What's your problem? Me too. Perfect.



 



What's your problem? Me too. Perfect.
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs :: Habitations
avatar
Corvus O. Hunter
Générateur de Chaos
Messages : 861 Crédits : Lord Ena
Age du personnage : 31
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Emissaire Ombre ¤ Ancien Avocat en Droit international
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Rouge-Gorge
Epouvantard : Se voir lui-même, enchainé, vidé de toute énergie et sans volonté. Avec le corps de son frère sur le sol.
Baguette magique:
Ce message a été posté Mar 19 Aoû 2014 - 13:25





Juillet 2022



What's your problem? Me too. Perfect.









Bien. Parfait.

Quelle merde.

Me passant rageusement les doigts dans les cheveux, je soupirais profondément avant de me laisser aller le front contre le bois trop dur de mon bureau, glissant mes mains sur l'arrière de mon crâne, fermant les paupières et serrant la mâchoire.

Était-ce la période? Une sorte de printemps à retardement où fleurissaient les mauvaises nouvelles?

Cette simple métaphore fleurie me faisait penser à cette grognasse. Ces grognasses. En cet instant j'en venais presque à haïr toutes les femmes du monde, toutes celles qui faisaient mon monde. N'était-ce pas elles qui dans l'ombre nous menaient à la baguette -et pas la meilleure-, nous contrôlaient, nous humiliaient et ne faisaient que nous créer milles et un problèmes?

Je soupirais, m'humidifiaient les lèvres en soupirant davantage, me passant les mains sur le visage, le regard tombant sur le parchemin froissé abandonné rageusement sur un coin du bureau. Avant de glisser sur le reste du bordel encombrant le bois lustré. Sur l'étui à cigarettes d'Esmé. Mes doigts l'attrapèrent involontairement, le palpant le faisant tourner alors que mon regard se perdait dans le vide, alors que diverses émotions m'étreignaient. Haine, dépit, mélancolie, désespoir, agacement, indifférence.

Dire que la nouvelle du mariage de Mesméria m'avait remué était peu dire. Même si le soir S je n'en avais pas plus montré que cela, le temps que l'information fasse son trajet dans ma cervelle, que les conséquences s'affichent, que mon esprit commence à s'affoler et mes doigts à trembler. Même en tenant fermement mon verre de whisky pur-feu. Ou une clope comme en ce moment. Allait-on m'interdire de la voir? De passer ma main contre le creux de ses reins? D'apprécier la douceur de ses lèvres charnues? Me priver simplement de nos discussions? Les calmes comme les houleuses? Ces élans d'adrénalines qui me traversaient toujours en sa présence quoi que nous fassions. Cette façon d'être juste moi, d'être bien, quelques soient les facettes dévoilées. Allait-on me voler ma Swanny? Pire que tout....Swanny choisirait-elle elle-même de se dérober définitivement à moi? Et..Que ferais-je? Les solutions éclataient dans mon esprit comme autant de bulles. Fragiles, inutiles, futiles, suicidaires.
Devais-je vraiment me mettre dans cette état pour cette simple histoire? Nous savions l'un comme l'autre que cela ne durerait pas indéfiniment.

Encore moins maintenant.

Mon regard accrocha à nouveau ce satané parchemin.

Où le cachet Hunter semblait briller de milles feux, me narguer, me postillonner sa hargne d'un air narquois.

Je fronçais les sourcils et ricanais à haute voix. J'étais juste pathétique. Et j'avais trop bu. Heureusement qu'Aquila n'était pas là, je n'aurai guère apprécié son regard déçu et moralisateur.

Mais que pouvais-je vraiment faire d'autre en cet instant, alors qu'en si peu de temps je perdais immanquablement une femme d'importance pour m'en coller définitivement une autre sur le dos? Le tout à vie? Puisque cette satanée lettre m'informait -m"informait par Merlin! Aucune voix au chapitre pour changer! - que mes satanées fiançailles avec Blondinette allaient enfin passer en mariage. La date était prise. Cela allait enfin consolider définitivement les liens entre nos deux familles, et bien sûr entre mes couards de parents perdus au fin fond de la France et notre beau village moisi de résistants officiels ici.

Qui disaient que les mauvaises nouvelles ne venaient jamais seules?

Un son gourd me tira de mes pensées que je reconnu tardivement comme étant la sonnerie magique de l'entrée. Qui pouvait venir m'emmerder maintenant?

Je décidais de snober l'interférence. Pas envie, pas en état, pas envie. Qu'il aille se faire prendre ailleurs.

Mais l'illustre connard sonnant insistait.

Grommelant, j'attrapais le Visagier qui permettait de savoir qui attendait impatiemment sur le pas de la porte.

