Chacun sa chance



 



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François Loiseau
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Ce message a été posté Jeu 1 Mai 2014 - 15:32


Le 2 mai 2022

Vendredi. Habituellement, tu travailles du loft, le vendredi, pour mieux veiller sur la petite Clara, mais aujourd’hui, tu as fait une exception. Parce qu’aujourd’hui est une journée particulière. Tu reçois quelqu’un en entrevue, chose que tu n’as jamais, ô grand jamais fait.

Un gamin de l’Institut POTTER. Un certain Billius MacAllister, dont les informations ont capté ton attention. En tant qu’ancien Héritier toi-même, tu as une certaine sympathie envers ceux qui changent de camp (ceux qui le font sincèrement, en tous cas). Un adolescent, majeur depuis peu, qui vit chez Zacharias Smith et qui est apparemment prêt à faire bien des choses pour travailler un peu. Cet entretien est une formalité, dans ton esprit, parce que tu as déjà pris ta décision. Un bon pressentiment, ne serait-ce qu’en lisant ce qu’il t’a écrit. Tu as appris à te fier à ton instinct. C’est surtout pour le valider que tu veux rencontrer Billius – et pour lui expliquer ce que tu attends de lui au passage.

Tu es en train de te demander comment tu vas organiser ton espace de travail pour faire un peu de place à Billius, tu ne le feras quand même pas travailler sur ton canapé, quand des coups sont frappés à la porte. Tu te lèves d’un bond de ta chaise et tu vas ouvrir, te retrouvant devant un adolescent blond qui doit bien avoir ta taille. Mais qu’est-ce qu’ils leur donnent à manger, à ces gamins ? Du Poussos ?

« Billius ? François, enchanté. » Une poignée de main ferme, puis tu laisses Billius entrer dans le local, dont tu refermes la porte derrière lui. Tu as fait un effort de rangement. Deux fauteuils placés devant ton grand bureau où des cadres avec des photos mouvantes s’entassent, ta propre chaise de travail. Des classeurs soigneusement verrouillés, un canapé sur lequel est jeté un plaid aux couleurs des Crécelles de Kenmare, une patère, une petite table avec une bouilloire, un pichet d’eau, des tasses et une admirable collection de thés divers. Un perchoir pour Matcha, ta chouette, et sa nourriture. Une bibliothèque remplie de livres d’astronomie. Assez de place pour circuler, mais aussi pour étaler au sol des dizaines de photos, des parchemins, des coupures de journaux. Des dossiers traînent un peu partout, d’ailleurs, et Matcha accueille le nouveau venu d’un hululement heureux, reconnaissant sans doute là le jeune homme qu’elle a embêté la veille jusqu’à ce qu’il lui donne une réponse. Le bureau d’un homme occupé qui ne s’en fait pas trop. Et pourtant. Tu désignes un des fauteuils au garçon. « Assis-toi. Et tutoies-moi, d’accord ? » Tu ne lui laisses pas le choix.
Tu vas t’asseoir sur ta propre chaise et fais venir à vous deux verres, d’un coup de baguette, remplis précédemment par le pichet posé plus loin.

Un petit silence. Tu n’as pas de liste de questions. Peut-être aurais-tu dû en préparer une. Mais ce n’est pas un interrogatoire non plus, Loiseau, tu ne vas pas le cuisiner comme quand tu étais à la Brigade… « Je veux juste te poser quelques questions pour en savoir plus sur toi. J’ai déjà effectué quelques recherches, tu dois t’en douter, mais je crois que c’est vraiment avec une rencontre qu’on peut en apprendre le plus sur quelqu’un. Tu as posé tes premières cartes. L’honnêteté. Un sourire. Pour le rassurer, en quelque sorte. Pourquoi tu cherches un emploi ? Tu as essayé à beaucoup d’autres endroits, avant de venir ici ? » La compétition ne te dérange pas, mais avant d’engager l’ancien Serdaigle, tu préfères quand même savoir si tu es le seul Abraxan sur lequel il a parié.

