Loi de Murphy : à éviter les problèmes, ceux-ci nous tombent forcément dessus



 



Loi de Murphy : à éviter les problèmes, ceux-ci nous tombent forcément dessus
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Institutions mangemorts
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Astragild Schmidt
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Age du personnage : Vingt-six ans
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Emploi/Etude : Médicomage, spécialisation en pédiatrie, à la clinique de Pré-au-Lard
Faction : Héritiers
Maison : Serdaigle


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Patronus : Cygne. Elle n'a jamais réussi à produire un patronus corporel complet, mais ce serait bel et bien un cygne, pas encore au stade final de son évolution.
Epouvantard : Rogan Macnair. Malgré toutes les blagues et tous les commentaires à mi-voix que fait Astra, elle est en réalité terrifiée par le père de ses cousins.
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Ce message a été posté Jeu 9 Mai 2013 - 5:16

C'était d'un pas léger qu'elle s'était rendue au quartier général des Héritiers, après avoir envoyé un dernier hibou à Wilhelmina, et avec tout autant de fierté qu'elle lui avait remis le carnet de sorts de Mervyn. La dame de la faction l'avait ouvert, après avoir jeté dessus toute une batterie de sorts destinés à vérifier qu'il n'avait pas été ensorcelé d'une quelconque façon, et l'avait finalement remerciée après quelques secondes à observer attentivement les sorts couchés sur le papier. Un simple merci, poli, sincère à son sens. Quelque chose qui faisait plaisir à la jeune femme. Elle n'était pas une grande admiratrice de Wilhelmina, sur bien des points, mais c'était une femme de tête, la leader de sa faction, une sang pure, celle qu'elle savait voir comme la gardienne des réelles valeurs de leur sang et de leur société et... et voilà, quoi.
Ils avaient réussi, c'était l'important.
Astra avait encore du temps devant elle. Sa journée sans aller à la clinique pour vraiment travailler n'était pas terminée, donc elle allait pouvoir revenir tranquillement chez elle, prendre un bain chaud, livre un bon bouquin... ou pas. Ils n'avaient pas leurs livres. Elle devrait se résigner à aller mendier à Poudlard. Elle ne le ferait pas. Elle avait encore sa fierté et la sang pure ne lirait rien, si c'était pour devoir quémander de quoi lire à l'école de sorcellerie, soit au fief des Ombres. Hors de question. Elle prit le chemin qui se dirigeait vers le quartier des Héritiers, mais avant cela, elle longea la rue commerçante de Pré-au-Lard. La prison. Leur prison. Ses yeux sombres tombèrent sur une silhouette masculine qui venait de sortir des locaux de l'Union, où elle n'avait pas encore posé les pieds (de toute façon, qu'est-ce qu'elle y aurait fait?). Une démarche qu'elle connaissait, un visage qu'elle connaissait – la Médicomage intercepta l'homme qui allait croiser son chemin et ne l'avait pas encore remarquée. Et brusquement, en voyant le visage du Schmidt, de son fiancé, elle se dit que ce n'était peut-être pas une bonne idée. « Oh, Erwin! Ça... ça fait longtemps, dis donc. » Dit-elle avec ses vêtements salis, le sang qui traversait son visage, ses cheveux fuchsia en bataille et le sourire le plus étrange du monde, à quelque part entre figue et raisin. Entre la fierté d'avoir réussi sa mission et l'étrangeté de croiser Erwin. Erwin qui la dévisageait avec une expression interdite. Machinalement, elle leva la main et toucha son visage du bout des doigts, y récoltant un peu de sang séché.

Ah oui, ça.

Un petit geste pour balayer ça, un rire feint. « Oh, ce n'est rien! Juste un, euh, je sais pas, enfin, Arutha et moi, on, non c'est une mauvaise façon de commencer une histoire, mais ce n'est rien, donc, même pas mal. » Tu parles. À parler de sa blessure au visage, elle recommençait à sentir ses autres blessures. En Médicomagie, on apprenait à se soigner soi-même avant de soigner les autres, mais elle avait préféré tout mettre pour aider le Kark. Elle avait oublié ses côtes cassées, les bleus qui devaient commencer à fleurir sur sa peau pâle, la vilaine estafilade sanglante qui traçait une diagonale inquiétante sur son visage. Les pourtours devaient commencer à devenir plus bleutés, aussi. Astra réussit à étirer un sourire qu'elle voulait rassurant, sans que cela fonctionne. Elle s'en doutait. Elle ne voulait pas qu'il l'emmène chez lui pour que l'elfe de maison la soigne, l'invite à boire un verre, même juste d'eau, s'inquiète pour elle. Non, parce que depuis leur arrivée à Pré-au-Lard, Erwin Schmidt était la personne qu'Astra s'appliquait le plus à éviter. « C'est si pire que ça? »
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Erwin M. Schmidt
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Ce message a été posté Lun 3 Juin 2013 - 16:42

