Mariage de neige, mariage de rêve



 



Mariage de neige, mariage de rêve
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Astragild Schmidt
La belle bleue
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Age du personnage : Vingt-six ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Médicomage, spécialisation en pédiatrie, à la clinique de Pré-au-Lard
Faction : Héritiers
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Cygne. Elle n'a jamais réussi à produire un patronus corporel complet, mais ce serait bel et bien un cygne, pas encore au stade final de son évolution.
Epouvantard : Rogan Macnair. Malgré toutes les blagues et tous les commentaires à mi-voix que fait Astra, elle est en réalité terrifiée par le père de ses cousins.
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Ce message a été posté Ven 27 Déc 2013 - 4:47


1er décembre 2021

Ça avait été un rêve.

Sa robe blanche, sage, accompagnée d'un bouquet de roses. Son père la conduisant jusqu'au sorcier-marieur s'occupant de la cérémonie, devant un Erwin tout à fait magnifique. Son frère trépignant d'impatience dans les bancs. Elie et Violet, ses témoins. La sensation du ruban d'or se nouant autour de leur deux poignets, les promesses prononcées, les signatures apposées au bas du parchemin avant qu'ils puissent s'embrasser au son du « Vous pouvez embrasser la mariée ».
Ils avaient dansé, ensuite. Ils avaient ri, coupé le gâteau ensemble et rougi sous les anecdotes racontées par leurs proches pour égayer la soirée. Maddox, fort de son talent de conteur, avait réussi à faire pleurer l'assemblée de rire avec un florilège de ses angoisses pré-mariage (les fleurs, les nappes, ses cheveux, sa robe, Erwin, ferait-elle mieux d'épouser Arutha Kark ?). Arthur Vaisey l'avait fait danser tout juste après son père, la couvant de son regard doux et paternel. Elle avait pris des photos avec les cousines Zabini, toutes magnifiquement vêtues et sensiblement alcoolisées. Il neigeait à l'extérieur et elle n'avait pas résister à en mettre dans le cou de son frère, qui avait rugit de rage. Elle ne se rappelait plus qui avait attrapé son bouquet. Et lorsque ses pieds avaient commencé à hurler, dans ses chaussures plates puisqu'elle s'interdisait de porter des talons hauts avec Erwin, lorsqu'elle avait senti que tous s'amusaient sans eux, elle avait chuchoté à Erwin qu'elle aimerait bien partir. Pour qu'ils soient seuls, enfin, le soir de leur mariage.
Il manquait Tom. Lisa. Colin. Nora. Arthus. Hudson. Alexianne.
Ça avait été un rêve. Un rêve imparfait, mais un rêve tout de même.

Ils étaient retournés à pied, main dans la main, jusque dans le quartier des Héritiers. Ils avaient réussi à avoir une maisonnette. Quelque chose de minuscule, mais de bien suffisant pour deux jeunes mariés sans enfants. Ce n'était que temporaire, de toute manière, n'est-ce pas ? Bientôt, ils reprendraient leurs droits, leur pays, et ils auraient leur propre manoir.

