if we talking ? You and I. [Pv : Faith] - Page 2



 



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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 6:50

Pru porta son Roméo à ses lèvres quand Ao parla du chapeau non choixpeau, elle tira une bouffée et elle essayait d’assimiler ce qui l’était en train de lui expliquer. Elle posa son cigare dans le cendrier et elle plissa ses yeux noisettes, tellement, il lui était étrange qu’un bout de tissus puisse lire dans les pensée ? Il était intelligent mais il devait bien avoir un créateur ?

- Cet objet a le pouvoir de sonder les esprits ? Mais qui l’a créé ? Et surtout, où est-il, aujourd’hui ? Pas dans les mains des veracrasses ?
Elle aurait aimé pouvoir le coiffer et elle aurait été curieuse de savoir ce qu’il dirait sur sa personnalité.

Son âme d’historienne reprenait le dessus comme elle aurait aimé avoir accès à la bibliothèque de Poudlard et ainsi pouvoir entreprendre des recherches sur cet étonnant bout de tissus. Est-ce que les bouses de dragon n’avait fait le ménage dans les ouvrages de ce lieu, détruit ceux qui avaient été rédigés par des né-moldus, ceux qui pouvaient mettre en péril leur doctrine basée sur la pureté. Comme elle s’en voulait de ne pas avoir pu reprendre Pré-au-lard et Poudlard à ses monstres sanguinaires et dégénérés.

Quand elle repensait à ses années passées dans son école, elle se souvenait qu’il y avait des tensions mais qu’elles disparaissaient rapidement. Elle était persuadée que si son école avait instauré de telles maisons, les discordes auraient été plus longues et plus violentes même dans les familles, si des frères et des sœurs s’étaient retrouvés dans des maisons ennemies, ils auraient pu se brouiller ? Elles permettaient également de créer des compétitions entre elles et par conséquent, les élèves étaient obligés de se surpasser !

Elle se recula légèrement quand il noya son regard azur dans le sien, il semblait vouloir la sonder encore une fois et bien qu’elle le fasse, quand un autre se permettait de lui faire subir la même chose, elle était mal à l’aise. Elle lui lança un regard soupçonneux quand il termina sa phrase, en lui faisant un compliment maladroit. Essayait-il de la séduire ? Il s’y prenait très mal, une drague un brin désuet. Lui avait-elle lancé des signes qu’elle était open ? Non, il est vrai qu’elle parlait avec plus de facilité mais de là à ce qu’il pense avoir une ouverture ? Elle rétorqua d’une voix sarcastique :[/]

- Encore des compliments, tu me prends pour une ingénue ? Rolling Eyes


[i]Et le pire, c’est qu’il n’assumait pas ses paroles, preuve en est, il détournait le regard. Peut-être était-ce juste un lapsus mais le pire, c’est que cette petite gaffe la remettait sur ses gardes.
Elle écouta discourir sur les qualités de sa maison fétiche et elle ne put s’empêcher de pousser un long soupir.


- Si le cha…., non, choixpeau a choisi de t’envoyer à Serdaigle ne signifie pas que tu manques de bravoure, il insinue que tu es une personne réfléchie ! Préfères-tu foncer dans le tas, sans n’avoir aucun plan ? Comme le ferait un gryff ?
Elle le regarda castastrophée, pleurer mais par Morganne, chaque personne était doté de toutes les caractéristiques des quatre maisons, peut-être qu’à un moment, l’une était dominante mais après s’en était une autre. Heureusement qu’avec l’âge, tu as pris de la maturité et de la sagesse, comme quoi, un petit aiglon est devenu un aigle royal

Elle l’observait et elle se demandait quelle image, il avait de lui-même. Certainement fausse, car il pensait ne jamais devenir un héros. Elle espérait qu’il puisse prendre confiance en lui et surtout en ses capacités, au fur et à mesure qu’il ferait des missions. Elle lui lança un regard navré quand il se traita de nul et elle eut l’impression de voir un petit garçon devant elle et elle parla d’une voix plus chaleureuse :

Et si tu arrêtais de te dénigrer et que tu me disais enfin ce qui te torturait l’esprit? Elle fit une légère pause, le temps d’une bouffée. Quand j’ai besoin de me changer les idées et que j’ai l’impression de piétiner.




Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:56, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 8:14

Pour le Choixpeau, je ne saurais lui en dire plus. Après tout elle est si renfermée avec son histoire et m’a gentiment rappelé que les écoles entre elles se gardaient d’être trop peu méfiantes, je ne vois pas pourquoi j’en rajouterais. Et puis, il faut dire que je n’en sais guère plus concernant cet artefact. Évidemment je me suis posé bon nombre de questions à son sujet, mais je n’ai jamais eu le temps d’approfondir mes recherches. La part de mystère qu’il renferme, la nostalgie d’une autre époque, ces années d’enfance…je préfère la laisser intacte.

Autre petit malentendu, ou plutôt grosse erreur, ma maladresse. Est-ce que je la drague ? C’est, possible. Est-ce que c’est malgré moi ? Non je veux bien assumer et assurer que je la trouve très jolie, plus qu’intéressante. Est-ce que je la prends pour une ingénue ?
Fichtre, je suis si mauvais ? J’ai connu certaines demoiselles qui, sans passer à côté de mes balourdises, se retenaient bien de me les reprocher. Comme si ça me donnait un petit charme…des fois. Autant dire qu’avec Faith : ça ne marche pas. Ça n’a rien d’étonnant, ce serait le comble qu’une fille surnommée « femme dragon » soit touchée par des hommes maladroits ;
Bien ma veine.
Je secoue la tête en récupérant son regard pour éviter d’être davantage fuyard et ridicule.

« Non, pas du tout ! Je te connais mal et tu es si…fermée, j’ai peur de te vexer et pas seulement parce que je m’en voudrais mais aussi parce que ça pourrait rimer avec la fin de cette conversation. Tu sais je ne suis pas que maladroit et horrible dragueur, je suis aussi très mauvais en plaidoirie, lorsqu’il s’agit de plaider ma cause. » Je hausse les épaules avec amusement comme si mes propos confirmaient la règle. Pour autant, j’ai de l’humour non ? « Laisse moi m’enfoncer jusqu’au bout dans ce cas : tu as de très jolis yeux. C’est mieux ? »

Et si c’est encore plus gauche, ça ne me dérange pas cette fois. C’était voulu, du moins c’était le but de cette touche d’humour. Passons, je sens que même si elle a quelques réticences à mon égard, ses airs de n'pas y toucher sont plus là par habitude que réel embêtement...

La jeune femme cible les caractéristiques d’un étudiant de Gryffondor et d’un élève de Serdaigle avec une grossièreté qui résume très bien les faits, afin de me faire choisir un comportement. Genre, lequel est-ce que je prendrais ? Quelle serait mon attitude à moi ? Je sens une pointe péjorative dans l’action du gryff et je souris, en secouant la tête.

« Il m’arrive d’être impulsif, de foncer dans le tas. Enfin, tu as raison je suis peut être quand même plus réfléchi. Je n’en sais rien : je ne m’appelle pas Choixpeau ! »

Aigle royal hein ?
Je savoure un peu plus mon cigare – très agréable Juliette, somptueusement parfumée, au caractère de qualité – pour j’observe mon verre comme s’il était devenu soudainement très intéressant. Elle veut que je lui explique, elle veut que je vide mon sac ? C’est gentil. Et terriblement vil de sa part. Faith ne me dit rien, ou simplement ce que les mailles de son filet habilement contrôlé veulent bien laisser passer ! Moi j’ai moins de contrôle sur ce qui s’échappe d’entre mes lèvres, en tout cas ce soir. J’ai pas mal bu, je suis dans un état de flippe total, je suis perturbé par la présence de cette femme que je peine à cerner et…
Diable. Tant pis. Quels sont les risques ? Qu’elle se fiche un peu plus de moi ? Que je perde encore un peu de points dans l’estime qu’elle me porte ? Je ne suis pas son genre, il va falloir que je m’y fasse.

« Je ne sais pas s’il est prudent de parler de ça ici. Je dois…partir demain et agir, dans l’intérêt de notre camp. » Je me mords doucement la lèvre dans une espèce de sourire contrarié. Je n’en ai pas très envie, pourtant je suis excité. J’ai à la fois hâte, et peur. Un enfant oui, c’est un peu ça. « Je crois qu’une fois là bas je n’aurai plus le temps de m’inquiéter ! Et c’n’est pas plus mal. Et toi, tu fais quoi en ce moment ?... A part supporter un douteux collègue ? »

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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 11:10

Elle était contrariée qu’il ne daigne pas répondre à ses questions sur cet étonnant et intéressant objet. Elle n’avait pas l’habitude que ses interlocuteurs snobent ainsi ses interrogations. Il est facile de reprocher aux autres ce que l’on fait soi-même. Au lieu d’atténuer son sentiment de frustration, son regard déterminé l’exprimait et Aoden ne pouvait l’ignorer. Comment osait-il évoquer un tel sujet, il lui donnait l’eau à la bouche et après plus rien ? Certes, c’était, peut-être, un secret mais quand l’Ordre aura repris Poudlard et Pré-au-lard, elle aurait l’occasion de parcourir les trésors de la bibliothèque.

Et pourtant, elle avait pardonné les faiblesses de Charles, quand il avait été le premier à comprendre que ses sentiments avaient changé à l’égard de sa condisciple. Au départ, elle avait pris ses propos pour une vaste farce et elle avait mis du temps, à comprendre, que ce qu’elle ressentait était un sentiment amoureux, jusqu’au jour, où il fut la victime d’un tour, qui tourna mal et le blessa. La jeune fille s’était transformée en dragonne et elle l’avait vengé. Etrangement, Aoden lui faisait penser à lui et elle ressentait son absence et un manque, leurs discussions, leur débat, leur fous-rire et surtout sa tendresse.

Elle sortit de ses pensées nostalgiques quand elle entendit Ao reprendre la parole et elle plissa ses yeux noisette quand elle entendit son explication pas très claire. Il pensait qu’elle serait assez susceptible pour s’en aller au lieu de riposter. La prenait-il pour une gamine immature ? Elle parla d’une voix claire quand elle lui répondit


- Aoden, je ne suis pas susceptible mais plutôt vindicative alors si tes paroles me semblent inappropriées, je te le ferai remarquer, certes, je me montrerai dure mais franche. Et je n’ai jamais refusé une discussion même si elle devient houleuse. Je ne vais aller bouder dans mon coin comme une petite fille.
Elle ne peut s’empêcher d’esquisser un petit sourire en coin, quand il affirma être un moment avocat pour lui-même. J’apprécie ta franchise, c’est tellement rare mais les compliments m’ont toujours gênés. Elle savait que son physique jouait en sa défaveur, elle ressemblait une petite créature chétive et fragile et si on la complimentait sur sa « soi-disant beauté », elle avait l’impression, qu’on la raillait. Et encore, il avait échappé à son regard torve, il avait eu de la chance, pour le moment en tout cas.

Sa comparaison était, certes facile, mais elle avait senti qu’Ao se dévaloriser, depuis de nombreuses années, à cause du fait qu’il soit un aigle. Il était courageux, sinon, il ne ferait pas de mission pour l’ordre alors il ne servait à rien de se dire continuellement qu’il n’était pas assez courageux pour faire partie des gryffs.


- Ne m’évoques plus cet objet si tu ne veux pas m’en dire davantage sur lui !
Rétorqua t’elle indignée, il l’avait titillait sa curiosité et puis il s’était tu, homme cruel qui refuse de partager son érudition.

Il redevenait silencieux, taciturne, perdu dans ses pensées ou peut-être essayait t’il de lire son avenir dans les volutes de fumée.

Elle dégustait son verre, à petites gorgées, car elle ne voulait pas perdre le contrôle de cette discussion et elle n’oubliait pas de manger ces délicieux amuses bouches. Il partait bien en mission, elle comprenait mieux ses inquiétudes et elle apprécia qu’il ne s’étale pas, surtout, dans un lieu public.


- Je comprends, l’inconnu fait peur.
Elle lui lança un regard plein de malice à sa dernière remarque avant de poursuivre, d’une voix qu’elle modula pour qu’elle reste neutre, son regard la trahissait déjà bien assez. Douteux, certainement, mais étrange encore plus. Etrange dans le sens intriguant, qui donne envie de creuser un peu plus. Pouvait-elle lui parler de son travail ? L’agression de Miss Brown avait fait la une des journaux et comme il était journaliste ?Elle dit dans un souffle pour que personne n’entende à part lui. Sur l’affaire Miss Brown.










Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:56, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 12:58

Comment ? Quand je parlais de la fin de notre si plaisante conversation – malgré ses côtés piquants – je ne pensais pas du tout à une fuite de Faith. J’ai bien compris que la jolie brune n’était pas de ce genre lâche, et si sa personnalité m’est encore grandement cachée, inconnue, il n’est pas difficile de savoir que c’est une battante aguerrie. Qui assume et se défend coûte que coûte.
Non, ce dont j’ai peur, c’est qu’en la froissant elle prenne encore plus de distance. C’est qu’en la vexant, elle devienne plus agressive avec moi, plus méfiante et m’empêche de voir le peu que j’ai le droit d’observer pour l’instant. Même en restant là, une fois touchée, la demoiselle Adamson sera inaccessible et les traits de son caractère renfermés comme la perle rare au fond de la coquille…
Je ne veux pas prendre ce risque. A tel point que je ne lui fais pas part de cette précision ! Inutile de montrer à nouveau que je suis intéressé par la tournure de nos propos, inutile d’ajouter de l’huile sur le feu – les petites étincelles du moins – inutile aussi d’abimer davantage mon image.
C’est une concentration constante, une mission très difficile, mais je m’accroche soyez en sûrs.

« D’accord pour les compliments, je note. Au moins tu sais que je le pense, j’éviterais de me répéter à l’avenir ! »

Et pourtant je suis généreux en éloges. Ironique et sarcastique sans nul doute, mais certainement pas dans un moment pareil ! Encore moins avec une femme qui attise à ce point ma curiosité, mon intérêt, mon goût pour la proximité ou encore mes tentatives de drague…
J’étais très sérieux en parlant de ses yeux. Si elle prend mal les compliments ce peut être pour plusieurs raisons. Beaucoup de gens peinent à les recevoir car ils ne savent pas quoi répondre ; je suis presque prêt à parier néanmoins que concernant Faith – si c’est aussi ce cas là – c’est un problème de conviction. Si méfiante que sceptique avec tout ce que je dis, comment peut-elle être certaine de la véracité de mes propos ? Si elle me connaissait mieux, elle saurait que jamais je n’oserai mentir avec ces choses ;
Enfin. Je l’ai dit, elle en fait la conclusion qu’elle souhaite. Si à l’avenir l’occasion se présente de répéter mes louages, je le ferai, jusqu’à ce que ça lui rentre dans la tête. Oui, je suis têtu, elle l’apprendra.

Je termine mon verre alors que la charmante m’assure que je suis plus étrange que douteux – j’hésite encore sur la façon dont je dois prendre ça – puis mes sourcils se froncent au moment où elle évoque le nom Brown. Lentement, je hoche la tête, comme pour lui signaler que je vois de quoi elle parle. Ai-je besoin de le faire ? J’en doute, mais trop tard. Je reste pensif un instant, écœuré par de pareils agissements, encore contrarié par ce qui m’attend demain et – heureusement – amusé par ce contexte auprès de Faith. J’exprime finalement mes divers ressentis dans un léger soupir poussé tandis que je me redresse, laissant une épaule craquer sévèrement.

« Je vois. Et là, tu vas retourner bosser ? Ou pour ce soir, cette nuit, c’est terminé ? Non parce que j’me disais, ma moto n’est pas loin et prête à rouler alors…j’suis sûr que ça me détendrait, surtout si je ne dois pas rentrer après la mission, je crois que je n’ai rien de mieux à faire qu’un tour de moto. Sauf avec toi, avec toi ce serait encore mieux. »

Je penche le visage sur le côté, ne quitte pas ses yeux des miens et entame d’esquisser un sourire en anticipation à toute remarque cuisante sur mon exécrable drague. Et puis pourquoi drague en plus ? Deux passionnés de moto peuvent pratiquer sans que ce soit ambigu, je crois.
J’attends sagement, me contentant de me lever très doucement, mon regard toujours solidement accroché au sien.
Alors quoi ? Je n’en serais pas à mon premier vent. Ce serait juste dommage, vraiment dommage.


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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 16:30

Comme c’est amusant de voir un homme aussi déstabilisé par quelques mots prononcés. Il est vrai que la jeune femme pouvait se murer dans un silence glacial et se montrer intransigeant et refuser de parlementer avec un importun trop curieux et n’évoquait que des sujets banals ou en lien avec leurs missions communes. Cependant, elle restait une femme forte, remplie de paradoxes, elle appréciait la persévérance d’un gentleman discret avec le sens de l’humour et de la répartie.

Ah si seulement, Ao connaissait Charles, il pourrait lui demander des conseils pour faire fondre la carapace de sa meilleure amie. Il était tout le contraire de Faith, ouvert, sociable même naïf et ce sont ses qualités qui l’ont fait craquer malgré elle, une telle innocence dans son regard et son petit air enfantin était une bouffée d’oxygène dans sa vie, si rigide.

Il reparlait encore de compliments, ne pouvait-il comprendre sans qu’elle se montre glaciale, qu’elle acceptait uniquement ceux qui n’avaient pas de rapport avec son physique. Elle leva les yeux au ciel et dit simplement d’une voix étrange :


- Ce sont des subterfuges utilisaient pas Don Juan et Casanova et qui n’ont qu’un seul but. Elle pensa séduire une femme, la mettre dans son lit et passer à une autre. Elle estimait qu’une relation ne pouvait être que physique. Arg, le visage de Lukas lui traversa l’esprit et elle se dit : « un bon petit cul avec une belle gueule mais aucune confiance en lui ». Elle pensait que c’était la communion de l’esprit, la complicité qui devait être la base d’une relation adulte.

Elle sirota la fin de son troisième verre avant de déguster, à nouveau, quelques tapas, elle sentait que l’alcool commençait à lui monter à la tête et elle voulait rester prudente car elle savait qu’il avait le talent de délier les langues. Elle eut une pensée pour Naïma Zabini, qui en avait été victime et les informations qu’elle avait fournies, malgré elle, avaient été utiles à l’Ordre.

Lorsqu’elle avait prononcé le nom de la pauvre victime, coupable d’être née-moldu, elle sentit la rage l’envahir et ces bouses étaient indélogeables du fief des veracrasses. Elle les haïssait et elle était pieds et poings liés pour le moment. Et voilà la véritable raison de sa présence dans ce lieu de perdition… non, non, pas de luxure Wink.

A son petit hochement de tête discret, elle comprit qu’il connaissait l’affaire ou du moins les grandes lignes imprimées dans les journaux. Elle vit différents sentiments se peignaient sur son visage du dégoût, du déplaisir et de l’amusement. Comment faisait-il pour ne pas exploser ?

Quand il lui proposa de faire un tour de moto en sa compagnie, elle le regarda étrangement et le doute apparut dans son regard. Cherchait-il à se retrouver seul en sa compagnie et par conséquent avait-il des mauvaises pensées ? Elle fit mine de réfléchir et son regard azur avait beau être troublant, elle le soutint sans ciller et elle finit par dire :


- Je vais décliner ton « agréable proposition » pour trois raisons. Ma « Circée » est toujours aux Etats-Unis, pour le moment, ton corps te trahit et t’invite à te reposer pour demain et tu as trop bu pour rouler et…. Elle ne poursuivit pas. A quoi bon, elle ne monterait pas derrière lui, de toute façon, c’était trop intime et elle ne le voulait pas. Elle était d’humeur joueuse alors elle lui proposa, l’alcool aidant beaucoup :

- Connais-tu le jeu : je n’ai jamais ?


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:58, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 20:52

Fichtre ! Don Juan et Casanova ? Elle ose me comparer à ces gars là ? Elle ose comparer mes compliments sincères et il me semble sympathiques aux propos intéressés et calculateurs de ces collectionneurs de maitresses ? C’est une insulte, c’est bas c’est…c’est blessant oui. Comment peut-elle affirmer qu’un compliment sur le physique n’est qu’une tournure maligne pour parvenir à des fins plus sournoises ?
De toute façon quand une femme nous plait, on espère bien que ça se concrétise physiquement, ahem, non ?

J’essaye de décrisper mon visage vexé par la remarque de Faith.
Je suis beaucoup plus subtil que ces hommes, moi. Non je ne cours pas les jupons loin de là, elle n’est pas la seule Phénix renfermé ici, je cache bien mon jeu mais peut être le saura-t-elle un jour : mon intimité est quasiment impénétrable. De toute façon elle ne pourra que s’en rendre compte, qui parmi nos alliés pourrait lui parler de moi ?...
Loïs ; quelques amis des médias et encore tous ne me savent pas avec l’Ordre…non vraiment. Si elle en arrive à la conclusion que je suis un Don Juan, j’ai tout merdé. Profondément.

« Contrairement à ces ânes, j’ai la prétention de croire que je connais la valeur des mots. Je les utilise rarement sans les peser, surtout avec mes confrères… »

Consœur en l’occurrence. Mais si je souligne sa féminité, va-t-elle me ressortir une insultante comparaison ?
Il vaudrait mieux ne pas lui en vouloir. Après tout ça fait partie de sa personnalité que de me voir comme un ‘simple homme’. Elle est supra méfiante la demoiselle, on dirait qu’elle s’attend à être attaquée au moindre moment ! Pourquoi prendrait-elle bien mes paroles ? Quand bien même ce sont de vrais compliments.

Je pensais – naïvement sans doute – que nous pourrions sortir. Tous les deux. Un petit tour de magie, nous aurions rapidement été près de ma moto. Nous l’aurions observé, puis partagé nos préférences techniques concernant ces engins moldus, nos expériences aussi. Sans doute m’aurait elle gâté d’un de ses sourires si discrets mais agréables. Je lui aurai proposé de faire ronfler le moteur de mon bébé, de faire un tour si elle le souhaite ! Pourquoi pas, faire un tour tous les deux également, après tout il n’y aurait eu aucun mal.
La mission de demain et toute cette inquiétude aurait été loin, si loin.
Mais c’aurait été trop beau. J’entends d’ici ma mère me dire qu’à tant rêver je vais finir seul, que c’est de toute façon pour ça que je ne réussi rien. Que je ne termine aucun démarrage entrepris…

C’est un non, presque catégorique de la part de Faith. Je regrette amèrement mon excès d’innocence, grotesque et stupide candide que je suis, en acquiesçant avec difficulté.
Moi qui pensais que le râteau serait facilement encaissé.

« …Très bien c’est comme tu veux j'me disais juste…c’est, très bien. » Ça ne rime à rien, mais qu’importe. Je m’apprête à baisser les bras quand sa nouvelle intervention me surprend. Ah mais, est-elle parfaitement désintéressée en train de m’espionner ou dragueuse unique ? Les trois à la fois ? Je suis perdu. « …Je n’ai jamais ? Non, ça ne me dit rien. De quoi s’agit-il ? Attention si c’est pour me mettre dans un coup fourré je suis partant, à condition que tu prennes les mêmes risques que moi. » Je lui souris d’un air de dire ‘sans rancune’ suite à son esquive quand à ma proposition. Une autre fois Teagan…

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Ce message a été posté Mer 17 Avr 2013 - 21:35

Tiens, elle avait réussi à le vexer avec une facilité déconcertante et ce n’était même pas intentionnel. Elle parlait des compliments en général et pas des siens, en particulier. En plus d’être surprenant, il était susceptible. Elle gardait ça dans un coin de sa tête et elle allait peser plus ses mots avant de parler.

Comme lui disait sa mère, quand elle était enfant et qu’elle disait tout ce qu’elle pensait sans aucune barrière et que par sa franchise, elle blessait ses interlocuteurs, sans le vouloir : « tournes sept fois ta langue, ma petite princesse ». Elle passait une bonne soirée et sa langue avait fourchée mais elle ne se voyait pas s’excuser. Elle ne se sentait coupable de rien mais bon, il faisait sa petite bouille de bébé boudeur alors elle dit d’une voix légèrement contrite :


- Aoden, je ne parlais pas des tiens, je parlais des compliments en général. Ne te braques pas, sinon tu vas finir par me ressembler... Une petite boutade plus facile à faire sous le couvert de l’alcool. Elle savait les rumeurs qui courraient sur elle, la reine de glace par exemple et c’était l’une des plus softs.

Arg, il était vraiment vexé au point de me masculiniser. « Par le caleçon de Merlin, à cause de sa remarque, il retombait dans un silence pesant, à quoi pensait-il ? Peut-être qu’elle était paranoïaque ? » Elle voyait dans son regard qu’elle l’avait blessé une seconde fois en refusant de faire un tour sur son « bébé bolide ».

