Miranda Carrow, département des mystères, et de deux, commença-t-il à énumérer en se repassant dans la tête les informations qu’il disposait sur eux, cette jeune fille rousse, et de trois ... » Il ne connaissait aucune jeune fille rousse au ministère. Une jolie jeune fille. Elle attirait son regard, pas qu’elle devennait maîtresse de ses pensées, mais parce qu’elle regardait autre part.

Darrin regarda les coureurs se mettre en place, franchement, certains n’avaient aucune classe. Certes, n’était pas un expert en la matière, mais après quelques années passées à la cour de la famille royale, il avait gagné du bon goût. Ça laisse des traces, le chic et l’élégance princière.
Darrin ne savait même pas si ce que portaient certaines coureuses était réglementaire. Mais est-ce qu’il y a un règlement dans ce stade ?
Le constructeur avait tout fait faire en secret, Darrin l’avait croisé au ministère, et quelques fois avait eu à faire avec ses collègues. Mais jamais avant le directeur du département en lui-même. Il n’avait donc pas d’opinion préconçue sur lui. Sauf peut-être au niveau vestimentaire. Le fait qu’il ait porté un poncho qui lui descendait jusqu’aux genoux la dernière fois qu’il l’avait croisé. Aussi sa tête de déterré, mais Darrin n’accordait pas d’importance au physique. La preuve, Voldemort n’avait pas de nez et il avait quand même réussit à s’emparer de l’Angleterre. C’était juste au niveau vestimentaire, si quelqu’un avait les moyens de s’habiller correctement alors qu’il le fasse. On avait beau ne pas se préoccuper de son image publique, pour faire une bonne impression, avoir des vêtements convenables c’est mieux. Bien sûr, il avait eu vent des rumeurs sur l’aliénation de l’esprit de Harvey Jugson avec sa poudre de lune. Mais si on lui avait laissé construire un stade complet c’est que ça devait sûrement aller mieux.
Au loin Darrin vit la loge de Harvey, il croyait apercevoir des elfes, qui ressemblaient, de son point de vue, à des araignées. Des petites araignées grouillantes autour de l’organisateur.
Darrin repensa à l’arachnophobie fréquente de la mère de Nathaniel, ou celle encore de la sœur de Darrin. Il pensa que les femmes avaient un profond problème avec les araignées. Et que les pauvres insectes devaient être bien plus intelligents que les moldus de premier abord. Puis, qu’elles n’avaient rien fait pour mériter ça. (Les moldus, si, ils sont aussi bêtes que des trolls des cavernes du nord de la Scandinavie).
Darrin reporta son attention sur le centre du stade. Les coureurs s’alignaient. Harvey lança la course.

Magnifique départ !



Rien ne se produisit. Darrin sortit sa paire de multiplettes et zooma sur les coureurs.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

My name is Hansen, bitch.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Sam 26 Mai 2012 - 20:42



    Billy aimait bien le sport : en faire et regarder. Et il avait pris l’habitude de regarder le Triathlon dès qu’il pouvait. Y participer ? Peut-être pas. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il n’aimait pas spécialement se donner en spectacle qui plus est s’il avait des chances de perdre. Mais par contre, en tant que spectateur, il y allait de bon cœur. L’occasion de pouvoir profiter de voir en vrai une épreuve pareille ne se présentait pas forcément tous les jours et il avait sauté sur l’occasion.

    Après avoir transplané, il se rendit compte que tous les gradins n’étaient pas encore occupés. On arrivait tous au compte-goutte apparemment. Il savait que son frère devait venir mais dans la vie de tous les jours peu étaient au courant du sang qu’ils partageaient et même en jouant la carte des fausses identités, ils leur été dur de rester ensemble alors que Billy rejoignait des Ombres. Encore et toujours ce problème de fréquentation. Mais aujourd’hui, il n’en avait cure, voulant profiter du spectacle.

    Il en était à ces pensées somme toute intéressante quand Darrin Hansen apparut. Ce dernier lui serra la main avant de s’assoir. Au vue de son expression renfrognée il ne semblait pas particulièrement enjoué à être là (ou bien avait-il son expression habituelle de tous les jours ?) mais Billy ne fit aucune remarque. Il estimait le monsieur et puis c’était son patron après tout. Il prit place à son tour se demandant si le fils de son boss et accessoirement son meilleur pote allait bientôt arriver. Ça ne lui arrivait quasiment jamais d’être en compagnie des deux à la fois et c’était en somme un petit peu étrange.

    Il eut un regard autour de lui plus pour combler l’attente que par réel intérêt avant de finalement cacher un bâillement avec le plat de sa main. Il n’attendait qu’une chose : que cela débute réellement et rapidement. A force de rester assis sans rien avoir à faire, il commencer à avoir un petit peu froid. Quelle idée de s’habiller aussi légèrement peut-être ? En tous cas, il n’aurait pas dit non à un petit poncho doublé de laine, que ce soit à la has-been selon Sorcière Hebdo ou pas. Mais force était de constater qu’il aurait à faire sans et il n’eut pas besoin de réfléchir plus à ces histoires de chiffons alors que la course commençait.

    Il se redressa sur son strapontin pour observer avec plus d’attention la piste mais au bout de quelques minutes il ne put s’empêcher de hausser un sourcil, un peu intrigué. Pour un Triathlon, c’était bien calme si on voulait son avis. Il se laissa aller un peu contre le dossier de son siège en jetant un coup d’œil aux alentours. « Si on veut mon avis, un Triathlon sans petits pièges et participants qui se font prendre une dérouillée n’est pas un vrai Triathlon. » commenta-t-il à voix basse ne cherchant pas réellement un interlocuteur en particulier.

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Dim 27 Mai 2012 - 8:05

« Mais je VEUX venir ! T’avais promis ! » « J’ai menti. » « C’est pas juste ! Je suis plus un bébé, je vais rentrer à Poudlard cette année ! Je voulais encourager maman moi aussi… » Je levais les yeux au ciel, invoquant les dieux de tous les horizons de m’accorder la patience nécessaire. Un pâté de maisons seulement nous séparait encore de la maison de mes parents, mais la voix pleurnicharde que je traînais au bout de mon bras depuis cinq minutes commençait sincèrement à me taper sur le système. Swann avait commencé ses jérémiades dès le matin, quand elle avait fini par comprendre que cette année non plus elle n’assisterait pas au Super Triathlon Sorcier. Depuis elle n’avait pas arrêté de faire la gueule ou de me casser les oreilles en ressassant la même rengaine, alors autant dire que je n’étais pas mécontent de la refiler à sa grand-mère pour le reste de la journée. Elle filait droit au moins, là-bas. Il n’y avait personne pour la placer sur le pied d’estale de princesse qu’Armelle et moi la laissions occuper à la maison. Swann était adorable, mais elle pouvait devenir une véritable chieuse si elle s’en donnait les moyens. La digne fille de sa mère, en somme.

Le monstre déposé entre les bras de Katherine – qui m’enjoint de transmettre ses encouragements à sa belle-fille – je rebroussais chemin jusqu’à la maison. Pendant mon absence, Lexy était arrivée par poudre de cheminette. Je la retrouvais dans le salon, assise devant un plat rempli de gâteaux secs que l’elfe de maison avait préparé pour l’occasion. Shortbread au zeste de citron, les préférés de notre sportive de haute voltige. Les attentions que cette petite créature pouvait avoir étaient parfois surprenantes, mais je n’étais pas assez magnanime pour l’en féliciter. Ce n’était qu’un serviteur après tout. Bref, j’embrassais ma cousine en lui demandant des nouvelles de sa famille. La petite n’avait pas encore son permis de transplanage alors j’avais proposé à son père de l’accompagner. Ça aurait été dommage qu’elle manque un événement pareil. J’aurais voulu y accompagner mon propre fils s’il n’était pas retenu à Poudlard, ou s’il n’était tout bonnement pas devenu aveugle… Je chassais cette pensée déplaisante de ma tête lorsqu’Armelle pénétra dans le salon en nous informant qu’il était l’heure de filer si nous ne voulions pas être en retard. Je tendais alors mon bras à la jeune Kark, avec un sourire qui se voulait rassurant.

Les gradins étaient déjà à moitié remplis quand nous transplanions du côté sud. Le stade était véritablement impressionnant cette année ! J’avais entendu parler de l’ampleur du projet via les ragots de couloirs qui circulaient au Ministère, mais je n’avais pas imaginé une telle chose. Quand l’on pensait que ce stade avait été bâti au beau milieu d’un quartier moldu… Oui, c’était impressionnant, même si les Forces des Tâches Invisibles devaient s’en arracher les cheveux.

Je répondis au baiser de ma femme quand elle passa ses bras autour de mon cou, et souris à sa remarque fanfaronne. Je ne doutais pas une seconde qu’elle ferait tout pour remporter la coupe. Elle le pouvait, elle avait les qualités pour et s’en donnerait les moyens. Je serais un instant sa main entre la mienne, avant de la regader dévaler les gradins vers les vestiaires des participants. C’était ma façon de l’encourager. Je n’avais jamais été doué pour les grandes phrases, romanesques ou non, elle le savait. « On devrait aller trouver nos places maintenant, au moins on sera installés. J’ai apporté les multiplettes du dernier match de Levi-ball qu’on est allé voir en mars, on n’a pas besoin de perdre notre temps avec ça comme ça. » Je tendis une fameuse paire de ses lunettes magiques à Lexy avant de poser une main dans son dos pour lui indiquer la direction à prendre.

Près de nos places, j’aperçu des visages connus, des gens que j’avais croisé plusieurs fois au Ministère. Je hochais très brièvement la tête vers eux lorsque nos regards se croisèrent, mais rien de plus. J’étais déjà concentré sur la course. Plus le temps passait et plus il nous rapprochait du fatidique coup de sifflet de départ. Les gradins étaient combles maintenant, et on continuait d’entendre les « cracs » de transplanage. Je commençais à me sentir presque tendu. Armelle risquait sa vie tous les jours dans son métier, c’était absurde, mais le sentiment était là, tortillant au creux de mes entrailles comme un vers dans un cadavre. Il y avait ce fichu Clark Blackburn qui était aligné juste à côté d’elle sur la ligne de départ en plus. Si celui-là pouvait y passer ou se faire arracher une jambe par une manticore… Ça ne m’aurait pas déplu.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Lexy Kark
Future Mrs Dolohov
Messages : 812 Crédits : me, myself & Kingofwall
Age du personnage : 18 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Infirmière étudiante
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Panthère des neiges
Epouvantard : Le cadavre de son frère
Baguette magique:
Ce message a été posté Dim 27 Mai 2012 - 15:59

Lexy avait embrassé tendrement sa mère et son père, elle marchait à présent vers la chambre de son frère. Personne n'allait au Triathlon Sorcier cette année, Lexy y allait pour la première fois à ce genre d'évènement. Edwin était trop occupé par son travail dernièrement pour se permettre de venir, Drusilla restait à la maison aussi, elle n'avait jamais aimé venir à ce genre d'évènements de toute manière. Victor ne pouvait pas venir non plus, il venait d'attraper un Hoquebullote ... Le pauvre ne pouvait plus mettre un pas en dehors de la maison. Quand elle lui avait proposé de mettre un poncho pour que les rayons de soleil ne l’atteigne, il n'avait pas particulièrement apprécié. Elle ne l'avait pas revu de plus, le laissant bouder dans sa chambre. Ce n'était pas sa faute s'il ne pouvait pas venir... Elle toqua doucement à sa porte et se permit d'entrer. Il lisait tranquillement, il devait attendre demain midi pour se débarrasser de ses bubulles.

"J'y vais Victor."

