“And all the roads we have to walk are winding ” [Icare]



 



“And all the roads we have to walk are winding ” [Icare]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Troisième et Quatrième étages :: Salle du Miroir du Riséd
Calliope Kark
Calliope Kark
"Unbowed, Unbent, Unbroken"
Messages : 7781 Crédits : Moi
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Elfe de maison de Poudlard.
Faction : Ombre de la Rose Noire.
Maison : Poufsouffle.


Rapeltout
Patronus : Incapable de réaliser un patronus à nouveau.
Epouvantard : Son père baignant dans une marre de sang au ministère. Pas de chance c'est bien arrivé.
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Ce message a été posté Dim 12 Juin 2011 - 20:10

Le silence avait quelque chose d’oppressant. De presque cruel. Infâme. Rien dans la triste infirmerie ne faisait échos à la respiration saccadée de la Kark qui de sa main droite étouffait un sanglot. La tristesse est comme un voleur dans la nuit, silencieux, incontrôlable, injuste. Inconsciemment notre muse malade aurait aimé que la silhouette endormie de Lilith à côté d’elle s’anime, parce qu’elle pauvre Poufsouffle n’aurait jamais le courage de la réveiller. Pudeur oblige. Quand on est une Kark on n’impose pas sa peine aux autres, même quand ces autres sont vos amis. De toute façon la Rosier refusait de lui adresser la parole, la réveiller le visage parsemé de larmes en réclamant un peu de réconfort c’était prendre le risque d’au mieux écoper d’un Bloclang, ou pire d’une remarque acerbe. Lilith quand elle le souhaitait pouvait être assassine, quoiqu’elle dise ou fasse Calliope n’abandonnerait jamais la Rosier, mais ça ne l’empêchait pas d’être blessée par son attitude hostile. La Fourchelang savait son amie rancunière, et se doutait que Lilith ne lui pardonnerait pas de sitôt la crise puérile qu’elle avait faite à Pré-au-Lard avant que l’enfer ne s’abatte sur elles. Mais là c’était différent, ce n’était pas la rancune habituelle, notre sombre princesse avait véritablement l’impression que Lilith cherchait à couper les ponts. Un mur s’était dressé entre les deux jeunes filles, et Calliope comptait bien l’abattre. Mais pas ce soir. Ce soir ça serait trop dur.

Ça faisait maintenant une poignée de jours que l’infirmerie de Poudlard s’était peuplée d’élèves affaiblis, portant encore les stigmates de l’attaque des vampires. Calliope n’avait plus sa place parmi eux. Son poignet brisé avait été bien vite réparé, et les hématomes qui parsemaient sa peau pâle, étaient plus laids que dangereux. Seule la morsure à son cou méritait qu’on s’intéresse un tant soit peu à son sort. Mais Calliope était une Kark, et on ne laisse pas la petite princesse des sang-pures sans soin. Et puis l’un des infirmiers faisaient partie des ombres, la Poufsouffle était pratiquement sûre que son père lui avait ordonné de veiller sur elle. Ce qui expliquerait certainement, les oreillers supplémentaires, et le rab de potions antidouleur auxquelles elle avait le droit. Mais ce n’était pas ces vestiges du combat passé, qui avait réveillé notre douce Kark et peuplé son sombre regard de larmes. Non c’était les souvenirs poignant de cette nuit qui hantait inlassablement ses songes depuis son arrivée à l’infirmerie. Chaque nuit elle revivait l’instant où Abel la plaquait contre le mur, et dans un baiser malsain la contraignait à boire le sang de Tyzonn. Et chaque fois, elle se réveillait, tremblant de tout son être, agitée par de violents sanglots. Ses lèvres glacées semblaient tout juste avoir été délivré du baiser mortel du vampire, et dans sa bouche régnait le goût âcre du sang. Cette fois-ci ces terreurs nocturne n’était pas provoquée par la culpabilité, il n’était pas question de mère décidé, de licorne mutilée, ou d’homme abattue. C’était juste de la peur à l’état brut. Seule persistait ce vif sentiment de dégout de soi qui ne la quittait plus depuis la fameuse nuit pluvieuse de mars.

Finissant par calmer silencieusement sa crise, la Kark repoussa doucement les draps de sa couche temporaire. Il était inutile de rester allonger à attendre un sommeil qui ne viendrait plus. Par ailleurs, la sorcière avait passé sa journée allongée, son corps engourdie ne réclamait qu’une chose : bouger. Le contact froid de la pierre sous ses pieds la fit frissonner, dans la pénombre elle eut du mal à retrouver ses chaussures, et due tâtonner longtemps manquant de renverser le vase contenant les fleurs que son père lui avait envoyé pour parvenir à mettre la main sur baguette. Elle se para ensuite d’une cape pour camoufler sa chemise de nuit, et pris quelques chocogrenouilles dans le large paquet qu’Arutha lui avait envoyé. Alors Calliope n’était pas prise de crise de boulimie nocturne, l’adolescente souhaitait simplement remplacer le goût du sang par celui plus du doux du chocolat. Puis s’évertuant à préserver le silence régnant dans l’infirmerie, elle quitta les lieux. La préfète-en-chef s’efforça de raser les murs, à cette heure-ci elle risquait de tomber sur la concierge ou sur le fantôme de Rusard ou pire…sur Peeve. Etre une Kark ne la protégeait pas des heures de colle et des moqueries de Peeve. L’esprit frappeur avait d’ailleurs trouvé un nouveau sujet de plaisanterie, en venant importuner les convalescents dans leurs lits. Calliope était sa victime préférée, il faut dire aussi que les ragots sur elles allaient bon train. Personne n’avait oublié son dérapage de début de soirée, lorsque ivre morte elle avait embrassé les trois quart des hommes se trouvant dans le bar, puis manquée de faire un lapdance au gérant pour avoir un autre verre. Il faut dire qu’une Calliope ivre, c’était plus choquant qu’un troll dansant le lac des cygnes en tutu. La Poufsouffle s’en serait fichu comme de son premier paquet de Dragées surprises, si son père n’avait pas eu vent de ces méfaits, et ne lui avait pas fait part de sa profonde déception, en soulignant par la même occasion les conséquences de cet écart de conduite sur sa campagne électorale. Quand on sait que la raison de vivre de Calliope est de servir et faire honneur à son père, on comprend l’état d’atermoiement dans lequel elle se trouvait ces derniers jours. Bien décidée à rattraper cette bavure, la sorcière comptait bien rendre fière son père en excellent au moment des examens, et pour ça il fallait qu’elle révise. Chose qui n’est pas évidente quand on vous séquestre dans une infirmerie. Bataillant un peu avec les escaliers mouvant, l’adolescente arriva au quatrième étage, rebelle, qu’elle était, elle souhaitait aller à la bibliothèque se chercher un peu de lecture. Calliope Kark est rock’n’roll !