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mécaniques générales Ma bouche est orpheline, ta peau de mescaline. Reste-là encore quelques minutes, pour me dire : ho mon bel ami, ho mon ange gris, pourquoi les jours sont si courts ? Je disais, ho ma belle amie, ho mon ange gris, pourquoi les jours sont si courts avec toi ?

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Billius MacAllister
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Ce message a été posté Jeu 1 Mai 2014 - 16:30


Billius jeta un coup d'œil dans la glace, et grimaça. Il ne se sentait plus trop à l'aise dans ces costumes sorciers formels, mais il voulait donner bonne impression, et pour cela, il était prêt à faire des efforts. Il avait donc emprunté à Dylan une de ses chemises, et une cravate à Zacharias - il n'avait pas eu le temps de lui demander, depuis la veille, ne l'ayant croisé qu'en coup de vent, mais il s'était promis intérieurement de lui rendre parfaitement propre, à la même place, pour qu'il n'y voit que du feu.
Le hibou de François Loiseau était arrivé extrêmement vite, et il en avait été surpris : toutes les autres réponses avaient été négatives jusque là, et cet entretien était la perspective la plus prometteuse qu'il ait reçu ! Pour le coup, la chouette s'était montrée presque agressive jusqu'à ce qu'il lui donne un biscuit sur les conseils du jeune Smith, et il ne savait pas trop comment interpréter ce comportement : son maitre était de la même nature ? Aurait-il du amener des cookies faits maison, pour l'amadouer, et lui révéler des talents de cuisinier, qui pourraient peut-être être utiles s'il restait travailler tard ?
A vrai dire, il ne savait même pas dans quoi il s'engageait, et ce qu'un détective pourrait attendre de lui. Il préférait ne pas se faire trop d'idées, et découvrir ça sur place - de toute façon, il était prêt à n'importe quoi. Il était majeur, il prenait ses décisions.
Enfin déterminé à sortir pour aller se présenter à cet entretien, Billius marcha d'un pas assuré dans le chemin de Traverse, passant devant chez les Callaghan sans s'y arrêter - pour une fois - et répétant dans sa tête un discours qui finalement n'avait pas grand sens. C'était la première fois qu'il cherchait à obtenir un vrai poste, déclaré, et il était aussi excité qu'effrayé par cette perspective.
Enfin arrivé, il frappa quelques coups secs à la porte, comme il l'avait fait la veille, à la différence que cette fois-ci, un homme lui ouvrit bel et bien la porte. L'ancien Sardaigle se fendit d'un sourire un peu gauche, en serrant la main de son potentiel futur patron.

    - Oui, c'est bien moi... Merci de m'accorder un peu de votre temps, répondit-il d'un ton parfaitement posé qui l'étonna lui-même. A vrai dire, il perçoit dans sa voix une pointe de soulagement, quasiment indécelable, pour qui n'était pas attentif à ce genre de détails. François Loiseau semblait tout à fait aimable et avenant. Il s'assit donc, hochant la tête pour approuver silencieusement sa demande. Ça marche ! Enfin, je veux dire, bien sur, si... Tu veux.


Tandis qu'il parlait, le regard curieux de Billius dévia sur la pièce, notant chaque détail de son agencement. Il nota le canapé, qui arborait les couleurs de son équipe favorite, sans doute, et la table consacrée uniquement aux services du thé. La chouette poussa un cri joyeux quand les prunelles de l'adolescent se posèrent sur elle et son perchoir, et, comme pris en faute, Billius se détourna brusquement, pour revenir sur son interlocuteur.


    - Et bien, disons que ma situation est un peu particulière... Commença-t-il, en tentant de réfléchir à un moyen simple et clair de ne pas griller son cas, en évoquant son passé. Mais après tout, si le détective avait fouillé dans son dossier... Il devait bien savoir. Et puis, il n'avait pas franchement envie de lui mentir. Cette nouvelle vie qu'il s'était construite s'appuyait sur ses origines, et son choix de les assumer, pour mieux s'en éloigner. J'ai quitté mes parents l'année dernière, de mon plein gré, et je vis maintenant chez une famille de sorciers qui m'a accueilli, me loge et me nourrit depuis des mois... J'aimerais pouvoir contribuer un peu à la gestion des finances... Question d'orgueil, ou de générosité ? Sans doute un peu des deux, mêlé à un désir d'indépendance, qui n'avait fait que grandir depuis qu'il avait quitté Poudlard. J'ai postulé dans quasiment toutes les boutiques de Londres, et les administrations... Je n'ai eu que des réponses négatives. J'suis trop jeune, pas assez d'expériences, ils ont peur que je... Enfin, ils veulent plus prendre le risque de faire confiance à n'importe qui.


