Révélations | Léo - TERMINE!



 



Révélations | Léo - TERMINE!
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Noah Zahid Maxwell
Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Mar 7 Juin 2011 - 16:54

Léo & Zahid

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L'angoisse. Réaction inévitable de l'être face à l'inconnu qui l'enserre.


[Fernand Ouellette]



    Son histoire avec ce Nathaniel, Zahid n’aimait pas trop ça. Enfin, quoi, il avait pris SA place en plus ? Faut pas déconner…. Non, trêve de plaisanteries. De toute façon, y avait des cons malheureusement. Et puis ce qui l’énervait un peu aussi c’est que Léo ne lui disait pas vraiment le problème. Si ça n’avait été que ça, il n’aurait pas fait toute une histoire pour lui en parler. Et en plus, il avait dévié son regard. Chose qu’il ne faisait absolument jamais. Ca voulait tout dire. Ca devait être plus grave que ça. Parce que de là à lui cacher ça…. Ou alors il ne lui disait pas tout en ce qui concernait ce gars-là, ou alors c’était tout autre chose.

    Ce fut aux murmures de Léo que Zahid sentit son cœur se soulever et l’inquiétude l’emporter. C’était si grave que ça. Si grave qu’il ne pouvait même pas en parler dans ce bar. Pourquoi ? C’était illégal ? Des gens lui en voulaient ? Il avait fait des conneries ? Il était en danger ? Avec le régime en place et les rébellions qui s’étaient mises en place, Zahid avait toutes les raisons de s’inquiéter. Si bien sûr le problème de Léo concernait de près ou de loin le gouvernement. Le ton plus léger qu’utilisa Léo juste après ne le soulagea pas, au contraire. Plusieurs hypothèses plus tordues et graves les unes lui vinrent en tête. Ses yeux accrochèrent ceux de Léo comme pour y déceler la moindre trace de réponse, la moindre trace sur son état. Il ferma les yeux un moment en inspirant calmement, tentant de reprendre ses esprits. Il devait se calmer. Ce n’était peut-être pas aussi dramatique que ce qu’il pensait. Ca ne servait à rien de s’alarmer pour le moment, il ne savait pas encore de quoi il s’agissait.

    Son silence se faisant un peu trop long, il ouvrit les yeux de nouveau et les posa sur Léo qui le regardait toujours. Il sourit et finit son verre, se leva. Il devait aller faire autre chose, s’occuper l’esprit, sinon cette histoire allait le torturer jusqu’à ce qu’il sache. D’ailleurs Léo le savait. Il posa une main sur l’épaule de Léo en y exerçant une petite pression. Les gestes de ce genre n’étaient pas rares entre eux, et parfois bien plus démonstratifs. Mais jamais devant trop de monde.

    « Je vais faire ça je crois. Tu viens chez moi quand t’as fini ?»

    Après avoir eu confirmation, il lui lança un dernier sourire et sortit dur bar après avoir récupéré ses affaires. Lançant un coup d’œil à sa montre de poche il prit la décision de transplaner à Londres. Léo avait raison. A l’origine, il voulait aller voir Rosemonde aujourd’hui. Et ça lui permettrait de s’occuper l’esprit. Enfin du moins, essayer. Il se retourna à Londres pour aller dans son appartement et déposer ses affaires. Enfin sa guitare. Son appareil-photo ne le quittait jamais. Ou presque. Arrivé à son appartement il se mit à ranger le peu de choses qu’il y avait à ranger – Zahid était assez maniaque. Léo lui aussi était plutôt bordélique. D’ailleurs souvent, quand Zahid allait chez lui, le bazar qui régnait lui donnait de l’urticaire et il ne pouvait pas s’empêcher de ranger un minimum. D’ailleurs ça faisait bien rire Léo.

    Après quelques temps, Zahid lança de nouveau un coup d’œil à sa montre et se dit que peut-être il allait pouvoir trouver Rosemonde au Chaudron Baveur. C’était un habitué de ce bar. Peut-être était-il légèrement trop tôt, mais Zahid n’avait que ça à faire s’il ne voulait pas devenir malade. Il sortit de son appartement et se rendit dans le bar. Il le trouvait un peu glauque et préférait celui des Trois Balais, mais bon. Rosemonde n’était pas là. Zahid soupira et s’assit au bar, commandant un deuxième rhum pêche. Il n’était pas alcoolique mais là il en avait besoin. Cette journée était pourrie. Son cauchemar et ses démons qui revenaient le hanter, le problème non dévoilé de Léo, l’absence de Rosemonde. Ouai, vraiment pourrie la journée. Blasé, il se retourna dos au bar et s’y adossa pour reprendre ses introspections tout en finissant son verre et en observant discrètement les gens dans la salle, bien différents de la clientèle des Trois Balais.
    Il pouvait aller aussi voir à l’appartement de Rosemonde, mais c’était à Pré-au-Lard et il n’avait pas envie de transplaner de nouveau. En plus à tous les coups il était encore dans sa bibliothèque, un de ces jours il allait y passer sa vie entière ! Ce mec était vraiment incorrigible.

    Enfin tout ça pour dire que le temps passait à une vitesse tellement lente, et Zahid n’était pas patient quand il s’agissait de ce genre de chose. L’aiguille le narguait, c’était atroce. Encore une heure et demi à attendre. Laissant tomber l’idée de voir Rosemonde – de toute façon il n’était pas certain que avec son humeur actuelle ce soit une bonne idée – il retourna chez lui délaissa son appareil photo pour sa guitare qu’il martyrisa un moment. Aucune inspiration ne lui venait, ni sur les cordes, ni sur le papier. Il tenta de se plonger dans un bouquin qu’il avait commencé il y avait quelques temps de ça, sans succès. C’est pourquoi il fut plus que soulager quand Léo débarqua dans son appartement, apparemment exténué.

    Assis à son bureau, Zahid ratura avec irascibilité ce qu’il venait d’écrire et referma son carnet bleu. Il n’y avait qu’un sujet là-dedans dont Léo n’avait pas connaissance. Il le rangea dans la poche arrière de son jean, rejoignant Léo qui s’était adossé au mur adossé sur son lit, en ayant plein dans les pattes apparemment.
    « Dure fin de service ? » fit Zahid en s’asseyant à ses côtés, posant sa tête sur son épaule un moment alors que Léo hochait la tête, avant de se redresser légèrement.

    « J’ai pas vu Rosemonde. » constata-t-il en jouant avec une cigarette qu’il venait de sortir de son paquet, laissant le silence s’installer. Il était nerveux. Son autre main pianotait sur sa cuisse. Ce fut au bout de quelques minutes qu’il osa poser la question qui lui brûlait les lèvres depuis que Léo était rentré.

    « Alors, qu’est ce qui ne peut pas se dire devant trop de monde…. ? »



Dernière édition par Noah Zahid Maxwell le Mar 5 Juil 2011 - 19:42, édité 1 fois
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Leo Elensar
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Ce message a été posté Mer 8 Juin 2011 - 0:46



    Léo avait été lamentable ce soir. Tellement à côté de la plaque et stressé qu’il avait faillit renverser du jus de citrouille sur Jehan. Il avait sentit le regard de ce dernier vriller ses épaules qu’il haussa. Il n’avait envie de se prendre la tête avec lui aujourd’hui, ils le faisaient déjà assez pour qu’il s’y mette. Et puis il était trop préoccupé par la discussion qu’il allait avoir avec Zahid pour même prendre le temps de saisir ce qu’avait balancé le jeune Serpentard à son encontre. Non, vraiment, les amabilités verbales, cela serait pour une autre fois.

    D’ailleurs Mr O’Ryan l’avait bien vu. Il était ailleurs depuis que le photographe avait franchit la porte. Du coup il l’avait laissé partir plus tôt. Léo franchit la porte du bar avec soulagement. Il avait une heure à tirer avant de retrouver Zahid. Zahid … merde comment allait-il pouvoir le lui dire? Et il n’y avait que cette histoire de sang-mêlé. Léo en voulu à son frère de ne pas l’avoir prévenu pour son pseudonyme. Et en même temps, est-ce que cela aurait foncièrement changé la donne ? Le jeune homme s’assit sur le banc au milieu de la place et réfléchit les coudes sur les genoux.

    Non.

    Et il le savait pertinemment. Pour ne pas être surpris, il aurait fallut qu’il soit dans la tête de Zahid, qu’il sache qu’il avait trouvé cette photo, que par l’intermédiaire d’une machine moldue, il allait retrouver son frère. Devait-il le lui dire aussi qu’il avait un frère, une sœur, qu’il n’était pas anglais, que techniquement parlant il n’existait plus ? Il ne pouvait pas tout lui dire d’un coup. Zahid allait lui faire une syncope. Léo soupira. Que devait-il lui dire, tout ? Cela prendrait des heures et il ne savait pas s’il était prêt à tout lui raconter. Qu’elle allait être la réaction de Zahid ? Allait-il se mettre en colère, lui en vouloir et pour finir lui faire la tête pendant un temps indéterminé ? Non, cela non plus. Et il le savait.

    Léo se releva et transplana jusque chez lui. Il avait besoin de se changer, de prendre une bonne tasse de thé bien chaude avant. En arrivant quelques rues plus loin, il grogna. Merde, il pleuvait. Il couru en trombe jusqu’à son appartement et se pris le pied dans le tapis. Il jura. Ce n’était pas son jour. En même temps vu le bordel qui régnait dans cet appartement, il n’était pas étonnant qu’il se casse la figure presque à chaque fois qu’il rentrait. Et ces chutes presque quotidiennes ne l’avaient pourtant pas décidé à changer. Non, il resterait comme il était. Sang-mêlé, bordélique, trouillard, inquiet, protecteur. Qu’importe les décisions futures, il resterait le même. Personne ne le changerait jamais.

    Léo entra rapidement dans sa chambre et pris des affaires au hasard. Un pull sombre, un jeans. C’était parfait. Il se changea rapidement et s’accroupit ensuite à côté de son lit, tendit la main pour y récupérer une petite boite. Petite boite qui tenait ce qu’il avait de plus précieux. Il l’ouvrit et en sorti les photos de sa mère et de son père. Ils lui manquaient, terriblement. Chaque jour. Pas un moment ne passait sans qu’il ne pense à eux. Il aurait aimé les connaitre plus. Vraiment. Le jeune homme soupira et passa une main sur son visage, rangea les photographies et la boite dans sa cachette. La boite ne bougerait pas d’ici. Il avait bien trop peur de la perdre, de l'oublier quelque part, qu'on la lui vole.

    Il n’était pas prêt à tout lui dire mais il savait aussi que Zahid ne lâcherait pas le morceau. Son alter égo était quelqu’un de borné, encore plus que lui. Qui resterait patiemment à parler à quelqu’un qui ne lui répondait pas. Zahid. Et là encore il devait être aux cotés du bibliothécaire. Un sentiment étrange s’emparait de lui lorsqu’il pensait à Rosemonde. De la jalousie ? Il secoua la tête puis se traita de menteur à deux francs cinquante parce qu’il l’était. Il avait peur. Peur que Rosemonde ne parvienne petit à petit à l’effacer de la vie de Zahid. Et il ne voulait pas. Il aimait bien donner son avis sur les œuvres du photographe, l’écouter jouer, parler pendant des heures. Il n’avait pas envie que Rosemonde lui prenne cette place là. Déjà qu’il lui prenait l’autre… d’accord il ne l’avait jamais eue mais il s’était toujours dit qu’ils étaient des âmes sœur. Léo se passa la main dans les cheveux et eut un sourire bête. Justement, les âmes sœurs, on ne les sépare pas. Qu’il était idiot par moments.

    Après quelques minutes, le brun se leva, sorti de son appartement et marcha comme d’habitude quelques dizaines de mètres avant de transplaner dans une ruelle sombre pour atterrir directement chez Zahid. Il était soulagé, oui, il était tellement stressé qu'il pensait avoir atterit chez ses voisins. Mais il y avait de quoi stresser. L’évolution de leur « relation » allait se baser sur la réaction de son ami.

    Il fit un signe au brun et se dirigea sur son lit. Il était exténué. En plus de faire n’importe quoi au bar, réfléchir à sa vie, sa vie tissée de mensonges le fatiguait. Mentir était épuisant. Mentir a Zahid était douloureux.