La sorcière n’eut pas le luxe d’atteindre son objectif car déjà une porte entrouverte attirait son attention. S’approchant d’abord par maniaquerie, comptant refermer ce passage qui rompait l’harmonie du couloir, la Kark se ravisa rapidement lorsqu’elle découvrit ce que la mystérieuse salle abritait. Elle fut d’abord attiré par le jeune homme qui s’y trouvait, dont la chevelure ébouriffé trahissait l’identité. Icare. Puis ce fut l’étrange miroir qui semblait avoir envouté le gryffondor qui capta son attention. Le miroir du rised. L’étrange artefact faisait partie des légendes de Poudlard, rares étaient les élèves qui dans le dédale de salles capricieuses de l’académie avait réussi à avoir accès à ce dernier. L’adolescente savait l’artefact dangereux, et capable de faire perdre la tête à quiconque le regardait trop longtemps. Depuis quand était-il là ? Le Snow trop absorbé par le miroir ne semblait même pas avoir remarqué sa présence. Il fallait qu’elle mette un terme à ça rapidement. Doucement, Calliope ôta son ample cape, et prenant bien garde à ne pas croiser l’illusion provoquée par le miroir, elle recouvrit la glace de son habit. « Tu es ici depuis longtemps Icare ? » Inconsciemment la Kark avait esquissée un demi sourire, qui faisait oublier ses yeux rougit par les larmes. Elle aimait bien Icare. Leur relation simple, lui rendait le temps d’une conversation son insouciance perdue.

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Ce message a été posté Lun 13 Juin 2011 - 14:56

    En cet instant précis un ouragan aurait pu s’abattre sur Poudlard sans arracher la moindre réaction au jeune homme. Tellement absorbé par l’étrange vision pleine d’allégresse qui dansait devant ses yeux, le jeune français, ne savait plus vraiment qui il était, ni où il était.
    Inexorablement, toutes notions de temps et d’espaces s’effaçaient petit à petit de son esprit, alors que ses yeux d’un bleu profond se noyaient dans le reflet que cet étrange miroir lui renvoyait.
    Le reflet du miroir avait quelque chose de tellement beau, de tellement pur qu’il en devenait presque irréel. Or, face à son reflet paré d’une belle tenue de Quidditch, portant dans un bras un enfant en bas âge et une coupe de son autre main libre, Icare n’aurait voulu s’arracher à cela pour rien au monde. A ses cotés d’ailleurs, la demoiselle qui l’accompagnait affichait une telle expression d’allégresse et d’amour que le Gryffondor sentait son cœur s’emplir du plus pur bonheur qu’il n’avait jamais ressenti.
    Or, et même s’il ne s’en apercevait pas, ce bonheur là était factice, et si rien ne venait troubler le garçon, il risquait de basculer dans la démence. Le revers de la médaille lorsque l’on laissait son regard courir sur le dangereux Miroir du Rised.
    Les livres disaient que la première contemplation était la plus périlleuse car elle désarçonnait jusqu’au plus fermé des cœurs. Icare dans cette nuit noire et au sein d’un étage désert en faisait l’amère expérience, un air de pur bonheur flottant sur le visage.

    Comment était-il arrivé ici ? A vrai dire, il ne l’avait pas vraiment fait exprès. Tout était parti d’une nuit sans lune qui avait fait jaillir de son esprit tout un tas de pensées maussades. En temps normal, le jeune homme était de ceux qui vivaient la vie intensément, sans se poser de questions. Ils profitaient simplement de leur existence avec toute la candeur et la naïveté dont ils pouvaient faire preuve.
    Or, parfois, il lui arrivait aussi ‘avoir ses moments de doutes, de questionnement et d’horreur. Ce soir là en avait été un, et lorsqu’il était dans cet état, nul ne pouvait le faire changer.
    C’était évidemment tout le temps la même rengaine : Insomnie, Questions, Doutes, Haine et Déception.
    Lui, le garçon entier et franc, même lorsqu’il jouait se demandait comment les gens pouvaient étre aussi tordus. Evidemment, tout le monde avait ses petits secrets, mais malheureusement, sa gène allait au delà de cela.
    Partout où il posait les yeux, il ne voyait que mensonges, faux semblants et fausses promesses.
    Peut étre était-ce dut à la société actuelle et aux intrigues politiques qui y naissaient –lui-même y participant d’ailleurs depuis peu- il n’en résultait pas moins qu’il n’aimait pas vraiment ce qu’il voyait.
    Et il savait ce qu’il disait. Lui-même utilisait parfois ce genre d’artifice, et lui-même avec son passé de séducteur et ses conquêtes qu’il avait collectionné à beauxbatons avait pu étre témoin de ce fait là.
    Les gens étaient des menteurs, et la véritable sincérité n’était qu’un feu de paille désormais, une chimère qui n’avait plus lieux d’étre.
    Autant dire que ce soir, le jeune Snow n’était pas vraiment dans son assiette et il n’avait pas très envie de ressasser ses mauvaises pensées et ses souvenirs toute la nuit.
    Non, il avait besoin de bouger un peu, de prendre l’air et de se changer les idées. Peut étre que l’adrénaline d’une sortie nocturne arriverait à endiguer le flot négatif qui tempêtait dans son cerveau ? Il l’espérait en tout cas.

