À montagnes d'or, vallées de cuivre | Mission, Andorre



 



À montagnes d'or, vallées de cuivre | Mission, Andorre
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Portoloin :: A l'étranger
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Astragild Schmidt
La belle bleue
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Emploi/Etude : Médicomage, spécialisation en pédiatrie, à la clinique de Pré-au-Lard
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Patronus : Cygne. Elle n'a jamais réussi à produire un patronus corporel complet, mais ce serait bel et bien un cygne, pas encore au stade final de son évolution.
Epouvantard : Rogan Macnair. Malgré toutes les blagues et tous les commentaires à mi-voix que fait Astra, elle est en réalité terrifiée par le père de ses cousins.
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Ce message a été posté Lun 21 Juil 2014 - 16:10

Wilhelmina Salamander, maîtresse de vos vies, nous a ordonné ceci:
 


13 juillet 2022

« C’est un véritable honneur de vous rencontrer, Monsieur Baixàs. »

Une blanche main tendue, un sourire ô combien sincère sur ses lèvres. Même pas besoin de jouer, de mentir, en cet instant. Pas besoin de ruser, de simuler ses yeux pétillants et son enthousiasme respectueux, en tendant sa main à l’ami de Wilhelmina Salamander, Ministre de la Magie d’Andorre. Un homme aux cheveux mi-longs et aux yeux profonds, très élégant, dont le charme latin devait faire effet sur bien des dames. Il répliqua en lui serrant la main, avant de l’embrasser d’un baisemain élégant. « Tout le plaisir est pour moi, Mrs Schmidt. » Son sourire se fit un peu plus grand, alors qu’elle se reculait après avoir repris sa main.

Être choisie pour cette mission était une réelle fierté pour la jeune femme, qui avait uniquement informé son époux de la raison de ce déplacement. Elle était loin d’être une diplomate, loin d’être une émissaire capable de négocier une entente commerciale, mais elle devait être considérée comme assez débrouillarde pour tout de même apporter des résultats. De quoi l’enchanter. Évidemment, son rôle était à quelque part entre celui de la potiche et celui de la roublarde, mais ça lui convenait pour cette fois.

Un regard rassuré à Milo Addhams, qu’elle accompagnait dans ce déplacement. Inutile de penser que c’était elle l’élément important du voyage ! Pas pour rien qu’elle s’était présentée à Lluís Baixàs après Milo, le laissant s’imposer dans son statut d’émissaire et de négociateur.
Si elle ne connaissait pas son camarade de mission (à peine de vue et de mémoire, sans plus) avant d’en recevoir l’ordre, Astra avait passé un certain temps avec lui avant que tous deux partent pour Andorre-la-Vieille, là où siégeait le Ministère de la Magie d’Andorre. Les informations sur l’état étaient toutes centralisées au service de renseignement et il avait accepté de lui partager ce qu’il pouvait lui dire sur le sujet, pour qu’elle ne s’aventure en terrain pas tout à fait inconnu et qu’ils puissent planifier leur excursion (tout en sachant parfaitement qu’une fois sur place, il était fort possible que tout foire). Au final, elle avait un intérêt réel envers la richesse culturelle d’Andorre et se mourrait se visiter un peu plus cet état… mais ce n’était pas pour cette visite-ci. Leur temps ici était compté, court, juste suffisant pour accomplir leur épineuse mission. Ils allaient devoir ruser, c’était certain, et la Serdaigle se félicitait d’accompagner par un Serpentard. La ruse, c’était de leur ressort, non ?

Ses yeux sombres tombèrent sur la garde du corps de Baixàs et elle se recula d’un pas supplémentaire. Ils avaient été accueillis par une autre garde du corps, quand ils étaient arrivés par Portoloin au Ministère même, et ensuite conduits sans plus de cérémonie jusque dans le bureau du Ministre. Leurs bagages seraient acheminés ailleurs. Il était curieux de voir un homme s’entourer d’autant de femmes, aussi redoutables par ailleurs. Un geste de la main et les deux Anglais furent invités à s’asseoir, chose qu’elle fit prestement, laissant sa robe blanche aux larges fleurs menthe s’étaler autour de ses cuisses. « Je vous présente Florència. Un signe de tête léger de l’athlétique femme aux yeux noirs. Vous la croiserez toujours en ma présence. Renata, qui vous accueilli à votre arrivée, vous accompagnera pendant votre séjour. » Compris. Ils allaient être protégés. Protégés de quoi ? Ils étaient officiellement ici pour conclure une entente entre Andorre et l'Hôtel de Ville, mais sans nul doute que le traître au sein du gouvernement de l’état ne serait pas dupe. Même si ce ne serait pas mal du tout, s’il l’était. On peut toujours rêver, non ? Baixàs  replaça ses cheveux machinalement, avant de leur servir à tous les trois un verre d’eau infusé de citron frais. « Il y a longtemps que j’attendais une opportunité de conclure un accord avec Wilhelmina… quel dommage que cela vienne à ce moment, vous en conviendrez. Acquiescement poli de la part de la Macnair Schmidt. Mrs Salamander nous a entretenu des troubles qui pourraient déstabiliser votre Ministère face à la France et a confiance que notre présence saura rappeler aux… indésirables, que le Royaume-Uni est toujours premier dans cette course. Ainsi que notre action conjointe mettra en échec lesdits indésirables. Je n’en attends pas moins de vous. » Une gorgée de l’eau citronnée. Elle se sentait étrangement détendue. Peut-être parce que son rôle était important, mais qu’elle ne se considérait pas comme la pièce maîtresse de ce jeu. C’est d’ailleurs dans cette optique qu’elle poursuivit sur un ton fleuri, posant brièvement sa main sur le bras de Milo, comme pour le ramener à la conversation : « Monsieur Addhams désire d’ailleurs avoir plus d’informations sur la situation politique et économique de votre Ministère, ainsi que sur vos soupçons sur les potentiels trouble-fête au sein de celui-ci. Votre opinion est précieuse et essentielle. » À son tour. Ils avaient eu des informations à l’Hôtel de Ville, mais apprendre les vraies choses de la bouche du Ministre était important. Il pourrait ensuite aborder l’échange sur le cuivre, avec la condition évidente qu’il réussisse dans leur entreprise. Que c’était complexe.
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Milo Addhams
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Ce message a été posté Mar 22 Juil 2014 - 7:35


« Bonjour, monsieur Baixàs, enchanté de vous rencontrer. Milo Addhams, émissaire de l'Hôtel de Ville » « De même, monsieur Addhams. ». Les deux hommes se serrèrent la main après que le négociateur se soit présenté, il se recula légèrement. Milo n'avait jamais rencontré cet homme personnellement, bien qu'il l'avait déjà vu à d'autres voyages qu'il avait fait. Sa partenaire, Astragild Schmidt, qu'il avait rencontré il y a une semaine,  se présenta auprès du Ministre de la Magie d'Andorre. Ce-dernier l’accueillait avec beaucoup d'élégance, et rien qu'à voir par le nombre de femmes qu'il était entouré, Baixàs semblait beaucoup les aimer. L'émissaire regardait autour de lui, et il appréciait le décor du bureau du Ministère de la Magie. Sobre, mais beau. Milo pensait à la mission : tenter de négocier pour le cuivre, tout en arrêtant ces pro-français qui pensaient que le Royaume-Uni n'était pus capable d'être le pays à la tête de la faction. Foutaise.

Le ministre d'Andorre nous présenta sa garde du corps qui nous salua d'un signe de la tête. Milo fit de même. Il ajouta qu'il y aurait Renata, la personne qui nous avait accueilli, qui nous accompagnera durant notre séjour. Le regard de l'émissaire croisa celui de sa partenaire, Astragild, et tout les deux comprirent qu'ils allaient être protégés. Milo aurait voulu protester et faire comprendre à Baixàs que ce n'était pas nécessaire et qu'ils pouvaient très bien se protéger seul. Cependant, dire cela pouvait entacher les relations - pour l'instant, très bonnes - avec le ministre, et mieux valait accepter. Milo fit silence alors que la discussion était engagée entre le ministre et sa collègue. Cette dernière mit en avant le négociateur, et il s'avança légèrement pour pouvoir parler distinctement. « Comme vous l'a dit, Mrs Schmidt, nous souhaiterions avoir de plus ample informations sur la situation actuelle d'Andorre. Autant social que politique et économique, monsieur Baixàs.  », disait-il, de sa voix grave, mais particulièrement douce. « Du point de vue économique, comme vous le savez, je pense, ce sont les mines de cuivres qui nous permettent de vivre aisément ici. La production augmente de semestre en semestre et les mines semblent inépuisable pour l'instant. ». Une petite pause, alors que Milo hoche la tête. « Politiquement et socialement, c'est catastrophique. Les Andorrans souhaitent passer sous le joug français, ils pensent qu'ils sont plus avancés que le Royaume-Unis, vous savez. Comme l'a dit, Mrs Schmidt, il y a ces troubles-fêtes qui nous embêtent. J'ai quelques soupçons, bien évidemment mais je n'ai aucune preuve de ce que je dis. Avec la pression qu'ils mettent, je devrais me rendre bientôt à l'évidence. », disait-il. Ce qui signifiait que les français allaient prendre de l'avance. Énormément d'avance. « Je doute que vous voulez passer du côté français, et préférait rester en bon termes avec les Héritiers du Royaume-Uni. Pour toute honnêteté, nous sommes venus pour le cuivre, cependant.... ». Le ministre lui coupa la parole. « Parlons du cuivre plus tard, monsieur Addhams. Si vous vous occupez de ces enquiquineurs, les négociations pourraient être faites. ». Le regard  du négociateur se posait sur Astragild, elle était émissaire également pour aujourd'hui et son avis comptait. Pour sa part, la proposition était alléchante. S'ils arrivaient à arrêter ces troubles-fêtes, ils auraient une bonne avance pour le cuivre.

« Une réception est organisée ce soir, vous êtes bien sur invités. Vous pourriez commencer à enquêter, alors. », avait-il ajouter. Il était direct, tout comme l'était Milo. « Nous serons là, monsieur le Ministre. », avait donc répondu le jeune émissaire. Pour l'instant, les choses se déroulaient pas mal pour les deux jeunes sorcier britanniques, mais il devait tout de même faire un plan pour que tout se déroule pour le mieux. Et, généralement, les plans n'étaient jamais suivis.