Il haussa les épaules. D'un côté, il comprenait... De l'autre, il regrettait sincèrement que personne ne daigne lui donner sa chance. Il était travailleur, et prêt à fournir beaucoup de lui-même, pour que quelqu'un lui donne enfin l'opportunité de prouver sa valeur, ailleurs que dans l'institut, où sa réputation commençait doucement à se tasser. Enfin, ne voulant pas tomber dans le pathétique, et avoir l'air de se plaindre, Billius enchaina, sans laisser à l'homme le temps de lui poser la moindre question. Ce job-là, il le voulait vraiment, qu'importe ce en quoi il consistait ! François n'avait qu'à lui faire la promesse qu'il l'obtiendrait, et il abandonnerait toutes ses recherches pour autre chose.

    - Mais j'suis pas n'importe qui. J'peux ranger tout ça, l'organisation c'est ma spécialité, déclara-t-il en montrant les parchemins qui trainait un peu partout. Il était temps de mettre ses atouts en avant, et d'adapter le petit sketch qu'il avait préparé en arrivant. Je sais faire le thé, je connais toutes les programmations de la saison de Quidditch, par cœur. Je me repère dans Londres comme dans mon chaudron, depuis que... Qu'il y avait trainé avant de tomber sur Dylan, entre deux foyers incertains. Je peux m'occuper d'une chouette. J'suis capable de travailler tard, après les cours, ça m'dérange pas. Le week-end, aussi !


Sa voix était vibrante d'excitation, non de supplique. Il était réellement enthousiasmé à l'idée de pouvoir s'occuper autrement, découvrir de nouvelles choses, ne serait-ce qu'en croisant de temps en temps le sorcier. Il n'y avait pas de sot métier, et ça, Billius l'avait bien compris. Pour se faire une place, il fallait débuter tout en bas, et passer des tests. Et il avait plus que hâte qu'on le laisse accéder à cet univers... Trop hâte pour attendre la fin des études, et ne pas allier utilité et plaisir.

    - J'ai une question, sinon, annonça-t-il finalement, tout simplement, légèrement freiné par l'observation qu'il venait de faire des cicatrices qui ornaient le visage de son interlocuteur; Est-ce que... C'est dangereux, ce que v... Tu fais ? Après tout, il était en droit de savoir dans quoi il s'engageait... Même si ce n'était pas ça qui allait le faire changer d'avis.


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François Loiseau
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Ce message a été posté Jeu 1 Mai 2014 - 18:59

Quelques hochements de tête pour ponctuer les explications de l’adolescent sur sa recherche d’emploi. C’est une très noble intention, même si Smith sucre probablement ses céréales avec des Gallions, tellement il est friqué. Une pensée qui ne te ressemble pas, pleine de vieux souvenirs de Poudlard, que tu chasses bien vite. Smith a accueilli ce jeune homme chez lui, peu importe comment il était jadis, et ledit jeune homme veut faire sa part. Tu trouves ça honnête, plus que correct, tout comme les raisons des refus des autres employeurs. Tu les comprends parfaitement, même si c’est injuste pour Billius. Tu vas pour enchaîner avec d’autres questions, mais l’élève te prend de court et continue de parler, avec une verve et une vigueur renouvelées.

