C'est ta baguette sur ma gorge, ou t'es seulement contente de me voir ?



 



C'est ta baguette sur ma gorge, ou t'es seulement contente de me voir ?
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Faust Waltz
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Ce message a été posté Lun 21 Avr 2014 - 2:52


Le 3 mars 2022

Son frère avait fait les courses. « Loué soit Fabian. » Un grognement rauque alors qu'il s'emparait du pain et de la confiture, recouvrant trois tranches d'une épaisse couche de la mixture fruitée. Il avait dormi tard. Il était rentré il y a deux jours, dans la nuit de surcroît, d'Égypte. Il avait à peine mis un pied dans l'appartement remarquablement en désordre qu'il s'était endormi, tout le stress de ses derniers jours au Caire lui rentrant dans le corps, en plus du (pas si gros, tout de même) décalage horaire.
Faust avait pris son temps, à l'étranger, s'était bien reposé, avait mangé et avait même repris un peu de poids, mais profiter d'une dernière journée de congé avant de reprendre les nuits de folie au Magyar d'Argent, ce n'était jamais de refus. Sa fibre paresseuse n'était pas bien loin.

Il s'assit sur le comptoir de la cuisine, engloutissant ses tranches de pain même pas grillées, cherchant le journal autour de lui. Les deux autres Waltz ne l'avaient pas entretenu des nouveautés du village – il soupçonnait Olivier d'à peine savoir qu'ils étaient enfermés, en fait, alors savoir ce qui se passait, très peu pour lui. Pas de papelard en vue. Tant pis. Il demanderait à son frère de lui faire un résumé, ce soir, pour que tout soit clair. Ça lui laisserait l'après-midi pour pour défaire ses bagages, encore intouchés, et préparer un rapport de mission pour Wilhelmina. Comme il se l'était répété pendant toute ladite mission, il n'avait pas été envoyé là pour des vacances aux frais des Salamander et c'était bien le moment de parler des résultats de son travail dans ce pays dont il était tombé amoureux.

L'Égypte.

Un soupir à la pensée de ce qu'il venait de quitter – surtout en regardant par la fenêtre, qui donnait sur un énième matin écossais grisâtre et emmerdant. Ses bagages sentaient encore les épices et le soleil et il avait eu presque un tiraillement au cœur en coupant un peu sa barbe, pour revenir à une allure négligée qu'il affectionnait. Et comme tous les autres Mangemorts étaient pâles ! Ils n'avaient pas eu la chance de passer une partie de l'hiver au soleil... Chose dont il ne se vantait pas, puisque c'était pour une mission dont il n'avait pas donné les détails, mais qui se voyait quand même sur son visage détendu. Faust avala la dernière bouchée de sa tranche de pain avant d'aller passer un pantalon et un t-shirt, jetant aux quatre coins de sa chambre ses fringues pour trouver parchemin, plume et encre. Pour son rapport, hein. Une partie allait être de vive voix, mais c'était encore mieux s'il prenait des notes et consignait le tout par écrit, pour que les archives du quartier général aient des souvenirs des Merveilleuses Aventures de Faust Colin Waltz en Égypte.

Une salve furieuse de coups fut frappée à sa porte, le faisant hausser un sourcil. Qui donc pouvait bien venir le voir? Il n'avait clairement pas assez d'amis pour que ceux-ci le cherchent avec frénésie à peine avait-il posé les pieds en Écosse. À moins que ce soit quelqu'un pour son frère ou son cousin ? Plus plausible. Faust jeta un coup d’œil dans le judas – et au lieu du sourcil haussé, c'est un sourire qui étira son visage. Un sourire pas même crispé. Juste content. Bêtement content. Il ouvrit la porte sur la silhouette de l'inimitable (heureusement, une, c'est bien assez) Alice Torvald. « Ne me dis rien : je t'ai tellement manqué que tu ne pouvais pas faire autrement que venir me voir. » La voix malicieuse, l’œil vif – alors que vu l'expression qu'arborait la lionne, il n'était certainement pas question ici de retrouvailles heureuses, de joie de vivre et autres sentiments admirables. À vrai dire, et ça il ne l'avait pas encore réalisé, ça ne risquait pas d'être un bon moment. Pas du tout.

