if we talking ? You and I. [Pv : Faith]



 



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Ce message a été posté Jeu 4 Avr 2013 - 11:22

I was looking for a consolation, sorry for punishment..•°¤ Mags

Voilà, il ne me reste plus qu’une nuit avant le grand départ. Je ne sais pas pourquoi je veux absolument le qualifier de grand d’ailleurs, l’Ukraine n’est pas si loin…
Plus qu’une nuit avant le départ. Le chaotique départ ? Monstrueux, inquiétant tout du moins.
Ça fait des jours que l’ordre de mission m’a été envoyé, que je sais que je dois partir avec Loïs Lang, la chef de la Tour des médias, et pourtant je n’arrive pas à me calmer. Mes nuits sont encore plus confuses qu’avant et je ne peux qu’assumer un état de fait : j’ai peur.
Au service de l’Ordre du Phénix depuis déjà un moment, je n’ai jamais été directement impliqué dans un conflit, une bataille ni même une mission. C’est ma toute première, et je sais déjà – sans l’avoir encore exécutée – que je préfère l’infiltration, la subtilité et l’espionnage que j’ai toujours fait jusqu’alors ;

Plus qu’une nuit avant le grand départ…il n’est pas 18 heures et j’arpente le chemin de traverse sans but ni envie. Sans motivation. Sans raison. Juste tuer le temps, espérant bêtement qu’il décide de passer moins rapidement.

Avec une nonchalance sans nom, je pousse la porte de la prochaine brasserie qui se présente. Quelques jeunes découvrent l’amertume de leurs premières bières, un couple semble régler quelques soucis de communication – en choisissant l’option langues – et…oh ; je connais cette demoiselle ;
Faith. Si je n’m’abuse. Ce ne doit pas être évident de porter tel prénom, mais ça en jette. De ce que j’en sais…en fait je n’en sais rien, sur cette jeune femme. Elle fait partie de l’Ordre, elle me donne l’impression d’être très sérieuse mais si renfermée. Froide. Distante. Aurait-elle un passé monstrueux ? Ce ne serait pas la seule ;
L’air ailleurs et détaché qui trône sur son visage, qui traverse ses beaux yeux alors que je commande à boire me parait beaucoup trop unique. Elle n’est pas comme tout le monde. Ou alors je cherche un prétexte pour l’approcher : mais j’en ai envie.
Ça fait un moment que j’hésite à aller lui parler – d’autre chose que des aventures de notre faction – et en ce début de dernière soirée avant ma mission, ça ne peut pas me faire de mal je crois.

« Salut…je peux m’assoir ? Moi c’est Aoden, si tu n’te souviens pas. On s’est vu l’autre fois au…siège. » Dis-je pour éviter d’articuler QG. Je m’installe à ses côtés, pas trop près néanmoins, et hausse doucement les épaules. « Faith, c’est ça ? J’ai, jamais eu l’occasion – ou le courage – de venir t’embêter j’espère que tu ne m’en voudras pas pour cette tentative de conversation. Est-ce que, tout va bien ? »

Tellement difficile de lire en elle. Ce n’est pas qu’elle ne dégage rien, au contraire, elle dégage pas mal de choses la belle brune mais tout est compliqué à traduire. A expliquer. Est-elle méfiante ? A-t-elle envers moi une quelconque rancœur ? Est-ce simplement de la fatigue, ou de la flemme ? Blasée ! Non…pas forcément. Mais alors de quoi s’agit-il ?
Je reconnais en tout cas mon parfait rôle d’emmerdeur trop bavard et je me ravise, portant mon verre à mes lèvres pour m’empêcher d’en dire davantage. Je comprendrais un beau vent de sa part, et si ma fierté en prendra forcément un coup je ne lui en tiendrais pas rigueur ;

Plus qu’une nuit avant le grand départ, et je ne perds cependant pas mon temps pour embêter mes pauvres camarades de l’Ordre. C’est tombé sur toi, Faith, mais étrangement quoiqu’il arrive par la suite : je suis ravi.




Dernière édition par Aoden P.Teagan le Mar 16 Avr 2013 - 14:48, édité 1 fois
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Ce message a été posté Ven 5 Avr 2013 - 18:19

Prudence avait passé une très mauvaise journée. Ses enquêtes sur les mangemorts en fuite n’avançaient pas1.
Elle ressentait un mélange d’impuissance et de colère.
Les membres de l'Ordre étaient en sous-effectif, un face à une dizaine de ses dégénérés.
Elle avait envie d’hurler et elle n’avait personne à qui en parler, même à Charles, elle ne pourrait en parler car il s’inquiéterait pour elle et lui demanderait de retourner aux Etats-Unis.

Pour tous, elle était une bourrine, glaciale et sans cœur, une machine de guerre, certainement.. Il la jugeait car elle avait foi dans ses idéaux et dans la Justice.

Elle aurait aimé pouvoir discuter avec un ami mais elle en avait très peu et ils étaient tous aux Etats-Unis et elle ne voulait pas avoir de contact avec eux, pour ne pas les mettre en danger. Elle avait du entourer ses parents de nombreux sortilèges protecteurs pour que ses ennemis ne puissent pas les trouver et faire pression sur elle.

Elle avait besoin de se changer les idées alors elle décida d’aller se poser dans une brasserie, qu’elle aimait bien et qui servait de la nourriture correcte accompagné de bons crus. Lorsqu’elle arriva, elle choisit un table un peu à l’écart et elle commanda un verre de chardonnay glacé.

Elle sortit un carnet où elle avait pris l’habitude d’exprimer ses interrogations et ses doutes. Elle n’avait encore rien écrit, elle était perdu dans ses pensées et semblait à mille lieux de là où elle était.

Lorsqu’elle entendit une voix masculine la saluer, elle sursauta et posa un regard glacial sur l’importun. Elle le détailla et effectivement, son visage lui était connu, forcément, il faisait parti de l’Ordre. Il semblait être un bon élément même si c’était un sorcier basique de rang trois. Seulement, elle gardait toujours à l’esprit que la pureté du sang entraînait la folie, qui s’avérait souvent meurtrière.

Elle referma son carnet promptement et le seul nom qu’il aurait pu lire est Charles. Elle avait besoin de changer les idées alors pourquoi, pas le laisser parler.


- Bonsoir Aoden, il était inutile de vous présenter. Elle arqua un sourcil quand il évoqua le "siège", heureusement qu’il n’avait pas prononcé un autre mot. La prudence était nécessaire par ces temps troublés. Elle n’eut pas le temps de dire autre chose qu’il s’installa à sa table. Elle le regarda longuement avant d’ajouter d’un ton un brin sacarstique.

- Vous aviez peur que je vous morde ? Pas vraiment, je ne vois pas comment avec ce que nous vivons et vous ?
Elle porta son verre à ses lèvres, avec grâce, puis elle observa ce journaliste qui savait si bien manier les mots et qui devait certainement être un beau parleur. Alors quand il se tut, elle lui lança un regard légèrement surpris. Est-elle si effrayante? Comme elle n’était pas très douée pour les discussions légères, elle laissa le silence s’installer et attendit qu'il lança un sujet, vu qu'il l'avait abordé.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:39, édité 1 fois
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Ce message a été posté Ven 5 Avr 2013 - 20:44

Hum, ce petit air hautain, terriblement séduisant, un brin agaçant, qui ne saurait me déranger pour autant ; oserais-je dire que j’adore ça ? Le penser sera suffisant.

Quand elle me fait remarquer que me présenter était inutile, je hoche la tête en reconnaissant ma faute et en lui accordant ce joli coup : se souvenir de mon prénom. Ce n’est pas donné à tout le monde je lui dois ceci. Qui se souvient du journaliste qui, pour garder sa place à la Gazette du sorcier, à écrit tant de mal sur les moldus ? Je n’ai pas non plus aimé ce s*lopard. Et après ? Je n’ai pas eu le choix, mon but est d’ouvrir les sorciers à la culture de ces gens si proches de nous que nous ignorons purement et simplement ;
Enfin. Combien me haïssent pour mes choix ? Les mangemorts tous il est certain, mais si vous saviez le nombre d’alliés qui ne se priveraient pas de me massacrer.
Allons Aoden, pour avoir autant d’ennemis il faut déjà être populaire. Soulagement, ce n’est pas mon cas.

« En général l’idée de me faire mordre – par une camarade – ne me fait pas peur je t’avouerais. » J’ai commencé à lui parler sur un ton quasiment familier – clairement amical en fait – pourquoi devrais-je en changer ? Je me mords la lèvre inférieure pour tordre mon sourire et m’empresse de répondre à sa question. « ...Bonne réponse. Pour ma part j’ai cru, au début de notre victoire, que les choses seraient plus faciles. C’était logique à mes yeux mais je te rejoins : c’est en fait difficile à vivre. »

Pour un tas de raisons que j’ai déjà listées, classées, rangées, argumentées et refoulées un nombre de fois insoupçonné. A quoi bon ? Les choses vont continuer d’évoluer ; les évènements de s’enchainer. D’autres massacres, d’autres malheureux choix, d’autres victoires, et pas forcément dans notre faction…
Que peut-on faire ? A part suivre nos buts, répondre à nos valeurs, être fidèle à nos personnalités si complexes et différentes soient-elles… non. Je ne suis pas philosophe, encore moins visionnaire.
Juste journaliste.
Ça implique que je suis bavard ;

« …je n’ai pas l’intention de parler ‘boulot’. » Comprenez-là ce qui se rapporte à l’Ordre, Faith l’aura compris. Je n’en doute pas, bizarrement. « Alors, ce doit être rare pour un chef du bureau des Aurors d’être déjà dehors à cette heure-ci…tu avais besoin de ; te changer les idées ? »

Sans oser indiquer le petit carnet, je retiens un déplacé mouvement du menton et me préoccupe plutôt de mon verre. C’est plus prudent. Prudent ? Aurais-je peur d’elle ? Pas le moins du monde. disons simplement que je préfère froisser un ennemi qu’un ami ; collègue. Vous trouvez ça bizarre ?
Chacun sa logique.
Et puis elle est si jolie, qui voudrait l’offenser ?

« Oh excuse moi, je parle beaucoup mais je rejette en partie la faute sur la nervosité. »

Elle a bon dos la nervosité ! Et je ne voulais pas parler mission. Bon sang.
Mes doigts jouent contre le rebord du verre pour eux aussi exprimer leur stress, et je relève le visage pour esquisser un sourire navré. Rien à faire, j’ai toujours été baratineur, pas nécessairement pour mentir ou rouler les gens, ne me voyez pas – constamment – comme un salopiot. J’suis un bon gars ;
L’angoisse est prenante, voilà tout.


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Ce message a été posté Lun 8 Avr 2013 - 16:06

Aoden et elle ne s’étaient rencontrés qu’au Q.J, elle savait qu’il avait su trouver sa place au sein de l’Ordre mais elle n’oubliait pas les articles diffamatoires, remplis de préjugés et de mépris, qu’il avait écrit sur les non-sorciers et sur les nés-moldus.
Elle était entourée de personne, à qui, elle ne pouvait, malheureusement pas faire confiance. Elle était fatiguée d’être tout le temps sur ses gardes et elle devait peser chacun de ses mots à chaque discussion.

Encore un qui avait réussi les interrogatoires, menés après leur semi-victoire. Il était facile pour un journaliste de trouver les bons arguments et de pouvoir justifier qu’il avait infiltré la gazette du sorcier et ainsi apporter des renseignements précieux aux membres des phénix.

Les peu de fois où elle l’avait vu, il semblait, pourtant, sincère dans ses convictions ! Que penser ? Est-il loyal à la cause ou simplement un infiltré.

Pendant qu’elle exprimait ses doutes, en pensée, elle ne le quittait pas des yeux et quand il répliqua que ça ne le dérangeait pas d’être mordu par un camarade, son regard se ferma et elle eut un mouvement de recul.
La familiarité était réservée aux proches et non à des connaissances de boulot, surtout quand son interlocutrice était connue pour son dégoût des sangs purs. Certes, il n’en était pas un encore, au sens stricte du terme, mais deux générations de sa famille avait essayé de rendre à leur sang, la pureté chère à ses veracrasses.

Elle répondit d’une voix froide :


- Est-ce, propre au métier de journaliste, d’avoir une langue si bien pendue? Nous nous connaissons, à peine et vous vous montrez déjà…. Elle fit une pause, cherchant le mot adéquate, « familier », « insolent », « joueur ». Elle choisit de ne pas terminer sa phrase. A la place, elle porta son verre à ses lèvre et en but une longue gorgée, peut-être, pour ne pas lui faire une remarque cinglante, qui sait ce que le "soldat" pouvait vraiment penser ou faire.
Mais elle ne devait pas sans prendre, sans motif réel, à ses « camarades » et un peu de légèreté ne constituait pas un crime tant que celle-ci restait verbale.
Le fait qu’il se morde les lèvres, avant d’esquisser un sourire était clairement un stratagème, pour elle, certainement, pour le faire passer pour un « enfant innocent ».
A sa dernière réponse, elle répondit d’un ton déterminé.


