Les bons amis



 



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Faust Waltz
Trash à temps plein
Messages : 993 Crédits : Daemon
Age du personnage : Trente-quatre ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Barman au Magyar d'Argent
Faction : Héritiers
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : Lamproie. Il est incapable de produire un patronus corporel depuis une dizaine d'années au moins, donc il ne sait pas si son patronus a changé.
Epouvantard : Avant, c'était son frère Fabian. Maintenant, il ne sait plus.
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 25 Jan 2014 - 23:08


22 novembre 2021

Le Waltz avait probablement été un des premiers à annoncer ses intentions de témoigner en faveur de l'innocence d'Emerson. Même s'il savait qu'il n'en était rien, et qu'il connaissait tout à fait le genre de personnage étrange et inquiétant que son ami était. À vrai dire, Faust n'avait pas grand chose à faire de la vérité, en ce moment, tout comme Elena Kark. Ce qui devait bien arranger la cheffe des Ombres et faire rager dans son coin celle des Héritiers, qui ne voyait certainement pas en quoi un barman ancien journaliste de mode pouvait donner un témoignage fiable.

N'empêche qu'il avait envoyé une lettre au poste de police, pour les informer de son intention de témoigner, et qu'on lui avait donné rendez-vous aujourd'hui. Une fois arrivé, on le conduisit à ce qu'il supposa être une salle d'interrogatoire, ou juste un bureau emménagé pour avoir l'air de cela. Parce que toute cette histoire était étrange, surtout quand on savait que la première victime d'Emerson portait le nom de Mulciber (tiens donc), et il fallait bien que rien n'ait l'air fiable. On l'invita à prendre place, puis un autre homme vint le rejoindre, habillé d'un uniforme de brigadier. Ce n'était pas un Héritier. Faust haussa brièvement un sourcil devant le brigadier devant lui, ne le reconnaissant pas comme un membre de sa faction (même s'il ne connaissait pas tous les Héritiers, reconnaissons-le, et qu'il n'avait pas non plus une mémoire phénoménale). Quoique. Si ça avait été un Héritier, ça aurait été McKay, Alice, Keenan. Trop de chance de donner un témoignage biaisé, probablement. De toute façon, pas envie de ces rigolos sachent tout. Le barman sortit son paquet de cigarettes de ses poches. « Je peux ? » L'autre hocha la tête sans le regarder, sortant une plume autoencrée, à Papote, d'un étui, puis un rouleau de parchemin. « 22 novembre 2021, treize heures deux minutes. Nous sommes au poste de police de Pré-au-Lard. Je suis Benvolio Delmonte, brigadier, et je suis en présence du témoignant. Veuillez décliner votre identité. La plume écrit soigneusement tout sur le parchemin. Faust Colin Waltz. » Tous les deux seuls dans ce bureau. Pas de témoin, personne d'autre qu'eux. Le briquet claqua, la cigarette s'alluma et le barman se cala contre le dossier de sa chaise, regardant Delmonte – Italien, donc, le policier – en attendant ses questions. Surtout qu'il n'y en avait pas d'autres sur son identité, son lieu de résidence, son statut civil, son âge. Sans doute qu'ils avaient déjà tout ça.

