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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Batiments officiels magiques :: Tour des Médias
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Loïs Lang
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Ce message a été posté Mar 16 Oct 2012 - 22:14

Loïs se demandait parfois si William Wallas n'était pas doté d'un sens de l'humour quelque peu douteux. Enfin, bien sûr, il n'était au courant de rien, mais Loïs était pourtant parfois bien d'avis qu'il devait le faire exprès. Ecrasant d'un geste nonchalant le mégot de sa cigarette au fond du cendrier, elle relu une dernière fois le plan d'action mis au point par sms et brefs appels avec Lauren Hudson. S'il était un moyen de communication que les Ombres ne pourraient pas intercepter... Et puis, elle avait le numéro de la brune, alors autant qu'il serve. Mais voilà. Aujourd'hui, c'était le jour J, et Loïs sentait une certaine lourdeur dans son estomac à l'idée des heures qui l'attendait. Ce n'était pas tant le danger qui la préoccupait. Au contraire, l'action avait toujours eu un grand attrait sur la journaliste, à tel point qu'elle avait souvent bien du mal à lui résister. Non, ce qui la faisait ainsi avancer à reculons était plutôt sa partenaire d'infortune.

En soit, Loïs n'avait rien contre Lauren. Enfin, plus rien serait d'ailleurs un terme plus exacte. Le problème avait été réglé aussitôt s'être posé, et c'était d'ailleurs bien pour ça qu'elle pouvait aujourd'hui être posée, seule, chez Clark, en son absence. Ca, et le fait que le gallois ait disparu de la circulation. D"un geste machinal, comme à chaque fois que le fil de ses pensées ne fait qu'effleurer cet état de fait, les doigts de Loïs se glissent dans le paquet de cigarette et, d'un geste rapide de sa baguette, allume celle dont elle s'est saisit. A la voir ainsi, tout un chacun pourrait penser qu'elle est malheureusement, dans une période difficile de sa vie, devenue accro à ces tubes de poison. C'est faux. Elle n'est accro qu'à l'odeur qu'ils dégagent. Son odeur. Une bouffée, une grimace, et un retour à la réalité. Non, donc, ce n'est pas à Lauren qu'elle en veut. Pas directement en tout cas. Elle en veut à la situation. Elle s'en veut de se rappeler Clark et cette soirée qui a finit de manière presque trop belle. Elle s'en veut de ce qu'elle a pu dire à la jeune femme. Et elle en veut au monde entier. De chaque seconde, devoir se rappeler qu'elle n'est pas elle, la jolie, la blonde Anna. Elle ferme les yeux. Elle doit se concentrer. Lauren n'a rien à voir avec tout ça. Et leur mission ne saurait souffrir de son inconstance. L'Ordre ne pâtira certainement pas de ces stupides chagrins digne d'une adolescente.

Parce que l'Ordre, c'est la réalité. L'Ordre, leur combat, c'est bien loin de toutes ces illusions qu'elle a pu se faire pendant si longtemps. Maintenant, elle laisse les rêves aux plus jeunes, à ceux qui ont vraiment de quoi rêver. A Ted et Claire, qui doivent en ce moment même filer le parfait amour dans son loft qu'elle habite de moins en moins souvent. Pour leur laisser tout l'espace possible, eux qui n'ont pour le moment pas la chance de pouvoir vivre leur amour au grand jour. Elle ? Elle se contente du canapé ou du fauteuil de la maison trop vide de son ex amant. Et de rédiger. Rédiger, rédiger, rédiger. Se perdre dans ses articles, dans les parchemins qui encombrent maintenant presque autant le petit salon qu'ils encombraient son propre appartement. Se perdre dans le boulot, encore et encore. Et aujourd'hui, en plus, y rajouter le piment d'une mission !

Mais se mentir à elle-même ne marche pas, aujourd'hui. Et c'est la cigarette toujours coincée entre les lèvres qu'elle vérifie une dernière fois l'heure, et sait qu'il est temps d'y aller. Elle se saisit de son sac, sa veste. Sa stagiaire ne viendra pas au bureau, aujourd'hui, il se trouve qu'elle se sentait mal, hier, et que Loïs lui a suggéré de se reposer. Fortement suggéré. Sa toute nouvelle stagiaire... Pourtant, elle sait y trouver une femme ayant exactement le même physique, qui normalement doit la rejoindre en salle de rédaction. Lauren, sous poylnectar. Plan monté, qui démarre dans quelques secondes. Le temps d'un crack, de passer les premiers contrôles de sécurités. Et d'ensuite, se dépêcher de monter, à deux, pour une interview préparée à l'avance. Tout est prêt. Plan, horaires, alibis. Et Loïs écrase son mégot avant de pénétrer dans la salle de rédaction o%, comme d'habitude, fourmille nombre de personnes. Pour repérer Lauren du premier coup d'oeil. Echanger avec elle un regard entendu. C'est parti.

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Ce message a été posté Jeu 18 Oct 2012 - 10:38

La nouvelle apparence de Lauren:

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Lauren Hudson ne fait pas une infiltration à la légère, surtout quand cette mission concerne la haute tour protégée de tout les médias télévisuels du Londres Sorcier. Minutieusement, elle avait fait en sorte de rassembler assez de détails sur ce foutu bâtiment pour s'y diriger sans hésitation. Le plus gros danger à priori n'était pas tant de forcer les services de sécurité, bien que fort nombreux, mais surtout de leur échapper au moment de la fuite. Et si sa propre existence n'avait pas réellement de poids dans la balance de son jugement, l'avenir de Loïs lui, lui importait beaucoup. Elle était la compagne de Clark, l'amie de Claire, une personne que tous au sein de l'Ordre estimaient et respectaient. Elle ne devait pas la mettre en danger (et surtout en aucun cas laisser croire qu'elle l'avait abandonné sur le terrain).

Est-ce que cette mission avec Loïs lui plaisait ? Pas à proprement parler. Déjà parce que c'était une mission, et quand le genre "à risques" ça se posait clairement. Si Lauren n'avait pas peur du danger véritablement elle était le genre de chat qui craint l'eau froide par principe. Et, évidemment, parce que sa partenaire était Loïs Lang, avec tout le malaise que cela pouvait supposer. Elles ne s'étaient entendues que sur la question de protéger les petits, et ma foi, de manière assez efficace. Lauren entendait bien se cacher de nouveau sous cette cape confortable des Phénix pour lui adresser de nouveau la parole. Et ne pas la relancer sur un sujet qui allait très certainement créer des tensions. Car Clark, le charmant, l'amical Clark, n'avait pas répondu à sa dernière missive.

La première lettre, Lauren l'avait reçu le lendemain de sa rencontre avec Loïs. Clark lui expliquait en toute simplicité sa relation avec la journaliste, le fait que cela changerait effectivement quelque chose entre eux mais qu'il serait ravi de pouvoir compter sur elle comme amie. S'en était suivit plusieurs remarques flatteuses, deux ou trois blagues, bref, un baratin que Lauren avait su apprécier à sa juste valeur et prouvait le caractère intègre de cet homme. Mais stupidement, très stupidement, elle avait finit par lui poser une question qui lui brûlait les lèvres. Après les évènements au QG, elle avait noté la présence de ce garçon, celui qui avait parlé de son père et sur lequel Loïs veillait farouchement. Il avait été simple de faire le lien, à la manière dont le garçon lui rappelait Clark, par ses manières, par son regard. Alors il avait fallu qu'elle ouvre une nouvelle porte, les murs du secret tacite entre eux ne tenant plus. Et Clark n'avait plus répondu à ses questions...

Etait-ce sa faute ? Elle n'en doutait pas. Mais comment demander de ses nouvelles à Loïs sans lui parler des lettres. Ne risquait-elle pas de se mettre la journaliste à dos, de rentrer dans un cadre privé nuisant à la mission ? Elle avait peut-être à faire avec une journaliste possessive et déterminée à repousser cette sale trainée de Hudson. Lauren, installée sur une chaise dans la salle de rédaction, se mordit la lèvre.

Une petite main tapota son épaule et un gobelet de café fut déposé devant elle.

- Tu as piteuse mine... Tiens bois ça, ça calmera ta gorge enflammée.


La jeune femme blonde posait un regard inquiet sur ce qu'elle croyait être la nouvelle assistante de Loïs. Une assistante apparemment sociale et souriante (quelle petite conne) car elle n'avait eut de cesse de recevoir des remarques de la part de certaines filles du journal. Lauren prit une voix faible, enrouée et évidemment modifiée pour la remercier. Une extinction de voix à cause d'une grippe carabinée, oui elle devait absolument acheter une potion médicamenteuse, si seulement Loïs avait pu accepter sa demande de repos.... Mais la journaliste avait clairement besoin de sa nouvelle assistante depuis que l'ancienne, cette foutue terroriste, s'était enfuie.

