« Qui a dit que le meilleur moyen d'oublier ses problèmes, c'était de boire ? » – Brooke



 



« Qui a dit que le meilleur moyen d'oublier ses problèmes, c'était de boire ? » – Brooke
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Commerces :: Le Magyar d'Argent
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 15:32


31 juillet 2021

Une nouvelle journée se terminait. Derrière la vitre, le soleil commençait sa descente vers l’horizon, illuminant le ciel de teintes orangées. L’homme ne quitta pas ce spectacle des yeux, jusqu’à ce que l’astre du jour disparaisse complétement. Il soupira alors avant de reposter ses yeux sur celle qui dormait profondément. Un sommeil qui durait depuis bien trop longtemps. Des heures qu’il était installé, là, à son chevet. Espérant qu’elle rouvre ses yeux, qu’elle reprenne ses esprits, qu’elle revive. Malheureusement personne ne savait quand ce jour arriverait. Quelques jours, quelques semaines… La patience serait de mise…

Amadeus jeta un furtif coup d’œil vers la petite horloge de la chambre. 22h46. Bientôt quatre heures qu’il était posé dans ce fauteuil. Siège dont l’assise était loin d’être confortable, tout comme le dossier qui, dur comme de la pierre, tourmentait le dos musclé de l’ancien duelliste. Combien de fois s’était-il assoupi là ? Bien trop… Mais il était difficile pour lui de quitter cette chambrée, il s’était habituée à l’atmosphère de ce lieu, bien que morne et rebutante. Ses murs ternes et pâles. Cette odeur désagréable, les plaintes et les gémissements des patients des chambres voisines. Le va-et-vient incessant des médicomages et des infirmières… D’ailleurs l’une d’entre elles vint perturber ce moment privilégié entre Amadeus et Alice… « Encore là Mr McKay ? Soyez raisonnable et rentrez chez vous. Vous êtes encore plus pâle qu’un fantôme, vous devriez aller vous reposer. » Le brigadier resta à sa place, un moment, le regard dans le vide. Puis il s’exécuta. Un dernier baiser sur la joue de son amie. Et il s’éclipsa.

Depuis combien de temps n’avait-il pas entendu sa voix, ses éclats de rire ? Depuis combien de temps ne lui avaient-ils pas échangé de sourire ? Depuis combien de temps n’avait-il pas vu ses yeux ? Cela faisait bien trop longtemps. Une éternité.

Il fallait qu’il se change les idées, qu’il souffle un peu. Il savait qu’Alice aurait voulu qu’il continue de vivre sa vie… Qu’il sorte, qu’il s’amuse un peu… Cette pensée traversa son esprit alors qu’il traversait la Place de la Révolution. Malgré cet emprisonnement contraint à Pré-au-Lard, l’endroit était sans nul doute le plus vivant de la ville. Une certaine clameur émanant du Magyar d’Argent interpella Amadeus. Il n’y avait pas mis les pieds depuis… Depuis qu’Alice était rentrée blessée d’Assapor. Ils y allaient ensemble d’habitude…

Il s’arrêta, scrutant un instant le bar-restaurant. Il hésita. Se remit en route pour rentrer chez lui, puis finit par faire demi-tour après seulement quelques pas. Peut-être que ça lui changerait les idées, au moins quelques heures… Il poussa la porte d’entrée, et s’installa à une table, dans un coin. Il commanda un verre de Whisky Pur Feu, fort, puissant, tout ce dont il avait besoin. Après quelques gorgées, il se rendit compte qu’il était vraiment pitoyable… Boire pour oublier ? Sérieusement ? Cela ne lui ressemblait pas. Lui si optimiste d’habitude, toujours positif semblait vouloir baisser les bras. Alice lui manquait, de plus en plus. Et malheureusement, tout ici, lui rappelait la jeune femme. Les rires, l’odeur de l’alcool, le liquide ambrée qu’il faisait tourner dans son verre… Une vague de souvenirs inondaient son esprit, douloureux… Il posa son verre sur la table, l’air dépité. Il avait été stupide de penser qu’il irait mieux en venant ici. Il se sentait toujours aussi mal, voire plus. Il termina son verre d’un trait, l’alcool lui brûlant un instant les entrailles. Il grimaça. Puis une chaleur agréable s’éprit de son corps, délicieuse mais éphémère. Il ferma les yeux un instant, l’image de la belle blonde était toujours là. Ancrée dans sa tête, insupportable, inacceptable…


Dernière édition par Amadeus L. McKay le Lun 11 Nov 2013 - 20:59, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 17:05


Un soir comme un autre à Pré-Au-Lard. Enfin presque comme les autres si on pouvait dire… Trois à quatre fois par semaine, elle s’éclipsait de la demeure familiale pour échapper à l’atmosphère étouffante qui régnait dans le domaine Macnair. Echapper aux jérémiades d’Alexianne, aux regards terribles de son père et aux piques venimeuses de sa mère. Pourtant Gemma ne faisait pas pire que ce qu’elles avaient pu s’échanger avec Elizabeth finalement. Mais si Brooke comprenait la détresse de sa mère qui avait perdu un fils, elle ne pouvait cependant pas se résoudre à laisser cette place à sa mère - BFF avec sa mère ? Beurk… Et puis Liz n’était pas perdue, elle était prisonnière. Brooke finirait pas trouver un moyen de terrasser cet infâme Blackburn. Peut être pas en personne, hein… Elle pourrait très bien engager un sorcier mercenaire pour aller le dézinguer, quoi qu’elle regretterait de ne pas l’achever elle-même… Mais elle pourrait alors faire revenir Liz et les choses recommenceraient comme avant. Peut être…

