Ça va casser du traitre! [Mission]



 



Ça va casser du traitre! [Mission]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs
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Ce message a été posté Ven 15 Mar 2013 - 22:20

Esmé, Daniel,

L’Ombre de la Rose Noire a eu ces derniers temps quelques problèmes d’approvisionnement. Si cela continue, nous nous retrouverons bientôt dans une situation précaire qui ne sera bonne pour personne. Le responsable de l’approvisionnement, Ciallan Cormac, est un Héritier de la première heure que nous tenons sous surveillance. Si cela est de son fait, il s’arrange pour que tout se passe en dehors de l’enceinte de l’Hôtel de Ville. Je veux savoir ce qu’il en est exactement : où, quand, comment, et qui.



La lettre de mission avait de prime abord surpris Daniel. Une mission d’espionnage, lui? Il était plus du genre à s’occuper des tâches... salissantes. Meurtres, tortures, ça il les faisait sans problème. Il se rappelait d’une fameuse mission avec Isaac, des gallons de sang, qu’est-ce qu’ils avaient rit! Mais cette mission là, aujourd’hui, demandait beaucoup plus de subtilité qu’il aurait pensé qu’on puisse attendre de lui. Peut être qu’Elena Kark le pensait furtif, ou diplomate, ou qu’elle voulait le mettre à l’épreuve. Elle n’aimait peut être pas les gens poilus. Mais après tout il pourrait se rendre utile, il avait le pas souple, il était un bon grimpeur et il avait une ouïe et une vue excellentes. Les bases d’un bon espion, si on ne tenait pas compte de sa carrure et de sa discrétion semblable à celle d’un éléphant orange fluo .

Peu importe, il s’en sortirait comme toujours, et il prouverait aux Ombres affaiblies par la perte de leur leader qu’il était un membre digne de confiance et redoutable comme il l’avait toujours été. Son problème à l’heure actuelle était sa partenaire de mission, une mystérieuse «Esmé». Il ne la connaissait pas, et ne se souvenait pas d’avoir entendu ce nom. Cependant il espérait qu’au vu de la mission, les dirigeants des Ombres auraient choisi une jeune femme agile et maligne. Une personne habituée à la filature, à l’oreille fine, et à l’esprit vif, légère avec une carrure fine, qui saurait écouter et grimper, crocheter des serrures, décoder des lettres, une sorte de Catwoman sorcière. Ils feraient sans doute une bonne équipe, et cette mission ne durerait pas.

Il avait déjà sa petite idée sur comment s’y prendre. En moins d’une semaine ce serait torché, et Ciallan Cormac serait enterré. Il ne fallait pas oublier que les Ombres étaient en position de force à Pré-au-Lard, du moins selon l’idée de Daniel. Ils n’allaient donc pas se laisser importuner par un minable Héritier. En plus, en ces temps obscurs, les Héritiers et les Ombres devaient se serrer les coudes. Frapper dans le dos les Ombres, c'était devenir un traitre à la cause Mangemorte! C’était l’ennemi Phénix qu’il fallait affamer, pas ses alliés. Il avait définitivement un envie féroce de se débarrasser de l’importun. Ce serait très simple, il leur suffirait de l’espionner, de récupérer toutes les informations compromettantes, de livrer ça aux Ombres, et pourquoi pas de faire un exemple. Ses dirigeants sauraient où, quand, comment, qui, et où est le corps.

Il attendait désormais sa partenaire de mission dans le nouveau QG des Ombres. S’il appréciait sa nouvelle localisation (la foret interdite avait toujours été un endroit où il avait rêvé d’aller, et il s’y plaisait beaucoup), le QG en lui même ne lui plaisait pas. Tout était trop blanc, trop propre, trop lumineux. Il préférait de loin l’ambiance sombre et les vieux fauteuils de l’ancien QG car il pouvait se cacher dans les coin sombres. Ici il n’y avait guère de coins sombres, et ne pouvait pas se cacher ni passer inaperçu. Il était sûr que cette lumière trop vive faisait ressortir les veines sur son visage et les poils de son col, peut être même que ses yeux avaient l’air ambrés. Ça ne se voyait pas avant, dans la pénombre. Pas qu’il avait honte, mais les gens allaient le remarquer, et il était attaché à son anonymat relatif.

Tant pis pour la discrétion, il soupira et se remit à guetter Esmé afin de se mettre d’accord avec elle du plan à suivre pour mener à bien cette mission.


Dernière édition par Daniel O'Connor le Lun 27 Mai 2013 - 19:45, édité 1 fois
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Esmé Selwyn
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Ce message a été posté Lun 18 Mar 2013 - 22:52

Esmé aimait l’aura qui émanait de la Forêt Interdite. Déjà, quand elle était élève à Poudlard, elle avait rêvé d’aller en explorer les entrailles. Sauf que si une chose était parfaitement réglementée et surveillée au Château, c’était bien l’accès à cet antre que l’on disait hanté par maintes bêtes étranges et dangereuses … Un vrai fantasme pour une future Murmureuse, donc.

Il lui avait fallu attendre plusieurs années, alors qu’elle était entrée dans l’âge adulte, pour pouvoir en franchir les premiers arbres. La première fois avait été à la hauteur de ses attentes. Certes, le soleil était haut dans le ciel et il ne s’agissait que d’une simple transaction. Elle n’avait fait aucune rencontre prodigieuse, pour son plus grand regret.