Tracy Barton, aka Lauren Hudson, renifla exagérément, le visage à moitié couvert par une écharpe. Précautions inutiles ? Mais que répondrait Loïs quand sa stagiaire, sa vraie stagiaire, enfin guérie affirmerait à tous que Lang lui avait quand même demandé de ne pas venir: Comment expliquerait-elle le fait qu'elle n'ait pas été surprise par sa présence le matin-même quand les Miliciens l'interrogeraient ?

Le regard faussement brumeux de Lauren se posa sur la silhouette de la jeune femme quand celle-ci passa la porte. Presque sans un mot autre qu'un sourire d'excuse, Lauren ramassa une sacoche en cuir, ainsi que le badge de la stagiaire. Le badge était authentique évidemment, puisqu'il y en avait toujours un double dans le tiroir de son petit bureau et que Loïs avait donc pu le lui transmettre avant son arrivée ici. Mais les papiers d'identité eux, étaient complètement faux. Lauren misait sur le fait que les gardiens postés dans la tour ne les demanderaient pas pour une vérification poussée du contrôle d'identité. Ceux de l'entrée c'était contenté d'un simple coup d'oeil sur son badge et d'un signe de tête, mais elle savait pertinemment qu'elle n'avait pas affronté là le plus gros soucis de cette mission.

Le polynectar attendait dans la sacoche, une double dose au cas où une heure ne suffise pas aux jeunes femmes. Et au vu du plan établit (aller chercher le passe qui commandait l'ouverture des portes de salle de diffusion placée au dernier étage de la tour), Lauren risquait fortement d'en avoir besoin. Une minute, elle remercia Claire et son talent.

La tour était ainsi faite, sur plusieurs étages, dont les locaux de la Gazette où elle se trouvait actuellement. Aussi peuplée et bourdonnante que le Ministère de la Magie, elle était une immense ruche où personne, pour l'instant, ne pouvait les remarquer. Cela serait différent une fois dans les étages, et au moment de fuir évidemment, car alors toutes les alarmes la pointeraient du doigt, et polynectar ou non, elle serait en danger. Une file de personnes allaient et venaient dans les deux sens, passant les portiques de sécurité menant aux ascenseurs. Lauren retrouva ses esprits, repoussa une mèche rousse et nota la présence de plusieurs gardiens, deux en poste aux contrôles et des rondes régulières par groupe de 3 le long des couloirs.

Normalement un ami de Loïs, et membre fidèle de l'Ordre, avait du aider les choses en avertissant leur présence pour l'étage de TVM et Lauren croisa les doigts en s'approchant du portique en compagnie de son actuelle "maitre de stage". Car elles avaient une bonne raison d'être ici tant qu'à faire, et Lauren se permit un sourire presque carnassier alors qu'elle retirait son foulard et troquait son air malade pour l'air attentif de la femme aux aguets.
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Loïs Lang
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Ce message a été posté Lun 22 Oct 2012 - 20:55

Loïs a bien prit soin, en entrant, de pester allègrement contre son assistante qui, même malade, vient travailler. Pas qu'elle n'apprécie pas les heures sups, mais se faire contaminer à cause d'un excès de zèle, non, elle n'avait vraiment pas que ça à faire ! Et Loïs avait tendance à vociférer tant et si bien sur ses stagiaires qu'à force ses collègues n'y prêtaient même plus attention. Ni quand elle la réprimande, ni quand elle lui dit au bout de quelques instants de finalement prendre ses affaires, et que si elle est là, autant que cela serve à quelque chose. Tout au plus avait-elle droit à quelques sourires amusés de la part de ceux à qui elle avait réussit à tisser quelque lien de camaraderie professionnelle, mais sans plus. Et ça ne pouvait qu'arranger ses affaires. Déjà, son alibi se mettait en place.

Elles ne s'attardent cependant pas à dans le grand openspace de la rédaction, juste de quoi être vues toutes deux avant de se lancer réellement dans l'action. Elles n'ont pas de temps à perdre, chaque seconde compte pour ne pas être prises de court par l'action du polynectar. Et pour ne pas avoir à se retrouver à trop devoir parler avec elle. Pourtant, Loïs le sait bien, au fond, elle devra finir par avoir une petite discussion. Et par s'excuser de son comportement de la dernière fois. Mais ce n'est pas spécialement un sujet sur lequel elle veut s'étendre maintenant. Maintenant, ni jamais. Mais maintenant encore moins que d'habitude. Parce qu'elles ont une mission à remplir, plus importante que leurs petites querelles qui n'ont pas -n'ont plus, surtout- lieu d'être.

Heureusement pour elle, cependant, passer d'un étage à un autre dans la Tour des Médias n'est pas quelque chose qui va leur prendre trop de temps. Ce qu'elle craint le plus, en réalité, c'est le passage de l’ascenseur. Mais Lauren semble bien trop concentrée sur leur objectif pour évoquer quoi que ce soit. Et Loïs décide de faire de même. Hors de question de se laisser distraire alors que l'Ordre passe avant tout. Et alors qu'elle arrive devant les agents de sécurités de la TVM, Lauren n'est plus Lauren. Elle est la petite stagiaire dont Loïs oublie toujours le nom, contre qui elle n'a de cesse de pester et dont elle se méfie comme la peste au vue de ce qu'a fait la dernière, si si. Ils n'ont pas même le temps d'ouvrir la bouche qu'elle sort sa carte de presse pour la leur coller presque littéralement sous le nez.

"Loïs Lang, la Gazette. Miss Poppernot m'attend pour une interview."

Le ton sec est celui des gens pressés, des journalistes qui n'ont pas que cela à faire que d'attendre le bon vouloir des hommes que les hommes de la sécurité veuillent bien faire leur travail. L'homme en face de lui reste de marbre, pas une offuscation devant l'attitude de la femme qui lui fait face. Il doit sans nul doute en voir des biens pire au vue du nombre de personnes imbues d'eux-mêmes et de leurs précieuses petites tâches à accomplir qui doivent passer tous les jours sous leurs yeux. Journalistes pressés de réaliser leur travail pour se faire mousser ou par simple conscience professionnel. Le monde des médias n'est pas vraiment un monde des plus calme et tout le monde a toujours quelque chose à faire. Et d'ailleurs, elle semble en cet instant faire parti de ces gens très pressés qui détestent qu'on les fasse attendre.

L'homme, cependant, semble bien consciencieux, et examine attentivement sa carte de presse. Les nouvelles consignes de sécurités ont sans aucun doute étaient largement durcies au vu des derniers évènements. Et déjà, l'autre homme interroge Lauren du regard. Et Loïs de préciser, d'un ton plein d'indifférence agacée "Mon assistante. On ne va quand même pas y passer la journée? Nous sommes certainement sur les listes de rendez-vous."

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Parce qu'elle a bien prit soin d'organiser cette interview qu'elle ne mènera jamais. Mais son ton agacé semble avoir fait son effet, puisque l'homme qui s'occupait d'elle commence à regarder ses laissés-passés de la journée. Trop lentement à son goût. Beaucoup trop lentement. Un peu nerveuse, elle jette un regard dans le couloir, espérant apercevoir Clint qui doit leur servir de joker. Et surtout, elle tente de ne pas prêter trop attention à la vérification des papiers de sa "stagiaire". Pour ne surtout pas attirer l'attention sur ça...

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Dernière édition par Loïs Lang le Lun 22 Oct 2012 - 20:57, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 22 Oct 2012 - 20:55

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Ce message a été posté Ven 26 Oct 2012 - 10:27

L’ascenseur s'ouvre, révèle une plateforme où peuvent tenir cinq personnes maximum. Lauren entre, inspire une bouffée d'air neutre et n'a pas un regard pour Loïs alors que les portes se referment.

Elle voudrait sourire, être soulagée, dire quelque chose, mais elle sait très bien que les services de surveillance ont placé caméra et micros un peu partout. Ici, surtout à partir de ces étages, les discussions sont observées et étudiées. Prendre un ton badin leur donnerait plus de naturel c'est certain, mais l'étau de sa gorge s'est refermé avec force au moment où la mission a véritablement commencé. Elle ne peut pas prononcer un mot, expirant simplement à petites bouffées pour se calmer.

Quand les portes de l’ascenseur s'ouvrent de nouveau, elles sont dans le couloir des plateaux de télévision. La femme qu'elles doivent interviewer les attends à gauche. Les bureaux des principaux diffuseurs de la télé sorcière sont à droite. Entre les deux: les miliciens.

Intérieurement, Lauren savoure le talent de Loïs pour se montrer aussi vaguement détestable face aux gardiens. Son ton pressé, son air dédaigneux, ne sont pas assez prononcés pour que les gardiens s'en formalisent, car après tout, Lang n'est qu'une sang-de-bourbe. Et une sang-de-bourbe doit s'écraser en toute occasion, surtout dans son travail. Lauren, ou tout du moins son apparence, représente une charmante basique de rang 2. Ce n'est pas la gloire mais il y a peu de chances que les gardiens lui demandent un papier d'identité. Sa carte de travail, elle la leur tend avec une certaine discrétion effacée et au gardien qui croise son regard, elle lui offre un pauvre sourire en guise d'explication.