En tout cas, elle avait besoin de s’évader. Elle se faisait l’effet d’une adolescente rebelle qui s’éclipsait sans l’autorisation de ses parents. Alors que bon ! Elle était adulte quand même ! (sur le papier au moins)
Elle s’était donc réfugiée au Magyar. Depuis prêt de 3h, elle enchainait les verres, les discussions futiles avec des rires exagérés avec des hommes plus ou moins beaux, du flirt insolant, mais elle n’avait encore jeté son dévolu sur personne. Depuis Assapor, elle avait perdu un peu de sa confiance et se montrait beaucoup moins spontanée avec le sexe opposé. Liz aurait sans doute résolu son problème en un rien de temps, mais en l’absence de sa cousine, elle devait se débrouiller seule.
Elle tournoyait donc de table en table, et profitait pleinement de l’ambiance guillerette, quand une silhouette solitaire attira son regard. Une silhouette masculine ? Seule ? Jamais en sa présence ! Surtout que le visage lui était familier.

Elle réclama deux verres de Pur-Feu au barman et fendit la foule pour se planter devant la table d’Amadeus. Elle posa l’un des deux verres devant le Brigadier avant de s’assoir face à lui avec un sourire ravi.
« Le sublime Amadeus McKay ! Je me disais bien que je t’avais reconnu… En l’honneur de nos deux familles, il fallait bien que je vienne t’offrir un verre… » Elle leva le sien, un coude sur la table. « Je ne sais pas qui est mort, mais j’ai l’impression que tu as sacrément besoin de te changer les idées. Ca, c’est un truc que j’ai appris quand Tom est mort... » elle fit des signes de guillemet avec sa main libre, et une grimace douloureuse. Evoquer Tom, et en plus dans cette période terrible où ils avaient tous cru qu’il était mort - n’aurait-il finalement pas mieux valu ? - était toujours douloureux. Pour autant qu’elle pouvait l’imaginer, ce n’était pas prêt de changer : la perte de Tom était une blessure à vif qui ne guérirait jamais.
« … L’alcool fait beaucoup de bien, à commencer par offrir un moment de paix ! Alors trinque avec moi ! » L’amertume était peut être palpable, mais elle ne s’en rendait pas compte. Alors savoir si Mad allait le percevoir… ça ne l’effleurait même pas.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 1:29


Il ne prêtait guère attention à ce qu’il se passait dans ce bar. Les conversations, le tintement des verres, les rires… Tout cela n’était qu’un vague bourdonnement confus aux oreilles d’Amadeus. Il était plongé dans ses pensées, dans lesquelles, il n’arrivait à voir rien d’autre que le visage d’Alice. Il restait immobile, un bras accoudé sur le bord de la table, lequel maintenait sa tête qui lui paraissait peser bien plus lourd que d’habitude. Un état second, qui ne passa pas inaperçu aux yeux d’une certaine personne. Sans qu’il n’ait le temps de réagir, un verre de Whisky apparut devant lui, ainsi qu’une femme… Qu’il connaissait plutôt bien… D’ailleurs, il ne fut pas étonné. Elle n’avait pas pris la peine de lui demander si elle pouvait s’installer à cette table avec lui. Non… Brooke Macnair n’avait pas à faire cela… Si elle voulait s’asseoir là, elle le faisait… Un point c’est tout.

Sa voix interpella le jeune homme, employant un qualificatif des plus élogieux. Il ne fut nullement surpris, elle se comportait toujours ainsi avec lui. Ils se connaissaient depuis des années, leurs pères ayant liés un fort lien d’amitié. L’entrée fracassante de Brooke n’avait fait ni chaud, ni froid à Mad’, à vrai dire il n’avait pas bougé. La tête toujours soutenue par sa main, il s’était contenté de lever les yeux vers elle. Comme à son habitude, elle se mit à parler, parler, parler… Amadeus ne fit pas franchement d’effort pour tenter de comprendre quoi que ce soit. Seul, le je ne sais pas qui est mort avait retenu son attention, avant qu’il ne se perde dans ses paroles. Amadeus ne lui dit rien de plus qu’un « Bonsoir Brooke. » peu enjoué pour la saluer. Elle ne devait pas prendre ce manque d’enthousiasme contre elle. Mad’ ne voulait absolument pas l’offusquer mais il risquait ne de pas être aussi agréable qu’à son habitude. « Non... Personne n'est mort... » ... Enfin presque... Lui répondit-il, cette mine défaite toujours présente sur son visage...