Elle ne savait pas comment mettre fin à ce blanc gênant et qui s'éternisait, peut-être allait-il se lever et partir sans un mot, devant son comportement qui devait lui sembler injustifié et à priori insultant…

Comme à chaque fois, qu’elle se sentait nerveuse, elle joua avec une mèche de ses cheveux et elle se mordillait les lèvres. Elle ne savait pas comment réagir, elle n’était pas très sociable et elle n’avait pas envie non plus de prendre son rôle de composition de jeune femme charmeuse. Il comprendrait très vite qu’elle lui mentait dans sa façon d’être. « Et en plus, pensa t’elle, elle avait lu son inquiétude à l’idée de partir en mission, il avait besoin de passer une bonne soirée et elle, égale à elle-même, se montrer sous son mauvais jour ».

Elle lui lança un autre regard mais elle ne savait pas quoi dire pour alléger la tension.
Quand il répondit en fin à son refus, c’était une suite de mot qui montrait qu’il n’avait pas digéré. Elle prenait sur elle et elle réussit à lui dire, en choisissant bien ses mots, avant de les prononcer car il ne manquerait plus qu’il perde sa concentration, il en aurait besoin pour demain.
Il lui était difficile de s’ouvrir, de faire confiance, surtout à un anglais, qui au lieu de résister avait écrit des horreurs. Il pouvait le comprendre, il savait qu’elle ne cautionnait pas la non-action.

- A ton retour, j’aurai ma « Circée » et voilà, je te l’ai promis.

Quand il évoqua le jeu qu’elle lui avait proposé. Elle sentit de la rancœur dans le ton de sa voix. Elle avait l’habitude qu’on la déteste mais c’était pesant, elle avait aussi besoin, que de très rares l’apprécient, surtout quand elle avait accepté sa présence. L’alcool lui faisait perdre sa réserve légendaire et commençait à lui embrouiller l’esprit. Il était dans un mauvais état d’esprit et elle n’avait pas trop réfléchi, en lui proposant ce petit jeu. Elle avait joué avec Charles et « Ahh, c’était une soirée, qui restera dans les annales, de leur dernière année d’étude. »

- C’est un jeu bête, tu dois dire une chose que tu n’as jamais faîte et si l’autre l’a déjà fait, il doit boire.

Plus elle y pensait et plus elle se disait que c’était une très mauvaise idée. Mais maintenant, elle ne pouvait plus reculer. Et inconsciemment, elle en voulait à Charles de lui manquer autant et de se sentir aussi seule, dans ce pays qui ne voyait pas d’un bon œil l’intrusion des américains. Et pourtant, lui semblait ne pas lui en tenir rigueur et elle voulait comprendre pourquoi ?
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Ce message a été posté Jeu 18 Avr 2013 - 8:53

Ce que je peux avoir l’air bête.
Je comprends bien au changement de son regard et au ton de sa voix légèrement plus compatissant que la jeune femme lit sur mes traits une petite susceptibilité. Un regret. Une déception en fait due à plusieurs choses, à commencer par mes compliments mal reçus, pour aller jusqu’à cette impossibilité de faire de la moto à deux en passant par une drague si grotesque qu’elle n’a pas la force de se moquer, juste de me faire remarquer qu’elle n’est pas une ingénue…
Ceci dit, si j’osais davantage exprimer ma répartie, je lui demanderai pourquoi elle n’accepte pas de chevaucher ma bécane un moment si elle n’est pas cette soi-disant ingénue ! De quoi a-t-elle peur ? Que j’abuse d’elle ? Que je sois trop entreprenant ? Faith n’est-elle pas le genre de demoiselle tout à fait capable de remettre un type trop collant à sa place ?
De plus je ne suis pas comme ça. Oh mais j’oubliais, elle me prend pour un Don Juan.

Alors que cet amas de contrariétés pourrait venir achever ma soirée, la jolie brune me rappelle qu’à mon retour de mission, sa moto sera sur nos terres – ou devrais-je dire les miennes – et nous pourrons partager cette passion commune. Un peu plus et j’oubliais cette promesse ! Je hoche la tête pour montrer que l’information y est bien entrée, puis je prends mon air très attentif alors qu’elle m’explique les règles d’un jeu que je ne connais pas.
Tiens, c’est amusant. Amusant et loin, très loin des activités divertissantes que j’aurai allouées à la miss Adamson. Surprenante, que je ne l’oublie pas, elle est surprenante.

« Hum, ça n’a pas l’air compliqué. Mais quelque peu dangereux, je n’te savais pas capable de prendre ce genre de risques en présence d’un inconnu. » Je la taquine, voyons, j’espère qu’elle ne prendra pas mal cette espièglerie. J’observe nos verres, dont le mien parfaitement vide, et l’interroge très sérieusement. « …Quel alcool doit-on boire, dans ce jeu ? J’ai déjà terminé mon verre et peut-être que ton amie a quelque chose de plus succulent à nous proposer. »

Sans vraiment attendre son avis je fais signe à ladite amie pour qu’elle nous rejoigne. Brièvement, et sans lui expliquer notre jeu, je lui fais part de notre besoin d’un alcool de caractère, pas tuant non plus. Eh, je sens que je vais devoir boire plusieurs fois : pas question de finir parterre !
Amusée, la serveuse nous promet avoir ce qu’il faut et s’éclipse juste le temps de nous porter une bouteille travaillée, remplie d’un liquide visiblement bien foncé, épais. Au moment ou je m’apprête à préciser qu’on ne veut pas se rendre ivre, elle me rassure d’une caresse maternelle dans le dos, promettant que cette liqueur n’a pas du tout ni la texture ni le gout de ce à quoi elle ressemble…
Voyons.

« Bon…je peux commencer ? Juste histoire de bien comprendre les règles. » Comme si c’était nécessaire. Là aussi je m’amuse d’elle et lui tire la langue avec malice avant d’enchainer pour ne pas la laisser anticiper. « Je n’ai jamais pris un ascenseur moldu ! Et toi ?... »

Petit et facile début. Je mise sur la nature de ses parents et son histoire pour espérer la faire boire et gouter ce drôle d’alcool. Évidemment je ne m’attarderais pas sur les expériences moldus à l’avenir, ce serait tricher ;
Tout à fait dans le jeu, je m’empare de la bouteille et l’approche de son verre sans pour autant la servir, attendant sa réponse…
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Ce message a été posté Jeu 18 Avr 2013 - 11:07

La jeune femme était loyale alors quand elle faisait une promesse, elle la respectait, toujours, même si celle-ci avait franchi ses lèvres quand elle avait vu les doutes sur le visage de ce curieux personnage. Elle sentait qu’il était toujours un peu vexé mais elle ne pouvait pas faire mieux. Elle n’était pas du genre à utiliser la brosse à reluire le cuir de dragon, pour se faire bien voir.

Et il devrait l’accepter s’il voulait continuait à… D’ailleurs quoi, elle ne savait même pas qualifiée ce qu’ils étaient en train de partager et s’il y avait avoir une suite à l’avenir. Ah si cette fameuse balade en moto, ils n’auraient pas l’occasion de parler, juste de faire la course. Elle adorait la vitesse et la montée d’adrénaline qu’elle ressentit. Elle se sentait aussi vivante que lorsqu’elle menait une enquête ardue et qu’elle partait en mission.

Elle appréciait ses moments de silence, à présent, qu’elle savait qu’il ne lui en voulait plus ou du moins presque plus. Il lui permettait de se réfugier dans son jardin secret et de réfléchir aux raisons qu’il l’avait poussé à venir au Royaume-Uni, au départ, il s’agissait d’un ordre mais à présent qu’elle était sur place, elle ressentait une petite fierté d’avoir contribué à la chute de l’ancienne dictature.
Quand il reprit la parole et qu’il lui fit une petite boutade, elle lui jeta un faux-regard hautain et s’il regardait bien, il pourrait y lire une lueur de malice ou d’ivresse, au choix.


– Crois-tu qu’un anglais puisse me faire peur ? Elle ne le prit pas mal et le ton de sa réponse le confirma. Cependant, sa factice question montrait bien qu’elle se sentait un brin supérieur aux anglais, en tout cas dans sa détermination et son courage de lutter contre les veracrasses :p

Elle regarda faire preuve d’initiative et appeler la serveuse pour qu’il puisse avoir des munitions pour leur « duel verbal ». Elle observa la bouteille soupçonneuse en se demandant qu’est-ce de l’huile de vidange ? L’aspect était peu ragoutant et épais. Quand elle vit le geste maternelle de Betty et qu’elle entendit ses paroles, elle fut un peu rassurée. La familiarité était monnaie courante au Royaume-Unis mais bon, les français s’embrassaient sur les joues pour se dire bonjour, pour se dire bonsoir et les russes se saluaient en s’embrassant sur la bouche.

Elle fit un petit signe de tête et quand elle entendit sa première négation, elle lui lança un regard l’air de dire : « hum, hum, tu choisis la facilité mais il va y avoir vengeance…. »


- Soit, tu commences ainsi… Elle prit la carafe, avec un petit air dégouté par l’aspect, elle s’en servit un shoot et elle prit son courage à deux mains pour le boire d’un trait. Oh, soulagement, c’était doux et frais pensa-t-elle avant de reposer son verre sur la table. Elle fit mine de réfléchir avant de dire d’une voix malicieuse :

- Je n’ai jamais joué au Quidditch. Elle n’était pas attirée par ce sport sorcier, elle n’était pas très à l’aise sur un balai et elle était persuadée que lui si!


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 17:00, édité 1 fois
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Ce message a été posté Jeu 18 Avr 2013 - 14:54

Alors que la jeune femme porte son verre à ses lèvres – verre rempli de cette étrange boisson qui nous a été servie, dont je ne me souviens pas du nom s’il nous a été dit – je me penche discrètement pour l’observer avaler cette substance. Ce n’est pas comme si je n’avais jamais vu ou gouté un aliment écœurant à première vue et finalement pas si dégueulasse en bouche…pour autant, ça reste peu attrayant et j’ai grandement besoin de savoir ce qu’elle en pense. De plus si j’aime l’alcool pour le pouvoir libérateur qu’il donne lorsque le moral est au plus bas, je n’apprécie pas nécessairement ni sa force ni le gout des boissons qui en contiennent.

Faith appréhende apparemment de sentir ce liquide couler dans sa gorge mais finalement, son visage se détend. C’est presque une sensation agréable que je devine dans son regard une fois qu’elle a passé le cap. Diable, ce truc est potable ? Enfin, certainement. Mais est-ce vraiment bon ? Ou la miss est une excellente comédienne machiavélique qui veut me faire croire que c’est plaisant à boire alors qu’il n’en est rien ?
Je préfère ne pas penser à ça et me concentre sur sa remarque à venir.

« Tu n’as jamais joué au Quidditch ?! Tu te moques de moi… ? Toi qui fais de la moto, entre autre pour la vitesse et cette sensation de liberté j’imagine, tu n’as jamais tenté ce sport ? » Je suis étonné. Tellement étonné que j’en oubli de préciser que moi, j’en ai déjà fait. Ceci dit, ça se voit non ? « Ah, oui. Je dois boire. »

Encore un verre. Si on compte les quelques cinq que j’ai déjà avalé jusqu’à présent, je redoute la fin de soirée. Ma foi tant pis, je vais m’arranger pour adopter un comportement le plus conventionnel possible jusqu’à ce que je me retrouve seul enfermé entre mes quatre murs, et tout ira pour le mieux ;
Curieux et amusé, je verse l’étrange breuvage dans mon verre, hume son parfum avant de le porter à mes lèvres. Allez, encore quelques gorgées et…par Merlin, c’est fort enivrant. Cette douceur, suave, discrète, prenante, on dirait les caresses habiles et précises d’une femme pleine de charme. C’est dangereux, donc.
Je tente de marquer dans un coin de ma tête que cette boisson doit être plus forte que son gout en bouche ne le laisse penser, puis je reprends.

« Non sérieusement, je t’imaginais bien en train de jouer. Tu n’aimes pas utiliser le balai ? Ou ça vient du sport en lui-même ? »

Je ne vois pas pourquoi ce jeu nous empêcherait de parler. De nous. Certes jusqu’à présent rien de très important n’a été dit, notamment de son côté. Alors quoi ? Je dois stopper toute tentative de connaissance sous prétexte qu’elle vient de lancer un jeu ?
Attentif à ses explications, je prends bien note de ce qu’elle dit et m’amuse d’en savoir ainsi davantage sur la personnalité de Faith Adamson, la femme dragon…quel étrange surnom. Quelle insulte, pour une si fascinante et élégante compagnie.
Revenons au jeu.