Car oui, c'est Loïs Lang, c'est tout son caractère ça, il faut lui pardonner.

Ses autres collègues semblent s'être habitués à son caractère orageux car aucun d'entre eux n'a réellement réagit en la voyant l'engueuler, un peu plus tôt dans les locaux de la Gazette du sorcier. C'est un porc-épic, et peut-être que ce tempérament là pourrait leur jouer des tours pendant cette mission. Mais non, se rassure Lauren. Loïs n'est pas une terroriste folle à lier complètement déchainée, elle ne fonce pas dans le tas. Elle tient son rôle, elle tient son caractère, car une discrétion plus accrue éveillerait bien sûr les soupçons. Lauren évite de montrer des signes d'anxiété, alors que la nervosité de Loïs est palpable sous son ton agressif. Mais la femme qu'elles doivent interviewer est une véritable chieuse capricieuse, alors il ne faut pas s'étonner que la journaliste désire être à l'heure. Car nul doute qu'une seule minute de retard leur sera gravement reprochée.

Le gardien renifle, observe une dernière fois la carte et tend la main pour la lui redonner. Son collègue, le nez perdu dans la liste des invitations, cherche encore leurs noms, ce qui l'empêche de les laisser aux couloirs.

Spoiler:
 

Alors que Lauren commence à trouver le temps exagérément long, le pied vacillant lentement autour du talon de sa chaussure en un geste inconscient, le gardien finit enfin par relever la tête. Il les regarde puis montre du doigt deux noms sur la liste, presque tout en bas de la page. L'autorisation a fonctionné. Avec un sourcil haussé, elle attend le verdict, mais c'est avec un geste un peu brusque du flic en faction (un geste presque moldu tiens, constate-t-elle), que le premier s'écarte, et que le deuxième suit.

Maintenant, c'est à Loïs de choisir la direction à prendre.


Dernière édition par Lauren Hudson le Lun 29 Oct 2012 - 11:25, édité 2 fois
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Ce message a été posté Ven 26 Oct 2012 - 10:27

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Ce message a été posté Dim 11 Nov 2012 - 23:57

Loïs sent son coeur battre de plus en plus fort, trop fort, alors que les secondes s'égrènent et qu'elles restent juste planter là, à attendre qu'on trouve leur nom. Un nouveau regard nerveux dans le couloir et toujours pas trace de Clint pour faire accélérer les choses. Et les secondes continuent à s'écouler. La main de Loïs se pose un instant sur sa robe, dans un geste qui se veut impatient, pour remettre un pli en place. Pour cacher qu'elle commence à être très légèrement humide. Et qu'elle a furieusement envie de sortir sa baguette. Elle n'en fait pourtant rien, se contente d'attendre, de ressentir presque chaque seconde qui s'écoule dans toutes les cellules de son corps. Jusqu'à ce qu'enfin, le premier des deux hommes indique leur nom sur la liste et leur fasse signe de passer. Loïs retient un soupire de soulagement, se contente d'un signe de tête de remerciement et les dépasse, pressée. Et elle n'a pas vraiment besoin, en cette seconde, de jouer l'impatience et déjà les dépasse pour se retrouver dans un immense couloir couvert d'une épaisse moquette.

Et un instant, Loïs hésite. Elle a pourtant étudié les plans des lieux fournis par Clint par coeur. Elle sait normalement exactement où se trouve le bureau du directeur des programmes. L'emplacement de la salle de diffusion. Mais c'est comme si soudain, ses pieds refusaient de prendre la bonne direction. Parce qu'un instant, il y a ce doute. Ce doute au creux de son estomac qui semble exploser dans tous son corps. Elle est prête à tout donner pour l'Ordre. Elle est prête à tout pour l'Ordre. Tout. Et là, justement, elle risque tout. Sa place. Toute sa vie. Toute sa vie qui se résume à juste ça. Etre journaliste dans un torchon à la solde du Ministère. Dans un métier où on la méprise pour ses origines. Mais dans le seul endroit où elle est sa place. Le journalisme. Sa vie tout entière. Et elle pourrait tout perdre, tout, en quelques minutes. En une seule petite matinée, en une seule petite mission, pour ses idéaux. Mourir pour l'Ordre, oui. Mais perdre ça ?

Leur plan est parfait, et Loïs est une Gryffondor, elle n'a pas peur. Pas peur pour ça. Pas de doute à avoir. Parce que les idéaux qu'ils défendent, leur liberté à tous, l'égalité entre chaque sorcier, vaut bien plus que ça. Bien plus que sa perte, à elle, petite journaliste insignifiante dans un combat qui les dépasse tous autant qui sont, qui va bien plus loin que leur simple vie. Et puis, même si elle ne connaît vraiment pas assez sa partenaire pour se faire une idée de ce qu'elle vaut en cas de problème, elle la sait prête à aller jusqu'au bout. Et leur plan est en béton.

La pause, les doutes, n'auront au final durer que quelques instants. Quelques secondes peut être irrattrapable mais elle ne veut pas y penser maintenant. Pas tout de suite. Et c'est du pas assuré de celle qui se sait parfaitement dans son bon droit qu'elle repart, suivant la direction indiquée par Clint. Leur mission est plus qu'aléatoire et n'est certainement pas une promenade de santé. Elle fait cependant bien assez confiance à son ami pour leur avoir donné la bonne direction. Et ce n'est pas celle qu'elles sont censées prendre. Il faut juste espérer que personne ne les remarque. Et elle continue, absolument comme si de rien n'était, alors même que des pas se font entendre dans le couloir, alors même que quelqu'un approche. Sans un regard à Lauren mais espérant très fortement que son attitude ne change pas d'un iota de celle de la stagiaire suivant la journaliste pressée et sur les nerfs qu'elle représente en cette instant.

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Pas un regard, surtout, continuer, avancer, ne pas changer d'attitude, ne pas... "Mesdames, vous cherchez ?" Le ton est sec, impératif, et elles n'ont d'autre choix que de s'arrêter. Pourtant Loïs ne change pas d'attitude et le regard qu'elle pose sur l'homme est aussi irrité que ce qu'elle l'est réellement de cette interruption. "Pas vous. Excusez nous, mais nous sommes pressées." Non, la diplomatie, ce n'est pas son affaire. Si l'on interroge par la suite ses collègues sur son comportement, chacun pourra dire qu'elle n'est jamais spécialement sympathique lorsqu'on la retient face à un objectif, surtout si la personne qui lui fait perdre son temps n'est ni un supérieur hiérarchique, ni un Sang-Pur, rôle de soumission oblige -et un Sang-Pur n'occuperait certainement pas le rôle de simple agent de sécurité au sein de la célèbre Tour des Médias. Et d'aucun pourra confirmer qu'elle laisse en général ce genre de tâche, celui d'assurer un minimum de communication, à sa stagiaire. Tâche assez délicate quand il s'agissait de Claire mais cela ne faisait que pimenter un peu plus leurs actions. Mais ce n'est pas Claire, aujourd'hui, et ce n'est même pas la jeune femme dont elle oublie presque toujours le nom, qui est à ses côtés. Et elle espère juste que Lauren, qui pourtant n'a pas vraiment l'habitude de son comportement quelque peu emporté, va comprendre le message et lancer une ou deux phrases bien gentilles qui leur permettront de continuer. Car déjà, Loïs, parfaitement dans son rôle, commence à se détourner.

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Dernière édition par Loïs Lang le Lun 12 Nov 2012 - 0:06, édité 1 fois
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Ce message a été posté Dim 11 Nov 2012 - 23:57

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Ce message a été posté Mar 13 Nov 2012 - 11:40

En fait, et il est fort possible que Lauren ne puisse jamais se l'avouer, leur rencontre a été une chance. Une chance immense pour cette mission. Évidemment, il a fallu supporter cette scène désagréable d'être confrontée à Loïs sur son territoire, sous les yeux déstabilisés d'un Clark tâchant de calmer le jeu. Mais si cette scène n'avait pas eut lieu, si Clark s'était contenté de refuser son invitation, alors Lauren n'aurait jamais eut à connaitre par avance ce tempérament emporté de la journaliste. Elle n'aurait su d'elle que ses capacités d'investigation et très certainement sa détermination de Gryffondor dans cette guerre qu'ils menaient tous contre Mervyn Kark et Willhelmina Salamander. Alors, peut-être que face au garde qui les arrête, qui les ralentit, elle aurait bredouillé, paniquée de voir que Loïs pouvait perdre son calme aussi rapidement. Elle aurait douté, son regard effaré se serait posé sur l'homme et tout aurait été foutu. Mais plus qu'un acte conscient, c'est l'instinct qui parle pour Lauren. Confiante, elle repousse les mèches rousses qui caressent son visage et offre son visage candide au garde qui les observe. Le ton pincé et pressé de Loïs ne lui a pas plu, et qui pourrait l'en blâmer ? On lui a donné des consignes qu'il se doit de respecter.