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« Il n'irait pas le chercher, d'abord parce que c'était Waltz, et qu'il était fou, et qu'il ne fallait pas le suivre, jamais [...] » ▬ Ian Blackburn



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Alice Torvald
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Ce message a été posté Lun 5 Mai 2014 - 18:04

Elle se tient debout devant la fenêtre, pieds-nus sur le carrelage froid de la cuisine, avec juste un vieux t-shirt trop grand sur le dos et ses deux mains enveloppées autour d’un mug brûlant duquel émane une odeur de café corsé – le troisième depuis le début de la journée. Le soleil a déjà dépassé son zénith depuis une heure ou deux mais la lionne a beau faire, elle est toujours empêtrée de sommeil. Cela fait trois jours qu’elle est rentrée de mission, une mission l’ayant tenu à l’écart de Pré-au-Lard pendant plus d’un mois, et elle n’avait pas encore réussi à reprendre ses marques. Trop de préoccupations obscurcissaient ses pensées, trop de doutes et de d’incertitudes.

L’année qui s’était écoulée n’avait pas été tendre avec elle. Les retrouvailles forcées avec sa sœur, son coma après Assapor, le tournant qu’avait pris la faction des Héritiers avec le massacre de Trent Park, l’immobilisme stagnant infligé à tous les résidents de Pré-au-Lard, le fait qu’elle soit toujours sans nouvelles de sa mère : autant de facteurs de stress qui commençaient sérieusement à lui peser. Quel sens trouvait-elle encore à donner à tout cela ? Plus elle y songeait et moins elle semblait capable de le dire. Le coup de grâce avait été la réouverture du procès d’Isaac Emerson. Il avait été son ami, son confident, avant que l’atroce vérité de ses actes ne soit dévoilée au grand jour et laisse une plaie béante en elle. Celle de la trahison. Pendant toutes ces années elle avait profondément enseveli ces souvenirs mais, aujourd’hui, elle savait que la blessure n’avait jamais totalement cicatrisée. Le ressentiment dans son cœur était plus vivace qu’elle ne l’avait imaginé. Et une personne en particulier en était responsable.

Le bruit de sa tasse sur le plan de travail claque comme un coup de fouet alors qu’elle la repose avec un peu trop de poigne, toute sensation de fatigue s’étant subitement envolée. Songer à tout cela ne lui réussit pas. Mad a essayé de l’en dissuader, il a toujours été le plus raisonnable d’eux deux, mais c’est plus fort qu’elle, elle ne peut pas s’en empêcher. Elle ne peut pas tirer un trait sur cette histoire. Elle ne peut pas. Cela fait trop longtemps que la lionne joue les fauves apprivoisés. Aujourd’hui elle aurait son combat. Peut-être est-il là le remède à ce qui l’obsède. Et tant pis si elle se trompe de cible. Pour une raison qui lui échappe et qui l’arrange, cela ne semble pas avoir la moindre importance.

C’est comme cela qu’elle se retrouve à tambouriner contre la porte de Faust. Un peu plus et elle n’aurait pas eu grand mal à l’arracher de ses gonds vu l’état de la bâtisse mais, heureusement pour le mobilier, le propriétaire des lieux ne se fait pas attendre. Ça fait longtemps qu’ils ne se sont pas vus. Elle ne saurait pas dire depuis combien de temps. Ce qui est sûr c’est que sa gueule de sale petit con ne lui avait pas manquée. Il semble loin le temps où un seul de ses murmures caressants suffisait à la faire frissonner. Quel que soit le nom que leur relation ait porté, elle se convainc à cet instant que tout est bel et bien terminé entre eux. Il suffit juste d’y mettre un point final.

« Je parie que tu dois te trouver particulièrement malin, comme toujours. »

Ni bonjour, ni merde. Il n’est pas question qu’elle s’emmerde avec ces formalités. Pas aujourd’hui. Pas pour lui. Elle a fini de lui trouver des excuses.
Sans une explication, elle fait reculer le barman en pénétrant dans son appartement. Elle se passera bien de son invitation et il y a peu de chance qu’il prenne cela comme une offense. Après tout, ils ont été taillés dans le même bois. C’est bien cela le problème.