Elle passa le bout de ses doigts dans ses cheveux, puisqu'elle ne pouvait l'embrasser sur la joue. Un seul malade suffisait. Elle espérait qu'il ne lui en voulait pas trop, elle détestait ça. Elle aurait adoré qu'il puisse venir avec elle. Pourtant peu sportive, elle se promit d'ouvrir ses grands yeux clairs pour tout lui raconter.
Elle quitta sa chambre, et se dirigea vers la large cheminée du salon. Une bonne poignée de poudre dans la main, par Merlin qu'elle avait hâte de pouvoir passer son permis de Transplannage ! Elle ne tarda pas à apparaitre dans l'âtre des Rookwood. Elle quitta les flammes vertes pour être accueillie par l'elfe de maison.
Un coup de baguette et la suie s'envola de ses vêtements et de sa peau. Lawrence avait été des plus aimables en acceptant de l’emmener avec eux. Son épouse participait. Ce qui donnait une raison de plus à Lexy de vouloir assister à cette compétition. Elle les remercia de bien vouloir l’emmener encore. Ils transplannèrent tout trois et sous ses yeux se dessina alors l'immense stade. Toute jeune adulte, elle découvrit un lieu qui dépassait son imagination. Tant de personnes qui apparaissaient, tant d'espace ! C'était incroyable.
Sa cousine les quitta, l'air conquérant ! Lawrence lui tendit les multiplettes, elle lui sourit adorablement et suivit ses indications sur leurs places. Avant de s'assoir, elle jeta un oeil autour d'elle, Mirranda était là, elle lui offrit un signe de tête. Elle appréciait la demoiselle depuis qu'elle était venue avec Caleb pour les sauver à Poudlard. Elle cru reconnaitre le médicomage qui avait soigné Carter et ... Lui. Signe de tête poli une nouvelle fois, avant de s'assoir en restant le plus calme possible.

Le destin semblait s'acharner sur elle dernièrement. Mais peu importait, le coup d'envoi allait bientôt être donné et puis de toute manière, elle était sûre qu'il ne l'avait pas reconnue. Elle serra ses doigts autour des multiplettes et les posa devant ses yeux pour voir les participants se mettre en place. L'excitation grimpait dans les gradins.

Le coup de baguette résonna et les coureurs s'activèrent. Elle surveillait sa cousine qui prenait la tête, bien que la compétition soit mixte. Mais au bout d'un moment, elle sentit le public se remuer de doute, pourquoi la course continuait elle ainsi alors que les obstacle auraient déjà dû se manifester ? Lexy était nouvelle dans ce genre d’événement et ne savait quoi penser .

"Lawrence ... c'est normal ?"

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Everybody's got a dark side, do you love me ? Can you love mine ?
Nobody's a picture perfect but we're worth it, you know that we're worth it
Will you love me ? Even with my dark side?

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Miranda Carrow
Louve cumularde
Messages : 1383 Crédits : moi :3
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-mêlé
Emploi/Etude : Chômage, pour le moment.
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Un paon
Epouvantard : La pleine lune...
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 28 Mai 2012 - 7:03



« T'ES QU'UN SALE CONNARD ! » fut l'unique pensée de Miranda lorsqu'elle vit s'éloigner son stupide cousin vers d'autres estrades pour rejoindre un de ses amis musiciens. Elle le vit beaucoup trop prendre son pied à ses dépens. Elle se trouvait si naïve d'avoir accepté, bien qu'elle s'était doutée de quelque chose... Mais de là à l'inviter pour la laisser tomber en arrivant directement au stade ! Cet homme n'avait aucun savoir-vivre, il n'était pas digne de porter le nom de Carrow. Miranda n'avait pas trop compris le but de l'invitation, un jour plus tôt. Il lui avait dit que sa femme l'avait laisser tombé à la dernière minute et tout, et qu'il avait pensé à elle pour comblé le billet qui lui restait. Miranda n'avait pas accepté tout de suite, elle ne comprenait pas. « Mais qu'est-ce qui te prend nom d'un chien ? Tu vas pas bien le cousin... » Mais elle finit par accepter. Par pour son cousin, naturellement, mais cela faisait un moment qu'elle n'avait pas fait une activité simplement pour le plaisir. Ses dernières sorties c'étaient résumés qu'à un seul mot : mission. Prendre l'air lui ferait du bien, et qui sait, peut-être de nouvelles connaissances à mettre dans son agenda, telle avait été la réflexion de la jeune fille.

Toutefois, elle se dit que tout cela tombait à l'eau, tout en regardant l'homme partir en compagnie de la petite famille de l'autre. Elle se contenta de tourner les talons et de se rendre à la place que son billet l'indiquait. Les deux sorciers avaient transplanés entre deux sections, dans une allée, il y avait donc encore du chemin à faire jusqu'à leur place... enfin, sa place. Elle replaça mécaniquement une mèche de ses cheveux avant de se lancer à la recherche de son siège. Au moins, elle n'avait pas payé, tentait-elle de se convaincre. La journée n'était pas perdue. Apparemment que le spectacle en vaudrait la peine, et il restait encore les personnes atour d'elle pour avoir du plaisir.

Après s'être pris les pieds dans le poncho d'une dame un peu trop fan de l'un des participants, Miranda réussit enfin à atteindre sa place. Elle soupira, et tenta de retrouver sa bonne humeur. Elle décida de regarder les alentours, voir s'il n'y avait pas des têtes connues dans les gradins. Elle aperçut des collègues de travail à qui elle ne parlait pas vraiment... Rien d'excitant... Elle pinça ses lèvres en démonstration de frustration. Elle n'avait rien à leur dire, eux, pas la peine d'aller socialisée avec eux. C'est à ce même moment qu'elle vit Nathaniel Hansen, son compagnon de plusieurs missions, et ami. Un sourire illumina son visage et cette dernière décida d'aller lui glisser un petit bonjour. Elle ne voulait pas l'embêter, puis il devait être venu avec des gens qu'il apprécie... Donc juste un petit bonjour...

Elle se releva avec difficulté (les gens prennent tant de place...) puis se glissa dans l'allée, tout prêt des sièges. Au même moment où elle prit la direction du siège de Nathaniel, la voix de l'organisateur s'éleva pour annoncer le début de la compétition. La jeune femme leva la tête et prit le temps d'observer le commencement. C'était tout de même étrange de voir à quel point il ne se passait rien... « C'est peut-être une tactique afin de déstabiliser les participants... Les obstacles arriveraient bien assez tôt », se dit notre Miranda. Elle continua de regarda, mais toujours rien... C'était bizarre. Elle avait assisté à deux autres éditions de cette grande compétition, et en général, ça ne tardait pas avant que ça ne commence à barder. Miranda continua sa route vers la rangée de Nathaniel.

Lorsqu'elle fut arrivée à la hauteur de ce dernier, la jeune louve jeta un autre coup d'oeil à la compétition pour voir qu'il ne se passait toujours rien... C'était tellement bizarre que c'en devenait louche. Voulaient-ils qu'ils s'entre-tuent sans aide, ni obstacle ? Était-ce la stratégie de cette année pour rendre le spectacle plus attrayant ? Si oui, c'était barbare. Miranda se pencha sur son sac pour sortir ses multiplettes, et lança avec sa baguette un Accio informulé. Rien ne se passa. Miranda eut honte d'avoir raté un tel sortilège, et le relança... mais toujours rien. Elle ne pouvait tout de même pas rater deux fois de suite un sortilège de première année... Elle le lança une dernière fois à haute voix, et encore une fois, rien. Elle leva la tête pour voir certaines personnes bien tranquille, et d'autres avec des expressions d'anxiété sur leur visage. Elle n'était donc pas la seule à voir qu'il y avait quelque chose de pas normal.

Elle abandonna la quête de ses mutiplettes pour se rendre rapidement vers Nathaniel, peu importe s'il était accompagné. Elle l'atteint enfin.

Pardon, salut, je sors de nulle part, je sais. Mais la y'a clairement un truc qui cloche... On a pas de magie je croie bien. Essaie de lancer un sort bidon...
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Nathaniel Hansen
Poney rose officiel
Messages : 2861 Crédits : Myself - TUMBLR.
Age du personnage : 27 ans - né le 4 Janvier 1995.
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Aide-soignant au black à l'hôpital de Melbourn (au sud de Cambridge)
Faction : Ombre de la Rose Noire infiltré chez les Phénix.
Maison : Serpentard.


Rapeltout
Patronus : Un labrador brun.
Epouvantard : Etre responsable de la mort des gens qu'il aime. Concrètement : voir un couteau planté dans l'abdomen de sa fiancée et se retrouver avec son sang sur les mains.
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 28 Mai 2012 - 16:01


Le médicomage regarda sa montre avant de lancer un regard autour de lui. Il était temps d'y aller s'il ne voulait pas être en retard pour le Triathlon sorcier. D'après le coin de ciel visible depuis la fenêtre, il faisait beau dehors. Ce n'était pas la peine de prendre de quoi se couvrir, une simple veste suffira. Il se dirigea vers son bureau et ouvrit le tiroir pour y dénicher la paire de multiplettes. Elle n'avait pas servi depuis un moment. Ce n'était pas qu'il n'y avait pas eu d'évenements sportifs depuis longtemps, mais Nathaniel n'avait pas vraiment eu de temps pour lui. Et puis, lors du dernier match de Lévi-ball, il était parti en Ukraine pour les besoins d'une mission avec Billy. Billy... Lui aussi serait présent. Il lui avait annoncé depuis un long moment son intention de venir à nouveau observer le Triathlon sorcier de Londres. Son ami avait toujours été un grand sportif, même à Poudlard. Surtout à l'école, d'ailleurs. Le Lord était encore en vie, et si les moldus se croyaient encore tout permis à cette époque, il n'y avait pas encore de problème politique comme aujourd'hui. Trois ans auparavant, tout le monde se soumettait au Lord. Maintenant, les gens se croyaient tout permis, et les agents du Ministère devaient travailler plus que de raison pour faire respecter l'ordre dans les rues de la Capitale.

Nathaniel passa une dernière fois devant la glace pour réajuster le col de sa chemise et passer une main dans ses cheveux ébouriffés. Hudson n'était pas là. Elle ne rentrait de stage que dans un mois : cela faisait encore de longues journées à attendre son retour, et une raison de plus de sortir ce jour-là. Dans ce cas, autant se changer les idées. Plop. Le stade se remplissait peu à peu. Il avait transplané directement dans les gradins sud – dans ce genre de situation, autant éviter de marcher plus que de raison. Le stade était immense, et surtout parfaitement neuf. Les sièges semblaient confortables, et une légère brise agitait ses cheveux. Le jeune sorcier regarda autour de lui, et avisa son père assis, quelques rangs plus haut. Celui-ci semblait concentré, plongé dans ses pensées alors que son regard fixait une jeune rousse un peu plus loin. Il haussa un sourcil et pinça les lèvres pour masquer une moue légèrement désaprobatrice. Sérieusement? Cela le reprenait, encore? Sa femme – et accessoirement sa propre mère – n'était pas sous terre depuis un mois qu'il se montrait à nouveau charmeur, qu'il souhaitait plaire, comme avant. Il avait été marié pendant plus de 20 ans, et tous ces souvenirs étaient déjà partis en fumée, comme s'il n'était pas veuf. Comme s'il avait toujours vécu sans aucune pression familiale, ou quoi que ce soit. Mais encore. Ce qui dérangeait Nathaniel, ce n'était pas tant cette manie qu'avait Darrin Hansen de se jeter sur tout ce qui passait à sa portée, mais plutôt ce manque de respect évident envers feu sa mère en faisant cela publiquement. Celui qui l'avait éduqué oubliait ses propres préceptes. Ou étaient passés les « Tout ce qui compte, c'est l'apparence, Nathaniel. » et les « Nous vivons dans une société conservatrice, ou les valeurs du sang et de la famille ne doivent pas se perdre. » ? A ce rythme-là, il allait avoir un demi-frère illégitime... Devait-il laisser en évidence un paquet de murlapotes la prochaine fois qu'il irait à la maison ? Le message serait-il assez clair, ou bien devrait-il prendre son propre père entre quatre yeux pour lui expliquer les inconvénients qu'il pouvait y avoir à draguer comme un jeune sorcier d'à peine 20 ans, pour finir dans des lits divers et variés ?