Il finit par répondre à son invitation, trinquant avec elle. Il avala la moitié du liquide ambré que contenait son verre. Mais l’alcool ne lui fit pas franchement de bien contrairement aux dires de la Macnair. Il reposa son verre et se redressa enfin. Il n’allait pas rester avachi sur sa chaise toute la soirée. Maintenant que Brooke était là, il allait tenter de faire bonne figure. Peut-être arriverait-elle à lui changer les idées ? Il n’y croyait pas tellement… Mais il n’avait plus trop le choix. Il doutait qu’elle s’en aille aussi vite qu’elle était arrivée. « Excuse-moi Brooke, j’étais noyé dans mes pensées avant que tu arrives. Désolé, si je t’ai semblé un peu froid. Tu m’as surpris à vrai dire. » Pas la peine de lui dire ce qui le préoccupait. Il était là pour tenter d’oublier, pas pour en parler. Même s’il savait qu’elle n’hésiterait pas à le questionner là-dessus. C’était bien le problème avec Brooke... Encore quelques gorgées de Whisky avalées avant de continuer « Alors ? Comment ça va ? Depuis le temps… J’imagine que vivre ici ne doit pas être une partie de plaisir, pour toi… C’est pour ça que tu viens boire ici ? » dit-il sur un ton qui se voulut légèrement ironique.

Oui, cela faisait un moment qu’ils ne s’étaient pas croisés. Sa carrière de duelliste l’avait éloigné durant plusieurs années, et ces derniers temps… C’était le travail qui lui prenait la majeure partie de ses semaines. Surtout en ce moment… Rosier et Rookwood avaient besoin d’hommes pour garantir la sécurité de Pré-au-Lard. Puis avec Alice à clinique… Et voilà, son esprit était une fois de plus envahi par des images d’Alice. Cela devenait une obsession… Il fallait qu’elle cesse…
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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 17:16

Mad avait beau lui dire le contraire, il semblait au bord de la dépression. Il lui faisait penser à elle quand Tom avait disparu de la surface de la Terre. Elle était éteinte, plus rien ne l’intéressait vraiment. Elle avait répondu à cet état critique par la seule solution qu’elle connaissait : l’alcool et la fête. Mais même là, le coeur n’y était pas. Il lui avait fallu du temps pour sortir de cet état. En étant honnête, elle n’avait réussi à vraiment se remettre qu’avec le retour de Tom d’entre les morts. Quoi qu’il en soit, les gens déprimés, c’était pas forcément drôle, et elle n’avait pas l’intention de garder des gens déprimés dans son environnement immédiat quand elle avait besoin elle aussi de se changer les idées. Et puis Mad n’était pas le premier venu. Macnair et McKay, c’était une longue histoire d’amitié entre les deux familles… D’ici à ce qu’il vienne à l’idée aux deux patriarches que les célibataires de leurs lignées - Maelen et Amadeus - pourraient former un lien officiel entre eux… Rien que l’idée de voir un beau duelliste comme Mad lié à sa fille faisait frémir Brooke…

Les excuses de Mad lui firent venir un sourire hésitant qui arriva en deux trois fois, avant de s’épanouir vraiment, largement amusée de l’explication du jeune homme.

« Oh mon cher Amadeus… Si tes pensées te noient, il vaut mieux noyer tes pensées… » lui conseilla-t-elle d’un ton de confidence. Elle n’avait pas forcément envie qu’il lui détaille ce qui le taraudait. Et même pas du tout. Les soucis des autres l’ennuyaient passablement. Elle préférait amplement étaler ses propres misères plutôt que de chercher à panser celles des autres. C’avait d’ailleurs été un jeu avec sa cousine - avant que Lisa ne décide de fricoter avec sa blondasse de Blackburn. Et Mad, dans sa grande bonté, la lança sur son sujet préféré : elle-même.

« Oh ne m’en parle pas ! J’imagine qu’avec le manque de logement, tu as le même problème que moi : devoir partager à nouveau le foyer familial… J’ai l’impression d’avoir été envoyée à nouveau à Poudlard et d’être de retour pour de très longues vacances… Trop longues… Je veux dire… Ce sont mes parents, mais devoir vivre à nouveau avec eux… » elle roula des yeux dans un geste purement théâtral. « Et s’il n’y avait qu’eux ! Mais encore faut-il supporter Alexianne !! Je ne sais pas si tu te souviens de Tamara, mais Alexianne est encore plus fade que sa mère ! Et casse-pied ! Et geignarde ! Heureusement, maintenant, elle est mariée. Bon débarras ! » Bref, Mad devait avoir compris qu’Alexianne n’était pas sa nièce préférée. Elle conclut avec un haussement d’épaules. « Donc oui, je viens me changer les idées ici... » Son regard se perdit dans la salle, pleine de visages plus ou moins anonymes, et où elle savait que les liens qu’elle entretenait avec certains hommes n’avaient rien de chastes. « De toute façon, les sorties hors de la ville ne sont pas forcément des plus heureuses... » Une ombre passa dans son regard. Sa dernière sortie était à Assapor, et ce qu’il s’était passé avait laissé des traces indélébiles, tant sur son esprit que sur son corps. Elle avait eu Blackburn à portée de baguette et l’avait laissé s’en sortir vivant. D’un autre côté, qu’aurait-elle pu faire ? Qui aurait pu prédire ce qu’un Avada Kedavra aurait pu donner dans la confusion totale qui régnait alors ? Elle n’avait même pas eu le temps d’exiger le retour de Lisa à Pré-Au-Lard…