Et même ce soir, alors qu’elle rejoignait le nouveau Quartier Général des Ombres, aucune bête sauvage ne l’attendait au détour d’un tronc pour faire d’elle son dîner. Ne lui restait qu’à s’imprégner de l’atmosphère humide et des quelques hululements de hiboux crevant l’obscurité, ses pas résonnant sur le sol durcit par le froid hivernal. Dommage. Cela faisait bien longtemps que son fouet n’avait pas servi …

La chaleur du QG la prit presque à la gorge, tant elle contrastait avec l’air glacial de l’extérieur. Elle regretta instantanément la quiétude factice de la forêt, remplacée par un silence de mort. Alors que les lieux respiraient la nouveauté et la propreté, elle ne put s’empêcher de penser au nombre de cadavres qu’il avait fallu pour en justifier la création. Légitime, certes - le décès de son frère en témoignait – mais terrible tout de même.

Mais l’heure n’était pas à la mélancolie. La jeune femme plaqua un sourire sur son visage de marbre et s’avança vers l’homme qui lui tournait le dos, debout en train d’observer le vague en l’attendant, probablement. Elle était en retard. Réglée à la seconde près dès qu’il s’agissait du Chimeria, une fois qu’elle quittait son joug, elle oubliait toute notion de temps.


« Daniel ? »


Le ton de sa voix douce raisonna dans la pièce presque vide. Elle attendit qu’il se retourne pour le rejoindre avant de lui tendre une petite main aux doigts fins et aux ongles longs soigneusement manucurés.


« Esmé Selwyn. Enchantée. »


Le Cygne Noir avait l’habitude de s’adresser à ses interlocuteurs les yeux dans les yeux. Ainsi, elle prouvait son assurance et parvenait souvent à intercepter quelques émotions utiles. Sauf qu’elle ne s’attendait pas à une telle vision. Tout comme la Forêt, il émanait du jeune homme quelque chose d’animal que son âme de Dresseuse capta instantanément sans parvenir à en déterminer l’objet.


« La couleur de vos yeux est intéressante. » ne put-elle s’empêcher d’ajouter, faisant allusion au léger cercle jaune des pupilles de Daniel, parfaitement visible grâce à la lumière crue.


Elle se détourna un instant pour aller se laisser choir dans un fauteuil non loin de là. Une fois son séant reposant sur le cuir, elle croisa les jambes, le dos bien enfoncé contre le dossier, l’air parfaitement détendu comme s’ils étaient partis pour partager une tasse de thé et non pour passer plusieurs jours à remplir une mission délicate pour leur faction.

Sa tenue elle-même n’était pas du tout appropriée à la situation. Depuis son arrivée à Pré-au-Lard, Esmé avait abandonné ses outrageuses tenues de scène et le fardeau de ses artifices pour une allure qu’elle considérait comme sobre. Plus précisément, en cet instant, cela consistait en un short en cuir marron ultra court, des bottines d’un vert sombre aux talons vraiment trop hauts et un manteau de fourrure assortis d’où dépassait le jabot d’un chemisier crème. Elle avait tout de même pris la peine d’attacher ses boucles brunes en une queue de cheval un peu brouillonne.

La seule chose qui pouvait rassurer Daniel était qu’effectivement, la Demoiselle ne mesurait pas plus d’un mètre cinquante-sept à l’origine et que les muscles de ses cuisses se dessinaient assez aisément pour révéler sa sportivité sous une apparente frêle ossature.

Elle le détailla un instant, ses émeraudes exemptes de jugement, curieuse de connaître les capacités de son étrange et inconnu partenaire d’investigation. Leurs regards se croisèrent à nouveau et elle ne put déterminer ce qu’elle lui inspirait. Mais a priori, lui, ne paraissait pas ravi de sa découverte. Avait-il compris qui elle était ? Elle ne tarderait sûrement pas à le savoir.


« Bien. » reprit-elle, son sourire ourlant toujours ses lippes soulignées de carmin, l’air de rien. « Avez-vous songé à un plan d’action ? Par quoi souhaitez-vous commencer ? »

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Ce message a été posté Ven 29 Mar 2013 - 15:04

Autant dire directement en voyant la fameuse Esmé arriver qu’elle ne correspondait pas à ses attentes. Au début il faillit croire à une erreur, elle n’était visiblement pas habillée pour partir en mission et sembler plus faire le trottoir qu’autre chose. Un Ombre haut placé avait peut être commandé une amie d’un soir. Mais son visage ne lui était pas inconnu, et il du faire un effort pour se rappeler où il l’avait déjà vu. Il ne connaissait pas grand monde à Pré-au-Lard, pourtant c’était là qu’il l’avait vu. Peut être chez un marchand de journaux ou... Ou elle était sur les journaux, c’était ça! Il l’avait vu en première page d’une feuille de chou quelconque sur les «célébrités». Cette femme, sans être une fille de joie, devait avoir des moeurs légères, il se rappelait très bien de l’immonde cafard avec qui elle partageait sa couche. Hunter, l’avocat. Le déclic se fit rapidement dans son esprit, il ne pourrait rien confier à cette femme ni lui faire confiance. Et il ne ferait aucun effort pour sauver sa peau en cas de problème.