Dernière édition par Milo Addhams le Mer 23 Juil 2014 - 9:59, édité 1 fois
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mer 23 Juil 2014 - 3:22

Les mots du Ministre n'avaient rien de rassurants. Sa famille possédait certes les mines de cuivre du pays, mais si le climat politique était tendu et que la révolte grondait... Les mots de Wilhelmina avaient été clairs et cette confirmation était angoissante. Leur présence en ce pays était réellement nécessaire. Astra avait reposé sa main sur le bras de Milo et y exerça une légère pression, comme pour l'encourager à poursuivre et à aller encore plus dans le vif du sujet. Mais l'Andorran coupa court à une future discussion sur le cuivre.
D'accord. C'était compris. D'abord, trouver les enquiquineurs et les mettre en déroute. Ensuite, l'accord commercial.
Son sourire se fana quelque peu quand Baixàs parla d'une réception. Évidemment, il y avait des réceptions. Ils étaient les envoyés du gouvernement à la tête des Héritiers, elle-même était la nièce d'un conseiller de Wilhelmina Salamander, et Milo était émissaire. Une réception. Elle détestait les mondanités. Ça n'avait pas changé et les éviter avec application depuis l'enfermement général à Pré-au-Lard n'avait pas amélioré la chose. Et puis, depuis la soirée en Allemagne...

Astra rougit subitement à ce souvenir humiliant et elle s'empressa de prendre la parole à la suite de Milo, qui avait confirmé leur présence à la réception : « Sur quelles personnes se portent vos soupçons ? Vous n'avez aucune preuve contre eux, mais il ne faut jamais sous-estimer son instinct. Le Ministre semblait apprécier leurs interventions et elle espérait que ça resterait ainsi. La Serdaigle était naturellement bavarde, mais ce contexte particulier ne l'autorisait pas à être aussi volubile qu'à son habitude. Baixàs se gratta le menton, pensif. Joaquim de la Vega est un homme intelligent et il traite régulièrement avec la France. Il connaît bien des dossiers sur le bout des doigts. Gardez également un œil sur Antoni Cascajo. C'est un vieux loup aux dents longues. » Deux noms, c'était bien assez. Un pour chacun. Une réception, des personnes à surveiller et un peu de chance en plus du champagne.

L'homme se leva et les deux Anglais suivirent, dans un mouvement miroir. Des mains serrées, et un dernier conseil, subit, alors que la paume de Baixàs tenait celle de Milo : « Et... surveillez Sílvia Calderón. Une femme ? Seuls des hommes avaient été mentionnés, pourtant. Astra haussa un sourcil interrogateur, qui fit sourire le Ministre avec malice. Oh, pas vous, Mrs Schmidt... c'est plutôt à Mr Addhams qu'elle s'intéressera. La pantera negre. »

La Serdaigle se fit silencieuse pendant que Renata, venue les chercher au bureau même du Ministre, les reconduisait jusqu'à leur hôtel. Elle réfléchissait, en vérité. Réfléchissait à comment exploiter la supposée croqueuse d'hommes. Elle se sentait comme Brooke l'encourageant à séduire Franz pour obtenir des informations de sa part. Définitivement, ça lui rappelait bien trop l'Allemagne. Il faisait simplement... plus chaud. Bien trop chaud pour son sang d'Anglaise. Ils avaient le reste de leur après-midi à eux, mais elle ne prit pas le temps d'aller visiter comme elle l'avait précédemment souhaité. Elle se contenta de lire sur le balcon de sa chambre, qui communiquait avec celle de son camarade de mission (elle était une femme mariée, après tout). De profiter de ce moment de détente, sans travail autre à penser que son roman accompagné d'une menthe à l'eau. Un vrai rêve pour elle qui passait tant de temps à la clinique.
Les heures passèrent – jusqu'au moment où elle se prépara pour l'heure convenue avec Renata, pour que celle-ci les conduise à la salle de réception réservée pour la soirée. Une pointe d'anxiété dans son cœur. Une fois prête, la Médicomage frappa à la porte de la chambre de Milo, qui lui ouvrit peu de temps après. Un sourire et elle le suivit à l'intérieur, prenant un temps pour capter sa propre image dans le grand miroir de la chambre de l'émissaire. Une longue robe bustier blanche et vaporeuse, aux subtiles découpes faits d'une dentelle délicate et aérienne, des talons hauts blancs, ses cheveux bleus noués en tresse. Aucun bijou, sauf sa discrète alliance. Son regard revint à son partenaire. « Tu es très beau. Et elle le pensait. Machinalement, elle le passa en revue, comme elle le faisait avec son époux. Enleva une poussière son épaule, rajusta le col de sa chemise. Pour la soirée... Tu devrais t'intéresser à De la Vega. La politique est ton travail, tu seras bien meilleur que moi pour savoir s'il est notre traître. J'enquêterai du côté de Cascajo, j'ai l'habitude des vieux loups. Je suis une Macnair, après tout. » Une pâle Macnair, à son sens, mais qu'importe. Elle n'en sourit pas moins en replaçant une mèche des cheveux de Milo, avant de se reculer, satisfaite de son apparence. Un bel homme, réellement. Dommage qu'elle soit mariée et lui un basique de rang 4... oh, comme elle ne devait pas penser à de telles idioties. « Quant à la... panthère noire... si tu disparais avec elle, ne te laisse pas dévorer. Et si tu me vois boire plus de six verres, arrête-moi. » Un dernier clin d’œil et elle l'entraîna hors de la chambre.

Chemin court jusqu'au lieu dit, après que leur garde du corps ait verrouillé leurs chambres d'un geste de la baguette. Pas bien bavarde, d'ailleurs, la Renata – seuls ses yeux, d'un jaune perçant, parlaient pour elle. La réception était à ciel ouvert. Le vent d'été était chaud, brûlant sur son visage. Le soleil se couchait lentement, dans un coucher de soleil enflammé. Magique. Et tant de gens étaient déjà là... Son bras serrait étroitement celui de Milo. Elle détestait les mondanités. C'était encore une fois le moment de se jeter dans la gueule du loup – et cette fois sans la présence rassurante de Brooke qui connaissait tout le gratin. « ... allons-y. »
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Milo Addhams
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Ce message a été posté Mer 23 Juil 2014 - 11:13

Les réceptions, les mondanités, le serpentard en avait l'habitude. En effet, avec son métier d'émissaire et ses nombreuses missions, il avait pu être présent dans de nombreuses soirée similaires. Généralement, il appréciait ce genre d'événement sans pour autant en être totalement fanatique. Milo confirma leur présence pour cette soirée, alors que Astragild prit la parole, demandant alors les personnes sur lesquelles le ministre de la Magie avait des soupçons. Le blond sourit, content que la jeune femme soit aussi intéressée par la mission. Baixàs donna le nom de deux hommes. Deux hommes qui travaillaient peut-être coude à coude avec la France, et les enquêtes allaient commencer ce soir-même. Le ministre se leva, Milo et Astragild firent de même. L'émissaire serra la main de Baixàs, et avant qu'il ne la lâche, ce dernier leur donna un dernier conseil. Le nom d'une femme. Il précisa d'ailleurs qu'elle allait s'intéresser à l'émissaire et non à sa partenaire. Le jeune homme répondit d'un hochement de tête, alors que Renata arrivait pour diriger les deux anglais jusqu'à leur hôtel. Les deux sorciers avaient leur après-midi de libre.

Ils avaient une chambre séparée, la dame était mariée et cela ne faisait pas. Ça ne dérangeait pas plus que ça le négociateur qui était allongé dans son lit, à regarder le plafond. Milo n'avait aucun plan pour ce soir, et il se demandait si la sorcière en avait un. Finalement, ses yeux se fermèrent et il s'endormit. Ses rêves, ou plutôt ses cauchemars, étaient assez terrifiant et lui rappelait la tragédie d'Assapor d'il y a un peu plus d'un an. Milo se réveilla en sursaut, transpirant. Le jeune sorcier regardait l'heure, il était bientôt l'heure du rendez-vous. Ce-dernier prit une rapide douche, avant d'enfiler son smoking qu'on lui avait ramené pour la réception. Après l'avoir enfilé, la porte toquait. Milo s'empressait d'ouvrir la porte, découvrant alors sa collègue. Le négociateur la fit rentrer à l'intérieur, et il put encore mieux la voir avec la lumière de la chambrée. Elle était belle, et ses cheveux bleus lui allaient à ravir. D'ailleurs, ce fut elle la première à complimenter le sorcier. Milo rougissait légèrement, mais ce fut à peine perceptible. « Tu es ravissante aussi. », répondit-il à son compliment, alors qu'elle ajustait le col de sa chemise blanche. Elle ajouta qu'elle s'occuperait de Cascajo, et que lui s'occuperait de De la Vega. Il acquiesça, c'était un bon plan. Si on pouvait appeler cela un plan. « Je ferai attention. Tu devrais faire de même si tu ne tiens pas l'alcool, alors. Surveillons-nous, on ne sait jamais ce qui nous attend là-bas », répondis-je à sa remarque. Il allait faire attention à elle, c'était sur et certain.

