Death is only the beginning ( Rebecka - Solaan - Darrin)



 



Death is only the beginning ( Rebecka - Solaan - Darrin)
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs :: Habitations
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Darrin A. Hansen
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Rapeltout
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Ce message a été posté Mer 22 Jan 2014 - 14:39

Mi-Novembre 2021

Le hibou qu’il venait de recevoir ne l’attristait pas vraiment. Il n’avait su quoi dire au moment où sa femme était morte. Ce n’était pas quand une étrangère qu’il n’avait rencontré qu’u couple de fois, mourrait qu’il allait devenir sentimental. Il n’avait qu’un seul regret, ramasser Solaan à la petite cuillère. Il avait appris de ses erreurs, il avait compris que pour conserver une personne dans son entourage n’était pas d’enrayer les sentiments, mais de les laisser couler. Il irait donc à sa rencontre, pour comprendre ce que le jeune voudrait.
Peut-être que sa simple présence lui suffirait. Mais il ne savait pas plus, ses relations s’étaient faites ténues depuis l’arrivée de cette jeune fille.

Elle était arrivée par les bois, tendue comme un fil. Maigre comme un clou, au bord de la crise de larme. Et pour autant, Darrin n’avait jamais réussi à l’apprécier. Et maintenant elle était partie pour de bon. Elle avait su s’accrocher pourtant. C’est ce que venait d’expliquer le Hibou qu’il venait de recevoir.

Il sortit de son bureau, attrapa son manteau qui pendait à l’entrée de la Bibliothèque. Il était temps de descendre en ville. Il était temps de faire les deux kilomètres qui le séparaient de ce qu’il considérait comme son fils adoptif. Certes, il n’était que basique 3 et toute une éducation était à refaire. Mais coincé à Pré-Au-Lard, c’était tout ce qu’il pouvait trouver de bien. Et puis, il s’était rendu compte qu’il aimait bien ce petit, bien qu’il ne puisse pas supporter son frère. Ses yeux grands yeux de chien qui vient de faire une connerie à chaque fois qu’il le regardait. Où s’y berçait un mélange de crainte et d’admiration pour Darrin.

Toujours est-il qu’il devait descendre dans les tréfonds de la misère humaine. Darrin aimait loger au château, là où il était tranquillement entouré de livres. Et son moment de l’année qu’il préférait était les vacances scolaires, bien que de plus en plus d’élèves restassent.

Il devait s’occuper de penser les malheurs de la misère humaine. Avoir des sentiments est une chose qu’il ne comprenait pas. Enfin, il la comprenait, mais ne se laissait pas aller à la bassesse de la chose.
Néanmoins, il mit un pied devant l’autre, faisant résonner les pierres du Château sous son talon.
Puis il mit les pieds dehors, et fit éclabousser les flaques de boue sur son pantalon. Un coup de baguette plus tard, et ce ne serait plus qu’un mauvais souvenir.

Il arriva devant la maison de Solaan. Que son château lui manquait, il ne pouvait supporter la prestance de ces maisons toutes de même manière bâties. Il frappa à la porte, espérant qu’il ne croiserait pas son frère. Ce Yëlan ne lui inspirait rien de bien, vraiment. Peut-être Alma Rose serait-elle dans les parages. Il avait appris pour son mari. Et perdre la personne qu’on chérit, c’est toujours difficile.

Oh, mais c’est facile en fait de se mettre dans le personnage.

« Bonjour, Solaan. Je viens tout juste de l’apprendre et je suis vraiment désolé pour toi. S’il y  a quelque chose que je peux faire dis le moi. »
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Solaan E. Sethlyn
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Ce message a été posté Ven 24 Jan 2014 - 21:15


Les yeux fermés, je pus sentir ma mâchoire se refermer sur ma lèvre inférieure. De nombreuses fois j’avais espéré que la douleur puisse me ramener à la réalité, me tire de ce que j’avais cru être un mauvais cauchemar… Mais tout cela était bien vrai. Je rouvris les yeux tout en passant une main sur mon visage. Je restai assis sur le sol de la salle à manger, adossé au mur, les genoux collés contre ma poitrine, le crâne baissée, le regard vide. Toujours ce poids dans ma poitrine, cette boule dans ma gorge. Une fine gouttelette finit par se laisser glisser le long de ma joue… Je l’essuyai du revers de mon bras… Je basculai ma tête en arrière, laissant aller mon regard sur le plafond terne de la pièce.

Pandore était morte… Je ne pouvais y croire. C’était le désordre dans ma tête, le chaos s’était épris de mon esprit. D’innombrables images ne cessaient d’apparaître dans mes pensées. Vagues souvenirs de ces derniers jours, semaines, mois… Je ne savais plus. Je pouvais la revoir, admirer son sourire, entendre sa voix, me rappeler du contact de ses doigts sur ma peau… Autant de choses perdues à jamais. Le vide… Je le sentais sous mes pieds. J’étais incapable de me lever, de faire le moindre geste. Il fallait que tout cela disparaisse mais impossible de ne pas penser à tout ça.

Tout était allé si vite… Quelques heures avaient suffi pour que la maladie l’emporte. Pourquoi n’avait-elle rien dit ? Je m’en voulais tellement de ne pas avoir remarqué qu’elle semblait fatiguée ces derniers temps... Mais pourquoi s’inquiéter en voyant un sourire aussi radieux à longueur de journée ?

Qu’allais-je faire à présent ? Comme si la mort de mon père n’avait pas été assez douloureuse… Il avait fallu qu’on me prenne celle avec qui j’aurais voulu passer ma vie… La seule que j’avais toujours aimée malgré les épreuves, les séparations, les disputes... Oui, j’étais jeune… Je finirai sûrement par trouver quelqu’un d’autre et mes blessures se refermeraient ? Foutaises ! Je ne supportais pas ceux et celles qui semblaient vouloir me le faire comprendre. Je refusai de l’oublier, de l’effacer de ma mémoire… Jamais mon cœur ne pourrait se remettre de sa mort…

Seul… Je n’avais qu’une envie… Etre seul… Je l’avais bien fait comprendre à ma mère et mon frère. Ils n’avaient pas insisté pour rester à mes côtés, et étaient partis chacun à leurs obligations professionnelles.

Quelqu’un vint pourtant bouleverser mes souhaits… A plusieurs reprises, ce visiteur inattendu frappa à la porte. Je ne bougeai pas… Jusqu’à ce que les martèlements se firent plus insistants… Je posai les mains au sol pour m’aider à me remettre sur mes jambes. Qui pouvait bien venir cogner ainsi à cette heure de la journée ? Je m’approchai doucement de la fenêtre pour voir si je connaissais l’identité de cette personne…

Darrin Hansen. Que faire ? J’hésitai un instant… Puis je finis par ouvrir la porte me rappelant les sermons de ma mère en matière de politesse. Vu tout ce que cet homme avait fait pour moi ces derniers temps… C’était la moindre des choses. Je laissai Hansen me saluer en premier, n’ayant pas franchement envie de discuter. D’ailleurs, cela devait se voir sur mon visage. Terne, les yeux gonflés et légèrement rouges, les cheveux ébouriffés… « Bonjour Mr Hansen… Je vous remercie sincèrement de votre visite… Cependant… Je… Je ne voudrais pas paraître impoli mais…  A vrai dire, j’aimerais surtout rester seul. »
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Dim 26 Jan 2014 - 23:55

Solaan l’avait rejeté, mais il s’était quand même imposé. Mais il fallait que le petit comprenne qu’il n’allait plus jamais être seul. Et que Darrin allait s’occuper de lui.

Il avait fallu qu’il comprenne qu’il fallait passer à autre chose. Le pauvre enfant, c’était compliqué pour lui. Certes, le chagrin d’amour avait mauvaise réputation. Mais ce n’était pas une raison pour se laisser aller dans les affres de la tristesse.
Aujourd’hui, c’était le jour de l’enterrement de Pandore. Il fallait s’habiller correctement. Une robe noire de circonstance. Il ne savait pas comment se passaient les enterrements en Angleterre, ayant toujours la décence de ne pas y assister. Il avait fait enterrer sa femme en Suède, où il avait eu deux choix. Soit elle allait dans la fosse commune ou le cercueil de base. Ou elle partait sur la mer. Bien sûr, sa famille choisissait toujours la mer.
Cercueil ouvert sur une barque, enflammée par la suite d’une flèche. Enfin, il espérait juste qu’aujourd’hui, ils n’allaient pas se taper la fosse commune. Il rejoint le cimetière pour le dépôt du cadavre dans le trou. Il savait maintenant pourquoi il n’assistait presque jamais aux enterrements. Tout du moins, il s’en souvenait. Voir les membres flasques, les corps tendus par des fluides pour ne pas que la dernière vision qu’on aura d’eux ne soit transformée en horreur. C’était très peu pour lui, pour dire pas du tout. Et tous ces faux-semblants qui tournaient autour de la religion. Très peu pour lui aussi.
Pour sa femme, il avait voulu quelque chose de simple. Quelque chose qui n’attire pas l’attention des médias déjà.
Il n’y avait pas qu’en Angleterre que les vautours et autres paparazzi venaient s’imposer dans les vies privées.
Il regarda les cheveux de feu Pandore voleter dans le vent avant que le cercueil ne se ferme définitivement. Ici, pas de pierre tombale grandiose qui ferait pâlir Voldemort. Après tout, elle était venue toute seul à Pré-Au-Lard. C’était elle qui avait décidé de quitter tout le monde pour le ici. Il n’y avait que les Sethlyn et deux ou trois autres personnes qui étaient venues pour la bouffe. Ou pour voir l’était de Solaan. Un ou deux ragots de plus en ville. Pour la forme.

Darrin s’approcha de Solaan, c’était quoi les formules rituelles qu’il fallait sortir ? Ses condoléances, Darrin les lui avait déjà données. Qu’il était là pour le soutenir ? C’était évident. Que dire de plus sinon rien. Il mit sa main sur son épaule, le gosse pourrait dire quelque chose, mais sa tête avait l’air morte. Il avait le regard morne de quelqu’un qui venait de se réveiller d’une cuite. La personne qui est encore entre deux mondes, entre celui de son sommeil sans rêve et celui de a dure vie avec ses douleurs intestinales.
« Mon enfant, la mort n’est que le début d’une nouvelle aventure, celle des vivants qui doivent se reconstruire derrière la perte et la peine. »
Puis le vieux quitta la scène, laissant le vent fouetter les visages plein de larmes, ou ceux fermés comme des huîtres. Personnes sûrement triste que la jeunesse soit touchée par la mort en ces temps de crise intense.
Darrin eut quelques secondes de latence, se demandant s’il pouvait vraiment se prononcer. Il décida qu’il pouvait, qu’il était seul dans sa tête après tout. Perdre Pandore, ce n’était pas une grosse perte.
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Solaan E. Sethlyn
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Ce message a été posté Dim 9 Fév 2014 - 0:07


« Solaan, lève toi mon chéri. C’est l’heure. » Ma mère m’embrassa doucement sur la joue avant de la caresser du bout de ses doigts. Je n’avais pas fermé l’œil de la nuit. Je n’avais pas dormi depuis des jours… J’étais exténué mais je n’arrivais pas à trouver le sommeil. Minutes interminables durant lesquelles je ne faisais que penser à elle. Et si par chance je parvenais à effacer ces images de mon esprit, il y avait toujours quelque chose pour les faire réapparaître.

Finissant par m’extirper difficilement de mes draps, je pris la direction de la salle de bain. Je croisai Yëlan dans le couloir, il tenta de me parler un peu mais je n’avais pas envie de parler. Je ne laissais plus beaucoup de mots sortir de ma bouche depuis plusieurs jours. Après une toilette rapide, j’enfilai l’un de mes vieux costumes. Je remarquai avec indifférence que les manches de ma veste étaient légèrement trop courtes… J’avais grandi… Encore… Je ne m’attardai pas sur ce détail, mon attention étant attirée par la brosse à cheveux de Pandore, posée près du lavabo. Je m’en saisi. Il y avait toujours quelques-uns de ses cheveux. Sa magnifique chevelure blonde, tellement douce et soigneuse. Elle était si belle. Je sentis de nouveau une boule se former dans ma gorge. Toutes ces choses qui lui appartenaient, – ou plutôt qui lui avaient appartenues – c’était trop de souvenirs douloureux pour moi. Je n’étais pas prêt pour lui dire adieu. Je n’arrivais pas à me faire à cette idée. Jamais plus, je ne la reverrais…

Le cimetière. Endroit bien trop familier depuis la mort de mon père. Voilà qu’il fallait de nouveau laisser partir une personne qui m’était chère. La vie était injuste et semblait s’acharner contre moi. Pourquoi ? Pandore ne méritait pas de mourir. Nous avions encore tellement de choses à vivre ensemble… Des projets… Même si le contexte sombre dans lequel nous vivions était éprouvant. Sans compter ceux qui avaient toujours vu notre relation d’un mauvais œil. Pour beaucoup de monde, Pandore était restée une partisante des phénix et je savais que sa présence, chez nous, en avait sûrement indigné quelques-uns. Qu’importe maintenant… Puisqu’elle n’était plus là…

Peu de gens étaient venus assister à l’enterrement. De toute façon c’était mieux ainsi. Moi, Yëlan, ma mère. Mr Hansen et quelques « proches ». Rien de grandiose non plus. Quelque chose de simple – de toute façon, contexte oblige une fois encore… – Ma famille n’avait pas les moyens de faire plus. Déjà, je ne pouvais que remercier ma mère de me soutenir et d’avoir pris les choses en main quant à l’organisation…

Mon frère et ma mère se tenait à mes côtés. Le regard vide, je fixais le sol tentant de faire abstraction de la situation. Je restai impassible. Je pus tout de même sentir la main de mon frère sur mon épaule pour essayer de me réconforter. Avant que le cercueil ne se ferme, je posai une dernière fois mon regard sur le visage de Pandore. Je pinçai mes lèvres et retins mes larmes. Ma mère me prit la main avant de me prendre dans ses bras. Une goutte humide s’échappa de mon œil et coula le long de ma joue. Je prenais enfin conscience qu’elle ne serait plus jamais à mes côtés…

Tout était terminé…

Mr Hansen vint à ma rencontre quelques minutes plus tard alors que je restai debout, devant la pierre où le nom de Pandore serait à jamais gravé. J’y avais déposé une rose… De couleur noire… Pour la remercier de tous ces sacrifices qu’elle avait faits pour moi. Elle avait rejoint les Ombres, elle s’y était impliquée… Les souvenirs d’Assapor étaient toujours présents. Et j’étais persuadé qu’elle aurait été une alliée fidèle de la rose… Que nous l’aurions été… Ensemble…

Je laissai Darrin parler. Nouvelle aventure ? Comment pouvait-il être aussi optimiste pour moi ? J’étais brisé. Pourquoi me parlait-il de reconstruction ? Je n’en avais pas envie. Pas maintenant. Un jour peut-être. Je lui accordai tout de même un léger sourire forcé pour le remercier de sa présence et de sa vaine tentative pour me réconforter.
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Ce message a été posté Jeu 13 Fév 2014 - 9:44



L’ongle de son indexe tapait le bois de la table en mesure avec la trotteuse de l’horloge accrochée au mur du salon de thé. Son regard rivé sur la pendule, elle se demandait comment les gens pouvaient être en retard aux rendez-vous. Depuis son plus âge, son père lui avait inculqué – entre autre – la notion du temps. Être à l’heure partout en toute circonstance, savoir gérer son emploi du temps à la seconde prêt, être capable concilier obligation et imprévus. C’était uns qualité que se devait de posséder un Hansen. Toujours à l’heure afin de ne pas laisser les minutes filer et être de plus en plus en retard au fil de la journée et des rendez-vous. Après tout, si un membre de la famille Royale demandait après l’un d’eux, il ne pouvait pas se permettre de faire attendre son altesse sous prétexte qu’il avait mal géré son temps et que des obligations importantes l’avaient retenu à cause, justement, d’un retard. Rebecka était toujours à l’heure, c’était un fait, elle était même arrivée en avance de deux minutes. Cette qualité, elle pensait que tous les Hansen la possédaient de par leur éducation, et pourtant son oncle Darrin était en retard de trois – oui trois ! – minutes ! Elle ne pouvait même pas siroter un peu de thé en l’attendant, car avec tout le respect qu’elle avait pour son parrain, elle l’attendait pour commander.

Son ongle tapant une fois de plus sur la table mais un peu plus fort : et de quatre minutes ! Darrin mettait sa patience à rude épreuve. Bon sang, on ne la faisait pas attendre ! Elle n’avait déjà pas le droit au respect auquel elle avait l’habitude dans son pays sans que son propre oncle ne s’y mette.
La petite cloche installée au dessus de la porte pour informée de son ouverture tinta, ce qui fit détourner les yeux de Rebecka vers la dite porte et vit enfin apparaître son oncle… suivi de Sethlyn ? Ses sourcils se froncèrent. Étaient-ils venus ensemble ? Non. Darrin lui avait donné rendez-vous sans lui parler d’une troisième personne. Ils devaient s’être rencontré en chemin alors qu’ils allaient au même endroit. Mais elle accordait trop de crédit à son oncle et il s’installa à sa table avec celui qu’elle croisait parfois durant son travail. Son oisillon blessé que Darrin avait pris pour elle ne savait qu’elle raison sous son aile. Déjà qu’elle avait du mal à supporter l’idée que son parrain perde son temps avec ce gamin, alors lui imposer sa présence à leur rendez-vous ne lui plaisait vraiment pas.

Elle se contenta de saluer le jeune homme d’un signe de tête et tourna le regard vers Darrin. Son visage était fermé, aucune expression ne filtrait et Rebecka ne pouvait y lire ses intentions. Ses yeux se plissèrent, pleins de reproches elle tenta de lui faire comprendre son mécontentement. Puis une pensée désagréable lui traversa l’esprit : et si Darrin allait essayer de lui refiler son petit toutou pour elle ne savait quelle raison ? A ça non ! Elle avait autre chose à faire que se trimballer un boulet à la cheville !

« Moi qui pensais qu’on allait passer de temps en tête à tête depuis le temps que je ne t’ai vu… alors pourquoi m’as-tu fait venir si ce n’est pas pour un moment parrain/filleule ? »

Ses yeux pleins de reproches se posèrent sur Solaan. Comprendrait-il qu’il était de trop ? Probablement pas ! Son intelligence devait être bien trop limitée pour cela.
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Solaan E. Sethlyn
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Ce message a été posté Jeu 6 Mar 2014 - 18:35


La journée avait filé à une vitesse folle. Je n’avais pas beaucoup prêté attention à l’horloge postée en face de mon bureau – ou du moins de mon pupitre – bien trop petit pour mes grandes jambes. Relevant les yeux, je m’aperçus qu’il était déjà l’heure pour moi de quitter mon poste. Je ne pouvais pas dire que je m’ennuyais à l’Hôtel de Ville, j’avais de nombreuses tâches à faire. Pas forcément intéressantes mais je faisais ce que l’on me demandait de faire, sans rechigner. Trier le courrier des émissaires, classer des dossiers peu importants, compléter certains registres… Et plein d’autres choses sans grand intérêt, tout ce qu’on donnait à faire aux stagiaires comme moi. De toute façon, j’avais besoin de faire quelque chose, n’importe quoi, du moment que j’étais occupé. Au moins je ne pensais pas à Pandore…

Au travail j’étais discret, sérieux. Aucunement prétentieux. J’écoutais, je m’exécutais rapidement lorsque l’on me donnait du travail, je posais quelques questions pour me montrer intéressé… Et sinon, je fermais ma bouche. Il était rare que je discute avec les autres stagiaires. D’autant plus depuis les mois qui s’étaient écoulés.

Prenant le temps de ranger mon bureau avant quitter mon service, je passai ma main sur ma nuque. J’étais tendu, ce secrétaire était décidément trop minuscule pour moi. Mais demander un bureau plus grand… Il ne fallait pas rêver. Ne rien dire, ne rien demander, ne pas se plaindre. C’était ce que mon père m’avait appris. Faire son travail et la fermer… Voilà ce qu’il m’avait toujours répété. Peut-être qu’un jour cela finirait par payer. M’enfin… Je n’avais plus envie de me projeter dans l’avenir… Sans Pandore.

Alors que j’allais me lever, je me rendis compte que mes doigts jouaient avec la petite chaîne en argent que j’avais autour du cou. Je refermai la main autour du bijou et tirant légèrement dessus je fis sortir la bague qui y était accroché. Je rouvris la main et de nouveau… Les démons de ces dernières semaines virent me hanter. La bague de Pandore. Je n’avais pas pu m’en séparer. Mes doigts se refermèrent, l’autre main agrippant le col de ma chemise pour dissimuler le bijou. Je me levai et quittai la pièce sans que l’on fasse attention à moi. Parfait.

Quelques secondes plus tard, je poussai la porte d’entrée de l’Hôtel de Ville pour me retrouver sur la Place de la Révolution. Mais alors que j’allais rentrer jusqu’à chez moi, un homme m’interpella. Hansen. Je jurai intérieurement, me rappelant la lettre qu’il m’avait envoyée la veille m’invitant à l’attendre après ma journée de travail. Que me voulait-il ? Il n’avait rien précisé. Il se contenta même de me demander de le suivre, sans ajouter autre chose. Je le suivis, docilement. Je le respectai trop pour annuler ce « rendez-vous ».

Il nous fallut peu de temps pour rejoindre… Un salon de thé ? Sérieusement ? Pourquoi m’emmener là ? Je ne bronchai pas. Mais cela ne me réjouissait pas tellement. Il poussa la porte et nous pénétrâmes dans la petite boutique.

Ne prêtant pas attention à ce qu’il se passait autour de moi, je me contentais de suivre Darrin. Puis, une voix retentit… Je n’avais pas tout compris mais apparemment, celle qui venait de prononcer cela ne semblait pas heureuse de ma présence. Je détournai alors les yeux vers elle. Un instant de réflexion, je l’avais déjà vu à l’Hôtel de Ville… C’était donc la filleule de Mr Hansen… Pas de grande ressemblance… Du moins physique. D’un point de vue du caractère… J’allais rapidement le découvrir.

« Bonjour, Solaan Sethlyn. Enchanté. » Je ne fis pas attention à la façon dont elle me dévisageait. Je me montrais poli, comme on me l’avait appris. Je laissai Darrin s’asseoir à ses côtés, pour ma part, je m’installai en face de lui. Je ne savais pas pourquoi il l’avait également conviée à nous attendre ici… Ce qui était certain, c’était que… Elle non plus n’était pas au courant des projets de son oncle. Il allait devoir rendre des comptes sur ce point… Attendant une réponse de sa part, je restai silencieux… La jeune femme, elle, continuait de me fixer. J’avais le sentiment qu’elle n’appréciait pas ma présence à cette table. Charmant… Comme accueil…
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Lun 17 Mar 2014 - 13:10

C’était l’instant t. Tout était en place pour lui. Son plan allait marcher comme sur des roulettes. Il n’avais pas peur de ce qui pourrait arriver. Ça ne pouvait aller que dans son sens.

La magie de l’instant, ou comment tout peut aller de travers. Il savait pourtant que les sentiments de Solaan ne seraient pas au rendez-vous. Il savait pourtant que sa nièce n’était qu’une petite peste. (Une peste familiale, mais une peste quand même)
Darrin se passa un main sur le visage avant que tout le monde ne se regarde en chien de faïence. Oui, cela allait être une longue journée. Il fallait absolument qu’ils se retrouvent sur le même terrain d’entente. Qu’ils partagent les mêmes choses de jeunes.
Et qu’ils fassent des enfants au passage.
Darrin avait fait les présentations précipitamment. Avant qu’ils ne s’écharpent tous les deux.
Il avait aussi omis de penser à une raison de réunion. D’une part, ils n’avaient pas de points communs, d’autre part, Darrin ne s’attendait pas à ce que le charme naturel de l’un agisse inopinément. Ça serait mettre un peu trop d’espoir dans une marmite vide.
« Ah, vous voilà enfin tous les deux ! Rebecka, j’ai des nouvelles de ton frère, il regrette de ne plus te voir autant qu’avant. »
La sauvageonne aurait pu lui répliquer à la tronche avant qu’il n’enchaîne sur Solaan.
« Et toi, c’est juste parce que tu dois rencontrer de nouvelles et arrêter de te morfondre dans ton coin. »
Il aurait voulu rajouter qu’elle était bonne à marier, mais a estimé que c’était peut-être un peu tôt sur l’échelle de leur relation.

« Je voudrais un whisky pur feu, et les jeunes prendront des bieraubeurres. »
Il entendit des protestations, des soupirs, ou quelque chose y ressemblant. Mais il avait pris son parti, il fallait les unir dans la diversité. Et il avait deux choix pour cela. Soit, il les unissait devant les phénix et les Héritiers, soit devant Darrin. Et il préférait largement qu’ils s’étripent à son propos, (question d’ego), qu’ils ne se mettent à beugler en crachant sur les Héritiers en terre possiblement hostile.
« Ma chère Rebecka, cela me fait penser que j’ai une partie de la bibliothèque qui demande à être rangée. »
Un machiavélisme pur et simple.
« Bien sûr que non, je ne vais pas demander aux elfes, comme s’ils allaient mettre leurs sales pattes sur les précieux trésors. »
Non, bien sûr que non. Aucune créature ne posait sa griffe, son ongle, sa corne sur un livre de Poudlard. Soit-elle la plus belle licorne du monde. Darrin avait déjà toutes les peines du monde à laisser les gnomes qu’on appelait élèves les emprunter.
En parlant de bibliothèque, Mlle Kark voudrait refaire tout le système de classement de Poudlard. Darrin aurait bien besoin de petites mains, au moins pour l’inventaire.
« C’est donc décidé, vous viendrez tous les deux faire l’inventaire de la Bibliothèque à Poudlard. »
Et je ne veux rien entendre aurait-il ajouté s’il en avait eu l’envie.

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My name is Hansen, bitch.
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Ce message a été posté Sam 10 Mai 2014 - 16:57


    « Bonjour, Solaan Sethlyn. Enchanté. » « Je sais. » Lâcha-t-elle sans même un regard pour lui. Elle savait qui il était mais aussi quelques petites choses à son sujet. Rebecka ne faisait pas partie de ses commères en manquent de ragots mais elle aimait savoir qui l’entourait ou tournait autour de ses proches. Il fait connaître les petits secrets de chacun afin de pouvoir les exploiter utilement. Cependant elle ne pouvait pas se vanter de connaître les secrets de bien des gens ici pas encore du moins mais elle avait tout de même quelques informations.

    « Ah, vous voilà enfin tous les deux ! Rebecka, j’ai des nouvelles de ton frère, il regrette de ne plus te voir autant qu’avant. » Son nez se plia de dégoût. « Quel frère ? » Devait-elle lui rappeler qu’il ne faisait plus parti de sa famille, que depuis des années elle était fille unique. Elle ne voulait pas entendre parler de cet homme, non pas qu’elle le détestait : il était tout simplement mort pour elle. Elle lui en voulait pourtant, tout au fond de son cœur, d’avoir trahi son prince pour une femme, de l’avoir trahi elle, sa sœur, pour une vulgaire amourette. Mais Darrin semblait se moquait de sa réponse portant son attention sur Solaan. Oh ! Elle était là ! Il n’avait pas le droit de l’ignorer ! VVoilà pourquoi elle n’aimait pas l’idée que son oncle se soit rapprocher d’un gamin sans intérêt : il la délaissait. « Et toi, c’est juste parce que tu dois rencontrer de nouvelles et arrêter de te morfondre dans ton coin. » Et elle, elle avait son mot à dire ? Elle n’avait pas envie de rencontrer de nouvelles têtes et encore moins de rendre service à ce type !

    « Je voudrais un whisky pur feu, et les jeunes prendront des bieraubeurres. » Darrin ou le maniaque du contrôle… S’opposer à sa commande ? elle aurait pu, elle préfèrait de loin un bon thé, mais pas la peine de lui faire remarquer qu’il l’enquiquinait si facilement.

    « Ma chère Rebecka, cela me fait penser que j’ai une partie de la bibliothèque qui demande à être rangée. » Et alors ? « Bien sûr que non, je ne vais pas demander aux elfes, comme s’ils allaient mettre leurs sales pattes sur les précieux trésors. » Il avait anticipé son réponse le bougre. « C’est donc décidé, vous viendrez tous les deux faire l’inventaire de la Bibliothèque à Poudlard. » Les sourcils de Rebecka se froncèrent. « Mon cher Oncle, avec tout le respect que je te dois, je ne suis pas la bonniche de tout Prè au Lard. » Comme elle ne se rabaissait pas chaque jour à servir les autres durant des heures. Mais elle accomplissait sa tâche dans ce monde plongé dans le chao, malgré tout, elle n’avait pas envie de gaspiller son temps libre à encore rendre service même à son Oncle. « Et j’ai plus l’impression que c’est excuse pour me refiler ton joujou cassé. » Elle tourna un regard sombre vers Solaan avant de le reporter sur Darrin. « Je comprends ton désir de paterner après ton échec cuisant avec ton fils. Tu voulais enfin modeler un petit esprit à ton image mais ce n’est pas parce qu’il n’est plus bon à grand-chose que tu dois essayer de me le mettre dans les pattes pour que je le réconforte ou le répare. » Elle n’était pas douée pour ça, elle ne cherchait pas à l’être d’ailleurs. Si Darrin voulait de l’aide pour son petit toutou, il devait s’adresser à quelqu’un d’autre, si il voulait s’en débarrasser, encore plus ! Elle avait sa propre façon de faire, ça ne plaisait pas en général mais qu’importe. D’ailleurs Rebecka n’attendit pas pour faire son œuvre : « Tu veux de l’aide ? Très bien ! » Elle se tourna vers Solaan et planta son regard sévère droit dans le sien. « Tu as perdu ta petite amie mais nous sommes en guerre, des tas de personnes meurs chaque jour, on n’a pas le temps de s’apitoyer, et encore ta douce n’a pas eu la décence de mourir sur le champ de bataille. De plus sa maladie est facilement reconnaissable, si elle n’a rien dit c’est soit qu’elle était stupide, soit qu’elle avait renoncé à vivre ce qui est tout aussi stupide. » Cela pouvait paraître rude pour beaucoup, pour Rebecka il s’agissait de fait et les faits n’avaient pas à être détournés. « Alors maintenant quoi ? tu vas pleurer et te replier sur toi-même durant combien de temps ? Dans quelques semaines, au plus quelques mois, tu n’y pensera plus et dans plusieurs années tu ne te souviendra que vaguement de son visage. Alors pourquoi ne pas sauter cette phase et te remettre en scelle tout de suite ? Tu évitera de faire perdre son temps à Darrin et tu servira à quelque chose dans ta faction au lieu d’être un point mort. » Elle jugea en avoir dit assez et regarda Darrin : « Content ? » Elle avait fait sa part, qu’il ne lui demande plus rien.
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Solaan E. Sethlyn
Papuche Peluche Bleue
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Age du personnage : 19 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Stagiaire au Service des Renseignements
Faction : L’Ombre de la Rose Noire
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Un ocelot
Epouvantard : Le vide
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Ce message a été posté Sam 10 Mai 2014 - 20:04


Jamais je n’avais souhaité me trouver là, entouré de Darrin et de ce qui lui servait de nièce. J’avais suivi Darrin sans rechigné, j’avais été poli et courtois, prenant la peine de me présenter. Et elle… Elle semblait s’en ficher ! Elle me fit comprendre qu’elle savait déjà qui j’étais, prenant un air boudeur de petite fille pourri gâtée. C’était mal parti, très mal parti ! Bien, elle ne voulait pas faire d’effort, il n’en ferait pas non plus. J’espérais que Mr Hansen allait se rendre compte que son petit manège était en train de tourner au vinaigre… Et que cette rencontre « organisée » n’allait sûrement pas se dérouler comme il le voudrait. Avec la mauvaise foi de celle qui partageait le même sang que lui, il allait falloir s’accrocher. Plus Darrin exposait ses idées et plus je voyais le visage de la jeune femme se décomposer. Pour ma part je restais de marbre, écoutant attentivement ses paroles. Rencontrer des gens ? Arrêter de me morfondre ? Sérieusement ? Je ne lui avais rien demandé et j’arrivais à très bien vivre ainsi. Je n’avais pas besoin de son aide et encore moins de l’entendre déblatérer de telles conneries à mon égard.

Et voilà qu’il nous demandait de venir l’aider à la bibliothèque, à Poudlard, tous les deux... Je jetai un coup d’œil à la Hansen. Elle n’avait pas l’air ravie de cette nouvelle. Cela nous faisait au moins un point commun. Je n’avais pas passé sept ans de ma vie là-bas – sans compter ma condition d’otage durant un très long moment – pour devoir y retourner et faire son stupide inventaire ? J’appréciais Mr Hansen, mais là, il abusait gravement ! Je n’en avais pas envie et il allait très vite l’entendre de vive voix. Malheureusement, l’autre se mit à brayer, manifestant son mécontentement. Puis elle finit par m’attaquer directement. Non mais elle allait se calmer ? Que venait faire Pandore là-dedans ? Comment était-elle au courant de tout cela. Je détournai mon regard noir vers Darrin, lui faisait comprendre que je n’acceptais aucunement le comportement de sa nièce, ni le sien. Je n’étais pas venu ici pour me faire agresser de la sorte. Heureusement que nos boissons n’avaient pas encore été servies… La mienne aurait sûrement atterri sur le visage de Rebecka. Garce. Alors qu’elle en eut terminé de raviver mes pensées pour Pandore elle continua, reprenant de plus belle avec sa voix si désagréable. Mon poing se serrait sous la table, j’avais envie de tout envoyer valser. Ma baguette était à portée de main et je lui aurais bien lancé un sort pour qu’elle se taise. Heureusement… Elle  conclut. Mais elle n’allait pas s’en sortir aussi facilement. Elle voulait jouer à ça ? Elle n’allait pas être déçue.

« C’est bon c’est fini ? Tu as terminé ?! J’ai l’impression que t’as encore plein de choses à me dire, pas vrai ? Allez, continue, ça devenait intéressant… » Nous nous échangeâmes de nouveaux regards sombres, puis je tournai la tête vers l’autre Hansen… « Mr Hansen… Avec tout le respect que je vous porte, vous pouvez m’oublier pour la bibliothèque. Vous pouvez d’ailleurs m’oublier tout court. Je crois que vous avez besoin de vous occuper un peu plus de votre… Famille… » J’insistai sur ce dernier mot, regardant de nouveau la détestable Rebecka. « Je ne vous ai jamais demandé de m’épauler ou de m’aider, je crois que Mademoiselle Hansen se fait de fausses idées. Si ça peut la rassurer, elle pourra, dès que j’aurais passé le seuil de cette porte, profiter de son cher Oncle comme elle le souhaite. Ainsi, je ne vous ferais plus perdre votre temps puisqu’apparemment c’est le sentiment de votre nièce… » J’aurais pu ajouter quelques mots encore… Mais j’étais trop bien élevé pour me laisser aller à ce genre de faiblesses. Les insultes n’étaient pas les mots les plus désagréables à entendre. Je me levai donc, bien décider à quitter cet endroit et son ambiance bien trop hostile. J’ajoutai néanmoins « Et s’il y a bien quelqu’un de stupide ici, c’est toi. Tu me parles de guerre, de champ de bataille… Mais tu étais où lorsque ton oncle, Pandore et moi-même étions à Assapor ? Elle au moins elle a eu le courage de se porter volontaire pour une mission aussi dangereuse. Elle n’a pas jouée aux planqués ! Tu devrais réfléchir avant de venir me parler de service à notre faction. Alors s’il te plaît, n’essaye pas de me donner des leçons… Retourne t’occuper de tes cafés, de ta manucure ou de ton maquillage… Bref fais ce que tu veux mais lâche moi ! » Cela faisait des mois que je n’avais pas prononcé le prénom de Pandore… Mon cœur s’était mis à battre plus fort… Sans compter mon agacement envers Rebecka. Je pris le temps de reboutonner mon manteau avant de terminer « Oh… J’espère vraiment .que les mangemorts pourront sortir rapidement de Pré-au-Lard… Pour que la petite princesse prétentieuse puisse retourner à sa cour et arrêter de nous casser les oreilles avec ses jérémiades puériles. » Mon attention se retourna vers Darrin « Mr Hansen. » à qui j’adressai un léger mouvement de tête pour le saluer. Il était vraiment temps pour moi de partir. Il n’y avait pas moyen de discuter avec Rebecka de toute façon. Je n’avais plus envie de lui parler, ni même de la voir, plus jamais ! Encore fallait-il que Darrin le comprenne…
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Death is only the beginning ( Rebecka - Solaan - Darrin)
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