En plus, cette tenue, sérieusement... Ou peut être qu’elle avait un plan pour obtenir des confessions de Cormac sur l’oreiller. De toutes façons à part sa petite taille et sa légèreté, elle n’avait pas l’air d’être une espionne de renom. Il pourrait toujours s’en servir comme appât. Globalement il allait devoir faire tout le travail et se trainer un boulet, enfin ça le motivait juste un peu plus pour finir la mission au plus vite.

«Oui, enchanté...»

Mince, elle avait remarqué ses yeux. Cette lumière blanche était d’une stupidité incroyable! C’était invraisemblable d’éclairer ainsi le visage des gens, et l’intimité dans tout ça! Si elle allait raconter à Hunter comment il menait ses missions, ce sale rat en profiterait aussitôt pour venir lui chercher des ennuis avec la justice. «Oh mais vous ne pouvez pas faire ci, non les lycanthropes ne peuvent pas tuer les traitres, c’est inacceptable! Ce bête sauvage nous met tous en danger!» Gnagnagna, pourriture. Bref, autant faire comme si de rien n’était.

«Merci, les vôtres ne sont pas mal non plus.» Dit il en détaillant les yeux émeraudes de sa camarade. Il la détailla ensuite des pieds à la tête «Vous avez prévu une infiltration? Ou vous comptez vous changer? On ferait mieux de commencer plus discrètement avec une filature vous ne pensez pas?»

Pas qu’il insinuait qu’elle comptait coucher avec le suspect, non, enfin juste un peu...
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Esmé Selwyn
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Ce message a été posté Mar 2 Avr 2013 - 20:29

Ce garçon était décidément bien étrange. Et cela n’avait rien à voir avec la politesse dont il fit preuve lors des présentations. Aucunes marques de réticence quand elle fit allusion à ses prunelles atypiques. Nonchalant, presque blasé. Elle ne pouvait savoir si cela relevait de son comportement habituel ou si c’était sa propre personne qui le laissait indifférent – outre ses yeux, tel qu’il eut la gentillesse de le souligner.

Mais après tout, cela avait peu d’importance. Le Cygne Noir avait cette magnifique capacité à occulter l’autre pour se concentrer sur ses propres ressentis. Son instinct, déjà réveillé par la Forêt, s’affutait un peu plus à chaque instant tandis qu’il la détaillait et peu lui importait sa potentielle déception : elle aurait largement le temps de démontrer ses capacités. Non, elle voulait ce « quelque chose ». Comprendre d’où cela provenait, le décortiquer, laisser les rouages s’assembler pour lui apporter la réponse salvatrice …

Elle aurait pu se laisser happer par les tribulations de ce monde qui lui appartenait à elle seule, si son Comparse n’avait pas repris la parole.


«Vous avez prévu une infiltration? Ou vous comptez vous changer? On ferait mieux de commencer plus discrètement avec une filature vous ne pensez pas?»


Retour sur terre. Mauvaise réception au transplanage. Elle arqua un sourcil interrogateur. Une infiltration ? Changer ? Filature discrète ? Son esprit vif additionna rapidement les données et ses yeux s’écarquillèrent de surprise. Avoir des manières ne semblait pas l’exempter de franchise.


« Par Merlin ! Mais vous me prenez pour une putain ! » s’exclama-t-elle.


Et elle partit d’un gigantesque éclat de rire. C’était une méprise courante, soigneusement alimentée par des ragots de toute sorte et par le mystère entourant la jeune femme – lui aussi entretenu méticuleusement -, en plus de son apparence tapageuse.

Elle finit néanmoins par se calmer. Qu’il la juge ainsi ne la dérangeait pas. Ils ne se connaissaient pas, ne s’étaient même jamais vu auparavant, alors au diable ses pensées. Elle espérait seulement qu’il saurait se montrer professionnel. Le fait qu’il ne lui ait pas craché à la figure d’entrée que son aide ne lui était pas nécessaire et qu’il achèverait la mission seul qu’elle le veuille ou non était déjà un bon début. Les négociations avec les gros machos misogynes à l’esprit étroit, elle avait assez donné – une petite pensée pour ce cher Arutha Kark traversa brièvement son esprit – et surtout, ils n’avaient pas de temps à perdre.


« Qu’importe. » reprit-elle, balayant son intervention d’un geste de la main, le sourire toujours aux lèvres. « Une filature, bien entendu. Je n’ai pas pu me procurer le moindre renseignement sur ce Cormac. »


Elle laissa échapper un léger soupir, ses lippes se tordant en une moue contrariée. En d’autres circonstances, elle aurait certainement pu en obtenir auprès d’Elisha, sauf qu’Esmé ne savait pas où la relation en était avec cette dernière. Se pointer après plus d’un mois et demi de silence – sans compter les cinq années précédent la Guerre – ne lui avait pas paru l’idée du siècle et infiltrer l’Hôtel de Ville seule n’était pas envisageable. Une demoiselle seule, même bien dissimulée, aurait sans aucun doute attiré l’attention.
Il fallait donc commencer doucement.


« Retrouvons-nous devant la « Taverne de l’Hippogriffe » face à l’Hôtel de Ville demain à 16h. Théoriquement, les bureaux ferment à 19h mais il se peut que notre homme décide de faire des heures supplémentaires ou de se défiler avant, alors autant s’y prendre tôt. »


Son discours achevé, elle se leva pour lisser machinalement son short. Rejetant ses cheveux en arrière par la même occasion, elle lui offrit un sourire espiègle.