Mais homme face à femme peut se troubler.

- Excusez nous monsieur, nous avons rendez vous avec Miss Poppernot. L'interview, pour la Gazette du sorcier.

Elle lui présente son badge sans toutefois le lui mettre sous le nez, pour laisser le garde distinguer sa photo ainsi que son titre officiel de stagiaire. Il relève les yeux vers elle et Lauren hausse un sourcil en souriant. Il n'y a pas à y avoir de problèmes puisque les gardes de l’ascenseur les ont laissé passer. Ainsi, le garde va simplement acquiescer et continuer sa ronde. N'est ce pas ? N'est ce pas ?!

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Apparemment, dans ce milieu les gardes chargés de la protection des membres du studio ont l'habitude d'en voir de toutes les couleurs. A moins que ça ne soit le sourire ravageur de Lauren qui, sous ce faciès de jeune stagiaire docile, a tout pour être efficace. Le résultat seul compte. Le garde a un signe de tête rassurant avant de les laisser continuer sans plus leur poser de questions. Il n'a certainement pas en tête le plan exact des lieux et des loges des présentateurs. Un simple regard attentif sur les deux femmes qui s'éloignent (et peut-être un peu trop colérique sur la nuque de Loïs), et voilà que cet obstacle est franchit sans trop de difficultés. Lauren se rapproche de Loïs et murmure entre ses lèvres.


- Les contrôles de sécurité sont bien plus simples que prévus. Encore heureux que votre stagiaire ne soit pas une mocheté, ça pourra nous servir. Le bureau du second de diffusion alors, c'est ça... ? Elle n'était pas sûre du terme mais des plans que Loïs lui avait transmit avant la mission, c'était en tout cas le prochain point. J'espère toute fois qu'on aura l'occasion de croiser deux trois stars. J'ai quelques autographes à faire signer. Ce n'était qu'une vague plaisanterie pour détendre l'atmosphère. Lauren ne relâchait en rien sa vigilance mais discuter avec sa pseudo directrice de stage serait bien plus discret que deux femmes au visage fermé et déterminé fonçant vers les bureaux officiels de la télévision.


Dernière édition par Lauren Hudson le Mar 13 Nov 2012 - 11:51, édité 4 fois
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Ce message a été posté Mar 13 Nov 2012 - 11:40

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Loïs Lang
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Age du personnage : 38 ans
Ascendance : Sang-de-bourbe
Emploi/Etude : Chef de la Tour des Médias
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Gryffondor


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Ce message a été posté Dim 18 Nov 2012 - 16:25

Elles n'ont pas le temps d'attendre, elle l'a bien fait comprendre à l'importun. Et Loïs ne compte pas lui donner la satisfaction de lui avoir fait perdre plus de quelques secondes. Lauren n'a pas même fini son argumentaire que la voilà déjà en train de tracer de nouveau sa route tout au long du couloir, sans attendre celle qui est censé être sa stagiaire. Prête cependant à se faire de nouveau arrêté de façon plus musclée au bout de quelques pas à peine. Pourtant, rien de tout cela. Juste Lauren qui parcoure rapidement les quelques mètres qu'elle a fait après les avoir toutes deux excuser auprès du membre de la sécurité dont Loïs n'a même pas prit soin de relever le nom. Agir comme s'il avait été juste une gêne, en aucun cas un danger. Agir comme si elles avaient toutes légitimités de se trouver en ces lieux pour n'éveiller en aucun cas les soupçons des sorciers qu'elles pourraient encore croiser ici. Et se concentrer sur le plan, le plan, et uniquement le plan. Rien d'autre.

Et les mots de Lauren lui font grincer les dents alors qu'elle se force à ne pas montrer son agacement. Intellectuellement, elle est parfaitement consciente qu'il ne s'agit que d'une tentative de détendre un tantinet l'atmosphère. Pourtant, pendant une seconde, elle a ressentit la pulsion violente de se retourner vers elle pour lui hurler d'agir comme une journaliste, que tout ceci n'était pas un jeu. Et elle sait que Lauren, au fond, n'est pas responsable de cela. Pas responsable de l'état de nerfs dans lequel elle se trouve actuellement. Pas responsable de toute cette pression qui pèse sur ses épaules. Les heures passées à ne pas dormir ces dernières semaines, les souvenirs douloureux qui remontent, sa carrière qui pourrait être pulvérisée à la moindre erreur. Mais Loïs se fait violence, et elle sait qu'elle ne compromettra pas leur mission aussi stupidement. Alors elle se contente simplement de lui répondre, d'un ton qui reste tendu mais qui se veut le plus neutre possible :

"Je doute que nous ayons vraiment le temps... Mais si tu me donnes certains noms, qui sait, je pourrai peut être m'en procurer." De toute façon, elles seront bien amenées à se côtoyer de nouveau, n'est-ce pas ? L'Ordre, le QG, Ted et Claire, Bruce. Rester diplomate. Elle n'a rien contre Lauren. Rien. Juste cette gêne dont elle finira bien par se débarrasser. Peut être. Plus tard. Le plan, le plan, le plan. Elle ne se concentre pas assez, elle le sait. Et elle tourne dans un nouveau couloir. Une porte, deux portes, elle presse le pas, jette un coup d'oeil autour d'elle, et...

"Eric Lannister, Directeur des programmes" Le tout sur une jolie plaque en or, écrit en lettres d'un noir profond. Pas la bonne direction. Etrangement, le bureau du responsable de la diffusion est situé assez loin dans l'étage de celui du directeur des dits programmes. Enfin, assez loin... Quelques couloirs près. Mais elles perdent du temps. Elles perdent de précieuses secondes. Elle leur fait perdre, à toutes deux, de précieuses secondes. Et s'en rendre compte la paralyse soudain sur place. Incapable de se souvenir du véritable chemin. Incapable de de nouveau mettre un pied devant l'autre. Et chaque instant passer ici ne fait qu'augmenter encore et encore le danger de se faire prendre...

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Ce message a été posté Lun 19 Nov 2012 - 12:02

"Je doute que nous ayons vraiment le temps... Mais si tu me donnes certains noms, qui sait, je pourrai peut être m'en procurer."

Lauren s'approche un peu plus, marche à ses côtés, épaule contre épaule et se permet de lui jeter un coup d'oeil curieux. La tension qui habite Loïs n'a pas changé. Depuis tout à l'heure c'est ce stress, ce dynamisme qui la pousse à ignorer les gardes, à leur répondre le plus sèchement possible. Elle n'a pas à se mêler du comportement de sa compagne de mission, pas si cela peut leur être utile, mais la mâchoire de Loïs est crispée, sa respiration est nerveuse comme celle d'un cheval aux aguets, prête à fuir face à un mouvement trop brusque. Et Lauren hésite. Elle est loin d'être une psychologue et ne sait pas lire dans les pensées. Elle n'arrive pas à déterminer clairement si cela fait toujours partie de leur jeu de théâtre, ou si quelque chose l'oppresse réellement. Alors elle choisit de continuer la conversation, comme si de rien était, alors qu'elles croisent une jeune femme plongée dans la lecture d'un parchemin, qui les frôle, en sens inverse avant de disparaitre à un tournant.

- Je rêverais d'avoir l'autographe d'Heather Lannister. J'ai ses albums à la maison, et j'écoute en boucle "My Felix Felicis" en ce moment. Mais bon je resterais toujours une fan de "Nimbus on the wind", celui qu'elle a sortit il y a un an. Tu l'as déjà interviewé ?

Elle est désormais obligé de trottiner à moitié pour suivre la cadence de Loïs et quand cette dernière stoppe brusquement, Lauren chancelle sur ses hauts talons, et regarde autour d'elle, inquiète de cette interruption. Elle connait le plan, bien évidemment, mais le bureau d'Eric Lannister (Ah tiens, un Lannister c'est cocasse ça) ne lui dit rien. Elle contemple quand même la plaque qui a attiré le regard de Loïs et attend la suite. Elles doivent faire un détour ? Elles doivent récupérer quelque chose par ici ?

Les yeux de Loïs vont et viennent sur les couloirs et son air stressé prend une nuance presque désemparée. Lauren se trouble.

- ...... Loïs....

Un peu comme si la jument venait de se prendre une balle dans le jarret. Elle ne s'ébroue pas encore, reste fixe, statique et blessée.

- Loïs il y a quelque...