« Alors ? Comment se porte Isaac Emerson depuis sa relâche ? Il a déjà eu le temps de se taper quelques gamines ? Vous devez avoir plein de choses à vous raconter. »
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Ce message a été posté Mer 21 Mai 2014 - 3:30

La lionne était brusque et sèche – sa malice personnelle déchanta et il arbora une expression un peu surprise. Il ne se posa pas de question quand elle le fit reculer dans son appartement – il ferma simplement la porte. En fait, si, il se posait des questions. Comme, ce qu'elle pouvait bien lui vouloir, et ce qu'elle sous-entendait par son 'malin', et qu'est-ce qu'il avait bien fait. Il avait été absent pendant deux mois, quand même, si du bordel avait été foutu à Pré-au-Lard, ce n'était pas de sa faute. Qu'on l'accuse pour ce qu'il avait fait, au moins, pas pour des conneries dans lesquelles il n'avait pas trempé. Les sourcils froncés quand elle lui parla bien de la dernière personne dont il s'attendait qu'elle lui parle.

« Emerson ? Pourquoi tu me parles de lui ? Pourquoi tu prends cet air très peu convaincant, Faust, en te mettant sur la défensive ? Son esprit analysa ce qu'avait dit la blonde, ses yeux s'ouvrirent bien grand. La relâche. Sa relâche. Emerson, relâché. Libre. Il a été... relâché. » Prudemment, le Gryffondor énonça cette nouvelle vérité et comprit soudainement pourquoi Alice avait l'air aussi peu amène. Sans oser sourire pour savourer le bonheur de cette vérité, sans oser laisser son visage s'éclairer, sans laisser une quelconque autre émotion que cette surprise prudente. Mais il était inutile de se cacher, de jouer – son regard s'était déjà illuminé quand il avait compris. Il avait assez joué avec Alice pour savoir qu'elle ne se laisserait pas abuser par une quelconque fausse innocence de sa part.

Emerson, libre.

Le Gryffondor se redressa un peu, fit un autre pas vers l'arrière, comme pour se préparer à une attaque de la blonde devant lui. Passa sa main dans ses cheveux, sur sa barbe fraîchement taillée, l'ombre noire sur son visage basané en plein hiver. « Tu m'apprends ça. » Une autre vérité. Ce n'était certainement pas son cousin, ou son frère, qui allait lui apprendre la nouvelle. Fabian avait toujours su pour Emerson, avait toujours su pour leur ancienne colocation secrète, mais il portait tellement peu le tueur en série dans son cœur que jamais il n'aurait abordé le sujet avec son frère. Ça, le Waltz en était sûr et certain. « J'étais parti depuis deux mois, ça fait deux jours que je suis revenu. J'en savais rien. J'ai pas trop suivi son nouveau procès. » Vrai également. Après son témoignage, inutile de nier qu'il avait témoigné en sa faveur, la Torvald était brigadière par la barbe de Merlin elle avait accès à toutes les informations reliées à ça, il était resté loin du cirque entourant l'enquête Emerson. Avait jugé la chose de loin, n'avait pas porté attention aux autres témoignages, n'avait pas posé trop de questions. Il avait fait ce qu'il pouvait, après tout, ce n'était pas entre ses mains à lui. Pour ce que ses mots avaient bien apporter, de toute façon... ce n'était sûrement pas ça qui avait fait pencher la balance.
Et, le plus important, personne n'était venu lui chercher des Noises parce qu'il avait eu la gentillesse d'héberger un dangereux criminel pendant presque une année.
Un demi-sourire narquois.