« Je n’ai jamais…présenté quelqu’un à mes parents. »

Ça vient probablement de l’alcool, cette phrase débile. Mais elle, a-t-elle déjà eu l’occasion de présenter un jeune homme à ses vieux ? Est-elle fiancée ? A-t-elle été mariée ? Bien sûr quoiqu’elle réponde à cela, je n’en saurais pas tant. Mais je saurais à peu près si elle est sentimentalement ‘normale’ ou comme moi, âme en peine et cas social, peine perdue.

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Ce message a été posté Jeu 18 Avr 2013 - 19:02

Elle sentit son regard observateur et même inquisiteur quand elle porta son verre de cette étrange potion, à ses lèvres. S’il continuait de la dévisager ainsi, elle risquerait de s’en mettre partout, au pire de le recraché et d’en recouvrir son visage. Heureusement pour lui et pour elle, cette boisson, sans attrait d’aspect, était délicieuse quoi que traître, elle en était certaine alors elle espérait qu’Ao ne tomberait pas juste, à chacune de ses paroles.

Elle se demanda pourquoi Betty avait choisi un tel breuvage. Maintenant, qu’elle y repensait, elle était toujours venue seule, dans ce lieu, avec pour seule compagnie, son carnet ou un grimoire. « Par Morgane, elle ne s’imaginait, quand même pas, qu’il s’agissait d’un rendez-vous ? Et pourquoi voulait-elle la bonne fée entremetteuse ? » Elle esquissa un sourire quand elle entendait ses exclamations sur le Quidditch. Ah, c’était bien un homme, Charles pensait la même chose, bon au départ, pas après qu’il est voulu lui donner des cours de vol. Elle avait le vertige, elle n’y pouvait rien ! »


- Non, jamais et heureusement que ce n’était pas une étape obligatoire pour obtenir ses examens.

Elle imaginait sa note, un bon « T », elle devait ressembler à cette créature quand elle volait, tellement elle était crispée. Elle avait le sentiment qu’il ne la croyait pas. « Ah oui, un autre de ces principes étaient de ne jamais mentir, quand elle était dans le cadre de sa véritable vie. C’était ennuyeux pour ce type de jeu » et elle dit d’une petite voix honteuse :

- J’ai le vertige et donc, je n’aime pas être sur un balai. Rien que d’y penser, elle fit une petite grimace disgracieuse et pas du tout féminine. Elle repensa, à la dernière fois, elle était si stressée que son balais faisait du ralenti. Et je ne suis pas d’accord, rouler en moto, ce n’est pas comparable. La moto était posé sur le sol et elle n’a pas cette sensation de pouvoir tomber à tout moment et quand elle jetait un coup d’œil, elle avait un sentiment de vertige et serrer le manche de ce moyen de transport détesté, si fort que ses jointures étaient devenues toutes blanches.

Elle était étonnée qu’il n’essaye pas d’en savoir plus sur elle mais il focalisait sur ce balais et ce foutu sport. Tant mieux, en même temps car l’alcool la rendait plus loquace et un peu moins sur la défensive.
Elle se souvenait de sa première nuit d’ivresse avec Charles, ses joues rosirent légèrement quand elle revécut ce moment, qui avait tout changé dans leur relation d’adolescent.

En y repensant, « ses lèvres étaient délicieuses, sucrées. » Il y avait bien longtemps qu’elle avait pensé à son meilleur ami en tant qu’amant ». Et ce breuvage qu’elle était en train de découvrir était aussi sirupeux que celui que lui avait fait boire C, cette nuit-là, quand ils avaient le mur, pour aller au bord du lac au clair de lune. Elle sortit de ses pensées coquines, ses joues la trahissant car elles devenaient plus rouges.


- Jamais ?!?!? Mais… Elle était aussi surprise que lui d’apprendre qu’elle n’avait jamais joué au Quidditch et un doux sourire se dessina sur ses lèvres quand elle murmura :

- Une fois… Et ses parents avaient adoré son premier amour car il était ouvert, amusant, cultivé et par-dessus tout ils voyaient leur fille rayonnaient et se montrait affectueuse. Au point où sa mère pensait déjà à l’organisation du mariage et à la venue du premier bébé.

Elle avait envie de lui poser des questions mais si elle le faisait, il pourrait prendre sa familiarité comme une invitation à la questionner à son tour alors elle préféra taire sa curiosité, elle se mordit la langue pour ne pas craquer et elle finit par boire un autre verre de cette liqueur.

Elle lui lança un regard assuré avant d’affirmer :


- Je n’ai jamais embrassé, à pleine bouche, une femme. C’était facile mais en même temps, elle pourrait être surprise, il était tellement étrange.
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Ce message a été posté Jeu 18 Avr 2013 - 19:40

Non, jamais. Je savais que je passais pour un extraterrestre en affirmant une telle anomalie mais ensuite ? Je ne suis pas malade, encore moins contagieux et pas – encore – condamné à finir vieux garçon… De plus, que pouvais-je redouter d’une réputation d’un homme incapable d’avoir une relation sérieuse ? Du moins assez sérieuse pour en informer ses parents.
Je ne suis pas à ça près, plus maintenant que mes chroniques sur les moldus en temps de pouvoir héritier ont fait de moi un quasi traitre à l’Ordre. Si Faith agit comme ça avec moi car elle est de nature méfiante, certains beaucoup plus ouverts et confiants m’ont fermés autant de portes ; voire davantage. Je suis la risée de beaucoup, haïs par un grand nombre…
Alors ne pas avoir eu d’amour avec un grand A, ça n'affectera pas ma notoriété !

« Non jamais ! Juré ! »

Son étonnement m’amuse ! Au moins, je n’avais pas ‘vieux garçon’ collé sur la tête à ses yeux. Puisqu’elle est surprise. Ai-je l’air brave gentilhomme marié ? N’abusons rien. Lorsqu’elle me répond, je hoche la tête avec respect pour sa vie privée : je ne l’interrogerais pas. Une fois pour la miss…le chanceux. Quoique, j’ai l’impression que ce ‘une fois’ est à placer dans le passé.

Un nouveau verre pour la belle, déjà ! A ce rythme là, croyez-le, nous allons finir ronds tous les deux !
Mais puisque Faith boit, après m’avoir confirmé qu’un petit ami a été présenté à ses parents – comptons aussi que j’ai appris qu’elle a le vertige – c'est à son tour de me raconter un truc qu’elle n’a jamais fait…à voir si moi, je peux jurer le contraire !
J’avoue être tellement étonné par ses mots que je commence par secouer la tête, prêt à dire que moi non plus j’n’ai jamais embrassé un gars ! Mais ce n’est pas le sujet n’est ce pas ? On parle de filles.

« Bah… » Si on parle bien de femmes – embrassées à pleine bouche, telle est la précision – je peux boire au moins un verre, si ce n’est deux ! Je me sers alors et vide le contenu avant de hausser les épaules. « C’était facile hein, j’allais forcément boire ! » J’hésite pourtant, fronce les sourcils et…eh ! Parce que je n’ai jamais présenté quelqu’un à mes parents elle pense que je suis intimement intact ?!! La bonne blague ; j’esquisse un sourire nerveux et secoue vivement la tête. « J’ai fréquenté plusieurs femme de très près si…ça peut ôter un doute chez toi. »

N’importe quoi. Cet alcool est trop fort c’est évident, j’en viens à rire et je lève mon bras très naturellement pour que ma main vienne lui asséner un très léger coup sur l'épaule, ce genre de geste parfaitement amical, complice que deux amis effectuent pour partager une boutade.
Je réalise néanmoins qu’elle est bien capable de mal le prendre, la femme dragon, et je retrouve un peu de sérieux en me raclant la gorge.
Au lieu de raconter des bêtises : c'est à moi.

« Je n’ai jamais… » Pourquoi cette idée là me vient-elle en tête ? C’est bête, ça va me faire passer pour un mufle ou pour une victime ridicule et puis ; merde. «…dit je t’aime. » Sur ces belles paroles je me resserre et quand bien même ce n’est pas mon tour, je vide un nouveau verre.

« En général, je veux dire. Pas qu’aux femmes que j’ai connue. Je ne l’ai jamais dit à mes parents non plus. Mais j’les aime ! Bien évidemment. »

C’est terminé, je me sais déjà bizarre, disons un minimum excentrique, si je commence à être ivre Faith ne voudra plus jamais croiser ma route !
Étrangement ceci dit, je ne me sens pas soul. Ça m’arrive souvent ces derniers temps et je sais le sentir ; ce n’est pas le cas. J’ai certes un peu chaud, je me sens bien et confiant malgré tout, mais je ne suis pas bourré. C’est, autre chose.
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Ce message a été posté Jeu 18 Avr 2013 - 20:37

En même temps, elle n’avait plus jamais présenté personne à ses parents depuis sa rupture avec Charles, il est vrai qu’elle s’était plongée dans sa formation et après dans son travail.
Il y avait bien longtemps, qu’elle n’avait eu de relation avec un homme. Elle y repensa : dix ans qu’elle n’avait rencontré personne, qui lui avait donné envie de se lover dans ses bras et pouvoir enfin poser sa tête sur une épaule, depuis Charles.

Elle ne lui avait jamais fait part de son attirance physique car d’une part, elle était chargée de garder un œil sur ses faits et gestes et d’autre part, elle n’avait pas confiance en lui. Son cœur restait hermétique aux sentiments amoureux mais son corps, lui, avait envie de connaître la passion à nouveau. Comme si Charles en avait gardé la clé ou peut-être qu’elle s’était mise en tête qu’elle ne pourrait jamais ressentir une communion avec un autre.


- Inutile de juré, je te crois. En même temps, le jour où elle présenterait, si ce jour arrivait, ce serait le bon. Elle n’était pas du genre à présenter une passade à ses parents surtout que sa mère voulait être grand-mère, elle lui avait bien fait comprendre à sa dernière visite, qui remontait à de nombreux mois. Elle ne voulait pas la faire souffrir alors elle avait acquiescé mais elle savait, pertinemment, qu’elle ne pourrait pas réaliser son souhait, avec la carrière qu’elle avait choisi.

Ce..., elle ne savait plus, combien de verre, commençait à lui faire se remémorer des moments de son passé, auquel elle ne voulait pas penser. Non, non, elle avait besoin d’une soirée légère pour oublier son quotidien stressant et elle n’allait pas la gâcher. Elle secoua la tête pour ne pas revoir le regard triste de sa mère. « Etre fille unique n’est pas facile car il fallait combler tous les rêves des parents ».

Elle avait la gorge sèche, heureusement, les clients de la table d’à côté étaient partis, en laissant une carafe d’eau à moitié pleine. Elle n’avait pas envie de se lever alors elle sortit sa baguette et elle lança un sort d’attraction informulé.
Elle s’en servit un grand verre, eut un petit sourire d’excuse et elle le but d’une traite.


- Excuses moi mais ce breuvage est si sucrée…

Elle l’avait quitté des yeux, un instant, après avoir lancé son « je n’ai jamais » et quand elle posa son regard sur lui et qu’elle vit son mouvement de tête, elle commença à se dire qu’il n’avait jamais embrassé de femme, peut-être des hommes alors ? :p
L’image fugace d’Ao embrassant Charles fut vite balayée quand elle le vit boire un verre et quand il lui dit que c’était facile, elle lui tira la langue comme une gamine et elle rétorqua simplement :


- Comme ta première remarque, nous sommes…. Elle n’eut pas le temps de terminé sa phrase qu’il lui donna un petit coup amical sur l’épaule et pour la première fois, elle n’eut aucun mouvement de recul! Car elle savait bien qu’il avait dû avoir des liaisons avec beaucoup, beaucoup de jolies femmes, il était bel homme, charmant bien que maladroit. « Un Don Juan ou un âne » pensa t’elle amusée avant de retrouver son sérieux car il évoquait les sentiments.

Le « je t’aime », ces mots qu’elle n’avait prononcé qu'une fois, au grand regret de Charles, elle était adepte des « idems », « moi aussi », des « je t’adore » et même à ses parents, elle préférait leurs montrer par des gestes, des attentions, qu’en les prononçant, trop difficile. C’était une adepte des pirouettes verbales donc du coup, elle remplit son verre mais juste au quart avant de le boire, pour lui montrer que certes elle l’avait prononcé mais si peu qu’elle aurait pu dire jamais elle aussi.