Renata, leur garde du corps, les amena jusqu'à la réception, et l'endroit n'était pas très loin de l'hôtel. Du monde était déjà présent, et sa partenaire, Astragild, serrait son bras. « Ne t'inquiète pas, je vieille sur toi. », lui disait-il avant de lui faire un petit sourire. Milo voyait que la jeune anglaise était mal à l'aise. Renata leur montra rapidement et furtivement les personnes qu'ils devaient surveiller : Cascajo, et De la Vega. Elle ne trouvait pas la fameuse croqueuse d'hommes, malheureusement. Après cela, la garde du corps s'en alla. Cette dernière officiait également dans la sécurité de la réception. Milo prit deux coupes de champagnes sur un plateau qu'une serveuse amena, et en offrit une à la dame. « On devrait faire attention surtout, et faire comme n'importe quel invité. », murmurais-je pour que seul ma compagne de la soirée ne m'entende. De la Vega était un homme élégant et grand, il était brun et avait les cheveux jusqu'au cou. Une mèche rebelle sur son front et le reste attaché en queue de cheval. Il avait une certaine classe, d'ailleurs. Tandis que Cascajo était un plus enveloppé et chauve, son regard était vide et il semblait être le parfait contraire de De la Vega. « Ne t'éclipse pas avec cet homme, je ne voudrais pas qu'il t'arrive quelque chose. », déclara-t-il, avant de boire une petite gorgée de champagne. « Cascajo... il ne me dit rien qui vaille. », ajouta-t-il. Un homme arriva et regardait les deux britanniques, leur demandant alors : « Qui dois-je annoncer ? ». Milo regardait Astragild, ne savant que répondre.
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mer 23 Juil 2014 - 21:07

Renata n’était peut-être pas bavarde, mais dans cette soirée, elle était utile. Les hommes qu’elle leur pointa, accompagnés de leurs noms, étaient leurs cibles, et seule la panthère noire restait invisible. Sans doute pas encore arrivée, ou attendant seulement la bonne occasion pour attaquer sa proie. Les cheveux longs semblaient à la mode, en Andorre – une réflexion de mode qu’elle se fit en observant De la Vega, avant de laisser ses iris bruns regarder Cascajo. Tout allait être parfait. Ce soir, elle allait garder l’esprit clair, ne boirait que peu et mangerait, et elle allait enquêter. Cette fois, tout allait réussir.
Astra prit gracieusement la coupe offerte par Milo, en cognant le cristal contre la sienne avant d’en prendre une gorgée. Et de retenir un rire quand il lui conseilla de ne pas s’éclipser avec ce vieillard au regard vide et à la mine plus que patibulaire. S’éclipser avec un homme au milieu d’une mission, non merci. Elle l’avait déjà fait et ça avait été assez honteux pour qu’elle s’abstienne éternellement. Qu’il soit rassuré. Elle allait passer un commentaire sur Cascajo, histoire de souligner que le fait qu’il était physiquement moins avenant que De la Vega ne signifiait rien, mais elle fut coupée par le crieur. Qui annoncer ? Son regard se fit assuré, en réponse à celui de Milo, alors qu’elle redressait le menton :

« Astragild Macnair et Milo Addhams, émissaire du Royaume-Uni. »

Pas de Schmidt. Ce soir, elle était une Macnair.

Un sourire en coin alors que leurs noms étaient annoncés et que les têtes se tournaient à la mention du Royaume-Uni. Parfait. C’était exactement ce qu’elle voulait. Qu’ils soient identifiés, qu’on sache que les réels Héritiers étaient sur place. « Ils viendront à nous comme des Niffleurs cherchant un trésor. » Même pas besoin de bouger, de jouer à autre chose. Elle comptait sur la curiosité des autres représentants ministériels et des invités de marque pour que leur soirée soit bien occupée.

Comme pour suivre sa pensée, la haute silhouette de De la Vega fendit la foule et il vint les aborder sans plus attendre, sourire étincelant au visage. « Quel honneur de recevoir une visite officielle de la part du Royaume-Uni. Une main tendue, qu’elle sera fermement, passant sa coupe dans sa main gauche. Le plaisir est pour nous, monsieur… ? Senyor Joaquim de la Vega, miss Macnair. Enchantée. Je vous présente mon compagnon, Mr Milo Addhams. » Une autre poignée de main, virile, alors qu’elle sirotait une gorgée de champagne. Prévisible qu’il ait été le premier à les aborder. De la Vega était un coq, ça se voyait de loin, et comme tous les coqs (ou plutôt, comme tous les paons), impossible de ne pas venir montrer son plumage pour jouer à qui a la plus grosse baguette. D’ailleurs, il ne manqua pas de passer directement à l’attaque, plus fanfaron que réellement mauvais, une étincelle brillant dans son regard : « Tant de temps depuis le dernier voyage de Wilhelmina en ce pays… nous commencions à croire qu’elle nous avait oublié. Et ce crapaud appelait la chef des Héritiers par son prénom… comme s’ils avaient élevés les Fléreurs ensembles ! Vous sautez rapidement aux conclusions, senyor. Mrs Salamander a à cœur les intérêts des pays qui lui sont fidèles et c’est pour renforcer cette alliance entre la merveilleuse Andorre et le Royaume-Uni que Mr Addhams est présent. Sourire gracieux, son visage se retourna vers celui de Milo. Je vais au buffet. Rejoins-moi quand tu auras rappelé au senyor De la Vega quelques politesses élémentaires en ce qui a trait à notre pays et à Mrs Salamander. »

Elle entendit l’Andoran rire dans son dos, alors qu’elle s’éloignait sur cette dernière remarque plus piquante, mais pas moins dite avec malice. « Quelle femme. »

Le buffet. Terre salvatrice. Elle mangea quelques canapés avec bonheur, savourant les riches saveurs du pays. Pour sûr, ça faisait changement de ce qu’elle mangeait à Pré-au-Lard ! Quelques femmes vinrent se présenter, principalement des épouses et fiancées de diplomates, avant de la laisser tranquille après qu’elle leur ait assuré qu’elle retournerait leur parler une fois son appétit sustenté. Rires, ha has. Tout allait pour le mieux, pour l’instant. Jusqu’à ce qu’une voix chaude « Est-ce votre fiancé ? » Elle releva ses yeux. Pour les poser sur une femme magnifique. Le genre qui lui donnait l’impression d’être un insecte insignifiant. Sans doute parce que cette femme en était vraiment une, pleine, véritable, assurée, alors qu’elle se faisait encore souvent l’impression d’être une adolescente maladroite. « Mon… qui ? L’homme qui vous accompagne. » Bon sang. Est-ce qu’on avait transposé son aventure en Allemagne en Andorre ? C’était ridicule. Bientôt, Franz Lehnsman allait sortir de nulle part et tout serait parfait. Quoique, il ne fallait pas y penser. Ce serait bien le pompon que ça arrive réellement. « Non, Mr Addhams n’est ni mon fiancé, ni mon époux. Le visage de la femme s’illumina. Oh ! C’est parfait. Ce n’est rien contre vous, évidemment, mais qu’une si belle pièce d’homme soit en couple aurait été du gâchis. » Ah oui. Pas contre elle. Voyons. Du gâchis. Charmant. Le sourire de l’Anglaise se crispa un peu, mais elle réussit à le conserver. « C’est un plaisir alors de vous rassurer, quoique je ne sais pas si le champ est complètement libre. Astra Macnair. Une main tendue – la femme lui fit plutôt la bise. Sílvia Calderón, deuxième adjointe du Ministre. » … il aurait pu leur préciser que cette femme était son adjointe, tout de même, le Ministre. La surprise devait se lire sur son visage, puisque l’Andorrane éclata de rire, avant de l’entraîner au buffet des consommations, lui mettant un nouveau verre entre ses mains. « Je me doute que vous voyez rarement autant de femmes à des postes de pouvoir, malgré la situation particulière de votre pays et de votre présidente. Prenez un autre verre, Miss Macnair, vous me direz ensuite tout sur cet Apollon. » Bloquée. Coincée. Astra ne pouvait qu’accepter – et que se demander pourquoi elle avait été la proie de la panthère noire et non pas Milo, comme prévu selon le Ministre. Son seul espoir était que Cascajo ne se mêle pas trop de la conversation entre Milo et De la Vega… même s’il pouvait sans doute gérer ça seul. Non ?


Dernière édition par Astragild Schmidt le Jeu 24 Juil 2014 - 18:02, édité 1 fois
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Ce message a été posté Jeu 24 Juil 2014 - 9:25

Milo ne savait pas s'il fallait opter pour leur réelles identités ou non, et Astragild avait opté pour la vérité. Cela ne pouvait pas être plus mal, et les invités andorrans (et d'autre étrangers) tournèrent leur tête vers les deux britanniques, le jeune homme avait l'impression d'être quelque chose d'appétissant, prêt à être manger tout cru. Sa compagne lui disait que maintenant, les méchants bonhommes allaient arriver bien vite. Les deux sorciers ne se firent pas prier, et l'homme à la queue de cheval arriva près d'eux et les aborda. Il était De la Vega, l'homme que Renata leur avait montré de loin. Joaquim De la Vega, Astragild présenta le négociateur. Milo lui serra la main fermement, avec un sourire éternel en coin. Pour lui, l'offensive était lancée puisqu'il parla directement de la dirigeant des Héritiers - l'appelant par ailleurs par son prénom, alors que même les héritiers eux-mêmes ne l'appelaient pas leur prénom - et ce fut la belle aux cheveux bleus qui répondit avant de lancer une petite pique et de s'en aller au buffet, laissant seul l'émissaire et ce Joaquim. Ils se regardèrent dans les yeux, un long moment, avant que Milo ne coupe cette connexion et ne boive le verre de champagne qu'il tenait.

« Les liens entre Andorre et le Royaume-Uni ont toujours été fort, il serait regrettable que ces liens...se brisent. », disait alors le fameux politique. Milo souriait, remarquant que cet homme jouait un petit jeu. Ce dernier finissait son verre de champagne, le posant sur le plateau d'une des serveuses qui passait. « Si nous sommes là, c'est bien pour renforcer ces liens.  », avait-il déclaré pour toute réponse. Au fond de lui, le diplomate réfléchissait à comment faire avouer que De la Vega avait des liens avec la France. Mon regard se posait sur Astra, elle était en compagnie d'une femme. Magnifique, elle l'était. Sa partenaire ne semblait pas en danger ou autre chose, et le regard de l'émissaire se reposait sur le politique à la queue de cheval. « Pourtant, votre pays est dominé par l'Ordre du Phénix. Les Héritiers semblent être dominés totalement par l'Ombre. », disait De la Vega. Coincé, il n'avait pas réellement tort. C'était difficile de faire des marchés lorsque l'on vivait dans un petit coin comme Pré-au-Lard. « Vous savez, les Héritiers et les Ombres vivent ensemble, avec un pacte de non-agression.  Il ne faudrait pas que vous sous-estimez les Héritiers....  », avait commencé le jeune sorcier britannique. Mais, un homme chauve et au regard vide arrivait pour s'introduire dans la conversation. « Et, les français toquent à la porte d'Andorre. ». Les deux hommes regardaient l'inconnu. « Antoni Cascajo », se présenta-t-il, en me serrant la main.

