Tête à tête organisé



 



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Ce message a été posté Ven 1 Nov 2013 - 16:28

Tête à tête organisé

Feat. Graham Vaisey & Cinnamon Avery


« Cinnamon, nous sommes en disgrâce. »

Voilà ce que j’entends depuis des mois. Déjà, je ne supporte pas que l’on m’appelle par mon prénom. C’est un prénom ridicule, une épice - que tout le monde n’aime pas forcément en plus. Et puis ce mot « disgrâce », il ne faudrait pas voir à pousser. J’en ai déjà suffisamment gros de devoir être coincée ici, dans ce village après avoir abandonné ma vie et mon travail, ma carrière… J’aime ce que je fais ici mais c’est plus un besoin, une nécessité qu’une véritable passion dévorante. Je ne me sens pas investie d’une mission comme c’était le cas au ministère. J’ai l’impression plutôt… de survivre. D’être en état de sommeil en attendant quelque chose. Quelque chose d’autre.

Mais ce quelque chose là, je ne songeais pas à ce que ce soit un dîner chez la famille Vaisey. Je veux dire que j’ai connu des soirées bien plus amusantes et divertissantes qu’un dîner chez une famille qui n’est pas, si j’ose dire, dans mes affinités. Mais ils étaient une partie de notre propre famille. Le cousin de Papa s’était marié avec l’une d’entre eux mais je ne sais plus laquelle. Je vois reconnaître que je ne suis pas très famille. Ce n’est pas évident de nos jours, c’est parfois à se demander en qui peut on avoir réellement confiance, n’est-ce pas ? Assurément qu’ils n’avaient rien en commun avec moi, en tout cas. D’où cela venait ? De nulle part, je n’éprouvais pas non plus d’animosité envers eux. Je n’étais pas une fervente admiratrice de leur fils, quoi qu’il en soit mais ça n’empêchait personne de vivre, pas vrai ?

Mon petit frère était déjà tout excité à l’idée de retrouver son camarade et pseudo-cousin-éloigné. En ce qui me concernait, j’avais bien tenter de prétexter une séance chez une cliente, je n’avais eu de réponse qu’un « Cinnamon, nous sommes en disgrâce. » Est-ce que c’est une blague ? J’aurais autant aimé ! Et parce que je souhaitais garder un climat sans conflit entre mes parents et moi, j’avais fini par accepter. J’avais même souri à Madame Vaisey en entrant avec une bouteille d’un rare hydromel que Maman avait réussi à sauvegarder dans la panique. Toujours se faire bien voir, même quand on s’en fiche.

Et puis il avait daigné nous honorer de sa présence… Graham. Contrairement à mon frère, je n’imaginais pas du tout cet énergumène comme un membre de ma famille. Pour ça, il aurait déjà fallu que les Avery et les Vaisey soient vraiment proches les uns des autres, ce n’était pas tout à fait le cas et ce, malgré le cousin de Papa. Mais voilà, j’avais plutôt l’impression de faire potiche. Comme un faire valoir pour mes parents. Je n’ai pratiquement rien dit du pré-repas. Ni du repas. Je me suis contentée d’observer mes parents et ses parents jouer au coq en cherchant à comment refaire le monde. Je n’accordais pas même un regard à Graham. Après tout, qu’il soit là ou non ne devait rien changer. Nous n’étions pas amis, pourquoi devrais-je faire semblant ? Je n’étais pas discourtoise et c’était déjà pas mal !

J'avais cette impression. Comme confrontée à un repas d’adultes à adultes. Comme si… Au final, tout ne faisait que commencer. Là, ici maintenant qu’il n’y avait plus que ces parents, deux familles que rien n’oppose et que tout unie… Et Graham et moi. J’ai levé les yeux vers lui pour une fois. Avait-il lui aussi ce curieux pressentiment d’une tornade prête à nous dévorer et à nous faire rouler à nous cogner la tête dans les bafonds, jusqu’au bout du monde ?

J’avais mis une de mes plus jolies robes pour la soirée et il ne m’en restait pas beaucoup. Je m’étais maquillée et coiffée. Quoi qu’on en dise, j’étais dans les apparences, elles n’étaient qu’à peine trompeuses et pour le reste, je ne faisais pas de faute. J’ai reposé mon verre sur la table alors qu’un silence s’était installé. Et puis mon père a commencé par se frotter les mains. Ma mère a souri… J’espère qu’aucun des deux n’amènerait comment je gagnais ma vie sur le tapis...

– Avez-vous réfléchi à notre proposition ? a demandé Papa sans m'adresser un regard.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Ven 1 Nov 2013 - 17:19

Il savait que d’être le fils d’un chef de famille, ce n’était pas forcément facile. Normalement, ce rôle aurait du échoir à Arthur, le cousin de son père. Mais celui-ci avait choisi un autre camp dans cette guerre. Du coup, George Vaisey se retrouvait à mener les membres de la famille qui s’étaient rangés du coté de l’Ombre de la Rose Noire. Et ca allait avec tout un tas d’obligations qui incombaient aussi à Graham : en sa qualité d’ainé, Graham devait tout autant que lui faire bonne figure en société. Même lorsqu’il s’agissait de ce qui semblait être un repas de famille…

Les Vaisey avaient des liens d’alliance avec les Avery par sa tante Katherine. Ca ne voulait pas dire pour autant qu’ils les fréquentaient avec assiduité. Cela dit, il s’agissait d’une famille prestigieuse, qu’on traitait avec tout les égards, tous les honneurs. Cependant, Graham ne comprenait pas ce qui avait poussé son père à organiser ce dîner. En plus, il savait fort bien que ce diner voulait aussi dire retrouver une certaine Poufsouffle dont il ne se souvenait pas du nom. En revanche, il se souvenait fort bien de la cascade rousse et d’une langue trop fourchue pour être honnête. Sans entrer dans la guéguerre des Maisons, les Poufsouffle n’étaient pas connus pour leur verve. Et il se souvenait aussi d’une passion immodérée pour les bestioles en tout genre. Bref pas le genre de personne qui fascinait le jeune sorcier qu’il était à l'époque, ni d’ailleurs pour le Brigadier qu’il était actuellement. Mais que voulez-vous ? Il avait des obligations en tant qu’héritier de sa famille, pas question de s’y soustraire.

Il s’était donc proprement vêtu, avait discipliné ses cheveux mi-long pour les plaquer en arrière, mais avait mis un certain temps à descendre. Faire ce qu’il fallait, ok, mais du zèle, quand même… Le maitre de maison était encore George. En rejoignant tout le monde au salon, il avait embrassé Sheena sa mère, salué leurs invités en accordant à peine un regard à Cinnamon - qui le lui rendait bien : apparemment, elle n’avait pas oublié la blague qu’il lui avait faite à Poudlard à propos de sa potentielle union avec un botruc ou toute autre créature peu gracieuse.

Graham avait été parfait de bout en bout du repas : poli, aimable, riant à bon escient. Tout en rêvant de rejoindre le Magyar au plus vite pour s’y détendre avec quelques amis de la brigade. En espérant ne pas tomber sur l’autre abruti de Keenan. Bref, son esprit était loin des préoccupation du présent, si ce n’est une vague interrogation sur le pourquoi de ce repas. Mais après tout, fallait-il une raison pour entretenir de bonnes relations avec ses alliés ?
Il respecta la position de Cinnamon de ne pas lui adresser la parole ni même un regard - après tout, elle pouvait bien faire ce qu’il lui chantait - jusqu’à ce que leurs regards se croisent. Il eut l’impression fugitive de voir un petit animal traqué. Ou au moins quelqu’un prêt à recevoir le ciel sur la tête. Quoi, elle n’avait jamais fait de diner mondain ? Pour une Sang-Pur, c’était des plus improbables...

Le repas tirait sur sa fin quand finalement, M Avery posa une question. Ainsi, Les Avery avaient fait une proposition. Quelle proposition ? Graham fronça légèrement les sourcils et se tourna vers sa mère, qui elle ne lâchait pas George du regard. Du coup, le jeune homme braqua son regard sur son père qui jouait de sa moustache - signe de réflexion chez le chef de famille. George finit par sourire en levant les yeux vers son vis à vis :

« Ca me parait une proposition acceptable. Cela renforcerait la position de nos deux familles. » Son sourire s’élargit. « Et puis il serait mal venu de refuser une telle offre alors que ma soeur est déjà unie à un membre de votre famille ! »

Déjà unie ? Graham n’était pas sur d’aimer ce que cela sous-entendait. Il fronça un peu plus les sourcils et ouvrit la bouche, sans trop savoir quoi dire. Aussi revint-il vers leur invité en espérant qu’il s’agissait simplement d’un accord commercial. Peu importait lequel.
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Ce message a été posté Sam 2 Nov 2013 - 10:20

Ca devait bien arriver un jour, non ? J’ai repris mon verre pour les porter à mes lèvres en regardant dans le vague. Il me fallait au moins ça pour pouvoir assumer ce qui allait bientôt me tomber dessus. Mais j’attendais que mes parents le disent à voix haute. Depuis combien de temps y pensaient-ils ? Je pense sincèrement que ma vie était une sorte d’accord commercial à conclure. Sinon, pourquoi tenter une alliance de ce genre ? Si vous vous posez la question de savoir pourquoi est-ce que je prenais la chose ainsi… C’est peut-être parce que je me suis demandée plus tôt combien de temps ils tiendraient avant de tenter de réguler aussi cet aspect de ma vie. Peut-être que, quelque part, je m’étais déjà faite à cette idée. Et puis il y avait aussi que de toute façon, je n’étais pas une romantique. Mais pour donner le change, j’ai affiché mon plus beau visage vexé et j’ai plissé le front en commençant à comprendre.

– Et vous entendez quoi comme alliance ?

Maman a posé sa main sur la mienne et une voix a hurlé dans ma tête « Ne me touche pas » alors que je la fixais.

Cinnamon, chérie, ton père et moi pensons qu’il est temps que tu te prennes en main. (N’est-ce pas déjà ce que je fais depuis des années ? Comme si j’avais le choix de ma vie actuelle. Encore une fois, j’ai donné le change en jouant la surprise. J’ai cligné des yeux en attendant la suite.) La famille Vaisey est une très bonne famille avec une excellente réputation. (Observez-moi, la parfaite petite actrice. Explosion dans 3...) Ton mariage avec Graham (2… Elle lui a adressé un fier sourire en serrant ma main) qui est un fier et beau garçon, sera l’aube d’une ère nouvelle. (1…) Et tu pourrais même pouvoir quitter ton activité actuelle !

Zéro, c’est le coup d’envoi. J’avais porté mon verre à mes lèvres et j’ai fait mine de manquer de m’étrangler avec mais j’ai gardé un sourire.