    Ainsi, le jeune homme s’était mis en route. Tout doucement, afin de ne réveiller personne, il avait quitté sa haute tour, un simple gilet par-dessus son pyjama pour se protéger du froid.
    Dans les couloirs de Poudlard qu’il ne connaissait toujours pas très bien, il errait sans but réel. Simplement guider par ses pulsions, il se laissa tranquillement dériver, naguère vers une destination inconnue.
    Etonnamment, il ne croisa personne. Pas un surveillant, pas un élève.
    Etant donné le climat délétère de l’école et les événements récents à Prés Au Lard, il trouva cela bizarre, mais il ne s’attarda pas. De tout façon, s’il devait se faire prendre, il n’allait pas se prendre la tête.
    Au grés des couloirs et des croisements, le jeune homme se retrouva au quatrième étage, sans trop savoir comment. Il fallait dire que pour lui, les escaliers étaient toujours un véritable mystère, et il s’était une fois de plus laissé dominer par leur étonnante capacité à changer de direction.
    M’enfin bref, désormais il était là et bien là, alors autant continuer à marcher.

    C’est ainsi qu’il se retrouva devant cet étonnant miroir. Les yeux dans le vague, le visage illuminé par le bonheur, il faillit presque laisser une larme couler sur sa joue, avant de ravaler inconsciemment cette dernière. Un homme ça ne pleurait pas lui avait toujours dis son père.
    De toute façon, il n’eut pas le temps d’en ressentir plus qu’un horrible voile s’abattit sur son rayon de soleil et le ramène brutalement à la réalité.
    Hagard, le jeune homme mit quelques secondes à assimiler les paroles prononcées, et il dut cligner des yeux à plusieurs reprises pour recouvrir sa vue.
    Là, il posa un regard plein de tristesse et de désespoir sur la demoiselle qui lui faisait face, et avant toute réflexion, il lâcha :

    « Calli …. Pourquoi ça me vrille le cœur comme ça ? »



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Ce message a été posté Lun 20 Juin 2011 - 20:00

« Je ne sais pas, Icare. » s’était contentée de répondre notre douce Poufsouffle qui affichait désormais un air désolé. Les épreuves ne l’avaient pas encore transformée en un monstre d’égoïsme. Notre pauvre et certainement trop gentille petite princesse éprouvait encore de la compassion pour les âmes en peine qui peuplaient Poudlard. La Kark était bien trop altruiste pour pouvoir établir une hiérarchie entre les douleurs. Il n’y avait qu’une peine pour tout le monde, peu importe si pour certains elle était provoquée par des futilités. Mais tout de même, Calliope avait l’impression de devoir consoler un enfant un peu trop gâté qui découvre ce que ça fait d’avoir mal. Pas irritée pour autant, la sorcière était seulement un peu jalouse de la naïveté du Gryffondor, dont le seul souci était d’être confronté à des chimères dans un miroir. Calliope elle n’avait même pas osé regarder le miroir, de peur de voir s’ajouter à ses soucis des désirs enfouies, qui ne feraient au final que la déboussoler un peu plus. Pour le moment la Kark savait ce qu’elle voulait, et ce qu’elle désirait devenir. C’était bien plus rassurant de se rattacher à des certitudes qu’à des chimères.

Attirant vers eux une chaise via un sortilège d’attraction, Calliope fit signe au gryffondor de s’asseoir, le pauvre avait encore l’air complètement hagard. « Le miroir renvoie à un idéal, qui ne sera jamais atteint, c’est ça qui est triste. Parce que la réalité ne sera jamais comme on la rêve, elle sera forcément différente parfois en mieux. » Se campant devant le jeune homme, Calliope passa doucement sa main sur la joue du jeune Snow, caressant cette dernière du bout des doigts. Il n’y avait pas de tentative de séduction de cet acte tendre. Calliope était un être doux, et gentil, elle ne calculait pas ses gestes, ni n’envisageaient leurs conséquences. Elle voulait apporter du réconfort, c’est tout. Néanmoins cette atitude affectueuse était habituellement réservée à se petite Clio, Liam et Tyzonn. Lilith et Arutha ne se laissait jamais attendrir par ce genre d’attention, ces gestes les agaçaient, et Calliope le savait.