- Nous avons encore beaucoup de batailles à mener et elles semblent bien périlleuses et incertaines. Vu qu’elle n’avait confiance qu’en très peu de ses soi-disant alliés.

Ne pas penser à leurs missions étaient impossibles pour la jeune femme, elle commençait, à tourner en rond, chez elle à la nuit tombée, tant les pistes étaient maigres et floutées pour emprisonner ses bouses de dragon, toujours en liberté et qui continuaient à commettre des crimes abjectes. Son regard gris bleu se remplit de colère et elle soupira devant l’impuissance de ses investigations.

- Effectivement mais parfois, même les plus préparés ont besoin d’un moment de calme pour mettre en ordre leurs pensées. Elle faisait référence au petit carnet mais il ferait mieux de ne pas y faire allusion car elle détestait parler de sa vie privée.

Elle reporta son attention sur le journaliste « séducteur » pour lire son langage corporel, quand il prononça ses dernières paroles. Effectivement, le fait de tapoter ses doigts contre un support était signe de nervosité. C’était un vrai moulin à sourires et il essayait, en plus, de se faire excuser, grâce à eux.
Elle dit simplement d’un ton, qui se voulait, neutre :


- Vous êtes victime de la cruelle page blanche pour faire un de vos « fameux » articles?

Elle savait qu’il comprendrait qu’elle faisait allusion à ses articles monstrueux. Elle ne pouvait s’empêcher de lui lancer cette pique. En même temps, elle savait aussi que des membres de sa faction devait menés des missions périlleuses. Cependant, pour préserver le secret, les identités et les ordres de mission étaient confidentiels. Comme ça si l’un d’entre eux tombait entre les mains des dégénérés, il ne pouvait pas trahir la cause.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:42, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 8 Avr 2013 - 16:59

Et je me montre déjà ...? C’aurait été amusant qu’elle termine sa remarque. Il est clair qu’elle n’avait pas l’intention d’articuler une politesse, mais qu’importe. Avoir la fin aurait été préférable, je n’aime pas trop ce qui a le gout de l’inachevé. Encore moins les noms dits – quand bien même je peux deviner ce qu’elle sous-entend.
Je suis si impoli que ça ? Je voulais juste détendre l’atmosphère. Les temps sont troubles – bien qu’on finisse par s’y habituer – je tentais de glisser là un peu d’humour. Je dois néanmoins reconnaitre avoir été maladroit mais pas de surprise : la règle continue de s’appliquer. > Face à une jolie demoiselle, mes qualités d’orateur perdent aisément des points.

N’a-t-elle pas conscience, Faith, d’être tout à fait fascinante ? Ne peut-elle pardonner à un homme…d’en être un ? Elle est sincèrement captivante. Cette dureté dans son regard et pourtant la douceur de ses traits, cette distance qu’elle impose entre nous mais son appartenance à mon camp. Il reste encore bon nombre de paradoxes qui se dégagent d’elle mais je vais m’arrêter là et essayer de me concentrer sur le reste de la conversation.
Elle risque bien de terminer sa phrase sinon et je pourrai m’en mordre les doigts.

J’acquiesce doucement en peinant à quitter ce carnet des yeux. Je le fais ceci dit, ce genre d’objet est personnel, je suis bien placé pour le savoir. Pas que je possède un pareil journal, disons seulement qu’en tant que journaliste, j’ai une idée précise de la valeur des mots. Des petits gribouillons que l’on peut écrire, consciemment ou non. De ces pensées qui s’expriment – pas toujours clairement – sur le papier.
Je respecte – et apprécie – ce que je vois. Faith est donc le genre de miss à avoir un carnet ? Je n’irais pas jusqu’à dire journal intime, mais ça reste une hypothèse plausible.
Décidément, quoiqu’elle fasse et quelle que soit la manière même farouche dont elle le fait – le dit – la jolie brune ne fait que marquer des points ;
Je suis trop sensible. Voilà tout.
Et beaucoup trop nerveux bordel, je vais finir par casser ce verre !

« Mais, mes si fameux articles n’ont plus lieu d’être tu sais. » Dis-je sans rancune en me penchant légèrement vers elle, n’évitant pas son regard, bien au contraire. Elle n’est pas la première à me reprocher – indirectement – le comportement que j’adoptais avant notre victoire. Et puis sa pique est bien placée, pointue à souhait, ça mérite toute mon estime. « …la page blanche n’est pas mon seul ennemi ces temps-ci. Les nuits sont également très blanches si tu vois ce que je veux dire. J’imagine que les plus courageux et héroïques d’entre nous ne vivent pas ça…mais je suis loin d’être un talentueux Phénix. »

Doucement mes épaules se haussent comme si elles tentaient de me pardonner cette faiblesse. Cette gaucherie. Personne n’est parfait, hum ? Je porte une nouvelle fois la boisson à mes lèvres et laisse l’alcool m’enivrer un instant.
Même en buvant, je désespère à trouver le sommeil. Ces membres de l’Ordre qui enchainent les missions les unes derrières les autres...Les exécutent-ils vraiment ? Sont-ils surhumains ?
Ah. Je n’ai pas le droit de douter. Juste d’assumer mon inexpérience et puis qui sait : ça se passera peut être bien.

« J’me demandais…quel sujet de conversation on peut aborder avec toi. Un journaliste a la langue bien pendue, je te l’accorde. Mais découvrir davantage la tienne ne me dérangerait pas tu sais. » Bourde, non ? Correction. Vite. « J’veux dire ! Est-ce qu’il y a un thème, une passion dont tu voudrais parler pour ne pas avoir à supporter uniquement ma voix ?! »

C’est mieux. Je crois. Quel imbécile. A nouveau cependant je souris. Oh, je ne vais pas me blâmer pour ce genre de bavure…de lapsus ? Ben voyons. Je serais un peu engageant d’avouer de la sorte mon attirance. Non vraiment, c’était une gaffe ; qu’elle excusera.
J’espère.
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Ce message a été posté Lun 8 Avr 2013 - 18:14

Pru serait fort étonnée si elle avait le don de lire dans les pensées. Mais son seul don était le combat et l’espionnage. Non seulement sa scolarité à l’institut de Salem où la fraternité et l’égalité étaient la philosophie mise en place, pour son plus grand bonheur, d’ailleurs même si elle avait eu peu d’attaches, Charles et Ann, deux de ses condisciples, à force d’obstination et de preuves de loyauté en tout genre avaient réussi à briser le masque, derrière lequel elle se cachait, depuis qu’elle avait découvert qu’elle était différente de ses parents, mais surtout sa formation d’espionne avait fait d’elle, une femme forte, brave et surtout sans émotions.

Mais à force de n’être qu’une coquille vide, sans âme, n’allait-elle pas finir par exploser ?
Ses supérieurs lui avaient dit qu’en tant que femme, elle devrait faire ses preuves, cent fois plus que ses collèges masculins. Un stéréotype courant soutenait qu’une femme était faible, fragile car elle se laissait guider par ses émotions et souvent dominer.

Elle était devenue un sorcier d’élite asexué.

Lorsqu’elle surprit le regard d’Aoden sur son carnet, elle plaça sa main droite dessus, comme pour le protéger et lui indiquait qu’il ferait mieux d’oublier l’idée de lui prendre. S’il faisait mine d’esquisser un geste , en sa direction, elle se transformerait en dragonne couvant ses œufs ! Son regard ne le quittait pas des yeux, le défiant d’aller contre son intimité.
Quand on ne pouvait se confier à personne, on avait pas le choix, il fallait bien s’épancher sur un support et elle n’utilisait sa pensine que pour conserver ses souvenirs les plus importants et les plus précieux.

Elle voyait sa nervosité grandir au fur et à mesure de leurs très courts échanges et elle ne comprenait pas comment un professionnel de la presse faisait pour perdre son sang-froid. Ils avaient pourtant l’habitude de côtoyer des personnes toutes différentes et ils étaient sensé pouvoir discourir de tous sujets sans exprimer ses sentiments.

Quand elle entendit ses paroles, elle ne put s’empêcher de rétorquer d’un ton froid :


- Oui, à présent que le Ministère a changé de politique. Pourquoi as-tu rédigé ses torchons abjects ? Pour une fois, elle laissait un anglais s’expliquer sur sa lâcheté ou peut-être le laissait-elle faire l’ébauche d’un discours pour démontrer sa loyauté. Ses yeux couleur d'orage, qui restèrent hermétiques à toute émotion, se posèrent son visage et ils semblaient sonder son esprit et peut-être son âme ?

- Vous pensez réellement être le seul? Ne pensez-vous pas qu'un bon combattant sait que la peur et le doute sont des moteurs pour avancer? Ce sont les personnes imbues d’elles même qui risquent de commettre des erreurs irréparables .

Il y avait longtemps qu’elle n’avait pas prononcé autant de mots, hormis lors de ses interrogatoires. Elle ne pensait pas qu’il puisse apprendre quelque chose d’elle avec si peu. C'était étrange de voir un homme si fragile alors qu'il possédait un physique plutôt viril. Cependant, une partie d’elle-même pensait que c’était juste un manipulateur. Et quoi qu’il en pense, sous ses airs d’amazone, elle avait peur que ses veracrasses retrouvent ses parents et cette peur lui donnait l’impulsion pour les débusquer et les mettre hors d’état de nuire.

- Vous vous montrez une fois de plus insolent ! Répondit-elle d’une voix cinglante avant de lui jeter un regard glacial et de poursuivre sur le même ton. Pour vous, tout est un jeu de sous-entendus graveleux ? Son regard se ferma à nouveau et un sentiment de mépris apparut sur son visage.

Elle réprima sa colère, dans un lieu public, elle ne pouvait se permettre d’hausser le ton et elle essayait de garder en tête qu’il était membre de sa faction. Ils étaient très peu et beaucoup faisaient partis de sombres familles. Elle était maîtresse de ses émotions et la colère était utile dans les combats contre des ennemis. Lui, ses paroles et encore plus ses actes lui permettront de le mettre dans une catégorie et en fonction peut-être serait-elle un peu moins sur la défensive ou qu’il deviendrait un moucheron à écraser.

Une passion pensa t’elle, hormis la justice, la recherche des preuves et le combat. Elle n’en avait pas. C’était faux mais c’était trop intime. Son regard perdu de la froideur, quand elle repensa aux moments où elle concoctait des bons petits plats avec sa mère et elle répondit simplement d’une voix neutre :


- Parlez moi de vos passions, plutôt ?

Parler n'était pas son point fort, à part quand elle jouait un personnage. Alors s'il insistait, peut-être jouerait à la femme affable, charmeuse, qu’elle avait utilisé lors de certaines de ses missions d’infiltration. Elle la connaissait par cœur, son goût pour le théâtre, la poésie, la danse, la mode, une femme frivole, amusante qui se faisait aimer de tous et de toutes, pour mieux les mettre en confiance et soutirer des informations.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:44, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 8 Avr 2013 - 19:08

Je lui mets le doute. Entre quoi et quoi, ah, bonne question mes amis. Mais elle doute, elle hésite, elle suspecte, se demande même si elle ne va pas trop loin dans ses hâtives conclusions. Elle ne sait d'ailleurs plus comment m'adresser la parole : familiarité ou politesse distinguée. Vous, tu ?
Pour autant, ses propos – et surtout le ton qu’elle utilise – ne la dérange pas un instant. Aucune once de regret, pas la moindre gêne à m’engueuler alors que quelques personnes installées ci et là dans la taverne nous jettent des regards amusés.
Tu m’étonnes. Je n’ai pas l’air bête, à me faire ainsi sermonner. Enfin il en faut plus pour me dépouiller de mon sang froid – et bien que je boue intérieurement, mais pas de colère croyez le bien – je m’assure d’afficher un air plus arrogant encore.

Pourquoi poser de pareilles questions ? Elle connait la réponse. Tout le monde sait ce que je m’apprête à dire. Si j’étais un traitre, je répondrais la même chose de toute façon…alors quoi ? Cette fille est un détecteur de mensonge vivant ?

« …Pour garder mon poste, pour me protéger, pour dissimuler le grand intérêt que je porte aux non-sorciers…Tu n’es pas sans savoir que je suis un fervent admirateur des moldus ; si ? Tu l’ignores ? Je ; j’me ballade en moto. Je trouve que je n’ai pas franchement le comportement d’un des leurs mais…qu’importe. »

Je ne vais pas m’étaler. Qu’est ce qu’elle peut être butée !
J’adore ça. Je crois. Bah les caractères bien trempés sont les plus intéressants, tout le monde sera d’accord avec moi là-dessus. Non rien à dire, ça fait un point de plus pour elle. Elle me repousse, c’est presque une incitation à être plus chiant encore ;
Mais même mon comportement insupportable a des limites. Je ne fais pas semblant d’être aussi emmerdant, mais dans le même sens : je ne saurais m’inventer plus de défauts pour faire plaisir à ses réflexes mordants. Agressifs.