Les choses se présentaient assez bien pour l'anglais, il avait les deux personnes que soupçonnaient le ministre de la magie andorran sous les yeux.  Pour savoir lequel était en complot avec la France, c'était plus compliqué maintenant. Ou bien alors, il s'agissait de cette croqueuse d'homme. « Enchanté de vous rencontrer, monsieur Cascajo. Milo Addhams.  », se présenta-t-il, pas la peine de préciser qu'il était un émissaire du Royaume-Uni, il avait bien du le comprendre au vu de son entrée. « Et, qu'entendez-vous par ce que vous dites ? La France ne représente pas les Héritiers, mais le Royaume-Uni, si.  », ajouta-t-il. Antoni Cascajo ria bruyamment, attirant par l'occasion quelques regards sur lui et mettant mal à l'aise le diplomate. « Le Royaume-Uni n'est plus ce qu'il a été...  », déclara-t-il après avoir repris son calme. De la Vega restait en retrait, ne parlant pas. Il semblait s'écraser sous la présence de ce Cascajo. « Il a raison, comme je vous le dis, vous êtes reclus dans ce seul petit coin. La France apporte plus de sécurité pour les Héritiers. », ajoutait alors De la Vega. Le diplomate était seul contre deux, il ne savait pas vraiment comment réagir. « Vous pensez vraiment que Mrs Salamander laisserait la France être la tête des Héritiers ? Cette faction vient du Royaume-Uni et peu importe ce qu'il se passe dans notre pays, nous resterons maîtres.  », déclarait Milo, d'un calme déroutant.
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mar 29 Juil 2014 - 23:34

La forte poigne de la Calderón ne lui laissait aucune autre option que celle de la suivre – chose qu'elle faisait sans rechigner, plongeant seulement ses lèvres dans son verre d'alcool alors que la belle brune lui pointait du menton chacun des convives, accompagnant ses gestes de commentaires divers (ça lui rappelait Brooke) : « Cristina Batllori, elle assure les contacts avec l'Espagne. Jolie, mais ses seins pendent comme des outres vides. Pas comme les vôtres. Ils sont joliment hauts, d'ailleurs, qu'est-ce que j'aimerais en avoir comme ça ! Astra se retint de cacher sa poitrine. Surtout que l'Andorrane n'avait pas du tout à avoir honte de ses seins, de ce qu'elle avait pu en juger par le généreux décolleté qu'elle arborait avec fierté. Leandre Ferrer, quel homme n'est-ce pas ? Un ancien sportif, une étoile au Quidditch, il s'est reconverti dans les affaires étrangères. Il a gardé sa silhouette, c'est admirable. Votre ami est-il un sportif ? Vous me direz tout ça après. Oh, et voilà Emmanuelle Sangbleu... Les Françaises ont ce don pour sentir quand leurs rivales viennent défendre leur terrain. »

Ses yeux bruns se fixèrent immédiatement sur la svelte silhouette d'une femme aux cheveux gris et au regard dur, d'acier, qui la regardait avec insistance. Pas le temps de s'attarder sur elle que Sílvia la forçait à s'asseoir sur un banc, à ses côtés. Elle avait réquisitionné une assiette de délicieux pâtés de viande à manger en une seule bouchée, et cette assiette posée à côté de leurs verres fit penser à Astra qu'elle aurait pu tomber sur bien pire. Au moins elle était nourrie.

Un soupir de bien-être de la part de la deuxième adjointe du Ministre. Une gorgée d'alcool, avant qu'elle fasse son ultime commentaire avec délectation : « Alors... dites-moi tout. »

Prise au piège. Elle connaissait Milo depuis à peine une semaine. Elle n'avait rien à raconter sur cet homme, que des impressions. Qu'il lui semblait ambitieux, charmeur, à sa place, protecteur, prudent, intelligent. Qu'il n'avait pas joué au Quidditch, sinon elle l'aurait remarqué. Alors elle improvisa.

« Milo est un jeune homme... vraiment charmant. Et intelligent, de surcroît. Il n'a même pas trente ans, mais il se taille déjà une place sûre dans les affaires internationales. Il peut sembler jeune, mais il est un habile négociateur et il a un bel avenir devant lui comme émissaire. Sa présence en Andorre est la preuve de son talent. Mrs Salamander n'aurait pas envoyé n'importe qui pour négocier cet important accord entre nos pays. Un petit sourire, une gorgée de champagne. Il a un goût sûr, c'est un homme attentif et... comme vous l'avez dit, qu'il est beau ! »  Sílvia éclata de rire. « Est-ce donc l'homme idéal? Outre son sang, je peux affirmer qu'il n'est pas bien loin de la perfection. Avec une telle carrure d'épaules, on peut bien lui pardonner ce détail... Une moue gourmande ornait les lèvres de la séduisante Andorrane, qui détaillait avec insistance le jeune homme, qu'elles pouvaient regarder à leur aise depuis leur siège. Aucune fiancée connue ? Libre comme l'air, et je n'ai eu vent d'aucune aventure scabreuse. Pas de la bouche d'Echo, ou de Brooke, dans tous les cas, ses deux sources principales d'information au sein de Pré-au-Lard. Un discret, comme c'est agréable. Vous ne voyez aucun inconvénient à ce que je le... prenne en chasse, donc ? La panthère noire. Un signe négatif de la tête. Aucunement. Je peux même vous le présenter. Vous êtes adorable, Miss Macnair. Vous me rappelez ma jeune sœur. Ma compagnie le changera de celle de ces deux paons... quoiqu'il n'y a là qu'un paon, tandis que l'autre est un vieux chien. » Le ton sirupeux s'était chargé de dédain, alors que les prunelles chaudes observaient les deux autres hommes. Le grand et fier De la Vega, le petit et sombre Cascajo.

Ce changement d'attitude attira l'attention de la Médicomage. À y penser, la panthère noire ne devait pas uniquement être un qualificatif appliqué à son allure et son jeu de chasseresse – Sílvia devait être une redoutable adversaire dans toutes les sphères de sa vie. « Vous ne les aimez pas ? Petit pâté à la viande, alors qu'elle écoutait sa réponse. Aimer, ne pas aimer... c'est plus complexe que cela. Les politiciens ne peuvent réussir sans une juste dose d'opportunisme, mais il y a certaines limites à ne pas dépasser. Cascajo est un opportuniste ? Cascajo ? Un rire sec. Mr Addhams lui parle en vain. Ce n'est pas pour rien qu'il n'est pas Ministre, même s'il lorgne sur le poste depuis longtemps. De la Vega, par contre... Je ne suis pas sans ignorer qu'on me nomme la pantera negre, mais je ne suis pas la seule prédatrice dans cette pièce. Une gorgée de champagne. Quand je vous parlais de femme sachant flairer ses rivales... »

La fin de son commentaire s'éluda dans le silence. Et dans la compréhension brusque d'Astra. D'un côté, pourquoi Baixàs leur avait conseillé de surveiller sa deuxième adjointe. Elle était une mine d'informations, tout comme elle devait être prête à bondir sur le moindre morceau de viande lui permettant d'avancer. De l'autre, ce que la femme venait de lui révéler. De la Vega et la Sangbleu. Elle en était sûre. C'était ce qui avait été sous-entendu. Il couchait avec la Française. Il était leur homme. Il devait l'être. La poigne de Sílvia Calderón la releva du banc, avant de l'entraîner vers le trio d'hommes. « Venez. Je meurs d'envie de rencontrer votre ami. »

Elles arrivèrent rapidement à la hauteur des hommes. « Milo, je te présente Sílvia Calderón. La deuxième adjointe du Ministre. » Sourire, yeux papillonnants, tentative de signifier en silence tout ce que sous-entendait cette position.
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Milo Addhams
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Ce message a été posté Mer 30 Juil 2014 - 8:23

Un silence s'était installé entre les trois hommes lorsque Milo avait affirmé que le Royaume-Uni était maître de la faction des Héritiers et il le pensait et n'allait changer d'avis pour rien au monde. Les français n'avaient aucun droit de prendre la tête de cette faction, malgré le fait que les héritiers du Royaume-Uni étaient enfermés à Pré-au-Lard avec l'Ombre de la Rose Noire, qui plus ait. Le trio s'observait sans parler, et Milo remarqua que De la Vega lançait des regards à une femme aux cheveux gris, n'était-elle pas trop vieille pour l'andorran ? Surement pas, et ce n'était pas les soucis du négociateur. « C'est un sujet épineux, et il serait judicieux de ne pas en parler. Êtes-vous d'accord, monsieur Addhams ? », commenta Antoni, le chauve empoté. Cet homme n'aspirait aucune confiance à l'émissaire, était-il l'homme qui collaborait avec les français ? Trop tôt pour le dire encore. De la Vega semblait bien trop calme, et cela n'avait pas l'air dans son habitude. Ce dernier lançait beaucoup trop de regard à cette femme aux cheveux gris, qui elle était, Milo aurait apprécié de le savoir. « Il vaudrait mieux, nous sommes là pour renforcer des liens. Andorre est un pays allié important pour le Royaume-Uni. Et inversement. », déclara-t-il aux deux politiciens. De la Vega prit la parole, souhaitant changer de sujet. « Une coupe de champagne ? Profitez de cette cérémonie, il y a de grandes personnes importante d'Andorre ». Milo accepta avec plaisir et il prit alors la coupe de champagne dans ses mains.

Astragild arriva, accompagné d'une femme plus que charmante, il fallait l'avouer, et au décolleté impressionnant. Le sorcier était content d'être avec sa partenaire, il ne voulait pas s'inquiéter pour la jeune femme. Cette dernière lui présenta alors l'adjointe au ministre et au regard de la sorcière, il comprit qu'elle était la fameuse panthère noire, croqueuse d'hommes. Il devait jouer le jeu, alors. « Enchanté, miss Calderón. », déclara-t-il en lui faisant un baise main, tel un gentleman. Se relevant, il posait son regard sur Astragild. « Et bien, je te présente, Antoni Cascajo », s'exprima-t-il, en lui montrant l'homme chauve. Ils étaient tout les cinq réunis, et l'ambiance semblait lourde. Trop lourde pour les cinq sorciers. « Mr Addhams, votre collègue, miss Macnair, m'a donc dit de vous que vous êtes un excellent émissaire. », déclara l'andorrane à l'attention de Milo. Ce dernier lâchait un sourire, tentant de cacher cette gêne. « C'est un gentil compliment, mais je ne pense pas être aussi excellent que d'autres. », répondit-il. « Modeste avec cela, vous êtes parfais, dites moi. ». L’andorrane était au taquet, et le garçon le remarquait. « L'arrivée de SIlvia nous a rapidement mis de côté de ce que je vois. Et, vous, miss Macnair, que faites vous ? Êtes vous également émissaire ? », demandait alors le chauve, Cascajo. Calderón, quant à elle, avait dors et déjà amené un peu plus loin l'émissaire. Enfin, quelques mètres, histoire que leur discussion n'intéresse personne. Milo gardait un regard furtif sur Astragild.
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Sam 23 Aoû 2014 - 3:36

Sílvia ne perdit pas une seconde avant de parler à Milo, laissant Astra se dépatouiller avec les deux autres hommes tandis qu'elle entraînait le séduisant Serpentard un peu plus loin. Impossible de lui en vouloir, elle-même aurait pu faire ce genre de choses, si la situation s'y était prêtée. Elles échangèrent seulement un regard complice, comme seules les femmes savent le faire, avant qu'elle capte le regard plus inquiet et protecteur de Milo. Qu'il ne s'inquiète pas. Elle allait gérer la situation.