« Ne perds pas espoir Icare, ne laisse pas ces chimères te déstabiliser. Accroches-toi à tes rêves, et continues à avancer. Tu verras en grandissant ta réaction te paraitra bien sotte. » La préfète-en-chef avait conscience d’infantiliser le pauvre gryffondor, et qu’elle n’était pas à sa place dans ce rôle. Elle n’avait qu’un an de plus que lui, et pourtant se sentait vieille, plus expérimentée. Calliope était par là avant lui, son monde s’était effondrée en mars derniers, elle avait survécu, Icare pouvait bien survivre à une petite désillusion, non ? La Poufsouffle comptait bien l’aider à surmonter ça. Doucement elle ôta sa main de la joue d’Icare, et d’un mouvement habile de baguette attira à elle une autre chaise, pour elle cette fois-ci. Elle s’assit, lissant les plus de sa chemise de nuit, puis passant nerveusement sa main sur le bandage qui cerclait son cou. « Qu’est-ce que tu as vu dans le miroir ? » La question brûlait les lèvres de la Kark, une curiosité malsaine qu’elle s’empressa de faire taire, en ajoutant gênée : « Tu n’es pas obligé de me répondre tu sais… c’est personnel je comprendrais que tu veuilles garder ça pour toi…»

Spoiler:
 

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Ce message a été posté Mar 21 Juin 2011 - 16:19

    Toujours hagard par ce qu’il venait de voir, le jeune homme peinait à revenir à lui-même et à reprendre le dessus sur le flot d’émotion qui s’était emparé de lui. Evidemment, ce qu’il avait vu n’était qu’une utopie terriblement tentatrice, mais elle n’en restait pas moins factice et impossible à atteindre. Il devait donc se remuer pour ne pas succomber à cela et continuer à courir après des chimères tout à fait invraisemblables.
    D’ailleurs, lorsqu’il parla d’une voix qui n’était pas la sienne, la douce Calliope comprit bien vite qu’il n’était pas lui-même.
    Ainsi, ce fut avec l’extrême douceur dont elle savait faire preuve qu’elle lui répondu avec de la compassion, avant de l’inviter à sa sœur.
    Sans un mot, Icare acquiesça et prit place sur la chaise. Peu à peu, il était entrain de sortir de cet état de léthargie semblable à du venin. En effet, le Miroir l’avait torturé, non pas au sens littéral du terme, mais plutôt en mettant son esprit face à son plus grand désir. Et à vrai dire, il reflétait bien le caractère du jeune homme, idéaliste et naïf . Il ne pouvait rien y faire, au fond de lui il restait un enfant qui n’avait pas vraiment grandis.
    Malgré tout ce qu’il laissait paraitre, malgré son aisance avec les femmes, son toupet remarquable et son courage borné, Icare Snow n’était qu’un enfant qui se cherchait. Et cela, Calli semblait l’avoir remarqué tant elle parlait d’une voix posée et tranquille, comme pour rassurer le jeune homme.
    N’ayant qu’un an de moins qu’elle, Icare aurait pu prendre son attitude pour de la condescendance, mais à vrai dire, il ne pouvait pas lui donner tord. En effet, à mesure qu’il recouvrait le contrôle de lui-même, il se rendait compte de sa stupidité de s’être laissé berner par le Miroir. Surtout lorsque l’on savait ce qu’avait vécu sa camarade, notamment avec l’attaque des vampires…
    Soupirant, le jeune homme passa une main dans sa chevelure afin de reprendre une légère contenance, et il laissa même un sourire reconnaissant ourler ses lèvres lorsque la belle effleura sa joue de ses mains d’orfèvres.
    Dans une autre situation, il aurait sans doute pris cela pour une invitation. Pas ici, et pas avec Calliope. Non, il n’y avait rien d’autre que de l’affection et de la douceur dans ce geste là. Malgré tout, cela mis un peu de baume au cœur du jeune homme, qui daigna enfin rouvrir la bouche en faisant échos aux paroles de la jaune :

    « Je me suis juste fait avoir. Il faut un début à tout… Maintenant, je sais qu’il faut se méfier de ce miroir… »

    Il soupira et hocha la tête, un brin énervé de sa propre stupidité. Maintenant qu’il était remis de ses émotions, il se sentait honteux de s’être montrer sous un tel jour devant la belle, lui qui ordinairement était un garçon fort et sans peur.
    Cependant, il ne regrettait pas d’avoir fait cette expérience, car elle était de celles qui permettaient d’avancer. En faisant des erreurs, on tirait des leçons, notamment en amour, et ces leçons permettaient de revenir encore plus fort et de se prémunir par la suite contre de nouvelles erreurs. Icare considérait que la vie était un apprentissage continuelle, et chaque nouvelle erreur était un pas de plus vers la connaissance de soi et des autres. Et ce soir, il avait fait une erreur, dont il tirerait des conséquences certaines.
    Arquant un sourcils, il ne put s’empêcher de sentir une pointe de vexation lorsque la demoiselle l’infantilisa un poil trop.
    Il avait beau avoir la candeur et la naïveté d’un gosse, il n’en restait pas moins un adolescent de seize ans avec tout son ego et son orgueil. D’ailleurs, ces quelques mots le piquèrent au vif, et il se releva un peu, bombant le torse comme à son habitude, et avec un sourire de gène mêlé à de l’orgueil, il répondit :

    « J’ai pas besoin de grandir pour me sentir sot. Je me suis laisser emporter et puis voila.. De toute façon, les rêves, ce n’est pas trop mon truc… J’y ai toujours cru et puis j’ai toujours vu qu’ils ne se réalisaient jamais alors à quoi bon se faire du mauvais sang… »