Avant qui lui pose des questions, elle préféra les anticiper en disant simplement la même réponse que précédemment :


- Une unique fois… Mais savait-il combien elle avait eu du mal à les dire, Charles avait attendu longtemps pour qu’elle les prononce même si il savait qu'elle le ressentait ?

Elle prit un petite bouchée à grignoter, elle était chanceuse, elle tenait bien l’alcool, malgré son petit gabarit, mais il fallait juste qu’elle pense à manger un peu et boire de temps en temps de l’eau. Ce petit aparté culinaire lui permit de réfléchir à sa prochaine intervention.


- Je n’ai jamais flirté par intérêt… Cette idée lui passa par la tête, car elle repensa à Victoria, une ancienne condisciple, qui avait l’habitude de le faire avec les meilleurs de la classe pour qu’en échange, il lui rédige ses devoirs.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 17:01, édité 1 fois
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Ce message a été posté Ven 19 Avr 2013 - 8:45

L’excuser ? Mais de quoi ?! D’avaler enfin quelque chose de réellement désaltérant alors que cet alcool doucereux se joue de nos ressentis pour plus aisément nous rendre ivres ? Non, il n’y a aucun mal et je le lui fais savoir en secouant poliment la tête. Elle a bien raison d’ailleurs, de boire et de manger un peu la jolie Faith, c’est parait-il un bon moyen de ralentir le processus qui nous rend bourré. C’est assez logique de toute façon, permettez à votre sang d’ingurgiter autre chose que de l’alcool, le taux sera forcément moins dangereux.
Pourquoi je ne mange pas, alors ? Aucune idée. Je n’en ai pas envie. Pas faim. Le stress de demain est toujours présent et c’est sans doute inconscient mais il me noue le ventre.

Mon nouvel aveu concerne trois mots. Trois petits mots, pas vraiment anodins une fois accolés. Ces trois mots qui associés forment sans doute la formule magique la plus puissante de ce monde, je ne les ai jamais prononcé. Jamais sérieusement, jamais en les pensant. S’il m’est arrivé de les dire c’est la plupart du temps pour préciser justement qu’ils n’avaient jamais passé la barrière de mes lèvres ; ou en citant bêtement un film. Ce genre d’exception.

Qu’est ce que j’y peux si –hormis mes parents – personne à mes yeux n’a encore eu assez d’importance pour que je murmure ces paroles à son oreille ? Parfois les regards en disent long et bien assez ; parfois les gestes et toutes les attentions à l’égard d’une personne suffisent à trahir un amour. Mais si je ne les ai jamais prononcés, je ne les ai même jamais pensés…
Faith au moins une fois. D’après ce qu’elle dit. j’en déduis qu’il s’agit de cette unique personne qu’elle a un jour présenté à ses parents et tandis qu’elle descend le verre suivant, je reste pensif. Rêveur.

Tout le monde a-t-il la chance un jour d’éprouver ce sentiment merveilleux ? Se peut-il qu’une fois dans ma vie, une femme ressente pour moi quelque chose de si fort ? Mieux encore, pourrais-je vivre la même passion avec elle ?
Il faudrait pour ça réunir plusieurs conditions. Sans doute m’améliorer d’un point de vue drague, ça me parait indéniable. Ensuite arranger mon caractère en de nombreux points. Après…vivre assez longtemps. C’est assez important.
Je pouffe pour moi-même en me disant que je ne peux pas mourir demain en Ukraine : je n’ai encore jamais aimé ! Ni été aimé d’ailleurs. Ce serait salop de la part du destin que de me priver d’une telle aventure en m’ôtant déjà la vie.

C’est son tour. C’est à la femme dragon de me faire un aveu mais avant cela, je me lève un instant et retire mon blouson de cuir. Sans vraiment savoir si la chaleur a grimpé dans cette pièce ou si c’est seulement dans mon corps que le changement s’opère, je suis beaucoup mieux avec une couche en moins. Je passe une main dans mes cheveux, lui souris quand nos regards se croisent et me réinstalle enfin pour l’écouter ;

Flirté par intérêt. Amusant, qui pourrait le faire par intérêt ? Disons que si l’intérêt est louable – chercher une relation sérieuse, combler un béguin, sa curiosité envers une personnalité pour laquelle on croit être amoureux – ça passe, mais je crois que l’intérêt dont parle la demoiselle est beaucoup plus malsain. Au-delà même de la recherche de plaisir charnel pur, peut-on chercher à séduire quelqu’un dans l’unique but de chercher une information ? De trouver réponse à une question qui ne concerne pas du tout cette pauvre personne ?
Mon premier réflexe et de rire, doucement, en trouvant son aveu très normal. Qui oserait ?

« Si tu considères que ce qui pousse un homme à séduire une femme qui lui plait n’est pas de l’intérêt : alors moi non plus évidemment, jamais je… »

Mes sourcils se froncent et un visage me vient à l’esprit. Un visage dangereux. Un visage aussi inquiétant que détestable. Un visage que j’ai insulté autant qu'approché…
Je me ravise alors, et attrape la bouteille – déjà à moitié vide – pour commencer à remplir mon verre. Avec hésitation. C’est difficile à dire, quelle est la définition exacte de flirter dans la bouche de Faith ? De même pour intérêt vous me direz. Mais je crois que je suis pile dedans, et je ne suis pas un menteur. Il y a des tas de choses dont je ne suis pas fier de toute façon, je ne suis pas à une près. Et puis…c’était pour la bonne cause.

« Je ne l’avais jamais fait, jusqu’à être correctement engagé dans notre faction. Il m’est arrivé de fréquenter une femme – deux fois, à peine – pour lui soutirer des informations. Je n’étais personnellement pas intéressé, je crois qu’elle non plus mais…je savais qu’elle était très impliquée dans les actions des Ombres, j’ai cru pouvoir en apprendre plus sur elle en m’invitant dans son intimité et ainsi aider l’Ordre. »

Je ne veux pas en parler. Brooke reste une femme très séduisante, intelligente et ultra habile en manipulation. Je ne suis qu’un Phénix débutant – la preuve ma première mission officielle est pour demain – et face à une femme il m’est très difficile de rester crédible.
Je me suis fait passer pour un des leurs, en tout cas j’ai nié être Phénix juste pour entrer dans son cercle et aller à la pêche aux infos. Exactement comme je le faisais à la Gazette, mais cette fois ce n’était plus dans le cadre même de mon boulot.

Embêté et presque blessé d’y penser, je vide mon verre plein à ras-bord et au moment ou je le replace sur la table j’essuie une tenace quinte de toux. Très doux au gout cet alcool, mais dans la gorge c’est différent.
Je me ressaisis en me servant un verre d’eau, imitant Faith un peu plus tôt, et récupère enfin son regard.

« C’était dangereux et irréfléchi de ma part. Passons. » Dis-je en espérant que le sujet est clos. A mon tour. « Je n’ai jamais, blessé quelqu’un avec un sortilège. Je n’ai jamais utilisé de sort offensif sur quelqu’un. Toi ? »

Ça ne m’étonnerait pas. Vu son métier, son rôle dans l’Ordre et puis son caractère tout simplement.
Je me rapproche de la table pour refermer davantage notre bulle alors que les clients du bar entrent et sortent à vue d’œil. Depuis quand sommes nous là ? Aucune idée, mais ces trois gars en fond de salle n’ont pas bougés non plus…
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Ce message a été posté Ven 19 Avr 2013 - 11:17

L’alcool avait la désagréable habitude de rendre la jeune femme nostalgique. Et quand le sentiment amoureux était évoqué, elle repartait des années en arrière, elle revivait les moments magiques passées en compagnie de son premier amour.

Elle se souvenait de leur première escapade ensemble, ils avaient choisi d’aller à New-York et de visiter tous les lieux que les touristes affectionnaient. Puis d’autres vinrent lui effleurer l’esprit, leur petit nid d’amour à San Francisco, elle se souvint qu’il lui avait apporté le petit déjeuner au lit. Mais peu à peu le sentiment d’amour avait été surpassé par celui de l’amitié et ils avaient rompu sans cris, sans larmes et Charles lui avait dit : « tu seras toujours la plus importante femme de ma vie et nous finirons par nous retrouver ». Est-ce à cause de cette promesse non dîtes, qu’elle refusait tout rapprochement ? Est-ce qu’à cause de ces quelques mots, elle n’avait pas vraiment fermé la porte de cette histoire et refait sa vie ?

Et pourquoi continuait-elle de porter le médaillon qu’il lui avait offert, dans lequel il avait inséré une photo d’eux, comme un talisman ou pour se rappeler qu’il était son âme sœur ? Normalement, elle le mettait sous son haut, pour ne pas attirer l’attention, mais ce soir il s’était échappé du col de son chemisier framboise.

Elle se disait toujours que c’était normale qu’elle soit seule vu la carrière dangereuse qu’elle avait choisi. Comment pourrait-elle construire une relation alors qu’elle savait qu’à cause de ses choix, elle pourrait le mettre en danger ? Elle était un vrai robot qui canalisait chacune de ses émotions quand elle était dans son état normal, pas comme ce soir.

Elle était, certainement, passée à côté de douces occasions mais elle maintenait que seul, son job importait, qu’elle était une femme indépendante qui n’avait aucunement besoin d’une autre personne pour exister ? Mais pouvait-on passer toute une vie seule, sans un partenaire sur qui compter ? Ses questions lui viennent t en tête, un bref instant, mais elle les chassa encore une fois et reporta son attention sur son camarade de jeu, qui était aussi songeur qu’elle.

La négation qu’elle lui avait posé voulait tout dire et rien dire mais elle sous entendait beaucoup de chose. Elle avait joué, certes, un rôle de femme sociable, souriante, un brin charmeuse mais sans aller jusqu’à des gestes de promiscuité, comme un baiser. Elle n’aurait pas réussi et pourtant, dans les pièces qu’elle avait jouées, durant ses stages de théâtre, l’été, elle avait déjà échangé des baisers avec d’autres comédiens.

Quand il prit la parole, elle l’écouta avec attention et elle esquissa un léger sourire à sa première remarque, non, elle n’avait pas utilisé ce terme dans ce sens, elle parlait bien de stratégie et non d’attirance. Il rattrapa vite son erreur et commença à parler succinctement d’une mission pour obtenir des informations avec un membre de l’ombre de la rose noir.

Son intérêt était éveillé mais il ne semblait pas vouloir en dire d’avantage. Elle se demandait de qui il parlait car sur son visage se peignit de la gêne et même de la souffrance. Elle dit simplement :


- J’espère ne jamais avoir besoin d’aller jusque-là…. Elle ne pourrait pas même si elle en était capable, les veracrasses connaissaient tous son identité et son visage. Ils n’avaient qu’une envie la mettre hors d’état de nuire.

Quand il joua à son tour, elle lui lança un regard suspicieux, mentait-il ? Elle s’exclama avant de se servir un verre, quand elle se pencha son médaillon effleura la table.


Tu n’as jamais jeté un seul sort à tes condisciples quand tu étais à Poudlard ? Vu ma profession, ce n’est pas un mais des centaines de verre que je devrai boire ? Elle le porta à ses lèvres et le liquide sucré commençait à l’écœurer sérieusement.
Elle regarda, autours, d’elle, il ne restait que très peu de client dans le pub. Elle prit conscience qu’il devait être tard et lui, qui partait en mission demain alors au lieu de prononcer un autre « je n’ai jamais », elle lui dit d’une voix un brin autoritaire [/i]

– Il se fait tard Aoden et tu dois te reposer, pour demain ! Leur petit jeu avait assez duré et il devenait de plus en plus glissant. Elle n’eut qu’un seul regret qu’il n’en dise pas plus sur la mission qu’il venait d’évoquer.
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Ce message a été posté Ven 19 Avr 2013 - 14:05

En parlant de sorts offensifs lancés à quelqu’un, je pensais vraiment à quelque chose de violent, à une attaque qu’on lance pour se défendre et blesser, pas à une pichenette envoyée à un camarade classe ! Le genre de sort percutant qui fait réfléchir votre adversaire à deux fois avant de vous approcher à nouveau. Ce genre de sortilège là.
Je pense néanmoins que Faith comprend ou je veux en venir car elle évoque sa profession et dans ce cadre là : je doute que ce soit par amusement ou envie de taquiner qu’elle a pu frapper autrui d’une pareille riposte.