« Et ne vous en faites pas, puisque cela semble vous préoccuper, je viendrai vêtue de manière plus … Décente. Oh ! Et puisque nous en sommes aux apparences, je ne saurais trop vous conseiller un petit relooking, pour l’occasion. On vous croirait sorti d’Azkaban. »


Peut-être était-ce le cas, après tout. Mais en d’autres termes, son petit trait d’esprit signifiait : « un petit bain ne vous ferait pas de mal ».

Ses cheveux ne devaient pas avoir vu une goutte de shampoing depuis un certain temps et ses ongles crasseux laissaient deviner le reste … D’ordinaire, elle ne lui aurait jamais fait remarquer, mais étant donné qu’ils devaient se fondre dans la foule, donner l’impression qu’il revenait d’un voyage anthropologique dans une quelconque tribu de sauvage risquait d’être contre-productif.

Sans attendre sa réponse ou de potentielles récriminations, elle lui adressa un clin d’œil et se détourna pour quitter le QG.

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Ce message a été posté Mar 30 Avr 2013 - 18:15

Si la jeune femme le trouvait étrange, dans ce cas la première impression on était réciproque. Elle était bien la première femme à éclater de rire en se faisant prendre pour une fille de joie. Peut être que c'était fait exprès. Peut être qu'elle en profitait. Si on devait en croire la presse à scandale, l'hypothèse n'était pas à négliger. Néanmoins ça ne l'empêchait pas d'avoir l'air sympathique. Bizarrement elle lui vouait plus de curiosité que de mépris, et rien que pour ça il concéda qu'il ferait un effort pour voir de quoi elle était capable. Après tout il ne savait pas grand chose d'elle.

Il n'eut pas besoin d'essayer de se justifier pour sa supposition un tantinet insultante qu'elle avait déjà changé de sujet. La mission avant tout, très bien. Elle n'avait pas trouvé d'informations sur le suspect. Lui non plus, mais lui n'avait pas vraiment cherché. À qui il aurait pu demander des renseignements sur un Héritier? Il pouvait compter sur les doigts de ses deux mains le nombre de sorciers qu'il connaissait, et il s'agissait principalement d'Ombres. Il était plus parti sur une idée de filature simple et discrète pour commencer. Tant mieux, ils étaient d'accord.

Ah juste un détail : échappé d'Azkaban? Non mais elle se prenait pour qui cette greluche? Facile à dire quand on vivait dans un grand manoir avec une baignoire comme une piscine! Et elle croyait qu'il avait une garde robe de ministre? Elle allait être déçue. Mais bien, il irait se débarbouiller là où il pourrait et il laverait ses vêtements. La mission avant tout n'est ce pas. Bien qu'à son humble avis, il attirait mille fois moins l'attention qu'elle avec son mini short qui montrait toutes ses jambes. Il allait lui rétorquer qu'en mettant un pantalon noir elle ferait déjà de gros progrès en infiltration, mais elle était déjà partie en lui faisant un clin d'œil. Drôle de fille...

Le lendemain à 16h il était dans Pré-au-Lard et se dirigeait vers l'hôtel de ville. Ses cheveux lavés dans un torrent glacé avec une savonnette tenaient droit sur sa tête (très discret, merci du conseil Esmé). Il portait un pantalon délavé et usé par le temps, mais qu'il pensait passe partout, et sa veste encore humide de son passage dans le torrent la veille. Mettons qu'il n'aurait probablement pas l'air d'un sang pur, indéniablement, mais que personne ne ferait attention à lui, du moins il l'espérait.

Il se dirigea vers une allée sombre. Autant éviter que quelqu'un le reconnaisse, il ne voulait pas avoir d'ennuis à peine au début de sa mission. Il regarda les gens passer, étudiant leurs attitudes. Esmé arriva peu après, et il l'attrapa par le bras pour l'attirer dans sa planque.

"Ça y est j'ai l'air normal maintenant? Bon, il faudrait déjà savoir s'il est là. Je propose que l'un de nous entre pour demander un renseignement quelconque et observe un maximum les lieux, et si possible le repère. À moins que vous ayez un indic qui puisse nous renseigner? Par contre je ne sais même pas à quoi il ressemble. Sauf si vous préférez attendre ici qu'il sorte pour le suivre par la suite."

Avouons le, il faisait un espion assez pitoyable.

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Esmé Selwyn
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Ce message a été posté Lun 27 Mai 2013 - 18:38

Bien qu’elle fût partie d’un pas allègre, ce ne fut pas avec l’esprit léger que la jeune femme rentra au Chimeria. Plus que la mission, c’était l’étrangeté de celui qui serait son compagnon pour les quelques jours à venir qui obsédait ses pensées. Elle ne savait pas si c’était intentionnel ou non, mais il n’avait pas donné son nom de famille. Ce petit détail, qui pouvait aussi bien être un oubli dû à la découverte de la Saltimbanque, la tracassait.

A peine arrivée, elle se rendit directement dans la tente qui servait autant de chambre à coucher de fortune que de bureau à son père. Elle informa Salomon qu’elle serait indisponible durant plusieurs jours et ce dernier ne lui posa aucune question, se contentant d’acquiescer d’un vague signe de tête.