– Si un jour on m’avait dit que je devrais me marier à un Botruc, je m’en serais sûrement réjouie d’avance !

– Cinnamon !

Fière, très fière de moi, j’ai porté mon regard sur Graham, mon sourire s’agrandissant. J’ai posé mon verre et ramené ma serviette sur la table en la pliant proprement.

– Pardonnez-moi, je vous laisse discuter des convenances et conditions de votre arrangement. Puis-je disposer ? Mon activité actuelle m’a donné mal à la tête !

Zéro, c’était probablement la température que j’avais laissée dans le coeur de mes parents en cet instant. Ils me fusillaient du regard, ils étaient probablement en train d’imaginer quelles tortures ils me feraient subir quand nous serions seuls. Maman s’est levée, prête à m’en coller une mais je crois que pour les apparences et face à mon visage souriant et imperméable - qu’elle connaît bien à force - elle n’a su vraiment comment s’y prendre avec moi. Aussi, j’ai regardé les Vaisey et les ai salués le plus poliment du monde - ce n’était pas après eux que j’en avais.

– Veuillez m’excuser. C’était un repas tout à fait délicieux ! Graham…

J’ai perdu mon sourire. Comment voulez-vous que je vous explique ? Il n’était même pas moche sans être un top model, c’était un Gryffondor et déjà tout nous opposait. Nos comportements nous opposaient, nous n’avions rien à faire ensemble et maintenant, nous devions nous marier ? Mais pourquoi ? Quel arrangement Papa avait bien pu mettre en place pour que tout ceci soit à ce point bénéfique ? Vous savez, une part de moi était néanmoins contente. Pas parce qu’il s’agissait de Graham mais parce que j’y voyais là comme une porte de sortie. Changer de famille, ce n’était pas la première fois que j’y avais songé. Par honneur et loyauté, je n’avais jamais quitté mes parents et les avais épaulés chaque fois que ça avait été nécessaire. Je m’estimais seule à avoir le droit de m’en prendre à mes parents. Mais l’idée de pouvoir appartenir à une autre famille me réjouissais effectivement quelque peu. Je pense que j’avais besoin de changement, de voir autre chose.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Mar 5 Nov 2013 - 7:24

Raté. Mais apparemment, tout le monde n’avait pas le même sens des convenances que lui. Il était prêt à passer un sale quart d’heure avec ses parents après le départ de ses parents, mais il savait que s’il se permettait de faire un scandale en public, son père avait encore le pouvoir de lui faire comprendre à quel point il était déçu, et de lui rappeler à qui Graham devait sa carrière. Ce qui était déjà agaçant en soit, sans que son père ait besoin de le lui faire sentir encore plus. Alors Graham faisait son possible pour être le fils modèle, au moins en public.
Cela dit, ce n’était pas comme si ca lui pesait de jouer le fils modèle : il aimait son père, sa position, et était convaincu que le monde méritait un ordre nouveau où les sorciers occuperaient leurs vraie place - au sommet de la chaine de pouvoir.

Mais se marier ? Parce que la mère de Cinnamon avait lâché le morceau, il s’agissait bien de cela. Graham pouvait-il honnêtement dire qu’il était surpris ? Non. Bien sur que non. Il savait que son père cherchait à le caser, et avec une famille avantageuse. Les Avery l’étaient, sans nul doute. Mais de là à s’imaginer lié à … à ça… Apparemment, en tout cas, Cinnamon n’était pas désireuse de faire plaisir à ses parents en étant seulement polie.

Les Vaisey échangèrent des regards consternés en se demandant s’ils avaient choisi la bonne génitrice pour leur héritier, quand la rouquine ressortit des archives une petite phrase que Graham lui avait asséné des années plus tôt. Continue comme ca, et tu seras sans doute mariée à un Botruc… Ca faisait partie de leurs échanges depuis lors. Insupportable petite rouquine qui donnait raison à ceux de Serpentard qui disaient que les Poufsouffle ne valaient rien...
En tout cas, le fait qu’elle l’insulte même indirectement lui fit perdre un peu de son flegme.

« Tu sais ce qu’il te dit, le Botruc ?! Espèce de… »
« Graham… » Il n’avait pas levé la voix, mais le regard d’avertissement de son père était assez éloquent pour que le jeune homme ne se permette pas de renchérir, mais il fusilla Cinnamon du regard, cette dernière lui offrant un sourire ravi. Petite peste… Au moins décida-t-elle d’aller voir ailleurs. Graham la suivi des yeux, d’un regard noir. S’il avait pu la trucider d’un coup d’oeil, c’aurait été fait. Une fois qu’elle eut passé le pas de la porte, le Vaisey se détendit légèrement. Son père avait raison, il n’avait plus quinze ans… Mais Cinnamon faisait toujours ressortir ce qu’il y avait de pire en lui - talent qu’elle partageait avec un certain irlandais. Elle était insupportable et prétentieuse. Bon débarras quoi ! Au moins, on pourrait discuter en adulte !

Seulement le silence qui régnait depuis quelques secondes l’intrigua. Hésitant, il se tourna vers son père qui le regardait, façon yeux laser. Il fallut un temps pour que Graham comprenne ce que son père attendait de lui.
« Non... » Mais George haussa un sourcil qui voulait dire oui.
« Mais... » Le sourcil se fit plus insistant.
« Bon, ok ! »  Avec un soupir et l’agacement de se sentir encore un adolescent, Graham se leva du canapé et avec une mauvaise humeur évidente, partit à la poursuite de la jeune femme. Elle n’avait pas pu aller bien loin, petite comme elle était…

Lorsqu’il la vit, il ne put s’empêcher de l’appeler comme à son habitude.
« Wow ! Scrout à rousseur ! » idiot… « Je veux dire… Cinnamon ! Arrête de faire la gamine ! »
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Ce message a été posté Mar 5 Nov 2013 - 7:52


J’étais tellement furieuse. Mes parents avaient bien tentés de s’excuser pour mon comportement mais comment voulez-vous faire face à mon comportement de gamine ? Je n’étais pas vraiment une gamine, j’étais juste… En colère ! Furieuse ! Mon père avait osé me faire ça ! A moi ! Pas que j’ai déjà eu des grands projets de mariage ou autre ou quelqu’un dans ma vie qui mérite mon attention. Mais c’était une main mise de plus dans mon monde, sur ma vie, un contrôle encore de plus sur ma façon de voir les choses ! Alors une fois sortie de la pièce d’un pas régulier et lent, j’ai accéléré jusqu’à sortir dans la rue malgré la nuit. Je n’avais pas très envie de rentrer chez moi de suite, dans cette maison déprimante. Mais il se faisait tard et mon frère était surement en train de s’imaginer pouvoir faire tout ce qu’il veut avec mes affaires. Peut-être pas mais au moins, avec lui, je n’avais pas l’impression qu’il contrôlait ma vie.

Je marchais rapidement dans la ruelle quand j’ai entendu ce Botruc de malheur m’appeler dans mon dos. D’abord, je n’ai pas répondu. Qu’il me surnomme le scrout à rousseurs… Aussi bizarre que ça puisse paraître, ne me dérangeait pas tant que ça. Mais qu’il emploie mon prénom, que je déteste tant, m’a fait réagir. Je me suis retournée soudainement, manquant de le heurter et je l’ai repoussé de mes deux mains sur le torse pour qu’il recule et s’écarte de moi. Je ne le voulais pas proche, allez savoir pourquoi.

– Alors écoute-moi bien, je vais te dire une bonne chose et je la dirai qu’une fois, crois-moi ! Ce mariage n’aura pas lieu. Tout ce truc n’aura pas lieu j’y veillerai bien ! Toi et moi ! Ca n’arrivera jamais ! Je ne serai pas ta fiancée, je ne serai pas ta femme et d’ici là, je serai bien loin d’ici à méditer pour celle que tu choisiras réellement en espérant qu’elle soit assez aveugle pour ne pas avoir à supporter ta tête de… De… De fils à papa ! Tous les matins ! Pour l’amour de Merlin, tu t’es lavé les cheveux ce matin ?!

Il m’était difficile de critiquer son visage puisque je l’appréciais. Mais ce n’était pas tellement lui mais toute cette idée de mariage de convenance qui me rendait malade. J’ai froncé les sourcils en secouant la tête.

– Comment peux-tu accepter une chose pareille ! Ce n’est pas comme décider de quoi manger le midi, ni de quelle maison acheter ! C’est un choix de vie à long terme, je refuse que quelqu’un décide de prendre cette décision pour moi, tu m’entends ?

J’ai levé la main, ne souhaitant pas l’entendre et j’ai secoué la tête une nouvelle fois. J’ai refermé ma main et j’ai commencé à tourner les talons. J'étais vraiment désolée. Pour lui, pour moi, pour nous... Tout ceci n'aurait jamais dû arriver. Pas comme ça. Et encore moins avec lui... Pourquoi lui ! De TOUS les garçons de mon âge, mon père avait choisi celui que je détestais le plus.

– Désolée, Graham. Je m’excuserai auprès de tes parents mais… C’est non. Ca n’arrivera pas.

Rentrer chez moi ? Avec mes parents qui n’allaient pas tarder à faire de même ? Mmmhh, sûrement une mauvaise idée. Du coup, j’ai préféré la direction de la première taverne. Ca, c’était une bonne idée et ça me changerait ! C’était contre mes principes mais le mariage l’était aussi, dans un sens, alors… Quitte à se transformer en bonne mégère, autant que la transformation soit complète !
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 12:03


Elle avait fini par se retourner. Pour le repousser comme une furie. Non qu’elle risquait de le faire reculer beaucoup avec ses petits bras, mais elle l’avait pris par surprise, alors il avait tout de même reculé d’un pas. Il l’écouta débiter ses conneries de rebelle avec une expression indulgente qu’on réservait aux enfants capricieux. Jusqu’à ce qu’elle le traite de fils à papa. Là, c’était un coup bas, dans le genre qu’il ne supportait pas. Que son père intervienne dans sa carrière lui était déjà insupportable, et que O’Broin le lui rappelle à chaque occasion était une plaie supplémentaire, ce n’était pas pour le tolérer d’une insupportable rouquine.

« HEY !! » mais elle ne le laissa pas finir. Pour qui se prenait-elle à croire qu’elle pouvait seulement avoir le choix ? Elle était une fille - une femme - et elle avait un devoir envers sa famille et sa communauté, diantre !

Et en plus elle le plantait là ?! Il avait une furieuse envie de tourner les talons et d’aller bouder chez ses parents en leur expliquant qu’une petite dinde rousse ne serait pas du meilleur effet dans l’arbre familial. Sauf qu’il la vit se diriger vers la taverne du coin, qui n’était pas forcément la mieux fréquentée. Pas la pire, mais quand même… Graham poussa un soupir abyssal en renversant la tête en arrière et lui emboita le pas.
Il ne la rattrapa finalement qu’au comptoir.