« Mais non tout n’est pas un jeu ! Et s’il te plait arrête de crier, on dirait que tu engueules un gosse. » J’échange un regard navré au couple à notre gauche que visiblement, nous dérangeons un peu. Puis je reviens à ma douce collègue. « Ma langue a fourché et… » Et je reparle de langue. Poisse. « Écoute ; je n’suis pas bien ce soir je raconte n’importe quoi. Tu peux faire preuve d’indulgence ? »

Question très sincère. Véritable requête. J’ai bien conscience d’être lourd, là, mais ce n’est pas intentionnel. S’il y a en cet instant une personne que je ne veux pas embêter mais intéresser…oui. C’est loupé. Je sais.
Une note positive est néanmoins présente. Incroyable mais vrai. je la relève forcément car on ne peut pas passer à côté : Faith…est toujours là. Elle n’a pas – encore – prit ses jambes à son cou pour s’échapper. Elle reste. Qu’attend-elle de moi si je suis si pénible ?
Intéressant. Nouveau point pour elle…bordel. Ce n’est plus une défaite, c’est une vraie branlée !

Étonné par sa question, je fronce doucement les sourcils. C’est quoi, cette nouvelle tactique ? Elle esquive ma question pour me la renvoyer, alors qu’elle vient de pester ? C’est, une façon de sonder l’ennemi ?

« Euh…bien comme je te le disais, je suis…oui passionné par les moldus. Leur culture, leur histoire, leurs objets, leurs mœurs et leurs coutumes. J’ai une petite chronique dans la Gazette, dans laquelle j’explique un petit détail du quotidien non-sorcier à chaque fois. Tu te doutes bien que c’était suicidaire de continuer comme ça avant notre victoire et pour rester il a fallut que je joue complètement l’opposé de ce que je suis. » Ce n’est pas vraiment un sourire, plus un pincement de lèvres qui se trace sur mon visage. « Je n’ai pas beaucoup d’autres passions. Enfin tout se rapporte à ce que je fais au boulot. J’adore écrire. J’aime le sport, la vitesse, en balais ou à moto c’est excellent. Oh si ! J’ai une grande passion pour les caractères anormaux. Insolites. Pour les inconnus en général, j’adore découvrir une personnalité, croire que je la cerne et finalement réaliser que je me suis trompé…je suis un bon vivant. J’aime autrui et le découvrir, j’sais pas si tu vois. » Je vide – déjà ? – ma bière et ajoute en la pointant du verre que j’ai en main. « T’es un spécimen intéressant d’ailleurs. Ne le prends pas mal ! C’est, façon de parler. T’es réellement captivante, je n’arrive pas à savoir ce que tu penses…hormis une particulière animosité à mon encontre, certes. »

Je lève les yeux au ciel et me retourne une seconde, surveillant le passage des serveuses. Absentes. Jamais là quand il faut. Je vais donc faire attention ce soir, du moins jusqu’à ce que l’une d’entre elles vienne assez près de moi pour que je repasse une commande.
Mon attention revient à la demoiselle Adamson. Elle est plus que passionnante, c’est un défi à elle seule !


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Ce message a été posté Mar 9 Avr 2013 - 16:28

Pru surpris les regards amusés des autres clients, le ton de sa voix pouvait laissait sous-entendre qu’elle ressentait de la colère à l’égard d’Aoden et vu de l’extérieur, elle était en train de lui passer un savon comme si c’était un enfant qui venait de voler des chocogrenouilles ou des gnomes au poivre en chez Honeydukes.

Quand elle surprit son air bravache, typique des sang-purs, les paroles qu’il prononça perdirent tout intérêt pour elle. C’est l’argumentaire aussi bien d’un infiltré que d’un camarade loyale.

Cependant lorsqu’il affirma ressentir un intérêt pour les us et coutumes des non-sorciers, elle arqua un sourcil. Avait-il oublié qu’elle était une née-moldu et elle pouvait, par conséquent, le tester.

Elle haussa les épaules avant de soupirer et de dire simplement :


- Oui, un argumentaire classique que n’importe quelle personne, avec un peu de jugeote aurait prononcé.

Une lueur de malice s’alluma dans ses yeux, elle adorait la vitesse et la moto. Elle possédait son permis moto et la route 66 était phénoménale pour rouler.

- Une moto, quel modèle ? Elle est améliorée ?

Il est vrai que les veracrasses méprisaient les inventions des moldus et qu’ils ne se fiaient qu’à la magie.
Il marquait un petit point mais bon pour qu’il gagne sa confiance, il faudrait qu’il en obtienne au moins mille.

Quand il poursuivit, elle jeta un coup d’œil aux autres clients non loin d’eux avant de plonger son regard, dans celui d’Aoden et rétorquer d’un ton ironique et de façon que sa remarque ne soit entendu que de lui.


- Tu me prends pour ta maîtresse d’école ou quoi ? Tu veux que je te ….vous donne des lignes à copier ?

Il souhaitait qu’elle fasse preuve d’indulgence, ce n’était pas dans ses habitudes. Si elle accédait à sa requête, n’allait-il pas penser qu’il pourrait se monter familier avec elle ? Elle pesa le pour et le contre, leur conversation était à la fois irritante et amusante. Par conséquent, elle accéda à sa demande en lui faisant un petit signe de tête, avant de lever les yeux au ciel, l’air de dire qu’elle perdait son temps.

Elle le laissa discourir sur ses passions, il évoqua encore la culture des non-sorciers et elle nota qu’il écrivait une petite chronique, sur leur quotidien, elle irait la lire à l’occasion et même si il maniait bien les mots, son style pouvait trahir ses véritables sentiments.

Ils avaient un point commun, ils aimaient la vitesse, l’adrénaline comme beaucoup. Rien de très important.

Elle sirotait, tranquillement, son verre de chardonnay quand il prononça sa dernière phrase, elle reposa son verre, qui était inexorablement vide.


- Animosité peut-être mais pas seulement ? Dit-elle d’un air mi- sérieux et mi- amusé qu’il ose, ainsi, exprimer ses pensées avec une telle facilité, sans penser à la réaction de son interlocuteur.

En résumé, son caractère sociable le poussait à communiquer avec des créatures mystérieuses, peut-être était-ce une façon étrange de complimenter sa personnalité. Elle se sentait comme un microbe observé, sous un microscope. Elle laissa couler et elle se dit qu’il devait être certainement très maladroit ou intimidé.


- Vous êtes passionné par la société et la culture des non-sorciers. Puis-je vous tester ?

Elle connait le précepte où pour mieux connaître son ennemi, il faut se fondre en lui et donc accumuler des tonnes et des tonnes de connaissances mais ce sera dans les grandes lignes, les choses primordiales et caractéristiques. Peut-être réussirait-il à marquer d’autres points ?


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:45, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 9 Avr 2013 - 20:17

« Oh ma moto est une intime partie de moi ; je préfère ne pas la dévoiler si vite. Tu permets. »

Ah, elle me cherche non ? A insinuer que je suis un grossier personnage. En fait, la demoiselle le dit sans prendre aucune pince : je suis insolent ? Qu’elle me laisse alors faire preuve de cette soit disant insolence avec tout le talent orateur qui est le mien. Je ne suis pas politique ceci dit, je préfère manier les mots à l’écrit qu’à l’oral mais tout de même, je ne suis pas peu fier des quelques courbettes déjà prononcées.
Si elle n’était pas si butée, je marquerai sans doute davantage de point. Je ne sais pas moi, dans sa capacité à apprécier l’humour. Dans sa façon d’être un public et non un juge !

Ses interrogations sur mon véhicule me soufflent un petit quelque chose de palpitant. Et elle, la fourbe, marque un point de plus. Non, je ne peux pas lui accorder des touches pour une simple évocation de moto. Rien ne me dit qu’elle s’y connait, encore moins qu’elle apprécie. Peut-être s’est elle forcée à avoir l’air intéressée auquel cas, c’était sympathique de sa part.
Ouais. Ça vaut un point.

Hum, me proposer d’être ma maitresse pour me donner des punitions est sans doute une bien mauvaise idée. Elle ne le saura pas : mais je fais un effort remarquable pour ne pas utiliser le bâton qu’elle me tend et lui taper sur la tête ;
La jolie brune est coriace. Je suis irrémédiablement pénible. Et pourtant. Je n’arrive pas à museler toutes mes bêtises pour lui foutre la paix tandis qu’elle ne parvient pas à mettre fin à la conversation.
Qu’est ce qui nous oblige à rester l’un avec l’autre ?
Moi je ne vois dans ses propos – bien que quasi blessants – rien à fuir. Faith, de son côté, n’a tout simplement pas envie d’être celle qui s'échappe. Je me trompe sans doute, mais je l’imagine bien comme le genre assez têtue pour supporter les pires compagnies juste pour se vanter plus tard d’avoir tenu tête.
Allez savoir.

Mon visage se penche sur la gauche – après s’être arrêté une seconde plus tôt sur la droite – et mes yeux de nouveau se plissent. Un sourire est possible, mais exempté pourtant. Je lui pose une question, résultat ? Elle me la renvoi sans me répondre. Je m’exécute poliment, voilà qu’elle me demande – sans pinces aucune, pour n'pas changer – de me tester ?!! Me tester ?!
Je décide de le prendre comme un jeu. Non comme une insulte. N’importe qui accepterait Faith comme camarade de jeu. Uhu.

« …Soit. A une condition néanmoins. Oublie ce vouvoiement car vraiment, je vais finir par te considérer comme une maitresse. » La mimique espiègle qui suit, elle l’avait bien cherché. Pour autant je ne m’attarde pas, repousse mon verre vide et acquiesce. Curieux. « Que dois-je faire ? Répondre à des questions ? On peut même corser les choses et monter les paris tu sais…je n’ai pas peur d’une connaisseuse, très chère. »

Je prends peut être un risque. En fait c’est même sûr. Mais si elle l’ignore moi je ne peux plus l’esquiver : elle possède ce pouvoir propre aux femmes ; cette capacité à captiver, à motiver. Elle a – en plus des autres – une particularité inévitable, émouvante et piquante, secrète et si voyante.
Désireux. Je suis désireux d’en apprendre plus sur elle. S’il faut pour ça me faire fouiller, inspecter et ainsi tester…entendu. Il y a pire je crois comme interrogatoire.

« Je t’écoute. »


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Ce message a été posté Mer 10 Avr 2013 - 15:07

Leur échange la détendait, l’amusait et l’agaçait en même temps, elle appréciait sa répartie même elle ne pouvait pas trop le montrer. Elle avait sa réputation de pitbull à préserver, surtout dans un lieu public bondé, où des oreilles indiscrètes pouvaient traîner.
Elle lança un regard à Betty, la jeune serveuse et lui fit un large sourire, avant de lui faire un petit signe pour qu’elle leurs resserve le même breuvage, qu’ils étaient chacun entrain de siroter.
En vraie femme indépendante, elle n’attendait pas qu’un homme se montre galant et s’occupe d’elle même si.


- Pour une fois, je vais me dévoiler….

Elle ouvrit son carnet et sortit la photographie de sa Circée, sa triumph speed triple et elle lui tendit d’un geste délicat. Comme elle était impatiente qu’elle arrive à Londres, plus que quelques jours et elle pourrait à nouveau la chevaucher.



Elle trouvait que son silence était surprenant. Les rôles étaient inversées, il semblait vouloir l’étudier voir même la disséquer. S’il arrivait à lire les pensées de l’enquêtrice, il verrait qu’elle était déstabilisée par son franc-parler, même si elle arrivait très bien à le dissimuler. Et même qu’une partie d’elle-même avait envie de connaître le bel et attendrissant orateur alors que l’autre, bien sûr, campait toujours sur ses positions et restait convaincue que c’était un menteur manipulateur.

Et pourtant, les personnes qui posaient le regard sur elle, ne pouvait se douter qu’une tempête bousculait ses pensées, tant elle paraissait calme comme apaisée. De toute façon, elle avait décidé de n’aborder que des sujets légers et surtout ne pas lui parler de son boulot ou de l’ordre. Le fait qu’elle possède une moto n’est pas un détail très pertinent pour les veracrasses.

Quand il lui demanda d’abandonner le vouvoiement et qu’il reprit le terme de « maîtresse », en oubliant d’y associé l’école, qu’elle avait employé quelques minutes auparavant, un petit sourire en coin se peignit sur ses lèvres. Il avait pris du temps avant de prendre la perche qu’elle lui avait tendu plus par jeu que malice.