Elle revint à Mad avec un sourire plus forcé que les premiers.
« D’un autre côté, ici, on est sur de fréquenter des gens … hum… fréquentables ! » Elle se détendit un peu, se moquant d’elle-même en constatant son incapacité à retrouver son vocabulaire : elle tenait l’alcool, mais à n’en pas douter, elle avait quelques verres d’avance sur son vis à vis. « Des gens de qualité… Enfin tu vois ce que je veux dire ! » Sous entendu, très forte proportion de Sang Pur, et tous acquis à la cause…

Et puis elle daigna s’intéresser un peu à lui : « Et toi ? Comment vis-tu cette situation révoltante ? Que deviennent les loyaux soldats de notre Lord ? » Elle vida son verre, et fit signe au barman de ramener une tournée, avant de poser son coude sur la table et la tête sur son poing, son sourire intéressé et un brin charmeur et les yeux mi-clos dans un effort d’attention pour le brigadier.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Mer 27 Nov 2013 - 0:35


Amadeus n’avait pas franchement envie de parler. Malheureusement, il connaissait suffisamment Brooke pour savoir qu’elle pouvait devenir un véritable moulin à paroles. Il eut d’ailleurs le malheur de lui demander comment elle allait. Erreur ? Vraisemblablement. La Macnair se mit à enchaîner les phrases, sans que Mad’ ne puisse répliquer. Lui couper la parole ? Cela était impossible. Une fois lancée, il était difficile de l’arrêter. Le brigadier se contenta de la laisser articuler chacun de ses mots, sans pour autant suivre le fil de la conversation. Il termina son verre attendant qu’elle prononce son dernier mot. « Non… Je vis seul. J’ai réussi à trouver un petit appartement. Heureusement d’ailleurs… Parce que les relations avec mon père ne sont pas très bonnes depuis quelques temps… » Il voulait faire référence à ce mariage arrangé qu’il avait refusé. C’était sûrement la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase. Amadeus le voyait bien… Dans les yeux de son père, il ne voyait que déception et mécontentement. Il y avait toujours eu des tensions entre eux mais ces derniers temps, ils ne se parlaient même plus.

Il releva la tête, postant ses yeux sur Brooke. Il se pinça les lèvres, tout en essayant de lui rendre son sourire. C’était peine perdue, il était bien trop fatigué pour cela. Même les difficultés de son interlocutrice à finir sa phrase le laissèrent de marbre. Il ne lui adressa qu’un hochement de tête pour confirmer ses dires. Finalement… Laisser parler Brooke n’était pas une si mauvaise idée. Il n’avait qu’à… Ecouter ? La soirée passerait peut-être plus vite ainsi ? Un peu de compagnie ne lui ferait pas de mal. Oublier ses soucis, oublier ses malheurs, vider son esprit de toutes ces images qui lui donnait envie de tout détruire autour de lui. Faire disparaître cette boule dans sa gorge, ce malaise qui lui comprimait la poitrine. Alice lui manquait. Jamais il ne s’était senti aussi seul, l’espoir qu’il avait de la revoir un jour en vie était de plus en plus douloureux chaque jour.

Elle finit par retourner son attention sur Amadeus. Lui demandant comment ça se passait pour lui. Il resta silencieux un moment alors qu’elle commandait une nouvelle tournée. « J’ai laissé mon costume de duelliste pour celui de brigadier, comme tu le sais… Pas facile après tant d’années à voyager, libre de faire ce qui bon me semblait… » Sa liberté. La chose à laquelle il tenait le plus. L’enfermement à Pré-au-Lard était étouffant pour Mad’, rester cloîtrer dans un aussi petit village… Croiser constamment les mêmes personnes, devoir suivre une routine insupportable… Ce n’était pas franchement sa tasse de thé. Cette situation provisoire devait cesser. Il fallait que les Mangemorts reprennent les rênes… C’était urgent… « Mais nous sommes tous dans la même galère pas vrai ? Alors je sers mon rang comme je le peux. Travailler à la brigade, assurer la sécurité des habitants de Pré-au-Lard… C’est un travail éreintant. Surtout en ce moment… Les effectifs sont affaiblis… » Mais au fond de lui, jamais il n’aurait laissé tomber les troupes des héritiers. Fuir Pré-au-Lard ? Il fallait être fou… Et lâche… Au contraire, il fallait redoubler d’effort pour servir les idéaux du Lord. Continuer d’y croire… Chose qu’il était prêt à arrêter ce soir concernant Alice. Cela devenait trop éprouvant.
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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Mer 11 Déc 2013 - 7:27