Tu te retiens de rire. L’enthousiasme de Billius est splendide et tu sais plus que jamais que tu vas l’engager. Tu aimes sa franchise et tu perçois quelqu’un de travailleur. Peut-être a-t-il des relents de Poufsouffle, derrière la cravate. Ça ou la vie entouré de personnes de cette maison l’influence. Dès qu’il parle de chouette, Matcha s’envole de son perchoir pour venir voler autour de sa tête, se reconnaissant dans ce mot, et tu réussis avec beaucoup de peine à ne pas éclater de rire devant le spectacle ainsi formé. Billius avec la chouette, plus petite qu’un Cognard et pas bien plus grosse qu’un Vif d’or, qui vole furieusement autour de lui, hululant sans cesse. Pourtant, il ne se laisse pas déconcentrer et te promet même ses week-ends, alors que tu n’en demandes clairement pas autant.
Le frein qu’il pose dans son monologue, tu le sens bien, et seuls répondent les cris surexcités de ta chouette. Tu as senti ses yeux glisser sur tes cicatrices et la question qui en découle est légitime. Tu lui fais un petit signe d’attente et tu te lèves pour tenter d’attraper le rapace, tes doigts effleurant à chaque fois à peine le plumage soyeux.

« Matcha, Matcha, oui, Billius a parlé de chouette, oui, c’est beau, tu peux arrêter. Peine perdue. C’est autour de ta tête qu’elle vient voleter. Attends, je vais t’envoyer… porter un truc à Lauren. Tu veux bien ? » Hululement de joie extatique – elle adore Lauren, alors que tu griffonnes un mot sur un parchemin pour dire à ton amie que tu t’excuses de lui refiler la responsabilité de la chouette, mais que tu as besoin de tranquillité quelques instants. Et que tu as hâte de la revoir. Le morceau de parchemin est attachée à la patte de Matcha, qui s’envole par la fenêtre que tu ouvres d’un mouvement de baguette. Tu pousses un soupir de soulagement et fais disparaître les petites plumes semées un peu partout. « Excuse-la. Elle prend sa mission très au sérieux. Elle est affectueuse, sinon, mais elle tend à s’enthousiasmer pour pas grand chose. » C’est peu de le dire.

Tu t’assis à nouveau. Et reviens à sa dernière question, après avoir pris une gorgée d’eau : « Dangereux ? La plupart du temps, non. Je dois trop souvent suivre des maris, ou des épouses, que leurs tendres moitiés croient infidèles. Parfois quelques aventures dans des commerces illégaux, aussi, et des fouilles pour lesquelles je n’ai absolument aucun mandat. C’est beaucoup de travail de recherche, des contacts et de la logique. Pas besoin de t’étendre sur tes cicatrices. Tu ne le fais jamais. Et il découvrira bien assez vite le travail. Tu préfères tout de suite dire à Billius ce qui l’intéresse. Je veux bien t’engager. Tu m’as convaincu. » Un sourire. Pas plus compliqué que ça, pour toi. Comment dire non ? Les autres commerçants l’ont sûrement rejeté sans même le rencontrer, parce que sinon, ils l’auraient pris avec eux, tu en es sûr. On n’a sûrement jamais vu un entretien d’embauche aussi rapidement réglé.

« Du lundi au jeudi soir, après les cours, ça t’irait ? Le vendredi, je travaille de chez moi. Si j’ai besoin de toi la fin de semaine, je t’avertirai en avance pour que tu puisses aménager ton horaire. Si tu as trop de grosses affaires en même temps, par exemple, et que tu as besoin de quelqu’un pour t’épauler. Et cet été, si tu veux, on verra pour que je te donne plus d’heures. » Tu n’as pas encore parlé de ses tâches. Tu préfères régler l’horaire avant tout.

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Dernière édition par François Loiseau le Jeu 1 Mai 2014 - 19:59, édité 1 fois
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Ce message a été posté Jeu 1 Mai 2014 - 19:44

La chouette tournait autour de Billius comme si elle avait reconnu en lui une bonne source de plaisanterie... Le Sardaigle ne tenait pas à montrer son incapacité à trouver une solution à cette excitation, aussi, il préféra ignorer le problème, restant concentré sur son interlocuteur plus que sur le volatile énergique. Enfin, François lui donna un message à transmettre, et ils purent avoir la paix. Le jeune MacAllister ne put retenir un sourire de reconnaissance. Il avait au moins appris le nom de l'animal, Matcha, et une façon radicale de l'occuper - même s'il ne se serait jamais parmi de l'exploiter.