« C'était... Astra s'échoua sur le lit, laissant échapper un soupir de soulagement. ... top. » Le mot en était un caractéristique de Maddox – et pourtant, ça avait été mieux que top. Ça avait été sensas. Génial. Super. Magnifique. Elle avait pleuré, évidemment, comme la belle idiote qu'elle était. Elle s'assit et retira son voile, le balançant sur le canapé à côté du lit, puis retira prudemment toutes les épingles à cheveux qui retenaient ses mèches violettes. Elle avait bataillé, contre vents et marées, contre Brooke et Amleth Zabini, pour garder ses cheveux de cette couleur. Ses doigts glissèrent dans ses cheveux, finissant de les défaire, et elle reposa ses yeux marron sur Erwin. Erwin son époux. Astragild Schmidt, Astra Schmidt.
Ça sonnait pas mal du tout.
L'alliance brillait à son doigt, comme le jonc à celui dudit époux. Elle lui sourit, doucement, tendant une main pour l'attirer vers le lit, histoire qu'il puisse s'asseoir à ses côtés. C'était leur journée, leur soirée, et leur premier moment d'intimité depuis longtemps. Les préparatifs du mariage, l'attaque de Trent Park (dont elle avait dû se remettre en vitesse pendant le mois de novembre) et le mariage lui-même n'avaient pas permis qu'ils se voient beaucoup, ces derniers temps. Un seau de glace, dans lequel reposait une bouteille de champagne, avait été apporté par magie elfique. Othello, probablement. Il avait insisté pour venir vivre avec eux et Astra avait été incapable de dire non. Elle ouvrit la bouteille d'un coup de baguette et servit le mousseux dans les deux coupes posées sur la table de chevet, en tendant une à l'Allemand. Sa tête tournait déjà de la danse et de l'alcool de la soirée, mais ils devaient trinquer. Leurs doigts s'effleurèrent. « À toi de formuler nos vœux. Pour que je ne nous souhaite pas 'une vie top'. » Un clin d’œil malicieux.
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Erwin M. Schmidt
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Ce message a été posté Lun 13 Jan 2014 - 0:12

Cela avait été un jour émotionnellement très fatiguant, et, il fallait le dire, je n’arrivais pas à réaliser que tout ce qui s’était passé aujourd’hui avait réellement eu lieu. Surréel, c’était le mot. Voilà tellement longtemps que je ne m’étais pas laissé aller à profiter sans trop réfléchir aux circonstances actuelles et ça faisait du bien. Je crois que cela avait fait du bien à beaucoup de monde et que ce mariage avait été la bienvenue pour beaucoup d’héritiers. Pas qu’un mariage ne soit pas la bienvenue de base, mais disons qu’en ces temps difficiles pour notre faction, ça égayait un peu. Du moins, c’est ce que m’avait dit mon frère, et ma mère, entre deux crises de larme pour son « bébé qui a grandi si vite ». Pourtant elle aurait dû le voir arriver, depuis qu’elle me pressait avec mon père pour que je me marrie… mais bon c’est une mère j’imagine que je ne la changerai jamais. Et finalement, ça m’a fait plaisir de la rendre heureuse. Moi qui avait sacrément peur de la cérémonie et de toute la journée en générale, d’être le centre de l’attention pendant autant de temps, c’était un peu la grosse pression. Pourtant, j’avais quand même une certaine habitude, et j’avais bien été éduqué de ce côté-là, mais ça n’empêchait rien. Surtout que je n’avais jamais été friand à l’idée de me marier. Certes, cela avait changé dernièrement avec Astra. Même si au départ je lui avais proposé de m’épouser pour lui éviter un mariage assurément malheureux (du moins sans doute bien plus qu’avec moi qui la connaissait bien et qui était son ami) ces derniers temps je m’étais rapproché d’elle, du moins il me semblait, et ce mariage m’était apparu comme davantage bienvenu qu’auparavant, lorsque je voyais cela comme une corvée ou une obligation. Finalement, tout s’était bien passé, oui. Et pile au moment où je commençais à fatiguer, à me lasser de sociabiliser, à m’ennuyer à devoir faire la conversation à tous ces gens devant qui je devais faire bonne figure, Astra, ma tendre et douce Astra, vint à ma rescousse en m’avouant qu’elle voulait rentrer. Je n’aurais pu être plus heureux de satisfaire sa requête.