La jalousie étreignit Brooke. Comment se faisait-il que LUI ait eu droit à un appartement rien que pour lui ?! C’était vraiment injuste ! Surtout que LUI ne se comportait pas en gentil garçon qui suivait les préceptes familiaux… Le fait qu’il soit encore célibataire tendait à prouver qu’il y était question d’alliance et de mariage, nul besoin que leurs deux pères soient proches pour le savoir. Mais Brooke n’avait même pas besoin de le deviner : les rapports entre les Macnair et les McKay étaient tels que le sujet était connu.
Brooke n’avait même pas été consultée pour son mariage. Elle avait en quelque sorte été livrée à Anton emballée dans sa robe de mariée le jour de la cérémonie, lui ayant à peine adressé la parole auparavant. Et elle avait été enthousiaste… Ce n’était pourtant pas le principe qu’elle remettait en cause. Elle en voulait surtout à Anton pour sa vie sans passion. C’était lui qui avait rendu leur mariage sans relief. Bien sur, elle pouvait s’estimer heureuse de n’avoir pas eu à subir le mari de Lisa, mais d’un autre côté, elle jalousait Tom qui avait noué une véritable relation avec sa crétine d’épouse - et Brooke détestait Alionora pour ça aussi.
Quoi qu’il en soit, elle ne comprenait pas qu’Amadeus ne fasse pas plus d’effort que cela. Après tout, il avait même un semblant de choix…
Et puis elle était persuadée que si Anton n’avait pas fui l’Angleterre la queue entre les jambes, elle aurait eu droit elle aussi à un appartement pour elle - pour eux. Elle n’aurait pas eu à supporter ses parents… Elle savait qu’en bonne épouse, elle aurait du coller aux basques de son mari. Mais elle n’était pas allemande et n’avait pas beaucoup d’affection pour la froideur de l’est. Et entre son mari fadasse et sa famille… Elle avait fait le choix du sang. Son choix avait partiellement effacé l’ardoise des reproches que ses parents pouvaient lui faire, même s’ils n’approuvaient pas totalement qu’elle ne soit pas restée fidèle à son époux. Après tout, Gemma avait rejeté sa famille pour embrasser les Macnair comme sa vraie famille… Les relations avec ses parents n’avaient donc pas vraiment évoluées, oscillant entre affection et désapprobation.

Elle capta l’effort vain de son vis-à-vis pour sourire. Bon sang mais qu’avait-il donc ? Elle avait vraiment l’impression que quelqu’un était mort… La pensée fugitive que de s’occuper des problèmes d’un autre lui permettrait de distancer un peu les siens. Mmm… parfois un peu d’altruisme revenait à de l’égocentrisme, ce qui lui convenait parfaitement…

« Eh oui… C’est ce que nous nous efforçons tous de faire, j’imagine… Mais… » Elle hésita, n’ayant pas l’habitude de philosopher, ni de près ni de loin. Non qu’elle soit incapable de formuler une pensée qui ne soit pas superficielle, mais ce n’était pas ce qu’on avait attendu d’elle tout au long de sa vie. Soit belle et tais-toi. Rôle qu’elle avait endossé avec plaisir - ça avait ses avantages de ne pas avoir de responsabilité ni d’aspiration parentale à satisfaire. D’autre part, cela voulait aussi dire se confier, et avouer en quelque sorte des faiblesses qu’elle n’avait pas envie de mettre à nu. Elle n’acceptait de se montrait vulnérable que lorsque cela servait ses intérêts - ses appétits. Dans les autres cas… Le détachement était encore sa meilleure arme. Elle grimaça et finit cependant par se lancer évitant le regard d’Amadeus. « … Je ne crois pas qu’on pourra reprendre nos vies telles qu’elles l’étaient avant… Trop de choses ont changé… Trop de personnes ont… disparu pour que tout soit comme avant… » Son regard se perdit à nouveau sur la foule anonyme. Elle pensait à Tom et Lisa bien sur, qui manquaient et manqueraient sans doute encore longtemps - définitivement ? - dans son paysage pour qu’elle considère celui-ci comme normal. « Et j’imagine qu’on a tous fait des choses qu’on n’aurait pas fait normalement, hum ? » En tout cas, c’était son cas. Bon sang mais que faisait-elle exactement ?

Elle secoua la tête et revint à Amadeus et lui offrit un sourire teinté de tristesse et de nostalgie. Elle n’était plus la même, elle le savait, mais elle voulait désespérément se convaincre du contraire. Alors elle se força pour retrouver son sourire festif mais qui faisait à peine illusion et posa une main sur l’avant-bras de son compagnon. « Oublie tout ça ! C’est l’alcool ! Penser à toutes ces bêtises ne sert à rien. Il vaut mieux s’amuser, non ? »

Les instruments enchantés dans un coin se mirent fort à propos à jouer un morceau entrainant, sous les cris de joie de la foule. Brooke tourna la tête pour voir les gens commencer à danser et revint à Amadeus, une lueur amusée et le défiant de dire non alors qu’elle se levait en attrapant ses mains.

« Danse avec moi… » Une invitation à l’oubli. Quelques instants pour laisser de côté tout ce qui avait changé inexorablement, dans un tourbillon un peu fou… Elle avait l’impression qu’il en avait besoin autant qu’elle.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Mer 12 Fév 2014 - 16:04


L’optimisme naturel d’Amadeus semblait avoir pris un sacré coup. Depuis l’enfermement subi par les Mangemorts à Pré-au-Lard, c’était bien la première fois qu’il était prêt à baisser les bras. Toujours prêt à aller de l’avant, à remonter le moral de ses partenaires à la brigade… Depuis plusieurs jours, il avait perdu sa bonne humeur, perdant petit à petit espoir de revoir son amie revenir à… La vie ? Après toutes ces semaines de coma, pouvait-on encore dire qu’Alice était en vie ? Elle respirait certes… Son cœur continuait de battre. Mais y-avait-il des chances qu’elle revienne à elle ? Les médicomages étaient perplexes, incapables de répondre aux inquiétudes du Gryffondor.