« Tu crois qu’être née avec une jolie robe et plein de gallions dans un coffre, c’était un acquis ?! On n’est pas là juste pour profiter de la vie, petite ingrate ! On a des devoirs envers nos familles ! Si tu n’es pas capable d’accepter ça, tu peux aussi bien aller voir Metelli et lui dire qu’elle est géniale avec ses idées d’anarchiste ! Qu’on pourrait aussi bien se marier avec un dégénérer de Moldu, appauvrir le sang et puis partager la magie avec tout le monde ! Tu voulais savoir comment je l’accepte ? Pour ça ! »

Il baissa d’un ton en réalisant que certaines des personnes présentes les regardaient bizarrement. Il n’avait pas fait attention qu’il avait parlé assez fort pour que les gens l’entendent, en plus de Cin. Il leur fit un signe d’excuse de la main et se pencha vers Cin.

« Tu veux vivre en paria dans un coin, c’est ça ? Tu veux renoncer à ton petit confort ? Parce que regarde les choses en face : même si on est bloqués ici pour l’instant, t’as quand même des privilèges. Si t’envoies paitre tes parents comme ca... » Il eut un haussement de sourcils équivoque.
« Cela dit, si ça peut te rassurer, j’ai pas plus envie de me retrouver marié avec toi… Tant qu’à faire, j’aurais préféré une épouse un peu moins frigide… Chacun ses merdes, faut croire... »
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 13:03


Il me suivait. M’en apercevant, je n’ai rien dit. Je me suis contentée de rouler des yeux et je suis entrée dans la taverne. Pourquoi fallait-il qu’il me suive, après tout ? Il n’avait plus d’obligation, il pouvait bien aller voir ailleurs ! Je n’avais pas besoin de lui. Qu’attendait-il ? Que je sois belle et que je me taise ? J’étais belle et je ne me tairai pas. J’ai soupiré en commandant une bierraubeurre alors qu’il commençait son laïus sur combien j’étais pourrie gâtée, indigne et je vous en passe. Ce genre de discours, j’en soupais déjà pas mal avec Papa. Mais alors qu’il élevait la voix, j’ai tourné la tête vers lui en fronçant les sourcils. Ca sonnait bien plus comme moi que comme Papa. J’ai cligné des yeux en l’écoutant et serré les dents en jetant un ou deux regards autour de nous pour lui faire comprendre que pour l’instant, celui des deux qui se tenaient le mieux, c’était pas celui qu’on pensait.

Alors quand il a reprit, j’ai soupiré à nouveau en remerciant le tavernier d’un léger sourire. J’ai penché la tête en regardant Graham à nouveau. On était si loin du jeune homme que j’avais connu à l’école. Il avait été la première personne à me faire tomber de mon piédestal. Je me croyais grande, belle et fière. Il m’avait rabaissée à n’être qu’une jeune gosse de riche, débile et aux passions stupides. Et en prime, pas belle. Je lui en voulais toujours pour ça. Et maintenant, j’étais de nouveaux adjectifs. La jeune Poufsouffle en moi se sentait vexée d’avoir à nouveau à entendre toutes ces critiques, encore une fois venant de lui. Pourquoi fallait-il toujours qu’il soit désagréable ? Que lui avais-je donc bien fait ? Pourquoi ? Les sourcils froncés, ma poitrine se soulevait profondément et de plus en plus vite alors qu’il avançait dans ses paroles. Jusqu’à ce qu’il me rabaisse… Encore.

Ma main s’est élevée seule, sans que je n’ai vraiment réfléchi. Ma bierrabeurre a rencontré son visage et ses cheveux en dégoulinant. Mon autre main s’est alors dressée pour rencontrer sa joue. Je n’avais néanmoins pas eu le coeur d’y mettre la force, lui balancer ma bière avait déjà atténué ma colère quelque peu. J’ai donné un coup en l’air pour essorer ma main et j’ai pincé les lèvres. On m’avait déjà qualifiée de froide, d’antipathique, de peste, d’insensible, d’inhumaine même une fois. Mais jamais de frigide. Comment osait-il frapper à ce point ? Il n’avait pas la prétention de me connaître ! Figée sans le quitter des yeux et malgré l’attention que certains nous portaient, j’ai gardé une voix basse et les dents serrées.

– Si te faire manipuler pour tes parents est quelque chose que tu désires accepter alors soit. Me marier - peu importe avec qui - n’est absolument pas dans mes projets. Il n’y a pas de quoi se réjouir d’un mariage. Nous avons une place à récupérer et ce n’est sûrement pas grâce à un mariage aussi trivial que ça va changer quoi que ce soit. Il y a bien des choses plus importantes dans la vie qu’un simple mariage arrangé. Ne mélange pas ma vie personnelle avec celle de l’Ombre de la Rose Noire. J’ai encore le droit de vouloir représenter un individu et non pas simplement une marque dans les Ténèbres.

J’ai fait un pas vers lui en reposant la chope sur le comptoir d’un coup sec. Il était grand et moi non, aussi j’ai dû relever le menton pour réduire la distance entre son visage et le mien. Je l’ai observé de longues secondes sans jamais desserrer les dents.

– Et si tu veux une femme douce et docile, obéissante, belle et à ton goût alors il ne te reste qu’à te plaindre auprès de tes parents. Ce ne serait pas la première fois que tu t’exprimes haut et fort sur ce que je t’inspire, pas vrai ? Une fois de plus ou une fois de moins, ça change quoi pour toi ?

J’ai froncé les sourcils d’un air entendu et admiratif en hochant la tête. En réalité, j’étais revancharde et même critique. Contrairement à lui, je n’avais pas élevé la voix. J’étais aussi froide que la réputation que l’on me donnait. Et en parlant de réputation...

– Tu veux jouer les fils à papa docile et qui agit pour le bien de toute notre communauté ? Alors continue d’aller traîner à droite et à gauche et essaye d’imaginer comment les gens, autres que toi, me voient… avec toi. Et peut-être que tu auras un semblant de compréhension sur les raisons qui me poussent à réagir comme je le fais.

Sans quitter ses yeux, j'ai à nouveau cligné des paupières, peu certaine de n'exprimer que de la rage ou de la colère. Je l'ai dévisagé comme si c'était la première fois et j'ai doucement secoué la tête.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 15:14


Ok.
Il avait encaissé la bieraubeurre dans la tronche sans broncher - il l’avait mérité - mais il ne s’était pas attendu à prendre la gifle dans la foulée - il n’était pas sur de l’avoir méritée… Enfin pas les deux quoi !
Il voulait bien reconnaitre qu’il avait peut être poussé un peu loin, mais bon sang, comment pouvait-elle bafouer la décision de ses parents de la sorte ?

Sous le coup de la gifle, il avait légèrement tourné la tête. Il n’avait pas eu bien mal mais il avait été blessé dans son orgueil pour le coup. Il lui décocha un regard noir en coin avant de se passer la main sur le visage pour essorer la bieraubeurre qui lui coulait du menton. Le tavernier lui jeta un torchon propre avec une grimace sarcastique que Graham préféra ignorer - pas question de se lancer dans une bagarre générale avec un patron de bar. Il avait déjà donné - presque - et n’avait pas envie de recommencer dans un secteur aussi restreint que Pré Au Lard. Ca ferait mauvais genre. De toute façon, là, c’était Cinnamon qu’il avait envie de trucider. Sauf qu’il ne pouvait pas. Quand on est un gentleman, hein… On ne maltraite pas les filles. Enfin… Pas quand elles sont de votre faction… et qu’elles ne sont pas au combat… Mais par Salazar, il devait se faire violence pour ne pas succomber à la tentation…

Les mâchoires serrées, il l’écouta débiter ses conneries de pauvre petite fille riche qui voulait faire ses choix toute seule comme une grande. Un discours qui n’avait aucune prise sur lui qui avait un sens du devoir familial très aiguisé. Obéir à son père n’avait jamais été une corvée, faire honneur à sa famille non plus. C’était inscrit dans son sang au même titre que son nom. Alors remettre cet état de fait en cause était inconcevable.
Lorsqu’elle le traita à nouveau de fils à papa, il crispa les mâchoires. Vraiment, elle avait décidé d’insister, la bougresse… Elle tenait visiblement à rendre les choses plus difficiles qu’elles ne l’étaient…

« Tu sais quoi ? » commença-t-il entre ses dents, d’un ton qui laissait largement entendre sa colère froide.
« J’en ai rien à faire que tu sois belle, intelligente et indépendante. Tu peux être tout ce que tu veux et même tout ça à la fois, si tu ne sais pas ce que c’est que la notion de devoir, je ferais effectivement mieux d’aller me plaindre. Après tout, si on t’en croit, en bon petit pourri gâté pistonné, ils doivent avoir l’habitude, hein ? Si tu n’es pas capable de voir comment l’union de deux familles de Sang Pur peut prouver à ces foutus Phénix qu’ils ne peuvent pas nous abattre, qu’ils ne peuvent pas détruire ni ce que nous sommes, ni nos valeurs, malgré leurs petits attentats fomentés avec ces traitres de Yankee… Alors ouais, je préfère nettement aller me marier avec un Scrout plutôt qu’avec toi. » Il pointa un index sous son nez. « Quant à ce qu’en pense les autres... » il eut une grimace un peu dégoutée. « … ils vont regarder la même chose : savoir si tu vaux ta qualité de Sang-Pur. Et pour ce que j’en vois... » Il la regarda de haut en bas. « … Il y a effectivement de quoi se poser des questions… » Il se recula avec une expression passablement méprisante.