Justement, une question de Cascajo la ramena aux Andorrans curieux. Elle était sûrement moins intéressante que son camarade, qui avait la grâce d'être un émissaire et de réellement connaître les affaires qu'ils venaient ici traiter, mais ils étaient polis. Puis, ça ne signifiait pas qu'elle ne pouvait rien en tirer. Elle avait bien réussi à avoir quelque chose d'une femme qui en voulait à Addhams, alors ! Elle en avait mal aux joues à force d'afficher ce faux sourire de jeune femme exemplaire qu'elle se devait d'arborer ce soir, mais elle ne se découragea pas et répondit donc, sans faillir : « Non, je suis Médicomage. Je vise cela dit à exercer ma profession à l'étranger. Les liens internationaux entre notre gouvernement et ceux de nos alliés passent également par ce biais, de par les nombreuses recherches effectuées au soin de nos unités médicales et les besoins parfois criants en personnel de certaines communautés plus démunies. Nous pouvons également beaucoup apprendre auprès d'autres cultures et cet enrichissement est positif pour tout le monde, n'est-ce pas. »

Pieux mensonge que ce qu'elle venait de déclarer, l'air de rien. Elle ne visait pas du tout à se déplacer dans le cadre de son travail, quoiqu'elle ne s'y refuserait pas non plus, mais il fallait bien justifier sa présence là. Même elle n'était pas tout à fait sûre de ce qu'elle faisait en Andorre. Cette justification pouvait servir toutes ses entreprises.
Et question rhétorique que sa dernière.
La réponse sembla surprendre les deux hommes, qui ne devaient pas accorder beaucoup de crédit à son joli minois. Quoique. Toutes ces femmes impliquées en politique... il devaient bien se douter que les représentantes du sexe féminin n'étaient pas des potiches imbéciles. Pas toutes.
« Mr Addhams s'occupe donc de vous initier aux affaires étrangères. Noble mission que celle-ci. Paternalisme patent que l'intervention de Cascajo, qu'elle releva d'un signe de tête. Je dirais qu'une partie de la tâche lui revient, en effet. Ma famille, les Macnair, dont la proximité avec notre Lord ainsi qu'avec Mrs Salamander n'est pas à rappeler, est très impliquée dans les affaires étrangères, comme vous le dites poliment. Je peux donc parfaire mon éducation sur ce sujet de façon autonome. Vrai, mais elle n'en avait pas envie. D'ailleurs... quelles sont vos pensées sur l'économie actuelle d'Andorre ? Mr Addhams est un peu timide et il répugne à parler du travail hors des négociations officielles, mais vous ne verrez aucune objection à instruire une néophyte sur le sujet qui nous amène en terres andorranes. »

Elle savoura le malaise palpable qu'elle venait d'instaurer sous couvert d'innocence. Astra en chipa même un petit four sur un plateau qui venait de voler à ses côtés. Cascajo toussa dans son poing, De la Vega fixa le fond de son verre avec intensité, avant de finalement prendre les devants pour lui répondre : « Question intéressante, miss Macnair. Que désirez-vous particulièrement savoir ? Simplement si, à votre humble avis, une entente basée sur la production de la mine de cuivre peut être positive pour nous. Elle faisait remarquablement bien la niaise. Et De la Vega fait remarquablement bien l'idiot, aussi, ainsi que l'hypocrite ambulant. Oui. Notre Ministre de la Magie a une main assurée sur la production de cette mine et s'il est prêt à vous faire bénéficier de ses revenus, c'est tout à votre honneur. N'oubliez cela dit pas qu'une mine n'est pas infinie. Commentaire aigre de Cascajo, qu'elle appréciait étonnamment plus que son compère. Pouvez-vous estimer pendant encore combien d'années celle-ci sera active? Si on écoute notre Ministre, encore trente ans. Vous semblez sceptique. Simplement prudent. Puis, miss Macnair, vous n'êtes pas les seuls à désirer avoir une alliance économique avantageuse avec Andorre, sauf votre respect. Un aimable rappel qui sonnait comme une mise en garde à ses oreilles. Comme un rappel qu'aussi Anglais et envoyés de Wilhelmina Salamander pouvaient-ils être, ils n'étaient pas les seules sirènes à chanter aux oreilles du gouvernement andorran. Il n'y a pas de mal, senyor. Une gorgée dans son verre. Je comprends parfaitement que la France puisse sembler être une alliée intéressante. Sa proximité est un atout, pour ceux qui préfèrent la facilité entre toutes choses. On peut regretter la lenteur de leur action et leur opportunisme qui en fait une camarade peu fidèle, mais leur vin est délicieux. Une mouche semblait avoir piqué violemment les deux hommes. Elle rit. Ne vous ai-je pas dit que je pouvais parfaitement faire mon éducation seule ? » Casajo se détendit, mais pas De la Vega. Elle ne savait pas ce dont il avait été question dans la discussion avec Milo, elle ignorait si elle revenait sur un sujet périlleux, mais elle comptait bien sur son inexpérience et son rôle de jeune ingénue pour aller plus loin dans ce dont elle parlait. Sa maladresse pouvait faire le reste. La Serdaigle soutint le regard de l'homme encore crispé, une moue malicieuse au visage. « Vous tirez de rapides conclusions, miss Macnair. Et vous n'avez rien démenti, senyor. Ce ton joyeux opposé au sien tendu, c'était un charme. Parlez-moi de la mine de cuivre, je veux comprendre ce qui la rend si précieuse. » Et ne revenez pas sur la France, je ne vous y oblige pas, mais vous savez très bien que je sais. Et qu'en fait, tout le monde doit le savoir, mais que personne ne le dit clairement.

Tout ceci sembla passer dans ses yeux sombres, alors que les questionnements intérieurs revenaient à la charge. Et si, en vérité, Lluís Baixàs savait qui était le traître au sein de son Ministère et voulait uniquement les tester ce soir ? Possible. Possible aussi qu'il ait préféré ne pas induire de biais de sa part pour que Milo et elle puissent se forger leur propre opinion et débusquer les alliés du fauteur de troubles en question. Ils sauraient demain. La Médicomage déposa sa coupe d'alcool vide sur un plateau, en reprit une autre, avant de chercher Milo du regard. Avait-il disparu ? S'était-il fait dévorer ? Une note d'inquiétude sur ses traits, alors que les deux hommes devant elle entamaient un exposé sur la mine de cuivre et ses particularités exceptionnelles.
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Milo Addhams
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Ce message a été posté Lun 25 Aoû 2014 - 16:11


L'andorrane et l'anglais s'étaient distancés du petit groupe à la demande de la femme. Milo avait lancé un regard à sa partenaire, inquiet de la laisser avec ces deux hommes, que l'on ne connaissait pas vraiment. Mais, Milo devait la laisser travailler, même si elle n'avait pas d'expérience  dans ce domaine, Astra était une femme, et les deux autres étaient des hommes. C'était un réel avantage qu'elle avait, comme Milo avec cette Silvia Calderón. D'ailleurs, l'émissaire lui donnait la trentaine. Mais pas plus de trente-cinq ans, et il n'y avait pas à dire, c'était une élégante femme. « Vous savez que vous êtes un très bel homme, et je ne doute pas de vos capacités en tant que négociateur, malgré votre modestie. ». Milo souriait, il répondit calmement. « Merci, je peux aussi vous.... ». Il fut coupé par l'adjointe du Ministre. « Allons, Milo. Nous pouvons nous tutoyer. Ne sois pas si conventionnel. ». Jouer le jeu, c'était ce que se répéter Milo. « Soit alors. Tu es une femme magnifique aussi. », murmura-t-il. Ce fut à peine perceptible, mais Milo avait remarqué le teint de l'adjointe passer au rose. Il avait fait effet, c'était bien parti. Et, il fallait continuer ainsi. Sans oublier la mission, bien entendu. « Suis moi », lui murmura-t-elle alors qu'elle s'était approché de l'émissaire. Milo tentait de capter le regard d'Astragild, sa partenaire, mais elle était surement trop occupée dans sa discussion avec Cascajo et De la Vega. L'anglais décida de suivre Silvia.