Elle n'a pas besoin de terminer sa phrase car elle sait que quelque chose ne va pas. Il y a de l'orage dans le crâne de Loïs, quelque chose qui la menace elle aussi. Elles sont en mission, mais à cet instant ça importe peu. Parce que Loïs ne va pas bien. Loïs, elle qui est censé être le pilier de l'ODP, le pendant masculin de Bruce. Loïs, qu'elle ne croyait pas voir un jour être atteinte par quoique ce soit est là, devant ses yeux, presque fragile. Fragile. Loïs Lang fragile. Que pourrait faire Lauren pour l'aider, elle qui au moindre obstacle a le coeur qui manque un battement.

Bon. Elle a déjà vécu des situations difficiles, elle a déjà du sauver son cul à plusieurs reprises. Ce n'était pas les mêmes circonstances, ce n'était pas pendant la guerre (enfin, à ce moment elle n'y participait pas encore). Et puis elle est une femme. Une femme sait comprendre les besoins d'une autre femme.

Tu parles. Pour ce qu'elle en sait Loïs pourrait vivre un deuil ou juste avoir ses règles qu'elle ne saurait pas faire la différence.

J'aurais du étudier la divination avec plus de sérieux, bête que je suis
, peste Lauren même si sa phrase ne veut rien dire.

Avec douceur, elle se saisit du poigne de Loïs et le caresse doucement. C'est alors que ça lui revient, la manière dont sa mère la calmait, enfant, après ses cauchemars. Sa voix prend une teinte plus chaude, elle parle à voix basse pour que seule Loïs puisse l'entendre. Sa main quitte son poignet, parce que le contact représente plus un danger qu'une affirmation de sa présence à ses côtés.

- Tout va bien. Tout va bien maintenant. Respire lentement, très lentement. Prends le temps.

En fait non, tout ne va pas bien, et elles n'ont pas le temps de faire cela, pas maintenant. Mais zut, ça importe peu. Il faut qu'elles ressortent d'ici vivante, ou en tout cas, en bonne santé. Et Loïs ne peut pas continuer la mission ainsi.

- Les mauvaises choses arrivent mais tout va bien car je suis là. Je suis là et maintenant rien de mal ne pourra t'arriver.

Loïs peut ne pas la croire, elle peut même lui coller une gifle mais quand sa maman lui disait cela quand elle était enfant, Lauren se fichait de savoir si c'était vrai ou pas. Elle écoutait la voix, elle se laissait réchauffer et elle n'avait plus peur de se rendormir après. Elle n'avait plus peur d'affronter ses cauchemars parce qu'elle savait qu'après, maman serait là.

Les mots suivants lui brûlent les lèvres mais elle les retient de force. Non, elle ne lui dira pas qu'elle connait le chemin et que Loïs peut parfaitement attendre aux toilettes pendant qu'elle récupère le badge. Non, elle ne lui dira pas qu'elles peuvent s'arrêter maintenant si Loïs en a envie. Parce que Loïs lui répondra qu'elles doivent continuer, et ça même si elle a envie de partir, même si ça la tue de continuer. Loïs lui tiendra tête et l'engueulera de la penser capable de se détourner de son objectif. Elle sait. Elle ne dit rien alors, elle attends. Elle reste là.

Gifle moi, dis moi que tu n'es pas une enfant. Mais reviens Loïs. Reviens par là.
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Ce message a été posté Mar 20 Nov 2012 - 15:13

Quelques secondes pendant lesquels les couloirs paraissent soudain ne plus avoir de fin. L'étage paraît être juste un immense labyrinthe, lui rappelant l'histoire que sa mère lui lisait enfant, celle d'une petite fille perdu dans un monde fantastique, aussi merveilleux que terrifiant. Des couloirs immenses, sombres, plus sombres qu'ils ne le sont vraiment, sans sorties, sans issues, une seule, une seule en perspective, l'échec. L'échec. Et le mot résonne dans sa tête, pendant ces quelques secondes, alors que son regard passe de la porte au couloir, sans qu'elle ne se souvienne vraiment de la direction à prendre. Comme s'il n'y avait plus aucune direction possible. Et son souffle s'est accéléré, ses pupilles légèrement dilatées, alors qu'elle étouffe, presque, face à ce trop grand vide, cet espace immense, cet impresion d'enfermement. Et tout ce mélange, son coeur qui bat, et l'envie de prendre ses jambes à son cou. Courir, courir, en perdre l'haleine déjà bien erratique, courir plus loin, sortir. Abandonner.

Et la voix de Lauren. La voix de Lauren qui n'est pas sa voix, qui est une autre. Et ce contact physique, sa main sur la sienne, qui la brûle comme un courant électrique. Et le souffle qui finit par se couper totalement une seconde, avant de reprendre, plus fort qu'avant. Plus assurer. Tout ceci n'aura durer qu'un instant. Un instant de faiblesse avant un retour brutal à la réalité. Loïs retire sa main d'un geste sec. Son souffle n'a pas encore reprit sa régularité habituelle, mais cela ne l'empêche pas de la fusiller d'un regard noir. "Nous n'avons pas le temps pour ce genre de choses." La voix qui vibre. De colère, de haine. D'autre chose. Le regard qui se détourne aussitôt, furieux. Et ce n'est pas à Lauren qu'elle en veut. A elle-même. Elle doit se ressaisir. Elle le sait. Mais cette litanie semble désormais bien inutile dans son esprit. Elle perd pied, totalement. Elle perd pied et elle ne fait que compliquer encore plus les choses. Comme si leur mission n'était pas déjà assez délicate comme ça. Et le pire du pire, c'est qu'elle le fait devant Lauren. Décidément, cette femme aura eu le privilège de la voir dans ses moments les plus durs. Et pourtant ce n'est pas contre Lauren qu'elle est furieuse. Contre elle-même. Juste contre elle-même.

"Viens." Elle tremble peut être encore un peu, mais les mains serrées sur ses dossiers empêche un observateur non averti de s'en rendre compte. Elle ne doit pas céder encore une fois. Pas céder à la panique et à la colère. Pas plus que ça. Elle a Lauren avec elle. Quelque part, elle en est responsable. Responsable de toute cette mission. Responsable de la réussite ou non. Responsable de la vie de sa compagne d'un temps. Elles ont perdus de précieuses secondes, par sa faute. Par son étourderie et par son manque de professionalisme. Si cela fait capoter la mission... Elle ne se le pardonnera pas. Alors elle accélère, quitte à se montrer suspecte. Pressée, oui, mais elle court presque maintenant ! Et pas un mot pour Lauren. Pour lui dire quoi ? Elle ne saurait même pas. La gêne qu'elle ressent à l'égard de cette femme est tellement forte qu'elle ne saurait trouver ses mots. Et ce n'est pas l'endroit, pas le moment. La mission, la mission, la mission. Tenter encore de se concentrer.

"Son bureau est ici..." Elle indique le dernier couloir, s'arrête, jette un coup d'oeil à sa compagne. Leurs pas pressés ne leurs ont pas valus d'autres soupçons, mais les choses sérieuses commencent ici, et elle est certaine que Lauren en est autant consciente qu'elle. Un dernier regard échangé, un dernier accord tacite, et elle sait qu'elles doivent se lancer.

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Laisser son bureau ouvert ainsi, et Loïs grimace. Il a juste dû s'absenter quelques minutes, ce n'est pas sa pause habituelle. Clint a été clair sur les horaires, ses habitudes, et il semblerait qu'elles aient laissé passer leur chance. Mais pas entièrement. Elles n'ont sans doute que quelques secondes pour agir, mais elles doivent le faire, maintenant !

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Dernière édition par Loïs Lang le Mar 20 Nov 2012 - 15:16, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 20 Nov 2012 - 15:13

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Ce message a été posté Mer 21 Nov 2012 - 11:15

"Nous n'avons pas le temps pour ce genre de choses."

La fureur de Loïs, Lauren ignore si elle en est la seule victime, mais elle la prend en pleine tête et sursaute, comme prise en faute. Sur son visage toute fois, aucune trace de culpabilité ou de regrets. Elle se contente de fixer calmement Loïs qui semble reprendre ses esprits. Elle ne se formalisera pas de cet éclat de voix parce qu'au moins elle a essayé d'arranger les choses. C'est un échec, certes mais elle n'a même pas le temps de se lamenter. Loïs s'ébroue, reprend pied, et Lauren jette un regard aux alentours, prudemment avant de la suivre. Maintenant Loïs trottine à moitié en direction des bureaux et Lauren se surprend à regretter d'être là, dans les locaux de diffusion de la télévision sorcière, alors que des troupes de sécurité vadrouillent. Loïs perd son calme et la rapidité dont elle fait preuve maintenant ne peut que les faire remarquer. Et Lauren pense à sa baguette, ce morceau de bois inutile qui refuse de lui obéir. Elle n'en a pas parlé à sa compagne de galère, pas encore, et se demande maintenant si cela ne déclenchera pas de nouveau les foudres de la journaliste. Elle risque de se faire fracasser contre un mur pour avoir omit de lui en parler auparavant et elle se mord la langue en baissant la tête. Pas maintenant. Avec un peu de chance tout glissera comme sur des roulettes. Ca arrive les miracles non ?