    Léo hocha la tête en réponse à la question de son ami. Il était fatigué, mais pas pour ce qu’il pensait. La journée avait été dure mais pas uniquement à cause du bar. Elle avait été dure moralement parlant. Il n’avait pas vu Rosemonde. Léo se passa la main dans les cheveux. Rosemonde était la dernière de ses inquiétudes en ce moment précis. Il était chez son camarade mais n’avait aucune idée de comment lui révéler toute la suite. Ce fut Zahid qui l’y aida, de la façon la plus directe qui soit.

    «C’est compliqué. », lui lança t-il après un moment de silence. Léo se releva, jeta un coup d’œil sur le bureau et attrapa la photographie de son frère. Un sourire naquit sur ses lèvres en se remémorant que Jake avait toujours aimé les devinettes et autres charrades. C’était le plus fort des trois. Son cœur se serra. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvés uniquement à trois. Voilà près d’un an qu’il ne les avait pas revus.

    « C’est cette photographie. », commença t-il en la lui tendant. Zahid la regarda tentant de dénicher le détail qui l’avait troublé. Léo se rassit et soupira, se désintéressant totalement de ce que tenait son ami dans les mains. « En fait ce n’est pas tellement le cliché … mais ce qu’il me rappelle.» Léo s’arrêta un moment avant de poursuivre d’une traite. « Il me rappelle que le photographe a utilisé un anagramme. Son vrai non c'est Buckley. Mais ce n'est pas son nom véritable. C’est le nom d’un cousin éloigné de la famille de mon père. Elle me rappelle ce que je suis. Je ne suis pas sorcier, Zahid … du moins pas totalement. », lui murmurais-je en détournant la tête. « Je ne suis pas fils unique, celle qui m’a adopté n’est pas une vieille tante et je ne suis pas anglais. Je suis irlandais. », termina le jeune serveur en ramenant la couverture sur ses genoux. Voilà, c’était dit.
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Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Mer 8 Juin 2011 - 22:55

    Devant le silence de Léo, Zahid s’approcha de nouveau et se blottit contre lui. A son « C’est compliqué. », il ferma les yeux. Il n’avait qu’une envie, que Léo lui déballe tout directement et très vite parce qu’imaginer toutes les solutions possibles et toutes plus horribles les unes que les autres ça ne l’aidait vraiment pas. Sauf que Léo n’agirait jamais comme ça, contrairement à ce que lui pourrait faire. Parce que Léo n’avait jamais été ce genre de personne qui vous dit cash ce qui va pas ou ce genre de chose.
    Zahid avait peur. Mais Léo se releva pour aller piquer la photo du photographe français sur la table. Zahid se redressa en position assise sur le rebord du lit pour écouter attentivement Léo. La photo ? Qu’avait-elle ? Zahid se pencha et scruta le moindre petit détail, sans rien trouver qui pourrait le mettre sur la voie. C’est n’importe quoi, il la connaissait par cœur cette photographie. Il l’avait déjà regardé des dizaines et dizaines de fois. Il connaissait le moindre jeu de lumière, la moindre trace, le moindre petit détail infime. Impossible qu’il puisse comprendre quelque chose en l’observant.

    Léo se mit à parler de nouveau, Zahid tendit l’oreille. Ce que le cliché lui rappelait…. C'est-à-dire ? Il ouvrit la bouche pour poser la question mais Léo le coupa dans son élan en l’immergeant de tout un tas d’informations nouvelles qu’il avait du mal à assimiler. Il y eut un silence. Zahid ferma les yeux alors que Léo triturait un bout de la couverture présente sur ses genoux. Le silence s’épaissit, devenant lourd et pesant. Le photographe se leva, à l’apparence calme, posa la cigarette sur la table et passa une main dans ses cheveux en tentant de faire le tri dans ses pensées, rongeant l’ongle de son pouce. Pas un vrai sorcier, irlandais, pas fils unique… Mais à quoi ça rimait tout ça ? Pourquoi lui avoir menti sur tout ça ? Ce n’était pas un pourquoi de colère parce qu’il ne lui avait jamais dit tout cela mais un pourquoi qui demandait bien compréhension.

    « Tu n’es pas fils unique….. Ce Clubkey, enfin… Buckley…, serait ton frère ?? » fit Zahid encore un peu déboussolé. Sans attendre de réponse il replongea dans ses pensées, commençant à faire les cents pas, nerveux. Des dizaines de pensées s’entrechoquaient dans son esprit à une vitesse hallucinante et ça lui donnait limite mal à la tête. Pas un sorcier. Pas totalement…. Mais qu’est ce que ça voulait dire… Zahid ferma férocement les yeux et inspira longuement. Qu’est ce qui avait bien pu pousser Léo à lui cacher tout ça, à devoir se séparer de son frère et à mentir sur sa famille et sur ses origines? La réponse lui apparut soudain clairement : le danger de se faire découvrir. Mais le danger de découvrir quoi ?

    « Je ne suis pas sorcier Zahid…. Du moins pas totalement. »
    La signification de cette phrase vint s’écraser dans son esprit comme un boulet de canon et il dut s’asseoir brusquement sur sa chaise, choqué. Il rouvrit les paupières et posa ses grands yeux alarmés sur Léo comme pour s’assurer que non ça ne pouvait pas être ça. Trop gros trop dingue trop dangereux. Mais Léo ne disait rien. Zahid sentit son rythme cardiaque s’accélérer sous le traumatisme de ces explications, fixant toujours l’irlandais en attendant qu’il se décide à lui dire quelque chose pour balayer ses inquiétudes d’avoir trouvé le problème, son secret. Ce n’était pas possible. Ca ne pouvait pas être ça. Impossible…. Mais tout semblait concorder ! Qu’est ce que cela pouvait-il être d’autre ?

    « Tu es un sang-mêlé…. » souffla-t-il, absent, sous le choc, plus pour lui-même que pour Léo, réalisant tout ce que ce constat impliquait. Il ferma les yeux. Comme personne ne lui répondit, il en conclut qu’il avait vu juste. Relevant lentement son regard sur son alter ego, un frisson glacial lui parcourut l’épaule. Jamais il n’aurait voulu croiser ce regard-là. Jamais. Ce regard qui disait « Tu as compris. »

    Sa main posée sur le dossier de la chaise se mit à trembler, il serra le poing pour se donner contenance et se leva sans un mot, s’empara de sa cigarette restée sur la table et de son briquet dans la poche arrière de son jean. Il dut s’y reprendre à quatre fois pour allumer sa clope tant sa nervosité accentuait sa maladresse naturelle. Un mal de ventre atroce l’immobilisa, il ferma les yeux et porta la cigarette à ses lèvres pour y inspirer une longue bouffée.

    « Pas possible…. » souffla-t-il. « Pas possible…. J’y crois pas…. Nan mais… Putain mais pourquoi tu me l’as jamais dit ?!!! » finit-il par exploser en se pinçant l’arrête du nez. « Tu te rends compte de ce qui aurait pu se passer !? Léo !!! Mais t’es inconscient ou quoi !!! »

    Sa main trembla de nouveau, il inspira une nouvelle bouffée de sa clope avant d’ajouter sans faire une seule pause. :

    « Mais c’est vraiment n’importe quoi ! Tu aurais me le dire ! Pourquoi t’as gardé tout ça pour toi tout ce temps mais t’es complètement malade ?! J’aurais pu t’aider j’aurais fait plus attention je… fait chié ! » fit-il alors que sa main libre vint se crisper dans ses cheveux, l’autre portant sans cesse la cigarette à ses lèvres.

    « Et s’il t’étais arrivé quelque chose, hein? J’aurais rien pu faire parce que je n’aurais même pas su, je n'aurais même pas pu deviner ce qui te serais arrivé ! » finit-il, s’adossant au mur à moitié le dos tourné à Léo, légèrement tremblant, sa cigarette presque terminée à la main, laissant enfin un silence s’installer.

    Ce n’est pas qu’il était en colère contre Léo. C’est juste qu’il était mort d’inquiétude et que n’avoir pas su ça tout ce temps le rendait malade dans le sens que quelque chose aurait pu se passer et il n’aurait rien pu faire. Et il s’en serait voulu toute sa vie.
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Leo Elensar
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Ce message a été posté Jeu 9 Juin 2011 - 1:05

    Léo regarda Zahid se lever, poser sa cigarette sur la table et passer la main dans ses cheveux. Le silence qui suivit ses révélations était le pire des silences de sa vie. Et quel silence. Les secondes lui paraissaient des heures. L’irlandais ferma les yeux et jeta un coup d’œil à la fenêtre ouverte qu’il s’empressa de refermer. Il ne savait pas comment allait réagir Zahid du moins il avait des idées mais toutes étaient différentes. L’option 'je crie parce que tu aurais du me le dire plutôt' était la plus probable de toute. Mieux valait prendre des précautions. Trop occupé à digérer ces révélations, Zahid n’avait pas bougé un pouce quand par la suite, il s’était assit sur le lit, contre le mur, le faisant grincer bruyamment. Lorsqu’il leva les yeux vers Zahid, le front de ce dernier était plissé, signe de concentration intense. Léo gigota mal à l’aise sur le lit.

    Zahid ne le laissa pas parler lorsqu’il résolut la partie la plus évidente de « l’énigme » de la vie de Léo. Seulement il n’avait qu’une partie de la vérité. Léo s’était gardé de mentionner le fait qu’il avait une sœur. S’il pouvait encore la protéger en taisant son existence, il le ferait. Les yeux de Léo vaguaient dans la pièce au fur et à mesure des pas de son camarade. Les yeux bruns de l’ancien Poufsouffle se fermèrent férocement. Léo doutait sincèrement que ce geste ne l’aide à trouver plus aisément la réponse qui ne fut pas longue à fuser. Cependant Léo sut qu’il l’avait deviné avant même qu'il ne la lui donne. Cet air abattu, cette manière de s’affaisser sur sa chaise comme si il portait désormais le poids du monde sur ses épaules. Ce poids du secret qui n’avait été que le sien durant toutes ces années était désormais partagé et Léo était inquiet. Pas pour ce que Zahid allait faire mais pour Zahid. Si quelqu’un venait à découvrir qu’il était sang-mêlé et que Zahid était au courant. Son ami allait subir le même sort que lui. Un sort peu réjouissant.

    Et le brun le lui confirma. Zahid ne le lâcha plus du regard depuis ce moment fatidique. Dans ses yeux Léo pouvait y voir toute son inquiétude, incertitude, sa colère. Il se maudit de ne pas y être allé plus doucement dans les révélations. Et là encore tout n’avait pas été dit. Léo n’eut pas besoin de lui dire que la réponse était la bonne. Ce n’était pas un jeu. Ils n’en étaient plus la depuis longtemps. Des sorciers avaient été tués bien avant lui pour la non pureté de leur sang et la presse avait été fervente de détails. Léo n’allait pas le lui répéter deux fois. Tout pouvait se lire dans son regard. Oui. C’était ce qu’il était. Pas un sorcier, non. Un sang-mêlé.

    Et la colère de Zahid éclata. Léo se senti soulagé. Il préférait cette colère à tout autre sentiment : pitié, dégout, révulsion, haine. Léo et Zahid avaient une relation si forte que rien ne pouvait la détruire, pas même la vérité. Et depuis le temps, aucun signe n’avait donné raison à Léo de douter de son camarade.

    Les cris de son ami ne désemplissaient pas la pièce. Léo avait l’impression que quelqu’un parlait près de son oreille avec un mégaphone pour être sur qu’il entende. Léo se crispa lorsque Zahid pointa du doigt son pseudo inconscience. Il avait été super prudent. Hey, il était encore en vie. La preuve était là, irréfutable mais Zahid se butait à la contredire. Il était en colère, inquiet et déçu… déçu qu’il ne lui ait pas fait confiance, qu’il ait attendu tout ce temps avant de le lui dire.