« Tu sais quoi ? Je sais pas ce que c’est ton problème, mais franchement, j’ai pas envie de le savoir... » Il balança le torchon sur le comptoir, et après un dernier regard de mépris, il tourna les talons, s’excusant en marmonnant lorsqu’il touchait quelqu’un et sortit vivement du bar. Il allait expliquer à son père que cette petite gourde ne valait pas son nom de famille. Dommage pour les Avery, mais Graham n’allait pas mettre en péril l’honneur familial pour l’orgueil blessé d’une gamine capricieuse.
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 16:10

La déferlante qui s’est mise à me couler dessus, je ne m’y étais pas attendue. Ou plus exactement, je m’étais attendue à autre chose. Peut-être à ce qu’il réagisse comme il l’avait toujours fait : avec insulte. Mais aujourd’hui, il y avait autre chose. Graham était en colère. Je l’ai dévisagé, les sourcils légèrement froncés de ne pas comprendre où il voulait en venir. De quel piston parlait-il, qui plus est ? Je n’avais jamais été pistonnée pour quoi que ce soit. Ce mot me dérangeait car je n’en comprenais pas l’origine. Ce qui me dérangeait un peu plus était de me juger indigne des Sang Pur. Mais je n’ai pas réagi. Pas sur le moment. Parce que je ne comprenais pas. Tout ceci n’était pas justifié. Ou si ça l’était, je n’en comprenait pas l’origine. En quoi ce mariage était un piquet de nez aux Phénix ?! On ne s’aimait pas, que je sache ! Et puis qu’est-ce que ça pouvait leur faire, aux Phénix franchement…

J’ai regardé Graham s’éloigner sans rien dire, sans broncher. Sa façon de me jauger, de me juger, de m’insulter m’avait profondément blessée mais je n’arrivais pas à savoir si je devais y réagir par la colère ou par le calme. Ce n’était pas la première fois que nous avions des mots mais jamais ils n’avaient été aussi violents. Quelque chose s’est passé en moi sans que je ne sache véritablement comment le décrire sur l’instant.

– Graham.

Je n’avais même pas parlé fort, ni ne m’étais exclamée. Mais j’avais reçu comme un coup de fouet et alors qu’il allait disparaître en fermant la porte derrière lui, j’ai serré brièvement le torchon sur le comptoir pour m’essuyer la main avant de tourner les talons à mon tour.

– GRAHAM !

Je me suis excusée à mon tour aux personnes que je bousculais jusqu’à rejoindre la sortie également. J’étais en colère. Oui, j’étais très en colère ! Ce type me rabaissait plus bas que terre depuis des années. Je ne valais même pas l’ombre d’une douceur dans son regard et je me souvenais si clairement du premier jour où il m’avait adressé la parole. Mon monde avait tant changé ce jour-là que j’en avais gardé une empreinte forte. J’étais si en colère que rien n’ait changé, que j’étais toujours aussi indigne de tout à ses yeux ! A croire que je ne faisais jamais rien de bien ! J’avais un problème ?

– C’est toi mon problème !

Une fois dehors, j’ai presque couru pour revenir à sa rencontre, lui barrant le passage en le désignant d’un index.

– Ca fait des années que tu me juges sans me connaître, que tu te permets des réflexions sans te demander si ça me fait quelque chose ou non ! Et maintenant… Je devrais me marier avec toi ?! Pour faire une baguette d’honneur aux Phénix ?!

J’ai reculé le menton, aussi indignée que dans l’incompréhension totale.

– Qu’est-ce que tu veux que ça LEUR FASSE, Graham que sorciers se marient à Pré-au-Lard ! Tu sais quoi ! J’aurais obéi sans broncher à cette décision si ça avait été n’importe qui d’autre plutôt que toi ! Et si on m’avait demandé mon avis avant au lieu de me balancer ça comme ça ! Dans un repas de famille ! Papa savait que je réagirais comme ça, il savait que ce serait me mettre en porte à faux ! Je l’ai vu venir gros comme un dragon ! La vérité c’est que plus qu’offensée de devoir me marier, qui plus est à un garçon que je n’aime pas, c’est de devoir le faire avec toi !

Je l’ai à nouveau désigné de l’index.

– Pourquoi toi alors que tu n’es pas le seul célibataire de la région, que je sache ! Je mérite mon Sang-Pur ! Oh ça oui je le mérite pour toutes les couleuvres que j’ai dû avaler et tu sais quoi ! Puisque je suis si INDIGNE de tout, pourquoi tu m’as suivie, hein ? Depuis que tu me connais, tu ne fais que trouver que je suis pas assez jolie ou que mes passions sont trop débiles à côté des tiennes ! Ou qu’on a pas les mêmes valeurs dans nos maisons ! Et maintenant ! C’est parce que je suis pas assez obéissante !

J’ai ouvert les bras en reculant d’un bas, élevant la voix à mon tour.

– Bon sang mais que faut-il faire pour trouver grâce aux yeux de Graham Vaisey ! Faut sûrement avoir une grosse poitrine et des cheveux sortilégés. Et tant qu’à faire, je suis sûre qu’il faut pas avoir peur de la perde sa dignité, hein ?!

J’ai à nouveau refait un pas vers lui pour m’y confronter comme si cette fois, la grosse colère qui s’exprimait, c’était la mienne.

– Si tu crois que je t'ai jamais vu faire. Des deux… Lequel est le moins digne des traditions à ton avis ?

[Cruel Intentions, quand tu nous tiens…]
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 20:07


Il avait ignoré l’appel de la jeune femme. Pas question de se retourner, pas question de continuer à discuter avec elle. Elle n’avait pas tord de parler de lui comme d’un fils à papa, il était obligé de se l’avouer. Mais ça n’empêchait pas qu’il n’aimait pas l’entendre. Ses soeurs étaient deux grosses têtes, et pour ne pas être complètement largué, il avait bossé. Il s’était donné du mal. Pas assez pour réussir seul pourtant. C’était une plaie. Une épine dans son orgueil. Il faisait tout pour être à la hauteur. Ce n’était pas un poids à proprement parlé, il avait accepté son rôle d’héritier familial avec la charge qui allait avec, et il avait une ambition suffisante pour même l’apprécier. Mais certainement pas pour accepter qu’on lui balance ses défaillances dans la gueule.

C’est donc d’un pas vif qu’il s’éloignait de la taverne. Pourtant, quand il entendit que Cin le désignait comme le responsable de ses problèmes, il s’arrêta en tortillant des mâchoires. Sans déconner ? C’était à cause de lui qu’elle se comportait en sale gosse ? Il la laissa le rattraper, sans pour autant se retourner. Lorsqu’elle se posta devant lui, il la regarda d’un air sévère et fermé.

« Sérieusement ?! T’en es à des conneries d’écolier ?! Tu sais combien d’élèves se font charrier à Poudlard sans en faire une patacitrouille ?! Qu’est-ce que ça peut foutre, sérieux ?! Quant à savoir ce que ça va leur faire, ton mariage, mon mariage, dans le détail, ouais, ils s’en foutent ! Mais ces enfoirés veulent nous faire vivre comme des sauvages ! Alors la moindre des choses, c’est de continuer à vivre comme on le doit, en respectant nos familles et leurs intérêts ! »

Apparemment, cela dit, le noeud du problème était lui-même avant tout. Mais qu’y pouvait il ? Il n’avait pas choisi sa fiancée, et son père avant déjà largement reporté sa décision. Si George Vaisey jugeait que Cinnamon était digne de lui, alors Graham accepterait. Mais il était évident qu’ils n’avaient pas les mêmes centres d’intérêts, sur quoi pourraient-ils se retrouver ?

« Ah ça c'est sur, on est sacrément différents ! J’ai jamais joué aux Petits Hippogriffes quand j’étais petit ! Ni essayé de me tenir en équilibre sur la tête sur un TAPIS ! Désolé de trouver que chercher à faire régner l’ordre sur le pays est un brin moins futile ! Et je suis même pas désolé en fait ! Tu fais ce que tu veux de ta vie, mais si t’assumes pas ce que tu fais et tes passions comme tu dis, c’est pas mon problème ! »

Il s’était inconsciemment penché vers elle en lui parlant, mais quand elle lui asséna sa réputation de coureur, il se redressa. Il ne l’était pas tant que ça, contrairement à d’autres - comme O’Broin - mais il avait entretenu l’illusion volontairement. Pouvait-il lui en vouloir d’avoir cru à l’image qu’il donnait ? Il esquissa un sourire désabusé.

« Et qui juge sans connaitre, maintenant ? »

Il hocha la tête.

« Je vais quand même faire une faveur à ta sale petite caboche. Si je t’ai suivie ici, c’est juste pour m’assurer que tu ne ferais pas de bêtise. Maintenant tu sais quoi ? Fait ce que tu veux de ton postérieur, ça m’est foutrement égal. Va te faire violer si ça te dit, ça ne me fera ni chaud ni froid. Quant au reste… Tu peux dire à ton père que tu ne veux pas de ce mariage, ça m’enlèvera une épine du pied. Père trouvera peut être une fille qui sait faire la potiche mieux que toi, sans doute possible. Et toi, tu trouveras peut être le super sorcier dont tu rêves… O’Broin tiens ! Tout le monde l’adore ! Et au moins, je pourrai lui demander comment il trouve mes rebuts, ça me changera !! »
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 20:43


D’accord, peut-être m’étais-je emportée. J’ai fermé la bouche et regardé ailleurs. J’avais tellement mal pris ses pics à travers les années qu’aujourd’hui, j’étais bien incapable de voir autre chose. Mais m’attaquer sur mon travail était une nouvelle grosse erreur de sa part. J’ai tourné la tête vers lui en ouvrant la bouche, vexée comme un Botruc ! Quand bien même il continuait de parler, je tentais de parler plus fort que lui.

– Ne touche pas à mon travail, Graham, tu ne sais pas de quoi tu parles ! Ma parole mais tu crois vraiment que médiatiser un mariage va changer quoi que ce soit ?! J’ai pas besoin de me marier pour montrer à ces dégénérés de la citrouille que je continue à vivre sans eux ! Et moi au moins, JE TRAVAILLE ! C’est pas le cas de tout le monde, je te signale. J’aurais pu simplement m’asseoir sur ma place du Ministère mais non, j’ai trouvé une voie, j’ai cherché à faire quelque chose de ma vie et à venir en aide aux Sorciers qui sont coincés ici - comme toi et moi ! Pour l’amour de Merlin, Graham, tu ne peux pas tomber dans le piège du mariage débile !

Qui étais-je pour le juger ? J’ai levé une main, l’autre sur ma hanche en me tournant à moitié pour regarder ailleurs et faire un ou deux pas. Je l’écoutais à peine, mes doigts en forme de bec de canard pour signifiait à quel point ce qu’il disait ne m’intéressait pas. J’aurais pu tiquer sur l’aspect « va te faire violer » mais pour sa propre sécurité, j’ai préféré le manger en déglutissant. Quel sorcier pouvait bien avoir le culot de sortir une chose pareille en dehors de Graham ? O’Broin ? J’ai froncé les sourcils et tourné la tête vers lui en levant une main vers lui. J’ai cligné des yeux.

– Je ne sais même pas de qui tu parles. Et je ne suis PAS ton rebut, face de Farfadet. C’est moi qui dis non, tu te souviens ? Et tu sais quoi ? Pour te faire plaisir, tu as l’air de tant y tenir, je vais dire à Papa que je suis FIÈRE de t’épouser.