- Je ne me défile jamais ! Quelle est ton idée pour corser le petit jeu ? Tu veux quoi en échange d’une bonne réponse ?

Betty posa leur commande devant eux, en ajoutant une planche de tapas apéritifs, puis elle prit leur verres vides. Elle continuait de l’observait, comme si elle ne se lassait pas et qu’elle était en train de parcourir la trilogie du « dernier souffle » de Fiona McIntosh. Elle rencontrait peu de personne qui lui donnait envie de creuser ainsi.

- Tu connais déjà la moto mais quels sont les autres moyens de transport privilégiés par les
non-sorciers ?


Elle commençait doucement et elle ne savait pas encore ce qu’il voulait comme contrepartie à ses bons points. Elle porta son verre à ses lèvres et attendit que le jeu commence.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:46, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 10 Avr 2013 - 16:29

Il est clair que je ne m’attendais pas à ça. Depuis le début – et pas seulement le début de la conversation mais depuis que je côtoie Faith à l’Ordre – la demoiselle est fermée. Cadenassée. Inaccessible, quel que soit le moyen employé.
Comment pouvais-je imaginer qu’elle s’ouvrirait si subitement ? Si intimement ? C’est sans doute ma vision des motos qui fausse la donne. Il n’empêche qu’une photographie est délicatement extirpée de son petit carnet secret, et lorsque je l’ai sous les yeux, mon sourire me revient plus large qu’avant, mes yeux pétillent de plaisir. Oui. Carrément. Elle est belle cette bécane ! J’entends d’ici le ronronnement franc et chaud de son moteur, la fermeté caractérielle de son guidon, les kilomètres qu’elle a du parcourir… La belle ne mentait pas. Elle s’y connait en moto – un point de plus, est-il nécessaire de compter encore ?

« Elle est vraiment sublime. » Et l’image de Faith cramponnée sur l’engin est encore plus alléchante. Néanmoins je tais cette pensée, me contentant de sourire. Songeur. Pour ne pas dire rêveur. « J’ai peut être… » Je m’éloigne un instant de la table d’un habile appui contre le pied de celle-ci et glisse les mains dans mes poches à la recherche de mon portefeuille. Trouvé.

Spoiler:
 

« Voilà, c’est mon bébé. »

A défaut d’autre chose. Si vous voyez ce que je veux dire. Non plus sérieusement je ne transpose aucun manque sur la possession de ce véhicule. Quand bien même j’étais proche de mes parents, que j’ai eu une vie sentimentale stable un jour et un tas d’amis, aucun d’entre eux n’aurait pu m’éloigner de ma moto.
Maintenant, ça fait un bout de temps que ces gens n’ont pas été présents pour moi.

Je laisse mes doigts s’enrouler autour du nouveau verre en articulant un merci adressé tant à la serveuse qu’à Faith qui l’a gentiment fait venir, et mon regard se perd dans la boisson. Un instant. Je sais pertinemment que je me ferme de plus en plus, que je deviens paradoxalement de plus en plus grossier, cru, sur la défensive, impoli et rentre dedans. Sans aller jusqu’à dire que je perds mon amabilité, je ne sais plus à qui faire confiance et je tourne le dos à tout le monde sans prendre le temps de vérifier leur allégeance.
Ce serait si con de se retrouver seul. Même avec ma moto.
Je mets de côté cet égarement et me concentre pour lui répondre.

« Hum voyons. Si tu es joueuse, je suis capable d’aller loin mais…commençons doucement. Une bonne réponse contre vingt minutes supplémentaires de ta charmante compagnie. Ça irait ? »

C’est un bon deal. Ça ne lui revient pas cher, qu’elle l’avoue, je ne m’attaque en rien à sa dignité, ni à sa décence. C’aurait été tentant, c’aurait été extrêmement plaisant pour être honnête. Mais si je suis emmerdant, je ne saurai être offensant.
Avec le sourire à nouveau, je chope un des tapas mis à notre disposition et prends quelques instants pour réfléchir. Me précipiter dans la réponse ne donnerait rien d’autre qu’un échec.
Faith marque assez de point pour le moment ! A mon tour, un peu.

« …La voiture, bien entendu. Ils utilisent beaucoup la voiture mais j’ai cru comprendre que dans les grandes agglomérations il leur est pratique d’utiliser d’autres véhicules. Des transports en commun, comme nos bus ! Pas magiques ceci dit. Euh…dis-moi si je me trompe mais, le scooter ça te parle ? La différence avec la moto vient du design entre le siège et la place du moteur...conçu différemment… »

Ouais, reprends ton verre, bois, encore, plus,…tousse.
Je pose mon verre brusquement sur la table et lève mon poignet pour venir le poser contre mes lèvres tandis que je m’étouffe. Sérieusement. Il m’en faut peu.
Heureusement je me reprends vite et secoue la tête en m’excusant. Ahem, est-ce que j’ai gagné mes vingt minutes bonus ?




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Ce message a été posté Mer 10 Avr 2013 - 17:32

Pru avait érigé des murs autours d’elle, déjà, car elle avait toujours pensé qu’il fallait mieux avoir quelques amis au lieu d’une centaine de connaissances. De plus, elle était américaine et elle avait obtenu un poste à haute responsabilité qui faisait qu’elle ne pouvait se permettre de sympathiser avec toutes les personnes qui passaient.

Et elle savait que les anglais n’appréciaient guère que des étrangers interfèrent dans leur société.

Quant à elle, elle avait du mal à ne pas mépriser cette nation qui avait refusée de résister et de se battre contre la malveillance de ce prétendu « Lord » de pacotille.

D'ailleurs en y pensant, elle trouvant étrange qu’il se soit affublé d’un titre de noblesse typiquement moldu.

Lorsqu’elle fit un compliment sur la beauté de sa Circée, elle ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire.
Par Morgane, il avait réussi un exploit, la faire se dérider mais bon il ne fallait pas qu’elle se laisse trop aller.


- Ma Circée est phénoménale, je me rappelle qu’avec C…. Elle tut son prénom car lui aussi était un né-moldu et elle ne voulait pas le mettre en danger. ... avec un ami nous aimions partir faire des virées sur la route 66.

Elle sentit le pied du jeune homme frôler le sien, elle ressentit un peu de gêne mais ce contact ne dura que quelques secondes alors elle fit style qu’elle n’avait pas remarqué.

Elle regarda le « bébé » d’Aoden et elle fut surprise pas ce terme. Elle ignorait tout de sa vie personnelle, si il avait une famille, des enfants mais bon elle n’allait pas lui poser la moindre question.

Il recommençait à devenir taciturne, elle ne comprenait pas. Peut-être s’était-elle montrée à son tour trop familière, importune même quand elle vit son regard se noyer dans son verre. Elle allait se reprendre et porter ce masque qui lui était si coutumier même si il devenait de plus en plus pesant chaque jour.

Quand elle entendit sa contrepartie à ses bonnes réponses, elle fut surprise même si son visage resta impassible. Seuls ses neurones étaient en éveil, elle ne comprenait lui qui se fermait de plus en plus, au fur et à mesure, de leur conversation souhaitait gagner du temps avec elle.

Elle ne comprenait à moins que sous le couvert d’un badinage innocent, de partager plus de verres et ainsi l’enivrer pour la faire parler de ses enquêtes. Elle allait redoubler de prudence car peut-être jouait-il un double jeu ? Lui aussi ressentirait l’ivresse et peut-être fera-t-il un faux pas?

Elle fit mine de réfléchir en posant son menton dans le creux de sa main gauche.


- Deal accepté, Mister Teagan ! Je me montrerai un juge impartial.

Comme lorsqu’elle menait ses enquêtes, seuls les faits et les preuves étaient important. Elle était soulagée que le deal ne consiste pas à ce qu’elle parle d’elle à chaque fois qu’il donnait une bonne réponse.

Elle dégusta un tapas quand il fit sa première réponse. Puis elle but une petite gorgée de vin avant de le noter.


- Ta réponse est correcte bien qu’incomplète. Tu as parlé du terme générique de transports en commun et tu as omis d’évoquer les avions. Je suppose que tu n’as jamais eu l’occasion de voyager en métro ou en avion ? Elle fit une légère pause avant de poursuivre. Tu ne t’es pas trompée, un scooter est ce que nous appelons familièrement un deux roues. Je t’accorde 15 minutes pour cette réponse.

Elle, qui avait l’habitude de cerner et de manipuler facilement son interlocuteur était déstabilisée par ses changements d’humeur et surtout qu’il semblait vouloir retrouver sa solitude, peut-être pour faire une balade en moto?

Elle plongea son regard dans le sien avant de lui poser la seconde question, qui concernait le monde de la presse.

- Qu’utilisent les journalistes moldus contemporains, pour écrire leurs articles ?


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:48, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 10 Avr 2013 - 19:45

Je ne relève pas. Plusieurs éléments qui, dans un autre jour, avec une autre humeur, ne m’auraient pourtant pas échappés. Je suis du genre perspicace, je vous assure. C’est simplement…cette p*tain de mission qui arrive ; j’ai la trouille. Ça paralyse certaines de mes capacités, ça vous pose un problème ? Fort heureusement tout n’est pas ébranlé et la conversation – le jeu – que nous entamons, Faith et moi, est suffisamment intéressant pour me faire oublier un temps soit peu les jours à venir en Ukraine ;
Ce que je n’ai pas remarqué ? Qu’elle a voulu me cacher un prénom. Pour quoi faire ? Je suis encore moins capable de le dire. Je n’ai pas non plus senti son pied sous la table, je me suis vite concentré sur autre chose – en l’occurrence ma moto – et ce devait être trop beau pour être vrai de toute façon. Son pied contre le mien. Du coup j’ai pensé que c’était la table.

Pour couronner le tout : ma réponse est terriblement incomplète ! Combien de fois me suis-je renseigné sur les avions bon sang ?! C’est impossible d’avoir manqué ça, et pourtant.
Déçu par moi-même, légèrement mauvais perdant, je soupire en prenant ma tête entre mes mains. Enfin, ce que j’ai dit était néanmoins juste et bien qu’incomplète, ma réponse me permet un quart d’heure de Faith en plus. De sa compagnie. J’entends.

« Euh, non je n’ai jamais pris ni métro ni avion. Tu as raison. »

Je lui souris avec une forme de sympathie, de reconnaissance et d’enthousiasme mêlés. Heureusement qu’elle me rappelle ce que j’y gagne, sinon je risquerai de me vexer à être si maladroit dans un interrogatoire concernant mon domaine de prédilection ! Disons, une de mes passions en tout cas.
Autant dire que quand la jolie brune cible sa question sur ma profession…en faisant évidemment un parallèle moldu, je suis on ne peut plus concentré. Le regard s’esquive, se plisse, revient à elle puis sur la table, mes mains s’emparent du verre pour faire mine de le porter à mes lèvres et finalement le replacent sur la table. Les journalistes non-sorciers…elle a employé le mot contemporain, ce n’est pas pour rien j’imagine ;
Dans un premier temps, j’ouvre un pan de mon blouson pour accéder à une poche intérieure et j’en sors un stylo. On ne peut plus normal. Sans magie. Un stylo qui vient de leur Londres à eux…les moldus.

« C’est un stylo que j’utilise. J’aime bien écrire, moi-même. J’suis pas très doué avec une plume et dicter mes mots à un objet magique enlève du charme à mon travail. C’est un avis personnel, bien sûr. Sinon ils…hum… » Il n’y a pas que ça. sa question était un piège, aucun doute ! Mais je ne vois pas…ah ! Je l’ai ! Je sais ! Je ne sais plus comment il s’appelle, mais je connais cet objet ! Je vois !
Je plaque le verre – à nouveau – sur la table et lève le doigt comme pour atteindre la réponse qui se refuse à moi. « Le ; ce ; euh, on dirait une de leur télévision, mais ils peuvent écrire avec ! Pas directement, mais…un ordinateur ! »

Le poing plaqué sur la table – nos boissons en tremblent encore – je me suis doucement levé pour pousser mon exclamation. Bordel…et si ce n’était pas la réponse souhaitée ?
Je grimace un sourire navré à l’égard de la demoiselle en face de nous, visiblement dérangée. Elle était en train de murmurer de tendres subtilités à son compagnon ; qu’elle choisisse un meilleur endroit après tout !
Mon attention se reporte sur Faith et cette fois l’expression de mon visage est carrément complice. Détendue. Amusée oui. L’autodérision ça me connait bien mais eh, à combien de verres en sommes nous que je sois dans un tel état ? Et puis ces yeux, ses yeux sur moi.