Malheureusement, Corvus, qui se trouvait avec lui à ce moment-là, ne l’entendit pas de cette oreille. Il la suivit à l’extérieur et l’interrogea sur cette absence prolongée. Esmé n’avait jamais apprécié discuter de ses activités extérieures en cours et elle rechigna à assouvir la curiosité de son Ami, néanmoins, devant son insistance, elle ne put que flancher. Après tout, peut-être pourrait-il l’aider.

Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle ne fut pas déçue du voyage ! Tout d’abord, elle ne donna que ce prénom, « Daniel », unique information concrète qu’elle posséda. Sauf que quand elle eut le malheur de souligner la particularité de son regard, comme ça, sur le ton de la conversation de l’air rêveur qu’elle arborait quand elle découvrait quelque chose de particulièrement intéressant, le Magistrat s’anima soudain. Pour la première fois, elle le découvrit inquiet. Car si ce Daniel était celui auquel il pensait, alors, il s’agissait d’un Loup-Garou. Et les deux hommes n’avaient pas de bons rapports, comprit-elle, lorsqu’il lui résuma le procès qui avait eu pour finalité la mort d’un membre du clan de ce Daniel O’Connor.

Il lui recommanda la plus grande précaution, agacé par la désinvolture du Cygne Noir. Mi-homme, mi-loup … Elle n’en avait jamais rencontré ! L’excitation familière de la Dresseuse la gagna et elle ne put retenir un sourire en coin. Et tandis que Corvus lui faisait jurer prudence, bien conscient de ce qu’il avait réveillé chez sa Compagne, Esmé se surprit à attendre le lendemain avec impatience.


Le jour-dit, elle se dirigeait vers le lieu de rendez-vous quand brusquement, alors qu’elle passait aux abords d’une ruelle sombre, une poigne puissante l’attira dans cette dernière. Son cœur manqua un battement et elle échappa un petit cri de surprise, avant de fusiller son assaillant du regard.


« Vous voulez me faire faire une attaque ?! » l’invectiva-t-elle tout en se dégageant sèchement. « Le café n’était pas à votre convenance pour que vous … Ah. Okay. »


Elle s’était stoppée net dans ses récriminations, pendant que son Interlocuteur en profitait pour prendre la parole. Elle le détailla de la tête aux pieds et dut se contenir pour ne pas éclater de rire face à la vision grotesque que le jeune homme lui présentait. En comparaison d’elle-même qui avait revêtu un manteau noir par-dessus une tenue toute aussi sombre avec ça et là quelques touches de couleurs discrètes pour ne pas passer pour le double de Catwoman, il avait l’air d’avoir mis le paquet niveau camouflage.


« Eh bien disons que, maintenant, au moins, vous sentez bon. » répondit-elle, sa voix tremblant un peu sous l’effet du fou-rire qu’elle réprimait avant de redevenir tout à fait sérieuse lorsqu’il embraya sur la tactique à suivre. « Je ne sais pas non plus quelle tête peut bien avoir ce type et je pense qu’au vu de votre … entrain, il vaut mieux que je me charge du repérage. »


Elle recula d’un pas, en profitant pour échapper à la proximité que le geste de Daniel avait imposé. Fouillant dans son sac minuscule, elle en ressortit une paire de lunettes de vue à fines montures qu’elle installa sur son nez. Devant l’air interrogateur de l’Homme des Bois, elle esquissa un petit sourire.


« Les artifices les plus simples sont parfois les plus efficaces, voyez-vous ? Allez donc prendre un petit café, Mr O’Connor, je reviens. »


Et elle disparut de la ruelle pour s’engager dans l’avenue principale, droit vers l’Hôtel de Ville. Elle avait volontairement glissé le patronyme de son Comparse dans sa dernière phrase, histoire qu’il comprenne bien qu’elle n’ignorait rien de l’identité de celui avec lequel elle devait agir pour la cause. Cela lui donnerait de quoi se creuser les méninges pendant qu’elle entamerait la première étape de leur petite investigation.

A l’accueil, elle demande à ce qu’on lui indique le bureau de l’approvisionnement. L’hôtesse, une rousse affable et peu gâtée par la nature, lui jeta à peine en regard tandis qu’elle lui débitait l’itinéraire farfelu pour se rendre au second étage. La Foraine trouva le moyen de ne pas se perdre, un petit exploit qu’elle devait au dédale des chapiteaux du Chimeria.

Elle trouva la porte où était écrit « Gestion de l’approvisionnement » et fut reçue par un très jeune homme, un stagiaire visiblement, qui fronça du nez et des sourcils lorsqu’elle déclina son identité – oui, la vraie - et la raison de sa visite – elle, complètement bidon.


« Je ne vois aucune erreur sur ce ticket, Miss Selwyn. » lui répondit le garçon sur un ton peu amène tandis qu’il inspectait le bout de parchemin d’un air contrit qui trahissait un agacement contrôlé. « Vous êtes cinq Ombres déclarées sur le terrain acheté par votre père et donc, vous avez droit à deux cent grammes de viande par personne et pas plus. Je suis navré, les règles sont les mêmes pour tout le monde. »


La jeune femme joua une légère déception et une contrariété des plus finement orchestrées, insistant suffisamment pour être crédible - après tout, elle était une Sang-Pure ! - mais pas assez pour éveiller de réels soupçons.