« Non ! Contente-toi d’en avaler un seul, je n’en ai pas bu plusieurs pour l’histoire d’embrasser des femmes à pleine bouche… » Je lève les yeux au ciel avec amusement, et attend la suite du jeu. Sauf que, Faith en a décidé autrement. « …mais, je viens tout juste de me mettre à l’aise ! » Dis-je en désignant ma veste qui repose désormais sur ma chaise et non plus sur mes épaules.

Peut-être qu’il est trop tard pour elle, quand bien même elle prétexte que c’est à moi de me reposer. La fatigue l’aurait gagnée ? Ou bien la lassitude ? C’est fort possible. Ce jeu était son idée et il a instauré une meilleure ambiance qu’au début mais ce n’est pas pour ça que la Phénix s’amuse forcément : elle ne laisse rien facilement paraitre.
Je ne sais pas si la retenir est une bonne idée. J’ai vraiment l’impression d’avoir puisé dans toute sa sympathie ce soir, d’être même l’un des rares camarades de faction avec qui elle se permet tant de familiarité pour une première fois… pourtant je n’ai pas envie que ça s’arrêter. Demain Loïs et moi partons pour l’Ukraine, quelques jours en avance, histoire de repérer les lieux pour la mission. Ce n’est pas demain que nous allons nous battre. Et je sais que même si je rentre à l’appartement maintenant, je ne dormirai pas…

« Je n’ai pas besoin d’être bordé tu sais ! Mais je te remercie, je penserais à dormir avant de partir là-bas. » Autant ne pas indiquer de lieu, il y a des curieux pas loin de nous je le sens. J’essaye de retrouver un peu de sérieux et pose une main solide sur sa chaise, pour lui éviter de reculer. « Si…si tu as des choses à faire, ou que tu es crevée – je me sais fatiguant – je comprendrai. Mais si l’excuse de ma mission de demain est un vrai prétexte alors non : rassure-toi il n’est pas trop tard. »

Mais je pense que ce n’était qu’un argument foireux pour m’échapper. C’est de bonne guerre, c’est même gentil de sa part si l’on se rappelle que moi je me suis invité à sa table sans aucune permission. Il est donc logique qu’elle parte quand bon lui semble ;
Je la dévisage, délicatement, laissant le bleu de mes yeux courir sur ses traits, essayant de deviner ses réelles intentions. Je ne vais pas la retenir. Mais je n’arrive pas à déchiffrer quoique ce soit dans son regard ! Dans le doute, je choisi la politesse et je m’écarte pour qu’elle puisse – si c’est bien son choix – partir.

« C’était sympa en tout cas. Merci. »

Mais pensez-vous que les choses peuvent se passer à peu près bien pour terminer la soirée ? Je porte poisse. Si si, je l’assure. C’est un don, comme un pouvoir supplémentaire, une compétence que peu de gens m’envient…
Alors que je commence à me lever – par galanterie – un des types qui étaient jusqu’alors installé au fond du pub s’approche de nous, me percute l’épaule et me fait reculer d’un ou deux pas pour se placer entre Faith et moi.

« …Pardon ? » « Tu fais quoi là, tu embêtes la jolie demoiselle ? » « Pff j’vous en prie. C’est un malentendu, ladite demoiselle est une amie et… » « Tu crois qu’on t’a pas vu ! T’es pas le genre qui traine avec les sangs purs toi par hasard ? » « Mais de quoi parlez-vous ? Nous quittons les lieux de toute façon, poussez-vous. »

Je n’aurais peut être pas du hausser le ton. Sa large et grasse main vient s’emparer de mon col et sous le coup de la surprise – ainsi que de sa force – mes jambes percutent la table sur laquelle je me retrouve à moitié allongé.
Des menaces, de cris très mal articulés, une odeur terriblement prenante d’alcool : ce mec est imbibé jusqu’à la moelle et ses deux compères qui ne tardent pas à se ramener ne sont guère plus en forme.

« Ça va calmez-vous messieurs ne déclenchons pas de bagarre ! Nous partons je vous dis ! »

Au moins avec moi...aucun risque de s'ennuyer.
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Ce message a été posté Ven 19 Avr 2013 - 16:03

elle se souvenait du duel ou plutôt du combat de deux de ses condisciples et ils s'étaient lancer des sortilèges dans le but de se faire du mal et surtout ils étaient décidés qu'il n'y ait qu'un seul victorieux. Par contre, leurs noms, elle ne se souvenait plus. L'un des sorts l'avait particulièrement marqué celui de "Chauve-Furie" qui était particulièrement réussi.

Lorsqu'elle finit de boire son verre, il lui confirma qu'elle ne pouvait n'en boire qu'un, en faisant un parallèle avec sa remarque sur les baisers passionnés avec une femme. Elle trouvait amusant qu'il y refasse allusion. Insinuait-il qu'il avait une longue série de conquêtes ou qu'il était doué pour embrasser?

Si elle avait évoqué l'heure tardive, c'est qu'il devait être au meilleur de sa forme pour sa mission mais elle avait l'impression qu'elle avait par dessus la tête de sa compagnie. Non, elle était toujours sur ses gardes, sinon elle ne serait pas Pru mais elle passait un bon moment. Ils jouaient comme deux adolescents et c'était rafraîchissant dans sa vie si austère et si ordonnée.

Elle avait des principes très strictes avant de partir en mission et l'un d'entre eux était de se reposer et se concentrer pour être dans le meilleur état d'esprit. Mais peut-être avait-il besoin de se détendre? Elle vit sa déception à l'idée que leur soirée se termine, elle était surprise qu'un anglais puisse aimé être en sa compagnie? Les autres membres l'évitaient et elle savait pourquoi?


Elle essaya de s'expliquer mais elle était avare de mots:

- J'ai besoin de me concentrer avant et je me suis dit que c'était la même chose, pour toi, je me suis trompée.... Elle esquissa un petit sourire. Je me doute que tu n'as pas besoin d'une histoire pour rejoindre les bras de Morphée! Et non, je ne suis pas fatiguée. Si elle rentrait chez elle, maintenant, elle replongerait le nez dans ses dossiers et ses enquêtes n'avançaient pas assez vite à son goût. Elle n'eut pas le temps de se dire qu'elle préférait rester et de tout façon, elle ne l'aurait peut-être pas dit car elle sentait que s'il continuait ce petit jeu, elle finirait par se dévoiler malgré elle.

Quand il caressa son visage de ses yeux azurs, elle ressentit un léger trouble, surement du à l'alcool ou peut-être parce qu'il y avait , longtemps, qu'un homme ne l'avait pas contemplé ainsi et qu'elle s'était sentie autre chose qu'une auror. Mais elle n'arrivait pas à prononcer qu'elle avait envie de continuer cette soirée, elle se leva et elle se plaça à côté de lui..

- Fais moi signe, pour ce tour, en moto, à ton retour.... En prononçant ses mots, elle se dit que sa mission pouvait mal tournée et que peut-être, il n'auraient pas d'autres occasion à partager. Si la jeune femme était si froide, c'est aussi qu'elle avait peur de se lier, par ces temps troublés, la mort rodait partout. Elle était bien contente qu'Ann et Charles soient restés en sécurité aux Etats-Unis.

Quand il se leva à son tour un opportun le bouscula et se plaça entre lui et elle. Quand il entendit qu'il la qualifiait "Jolie demoiselle", il se prenait pour qui, ils n'avaient pas garder les sombrals ensembles. Il croyait peut-être qu'elle était une petite chose fragile.

Quand il agressa Aoden en parlant de ses relations avec les sang-purs même si elle se méfiait de lui, il n'y avait qu'elle qui pouvait lui poser des questions et eux ces lourdauds bourrés, qu'est-ce qu'ils avaient fait pour mettre fin à la dictature des veracrasses. Il la pensait fragile, il allait voir.

Elle attrapa l'importun et avec une prise de combat rapprochée, qu'elle avait apprise, durant sa formation, elle l'empoigna et l'allongea sur le sol.
Il était immobilisé mais ses acolytes, eux étaient libres. D'une main, elle le maintenait, son genou posé sur son dos et de sa main libre, elle attrapa sa baguette qu'elle pointa vers ses deux potes de comptoir.
Qu'ils fassent un mouvement, ils verraient si c'était une damoiselle en détresse. Cette petite montée d'adrénaline l'avait guérie de son ivresse. Il ne servait à rien de discuter avec de viande soûle et elle demanda:


- Aoden, ça va?





Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 17:03, édité 3 fois
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Ce message a été posté Ven 19 Avr 2013 - 17:20

Ce genre d’action ça se passe toujours extrêmement vite. Ça ne s’appellerait pas action autrement vous me direz, ce mot parle pour lui-même.

Alors que dans un bruit fracassant je me retrouve sur la table dans la position la plus désagréable qui soit – quand l’agresseur se trouve être un parfait mufle, c’aurait été une mignonne demoiselle, je ne dis pas – que mon dos percute nos verres et la bouteille de cet étrange alcool pour les exploser en plusieurs morceaux, que d’une main fébrile – merci l’ivresse – j’essaye de me débattre…Faith me fait part de ses connaissances de combat.
En parfaite démonstratrice studieuse et appliquée, elle chope le malotru qui m’étrangle et en un rien de temps ce crétin se retrouve au sol. Sous la miss Adamson. Fichtre…dire qu’elle doit à peine peser cinquante kilos. Allez, cinquante-cinq ?
Il a beau continuer de pester, notre impoli ne trouve aucun secours de la part de ses associés : ces deux là restent figés face à la baguette de Faith et décident de faire marche arrière jusqu’à regagner la sortie. Plus qu’à libérer le gros, et nous serons en paix !

Encore allongé sur la table – relativement assis, en fait – appuyé sur les coudes et le souffle court, j’observe. L’œil hagard, une marque rouge contre le cou, une belle tâche dans le dos et même une déchirure. Merde, mon t-shirt ! Les éclats de verre ont malmenés mon vêtement ainsi que ma peau par endroit, mais je n’en ai cure. Faith est fascinante ;
Je ne doutais pas de ses qualités de combattante, mais si on m’avait dit que je la verrai à l’œuvre ce soir je ne l’aurai pas cru. Ce serait rassurant qu’elle vienne avec moi demain…quoique Loïs doit également bien se défendre.

« Oui…oui oui ! Je vais bien, je crois. Inutile de te renvoyer la question. » Ma remarque fait sourire quelques spectateurs et je me replace sur mes jambes, grimaçant enfin sous la petite douleur lancinante dans le dos. « T’es le genre efficace. Mais enfin très chère on n’agresse pas ainsi des hommes qui se voulaient chevaliers ! »

Eh oui apparemment, ils venaient me faire la morale – m’emmerder est plus exact – parce qu’ils pensaient que j’étais dérangeant pour Faith. Sans aucun doute un argument à la noix trouvé au dernier moment juste pour pouvoir approcher la jolie demoiselle comme ils l’ont appelée. Ils ont bon gout, je peux leur accorder ça : elle est réellement belle et ses prouesses physiques sont…ahem. Déplacé.
Alors que les serveurs s’arrangent pour remettre en ordre la table et retirer les débris de notre apéritif, je fais une proposition qui ne tardera pas par s’imposer d’elle-même : sortons.

« Viens ; juste le temps de… » Je dépose quelques pièces pour régler nos commandes et davantage, et je nous fais déguerpir. Pas la peine que le responsable nous chope, c’est assez pour ce soir. Une fois dans la ruelle je secoue la tête, un large sourire en travers du visage. « J’étais loin d’imaginer que ma soirée serait si vivante ! Si intéressante. » A ce dernier mot mon regard rejoint le sien une seconde, puis retourne à l’horizon. « Toujours décidée à partir ? »

Qui sait, cet assaut remarquable lui a peut être fait changer d’avis. A moins qu’elle ait trouvé entre temps une question à me poser ? Je n’ai pas pensé un seul instant que les propos ‘sangs-purs’ des agresseurs aient pu retenir son attention. Je ne suis pas si catégorique. Je sais que des sangs-purs ont bon fond, qu’est ce qui les en empêcherait ? Ce statut n’est pas un poison. Je sais aussi que certains sangs basiques – de rang élevé souvent – sont extrémistes et intolérants au possible.
Le monde est plein de paradoxes, d’incompréhensions et de surprises…
Arg. Je me serais juste passé de ces coupures dans le dos.
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Ce message a été posté Ven 19 Avr 2013 - 18:34

La jeune enquêtrice ne quittait pas les deux autres bouses des yeux et elle leur lança un de ses fameux regards torves, dont elle avait le secret. Quand elle les vit déguerpir, elle abaissa lentement sa baguette. Elle avait entendu le bruit du verre, qui se brisait sous le poids d’Aoden, il devait, certainement, être blessé.