    Rapidement, Calli retira sa main de son visage afin de saisir elle aussi une chaise et s’asseoir en face de lui. Là, elle lissa les pans de sa chemise de nuit afin de se donner une contenance. Le jeune homme avait beau ne pas être dans une forme étincelante, il ne put s’empêcher de remarquer que la demoiselle semblait nerveuse lorsqu’elle touchait son bandage au cou.
    Il réprima un frisson, en se disant qu’il y avait forcément de quoi après ce qu’elle avait vécu.
    Et une fois de plus, sa gène s’intensifia et se transforma en honte. Honte de se montrer si faible face à une demoiselle qui était passée très prés de la mort. En effet, lorsqu’il y réfléchissait, il voyait bien que son petit soucis avec le miroir n’était rien par rapport aux problèmes de Calliope.
    Il soupira, profondément, non pas à cause de la question de la demoiselle, mais plus à cause de son égoïsme.
    Comme pour se faire pardonner d’ailleurs, il hocha les épaules et souffla :

    « Une utopie de gamin… Une coupe de Quidditch, un bébé et une femme heureuse… Un compte de fée que l’on devrait réserver aux gamines de douze ans… Sérieux, c’est débile… Mais le pire, c’est que c’est vraiment cela que je veux. »

    Il secoua la tête avant de rajouter, amère :

    « Tu me pensais pas si fleur bleu hein ? »

    Il hocha la tête devant tant de mièvrerie, puis posa le regard sur Calliope. Laissant courir ses yeux sur les traits de la demoiselle, il ne put s’empêcher cette fois ci de frissonner lorsqu’il croisa le vestige de cette fameuse nuit. Et dire que lui aussi aurait pu se retrouver en plein cœur de ce guet apens…
    Il souffla à demi-voix :

    « Mais c’est pas important… Toi c’est plus important… Comment tu vas …. ? »


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Ce message a été posté Mer 22 Juin 2011 - 20:16

Icare était bien fataliste pour un jeune homme de 16 ans. N’était-il pas censé être un Gryffondor ? Ne devait-il pas avoir le courage de se rebeller contre le destin ? Les rêves ne se réalisaient pas toujours, et alors ? C’était à lui de se donner les moyens de le faire exister. Abandonner c’était trop facile, même elle ne baissait pas les bras, alors n’avait aucune raison de le faire. D’autant plus que les rêves du jeune Snow était tout sauf irréalisable. Une famille et une coupe de Quidditch, ça n’a rien d’impossible. Ce sont mêmes des désirs assez simples. La Kark ne trouvait pas ce genre de rêves stupides, au contraire ils étaient rationnels, équilibrés, voir rassurant. Et finalement c’était ce qu’elle aimait en Icare, et elle retrouvait ces qualités dans l’aspiration qu’il venait de lui confier. Il ne rêvait pas de pouvoir comme son père, ne cherchait pas à faire ses preuves comme Arutha, n’aspirait pas à tuer sa mère comme Tyzonn. Icare ne semblait pas non plus avoir une famille aux lourds secret comme Lilith, ni un complexe de maman morte comme Clio et elle. Icare était pour Calliope ce qui se rapprochait le plus d’une normalité, qu’elle pouvait à peine envier. Etre une Kark c’est renoncer à la banalité. Au fond sa relation récente avec le Gryffondor avait des allures d’havre de paix dans sa vie compliquée, où les sentiments violents contradictoires s’entremêlaient dans un méandre oppressant. « Je ne trouve pas que ton rêve soit stupide. Peut-être un peu mièvre, mais tu devrais t’y accrocher. Après tout, ce genre de rêve sont loin d’être irréalisables. » Encore une fois le ton doux, la Poufsouffle ne cherchait pas à être condescendante seulement à remontrer le moral de son ami français. Néanmoins indirectement elle plaçait une distance, entre elle et les aspirations du Gryffondor, ce genre de rêves ça ne la concernait pas, et ça ne la concernerait jamais. Les mariages heureux et compagnies c’était réservé aux sang-de-bourbes et sorciers basiques.

Vient ensuite la question à 15 000 gallions, comment allait-elle ? Mal c’était certain, mais ce n’est pas le genre de chose que l’on doit répondre. « Je vais très mal, et toi ? » Non on ne peut pas décemment répondre ça, surtout quand on a été pétrie de pudeur et de bonnes manières toute sa courte vie. D’autant plus que ce genre de réponses appelle à d’autres questions, questions auxquelles n’avaient pas forcément envie de donner à Icare. Lui parler de ses soucis c’était le mêler à son monde, et la Kark n’avait pas envie pas tout de suite. Ce n’était pas l’altruisme, ni l’envie de protéger le Snow de cet univers tortueux qui la poussait à le garder éloigner de ses problèmes. Non c’était bien plus égoïste que ça. L’adolescente voulait conserver une relation simple, une issue, un ilot de simplicité loin des problèmes de licornes, de vampires, de politiques, de missions qui dérapent, et de complexe de maman morte. Cette amitié simple c’était tout ce dont elle avait besoin pour oublier un peu, et panser ses blessures. La Kark voulait être réconfortée, mais pas par Icare, pas pour le moment. Elle s’était donc contentée de répondre « Compte tenu de la situation, je vais plutôt bien. J’ai connu pire. » Et c’était vrai, elle avait techniquement vu pire au mois d’avril, l’attaque du Chemin de Traverse n’avait pas eu des allures de chasse aux champignons. Mais là encore c’était différent, elle avait eu peur principalement pour son père, ce n’était pas le même genre de traumatisme, et l’adolescente s’en était plutôt bien sorti après cela, il n’y avait pas eu se sentiment de souillure, et de vulnérabilité. Comprenant que sa dernière phrase risquait d’inquiéter un peu plus le Gryffondor, et amener d’autres questions, la préfète-en-chef avait tout de suite enchainée : « Je stresse aussi pour mes ASPICs, ils ont été reporté, mais avec mon séjour à l’infirmerie j’ai raté des cours, je n’ai pas envie de prendre du retard. Pour être acceptée au département des mystères je dois avoir d’excellents résul… » le bout de sa phrase se perdit car déjà ses yeux s’écarquillaient. La Kark venait de croiser du regard la silhouette malingre et ectoplasmique d’un chat hideux. Miss Teigne. Un « o » se forma sur les douces lèvres de la sorcière, qui comprenait ce qu’impliquait la présence de ce fantôme. Miss Teigne ne quittait jamais Rusard, l’ancien concierge hantant Poudlard, qui lui-même ne quittait pas la concierge bien vivante, et aux chaines bien réelle : Deirdre Grognard ! Se levant d’un bon, l’adolescente attrapa la main du Gryffondors pour l’entrainer avec elle. « Il faut qu’on se cache si on ne veut pas être collé jusqu’à la fin de l’année. » La Kark passa discrètement sa tête dans le fin interstice laissé par la porte pour s’assurer que la voie était libre, le couloir était désert, mais l’adolescente se doutait bien que ça ne durerait pas longtemps. Miss Teigne allait bientôt rejoindre son maitre, et le guiderait rapidement dans la salle du miroir du Rised pour coincer les élèves fraudeurs. Impossible de regagner leurs dortoirs, ou l’infirmerie sans affronter les escaliers capricieux, et donc prendre le risque de tomber nez à nez avec les concierges. Il fallait donc qu’il trouve une cachette au quatrième étage. Légèrement paniquée, la Kark finit par choisir une porte au hasard, cette dernière débouchait sur un placard exiguë dans lequel était rangé quelques vieux balais et produits d’entretien délaissés depuis bien trop longtemps. Sans hésiter une seconde, la Poufsouffle s’y engouffra, emmenant avec elle le jeune Snow. Avec un peu de chance Deirdre Grognard et Rusard n’auraient pas idée de les chercher dans un placard.