Elle l'amenait quelque part. Une chambre. Milo mit beaucoup de temps avant de comprendre ce que voulait réellement la dame. Il ne se sentait plus du tout à l'aise, se demandant s'il devait fuir à toutes jambes. Calderón sortit une bouteille de whisky pur-feu d'un sceau de glaçons, la soirée commençait enfin pour elle. Milo n'était qu'une proie parmi tant d'autres.  Deux verres posées sur une petite table, la femme se posa à ses côtés après avoir servi les verres de whisky. « A part ta fonction, je ne connais rien de toi. Dis moi en plus. », lui proposa-t-elle. Milo n'était pas à l'aise, et tentait un petit sourire gêné. « Il n'y a pas grand chose à dire sur moi. Je ne suis qu'un sang basique, j'ai toujours voulu travailler dans l'international. Disons que je ne suis qu'un pion sur l’échiquier.  », avait-il répondu. Il avait dit la vérité, il n'était que quelqu'un. Un émissaire. « Tu peux être bien plus encore. Pas forcément au Royaume-Uni... », murmura-t-elle à l'oreille de Milo. Il rougissait légèrement, buvant une gorgée du liquide ambré de son verre. L'émissaire plissa légèrement les yeux lorsqu'il avala sa gorgée. Silvia Calderón se fit plus entreprenante, passant son doigt sur le torse du garçon. Milo se leva brusquement. « On devrait rejoindre Astragild et vos amis. », avait-il déclaré. Cela ne semblait pas être pareil pour l'adjointe qui se leva à son tour, poussant Milo jusqu'à le plaquer contre un mur. « On a tout notre temps. De la Vega s'occupera bien d'elle...  », avait-elle commencé. Milo ne comprenait plus rien. « Pardon ? Comment ça ?  », demandait brusquement l'émissaire britannique. La mission semblait être bien compliqué. « N'as-tu donc pas remarqué les regard que Joaquim faisait à cette femme ? C'est une française.  »,  s'expliqua-t-elle. Et, Milo comprit. Silvia était également dans le coup. Elle avait juste éloigné Milo de la réception afin que Astragild soit seule.  Le britannique ne parla pas, et sortit de la chambre pour rejoindre Astra. Si il lui arrivait quelque chose, il allait s'en vouloir.
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Jeu 18 Sep 2014 - 20:29

Elle ne comprit que peu les particularités de la mine de cuivre. Apparemment que celle-ci, produisant un cuivre bleu (et non pas jaune ou rouge) et imprégné de magie, permettait de conduire la foudre, au contraire de ses homologues moldus – ceci sans doute dû à une source magique incroyable située non loin et encore en recherche par plusieurs minéralogistes et sorciers des quatre coins de la planète. Ainsi, on pouvait produire des générateurs d'énergie fonctionnant à base de (blablabla) et permettant ainsi d'alimenter (blablabla) mais ce n'était pas du tout comme les moldus et leur éclecticité (blablabla) à des fins de recherches magiques (blablabla « Fascinant! ») et même des utilités en médicomagie (« Très intéressant » blabla).

Ne revenons pas sur ce sujet, qui intéressait Astra autant qu'elle s'intéressait à la reproduction des gastéropodes. Mais elle mimait joliment l'intérêt, des années de pratique dans des réceptions toutes plus soporifiques les unes que les autres, et ses exclamations bien placées permettaient de faire comprendre aux hommes qu'elle suivait leur exposé attentivement. Elle allait bien retenir quelques informations de tout ce charabia économico-scientifico-magique, mais ne lui demandez pas de vous répéter ensuite tout ce qui a été dit.

Ses iris bruns tombèrent sur la silhouette de la Française, qui les fixait sans ciller. Elle se sentit mal sous ce regard et elle allait poser des questions aux hommes sur la femme quand elle s'aperçut qu'elle était seule avec De la Vega. Ha. Oui. Un petit instant de malaise. « Excusez-moi, j'ai été distraite une seconde. Senyor Cascajo... ... est parti. Ha. Oui. L'Andorran attrapa son poignet le tordit dans sa main, lui arrachant un gémissement de douleur étouffé entre ses lèvres. Leur position ne laissait rien deviner aux autres invités et elle n'osait pas alerter les gardes du corps. Quoique s'il continuait... Je sais ce que vous êtes venue chercher ici, miss Macnair, mais sachez que vous ne trouverez rien. Ni vous, ni votre bellâtre. Je ne vois pas de quoi vous voulez parler. La poigne se raffermit. Cessez de faire l'idiote. Vos manigances avec Baixàs sont inutiles. Je vous suggère fortement de quitter les lieux avant que quelque chose de triste vous arrive. Est-ce que ce sont des menaces ? Elle n'avait pas peur. Pas là, pas maintenant. Je n'oserais pas. Alors n'osez pas. Et lâchez-moi, vous me faites mal. »
De la Vega lâcha son poignet prestement, avant de tout simplement disparaître, la laissant seule. Elle déposa sa coupe sur une table de buffet pour pouvoir masser son poignet douloureux, génial elle allait avoir des marques maintenant. En plus, c'était le gauche, et elle était gauchère.
Astra avisa la haute silhouette de Milo et elle alla le rejoindre immédiatement. « Partons. » Juste cela. Ils allèrent aviser Renata de leur départ et celle-ci les accompagna à leur chambre après avoir fait venir son remplaçant, jetant des coups d'oeil insistant sur le poignet de la Serdaigle, qu'elle cachait aux regards indiscrets. Elle se soignerait elle-même une fois au calme.

Chacun entra dans sa chambre, mais elle ne prit pas de temps avant de traverser dans la chambre de Milo, la porte étant restée ouverte après leur habillage. Elle s'assit sr le lit et enleva ses escarpins dans un mouvement de colère, grimaçant en utilisant son poignet meurtri. « Je mets mes Gallions sur De la Vega. Sílvia Calderón a sous-entendu qu'il couchait avec la diplomate française, Emmanuelle Sangbleu. Mais je ne sais pas si on peut se fier à – AOUCH –  Sílvia. Et s'il était si sûr de lui, il n'aurait pas pris la peine de me menacer. Cascajo est un homme prudent et ambitieux, mais il a au moins la décence de se contenter de son territoire. As-tu appris quelque chose d'intéressant ? » La Médicomage avait débité cela d'une traite, avant de prendre sa baguette pour la pointer sur sa blessure, un peu maladroitement. Elle était fière d'elle : elle n'avait pas encore pleuré. Avant que Milo réponde, elle leva la main, pour ajouter quelque chose. D'une voix un peu petite. « Et... allons dormir, d'accord ? Toutes ces discussions politiques m'ont donné mal à la tête. » Ils feront le point le lendemain, la suite de leur plan selon ce qu'ils avaient  prévu. Pour peaufiner, avec les informations qu'ils supposaient, leur intervention pour à la fois débusquer finement le traître et ses traîtrises, puis jouer aux bons diplomates.
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Milo Addhams
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Ce message a été posté Ven 19 Sep 2014 - 19:01

Après les déclarations que venait de lui faire la panthère noire, Milo s'était dépêché de retourner dans la salle de réception afin de retrouver sa tendre partenaire, Astragild. Il l'aperçut en compagnie de Joaquim, et il allait intervenir, les voyant asse proche, l'anglais se doutait de quelque chose. Milo vit la situation, et Astragild réussit à se libérer de l'emprise de l'andorran. Milo lâcha un long soupir de soulagement, elle se rapprocha de lui, ordonnant qu'ils partaient. Tant mieux, l'anglais n'avait ps du tout envie de rester une minute de plus dans cet salle remplis de personnes avides de pouvoir, et hypocrites. Pourtant, avec le métier qu'il exerçait, Milo était bien obligé de l’être quelque fois. Les deux Héritiers rentrèrent chacun dans leur chambre afin de se changer, Milo n'eut le temps que de déboutonner sa chemise avant que Astra ne fasse apparition. La femme s'était assise sur son lit, enlevant ses escarpins. Lui avait totalement oublié que sa chemise était ouverte, laissant apparaître son torse nu.

Astra prit rapidement la parole, ils avaient faire un petit topo sur la soirée. Comme il le pensait également, c'était De la Vega qui était pour eux le fameux traître. Il acceptait tout ce qu'elle déclarait : mais il devait lui faire comprendre que Calderón était également dans le coup. Pour Cascajo, apparemment, ils n'avaient rien à craindre de lui. Pour finir, elle lui demanda s'il avait appris quelque chose. Milo allait répondre, mais la femme aux cheveux bleus proposait d'aller dormir. « D'accord, on en parlera demain, alors. », répondit-il. Il l'aida à se relever et l'accompagna jusqu'à sa chambre. Milo déposait un baiser sur sa joue, il se posait la question encore de son geste. Mais, bizarrement, cette femme l'attirait. Il devait se dire qu'elle était mariée. Oui, c'était impossible.

La nuit se passa, Milo avait passé une assez bonne nuit. Il se réveilla à l'aube, Renata se trouvait devant la chambre lorsque Milo en sortit, habillé d'un jean et d'un polo gris clair. Il y avait une salle d'eau dans sa chambre, et il s'était préparé en vitesse. La garde du corps lui déclara que Baixas était en train de petit déjeuner, Milo allait pouvoir l'accompagner. Astragild semblait dormir encore, il n'allait pas la déranger. Milo pénétra dans une salle où figurait une très grande table. Seul était présent le Ministre d'Andorre. « Monsieur Addhams ! Accompagnez-moi pour ce petit déjeuner ? Avez-vous passer une agréable nuit ? », demanda-t-il à Milo. Il sourit, s'installant alors à ses côtés et répondant : « Avec la soirée que l'on a passé, le sommeil est vite arrivé. Ce fut une très bonne nuit. ». « Ravi de l'entendre, alors. La cérémonie, cela s'est bien passée ? Savez-vous qui sont les traîtres ? », demanda alors le Ministre. Milo hochait la tête négativement, finissant le morceau de pancake dans sa bouche avant de prendre la parole. « Nous avons quelques pistes, mais je ne préfère ne rien dire tant que l'on aura aucune preuves concrètes. », répondit l'émissaire, et il n'avait pas besoin d'en savoir plus que cela. Le déjeuner passa rapidement, la discussion se portant plus vers la politique du pays andorran. Milo prit congés, il allait voir Astragild. Maintenant, elle devait être réveiller. Milo toqua à la porte de sa chambre avant de pénétrer à l'intérieur. Il souriait, ravi de la voir. « Bonjour ! Bien dormi alors ? », demanda-t-il à sa partenaire de mission. Il s'assit sur un des fauteuils présent dans la chambre. « Par rapport à hier soir, je dois te dire de faire attention à Silvia. Je pense qu'elle est également dans le coup avec Joaquim. D'ailleurs, il faudrait que l'on trouve des choses sur lui afin de lui faire avouer ou bien fouiller son bureau, cependant il faudrait l'occuper. Comment veux-tu qu'on fasse cela ? », déclara-t-il. Les choses sérieuses commençaient désormais.
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Astragild Schmidt
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Ce message a été posté Mar 23 Sep 2014 - 18:20

Bon sang. Depuis quand n'avait-elle pas savouré le plaisir de faire la grasse matinée ? Astra avait ouvert les yeux dans le lit, un tantinet déboussolée par l'environnement, avant de soupirer d'aise au milieu des oreillers. Elle avait parfaitement dormi – même si elle avait passé de longues minutes avant de s'endormir à fixer le plafond dans le noir, repassant dans son esprit les images du torse dénudé de Milo, entre les pans de sa chemise ouverte, et le baiser sur la joue qu'il lui avait offert pour lui souhaiter la bonne nuit.
Pour faire bonne mesure, elle écrasa ses mains sur son visage. En espérant que le Serpentard n'ait pas remarqué le rouge de ses joues, la veille, et qu'il l'ait attribué à sa frustration.