« Avec un peu de chance, il te donnera du boulot en plus. »

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Ce message a été posté Ven 23 Mai 2014 - 22:09

« Fous-toi de ma gueule. »

Les mots claquent. Comme une morsure. Pourtant elle ne hausse pas la voix. Ses veines sont remplies d’eau glacée. La colère qui l’anime en cet instant est au-delà des cris, des coups et des insultes. Ô elle pourrait le frapper. Envoyer son poing serré contre sa mâchoire pour faire disparaître cette infime lueur de satisfaction qu’il ne parvient pas à cacher quand il comprend que son grand copain est libre. Ça la dépasse. Ça. Cette loyauté inexplicable qu’il nourrit envers l’un des criminels les plus répugnants que cette dernière décennie ait portée. Elle le regarde et elle ne comprend pas comment cet homme peut être le même homme qui l’avait enlacé et l’avait fait danser sous le ciel étoilé de Londres un fameux soir d’été.

Ça la frappe soudain. Elle n’est pas venue ici parce qu’elle ne ressent plus rien pour lui. Elle n’est pas venue chercher la confrontation parce qu’elle se sent enfin libre de l’emprise qu’il avait un jour pu avoir sur elle. Elle est venue parce qu’il faut que cela cesse. Parce qu’il est temps que la forêt noire recouvrant le corps de Faust finisse d’envahir le reste. Et surtout son prénom à elle. Le sien. Alice. C’est cela : il est temps qu’ils se libèrent enfin d’eux-mêmes. Isaac Emerson n’est qu’une excuse. Une sacrée bonne excuse, là n’est pas la question, mais une excuse tout du reste.

Ses bras se croisent sur son ventre. Elle entend les explications qu’il lui donne mais elle ne les écoute pas. Pas vraiment. Cela semble si inutile. Si absurde. Tout ce qu’il pourrait dire ne changerait rien à ce qu’il avait fait. Ce n’est certainement pas lui et son témoignage qui avait libéré Emerson, de cela elle en est parfaitement consciente, mais l’acte en lui-même elle ne pouvait pas l’accepter. Passer au-dessus. Le pardonner. Un jour tu partiras. C’est ce qu’elle lui avait dit quand il était venu à son chevet après Assapor. Elle l’avait pensé et il s’était défendu d’un tel constat. Aujourd’hui Faust avait fait son choix. À cette pensée, les derniers mots du sorcier résonant à ses oreilles, un rire sans joie s’échappe de la lionne. Elle rit avec un signe négatif de la tête.

« Tu sais quoi ? Je savais déjà que t’étais un grand malade. Mais ça ? Isaac Emerson a violé et assassiné neuf femmes. Neuf. Je veux même pas savoir ce qui se passe dans ta tête quand tu décides de participer à cette putain de mascarade. »

Elle amorce un mouvement dans sa direction mais se ravise. Elle ne doit pas l’approcher. Trop risqué. Elle pourrait avoir un geste malheureux et ce n’est pas ce qu’elle veut.

« Du boulot en plus… » Se contente-t-elle de répéter avec un profond mépris. « Tu me fais vomir. »
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Faust Waltz
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Ce message a été posté Sam 24 Mai 2014 - 6:40

C'était donc vraiment que ça. Elle avait vraiment fait le chemin jusqu'à son appartement, pour a première fois depuis le début de l'enfermement à Pré-au-Lard, pour venir lui donner son avis sur sa participation au procès d'Emerson, et dans la défense dudit Emerson d'ailleurs. Non, c'était pas possible. Quand même pas. Elle devait avoir une bien meilleure raison – mais Faust était trop débile pour la figurer. Ou pas encore complètement remis de sa mission. Ou juste vraiment incapable de comprendre ce qu'Alice désirait. Peut-être parce qu'il ne désirait pas le comprendre, peut-être parce que le grondement du milieu de son corps avait doucement recommencé, que le vide se remplissait à nouveau.
Ses bras se croisèrent sur son torse, en miroir de la femme devant lui. Il se défendait quand elle attaquait, parce qu'il n'était pas en position de force et refusait de le reconnaître, mais son corps le savait quand même. Son esprit aussi. Il n'avait surtout rien à opposer à ce qu'elle disait. Aucun argument, aucune excuse, surtout rien qui puisse la convaincre de quoi que ce soit.