Au moment où l’employé allait clairement mais poliment congédier la petite crétine qu’il avait devant les yeux, le visage de ce dernier s’éclaira. Un petit homme trapu à l’air aussi important qu’il était chauve venait de pénétrer derrière eux dans le bureau et jetait un œil à la scène, son regard s’arrêtant sur la demoiselle au visage mangé par ses grandes lunettes et son épaisse chevelure noire bouclée.


« Un problème, Higgins ? » interrogea le bonhomme sans cesser d’observer la Belle et son air candide, à la fois intéressé et soupçonneux.


Le dénommé Higgins secoua vivement la tête, visiblement soucieux que son patron ne le trouve pas dans une position délicate et aux prises avec les exigences d’une jolie femme de sang pur qui ne semblait pas avoir inventé la poudre.


« Aucun, Monsieur Cormac ! Miss avait juste besoin d’un petit éclaircissement, elle s’en allait. Bonne journée, Miss ! »


Il lui rendit précipitamment le bout de parchemin et après avoir courtoisement remercié et salué chacun, Esmé sortit du bureau. Elle redescendit les étages d’un pas tranquille, attirant quelques œillades çà et là sans pour autant éveiller grand intérêt alors qu’elle sortait dans la rue.

De sa même démarche innocente, elle traversa pour rejoindre Daniel au lieu de rendez-vous initialement prévu et se laissa tomber sur une chaise à côté de lui avant de retirer ses horribles fausses lunettes.


« J’ai ce qu’il nous faut. »

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Ce message a été posté Ven 9 Aoû 2013 - 9:14

Décidément, ils formaient probablement le couple d’espions les moins discrets au monde. Entre elle et sa tenue… Noire, certes… Mais son camouflage lunettes, et lui avec sa bonne odeur de savonnette… Il aimait cependant autant que ce soit elle qui entre pour se renseigner. Nul doute qu’en étant une femme, relativement célèbre et respectée de plus, elle se ferait moins ennuyer que lui. Bon cela dit, il maintenait que se cacher derrière des lunettes à fine monture c’était pas génial.

Elle le planta la avec ses inquiétudes sur la mission en lui recommandant d’aller boire un café. En le laissant cogiter sur le comment elle avait pu apprendre son nom depuis la veille sans le connaitre. Il n’était ni fan de café, ni fan de lieux sorciers pleins de sorciers, alors il resta dans sa ruelle à ruminer. A tous les coups c’était Hunter, le rat des villes, qui lui avait donné son nom. C’était très mauvais. Il ne pouvait définitivement pas se fier à une femme qui avait une relation avec Corvus Hunter. Ca allait très mal se finir pour lui. La moindre erreur qu’il ferait, elle irait raconter ça a son amant, et lui finirait au tribunal ou pire. C’était vraiment la pire mission du monde. 

Pourquoi ciel on lui avait confié une mission pareille? Il aurait été tellement mieux dans sa forêt à s’occuper des choses vraiment importantes. Les gens croyaient peut être que c’était simple d’être lui, vivre dans les bois et manger des écureuils. Bin ça ne l’était pas. Il fallait chaque jour qu’il réaffirme sa position au sein du clan. Rien n’était fixe et une erreur pouvait vous faire descendre en flèche dans la hiérarchie. Il se méfiait surtout de sa soeur, qui aimait bien dénigrer ce genre de mission «à la botte des sorciers». Il fallait particulièrement la surveiller et veiller à ce qu’elle ne se prenne pas pour la nouvelle Alpha du clan. Tant que son père allait bien, ça irait...

Il se dirigea finalement vers le fameux café, pas très a l’aise, et s’assit a une table dans un coin. Ainsi il la vit arriver de loin, de sa démarche altière, avec ses lunettes si passe-partout. Les gens la remarquaient. Ils étaient définitivement très différents et pas du même monde. Si c’était ça qu’elle appelait de la discrétion… Elle n’aurait pas fait long feu dans la forêt. Un peu renfermé sur lui-même à cause de ses suspicions, il la regarda s’installer en se demandant bien ce qu’elle avait pu dire.

« Et qu’est ce qu’il nous faut exactement ? Qu’avez-vous appris ? »
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Esmé Selwyn
Le Diable au Corps
Messages : 741 Crédits : Myrlu & Grey Wind
Age du personnage : 28 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Funambule-acrobate & Dresseuse de Fauves
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : Auparavant un Cygne Noir, désormais une Hyène.
Epouvantard : Un Lapin. Blanc, le lapin.
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 10 Aoû 2013 - 11:06

« Et qu’est ce qu’il nous faut exactement ? Qu’avez-vous appris ? »


La jeune femme prit tout son temps pour répondre. D'abord, elle abandonna les lunettes ridicules sur la table. Ensuite, elle alpagua un serveur et réclama le thé le plus fort qu'ils avaient. Enfin, elle se laissa aller dans sa chaise, s'installant confortablement, une main en visière sur son front pour se protéger d'un rare rayon de soleil printanier, tandis qu'elle observait la foule de badauds qui se pressait dans l'avenue et surtout, l'air de rien, les allers et venues des sorciers de l'Hôtel de Ville.