La médicomage avait demandé à Renata si elle pouvait avoir le petit-déjeuner dans sa chambre – la demande avait été acceptée et transmise et rapidement, juste le temps qu'elle se douche et s'habille, le service de chambre avait magiquement fait apparaître sur la table basse du petit salon de quoi sustenter quelques personnes. Un assortiment de charcuteries identifiées comme des spécialités du pays, du pain épais, des fruits, du fromage, des jus frais, du thé... ces gens avaient parfaitement compris à qui ils avaient à faire. Le tout accompagné d'un discret parchemin, plié sous une tasse de thé. Elle était justement en train de se resservir une assiette de pain et de charcuterie quand Milo frappa à sa porte. Un sourire heureux quand elle ouvrit la porte d'un mouvement de baguette. « Très bien dormi. Je ne me rappelle plus de la dernière fois que j'ai eu des vacances ! Pas que nous soyons en vacances, mais... tu comprends. »

Bien sûr qu'elle se rappelait de ses dernières vacances – elle les avait passé à vomir en Allemagne.

Mais ne parlons pas des choses qui fâchent.

Le commentaire du Addhams sur la panthère noire la fit masser son poignet gauche, par réflexe. Elle avait soigné l'enflure de son poignet blessé, mais les ecchymoses restaient. De la Vega avait une forte poigne et elle avait toujours été du genre à marquer rapidement. Son chemisier léger cachait heureusement ses poignets – tout en dévoilant discrètement son soutien-gorge de dentelle, dans un jeu de transparence qu'elle avait appris à apprécier. Et à assumer. Il n'y a pas que les panthères noires, qui savent y faire ! Sa jupe lilas, taille haute, agrémentait l'ensemble, et elle avait pris plaisir ce matin à s'habiller, se disant que peut-être... peut-être quoi ?
Peut-être rien, Astra. Oublie ça.
Il y avait quand même quelque chose qui l'agaçait avec la possibilité que Sílvia soit dans le coup. Pourquoi alors tenterait-elle de vendre De la Vega ? Pour être seule au sommet ? Elle devait en apprendre plus sur cette femme. Elle était la clé, elle le sentait.

Elle se mordit la lèvre, pensive, fit tourner une mèche rebelle de ses cheveux bleus entre ses doigts. Elle ne voulait pas être confrontée à De la Vega en tête à tête, mais ses capacités en fouilles étaient tellement nulles que l'envoyer à ce genre de tâches était mener leur mission à la ruine. C'était une partie prévue de leur plan, mais s'y plier était une autre histoire. « Je ne veux pas fouiller son bureau. Je suis affreusement maladroite, à tous les coups je vais déclencher une alarme, ou casser quelque chose, très probablement les deux. Elle dégagea le parchemin plié de son plateau de repas et le lut une nouvelle fois. J'ai eu une invitation d'une certaine... Nieves. Elle et d'autres épouses de diplomates se rencontrent régulièrement et elles veulent que je me joigne à elles, aujourd'hui, pour le thé. Je vais tenter d'en apprendre plus sur De la Vega et sur Sílvia. Tenter d'en apprendre plus sur cet écosystème. Astra était ici pour servir de potiche, autant s'informer auprès de celles qui jouaient le même rôle. Pourquoi ne pas fouiller son bureau ce soir ? J'irai au thé avec les dames, toi à tes réunions, et on fait ça après le repas. Il faudra que tu repères où est son bureau, d'ailleurs, mais il ne doit pas être très loin de celui du Ministre. S'il y a besoin, je ferai une diversion et toi tu fouilleras son bureau, sinon je me contenterai de surveiller. Si on avertit Florència et Renata, elles pourraient peut-être s'assurer que le chemin sera libre de gardes le temps de... trente minutes. » Son air se fit sérieux. Trente minutes, c'était bien assez – presque trop – pour faire ce dont ils avaient besoin. Trop de temps jouerait contre eux, ils risquaient de trop s'attarder. Ils devaient fonctionner à l'adrénaline. « Si ça te convient, on se retrouve ici après le repas. Tu préviendras Florència et moi Renata. »
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Milo Addhams
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Ce message a été posté Jeu 25 Sep 2014 - 18:56


Milo avait alors expliqué son point de vue sur la fameuse panthère noire à sa partenaire, Astragild. Il l'avait compris, ou du moins elle le lui avait fait comprendre qu'elle était dans le plan des français et de révolte. D'ailleurs, il se demandait pourquoi lui avait-elle fait cet aveu. Voulait-elle abandonner ce projet voué à l'échec ? Ou tout simplement, évincer Joaquim De la Vega de l'équation. Des questions qui n'allaient pas tarder avoir des réponses, Milo en avait la conviction. Maintenant que les renseignements étaient faits, ils se devaient d'agir et Milo proposait l'idée de fouiller le bureau de l'adjoint du Ministre : Joaquim. Astra expliqua alors à Milo qu'elle ne voulait pas fouiller son bureau, que c'était en gros Milo qui devrait s'en charger. Cela ne le dérangeait pas plus que ça, il n'était pas forcément doué dans ce domaine là, mais il allait faire attention. Sa partenaire lui proposa une stratégie. Avant le repas, chacun vaquait à ses occupations et après le repas, Milo irait fouiller le bureau tandis qu'elle, elle ferait diversion s'il le faut ou elle surveillerait tout en prenant en compte les deux gardes du corps : Renata et Florencia. Elles allaient s'assurer que le chemin était libre. Le plan semblait plutôt bon du côté de l'émissaire. « Ça me va. J'avais en effet quelques petits détails à régler cette après midi avec le Ministère et quelques personnes importantes. Je préviendrai Florencia par la même occasion. »

Il la quitta, d'un nouveau baiser sur la joue. Milo tentait d'installer une bonne relation, mais surement qu'il s'y prenait trop mal. Il n'était pas très doué avec les femmes, et l'anglais ne se rendait surement pas compte que cela pouvait provoquer un malaise chez la fille aux cheveux bleus. L'émissaire se changea, enfilant un costume noir et blanc pour la réunion qui allait se faire. La conversation se tourna plus du côté économique, la situation du pays andorran ou anglais du côté des Héritiers. Ce fut une après midi longue et interminable pour Milo, le sujet était intéressant mais les prises de paroles des andorrans étaient plus que ennuyantes. Trois heures à les entendre débattre sans vraiment participer, quelques critiques et déclarations par-ci, par-là. La réunion finie, l'émissaire s'empressa de rejoindre la garde du corps pour lui expliquer la situation, elle accepta d'aider et allait également voir Renata pour qu'elles s'organisent. Milo la laissa s'en aller, il décida de prendre une douche pour lui remémorer ses idées. S'habillant comme la matinée, un simple jean et polo. Le jeune homme décida, voyant l'heure du repas arrivée, d'inviter Astragild à manger. En tète à tête. Un simple repas dans la chambre de Milo, tout avait été préparé par les servants. Ils avaient un buffet à leur disposition : Milo avait été formel, il ne voulait pas être dérangé durant cet "entretien". « Alors, ta journée s'est bien passée ? », demanda-t-il. Il s'intéressait à elle comme depuis leur rencontre, Milo ne voulait plus le nier, elle avait un charme naturel irrésistible. « Tu es sublime... », pensa-t-il à voix haute. Milo se mit à rougir, heureusement sa barbe taillée de trois jours cachait se rougissement, malgré cela toujours légèrement visible. « Désolé, je voulais pas... enfin... Bref. J'ai trouvé le bureau de De la Vega. On peut opérer après le repas », s'empressa-t-il de dire, tout en changeant parfaitement le sujet de conversation.

Le repas se passa, Milo n'oubliait pas sa gêne, mais il en fit abstraction pour la mission qu'il avait à l'instant présent : fouiller le bureau. Le négociateur regardait partout lorsqu'il se trouva face à la porte du bureau de l'andorran. Renata et Florencia avaient fait le nécessaire pour que le couloir soit vide, personne ne devait venir. Quant à Astragild, il ne savait pas réellement où elle était encore. Par un sortilège informulé, Milo ouvrit la porte du bureau, laissant place à une vaste pièce. Milo observa : une bibliothèque, un bureau ovale, des fauteuils, et un canapé en cuir rouge sur le côté du mur. Il y avait une seule fenêtre mais celle ci était très grande, laissant voir un beau jardin. Des tableaux étaient sur les murs, ceux-ci étaient vivants et semblaient surpris de la présence de Milo. L'homme se mit alors en quête de réponse, se dirigeant sur le bureau. Il ouvrit les tiroirs, regardait différent papiers. Il se déplaça par la suite vers la bibliothèque, il regardait les livres. Ce fut un livre qui attira son attention, il le prit et commença à le feuilleter.

Une voix le fit sortir de sa lecture, mais qui cela peut bien être ?:
 

« Monsieur Addhams, quelle surprise. Je vois que Mrs Macnair n'a pas pris en compte mes... menaces. », dit une voix qui n'était pas inconnu à l'émissaire. Ce-dernier se retourna, il avait en face de lui Joaquim, baguette à la main et tendue vers lui. L'anglais soupira, il était surpris, pensant que les gardes du corps ou Astragild avaient fait le vide. Il était pris au piège. « Je suis pris au fait. Vous n’allez rien faire, le Ministre Baixas saura que c'est vous. », répondit le garçon. D'ailleurs, il prenait en compte que l'andorran avait menacé Astra, et ça, il ne l'acceptait pas.


Dernière édition par Milo Addhams le Jeu 25 Sep 2014 - 19:02, édité 1 fois
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Ce message a été posté Jeu 25 Sep 2014 - 18:56

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Ce message a été posté Lun 13 Oct 2014 - 7:16

Toute la proximité induite par Milo laissait Astra perplexe – bien trop perplexe, en vérité. Elle y avait réfléchi pendant tout l'après-midi, lors du thé avec ces dames andorranes, ainsi que pendant le repas privé avec l'émissaire. Les hommes étaient de bien étranges créatures, plus incompréhensibles que des gobelins, et elle ne comprenait pas du tout le petit jeu du Serpentard. Il savait qu'elle était mariée. Pourquoi alors se permettait-il d'autant l'approcher, la complimenter ? Peut-être ne s'en formalisait-il pas. Peut-être socialisaient-ils ainsi, chez certains basiques. Peut-être visait-il à la débaucher honteusement – chose que son frère approuverait sans réserve si le prétendant avait eu la grâce d'être de sang pur – pour ensuite se gargariser de son acte.