    Zahid lui tournait à moitié le dos, adossé sur le mur en fumant sa clope. Ses doigts tremblaient, les courbes de son corps montraient une tension bien présente. Léo se mordit la lèvre inférieure, soupira et se rapprocha de son ami. Il leva la main et lui caressa doucement le dos. Sa voix se fit plus basse, apaisante même si ce qu’il allait lui dire le tourmentait depuis bien des années. Il aurait du le lui dire, bien plus tôt. « Je n’ai jamais été imprudent. Je suis toujours là non ? », lui fit Léo en marchant quelques pas pour se retrouver face à lui.

    Deux prunelles brunes se posèrent sur lui. La plaisanterie n’était pas drôle mais ce n’était pas une plaisanterie. Léo n’avait jamais été quelqu’un d’inconscient. La prudence avait été le maître mot pendant toutes ces années passées à Poudlard et même après. « Tu t’en souviens quand tu me poussais toujours à aller plus loin pour les études à Poudlard ? », lui fit Léo sans pour autant attendre de réponde. « Je n'ai jamais compris ce qui me trahissais avec toi mais déjà là tu devinais. J’ai toujours tout fait pour passer pour un sorcier banal. Ne pas me faire remarquer, ne pas créer trop d’ennuis, ne pas obtenir des notes mirobolantes pour que certains cherchent à me convaincre de les rejoindre. Depuis la mort de mes parents je fais ce que j’ai toujours fait… me fondre dans la masse. Ils en font tout autant. », termina Léo en soupirant.

    « Personne n’est au courant. Tu es la première à qui je le dis. », continua l’irlandais en fermant les yeux. Il ne savait pas trop comment continuer. Devait-il partir, le regarder dans le blanc des yeux en attendant que le silence entre eux deux ne cesse ? Léo soupira à nouveau. Il devait y aller. Léo se dirigea vers le lit prit son pull alors que Zahid n’avait toujours pas bougé d’un pouce. Il remarqua le carnet bleu. Le carnet dans lequel le photographe décrivait toutes ses pensées, ce qu’il ressentait.

    Zahid avait fermé les yeux lorsque Léo leva le sien pour tenter d'y découvrir ce qu’il devait faire. Devait-il partir, rester ? Il soupira, prit le carnet et le posa dans les mains du jeune homme. Les mains du serveur ne quittèrent pas celles du photographe lorsqu’il commença : « Je ne sais pas ce que tu écris dans ton carnet bleu. Je sais seulement que tu y renfermes tout ce que tu ressens, tes sentiments, tes idées, envies. » Le barman s'arrêta un moment. « Quand je partirais, je sais que tu t’assiéras à ton bureau, devant ton carnet. Je sais aussi que ton envie d’écrire sera forte, comme elle l’a toujours été. » Léo respira profondément. Cette longue tirade et son ventre qui se tordait pour le narguer ne l’aidèrent pas à prononcer cette phrase. « N’écrit pas. Maintenant que tu sais, n’écris plus aucune ligne à propos de moi. Comme en Irlande, sur ce carnet je dois être considéré comme mort. »
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Ce message a été posté Ven 10 Juin 2011 - 19:57

    Zahid réalisa que s’il n’avait pas trouvé une photographie du frère de Léo, il ne lui aurait sans doute jamais dit la vérité. Du moins, pas avant un long moment. Cette coïncidence était bien tombée. Savoir le terrible secret de Léo l’abattait complètement mais il préférait le savoir que de rester dans l’ignorance. Il allait pouvoir l’aider maintenant… à sa manière. Léo n’allait plus avoir à porter tout ça tout seul. Zahid n’osait même pas imaginer comment cela avait dû être difficile à gérer pendant toutes ces années sans en parler à qui que ce soit. C’était très courageux de la part de Léo. En même temps c’est pas comme s’il avait eu le choix.

    Lorsque Léo se mit à caresser son dos dans le but de l’apaiser et de le rassurer, Zahid expira longuement. Il savait que Léo avait raison, jamais il n’avait été imprudent ou inconscient. Mais même lorsque l’on fait très attention de mauvaises choses peuvent vous arriver, malheureusement. Surtout en ces temps de quasi guerre civile. Ou guerre civile tout court d’ailleurs. Le terme n’était pas vraiment officiel mais c’est un peu ce qu’il se passait au fond. Avec tout ce qu’on entendait et qu’on lisait dans les médias… Le monde sorcier allait mal. Très mal.

    Il rouvrit les yeux lorsque Léo se plaça devant lui, lui rappelant des souvenirs de leur scolarité à Poudlard. Et il avait encore raison. Zahid n’avait jamais compris pourquoi Léo n’exploitait pas ses capacités et s’obstinait à en faire toujours le minimum. Parce que même si sur le papier ils avaient à peu près les mêmes notes, Zahid savait pertinemment à l’époque que Léo était plus doué que lui. C’était toujours le cas d’ailleurs.
    Zahid mettait toujours plus de temps à faire ses devoirs que Léo, qui l’aidait d’ailleurs souvent. Pas que Zahid soit nul, non, c’est juste Léo qui était un peu plus doué que la moyenne. Enfin bref, toujours est-il que lorsque Léo lui avait fait part de son envie de devenir barman, Zahid l’avait regardé comme s’il était l’être le plus stupide de la planète. Zahid n’était pas quelqu’un qui pensait que tout le monde devait faire des études pour avoir un boulot où on gagne bien sa vie et tout ça –la preuve, lui ce n’est pas ce qu’il avait fait et pourtant il aurait pu- mais Léo, barman, fallait être sérieux. Ce n’est pas comme si c’était une vocation.
    Mais bon. Maintenant tout ça lui apparaissait clair comme de l’eau de roche. Léo avait sacrifié une carrière qui lui aurait sans doute plut, uniquement pour se protéger. Et il avait bien raison, mais c’était profondément injuste d’en arriver là.

    Zahid avait un peu de mal à mettre tout en ordre dans ses pensées, il avait toujours eu du mal à le faire d’ailleurs. Son esprit n’était qu’un immense cahier de brouillon où tout se chevauchait tout le temps et rien n’était à sa place. Peut-être était-ce la raison pour laquelle il était si méticuleux, pour palier à ce désordre perpétuel. Bordélique dans sa tête, maniaque d’apparence.
    Léo attrapa son pull, le silence s’était de nouveau installé et Zahid n’avait pas ouvert la bouche depuis sa crise de colère. Peut-être y était-il allé trop fort, mais il était toujours dans l’excès. Très en colère, très heureux, très inquiet, très triste. Il n’y avait pas vraiment de demi-mesure avec lui. Il fallait s’y habituer, Léo l’était déjà. Et Zahid n’avait pas envie qu’il parte, pas après avoir lancé une bombe pareille. Mais d’un autre côté, peut-être était-ce mieux comme ça, pour qu’il puisse réaliser complètement, qu’il mette un tant soi peu d’ordre dans sa tête. Il ferma les yeux un instant, écrasant son mégot de cigarette dans le cendrier. L’inquiétude le rongeait, et il était certain qu’elle n’allait plus le quitter dorénavant.

    Il ouvrit lentement les yeux alors Léo lui posait son carnet bleu dans ses mains en y posant les siennes. Le regard de son ami vint accrocher le sien, qu’il dévia alors que Léo parlait. Il devinait juste. Certain qu’il allait s’assoir à son bureau. Il le connaissait par cœur, parfois c’en était presque effrayant. A ses dernières paroles, Zahid se tendit, ses mains se crispèrent sur celles de Léo. Il n’osait même pas y penser. Mais évidemment qu’il n’écrirait pas sur ce sujet. Jamais il n’aurait pris un tel risque, même si Léo ne lui avait pas demandé de ne pas le faire. Se mettre lui-même en danger, ce n’était pas vraiment le problème. Il s’empara du carnet et le posa sur la table, leva ses yeux sur son meilleur ami, et dans un élan de crainte et d’amour, il l’attira à lui, referma ses bras dans son dos pour le serrer avec force contre lui sans un mot, le cœur battant.

    « Jamais je n’écrirais quelque chose qui te mettrait en danger Léo » souffla-t-il sans le lâcher. Relevant la tête, il l’embrassa sur la joue. « Tu aurais dû me le dire plus tôt… » répéta-t-il sur un ton posé –même si au fond il ne l’était pas -, effrayé d’avoir passé tout ce temps aux cotés de Léo sans savoir qu’un danger terrible planait sur lui. S’il lui était arrivé quelque chose, il s’en serait voulu, même s’il n’aurait pas eu de quoi. « Tu ES un sorcier Léo… Tu es un sorcier exceptionnel. » ajouta-t-il en le serrant un peu plus fort.

    « Fais attention à toi. » fit-il en le lâchant doucement, alors même qu’il savait qu’il le faisait déjà, faire attention à lui. Mais c’était un peu un « Fais attention à toi, pour moi. »

    « Tu repasses demain ? »

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Leo Elensar
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Ce message a été posté Ven 10 Juin 2011 - 22:39

    Léo sentit Les mains de Zahid se crisper sur les siennes sa phrase à peine terminée. Il y était peut-être un peu fort mais il préférait ne pas se voiler la face. Il avait pensé rester chez les modérés mais plus il voyait leurs tactiques tout aussi à l’encontre des sang-mêlés que la faction de l'ombre de la rose noire, plus il songeait de plus en plus à se diriger vers l’Ordre du Phoenix. Il ne lui manquait que du courage pour le faire. Courage qu’il n’avait malheureusement pas. Pendant toute sa scolarité il s’était naïvement cru plus en sécurité chez les modérés mais la réalité était implacable. Les deux Kark étaient tout aussi terribles l’un que l’autre.

    Les mains de Zahid quittèrent les siennes lorsque ce dernier se déplaça pour poser le carnet bleu sur son bureau. Léo tourna la tête vers la porte et sursauta légèrement lorsque le photographe l’attira puissamment contre lui. Léo ferma les yeux et se laissa aller à son étreinte, décontractant ses muscles tendus par le stress. Cela faisait du bien d’en parler à quelqu’un, surtout quand cette personne était Zahid. Ce secret, qui commençait à le bouffer de l’intérieur, était partagé devenant moins lourd à porter.

    Le barman leva les yeux lorsque les lèvres de son vis-à-vis lui se posèrent sur sa joue. « J’aurais voulu, tu sais … » Je ne pouvais pas. Si encore il n’y avait eu que moi. Mais non. Il y avait Jake, Isabelle. La seule famille qui lui restait. Ils étaient plus importants que lui, que sa relation avec l'ancien Poufsouffle, que n’importe qui d’autre. « Tu ES un sorcier Léo. » Le cœur du barman se serra à ses paroles. Il en avait douté, beaucoup. À Poudlard surtout. L’endoctrinement exercé sur les jeunes y avait été (et l'était toujours) très poussé et entendre qui voulait le dire que les Sang-mêlés n’étaient pas dignes d’être sorciers, n’étaient pas de vrais sorciers avait été douloureux. En y pensant à nouveau, s’il n’y avait pas eu Zahid à ses côtés, Léo doutait qu’il eut terminé sa scolarité jusqu’au bout. Poudlard était un endroit dangereux mais le meilleur établissement d’Angleterre. L’Irlande n’avait pas d’établissement scolaire qui égalait la réputation et le niveau des élèves sortant de l’école de sorcellerie britannique. Combien de fois ne s'était-il pas posé ces questions ? Devait-il rester, partir, disparaître du monde sorcier, retourner en France ? L’absence de Jake et Isabelle l’avait beaucoup ébranlé. Sans le savoir Zahid avait été son Leitmotiv, sa raison de rester. Les deux garçons étaient si proches que la seule pensée de laisser son ami seul le décidait à rester. Au final, c’était toujours Zahid qui lui donnait la force et le courage de rester, de ne pas fuir comme il n’aurait très certainement fait si le brun n’avait pas été à ses côtés pour le soutenir même s’il ne savait pas.

    Les bras de Zahid desserrèrent leur étreinte et Léo sut qu’il était temps pour lui d’y aller, de laisser son ami, de retrouver Elphaba avec qui il avait rendez-vous au château.

    Léo plongea son regard dans les yeux bruns inquiets qui lui faisaient face. Léo jura dans sa tête. Il ne voulait pas que l’inquiétude de Zahid le ronge. Avec Zahid il n’y avait pas de demi-mesure et le jeune serveur le savait pertinemment. Il hocha la tête sans pour autant lâcher les yeux de son ami du regard. Il ferait attention, doublement attention.