Le regard bleu de son père croisa le sien, et tira Nathaniel de ses pensées. Un simple signe de tête fut échangé, et le fils poursuivit son chemin. Le directeur du département des Sports et Jeux Magiques lança un Sonorus et commença son discours, alors que les participants se plaçaient sur la ligne de départ. L'excitation commençait à se faire sentir dans les tribunes, et Nathaniel regarda la piste, toujours debout au milieu de l'allée. Il sortit sa paire de Multiplettes et observa de plus près les sportifs au moment ou le départ fut annoncé. Baguettes à la main, ils s'étaient élancés, prêts à réagir à tous les pièges qui allaient leur tomber dessus d'un moment à l'autre... Baissant ses multiplettes, Nathaniel regarda aux alentours, et fronça les sourcils en dépassant un couple d'individus habillés comme pour aller habiter au Pérou, d'un poncho et de pantalons à franges. Il en fallait pour tous les goûts, certes, mais on était en Angleterre, à Londres, et il faisait beau, alors pourquoi un poncho ? Il suivit le couple du regard alors qu'il descendait les marches, et avisa son cher partenaire en crime depuis les années Poudlariennes assis sur un siège à quelques mètres de lui. Avec un sourire, le Médicomage se rapprocha de Billy et posa sa main sur son épaule, le faisant légèrement sursauter. « Qu'est-ce que tu marmonnes encore tout seul, toi ? » Un regard vers la piste le fit hésiter. « Dis... C'est étrange, non ? » ajouta-t-il en s'asseyant près de son ami.

A peine quelques instants plus tard, Miranda surgit à côté d'eux. Elle ne prit pas la peine de sourire, et chercha le regard de Nathaniel, l'air grave. « Pardon, salut, je sors de nulle part, je sais. Mais là y'a clairement un truc qui cloche... On a pas de magie je crois bien. Essaie de lancer un sort bidon... » Le sorcier écarquilla les yeux. Pas de magie ? Le regard de la jeune fille se faisait insistant, et il sut qu'elle ne plaisantait pas. Il écarta les pans de sa veste pour attraper sa baguette et avisa un chapeau qui avait été déposé non loin de lui. D'un sortilège informulé, il tenta de le faire léviter dans les airs : un sortilège de première année qu'il avait toujours parfaitement maitrisé. Rien ne se passa. Fronçant les sourcils, il le répéta à haute voix. « Wingardium Leviosa. Ok. Problème. Gros problème. » Nathaniel se releva de son siège, rangea ses multiplettes et lança un regard en direction de la piste. L'adrénaline courrait déjà dans ses veines. Ne pas céder à la panique. Tout le monde s'apercevra bien assez tôt de toute cette histoire. Ce n'était pas du tout le moment de compliquer les choses. « S'il y a des pièges sur la piste, ils vont se faire bouffer tout crus. » Plus de magie, dans un stade magique, sans issue. Sans transplanage... « On est tous coincés ici. » Pas. De. Panique.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


'coz a heart that hurts
is a heart that works.
So I haven't given up , but all my choices, my good luck appeared to go and get me stuck in an open prison. Now I am trying to break free, be in a state of empathy, find the true and inner me ; eradicate the schism. No one can take it away from me, and no one can tear it apart.


      .                     [color=#8c6fb3]





.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 28 Mai 2012 - 17:58

Les murmures qui se répandaient dans les gradins l’agaçaient autant qu’ils l’amusaient. Lentement, les spectateurs se rendaient compte que quelque chose d’étrange se passait. Une fois de plus, Harvey Jugson porta sa baguette à sa gorge. « On s’ennuie non ? On va arrêtez la musique. Les coureurs, si vous pouviez vous arrêter quelques instants ? On va discuter un peu. » Sa voix tremblait d’excitation, il connaissait ce discours par cœur, il l’avait répété des dizaines de fois. Les murmures se propageaient comme un feu de forêt alors que la plupart des coureurs s’arrêtaient, l’air inquiet. D’autres continuaient leur course, craignant un piège. Harvey ne put retenir un petit rire aigu. Une fois calmé, il reprit un ton sérieux et continua son discours. « Je vais vous raconter une histoire. Une histoire qui était encore vraie il y a quelques années. Avant, nous étions unis, nous avions la paix. Avant, le mangemort ne tuait pas le mangemort, l’impur ne tuait pas le sang-pur. Avant toutes ces factions. » Il avait craché ce mot comme une insulte. « Donc voilà ce qu’on va faire : on va oublier le triathlon et laisser un petit message à Mr le Ministre, pour qu'il voit ce que lui et tous les autres ont fait. Pour qu'il récolte ce qu'il a semé. Qui sait, peut-être qu'il fera enfin quelque chose pour stopper cette guerre civile au lieu de l'attiser ? Faites-lui coucou à la caméra ! Et faites aussi coucou à tous les autres leaders : Salamander, Lewis, et les phénix aussi. Vous êtes tous responsables de cette guerre... Et pendant que vous culpabilisez et que vous réfléchissez pour la première fois à la conséquence de vos actes, à la place du Triathlon, nous on va jouer à autre chose… »

Perché dans sa régie, Harvey Jugson traça quelques runes sur son tableau de bord qui semblèrent s’allumer de l’intérieur avant de s’effacer progressivement. Le sol du stade se mit à trembler alors que les murs extérieurs s’enfonçaient dans les profondeurs de la terre, laissant un courant d’air frais traverser l’arène. Au bout d’une minute, les gradins étaient complètement à nu, au milieu du Londres moldu. Le dôme, quant à lui, semblait flotter dans les airs sans aucun support. Dans ses écrans, Harvey voyait la panique se dessiner sur les visages, tous les coureurs s’étaient stoppés désormais et regardaient les haut-parleurs avec anxiété. « Vous allez sortir et tenter de survivre, tout simplement ! N’essayez pas de fuir à pied, le quartier est scellé, mais il y a quelques portoloins disséminés un peu partout dans le quartier. Si vous voulez une chance d’en réchapper, parce qu’il y aura quelques pièges bien sûr, sinon c'est vraiment pas drôle, je vous conseille de travailler en groupe. On oublie les vieilles rancœurs et on coopère. Sinon vous pouvez toujours crever, pour ce que j’en ai à faire… Roh, ne faites pas ces têtes, ça va être marrant ! Vous avez cinq minutes pour quitter le stade avant que les gradins ne s’effondrent. » Le vent de panique que Harvey anticipait ne vint pas, peut-être… Peut-être qu’ils ne le croyaient pas ? Étouffant un juron, il traça à nouveau quelques runes sur la table. En un vacarme assourdissant, les fioles de potion qu’il avait placées sous le gradin Ouest explosèrent. Tout le gradin s’effondra et tous ceux présents avec lui. « Vous m’avez énervé, il ne vous reste plus que deux minutes finalement. »

Informations rp

ϟ Et voilà ! On vous avait promis de l’action, vous êtes servis !

ϟ Ce tour-ci, vous devrez fuir le stade et former les groupes (en gros, vous vous accrochez aux premières personnes que vous croisez).

ϟ Les PNJ personnalisés arriveront au tour prochain.

ϟ Lorsque vous sortez du stade, vous verrez qu’il fait étrangement sombre, comme si la nuit était sur le point de tomber.

ϟ Vous saurez à peu-près où vous diriger grâce à cette carte.


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Darrin A. Hansen
Messages : 1851 Crédits : MOUA
Age du personnage : 46 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Bibliothécaire à Poudlard
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : L'équivalent Serpentard de l'école de Magie suédoise


Rapeltout
Patronus : Un Hibou des marais
Epouvantard : La noyade
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 28 Mai 2012 - 20:02

« Vous avez cinq minutes pour quitter le stade avant que les gradins ne s’effondrent. »
Puis les gradins ouest sur sa gauche s’effondrèrent. Darrin sauta de son strapontin. Il avait été abasourdi parce que ce que Harvey avait dit quelques secondes auparavant. Plus de magie, dans les quartiers londoniens. Avec pour seule population, des sorciers qui n’avaient pratiquement jamais appris à utiliser autre chose qu’une baguette magique.

C’est pour ça qu’il était figé et n’avait pas réagit quand Harvey avait annoncé qu’il ne restait que 5 minutes avant que les gradins ne s’effondrent. C’est seulement quand il avait entendu l’explosion et les cris des gens qu’il avait bondit sur ses deux pieds.

Il courut directement vers son fils, des gens commençaient à descendre les gradins en se piétinant, empêchant sa course transversale. Il se servit de sa paire de multiplettes comme un bélier et l’abattit sur le crâne de quelqu’un qui courrait devant lui. Elles se fendirent et certains éclats se fichèrent dans sa main. Il la regarda en sentant la douleur. Il sauta par dessus le corps.
Il n’avait pas le temps.

Et puis finalement, même s’il ne participait pas originellement à la course, lui aussi aurait le droit à sa séance de sport. Et à ses blessures.

Arrivé devant Nathaniel, il plongea ses yeux dans ceux de son fils. « Suis-moi. ». Et il tourna les talons pour commencer à descendre les gradins. Il ne leur restait que peu de temps. Trop peu à son avis. Tenant sa main, Darrin lança un regard derrière lui pour vérifier que Nathaniel le suivait bien pendant sa descente. Il le vit accompagné de Billy, et Miranda. Quatre, c’est un bon nombre pour un groupe. Il courut encore, hors d’haleine, se déplaçant le plus rapidement possible entre les personnes restant encore dans le gradin. Il se permit encore quelques coups de coudes, de pousser de vieilles femmes, et taper du pied dans des hommes qui étaient là à attendre désespérément que leur bien-aimée qui, on ne sait pourquoi, était placée tout en haut des rangs, veuille bien se donner la peine de bouger son popotin. Tout cela, dans la cohue, le désordre, la poussière qu’avait soulevé la descente des murs du stade.

Lorsqu’il mit un pied hors du gradin, il s’aperçut que la nuit tombait déjà. « Foutu sucre lunaire. » Marmonna-t-il.

Il brandit sa baguette de sa main valide et cria « LUMOS MAXIMA » dans la foule des gens qui se pressaient autour de lui.

Rien ne se produisit. Sa baguette resta inerte, comme un morceau de bois seulement ouvragé avec de belles gravures bien jolies dessus. Il continua à faire le tour du gradin sud. Une fois arrivé derrière celui-ci, il se tourna alors vers Nathaniel et lui tendit sa main. Sa main ensanglantée. Son fils ne pouvait rien faire évidemment, mais il fallait tenter le coup. Et s’il ne réussissait pas, Darrin aurait juste une main inutilisable. La seule chose que sut faire son rejeton, c’est entourer la plaie avec un morceau de tissu.

ARGH ! Pourquoi il fallait que ce semblant d’humanité décide de jouer avec nous comme ça ? Pour choquer le ministre ? Mais le ministre a tout pouvoir, c’est lui qui a rétablit l’ordre. C’est juste ces stupides héritiers et autres oiseaux de pacotilles qui veulent tout remettre en question.

Dans son anxiété, il se surprit à lever les yeux vers le poste du directeur du département des jeux et de lui crier « MAIS T’AS ÉTÉ FINI AU PIPI DE TROLL OU QUOI ?! ».
Il vit des yeux ronds tournés vers lui quand il baissa la tête. Il donna un coup de menton en l’air et poussa sur ses jambes pour se retrouver plus loin dans le quartier moldu.

Avant que le gradin ne s’effondre, emmenant avec lui les retardataires qui n’avaient pas été assez rapides à se frayer un chemin. Tant pis pour les blessés, ils serviront à nourrir les animaux que Jugson leur lâchera dessus. D’ailleurs Darrin avait bien pensé à emmener un corps pour le donner en pâture, mais sans magie, il sentait que cela allait le ralentir, et la priorité était de mettre de la distance entre lui et ce fou furieux.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

My name is Hansen, bitch.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Mar 29 Mai 2012 - 7:11



    Un léger sursaut et Billy se retourna rapidement pour croiser le regard de son meilleur ami qui se penchait vers lui pour demander ce qu’il pouvait bien marmonner. Il le laissa s’assoir avant de prendre la parole tout en passant une main derrière ses cheveux pour se donner contenance. « Je regarde souvent le Triathlon et c’est étrange oui…Ou bien on s’est fait avoir et on nous a refilé des places pour une vulgaire course à pied. A ce moment-là, je veux être rembousé. »

    Miranda Carrow arriva peu de temps auprès d’eux leur annonçant, ô génial, qu’apparemment la magie ne marchait pas. Billy regarda Nathaniel tentait d’exécuter un sortilège de base et il leva les yeux au ciel en voyant que rien ne se produisait. Un regard autour d’eux et il se rendait compte qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir des soupçons. Des murmures s’élevaient dans les gradins et tous commençaient à être bruyants. Il n’aimait pas ça. Il le sentait gros comme un hyppogriffe qu’ils auraient bientôt de quoi s’inquiéter.