J’ai dressé mes deux index sur son torse pour lui tapoter d’un joli sourire avant de le faire reculer. Et puis, au fur et à mesure que je parlais, j’ai levé ma main sur son t-shirt comme si je voulais me rapprocher de lui et me serrer contre lui, morte d’amour. On dit parfois que les meilleures comédies sont celles dont on se fait une idée en toute objectivité. En ce qui me concernait, j’ignorais tout de l’amour, du mariage, des couples, ce qu’on ressent face à quelqu’un. Je n’avais jamais connu ça, je n’avais même jamais embrassé qui que ce soit. Alors cette histoire de mariage me travaillait autant que ça m’était totalement incompréhensible. Néanmoins, j’en avais suffisamment entendu parler pour savoir comment le formuler et en jouer.

– Que c’est une occasion en or de nous affirmer et de montrer l’exemple autour de nous. Que je ferai attention en partant pour Londres pour te revenir en un seul morceau ! Je leur ferai croire que je suis tellement éperdue de toi, ce genre de trucs que tout le monde raconte, l’amour chais pas quoi… Que je penserai à toi là-bas, que tu es mon soleil et que je dois tout faire pour rentrer et te retrouver ! Bref, je serai une excellente actrice. La meilleure qui soit ! Je dirai à tout le monde la chance que j’ai, je montrerai fièrement mon attachement à ta personne. Et ensuite, tu pourras aller expliquer à TON père que tu as refusé la jeune et adorable petite Avery que je suis.

J’ai penché la tête dans un sourire adorable. Si je tenais cette expression, c’était pour dissimuler la vague de chaleur qui me serrer le coeur au fond de ma poitrine. Est-ce que je venais vraiment de dire ce que je venais de dire ? Je serrais son t-shirt dans une main pour éviter qu’il s’échappe. Je lui en voulais tellement que j’étais prête à me marier avec lui pour lui pourrir la vie. J’ai levé les yeux sur lui pour le fixer, une voix basse.

– Et puis tu sais quoi ? Si je reviens pas… Ca te fera une belle excuse de pas épouser le scrout que je suis. Quitte à me faire violer, autant que ce soit en beauté.

Perdant mon sourire, j’ai retrouvé mes pieds à plat et je l’ai repoussé plus violemment des deux mains sur le torse avant de me reculer. Non, finalement, je ne m’étais pas contentée de manger son manque total d’élégance.

– Dégénéré. Et ça se dit de bonne famille.

Je n’avais pas prévu de me porter volontaire pour partir à Londres. Mais peut-être était-ce pour le mieux. Je devais prouver de quoi j’étais capable. Je devais lui prouver qui j’étais. Ainsi qu’à mes parents. Et puis je le devais à moi-même. Graham avait raison… A trop rester à distance, qui pouvait encore dire que j’étais une Sang Pur Mangemort ? « Cinnamon, nous sommes en disgrâce ». Si pour remonter, il fallait ça alors au moins j’aurais tenté. C’était mieux que rester ici à ne rien faire.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Mer 13 Nov 2013 - 7:31


Visiblement, elle ne voulait pas comprendre qu’il ne s’agissait pas de médiatiser quoi que ce soit, de le crier haut et fort. Ce n’était pas nécessaire. L’Ombre défendait des valeurs, continuer à vivre selon ces valeurs, c’était résister aussi contre l’oppression que ces traitres de Phénix voulaient leur faire subir, au nom d’une égalité qui n’avait aucun sens : les gens n’étaient pas égaux, sinon tout le monde aurait les mêmes notes à l’école, et serait aussi performant, partout, tout le temps. Il n’y aurait pas de faibles ni de forts. Chacun avait des droits, et bien sur des devoirs. Et pour un Sang-Pur, le premier des devoirs, c’était de perpétuer le sang… Mais il renonçait à lui faire entendre raison.

« J’en ai rien à faire, le jour où j’en parlerai à O’Broin, je lu raconterai bien ce que je veux ! »

Mais quelle importance, de toute façon ? Il comptait dire à son père qu’elle ne valait effectivement pas son nom, quand elle commença son petit cinéma. Il se recula d’un pas, les sourcils froncés. Bon sang, oui, tout le monde allait gober son enthousiasme pour ce mariage. Sans problème. Et après elle le rendrait dingue. Super. Bon cela dit, quand elle prenait la peine de se comporter en jeune femme normale, elle était carrément moins rebutante. Elle semblait enfin un peu abordable, et il se fit la remarque que telle quel, il l’aurait surement remarquée et abordée dans un bar - autrement qu’avec sa tête de glaçon habituelle.
Il fronça un peu plus les sourcils lorsqu’elle évoqua Londres. Sérieusement ? Cette petite oie blanche amoureuse des Hippogriffes et adepte de Yoga Celeste voulait aller à Londres ? Est-ce qu’elle savait seulement à quoi elle s’exposait ? Pour ce qui le concernait, il s’était porté volontaire pour faire partie de la brigade restreinte qui assurerait la sécurité de Pré-Au-Lard et Poudlard pendant que les autres s’amuseraient. Il fallait bien que certains d’entre eux restent au cas où les choses tourneraient mal… Mais si ça voulait dire que des petites innocentes comme Cinnamon aillent au charbon… Il n’était pas sur que ce soit une si bonne idée… Bon sang, les Brigadiers étaient formés pour ça, pas elle ! Enfin… Si elle voulait y aller, c’était son affaire…

Du coup, il fut pris de court lorsqu’elle le repoussa violemment. Il recula d’un pas, à nouveau énervé. Il n’était pas question de dire à son père qu’il refusait le mariage ! Ce ne serait pas lui qui ferait capoter ces projets ! Ah elle voulait jouer ?!

« Il n’en est pas question !! » rugit-il avant de se rapprocher d’elle. D’une main ferme, il passa sa main le long de la taille de Cin et la posa dans son dos, penchant la tête vers elle, une expression plus douce sur le visage, y injectant un brin de passion.
« Je n’ai pas plus l’intention que toi d’aller dire à mon père que je ne veux pas de ce mariage. » souffla-t-il, des trémolos dans la voix. Il avait déjà été amoureux, il savait ce que ça faisait. Il savait qu’il ne l’était pas, mais il savait par contre faire comme si. « Tu te lasseras avant moi de ce petit jeu, mais en tout cas, compte sur moi pour dire à nos parents à quel point je suis heureux que ce mariage soit préparé. A quel point je regrette de n’avoir pas suggéré ton nom à mon père plus tôt, tellement nous deux, c’était évident… » il se fendit d’un petit sourire tendre, fugace, la regardant comme un trésor fragile, et passa doucement sa main contre sa joue, repoussant une mèche de cheveux. « Et je leur dirai aussi combien je suis fier d’épouser une femme capable de défendre notre honneur face aux traitres… Et tu pourras me rendre la vie aussi impossible que tu veux… Un mariage, c’est du papier… Et j’ai un métier, moi… Un vrai… important… Je protège les gens… Si je n’ai pas envie de rentrer, je trouverai assez de missions pour me tenir loin. Mais ce mariage ne sera pas annulé par ma faute… » Il n’avait pas changé de ton, ce qui rendait ce qu’il venait de dire plus atroce encore. Il eut à nouveau un rapide sourire d’amoureux transit qui ne croit pas à sa chance avant de la lâcher brutalement et de se reculer d’un pas, reprenant son air mécontent, qui collait plus avec son humeur.

« et maintenant qu’on a bien répété, je te propose qu’on aille annoncer cette super nouvelle à nos parents. Voir qui est le plus crédible ? Ou tu préfères y aller seule sans le dégénéré, Scrout à rousseur ? »
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Ce message a été posté Mer 13 Nov 2013 - 10:18

Je n’étais pas une pleurnicharde. Je n’aimais pas pleurer. Ca ne m’était arrivé, finalement, que peu de fois dans ma vie. Mais les mots de Graham, couplés au sérieux tournant que prenait cette situation de mariage arrangé, je ne me sentais pas bien. Une vague d’angoisse m’a submergée et alors qu’il m’attirait contre lui, j’ai posé mes deux mains sur son torse pour tenter de m’en éloigner le plus possible. Mais il me tenait fermement et même en reculant le menton, il était bien trop près de moi. Il avait franchi une limite que jamais personne n’avait osé franchir, ni n’en avait eu envie, du reste pour ce que j’en savais. Mon coeur battait si vite que j’ai cru que j’allais vomir. Non parce qu’il me dégoutait… Mais parce que j’étais pétrifiée. Mon visage a dû prendre un teint bien laiteux tout à coup et je crois que personne n’aurait pu si bien imiter un gargouille quand il a passé sa main sur mon visage. Ma peau est devenue rouge et je ne respirais plus. Plus que le fait de ses gestes, il y avait ce que je comprenais entre deux phrases. Ce sens caché derrière sa douceur à laquelle personne ne m’avait habituée. Et ça me terrifiait. J’avais déjà eu peur de quelqu’un, d’Arutha, plus précisément. J’avais eu peur qu’un jour il s’en prenne à moi, autant physiquement que par des mots. Il ne l’avait jamais fait mais j’avais toujours eu cette crainte silencieuse. Et maintenant Graham. J’ai dégluti en me retenant d’exprimer mon angoisse par un flot de larmes incontrôlable. Plus je tentais de le repousser, plus il me serrait fermement. Mais ce qui me rendait d’autant plus malade, c’était le doute.

Ce doute d’avoir affirmé parmi au front quand je n’étais même pas capable de faire face à un pauvre type dans un endroit sécurisé. Nous étions chez nous ici - au plus possible qu’il soit de l’être - et j’avais peur de lui. Qu’en serait-il le jour où je devrais faire face aux Phénix ? Et aux Moldus ? Je n’étais pas préparée, je n’y avais jamais travaillé et le yoga ne pourrait rien pour moi dans ce cas de figure. J'avais cessé d'offrir mon opposition à Graham mais j'avais écarté le visage pour le fuir. Je n'aimais pas cette proximité. Pas du tout. Je n'avais jamais été amoureuse, je ne savais même pas ce que ça voulait dire. Et jamais personne n'avait été aussi proche de moi sinon pour une étreinte familiale ou amicale. Je détestais ça. Graham marchait sur un terrain que lui seul connaissait et auquel il me confrontait sans m'en laisser le choix. J'ai commencé à gesticuler des épaules en serrant les dents quand il m'a repoussée à son tour. Si je n'avais pas été tant tétanisée, je lui aurais probablement craché dessus ! J'ai fait un nouveau pas en arrière - cette fois de mon propre chef. Mais j'avais d'autres attributs que Maman m'avait fièrement légués.

_ J’espère ne pas rentrer de Londres… Ainsi, je n’aurai pas l’obligation de t’épouser.