. . . .

Swanny.

Un battement hésitant plus tard je descendais les escaliers pour ouvrir la porte au moment où elle s'éloignait déja de quelques mètres.


"Je ne t'attendais pas..."

Ouai, super pertinent vu que 90% des fois où on se voyait, c'était de l'imprévu. Mais ça s'était avant, non?

En cet instant j'avais plutôt honte de mon état, je devais puer l'alcool et la clope, mais guère de façon très excitante. Sans parler des cernes, de ma coiffure ou ma tenue. Mais bon, c'était Swanny, non?

Souriant doucement, recouvrant une parcelle de moi-même, je la priais d'entrer tout en la détaillant avec un peu trop d'insistance. Haussant les épaules intérieurement, je passais devant elle avant de rejoindre ma chambre, de m'assoir sans trop de grâce sur le bord de mon lit, attraper la bouteille et deux verres. M'en servant déja un.


"Un verre Honey?"

Une appellation qui sonnait bien plus creuse qu'habituellement, bien moins amusée, ironique et sensuelle même si j'avais tenté de lui insuffler un peu de tout cela. de gonfler le torse d'un paraître bien lamentable.




CODE BY AMIANTE - LORD ENA
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Esmé Selwyn
Le Diable au Corps
Messages : 741 Crédits : Myrlu & Grey Wind
Age du personnage : 28 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Funambule-acrobate & Dresseuse de Fauves
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : Auparavant un Cygne Noir, désormais une Hyène.
Epouvantard : Un Lapin. Blanc, le lapin.
Baguette magique:
Ce message a été posté Jeu 18 Sep 2014 - 23:18

Alors que la porte des Smith se refermait derrière elle, un sourire était apparu sur les lèvres de la jeune femme. A peine une ébauche, mais devenue si rare ces derniers jours qu'il fallait la noter, cette victoire transpirant au coin de ses lèvres carmines. Elle avait même remonté les rues pavées du "village" sorcier d'un pas beaucoup plus nonchalant, bien loin de la vivacité hargneuse qui l'avait habité tandis qu'elle allait retrouver Jonas.

Jonas Smith. Son fiancé. Oui, elle, la grande, la fabuleuse Esmé Selwyn était désormais engagée sur le long terme avec un homme. Officiellement. Autant dire que la nouvelle avait du faire quelques émules chez nos bien-pensants - traduire, cul-serrés -, voire chez les autres. Quoi que, certainement pas autant qu'au Chimeria lui-même. Les tentures avaient tremblé des cris hystériques de la Dresseuse infernale. Un peu comme ceux de Charmelle, le jour où Hard Touth l'avait demandé en mariage. A la différence que pour la Sang-Pur, il n'avait pas s'agit de cris de joie. Loin de là. Car son nouveau statut n'était pas de son fait. Disons que si elle n'avait jamais reculé devant grand-chose pour faire parler d'elle, elle disposait quand même d'un semblant de morale. Ce qui n'était pas le cas de Salomon, dont l'amour infini qu'il éprouvait pour sa descendance pouvait largement être contrebalancé par la perspective d'un avenir riche et glorieux. Quoi de mieux qu'un bon mariage pour assurer la pérennité d'une entreprise de plusieurs générations ? Il n'avait donc pas hésité à fomenter une alliance dans le dos de sa cadette et à la mettre devant le fait accompli une fois celle-ci conclue. Le pire étant sûrement que cette dernière ne s'était rendue compte de rien. Il avait donc fallu qu'elle reprenne les rennes de cette comédie au plus vite. Hors de question qu'on lui donne un premier rôle pour lequel elle n'avait pas auditionné.

Le mariage n'avait jamais fait parti de ses projets. Elle répugnait à dire "oui" pour la vie à quelqu'un d'autre que sa propre personne. Quant à enfanter ? Par le Lord ! Ce n'était pas parce qu'elle avait des affinités particulières avec les Bêtes qu'on était en droit de l'imaginer en poule pondeuse. Elle laissait ça à mémère et autres Miss Gallions. Le Cirque, voilà tout ce qui l'importait. Il n'en avait jamais été autrement et cela ne changerait jamais.

Ou alors ...
... Ne disait-on pas que seuls les imbéciles ne changeaient pas d'avis ?

Esmé n'était pas une imbécile.
Grâce à sa petite discussion avec Jonas, elle avait même compris qu'ils étaient désormais deux à l'être bien moins qu'ils le paraissaient.

Aussi, elle avait revu l'objectif de leur entretien. Au lieu de repartir libre comme l'air, elle lui avait arraché la promesse d'un gros diamant, ainsi qu'une nouvelle opportunité de rendre son existence encore plus ... Riche en péripéties.