    Un sourire amusé effleura ses lèvres à la question de l'artiste. « A moins que cela ne soit toi qui passe avant. » D’un geste maladroit, il attira son compagnon contre lui. « Il ne m’arrivera rien. J’te le promets. », lui murmura Léo avant de le lâcher avec douceur. « Je te le jure sur ma tête et comme j’y tiens. », lui promit Léo avec un petit sourire. Comme il l’avait pensé un peu plus tôt, il n’allait pas changer. La vie n’était pas plus sombre qu’avant, juste légèrement plus compliquée. Mais cela il le savait en atterrissant à Londres le jour de ses 10 ans.

    Léo n’allait pas devenir plus sombre, plus morose parce que sa vie était en danger. L’humour avait toujours été important dans sa vie faite de prudence. En quittant l’appartement de Zahid, il n’en était pas totalement soulagé pour autant. Zahid savait, cela le soulageait. Mais d’un autre côté si Zahid était au courant, cela n’empêchait pas la possibilité d’autres de l’être également. Et son incapacité à maîtriser ses émotions le trahissait à chaque fois. Le problème était là. Il était son principal ennemi. La dernière pensée qui le traversa en arrivant devant les grilles de Poudlard était de savoir comment il pourrait améliorer son don d'Occlumens.
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Noah Zahid Maxwell
Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Mar 14 Juin 2011 - 21:42

    Lorsque Léo sortit de son appartement et en referma la porte, Zahid se laissa choir sur sa chaise de bureau, devant ce carnet bleu posé dessus qui le narguait. Bien sûr qu’il avait envie d’écrire. Zahid avait cette manie d’écrire sur tout, tout le temps. C’était en quelque sorte le seul moyen qu’il avait trouvé pour y voir plus clair dans ses pensées embrouillées : les coucher sur le papier comme pour pouvoir s’en décharger. Un peu comme une pensine, en somme. Sauf que ce n’était pas exactement le même principe. Zahid ne voulait pas non plus s’ôter des souvenirs de son esprit.

    Bref. Là, il avait vraiment, mais vraiment besoin d’écrire. Mais il ne le ferait pas. Le sujet était bien trop délicat et dangereux pour Léo pour qu’il le mette en danger en agissant comme l’inconscient qu’il avait toujours été.
    Soupirant, il sortit une nouvelle cigarette de son paquet, la porta à ses lèvres et l’alluma. Ferma les yeux, en inspira une longue bouffée qu’il expira avec une lenteur extrême, comme si la nicotine allait pouvoir l’aider à réfléchir. Il n’y parvint pas. La seule et unique pensée qui lui traversait l’esprit était que Léo était en danger, que sa vie était en danger. Comment diable pouvait-il rester là à rien faire face à une telle menace ?

    Envoyant valdinguer son carnet bleu à travers la pièce, il poussa un juron et se leva brusquement pour ouvrir la fenêtre de son appartement, s’y accouder un moment, la refermer aussi vite, passer une main dans ses cheveux, faire les cent pas, allumer une nouvelle cigarette, se ronger les ongles, massacrer les cordes de sa guitare… Il finit par s’asseoir dans un coin de la pièce, le dos adossé au mur et les bras entourant ses jambes, les yeux fermés, l’esprit en ébullition. L’inquiétude infiltrait toutes les pores de sa peau, l’envahissant jusqu’au plus profond de son être. Le sort réservé aux sang-mêlé n’était guère réjouissant. Si Léo était découvert…. Zahid n’osait même pas y penser. Et puis son ami le faisait « marrer » avec ses promesses, ses « il ne m’arrivera rien ». On ne promet pas ces choses là. Parce qu’on ne peut jamais en être certain. Jamais. Personne ne peut prédire l’avenir, surtout pas dans ces conditions là. Léo avait beau faire attention et être le plus prudent possible, ça ne changeait pas le fait qu’il était en danger de mort. De toute façon, Zahid savait bien qu’il disait cela uniquement pour le rassurer. Ce qui ne marchait absolument pas, soit dit en passant.

    Et il prit soudainement conscience de l’implication de son choix politique qu’il avait fait jusqu’alors. Oui, il avait rejoint les modérés par choix, pas par conviction véritable mais par choix. C’était le parti de la majorité, de la stabilité. Zahid avait toujours été un pacifiste dans l’âme. Il ne supportait pas la violence, sous toutes ses formes, et il en fallait beaucoup pour qu’il adopte un comportement brutal. Vraiment beaucoup. Il évitait au maximum ce genre de choses. Pas qu’il soit un lâche. Mais la violence ne résout vraiment pas grand-chose. Ca te soulage, t’as l’impression d’évacuer la colère, la frustration, mais au fond t’en es toujours au même point, t’as toujours les mêmes problèmes, et parfois même la violence t’en rajoute de nouveaux. Mais, Poufsouffle dans l’âme, Zahid était également quelqu’un que l’injustice indignait profondément. Malheureusement le monde n’était pas parfait. Zahid espérait juste que peut-être, avec le temps, les modérés feraient adopter des réformes davantage porteuses de justice sociale. L’homme évolue, c’est dans sa nature. Mais pessimiste également, l’idée de voir un jour ces changements sociaux lui paraissait bien trop lointaine. Alors pourquoi n’agissait-il pas ? La violence, toujours la violence. Les attentats étaient nombreux en ces temps de grande instabilité politique et Zahid se disait que rejoindre les modérés étaient le meilleur moyen pour que le sang ne coule pas. Parce que le régime politique actuel et qui durait depuis des années arrangeait bien trop de monde, selon lui. Et ce malgré la mort du Lord. Et que même si les membres de l’ombre de la rose noire et de l’ordre du phoenix étaient extrêmement déterminés, Zahid ne pensait pas qu’ils puissent prendre le pouvoir.

    Mais maintenant, qu’est ce que tous ses points de vue valaient, après une nouvelle pareille ? Zahid faisait parti d’une faction qui condamnait sévèrement les sang-mêlés. A cette idée, il en eut la nausée. Il appartenait à un mouvement qui voulait la mort de son meilleur ami, de son complice, de celui qu’il considérait comme la personne la plus importante dans sa vie. Il écrasa le mégot de cigarette dans le cendrier à ses pieds, et passa lentement une main sur son visage, les yeux fermés. Il ne pouvait plus continuer comme ça. Se levant, il attrapa son carnet bleu qu’il fourra dans la poche arrière de son jeans et sortit pour aller prendre l’air, l’évidence venue s’ancrer dans sa tête : il devait rejoindre l’Ordre du Phoenix. Au diable son pacifisme, au diable son dégout du sang et des conflits.
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Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Mer 15 Juin 2011 - 0:38

    Une semaine plus tard


    Zahid avait partagé son temps entre son exposition – qui marchait plutôt bien –, Rosemonde ; et les Trois – Balais. Oui, maintenant il s’y rendait le plus souvent possible. Pas qu’avant il y allait rarement, au contraire, mais depuis qu’il savait le secret de Léo, c’était devenu encore pire. Déjà qu’auparavant il était assez protecteur, mais là… L’inquiétude et la peur le rongeait et il ne pouvait pas s’empêcher d’imaginer tous les pires scénarios imaginables. Oh, il ne le disait pas à Léo mais il était presque certain que ce dernier le savait. Ils se connaissaient par cœur. Il y avait juste son passé que Zahid ne lui avait pas encore dévoilé. Il voulait le faire, mais maintenant il n’en était plus trop certain. Léo avait assez de problèmes comme ça, et au fond, il pouvait gérer ça tout seul. Léo allait peut-être lui en vouloir un peu quand il allait l’apprendre mais Zahid ne se voyait pas lui raconter ses états d’âme sur le sujet quand on voyait la situation atroce que Léo était obligé de vivre. C’était beaucoup plus difficile que sa situation à lui. Enfin bref, Zahid avait décidé de remettre cette discussion à bien plus tard.

    Ce jour-là, Zahid avait convaincu Léo de faire la fête dans un bar renommé du Londres sorcier, avec quelques amis. Léo avait un jour de congé le lendemain et faire la fête semblait être pour Zahid un excellent moyen pour décompresser. Léo avait un peu rechigné mais il avait fini par le convaincre. S’il ne se laissait pas un peu aller, il allait finir par devenir fou. Zahid aussi d’ailleurs. La soirée s’était avérée vraiment divertissante, ils avaient beaucoup ri et beaucoup parlé. Le problème qui s’était posé c’est qu’après plusieurs verres d’alcools, ils étaient tous les deux bien éméchés, un peu trop pour pouvoir penser au transplanage pour rentrer chez eux, au risque de se faire désartibuler par un manque de concentration. Conscients de cela, ils avaient préféré rentrer à pieds, c’était plus prudent. Entre quelques fous rires et chutes dus à leurs pas un peu maladroits, ils avaient fini par arriver à l’appartement de Zahid. D’un commun accord, ils avaient décidé de se coucher – Léo habitant trop loin pour rentrer chez lui. A peine allongés sur le lit, ils s’endormaient, dans les bras l’un de l’autre.

    - - -

    Des coups de feu et des cris fusent. L’ambiance est étouffante, il fait chaud. Une cavalcade se fait entendre et un homme traverse les ruelles en criant.
    « Ils arrivent, ils arrivent ! » La nouvelle se répand comme une traînée de poudre et la peur envahit la population du quartier.
    Dans une maison un peu reculée, un homme se lève brusquement, va à la fenêtre et soulève les rideaux, jetant un coup d’œil à l’extérieur. La femme présente à ses côtés commence à s’affoler. Un bébé se met à sangloter, réveillé par le vacarme du dehors. Les yeux des deux adultes se croisent, et ils se ruent dans la chambre de l’enfant. L’empressement marque tous leurs gestes, la femme prend l’enfant dans ses bras et le serre contre lui alors que l’homme, fébrile, attrape un sac dans un coin de la pièce. Les bruits de cavalcade se rapprochent dangereusement, ils reconnaissent les cris de l’un de leur voisin. Ils se figent, l’homme délaisse le sac pour le donner finalement à sa femme.

    « Vas y ! Je te rejoins plus tard ! Vas y ! » fait-il en la pressant vers l’arrière de leur maison, ouvrant la porte de derrière donnant sur un dédale de ruelles. Elle a peur et ne veut pas partir sans lui mais elle sait qu’elle n’a pas le choix. Après avoir donné un dernier baiser à sa femme il prend le visage de son fils entre ses mains un instant et dépose un baiser sur son front avant qu’elle ne parte en courant, serrant le bébé dans ses bras.

    Elle ne cesse de courir alors que l’enfant dans ses bras ne cesse de pleurer en réaction aux cris et hurlements qui ne désemplissent pas. Arrivée dans un endroit un peu plus calme, elle se met à marcher pour ne pas attirer l’attention et calme un peu les pleurs de son fils. Elle manque de se faire remarquer par une troupe de l’armée, parvient à l’éviter et à atteindre son but. Une maison à l’autre bout de la ville ; elle toque à la porte avec véhémence. Une jeune femme lui ouvre, elle entre dans la pièce rapidement, lui tend l’enfant.

    « Zohra ! Mais... »
    « Ca a éclaté de nouveau là-bas, c’est encore plus violent que la dernière fois » fit-elle, alarmée. « Gardez-le Ana, je vous en pris. Malik est resté là-bas, il faut que j’y retourne. »
    « N’y allez pas, c’est de la folie ! Restez ici, attendez »
    « Je vous en pris ! » fait-elle en transmettant son précieux fardeau dans les bras de l’autre femme. « Il ne sera en sécurité qu’ici. Je dois rejoindre Malik. On reviendra le chercher plus tard. » ajoute-t-elle avec la conscience de l’incertitude de cette affirmation.
    Ana tente de la faire rester, mais Zohra serre son fils contre elle et l’embrasse une dernière fois avant de sortir de la maison en courant.

    Exténué d’avoir tant pleuré, l’enfant s’endort quelques heures plus tard. Dehors, la lutte fait rage. Tard dans la soirée, un homme entre dans la pièce. L’air fatigué, le teint pâle et émacié, il se dirige vers sa femme pour la serrer contre lui lorsque son regard se pose sur l’enfant endormi dans ses bras. Le soulagement l’emporte, et un faible sourire éclaire son visage.