    Et effectivement l’hyppogriffe ne se fit pas attendre alors que le ministre du département des sports reprenait la parole. Génial pensa Billy. Il ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel alors Jugson s’épanchait comme une petite vieille à chats sur ô combien le passé était meilleur qu’à présent. Il aurait pu, il lui aurait fait avaler sa langue. Ça sentait bien en tous cas il roussit et il sursauta alors que les murs descendaient autour d’eux les exposant au Londres moldus. Oh génial, qu’est-ce qu’ils allaient faire ? Une fuite dans un quartier qu’ils ne connaissaient absolument pas ? Sans aucune magie ? Et plus grave encore, dans la panique générale ?

    S’il était resté interdit, l’effondrement des gradins ouest le réveilla pour de bon, et il se leva prestement, jetant un coup d’œil à Nathaniel et à Miranda à ses côtés. C’était le temps de déguerpir. Il tenta de transplanner (peut-être son ami avait seulement été très fatigué juste quelques minutes auparavant, l’espoir fait vivre) mais rien ne se passa et il était toujours à la même place. Le paternel Hansen vint prendre les rênes en invectivant son fils de le suivre et Billy trouva l’idée bonne alors se décida à les suivre tandis que le désordre se faisait un peu plus pressant à chaque secondes qui s’écoulaient. Ça commençait à se bousculer et à crier un peu partout autour d’eux. Il n’eut pas à dégager réellement son chemin alors que son boss était devant ouvrant le passage comme le bâton de Moïse…en plus violent. Du moment que c’était efficace, pensait le jeune homme alors qu’il poussait un homme avec force qui venait de l’attraper durement par le bras pour le ralentir et lui passer devant ; celui-ci chuta contre des strapontins mais Billy ne jeta pas un regard en arrière. De toutes les menaces présentes, celle de la foule en panique était bien celle qui l’inquiétait le plus. Il savait gérer les situations de stress grâce aux missions pour la faction mais des inconnus en surnombres et terrorisés étaient imprévisibles et de ce fait…Dangereux.

    Finalement la rue qui se retrouvait petit à petit plongée dans une obscurité qui ne disait rien qui vaille les accueillit dans un calme artificiel. Le temps pour Nathaniel d’entourer la main de son père dans un tissu pendant que celui-ci crier son anxiété à coup d’insulte fleurie. Billy détourna le regard, un léger sourire aux lèvres malgré la gravité de la situation. Il n’y pouvait rien, ça avait toujours été une expression qui le faisait rire « au pipi de troll. » Son regard glissa sur une jolie rouquine à quelques centimètres de lui. Il fit un pas vers elle, elle était accompagnée d’un grand gars brun qui, s’il ne se trompait pas, appartenait au ministère. En ce qui la concernait, il était sûr de l’avoir déjà vu.

    « Hey Miss…tu ne serais pas la fille du mariage ? » alors que ça lui revenait d’un coup. C’était quoi déjà son nom ? Lucie, Alice ? « Leslie, non ? » Oui bon, il était nul en prénom mais il savait que ça finissait en « i ». C’était déjà un bon début.

    N’ayant pas réellement le temps de tailler bavette, il continuait d’avancer dans les talons de son patron, accompagné des autres. Où est-ce qu’ils allaient ? Il n’en avait fichtrement aucune idée. Il n’allait jamais mais au grand dieu jamais dans les quartiers moldus. Il n’était pas à l’aise. Sa magie ne fonctionnait pas et il avait pour toute arme une paire de multiplettes. Et au vu de celles de Darrin, il doutait qu’elles ne soient assez solides pour servir d’armes dangereuses sur le long-terme.

    « Ok…quelqu’un parmi nous est un expert du Londres moldu ? » demanda-t-il en tout état de cause mais au vue de leur profil, il en doutait sérieusement. Une bande de membre du ministère qui appartenait à la faction de l’Ombre. Ça semblait peu probable et il serait surpris qu’on le contredise sur ce point-là.

    Pour le moment, ils avançaient au hasard ou alors c’était ce qu’il lui semblait. Trouver un portoloin dans un quartier qu’ils ne connaissaient pas. Cela lui semblait relever de l’impossible. Ces artefacts étaient toujours discrets et si on n’était pas au courant de leur présence, il pouvait s’avérer difficile de les trouver. Tout pouvait en être un, pensait le jeune homme alors qu’il jetait un coup d’œil aux alentours. Rien ne lui semblait familier.


Dernière édition par Billy C. Archer le Mar 29 Mai 2012 - 8:57, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Mar 29 Mai 2012 - 8:52

Je ne répondis pas à la question de Lexy. Je l’avais entendu, mais mon attention était focalisée sur le centre de l’arène. Cela faisait bien une minute que les participants s’étaient lancés dans la course, mais toujours pas d’obstacles à l’horizon. C’était le calme plat. Les gens commençaient à échanger des brins de conversation interloquée, des regards en biais un peu mal à l’aise. Un petit homme dégarni, qui se trouvait deux rangées plus bas, cria même au scandale, accusant les organisateurs de se payer sa tête. Son intervention rencontra quelques murmures d’approbation dans les alentours. Pour ma part, j’essayais de rester pragmatique. Le pli qui s’était creusé au milieu de mon front laissé comprendre que non, ce n’était pas "normal", mais il n’y avait pas non plus de raisons concrètes de penser qu’un drame était sur le point de se produire. Pas encore. Quand la voix amplifiée de Harvey Jugson s’éleva à nouveau sur le stade, l’incompréhension atteint son paroxysme. Est-ce que c’était une mauvaise blague ? Ça en avait tout l’air, on ne pouvait pas déblatérer un discours aussi atterrant de niaiserie et d’absurdité dans le propos et être sain d’esprit, c’était impossible. Malheureusement tout ça ne faisait rire qu’une seule personne ici : le taré du village.

Quand le gradin qui se trouvait juste à côté du nôtre fut anéanti par une explosion qui emporta tout avec elle, ferraille et spectateurs confondus, mon premier réflexe fut de passer un bras autour du cou de Lexy et de la ramener violement contre mon torse. Je la serrais contre moi jusqu’à ce que le souffle de la déflagration nous traverse, emportant quelques gravats dans son sillage. Un nuage de poussières et de cendres avait avalé le gradin. Mais le pire c’était le bruit, assourdissant, de l’explosion. Un vrombissement s’était logé contre mon tympan et étouffait le reste. C’est sur une bande son quasiment muette que j’observais alors les gens hurler et commencer à se ruer vers les sorties. La panique s’était emparée de la foule. « Lexy… » Je secouais la tête de droite à gauche pour chasser le bourdonnement qui faisait résonner les parois de mon crâne. Il se dissipa à moitié, comme si on venait de retirer un bouchon, et j’attrapais alors ma cousine par les épaules. « Lexy, regarde-moi, écoute-moi. Tu ne me lâche pas d’une seule semelle, c’est d’accord ? Tu t’accroches à moi et tu ne me lâche pas, sous aucune raison, ok ? Ok ?! » Je n’attendis pas vraiment sa réponse, pas le temps, je la saisis sous les bras et la remis sur ses pieds comme si elle avait été une poupée de chiffons.

Armelle… Le fait est que toutes mes pensées ou presque étaient tournées vers elle tandis que je nous frayais un chemin à travers la cohue, les bousculades et la confusion. Elle n’avait pas pu être blessée par les projections, elle ne se trouvait pas assez près du gradin qui avait explosé pour ça. J’apaisais mes craintes en repassant cet argument en boucle dans ma tête. On n’y voyait que dalle à travers cette purée de pois et il était impossible de nager à contre-courant du flot humain se pressant vers les sorties. Je devais sortir de là. Je devais nous sortir de là avant de songer à quoi que ce soit d’autre. La main que je tenais fermement dans la mienne était la seule chose à laquelle je devais penser pour le moment.

Par je ne sais quel miracle, et après une bonne douzaine de coups de coude, je finis par atteindre la solidité rassurante du bitume. Lexy était toujours au bout de mon bras. Ça aurait certainement dû me rassurer mais j’étais au-delà de ce genre de préoccupations. Ma femme, non d’une goule en slip, ma femme était quelque part au milieu de tout ce bordel et je n’avais aucun moyen de la retrouver. Elle pouvait être n’importe où et nous n'avions pas de temps à perdre ici. Il fallait trouver ce portoloin, et vite. De préférence avant de découvrir les charmantes petites surprises qui nous attendaient derrière les murs de ce quartier moldu.

Un type qui me disait vaguement quelque-chose s’approcha pour aborder Lexy. Je lui lançais un regard noir éloquent qui pouvait signifier quelque-chose comme "Tu crois vraiment qu’on a que ça à foutre de papoter mariage ?" mais c’est lorsqu’il suggéra que l’un d’entre nous connaisse le Londres moldu que je renâclais avec mépris. « Ça paraît évident que non. » Crachais-je sans la moindre délicatesse. Oser demander une chose pareille à un sang-pur, même si c’était rhétorique, frisait l’insulte. « On doit s’éloigner de cette arène, trouver un abri temporaire et alors on pourra réfléchir à la situation. » Je m’adressais plus à moi-même qu’aux gens qui m’entouraient cette fois-ci. Comme pour en faire la démonstration, je me détournais d’eux et scrutais les horizons. Là, dans cette rue, un magasin qui portait l’enseigne "Pêche et traditions". « Lexy, suis-moi. » Les autres n’avaient qu’à faire ce qu’ils voulaient.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Lexy Kark
Future Mrs Dolohov
Messages : 812 Crédits : me, myself & Kingofwall
Age du personnage : 18 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Infirmière étudiante
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Panthère des neiges
Epouvantard : Le cadavre de son frère
Baguette magique:
Ce message a été posté Mer 30 Mai 2012 - 8:25

Lawrence ne lui répondait pas. Elle était pourtant persuadée que les obstacles auraient dû venir plus tôt. Pour seul spectacle, les coureurs en action, baguette en main… qui ne faisaient rien d’autre que de se dégourdir les jambes. Les spectateurs commençaient à grogner, à crier au scandale. Elle avait donc bien raison, ce n’était pas normal. Son regard se dirigea de nouveau vers son cousin qui ne lâchait pas des yeux son épouse. Il avait cette espèce de pli sur son front dont Lexy avait peur étant enfant, c’était une marque de mécontentement, une marque qui signifiait que des problèmes n’allaient pas tarder à débarquer.

La voix soudaine de Jugson dans toute cette tension manqua de la faire sursauter. Elle-même avait les yeux rivés sur la piste pour suivre sa cousine. Dès que le nouveau discours de Jugson fut compréhensible, tous les coureurs s’arrêtèrent. Tous étaient pendus aux lèvres du commentateur, qui, aux dires des journaux, était un camé qui avait perdu toute sa tête contre un peu de poudre. Jeune fille de bonne famille, elle prêtait rarement attention aux cancans, mais à entendre les mots qu’il employait, et ce rire démentiel… Elle se rangea du côté des croyances populaires : ce mec était sacrément attaqué.

Lexy restait interdite, fixant le vide en écoutant le camé déballer son nouveau jeu, un jeu sans règle si ce n’était que c’était lui le maître. La terre se mit à trembler. La demoiselle s’agrippa à son siège comme si c’était la solution la plus saine qu’il soit. Les murs s’affaissaient, laissant se dessiner le quartier moldu tandis que le vent venait leur fouetter le visage. Elle ne criait pas, son visage restait impassible sinon ses yeux grands ouverts, attendant les prochains indices sur leur situation. Sortir ? Survivre ? 5 minutes ? Quartier Moldu ?
Les informations se compilaient dans son esprit alors qu’elle essayait de trouver la logique de tout ceci. Beaucoup faisaient comme elle visiblement car le maître du jeu perdait patience. Sans crier gare, la tribune Ouest entière fut démolie dans un bruit d’explosion et de cris. Son corps fut attiré contre celui de son cousin pour sa protection. Elle ne chercha pas à résister, se cramponnant à lui tandis que le souffle chaud de l’explosion les balayait. Le bruit, l’air, tout était embué, parasité. Elle inspira trop fort, avala de la poussière qu’elle se mit à tousser. Ils se redressèrent et Lexy put voir avec horreur ce qu’il restait de toute la tribune… pierres, strapontins et corps plus ou moins entiers. Ses yeux s’écarquillèrent tandis que ses lèvres tremblaient, que dire face à une telle chose ? Fallait-il crier ? Se mettre à pleurer ? Elle avait envie des deux à la fois.