Lauren suit Loïs comme un petit chien, les mains moites d'anxiété, et quand cette dernière lui indique la bonne porte, elle n'attend pas pour prendre les devants. La nervosité de Loïs lui fait craindre une explosion subite en cas d'attaque surprise. Tu parles d'un jeu de théâtre. Chier.

La porte entrouverte est un coup de pouce du destin. Elle signifie aussi surtout qu'elles n'ont que peu de temps mais ça, ce n'est pas une surprise.

Lauren entre d'un pas ferme, regarde autour d'elle et fonce droit au bureau.

Spoiler:
 

Le bureau est un fouillis indescriptible de papiers superposés et de dossiers entrouverts. Ici les autorisations de diffusion d'un reportage accompagné d'une cassette magique, là un document spécifiant qu'une actrice inconnue au bataillon souhaite que l'équipe de diffusion ne floute pas le badge qu'elle porte lors de son dernier interview. Il y a un relevé statistique des derniers chiffres d'audience d'une série en vogue, une note du personnelle, quelques lettres de son supérieur et une note parfumée à la framboise d'une certaine "Tamara" qui lui demande de venir expressément la rejoindre "A l'endroit convenu bisous mon petit loup". Lauren hausse un sourcil mais ne s'attarde pas. C'est un bordel certes, mais un bordel peut-être organisé. Chaque papier déplacé doit être remit en place pour ne pas attirer l'attention de l'homme quand il reviendra. Un premier dossier déplacé, une pile écartée de quelques centimètres et Lauren marmonne doucement qu'elle aurait au moins du tenter un accio avant de se lancer dans cette -

LA.

Rapidement la main s'empare du badge plastique qui lui d'une douce lueur bleutée, attendant son activation. A l'instant même où ses doigts se referment sur lui, elle serre les dents. Bête. Elle n'a pas pensé qu'il pouvait y avoir une sécurité sur le badge. Mais ce dernier reste silencieux, inerte même dans sa main. Il n'y a pas de détecteur d'empreinte, ni aucun processus magique et fourbe à la con qui lui beuglerait qu'elle n'est pas son véritable propriétaire. Le cordon pend et elle glisse le tout dans sa poche en veillant à ce que rien ne trahisse le vol présumé. Avec un sourire victorieux envers Loïs, elle revient vers la journaliste en direction de la porte, après un dernier regard sur le bureau. Pour elle, ce n'est pas assez discret mais elles n'ont pas le temps de tout réorganiser.

Il n'y a plus qu'à prier que l'homme n'arrive pas en sens inverse et remarque les deux femmes qui essayent de quitter discrètement son bureau.


Dernière édition par Lauren Hudson le Mer 21 Nov 2012 - 11:27, édité 3 fois
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Ce message a été posté Mer 21 Nov 2012 - 11:15

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Ce message a été posté Dim 13 Jan 2013 - 20:34

Et Loïs se retrouve à faire quelque chose qu'elle déteste. Attendre, et faire le guet. Normalement, c'est elle la femme d'action, elle qui va se fourrer dans des situations difficiles, voir carrément impossibles, mais dont elle se sort toujours à force d'ingéniosité. Elle n'est pas de celles qui attendent bêtement en se tournant les pouces pendant qu'une autre prend tous les risques. Elle n'est pas de celles qui écoutent juste leur cœur battre de frayeur et qui trouve cela bien assez suffisant pour ne pas en faire plus. Oh que non. Mais aujourd'hui, la question ne s'est pas posée. Déjà parce qu'elle connaît bien mieux que Lauren le monde des Médias sorciers et ses codes, qu'elle est familière avec cette Tour qui, malgré tous ses défauts, est quelque part sa seconde maison. Et ensuite parce que, raison bien moins avouable, elle n'est clairement pas en état de prendre en main cette responsabilité. Raison peu avouable mais dont elle a assez conscience pour la prendre en compte, même s'il est hors de question d'en parler à voix haute. De toute manière, elles ne sont pas vraiment là pour taper un brin de causette, n'est-ce pas ? Peut être plus tard. Peut être un autre jour. Mais pas maintenant.

Maintenant, elle ne fait qu'attendre. Attendre, surveiller le moindre bruit qui résonne dans ces couloirs, se reculer dans l'ombre à la moindre silhouette qu'elle aperçoit de loin en loin. Attendre. Et les secondes s'égrènent, plus dangereuses que le compte à rebours d'une bombe dans toutes ces séries moldues. Ce genre de compte à rebours qui ne s'arrête qu'à la toute dernière seconde, alors que l'on est persuadé que le héros va mourir, de toute façon, même si l'on sait que c'est impossible. Sauf qu'ici, rien n'est impossible. Et si ce n'est sa vie qu'elle risque, c'est au moins sa carrière. Quoi que, la vie reste aussi une option si jamais les Ombres venaient à découvrir ce qu'elle s'apprête à faire.

Des pas. Des pas soudains, qui se rapprochent. Qui la font revenir immédiatement à une attention plus élevée, l'esprit alerte, prête à agir. Sa baguette est toujours coincée dans sa manche mais accessible en moins de temps qu'il ne faut pour le penser. Et elle guette le nouveau venu, le coeur battant à tout rompre, jusqu'à ce qu'il passe le couloir.

Dé :
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Des pas derrière elles, et elle sent la présence de Lauren à ses côtés. Aussitôt, elle la tire par le bras pour lui signifier d'avancer, de ne surtout, surtout pas parler maintenant. Ce n'est pas le moment, n'est-ce pas ? Avancer, faire comme si de rien n'était. Et à peine ont-elles reprit leur marche qu'elles le croisent, l'homme dont Lauren vient de fouiller le bureau, qui revient de sa pose. Loïs n'ose pas croiser son regard, camoufle cela derrière l'attitude de soumission de la journaliste Sang-de-Bourbe qui fait profil bas face aux supérieurs hiérarchiques. "Je t'avais bien dit que ce n'était pas par là, viens, nous sommes en retard." Elle marmonne, d'une manière assez agacée, tentant toujours de faire paraître cela pour naturel. Mais plus cela avance, plus cette mission commence à sentir le roussit.

Dé 2 : Seulement si Non - Non Nul et non avenu
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Dernière édition par Loïs Lang le Dim 13 Jan 2013 - 20:39, édité 1 fois
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Ce message a été posté Dim 13 Jan 2013 - 20:34

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Ce message a été posté Lun 21 Jan 2013 - 11:55

Dès qu'elle sort, Lauren sent la main de Loïs lui happer le bras et l'entrainer loin. Qu'a-t-elle vu ? Qu'a-t-elle entendu ? Elle n'en sait rien, mais elle se doute bien que la jeune femme, bien que visiblement éprouvée par leur action en cours, n'agirait pas ainsi stupidement. Et c'est presque sans surprise qu'elle croise le regard de celui qui l'a fusillé du regard, l'image mouvant sur le badge plastifié, lorsqu'elle l'a dérobé. Son coeur martèle ses tempes mais elle s'efforce de garder son calme, et même un sourire un peu embarrassé, comme un salut, alors que le murmure de Loïs donne le change. Lauren hoche la tête et s'excuse platement tandis que l'homme les suit des yeux. Sa méfiance est plus qu'évidente et si elles gagnent quelques minutes, cette idée ne cessera de le travailler jusqu'à ce qu'il tente de remettre la main sur son badge et découvre son absence. Alors le lien se fera dans son esprit, et sans plus hésiter, il donnera l'alerte. Une attaque de la tour des Médias leur suffit bien, pas la peine qu'ils se passent le mot entre les QG malgré le renforcement des troupes de surveillance. Et d'ailleurs, alors qu'elles passent dans un autre couloir, Lauren s'adosse au mur à l'angle et lance à peine un regard méfiant aux deux hommes armés de leur baguette qui protègent l'entrée du poste de diffusion. Elles sont proches de leur objectif mais il leur reste encore à vaincre les gardes. Il y a aussi le risque de voir une personne lambda, secrétaire, maquilleuse, ou autre, passer dans ce couloir par un simple hasard et ne soit témoin de l'attaque. Pour calmer sa nervosité, Lauren s’humecte les lèvres et commencent à fouiller dans son petit sac.

Elle en sort deux seringues, emplis d'un liquide ambré qui n'augure rien de bon.

- Je dois te dire.... ma baguette n'est pas vraiment affectueuse envers moi. En fait, ce n'est pas vraiment par Choix que nous nous sommes retrouvées ensemble.

Un simple petit regard à Loïs dont elle devine sans peine la tension montante. Déjà qu'elle était nerveuse, si en plus sa comparse lui avoue qu'elle est propriétaire d'une baguette plus que récalcitrante... Ca n'allait pas arranger leur soupe ce genre de conneries. Lauren essaye aussitôt de se rattraper.