« C’est bien ça ? Je n’vois rien d'autre. »

Une main portée à la nuque, je me rassois en attendant son approbation. Ou sa sanction vous me direz, il est fort possible que là encore, j’ai omis quelques détails. Il faudrait vraiment que j’aille passer quelques jours là-bas, plus de deux ou trois je veux dire. Vraiment. Deux ou trois semaines exclusivement moldues ;
Quelle meilleure manière d’apprendre une culture que de s’immiscer en elle ?
Le bleu autour de mes pupilles s’éclair dans le reflet de nos verres et je rapproche le mien de celui de ma camarade de jeu, les faisant s’embrasser dans un joyeux grincement.

« A la nôtre. Au fait. »

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Ce message a été posté Jeu 11 Avr 2013 - 15:40

Aoden était vraiment étrange, inconstant, versatile dans ses humeurs. A force de l’observer, elle crut lire à plusieurs reprises de l’inquiétude et même de la peur dans ses attitudes et expressions faciales. Au lieu de tourner autour du chaudron du leprechaun, plus longtemps, elle décida de se montrer directe et de lui poser la question franchement. Elle fit attention quand elle parla pour que lui seul, puisse l’entendre.

- Aoden, qu’est-ce qui te tracasse ? Si tu ne veux rien dire, je comprendrais mais saches que ça pourrait te soulager d’en parler …

Elle comprendrait très bien qu’il refuse de lui répondre, il faut que son air froid et distant, qui, certes, s’effaçait, au fur et à mesure, était encore présent et ne donnait pas envie de faire des confidences.
Lorsqu’il reprit la parole, elle ne fut pas trop surprise qu’il n’ait jamais pris l’avion. Les sorciers avait des moyens beaucoup plus rapides pour voyager et elle dit simplement :


- Étonnant pour une personne qui se passionne pour le monde des sorciers. Mais évites les heures de pointe pour le métro !

Tiens cette nouvelle question semblait le faire réfléchir. En même temps, il était normal qu’il s’intéresse à ses « collègues ». Il n’économisait ni ses gestes ni les expressions de ce visage. Se pouvait-il qu’il soit si bon acteur. Généralement, pour ne pas se dévoiler, on calculait chaque parole, chaque geste qui pourrait nous trahir. Il redevenait volubile après une phase taciturne. Elle regarda le stylo qu’il lui montra au lieu de la traditionnelle plus qu’affectionnait les sorciers.

- J’ai toujours pensé que la plume n’était pratique que si nous étions installés confortablement à son bureau à part, si c’était une plume à papotte qui fait tout le travail de rédaction à ta place.

Il allait peut-être touché au but, il essayait de désamorcer le piège qu’elle avait créé. Allait-il retrouver son mot. Elle esquissa un petit sourire quand il évoqua la télévision, cette fameuse boite à images des non-sorciers.

- Un ordinateur, c’est exact. Tu en as déjà vu ? Elle savait l’utiliser et elle en possédait un bien utile pour communiquer avec ses proches restés au Etats-Unis. Elle savait que les veracrasses pouvait détourner les courriers, envoyés par hiboux, surveillés les cheminées mais l’électricité et internet restaient hors de leurs portées. Elle avait choisi de vivre dans un quartier moldu à Londres pour continuer à utiliser tous les gadgets de communications d’origine moldus et protégés également ses voisins.

- Comme ma question portait sur la rédaction des articles, ta réponse est … Elle fit mine de réfléchir, son regard, toujours noyé dans le sien, restait pourtant imperturbable. Cette discussion était anodine même si elle lui permettait de procéder à une première analyse de ce curieux énergumène …. Exacte donc je m’incline, 20 minutes de plus…

Soit l’alcool qui coulait lentement dans ses veines, le rendait joyeux, soit il sur jouait pour la mettre en confiance et la faire boire plus que de raison. Elle n’en était qu’à son second verre donc rien de bien dangereux pour le moment. Le cours d’étude des moldus ne pouvait donner que des bases mais pour comprendre la complexité du quotidien des moldus et de leur société, il fallait vivre au quotidien avec eux.
Qu’allait-elle lui posait comme troisième question ? Elle hésitait entre une question basique ou plus difficile. Elle fit son choix et elle lui demanda d’une voix énigmatique avant de porter à ses lèvres, un petit amuse-bouche :

- Qui sont Wolfgang Amadeus Mozart, Ludwig van Beethoven et Niccolò Vito Piccinni ?


Dernière édition par Faith Adamson le Mer 1 Mai 2013 - 18:55, édité 1 fois
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Ce message a été posté Ven 12 Avr 2013 - 8:08

« …C’est rapport aux missions. Et donc au boulot. C’est gentil, Faith, mais je ne vais pas t’embêter avec ça. »

Beaucoup confirment qu’en effet, parler soulage. Parler fait du bien. Parler permet de partager peines, douleurs et anxiétés. Alors pourquoi refuser ? Tout simplement parce que la demoiselle n’a pas à subir mes appréhensions. Nous sommes loin d’être amis elle et moi, nous nous connaissons de vue depuis quelques temps, nous avons probablement articulés deux ou trois politesses ci et là pour les formes au sein de notre faction, mais jamais plus. Jamais jusqu’à ce soir ;
Qui voudrait gâcher une pareille première fois en faisant part des ses angoisses ? Je ne suis pas le genre de type qu’on croise tous les jours et croyez moi, des fois pourtant j’apprécierais. Être un peu plus charismatique ou du moins de manière plus contrôlée et décidée ; être moins maladroit – quand bien même quelques-unes voient un charme dans mes bêtises ; être également plus sûr de moi. Des petits manques qui, je pense, peuvent être compensés par d’autres qualités mais que je n’ai pas l’intention d’alourdir en paraissant trop sensible. Peureux.
Oh, j’ai peu d’estime pour ce que je suis. Peut être qu’un jour, Faith le saura. Et si elle ne le sait jamais ? Alléluia.

Nous retournons à notre petit jeu de questions, et après avoir trouvé la réponse – qui s’était bien cachée – je ne modère pas ma fierté. Fierté qui ne dure pas, puisqu’un léger doute s’installe. Disons que si ma camarade m’assurait que j’ai dit vrai…mais la coquine maintient le suspens ;
J’acquiesce alors, me souvenant trop bien de cet objet grossier, aux surnoms barbares, à l’utilisation illogique au possible !

« Oui j’en ai déjà vu. Je suis allé dans un commerce spécialisé sur les ordinateurs – et autres instruments louches, par curiosité. C’est impressionnant, je crois que je serais incapable de me servir d’un de ces trucs ! »

Je lui souris avec amusement, en m’imaginant devant un fameux ordinateur. Peu de chance que ça arrive néanmoins. Malgré notre victoire, il n’est guère prudent de ramener un objet moldu chez soit, alors un machin aussi gros, aussi rare par chez nous ! Hors de question.
Dommage. Vraiment. Ça m’aurait plu je pense, d’essayer. J’aimerais tout essayer de la vie des non-sorciers mais je ne désespère pas : il me reste des tas de choses à découvrir !

Miss Adamson m’accorde alors les vingt minutes méritée, mon sourire s’accentue. Je vais finir par regretter cette mise. A cette allure, nous allons passer du temps ensemble pour au final : ne rien se dire ?
Parler de ma passion est immanquablement fascinant mais ça ne m’apprend rien sur elle. Si ce n’est ses connaissances en la matière, meilleures que les miennes. Je n’en doutais pas. Elle garde sa carapace, fermée, apeurée ? Méfiante comme personne ;
Ai-je l’air dangereux ? Cette simple pensée m’aurait fait rire si j’avais été seul. Au lieu de cela, je m’applique à vider un peu plus mon verre.
Puis vient sa question suivante.

« Des artistes ! Ce…je crains que tu n’me tendes un piège. » Je la regarde avec une fausse suspicion dans le fond des yeux, puis hausse les épaules. « Des musiciens. Des compositeurs même, très renommés, du…XVIIIème si je n’m’abuse. En ce qui concerne les détails de leurs œuvres par contre, je ne puis t’en dire plus. Navré. Tu m’as eu. »

Bah, je peux le reconnaitre : je ne suis pas calé là-dessus. L’art des moldus n’est pas écarté de mes chroniques ni de mes curiosités c’est sûr, néanmoins je n’y ai pour le moment jamais consacré une réelle étude. Ni même de vraies recherches. Il y a tant à dire sur ce qui les différencie de nous…des choses du quotidien, des détails qui peuvent paraitre anodins pour eux et si surprenants pour nous ! Je n’ai pas encore eu l’occasion d’approfondir autant. Et je doute d’ailleurs que ça intéresse mes lecteurs.
Ceci dit, pour ma culture personnelle, il ne serait pas mauvais de creuser.

Faith connait-elle tout ça ? Ces gens qu’elle a cité sont-ils connus de tous parmi les non-sorciers et ceux qui vivent près d’eux ?
Elle est vraiment époustouflante. Comme un coffre protégé, fermé par un maléfice impossible à contrecarrer qui renferme autant de trésors culturels que de failles humaines. Sensibles et propre à sa personnalité. Ce serait si envoûtant de fouiller…

« Peut-on apporter une modification aux règles du jeu ? J’aimerais pouvoir moi aussi te poser des questions. Je n’serais pas indiscret – si j’y arrive – mais tu me donnes cette impression de lire en moi si facilement, que ce jeu n’est pas bien loyal. Hum, qu’en penses-tu ? » Elle va refuser. Évidemment. Ce serait contradictoire avec son caractère autrement… « S’il te plait, rien ne t’oblige à répondre, et on peut oublier le test de connaissances moldu si tu as d’autres questions à me poser, toi aussi. »

Elle me doit peut être une grosse demi heure de compagnie – suite à deux bonnes réponses données – je sens que si elle le décide, si elle s’offusque ou se lasse, elle est capable de les jeter aux oubliettes. Comme si de rien n’était.
Pourquoi prendre le risque alors de briser le jeu ? D’entrer sur un terrain glissant ? De poser le pied sur cette pente vertigineuse ?
Ce n’est pas à moi de poser la question. C’est elle. Ce sont ses yeux. Ses réactions, qui m’ont fait parler.

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Ce message a été posté Dim 14 Avr 2013 - 17:08

Pru haussa les épaules, l’air de dire qu’elle comprenait très bien, quand elle entendit son refus à son invitation à narrer ses soucis.
S’il y avait exprimé ses inquiétudes au lieu de les taire. Elle aurait pu voir sa sincérité et sa loyauté à leur cause.
Au lieu de ça, elle le considérait comme un drôle d’énergumène et elle gardait, toujours, en tête les articles calomnieux qu’il avait écrit par le passé. Même si ces premières réponses à son petit test de connaissance des non-sorciers étaient pertinentes.
Un infiltré, souhaitant préserver sa couverture devait accumuler des connaissances pour être crédible dans son rôle.

Quand il évoqua la complexité d’utilisation d’un ordinateur, elle lui lança un regard amusé avant de répondre d’une voix légèrement moqueuse.


- Instruments « louches » juste parce que tu ne sais pas les utiliser? J’en ai un à mon appartement et c’est juste un coup à prendre.

Elle l’utilisait régulièrement pour échanger des nouvelles avec ses proches.
Il devait ignorer que cet objet associé à internet était un moyen de communication très pratique pour contacter, en toute sécurité, les non-sorciers. Il ne devait pas en connaître.
Dans son pays, les sorciers pouvaient acheter tous les objets moldus, qu’ils désiraient. Ils ne risquaientt pas de subir une descente et être emprisonnés et même tués.


Quand elle était venue rejoindre les rangs de l’Ordre du Phénix et aussi les surveiller, elle avait apporté son ordinateur et son téléphone portable n’en déplaisent à ses adeptes de la pureté du sang ! Elle était une rebelle, à l’époque, alors de toute façon, c’est sa tête qu’il désirait alors elle pouvait bien ajouter quelques objets interdits, à la longue liste de ses crimes à leurs yeux.

Quand elle vit son sourire à l’annonce de son prix, elle leva les yeux au ciel. On aurait dit qu’elle venait de lui donner un coffre rempli de gallions. Elle ne comprenait vraiment pourquoi, il voulait passer du temps, en sa compagnie. Elle était connue, pour ses préjugés, envers les sangs purs et son mépris pour les anglais alors elle avait plus l’habitude que les autres membres de sa faction s’adressent à elle uniquement d’un point de vu professionnel.

D’ailleurs, c’était la première fois qu’elle buvait un verre avec l’un d’entre eux, certes il s'était invité tout seul.
Elle arqua un sourcil à cette pensée, peut-être s’agissait-il d’un pari ?
Elle but une petite gorgée avant de reposer son verre et de poser son regard « soupçonneux » sur Aoden. Quel serait l’enjeu d’un tel pari ? Elle écouta sa réponse pas très précise mais en même temps, elle avait eu la chance d’aller à l’Opéra avec sa mère, qui adorait la musique classique.