Lawrence la saisit par les épaules pour qu’elle le regarde à nouveau. Elle ne devait pas le lâcher d’une semelle, s’accrocher et ne plus le lâcher. Elle acquiesça vivement, encore choquée. Elle n’eut qu’à se laisser faire pour sortir des lignes de sièges. Elle avait de la chance, énormément de chance, son cousin n’était pas un débile qui aurait été aussi tétanisée qu’elle face à une telle situation. Seule, elle ne s’en serait pas sortie, pour sûr. Lexy avait attrapé la main de Lawrence et le serrait de toute la force de ses petits doigts pour qu’elle ne le perde pas dans la foule. Frêle comme une brindille, il y eut même un moment où la foule la poussait au point de la porter. Dans toute cette panique, elle avait focalisé sa raison sur Lawrence. Plus rien n’existait. Non elle ne penserait pas aux morts, non elle ne penserait pas aux risques, non elle ne penserait pas à sa famille, non …

Les gradins lui semblèrent sans fin, tout le monde poussait, beaucoup tombaient. Cris et pleurs étaient tout ce qu’elle entendait… Les sorciers hurlaient leur peur, leur peine et le manque de magie. Manque de magie ? Elle se réveilla enfin de sa torpeur. Il n’y avait plus de magie. Cela expliquait le mouvement de foule plutôt que tout le monde transplanne. Oui, elle avait bien dû être la dernière à se rendre compte de ça ! Quelle idiote ! Se laisser désarçonner par une explosion. Elle se retourna vers un homme saugrenu qui hurla une insulte à base d’urine de Troll. De quoi la distraire un instant avant de se retrouver plongée dans les rues moldues de Londres. Il faisait sombre, bien trop pour une fin d’après-midi, surtout en fin de printemps. Lexy essayait de mettre sa panique de côté. Elle était dans un quartier d’impurs, de non magiques, mais elle n’était pas toute seule. D’un coup d’œil elle jaugea les sorciers près d’eux, Miranda, son professeur Hansen, deux hommes dont un qu’elle ne voyait que de dos.

Elle ne lâchait pas Lawrence, essayant de trouver un point de repère dans ce nouvel environnement. Un portoloin pouvait être n’importe quoi et Jugson se serait assuré qu’il ne soit pas facilement identifiable. Cela pourrait être cette chose en métal tordu par terre, ou bien encore cette cage à ordure non loin. Son analyse fut interrompue par une voix qu’elle reconnut immédiatement. Billy venait de se retourner pour lui adresser la parole. Son cœur sauta immédiatement hors de sa place habituelle… Et oui, même dans une situation pareille, Lexy était irrécupérable dès qu’il s’agissait du sorcier. Il l’avait reconnue quoi ! Vous vous rendez compte ? Elle qui ne l’avait observé que de loin, il se souvenait d’elle ! Visage impassible mais estomac qui dansait la polka, elle n’eut plus à feindre le sérieux quand il se loupa royalement dans son prénom. Bon ok, il était proche, ce n’était pas comme s’il l’avait appelé Deirdre… Mais tout de même, la déception était plus grande encore que la joie qui avait soulevé son muscle cardiaque.

«Leslie était le chat pouilleux que Melle Dolohov promènait au bout d’une laisse et qui semble aussi apathique que l’est ta mémoire.»

Dit-elle froidement. Lawrence termina le travail. Elle reporta son attention sur son cousin, qui lui au moins savait comment elle s’appelait. Oui, trouver un abri semblait idéal, histoire de réfléchir un peu. Ils se lachèrent, pour qu’il puisse marcher tranquillement. Il s’arrêta devant une enseigne et lui demanda de le suivre.

«J’arrive.»

Elle le suivit dans la boutique, passant la porte, les sens en alerte. L’odeur étrange lui sauta au nez. Il y avait tout un attirail étrange sur les murs, des vêtements dans un petit rayon et une étagère consacrée aux « appâts ». Curieuse, Lexy s’approcha du rayon pour savoir ce que les moldus appelaient appâts. Elle saisit une petite boite ronde et regarda de plus près. Cela pouvait toujours servir ne savait-on. Elle dû se retenir de vomir en voyant les petits vers grouillants les uns contre les autres et reposa la boite sans un mot.

Quelque chose brillait près de l’étagère… du métal. Elle s’en approcha et trouva des crochets de différentes tailles. Alors comme ça les moldus aussi aimaient la torture ? Ils avaient même des magasins spécialisés ! Elle fixait les crochets en montant plus haut, toujours plus haut car les plus gros se trouvaient en hauteur.

« Lawrence regarde. »

Elle montra du doigt un « harpon » comme l’indiquait l’étiquette. Un genre de lance en métal dont le bout se terminait en une pointe avec deux crochets acérés.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Everybody's got a dark side, do you love me ? Can you love mine ?
Nobody's a picture perfect but we're worth it, you know that we're worth it
Will you love me ? Even with my dark side?

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Nathaniel Hansen
Poney rose officiel
Messages : 2861 Crédits : Myself - TUMBLR.
Age du personnage : 27 ans - né le 4 Janvier 1995.
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Aide-soignant au black à l'hôpital de Melbourn (au sud de Cambridge)
Faction : Ombre de la Rose Noire infiltré chez les Phénix.
Maison : Serpentard.


Rapeltout
Patronus : Un labrador brun.
Epouvantard : Etre responsable de la mort des gens qu'il aime. Concrètement : voir un couteau planté dans l'abdomen de sa fiancée et se retrouver avec son sang sur les mains.
Baguette magique:
Ce message a été posté Mer 30 Mai 2012 - 12:06


Nathaniel regarda autour de lui. Les gens avait de plus en plus de soupçons. Sur sa gauche, un homme aux sourcils froncés croisa son regard, et le médicomage s'efforça de paraître impassible aux yeux de quelqu'un d'extérieur. Pourquoi étaient-ils tous piégés ici ? Une attaque terroriste ? Qui était celui qui gérait la sécurité du stade ? Son regard se porta vers la tribune lorsque la voix d'Harvey Jugson retentit à nouveau dans le stade. Par réflexe, le sorcier crispa sa main sur sa baguette en écoutant le discours du sorcier. Etait-il devenu fou ? Il leur parlait de factions, de guerre... Tout ce que l'Ombre voulait c'était la paix, continuer le travail du Lord, continuer dans la voie qu'il avait ouverte. Ce n'était pas eux les responsables, pas totalement. Si les Héritiers acceptaient de se joindre à eux, ils pourraient vaincre plus facilement les Phénix. C'était eux, les véritables terroristes, dans l'histoire. C'étaient eux qui faisaient que le monde magique ne tournait pas rond. Et si Harvey Jugson ne le voyait pas, alors il était non seulement accro au Sucre de Lune – et cela pouvait faire pas mal de dégâts, il l'avait déjà vu sur des personnes hospitalisées à Ste Mangouste – mais il était également stupide.

A ce moment précis le gradin Ouest s'effondra comme par magie. Nathaniel écarquilla les yeux et se retint de porter une main tremblante à sa bouche en serrant sa baguette jusqu'à ce que ses jointures blanchissent. Combien de personnes se trouvaient sous les décombres ? Jugson était fou ! Tuer des sorciers ne résoudrait rien au fléau dont l'Angleterre était atteinte ! Certes, il y avait sûrement quelques Phénix, ou quelques uns de leurs sympathisants coincés sous les décombres, mais combien d'innocents avaient été tués ? Autour de lui, les cris et la peur saisissaient les sorciers. Le transplanage avait été interdit. Et ils avaient deux minutes pour fuir avant que les gradins ne s'effondrent. C'était comme une épée de Damoclès au dessus de leur tête à tous. Nathaniel regarda Billy, puis Miranda. Tous trois devaient avoir un regard horrifié, plein d'incompréhension. Ils étaient en danger. Tous. Il fallait qu'ils sortent d'ici. Un souffle s'échappa de la bouche du jeune homme, à peine perceptible. Comme si ses lèvres bougeaient juste, mais la cohue qui les entouraient empêchait la compréhension de ce qu'il disait. Soudainement, il se sentait seul contre tous, le seul à ne pas bouger. Il fallait qu'ils bougent. « Courir... » Il tourna la tête – où était la sortie, déjà ? Non. Non, il n'y avait pas de sortie, la sortie, c'était les murs qui s'étaient effondrés, soulevant un nuage de poussière et de débris. Nathaniel plissait les yeux pour tenter d’apercevoir l'étendue des dégâts lorsqu'une ombre surgit devant lui. Son père. « Suis-moi. » furent les seuls mots que Darrin Hansen prononça avant de faire demi-tour et de descendre les gradins qui s'étaient effondrés. Il fallait qu'ils sortent d'ici. Le médicomage rangea sa baguette et s'élança à la suite de son père. Il lui faisait confiance, malgré le manque de conversation apparent qu'ils pouvaient avoir lorsqu'ils étaient dans la même pièce. Alors il le suivit, essayant de courir le plus vite possible entre les gens qui fuyaient tous dans des directions opposées, dans un mouvement de foule désordonné indigne de la communauté sorcière. Quel bordel... pensa-t-il alors que son regard croisa un bras qui dépassait des décombres des gradins. Nathaniel tourna la tête. Miranda et Billy les suivaient. Il voulu dire quelque chose, mais il n'avait pas le temps. La bouche ouverte, il inspira un peu trop fort et avala de la poussière, provoquant une quinte de toux. Mais il fallait avancer, ils n'étaient pas encore sortis. La main sur la bouche, il heurta un adolescent roux qui allait dans l'autre sens. Il ne prit pas le temps de s'excuser. Du temps, ils n'en avaient pas.

Lorsqu'ils finirent par sortir des gradins pour arriver dans le quartier moldu, Nathaniel, hors d'haleine, se rapprocha de son père et croisa son regard. Malgré son visage couvert de suie et sa respiration haletante, le Suédois n'avait rien perdu de sa superbe, et son fils se surprit à le regarder un instant avec admiration et respect... Du moins jusqu'à ce qu'il lui tende sa main blessée. Bien sur... Après tout, Nathaniel restait un boulet pour lui, tout juste bon à réparer ses blessures et à exécuter ses ordres. Le regard du jeune homme fixa la blessure avant de revenir vers les yeux clairs de son père, mais celui-ci regardait ailleurs... « Père, je... » Il baissa les yeux et se tut. Il n'y avait rien à dire. Il n'y avait pas de magie. Comment était-il censé faire sans magie ? Il se mordit la lèvre inférieure et se contenta de déchirer un pan de sa chemise pour faire un bandage correct autour de la main pour arrêter le saignement, après avoir vérifié qu'il n'y avait pas de débris ou d'éclats de Multiplettes susceptibles d'infecter la blessure dans la main de son père. Non, il ne se trimbalait pas toujours avec de la potion désinfectante sur lui. Il était juste parti voir un match... Du moins avant que ça ne dégénère. Il ne réagit pas alors que son père hurlait ses insultes à l'attention de Jugson, trop occupé à faire un nœud qui tienne. Il ne dit rien alors qu'il entendit Billy derrière lui parler à ce qui s'avéra être Lexy Kark, l'une de ses élèves. Il se contenta juste de sourire en entendant la réplique froide et mesurée de la jeune fille.