On est rentrés dans notre petite maison de Pré-Au-Lard, c’était un peu petit mais c’était largement suffisant pour le moment. Une immense bibliothèque me manquait notamment, mais bon, on ne pouvait pas tout avoir, il faut croire. Et ce n’était que partie remise. M’appuyant sur la chambranle de la porte de notre chambre, je l’observai s’affairer, retirer son voile, puis ses épingles à cheveux. Elle était magnifique. Je me fichais de la couleur de ses cheveux. J’étais assez traditionnaliste pourtant, mais elle aurait pu avoir les cheveux jaune fluo que ça n’aurait rien changé. Elle restait mon Astra. Et j’étais fier d’être désormais son époux…. Bon, en vrai, j’étais extrêmement angoissé. Je ne savais pas trop si j’allais être capable d’être un bon mari, mais bon, ce n’est plus comme si je pouvais reculer maintenant… Je finis par bouger, pour la rejoindre et m’assoir à côté d’elle sur le lit, comme elle me le demandait. Je l’observai encore un moment. Je ne savais pas ce qui m’avait poussé à tenter cette folie mais j’avais plutôt intérêt à assurer désormais. Elle me dît qu’il fallait que je formule nos vœux. Les vrais, les plus sincères, ceux que les autres n’entendrait pas parce qu’ils n’avaient pas à les savoir. J’ai souri, légèrement. Et puis je me suis décidé. Ma demande avait clairement manquer de tact, j’avais l’occasion de me rattraper.

Je me suis agenouillé, j’ai pris sa main, l’ai ramené sur son genou et me suis penché pour y déposer un baiser avant de relever la tête et de plonger mon regard dans le sien. « J’espère que tu as vraiment apprécié la journée... Je veux que tu saches que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que tu ne regrettes jamais de m’avoir dit oui. Je veux que tu sois heureuse, parce que tu le mérites. Alors j’espère que notre vie soit la plus parfaite possible. ». Je me suis relevé, j’ai glissé mes mains sur sa nuque et me suis penché un peu. Je l’ai embrassé chastement.

Et puis j’ai voulu prendre mon verre de mousseux, et n’ai réussi qu’à le faire tomber. Sur mon costume. Un gros silence. J’étais mortifié, rouge de honte. J’ai fermé les yeux, ai grincé les dents, et ai tenté de faire de l’humour pour sauver mon honneur… ou pas. « Pour ce qui est de la perfection, pour toi il n’y aucun souci mais pour moi… on repassera. »
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mer 5 Fév 2014 - 6:31

Il s'agenouilla devant elle, l'obligeant à poser la coupe sur la table quelques secondes quand il prend sa main et l'embrasse. Quel homme charmant et galant. Elle aurait pu difficilement tomber sur mieux que lui, en vérité, et pendant toute la journée et la soirée, elle a mesuré sa chance. Tout cela partait d'une proposition un peu foireuse, mais au final... n'avait-elle pas tiré le bon numéro ? Elle rougit à chaque mot prononcé par l'homme, jusqu'à atteindre une délicate teinte pivoine qui ne seyait pas très bien à la couleur de ses cheveux, mais qui avait le mérite de bien exprimer ses sentiments face à la situation. Elle était bien. Embarrassée, timide, revenue au stade de l'adolescente mal à l'aise, mais bien. La main d'Erwin était chaude et ses lèvres également, même si le baiser fut bien chaste... et bien court. Bien trop à son goût, alors qu'Astra avait commencé à bien apprécier les rapprochements avec celui qui était désormais son époux.

Le romantisme du moment s'acheva bien vite, cela dit, quand Erwin tenta de prendre sa coupe de champpagne sur la table de chevet... et la renversa. Sur lui. Sa main se plaqua sur ses lèvres pour étouffer un ricanement. Habituellement c'était elle, la Miss Catastrophe ! Ça faisait changement. « Arrête. T'es parfait. » Qu'il était bête, quand il voulait. Elle attrapa sa baguette et d'un mouvement du poignet, la tache de champagne disparut du complet d'Erwin, comme si rien n'était arrivé. « Et voilà, ni vu ni connu. Quoique ça aurait pu t'amener à te déshabiller plus rapidement. » Son ton enjoué et son clin d’œil malicieux, rapide, n'étaient là que pour détendre l'atmosphère face à la 'gaffe' de son époux. Face aussi à ce que cette boutade sous-entendait sur la suite de la soirée. Parce qu'il y allait forcément y avoir une suite, composée en partie de vêtements qui s'enlevaient, et la Serdaigle n'était absolument pas préparée à cette partie du programme.
Le mariage, pas de problèmes. On pouvait écrire un mariage sur un parchemin, en prévoir les moindres événements, à la seconde près. Mais sa consommation...
Le rouge qui avait disparu de ses joues fit un retour, tenace cette fois, alors qu'elle remplissait à nouveau la flûte du Schmidt et la lui donnait en main propre. Les deux verres s'entrechoquèrent, alors qu'elle murmurait un petit « À nous », les yeux dans ceux de l'Allemand. L'alcool glissa dans sa gorge, frais et délicieux, se joignant aux mélanges déjà faits pendant tout le mariage. Elle avait bu pour se détendre, pour ne pas penser, pour s'amuser, écoutant son héritage Macnair, mais maintenant, elle ne pouvait pas faire autre chose que faire face à son avenir. Son avenir avec Erwin.