- Ce sont des compositeurs classiques effectivement, je ne vais pas te faire un cours et je ne suis pas une grande spécialiste mais je ne pensais même pas que leurs noms te parleraient.
Elle fit une légère pause avant de poursuivre, en se disant que peut-être était-il sincère, quand il affirmait s’intéresser aux us et coutumes des non-sorciers. Ils ont composé, entre autres, des opéras, comme la flûte enchantée de Mozart, Fidelio de Beethoven et Donne dispettose de Piccinni. Si tu as l’occasion d’assister à un tel spectacle, c’est magnifique !

Elle ne connaissait pas tout mais elle était fille de non-sorciers et ses parents avaient des passions qu’ils aimaient partager avec elle et elle adorait passer du temps avec eux. Il est vrai que la scolarité des enfants moldus était différente de celle des sorciers, l’art avait une place importante dans le programme, qu’il soit musical, pictural ou visuel.

Quand il reprit la parole, il lui demanda de changer les règles. Il voulait avoir la possibilité de lui poser des questions à son tour. Son visage se ferma, elle eut un geste de recul et elle croisa ses bras, signe qu’elle se fermait véritablement. Que voulait-il savoir sur elle ? Et pourquoi voulait-il apprendre des choses sur elle ? Il voulait connaître ses faiblesses pour mieux les utiliser ensuite contre elle ? Ou peut-être voulait-il les transmettre aux vils fugitifs ? Pourquoi aurait-elle envie de lui poser des questions ? Il pouvait mentir à chacune de ses réponses.

Elle lisait, pourtant, de la sincérité quand son regard se posait sur elle et même de l’intérêt. Elle n’aimait pas parler d’elle et elle n’aimait pas mentir non plus.

Ce jeu était dangereux mais il lui affirma qu’elle pourrait ne pas réponse et qu’il ne se montrerait pas indiscret. Elle allait lui laisser sa chance mais il avait intérêt à mûrement réfléchir avant de poser ses question car si elle ne lui plaisait pas, elle pourrait, soit se lever, poser quelques mornilles et partir sans prononcer un mot, soit lui faire passer un sale quart d’heure.

Elle acquiesça d’un simple signe de tête. Il pouvait lire dans son regard de la méfiance ainsi que de la protection dans son attitude.



Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:50, édité 1 fois
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Ce message a été posté Dim 14 Avr 2013 - 20:08

Ouh le combat, la lutte, le conflit contre moi-même pour ne pas réagir à sa remarque. Quoi ? Faith possède un ordinateur ? Elle en a un, elle en utilise un et ose me dire ça, à moi passionné par les moldus ? Bon sang si j’étais optimiste – et pas en train de boire un verre avec une vraie parano – je prendrais ça pour une invitation !

Je vous l’accorde, c’est un peu tiré par les cheveux…néanmoins, ça collerait. Je n’ai qu’une hâte, c’est d’apprendre à mieux me servir des outils non-sorciers quand bien même ils ne me serviraient pas, ici, chez les miens. Ce qui m’intrigue d’ailleurs, c’est les raisons qui poussent la jeune femme a avoir un pareil objet. J’ai bien compris que ses parents sont de cet autre monde, est-ce pour être en contact avec eux ? Ils savent qu’elle est sorcière et différente, ils doivent avoir accès à certaines spécificités de chez nous ! Elle peut leur envoyer des hiboux et…et tout le monde peut être au courant. Avec un ordinateur, qui hormis elle-même et ses vieux sauraient de quoi sa vie privée est faite ?
Fichtre. Le bon plan. Mon regard posé sur elle transmet alors plus d’admiration et de curiosité. Mais que veut-elle cacher aux siens, cette Phénix ? Je ne me rends même pas compte de sa méfiance à mon égard, de ses doutes quand à mon allégeance pour l’ordre. J’ai plutôt l’impression qu’elle a quelque chose à dissimuler à notre faction ;
Arf. C’est grotesque. Fille de moldus, Faith est forcément pour les valeurs de notre camp, certainement pas avec l’ennemi.

« Leurs opéras sont encore joués ? Je serais ravi d’en écouter un tu as raison, je n’hésiterais pas…enfin, je n’ai absolument aucune attache dans le monde non-sorcier, je ne vois pas comment je pourrais… »

Je termine ma phrase dans un sourire embêté. Dire que je passe des heures à me renseigner sur eux, à les observer, à relever des différences entre nos coutumes, à classer dans un petit journal leurs habitudes – culturelles ou autres – et que je ne suis pas capable de m’acheter une place de concert ; chez eux.
Les autres sorciers, et particulièrement ceux qui n’ont absolument rien à faire des moldus, seraient encore plus malhabile que moi lâché dans le Londres dépourvu de magie ?!!
J’ai encore beaucoup de travail, c’est ce que je retiens. Mon boulot ne se limite pas à me renseigner sur les mœurs moldus malheureusement, je manque de temps, et n’en aurais jamais suffisamment pour connaitre la moitié de ce que Faith peut m’apprendre.

Ma proposition suivante vient naturellement. Je suis quelqu’un de méfiant, surtout ces derniers temps, oui mais les collègues sont les collègues. C’est tellement reposant de lâcher un peu la pression, de reposer un peu notre esprit en oubliant d’être trop vigilant, en baissant nos gardes car on ne se sent pas en danger. Je ne veux pas la craindre, parce qu’elle fait partie de ma faction, que les miens lui font confiance, pourquoi douter ?
Elle en revanche – a beau avoir un regard terriblement troublant et plaisant – semble impatiente de pouvoir me prendre en flagrant délit de trahison pour le plaisir de m’exécuter elle-même !
Qu’ai-je fait ? Quand elle accepte – avec toute la suspicion du monde – mon nouveau prix de bonnes réponses, je me demande si je ne fais pas une connerie. Je l’offense, elle me craint, me menace de par son attitude, elle serait capable de me condamner sans que j’ai l’occasion d’ouvrir à nouveau la bouche ; inquiétant.

« Euh…Faith, je ne voulais pas te froisser, je suis curieux et nous sommes camarades alors je pensais…J’suis désolé. Nous n’allons pas faire semblant de nous livrer si tu es si mal à l’aise. »

Le ridicule n’a jamais tué personne, que je sache, pour autant je me suis rarement senti aussi bête. Je faisais quoi, là, une tentative de drague ? C’était une approche – plus ou moins raffinée – pour tenter de m’immiscer dans sa vie ? Cette vie privée qu’elle protège si fortement ? Au point d’utiliser une technologie moldu pour se couvrir ?
Je suis le pire des ratés. Des fois. Oui des fois seulement, il m’arrive de m’accorder un brin d’estime. Retenez que c’est rare, et certainement pas devant une si jolie fille ;

« Tu n’as pas tort d’être si réservée tu me diras, on n’est jamais trop prudent ! » J’esquisse un sourire pour montrer, comme je peux, que je ne ressens aucune rancœur à son égard. « Moi j’suis un grand bavard et contrairement à ce qu’un journaliste devrait inspirer : je ne contrôle pas tous les mots qui sortent de ma bouche ! Boh, y’a pire comme défaut. Je suis aussi gourmand, maladroit, et…décidément trop bavard. Hum. Toi, t’as des défauts ? »

Ça ne se voit pas. Sauf si on considère que cette froideur qu’elle dégage est un défaut…ça a son charme, je trouve.
Je vide mon verre et prends conscience que si la demoiselle prend la fuite maintenant, je n’aurais pas à m’étonner. Oui, j’anticipe la fin de cette discussion, pour que la chute soit moins rude.
Je me permets d’accoster la serveuse qui repasse devant nous et lui glisse, discrètement pour ne pas casser ma fausse discussion avec Faith :

« S’il vous plait, la même chose…merci. »


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Ce message a été posté Lun 15 Avr 2013 - 11:27

Pru l’observait avec amusement, il semblait taire une demande, lui qui avait la langue si bien pendue. Elle lisait de la curiosité et de l’intérêt dans son regard. Elle dit simplement d’une voix amusée légèrement amusée :

- Oui !?!? Exprimes tes questions à hautes voix, car je ne vais pas être obligée d’utiliser mon don de lire dans les pensées, quand même…
La dernière partie était une petite boutade et Ao pouvait s’en rendre compte à son ton.

De parler d’ordinateur, ça lui faisait penser qu’elle n’avait pas répondu au dernier mail de Charles, elle ne savait pas trop quoi lui répondre, vu qu’il exprimait ses inquiétudes par rapport à la mission qu’elle menait au Royaume-Uni.

Elle ne pouvait que se montrer vague et parler de tout autre chose que de sa profession car elle savait que sa tête était mise à prix et même si elle préservait sa vie privée, ses ennemis, ces bouses de dragon finiraient par connaître le nom de ses proches. Elle en avait peu, elle savait qu’ils ne la trahiraient pas mais elle préférait ne leur pas leurs donner d’informations utiles. Comme son ami lui manquait, avec lui, elle pouvait se montrer elle-même, dure, volontaire, mais pas seulement, cérébrale, amusante et même affectueuse, en même temps, ils avaient partagé tellement de moments. Quand elle avait un coup de blues, elle regardait des photos de ses parents, d’Ann et de Charles, après elle les cachait dans son appartement et les entourer de toutes les protections magiques qu’elle connaissait. Si jamais, il leurs arrivait quelque-chose, elle ne se pardonnerait jamais.

A cause de ses pensées, une lueur d’inquiétude et même de tristesse apparurent dans son regard noisette. Elle sortit de ses réflexions quand elle entendit sa remarque sur l’Opéra. Elle oubliait qu’il était sorcier, ses paroles étaient si naïves.



- Dans le monde entier, même et les mélomanes préfèrent y assister à l’Opéra de Milan. Elle eut un regard surpris avant de lui demander. Et tu ne connais pas non plus de sorcier né-moldu ?
« Etrange, étrange » pensa-t-elle simplement.

Si elle avait si peur qu’il la questionne, c’était tout simplement, qu’elle ne voulait pas mettre en danger ses proches. Elle ne savait rien du jeune homme, si ce n’est son passé, qui était loin d’être en sa faveur, et les quelques réponses à un test. Elle était secrète, distante, froide et même paranoïaque mais elle ne pouvait pas oublier que ses couards d’anglais n’avait rien fait pour lutter contre la politique de discriminations. Comment pourrait-elle lui faire confiance ? Si à la moindre menace, la moindre inquiétude, il livrait des informations la concernant pour garder la vie sauve ou pour prendre sa place dans cette société si ces bouses revenaient au pouvoir.

- Je ne suis pas mal à l’aise, je déteste que l’on me questionne, c’est tout.
Dit-elle d’un ton plus froid qu’auparavant. Elle continuait de l’observer et elle le trouvait, toujours, aussi spéciale, étrange. Il semblait vouloir qu’elle apprécie et même, il semblait montrer une attirance pour elle. Elle lui lança un regard étonné de le voir si peu sûr de lui.

- Assumes, ta demande Aoden. …
Son regard noisette ne cillait pas et semblait vouloir dire qu’il fallait qu’il marche sur des œufs de doxys. Elle écouta énoncer ses plus gros vices.

- Maladroit, je n’en doutais pas !
dit-elle d’un ton un brin sarcastique. Ses défauts, s’ils effectuaient des missions ensembles, il les verrait. Rien de très secret, pour le moment.

- Autoritaire, perfectionniste, intransigeante…
Elle se tut et porta son verre à ses lèvres. Elle n’avait pas de questions à lui poser, pour le moment. Elle finirait bien pas avoir envie de le questionner à son tour.



Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:51, édité 2 fois
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Ce message a été posté Lun 15 Avr 2013 - 14:51

Et si nous allions à l’opéra tous les deux ?! Et si tu me montrais comment tu te sers de ton ordinateur ?
Il y en a des tas, des questions – propositions – intéressantes à lui poser, je m’arrête cependant sur ces deux car c’est elle, qui me les tend. Effectivement venant de Faith – que je n’ai pas l’impression de connaitre mieux qu’avant mon entrée dans ce bar – ce ne sont pas des invitations. Elle ne fait que m’apprendre des choses sur les moldus, avec discrétion, et explicite renfermement.
Soit. Ces phrases sortant de la bouche d’une autre femme auraient été de beaux sous-entendus, amicaux ou non, et j’en aurais peut être profité pour les poser, ces fameuses questions. Mais non. Faith est Faith, et une autre femme à l’heure actuelle ne m’intéresse guère. Oui, je crois que je préfère ne pas pouvoir proposer mes idées à ma camarade plutôt que d’avoir l’occasion d’inviter une autre.
Si j’étais moins chiant…ce serait peut être plus simple avec les femmes, en règle générale.