Lorsqu'il se recula pour fixer les nouveaux arrivants, il reconnut le père Rookwood avec elle. Forcément, elle n'était pas seule. Après tout, il s'agissait d'une Kark. Et rien de tel qu'un tireur d'élite pour l'accompagner. Ils avaient l'air proches... Lawrence commença à réfléchir à voix haute : trouver un abri. Nathaniel hocha la tête. Oui, c'était sans doute la chose la plus importante à faire en ce moment. Ça et trouver le Portoloin. Il jeta un regard aux débris du stade et ajouta d'une voix froide : « Mieux vaut s'éloigner rapidement avant que tout ne s'effondre. » Mais déjà Lawrence s'était éloigné avec Lexy. Sans réfléchir, il leur emboîta le pas après un bref regard pour son père. Ils étaient tous du Ministère. Ils devaient se serrer les coudes. Rookwood se dirigeait vers une petite boutique nommée 'Pêche et Tradition'. Le sorcier grimaça en apercevant un poisson en bois peint dans la vitrine. Ces moldus étaient vraiment des moins que rien, et en plus, ils n'avaient aucun goût pour la décoration. Il poussa la porte à son tour et avisa Lawrence et Lexy un peu plus loin, fixant une espèce de lance améliorée accrochée au mur. Des armes... « Mr Rookwood, on aura plus de chance de trouver le Portoloin si on reste ensemble. » Pas de chacun pour soi, pas cette fois-là. Ça n'allait mener à rien. Et trouver le Portoloin pour sortir d'ici restait la priorité. Le médicomage regarda autour de lui et observa les bâtons en métal alignés sur un présentoir. Un écriteau à côté indiquait le prix de ce qui semblait être des 'cannes à pêche'. Comment pouvaient-ils pêcher quoi que ce soit avec des simples bâtons long de cinquante centimètres tout au plus? Incompréhensible. Son regard dériva vers l'extérieur visible à travers la vitrine du magasin. Dehors, c'était le chaos. Et même ici, ils n'étaient pas en sécurité, ce n'était qu'une illusion d'accalmie. Ils devaient trouver le Portoloin, le plus rapidement possible.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


'coz a heart that hurts
is a heart that works.
So I haven't given up , but all my choices, my good luck appeared to go and get me stuck in an open prison. Now I am trying to break free, be in a state of empathy, find the true and inner me ; eradicate the schism. No one can take it away from me, and no one can tear it apart.


      .                     [color=#8c6fb3]





.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Mer 30 Mai 2012 - 19:25

Brad regarda à droite, à gauche, pour s’assurer que personne ne pouvait le surprendre. Ce qui était impossible étant donné que le quartier était censé être vide puisqu’il avait été racheté, semblait-il, par un milliardaire un peu fou. Mais le Walker n’était pas connu pour un esprit brillant. C’était plutôt le contraire même. S’était assuré qu’il n’y avait personne, l’homme baraqué se pencha vers sa cachette d’où il sortit quatre petits sachets de poudre blanche et deux revolvers. Il n’aurait pas dû se trouver là, le quartier ayant été fermé. Mais ces rues, il les connaissait comme sa poche : il y vivait depuis dix ans déjà. Pour ne pas se faire prendre par la police, il avait rapidement repéré les trappes d’égouts. C’était elles qui lui avaient permis d’entrer à nouveau. De toute manière, il n’avait pas le choix. Il n’allait quand même pas laisser sa cam ici ! Il en avait besoin, lui, de sa drogue. Autant pour en prendre qu’en vendre. Pour le moment, il était clean. Il ne savait pas si ça allait durer, avec ces sachets dans sa poche, mais il préféra de l’immeuble plutôt que de se faire prendre. Il se dirigea vers les boutiques, se disant qu’il pouvait en profiter pour se faire une petite bouffe. C’est là qu’il les vit, dans ce magasin de pêche pour looser. « Ziva ! Qu’est-ce vous foutez ici ? Savez pas qu’c’est interdit ? Le quartier, l’a été racheté ! »

***

Il les observait de ses yeux luisants, se léchant inconsciemment les lèvres. Des sorciers sans magie à sa merci. Il était content d’avoir négocié avec le sorcier fou. Il allait enfin avoir un vrai repas. Et puis il vit l’éclat de ses cheveux blonds. Des cheveux blonds qu’il reconnaîtrait entre milles. Il se redressa, encore plus intéressé. C’était elle. Une de ses petites victimes de ce soir-là à Pré-Au-Lard. Il n’attendit pas un instant de plus et se précipita vers le petit groupe réuni. Saisissant la blonde à la gorge, il la colla contre son torse et inspira son odeur. « Comme on se retrouve… » Et Caïn sourit, dévoilant ses crocs.


Informations rp

ϟ Et voilà vous avez enfin votre PNJ !

ϟ Brad Walker : Musclé et imposant, ce sont les qualités qui ont permis à Brad le moldu de se faire une place de choix dans son milieu, celui de la drogue. Provenant d’une famille trop nombreuse pour qu’on se soucie de lui, il a rapidement appris à sécher les cours pour commencer ses petits trafics avec ses camarades, puis plus tard avec son gang de rue. Une fois l’opportunité de lâcher l’école saisie, il s’est encore plus enfoncé dans le deal de drogue. Pour en venir à celui des armes. Après tout, son monde n’est pas sans dangers et il a rapidement appris à se protéger.
Brad est loin d’être intelligent. En situation de danger, il aura plutôt tendance à taper avant de parler. Il se sauvera toujours lui-même et ne pense jamais aux autres. Et surtout, surtout, il ne sait pas parler correctement et arrive très souvent à exaspérer même ses collègues.

Avatar : Joey Starr

ϟ Vous rencontrez votre premier monstre ! Vous l'aurez deviné, Caïn est un vampire. Et un des plus résistants. D'ailleurs, c'est l'une des anciennes connaissances de Miranda. Les informations sur les vampires se trouvent dans ce sujet .

ϟ Vous ne pouvez pas le tuer pour le moment, et il vous faut 2 dés positifs pour le toucher.

ϟ Vous êtes dans une boutique de pêche, avec notamment un harpon sous les yeux. Vous trouverez des armes pour vous défendre un peu partout dans la salle.


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Darrin A. Hansen
Messages : 1851 Crédits : MOUA
Age du personnage : 46 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Bibliothécaire à Poudlard
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : L'équivalent Serpentard de l'école de Magie suédoise


Rapeltout
Patronus : Un Hibou des marais
Epouvantard : La noyade
Baguette magique:
Ce message a été posté Jeu 31 Mai 2012 - 18:50

Ils étaient tous devant un magasin de pêche. Enfin, un magasin de pêche moldu. Darrin avait hésité avant d’y entrer. Hors de question qu’il mette un pied dans un endroit puant de moldu. Surtout pour une activité aussi piteuse que la pêche.
Mais il était quand même rentré, suivant son fils. Le magasin se révélait être presque un entrepôt dédié aux poissons. Une tête d’espadon était accrochée au dessus de la caisse. Tout avait été laissé en plan, dans un signe de désertion précipitée. Darrin s’accouda au comptoir pendant que son fils et les autres s’égaillaient dans les rayons. Sa main commençait à le faire souffrir. Après quelques instants à serrer les dents, il alla aussi fureter dans les coins. Coinçant son visage en une grimace dégoûtée devant les présentoirs, ces moldus avaient pour passion des instruments de torture. Parce que franchement, tous ces équipements avaient plutôt leur place dans un chambre de torture. Ces crochets pour lacérer les peaux, ces bâtons pour flageller les corps, ces genres de lance-pierres qu’on peut lancer sur les condamnés.
Darrin en pris un, il le tourna dans tous les sens, remarqua sur certaines faces des renfoncement et des bosses. Il sentit sous ses doigts que la matière qui les entourait était plutôt molle. Il appuya dessus et de la lumière jaillit. Darrin fut surpris et lâcha le lance-pierre sur le sol. Il rebondit et s’éteignit. Dans le nuit qui tombait, cela allait être un bon avantage, d’avoir de la lumière. Mais bon sang ces moldus, des crétins d’essayer de capter la lumière et la faire rentrer dans un lance-pierre.
« Nathaniel, viens-là, j’ai quelque chose à te montrer. » Il le regarda s’approcher, et lui demanda s’il connaissait ce que Darrin tenait dans sa main.
Il lui en tendit plusieurs autres pour ses camarades, et en mis un autour du cou. Tant pis pour la bienséance, il avait autre chose à faire présentement.
Il repartit vers les flagelles, et essaya d’en tenir un avec sa main blessée. Mais elle n’a pas pu tenir le bâton. Elle était devenue trop faible, presque inutile. Il fit demi-tour à nouveau et demanda à son fils s’il n’avait pas connaissance de quelque remède à sa portée qui pourrait aider sa main à cicatriser.
Après cela il alla du côté de la caisse, et s’assit sur la chaise de comptoir en regardant par la fenêtre. La rue était déserte. Il reporta son attention sur la caisse enregistreuse et commença à pianoter dessus. Des chiffres s’affichèrent en vert et d’un coup la caisse s’ouvrit. Elle était vide, le propriétaire de la boutique avait sûrement dû faire les fonds de tiroir avant de partir et de laisser son magasin comme cela. Enfin, au moins ses effets les plus importants. Sous le comptoir se trouvaient toujours de babioles comme de grands ciseaux, Darrin les mis dans sa poche de veste. Ils dépassaient, mais il valait mieux assurer ses arrières pour la suite du « jeu » de Harvey. Il continua à fouiller dans les étagères, mais ne trouva rien qui attira son attention. Il se redressa sur la chaise et regarda devant lui, la petite rousse tenait devant lui un harpon dans la main. Un de ceux qui vous faisaient bien mal quand ils étaient bien lancés avec précision et force. Elle avait l’air proche de Rookwood, d’après ce qu’il avait entendu de la conversation et comment il la protégeait. Il continua d’observer ses « camarades de jeu ». Et pour finir il se retourna pour fixer du regard la Carrow du ministère. Elle était devant la boutique, dans le noir. Ses cheveux faisaient partie des derniers éclats de lumière qui restaient en suspens dans l’air. Darrin n’était pas mécontent dans la situation dans laquelle il s’était retrouvé, bien que la mission que s’était donnée Jugson, et qu’il voulait mener à bien, était des plus meurtrières. Mais cette aventure le mettait en relation avec la belle Miranda. Et pour Darrin, ça n’était pas peu de chose que de côtoyer une belle femme.
Darrin descendit de son trône derrière la comptoir et alla la rejoindre. Elle semblait être transie de froid. Darrin enleva sa veste et lui proposa. « Ma chère, avoir un rhume dans un tel moment n’est vraiment pas conseillé. » Et il lui sourit en coin. Certes le sourire de Darrin n’était pas toujours très franc, mais il avait le mérite à ce moment d’essayer de remonter le moral.
Ils restaient là, dans le froid à attendre que les autres sortent de la boutique de moldu pourri.
Quand, en parlant de moldu, ils en virent un débarquer de la ruelle plus en haut. Darrin supposa que c’était un moldu, il avait l’air surpris de les voir ici. Mais surpris dans une sorte de méfiance instinctive. Et surtout il leur cria dessus : « Ziva ! Qu’est-ce vous foutez ici ? Savez pas qu’c’est interdit ? Le quartier, l’a été racheté ! »
Darrin se tendit en entendant ces mots. Il eut été près de cracher par terre devant la façon que cette motte de terre ambulante avait de s’adresser à eux. Mais il se retint, sans magie, il n’était pas mieux que lui.
Le moldu continua à s’avancer et sortit de sa poche une arme. Darrin le prit comme une arme, il la pointait sur eux comme Darrin pointerait une baguette sur lui au même moment s’il avait été capable. Mais inutile de faire de gestes brusques.
Chose qu’il allait rappeler à Miranda quand celle-ci disparut brusquement de son champ de vision périphérique. Darrin amorça un léger mouvement pour comprendre la situation.
« SACREBLEU ! »
Elle était aux prises avec un vampire. Darrin eut une question qui lui traversa l’esprit : MAIS C’EST QUOI CETTE BOUSE DE DRAGON DANS LAQUELLE ILS VENAIENT TOUS DE TOMBER ?!
Il chassa cette pensée impure et se décida à agir. Le plus important était Miranda. Mais il ne savait pas vraiment quoi faire. Et la nuit commençait déjà à être bien noire. Mais bien sûr. Les vampires sortaient la nuit. Ils avaient donc peur de la lumière. Et justement Darrin avait de la lumière ! Certes pas assez suffisante pour le détruire. Mais il pourrait au moins le faire lâcher Miranda. Cette dernière n’était pas vraiment au mieux de sa forme.