Ressasser le passé… Le simple fait de repenser à ces années passées à parcourir le monde en tant que duelliste était également difficile pour le moral. Il avait perdu sa liberté depuis qu’il vivait à Pré-au-Lard. Perdre Alice le rendrait inconsolable.

Il devait lutter contre ses pensées obscures. Mais les mots de Brooke n’eurent pas l’effet escompté. C’était pourtant la vérité. Et cela était difficile à entendre. Il serait difficile pour lui de retrouver sa vie d’avant, de reprendre sa carrière de duelliste… Comme elle l’avait dit, trop de choses avaient changé pour espérer retrouver leurs anciennes vies. Cependant Amadeus ne craignait pas le changement. Il était prêt à affronter les futures épreuves autant éprouvantes et difficiles qu’elles puissent être. Du moins, il le pourrait… Avec Alice à ses côtés. Il avait besoin de son amie. Il le savait… S’il avait été à sa place, elle n’aurait pas perdu espoir. Elle était bien plus forte que lui et il espérait qu’elle allait se battre comme elle savait si bien le faire…

Puis Brooke déposa sa main sur son bras, revenant sur ses paroles et le persuadant d’oublier toutes ces choses qui les tourmentaient. Un magnifique sourire s’afficha sur les lèvres de son amie. S’amuser ? Et comment ? Amadeus n’était pas très enjoué à cette idée. Il n’en ressentait pas l’envie non plus. Il y avait toujours cette pression désagréable sur sa poitrine, comme comprimée… Par la crainte… Le doute… La peur ?

Une soudaine effervescence prit brusquement possession du bar lorsque des instruments de musique se mirent à jouer une mélodie entraînante. Amadeus n’y avait pas porté tellement attention. Mais cela n’échappa pas à Brooke qui postait à présent un regard pétillant sur le brigadier. Ce dernier avait toujours le coude posé sur la table, une main maintenant sa tête… Sérieusement ? Elle voulait qu’il danse ? Le jeune homme releva les yeux après avoir bu quelques gorgées de whisky – pour ainsi dire tout le contenu de son verre même – danser ? Amadeus était plutôt bon dans ce domaine… Oui, cela n’était pas un problème… Il n’était pas d’humeur, tout simplement. Néanmoins, comment résister au sourire de la Macnair ? Comment refuser la proposition d’une amie ? Et finalement… Peut-être avait-elle raison ? Peut-être se sentirait-il mieux après ? Si ça lui permettait de chasser ces sombres images de sa tête. Et Alice… Sûrement aurait-elle voulu qu’il s’amuse ? Qu’il ne se lamente pas sur son sort à cause d’elle ?

« Pourquoi pas… » souffla-t-il sans grande conviction. Il termina son verre avant de se lever pour accepter l’invitation de la jolie rousse. Il la laissa l’attraper par la main sans rechigner la suivant vers la piste où plusieurs personnes dansaient déjà.

Après plusieurs danses, Amadeus semblait plus « détendu ». Bon d’accord, il n’avait pas retrouvé son beau sourire de tous les jours mais il y avait du mieux. Autour d’eux, la musique semblait avoir donné un regain d’énergie à la clientèle du bar. Comme si… Tous leurs problèmes avaient disparu… Il était d’ailleurs plus difficile de se frayer un chemin dans la foule. Le brigadier faisait tourner sa cavalière avec une certaine aisance, finissant par laisser entrevoir un léger sourire. Puis, il fut légèrement bousculer par un type derrière lui et il marcha malencontreusement sur l’un des pieds de Brooke. « Désolé. » Dit-il en riant légèrement. Des rires ? C’était vraiment mieux, oui… Les pas de danses continuèrent encore quelques minutes, jusqu’à la fin du morceau. Depuis combien de temps dansaient-ils ? Amadeus l’ignorait.

« Pause ? » Il avait soif. Il fit signe à Brooke de retourner s’asseoir avant d’aller demander une nouvelle tournée au barman. Il revint rapidement avec deux verres. « Excuse-moi pour tout à l’heure… Mais je… J’ai une amie qui est dans le coma depuis plusieurs semaines et je commence à trouver le temps long. » Voilà, c’était dit. Pas la peine de préciser son identité, il ne voulait pas s’éterniser sur le sujet. Simplement se justifier auprès de Brooke qui avait été adorable avec lui… Malgré un début de conversation mal entamé. « Merci en tout cas. Ça va mieux… Grâce à toi »
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Brooke Macnair-Schmidt
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Age du personnage : 41 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Organise des événements
Faction : Héritiers
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Hermine
Epouvantard : Découvrir qu'elle est une Sang De Bourbe
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Ce message a été posté Mer 19 Mar 2014 - 7:33


Le manque d’entrain initial d’Amadeus avait laissé Brooke totalement indifférente. Ce qu’elle voulait était loi, d’autant plus depuis qu’elle vivait avec la bride sur le cou comme elle ne l’avait jamais eue : elle était adulte, capable de subvenir à ses besoins, et son époux était au diable vauvert. Lien arrangeant pour éviter d’avoir à se remarier pour sauver les apparences, mais c’était bien tout ce à quoi servait encore Anton…

Et elle… Elle ne s’était jamais posé la question de ce à quoi elle pouvait servir. Elle était femme, elle était décorative, c’était tout ce qu’on lui avait jamais demandé dans la vie. Boire, rire… Et danser, c’était tellement plus amusant que de réfléchir à l’avenir, à ce qu’elle pouvait faire pour améliorer la situation. D’autres le faisaient pour elle, en prime, à commencer par son père. Plus amusant aussi que de réfléchir à la façon dont elle vivait les conséquences d’Assapor, les conséquences de cette guerre de pouvoir.