    « Il est ici… »

    Son regard rencontre celui de sa femme, inquiet, empli de questions, demandant une réponse qu’il ne peut lui donner. La gorge serrée, il secoue lentement la tête.

    « Ils sont morts. »

    Le bébé se réveille à ces paroles, comme s’il comprend. Ses grands yeux innocents s’ouvrent doucement, alors qu’Ana se met à pleurer. Jackson hisse l’enfant dans ses bras et le serre contre lui alors que sa femme n’accepte pas la vérité.

    « Mais tu n’as pas pu – »
    « Je n’ai rien pu faire. Ils étaient déjà mort quand je suis arrivé. » fait l’homme en attirant sa femme contre lui.

    Jackson berce le petit garçon qui s’accroche à lui en réclamant sa mère, se mettant de nouveau à pleurer. Ana a un haut le cœur et disparait dans leur chambre pour digérer la nouvelle. Après l’avoir embrassé sur le front, Jackson chuchote :

    « Ca va aller Zahid. Ca va aller….»


    - - -


    Zahid se réveilla en sursaut, dans un cri, la respiration précipitée, le rythme cardiaque trop élevé, en nage ; les yeux brillants de larmes, parcouru de tremblements. Il mit quelques secondes à reprendre conscience avec le monde extérieur et à réaliser où il se trouvait. Jamais son cauchemar n’avait été aussi réaliste et n’avait été aussi loin.

    « Putain ! » fit-il tétanisé alors que Léo se réveillait à cause de lui. Alors qu’il lui demanda d’une voix pâteuse ce qu’il y avait, Zahid se releva brusquement, sortit du lit, tâtonna pour attraper sa baguette afin de lancer un « Lumos » , et entra dans la salle de bain en fermant la porte derrière lui après avoir dit à Léo de se rendormir, qu’il avait juste mal à la tête. Ce qui était une infime partie de vérité, en effet à cause de leur consommation d’alcool il avait un mal de tête carabiné. Combiné à l’enfer de cauchemar qu’il venait de vivre, il était dans un état atroce. Encore tremblant de tous ses membres et la gorge incroyablement serrée par la terreur qui s’était emparée de lui, Zahid alluma le robinet et se passa de l’eau sur le visage vigoureusement et plusieurs fois, comme pour effacer ces images de son cerveau. Il finit par s’assoir à terre, adossé au mur, encore tremblant, ayant toutes les peines du monde à se remettre de son mauvais rêve, sa baguette à ses pieds diffusant un petit faisceau de lumière dans la pièce.

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Leo Elensar
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Ce message a été posté Mer 15 Juin 2011 - 15:22


    La semaine de Léo avait été épuisante. Beaucoup de pensées se bousculaient dans sa tête et le jeune serveur avait décidément bien besoin d’une pause. Toujours sur le qui vive, sa vie n’était pas des moins stressante et il devait bien se l’avouer cette semaine il avait dépassé le cap de l’homme banalement stressé par sa couverture. En une journée il avait massacré sa couverture d’une telle façon que trois personnes étaient désormais au courant.

    Zahid, Elphaba Dewly et cet enfoiré de Nathaniel Hansen.

    Zahid, Léo devait bien se l’avouer, cela lui avait fait un bien fou de lui en parler. Vraiment. Ce mensonge lui pesait. Ce n’était pas rien. Ce mensonge avait toutes les chances de lui couter la vie. En parler avec Zahid avait été salvateur. Il s’était senti mieux. Il avait tenté la carte de l’humour pour rassurer son ami alors qu’en lui-même il était terrifié. Cette terreur allait en s’accroissant vu l’instabilité politique du pays. Mais il s’était senti mieux. Plus léger.

    C’est sans doute cette légèreté qui diminua sa prudence lorsqu’il rejoignit Elphaba dans ses appartements le soir même. Il avait parlé sans réfléchir, vite, très vite, s’empêchant de respirer par peur de ne plus savoir rien dire par la suite. Et c’était sorti. Il avait plaqué sa main sur sa bouche, écarquillé grand les yeux mais c’était trop tard. Elphaba le savait, elle fut la deuxième personne à le savoir. Mais la encore, il eut le bon sens de ne pas parler de son frère ni de sa sœur. Poudlard grouillait de monde et d’oreilles indiscrètes. Il avait fait une monstrueuse gaffe et ne comptait en faire une deuxième. Ils parlèrent longtemps mais Léo était loin de se douter de ce qui allait lui arriver par la suite. Tout cela à cause d’une mauvaise farce destinée son amie.

    De la poudre à vomir. Le ventre de Léo s’en retournait à ce simple souvenir. Trois étages, mince trois étages à supporter tout d’abord les tremblements et la fièvre. Ensuite … la suite ne fut que vomissements et vomissements. Rien de très glorieux. Il était resté trois jours à l’infirmerie. Et pendant ces trois jours Nathaniel l’avait soigné. Avant de le laisser partir, il lui avait posé cet ultimatum. Soit il l’aidait, soit il pouvait profiter des dernières heures qui lui restaient à vivre. Car il savait. Léo ne sut pas comment mais il savait. Nathaniel lui avait déjà demandé son aide il y a quelque jours au bar mais Léo avait refusé. Tout simplement parce qu’il ne pouvait pas l’aider. Il n’avait vécu que six ans en Irlande. Lui-même ne connaissait pas le vrai nom de famille de sa mère. Comment pouvait-il l’aider dans sa recherche ? Il n’en n’avait aucune idée. Pour le moment il se renseignait sur les grandes familles irlandaises sang pures mais il y en avait une flopée. Quant à savoir quelle était celle de Hansen. C’était pareil que de lui demander de rechercher une aiguille dans une bote de foin. Impossible.

    De plus il ne pouvait pas quitter son travail quand bon lui semblait. Demain il avait pris congé. Et il passerait son jour de liberté à … chercher des informations pour celui qu’il avait d’abord trouvé beau mais qu’il détestait à présent pour l’obliger à l’aider.

    Heureusement cette semaine ne compta pas que des points négatifs, non. Léo reprenait des cours de vol et … du moins le pensait-il… commençait tout doucement à admettre l’idée qu’il pourrait, un jour, voler sur un balais. Chose qui était impensable il y a une semaine. Zak était quelqu’un de patient et l’aidait beaucoup. Léo en était certain, il était un excellent professeur et aimait enseigner.

    Au cours de leurs discussions, il avait appris que son ami était repris dans l’équipe de Quidditch de l’Angleterre et pour tout dire, Léo en était ravi. Enfin, les matchs allaient être intéressants.

    Leurs discussions étaient longues et passionnées. En fait ils avaient découvert que, le seul moyen pour Léo de ne pas penser au vertige quand il tentait d’en vaincre sa peur était de parler. Ainsi sans trop savoir comment, ils en étaient venus à parler des factions… comme si ils étaient en terrain neutre. Léo avait beaucoup de doutes sur les modérés et en même temps se demandait comment il avait pu rester autant de temps dans une faction qui voulait sa mort et cette d’autres personnes pareilles à lui. La réponse était évidente. Il avait peur. Peur la plupart du temps pour sa couverture mais pour celle de Jake et d’Isabelle. Rester chez les modérés avait été, pour lui, le moyen d’en savoir sur les moindres faits et gestes de la faction, d’obtenir les informations nécessaires pour pouvoir s’enfuir si le besoin s’en ressentait. Alors oui, peut-être était-il un lâche mais là n’était plus question de vie mais de survie. Cependant lorsque Zak et lui parlèrent des factions, Léo fut ébranlé par la foi que mettait l’ex attrapeur dans l’Ordre du Phoenix. Jamais de sa vie, il n’avait entendu quelqu’un parler d’une faction de cette façon. L’Ordre du Phoenix promettait l’espoir d’un avenir meilleur, du changement dans la mentalité des sorciers. Un avenir dans lequel les sorciers seraient égaux et non plus jugés par la pureté de leur sang. Léo avait dès lors fait son choix mais comme toujours discret sur ses opinons politiques, n’en parla à personne. Il avait changé de faction et ferait l’impossible pour retrouver une liberté perdue depuis l’ascension du Lord au pouvoir. Il avait toujours peur, oui. Cette peur lui tordait les entrailles mais il était temps d’agir si il voulait voir sa famille à nouveau réunie.

    C’est dans ce bordel intérieur que Zahid le poussa aujourd’hui à sortir s’éclater avec lui. ils ne s’étaient pas vu depuis une semaine et Léo s’était bien gardé de lui révéler tout ce qu’il s’était passé. Zahid avait une tendance naturelle de s’inquiéter pour les personnes qu’il aimait. Cette tendance c’était accrue avec ses dernières révélations et le jeune barman remerciait cette galerie qui poussait son ami à s’occuper l’esprit pour ne pas penser à ce qui pourrait lui arriver.

    Ils étaient allés dans un bar branché de la capitale et … autant dire qu’ils n’y étaient pas allés en douceur. Leur incapacité à transplaner en avait été la belle preuve et il leur avait fallut se relever plus d’une fois dans les rues de Londres avant d’arriver à l’appartement du photographe. Léo sentait déjà la migraine se pointer lorsqu’ils s’affalèrent sur le lit de Zahid. Plus jamais il ne boirait autant. Il avait beau dire cette phrase à chaque fois, dès qu’il s’y mettait cela se terminait toujours de la même façon. La belle gueule de bois. Léo se calla dans les bras de son meilleur ami et ferma les yeux. Dans un état de semi sommeil, il se félicita d’avoir pris congé le lendemain.

    Léo sursauta violemment et manqua de tomber du lit au cri de Zahid qui lui demanda de se recoucher avant de se diriger dans la salle de bain. Léo ferma les yeux en tentant de faire partir se mal de tête qui ne faisait qu’empirer. Non, ce n’était pas simplement ça. Léo en était certain. Ce n’est pas un mal de tête qui te réveille pendant la nuit, qui te fait jurer avec autant de violence. Un mal de tête te dicte de te diriger dans la salle de bain pour prendre un remède mais un mal de tête ne te dis surement pas de t’isoler dans cette pièce avec la faible lueur de ta baguette. Non, ce n’était pas un mal de tête qui chiffonnait tant Zahid. C’était plus. Mais la question restait de savoir ce que c’était. Léo s’était livré à son ami. C’était à lui maintenant de lui transmettre une partie de ce poids qui le réveillait en plein milieu de la nuit… C’était à son tour, s’il le voulait bien.

    L’irlandais se leva et se dirigea, à tâtons, vers la salle de bain. Son regard dévia vers la lueur de la baguette et, inquiet, s’aperçut que Zahid tremblait. Cette observation ne fit que confirmer ce qu’il pensait déjà. Soit il était sérieusement malade, soit il y avait quelque chose et Léo penchait plus pour la deuxième option. Lentement, il marcha sur le carrelage froid. Faisant craquer ses genoux, Léo s’agenouilla près de Zahid qui tremblait encore et, par un geste qu’il faisait que lorsqu’ils étaient seuls, le serra dans ses bras en enfouissant la tête dans le cou de son ami.

    « Dis-moi ce qu’il ne va pas Zahid. S’il te plait, parle-moi. »
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Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Jeu 16 Juin 2011 - 20:30

    Les tremblements qui le parcouraient ne semblaient pas vouloir le quitter. A peine fermait-il les yeux que ces visions cauchemardesques s’imposaient dans son esprit, encore et toujours. Se pourrait-il que ce soit vraiment le visage de ses parents qu’il voyait ? Image tirée de son subconscient alors que ses parents adoptifs lui révélaient la vérité, comme un déclencheur ? Se pourrait-il qu’il se soit rappelé de tout cela, que ce soit exactement comme cela que le drame s’était déroulé ? Zahid pensait de plus en plus que c’était le cas. Ces cauchemars étaient les même. Ca voulait sans doute dire quelque chose. Il inspira longuement, frottant ses mains contre ses jambes, essayant de moins trembler.