En parlant de ça, j’essaye de nous emmener sur un terrain privé, plus intime. Il aurait peut être mieux valut lui proposer un opéra, parce que l’air qu’elle affiche désormais est flippant. Arf, je suis mauvais. Cette demoiselle est juste ultra méfiante, quel mal à ça ? Si je ne suis pas content, je n’ai qu’à partir. Hors de question. Si elle ne s’esquive pas, ce n’est pas moi qui le ferai en premier.
Et puis elle me doit encore une poignée de minutes de compagnie. Ne l’oublions pas.
Paradoxale – comme beaucoup de filles – Faith me demande d’assumer après m’avoir clairement indiqué qu’elle déteste qu’on l’interroge. Alors, je dois faire quoi ? Assumer pour me donner un genre décidé ou respecter son humilité en fermant ma grande bouche ?
Elle ne m’aide pas. Doucement je lui demande alors quels sont ses défauts en guise de première question, et la réponse est sans surprise. Au moins elle, elle s’assume.

« J’espère pour toi que tu n’auras jamais à m’avoir comme compagnon de mission. » C’est de l’humour, moi j’aimerais bien. Ses défauts me font quelque peu penser à Loïs, que je vais accompagner en Ukraine dès demain, et la peur me reprend. Heureusement, ma boisson arrive. « Plus sérieusement, ces traits de caractère sont des qualités dans le cadre de notre activité. »

Ne pas citer l’ordre, ne pas parler mission. Le sous-entendu est léger et nous ne sommes en rien obligés d’approfondir.
J’avale quelques gorgées et, puisqu’elle choisi de nouveau le silence, j’enchaine. Néanmoins pas de question indiscrète, je ne veux pas être décapité sur place !

« J’sais pas si ça te tente et si t’as le temps mais, on pourrait faire de la moto un de ces quatre, non ? »

Quoi, c’est déplacé ça aussi ? Je ne crois pas. Enfin, ma requête n’a rien d’indécente, ce peut être amusant, ça me ferait l’occasion de revoir cette étrange demoiselle dans un contexte extérieur à cette guerre des factions… mais qu’en pense-t-elle, la renfermée ? A moins qu'elle m'apprenne être mariée, je ne vois pas trop ce qui est impoli là-dedans.

Je lui souris en attendant sa réponse, et déplace mon regard vers le fond de la pièce. L’établissement est plus rempli que lorsque je suis arrivé, le bruit commence à prendre de la place et trop de regards curieux se posent ci et là, sur les clients. Je ne vais pas faire le difficile, un bar c’est fait pour être vivant.
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Ce message a été posté Lun 15 Avr 2013 - 18:50

A croire qu’elle lui faisait peur ? Il est vrai que sa réputation de « Femme Dragon » n’était pas exempte de vérité. Il fallait avoir le cœur bienaccroché pour la côtoyer et arriver à vaincre ses réserves.

Elle repensa à ses années d’étude à l’Institut de Salem avec Charles, qui avait choisi de ne pas l’écouter quand elle lui disait de ne pas lui poser de questions, sur sa vie personnelle, de la laisser tranquille lire son grimoire. Mais au lieu de l’écouter et malgré les réprimandes et même le sort qu’elle lui avait envoyé. Il continuait de lui rentrer dedans sans aucune peur. Et pourtant, elle en avait fait fuir plusieurs avec ses regards glaciales et ses remarques cinglantes.

Et face à Aoden, elle avait l’impression qu’il ne lâcherait pas l’affaire de la même manière que son premier amour, qui était, à présent, son meilleur ami.

Il était moins audacieux, cependant ce journaliste, à la langue bien pendue ! Mais était-il aussi bavard qu’il essayait de le prétendre ? Elle venait de finir son second verre, après avoir dégusté quelques tapas et elle fit un signe à Betty, qui vint près de leur table :


- Serai-ce possible d’avoir un cigare et un verre d’un bon scotch?

Elle avait besoin de se détendre après cette semaine laborieuse au boulot, remplie de fausses pistes et de déceptions en tout genre. Après, elle passerait à des boissons softs. C’était un rituel qu’elle partageait avec son père quand elle passait la nuit chez eux, dorlotée et choyée, comme quand elle était petite fille. Elle lança un coup d’œil à Aoden, l’air de dire si ça te tente ?

Elle avait appris que pour éviter que son interlocuteur lui poser des questions, il fallait se monter versatile, d’un côté l’encourager et de l’autre lui rappeler qu’il fallait qu’il respecte son intimité.

Sous ses airs bravaches, il lui rappelait Charles, il ne pouvait pas être si mauvais, malgré le sang qui coulait dans ses veines et sa non-action durant les années sombres.

Et ils étaient rares les anglais qui avait envie de discuter avec elle, il faut dire qu’elle leurs avait dit sa façon de parler franchement. Et oui, ils auraient du s’organiser pour lutter au lieu des rôles méprisables qu’ils avaient, à présent, du mal à se faire pardonner.

Tête brûlée comme elle était, elle serait, certainement, six pieds sous terre car elle était prête à mourir pour la cause et conserver sa liberté. Elle n’avait pas vécu cette période monstrueuse alors peut-être que son instinct de survie aurait pris le dessus même si son sang la condamnait aux pires tourments.


- Effectivement, je t’aurai certainement poussé à dépasser tes dernières limites car il suffit d’une étincelle d’espoir et détermination pour poursuivre et réussir ! Dit-elle d’une voix déterminée et un brin autoritaire.

Elle n’était pas du genre à s’économiser et elle attendait que les membres de son équipe face de même. Elle revit son inquiétude quand il fit son badinage. Il devait partir en mission pour le compte de l’Ordre et celle-ci devait être périlleuse. Elle ne pouvait pas en parler dans un lieu public mais elle lui lança un regard qui signifiait: "ais confiance en toi mais gardes à l’esprit que ce sont tes doutes et ta peur qui seront le moteur de ta réussite".

Certes, un regard ne pouvait pas exprimer ses paroles, très clairement quand deux personnes se connaissait à peine alors elle eut un geste qui l’a surpris, elle-même, elle serra brièvement sa main, qui était posée près de son verre.

Juste après cette familiarité, elle eut un mouvement de recul, c’était un geste qu’elle avait toujours eu pour Charles.

Quand il lui proposa de faire un tour un moto, elle se trouva bête, elle ne pouvait pas refuser car elle venait d’avoir un geste de proximité et elle s’en voulait de l’avoir mais il avait lancé le même regard que son meilleur ami, avant qu’il parte faire sa première enquête sur le terrain.


- A ton retour, promis… Murmura t’elle dans un souffle, elle détourna les yeux, gênée. Elle ressentait l’envie de se laisser aller pour une fois aller mais elle savait que c’était une très mauvaise idée et si c’était un infiltré sous ses airs angéliques? Une question lui vint en tête, subitement:

- Tu étais dans quelle maison à Poudlard ? S’il lui répondait Serpentard, elle avait lu l’histoire de Poudlard pour son exposé un devoir d’histoire de la magie et elle savait quelles étaient les caractéristiques des quatre maisons.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:52, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 15 Avr 2013 - 19:33

Une mission avec Faith. Sans aller jusqu’à dire que ça me laisse rêveur – n’abusons pas je ne suis pas encore devenu masochiste – ça m’intéresse. Je suis sûr que je peux apprendre des tas de choses d’une demoiselle pareille, je ne vous cache pas non plus la certaine attirance qui se fait doucement sentir, ou la simple et pure curiosité que je ressens face à une personnalité si étonnante. Originale. Faith est surprenante, et je sais déjà que je ne suis pas au bout de mes surprises ! Encore faut-il que nous ayons l’occasion de nous revoir…voilà pourquoi je lui fais cette proposition.

Eh, elle aime la moto ! Elle en possède même une, très jolie, pourquoi ne pas partager cette passion que nous avons en commun ? Peut-être est-ce d’ailleurs la seule chose qui nous rapproche, l’américaine et moi. Si j’appréhendais un refus, la voilà qui effectue un geste inattendu.
Elle est surprenante, c’est donc parfaitement dans son caractère d’agir sans que l’on puisse anticiper ses gestes. Je n’ai pour ma part aucun mouvement de recul, je relève simplement les yeux pour échanger un regard amusé, reconnaissant. C’est sympa de sa part, de vouloir me rassurer. C’est ça non ? Faith veut rassurer le pochetron que je suis. Ma foi, si je perds des points dans le peu d’estime qu’elle avait déjà pour moi, j’aurai eu droit à ce touché délicieux ;
Et en plus ? Elle est d’accord !

« Super ! Je, parfait, j’te ferais signe alors. » Enjoué, excité à l’idée de parcourir quelques kilomètres à côté d’une seconde moto, j’oublie la mission à venir. Hum juste, petite touche d’humour : « Si je reviens, ça va de soit. »

Après tout, c’est peut être une légère blague, l’hypothèse dans laquelle il m’arrive malheur n’est pas à exclure. Surtout quand on me connait, pas la peine de savoir exactement qui est Aoden : fréquentez-le deux minutes et vous savez déjà qu’il ne reviendra pas ! C’est un peu l’impression qui me traverse à cet instant ;
Faith se décide à m’interroger à son tour, me redonnant un léger sourire. Poudlard ? Certes, elle est américaine.

« J’étais Serdaigle. Enfin, je suis ! Serdaigle un jour Serdaigle toujours !...Ah, excuse-moi. » Moi et mes conneries. Ceci dit, pourquoi m’avoir posé cette question ? Ce n’est pas anodin, j’en suis certain. La demoiselle Adamson est américaine, elle vient là en temps de crise, suspecte tout le monde, est réputée femme-dragon ! Mon pauvre Aoden, cette fille te sonde, encore et toujours. « Et tu en penses quoi, des Serdaigle ? J’imagine que tu as une petite idée sur chaque maison. Hum ? »

Le scotch et les cigares que nous avons demandé – après mon acceptation d’un mouvement positif de la tête – nous sont apportés. Je remercie la serveuse décidément fort sympathique et laisse ma collègue se servir avant d’en faire autant.
Alors, sonde moi demoiselle, je n’ai rien – ou presque – à cacher…

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Ce message a été posté Mar 16 Avr 2013 - 10:18

La rouquine était amusée par sa réponse, il lui fera signe et comment ? En lui envoyant, un hibou au Ministère ou en faisant une brusque apparition dans la cheminée de son bureau ? Impossible avec la sécurité, qui avait été renforcée, tous les moyens de communication « sorcier » étaient surveillés.

Il ignorait où se situait son appartement dans le Londres moldu et il ne savait ni se servir d’un ordinateur ni d’un téléphone et de toute façon, il n’avait ni son numéro ni son adresse mail. Et même si il avait su, c’était son invitation alors à lui de la surprendre en trouvant un moyen de la prévenir.

Les derniers mots, prononcés par le jeune homme, étaient-il un trait d’humour ou un réel besoin d’exprimer son inquiétude et d’évacuer ses doutes. Il n’espérait pas un autre geste spontanée et « malvenu » quand même ? Elle esquissa un petit sourire mais rien de plus.

L’enquêtrice ne connaissait Poudlard que d’un point de vue théorique et d’un grimoire fort ancien, qui ne reflétait plus la réalité. Elle savait, pertinemment, que l’école anglaise, à la mort de Potter en 1998, devaient être très différente, depuis qu’elle subissait une gérance des veracrasses, basée sur la pureté du sang.

Aoden devait avoir une trentaine d’année et avait donc vécu, subi cette nouvelle administration durant sa scolarité. Elle se demandait si les caractéristiques des quatre fondateurs étaient toujours le fondement des maisons ou si Voldemort avait tout changer.


- A ma cinquième année d’étude, notre professeur d’histoire de la magie, nous avez demandé de comparer deux écoles de sorcellerie. Et j’avais choisi de comparer l’école de Salem à ton école. Je n’ai pas trouvé beaucoup de référence si ce n’est un exemplaire tronqué de l’histoire de Poudlard, des pages, des chapitres avaient été déchirés. Et si mes souvenirs sont exacts, Rowena Serdaigle accueillait au sein de sa maison des élèves sages et réfléchis, des érudits qui voulaient tout connaître, est-ce exact ? Elle se rappeler des particularités des quatre maisons et elle savait, depuis, qu’elle faisait partie de l’Ordre, que les sorciers qui avaient mal tourné, Voldemort y compris, faisaient partis de la maison serpentard. Une autre question lui brûlait la langue et elle posa son regard noisette sur Aoden.

- Comment étiez-vous répartis dans ces maisons ?

Elle n’avait pas vraiment répondu à sa question. Un Serdaigle, intelligent, érudit, sage, il savait manier les mots, les connaissances à bon escient et surtout, il devait aimer étaler leur savoir et se montrer présomptueux et imbus de leur intelligence.

Elle posa son regard sur les cigares, elle en prit un et s’exclama :


- Ce sont des « Roméo et Juliette », je les adore ! Elle saisit le coupe cigare, prépara son Roméo et puis le porta à ses lèvres, Ao allait-il saisir l’occasion pour l’allumer ?