    - Elle est toute pardonnée ! S'exclama Billius, satisfait néanmoins qu'elle ne soit plus en train de lui battre des ailes dans le nez. Après tout, dit comme ça, le détective Loiseau aurait presque pu parler de l'adolescent. Il allait être bien entouré. Je vois... Ajouta-t-il juste après les explications plus claires du sorcier, sur les tenants et aboutissants de son métier. Et toi, tu es marié ? La question coulait de source après tout, d'autant plus que les photos d'un bébé lui souriait sur le bureau.


Le jeune MacAllister ne voyait pas l'indiscrétion que ces mots pouvaient représenter... Il s'imaginait déjà les cas d'adultère comme s'il y était, et Dylan n'en croirait surement pas ses oreilles, quand il lui raconterai... Enfin, il ne lui dirais rien, s'il était embauché, évidemment, secret professionnel oblige. Oh, il avait tellement envie d'être engagé, maintenant, que la chaise ne le contenait plus... Il avait presque envie de se jeter sur les parchemins, pour commencer à les trier par ordre alphabétique.
Pourtant, quand François lui annonça sa décision, il ne bougea pas d'un pouce pendant quelques longues secondes, bouche bée. Il n'était pas sûr d'avoir bien entendu, et il fronça légèrement les sourcils, interrogateur, avant d'enregistrer réellement l'information.

    - Sérieux ? Demanda-t-il, perplexe. Et redoutant presque une réponse, il enchaina aussitôt : Mille gorgones décrépites ! Euh pardon... J'veux dire, wahou ! Tu le regretteras pas ! J'commence quand ? Lundi au jeudi ça m'va, j'peux être là à 16h, voire même plus tôt le mardi avec nos études spéciales... C'est parfait ! S'exclama-t-il, ne sachant pas comment cacher sa joie, c'est à dire ne pas trop remuer sur son fauteuil, pour ne pas lui faire regretter son choix. Intérieurement, il faisait des bonds.


Il allait pouvoir s'ouvrir un vrai coffre à Gringotts, peut-être, quand il aurait fini de rembourser Zacharias. Quelque chose à son nom, qui symboliserait officiellement son indépendance. Il pourrait enfin offrir des sucreries à ses amis, comme eux le faisaient depuis longtemps. Et puis, il avait trouvé un job rêvé, où il verrait sans doute tout un tas d'affaires passionnantes. Pour lui en tout cas, toute mission le serait.

    - Et euh... J'dois faire quoi du coup ? Demanda-t-il, prêt à se jeter sur la tâche, réalisant soudain qu'il n'avait aucune idée des priorités que François voudrait lui confier.
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François Loiseau
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Ce message a été posté Ven 2 Mai 2014 - 16:22

« Non, pas marié. » Et tu n’as pas besoin de t’étendre sur la complexité de ta vie de famille. Billius en apprendra bien assez par lui-même, au fil du temps… Tu as dit ça rapidement, juste une réplique avant de lui annoncer qu’il était engagé – et sa réaction te fait plaisir. Tu ris, même, à son juron coloré. Tu as l’impression qu’il va déborder de ta chaise et exploser dans tous les sens. Tant mieux ! S’il est aussi énergique et investi dans le boulot que tu vas lui donner, ça te fera du bien. Oh, tu as hâte de voir la tête des autres quand tu vas leur dire que tu as un… euh, assistant ? apprenti ? secrétaire ? Tu lui trouveras un titre plus tard.

Ton visage est redevenu sérieux, ton rire précédent est passé. Tu vois le Serdaigle avide de savoir ce qu’il va effectuer comme tâches, mais tu as d’autres points à discuter, tout aussi importants. Même plus, en fait, vu la nature de ton travail. « Avant de te dire ce que tu dois faire, je veux que tu comprennes quelque chose. Le travail que je fais, s’il n’est pas dangereux, doit absolument demeurer secret. Ce qui se parle ici reste ici. Tu n’es pas stupide, donc tu comprends pourquoi. » Un regard entendu. Si les gens engagent un détective privé, c’est souvent parce que leurs petites affaires n’ont rien à voir avec la Brigade. Ni avec le Ministère. Ce qu’ils recherchent, avec toi, c’est la discrétion. Et tu peux comprendre l’excitation que ça représente pour un adolescent, qui vit de surcroît avec d’autres adolescents, mais tu veux que Billius comprenne bien que ce n’est pas matière à potiner entre les cours.