Astra posa sa coupe sur la table de chevet et se tourna vers son mari, une expression sérieuse sur son visage. Ses yeux se posèrent un instant derrière lui, il leur faudrait une bibliothèque (quand ils auront un manoir, voilà, une vraie maison, ils auront une superbe bibliothèque, avec un foyer, des canapés confortables, et ils y passeraient des heures à lire ensemble), avant de revenir à lui. « Avant qu'on commence notre... vie à deux. Ça faisait tellement vieux, cette expression, tellement ringard. Enfin, notre vie ensemble. À toi et moi. J'aimerais qu'on se dise... ce qu'on attend de l'autre. » Pour que tout soit clair dès le début. Pour ne pas qu'ils se retrouvent, encore une fois, au point où un des deux (elle) se faisait tirer dessus et que l'autre apprenait juste après qu'elle avait été mise dans cette situation hautement dangereuse. « D'abord, tu arrêtes de te rabaisser. Je sais que je le fais souvent aussi, avec moi-même, mais... tu ne mérites pas ça. Alors tu ne fais pas ça devant moi. Il était tout aussi bien que ses frères. Il était un homme intelligent, cultivé, éduqué, brave. Et beau, par-dessus le marché. Sa main vint prendre la sienne, la serrant doucement. Et je ne veux pas que tu me caches tes crises. Jamais. » La tremoria, c'était dans la vie d'Erwin et donc dans la sienne, maintenant. Déjà que quand ils étaient seulement amis, elle ne supportait pas qu'il lui cache quoi que ce soit à ce sujet... La jeune mariée se pencha et l'embrassa doucement. « Compris, Schmidt ? »
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Erwin M. Schmidt
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Ce message a été posté Ven 21 Fév 2014 - 22:27

Il fallait sérieusement que je me reprenne. Astra me rendait complètement niais et beaucoup, beaucoup moins méfiant. Je n’étais plus vraiment maître de moi quand elle était à mes côtés, la preuve en était la situation présente : j’avais quand même réussi à faire tomber mon propre verre de champagne sur mes vêtements. C’était absolument lamentable et profondément embarrassant. Pourtant, en temps normal, et avec n’importe qui d’autre, j’étais prudent, froid, même méprisant. Mais Astra… Elle avait ouvert mes poings fermés à chaque crise de trémoria, elle apaisait chacune de mes colères, et surtout elle avait su détruire toutes mes barrières de fierté que j’avais érigé pour me préserver, jusqu’à atteindre cette chose fragile qui palpitait dans ma cage thoracique. Avec le temps, bien sûr, j’avais appris à m’ouvrir davantage à elle, à être sincère, à lui montrer le vrai moi. Pour autant, le sentiment d’insécurité ne me quittait pas, et je continuais à me sentir honteux à chaque fois que, selon moi, je n’étais pas assez digne, et je regrettais qu’elle soit là pour me voir dans un tel état déplorable. Mais elle n’avait jamais rien dit, n’avait jamais soufflé un mot à ce propos. Comme si elle accédait à mon besoin non exprimé de ne pas me mettre davantage dans l’embarras. Comme si elle comprenait les moindres rouages de mon esprit, et je l’avoue, c’était assez effrayant. Et en même temps… un peu rassurant ? La solitude pesait moins lourde sur mes épaules. C’est bien d’avoir quelqu’un en qui on peut avoir confiance, avec qui on peut se lâcher complètement, ou presque. Mais bien sûr, ça met en danger. C’est à double tranchant. Il faut croire que je croyais assez en Astra pour lui confier tout cela et prendre le risque.