Sarcastique, la voix – sèche, la réponse. « Oh, excuse-moi, Miss la Vertu. Si t'es pour vomir, fais ça dehors. C'est pas moi qui fait le ménage, épargne au moins ça à mon frère. » Soyons honnête. Les possibilités pour qu'Olivier soit même capable d'effectuer un sort de nettoyage étaient bien en dessous de zéro. Alors ne parlons pas des siennes.

Waltz s'en foutait, de toute façon. Qu'Emerson ait tué et violé neuf nanas. Il le savait. Il n'en doutait pas. Mais c'était pas pour ça qu'Emerson était son ami et il ne voyait pas l'utilité de justifier ses actes, puisque ça ne vaudrait pas tripettes aux yeux de la lionne ô combien si attachée a une loi qui se foutait bien d'elle-même. Il se foutait des meurtres. Lui aussi en faisait, non ? Parce qu'on le lui demandait – parce qu'il fallait bien sortir de ce trou bouseux – parce qu'elle l'a mérité – parce que ce n'était pas important. La loi et la morale, ce n'était pas ça qui l'empêchait de dormir la nuit. Et c'était pas pour ça qu'Alice était ici non plus, c'était désormais clair, parce qu'elle savait très bien que ce n'était pas ça qui l'empêchait de vivre sa vie. Mais qu'est-ce qu'elle lui voulait, à la fin ? Il ne comprenait rien. Il devait être encore plus stupide que ce qu'il pensait... Sa main passa encore une fois dans ses cheveux, sur sa barbe, chercha son paquet de cigarettes dans ses poches, se retint d'en sortir une pour l'allumer et la fumer ostensiblement au visage de la blonde. Pas en ce moment. Et Alice n'était pas Lisa.

Les bras restèrent croisés, finalement. Pour se protéger – protéger son corps, son cœur. Il se foutait des coups physiques. Il pouvait encaisser. Il avait toujours été un bagarreur et ce n'était pas ça qui lui faisait peur, loin de là. Même, si elle pouvait le frapper, le frapper réellement, ça lui ferait du bien. Il répliquerait, évidemment, et bon sang... ce serait juste bon. La bonne chose à faire. Mais les autres coups, c'était une autre chose. Alice avait les veines remplies d'eau glacée – les siennes étaient toujours du feu brûlant. Ou quelque chose de noir, de sirupeux, qui coulait lentement et l'empoisonnait petit à petit. Cette fois, le ton ne fut pas dur. Ni agressif. Juste curieux, juste interrogateur, alors que la voix rauque posait peut-être une des seules questions importantes de cette rencontre qui ne faisait que commencer :

« Pourquoi t'es là, Alice ? »

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Ce message a été posté Mar 10 Juin 2014 - 18:14

Sa réponse lui arrache un nouveau sourire en coin. Pas de ceux qui font pétiller ses yeux de malice mais plutôt le genre qui veut dire ‘Pauvre type’. Tout son corps, toute son attitude le lui crache à la gueule. Elle n’a même pas besoin de formuler les mots. Ce qu’il dit n’a tellement pas de sens. C’est tellement idiot et puéril. Pourtant elle ne peut pas s’empêcher de se sentir désolée. Pour lui. Une partie d’elle, un infime je-ne-sais-quoi, voudrait hurler de douleur. Lui faire comprendre à quel point il a tort. Mais c’est peine perdue. Elle le sait, il ne changera pas d’avis. Il est trop fier et trop butté pour ça. Exactement comme elle.

Il ne fait pas la différence. Entre ce que cela veut dire de tuer par plaisir et parce que l’on n’a pas d’autres choix. Alice n’est pas un ange. Elle n’a rien d’une Miss la Vertu comme il lui lance de façon si sarcastique. Elle aussi a déjà tué. Dans son boulot. Dans cette guerre qui n’en finit plus depuis la mort du Lord. Y a-t-elle déjà pris du plaisir ? Non. Jamais. Elle n’est pas du genre à se cacher au fond de son lit et à pleurer à chaudes larmes sur l’oreiller quand elle doit en venir à ça mais de là à en faire une cause de fierté… Il y a un monde. Isaac, lui, avait tué par envie, par luxure, avec perversité. Et Faust cautionnait cela.