« Après, il y a des situations particulières où tu as le droit de parler – et quand je dis parler, c’est avec moi ou avec la Brigade. Les choses sérieuses. Les choses dangereuses. L’adultère, ce n’est pas un crime, mais le meurtre oui. J’enquête parfois sur des morts, sur des enlèvements, et ce sont les seules situations pour lesquelles j’ai l‘obligation de rompre le secret professionnel. Pour trois options : si je crois qu’un de mes clients a tué ou va tuer quelqu’un, si je crois qu’il va se suicider, ou si je crois qu’il va abuser de sorciers mineurs. Et… si ce sont des Mangemorts. » Ça en fait quatre. Quatre cas. Le dernier ajouté depuis que votre gouvernement n’est plus celui des Mangemorts. C’est une obligation non seulement morale, mais aussi prescrite par la loi. Tu prends une autre gorgée d’eau, regardes rapidement vers la fenêtre, par habitude. Même si tu sais que Lauren gardera Matcha assez longtemps pour que vous puissiez vous entendre. Tu reviens à l’adolescent. « Si tu as un doute par rapport à qui que ce soit, en lisant les dossiers, dis-le-moi et je te dirai si on doit agir. » C’est possible. Tu n’es pas parfait et ta méthode de travail est entièrement basée sur une expérience autodidacte. Peut-être es-tu passé à côté de détails qui te semblaient insignifiants et que le regard d’un autre pourra relever.

Ton sérieux s’efface et tu reviens à un faciès plus avenant. « Lundi, je vais te faire signer un contrat de travail, ainsi qu’une entente de confidentialité. Ce n’est pas un Serment Inviolable, ne t’inquiète pas. Pour que tu puisses être protégé, si je t’exploite ou ne te paie pas, et que notre entente sur ce qu’on peut dire ou pas soit claire. » Ça va aussi te donner la fin de semaine pour lui trouver un titre, à ton employé, et pour aller rencontrer un avocat pour établir le contrat de travail et sa validité. Tu vas aussi devoir le déclarer, par rapport au Ministère… Tu feras ça mardi, quand le contrat sera signé. Tu sors d’un tiroir de ton bureau les papiers sur lesquels tu as griffonné la veille, y retrouvant le montant avec lequel tu comptes payer ce garçon. Quelque chose de convenable, quand même, tu n’es pas dans la misère financière. « Veux-tu parler de ton salaire maintenant ? » Des subtilités ennuyantes, mais nécessaires avant de parler du travail. Du vrai travail. Même si tu sens que pour Billius, avoir un salaire n’est pas la chose la plus ennuyante du monde.

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Ce message a été posté Dim 4 Mai 2014 - 9:00

Il n'était pas marié... Ok. Billius garda cette information dans un coin de son esprit, en attendant de pouvoir l'exploiter pour en savoir plus. Sa concentration, pour l'instant, était plutôt tournée vers le reste de cet entretien. Maintenant qu'il avait été établi qu'il ferait partie de ce bureau, il voyait les choses sous un nouvel angle : bientôt, il serait familier avec les étagères, les noms des dossiers qui trainaient au sol, les différents parfums de thé... Un nouvel univers s'offrait à lui.
Les recommandations de François paraissant pour le moins importantes.- le jeune MacAllister les avait déjà deviné - il reprit un air plus sérieux, histoire de lui montrer qu'il y accordait toute l'attention nécessaire. Bien sur, il ne parlerait de rien à personne. Ce serait encore mieux ! Il pourrait faire rager Leah, en lui disant à quel point il avait découvert des choses formidables... Dont il ne pouvait rien lui dire. Il imaginait déjà son air frustré, et cette image le ravissait.