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Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Marcel Pagnol

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Ce message a été posté Lun 27 Juin 2011 - 18:19

    Extirpé de sa rêverie et désormais face à cette demoiselle qui avait déjà tant vécu, le jeune français se sentait quelque peu honteux et ridicule, tant et si bien qu’un air maussade venait de naitre sur son visage d’ordinaire si joyeux et angélique. D’ailleurs, il ne put lui reprocher de lui répondre comme si elle parlait à un enfant. Après tout, c’était ce qu’Icare était : Un gosse.
    Derrière ces apparences de Casanova et son leitmotiv de toujours dépasser les limites, il n’en restait pas moins un gamin qui voyait dans la vie un certain romantisme. Pourtant, au fil du temps, il se rendait bien compte de sa sottise et à mesure que certains événements survenaient dans sa vie, il se forgeait une opinion différente et franchement pas amusante.
    Le recul qu’il essayait de rependre par moment lui donnait froid dans le dos, et il se demandait même s’il ne préférait pas vivre heureux dans son utopie, plutôt que triste dans la terrible vérité. En clair, il n’était pas certain que la vérité était si bonne que ça, lui qui avait toujours vécu dans son petit monde en parfait harmonie. Quoi que, il avait aussi eut quelques blessures à l’âme et au cœur…
    C’était sans doute cela qui l’avait poussé à mesurer un peu sa pensée.
    M’enfin bref, pour le moment, il n’avait pas vraiment le droit de se montrer dans toute sa faiblesse. Certes, il y avait eu cet épisode du Miroir, mais c’était désormais passé et il fallait se reprendre.
    Si Icare avait bien une chose au fond de lui, c’était une fierté plutôt grande. Souvent, ces amis plaisantaient sur cette dernière et avouaient qu’il était capable de se suicider pour se rendre intéressant. Le Français avait beau sourire lorsqu’on lui disait cela, il ne pouvait s’empêcher de penser à cette stupide image. Il aimait tellement la vie, qu’il aurait tout donnée pour rester en vie. Elle avait beau être une lutte, voir même une pute, sa vie était tout ce qu’il avait.
    Ainsi, face à la belle et troublante Calliope, il ne pouvait se permettre de paraitre si faible. Même si entre eux, tout était simple et qu’ils n’avaient aucun mal à abattre pour un temps le ballet des apparences, il se sentait honteux de lui infliger cela.
    Décidant donc de se motiver un peu pour retrouver sa contenance, il sourit faiblement et lui répondit, éludant quasiment sa question :

    « C’est qu’un rêve de toute façon… On verra bien ce que la vie me donnera, j’ai plus envie de me prendre la tête à faire des plans sur la comète. J’suis juste un mec simple moi, je n’ai pas la prétention de tout cela. Je vais vivre, et puis voila, on verra ou ça me mène non ? »