    Je détestais ce nouvel emploi. Clairement, il n’était pas fait pour moi. Recevoir des ordres par des gens que je n’estimais pas forcément, je n’avais jamais apprécié, surtout dans la sphère professionnelle. Quand il s’agissait de la faction, c’était autre chose. Mais pendant mon travail… Je ne le supportais pas. Heureusement, j’avais très rapidement pris le coup de main, grâce à mes connaissances plutôt accrues et mon ancien métier qui m’aidaient beaucoup, et mes « supérieurs » n’avaient presque jamais rien à dire. Mais presque ne voulait pas dire jamais, et c’est bien ce qui m’agaçait. D’autant plus qu’il s’agissait d’une vaste collaboration entre Héritiers et Ombres, et ça rendait les choses pires encore. Comme si j’allais me soumettre à un membre de l’ombre de la rose noire. Et puis quoi encore ? Cette grande mascarade commençait à me peser sérieusement. Mon ancien travail me manquait, mon ancien appartement me manquait, notre maison d’édition si injustement saccagée me manquait. Et par-dessus tout, mes livres me manquaient, et à ce rythme je n’allais plus rien avoir à lire. J’avais réussi à en sauver quelques uns de mon appartement à Londres, et Otto également de notre Manoir, mais la majorité était resté là où ils se trouvaient, c'est-à-dire, aux mains des américains. Et l’idée même qu’ils avaient pu les détruire, ou les prendre, ou les vendre, me donnait mal au cœur et me mettait hors de moi.

    C’est donc d’une humeur assez maussade et mauvaise que je sortis des locaux de l’Union, passablement fatigué. Je n’avais qu’une envie, rentrer chez moi sans même passer par le quartier général – ils pouvaient largement se passer de moi, je pouvais bien faire une entorse à mon habitude de m’y rendre, au moins pour un soir. Perdu dans mes pensées, je ne vis Astra que lorsqu’elle m’intercepta, alors que j’allais passer à côté d’elle sans la voir. Un grand sourire éclaira mon visage, ça faisait longtemps que je ne l’avais pas vu et ça me faisait vraiment plaisir, elle m’avait manqué. Mais, aussi vite, mon sourire se fana alors que je remarquai son état : Elle me souriait, certes, mais elle était blessée. Et ce n’était vraiment pas beau à voir. Le cœur au bord des lèvres, l’inquiétude me submergea alors que je me sentais brusquement affreusement coupable de n’avoir pas cherché à être plus proche d’elle ces derniers jours, m’approchai d’elle et posai précautionneusement mes mains sur ses joues, avant de chasser une de ses mèches de cheveux, collée sur son front. « Astra je…mais comment tu t’es fait ç… attend quoi ??? Arutha tu veux dire Arutha Kark ? » demandai-je tout en sachant pertinemment la réponse. « Mais qu’est ce que tu es allée faire avec cette pourriture ?? » fis-je un ton en dessous, parce que nous nous trouvions au beau milieu de la rue et insulter les Kark était clairement une mauvaise idée. Je secouai vigoureusement la tête avant d’attraper doucement son poignée. « Enfin tu sais, tu me raconteras ça plus tard, là il faut clairement te soigner… » lâchais-je d’une voix légèrement teintée d’inquiétude. « Viens…Tu peux pas rester comme ça… » fis-je plus doucement en l’entraînant à mes côtés. Il y avait quelque chose d’étrange dans cette conversation, parce que la dernière fois que nous nous étions vraiment vu c’était après l’attaque des Phénix, quand j’étais une pauvre loque sur mon matelas dans les couloirs de Poudlard. Depuis, on n’avait fait que se croiser, et ces derniers jours avaient été flagrant par l’absence de rencontres entre nous. Je ne savais pas réellement si elle cherchait à m’éviter ou quoi, d’autant plus que nous n’avions toujours pas reparlé de nos « fiançailles ». Bon, je n’avais pas non plus particulièrement cherché à en parler, d’une part parce que je savais pas trop comment amener le sujet, mais aussi parce que je n’avais aucune idée de quoi dire. « Oui, c’est pire… » Enfin, pour le moment, elle était blessée et je n’aimais pas ça du tout. « ca va aller tu es sûre ? Pourquoi tu ne t’es pas faite soigner au quartier général ? »
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Dim 7 Juil 2013 - 5:35

Ce qu'elle était allée faire avec Arutha Kark?
Euh.
Astra ouvrit de grands yeux, comme pour retenir les mots qu'elle mourrait d'envie de prononcer. Elle était allée chercher un carnet appartenant à Mervyn Kark, dans son manoir, ils s'étaient fait attaquer par un voleur et des Américains, et... et ils étaient revenus. Est-ce qu'elle pouvait lui dire? Logiquement, oui, non? C'était un Héritier, lui aussi, et en plus, c'était son futur époux. Erwin, son futur époux. Elle n'en revenait toujours pas. « Je te dirai ça quand on sera ailleurs. » Pas ici, au milieu de la rue. C'était un bon compromis, elle aurait le temps de réfléchir un peu. Et déjà son ami l'entraînait dans la direction de sa maison à lui, et non pas de la sienne à elle. Résister aurait été inutile, le Serdaigle était plus entêté qu'un hippogriffe quand il s'y mettait, et l'éviter plus longtemps serait stupide. Ils avaient déjà passé deux mois et demi sans se voir, ou presque, et se défiler en ce moment aurait été plus louche qu'autre chose.