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:53, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 16 Avr 2013 - 12:17

Curieux – comme tout bon Serdaigle qui se respecte – et d’autant plus avide de connaissances en ce qui concerne ma très étrange camarade de l’Ordre, j’écoute attentivement ce qu’elle me raconte de sa cinquième année d’étude. Je l’imagine un peu plus jeune, avec un caractère tout aussi trempé, peut être moins farouche au premier abord avec les inconnus, plus rentre-dedans ? Il faut y aller pourtant, mais je me surprends à sourire, en me disant que si évolution il y a eu dans sa personnalité – et c’est obligé, on change tous un petit peu en fonction des épreuves que la vie met sur notre route – ça a été positif pour Faith.
Ce jugement porté là est objectif, les gouts et les couleurs ça se discute et puis, je n’ai jamais connu la demoiselle en tant qu’étudiante. Peut être était-elle complètement différente, beaucoup plus ouverte et confiante. Peut être au contraire avait-elle déjà chopé cette armure impénétrable à l’heure de l’adolescence ;
Range ta curiosité mon pauvre.
J’acquiesce doucement, préférant émettre de la sorte un léger bémol à ses propos. Elle a raison, il est vrai. Néanmoins je déteste ranger les gens dans des catégories quelconques, il n’y a pas deux personnes pareilles. Qu’elles soient de la même maison à l’époque de Poudlard, de la même faction aujourd’hui, ou quels que soient les points communs qui les lient. Une personne est unique, un cas est un cas…

« Hummm oui c’est ça, c’est en tout cas ainsi qu’on nous décrivait ! Des grands curieux avides de connaissances, tu me retrouves là. Sage et réfléchi…je passe mon tour. » Un peu d’autodérision n’est jamais de trop. Je suis modeste de toute façon, si je peux préciser que je suis loin d’être un intello tout en la faisant sourire…diable, ce que ce rictus lui va bien. « Oh votre professeur ne vous a pas parlé du Choixpeau ? »

Intrigué par une pareille lacune, je ne demande à nouveau si cette question n’est pas un test de la part de la jolie brune. Je vais pourtant éviter d’être aussi paranoïaque qu’elle, car notre discussion pourrait réellement devenir dangereuse. Je n’ai rien à dissimuler à une collègue Phénix, si elle veut jouer les enquêtrices méfiantes soit, je ne l’imiterais pas. De toute façon qu’aurai-je à y gagner ? Rien de ce que je cherche de notre rencontre hasardeuse ;
Hum.
Alors que j’entame ma petite explication sur ce chapeau magique capricieux, ronchon et décisif pour la rentrée à Poudlard des élèves que nous étions il y a un bon nombre d’années, Faith s’empare de son cigare et leur nomination me fait ébaucher un sourire presque malsain.
Roméo et Juliette hein ? Tiens donc.

« Tu permets ? » Dis-je en lui lançant d’abord un regard pour avoir son autorisation, puis en observant les alentours tel un malfrat à l’affut. Je préfère être prudent, ma baguette est bien sûr à portée de main mais cet objet moldu est…fascinant. J’allume son cigare à l’aide d’un superbe briquet en argent dont je ne mesure même pas la valeur. Je répète l’opération sur mon cigare – puis-je l’appeler Juliette ? – et le refourgue dans ma poche avec fierté. « C’est un de mes rares biens venant de là-bas…Ma moto, et ce…euh, ça. »

Merde, voilà que le nom m’échappe. A la limite qu’importe, je sais m’en servir c’est déjà pas mal non ?
Je tire une bouffée de ce délicieux tabac que la belle Adamson a eu l’excellente idée de nous faire amener, et je reprends rapidement là ou j’en étais sur le choixpeau. Les quatre maisons, tout ça…rien de palpitant. C’est si vieux et le monde des écoles a été si bouleversé depuis.

« Il y avait aussi des maisons, à l’institut de Salem ? A ton avis, dans quelle maison de Poudlard aurai-tu été affectée si tu étais anglaise ? »

Une façon comme une autre d’en savoir plus sur elle. Sur ce qu’elle pense d’elle du moins. Difficile d’avoir le regard extérieur correct sur soi-même. Beaucoup sont trop modestes,se sous-estiment et des tas se jettent des fleurs qu’ils ne méritent pas ! Je pense que les gens qui réussissent à bien se cerner sont une poignée à peine.
Faith m’a l’air lucide. Confiante, mais pas arrogante.

« Gamin, je rêvais d’être envoyé à Griffondor. Mais j’étais tout sauf original. J’avais les mêmes ambitions que les autres…j’espère avoir trouvé depuis mon individualité, ma nature propre. »

Je crois que c’est le cas. Après tout, je fais de la moto, j’adore les moldus – et leurs objets surtout – je m’investis doucement mais surement pour l’Ordre du Phénix et…c’est à peu près tout. Je ne suis pas compliqué, je veux que ma famille se porte bien, défendre mes valeurs et celle de ma faction, rester en vie encore un peu histoire de marquer les esprits…au moins un esprit ?
C’est quand même pas trop demander.

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Ce message a été posté Mar 16 Avr 2013 - 16:45

Elle avait, toujours, eu le même caractère même si elle avait appris à s’ouvrir un peu, grâce à Charles et à Ann, qui la surnommait affectueusement, le « rat de bibliothèque » car cette casse-cou adorait le cours le plus ennuyeux, pour tous ses condisciples, l’histoire de la magie.

Elle ne comprenait pourquoi il existait des maisons à Poudlard et comment la personnalité sorcier pouvait se limiter à quelques qualificatifs. Nous avons des personnalités complexes et certains de nos traits sont cachés à autrui et ne se montrent qu’aux âmes sœurs.

Il semblait modeste et avoir échappé à l’un des travers des aigles mais qui n’était pas fier de lui quand il brillait en société ?

Elle avait toujours apprécié les personnes qui avait de l’humour et il n’en manquait pas, à part quand son esprit se troublait et qu’il devenait taciturne. Un sourire s’épanouit, lentement, sur ses lèvres quand il se moqua gentiment de lui-même.


- As-tu oublié que chacune des écoles de sorcellerie préserve ses secrets des autres écoles. L’un de mes condisciples voulait évoquer Durmstrang mais il ne trouva aucune source donc son devoir fut minuscule. Comme je te l’ai dit, j’ai déniché un vieil exemplaire de l’histoire de Poudlard mais il était loin d’être complet. Elle fit une légère pause avant de poursuivre. Les autres écoles de sorcellerie n’étaient pas au programme mais il voulait, juste, élargir nos connaissances.

Quand elle porta son « Roméo » à ses lèvres, il sortit son briquet, en gentleman, elle fit un petit geste lui signifiant qu’il pouvait se permettre de se montrer galant.

- Merci ! I « Heu ça » s’appelle un briquet ! Mais, je ne comprends comment un chapeau peut choisir une maison pour un élève ? Elle imaginait un chapeau pointu en tissus. Non, elle ne comprenait vraiment pas et quand il lui demanda si à l’école de Salem avait catégorisé ses élèves, elle dit simplement.

- Non, mon école privilégiait les valeurs d’égalité et de fraternité donc si des castes étaient instaurées, ce système aurait entraîné des dissensions entre les élèves. Elle réfléchit longuement à sa seconde question. Elle ne savait vraiment pas, elle n’arrivait pas à déterminer quel serait le trait de personnalité que ce morceau de tissus aurait privilégié pour elle. Aucune idée ! A ton avis ?

Elle réfléchissait, toujours, elle sait juste que serpentard lui serait interdit vu que son fondateur ne voulait que des sang-purs. Elle était un mixte des trois autres maisons même si sa formation supérieure lui avait appris à manipuler ses interlocuteurs. Elle essayait de n’utiliser ses techniques que dans le cadre de ses missions. Mais parfois, elle continuait de le faire malgré elle.

- Tu désirais faire parti des trompes la mort, pour quelles raisons ? Il faut toute une vie pour se connaître répondit elle d’une voix un brin paternaliste. Les non-sorciers suivaient des thérapies pour se comprendre, dans le monde des sorciers, il n’y avait pas d’équivalence.


Dernière édition par Prudence Hope le Mar 14 Mai 2013 - 16:54, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 16 Avr 2013 - 17:18

Oui, j’ai omis ce détail pourtant non négligeable comme quoi chaque école se protège de toute intrusion mal avisée. J’affirme mon erreur d’un énième mouvement de tête et me contente de rajouter, en ce qui concerne le Choixpeau, mon avis personnel sur la chose ;
Pour être honnête je ne connais pas du tout les origines de cet objet magique. Un étrange artefact qui à ma connaissance – non exhaustive et loin d’être certaine – a toujours été présent dans la bonne vieille école qu’est Poudlard.

« Une rumeur circule comme quoi le chapeau, Choixpeau de son vrai nom, réussi à lire en nous et à déterminer quelle maison nous attire le plus. Il n’indique donc pas nécessairement les critères qui nous correspondent ou qui nous colleraient le mieux au fil du temps, il ne fait que dire à voix haute ce que l’on pense tout bas… »

Assez paradoxal voire aberrant, quand on sait que je voulais être à Gryffondor. Mais je n’ai jamais été capable de confirmer ou réfuter ces commérages. Après tout qui, à part le fameux chapeau, pourrait nous expliquer son fonctionnement ? Je rêvais d’être un Griffon car ils incarnaient pour moi le courage, je ne voyais que cette caractéristique valeureuse, chevaleresque, légendaire. Pourquoi m’avoir envoyé ailleurs ? Le chapeau devine peut être de quoi seront faites les personnalités dans quelques années. Oui, j’ai souvent pensé qu’il avait un petit pouvoir prémonitoire. Ou bien si je prétendais vouloir faire partie de cette maison rouge et dorée, je ne savais pas moi-même ce qui me faisait envie. Guère étonnant, quand on est si jeune…de quoi est-on sûr ?

Faith répond à ma question – avec moi de retenue que les autres fois, j’ai l’impression, et c’est fort plaisant – en m’expliquant que son école est basée sur davantage d’égalité. Ce n’est pas faux, le fait de séparer les étudiants en quatre maisons créé éminemment des conflits internes. Enfin, d’après moi les adolescents ont besoin de chamailleries, s’il n’y avait pas les maisons à Poudlard, d’autres clans se seraient formés. Moins officiels, moins encadrés, les combats auraient pu être aggravés ;
Point de vue. Tout se discute.
Je lui souris et, puisqu’elle me demande de lui attribuer une des mythiques maisons, je me penche légèrement vers elle pour mieux l’observer.
Mes yeux bleus dans ses jolis noisettes, je plisse le regard, froisse un peu le sourire et m’arme de concentration…jusqu’à faire face à l’évidence.

« Tu as sans doute les qualités intellectuelles de ma maison, mais la bravoure des Gryffondor, la loyauté des Poufsouffle ou la malignité des Serpentard…Gryffondor. Je dirais Gryffondor. Le rouge et le doré iraient bien avec tes yeux… »

Abruti. Je détourne le regard et reprends ma place en profitant de mon cigare, puis de mon verre, pour m’emplir de fumée ou d’alcool le temps de tirer un trait sur ces propos stupides. Fichtre, je n’ai pas déjà trop bu ! J’espère.
Heureusement la demoiselle fait une intervention qui me permet de tourner la page et si possible, lui faire oublier mes dérapages de mauvais séducteur.

« Bien sûr, toute une vie. Mais comme je t’ai dit j’étais un gamin très normal, il y a peu de choses qui m’attiraient et la renommée, l’héroïsme et les prouesses en tout genre en faisaient partie. Je n’étais pas assez mature pour comprendre que quelle que soit notre maison, quelle que soit notre école ou notre statut de sang, on est capable de belles choses. Hum, ne rigole pas mais j’ai même pleuré, dès que j’ai pu être seul après cette annonce du Choixpeau. »

Non, je n’étais pas le genre de brave garçon prêt à tout encaisser, motivé et suffisamment fort pour renverser les idées pré-construites. Heureusement d’autres étaient là pour ça et au fur et à mesure des années qui passaient, j’ai su m’entourer de personnalités aux idées fortes et justes, belles, louables à mes yeux.
Aujourd’hui ? Je me vois un peu comme ce type, ce second rôle, ce gars proche du héros de votre film préféré, que l’on voit trois ou quatre fois pendant toute la diffusion, qui est plein de bonnes intentions mais qui, pas de chance, ne mène que rarement ses missions à leur but.
Arg, mission.

Je vide mon verre – le trois, quatrième ? – et ferme un instant les yeux. Peut être que j’ai toujours détesté ce chapeau de m’avoir envoyé là-bas, de m’avoir fait perdre le peu de confiance que j’avais en moi dès la première journée d’école.

« J’te raconte ma vie, je suis nul excuse-moi. » Mais elle ne veut pas parler d’elle, surtout ne pas l’oublier. « Tu viens souvent ici ?... »



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