L'année qui se profilait promettait d'être intéressante.
Du moins, en ce qui la concernait.

Ainsi ragaillardie, elle se dirigea vers le quartier des Héritiers. Ses méfaits accomplis, il aurait été dommage qu'elle fut la seule à en profiter.

Elle comptait sur son amant favori pour partager sa bonne humeur retrouvée. Enfin, pour ça, il aurait fallu qu'il réponde à son coup de sonnette. Ou au second. Au troisième, elle commença clairement à s'impatienter. La lumière des chandelles perçant l'obscurité qu'elle apercevait depuis le contre-bas de la rue l'assurait sur sa présence. Qu'est-ce qu'il fabriquait ? Peut-être était-il déjà ... En mains. Mais même dans ce cas-là, il ne la laisserait pas devant la porte. L'indigente serait renvoyée aussi sûrement qu'elle pourrait s'installer sur le canapé en attendant que l'autre se rhabille. Comprendre que la Selwyn avait droit à certains égards.

En théorie.
En pratique, elle trépignait sur le trottoir, comme une vendeuse de charmes de bas-étages.

On n'aurait pu croire que l'apparition de Corvus un instant plus tard dans l'encadrement l'aurait rassuré à ce sujet mais il n'en fut rien.


"Je ne t'attendais pas..."


Tu m'en diras tant, pensa-t-elle aussitôt. Elle haussa un sourcil avant de déposer un baiser sur sa joue. Les effluves d'alcool et de cigarette froide, ajoutés à sa mine défraichie, faillirent lui arracher une grimace qu'elle réprima finalement pour lui renvoyer un regard où pointait une lueur acide.


" Vraiment ? "


Question purement rhétorique. L'œillade lubrique du Magistrat sonna définitivement le glas de son état d'esprit léger. D'ordinaire, elle n'avait rien contre son sens du détail, néanmoins, lorsque son envie était embrumé par quelques substances, elle frôlait un malsain qui ne lui inspirait que de la crainte. Pour lui. Parce que le Hunter, quels que furent ses défauts, ne lui manquait de respect que quand ses moyens de défense menaçaient de s'effondrer.

Hors de question pour la jeune femme de se dérober pour autant. Elle aurait enduré tous les cercles de l'enfer pour cet homme, devenu son ami et bien plus. Elle le suivit donc jusqu'à la chambre, indifférente à ce qui l'entourait. Toute son attention était focalisée sur l'Emissaire, ses gestes lourds et son attitude assortie. Elle dédaigna sa proposition d'un vague signe de la main, tiquant un peu plus à cause du sobriquet employé d'un ton résonant presque douloureusement à ses oreilles.


" A moins que nous n'ayons quelque chose à fêter ? " interrogea-t-elle d'un ton doux mais loin de sa langueur habituelle avant de s'approcher de Corvus. Elle lui retira carrément le verre des mains, en inspectant le contenu d'un air absent. " Un enterrement, par exemple ? "


Il avait profité qu'elle ait franchi la distance qui les séparait pour se redresser et tenter de détourner le sujet. A sa manière. Il fallut quelques caresses et autant de baisers chatouillant la peau de son cou pour qu'Esmé parvienne à se défaire de leur étreinte naissante. Il était bien plus aisé à son corps de réagir au contact de son amant que de lui faire perdre la tête. La boussole Selwyn avait besoin de davantage que de douceur pour être déréglée.


" Parle-moi, trésor. Quel est le problème ? "


Elle doutait fortement que son état ait un lien avec son récent engagement, vu le peu de réaction dont avait fait montre l'Avocat lorsqu'elle le lui avait annoncé. D'ailleurs, le contraire l'aurait étonné ; pour autant qu'elle sache, il n'y avait pas de raison pour que cela l'atteigne d'une manière quelconque. Il finit par lui désigner vaguement le bureau attenant et elle alla s'emparer de la missive roulée en boule.


" Oh. Je vois. " lâcha-t-elle finalement, redevenue aussi impassible qu'une pierre malgré vents et marées. " Que de beaux bébés blonds en perspective. "


Sa phrase se termina dans un rictus cynique. Voilà. La boucle était bouclée. A croire que conservateurs et parias avaient accordé leurs violons afin d'inventer la symphonie de leurs avenirs. Requiem vers la fin des jours heureux.

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦

Ways of dreams & shadows
On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace, nous sommes libres. V pour Vendetta
Revenir en haut Aller en bas

Poster un nouveau sujet Répondre au sujet

What's your problem? Me too. Perfect.
PORTOLOINFilet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs :: Habitations