Spoiler:
 

Darrin enlève délicatement le lance-pierre faiseur de lumière qu'il s'était mis autour du cou. D'un geste brusque, il l'allume et essaie de viser le vampire. Mais il a utilisé sa mauvaise main. Le lance-pierre s'échappe de son contrôle et va rouler plus loin. Éclairant un tas de déchets restant du chantier du stade.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

My name is Hansen, bitch.


Dernière édition par Darrin Aloysius Hansen le Jeu 31 Mai 2012 - 18:59, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Jeu 31 Mai 2012 - 18:50

Le membre 'Darrin Aloysius Hansen' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 8:13

Le carreau cassé, la porte ouverte, je pénétrais dans la boutique moldue, Lexy sur les talons. J’étais aux aguets. Jugson nous avait promis des rebondissements – on demandait rarement à des milliers de personnes de fuir pour leur vie sans y mettre un peu du sien derrière – et je faisais confiance à cet illuminé pour avoir prévu des festivités à la hauteur de ses ambitions. Même si je savais que la magie était inutilisable, ma main gauche serrait instinctivement la baguette en bois d’ébène qui avait été mon alliée depuis tant d’années. Je n’arrivais pas à me résoudre au fait qu’elle ne me serait d’aucun secours cette fois-ci. Je me sentais nu comme un ver. Jugson paierait cher ses forfaits, les vies qu’il avait prises comme d’avoir réduit des sorciers à s’abaisser au niveau de cette race aussi stupide qu’inférieure que celle des moldus. Pour l’instant il était bien à l’abri dans son dôme doré, mais il n’y resterait pas bien longtemps. Il paierait.

Il faisait sombre dans le magasin, le soleil déclinant allongeait les ombres des rayons et je n’avais pas la moindre idée de comment faire fonctionner l’ampoule suspendue au plafond. Il semblait toutefois que j’avais eu une bonne intuition en venant ici, car hormis les gilets, pantalons, sacs, boîtes diverses et variées, il y avait également des choses qui semblaient intéressantes dans le coin. Mes yeux observaient attentivement un présentoir mural sur lequel étaient accrochés des centaines de petits crochets diablement pointus et acérés. Ça pouvait toujours servir. Lexy commençait à farfouiller sur les étagères lorsque le tintement de la porte d’entrée se fit entendre. Les hommes près desquels nous nous tenions un moment plus tôt nous avaient rejoints. Je rabaissais ma baguette parfaitement inutile en les reconnaissant, me retournant plutôt vers ma cousine qui demandait mon attention. Elle se tenait devant une grande lance de métal hérissée de crochets. La version lourde des crochets précédents en somme ! « Bien vu, lui concédais-je avec un sourire ! Ça sera sûrement très utile à un moment où à un autre. Prends celui-ci, je me charge de l’autre. » Je décrochais le dernier harpon de son présentoir lorsque la voix du jeune Hansen me prit à parti. Il voulait que nous restions ensembles. Je le dévisageais un bref instant, sans arrière-pensée particulière, avant de lui mettre la deuxième lance de fer entre les bras. « Alors rendez-vous utile au lieu de regarder dans la vague. Merlin seul sait combien de temps cela va nous prendre de trouver ce fichu portoloin. »

Blondie et le vieil Hansen étaient ressortis. Chacun de nous avaient attrapés quelques babioles qu’il jugeait potentiellement utiles. Il était temps de mettre les voiles. Cela ne servait à rien de s’attarder, surtout que je n’étais pas à l’aise à l’idée de rester plus longtemps aussi proche de ce qui avait constitué l’arène. Il fallait avancer. Je me dirigeais donc vers la sortie lorsqu’un éclat de lumière argentée me tapa dans l’œil. L’objet étrange qui l’avait provoqué attira mon attention malgré moi. Il s’agissait d’une sorte de canon, avec l’une de ces pointes plantées à l’avant, plus petite que celles que j’avais décroché du mur. Bizarre. J’attrapais le fusil à harpon – ignorant totalement que c’était son nom – et commençais à le retourner dans tous les sens. J’étais en train de m’attarder sur l’utilité de la gâchette lorsqu’un cri strident, suivi d’un juron, retentit à l’extérieur. Blondie. Je sursautais et me retournais vivement, l’artefact moldu toujours entre les mains. Dans la confusion, j’appuyais sur le fameux morceau de plastique qui m’avait intrigué, la gâchette, et la flèche de métal jaillit alors hors de son fourreau, filant tout droit vers la vitrine qu’elle pulvérisa avant de continuer sa course folle.


Oui & oui : C’est ce qui s’appelle avoir une chance incroyable ! Le harpon se plante directement dans l’épaule du moldu, le renversant en arrière et lui arrachant un joli cri de douleur.
Oui & non : Le harpon ne fait qu’effleurer le moldu au niveau de l’épaule. A part une jolie balafre qui va le rendre carrément pas coopératif il n’a rien de méchant.
Non & non : T’as cru quoi ? Le harpon brise la vitrine mais il ne fait que passer au milieu de tout ce joli monde. Au mieux l’effet de surprise a un peu distrait tout le monde.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 8:13

Le membre 'Lawrence Rookwood' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 8:50



    La délicatesse ne semblait pas étouffer le grand brun et sa compagne rousse, pensa Billy alors qu’on lui faisait clairement comprendre que ce n’était peut-être pas le moment de discuter ni détendre l’atmosphère. D’accord, d’accord. Il eut un léger sourire tout en levant les deux mains en signe d’apaisement. « Ok, princesse ! Je me souviendrais pour la prochaine fois… Je le noterai sur un morceau de papier. » Vu que ma mémoire apathique n’est pas prête de faire son boulot, finit-il en pensée. Si la situation n’avait pas été si tendue, il aurait pu s’énerver un peu mais si ce n’était pas le temps de discuter, ce n’était pas non plus celui de se mettre sur le dos les seuls alliés dans le coin. Il fallait parfois savoir ravaler son orgueil, chose qui lui était déjà assez dur.

    Il les regarda se diriger vers un magasin et il fit un « O » avec sa bouche en entendant le prénom de la jeune fille alors que son ainé lui donnait des ordres. Bien sûr, Lexy ! Il jeta un coup d’œil à Nathaniel. Vraiment ? Leslie, Lexy, c’était plus ou moins la même chose à une ou deux lettres près. Il leva les yeux aux ciels. Vraiment, les filles à s’énerver pour des broutilles.

    Il vit son ami suivre les deux sang-purs et lui emboita le pas. Il ne pouvait décidemment pas faire grand-chose d’autre pour le moment et comme Nathaniel le fit entendre après avoir poussé la porte du magasin, il n’était pas l’heure à présent de la jouer perso. Même si c’était en général plus dans ses cordes. Il se promena un peu dans les rayons, histoire de voir s’il pouvait récupérer quelque chose d’utile. Pouvait-on dire que c’était du vol à l'étalage en cas de situation d’urgence comme celle-ci ? Il récupéra une sorte de gros cutter qu’il eut du mal à défaire de son emballage. Sérieusement, moldu ? Vous ne pouviez pas lui rendre la tâche plus facile. Ce n’était pas grand-chose mais c’était toujours mieux qu’une paire de multiplettes. Le magasin dans lequel ils se trouvaient n’était pas des plus pratiques pour trouver de quoi se défendre. Si on n’excluait le harpon que Lexy avait de toute manière déjà vu avant les autres. Il revint vers Darrin tout en plaçant le cutter dans sa poche alors que celui-ci leur montrait des lances pierres à lumière. Il leur montra comment cela fonctionner avant d’en distribuer. Quoiqu’il arrive, ils pourraient au moins mettre un pied l’un devant l’autre.

    Billy alla faire un autre tour du magasin au cas où il ne trouverait pas de nouveau quelque chose d’intéressant tout en remarquant du coin de l’œil que Darrin sortait rejoindre Miranda à l’extérieur. Et bien, en pleine forme le papa Hansen alors qu’il le voyait retirer sa veste pour la proposer à la jeune femme blonde. La scène qu’il vit, il ne la vécue qu’à travers la vitrine du magasin. Le vampire d’abord qui tenait à présent Miranda puis l’homme qui avait tout l’air d’être un moldu à sa manière d’être et à l’objet qui avait tout l’air d’être une arme qu’il tenait en main. Oh, génial un monstre et un moldu. Il se doutait qu’il ne pourrait pas rester enfermé là dedans très longtemps sans qu’on le découvre. Ça et le fait qu’il ne pouvait pas décemment laisser son boss se faire descendre par un moldu, la honte que ce serait pour lui. Ils essayaient depuis tout à l’heure de rester en groupe, il ne pouvait donc pas rester caché et ce n’était pas dans son caractère de toute manière. Il sortit du magasin, silencieux malgré qu'il puisse à présent être exposé.

    Tous les regards semblaient dirigés vers le vampire qui lui-même était tout entier concentré dans sa discussion avec Miranda. Oui, oui, taille lui la bavette, pensait Billy alors qu’il tentait de voir autour de lui ce que diable il pouvait bien faire. Pour le moment, on ne semblait pas le voir, c’était déjà peut-être une bonne chose. Il pouvait tenter de … Il sursauta alors que le harpon brisa la vitre pour aller…finir sa course dans l’épaule du moldu de l’autre côté. Un sacré gars ce Lawrence Rookwood, malgré qu’à son expression, il ne devait pas être tout à fait conscient de ce qu’il venait de faire. Il profita de l’effet de surprise pour se diriger vers le vampire à toute allure. Heureusement qu’il n’était pas de l’autre côté de la rue. Il sortit le cutter de sa poche qu’il venait de prendre plus tôt et tenta de porter un coup dans le bras du monstre qui tenait la jeune femme.

    OUI-OUI : le coup porte, le vampire n’est pas content mais Miranda peut au moins se dégager.
    OUI-NON/NON-OUI : t’as déjà essayé d’attaquer quelqu’un avec un otage ? En voulant éviter Miranda, Billy se rate et loupe le vampire mais ça aurait le mérite de le déconcentrer.
    NON-NON : beau fail, on ne se joue pas d’un vampire de la sorte, il a aperçut Billy depuis lentement et l’évite prestement. Billy fait un roulé boulé plus loin.



Dernière édition par Billy C. Archer le Ven 1 Juin 2012 - 8:51, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 8:50

Le membre 'Billy C. Archer' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Lexy Kark
Future Mrs Dolohov
Messages : 812 Crédits : me, myself & Kingofwall
Age du personnage : 18 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Infirmière étudiante
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Panthère des neiges
Epouvantard : Le cadavre de son frère
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 9:10

Le harpon était trop haut pour Lexy qui n’était pas bien grande. Elle dû demander de l’aide à son cousin pour pouvoir l’avoir entre les mains. Elle n’était pas dupe, leur petite recherche de portoloins n’était pas innocente, si Jugson avait parlé de survie, c’était que bien des surprises les attendait ! Elle était jeune, certes, mais loin de l’adolescence paisible qu’elle avait connu. Poudlard, la prise d’otages, l’évasion… puis son engagement dans sa faction et les missions auxquelles elle avait participé, tout l’avait atteint, au point de chercher des armes dans un magasin souillé par les moldus, de tenir entre ses doigts délicats une lance forgée par les impurs. Mais elle restait digne, ravalant sa fierté de Sang-Pur pour rester en vie. L’arme était lourde, bien loin d’être aussi maniable que sa tendre baguette. Cette dernière était rangée dans la poche de sa cape, courte à la manière d’une capeline. Le temps était bon en Angleterre ces jours derniers, elle avait choisi une jolie robe printanière pour assister au grand Triathlon et la trouvait bien ridicule avec cette situation. Elle avait été bien loin de s’imaginer qu’en plein évènement sportif et médiatique, les murs disparaitraient et tout exploserait pour qu’elle soit forcée de partir à la chasse aux surprises dans les rues sombres et désertée du Londres moldu… Elle avait plutôt songé que le temps se rafraichirait à mesure de l’évènement et avait prévu sa petite cape en conséquence.