La jeune femme baissa la voix, au moins pour expliquer en bref ce qui était arrivé – et pourquoi elle avait cette tête, alors que logiquement, elle aurait dû être un minimum soignée : « Arutha était blessé, un Américain lui a jeté un sort qui s'est aggravé avec le transplanage, et il voulait absolument que je sois celle qui le soigne. J'ai complètement oublié mes blessures, alors que je ne devrais pas, bon sang mon diplôme de Médicomage pourrait me glisser des doigts pour un truc comme ça, et quand je suis allée voir Wilhelmina... Erwin, on a réussi ! On a réussi notre mission. » Elle avait tout à fait arrêté son récit pour s'exclamer, probablement un peu trop fort. Heureusement, ils étaient arrivés devant l'habitation des Schmidt, et quand la porte s'ouvrit, d'un côté sur l'elfe – Otto – et de l'autre sur eux, elle avait pris le visage de l'Allemand entre ses mains. Comme si elle allait l'embrasser. Une seconde. Elle le regarda regarda la porte, l'elfe de maison, Erwin encore, et elle s'écarta brusquement, laissant retomber ses mains le long de son corps. Elle aurait bien voulu ajouter quelque chose, mais rien ne vint. C'est l'elfe qui rompit le silence plein de malaise qui s'était si rapidement installé : « Otto est content de voir le jeune maître héritier, ainsi que miss Macnair, la future épouse de monsieur le jeune maître. Mais... miss Macnair est blessée ! » Un couinement de l'elfe de maison, ses grands yeux posés sur son visage. Ha non, tous les habitants de la maisonnette Schmidt n'allaient pas lui faire le coup ! « Il faut soigner miss Macnair. » Un hochement de la tête. Ils entrèrent dans la maison et elle suivit Otto sans rechigner, attrapant la main d'Erwin au passage. La créature magique l'emmenait dans la cuisine et elle détourna poliment les yeux quand les deux Serdaigles se rapprochèrent brusquement, la fuchsia étant prise d'une inspiration subite. Un relent de courage, d'impulsivité, qui se manifestait dans son chuchotement complice : « Reste. Je vais pouvoir tout te raconter. Et d'autres choses. »
Ça allait peut-être l'affoler, en fait.
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Erwin M. Schmidt
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Ce message a été posté Sam 13 Juil 2013 - 20:09

    Elle me racontait les évènements de façon décousue et c’était loin d’être très clair, mais je compris au moins le principal : elle était partie en mission. Sans me prévenir. Je ne savais pas trop alors si je devais lui en vouloir ou lui en être reconnaissant. Elle avait été en danger pendant tout ce temps et je n’en avais pas conscience. Cela me rendit malade de penser qu’il aurait pu lui arriver quelque chose alors même que je n’étais pas au courant qu’elle était en mission. Heureusement, elle semblait s’en être pas trop mal tirée. Plus que la fierté de savoir qu’elle avait réussi ce pour quoi elle avait été assignée, c’était le soulagement de la voir saine et sauve qui m’étreignait le cœur à cet instant précis. Ce qui me mettait en colère, en revanche, c’était qu’elle ait du supporter le Kark comme partenaire et que ce pourri l’ait imploré de le soigner, comme si elle avait que ça à faire à ce moment-là, comme si elle-même n’avait pas besoin de soins… Quels égoïstes ces Kark ! Les sourcils froncés, j’allais ouvrir la bouche pour exprimer mon mécontentement mais au même moment, Astra prit mon visage entre ses mains et plongea son regard dans le mien. Silencieux, je la contemplai un moment, mes traits s’adoucissant aussi vite, surpris par son geste qui n’était pas désagréable. Mon Astra. Fidèle à elle-même. Ses yeux furent distraits, et quelques secondes plus tard elle s’éloignait, avec cet air difficile à cerner que je lui connaissais bien. Je ne savais pas quoi dire, elle m’avait un peu pris de court et je n’étais pas certain de savoir pourquoi elle avait fait cela ; mais heureusement mon cher Otto prit les choses en main et ouvrit la bouche pour nous saluer puis s’inquiéter des blessures de Astra. Je souris légèrement. Otto adorait Astra. Sans doute parce que Astra était adorable avec lui.

    J’aimais bien mon elfe de maison. Il était efficace et respectueux, et je n’avais quasiment jamais de remontrances à lui faire. Cette fois-là encore, je n’eus pas besoin de lui dire quoi faire que déjà il entraînait ma fiancée (j’essayais de me faire à l’idée) dans la maisonnette. J’exerçai une légère pression sur la main d’Astra qui venait de prendre la mienne ; et m’apprêtai ensuite à partir pour la laisser aux bons soins de Otto et ne voulant pas la déranger, mais elle me demanda de rester, et, bien sûr, attisa ma curiosité. Non seulement j’avais envie de savoir ce qui s’était réellement passé, mais en plus je m’interrogeai sur la signification de son « et d’autres choses ». Je finis par sourire. « D’accord. Tu m’intrigues. » Intérieurement, j’étais soulagé de voir qu’elle ne semblait pas être en colère contre moi ou du moins que ces longues semaines sans se voir ne voulaient peut être pas dire qu’elle était en froid avec moi. « Et la prochaine fois que Kark manque encore de galanterie à ce point dis le moi avant que j’aille lui apprendre ma façon de penser. Et les bonnes manières. »

    J’observai alors Otto s’apprêter à prendre soin d’elle, après être allé chercher de quoi faire, des compresses, potions et autres. J’aurais bien voulu le faire mais j’avais vraiment peur de lui faire mal. Je grimaçai un peu. « Tu es sûr que tu ne veux pas qu’on aille au quartier général ? » A dire vrai, je m’inquiétais pour elle, je ne savais pas à quel point elle était blessée et je la soupçonnais de me le cacher un peu. « Tu ne seras pas des mieux soignée ici… » Otto semblait approuver mon raisonnement, bien qu’il soit silencieux je commençais à le connaître, lui et ses manies.
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mer 17 Juil 2013 - 1:28

« Ce n'est presque rien. Une petite coupure, une ou deux côtes de... cassées, mais bon, ce n'est pas beaucoup. Je vais pouvoir le faire moi-même. N'oublie pas que je suis bientôt une Médicomage diplômée. » Un soupçon de fierté dans sa voix. Toutes ces années passées à étudier, ne pas dormir la nuit et travailler bien plus que de raison portaient enfin leurs fruits. Elle prit les potions et lu ce qui était inscrit dessus, en sélectionnant quelques-unes qu'elle cala dans les mains d'Erwin, ainsi qu'un paquet de compresses. Ça et sa baguette, ça allait être bien suffisant pour se soigner. Elle se tourna vers l'elfe de maison, réussissant à capter son regard. « Merci Otto de ton aide, mais je vais pouvoir me débrouiller toute seule. Où est la salle de bain ? Par ici, miss Macnair. » Elle allait avoir besoin d'un miroir. L'elfe les conduisit dans une pièce adjacente, tout juste assez grande pour deux personnes, et les laissa ensuite à leurs affaires après une profonde révérence, lui rappelant de faire appel à lui au moindre désir des jeunes maîtres. Ses yeux sombres restèrent quelques secondes fixés sur l'endroit où la créature se tenait, plus tôt, puis referma la porte de la salle de bain. « Au boulot. Mets les potions à côté du lavabo, et si tu as un... ha, voilà. » Astra attrapa le verre à côté du robinet, le mettant plus proche d'elle, puis retira sa cape, qu'elle laissa tomber au sol. Être à l'arrêt lui faisait vraiment sentir à nouveau ses courbatures : le mur de pierres ne lui avait pas fait du bien, ni le vol plané, ni les coups de fouet, ni... ni tout ça, quoi, sans compter la course et le transplanage désordonné qui avait suivi.

« Tu peux... tu peux regarder ailleurs ? Je sais que tu vas... voir... plus, mais je... » Quelques mois plus tôt, elle aurait à peine cillé à l'idée d'enlever son chemisier devant Erwin, mais son statut de fiancé la gênait. Elle avait furieusement rougi, elle devrait demander des conseils à Brooke pour apprendre à garder contenance en toute situation. Erwin allait en voir plus. Forcément. Parce qu'ils allaient, ensemble, ils, enfin. Tout ça. Elle s'était immobilisée, les doigts à la hauteur du bouton au milieu de sa poitrine, le souffle un peu court. C'était idiot de s'emballer pour si peu. Et puis, Erwin avait sûrement déjà vu la poitrine d'une fille, voyons, et un soutien-gorge, franchement, ce n'est pas choquant, il ne va pas s'évanouir ou faire un scandale pour un peu de dentelle bleue.
Finalement, c'est elle qui se tourna, lui offrant seulement la vue de son dos et son reflet dans le miroir. Il pouvait tout voir, mais au moins... elle ne le voyait pas de face. Ses côtes avaient pris une originale teinte violette et elle fit la moue en regardant le tout, tâtant du bout des doigts. Une grimace. Aouch. Elle attrapa une première potion, anti-douleur, et en versa une gorgée dans le verre, la laissant aérer un peu. Elle se racla la gorge et parla pour dissiper le malaise : « Wilhelmina voulait que j'assiste Arutha dans une mission, en fait. Aller au manoir Kark pour récupérer un objet appartenant à son père qui pouvait être utile pour la faction. On se débrouillait plutôt bien, jusqu'à ce qu'un voleur nous attaque et que les Américains débarquent parce que Wilhelmina m'avait confié un artefact en toc pour bloquer les alarmes. » Un bon résumé. Elle retira le collier qui pendait autour de son cou, le bijou se baladant entre ses (petits) seins – est-ce qu'Erwin préférait les petites poitrines ou quelque chose de plus charnu ? Et c'était quoi, cette pensée ? – et le posa à côté du lavabo, avant de boire la potion. Bon, maintenant, il fallait qu'elle soigne ses côtes – son visage suivrait, ce n'était pas dramatique. Les quelques bleus qui resteraient... resteraient là.

Un petit commentaire sur un ton joyeux, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour regarder Erwin : « Je t'ai dit que mon frère te préférait à Arutha ? Il me l'a dit dans ces mots. Tu vois, vous allez finir par vous entendre. »
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Erwin M. Schmidt
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Ce message a été posté Sam 17 Aoû 2013 - 15:29

    Je n’avais jamais douté une seule seconde des capacités de Astra, ce n’est pas ce jour-là que ça allait changer. Ceci dit, je craignais qu’avec la douleur elle en soit plus si capable de se soigner elle-même. Je savais que cela demandais beaucoup de concentration et d’énergie, était-elle en mesure d’en rassembler assez alors qu’elle souffrait ? J’aurais voulu le faire à sa place, mais je craignais encore davantage de lui faire du mal – de toute façon je n’avais clairement pas les compétences. Et elle refusait d’aller au quartier général… Je ne pouvais pas l’y obliger. Alors, je me suis contenter de lui sourire doucement, de me taire et de la suivre jusque dans la salle de bain, les potions dans les mains. C’était l’avantage. Il y avait toujours tout un tas de potions dans la maison, au cas où. Et, ce soir-là, j’étais bien heureux de les avoir. Ce n’était certes pas grand chose, mais cela suffirait peut-être.

    Ce que je n’avais pas prévu, en revanche, c’était qu’elle allait se déshabiller – et pourtant, c’était assez évident, comme pouvait-elle se soigner autrement ? Je relevais mon regard vers elle, il s’accrocha à ses iris avant de dévier sur son visage, et sur sa main gracile qui s’était immobilisée au niveau de sa poitrine alors qu’elle s’apprêtait, apparemment, à déboutonner sa chemise. Je suis resté comme un idiot pendant une poignée de seconde avant qu’au final, elle se retourne. Cela me fit réagir et je baissais vivement la tête. « oui, bien sûr. » C’était assez étrange comment les choses évoluaient. Je l’avais déjà vu un peu dénudée, et même si, je l’avoue assez sincèrement, je n’étais jamais resté de marbre, j’avais l’impression qu’à cet instant précis c’était pire que d’habitude. Sans doute à cause de toute cette histoire de mariage. Plus le temps passait, plus j’essaie de me persuader que c’était une bonne idée, et que c’était la meilleure des choses à faire. Mais cela ne m’empêchait pas de m’inquiéter sur la façon dont ça allait faire évoluer ma relation avec Astra. Je ne voulais pas que ça change. De toute façon, dès qu’il s’agissait de près ou de loin de Astra, je m’inquiétais toujours, et cela ne me ressemblait pas. J’étais loin d’être comme ça avec tout le monde.
    Je ne répondis pas à ses propos. Je ne savais pas si j’allais en voir plus, oui peut être, sans doute, il allait bien le falloir, mais je ne savais pas si c’était une bonne chose, surtout, je ne voulais en aucun cas que Astra s’y sente obligé ou ne voit ça que comme un simple devoir conjugal.. Et moi-même, le voulais-je vraiment ? A vrai dire, je ne savais plus trop. En fait, je ne savais rien du tout, et je n'étais sur de rien.

    Je levais doucement la tête, et involontairement, mon regard accrocha le reflet d’Astra dans le miroir. Et je fus bien incapable de dévier le regard, trop occupé à la contempler et détailler chacun de ses traits, chacune de ses courbes, et toute cette grâce qui s’échappait de sa personne était assez écrasante- peut être trop. Lorsque je réalisai ce que j’étais en train de faire, je baissai vivement les yeux juste au moment où elle tournait légèrement son visage vers moi, et je me sentis rougir légèrement. Ce n’était pas mon genre d’être un voyeur et cette situation m’avait mis dans un grand embarras. Heureusement, elle s’était mise à parler et je pus me concentrer sur autre chose que ce que j’avais vu et qui m’avait troublé. Je l’écoutai attentivement et souris alors qu’elle me parla de son frère, tout en prenant soin de ne pas laisser mon regard dévier une nouvelle fois, ce n’était clairement pas des choses qui se faisaient, j’étais un gentleman nom de Dieu. « J’espère bien qu’il me préfère à Arutha ! Je me ferais vraiment du souci sinon, j’aime à penser que je ne suis pas aussi pourri que ce type et surtout que les gens le savent ». Maddox était un vrai phénomène. Il me détestait, je crois bien, parce qu’il pensait que j’étais rasoir, et minable, et clairement pas celui qu’il fallait à Astra – ce qui, dans un sens, n’était pas tout à fait faux. Mais je savais, et il le prouvait à cet instant d’après ce que mon amie me disait – que c’était un bon garçon, et qu’il avait quand même un certain bon sens – comme détester Arutha Kark. « Astra… Tu es sûre que ça va aller ? » Je marquai une pause, ne sachant pas très bien comment continuer. « Est-ce que… Restes ici ce soir. Je te laisserai tranquille si tu veux mais au moins tu seras en sécurité, Otto veillera sur toi, et moi aussi, et tu pourras te reposer sans que personne ne vienne t’importuner »

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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mar 20 Aoû 2013 - 20:24

Un autre rire. « Je savais que ça vous ferait un point commun. » Maddox détestait Erwin... en fait, il ne le détestait pas. Il ne l'aimait pas, par principe d'abord. Parce qu'il n'aimait aucun de ses amis, les trouvait tous ennuyants à mourir, et que de toute façon, personne n'était assez bien pour elle. Nohlan l'influençait probablement, avec ses idées de couvent. Le temps allait sûrement arranger les choses, non ? Son frère verrait bien qu'Erwin n'était certes pas du genre à sauter partout, mais qu'il était quelqu'un de bien. Et pas seulement de « bien mieux qu'Arutha Kark ». Elle attrapa sa baguette et la pointa à l'endroit où elle pensait que ses côtes étaient cassées, marmonnant des formules pour remettre tout ça en place. Le mouvement des os sous la peau la fit frissonner, ça et la série de craquements sinistres qui s'en suivit, et lorsqu'elle sentit de l'une d'entre elles était bien remise de son choc, elle arrêta le sort. Et de une. Erwin lui parlait. Astra se retourna légèrement, pour l'écouter. Son offre était tentante. Rester là. Comme avant. Une soirée à dormir chez lui. Ils pourraient lire au salon, ensemble. Parler. Elle ferma les yeux, laissa sa main courir encore sur ses côtes pour repérer la deuxième qu'elle savait s'être fracturée. « Tu es tellement adorable, comment ne pas t'aimer... » Un murmure songeur, un léger soupir et elle rouvrit les yeux en sentant une vive douleur lui vriller la cage thoracique. Là. Heureusement, la douleur diminua, la potion faisant effet.

« D'accord. Je demanderai à Otto de prévenir Othello que je ne rentrerai pas ce soir. Je ne voudrais pas qu'ils s'inquiètent. » Ils. Son père, son frère, son elfe dévoué. Les hommes. Toujours en train de s'inquiéter pour les femmes, de les veiller, de les surveiller. Comme si elle était... faible. Certes, elle avait sa fragilité. Et ses faiblesses. Mais elle n'était pas faible. Elle repoussa une mèche fuchsia derrière son oreille avant qu'une autre formule vienne replacer sa deuxième côte brisée, dans le même mouvement désagréable, mais salvateur. Il ne resterait plus qu'à soigner ses hémorragies et ses blessures plus superficielles. Évidemment, Astra ne pourrait rien faire, demain, contre les courbatures et la sensation d'avoir été projetée contre un mur (tiens donc), mais ses blessures ne seraient plus que du passé. Sa main vint cueillir une nouvelle fiole, dont elle versa le contenu dans le verre après l'avoir nettoyé d'un vif mouvement du poignet. Quelques secondes et la but en se bouchant le nez. Les potions coagulantes avaient un goût nettement écœurant et c'était nécessaire, même après en avoir goûté souvent. Une autre grimace avant qu'elle se serve un verre d'eau, pour faire passer l'amertume de la potion. « Je remplacerai les potions que je vous ai chipé. Otto a une bonne réserve et ce serait dommage de la voir entamée parce que je ne sais pas jeter un sort correctement. » La Serdaigle mouilla une compresse, qu'elle utilisa pour nettoyer le sang étalé sur elle, autant sur ses bras que ses mains et son visage, découvrant mieux L'étendue des dégâts. Presque rien, à ses yeux ; sûrement trop à ceux du Schmidt. Cela fait, elle se pencha pour cueillir son chemisier, qui avait atterri aux pieds d'Erwin, et le passer sur son corps pâle sans le boutonner. Histoire de récupérer un semblant de décence. Un clin d’œil à l'Allemand quand leurs visages se frôlèrent alors qu'elle se relevait, à peine le bout de leur nez. Les fleurs violacées de ses côtes se résorberaient, avec la potion, jusqu'à n'être que des corolles bleutées. Moins douloureuses, mais présentes. Ses doigts tâtèrent la blessure qui traversait son visage. Cette fois, elle attrapa une pâte cicatrisante, qu'elle étala par petites touches sur la blessure, qui devint d'un bel argenté. Être ici et se soigner la calmait, par rapport à Erwin. Parler de médicomagie, de potions, de blessures. Elle était dans son élément et ainsi, elle ne se concentrait pas sur autre chose. Elle pensait seulement à ses côtes réparées, à ses bleus, au sang, à tout ce qui ne concernait pas Erwin. Ou de loin.

Quelques dernières touches de pâte sur sa blessure. Une généreuse gorgée de Philtre de Paix, pour calmer ses nerfs encore tendus, son esprit qui allait peut-être s'emballer dans la nuit. Les compresses rangées, les fioles vides nettoyées, le matériel prêt à être rangé par Otto. Et Astra se retourna vers Erwin, fraîche et soignée, les bras comiquement écartés. « Ta-da ! Presque comme neuve. Par contre, si tu comptes me garder ici pour la nuit, joli cœur, il faut me nourrir. Je veux bien vivre d'amour et d'eau fraîche, si tu accompagnes ça d'Apfelstrudel. » Manger lui ferait du bien. Et s'asseoir, vraiment se reposer la calmerait encore plus que le Philtre de Paix. Elle baissa les yeux sur son chemisier, encore déboutonné, et elle le reboutonna n'importe comment, étouffant un rire gêné. « Essayons d'être décents. » Oui. Parce que bon, devant Erwin, passe encore. Devant ses parents et ses frères, eum, non merci.
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Erwin M. Schmidt
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Rapeltout
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Ce message a été posté Ven 22 Nov 2013 - 21:25

    Je fronçai les sourcils. Je n’étais pas adorable. J’étais sensé être tout, sauf adorable. Compétent, intelligent, digne, loyal, bien élevé, cultivé, distingué, mais pas adorable. Je n’étais pas l’une de ces petites choses que l’on pat-pat ou à qui l’ont pinçait gentiment la joue. Non ! Alors pourquoi ce compliment me mettait mal-à-l’aise, comme un gosse de douze ans ? Je me renfrognai. J’avais la réponse juste devant moi : parce qu’il s’agissait d’Astra, et que n’importe quel compliment venant d’elle me touchait davantage que je ne voulais l’avouer. Mais avec elle, plus qu’avec n’importe qui d’autre, je refusai d’être adorable. Je voulais être fort, efficace, être capable de la protéger et de prendre soin d’elle. Certaines personnes voyaient sans doute en moi une vision machiste et misogyne, et si je ne l’étais pas, il était cependant certain que j’étais un peu vieux jeu sur les bords… un peu trop traditionnel mais c’était par réel intérêt, inquiétude. Et le traditionalisme n’avait jamais fait de mal à personne, n’est ce pas ? De toute façon, c’était plus fort que moi. Et puis, je ne l’étouffais pas, du moins je l’espérais, alors tout allait bien. C’était le principal.

    Le fait qu’elle accepte la proposition me soulageait, bien sûr, mais par-dessus tout cela me rendait heureux. Cela faisait longtemps qu’on ne s’était pas vu, et s’il n’y avait pas réellement de distance entre nous j’avais l’impression que nous n’étions pas aussi complices que ce nous avions pu l’être, et c’était dommage, cela me désolait même. J’espérais rattraper le temps perdu avec cette soirée, profiter du moment, oublier un peu les derniers évènements : les missions, pré-au-lard, nos échecs, notre collaboration forcée, la perte de notre chère maison d’édition… tout cela. J’hochai la tête un peu distraitement à ses paroles, ça tombait sous le sens, je n’allais pas leur enlever leur fille pour la nuit – Par Merlin, cela sonnait trop étrange comme cela – sans qu’ils soient prévenus. Ne serait-ce que par crainte de la réaction de son frère, je préférais que sa famille soit au courant.

    Et puis, avouons-le, j’étais plus distrait par ce que je ne devais pas voir que par mes introspections du moment concernant Astra, sa famille, ma capacité à être digne d’elle. D’abord parce que cela m’embarrassait, parce qu’elle était magnifique, et pleine de grâce, et que je me sentais ridicule à côté, mais surtout, à cet instant précis, à cause des tâches violacées qui marquaient sa peau. Ce n’était pas beau à voir. Cela devait être réellement douloureux et je m’en voulais de ne lui être d’aucune aide. « T’occupes pas de ça. Il nous en reste pas mal et j’irais en récupérer. De toute façon… » Je ne finis pas ma phrase, d’une part puisqu’elle venait de se retourner et me faisait dorénavant face – de bien trop près – alors que son chemisier n’était pas reboutonné – perturbant, avouez-le. J’eus une brusque envie de l’embrasser. Mais surtout parce que je n’avais pas envie d’aller jusqu’au bout de ma pensée : lui parler de ma condition de santé était hors de question, en j’en avais assez honte comme ça. Alors je me tus, et me penchai pour l’embrasser sur la tempe.

    Et, avant que je puisse me contrôler, je déboutonnais quelques boutons de son chemisiers pour le reboutonner correctement, lentement, un peu maladroitement aussi – je devais être parfaitement ridicule, en plus je ne savais même pas pourquoi j’agissais de la sorte. Se faisant, mes doigts frôlaient parfois sa peau, et je frissonnai de temps à autre. Une légère rougeur s’était installée sur mes joues alors que je finissais l’opération. « Voilà, là c’est mieux, comme ça. » Je plongeai alors mon regard dans le sien et souris doucement. Quelques secondes passèrent avant que je réalise que je devais avoir l’air très con, et que je reprenne mes esprits, reculant de quelques pas.