Le champagne me permit de remettre mes idées en place, plus ou moins en tout cas, et de rassembler le courage nécessaire pour la suite de la soirée. Car, évidemment, jusqu’à cet après-midi, je m’étais uniquement concentré sur le mariage en lui-même, et non pas sur ce qu’il représentait, sur ce que ça voulait dire sur le long-terme. Parce que c’était plus simple comme cela. Mais j’étais désormais face au mur, et je n’avais plus le choix. Je devais retrousser mes manches, prendre mon élan, me lancer, et réussir à passer par-dessus. Etions-nous vraiment obligé de passer par là ? ai-je pensé alors que le sérieux marquait ses traits fins. Je n’étais pas sûr d’être prêt pour cette discussion.  Je clignai des yeux, et restai silencieux, me contentant d’hocher la tête à ses paroles. Bon. On en était là, alors. Impossible de faire demi tour. Je voulus protester mais je ne sus quoi répondre. Rien auquel elle n’aurait pas eu un argument. Ne pas me rabaisser devant elle, c’était possible. Et d’ailleurs, j’avais prévu de le faire. Je ne voulais pas qu’elle pense qu’elle se retrouvait avec le mauvais Schmidt, celui qui possédait le moins de qualités. Parce que j’en avais honte. Le problème, c’était que cette baisse estime que j’avais de moi était en grande partie due à ma maladie. Ce qui, du coup, rendait les choses contradictoires. Je voulais bien cesser de me rabaisser devant elle, mais j’avais honte de ma condition qui me rendait faible, et en tant que mari je me sentais désormais dans l’obligation de ne plus me laisser aller. Elle avait été à mes côtés de nombreuses fois durant mes crises. Elle était presque la seule à pouvoir m’approcher. Et je n’y voyais alors pas trop d’inconvénients. Pourtant, avec ce mariage, ça me dérangeait davantage. C’était complètement débile, mais je n’y pouvais rien.

Instinctivement, je posai mes mains sur ses hanches pour l’attirer un peu plus contre moi et souris légèrement contre ses lèvres. « J’y tâcherai. » soufflai-je histoire de me couvrir plus ou moins si je venais à « oublier » cette règle. Je n’avais plus qu’une chose à faire : ravaler ma fierté et aller emmerder les médicomages/maîtres de potion du quartier général pour me doper à des substances qui pourraient m’aider à me calmer même si jusqu’à cet instant, rien n’avait été très concluant.

Je fermai les yeux. Je l’embrassai une nouvelle fois, glissant mes mains de son cou jusque dans ses cheveux. Et je me laissais aller, un peu. Le baiser rompu, je posai mon front contre le sien, légèrement essoufflé. « C’est à moi de parler c’est ça… ? » Je finis par m’éloigner légèrement, prenant ses mains dans les siennes avec un petit sourire. « Déjà, je veux que tu saches que… je ne t’obligerai à rien… et je ne ne veux pas te restreindre en quoique ce soit. » Je laissai mon pouce caresser la paume de sa main doucement. « Je veux que tu me dises dès que je fais quelque chose qui ne te plaît pas… Bon, je te fais confiance pour ça, tu le faisais déjà avant, mais je ne veux pas que ça change maintenant. » Je marquai une légère pause avant de continuer. « Par contre… j’aimerais bien que tu me préviennes dès que tu t’en vas en mission ou autre… Je.. J’ai besoin de savoir où tu es.. tout le temps. C’est peut être un peu lourd mais.. » j’hésitai un instant, je n’aimais pas être aussi sincère. « .. Je m’inquiète pour toi… plus qu’avant, je veux dire.»
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Lun 24 Mar 2014 - 3:56