- De toute façon, Bruce ou un autre ont du te le dire, je ne suis pas très magie. Je ne suis pas magie du tout. J'ai pris des cours de rattrapage mais c'est pas très concluant. Ce que j'ai là, ça pourra peut-être nous aider. Deux seringues paralysantes, une bombe au poivre et un fumigène. C'est tout ce que j'ai pu prendre en plus de la fiole de polynectar. Quand y'aura le grand chambardement, je doute bien qu'on en aura besoin...

D'ailleurs le temps tournait à vitesse grand v alors qu'elles discutaient et Lauren loucha sur une mèche de cheveux rouge qui commençait à tirer sur l'auburn foncé, puis sur le brun. Sans plus attendre, elle avala sa seconde potion de polynectar, émit un rot guttural alors que le goût poissard et amer envahissait sa bouche et s'excusa platement avant de rejeter un coup d'oeil aux gardes. Leur professionnalisme était louable: ils n'avaient toujours pas bougés.

- J'essaye de les piquer. Si tout se passe mal, couvre moi...

Elle ne voulait même pas tenter un wingardio leviosa avec une baguette qui lui lançait des sorts de furoncle dès qu'elle l'effleurait. Elle s'accroupit, attrapa sa chaussure à pleine main et entreprit d'arracher à moitié le talon avant de sortir du virage, avançant droit sur les gardes qui cillèrent et l'observèrent. C'était un couloir réservé et techniquement elle n'avait pas à s'attarder. Lauren tordit sa cheville volontairement et le talon claqua sèchement alors qu'elle arivait au niveau de la porte. Tout en protégeant sa manche dans laquelle elle dissimulait les seringues, elle s'effondra.

- Ah bon sang ma cheville ! Ma cheviiiiillle !!!!!!!

Les gardes s'entreregardèrent.


Spoiler:
 


- Vous allez bien mademoiselle ?
- Je crois que je me suis tordue la cheville, oh bon sang que j'ai mal !
- Nous allons vous aider. Rory, appelle un médecin. Tenez mademoiselle appuyez vous sur moi...



Spoiler:
 


- Vous êtes bien gentil, moi qui devais interviewer quelqu'un, ah Merlin j'espère que ce n'est pas cassé....
- Ca n'a pas l'air, ne vous inquiétez pas.

- On dira ça.

Il était assez près, et en se relevant Lauren fit jaillir l'une des seringues préalablement préparée qu'elle lui enfonça dans la cuisse. Le garde émit une exclamation étouffée plus proche de la surprise que de la souffrance mais cela suffit à alerter l'autre, à peine trop loin, qui pointa sa baguette sur Lauren sans l'ombre d'une hésitation. Et nul doute qu'il n'allait pas simplement se contenter de l'immobiliser.

- EVERTE STATUM !


Lauren sentit la dureté du mur en face d'elle lui écorcher le dos et menacer ses vertèbres quand elle s'écrasa contre lui. A l'intérieur de son bras, la seringue restante explosa, maculant sa tenue de débris de verre et de liquide paralysant, mais sans aucune écorchure ne lui soit faites. Sonnée, et la vue brouillée par tout un système solaire, elle porta la main à son crâne pour découvrir ses doigts maculer de sang. Et déjà le garde s'approchait de nouveau, après avoir vérifié l'état de son collègue pétrifié au sol. Le paralysant allait durer une bonne vingtaine de minutes mais Loïs devrait finir la mission seule si elle ne réagissait pas maintenant.


Dernière édition par Lauren Hudson le Lun 21 Jan 2013 - 12:04, édité 3 fois
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Ce message a été posté Lun 21 Jan 2013 - 11:55

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Ce message a été posté Dim 10 Fév 2013 - 9:29

Loïs n'eut pas le temps de lui répondre. A vrai dire, elle était encore en train d'assimiler que ce n'était pas une blague que déjà Lauren passait à l'action. Et il était déjà trop tard pour l'arrêter, elle donnerait immédiatement l'alerte aux deux hommes. Cette fille lui apprenait en pleine mission que sa baguette ne lui obéissait pas, alors qu'elles se trouvaient toutes deux en plein territoire ennemi, dans une mission qui pouvait leur coûter si ce n'est la vie, au moins sa vie à elle. Tout ça parce que la jeune femme n'avait pas jugé bon de la prévenir de ce si petit détail ! Elle ne sait même pas si elle doit être en colère où si elle n'a pas déjà largement dépassé ce stade. De toute manière, il est déjà trop tard. Lauren est déjà en train de s'approcher des gardes, sans lui laisser le temps de lui signaler que son plan allait plus les handicaper qu'autre chose. Loïs a à peine le temps de s'élancer à sa suite en entendant les bruits sourds des corps qui se cognent, chute. Elle n'a pas le temps de réfléchir une seconde de plus.

"Expelliarmus!" Le mal est fait, même si la baguette de l'autre homme vole à travers le couloir, Lauren vient de percuter le mur. Une grimace qui déforme ses traits alors que déjà le garde tente de récupérer son bien qui a roulé quelques mètres plus loin. Elle doit agir, vite, et sans perdre une seconde sa baguette est de nouveau levée. "Incarcerem !"

Immobilisé or not immobilisé ?:
 

Le corps chut, les cordes l'enserrant assez fortement pour qu'il ne puisse pas s'en dégager. La bulle de silence suit aussitôt afin qu'il ne puisse hurler pour alerter quelqu'un. La situation est en train de devenir plus que périlleuse et elle n'a pas le temps de réfléchir à un nouveau plan. Elle est déjà en train d'aider Lauren à se relever et lui indique le premier garde. [color:8fb4=9c2e5a]"Emmène-le dans la pièce, cache le." Elle n'a pas le temps de s'encombrer de politesses. Le ton est sec, rude. Peut importe. Elle ne s'énervera pas sur Lauren maintenant pour ses cachoteries, mais il est hors de question pour perdre plus de temps dans des hypocrisies. Elles sont là pour une chose, une mission, et c'est ce qu'elles vont faire. Pour le reste...

A tout moment, quelqu'un peut arriver et les surprendre. Le danger que cela représente ne procure même plus la sensation d'excitation dont elle a tant l'habitude. Non. Juste la sensation désagréable de l'urgence qui l'empêche presque de respirer. Remettre sa victime debout sous son regard assassin n'est en soit pas une mince affaire, mais peu importe. Elle aura peut être des douleurs aux dos par la suite mais sincèrement, mieux vaut cela qu'éveiller maintenant les soupçons. Un finite incantatem informulé alors qu'elle le maintient immobile, mais le laisser ainsi est juste impensable. "Oubliettes."

Si oui au premier dé:
 

Le genre de sort qui la rendait toujours nerveuse. L'homme ne devrait plus les chercher tout de suite, mais la sensation de danger, elle ne pouvait l'effacer de son esprit. A la limite, cela pourrait expliquer l'absence de son collègue à ses côtés. Il n'y avait plus qu'à le souhaiter très fort. Et c'est sur ce sentiment qu'elle disparaît dans la salle où Lauren se trouve déjà.


Si non au premier dé:
 

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Spoiler:
 

Spoiler:
 


Dernière édition par Loïs Lang le Dim 10 Fév 2013 - 10:37, édité 1 fois
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Ce message a été posté Dim 10 Fév 2013 - 9:29

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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 17:04

Le choc n’est cependant pas assez fort pour l’handicaper totalement. Quand Loïs se débarrasse enfin de la menace, Lauren prend simplement le temps de s’ébrouer avant de lui obéir. Il est certain qu’elle a laissé son empreinte sanglante contre le mur mais à ce qu’elle sait, les sorciers ne sont pas très bons en recherche ADN. Sa propre remarque mentale lui arrache un demi sourire alors qu’elle traine, à grands renforts d’ahanements visant à s’encourager, le corps inerte de l’assommé. Juste une seconde supplémentaire pour se saisir du badge et le placer devant le décodeur magique, et la porte se déverrouille enfin. Ce n’est qu’une fois à l’intérieur, en installant le garde paralysé contre le mur, que Lauren se rend enfin compte de la chance qu’elles ont depuis le début de la mission. Loïs ne tarde pas à la rejoindre, après un sort d’Oubliettes sur celui qu’elle laisse à l’entrée. La porte se referme et les laisse devant le poste de transmission. Mais Lauren est à mille lieux de se concentrer uniquement sur la bande passante qu’ils vont devoir diffuser sur toutes les ondes sorcières.

Le plan est simple, et si Lauren lui a fait part de son point faible concernant sa baguette, ce n’est certes pas pour rien. Loïs a bien prévu de se faire impériser pour écarter tout soupçon et c’est cette étape là qu’elles doivent réaliser en priorité pour pouvoir protéger la journaliste et ne pas se laisser surprendre par d’éventuels assaillants. Mais voilà, la baguette de Lauren ne répond pas. Et c’est avec un petit regard angoissé que Lauren baisse les yeux sur celle de Loïs.