« Je crois qu’on s’est tout dit. »

Parce qu’elle n’a rien à répondre à son ultime provocation. Parce qu’elle s’est trompée sur l’homme qu’il est. Parce qu’ils ne pourront jamais faire autre-chose que de se faire du mal. Encore et encore. Et parce qu’elle est fatiguée par tout ce qu’ils n’auront jamais osé s’avouer. Elle n’a pas envie de continuer à jouer à ça. C’est fini. Elle avait juste besoin de le lui dire en face. Alors elle le regarde une dernière fois. Elle imprime cet instant et son visage bien profondément dans son crâne avant de se remettre en mouvement vers la porte d’un pas décidé. Sa main est déjà posée sur la poignée quand il l’arrête de la plus incongrue des manières.

Ce qu’elle fait là ?
Elle se retourne vers lui. Ses yeux papillonnent bêtement quelques secondes avant qu’elle ne réussisse à exprimer son étonnement.

« Tu poses vraiment la question ? »

Si ce n’est pas la preuve qu’il n’a rien compris à rien décidemment. Pendant un bref instant, Alice est tentée de lui dire d’aller se faire foutre et de le planter là sans rien ajouter d’autre. Elle ne lui doit aucune explication. Et tant pis s’il est trop con pour les trouver par lui-même. C’est tentant mais elle écarte vite ce scénario. À la place, sa main glisse de la poignée et elle refait un ou deux pas dans sa direction. Elle venue parce qu’elle voulait mettre les choses à plat entre eux. Définitivement. Elle aurait préféré que cela aille vite mais puisqu’il fallait tout expliquer au grand Faust Waltz : soit.

« Je te haïssais quand on était à Poudlard. Je faisais la fière mais j’étais qu’une gamine et tu m’as fait pleurer des larmes de rage plus souvent que t’as du te l’imaginer. Quand tu t’es tiré ça a été une libération. Je pensais pas avoir jamais affaire à toi à nouveau. J’avais même réussi à t’oublier complètement jusqu’à ce que tu reviennes te frotter à moi des années plus tard. J’étais plus en colère, pas vraiment, mais c’était quand même une belle revanche de te faire languir. Mais tu t’es accroché. Je sais pas trop pourquoi. Par fierté ? Pour m’emmerder ? Parce que tu supportes pas qu’on te dise non ? J’en sais rien, et je m’en fou maintenant. Le truc c’est que je commençais à bien t’aimer. Vraiment. J’avais même fini par me persuader qu’on était devenu amis. En quelque sorte. D’une façon un peu tordue, ok, mais amis. C’est pour ça que je suis venue. Parce qu’en fait j’ai été sacrément conne. »
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Faust Waltz
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Ce message a été posté Sam 2 Aoû 2014 - 19:37

Il n'osait pas parler. Plus parler. Il écoutait seulement Alice et laissait les mots le frapper de plein fouet. À quelque part, il savait déjà tout ce qu'elle était en train de lui dire, comme un pressentiment au goût amer, mais l'entendre de vive voix était une autre chose. Entendre parler de leur rencontre, il y avait bien des années maintenant (vingt ans, c'est cela?), de leur relation, de leur évolution tordue et étrange. Il n'aimait pas cela. Faust resta toutefois immobile, statue de sel, jusqu'à ce qu'elle finisse de parler et qu'il ait assimilé tout ce qu'elle venait de déverser. Non, il ne s'attendait pas à cela, aujourd'hui, en la voyant – il ne savait pas à quoi il s'attendait, mais pas à cela.

« Je t'aime bien aussi. »

Il ne l'aimait pas bien. Il l'aimait, mais il l'aimait mal. Sacrément mal.