Alors sur la piste de danse, dans les bras solides d’Amadeus, c’était un large sourire qu’elle affichait, grisée par la musique et les pas rapides qui accaparaient toute l’attention - enfin la sienne, parce qu’elle était consciente que beaucoup de regards mâles étaient braqués sur eux, leurs propriétaires sans doute envieux de la place de son cavalier. Les clients s’agglutinaient sur la piste, et danser devenait plus un mot qu’un fait, mais cela les obligeaient aussi à se rapprocher. A tel point qu’Amadeus finit par lui marcher dessus. En temps normal, elle aurait râlé devant ce manque d’égard à sa personne. Mais là, déjà bien imbibée, elle répondit par un éclat de rire joyeux, en se rapprochant un peu plus, avant qu’il ne lui propose une pause.

« Si tu veux oui… » Elle s’installa à une table sur son indication, et l’accueillit d’un sourire ravi lorsqu’il ramena les deux verres. « Tu es un amour... » Elle trempa les lèvres dans son verre, écoutant distraitement les excuses et les explications du jeune homme. Pour l’essentiel… Elle s’en moquait un peu. Mais il fallait bien faire preuve d’un minimum d’éducation, non ? « C’est toujours un plaisir… Te voir avec une tête de déterré, ce n’est pas vraiment quelque chose d’habituel ! » lança-t-elle avec un petit rire, alors que son regard se fit plus tendre. « Depuis le temps qu’on se connait, je peux bien faire ça pour toi... » Elle franchit alors les quelques cm qui les séparaient pour poser un baiser sur la joue d’Amadeus, prise d’une inspiration subite. Un baiser tendre et sensuel, lent, qui pouvait aussi bien être un geste de réconfort, qu’autre chose. En se reculant, elle plongea son regard dans le sien, pétillant mais aussi un brin interrogateur : elle n’avait plus vraiment la même confiance en elle depuis qu’elle était revenue d’Inde.

[J'ai honte...]
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Amadeus L. McKay
Prince Charmant
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Age du personnage : 29 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Brigadier
Faction : Héritiers
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : Un Faucon pélerin
Epouvantard : Le corps sans vie de son frère
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Ce message a été posté Mer 7 Mai 2014 - 13:02


Cela faisait des jours qu’Amadeus n’avait pas ri. Néanmoins ce soir, en compagnie de Brooke, elle avait réussi à lui faire oublier ses inquiétudes durant un instant. Court, certes, mais c’était déjà ça. C’était également la première fois qu’il parlait réellement à quelqu’un de tout cela. Il n’avait fait qu’exposer la situation, il avait soufflé tout cela rapidement se sentant d’un coup plus… Léger ? Brooke, elle, n’avait pas cherché à comprendre ce qu’il s’était passé, n’avait posé aucune question. Et c’était sûrement mieux ainsi. Sa simple présence avait suffi à redonner le sourire au brigadier. C’était si rassurant de pouvoir encore compter sur des « amis ». Et en ces temps sombres, rares étaient ceux qui pouvaient prendre le temps d’écouter les problèmes des autres… Ou même de faire semblant… Chacun avait mieux à faire, entre les proches blessés, morts ou disparus, «l’amitié » peinait à y trouver sa place.

Alice, sa meilleure amie… C’était sûrement bien l’une des seules personnes sur qui, il avait pu compter ces derniers mois. Sur sa mère aussi. Mais c’était devenu tellement compliqué de croiser son père qu’il ne la voyait que très rarement. Heureusement que le petit Kieran, son neveu, était là. Sans le petit garçon, c’était certain, il n’aurait vu que très rarement sa mère. Malheureusement, aller lui parler de la dénommée Torvald, n’était pas possible. Ses craintes, ses peurs l’avaient donc hanté durant des semaines. Depuis que son amie était à la clinique…

Toutefois les mots de Brooke lui avaient remonté, quelque peu, le moral. Tout comme ces quelques instants passés sur la piste de danse. Il avait de la chance de l’avoir comme amie.

Puis elle déposa ses lèvres sur la joue du Brigadier. Un baiser délicat, doux. Etonné, par ce geste de réconfort ou… D’affection ? Amadeus ne broncha pas. C’était plutôt flatteur d’ailleurs, venant d’une femme aussi séduisante. Malgré les années qui les séparaient, il ne pouvait nier le fait du pouvoir de séduction de Brooke. Elle avait tout pour plaire, une silhouette désirable, un regard captivant, un sourire envoûtant et une chevelure rousse qui, pour Mad’, ne faisait qu’accroître son élégance. Il était toujours agréable de recevoir une telle attention d’une femme. D’autant plus que Brooke avait ce don de faire tourner la tête de ces messieurs, rien de mystérieux pour Amadeus sur ce point. Alors, à cet instant, pourquoi avait-il la sensation étrange que ce baiser avait rendu son amie encore plus irrésistible ? Etait-ce cette once de « joie » retrouvée en sa compagnie ? Ou bien, les effets de l’alcool qui se faisait ressentir ? Ou même les deux ?