    Lorsque Léo entra dans la salle de bain, Zahid sentit de suite son regard inquiet se poser sur lui, et fut incapable de faire comme si tout allait bien. De toute façon, à quoi bon ? Léo savait pertinemment que ça n’allait pas. Lui mentir ne changerait rien et lui avoir demandé de se rendormir n’était que pure idiotie. Et il n’avait plus envie de lui cacher ça. Il voulait que Léo sache parce qu’il n’y arrivait plus tout seul. Et il n’avait pas honte d’être faible, pas devant Léo. Ce dernier savait tout de lui, leur relation était si forte qu’avoir honte aurait été parfaitement stupide. Lorsqu’il sentit que l’autre garçon le serrait contre son torse, Zahid s’agrippa à lui pour ne plus lâcher, retenant ses tremblements, fermant les yeux avec force.

    Ils restèrent ainsi un long moment. Léo attendait patiemment, Zahid se calmait doucement. Tout se mélangeait dans sa tête, il ne savait pas trop par où commencer. Et sa gueule de bois n’aidait pas du tout. Il n’avait plus de remèdes anti- mal de tête malheureusement. Il soupira longuement. Il avait envie de fumer une cigarette mais son paquet était dans la chambre et il n’avait vraiment aucune envie de devoir quitter l’étreinte réconfortante et apaisante de Léo. Il se détendit légèrement, cherchant les mots les plus appropriés pour lui expliquer tout cela. Ses parents moldus, leur assassinat, les Maxwells, son frère sorcier, la découverte récente de ce passé, l’état dans lequel ça le mettait, ses questions, ses cauchemars.

    « Mon état civil est faux Léo. » lança-t-il en s’éclaircissant la gorge. Il sentit les questionnements de son ami qui devait se demander de quoi il parlait exactement, ce que ça voulait dire. « Ce que je veux dire, c’est que mes parents ne sont pas sorciers. Pas Jackson et Ana, ceux de là-bas. Tu sais, au Proche-Orient il y a de ça une vingtaine d’année, de violents conflits ont éclaté entre palestiniens et israéliens à cause principalement de leur religion et que les palestiniens revendiquaient Israël comme étant leur pays. Mes parents étaient palestiniens et… Enfin ils se sont fait assassinés là-bas. Je n’avais que deux ans. »

    Il marqua une pause pour déglutir et laisser Léo encaisser son début de révélation sur son véritable passé. Se blottissant un peu plus contre lui, il prit sa main dans la sienne et de mit à jouer avec en poursuivant ses aveux.

    « Et j’ai un frère… Il s’appelle Saad, il est sorcier. » poursuivit-il difficilement. Il n’avait jamais parlé de ça à qui que ce soit et ce n’était vraiment pas facile. « Il.. Enfin il avait 15 ans quand ça s’est passé. Mes parents connaissaient les Maxwell qui travaillaient là-bas et … Enfin… Saad leur a demandé de m’emmener avec eux. Il se doutait que j’allais devenir un sorcier moi aussi et il voulait que je reste loin de là-bas pour ne connaître aucun traumatisme. Il n’a jamais envoyé de lettre… Je sais même pas à quoi il ressemble. Je sais même pas s’il est encore en vie. »

    Zahid se crispa un peu plus et passa une main sur son visage et sur son crâne qui le faisait souffrir. Ils n’auraient jamais du boire comme cela la veille. Enfin, ce qui était fait était fait. Fermant le poing de Léo, il poursuivit :

    « Bref. Et depuis que j’ai appris tout ça, y a un an à peu près, ben… Je fais des cauchemars. Toujours les mêmes… C’est atroce. Impossible de m’en débarrasser. »

    Zahid se leva et sortit dans la chambre pour aller prendre son paquet de cigarettes, en attraper une, l’allumer et la porter à ses lèvres pour en inspirer une longue bouffée. Ses tremblements revenaient petit à petit alors qu’il repensait à ses mauvais rêves. Il tira une nouvelle bouffée sur sa clope, fermant les yeux ou il allait encore craquer et il n’avait pas envie de ça. Il se rassit sur le lit et soupira longuement. Il n’avait pas tout raconté dans les détails et il ne savait pas s’il le ferait, Léo voudrait sûrement savoir pour que ça le soulage mais il avait peur d’en parler.

    « Un sang-mêlé et un sang de bourbe… On va bien ensemble tu trouves pas ? » chuchota-t-il avec un léger sourire pour soulager l'atmosphère et se calmer un peu.

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Leo Elensar
Leo Elensar
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Ce message a été posté Jeu 16 Juin 2011 - 23:48

    Combien de temps restèrent-ils en silence l’un contre l’autre, Léo ne le sut pas. Il s’en fichait. Il aurait été prêt à attendre jusqu’à l’aube si Zahid ne s’était pas décidé à parler avant. Léo était inquiet, terriblement inquiet. Noah était pessimiste de nature, assombrissait souvent les faits alors que Léo tentait de les prendre avec une légèreté mesurée. Avec Noah, soit tout allait bien, soit tout allait mal ; soit il était super heureux, soit il déprimait complètement. Dans un sens ils se complétaient mais d’aussi loin qu’il s’en souvienne, jamais le jeune barman ne l’avait vu ébranlé à ce point. Que s’était-il passé ? Qu’avait-il vu, appris ? Était-ce dangereux, quelque chose qu’on lui avait fait, dit ? Léo ferma les yeux en vidant son esprit. Noah en parlerait quand il le voudrait, quand il y parviendrait. Noah s’était accroché à lui désespérément.

    Les tremblements étaient toujours présents mais beaucoup moins violents. Au début Léo avait même pensé l’amener à l’hôpital le plus proche. Mais non Noah ne souffrait pas d’une quelconque maladie. Léo n’aimait pas rester dans l’ignorance. Mais il pouvait bien parler, lui qui lui avait caché sa condition depuis tout ce temps. Léo resta donc contre son ami, le cœur battant, à l’affut de tout geste. Il entendit Zahid soupirer. Léo se mordit la lèvre inférieure. Bon sang que s’était-il donc passé ? Se poser la question ne changerait rien au silence du photographe mais elle l’aidait à pouvoir se détendre lui-même même si, et il le savait bien, il ne se détendrait que lorsque son ami lui parlerait.

    « Mon état civil est faux, Léo. »

    Le sorcier fronça les sourcils en se demandant ce que son ami voulait dire par-là. Etait-ce par rapport à son nom, son prénom, ses origines, la pure… Léo ferma férocement les yeux en se maudissant de penser comme les sorciers qui maudissaient les ceux qui leur étaient inférieur par la non pureté de leur sang. Était-il un sang-mêlé, tout comme lui, le savait-il depuis longtemps ?

    « Qu’est… »

    Mais le photographe ne lui laissa pas le temps de répondre et continua sur sa lancée. Zahid était tout aussi direct que Léo prenait des métaphores. Le Proche-Orient, des conflits, des morts, des assassinats. Ses parents. Ceux de Noah. Une boule lui monta à la gorge. Deux ans. Deux ans c’est jeune pour perdre des parents. Léo le savait,
    qu’importe l’âge, perdre ses parents était une épreuve. Mais deux ans … à deux ans tu n’as pas beaucoup de souvenirs, de photos, de détails profondément ancrés dans ton esprit. Léo repensa aux photographies planquées sous son lit et sa gorge se serra deux fois plus. Léo ferma les yeux pour se focaliser sur l’histoire de Zahid, son histoire, pas la sienne.

    Un frère. Zahid avait un frère. Et lui qui se morfondait parce qu’il ne voyait pas assez souvent le sien. Au moins il savait. Oui. Il savait que Jake et Isabelle étaient toujours en vie, qu’ils s’entraidaient, qu’ils étaient présents tout simplement même s’ils n’étaient pas là. L’irlandais se maudit de repenser à sa famille alors que Zahid lui parlait de la sienne mais leur histoire se rapprochait de bien des façons. Evidemment les contextes étaient différent : l’un moldu et l’autre sorcier. Mais Léo en voulait avant tout aux dirigeants. À chaque fois c’était le peuple qui payait. D’une façon ou d’une autre des familles se retrouveraient déchirées, séparées. Tout comme la sienne et celle de son ami.

    Plongé dans ses pensées, il ne sentit pas que Zahid lui avait prit la main. Il s’en aperçut réellement que lorsque ce dernier lui referma son poing. Léo rouvrit les yeux. Alors c’était ces rêves qui l’avait réveillé. Se réveillait-il chaque nuit ? Comment faisait-il pour tenir le coup ? Comment ? Se connaissant il serait parti, en ne se souciant que de ce frère qu’il ne connaissait pas. Rester sans savoir avait du être terrible pour le photographe qui se dirigea dans la chambre pour fumer une cigarette. Léo se leva à son tour pour le rejoindre. Les tremblements du jeune homme avaient repris. Léo le remarqua en voyant trembler la cigarette trembler entre les doigts de l'artiste.

    « Un sang-mêlé et un sang de bourbe… On va bien ensemble tu trouves pas ? »

    Léo se tendit lorsqu’il arriva à la hauteur de son ami. Il détestait cette expression. Expression que la plupart des Sangs purs utilisaient. Il détestait le fait que Zahid l’utilise pour se désigner. Son ami venait peut-être de parents moldus mais il valait mieux que tous les Sangs Purs réunis. Ils allaient bien ensemble parce qu’ils étaient Zahid et Léo, le blanc et son contraire, la photographie et le négatif. Parce qu’ils étaient eux et rien d’autre.

    Léo s’agenouilla et posa sa tête sur les genoux de son ami. « Je t’interdis de parler de toi de cette façon. », lui murmura Léo d’une voix enrouée. Après un moment de silence, Léo se leva et s’assit à côté de son ami et lui pris la cigarette des mains. Léo ne fumait que très rarement mais à chaque fois que la situation lui échappait, la clope s’avérait nécessaire. Il en tira une bouffée puis la rendit à son propriétaire en le regardant dans les yeux. Beaucoup de questions s’entrechoquaient dans sa tête mais il lui posa celle qui lui semblait la plus importante. Tout un chacun avait le droit de connaître sa famille. En l’occurrence il s’agissait du frère de Zahid.

    « Tu veux le retrouver ? »

    C’était une question mais en même temps il se doutait que la réponse serait positive. Le photographe avait peut-être peur de se faire de fausses illusions mais un jour ou l’autre il aurait besoin de faire ce bon dans le temps, de retrouver ses racines pour avancer dans cet avenir incertain.

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Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Dim 19 Juin 2011 - 23:14

    Ca y est. Tout était sorti. Enfin. Zahid ne savait pas trop comment il se sentait. Soulagé d’en avoir parlé à quelqu’un ? C’était certain. Mais en parler le plongeait dans une sorte de léthargie, de mélancolie et de sentiment d’abandon certain. Se rappeler tout ce que ses parents adoptifs lui avaient dit ce jour là ne l’enchantait pas du tout. Et encore moins lorsque les visions de son cauchemar revenaient au galop dans son esprit. Mais au fond il savait qu’en avoir parlé à Léo était une bonne chose. Il aurait du le faire depuis bien plus longtemps. Au moins maintenant il sentait un poids disparaitre de sur ses épaules. C’est toujours moins dur à porter lorsque l’on sait que quelqu’un est au courant, que ce quelqu’un sera là pour vous quoiqu’il se passe et qu’il ne vous jugera jamais. Ce quelqu’un était Léo et Zahid était plus qu’heureux de l’avoir. Sans Léo il se demandait souvent ce qu’il aurait faire. Ils se complétaient, faisaient parti intégrante de la vie de l’autre et ne pouvaient pas rester plus de une semaine sans se voir – et c’était déjà insupportable. Les parents de Zahid l’avaient déjà interrogé plusieurs fois sur sa relation avec Léo, mais il ne cessait de dire qu’il était son meilleur ami et son meilleur complice. Qu’aurait-il pu leur dire de plus ? Ce n’était même pas clair pour lui-même.