Elle n’avait pas réfléchi, elle avait des automatismes de guerrière, qu’elle ne contrôlait pas.
Il est qu’avec son petit gabarit, elle n’était pas très effrayante et son apparence était, bien souvent, un avantage dans des cas comme celui-là. Le malotru faisait moins le malin, à présent, il n’osait pas se rebeller, il faut dire qu’elle le maintenait avec une poigne de fer.

Elle surveillait, quand même la porte au cas ils décident de revenir mais bon, il venait de voir leur ami humilié, par une femme, en plus. Ao était prévenue, elle savait se défendre, sans avoir à utiliser sa baguette magique. Généralement, les veracrasses ne servait que de la magie et ils étaient vide dépassés sans leur baguette. Elle espérait que le fait d’être « sauvé » par une femme n’allait pas le rabaisser.

Elle tourna son visage vers Aoden quand elle entendit ses paroles et elle esquissa un petit sourire en coin. Elle répondit d’une voix malicieuse :


- Il est vrai que je manque à tous mes devoirs de damoiselle en détresse ! Oups, j’ai oublié que j’étais une petite chose fragile qui devait être délivrée du méchant dragon, qui gardait ma tour ! Elle évoquait un conte moldu, celui de la Belle au bois dormants mais elle ne pensait pas qu’il le connaisse.

Elle avait entendu les propos de ce lourdaud, à propos d’Aoden et elle sentit sa méfiance remontait d’un cran. Elle mènerait son enquête elle-même, elle se basait sur des preuves et non sur des propos d’un alcoolique notoire, agressif et machiste. Le beau parleur taciturne était blessé, il venait de pousser des petits cris de douleur et dire qu’il partait en mission !

Elle se pencha son visage vers le malotru et elle lui murmura d’une voix glaciale : "Tu es calmé à présent, je peux te lâcher ?" Il répondu un grognement, elle le prit pour un oui. Elle relâcha la pression de sa prise, elle se releva avec agilité, sa baguette toujours dans sa main.


Elle le surveillait du coin de l’œil et quand il partit la queue entre les jambes, sans demander son reste, elle s’approcha d’Ao.

Elle lança un regard navrée à Betty. Arg, elle aimait bien cet endroit, elle ne pourrait plus y venir.
Elle déposa d’autres pièces sur ce qui restait du carnage, puis elle le suivit sans prononcer un mot.
Quand elle se retrouva dans la ruelle en sa compagnie et qu’il lui demanda si elle était toujours décidée à partir, elle le regarda longuement le jeune trentenaire et elle ne pouvait le laisser en si piteux état.


- Il faudrait déjà que je soigne tes blessures mais ce lieu... Elle regarda, autours d’elle, ce n’était vraiment pas l'endroit adéquate. Elle allait se retrouver à jouer l’infirmière. Elle allait lui proposer une chose qu’elle n’avait jamais encore proposée. Elle préférait qu’il vienne sur son terrain qu’aller chez lui.

Un transplanage d’escorte s’imposait et ils allaient atterrir juste devant sa porte. Elle allait le laisser entendre quelques instants, le temps qu’elle cache les quelques photographies de ses proches.


- Prends mon bras, tu vas découvrir mon univers. Et s’il était un infiltré, il saurait où elle habite, il y avait longtemps qu'elle n'avait pas été aussi impulsive et aussi peu prudente mais il faisait partie de sa faction alors elle ne pouvait pas le laisser ainsi, surtout avant une mission. Le doute l'envahit et si c'était un infiltré et un coup monté? Il fallait mieux pour lui, qu’il soit loyal sinon elle lui ferait payer très cher.

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Ce message a été posté Mar 23 Avr 2013 - 8:22

Qu’elle soigne mes blessures ?!
Ces mots sortant de sa bouche ont quelque chose de comique et si je ne m’étais pas arrêté pour la dévisager un instant, j’aurai pu me laisser aller à un rire bon public. Mais non, Faith n’a pas l’air de se foutre de moi et semble au contraire bien motivée à nettoyer ces quelques dégâts que nos boissons ont laissés dans mon dos ;
C’est sympathique mais si surprenant que j’oublie de formuler le moindre merci. Et puis merci pour quoi ? Elle ne m’a pas encore soigné, je dois attendre. J’ai tendance à abuser de formules de politesse à tel point que certains voient dans mes propos une franche hypocrisie, du sarcasme constant ! Ce n’est pas le cas. Je trouve simplement que les gens sont radins en civilités et courtoisies donc forcément à côté…je fais tâche.

Ceci dit, occupons-nous de ces blessures que la belle veut guérir. Il y a certes une petite douleur qui se fait sentir à chaque mouvement d’épaule, à chaque pas. Mon vêtement humide et frais s’étire et se détend en fonction de mes gestes et me prévient à chaque fois de la prochaine vague d’élancement.
Je ne peux pas voir à quoi tout cela ressemble, d’autant plus que j’ai renfilé mon blouson par-dessus histoire d’être plus présentable, mais j’ai l’impression que ce n’est pas grave. C’est ce qui est le plus logique : ce ne sont que quelques débris de verre brisés. Je dois être gâté de deux ou trois griffures…que veut-elle soigner ?
Le lieu lui déplait visiblement et je me contente de hocher la tête, ne sachant toujours pas quoi répondre.

Automatiquement mon bras vient s’enrouler autour de celui qu’elle me présente et si je sais pertinemment que nous allons disparaitre pour nous retrouver là où elle a l’intention de me soigner, j’étais loin de me douter que Faith était capable de m’emmener jusque chez elle. Dès ce soir. Dès cette première soirée en tête à tête qui a commencé par un grossier squattage et qui, en plus d’être bien alcoolisée, a faillit se terminer sur une ridicule bagarre.
Une fois devant la porte, je retire mon bras du sien pour la laisser agir à son aise et plonge les mains dans les poches – après m’être ressaisit de l’effet transplanage. J’ai toujours bien supporté ce système de voyage, mais je dois être un peu fatigué.

« Je…ne vais pas t’embêter Faith, je peux peut être passer à l’hôpital pour qu’on me retire les bouts de verre…si bout de verre il y a. » Je termine ma phrase dans un murmure et passe le pas de porte une fois que j’y suis invité. Par crainte d’être trop curieux et plus impoli que je ne l’ai déjà été ce soir, j’évite de scruter l’intérieur de l’appartement – quel est l’endroit le plus intime que le chez-soi ? – et je lui souris, un peu bêtement. « D’habitude, je prends la peine d’emporter des fleurs ou des sucreries quand je m’incruste chez une demoiselle. »

Amusé je hausse les épaules et, sans doute encore distrait par les dernières étranges heures que nous avons passé ensemble, je me sens à la fois excité et reconnaissant par sa proposition de me venir en aide. Certes la blessure ne doit pas être grave, mais m’enlever seul ce qui traine dans le dos aurait été difficile. Et puis quand bien même la magie aurait pu m’aider, ne suis-je pas bien ici, avec cette étonnante collègue ?
Oh j’ai mal, aussi. Mais ce n’est qu’un détail !


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Ce message a été posté Mar 23 Avr 2013 - 10:32

Elle ne voulait pas qu’il soit blessé avant de commencer sa mission car elle ne voulait pas que celle-ci soit compromise à cause de petits bobos non soignés. S’il avait un partenaire associé à son action, il ne fallait pas qu’il soit un poids pour lui. Elle pensait avant tout à l’Ordre, en lui faisant cette proposition et puis la bagarre avait été instaurée pour sauver son honneur ! Comme si, elle avait besoin qu’un autre la protège.

Quand elle sentit son bras s’enroulait autours du sien, elle prit sur elle pour ne pas le repousser, elle détestait les familiarités mais bon elle prit sur elle avant de les faire transplaner devant la porte de son trois pièces.

Elle le fit attendre quelques instants, le temps de cacher tous ses objets personnels, ayant un lien avec ses proches. Son chat noir était intrigué de la voir ranger, à toutes vitesses, ces cadres photos, ses lettres.

Ho Chi, oui, oui, son beau matou fit entendre quelques miaulements, l’air de dire qu’il n’appréciait pas qu’elle l’ignore. En passant, près de lui, elle lui fit quelques caresses, le prit dans ses bras, avant de faire entrer Aoden chez elle. Elle dit simplement à ses premières paroles.


- Je pense avant tout à l’Ordre car que feras-tu si les médicomages sont débordés à Sainte Mangouste ?

Elle apprécia qu’il ne pose pas son regard partout, cette pièce était neutre, une cuisine à l’américaine, un espace salon composé d’un canapé en cuir blanc, recouvert d’un plaid doux de couleur rouge sang, une télévision à écran plat, un bureau avec un ordinateur portable, un téléphone et sinon, des étagères remplies de livres et une malle fermée à clé. Il ne pouvait rien apprendre sur elle, si ce n’est son goût pour la lecture et il pouvait être intrigué par les objets d’origine moldus, qui peuplaient la pièce.

Elle posa sa petite boule de poil sur le canapé et quand elle entendit la suite de ses paroles, elle leva les yeux au ciel avant de répondre d’une voix ironique :


- Crois-tu que c’était une invitation à du badinage, Aoden ? Elle l’observait, il restait là un brin empoté et elle ne put s’empêcher de ressentir à nouveau ce doute, cette méfiance l’envahir. Elle n’était pas partisane de lui lancer un oubliette, pour qu’il ne garde aucun souvenir de sa venue ici mais peut-être serait-elle obligée de le faire ?

- Montres moi tes blessures car mes yeux ne voient rien à travers tes couches de vêtement ? Il allait être à moitié-nu et dire qu’elle avait l’habitude d’éviter toute promiscuité tendancieuse. Dans quelle galère s’était-elle fourrée ? Et même son chat semblait surpris de voir un inconnu chez « eux », il observait de ses yeux jaunes citron le visiteur. Il semblait être sur ses gardes, au même titre que sa maîtresse.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 17:05, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 23 Avr 2013 - 11:35

Il était évident que Faith allait être sèche suite à mes paroles doucement provocatrices, légèrement penchées sur le côté ambigu de notre présence ici. Je ne lui en veux pas, je commence plus ou moins à cerner son caractère – sans prétention de ma part – la demoiselle est fermée et distante, c’est ainsi. Je ne faisais que plaisanter et si ses mots peuvent paraitre durs, je sais que ce ton fait partie d’elle. Qu’il ne faut pas mal le prendre et puis quoi ? Elle peut bien dire ce qu’elle veut, trouver toutes les excuses du monde, elle aurait pu éviter de me conduire ici si c’était si dérangeant pour elle. Or, elle l’a fait, et cette simple pensée affine mon rictus au coin des lèvres.

Sur ses gardes, patiemment recroquevillé dans les bras de sa maitresse ou dans un coin de l’appartement, le chat me surveille avec autant de méfiance que la belle. Je dirais même davantage, car celui-ci contrairement à elle ne sait pas faire preuve de discrétion ;
Je me contente de l’observer une seconde, appréciant la présence de cette boule de poils – toujours mieux qu’un rat – avant de reporter mon attention sur la demoiselle Adamson.
Erf. Je ne suis pas forcément pudique, je ne suis pas trop honteux de mon physique – non sérieusement, je ne suis pas un type disgracieux à regarder ! – ni particulièrement réticent à lui montrer mes blessures ; disons juste que les circonstances me rendent plus embarrassé cette fois.
Faith est tellement réservée, inaccessible et prudente – la preuve face à mes touches d’humour familières – que l’idée de retirer mes vêtements me gêne, presque plus pour elle que pour moi. Elle n’est pas obligée de subir ça…

Je chasse ces idées stupides de ma tête : ce n’est pas parce qu’elle ne me fait pas encore confiance que c’est une prude sainte nitouche à laquelle présenter un torse serait une insulte ! Enfin, je pense.

Après une légère hésitation et deux secondes de silence total, j’acquiesce et commence par retirer mon blouson. Puisque le sous-pull que je porte dessous est déchiré, peut être est-ce suffisant pour qu’elle applique les soins nécessaires à mes blessures sans que je le retire ?
Le chat se déplace alors que je dépose ma veste à mes pieds – inutile de tâcher son canapé si jamais le cuir est marqué de sang – et puisque rien ne se passe lorsque je replace mon regard sur elle, je prends les devant et mets enfin ma peau à nu. Mon accoutrement déchiré s’accroche à un bout de verre et je grimace ma douleur dans un soupir contrôlé, faisant du tissu désormais inutilisable un tas à balancer.