Le mot avait été un peu murmuré, complètement mal à l'aise. Le Waltz lui avait dit bien plus de choses, quand elle était dans le coma, quand il avait pensé la perdre pour de bon, mais il n'était toujours pas prêt à lui dire à nouveau tout ce qu'il lui avait dit et dont elle ne se rappelait pas. Tout ce qu'elle n'avait pas entendu. Il n'était même pas capable de se mettre en colère. Il était redevenu un peu plus lui-même, à l'étranger, avait été en colère, avait touché à la magie noire, mais il sentait que le vide au centre de son corps ne s'était pas encore totalement rempli. Quelque chose manquait encore, cette étincelle qui l'empêchait de prendre feu en ce moment. Mais Faust se mourrait pour une cigarette, d'évacuer son stress, son angoisse, se mourrait de partir et de ne pas continuer cette discussion. Parce qu'il ne savait pas où ça menait. Ou plutôt, il avait une intuition à ce sujet et il ne voulait pas que ça mène en ce sens. Il voulait tout sauf ça. Parce que ça ne réglerait rien, en plus.

« J'fais ce que je peux, merde. J'essaie de... de je sais pas, de changer, j'ai aucune idée, mais... c'est pas de ta faute. Je sais même pas si c'est complètement de la mienne. Si t'as été conne, t'as pas été la seule, et c'est pas parce que tu pensais qu'on était amis. Amis, juste amis. Pas comme avec McKay, ce crétin de McKay, ce bellâtre de McKay, McKay dont la seule pensée fugace réussit à faire brûler quelque chose dans ses veines. Tout ce qu'il n'était pas, qu'il ne serait jamais. Tout ce qu'Alice voulait, apparemment. Lui ne voulait qu'elle, et elle... il n'en savait rien. Dire qu'il avait pensé, sincèrement, être amoureux de Nekhbet. Ce serait tellement plus simple si c'était vrai, si c'était cela, si son cœur était resté en Égypte et n'était pas brusquement revenu dans sa poitrine avec l'apparition de la lionne à sa porte. Peut-être parce que tu pensais que je pouvais changer. Et c'est pas con. Enfin, j'crois pas. » Bien sûr que c'était con. Il ne changeait pas.
C'est ce qui le fâcha le plus, finalement. Qu'il ne change pas. Que peu importe ce qu'il faisait, il piétinait – ils piétinaient, en fait. Tous. Surtout. Les mêmes boulots de merde, les mêmes relations de merde, la même vie au final pas si merdique, mais pas non plus heureuse. Il lui avait fallut partir deux mois pour être heureux, partir pour ne plus penser à ce qui le muselait au Royaume-Uni. Tout était toxique, à commencer par lui. Cette relation.

Ses poings se crispèrent. Il détendit ses mains. Une cigarette, bon sang, une putain de cigarette, il en avait besoin, foutre de troll. « En fait, ouais, à bien y réfléchir, t'es conne. Parce que si y'a bien un truc que tu peux pas nier, et que même ce crétin de McKay avouerait, ce que je tiens à toi. Mille fois plus qu'à n'importe qui. J'peux même pas te mentir, tout ce que je vis avec toi, par rapport à toi, est vrai. C'est souvent débile et tout le temps maladroit, mais c'est vrai et pour le moment, c'est le mieux que je peux faire. Et je comprends pas pourquoi tu ne le vois pas, ou ne le comprends pas, alors que si j'essaie de changer, c'est pour toi. Pourtant, le monde tourne bien assez autour de ton cul, non ? »

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« Il n'irait pas le chercher, d'abord parce que c'était Waltz, et qu'il était fou, et qu'il ne fallait pas le suivre, jamais [...] » ▬ Ian Blackburn



poison i want to love you but I better not touch. i want to hold you, but my senses tell me to stop. i want to kiss you, but i want it too much. i want to taste you, but your lips are venomous poison. you're poison, running through my veins.
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Alice Torvald
Hear me roar
Messages : 420 Crédits : Nim
Age du personnage : 29 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Policière
Faction : Héritiers
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : labrador
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 15 Aoû 2014 - 18:51