Si Esmé attirait le regard, c'était grâce à sa beauté atypique, un peu sauvage. Celle-là même qu'aucun masque ne pouvait dissimuler. Du reste, elle ne dénotait pas particulièrement dans un monde où la notion d'excentricité n'avait rien à voir avec celle de ces très chers moldus. Surtout pas aujourd'hui où elle avait fait le nécessaire pour rester elle-même tout en, finalement, n'exposant qu'une part infime de sa vraie personnalité. Elle avait surpris l’œillade de son Comparse alors qu'elle revenait et avait compris le peu de foi qu'il mettait dans ses capacités à se fondre dans la foule. Il n'avait pas idée comme il risquait davantage de les trahir avec ce genre d'attitude !

Elle consentit tout de même, après un temps, à tourner ses émeraudes vers l'Hybride. Un sourire étira le coin de ses lèvres quand elle y lut l'agacement auquel elle s'attendait, O'Connor certainement contrarié de la voir enfermée dans un mutisme obstiné alors qu'il réclamait une réponse à sa question.

Il dut pourtant patienter jusqu'à ce que le serveur soit revenu avec sa boisson et se soit éloigné du couple mal assorti qu'ils présentaient.


« Je sais à quoi il ressemble. Où se trouve son bureau. C’était bien cela que vous vouliez savoir, non ? »


Son regard pétillait de malice mais, au fond, elle-même commençait à être ennuyée. Vivre dans les bois ne le dispensait pas d'être un tant soit peu vif d'esprit. Où pensait-il donc qu'elle était allée ? Faire du shopping en attendant de tomber, par hasard, sur une information utile ? Elle lui fit une description succincte du petit homme qui avait mis son stagiaire dans tous ses états quand il était entré, décrivit le chemin pour s'y rendre, les gardes à l'entrée ... Tout ce qu'elle avait pu observer pendant les quelques temps qu'elle avait passé dans le bâtiment.

Pendant qu'elle parlait au Lycanthrope, elle s'était penchée sur lui, ses doigts effleurant le bras de ce dernier en une attitude complice, la voix plus douce et presque susurrante. Aucun jeu de séduction là-dedans. Encore une fois, la Demoiselle soignait les apparences. De l'extérieur, ils ressemblaient à n'importe quel couple d'amis ou d'amants se retrouvant autour d'un verre. De plus, le ton de sa voix permettait d'être à l'abri des oreilles indiscrètes. Du moins, si Daniel consentait à jouer le jeu.


« Voilà notre point de départ. » reprit-elle. « Quelle suite prévoyez-vous pour le reste des événements ? »


Elle s'écarta du jeune homme pour saisir la tasse fumante et la porter à ses lèvres. Cette mission devait être effectuée à deux et elle considérait l'avoir convenablement amorcé. Elle avait déjà pris suffisamment d'initiatives, c'était donc à son tour de faire part de son plan.

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On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace, nous sommes libres. V pour Vendetta
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Ce message a été posté Lun 26 Aoû 2013 - 21:10

D’abord perplexe devant la question de sa partenaire, voire légèrement agacé, le Loup-Garou finit par reprendre la parole. Si ses étranges pupilles réclamaient de l’action et une bonne dose de sang, il semblait suffisamment civilisé pour réaliser que séquestrer ou passer à tabac le pauvre homme serait bien trop risqué. Et la perspective de se retrouver avec la tête au bout d’une pique pour avoir trahi le pacte entre les Ombres et les Héritiers ne les enchantait ni l’un ni l’autre.

Il ne leur restait donc que peu d’options à disposition : attendre la nuit et infiltrer l’Hôtel de Ville pour aller fouiner dans le bureau qu’Esmé avait repéré, le suivre jusque chez lui et s’introduire dans sa demeure pour effectuer le même genre de fouilles ou le suivre et espérer qu’il ferait un faux pas.

Ils bavardaient à voix basse, la jeune femme conservant son air détendu afin de ne pas attirer l’attention de leurs voisins de table, qui, de toute manière, étaient trop plongés dans leurs propres badinages pour se soucier de l’étrange couple qu’il formait. Mais mieux valait être prudent.
Ils en vinrent à la conclusion que deux des options pouvaient être combinées, pour peu que chacun respecte le plan à la lettre.

Quand, deux heures plus tard, le Responsable de l’Approvisionnement apparut sur les marches de l’Hôtel de Ville pour le quitter à petits pas pressés, Esmé se fit la réflexion que notre homme était du genre réglé comme une pendule enchantée. Dix-neuf heures pile. Ils lui laissèrent quelques secondes d’avance avant de régler leur note et de le suivre discrètement, prenant soin de laisser plusieurs badauds entre eux, voire s’arrêtant devant quelques vitrines de temps à autres.

La maison de l’Héritier était de taille raisonnable et, de l’autre côté du trottoir, relevèrent seulement les détails de la façade avant de passer leur chemin. Hors de question de s’éterniser, ou même de stopper leur chemin. Les deux jeunes gens se séparèrent au détour d’une ruelle un peu plus loin, se donnant rendez-vous à 22h le soir-même.

Cette nuit fut consacrée à analyser ce qui se passait chez les Cormac. Un arbre presque aussi haut que large était planté à l’angle de la rue, non loin de la demeure, offrant quelques-unes de ses fenêtres à leur vue. Il était aisé de s’y glisser discrètement en pleine nuit et la faible lueur dansante des flammes des réverbères leur permettait de discerner les passants. Perchés sur des branches solides, Esmé et Daniel attendaient, écoutaient, observaient. Un petit jeu fort pénible pour la Saltimbanque dont la vision nocturne avait ses limites et dont l’habitude réclamait le mouvement.