    - D'accord, si j'ai un doute, je le dis. Sur ces quatre cas. Sinon, je serais aussi muet que si j'avais subi un sort de mutisme ! Récita-t-il avec enthousiasme, avide déjà de pouvoir, lui, rentrer dans les confidences. Il n'avait aucun problème avec cette règle : autant il aimait apprendre, sur tout et n'importe quoi, autant il n'éprouvait pas le besoin d'aller partager sa science. Je n'y manquerai pas !


Un peu plus, il effectuerait un serment inviolable, sans même avoir à pratiquer la formule, tellement il était convaincu de son parfait professionnalisme de ce côté-là. Billius allait signer ce contrat avec son sang s'il le fallait... Ou pas, quand même. Même il hocha la tête avec une certaine excitation.
Il était temps cependant de se montrer un peu plus sérieux. Les détails administratifs, formels, n'étaient pas non plus à prendre à la légère. Billius avait bien l'intention, pour une fois, d'être dans les règles, et de ne pas avoir de soucis avec le ministère. Il allait prendre le temps de lire son contrat, d'en étudier les petites lignes s'il y en avait, et de le suivre à la lettre.

    - Lundi, c'est noté ! Déclara-t-il, sans prendre la peine de sortir son agenda. Cette date, il ne risquait pas de l'oublier. Euh oui, bien sur, mon salaire ! S'exclama le jeune homme, réalisant qu'il avait presque omis d'avancer la raison première, principale, qui l'avait poussée à prendre cet engagement.


Il eut à peine le temps d'entendre la proposition de son futur patron, que quelqu'un frappa à la porte, de plusieurs coups impatients. Billius interrogea le détective Loiseau du regard. Devait-il aller ouvrir ? Devait-il partir ? Pouvait-il rester ? Quand cette éventualité traversa son esprit, une étincelle d'espoir s'alluma dans ses prunelles. S'il s'agissait d'un client... Il n'était pas encore officiellement assistant, ou stagiaire, ou peu importe le titre que François allait lui donner, et il n'avait donc pas sa place pour l'instant dans la pièce.
Dans tous les cas, il se leva, par politesse, restant là, debout comme un piquet, en attendant la suite des opérations.
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François Loiseau
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Ce message a été posté Jeu 22 Mai 2014 - 4:03

« Que dis-tu de 30 Gallions par mois ? Vu que tu es étudiant et que tu seras à temps partiel, je pense que c'est acceptable, mais je ne connais pas exactement tes bes... » Ta voix se perd dans les coups qui sont frappés à ta porte. Tu fronces les sourcils. Un client ? Peut-être bien. Tu ne reçois habituellement personne le vendredi, et ce depuis quelques mois déjà, mais ce ne serait pas non plus inhabituel. Comme détective, tu as l'habitude de voir de tout. Le Serdaigle t'interroge du regard, après s'être levé et planté à côté de la porte, prêt à sortir du bureau si tu le désires. Non, tout de même, il est ridicule d'engager quelqu'un qui va lire tous tes dossiers pour ensuite lui interdire d'assister aux rendez-vous. D'une façon ou d'une autre, il saura tout ce qui se passe dans cette pièce.