Je voulais rentrer chez moi. Je voulais m'enfermer, déchirer mes coussins,m'en prendre à mon frère innocent mais je ne voulais plus voir sa tête. Mais finalement, j'ai fait deux pas vers lui en le menaçant de mon index, la colère perçant mes pupilles. J'étais comme ça. Incapable d'exprimer ce que je ressentais - quand c'était le cas - et pas plus capable de comprendre ce que les autres ressentaient - la plupart du temps - je réagissais toujours sur la défensive. Peut-être qu'un mariage arrangé était ce que j'espérais secrètement, ainsi je n'aurais jamais à prendre ce genre de décisions qui étaient toutes aussi incompréhensibles les unes des autres et je n'aurais pas à me poser de questions. Mais pourquoi lui ! Les dents serrées, si mon index avait été une baguette, elle aurait crépité d'impatience à l'idée de lancer un sort.

_ Et mon travail aussi est important que le tien. Mon travail fait une différence, ici ! Pendant qu'ils sont avec moi, les gens pensent à autre chose ! Elèves, héritiers, ombres, on s'en fiche, avec moi, on est tous dans le même bateau et on garde la tête haute ! Mais tu ne peux rien comprendre de ça parce que tu n'as même pas cherché une seconde à comprendre ! Et pourquoi tu voudrais comprendre, tu es bien comme tous ces persiffleurs qui pensent savoir de quoi ils parlent ! Demande à un de mes élèves de t'expliquer pourquoi ils viennent me voir ! Demande-leur pourquoi certains refusent les séances de groupe et me demandent de venir les voir, moi seule, pour un cours particulier ! Parce qu'ils ont confiance en moi ! Parce que je leur apporte ma protection ! Parce que je les SOULAGE ! Tu ne sais RIEN de moi ! Tu débarques, tu viens me faire la leçon, tu crois pouvoir me dominer avec tes salades et tu viens te pavaner devant moi comme si TOI, tu étais l'homme idéal ! Et qu'en plus, tu devrais être le mien ! Tu n'as de cesse que de m'insulter depuis des années. Je te déteste, tu m'entends ?! Ne me touche plus... JAMAIS !

Pour maîtriser ma peur, je l'avais transformée en colère. C'était la seule façon de me protéger. C'était la seule façon d'envoyer le message comme quoi je pourrais m'en sortir à Londres. Faire croire que je n'avais pas peur. Alors que j'étais tétanisée. Et à présent, je ne pouvais plus reculer. J'avais ma fierté. J'allais au front par fierté ? Oui... Et aussi pour prouver à tout le monde, aux Phénix, à qui que ce soit... Que j'étais prête à me battre s'il le fallait. C'était stupide. Profondément stupide et je le savais. Mais sur l'instant... Tout ce que je voyais c'était le visage de Graham me jaugeant de haut en bas, valorisant son travail plus que le mien, me considérant comme si je ne le valais rien. Et si je devais être épouse alors je serai la MEILLEURE DE TOUTES ! J'ai serré les dents un peu plus et je lui suis finalement passée à côté pour en revenir à son manoir.

_ Et j'espère que ta mission qui t'emmènera si loin t'y laissera ! Tout le monde me pensera veuve éplorée.

Un prêté pour un rendu finalement... Nous souhaitions chacun que l'autre soit agressé, offensé ou tué. Et nous passions notre temps à nous insulter. Comment nos parents pouvaient imaginer un instant que nous formions un couple idéal dans ce conflit ?
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Ven 15 Nov 2013 - 7:23


Il ne répondit pas lorsqu’elle émit le souhait d’y rester pour la mission Londonnienne qui s’annonçait. Sachant comment les choses pouvaient dégénérer, les traces que le combat pouvait laisser sur les esprits les plus aguerris, il fut tenté de lui répondre qu’il vaudrait peut-être mieux qu’elle ne revienne effectivement pas. Mais il se doutait qu’elle allait le prendre de travers, avec sa susceptibilité de Scrout, alors il préféra laisser tomber. Une petite voix lui disait que de toute façon, quoi qu’il dise, elle ne le croirait pas. Ou ne voudrait pas l’écouter. Et ferait exprès le contraire. Bref, elle l’enverrait sur les roses…

Elle revint à la charge contre lui et lui débita un laïus trop long sur l’importance de son super boulot. Il roula les yeux au ciel pour finalement soupirer et lever les mains en signe d’abandon.

« Ok, t’as un boulot super important, et le monde croulerait si t’étais pas là pour lui… Cela dit, si tu permets… Et si tu veux être crédible dans ta petite comédie que tu veux servir à nos parents, y’aura pas le choix : faudra qu’on se touche. De prêt. De très prêt… » Il arborait un petit sourire vicelard à peine exagéré, renonçant à lui rappeler que leurs parents attendraient l’héritier mâle comme le parfum chocolat des dragées surprises.

« En tout cas, je te promets une chose : je ferai mon maximum pour me faire tuer… j’aurais trop envie de te faire plaisir. Je suis sur que le veuvage t’ira bien au teint… » Il exagérait à peine : l’idée d’aller faire des missions bien dangereuses le séduisait franchement. Il aimait l’action, il aimait prendre des risques. Il savait pourquoi le Choixpeau avait hésité à l’envoyer à Gryffondor. Il se félicitait que l’artefact n’ait pas fait ce choix - il imaginait sans peine le drame que c’aurait été d’être le premier Gryffondor de sa famille - mais il ne pouvait nier avoir des qualités propres à cette Maison. Ca lui avait au moins appris à juger les gens sur leurs actes plus que sur leur Maison - même s’il n’avait pas pu éviter certains raccourcis. Mais hey, on a tous été adolescent un jour !

Il prit la direction de la maison attribuée à ses parents. Les deux couples devaient avoir fini de discuter des détails et tombés d’accord pour dire que l’union serait mutuellement profitable. Pour les Vaisey, s’allier une nouvelle fois aux Avery renforcerait leur prestige. Pour les Avery… Peut être caser leur insupportable gamine ?
Les tourtereaux passèrent la porte et furent accueillit par George qui souriait sous sa moustache.

« Bien, on dirait que vous avez eu le temps de faire mieux connaissance… Poudlard a ses avantages, mais ce n’est pas le meilleur endroit pour connaitre vraiment quelqu’un, vous ne trouvez pas ? » lança-t-il au père de Cinnamon.
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Ce message a été posté Sam 16 Nov 2013 - 11:33

Ce sourire… Une grimace s’est affichée sur mon visage. Une grimace de dégoût accompagnée par un frisson qui m’a secoué les épaules et la tête avant que je ne fuis de là. Ce n’était pas tant lui qui me révulsait, c’était l’idée même d’être intime avec quelqu’un. Quel était ce besoin de se tripoter, de se toucher, d’échanger sa salive ! Ca me repoussait bien plus qu’autre chose. Je l’aurais bien insulté pour poursuivre cette voie glauque de se faire tuer pour ne pas avoir à supporter l’autre. En ce qui me concernait, heureusement que j’étais de dos et qu’il ne pouvait plus voir mon visage alors qu’on remontait vers sa maison. Parce que j’avais une furieuse envie de pleurer tout à coup. Plus que la situation qui me dépassait, c’était la tension, les nerfs, le surplus d’information et la colère qui me faisait réagir ainsi.

Le fait que je sois de retour - et accompagnée par Graham - a semblé rassurer mes parents. Et Papa a affiché un sourire en se levant pour m’ouvrir un bras. Ah… Mon père. Une grande histoire d’amour. Je l’ai laissé m’embrasser sur la tempe, une démonstration paternelle sûrement due à un peu de comédie pour la beauté de la scène. je me suis rapidement dégagée de cette étreinte, mais avec le sourire. J’avais clairement un souci avec les rapprochements. Et ça ne concernait pas que Graham. Papa faisait partie des rares personnes capables de me toucher sans que je ressente le besoin de m’écarter en vitesse comme ça avait été le cas avec Graham. Maman, en revanche, ne pouvait pas même me toucher. C’était bien étrange car avec on frère, les relations étaient inversées. A croire que Papa n’avait pas souhaité Casey mais que Maman ne m’avait pas souhaitée moi. Au moins, chacun y trouvait son compte à un moment donné. Et je n’avais pas besoin de suivre le regard de madame ma mère pour savoir ce que j’avais à faire. Alors que Papa se rasseyait, je me suis légèrement inclinée vers les Vaisey dans un sourire timide.

– Pardonnez ma réaction. Je suis un peu fatiguée en ce moment. Ces temps sombres me rendent à fleur de peau. Votre fils a eu les mots justes pour me convaincre que ce mariage serait en effet la meilleure des choses.

Tu parles. Si je pouvais l’Avada Kedavraiser sur le champs, je le ferais. Je la haïssais. Alors que je reprenais place à mon siège, j’ai vu le sourire de ma mère, fière de mon comportement de petite soumise, et sûrement impressionnée par Graham. Elle devait bien gober tout ce que je disais. Tout le monde gobait tout ce que je disais. Papa, à ma gauche, m’a pris la main pour la serrer dans un sourire attendri. J’étais sa brave petite fille qui acceptait son arrangement sans chouiner. Attendez qu’on rentre à la maison. Londres n’était plus qu’une folie passagère, j’avais la conviction que c’était à présent ce que je devais faire. Et au moins, ça m’éloignerait d’ici. Et de lui. Je ne le haïssais pas parce que c’était un être abjecte et repoussant. Je le haïssais car il n’était pas de mon côté. Là, tout de suite, je voulais être ailleurs. Avec un ami. Je voulais être avec quelqu’un qui me soutienne, pour changer. Cette nouvelle pensée de me sentir si seule en étant à ce point entourée m’a serrée la gorge mais j’ai réussi à sourire pour donner le change.

– Quand avez-vous décidé du Grand Jour, alors ?

– Et bien, ta mère et moi avons estimé d’ici six mois, tout devrait être prêt ! Qu’en penses-tu ?

Maintenant, on me demandait mon avis ? Doucement, j’ai tourné la tête vers Graham et j’ai eu ce genre de sourire que j’avais déjà vu sur une fille à Poudlard lorsqu’elle parlait de l’homme qu’elle aimait plus que tout. Ce genre de sourire doux et confiant. Ajoutez à ça mes yeux de biches clignés avec lenteur alors que je dévisageais l’homme de mes rêves - ce que je voulais qu’ils croient en tout cas.