Enfin, après une première nuit de chien de garde, la deuxième soirée leur permit de passer aux choses sérieuses. Après dîner, Cormac sortit de chez lui, prenant grand soin de refermer la porte d’entrée derrière lui et emprunta l’avenue menant au centre de Pré-au-Lard. A nouveau, Daniel lui laissa un temps d’avance et quand il fut certain que personne ne pouvait le surprendre, il quitta leur perchoir pour lui emboiter le pas. Esmé faillit l’invectiver, fronça les sourcils. Trop tard. Il était convenu qu’ils attendraient ce genre de potentiel rendez-vous nocturne et que ce serait l’Hybride qui le filerait. Un homme passait plus facilement inaperçu dans un bar ou une taverne le soir tombé, voire dans la rue, qu’une jeune femme seule. Mais pas si tôt ! Que lui était-il passé par la tête ?

La jeune femme ravala un juron et réfléchit un instant. Puisqu’elle ne pouvait rien changer à la présente situation, autant la mettre à profit et faire ce qui était prévu. Pour peu que quelque chose tourne mal pour Daniel, elle ne voulait pas qu’on lui impute son manque de discernement. Il n’y avait pas de temps à perdre.

A défaut de pouvoir s’introduire dans l’Hôtel de Ville – ce dernier devant être truffé de sorts de protection autant que de vigils -, elle espérait pouvoir atteindre le bureau privé de Cormac. Ils avaient repéré la pièce au temps qu’il y passait avant de rejoindre la chambre qu’il partageait avec sa femme et dont la lumière de cette dernière pièce ne restait jamais bien longtemps allumée.

Encore un long moment d’attente et la demeure fut plongée dans la pénombre pour s’endormir paisiblement. Quand elle estima qu’elle avait suffisamment laissé le temps à Morphée d’accomplir son œuvre, le Cygne Noir abandonna l’arbre à son tour. Sans regrets. Oubliant sa colère naissante et sa légère appréhension.

Tout en escaladant la grille dans un angle mort et sombre, la Foraine se félicita de cet entrainement qu’elle s’imposait depuis tant d’années et qui lui permettrait de mener à bien sa part de la mission. Une fois dans le petit jardin, elle attendit, guettant le moindre bruit, avant de reprendre sa progression. Atteindre le premier étage lui fut bien plus facile qu’elle n’aurait pu l’espérer. L’auvent de la véranda lui offrait le nombre de prises nécessaires et, veillant à ne pas glisser sur les tuiles, elle usa d’un Alohomora murmuré pour ouvrir la petite fenêtre de ce qu’elle supposait être la salle de bain.

Seulement, si la Belle restait une acrobate hors-pair, elle n’avait rien d’une espionne confirmée et, le manque de temps nécessaire à une observation plus minutieuse lui fit défaut. Comme si le fait que  toute la famille ne soit pas de sortie signifiait qu’ils n’avaient pas pris soin de se prémunir contre les intrus !

A peine eut-elle poussé la fenêtre qu’une sirène invisible se mit à beugler dans toute la maisonnée. Sans prendre le temps de se maudire ou de découvrir l’origine des pas précipités ou des cris qui s’étaient animés au même moment, elle fit demi-tour. Manquant de peu de se briser une cheville en sautant, elle courut jusqu’à la grille et parvint à rejoindre une ruelle adjacente en rasant la pénombre. Une minute plus tard, les flics de la Bridage Magique envahissaient l’avenue pour se précipiter jusque chez les Cormac.

Tandis qu’elle quittait le quartier des Héritiers en ayant pris soin de revenir dans la lumière d’un pas tranquille - afin de ne pas risquer de paraître encore plus suspecte si on la surprenait dans l’ombre -, elle força son cœur à reprendre un rythme normal. Son impulsivité mêlée à celle de son comparse avait failli lui coûter cher. Il était certain qu’on ne l’y reprendrait pas.

Elle fulminait, contre lui, contre elle-même, quand elle retrouva Daniel au Quartier Général, leur point de rendez-vous, une heure plus tard. Le Responsable buvait tranquillement un coup avec quelques collègues, quand un hibou de sa femme l’avait obligé à rentrer chez lui dare-dare, lui expliqua-t-il. Il ne l’avait pas suivi, pressentant que cela avait un rapport avec leur mission.


« En effet, les étrangers ne sont pas les bienvenus chez notre gratte-parchemins quand ils ne sont pas invités ! » répliqua-t-elle d’une voix à la fois posée et acide, appelant tout le contrôle d’elle-même dont elle est capable, avant de lui relater l’incident.

« Eh bien, je crois que nous pouvons considérer que nous avons échoué, Mr O’Connor. » continua-t-elle sur le même ton. « Cormac va être sur ses gardes pendant un certain temps, désormais. »

Après l’avoir froidement salué, elle se détourna et sortit du QG. L’envie la démangeait, pire, la brûlait, de lui faire remarquer sa stupidité et son impulsivité. Sauf que considérant objectivement qu’elle n’était pas étrangère à cette conclusion décevante, elle préféra s’abstenir. Ce qui ne l’empêcherait pas de relater tous les faits à leur Leader.

Elle laissait à Mrs Kark le soin de trancher sur leur échec.

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