Un petit signe de la main pour lui indiquer qu'il peut rester et d'un geste de ta baguette, tu transfères le fauteuil où il était assis de ton côté du bureau. Pas loin de ton propre fauteuil. Tu lui aménageras un coin, en fin de semaine, d'ailleurs, entre ta visite chez l'avocat et une sieste avec petite Clara. Les coups à la porte reprennent, mais tu attends que Billius soit à nouveau assis avant de répondre : « Entrez. » Tu sens que la personne de l'autre côté n'est pas spécialement patiente et risque de malmener ta porte.
Ça ne manque pas. La porte s'ouvre avec trop de vigueur, laissant entrer une belle femme à peine plus jeune que toi dont les cheveux roux sont relevés en un lourd chignon. Un claquement de langue. Portée claquée derrière elle. « J'ai attendu. Vous m'en voyez désolé, Miss O'More. Notre rendez-vous n'est-il pas lundi, par contre ? Oui, il est lundi, tu le sais même très bien. Oui, mais en sortant de chez l'homme en face d'ici, j'ai vu que vous étiez ici et j'ai préféré avancer notre rencontre. » Prévisible. Ce n'est pas la première qui te fait le coup. Ça t'apprendra à venir à ton bureau quand tu n'es pas supposé travailler – et à répondre à la porte. Bonne poire Loiseau, comme toujours. Tu lui indiques le fauteuil restant d'un geste de la main, pour qu'elle y prenne place, mais ses yeux noirs et inquisiteurs se sont portés sur Billius. Qu'elle observe avec tant de férocité que tu crains presque qu'elle réussisse à le transpercer juste avec ses yeux. Tu interviens rapidement, avant qu'elle puisse parler : « Je vous présente mon assistant, Billius MacAllister. Il va nous assister, pendant la rencontre. Est-ce que vous lui faites confiance? ... oui, sinon il ne serait pas là. Je préférerais que nous discutions seule à seul. C'est à ton tour de prendre un ton agacé. Je regrette, mais Billius assistera à la discussion. Vous me faites confiance, après tout, il n'y a pas lieu de discuter. Si vous préférez qu'il ne soit pas présent, revenez à votre rendez-vous de lundi. Il lira votre dossier à la suite, sans que vous soyez là. » En gros, soit il est là et il sait tout maintenant, soit il n'est pas là et il saura tout lundi. Tu es bonne poire, certes, mais tu as des limites et tu tiens à les poser avec tes clients.

La rousse hésite une seconde, puis s'assit brusquement sur le fauteuil et sort de son sac à main une liasse de papiers. « Il m'a envoyé ça, la semaine dernière. Je suis certaine que ce sont des menaces de mort voilées. Il a encore fait référence à l'héritage de ma mère, ce superbe collier qui descend de la famille Bulstrode même – un cadeau fait à mon arrière-grand-oncle comme vous le savez – et qui a été confisqué par le Ministère, même s'il refuse catégoriquement de le croire. Je suis certaine qu'il s'est introduit chez moi. Tu tournes la tête vers ton tout nouvel assistant, puisque c'est le titre choisi. Va me chercher le dossier de Mrs O'More. Le classeur à gauche de la fenêtre, troisième tiroir. Merci. » Il va goûter au plaisir d'une première cliente, et pas la moindre. Fenella O'More, jadis mariée O'Gleenan, persuadée que son ex-mari ancien sympathisant Mangemort repenti et surveillé par le Ministère lui envoyait des lettres de menaces et venait fouiller sa maison pour en extraire les moindres richesses, cliente du Psychomage Charlis Faraday (« l'homme en face » du bureau de François, justement) et qui n'avait pas tout à fait tort. Richard O'Gleenan n'était en rien un enfant de chœur et traînait dans certaines choses illégales, et il avait oui envoyé quelques bonnes lettres d'insultes à son ex-épouse, mais rien depuis quelques semaines. De ce qu'il savait. En gros, rien qui puisse faire les manchettes, mais quelque chose d'assez sérieux pour qu'il garde le dossier sous le coude. Si ces lettres étaient véridiques, c'était pour harcèlement qu'elle allait devoir porter plainte dès qu'il aurait vérifié que l'autre ne s'était pas bel et bien introduit dans la maison de la rouquine.

Tu sors un parchemin et une plume autoencrée, enchantée, qui écrira seule sur le parchemin. Une fois le dossier sur ton bureau, tu l'ouvres et tu sors la fiche résumée du cas pour que Billius puisse la lire rapidement sans avoir à se farcir tout le reste de la paperasse qui accompagne ledit résumé. Tu pourras lui parler de ça après, quand elle aura terminé son laïus et qu'elle vous laissera tranquille. Dix minutes, pas plus, tu te le promets. « Qu'est-ce qui vous fait penser à des menaces de mort et à une entrée par effraction chez vous, Fenella ? » Montre en main.

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mécaniques générales Ma bouche est orpheline, ta peau de mescaline. Reste-là encore quelques minutes, pour me dire : ho mon bel ami, ho mon ange gris, pourquoi les jours sont si courts ? Je disais, ho ma belle amie, ho mon ange gris, pourquoi les jours sont si courts avec toi ?

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