    Zahid baissa les yeux lorsque Léo le regardait en lui interdisant de se surnommer ainsi. Il l’avait dit pour plaisanter. Oh, il le savait, on ne plaisante pas avec ça. Mais parfois faut bien, pour évacuer la pression. Enfin apparemment Léo n’était absolument pas d’accord avec ça. Soit. Il ne se désignerait plus ainsi. Il hocha la tête sans un mot et releva son regard sur celui de Léo, avec un léger sourire en sa direction. Après quoi, Léo se leva, s’assit à ses côtés et s’empara de sa clope un instant avant de la lui rendre. Zahid la porta à ses lèvres pour en inspirer une bouffée, tout en déviant le regard de son vis-à-vis qui le fixait. Léo ne fumait que très occasionnellement. Quand il n’allait vraiment pas bien, quand la situation le dépassait ou lorsqu’il était vraiment énervé. Là, Zahid pariait sur la deuxième possibilité. Un léger silence s’installa, Zahid restait muet alors que Léo semblait être plongé dans ses réflexions. Son ami prit enfin la parole après un moment. Zahid releva les yeux vers lui.

    « Si je veux le retrouver… ? Oui. Non… Enfin je sais pas » souffla-t-il dans un soupire.

    Il baissa les yeux en inspirant une nouvelle bouffée de sa cigarette, restant silencieux un long moment. Evidemment qu’il voulait le retrouver. Savoir ce qu’il était devenu. S’il avait une femme, des enfants peut-être. Tonton. Il était peut-être tonton et il ne le savait pas. Il ferma les yeux un moment. Se faire tout un tas d’hypothèses n’était pas la bonne solution et ça le rendait dingue de ne pas savoir. Il ne supportait pas ça, déjà avec son tempérament curieux mais là il s’agissait de son frère, de sa famille. Du seul lien qui le rattachait à sa famille. Mais avait-il vraiment envie de retourner fouiller dans ce passé destructeur ? N’allait-il pas en ressortir davantage brisé que ce qu’il était déjà ? Parfois il vaut mieux ne pas toucher au passé, le laisser derrière soi pour mieux avancer. Mais d’un autre côté, comment peut-on avancer lorsque l’on ne sait pas qui on est vraiment ?
    Zahid fut sorti de son mutisme par Léo qui lui secouait doucement l’épaule. Il reporta son regard sur lui et mit un moment avant de trouver les mots pour exprimer ce qu’il ressentait.

    « Si, bien sûr que je veux le retrouver. Mais au fond je ne sais même pas si lui en a envie, si je vais pas chambouler sa vie. C’est loin tout ça… Je sais même pas ce qu’il est devenu. Et de toute façon, si ça se trouve je ne le retrouverai même pas… »

    Il s’interrompit un instant, terminant sa cigarette, se levant et écrasant le mégot dans le cendrier sur son bureau. Il se retourna en soupirant et en passant une main dans ses cheveux avant d’avouer à demi-mots :

    « J’ai la trouille. Et s’il était mort lui aussi ? Oui c’est vraiment… vraiment insupportable de ne pas savoir, de rester dans l’ignorance. Mais je préfère me dire qu’il est en vie et qu’il va bien que de découvrir d’autres horreurs. Mes cauchemars sont déjà violents, j’ose même pas demander à mes parents comment ça s’est exactement passé parce que je n’ai pas envie que mes visions empirent après. C’est aussi pourquoi j’ai la trouille de retrouver Saad. Mes vrais parents me sont presque inconnus et j’en souffre déjà, alors si je retrouve Saad et qu’il me parle d’eux, si je m’y attache… »

    Zahid soupira et secoua la tête. Au fond il ne savait pas ce qu’il voulait. Enfin si, il voulait savoir. Mais c’est la peur qui le paralysait, qui paralysait ses actions de recherche. A chaque fois qu’il penser à avancer un peu, la crainte de ce qu’il allait découvrir l’envahissait et il laissait tout tomber. Il se sentait vraiment misérable d’agir ainsi, mai rien ne l’avait jamais autant touché que ce sujet. Mise à part tout ce qui concernait Léo et qui était grave bien sûr. Même si ça n’était pas vraiment comparable.
    Tout ce qu’il disait était très brouillon, il avait du mal à exprimer ce qu’il ressentait. Mais Léo allait sans doute le comprendre. Depuis le temps qu’ils se connaissaient, il était habitué.

    « C’est juste de la lâcheté… » finit-il par lâcher.
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Leo Elensar
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Ce message a été posté Mer 22 Juin 2011 - 18:46

    Léo se demanda comment Zahid avait réagit à l’annonce de ses parents adoptifs. Le nombre de questions qu’il avait du poser sans pour autant avoir de réponse. Ne pas savoir était terrible. L’ignorance était le pire des sentiments. L’ignorance nous rendait craintifs et plus faibles. Lorsque son frère ne l’appelait pas pendant deux semaines, Léo devait se retenir de transplaner en France pour voir si tout allait bien. Il ne pouvait pas. Alors ne pas savoir où était son frère ni même s’il était encore en vie devait être un sentiment terrible à porter.

    La vérité fait mal mais l’ignorance est pire, deux fois plus inquiétante et stressante. Léo tourna la tête pour regarder Zahid qui était plongé dans ses pensées. Avait-il peur, peur de savoir, d’avoir de mauvaises nouvelles à l’arrivée ? Léo savait son photographe préféré pessimiste de nature. Le pensait-il déjà mort ? L’hypothèse n’était pas à rejeter mais il y avait toujours la possibilité qu’il soit vivant. Léo lui secoua doucement l’épaule.

    Si son frère s’était donné tout ce mal pour le protéger c’était qu’il tenait à lui. Beaucoup. L’ancien Poufsouffle s’arrêta un moment avant de poursuivre. Léo recula pour poser son dos sur le mur. Evidemment. Zahid voyait rarement la nuance de gris. Son frère était peut-être en vie. Mais tout en étant comme souvent légèrement agacé par le pessimisme de son ami, Léo ne pouvait qu’être d’accord en partie avec ce qu’il ressentait. Sauf. Sauf qu’il n’était pas un lâche.

    « Tu n’es pas lâche. », lui fit Léo en ramenant ses genoux contre lui. « Tu n’as rien d’un lâche. Tu as peur. Tu l’as appris il y a peu de temps. Et tu ne sais pas quoi faire. », murmura t-il après un moment de silence. « J’ai un frère… et une sœur. »

    Léo senti le regard de Zahid se poser sur lui et leva la tête pour croiser le regard légèrement surpris du photographe.

    « Jake s’est vendu tout seul. », lui fis-je en haussant les épaules. « C’est le plus tête brûlée de nous trois. Isabelle, c’est la plus fragile. », lui fis-je d’une voix douce. Léo le senti, ce regard-là. Celui qui dit, ‘je n’aime pas quand tu me caches des choses.’ Léo se mordit la lèvre inférieure en regardant par la fenêtre. Et encore il ne lui avait pas tout révélé. Mais ce secret là, personne ne le saurait sauf … sauf si un Legilimens tenterait d’utiliser son pouvoir contre lui.

    « Je ne les vois qu’une fois par ans. Je sais qu’ils vont bien. Du moins je sais par toi que Jake va bien. On s’appelle de temps en temps en utilisant la technologie moldue parce qu’avec les surveillances du Ministère, c’est trop risqué. » Léo s’arrêta un moment pour tourner la tête vers son ami. « J’ai plein d’occasions d’aller les voir mais je n’ose pas. Isabelle me rappelle ma mère et Jake mon père. J’ai quelques souvenirs d’eux mais très peu. Je pourrais partir une semaine en France pour les rejoindre et ils me parleraient des heures de leurs souvenirs. J’suis même allé dans la pensine de Jake un jour. », lui fit l'irlandais avec un sourire nostalgique.

    Léo se passa une main sur le visage avant de poursuivre. « Je pourrais aller les voir quand je le veux mais je ne le fais pas. Il y a plein de choses que j’aurais du faire et que je n’ai pas faites même si je pense le faire un jour. Ca c’est de la lâcheté. Toi … tu as simplement peur. », termina t-il dans un murmure.
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Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Sam 25 Juin 2011 - 17:04

    Et si jamais Saad avait voulu se venger ? Utiliser sa magie alors qu’il était encore étudiant pour rendre leur honneur à leurs parents ? Comment ceci aurait-il fini ? Un sorcier ne doit pas utiliser sa magie tant qu’il n’est pas diplômé… Et il ne doit pas non plus l’utiliser sur des moldus, ou du moins ce n’était pas conseillé… Après les moldus pouvaient se douter de quelques chose et la situation devenait compliquée… Ce pourquoi les sorciers avaient souvent recours au sort des oubliettes pour altérer leur mémoire pour qu’ils ne se souviennent de rien.

    Enfin, en étant réaliste et objectif, Zahid se disait que Saad devait quand même être en vie. Il avait des pouvoirs magiques, les moldus non. Et de toute façon il avait du être pris en charge après la mort de leurs parents. Sans doute. Mais le doute restait là. Il ne pouvait pas en être sûr et certain. Peut-être qu’un jour, bientôt ou non, il partirait à sa recherche. Ce qui le chagrinait, c’est qu’apparemment il n’avait jamais cherché à venir le voir ou le contacter. Peut-être ne voulait-il plus rien avoir à faire avec lui, pour laisser ce traumatisme derrière lui, derrière eux ? Peut-être…. Peut-être voulait-il juste le protéger encore en lui taisant son existence, croyant qu’il n’était toujours pas au courant ? Les questions se bousculaient et le mal de tête de Zahid persistait, ce qui n’arrangeait pas vraiment les choses. Ce qui était sûr, c’est qu’il n’était pas près de pouvoir se rendormir.

    Il reporta son regard sur Léo qui s’était assis à terre, dos contre le mur en ramenant ses genoux contre lui, lui disant qu’il n’était pas un lâche. Zahid haussa les épaules. Un peu quand même. Il avait peur oui, il ne savait pas quoi faire, oui aussi. Mais il était un peu lâche également. Mais il n’eut pas le temps de lui dire ce qu’il pensait que Léo reprenait la parole, lui dévoilant encore un pan de sa vie. Une sœur. Il avait une sœur en plus de ce frère photographe. Zahid fronça les sourcils, s’interrogeant sur le pourquoi il n’avait pas parlé d’elle alors qu’il lui avait raconté tout le reste… enfin du moins, ce que Zahid pensait être tout le reste. Jake et Isabelle…. Zahid ouvrit la bouche mais se tut alors que Léo continuait dans sa lancée… Lui aussi avait besoin de se confier, ça se voyait. Et le palestinien était content qu’il le fasse. Content d’être celui à qui il se confiait. En même temps, cela avait toujours été le cas. Léo n’avait vraiment pas eu une vie facile. C’est pour ça que Zahid avait voulu lui cacher ses propres soucis personnels. Mais il n’y avait pas échappé, ce qui n’était pas étonnant quand on les connaissait tous les deux. Toujours à vouloir le bien-être de l’autre.

    Zahid secoua la tête alors que Léo ajoutait de nouveau que c’était bien lui qui était lâche, pas son ami qui avait « peur ». Levant les yeux au ciel, le photographe s’accroupit et posa ses mains sur les genoux de son meilleur ami en plongeant son regard dans le sien un moment. Se relevant, il tendit la main à son barman après avoir allumé une nouvelle cigarette et s’être emparé de son cendrier.

    « Aller, viens. »

    Léo ayant pris sa main, Zahid l’entraîna sur le lit, s’y assit au fond, contre le mur, un oreiller dans son dos. Attirant son ami contre lui, il l’enlaça en glissant un de ses bras autour de son ventre, son autre main tenant sa clope. Il resta un moment silencieux, tira quelques bouffées de sa cigarette avant de tourner la tête vers son alter ego, son visage dans les cheveux de l’ancien serdaigle.

    « T’es pas un lâche Léo. Tu l’as jamais été. C’est pas de la lâcheté… C’est de la sécurité ce que tu me décris. T’es bien obligé d’agir comme ça… Tu fais ça pour les protéger. Pour vous protéger. Il n’y a rien de moins lâche que de résister à la tentation d’aller les voir pour les préserver. »


    Un silence s’installa, Zahid se sentait un peu mieux, il espérait que ce soit également le cas pour Léo. Leur nuit avait été courte, le jour se levait à peine au dehors. Zahid ne savait pas trop si son ami avait envie de s’endormir de nouveau, dans son propre cas il en était incapable, principalement à cause de sa crainte de revivre un cauchemar plus vrai que nature.