« Je vais devoir te la prendre. Je ne suis même pas capable de réaliser un expelliarmus alors je me suis dis qu’ils penseraient peut-être que j’ai utilisé le même produit sur toi que sur le garde, pour te retirer ta baguette.
- De toute façon je ne veux pas finir la tête trouée par une baguette récalcitrante alors autant que la mienne serve»
répliqua sèchement Loïs en lui tendant aussitôt sa baguette. Lauren grimaça mais accusa le coup sans broncher, se saisissant du bois qui frémit sous sa main. La baguette de Loïs était à son image : un bois ferme et vif qui attendait un ordre.

Lauren inspira, inquiète.

« Mais… ça reste quand même…. Disons que c’est un Impardonnable et je n’ai jamais réussis mes examens. Tu t’en doutes déjà mais je ne suis pas certaine que cela fonctionne. Au pire des cas, il va falloir mimer…. J’espère que tu es bonne actrice. »

Un simple regard de Loïs suffit à lui faire comprendre qu’elle n’avait plus le temps de se poser la question. Cela aurait eut le mérite d’en être discuté avant cette mission, mais Lauren aurait tout le temps de ressentir cette culpabilité de ne pas avoir osé plus tôt ouvrir sa grande gueule, plus tard, bien plus tard.

Une nouvelle inspiration et Lauren pointa la baguette sur le front de Loïs. Elle tâcha de se rappeler les cours de Bruce et pasmoldia mentalement les mentrats de son mentor : Confiance, volonté, assurance.

Confiance, volonté, assurance.
Confiance, volonté, assurance.

Je veux la contrôler. Je veux la contrôler, je veux qu’elle soit à moi, martela-t-elle, esquissant les mots sans les prononcer. Je veux la contrôler, je veux qu’elle m’obéisse. Je veux avoir le dessus.

Et cela éveillait autre chose dans la situation actuelle, comme si l’ordre caressait cette pointe de jalousie toujours présente quand on prononçait devant elle le nom de Loïs. Loïs à qui tout réussit apparemment.

Réussite.

Pardonne moi.

La maitriser.

« Impero ! »


Spoiler:
 


Le regard de Loïs se voila mais il fallu une seconde supplémentaire à Lauren pour comprendre qu'elle la maitrisait. La baguette entre ses mains eut une espèce de ronronnement et Lauren raffermit sa prise pour ne pas gâcher le sort, des perles de transpiration perlant sur son front. Elle était là, à sa merci, elle pouvait faire ce qu'elle voulait d'elle, absolument tout. Et cette idée lui remua l'estomac au point qu'elle en eut la nausée. Pas étonnant que ce sortilège soit un Impardonnable. Loïs aurait pu tuer pour elle, sans le savoir, sans le vouloir.

« Diffuse le message. » Lui ordonna-t-elle d'une voix blanche, sachant que Loïs maitriserait mieux le poste de diffusion qu'elle-même, toutes technologies confondues. A l'extérieur, le garde s'agita, appelant son collègue d'une voix éteinte. Il ne s'était toujours pas décidé à donner l'alerte, mais cela ne tarderait plus désormais. Et puis Loïs lui avait donné sa baguette, la sorcière était à présent...

Sans défense.


Alors je la protégerais. Je la protégerais
, affirma Lauren sans parler.

Comme si cela pouvait tout rattraper.


Dernière édition par Lauren Hudson le Lun 11 Fév 2013 - 17:14, édité 2 fois
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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 17:04

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Ce message a été posté Mer 13 Fév 2013 - 21:27

Elle sait qu'elle n'a pas le choix, quand Lauren lui demande sa baguette. Elle sait que pour sa propre sécurité elle n'a pas le choix. "De toute façon je ne veux pas finir la tête trouée par une baguette récalcitrante alors autant que la mienne serve." Mais il n'y a pas que cela. Il y a sa sécurité ici. Faire croire à tous qu'elle a été manipulée, du début à la fin. Pas le choix... Et elle tend sa baguette. A Lauren. A cette femme qui a faillit tout lui faire perdre. A cette femme qui réveille en elle des sentiments qu'elle hait. A cette femme qui a mentit. A cette femme à qui, en réalité, elle doit faire confiance. Alors oui, elle lui offre presque sa baguette pour quelques minutes. Pour perdre, quelques secondes plus tard, tout libre arbitre.




*****

Mr. Rosebury, responsable de la diffusion
Spoiler:
 


Il y a quelque chose qui ne va pas. Il ne saurait dire quoi exactement. L'impression tenace que quelque chose cloche. Comme si un grain de sable venait de se glisser dans un engrenage si bien huilé. Déjà, ce technicien, ce Sang inférieur qui venait le retenir alors qu'il regagnait son bureau. Encore une preuve qu'ils ne pouvaient rien faire seuls et qu'ils avaient besoin d'être guidés. Dans leurs plus basses besognes, un problème d'équipement défectueux. Et alors quoi, Rosebury était un homme occupé, il n'avait pas que ça à faire. Il l'avait bien fait comprendre à cet homme avant de lui indiquer qui serait bien plus apte à régler ce genre d'inconvénients. A croire que les Sangs-de-Bourbe étaient encore plus stupides qu'ils n'y paraissaient. Et puis quelque chose d'autre.

L'homme reprend place à son bureau afin de se remettre aussitôt au travail. Il n'a que trop à faire. Pourtant, il avait beau tenter de chasser ce sentiment de son esprit, rien n'y faisait. Un sentiment désagréable de danger, d'urgence. Rosebury n'était pourtant pas du genre paranoïaque, et les remontrances plus que sévères qu'il avait du subir après l'intrusion n'avait pas changé cela. Etait-ce sa faute à lui si les terroristes, certes Héritiers, mais terroristes quand même, avait réussit à s'introduire jusqu'aux salles de diffusion ? Que nenni ! Encore la faute de ces Sangs inférieurs, même pas capable d'assurer une sécurité correct au sein même de la Tour des Média. Mais cela avait changé, bien sûr. Une telle erreur ne se produirait plus jamais. Les Sangs-Purs savaient apprendre de leurs erreurs, et Rosebury n'avait pas à s'inquiéter.

Il y avait pourtant toujours quelque chose. Un sentiment qui pesait un peu trop sur sa poitrine. Et sérieusement, il détestait ça. Il avait juste besoin de s'assurer que tout allait bien. Comme un sentiment avec un arrière goût de chevelure rousse... Avec un froncement de sourcil, il tendit la main vers la carte,
sa carte. Son sésame. Nouveau froncement de sourcils alors qu'il repousse le dossier du dernier épisode de Salem Witch Trial, quelque chose concernant des publicités à faire passer en priorité à cette heure de grande écoute. Elle était là. Elle était forcément là, n'est-ce pas ? Elle ne pouvait pas être ailleurs !

Rien. Les parchemins venaient de glisser à terre dans le plus grand désordre, et rien. Avant même de réfléchir, Rosebury était déjà sur ses jambes. L'alerte, il fallait déclencher l'alerte, maintenant !

Non. Pas d'alerte tout de suite. S'il avait juste laisser tomber la carte quelque part, déclencher l'alerte générale pour une maladresse de sa part ne ferait qu'empirer sa situation ici. Il n'était qu'un Rang 4 -il était tout de même un Rang 4!- et certains n'hésiteraient pas à tenter de l'évincer. Non, il devait aller d'abord voir par lui même. La porte claquée dans la précipitation. Le pas décidé, sans pour autant courir. La salle de diffusion n'était pas loin. Mais déjà beaucoup trop.

Nouveau froncement de sourcils. Ce n'est plus de l'angoisse, c'est de la peur. "Brodill, où est votre collègue ?" La voix claque, pleine de rage, et le garde esseulé est aussitôt au garde à vous.

Jusqu'où à marcher le sort de Loïs ?:
 

"Ils sont partis par là..."... Le ton est encore pâteux, mais il désigne immédiatement une direction. Et aussitôt, Rosebury voit rouge. "Triple idiot ! Donnez l'alarme !"





*****

Ses bras bougent, mais ce n'est pas elle. La carte passe devant la boule de crystal qui semble se synchroniser avec. Le spot est inséré au sein des programmes. Et ce n'est pas elle. Elle, elle est là, à l'intérieur. Et elle a beau hurler de toutes ses forces, il n'y a rien. Juste les mouvements mécaniques. Au fond, elle sait que c'est aussi ce qu'elle veut. C'est sans doute pour cela que sa propre baguette accepte de la maintenir dans cet état. Et pourtant, elle hurle. Elle hurle en silence. Elle hurle à l'intérieur d'elle-même. Et l'alarme qui retentit soudain dans tout l'étage, le sortilège qui hurle plus fort qu'aucune voix, est soudain presque sa voix. Mais elle, pour le moment, elle restera silencieuse. Et soumise à la volonté de Lauren.

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Dernière édition par Loïs Lang le Mer 13 Fév 2013 - 21:47, édité 4 fois
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