« Depuis combien de temps connaissez-vous Isaac Emerson ? Presque trente ans. Nos parents étaient amis, on vient tous les deux de Manchester. Il a trois, ou quatre, je sais plus, ans de plus que moi, ça a jamais vraiment dérangé. Le policier le regarda, l'enjoignit à continuer de parler d'un geste silencieux de la main. On s'est connu quand on était gamin. Il est entré à Poudlard avant moi, et j'ai pas été réparti dans la même maison que lui, mais ça nous a pas empêché de nous côtoyer là-bas aussi. Surtout que j'étais pas spécialement sociable. » C'était peu de le dire. Les souvenirs de ses nombreuses batailles au sein de l'école de magie lui revinrent en tête, étirèrent un bref sourire sur ses lèvres. « Il était assez populaire. C'était déjà un bon duelliste, et même s'il n'est pas de sang pur, il était doué. Vachement. Un vrai pro, avec une baguette. En même temps, vu sa tête, il doit pas être bon qu'avec ce genre de baguette. Un clin d’œil pour le policier, qui ne broncha même pas. Si on peut pas s'amuser et rigoler un peu pendant les interrogatoires... Il pencha la tête pour souffler la fumée vers le plafond, où un joli nuage commençait à se former. Si prochain témoignant il y avait, il pourrait aisément deviner qui était passé avant. « Un type sympa. Après Poudlard, il est devenu duelliste, puis est entré à la Brigade pour devenir tireur d'élite, et il a finalement été incarcéré pour rien du tout. Et t'es pas supposé poser des questions, toi ? » Le policier sursauta sur sa chaise, ne s'attendant pas à être apostrophé directement et avec autant de délicatesse (non) par l'homme devant lui, qui était en train de s'allumer une deuxième cigarette. Trop décontracté, peut-être, le Waltz ? Étrange, peut-être, alors qu'il mentait avec un superbe aplomb ? Ça avait toujours été une de ses forces. Sa facilité, quand il était de bonne humeur. Et de bonne humeur, il l'était depuis (Lisa) septembre.

Le policier fouilla dans ses papiers et réussit à trouver une liste de questions. Tiens. Même pas prépar. Quel pignouf lui avait-on collé, par la barbe de Merlin ? À moins que ce soit volontaire ? Ce témoignage était bien ridicule. « Avez-vous vu Isaac Emerson depuis le 10 février 2020 ? Oui. Je l'ai hébergé pendant plusieurs mois. Un silence. Me regarde pas comme ça ! Tu ferais quoi, si un de tes potes s'évadait de prison et cherchait une piaule ? Surtout après avoir été incarcéré pour rien ? Il était assigné aux recherches de ce meurtrier, il était de ceux qui devaient trouver ce mec, et je doute que le vieux Rookwood embauche des criminels. Haaa, s'il savait. Et puis, c'est facile d'accuser quelqu'un qui n'est pas de sang pur. Pas que je sois contre la hiérarchie, arrange-toi pas pour que ta plume dise des conneries, Delmonte, mais c'est plus facile. Ça donne un alibi au fait que c'étaient des nanas de sang pur, ça peut expliquer la frustration... alors qu'Emerson aurait pas fait ça. » Mensonge, mensonge, mais il s'en foutait. Faust mentait comme il respirait, à cet instant, mais ça ne l'empêchait pas de le faire avec superbe, son attitude arrogante étant parfaitement celle de l'ami insulté, de celui qui a défendu son ami bien des années plus tôt et est encore une fois prêt à le faire. Le vide de son ventre résonnait encore, et tout son corps l'enjoignait au calme, mais il ne pouvait pas rester calme. Ce ne serait pas lui. Cet homme ne le connaissait pas, mais d'autres oui. « Avez-vous déjà parlé des... meurtres, avec Isaac Emerson ? Jamais. Y'a des sujets de conversations plus agréables, hein. Jamais parlé de ça, ni d'Azkaban. Son rictus se fit plus fin, alors que le policier replaçait les parchemins. Avez-vous quelque chose à ajouter ? Non, outre que je suis content que la justice reconnaisse enfin les erreurs qui ont été faites. »

Il jouait contre sa cheffe, avec ce témoignage bon enfant, bien innocent, et qui pourrait tout à fait tomber dans l'oubli si la Mulciber-Kark le jugeait inutile. Contre sa faction, en quelque sorte, puisqu'Emerson avait été accusé dans le temps où Voldemort était encore vivant. Mais certainement pas contre lui-même.

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« Il n'irait pas le chercher, d'abord parce que c'était Waltz, et qu'il était fou, et qu'il ne fallait pas le suivre, jamais [...] » ▬ Ian Blackburn



poison i want to love you but I better not touch. i want to hold you, but my senses tell me to stop. i want to kiss you, but i want it too much. i want to taste you, but your lips are venomous poison. you're poison, running through my veins.
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