    Il laissa son regard vagabonder autour de lui, expira longuement une bouffée de sa cigarette en tournant la tête. L’air absent, fixant la fumée qui émanait de sa clope, il se fit la réflexion qu’en fin de compte, si Léo est lui étaient si complémentaires c’est qu’ils étaient tous les deux aussi amochés. Deux âmes brisées qui ne « vivait » réellement que grâce à l’autre. Il poussa un long soupire, se pencha légèrement pour déposer ses lèvres sur la tempe de Léo et resserrer instinctivement son étreinte, laissant un léger sourire venir fleurir sur ses lèvres.

    « Au fait… C’était qui exactement le gars qui t’empêchait d’être concentré deux minutes sur ce que je te racontais l’autre fois ? » fit-il en exagérant un peu, intrigué, légèrement agacé et amusé à la fois.

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Leo Elensar
Leo Elensar
Petit Serpent
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Rapeltout
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Ce message a été posté Lun 27 Juin 2011 - 11:11


    Léo baissa la tête pour plonger dans le regard qui lui faisait face. Le jeune homme se demandait si ce qui les avait rapprochés, au départ, n’était pas cela, ce vide intérieur causé par la perte d’êtres chers. Ils avaient vécu les mêmes séparations difficiles. Les contextes étaient différents : Zahid était bébé, lui un peu plus grand mais ces mêmes pertes restaient indélébile. Inconsciemment avait-il pu ressentir cette peine profondément enfouie dans le subconscient de son ami ? Ses rêves le hantaient comme ses souvenirs le hantaient. Tout deux avaient vécu, très tôt, des événements terribles et Léo avait souvent eu tendance à s’accrocher à Zahid comme si ce dernier pouvait effacer toute la peine, la douleur qu’il ressentait toujours en repensant à ses parents ; et ceci sans ce douter un seul instant que son ami avait vécu ces mêmes événements traumatisant pour quelqu’un d’aussi jeune.

    Zahid brisa le contact visuel en se relevant pour allumer une nouvelle clope. Il lui tendit la main la seconde d’après.

    « Aller, viens. »

    Sans même une seconde hésitation, Léo lui attrapa la main l’ancien Poufsouffle l’entraina sur le lit à sa suite. C’est vrai que le sol n’était pas particulièrement confortable. Léo sourit en se sentant attiré contre son ami. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas installés l’un contre l’autre comme cela. Le silence se propagea. La fumée de la cigarette de Zahid formait des ronds au dessus de leur tête et il se sentait juste bien. A deux ils avaient formé un cocoon que rien ni personne ne pouvait atteindre. Il senti le bras du photographe lui entourer la taille et il soupira lorsque Zahid parla à nouveau.

    « T’es pas un lâche Léo. Tu l’as jamais été. C’est pas de la lâcheté… C’est de la sécurité ce que tu me décris. T’es bien obligé d’agir comme ça… Tu fais ça pour les protéger. Pour vous protéger. Il n’y a rien de moins lâche que de résister à la tentation d’aller les voir pour les préserver. »

    Le barman joua avec la main de son ami tout en l’écoutant. Il pencha sa tête sur le coté en sentant les cheveux de Zahid lui chatouiller le cou. Sa prise se resserra autour de sa taille et l’irlandais hocha la tête.

    Se préserver. Tout était là. Il ne voyait pas Jake et Isabelle uniquement parce qu’un sang-mêlé lui-même au pouvoir avait décidé que les sang-mêlés ne méritaient pas de vivre. Merde. C’était absurde, terriblement absurde mais personne ne contestait les idéaux de Voldemort de son vivant. Et même mort, son ombre planait. Seul l’Ordre du Phoenix prônait des idées plus égalitaires, promettait un avenir plus juste. Léo avait fait son choix en parlant avec Zak la semaine précédente. Il avait changé de faction mais rien ne disait que l’Ordre allait gagner cette victoire. Léo n’était pas d’un naturel pessimisme mais Zahid le contaminait. Mais ce n’était pas plus mal, à force de se bercer d’illusion, il se faisait mal. Ce pessimisme qui le gagnait parfois, contrebalançait sa naïveté et rendait la chute de cette dure réalité un peu moins douloureuse.

    Un poids c’était retiré de ses épaules en en parlant avec son ami. Il ne savait pas ce qu’il en était du côté de l’ancien Poufsouffle mais parler faisait souvent du bien. Bien sur il restait beaucoup de zones d’ombre. Tout n’était pas devenu blanc comme un manteau de neige. Il restait des zones de gris qui le troublaient encore et ne cesseraient de le troubler jusqu’à la fin. Isabelle et Jake allaient-ils bien ? Il ne leur avait pas parlé depuis deux semaines au moins. Isabelle était souvent à l’hôpital et Jake toujours en vadrouille pour prendre ses photos. Il n’aimait pas ne pas savoir. C’était une torture qui lui tordait le ventre à chaque instant. À chaque moment il imaginait le pire et vu le régime mis en place, il n’était pas si fou de penser que, pas de réponse, pouvait signifier la mort de l’un d’eux ou des deux.

    Léo ferma les yeux à cette pensée. Il serra des dents pour ne pas laisser son imagination, un peu trop fertile par moments, prendre le dessus. Pour le moment ils allaient bien, c’était tout ce qui comptait. Une fois encore, ce fut Zahid qui le relaxa à sa manière, sans réellement savoir ce qu’il se tramait dans son esprit. Léo n’était pas au meilleur de sa forme mais Zahid était toujours présent, une présence rassurante qui l’empêchait de sombrer dans cette douce folie qui ne lui apportait que tristesse, amertume et désespoir. Tant de souvenirs, de pensées s’entrechoquaient dans son esprit que seul le palestinien parvenait par des gestes simples mais pourtant si fort à rendre leurs échos moins forts. Zahid avait ce don de le remettre sur pieds, l’empêcher de perdre les pédales, d’agir inconsidérément.

    « Au fait… C’était qui exactement le gars qui t’empêchait d’être concentré deux minutes sur ce que je te racontais l’autre fois ? »

    Léo resta interdit quelques secondes avant que son esprit fasse le lien entre ce que lui disait l’ancien Poufsouffle et ce qu’il s’était effectivement passé. Un joli rose lui colora les joues, lorsque les détails lui revinrent en mémoire. De toute façon Zahid le saurait bien assez tôt.

    « C’est juste … Ian. », lui répondit Léo en lâchant doucement la main de son ami. « Et tu dis n’importe quoi, j’étais très concentré. »

    Terrain glissant, parler de sa pseudo vie amoureuse n’avait jamais été facile avec Zahid. Principalement parce que sa relation avec le brun n’était pas claire non plus. Il se le demandait souvent. Qu’étaient-ils l’un pour l’autre ? Même lui n’arrivait pas a mettre le doigt dessus. Toujours était-il que parler de Ian à son ami n’était pas chose aisée pour l’irlandais. Mais il connaissait bien Zahid pour savoir qu’il ne s’accommoderait pas d’une réponse aussi vague. Léo tourna la tête, le soleil se levait déjà…

    Ils n’avaient pas beaucoup dormi mais Léo était bien éveillé. Le sommeil le gagnerait surement plus tard dans la journée. Léo songea un moment à rentrer chez lui tout en passant d’abord chez un apothicaire pour acheter des potions anti gueule de bois. Oh il pourrait sans nul doute passer des heures avec le photographe a parler de tout et de rien, comme d’habitude, mais Zahid avait surement d’autres choses plus intéressantes à faire que de s’occuper de sa petite personne.

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Noah Zahid Maxwell
Noah Zahid Maxwell
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Ce message a été posté Mar 5 Juil 2011 - 19:41

    La quiétude qui les entourait était rare pour l’un comme pour l’autre, sauf quand ils étaient ensemble, seuls. Zahid ferma les yeux doucement en se laissant porter par la douceur du moment et l’apaisement que celui-ci lui proposait n’avait pas de prix. Tout le monde était un peu sur les nerfs ces temps-ci- en particulier chez des gens comme Léo ou lui - ce qui était normal avec tout ce qui se passait en dehors. Mais lors de ces moments-là, il avait l’impression que rien ne pouvait les toucher. Que rien ne pouvait les toucher tant qu’ils étaient tous les deux. Ce qui était totalement faux. Mais ça fait du bien d’espérer, de croire e une telle chose, mais si ça peut paraître mièvre et romantique, ça aide à se battre contre ses propres démons, à se battre pour ce en quoi on croit, pour ce que l’on considère comme juste. Quel homme peut-il se battre sans soutien ? Ils sont rares…. Ou complètement dérangés, au choix. Il sourit quand Léo s’empara d’une de ses mains pour jouer avec, c’était un peu une manie chez Léo lorsqu’ils étaient dans les bras l’un de l’autre, jouer avec ses doigts et laisser le temps s’écouler sans rien dire. Ils n’avaient pas vraiment besoin de se parler, ils se comprenaient sans et n’en trouvait pas toujours la nécessité. On ne sent pas la présence et l’affection de l’autre qu’ uniquement à travers les mots.


    Enfin bref. Le temps passait et repensant à pas mal de choses, Zahid demanda à Léo des informations concernant l’homme du bar dont Léo semblait être particulièrement intéressé et qui l’avait déconcentré lors d’une récente conversation qu’ils avaient eu alors que le photographe s’était rendu aux Trois-Balais pour se désaltérer et évidemment pour prendre des nouvelles de son Léo qui s’était absenté plusieurs jours, ce qui l’avait inquiété vu qu’en plus son bougre de meilleur ami n’avait pas jugé bon de le mettre au courant…. Léo était désespérant ! Il le savait bien en plus que Zahid s’inquiétait vite quand cela le concernait lui ! Heureusement, il lui avait raconté ce qu’il s’était passé et Zahid avait été rassuré de voir qu’il ne s’agissait pas de quelque chose de grave à proprement parlé, même si fatiguant…. Devoir vomir continuellement pendant plusieurs heures ne devaient franchement pas être agréable.

    Il eut un sourire quand Léo répondait à sa question… sans vraiment y répondre, ou du moins pas de façon claire et précise. Pas du tout même. Ca ne l’avançait mais vraiment, vraiment pas du tout en fait. Mais Zahid n’allait pas s’arrêter à de si piètres informations et Léo le savait pertinemment. Tout était une question de temps. Le photographe laissa de nouveau le silence retomber profitant des derniers moments d’affection et de quiétude que leur donnait cette bulle qu’ils s’étaient construite au fil des mois, des années. Il lança un regard sur son réveil magique ce qui confirma son idée qu’ils n’avaient plus beaucoup de temps, il était bientôt 8 heures et son exposition ouvrait à 8h30, il se devait d’y être même s’il aurait préféré rester ici. Il poussa un léger soupire et resserra un peu son étreinte sur son ami qui venait de tourner la tête vers la fenêtre qui laissait filtrer quelques rares rayons de soleil. Les Détraqueurs étaient encore nombreux dans le ciel de Londres, néanmoins il semblait qu’il y en aient moins ou que cela soit moins important que lorsque le Lord était encore en vie.

    Sans se concerter, ils se levèrent, rompant ainsi leur étreinte et retrouvant leurs préoccupations quotidiennes, pour Léo se reposer –il en avait bien besoin- et pour le photographe se rendre sur son lieu de travail. Et peut-être avant aller s’acheter des remèdes anti-gueule de bois, en tout cas pour Zahid, parce que le mal de tête persistait et comme c’était parti, il doutait sérieusement qu’il allait partir tout de suite.

    Après une bonne douche, il rassembla ses affaires, enfila ses habits et chaussures avant de se glisser dans la salle de bain où Léo venait de finir de s’habiller pour lui faire la bise, ébouriffé ses cheveux mouillés qu’il venait de coiffer, et se mettre à rire.

    « Bon, je dois y aller ! Je suis déjà à la bourre ! Repose toi bien aujourd’hui d’accord ? Ah, et t’inquiètes, j’ai pas oublié cette histoire avec Ian ! Te crois pas débarrasser de ce sujet avec moi ! »

    Souriant, il l’ébouriffa une dernière fois et sortit de l’immeuble pour passer acheter des remèdes anti-gueules de bois et transplaner ensuite jusqu’à sa salle d’exposition.

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