    « Direction la cuisine alors, si mademoiselle a faim ? » Je souris, attrapai délicatement son poignet et l’entraînait gentiment dans l’appartement magiquement agrandi – heureusement, d’ailleurs, sinon on n’aurait jamais eu assez de place pour cinq, déjà que je trouvais cela trop petit et que je n’aimais pas trop devoir vivre non stop avec le reste de la famille après avoir eu un petit coin tranquille au dessus d’une de nos librairies… Arrivés à bon port, je l’invitai à s’assoir avant de demander à Otto s’il pouvait préparer quelque chose de bon et de requinquant. « Je t’aurais bien fait moi-même à manger mais je suis tellement doué que j’ai peur de t’empoisonner… » fis-je avec un léger rire. Mes parents ne devaient pas être rentrés, quand à Sebastian et Wolfgang je n’en étais pas certain. « Tu veux boire quelque chose de particulier ? »
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Jeu 26 Déc 2013 - 4:38

Le baiser sur la tempe la fit rire – tandis que l'initiative d'Erwin, de reboutonner correctement son chemisier, la fit rougir. Beaucoup trop. C'est qu'il faisait chaud, dans cette salle de bain ! Ils n'avaient jamais été très intimes, pas à ce point-là, et elle se retrouvait troublée de ce geste. Étonnamment troublée, lui semblait-il. C'était tellement inattendu... Elle lui rendit son sourire, sans prendre garde qu'ils devaient ressembler à deux parfaits idiots, à se regarder avec des yeux de troll frits. Il allait l'embrasser. Maintenant. Elle en était persuadée. C'était le moment parfait. Après tout, ce n'était jamais arrivé, et ils devaient bien commencer quelque part ces fiançailles et tout ce qui allait en découler... Astra avait même à demi fermé ses yeux, prête à recevoir le baiser de son charmant fiancé, quand celui-ci décida plutôt de l'entraîner à la cuisine.
Ha. Vrai. Elle avait mentionné qu'elle avait faim.
Légèrement décontenancée, elle le suivit docilement et prit place sur une chaise, gardant ses yeux sombres fixés sur lui. Il ne l'avait pas embrassé.

Peut-être qu'elle ne lui plaisait pas. Il avait vu son corps, il n'avait pas aimé. Après tout, s'il l'avait demandée en mariage, c'était purement parce que c'était pratique, plus que de perdre son temps dans du speed dating idiot. Probablement l'avait-il trouvée ridicule, à attendre ce baiser. Ils étaient juste amis, de toute façon, et les amis ne s'embrassent pas pour rigoler. Plus tard, ils feraient l'amour de façon pratique, les lumières fermées. Il aurait une amante, attirante et pleine de courbes, sans doute blonde, tandis qu'elle croquerait tous les jeunes hommes célibataires ou non.

Pourquoi se torturait-elle autant l'esprit, soudainement ?
Ce n'était qu'un baiser.

Astra se massa légèrement les temps, du bout des doigts, avant de reprendre son éternel sourire léger. Elle devait cesser de penser à ces idioties. Ce n'était pas le moment. Elle allait se donner mal à la tête et réussir à se déprimer, alors que l'atmosphère était à la fête. « Ne t'en fais pas. Je ne peux pas non plus te faire à manger, alors nous sommes quittes. » C'était au moins une chose assumée. Elle appuya son coude sur la table, son menton dans sa paume. « Mmmm, j'aimerais bien un thé. » Comme toujours. Un bon thé, bien sucré, ça lui ferait du bien. La Serdaigle observa son camarade mettre l'eau à bouillir, ce n'était pas trop difficile ça (même elle en était capable – Miss Catastrophe), puis elle se leva de son siège, ayant pris une décision. Pas qu'elle soit de nature impétueuse, mais sa précédente réflexion par rapport à Erwin avait semé une graine dans son esprit.
Si lui ne l'embrassait pas, alors c'était à elle de le faire.
À elle de prendre les devants.
Elle vint le rejoindre à côté de la cuisinière, le poussa un peu contre le comptoir. Elle était presque aussi grande que lui. Elle ne pourrait plus porter de talons hauts. Pensée fugace, ridicule, amusante. « Est-ce que je... je peux t'embrasser ? » Pourquoi avait-elle demandé ? Pourquoi n'avait-elle pas tout simplement... Astra n'attendit pas sa réponse, rapprochant son visage du sien pour l'embrasser.

D'abord brièvement.
Puis, voyant qu'il répondait, peut-être par réflexe, prolongea le baiser.

Ses bras, d'abord ballants, finirent par recevoir le message de ce qui se passait. Une main se posa sur le torse d'Erwin, l'autre dans le bas de son dos, alors que le sifflement de la bouilloire se faisait entendre, dans un silence uniquement ponctué par leurs respirations. Un baiser moins chaste, mais toujours un peu tremblant, presque maladroit. Ses doigts se serrèrent sur son vêtement, elle était subitement étourdie, comme surprise par ce baiser qui trouvait réponse. Son corps se colla plus étroitement contre le sien. Et pourtant, dans son ventre, pas encore cette sensation qui pouvait la scier en deux, cette envie muselée depuis longtemps pour que seul 'The One' l'assouvisse. Juste un fourmillement, léger, alors que la main qu'elle avait mise dans le dos d'Erwin venait glisser ses doigts dans ses cheveux sombres. Juste un tiraillement, passant inaperçu dans l'encombrement de ses pensées, de son esprit incertain.

Il embrassait bien.
Et c'était tout ce qu'elle semblait réaliser.
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