Évidemment, elle ne pouvait s'empêcher de penser à tout cela.
D'y penser alors qu'elle devait surveiller les couloirs pour prévenir la venue de tout intrus dans le bureau de De la Vega, pour ne pas que quiconque surprenne Milo dans son investigation et gâche ainsi tout le plan élaboré.
Vous savez où je veux en venir avec cela.
Voilà pourquoi De la Vega s'est rendu jusqu'à son bureau sans être intervenu.

Enfin, la chose était presque vraie. La Schmidt avait bien vu l'Andorran dans le couloir – et la panique mêlée de surprise l'a presque fait sortir de son sortilège de désillusion (utilisé pour mieux se cacher et surveiller) pour lui lancer un sort pour l'assommer. Pourtant, elle ne l'avait pas fait. De un, se disant qu'elle aurait à gérer le corps de l'homme. De deux, se demandant comment il avait su que quelqu'un était entré dans son bureau. Probablement une alarme. Renata assurait une protection lointaine, de l'autre côté, et elle savait qu'aucun autre garde ne viendrait... et si elle laissait Milo se débrouiller avec Joaquim ? Ce n'était pas charitable, mais ça lui assurerait un effet de surprise.

Elle laissa donc l'Andorran entrer dans son sanctuaire, le suivant jusqu'à la porte, refermée à peu près sur son nez. La Médicomage réussit à rouvrir la porte pratiquement sans bruit, en œuvrant avec toute la précaution du monde. De la Vega avait fait quelques pas vers Milo et semblait tout à fait concentré sur la silhouette de l'émissaire. « Et qu'est-ce donc que j'ai fait ? À ce que je sache, vous êtes l'intrus dans mon bureau, pris au fait, la main dans des dossiers confidentiels. Toute la confiance envers Wilhelmina Salamander ne pourra rien faire contre un rat Anglais venu saboter lui-même ce qu'il prétend défendre. Vous êtes ridicule. Reposez ce livre et peut-être pourrons-nous nous entendre ? Je peux vous faire une offre que vous ne pourrez refuser. » Elle ne sentait pas cela. Oh que non. Elle devait intervenir. Retenant toujours son souffle et ouvrant le moins possible la porte, l'Anglaise entra dans la pièce en catimini, planifiant de faire une seule et unique chose : mettre l'homme hors d'état de nuire.
Seulement, elle n'avait pas prévu l'immense baie vitrée dans le bureau de De la Vega.
Ce dernier se retourna brusquement, baguette tendue, et lui jeta un sort au même moment où elle réagissait. Le sort la rejeta en arrière et l'explosion la brûla, mais elle avait déjà lancé son sort. Et elle ne lâcherait pas sa baguette. Heureusement, le Stupéfix informulé avait fait mouche et Joaquim de la Vega était tombé au sol, inanimé. Le mur avait efficacement réceptionné Astra, mais avait laissé tomber une multitude de cadres sur sa tête, ainsi qu'une pluie de verre, et quand elle se releva du sol... bien, franchement, elle avait connu de meilleurs jours. Pourquoi n'était-elle pas capable de rester en un morceau, en pleine forme, pendant ses missions, même les plus diplomatiques  ?

Elle leva une main vers Milo, pour le rassurer. « Ça... ça va. Un Finis Ignis lancé sur ses mains, l'une après l'autre, soulagea instantanément la douleur de ses brûlures. C'était temporaire, mais ça suffirait. Elle soignerait cela plus amplement de retour dans sa chambre. Un autre coup de baguette fit se refermer les rideaux de la fenêtre du bureau. Il faudra... effacer sa mémoire. » Elle se pencha au-dessus de l'Andorran et vérifia, par précaution, ses signes vitaux. Bien stupéfixié. Merci. Elle se rassit au sol, sa jupe étalée autour d'elle, les manches brûlées de son chemisier révélant ses bras pâles et les ecchymoses de la veille. Le visage marqué de coupures, de sang. Elle avait soigneusement évité toutes blessures depuis Trent Park, tout ce qui ressemblait à un coup de feu, et le choc avait été brutal. Astra était quelque peu sonnée. « On a encore quelques minutes. Tu peux... chercher. »


Et fatalement, à peine dix secondes plus tard, un bruit furieux de pas se fit entendre et la porte s'ouvrit sur une silhouette masculine : « Joaquim, par Merlin, pourquoi êtes-vous parti si – mais qu'est-ce qui se passe ici ? Cascajo. Dans le bureau. Avec eux. Astra, le visage en sang, Joaquim stupéfixié au sol, Milo un bouquin dans les mains. Moment de panique mêlé de surprise. Je, euh, nous, enfin, on, nous voulions, parler, et euh. » Que d'éloquence ma foi. Il n'était pas trop tard pour stupéfixier également Cascajo, non ?

***

Sournoisement, attaquons a écrit:
OUI : De la Vega est trop concentré sur Milo pour regarder autre chose et se prend le d'Astra dans le dos. Efficace.
NON : De la Vega voit le reflet d'Astra dans la fenêtre de son bureau et se retourne au moment où elle lui lance son sort, lui rendant la pareille. Il est assommé, mais elle est blessée et ce n'est pas le moment.


Dernière édition par Astragild Schmidt le Lun 13 Oct 2014 - 7:58, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 13 Oct 2014 - 7:16

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Ce message a été posté Lun 13 Oct 2014 - 9:15

Milo était coincé, il ne savait pas exactement quoi faire dans cette situation là. Joaquim De la Vega était face à lui, sa baguette dans la main alors que Milo ne pouvait prendre la sienne, posée sur le bureau de l'andorran. L'émissaire en était sur, s'il bougeait ne serait-ce que le petit doigt, Joaquim n'hésiterait pas à utiliser de sa baguette. Il marchandait, et d'après le théorème de Milo, s'il marchandait c'est que Milo avait toujours une petite avance sur lui. Sinon, il n'aurait plus que lui lancé un sortilège pour le tuer, et se débarrasser de son corps. Simple comme bonjour. L'anglais vit sa partenaire rentrer dans la pièce, mais le regard de ce dernier ne trahissait rien. Il devait faire comme si personne n'était rentré, mais il y avait la baie vitrée derrière Milo. Joaquim se retourna aussitôt avoir vu Astragild dans la baie, lui lançant un sort et elle-même fit pareil. Milo lui se retournait, jetant le livre qu'il avait dans la main afin de prendre sa baguette. Lorsqu'il se retourna, il pouvait apercevoir Astragild contre le mur et Joaquim, au sol et inerte. La fille aux cheveux bleus le rassura, Milo ne doutait pas qu'elle avait du vivre pire que cela. Astra, avant de regarder l'état de De la Vega, proposait d'effacer sa mémoire. Milo n'était pas sur que cela soit un bon choix, il était pratiquement sur qu'ils allaient trouver quelque chose sur cet infâme personne. Milo s'approcha de sa partenaire, il s'accroupit face à elle, lui prenant la main. « Repose-toi alors... », murmura-t-il.

L'entrée de Cascajo dans ce bureau n'avait pas été prévu. La baguette de Milo était déjà dirigé vers lui, alors qu'il se relevait. Il s'approcha de lui, prenant sa baguette qu'il rangea dans la poche arrière de son jean. Il fit de meme avec celle de De la Vega, ne savait-on jamais. « Asseyez-vous. », ordonna-t-il au petit chauve, ce qu'il s'empressait de faire. « Pourquoi êtes-vous dans le bureau de Joaquim ? Vous ne de.... », avait commencé Cascajo, mais Milo le fit taire d'un signe de la main. « Cascajo ! Nous sommes ici pour parler de votre cuivre, oui, mais pas que. Nous sommes ici pour montrer que le Royaume-Unis ne se fera pas devancer par un quelconque pays, comme la France. Alors, je vous prie de me dire tout ce que vous savez, maintenant et vite. », avait-dit l'émissaire. Une bonne élocution, mais le ton de sa voix avait été froide et menaçante. Milo en avait assez d'attendre, ces pièges, ces manigances, ça l'énervait plus qu'autre chose. Il jeta un œil à Astragild, toujours assise, elle avait besoin de repos. Peut-être, devrait-il appeler Renata pour qu'elle s'occupe d’elle ?

Revenons à nos moutons, Cascajo avait certainement peur des représailles des français, il ne voulait strictement rien dire. « Ils vont me tuer si je parles ! », déclara-t-il, au bord de la crise de nerfs. Milo étouffa un rire, plantant la pointe de sa baguette sous le cou de Cascajo. « Mais moi aussi, je vais vous tuer si vous ne me dites rien ! », lâcha-t-il, toujours avec menace et froideur. Milo doutait de que Cascajo ait avoir là-dedans, mais il savait des choses. « Je veux la protection des Héritiers, si je parle. », Milo sourit, il hocha la tête bien qu'il n'était pas sur que sa requête soit véritablement acceptée. « Je... Nous sommes trois adjoints à Baixàs. De la Vega, Calderón et moi. Les français sont arrivés il y a quelques semaines, ils ont embobinés ces deux là, ils ont essayé de m'avoir. J'ai refusé, car malgré ce que l'on peut croire, je suis loyal et fidèle envers le Royaume-Uni. Pas forcément en Baixàs, mais je crois en Salamander. Les français m'ont mit la pression, et j'étais tout à l'heure avec Joaquim, qui tentait de me convaincre de les rejoindre. J'allais refuser jusqu'à ce qu'il reçoive une alarme, signalant qu'on pénétrait dans son bureau... Je sais que Joaquim cache des dossiers compromettants dans son bureau. », il avait pratiquement tout dit. D'un sortilège, Milo l'attachait à la chaise avant de s'approcher d'Astragild. Il devait voir avec elle. « Il dit la vérité, je pense. On a juste à chercher les preuves dans le bureau de Joaquim, les donner à Baixàs, et il fera le nécessaire. Le problème, c'est que ces français n’arrêteront surement pas là. », demanda-t-il à sa partenaire. Dans tout les cas, leur mission était remplie.
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