« Je crois qu’il me reste un bout de ton verre dans le dos. » Affichant un sourire nerveux, je lui indique le lieu – comme si c’était nécessaire – puis me retourne, à petits pas, dans un demi-tour timide. « Tu vois quelque chose ? »

En espérant qu'il n'y en ait qu'un, que l'opération se termine vite, que Faith ne soit pas trop contrariée de me venir en aide et enfin : que tout se passe bien. Eh oui avec ma fameuse poisse, je pourrais commettre l'erreur de laisser couler ce liquide rouge au mauvais endroit ou encore avoir trouvé le moyen de m'enfiler un bout de verre irrécupérable !
Masquant comme je peux tout ressenti douloureux, j'attends sagement, sentant seulement maintenant l'hémoglobine couler à petit flux contre mon dos et le chat se glisser entre mes jambes dans un grognement explicite.
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Ce message a été posté Mar 23 Avr 2013 - 16:11

Pru n’avait aucun problème avec la nudité, elle était née moldu alors elle avait l’habitude de voir des photos ou des films avec des scènes osées. Ce n’est pas le corps en lui-même qui la dérangeait mais plutôt que cette scène est lieue dans son salon, dans son jardin secret.

Le dernier homme qu’elle avait vu en petite tenue était Charles. Elle connaissait chaque parcelle de son intimité alors quand il se mettait torse-nu, elle admirait son physique. L’inverse, par contre, n’avait pas eu lieu depuis leur dernière escapade à la plage, quelques mois, avant son départ pour le Royaume-Uni et elle portait, tout de même, un petit bikini moldu.

Elle regardait, du coin de l’œil, son petit familier tyrannique montrait à Aoden qu’il était le maître de la maison et que lui n’était qu’un importun, qui osait troubler le calme de son habitat.

Comme elle n’était pas une voyeuse, alors elle partit, un instant, dans sa chambre et elle fouilla dans sa commode, juste le temps de débusquer, un t-shirt d’Harvard qui appartenait à son meilleur ami.

Le temps qu’elle revienne, il avait retiré ses couches qui recouvraient ses blessures, elle posa le vêtement sur le dossier d’une des chaises haute, près du bar et il entendit évoquer une douleur dû à un morceau de verre qui était, encore, incrusté, dans l’une de ses blessures.

Elle leva les yeux au ciel et pensa que les hommes étaient tous pareil, un petit bobo et ils allaient y rester.

Elle s’approcha de son malade, elle esquissa un sourire quand elle vit son petit Ho Chi, qui jouait au protecteur. Elle ne connaissait qu’un seul sortilège de soins, qui était bien utile lors d’une mission mais pour les blessures peu profondes.

Heureusement pour lui, ses blessures étaient superficielles alors un simple « episkey » ferait l’affaire.
Il y avait plusieurs morceaux de verre, qu’elle voyait très bien et elle décida de les retirer sans utiliser la magie, avec une simple pince à épiler « moldue ».


- Tu me dis si je te fais mal…. Sa mère lui avait toujours répété que les hommes étaient des douillets, qui se transformaient en bébé dès qu’ils étaient mal fichus. Et elle l'avait constaté avec son seul Amour. Elle retira un morceau, puis deux, puis trois et puis le dernier, sans que le journaliste ne bronche. Quand elle eut fini, elle prit sa baguette et elle se concentra avant de lancer un « episkey » informulé. Le sang s’arrêta de couler dès qu’elle le lança.

- Tes blessures sont superficielles alors tu ne crains rien! Acceptes-tu que j’utilise une méthode moldue pour éviter les infections ? Et en même temps, l’antiseptique retirera les traces de sang séchées qui zébraient son dos musclé. Elle devait, quand même, avouer qu’il était bien foutu mais se l’avouait à elle-même était une autre paire de manches.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 17:06, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 23 Avr 2013 - 18:16

J’apprécie cette discrétion dont elle fait preuve en me laissant un brin d’intimité pendant que je me déshabille. Bah, pas très utile en soit puisqu’il va falloir qu’elle revienne avant que je sois rhabillé, aucun intérêt autrement ! De plus, je viens de dégommer mon t-shirt et à part mon blouson en cuir, je n’ai rien à enfiler d’autre…je vais encore avoir l’air fin en ville pour rentrer.
Le temps d’estimer à peu près les forces – et le courage – qu’il me reste pour transplaner, Faith me revient avec de quoi s’occuper de mes blessures. Je la laisse faire, sagement, n’omettant aucune contestation face à l’étrange objet qu’elle tient en main.
Confiance. Il faut avoir confiance en ses collègues, et Faith Adamson n’est pas qu’une femme dragon, c’est aussi une alliée…venue de l’autre côté de la mer peut être, mais tout de même.
Je prends sur moi, plisse les yeux et retiens tout gémissement de douleur alors qu’elle déniche les morceaux de verre incrustés dans ma peau.

« Tout va bien. » Dis-je avec difficulté, la mâchoire serrée qui trahi mon mensonge. Je souris alors en ayant bien conscience d’être ridicule mais bordel, ça fait mal ! Lorsqu’elle s’arrête je respire enfin. « Merci ! »

En espérant que c’est terminé, cela va sans dire. Que peut-elle faire de plus ? La magie c’est, magique, hum. Difficile de le réaliser quand on est dedans depuis toujours et quand bien même j’étudie avec passion le mode de vie des moldus, je peine à imaginer qu’on puisse faire sans tout ça…mais comment font-ils bon sang ! Les femmes et leur maquillage, les soins en tout genre, les moyens de défense !
Non vraiment, ça me dépasse et je ne suis que plus admiratif de ces gens dépourvus de pouvoirs.

Contraint de sortir de mes pensées – d’abord parce que le chat n’arrête pas de me tourner autour, deuxièmement parce que Faith me fait une proposition – je fronce les sourcils avec une nouvelle hésitation. Allons bon. Pourquoi utiliser un moyen moldu ? N’a-t-on pas prouvé que les pauvres seraient bien arrangés si la magie leur parvenait ? La conclusion est simple : c’est plus pratique chez nous. Pour tout. En tout cas pour ça c’est certain, la médecine c’est un calvaire là bas !
Enfin. Puis-je affirmer être passionné par leurs habitudes si je lui refuse ça ? De plus, sans elle j’aurai bataillé toute la soirée pour me soigner. Je ne peux pas lui dire non, comme si l’écho souvent autoritaire de sa voix ou le reflet dans ses jolis yeux ne méritaient, en aucun cas, un refus de ma part.
Ah, je suis faible.

« Je t’en prie…A condition que tu m’expliques ! Avec quoi est-ce qu’ils évitent qu’une plaie s’infecte ? »

Je la laisse s’équiper, observant avec attention tous ses gestes. Maudit chat qui veut se faire les griffes sur mon pantalon ! A moins qu’il soit en train de jouer. J’évite de le repousser – ce serait déplacé – et je me concentre sur la demoiselle. Allons bon, un coton, un étrange liquide incolore, de quoi s’agit-il ?

« J’ai tenté une fois de faire une chronique sur les hôpitaux moldus. Pour comparer aux nôtres. J’ai du me renseigner sur les pratiques médicales et…c’était tellement compliqué que j’ai laissé tomber ! Enfin, je me suis contenté des grosses lignes de l’organisation de leurs établissements, mais la médecine en soit, c’est…Aaarg. » Je m’interromps en baissant le visage comme pour échapper à la vive douleur qui s’empare de mon épaule. C’est surtout la surprise qui me fait réagir, la douleur en soit est supportable. « Pardon…je ne m’y attendais pas. T’es sûre que c’est efficace ? Ça fait encore plus mal que tout à l’heure. »

Dans un sourire doucement moqueur – surtout pour moi-même – je la regarde avec la même attention que plus tôt. Cette fille est fascinante, surtout pour un fan des moldus tel que moi. Pour ne rien gâcher, elle est aussi très…Fichtre. Je ne suis pas son genre, et je suis beaucoup trop sensible qui plus est ! Si je perds mes moyens devant chaque jolie demoiselle de l’Ordre je ne suis pas arrivé…
Mais il y a ces petits plus, ces détails chez elle qui la rendent particulièrement unique.
Je secoue la tête et me penche doucement vers l’animal décidément curieux.

« Comment s’appelle ton chat ? »
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Ce message a été posté Mar 23 Avr 2013 - 19:12

Elle devait lui reconnaître qu’il s’était montré brave, du moins, autant qu’un homme le pouvait face à la douleur. Elle sentait sa crispation mais elle essayait d’être le plus délicate qu’une femme dragon pouvait être. Il était d’étrange de penser qu’après qu’il se soit invité à sa table, elle l’ait emmené chez elle. Une partie d’elle-même lui disait que c’était une dangereuse idée mais en même temps, il était à sa merci et de plus, il acceptait très bien qu’elle utilise la magie contre lui, sans ressentir aucune peur de ce qu’elle pourrait réellement faire avec sa baguette.

Il était étrange mais il ressemblait à son Charles, par de nombreux côté. Combien de fois lui avait-elle reproché sa crédulité face aux personnes qu’il venait de rencontrer.
Et elle ne comprenait vraiment pas comment des personnes arrivaient à faire confiance aussi vite surtout qu’elle ne s’était pas montrer tendre dans ses réflexions ? Etait-il masochiste ou juste sociable ? Une qualité qu’elle ne possédait pas ou peut-être qu’elle était étouffée par sa méfiance ?

Quand il la remercia encore une fois, elle ne comptait plus les fois où il avait dit ou sous-entendu ses mots dans cette soirée. Elle n’était pas loin de penser que le fait de remercier continuellement autrui était une faiblesse… Elle lui dit d’une voix légèrement railleuse :


- Merci de t’avoir fait souffrir ? Il avait essayé de la cacher mais son corps l’exprimait. Quand il la questionna sur les méthodes des non-sorciers et en particulier, sur les moyens qu’ils avaient pour lutter contre les infections. Elle poussa un petit soupir, tout en continuant à nettoyer ses plaies tout doucement car le produit était froid et il piquait mais bon pas à ce point quand même quand elle entendit ses paroles et son petit cri. Elle cherchait mais elle ne savait pas s’il comprendrait. Elle parla distinctement, d’une voix claire et elle avait l’impression d’être comme sa mère. Elle apprécia qu’il ait essayé d’écrire sur la médecine des non-sorciers mais même elle n’aurait pas réussi à déchiffrer leur jargon si compliqué.

- Le produit que j’utilise permet d’éviter que les « microbes, ce sont des organismes, minuscules et invisibles, viennent contaminer tes plaies et te rendent malade. Au fur et à mesure qu’elle passait le coton imbibé, le sang séché disparaissait. Elle ne savait pas comment lui expliquer de façon à ce qu’il puisse comprendre et en y réfléchissant, elle se retrouvait dans la même situation que Macnair, lors de leur interrogatoire.

- Chez les noms-sorciers, des personnes travaillent sur ce qu’on appelle les sciences, la médecine en fait partie, au même titre que la physique et la biologie. Un scientifique, dont j’ai omis le nom, a réussi à comprendre que les maladies venaient de ces petites particules et que pour lutter contre elle, le fait de désinfecter les plaies avec un produit adéquat, les éliminait, dans ton cas et pour d’autres, il faut prendre des médicaments. Elle fit une pause, elle avait fini son traitement moldu, elle attrapa le t-shirt de Charles, elle se mit face à lui et elle lui tendit avant de dire :

- Tu t’es montré "courageux", peu de sorciers auraient accepté. Couvres-toi à présent, il est inutile que… Elle se mordit la langue, elle était sur le point de lui dire qu’il était, entrain, de s’exhiber. Elle l’observait et elle ne savait que penser, son petit air moqueur, ses regards, ses sourires la surprenaient voir la troublaient plus qu’elle ne voulait l’avouer.

Et quand il se pencha vers sa petite boule de poil, elle leva les yeux au ciel, elle pensait que l’ivresse s’était enfuie mais elle en doutait à présent.


- Ma Terreur se prénomme Ho Chi…. Dés qu’elle prononça son nom, il vint se frotter contre ses jambes en ronronnant, elle se pencha pour le prendre et elle dit d’une voix snobe.

- Je manque à tous mes devoirs, Ho Chi, je te présente Aoden.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 17:07, édité 1 fois
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