Une seconde de surprise quand elle sentit ses mains se poser sur ses hanches, pour l'attirer à lui un peu plus, avant que son sourire s'étire. Erwin était quelqu'un de relativement froid, de peu expansif face à ses sentiments, et ils n'avaient jamais été proches physiquement (sauf quand elle avait trop bu, comme ça lui était arrivé, dans une vie qui semblait tellement loin). De plus en plus, mais toujours avec retenue. Surtout de son côté à lui. C'était positif, non ?
Elle profita du baiser, se rapprochant encore plus de son époux, un frisson descendant dans son dos. L'angoisse de la suite des choses était encore bien présente, mais le Schmidt savait lamettre à l'aise. Un léger rire quand, dans une demande essoufflée, il demanda si c'était à lui de parler.

Les mains dans les siennes, Astra écouta attentivement ce qu'Erwin avait à lui dire. Ses demandes, ses conditions. Ses premières phrases étirèrent son doux sourire et elle eût envie de l'embrasser une nouvelle fois tant elle le trouvait adorable. Elle tiqua uniquement quand il mentionna qu'il voulait savoir où elle était – tout le temps. Tout le temps ? Elle fronça légèrement les sourcils. Elle pouvait bien lui dire quand elle partait en mission, c'était même de bonne guerre, considérant qu'elle avait tendance à faire n'importe quoi dans ces moments et à se blesser plus ou moins grièvement (plus que moins, d'ailleurs), mais... savoir tout le temps où elle était ? Quoique, de toute manière, si elle n'était ni à la Clinique, ni ici, elle était forcément chez d'autres Macnair. Et lorsqu'ils sortiraient de Pré-au-Lard, ce en quoi elle avait confiance, ils aviseraient. Il ne la suivait pas à la trace non plus ! Astra hocha doucement la tête, positivement. « Je comprends. Elle baissa les yeux sur ses mains, leurs mains jointes. Je ne veux pas t'inquiéter. » C'était vrai. Elle n'avait jamais voulu le faire, mais malheureusement, c'était tout de même arrivé. Elle se reprendrait, dans le futur.

Au final, ce n'était pas une contrainte. Erwin ne la contraindrait à rien du tout, il l'avait dit. C'était un simple compromis. Pour ne pas l'inquiéter, pas outre mesure, pour qu'ils se fassent confiance, au fil du temps.

« Je te dirai quand je pars en mission. Même si je pense... mettre ça de côté pour le moment. Trent Park avait été un désastre pour elle. Elle voulait attendre un peu avant de revivre quelque chose de ce genre. La brûlure de la balle dans sa chair, le sang, les cris, le feu. Elle en faisait encore des cauchemars. Ses pouces caressèrent la peau d'Erwin, pensivement. Sinon, interdiction de râler contre mon frère. Je sais qu'il est casse-pied, mais... il finira par t'accepter. Une petite seconde de réflexion, suite à ce commentaire idéaliste. Correction : tu peux râler uniquement si je râle. » Le priver de s'épuiser sur les farces de Maddox, ainsi que sur ses commentaires exaspérants, c'était cruel. Mais elle aimait trop son détestable frérot pour entendre des bêtises à son sujet (même si plusieurs étaient vraies). Astra sourit et fit glisser le veston des épaules d'Erwin, l'aidait à s'en départir. Puis, défit le nœud papillon, un bouton, deux boutons de la chemise. Admirant toujours à quel point il était élégant.

La suite des choses.

Une hésitation au troisième bouton de la chemise. Ses joues se colorèrent vivement, d'un rouge vif, alors que ses yeux bruns revenaient chercher ceux du Schmidt. « Est-ce que tu as déjà... fait... tu sais... l'amour. » La grande question, dans un chuchotement embarrassé d'adolescente.
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