    Petit sourire enfantin, le garçon semblait avoir retrouvé son entrain et l’entier contrôle de ses émotions. On sentait une certaine envie et un désir de vivre intensément chaque moment dans les mots qu’il venait de prononcer. En fin de compte, d’humeur changeante, il venait de reprendre le dessus, autant pour lui-même que pour ne pas blaser Calli par son attitude.
    En effet, lorsqu’il la regardait, il ne pouvait s’empêcher de voir qu’elle allait mal. Même si elle venait de lui répondre qu’elle allait plutôt bien, le jeune homme n’était pas dupe. Lorsque l’on avait vécu tant de chose comme elle, on gardait forcément des séquelles.
    La jaune était forte, il ne faisait aucun doute à cela, mais même le plus insensible des êtres avait parfois besoin de réconfort et de se confier. Elle devait déjà avoir tout cela, tant et si bien qu’Icare à priori n’avait rien à lui apporté. Pourtant, avec sa simplicité et son entièreté, le garçon pensait vraiment qu’il pouvait être un bon appui pour elle. De toute façon, il ne demandait rien de plus. Il ne voulait pas qu’elle lui raconte sa vie, qu’elle lui parle de son passé et de ses secrets. Ce n’était pas leur relation non.
    Icare & Calliope ne connaissaient rien de la vie de l’autre. Ils se connaissaient simplement comme cela, sur l’instant présent. Leur relation était en cela unique qu’elle se débarrassait des poids du passé pour se concentrer sur l’instant, et donc, sur la simplicité d’un moment.
    Il lui sourit donc, tendrement, et avec calme, il acquiesça simplement. Il n’allait pas lui demander plus de détails sur cette fameuse nuit. Oui, le jeune homme était curieux, mais non il n’était pas stupide.
    Dans le regard de la belle, il voyait tout de même de la peine et de la peur lorsqu’elle évoquait son état. Or, si elle avait envie de lui en parler, elle le ferait d’elle-même. Il ne servait à rien de tendre la perche à la Kark. Contrairement aux autres demoiselles qu’il fréquentait, de loin ou de façon intime, elle était bien différente.
    Lentement, le garçon passa la main dans sa chevelure, et laissa courir son regard sur les traits de la demoiselle, meurtris par tant d’épreuve.
    Il allait commençait une réponse, lorsque Calli écarquilla les yeux.
    En première réaction, il sentit son cœur faire une embardée avant que la demoiselle ne le tire par la manche en lui expliquant ce qu’ils risquaient.
    L’adrénaline faisant réagir ses muscles, le garçon se mit en marche à une vitesse folle et pénétra lui aussi tant bien que mal dans l’exigu placard.
    Collé contre la demoiselle, et à moitié recourbé à cause de la petite hauteur de l’endroit, Icare étouffa un petit rire.

    Passer des larmes au rire était l’une de ses spécialités, et il n’y avait pas mieux que l’adrénaline pour qu’il se sente mieux. Complément irresponsable et immature dans ces moments là, il trouvait le jeu bien amusant.
    Laissant glisser son regard sur la demoiselle qui était si proche de lui qu’il en sentait le souffle contre son torse, il lui murmura :

    « On a vraiment pas de bol…. »


    Puis il secoua la tête et rajouta :

    « Mais au moins… On s’amuse ! »

    [Désolé pour ce post pas très bon… Une galère d’inspi, si ça ne te va pas, j’éditerais sans problème]


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Calliope Kark
Calliope Kark
"Unbowed, Unbent, Unbroken"
Messages : 7781 Crédits : Moi
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Elfe de maison de Poudlard.
Faction : Ombre de la Rose Noire.
Maison : Poufsouffle.


Rapeltout
Patronus : Incapable de réaliser un patronus à nouveau.
Epouvantard : Son père baignant dans une marre de sang au ministère. Pas de chance c'est bien arrivé.
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Ce message a été posté Dim 3 Juil 2011 - 11:33

La Kark n’avait pas vraiment réfléchie lorsqu’elle s’était ruée dans le premier placard venue. La seule chose que la Poufsouffle avait en tête c’était le sale quart d’heure avec Grognard qui l’attendait et la perspective de voir son dossier scolaire immaculé se voir peupler d’heures de colles disgracieuses. La concierge n’attendait que ça coincer la préfète-en-chef qui avait toujours échappée à ses chaines. Et Calliope ne comptait pas lui donner ce plaisir. Ne pouvant pas faire prévaloir la carte des rondes de nuit, cette fois-ci, l’adolescente avait choisi la fuite. La situation était aussi inconfortable que gênante. Calliope avait beau se recroquevillée se plaquer le plus possible contre les balais et autre produits d’entretien, elle était inéluctablement collé contre le gryffondor. La Kark était bien trop sérieuse ou naïve pour voir autre chose que de l’inconfort dans cette situation. La proximité avec un garçon ne la dérangeait pas spécialement, non c’était l’enfermement qui commençait doucement à la faire paniquer. Trop petit. Trop sombre. Trop clos. Trop sale. Mais surtout trop semblable. Dans la médiocrité du placard il y avait un peu de l’hideuse chambre qui avait abrité ses cauchemars. Son cauchemar. Les battements de son cœur s’accélérait et ce n’était pas qu’à cause de l’adrénaline. Un instant le spectre de cette soirée morbide était venu la hanter, elle tremblait un peu. Ce fut finalement le contact chaud du jeune Snow et ses rires qui la sortirent de sa torpeur. Il riait. Calliope le dévisagea interloquée. Ses lèvres se pincèrent, et de sa main moite elle entreprit de faire taire Icare. Ce rire avait quelque chose d’indécent pour la préfète, et pas seulement parce qu’il risquait d’attirer Grognard et Rusard vers eux. Elle, elle ne s’amusait pas. Quand bien même elle n’aurait pas été hantée par l’attaque des vampires, la Kark n’aurait pas trouvé la situation cocasse. Trop sérieuse, trop impliquée dans sa réussite personnelle, pour la voir être compromis par un simple écart de conduite. La vie ce n’est pas un jeu et encore moins une vaste blague. L’adolescente fusilla le jeune français du regard, lui intimant le silence par la même occasion.