Plongé dans le regard de Brooke, il ne sut quoi lui répondre durant un instant. Troublé ? Sûrement. Il finit par lever son verre « A notre amitié ! » Il trinqua avec Brooke avant d’ajouter  « Comme tu l’as dit tout à l’heure, il est temps pour moi de m’amuser un peu. » Il termina « Cul sec ! » Il s’exécuta, avant de faire de nouveau signe au barman de leur apporter une nouvelle tournée. Et le jeu continua ainsi pendant un moment rendant ses participants bien plus enjoué et joyeux qu’ils ne l’étaient déjà. Bientôt, ce fut des rires que l’on put entendre à leur table. Amadeus oubliant peu à peu ses mauvais démons qui le rongeaient depuis des semaines.

Et lorsque l’heure de la fermeture du bar arriva… Amadeus fut étonné de voir comme le temps était passé si vite.

« Je ne sais pas toi… Mais je n’ai vraiment pas envie d’aller me coucher. Oh, je le devrais, c’est sûr… Je devrais être raisonnable, comme mon cher père me le répète tant. Mais au diable ses recommandations ! Je risque de le regretter demain matin… Mais… Que dirais-tu d’aller boire un verre chez moi ? Il doit me rester quelques fonds de bouteilles… »
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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Jeu 3 Juil 2014 - 15:38


Lorsqu’il trinqua à leur amitié, elle fit une grimace, hésitante entre la contrariété - un ami, ça n’a rien de désirable - et le plaisir - elle n’avait pas tant d’amis que ca. Pas de vrais amis. Elle avait eu Lisa, Tom… Mais ses relations étaient souvent conflictuelles avec les femmes, et rarement platoniques avec les hommes… Etats volontairement entretenus par ses soins : elle n’hésitait pas à se mettre en avant par rapport aux autres femmes, faisant fi des jalousies éventuelles, et n’aimait rien tant que mettre du piment dans ses relations avec l’autre sexe.
Néanmoins, qu’il réponde par l’amitié à son, certes chaste, baiser… Oui, elle était quelque peu contrariée… Mais elle oublia très vite son ressentiment naissant, un sourire radieux chassant sa moue lorsqu’il parla de s’amuser. Elle vida son verre à sa suite et ne rechigna pas le moins du monde lorsqu’il l’invita à enchainer les tournées. Au contraire. Avec l’alcool venait un débit presque ininterrompu de bavardage sans intérêt, et surtout l’oubli du dernier traumatisme en date, et de la longue liste qui le précédait. Elle ne pouvait demander mieux - non qu’elle n’en eut pas envie.

Si Amadeus fut surpris de voir l’heure de la fermeture arriver, Brooke elle en fut carrément grognon. Elle n’avait aucune envie de retourner au domicile familial où l’attendait au mieux, une chambre vide, au pire, un sermon paternel. Elle fit une bonne dose de simagrées pour retarder l’instant fatidique, mais rien n’y fit, le barman fut inflexible. En meme temps, on peut le comprendre : il n’allait pas rester ouvert pour satisfaire deux poivrots, même au Sang Pur. Son Sang Pur de patron risquait fort de ne pas apprécier. Et puis vu l’état de Brooke, il valait mieux ne pas céder à ses jérémiades.
Aussi lorsque Amadeus lui proposa de se rendre chez lui pour poursuivre leur soirée, elle lui offrit un sourire radieux. Le genre de sourire qu’un cancéreux offre au médecin boiteux qui lui annonce que finalement, après la 4eme chimio infructueuse, on peut le soigner parce qu’en fait, il n’a pas le cancer mais un lupus… Bref...

« Je ne veux même pas parler de mon père. Pfff écoute nous, on dirait qu’on a encore douze ans… » Elle regarda Amadeus un moment avant de partir d’un rire idiot : elle venait de réaliser que si elle avait encore douze ans, Amadeus serait encore au berceau. Ou presque. Le genre de rapport qu’il valait mieux ne jamais faire. « Excuse moi… Je… je vais me calmer… Juste… Une idée idiote… sur l’âge... » réussit-elle à articuler avant de partir de plus belle. Elle finit par retrouver un semblant de contenance et fit face à Amadeus, les larmes - de rire - aux yeux. « En tout cas, non, je ne veux pas rentrer me coucher seule. Alors j’accepte ton invitation. » finit-elle par déclarer avec un sourire mutin et elle vint se planter devant lui, posant négligemment son bras sur l’épaule du Brigadier. « Oublions un instant que nos pères n’approuveraient pas du tout notre comportement de dépravés indignes. Le jour viendra bien assez tôt… Profitons de la nuit… » Elle pencha légèrement la tête et son sourire se fit plus séducteur. Pourtant, elle ne fit rien d’autre que laisser glisser sa main le long du bras d’Amadeus et attrapa son coude pour le laisser la guider jusqu’à chez lui.
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