– J’ai hâte.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 15:35


Graham s’était installé sur le canapé, à côté de sa mère. Son père lui avait jeté un coup d’oeil interrogatif auquel Graham avait répondu par un signe de tête imperceptible. Oui, le mariage se ferait. Oui, elle était gentille mignonne bonne à mariée. Oui, le choix de George agréait son fils. Que pouvait-il dire d’autre, de toute façon ? Le défi entre les deux jeunes gens étaient lancés, et il comptait bien ne pas être celui qui cèderait. A cet acquiescement de son fils, George se fendit d’un sourire ravi sous sa moustache. Et le sourire de George était une lumière dans la nuit, surtout quand il était satisfait de quelque chose. Pour le coup, il avait de quoi se réjouir, en effet : il allait ENFIN caser son fils, avec une famille puissante, et ENFIN avoir l’héritier présomptif de leur lignée. Même s’ils faisaient partie d’une branche secondaire, la perpétuation du nom était fondamentale.
Sheena aussi avait un sourire satisfait et serra la main de son ainé dans un geste maternel, auquel Graham répondit d’un regard d’amour filial même pas forcé.

Lorsque Cinnamon ouvrit la bouche, d’abord pour s’excuser, il eut pour elle un petit sourire compatissant, du genre qu’on réserve à une hystérique en pleine crise. Ca dans l’idée d’offrir l’image du genre idéal à ses futurs beaux-parents : il était l’homme de la situation quand il s’agissait de gérer une jeune femme trop stressée et offrirait tout l’appui nécessaire à sa jeune épouse.

« Oh ca n’a pas été si difficile. Je n’ai fait qu’expliquer l’évidence... »

Et quand elle demanda à quand serait le mariage, il tourna un regard impatient vers le père Avery. Le regard du gamin qui demande dans combien de temps c’est Noel. Et offrit un air satisfait lorsqu’il donna sa réponse.

Il capta d’un coin de l’oeil que Cinnamon se tournait vers lui, et il s’empressa de lui rendre son regard. Il prit un air un peu inquiet d’entendre sa réponse, comme s’il craignait vraiment qu’elle ne souhaite retarder le moment de convoler dans leurs justes noces, retarder leur bonheur intense. Pour ensuite paraitre soulagé qu’elle exprime sa hate. Il lui rendit un sourire rassuré et charmé.

« Moi aussi… » lacha-t-il doucement, d’un ton emprunt de tendresse. « Votre fille est une personne charmante, depuis le temps que j’ai le plaisir de la côtoyer, j’ai pu m’en rendre compte. Et elle est courageuse. Je serai fier de la prendre pour épouse. »

Le sourire de George et Sheena s’élargit encore devant la tenue irréprochable de leur fils, et le prestige indirect qu’ils en retireraient.

« Tout ceci est parfait ! Qu’avons nous encore à évoquer ? »
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Ce message a été posté Lun 18 Nov 2013 - 6:46

Si seulement il pouvait s'imaginer toutes les pensées que j'avais à son sujet. "Expliquer l'évidence" ! Je n'avais toujours pas saisi en quoi ce mariage pouvait être à ce point une aubaine. Se montrer dans les bras l'un de l'autre, mais à quoi est-ce que ça rimait ! Il y avait sûrement une autre raison politique qu'une simple nique aux Phénix qui, j'en restais convaincue, n'en avaient que faire d'un mariage en Mangemorts. Je savais mes parents revanchards, donc je savais que rien de tout ceci n'était gratuit.

Quand j'ai capté le regard de Graham, j'ai eu cette sensation que je le tenais. Un court instant, j'ai bien vu que pour lui aussi cette décision était importante, que quelque chose reposait sur moi. A savoir quoi, je l'ignorais. Mais j'ai eu des frissons à ses mots. "Personne charmante" "le plaisir de la cotoyer", "fier de la prendre pour épouse". J'en ai eu froid dans le dos. Tous ces mensonges éhontés. Je n'en aimais pas un plus que l'autre et je ne me sentais absolument pas flattée ni par le premier, ni par le dernier. Je n'appelais pas ça se cotoyer mais plutôt "échanger des mots". Graham était bien un Serpentard ; une belle vipère. Comme ma mère. Et celle-ci gobait les mots de Graham comme s'ils lui étaient adressés. Je lui ai souri de mes plus belles dents avant de regarder ses parents.

– Si votre fils n'est aujourd'hui que la moitié de l'homme qu'il se révèlera être lorsque j'aurais mieux appris à le connaître alors je ne vois absolument pas ce qu'il y a à évoquer de plus ! Il est temps de ramener un peu de joie parmi nous !

La chaleur de ma voix et l'empreinte adolescente qui vibraient en moi a quelque peu mis la puce à l'oreille de Papa qui m'a jeté un regard. Souriant mais curieux. Néanmoins, mes parents pas peu fiers d'avoir une fille aussi docile, polie et maniérée, en ont souri d'autant plus. J'avais d'autres projets pour ramener la joie parmi nous... Mais elle ne passait pas par un mariage. Assurément que non ! De toute façon, je trouverai un moyen d'éviter ce mariage. C'était certain. Plus que le fait de ne pas beaucoup apprécier Graham, ce mariage signerait la fin de ma liberté. Me laisserait-on continuer mon activité ? Je ne pouvais pas rentrer au ministère ! Si seulement on me laissait faire, je lancerais bien un crachelimace sur mon futur époux le jour de la cérémonie. A coup sûr, voilà qui ferait bien de l'animation !

– Et depuis quand mijotez-vous cette idée ? Vous êtes de sacrés cachotiers !

Si mon visage n'exprimait que de l'humour, sachez qu'en mon fort intérieur, j'aurais volontiers étripé mes parents. Madame Ma Mère a répondu, signifiant par la même qu'il s'agissait de son idée à elle.

– Oh, nous y pensions déjà depuis un moment, en réalité ! Nous avions bien pensé au fils Kark à un moment donné mais... Enfin... A une autre époque, peut-être !

Mon verre d'eau sur les lèvres, j'ai cru manquer de m'étouffer à l'information et au gloussement de Ma Mère. Il était clair que si elle avait songé aux Kark un instant, cette pensée n'avait été que fugace. Papa ne manquant pas ma toux, m'a jeté un regard mais sans rien dire. Le regard bas, j'ai passé brièvement mes doigts sur mes lèvres avant de sourire.

– Bon sang, j'ai cru mourir ! Ce traître ?! Maman, tu n'y as pas songé un instant, tu me fais marcher !

Mes propres paroles m'ont déchiré la gorge et je suis repartie dans une toux quand elle m'a répondu que bien sûr qu'elle nous faisait marcher. Pour donner le change, nous avons bien ri une seconde ! Bon sang, s'ils savaient. Mais ma mère n'en avait pas fini avec moi.

– Mais avec ce mariage, nous avons pensé que peut-être tu pourrais enfin arrêter ce... ce passe-temps ! Et te consacrer à des choses plus... Terre à terre ! Comme ton époux !

Mon visage a dû devenir rouge alors que je me retenais de hurler. J'ai donné un de mes meilleurs sourires à mes parents puis ceux de Graham.

– Mon travail n'est pas un passe-temps mais une vocation, je ne vois pas pourquoi j'abandonnerais mes clients. De plus, Graham et moi en avons déjà discuté car il était curieux de savoir ce que je faisais ! En vérité, voilà qui l'intéresse beaucoup ! Je crois qu'il sera à mon prochain cours !

Il n'y avait pas de raison que je sois la seule dans cette galère. J'ai reporté mon verre d'eau à mes lèvres en lui lançant un regard amourraché.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Mar 3 Déc 2013 - 17:10


Elle en faisait trop. C’était ce que voulait dire le regard de son père, à n’en pas douter. Elle était trop enthousiaste, et on aurait dit qu’ils étaient en couple depuis la sortie de Poudlard au lieu de seulement apprendre leurs fiançailles - et s’ils avaient été en couple depuis Poudlard, ils se seraient mariés dès leur diplôme, comme Marion s’apprêtait à le faire avec les deux neurones qui lui servait de petit copain. Cela dit, il semblait que les parents Avery étaient bien trop heureux de faire bonne figure avec leur fille toute disposée à les satisfaire. Pas question donc de faire demi-tour, même de leur côté. Pareil pour ses propres parents.

Il nota la réaction immédiate de Cinnamon lorsque le nom des Kark fut déballé par sa mère. Il était compréhensible que les Avery aient pu penser à la famille « régnante » pour marier leur fille. Mais depuis la trahison d’Arutha, cette option était exclue. Mais est-ce que le choc de Cinnamon était effectivement du à cet état de fait ? Ou cela cachait-il autre chose ? Il lui jeta un regard laser, interrogatif. Mais le moment n’était pas à ce genre d'interrogatoire. Il creuserait la question plus tard.
La sortie de la mère de Cinnamon lui fit froncer les sourcils. Ok Cin était une fille - sans rire - et son boulot n’était pas des plus capitaux. Mais est-ce que c’était une raison pour se montrer aussi condescendante et méprisante envers sa propre fille ? Il jeta un coup d’oeil furtif à ses parents, tentant de les imaginer faire de même. Bon bien sur, aucun de leur quatre enfants n’avait jamais manifesté le moindre goût pour un métier aussi inutile que celui de Cinnamon. Mais George et Sheena étaient avant tout fiers de leur sang et que leurs enfants y fassent honneur. Graham était convaincu que si l’un ou l’autre de ses frère ou soeurs avaient eu une vocation sur un métier étrange mais y excellait, ses parents l’auraient soutenu. Et en tout cas, ne se seraient pas permis ce genre de remarque en public…

Pour le coup donc, il se sentit un certain devoir de la soutenir. Jusqu’à ce qu’elle le force pratiquement à assister à un de ses cours. Il lui jeta un regard de merlan frit, mais avec néanmoins une lueur dangereuse dans les yeux. Et son sourire prit une teinte un peu vicieuse.

« Je n’aime guère l’oisiveté dont font preuve certaines des plus pures des sorcières. Cela les mène souvent à faire honte à leur sang. Les exemples ne manquent pas… » Il eut un haussement de sourcil équivoque pour les Avery : ils avaient tous des exemples en tête, à n’en pas douter. La petite exclamation de sa mère ne laissait pas de place au doute sur ce qu’elle pouvait penser de certaines des sorcières les plus huppées.
« Peu importe le métier, tant qu’elle fait honneur aux siens. Je ne connais rien de son travail, mais il convient à une jeune femme, il me semble. Si elle y trouve quelque amusement, il n’y a pas de raison de revenir sur ce choix, aussi loufoque soit-il. Je vous confirme en tout cas que je compte bien en apprendre plus sur cette pratique amusante… » Nouveau sourire de provocation. Entre chevaleresque et moqueur. Pas mal...
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Ce message a été posté Mar 3 Déc 2013 - 20:18


Maman n’avait que faire que nous soyons en public ou non. C’était plutôt mon père qui appréciait régler les comptes une fois seuls. Mais ma mère… Elle aimait montrer sa part d’élitisme. Et si Graham avait montré un instant de soutien, je crois que je l’aurais pris comme une insulte. Pour les mêmes raisons qu’il « n’aimait pas » voir ma mère me descendre en public, je n’aimais pas paraître faible devant témoin. Et s’il avait montré l’envie de me soutenir, il se serait mis dans de beaux draps. J’ai jeté un regard à ma mère qui se désintéressait déjà de moi et je me suis perdue deux secondes le regard dans le vide en repensant ce que j’avais osé dire sur Arutha. J’avais parfois eu envie de le dire à quelqu’un, Papa ou qui que ce soit. Mais à la réaction de ma mère, quelque chose me disait que rester dans le secret n’était pas une mauvaise chose, vraiment. De plus, si seulement je savais ce que pensait Graham à ce sujet. En croisant son regard, j’espérais juste qu’il n’essaierait pas de lire dans ma tête et qu’il continuerait de se foutre totalement de moi. Mais j’ignore pourquoi, j’ai eu un doute. Cela dit, je n’ai pu m’empêcher de déglutir. J’étais peut-être bonne comédienne… Mais j’étais une piètre menteuse quand il s’agissait de choses qui me tenaient à coeur.