Elle ne put que se mordre la lèvre inférieure lorsque la porte s’ouvrit à la volée, laissant place à la sinistre Grognard épaulée par l’odieux Rusard. Sur son visage ectoplasmique se dessinait un sourire malsain. « Elèves hors des dortoirs. » avait-il chantonné de sa voix nasillarde le fantôme savourait la situation, tandis que Grognard gardait sa mine sévère. Seule une furtive lueur sadique vient perturber son attitude glaciale. « Sortez de là. Immédiatement. » Pas de cris ou autre une simple menace qui planait à l’extrémité de sa baguette. La Kark confuse et fébrile obéit aussitôt, nerveuse elle passa machinalement quelques mèches de cheveux derrière son oreille. « Je suppose que ceci est à vous. » avait-elle ajouté en donnant brutalement à la jeune Poufsouffle sa cape, laissée précédemment sur le miroir du Rised. « Pourrais-je savoir ce que vous faites-là ? » La question n’était posée que pour la forme rien de ce que pourrait dire Calliope ou Icare ne permettrait de leur éviter les heures de colles et les chaines. Rien sauf un miracle. Le prodige prit une forme des plus étranges, celle d’une jeune femme en petite tenue se dandinant dans une danse curieuse au rythme d’une musique qu’elle seule devait entendre. Professeur Fuller. Les bras chargés de potions, de livres, et semble-t-il de nourriture. Scarlett était dans son monde, et ne paraissait qu’à moitié sobre. Quand enfin, elle aperçut Grognard et les élèves, elle se plaqua contre le mur, comme pour se fondre dans la tapisserie. Ce fut un échec. Un lamentable échec. Déséquilibrée l’historienne tomba déversant par terre ce que ses bras abritaient. « Par les couilles de merlin ! . Se relevant difficilement l’archéologue croisa le regard suppliant de son élève, elle poussa un long soupir, puis s’arma d’un sourire sonnant aussi faux que le ton qu’elle allait employé en s’approchant des deux concierges. « Mrs Grognard, Mr Rusard. » D’un signe de la tête elle les salua, mais fut bien vite coupée par la concierge.
« C’est Miss, Professeure Fuller. »
« Toujours vieille fille ? » Cette fois-ci l’historienne esquissait un sourire malicieux, qui s’accordait à merveille avec l’insolence de ses propos. Calliope regardait sa tutrice effarée, et avait la désagréable impression que le professeur Fuller, encore une fois , creusait leurs tombes. Les lèvres de Grognard s’étaient pincées en moue désapprobatrice, tandis que Rusard la fusillait du regard, tout en énumérant mentalement toutes les façons dont il pourrait la torturer avec ses précieuses chaines.
« Ils sont avec moi. »
« Avec vous ? Vraiment ? »
« Yep ! » Un sourire mauvais fit son chemin sur le visage fripée de la concierge.
« Dans ce cas que faisaient-ils dans un placard à balais tous les deux ? » Calliope eut la folle envie de disparaitre sous terre, et le regard étonné de Miss Fuller n’arrangeait rien. « Dans le placard à balais, vraiment ? » Scarlett venait de faire un clin d’œil absolument pas discret à son élève, qui s’harmonisait avec sa remarque pleines de sous-entendu. Non vraiment la préfète-en-chef n’avait qu’une envie se fondre dans le décor.
« Miss Kark, et Mr Snow, m’aident. Ils devaient récupérer pour moi quelques affaires dans ce placard. »
« Vraiment ? La nuit ? Et en pyjama ? Et qu’avaient-ils à faire dans la salle du miroir du Risèd »

Ça y est Calliope voyait déjà les points disparaitre dans le sablier des Poufsouffle, si cette mésaventure leur coutait la victoire, elle ne se le pardonnerait jamais. C’était fini, ils allaient être collés, punis, et Mrs Fuller aussi. C’était sans compter sur l’aplomb et le culot monstre de Scarlett, qui dit d’un ton très calme et teinté d’un léger mépris. « Miss Grognard, voulez-vous bien me rappeler la hiérarchie dans Poudlard ? » Elle marqua une légère pause pour faire un grand sourire hypocrite. « Quoique non, laissez-moi le faire pour vous. En haut de la pyramide on retrouve la directrice, puis vient les directeurs de maison, puis les professeurs. » Joignant les gestes à la parole, la professeure avait dessinée la pyramide dans les airs, et marquait d’un mouvement sec de la main chaque échelon. « Et enfin viennent les concierges. » Le ton était plus que méprisant et ne laissait pas place à la contestation. Un instant la Kark eut l’impression de voir dans cette manœuvre une vengeance personnelle. « Ils sont avec moi. Vous pouvez donc retourner récurer des coupes, poutrer des épouvantards. Faire vos trucs de concierges quoi. » Odieuse, Scarlett Fuller était tout simplement odieuse. Mais au moins ils étaient libres. Car déjà Grognard et Rusard jurant dans leurs barbes comme des marins désertaient la scène du crime, laissant la professeure irresponsable avec les élèves fraudeurs. Calliope toujours sous le choc fut désarçonnée par le rire de la Fuller qui s’était mis à pouffer comme une adolescente attardée. « Dans le placard à balais ! » Bien évidemment la Kark ne comprit pas l’allusion, ni ce qu’il pouvait y avoir de drôle dans cette situation. Que faisaient deux étudiants normaux seuls dans un placard ? L’incompréhension se lisait sur son visage de poupée. « Bon les amoureux, vous feriez mieux de retourner vous coucher, si vous voulez pas vous faire empaler. » L’adolescente acquiesça d’un signe de la tête et ajouta avant de partir : « Bonne nuit Professeure Fuller. Bonne nuit Icare. »

HRP/ Désolée, je n’avais vraiment pas d’inspiration donc j’ai préféré clôturer, on pourra toujours rp ensemble pendant le rp de la fête ! Wink

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