Bien. Il l’aime bien. Alice hausse un sourcil, l’expression exagérément sceptique. Ça lui fait une belle jambe tiens. Ça. Qu’il l’aime bien. Elle se revoit. Les revoit. Plus d’un an en arrière, dans cette vielle masure branlante perdue au milieu de nulle part. Une forêt recouverte de neige et le feu crépitant dans l’âtre. "Tu sais, tu devrais lâcher le morceau une fois pour toute, ça te ferait du bien ! Ça t’enlèverait un poids sur le cœur, je te jure. Tu m’aimes, avoue, vas-y dis-le, c’est facile, regarde : Alice, je t’ai…" Elle a déjà essayé de lui faire dire. Même sur le ton de la plaisanterie. Mais il est resté coi déjà à l’époque et ça ne changera pas aujourd’hui. Il ne peut pas prononcer les mots. Ils sont bloqués à l’intérieur. Parce qu’une part de lui la hait plus qu’il ne l’aime.

Elle en est persuadée. Elle est là, debout devant lui, elle le regarde et elle ne voit que son angoisse. Le tic nerveux au coin de sa bouche. La manière qu’ont ses doigts de se tendre et de tâtonner ses poches à la recherche d’un paquet de cigarettes. Elle n’est pas sûre de savoir ce qu’est l’amour. Si ça peut seulement s’expliquer ou se quantifier. Mais ça ne doit pas ressembler à ça. Ça ne devrait pas. Adolescente elle se souvient avoir posé la question à sa mère. Elle lui avait répondu que l’amour ce n’était rien d’autre qu’une pensée. Si l’on pensait aimer quelqu’un c’est qu’on l’aimait. Tout simplement. Le truc c’est qu’Alice est foutrement incapable de savoir ce qu’elle pense de Faust.

Ce dont elle est sûre en revanche c’est que tout cela la fatigue. Alors tant pis. De toute façon elle est avec Mad. Elle sait que ça ne durera pas pour toujours. Parce qu’elle ne peut pas lui faire ça. Parce qu’il ne mérite pas de se la coltiner toute sa vie. Mais pour l’instant elle ne compte pas tout plaquer. Certainement pas pour Faust et ses penchants de détraqué en tout cas. Pourtant c’est ce qui l’a séduit chez lui. Cette violence. Cette insolence. Avec lui elle se sentait vivre pleinement et plus encore. Mais depuis quand n’a-t-elle plus ressenti ça ? Longtemps. Depuis ce jour d’hivers dans la masure.

« Je t’ai jamais demandé de changer… Je sais pas où t’as vu ça. Je t’avais pourtant dit de laisser tomber ton cheval blanc. »

Ce n’est pas un reproche. Elle n’est même pas agacée ou fâchée. C’est peut-être ça le pire. À croire qu’ils n’ont rien compris l’un de l’autre. Après toutes ces années ça en dit long. Alice amorce alors un mouvement pour s’en aller. Elle n’a plus rien à faire ici mais Faust l’arrête à nouveau d’une voix qui traverse la pièce comme un coup de couteau. Elle reste pourtant de marbre tout le long de sa tirade, jusqu’à sa dernière phrase qu’il la fait soudain sursauter.

« Pardon ? Et qu’est-ce que ça peut te foutre ? Si tu m’aimes juste bien, qu’est-ce que ça peut te foutre avec qui je m’envoie en l’air ou que je me sois tapé la moitié de Pré-au-Lard ? C’est quoi qui te dérange ? Que je sois une salope ou que j’ai jamais écarté les cuisses pour toi ? Parce que si c’est ce qu’il faut pour que tu me foutes enfin la paix je suis prête à faire le sacrifice. Mais viens pas me parler de tes beaux sentiments après. Ça va là ? C’est assez véridique pour toi ? Tu trouves que ça colle entre nous ? Tout ce qu’on a vécu ensembles était qu’un putain de mensonge. Du début à la fin. Mais t’as raison, après tout c’est peut-être la première conversation honnête qu’on ait jamais eu alors j’espère que tu prends bien ton pied. »

Elle est injuste. Elle ne décide d'entendre que ce qu'elle a envie d'entendre et se focalise dessus. Car elle est furieuse, et que Faust a raison. Elle ne veut pas admettre à quel point il tient à elle.
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