Le harpon ne suffirait pas, elle n’était pas très habile. Et ce n’était pas assez épais pour que l’on puisse taper avec. Ils étaient tous en train d’observer le matériel de torture que distribuait la boutique. Filets, cordes, il y avait tout un attirail de survie non magique ! Et des chapeaux… étranges. Elle repassa devant les vers … du bout des ongles elle passa une boite dans sa poche, priant le Merlin tout Puissant qu’elle ne s’ouvre pas. Le dernier inconnu de la bande, qui ressemblait à son professeur, lui tendit un truc genre lance pierre moche, Victor en avait des beaucoup plus beaux. Elle s’en saisit, tout était bon à prendre.

« Merci … Monsieur. »

Moment d’hésitation, en même temps elle ne savait pas qui c’était. Dans le même temps, elle se saisit d’une corde qu’elle attacha à sa ceinture. Survie, survie, survie… Calme, elle ne l’était pas, ses mains tremblaient, et de se savoir entourée d’autant d’hommes ne la rassurait pas. Mirranda était son oasis, mais elle était dehors. Les hommes, on ne pouvait pas compter sur eux, ils étaient vils et manipulateurs… La panique ressortait les vieux démons de la demoiselle. Elle sortit de la boutique, les yeux rivés au sol quand une voix malpolie la força à les relever. Un moldu… qui parlait une autre langue. Comme s’il était atteint d’une maladie vénérienne, Lexy eut un mouvement de recul immédiat. UN VRAI MOLDU TOUT MOCHE !!! Les contes avaient raison ! Les moldus étaient maudits et n’était rien d’autre que l’équivalent des rats de leurs égouts.

L’inconnu cria, Lawrence harponna le moldu, du verre brisé partout… tout se passait très vite. Vision affreuse, sa précieuse sauveuse était aux prises avec une sangsue. Enfin, c’était ce que ses crocs laissaient deviner, et à voir la surprise générale, s’en était bien un… Lexy n’avait jamais rencontré pareille créature. La peur monta immédiatement en elle. C’était un des pires prédateurs, difficile à vaincre, doté de pouvoirs surhumains… Le pas-connu essaya de faire un truc avec le lance-pierre moche, et comme un handicapé, laissa ce truc tomber au sol. Sacrée lumière il fallait avouer, mais parfaitement inutile !

Miranda devait être sauvée, et comme ses peurs le lui murmuraient, on ne pouvait décidément pas compter sur les hommes. Sa main se crispa autour de sa lance. Elle-même était tétanisée.

On lui donna soudainement tord, Billy-no-memory surgit de derrière eux et attaqua le monstre à la wannagain ! Grand bourrin complètement dénué d’un sens du danger ! Avait-elle envie de l’engueuler. Il lui avait foutu la trouille à se jeter comme ça sur un vilain ! Sans avouer que cet acte de stupidité démesurée bravoure avait remonté la côte de popularité du beau brun, elle essaya de toucher le vampire à son tour avec son harpon.

LANCER DE DE :
OUI – OUI : Lexy réussit son lancer et le harpon se plante dans le ventre du vampire. OULA il est pas content !
OUI – NON : Lexy frôle le vampire qui du coup porte son attention sur elle. OULA encore des problèmes.
NON – NON : Lexy est pas sportive, c’est pour ça qu’elle a pas participé au Triathlon d’ailleurs, donc elle se loupe totale et le harpon fini plus loin dans la rue. The End.

Le harpon frôla la cible... Pas bon, pas bon du tout. Les yeux du vampire se posèrent sur la rouquine qui en menait déjà pas très large.

« Oh ... oh... »

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Everybody's got a dark side, do you love me ? Can you love mine ?
Nobody's a picture perfect but we're worth it, you know that we're worth it
Will you love me ? Even with my dark side?



Dernière édition par Lexy C. Kark le Ven 1 Juin 2012 - 9:25, édité 5 fois
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Filet du Diable
The Big Boss
Messages : 7384 Crédits : © FDD


Rapeltout
Patronus :
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 9:10

Le membre 'Lexy C. Kark' a effectué l'action suivante : Lancer de dés

'Dé' :

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


Revenir en haut Aller en bas

avatar
Nathaniel Hansen
Poney rose officiel
Messages : 2861 Crédits : Myself - TUMBLR.
Age du personnage : 27 ans - né le 4 Janvier 1995.
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Aide-soignant au black à l'hôpital de Melbourn (au sud de Cambridge)
Faction : Ombre de la Rose Noire infiltré chez les Phénix.
Maison : Serpentard.


Rapeltout
Patronus : Un labrador brun.
Epouvantard : Etre responsable de la mort des gens qu'il aime. Concrètement : voir un couteau planté dans l'abdomen de sa fiancée et se retrouver avec son sang sur les mains.
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 1 Juin 2012 - 17:50


En guise de réponse, le père Rookwood lui mit le harpon entre les mains. Nathaniel regarda l'instrument de pêche qu'il avait désormais entre les mains sans rien dire, et acquiesca distraitement aux paroles du tireur d'élite. Il savait à quoi s'en tenir avec les sang-purs. Quoi qu'ils disaient, il ne fallait jamais le prendre pour soi. Le Médicomage retourna l'arme entre ses mains et avisa le bout en forme de croche, comme s'il était fait pour qu'on entoure sa main à cet endroit – après tout, il y avait presque les traces de doigts apposées sur le manche. « Nathaniel, viens-là, j’ai quelque chose à te montrer. » La voix de son père le fit relever la tête, et il s'approcha sans mot dire du suédois qui lui montra quelque chose. « Non, père, je ne connais pas du tout ce... truc. Il y a sans doute un espèce de Lumos intégré. C'est peut-être quelque chose qu'il faut lançer quelque part, comme un lance-pierre ? » Il reposa le harpon et prit la lampe frontale que son père lui tendait et appuya à son tour sur la partie molle à plusieurs reprises, allumant et éteignant l'appareil. Ces Moldus étaient curieux, quand même, pour créer des choses pareilles. A quoi cela pouvait-il servir ?

Le Médicomage jeta un regard autour de lui et avisa son père sortir de la boutique et se poster à côté de Miranda. Il haussa les sourcils : il y avait surement des pièges qui les attendaient dehors, et lui prenait le temps de flirter avec elle ? Nathaniel connaissait la jeune fille, il savait son âge, il l'avait connue alors qu'elle n'était qu'à Poudlard. Alors que son père fasse le galant en lui proposant sa veste, pourquoi pas, mais qu'il n'aille pas faire faire le paon devant elle, et surtout pas maintenant ! Darrin Hansen avait souvent des arrières-pensées lorsqu'il faisait quelque chose. Ici, c'était évident. Nathaniel lanca un regard à Billy qui paraissait occupé avec la jeune Kark. Bien, ok. Il se décida à sortir du magasin pour aller rejoindre son géniteur et la jeune femme. Il n'eut pas un regard de la part de son père, mais échangea un sourire avec Miranda en les rejoignant, suivi par Rookwood.

« Ziva ! Qu’est-ce vous foutez ici ? Savez pas qu’c’est interdit ? Le quartier, l’a été racheté ! » Il sursauta et se retourna pour dévisager le bonhomme devant lui de la tête aux pieds. Bon sang, un moldu. Il ne manquait plus que ça. Et un pas très évolué, à voir son langage. Même si à la base, les moldus n'étaient pas très évolués, mais il pouvait en avoir certains qui sauvaient les meubles. La famille royale suédoise, par exemple, avait très vite compris que pour être tranquille, il fallait obéir aux sorciers et se plier à la politique du Lord. Mais visiblement, le spécimen qu'ils avaient en face d'eux n'était pas une élite. A sa main, un objet noir que Nathaniel reconnut comme étant un 'pitolset, ou quelque chose comme ça. Un truc qui avait, s'il se souvenait correctement de ses cours sur les Moldus, la propriété de tirer des projectiles à la vitesse d'un Waddiwasi. Et merde... Il s'apprétait à ouvrir la bouche quand deux choses se produisirent presque simultanément. Une ombre aggripa la jeune femme blonde non loin de lui, et un cri de douleur échappa au moldu. Nathaniel cligna les yeux : une flèche, ou quelque chose comme ça, avait forcé le moldu à lâcher son arme en se plantant dans son épaule. Celui-ci était tombé à terre et gémissait. Mais ce qui préoccupait le médicomage n'était pas le moldu – de toute manière, ils n'étaient que des gênes, c'était bien connu. Celui-ci n'aurait même pas dû se trouver ici. – mais le vampire à crocs blancs qui enserrait Miranda. « Comme on se retrouve… » Nathaniel observa la scène sans bouger un instant, alors que Billy tentait une opération-suicide contre le vampire pour le forcer à lâcher la jeune Carrow. Son meilleur ami était un petit con impulsif qui méritait parfois le fouet, mais cette fois-ci, il réussit à atteindre le vampire avec un objet coupant qu'il tenait à la main, et celui-ci lâcha une Miranda aux yeux grands ouverts qui se dirigea vers lui en tremblant. Une fois de plus, le Médicomage put remarquer à quel point la pression et l'adrénaline pouvaient avoir des résultats assez impressionants sur le corps d'un sorcier pris au piège. Bon sang, sa baguette lui manquait. Elle était pourtant dans sa poche intérieure, prête à servir, mais la dégainer ne servierait à rien. Pourtant sa main se dirigea d'elle-même vers sa veste, prête à utiliser la magie, et son cerveau réfléchissait déjà à un sort. Fichus réflexes.

Il allait crier à Billy de s'écarter, mais Lexy attaquait elle aussi imprudemment le vampire. Sa force ne suffit pas à le blesser grièvement, et malgré l'arme qu'elle portait, similaire à la sienne, elle ne réussit qu'à l'énerver un peu plus et à attirer son attention sur elle. Sans réfléchir, Nathaniel lâcha la lampe frontale qu'il tenait toujours à la main et s'avança à son tour. Ce qu'il tentait de faire n'était pas très intelligent, et s'il avait critiqué ses coéquipiers pour leur attitude stupide, au fond, il avait exactement la même. Mais il fallait éviter que Lexy Kark soit blessée. Il placa sa main là ou le plastique semblait avoir été sculpté pour l'accueillir. Son index ne passait pas, ou plutôt, il passait sans doute dans cette espèce de trou un peu étrange, en dessous du bâton principal ? Et sans doute devait-il saisir celui-ci avec son autre main ? Le Médicomage n'était pas dans son élément... Mais l'une de ses élèves était face à un vampire de mauvaise humeur, il ne pouvait pas décemment rester sans rien faire. On allait finir par le traiter de lâche, sinon. Nathaniel se déplaca de quelques pas sur le côté, tentant d'attirer l'attention du vampire. Il était moins démuni que la jeune sang-pure... Et même s'il n'était pas très grand et fort comme le Phénix qui l'avait envoyé à terre la dernière fois, ça serait toujours mieux qu'une frêle jeune fille de bonne famille, tout juste bonne à préparer du thé pour les invités... Ou plutôt à demander aux Elfes de Maison de le faire. « Eh, toi ! » Il resserra sa prise sur le harpon, provoquant ainsi, à sa grande surprise, le départ de la flèche en direction du vampire.

    Dé > Ratera, ratera pas ?
    OUI ; OUI – Well done, le harpon était bien 'directionné', et la flèche a touché le flanc du vampire. (Bon, l'attention du machin bien furax est maintenant fixée sur Nathychou, mais bon...)
    OUI ; NON – Bon, voyons si un vampire est toujours aussi rapide avec une flèche dans la jambe.
    NON ; NON – Nathaniel est vraiment pas doué, la flèche a juste sifflé aux oreilles du vampire. De quoi le déconcentrer un moment, et lui faire comprendre qu'il est attaqué par quelqu'un d'autre. Après, va savoir si un médicomage c'est moins appétissant qu'une jeune sang-pure..
.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


'coz a heart that hurts
is a heart that works.
So I haven't given up , but all my choices, my good luck appeared to go and get me stuck in an open prison. Now I am trying to break free, be in a state of empathy, find the true and inner me ; eradicate the schism. No one can take it away from me, and no one can tear it apart.


      .                     [color=#8c6fb3]





.
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Ce message a été posté

Revenir en haut Aller en bas

Poster un nouveau sujet Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.Aller à la page : 1, 2, 3, 4  Suivant

ϟ MENS SANA IN CORPORE SANO ϟ EVENT VI ϟ Groupe VII
PORTOLOINFilet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs