A family affair



 



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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Mer 11 Déc 2013 - 20:17

Novembre 2021

Un mariage, voilà qui remettait un peu d’animation dans la vie un peu trop tranquille d’Ellaria. Elle s’ennuyait ferme à Pré-au-Lard, malgré ses rencontres avec ses amis, malgré sa petite-famille autour d’elle, malgré l’agitation qui avait gagné la ville après la victoire des leurs contre les moldus et les mangemorts, malgré les commérages qui se transmettaient de bouche en bouche au sujet de ce cher Isaac Emerson.

Un mariage donc. Celui de sa fabuleuse Echo, le mannequin le plus splendide et doué de sa génération. Qu’un seul ose affirmer le contraire et c’était l’émasculation assurée. Cela n’arriverait pas, personne ne pouvait ne serait-ce que songer à trouver matière à la remplacer dans le cœur des amoureux de la mode. Pire ! Personne n’oserait la comparer à qui que ce soit d’autre : comparait-on un diamant à un vulgaire morceau de calcite ? Que nenni. Sa petite princesse à la peau d’albâtre, aux courbes parfaitement dimensionnées. Quoi qu’Ellaria lui aurait bien conseillé de prendre un peu de chair, palper étant l’activité favorite des maris. Et Ellaria en connaissait un rayon en matière de maris… Là aussi, personne ne se risquerait à affirmer le contraire.

Un mariage donc. Le plus beau mariage que Pré-au-Lard n’avait jamais vu, ne verrait plus jamais. Cela allait être spectaculaire, époustouflant, clinquant, luxueux, fier ! Oui, un mariage à l’image de la famille Zabini. Pour montrer aux Lannister qu’ils accueillaient par cette union toute la classe et le goût qu’ils n’auraient jamais malgré leurs montagnes de gallions. La grande Zabini aussi avait les moyens. Certes, elle n’était sûrement pas aussi riche que ces parvenus de Lannister, mais elle pouvait se venter de ne pas savoir le montant exact de sa fortune. Comment faire quand on possédait des comptes en banque dans la quasi-totalité des pays du monde ? Quand parfois, un hibou apportait un bout de papier qui lui rappelait subitement qu’elle possédait un domaine viticole magique en France ou un chalet somptueux en Suisse ? Non, vraiment, Ellaria n’avait rien à envier à ces Lannister, bien trop suffisants à son goût. Franchement, pourquoi ne profitaient pas de leur empire financier pour remercier le monde sorcier de reconnaître leur place en son sein ? Après tout, c’était bien parce qu’ils chiaient de l’or tous les matins qu’on les tolérait, non ? Peut-être n’en étaient-ils pas conscients ? Dans ce cas là, Ellaria – qui se sentait l’âme généreuse – se ferait un plaisir de faire une bonne action en les ramenant sur la marche qui leur était destinée : celle qui se situait dix étages sous la marche des Zabini.

Ellaria attendait sa superbe petite Echo dans son modeste salon qui aurait pu facilement permettre à deux voire trois familles de basiques de vivre. Mais évidemment, cette constatation n’effleura même pas les pensées d’Ellaria. Qui pensait aux basiques ? Pas elle. Sauf quand elle avait besoin de leurs services. « Lara ? Laraaaa ? LARAAAAAAA ? - Oui Mrs Zabini ? - Apprenez à transplaner Lara. Lorsque je vous appelle, vous pouvez vous le permettre. Un gain de temps pour vous comme pour moi. Bref. Lorsque ma nièce chérie sera là, n’oubliez pas de la féliciter et de lui dire qu’elle est superbe. Ah est aussi de nous amener le thé. Et les gâteaux qui vont avec. Et de quoi noter. » Lara acquiesça et retourna vaquer à ses nombreuses occupations en se jurant qu’un jour, elle trouverait un autre boulot. Mais que non, elle était payée là où d’autres n’obtenaient que des tickets de rationnement. Non elle s’écrasa aussi dans sa tête et fit son boulot.

Echo arriva et Ellaria sentit monter en elle une excitation qu’elle ne chercha pas à cacher : les choses sérieuses allaient pouvoir commencer. Robe, repas, fleurs, invités, lieux, décoration… Tout ce qui était cher était bon à prendre. Et surtout, une date ! Il fallait qu’Ellaria sache quand elle allait devoir commencer ses voyages intensifs en Italie pour récupérer ce qu’on ne trouvait pas à Pré-au-Lard. C'est-à-dire à peu près tout. Non, le futur mari était là déjà, c’était un début. « Echo chérie ! J’ai l’impression que cela fait des semaines qu’on ne s’est pas vues. Alors qu’on a diné ensemble il y a quelques jours ! Comment vas-tu ? Tu es SU-PER-BE ! » Ellaria la scrutait. Elle espérait ne pas voir quoi que ce soit qui indique que sa nièce d’amour passait trop de temps au contact des Lannister. Malgré le mariage à venir, elle était une ZA-BI-NI.

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Echo Leïa Zabini
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Ce message a été posté Jeu 2 Jan 2014 - 10:34

Il y avait un sac à main qu’Echo tenait à prendre en ce jour. Celui-ci, absolument, forcément, et aucune alternative possible avec tous ceux qui remplissaient une partie impressionnante de sa gigantesque garde-robe – pour dire vrai, elle avait depuis longtemps arrêté de les compter. Il était donc logique qu’elle ait changé intégralement de tenue, à trois reprises. Parce qu’il était tout simplement impensable d’enfiler les premiers vêtements venus, et pire encore ! sans chercher à les assortir au sac qu’elle allait porter. Seules les filles de bas étage faisaient cela. Et elle, était une Zabini.
Elle avait donc fini par s’habiller plutôt « simplement ». Comprenez par là, une robe issue de la dernière collection automne-hiver de son père (mais cela allait de soi, Echo portait toujours des vêtements issus de la merveilleuse griffe d’Amleth Zabini), une simple paire de bottines hautes de onze centimètres (ce qui représentait là quelque chose de plutôt raisonnable) et quelques bijoux, diamants (dont la valeur aurait sans doute permis à une famille de basiques de rang un ou deux de trouver de quoi payer nourriture et vêtements durant plusieurs années)… En somme, rien de bien exceptionnel pour la Zabini qu’elle était. Elle vérifia que son maquillage était toujours appliqué à la perfection, non sans manquer de se remettre une légère touche de mascara, et puis qu’aucune mèche de sa chevelure laissée détachée ne se trouvait ailleurs qu’à sa place. Enfin, elle termina en enfilant son manteau, en fourrure de Nubbins, fière d’elle : pour une fois, elle avait été plutôt rapide à se préparer.

Quand elle arriva (enfin) chez Ellaria, c’est bien-sûr la domestique qui lui ouvrit. Aussitôt la porte se retrouva-t-elle fermée derrière elle, la dénommée… Comment, déjà ? Clara ? Laura ? Lana ? Elle avait oublié. C’était sans intérêt, de toute façon. Bref. Elle commença en la complimentant, comme quoi elle était a-bso-lu-ment superbe. Bien-sûr, qu’elle l’était. On était une Zabini ou on ne l’était pas. On était la fille du grand Amleth Zabini (héros parmi les héros pour la demoiselle) ou, une fois de plus, on ne l’était pas. C’était aussi simple que cela. Mais les compliments étaient bien entendu toujours appréciés. Ce à quoi Echo répondit par un large sourire… en lui tendant aussitôt dans un geste nonchalant son manteau, ne manquant pas de lui rappeler de ne surtout pas le faire traîner par terre (la fourrure parfaitement impeccable n’apprécierait pas… Et pour le coup, elle non plus).

En se retrouvant enfin face à Ellaria, elle ne chercha pas à retenir un brin d’euphorie, et un sourire des plus sincères. Déjà parce qu’elle était toujours heureuse à la vue des membres de sa famille , qui plus est lorsqu’il s’agissait d’une des femmes les plus appréciées par son père dans le cadre de son entourage. Clairement, Ellaria était une reine. Echo avait été habituée depuis toute petite à rendre visite aux membres de sa famille – elle passait d’ailleurs la majeure partie de son temps avec ses cousines chéries –, aussi était-il parfaitement normal qu’elle se retrouve ici, en présence de l’une de ses… tantes (à un degré tellement éloigné qu’elle était bien incapable de définir leur lien convenablement, mais elles étaient toutes les deux Zabini, c’était tout ce qui importait), pour la deuxième fois depuis le début de la semaine. Et si elle était aussi enjouée, c’était aussi parce qu’elles allaient pouvoir préparer le mariage. Le grand jour approchait à toute allure, elles allaient pouvoir parler des préparatifs, de sorte que ce jour soit inoubliable, qu’ils impressionnent les invités à un point inimaginable, que ceux-ci n’oublient jamais combien les Zabini étaient au sommet des choses (et tous les autres loin, très loin derrière). Elle voulait un mariage digne des histoires de princesse (non, rectification. Mieux encore. Bien mieux encore), elle voulait que tout soit absolument parfait, et la perspective de cette journée (qui accessoirement, l’unirait à Eric) la poussait jusqu’à un stade d’excitation plutôt remarquable. Et surtout, surtout ! Ils n’auraient rien, oh, absolument rien, à envier aux Lannister. Ils les feraient même baver d’envie, c’était certain. Sa famille à elle veillait tout particulièrement au grain.
Elle avait remercié Ellaria à son compliment (lorsqu’il s’agissait de la domestique, elle ne répondait rien, lorsqu’en revanche, il provenait de sa famille, elle n’y manquait jamais) pour relancer, plus enjouée encore que face à une nouvelle collection de mode : « Oh, Ellaria ! Je suis tellement contente de te voir ! Je vais parfaitement bien, et toi ? Je… Mais regarde tes cheveux ! Par Viviane, comme ils sont brillants ! Tu as un nouveau produit ?! » La réponse n’était pas encore arrivée alors que Clara-Laura-Lana fit son apparition, les bras chargés d’un petit calepin, d’une plume, d’un plateau avec deux tasses et quelques biscuits.
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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Jeu 2 Jan 2014 - 16:21

Ellaria regarda sa nièce s'installer à ses côtés avec une bonne grosse pointe d'orgueil : le sang Zabini apportait vraiment quelque chose en plus, quelque chose d'unique aux personnes qui le possédaient. Vraiment, il était triste de ne pas naître Zabini. Ce que la vie devait paraître bien fade à tous ces êtres dévorés par la banalité ! Si Ellaria avait pu partagé un peu de sa superbe avec le bas peuple, pour illuminer leur vie, ne serait-ce qu'un instant, elle l'aurait... non. Elle ne l'aurait pas fait. Il ne fallait pas non plus titiller le dragon. Pourquoi permettre aux gens tristement normaux d'atteindre la classe des Zabini ? C'était absolument impensable.

La Zabini passa une main dans ses cheveux en affichant un large sourire satisfait. Oui, ils étaient magnifiques, elle en avait conscience. Mais ils l'avaient toujours été. Juste parfois moins éclatant selon les soins qu'elle leur avait apportés, mais toujours éblouissants par rapport à ce qui servait de crinière à des personnes de rang... Bien inférieur. « Primrose Bishop ma chérie ! C'est mon secret ! Par les temps qui courent, la mode du luxe est dépassée, il faut être classe, se démarquer mais montrer qu'on vit par la débrouille. Et Primrose, cette Fée des bois possède un don certain pour les onguents de toutes sortes. Elle manie les cadeaux de la nature à la perfection et, crois-moi, ça vaut toutes les saloperies que je rapporte d'Italie. » Ellaria connaissait toutes les gammes de produits cosmétiques sur le bout des doigts et, elle l'avouait sans complexe, le travail de Primrose était remarquable. Elle avait même abandonné l'une de ses crèmes anti-vieillesse fétiche pour l'un de ses onguents régénérant. Si Ellaria assumait son âge, elle n'avait aucunement honte à chercher à préserver sa peau si sublime des effets du temps. A quoi bon se mentir ? Si certaines personnes aimaient à être ridées, tant mieux pour elles ! Jamais Ô grand jamais Ellaria Zabini ne laisserait le temps prendre le dessus sur ses souhaits. Elle vieillirait physiquement le jour où elle le déciderait et pour l'instant, ses crèmes, ses sortilèges et son train de vie lui permettait d'être, comme à son habitude, resplendissante pour son âge. Sa peau caramel était toujours à croquer, par Morgane, qu'on l'enterre le jour où elle déciderait de se laisser aller !

« Va voir cette merveille de la nature de ma part Echo, et demande-lui absolument tout ce que tu veux ! Tu m'en diras des nouvelles ! » Ellaria prit un biscuit, et le trempa délicatement dans sa tasse de thé. « Vraiment, même si elle est de rang basique, je trouve qu'elle fait des miracles ! Et il n'y a rien de plus in que de se rapprocher de la magie de la nature en ce moment. C'est partout ! » Elle porta le biscuit à sa bouche et le croqua avant d'avaler sa bouchée et de reposer le reste sur le plateau, ne laissant aucune miette s'égarer sur ses lèvres toujours aussi pulpeuses. « Lara, pourquoi ne pas simplement utiliser une plume magique ? Vous pensez être capable de prendre des notes ? Vous n'êtes pas assez réactives et mon Echo chérie est trop bavarde. Allez plutôt me chercher les magazines que j'ai ramenés de mon dernier voyage. Il y a des choses intéressantes. » Lara s'exécuta après un accio qui mit en place la plume.

Ellaria se para alors d'un masque tout ce qu'il y avait de plus sérieux. Elle regardait Echo avec un air grave. « Ma chérie, j'ai LE détail qui fera la différence entre toi et les autres pour ce mariage. La presse ne parle que de la beauté de la neige qui tombe sur les mariés et blablabla mais c'est d'un commun, autant lancer de vulgaires confetti ! Si tu veux suivre cette mode-là, laisse-moi te procurer des farfadets ! Leur poussière d'or sera parfaite ! » Elle trouverait bien quelques unes de ces bestioles sur le marché noir. Ou alors des fées, la poussière de fée, c'était bien, non ? Il y avait toujours le sortilège mais c'était tout de même plus chic d'avoir directement la créature qui produisait la merveille ! Après, évidemment, si son Lannister de fiancé préférait générer une pluie d'or réel, pourquoi pas. Mais qu'il ne soit pas pingre en essayant de le récupérer ensuite : après tout, laisser les pauvres sorciers de Pré-au-Lard récupérer les particules serait un beau geste de la part de ces parvenus.

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Echo Leïa Zabini
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Ce message a été posté Dim 26 Jan 2014 - 18:58

Echo croisa avec délicatesse ses longues jambes, le dos bien droit, le menton légèrement relevé, de cette allure devenue naturelle depuis qu'elle avait appris à marcher. C'était l'une des choses que son père lui avait toujours enseigné : seules les filles de bas-étage (comprenez, tout ce qui n'était pas Zabini) se tenaient avachies. L'élégance, c'était inné (chez eux seulement ; tout le monde n'avait pas la chance de naître comme elle, même si Echo imaginait ô combien difficilement une vie mêlée à celle du triste commun des mortels). La perfection, ça se travaillait, cela rentrait avec l'éducation. Et Amleth y avait tout particulièrement veillé. Cela commençait par la démarche, la façon de parler, de se vêtir, jusqu'à la tenue de la petite cuillère au moment du dessert et même la position assise sur un divan.

Et donc, elle s'était retrouvée happée par l'éclat des cheveux d'Ellaria. Vraiment, elle avait changé quelque chose : Echo n'avait pas forcément une bonne mémoire, mais pour tout ce qui concernait le physique d'autrui, elle faisait une excellente observatrice (encore qu'elle avait tendance à supposer trop souvent qu'untel ou untel avait pris du poids, juste pour le plaisir de critiquer). Oh, bien-sûr, elle ne serait jamais sortie autrement qu'avec les cheveux parfaitement coiffés – une simple queue de cheval méritait même d'être examinée sous une dizaine d'angles avant de mettre le nez dehors. Mais, il n'empêche qu'il n'étaient jamais assez lisses, volumineux, ondulés, bref, jamais au goût du jour de l'Héritière, alors dès qu'elle avait un conseil à recevoir, elle écoutait très volontiers - et les tuyaux de sa famille étaient les meilleurs qu'on puisse trouver. C'était d'ailleurs pourquoi son père, et tout le monde le savait, était au-dessus de tous ceux qui prétendaient être à son instar dans la mode. « Primrose Bishop, dis-tu ? » Elle nota soigneusement ce nom dans un coin de sa mémoire : il pourrait sans doute lui servir. D'autant que par les temps qui couraient, tout ce qui était basé à base de produits naturels était généralement propulsé en haut du podium ; et Echo se plaisait à suivre ce que dictait la mode au pied de la lettre. « J'ignore si tu le sais déjà, mais Thönnings a fermé récemment. C'est terrible, je dois remplacer les produits que je prenais chez eux. » Un drame, vraiment. Elle tenait particulièrement à leur pommade protectrice pour conserver la douceur des mains. « J'irai donc lui rendre une visite sous peu, je trouverais peut-être mon bonheur. »

A son tour, elle se saisit de sa tasse de thé pour la porter à ses lèvres, avant de tremper dans le liquide encore brûlant un biscuit. Si elle craignait pour son régime ? Elle n'avait pas un seul gramme à prendre avant le mariage. Mais un, ou deux petits gâteaux, ce n'était pas si méchant, c'était bon pour la politesse, puis jamais elle ne s'empiffrait. Et précisons également qu'elle avait, le lendemain midi, un cours de yoga céleste. Parfait.

Elle resta silencieuse le temps d'écouter sa grande-grande-grande... Bref, sa tante, s'adresser à Lana-Clara... Ah non. C'était Lara, en fait. Qu'importait. C'était du pareil au même, songea-t-elle le temps d'une demie-seconde. Elle reposa sa tasse une fois qu'elle fut bien certaine que toute trace du biscuit avait disparu (ça, c'était le summum du non-glamour).

Il était temps de passer aux choses sérieuses. Son mariage, s'entend. Ses yeux s'écarquillèrent légèrement, quand elle s'exclama : « Des farfadets ? De la poussière d'or ?! Oh, ce serait... » Original ? Du jamais vu ? Excellentissime ? Tellement génial, qu'elle regrettait presque de ne pas y avoir pensé elle-même ? « J'adhère immédiatement. Prodigieux. Tu es prodigieuse, vraiment ! Papa et moi cherchions également une alternative à la neige, mais de loin, cette idée est bien meilleure que toutes celles que j'aie pu avoir. Oh ! Ou, sinon, j'en parlerai rapidement à Eric, l'or ne devrait pas être un problème, du moins je l'espère. C'est bien l'un des seuls avantages qu'il puisse trouver à être un Lannister » acheva-t-elle avec une pointe de prétention. Son fiancé était pur, oui, mais il n'était pas Zabini. Donc imparfait. Mais au moins avait-il l'avantage d'avoir bon goût en matière de bijoux, et le porte-feuille qui allait avec. Ça, ça avait plu dès le début.

Echo décroisa les jambes le temps de se baisser (toujours avec élégance, cela allait de soi) pour plonger dans le sac à main qu'elle avait déposé à ses pieds. Quand elle se redressa, c'était avec quelques parchemins à la main. Elle les déplia sous leurs yeux. « La poussière d'or se marierait parfaitement avec ma robe, et même le costume d'Eric. Tu ne trouves pas ? » Non, ils n'avaient pas laissé énormément de choix quant à la tenue de son fiancé. Amleth n'aurait pas risqué une faute de goût. On trouvait donc le tout dessiné sur ces documents, la signature de Zabini griffée au coin droit, en bas.

Elle laissa Ellaria examiner le tout, elle laissant pianoter machinalement mais lentement ses ongles ultra manucurés sur sa cuisse. « Suis-je bête ! J'allais oublier ! » Elle leva brièvement les yeux au ciel pour ensuite s'exclamer : « Nous avons enfin une date ! Le mariage devrait avoir lieu le quatorze ou quinze février. Dès que cela sera fixé précisément, les invitations partiront. » Oh par Viviane. C'était si proche. Tout serait parfait pour le jour-J, Echo n'en doutait pas. Mais elle n'en restait tout de même pas moins nerveuse.
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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Mar 4 Fév 2014 - 23:53

Ellaria n’avait pas douté un instant de sa proposition. Elle savait toujours trouver LE détail parfait, la chose qui ferait la différence. Et tout le monde savait cela, surtout sa famille, surtout sa divine Echo. Un sourire satisfait prit place sur son visage parfait. Un visage qui ne souffrait d’aucun défaut pour une femme de son âge. Ellaria savait jouer sur les détails : laisser quelques rides sur son visages, seulement celles qui avaient quelque chose qui imposait le respect. Pour les autres marques du temps, elle avait choisi de les combattre, certes farouchement, mais surtout naturellement. Onguents plutôt que sortilèges. Alimentation saine plutôt que potions douteuses. Une vie active plutôt qu’un goût trop prononcé pour la magie noire. La Zabini ne cherchait pas à cacher son âge. Cela ne signifiait cependant pas qu’elle devait se laisser aller ! Voir à quoi ressemblait la mégère Kark lui donnait presque des éruptions cutanées. Elle ne comprenait pas comment on pouvait choisir de laisser son corps se mourir ainsi. Elle avait plus de rides que la vieille gardienne de Poudlard, c’était pour dire ! Non, Ellaria Zabini assumait les années qu’elle avait vécues mais elle ne serait pas esclave du temps qui passait. Elle braverait les longues années qu’il lui restait à vivre avec dignité ! Après tout, à la soixantaine passée, c’était à peine si elle avait vécu la moitié de sa vie. Il lui restait tant de choses à faire !

Comme s’occuper du mariage de sa délicieuse nièce. Ellaria se délecta des mouvements gracieux d’Echo. Elle était fière de voir que la classe Zabinienne se cultivait de génération en génération, qu’elle se bichonnait comme le don le plus précieux, qu’elle ne perdait jamais de son éclat. Elle attrapa les parchemins que lui tendit Echo. « Ton père a vraiment un talent époustouflant. Cette façon qu’il a de trouver la pièce parfaite ! C’est un ravissement à chaque fois ! » Les Zabini avaient des doigts, vous ne le saviez pas encore ? « Evidemment, une tenue parfaite sur une mariée parfaite, ça ne pourra être que splendide ! Tu feras de l’ombre à ton époux ma chérie. Et c’est tant mieux. » Comment montrer jusqu’au bout que les Lannister avaient une chance inouïe de voir entrer une Zabini dans leur famille. Ellaria détaillait chaque coup de plume, chaque détail. De la fine broderie dorée qui ornerait le décolleté de la robe à la traine qui ravirait les petites filles qui auraient l’honneur de l’effleurer. Eric Lannister ne serait jamais aussi beau que dans ce costume. Et pourtant, il était bel homme. Mais Amleth trouvait toujours le moyen de sublimer les gens par ses créations. Ellaria en savait quelque chose. Tous les Zabini le savaient.

Ellaria relâcha un pan du parchemin qui s’enroula de moitié quand Echo lâcha la nouvelle. « Ô trésooooor ce sera parfait ! La lumière de février est bien moins ingrate que celle de janvier. Et on aura sûrement la chance d’avoir encore de la neige pour que l’or ressorte et brille à en faire pâlir tous les rats de cette ville. J’ai tellement hââte ! » Ellaria regrettait tout de même qu’ils soient forcés de se marier dans cette ville. Il y avait tellement mieux que Pré-au-Lard ! Un des châteaux sublimes à travers le pays n’attendaient que des Zabini pour retrouver de leur splendeur, pour être mis en valeur par cette famille incroyable ! « Echo, si tu veux faire entrer des gens à Pré-au-Lard qui ne sont pas sur les listes officielles, il va falloir que tu me fournisses une liste rapidement. Je peux faire des merveilles mais pas des miracles. Et fais en sorte que ton Lannister de fiancé passe rapidement me voir pour qu’on règle les détails ensemble. » Faire entrer des gens de l’extérieur n’allait pas être aisé mais, au moins, l’appartenance du Lannister à la faction adversaire serait utile pour une fois. Si les deux grognasses qui dirigeaient l’orchestre voyaient que ce mariage n’avait rien de dangereux pour la ville, elles seraient plus enclines à recevoir de généreuses donations pour faire fabriquer quelques visas pour ce mariage.

« La Saint-Valentin, ce serait cliché mais en même temps… Tu ferais du jour des amoureux TON jour ! Tout le monde ne s’intéresserait qu’à TON couple. Evidemment, c’est risqué. Je ne pense pas que tu aies besoin de ce genre de choses pour briller le jour de tes noces. Mais si tu veux montrer aux autres que ton mariage est plus important que leurs petites histoires de cœur, c’est la date parfaite. » Le ton d’Ellaria ne laissait pas de doute : elle n’était pas pour le quatorze. Dans un lieu comme Pré-au-Lard, étroit et bourré de sorciers frustrés, il n’y avait pas mieux pour déclencher un début d’hostilités. Les gens étaient idiots. Il ne fallait pas l’oublier. Et le moindre prétexte était bon à prendre quand on avait besoin de décharger sa haine. « Fais bien attention au message que tu souhaites faire passer. »

Ellaria roula soigneusement les parchemins avant de les tendre à Echo. « Tu as un lieu en tête ? Il faut une tente, pas un lieu vraiment clos. Il faut que ta robe profite des subtilités de la nature. S’il y a de la neige, ça doit te mettre en valeur. Si le soleil sort de son trou pour une fois, même chose. Et si le temps est pourri… On trouvera le meilleur ensorceleur du coin pour créer une ambiance merveilleuse. »

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Echo Leïa Zabini
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Ce message a été posté Mar 4 Mar 2014 - 16:41

Au moins n'avait-elle pas eu à chercher bien longtemps quelqu'un pour sa robe : ça avait été son père, son très cher père, et personne d'autre n'avait eu le droit de mettre le nez dedans. Et même si Amleth Zabini n'était pourtant pas spécialisé en robes de mariées, il aurait été totalement ahurissant qu'il ne s'occupe pas de celle de son aînée. Bref : Echo avait fini par obtenir, grâce à l'immeeeeense talent de son paternel (c'était bien simple, personne ne lui arrivait à la cheville et l'ex-mannequin était prête à brûler qui oserait affirmer le contraire) et après moult esquisses et dessins, la robe la plus merveilleuse d'entre toutes et qui, à coup-sûr, ferait baver d'envie toutes les autres femmes et demoiselles. Elle ne serait pas d'un blanc licorne mais plutôt d'un beige-écru très, très clair, pour convenir d'avantage au doré des broderies, au niveau des épaules et de la poitrine. Pour la traîne, son père lui avait déniché une soie de qualité époustouflante, ce qui permettrait de donner à la robe une impression de légèreté. Et d'ailleurs, que pouvait-il y avoir de mieux que de la poussière d'or pour mettre en valeur un tel chef d’œuvre ? Rien ! Oh, tout serait tellement beau, tellement parfait ! C'était tout juste si Echo n'en trépignait pas d'impatience et d'euphorie, là, sur place... Mais elle gardait plutôt une attitude digne de la jeune fille modèle, impeccablement élevée, une posture classieuse (encore que ne pas avoir la classe, en tant que Zabini, ça, elle ne l'avait ja-mais testé!).

Elle accueillit le compliment d'Ellaria avec un sourire éclatant, étendu au moins jusqu'aux oreilles. Ce mariage serait définitivement une merveilleuse occasion pour montrer combien leur famille était supérieure aux autres. Y compris aux Lannister – n'en déplaise à son Eric.

Echo attrapa la tasse de thé qu'elle avait laissée sur la table, en but deux gorgées (avant que la boisson ne commence à refroidir), enregistrant précieusement chacune des paroles d'Ellaria qui pouvaient ô combien lui être utiles. Puis, elle hocha légèrement la tête au sujet de ceux qu'il faudrait faire rentrer à Pré-au-Lard : « Il y en aura certains, oui. Tu recevras la liste rapidement et je t'enverrai Eric d'ici la fin de semaine. » Sans faute. Le mariage approchait plus vite encore qu'il ne lui fallait de temps pour prononcer le mot « escarpins », ils n'avaient guère de temps à perdre.

Ah, Pré-au-Lard... Elle regrettait amèrement et par-dessus tout leur ancienne demeure, tous les sacs-à-main, paires de chaussures, robes et petits hauts en tous genres qu'elle avait du abandonner. Maiiis le moment n'était pas venu d'à nouveau rêver du moment où ils piétineraient ces foutus Phénix et seraient libres de quitter selon leur bon vouloir la petite ville – c'était mauvais pour la peau et elle ne tenait pas à voir naître sa première ride si jeune, surtout pas à la veille de se marier.

Toutefois, elle fronça légèrement les sourcils sous le poids de la réflexion à laquelle l'amena Ellaria. Elle avait évidemment fait le rapport quatorze février – Saint-Valentin, s'était dit que c'était une date plutôt emblématique pour un mariage, mais que dans le cadre d'un mariage arrangé, c'était en réalité plutôt paradoxal. Car si elle s'était attachée plus qu'elle ne voulait bien l'entendre à Eric, ils n'avaient jamais brûlé l'un pour l'autre de cet amour qu'on décrivait parfois dans les livres pour jeunes filles en fleur. Il ne lui avait jamais retourné la tête le jour de la Saint-Valentin, et c'est pourtant ce jour-là qu'ils se marieraient probablement.
Mais le problème était qu'elle n'avait été plus loin dans sa réflexion, qu'elle n'avait pas imaginé que les petites gens et sorciers de bas étage pourraient se sentir offusqués d'une manière ou d'une autre par leur union à cette date précise. Elle avait beau ne prêter qu'une très faible attention à tous les rats qui pullulaient à Pré-au-Lard, Ellaria avait tout à fait raison sur le fait qu'ils pouvaient se montrer suffisamment gênants, jusqu'à peut-être les déranger ce jour ô combien important.
Elle glissa son index et son majeur joints tout contre ses lèvres (son rouge à lèvres était suffisamment résistant pour ne pas risquer de s'enlever comme cela) tout en réfléchissant : « Effectivement, je n'avais pas pensé à cela... » A la vérité, Echo n'avait pas suffisamment de jugeote pour vraiment imaginer que des gens à des années lumières d'arriver à la cheville des Zabini puissent venir entacher son mariage. Elle se promit toutefois de bien garder à l'esprit les mises en garde d'Ellaria, qu'ils rediscuteraient donc de la date et que... Ils verraient bien, après tout.
Tout serait par-fait quelle que soit la date.

Elle enroula le parchemin sur lequel le costume de son fiancé et sa robe étaient représentés sous toutes les coutures pour soigneusement le ranger dans son sac-à-main. « Je pense avoir trouvé un lieu, oui ! » Elle se redressa. « Je voulais que la cérémonie se déroule à l'extérieur, pour, comme tu le dis, profiter des subtilités de la nature. Il y a un endroit absolument charmant, au nord de Pré-au-Lard. C'est un parc, avec un grand kiosque. Il y a largement de place autour pour installer les invités  et avec quelques ensorcellements, il y a tout à fait de quoi en fait un lieu... Féerique ! Je n'ai pas sur moi de quoi te montrer à quoi cela ressemble, mais je suis sûre que tu aimeras. Oh, et nous serons protégés du vent et autres intempéries, mais cela va de soit. » Personne ne voudrait voir son brushing détruit, n'est-ce pas ? « D'ailleurs, la cérémonie se déroulera très certainement au coucher du soleil. Si le temps est clément, c'est à ce moment là que la lumière sera la plus belle. » Elle imaginait d'ores et déjà un décor à couper le souffle. Elle le voulait, elle l'aurait, de la même manière qu'elle avait toujours obtenu ce qu'elle désirait. « Quant à la suite des festivités, il nous faudra une tente. Je n'ai pas encore d'idée tout à fait précise sur la décoration. Eric m'a dit qu'il imaginait peut-être quelque chose avec de l'eau. Un bassin, une fontaine, quelque chose comme ça. Mais quoi qu'il en soit, il y aura de la lumière, beaucoup de lumière. » Eric n'imposait pas, il était au courant de tout et il fournissait éventuellement quelques idées, mais c'était sa famille à elle qui s'occupait du mariage, de A à Z. « Il nous faut également des musiciens, tu n'en aurais pas à me conseiller, par hasard ? »
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Ellaria Zabini
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Rapeltout
Patronus : Une panthère
Epouvantard : Son reflet marqué par l'âge et la solitude
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Ce message a été posté Sam 21 Juin 2014 - 20:51

Tandis que Lara, docile, laissait sa plume magique prendre des notes et affichait un air concentré qui aurait pu laisser penser à n’importe qui qu’elle écoutait attentivement ce que les deux Zabini se disaient, Ellaria hochait de la tête, souriait, s’extasiait juste ce qu’il fallait. Elle avait confiance en sa petite Echo chérie et savait que la jeune femme saurait se débrouiller comme il le fallait. C’était dans le sang, ces choses-là. On ne devenait pas Zabini : on l’était ou on ne l’était pas. « Oh ce sera parfait ! Tellement parfait que les gens en parleront encore dans dix ans ! » Malgré ses nombreux mariages, Ellaria n’avait jamais déçu en matière de faste et de grandeur. Ses mariages avaient tous étaient encensés dans la presse. Chacun de ses invités s’était extasié devant la beauté des lieux, des parures, des décorations… Rien n’avait été laissé au hasard. Evidemment, la grande Zabini ne comptait pas là son premier mariage : celui-là n’avait jamais fait la une pour son organisation mais plutôt pour l’alliance entre deux grandes familles et blablabla… Cela avait été le dernier de ses soucis à l’époque : on se foutait royalement de la presse quand, à treize ans, on se retrouvait à partager sa couche avec un homme pour qui le mot douceur était aussi obscur que le mot amour. Pour la suite de ses aventures, Ellaria avait choisi chacun de ses maris et bien pour leurs qualités et non pour leurs défaits.

Aujourd’hui, une de ses petites chéries se mariait et, même s’il s’agissait d’un mariage arrangé – la branche Zabini anglaise pouvait bien dire ce qu’elle voulait, elle n’avait que moyennement évolué de ce côté-là – Ellaria savait que sa douce Echo avait développé pour son fiancé une réellement affection et, peut-être même, de l’amour. Il allait sans dire qu’Eric Lannister ne pouvait qu’être fou d’Echo : une Zabini était un tel présent que personne ne pouvait y résister. « Pour la musique, rien de potage. Quelque chose de sophistiqué pour que même les plus vieilles branches osent remuer leurs fesses flasques. Je suis certaine qu’Olivier saura nous dénicher quelque chose de fabuleux. » il était impensable d’imaginer le mariage d’Echo sans la fratrie d’Henry mais il serait tout de même difficile de les faire revenir à Pré-au-Lard après leur désertion. Si Ellaria avait payé cher leur billet de sortie, cela ne pouvait changer la façon dont les autres habitants voyaient leur départ. « J’aurai l’occasion de faire quelques voyages chez les ritals d’ici ton mariage, je m’arrangerai avec lui. Mais si par chance ils réussissent à venir pour la fête du siècle, il ne faudra pas qu’Olivier soit l’un de tes musiciens. Il pourra jouer quelques airs de son cru mais le réduire au rang de vulgaire employé serait une faute de goût impardonnable. Par contre, le cousin qui joue quelques notes pour sa cousine par amour et dévotion, ce sera parfait ! » Même s’il s’agissait d’un événement des plus purs et naturels, il ne fallait pas faire de faux pas. Il fallait tout régler à la seconde près et ne négliger aucun détail.

« Si tu souhaites t’offrir une escapade en terres latines ma chérie, il ne faut surtout pas hésiter à me le dire. Les viocs sont toujours ra-vis de voir une Zabini débarquer au milieu de leurs petites affaires. » Elle offrit à sa nièce un clin d’œil complice. Ah ce qu’Ellaria pouvait apprécier venir mettre un peu de bazar dans la petite vie bien rangée des vieux Italiens ! Ils l’avaient tellement emmerdée durant la période où elle s’était retrouvée à la tête de la famille qu’elle prenait un malin plaisir à leur rappeler pourquoi elle les agaçait depuis toujours et, surtout, pourquoi il ne fallait pas la titiller. « Par contre, n’organise pas ton voyage de noces là-bas. Ils trouveraient le moyen de te suivre et de te rendre la vie impossible ! » Il était tout à fait normal pour Ellaria de parler de voyage de noces et, pourtant, rien n’était sûr à Pré-au-Lard. « Mais dis-moi, vous partirez bien en voyage de noces, n’est-ce pas ? Les lunes de miel sont ce qu’il y a de meilleur dans le mariage ! Les nuits d’amour et d’ivresse, le sentiment de jeunes mariés qui te transporte, les vacances loin de la petite vie bien tranquille des autres sorciers… ils font facilement des visas pour ça, ils ne sont pas rats à ce point quand même ! » Ellaria aimait jouer les contestataires et crier haut et fort qu’ils étaient prisonniers de l’Hôtel de Ville même si, au fond, elle savait que ces mesures étaient nécessaires. Qu’on brûle ses escarpins si jamais elle osait un jour avouer qu’elle était presque d’accord avec les deux mégères qui imposaient leurs règles du jeu. Un jour ils retrouveraient leur liberté chérie, les citoyens ne supporteraient pas ces gueux d’américains plus longtemps encore. Elle se demandait même comment ces fils de goule avaient pu rester au pouvoir si longtemps. Le bon sens avait-il quitté les esprits faibles ? Ils avaient vécu de belles années sous le Lord tout de même ! Les gens gênants ne le restaient pas bien longtemps et tout le monde était content ! Evidemment, le grand Mervyn Kark avait oublié de la jouer fine en prenant le pouvoir et il s’était mis à dos tous ceux qui avaient cru pouvoir instaurer leurs idées dangereuses d’égalité. Il leur avait même permis de prospérer et d’appeler les américains ! Ah ils avaient été bien rigolos à l’époque où ils fustigeaient les sang-pur de consanguins dégénérés : au moins, les consanguins qu’ils étaient avaient réussi à faire régner l’ordre, un ordre qu’ils étaient incapables de rétablir ! Vivement la fin de toute cette vaste blague.


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