Et curieusement, la réaction de Graham m’a laissée interdite un court moment. Je l’ai suivi des yeux, l’air interrogatif face à sa manoeuvre. Je m’attendais à des courbettes piquantes mais il n’en était rien. J’ai tourné les yeux vers ses parents puis les miens. Maman se retenait visiblement de me disputer pour avoir tenté de pervertir un garçon de si bonne famille mais Papa restait silencieux. Je ne savais pas trop quel position prendre mais au moins, Graham me donnait l’opportunité de parler pour moi et sans avoir à jouer un rôle. Pourquoi, aucune idée. Chevaleresque ou moqueur, je ne l’ai pas du tout perçu de cette façon. Est-ce qu’il jouait si bien la comédie autant pour ses parents que pour moi ? J’ai cligné des yeux et finalement, j’ai reposé mon verre sur la table basse avant de sourire pour reprendre Graham.

– Je concède que certaines de mes clientes ont un peu de mal à prendre tout ça très au sérieux, c’est plus un moment de détente pour elles qu’un réel travail de soi.

Je me suis redressée et j’ai décroisé les genoux pour poser mes mains à la place et j’ai haussé les épaules dans un sourire… Qu’on qualifiait souvent de ravissant. Parce qu’il était naturel. Et que je souriais bien plus qu’on ne voulait le croire.

– Mais la discipline que j’enseigne n’a rien à voir avec l’amusement. C’est un véritable travail sur soi-même. Je le pratique depuis ma cinquième année à Poudlard et je l’enseigne depuis que nous habitons ici. Notez comme je n’ai pas relevé la misère dans laquelle nous avions dû nous retrancher pour sauver nos vies de Sang-Pur. Des sorcières, parfois des sorciers, viennent parfois me demander assistance. Ils savent qu’avec ce que je leur enseigne, ils peuvent apprendre à contre balancer la colère ou la haine qui les animent, ces choses qui les dévorent de l’intérieur et fait de leur vie un enfer ! Avec de l’étude de cas, de l’entraînement, de la patience et de l’implication, ce sont aujourd’hui des personnes totalement différentes ! Qui prennent la vie avec une légèreté qui les aide à avancer plus facilement.

Quand je parlais de mon métier, j’aimais à le faire avec passion. Quand bien même on me croirait jeune et écervelée… J’aimais à croire que je pouvais faire une différence dans ce monde. Arutha était ma différence. Ellaria Zabini avait vu la différence. Et de plus en plus, j’avais de nouvelles têtes, des curieux… Des désespérés.

– Une fois par semaine, je fais un travail de groupe mais le reste du temps, j’enseigne lors de séance privée. Il faut du calme et de la paix, ce qui n’est pas toujours aisé à trouver à plusieurs. En tout cas… Sans cette discipline, je crois que je n’aurais pas survécu à mes examens de Poudlard ! Et mon choix n’est pas loufoque, il est…

J’ai haussé les épaules sans trouver le mot juste. J’ai roulé des yeux avant de le regarder.

– Inattendu. Et c’est le mien. Je pense aussi qu’agiter sa baguette contre les autres n’est pas une forme appréciable pour trouver la paix en soi. J’ai vu trop de colère, de haine et de remords pour penser que le combat et la violence sont les seules choses que le coeur d’un sorcier peut connaître.

Puis, j’ai regardé ses parents avec un sourire.

– Certains partent au combat, d’autres soignent les blessés… Tout ça, c’est très physique. On oublie trop facilement la douleur émotionnelle et psychomagique causée par des événements terribles et de grande envergure ! Assapor n’est qu’un tragique exemple. La plupart de mes clients y étaient, d’ailleurs. Les autres en ont subi les conséquences. Alors pour tout ça, oui.

J’ai tourné la tête vers ma mère et cette fois, tout ce que je détestais chez Graham, je l’ai balancé sur elle.

– Mon travail. Mon choix. Fait la différence.
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Graham Vaisey
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Ce message a été posté Lun 9 Déc 2013 - 7:28

Eussent-ils été seuls ou entourés d’amis de leur âge sans l’obligation de paraitre un parfait jeune homme à l’éducation sans tache qu’il ne se serait pas privé de rouler des yeux et de faire le canard parlant avec sa main, grimace désobligeante en prime. Seulement là, devant ses parents et ceux de Cinnamon, il devait faire bonne impression. Néanmoins, il savait ce que les parents de la jeune femme en pensaient, et nul doute que George et Sheena devaient se faire la réflexion qu’ils avaient devant eux une touchante passionnée, mais bien inutile quoi qu’elle en dise.
Lorsqu’elle eut terminé son discours de propagande, il se fendit d’un sourire exagérément charmé et jeta un regard idiot à l’assistance.

« Vous voyez ? C’est charmant. Comment ne pourrais-je être ravi de ce mariage ? Si elle montre moitié moins d’enthousiasme à défendre notre cause, je pourrai m’estimer bien soutenu. »
« Alors c’est entendu ! » Lacha George avec un sourire rayonnant. Sheena à ses côté acquiesça avant de se lever pour raccompagner leurs invités. George passa un bras autours des épaules de son fils, l’air satisfait et fier. « Les anciens vont vous laisser quelques instants pour vous dire au revoir, et puis nous pourrons commencer à préparer toute cette fête ! » S’il l’osait, George esquisserait sans nul doute une petite danse de joie. Mais les convenances le lui interdisaient. Pourtant, il n’avait pas souvenir d’avoir été aussi heureux depuis bien longtemps. Son fils, sa fierté, allait faire un bon mariage et perpétuer le sang. George avait toutes les raisons d’être satisfait.

Et faire la fierté de cet homme, c’avait toujours été le voeu de Graham. Jamais une corvée, ni un poids. Un fait qu’il avait accepté de bonne grâce : il était l’héritier de sa famille, les privilèges qui en découlaient s’accompagnaient nécessairement de devoirs qu’il avait accepté sans jamais protester.
Il regarda son père quitter le salon avec un sourire de fils aimant, pour changer d’expression une fois seul avec Cinnamon pour les « adieux déchirants ». Son sourire se fit grimace.

«  Game on, puppet… Je te parie que tu craqueras avant moi… » Il eu un haussement de sourcils provocateur et un sourire sur de lui. Néanmoins, il aurait aimé trouver un moyen d’empêcher cette innocente jeune femme d’aller au charbon, mais il savait pertinemment que tout ce qu’il pourrait dire ne ferait que la renforcer dans sa détermination à aller au festival et participer à cette mission dangereuse.
«  En tout cas, si tu veux gagner, t’es obligée de revenir vivante de cette petite balade… » Il la détailla des pieds à la tête. «  Dommage, j’espérais pas gagner si vite… »

Il la raccompagna jusqu’à la porte, et avant de la laisser rejoindre ses parents, encadrés par George et Sheena, il lui offrit un regard d’amoureux et alla jusqu’à lui déposer un tendre baiser sur la joue.

«  A bientôt... » souffla-t-il comme une promesse.
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Ce message a été posté Lun 9 Déc 2013 - 20:16

Comment pouvais-je seulement dire à mes parents que je haïssais ce type ? Son regard, sa façon de me juger, tout me renvoyait à Poudlard et même au-delà. Tout me rappelait à quel point nous étions opposés et combien je le détestais. "C'est charmant". J"aurais pu l'assassiner d'un Oppugno si j'avais été seule avec lui. Et ça devait se lire dans mon regard. Est-ce que je critiquais le fait qu'il soit incapable de rien faire d'autre que de rester là à ne rien faire ? C'est un homme, il aurait dû partir au front mais comme un couard, il restait là. Bien au chaud. Pour... "Sauvegarder Pré-au-Lard". Je le méprisais tellement...

je me suis levée avec le soupir de quelqu'un qui a soudainement envie de pleurer à l'idée que tout ça soit enfin terminé. J'ai regardé la porte mais au moment où on me laissait seule avec lui, je me suis retournée en espérant qu'il soit allé voir ailleurs. Mais non, il était juste là, face à moi, encore une fois, pendant que ses parents raccompagnaient les miens. Si seulement j'avais pu lui écorcher les oreilles et lui arracher les yeux... Surtout quand il s'est approché pour m'embrasser, mon coeur a raté un battement. J'ai cru que le feu me brûlait les joues et que mes yeux étaient de nouvelles baguettes haute définition. Je l'ai fusillé du regard. Il me jugeait à nouveau. Me pensant incapable et il osait me toucher comme si je lui appartenais déjà. Il n'était personne, je l'aurais écrasé comme une Doxie en plein soleil.

– Je reviendrai. Et puis je te tuerai.

Je m'étais moi-même étonnée de ma propre froideur et de la hargne tremblante que j'avais invoquée dans ma voix. Heureusement, mes parents ne m'avaient pas entendue. Mais il avait songé au viol de façon si désinvolte que je pouvais bien le menacer de meurtre... Quelle était la différence, finalement. Je l'ai fixé de longues secondes pour qu'il sache qu'une Avery ne plaisante pas quand il s'agit de parler Mangemort dans la famille. Notre liaison au Lord était bien plus digne que ces foutres Héritiers. Nous valions mieux que tous les Héritiers réunis. Nous étions aux côtés du Lord depuis toujours et notre fidélité ne faisait finalement que des jaloux, voilà tout. J'ai fait un pas en arrière, puis un deuxième avant de me retourner vers ses parents pour les saluer et les gratifier d'un immense sourire ravi. J'ai pris le bras de Papa en les remerciant encore pour le délicieux repas... Et nous sommes sortis de cette maison. Enfin.

Ce qui m'attendait était un ouragan à la maison. Mais j'ai tenu le coup, même si j'ai hurlé... J'avais quelque chose en quoi croire, j'avais un certain ami...

The end... or not.
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