Liquorice are sweet



 



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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs :: Habitations
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 27 Oct 2013 - 19:31





20 Octobre 2021



Liquorice are sweet









L'obscurité commençait doucement à prendre le village dans ses filets et de nombreuses lumières crépusculaires s'allumaient de manière éparses dans les silhouettes vagues des habitations. Mais la fin d'après-midi qui s'écoulait n'avait rien de paisible alors que les rafales orageuses frappait les rues vides de Pré-au-Lard. Un Augurey se mit à chanter non loin, délaissant la cachette habituelle que lui fournissait un buisson épais.

Fichu temps, fichue pluie, fichu boulot qui m'avait envoyer en rendez-vous à l'autre bout de Pré-au-Lard. La pile de dossiers au-dessus de la tête, je vociférais vaguement tout en essuyant une nouvelle fois l'eau qui me dégoulinait sur le visage malgré la protection des parchemins et du sortilège de para-pluidius. Dire que bien sûr il faisait encore plus que beau -pour un mois d'Octobre- quelques heures plus tôt et que je n'avais pas prit la peine de prendre un costume magiquement enchanté contre ce genre de danger climatique imprévisible.

Une autre énorme bourrasque manqua de me faire lâcher mes documents tout en plaquant une nouvelle rasade humide et glaciale sur ma personne, mêlée de son lot de feuilles fort peu comestibles à mon goût.

Par les parties de Merlin! Quel était l'imbécile qui avait foutu ce satané sort d'anti-transplanage hein? Il m'aurait suffit d'une seconde de concentration pour finir dans mon salon, me débarrasser de ces frusques trempées et glaciales et me glisser sous l'eau bouillante de la douche avant de pouvoir profiter tranquillement de ma soirée.
Mais non, j'allais devoir traverser toutes ces satanées rues sous cette pluie battante et ce vent infernal avant de pousser enfin la porte des appartements. Une fichue perte de temps et de patience à mon plus grand damne qui m'ennuyait rien que d'y penser...

Lorsque je passais devant une énième baraque sans charme particulier mais dont un bref flash me fit froncer les sourcils l'instant d'après tandis qu'un fin sourire se dessinait sur mes lèvres. Je revenais en arrière de quelques pas, remarquant à peine que la lumière s'était éteinte derrière les carreaux trempés, je parcourais d'un Lumos léger le nom sur le côté de la porte. Quinn, Vesperion.

Finalement je n'étais plus aussi pressé de rentrer et la pluie me gênait bien moins devant la nouvelle distraction que je venais de dégotter.

Plaquant un fin sourire affable et amusé sur mes lèvres, je tâchais quelques secondes de me rendre vaguement plus présentable en passant ma main dans mes cheveux, secouant mes dossiers détrempés et quelques plis de mon costume, avant de faire connaître ma présence en toquant sur le vieux bois.

Du bruit, des secondes qui s'égrainent trop lentement à mon goût. La basique a t-elle le moyen de vérifier qui se tient devant sa porte avant de l'ouvrir? Car même si je suis persuadé qu'elle n'oserait pas refuse l'hospitalité à un sang-pur, même moi, si elle peut réussir à savoir avant... Elle serait capable de me snober et se mettre des œillères. Et cela..M'agacerait prodigieusement, maintenant que j'ai décidé de passer un moment ici.

Puis la lumière filtra sous la porte et des pas se firent entendre juste avant qu'elle ne s'ouvre sur la silhouette toujours trop fine et étrange de la basique. Sans maquillage, cheveux détachés, front plissé et..Baguette en main.

J'éclatais d'un rire amusé et moqueur, ne prenant même pas la peine de porter ma main sur la mienne. J'allais même jusqu'à écarter vaguement les bras en signe de sédition complète.

" Et bien, c'est à croire que vous cachiez vraiment une femme la-dessous!  Avec une véritable chevelure !"

La porte me claquait au nez et j'esquivais de justesse une blessure aussi humiliante que douloureuse. Bon d'accord, ce n'était peut-être pas le meilleur moyen de procéder mais je n'avais pu résister. Gueule-de-sangsue sans son perpétuel maquillage horrible et son chignon de sorcière sénile...

Je toquais à nouveau à la porte, une fois de plus, et une autre, ajoutant que je ne partirais pas aussi facilement et qu'il serait vraiment peu charitable de laisser un sang-pur de ma distinction devant le pas de sa porte. Ses voisins auraient surement quelque chose à y redire, que ce genre de chose ne se faisait pas, l'étiquette et toutes ces conneries quoi.

Non?

M'adossant au bois, je farfouillais dans mes poches tout en déblatérant mon argumentaire aussi moqueur qu'à moitié convaincant , finissant par allumer une clope sorcière avant de percevoir encore autre chose. Une boite parcheminée. Intriguée je la sortais de là pour en découvrir un petit paquet de bonbon, des réglisses même.

Que j'intégrais immédiatement dans le flux de mes paroles, juste après le fait de lui avoir rappelé qu'elle me devait toujours sa liberté et la réputation de Violet depuis mars dernier, qu'il était vraiment décevant de sa part de ne pas avoir été capable de me remercier comme il se devait et de laisser ainsi son sauveur plein de mansuétude mourir noyé devant sa porte.




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Ce message a été posté Dim 27 Oct 2013 - 20:13


you came in like a wrecking ball



Un verre de whisky traine sur la table de la cuisine. Vide. Bien que la glace fondue sur ses parois achève de laisser son empreinte cyclique sur le bois sombre. Vesper a oublié de le ranger. Entre ces murs d’un blanc grisâtre, il fait tâche. La sorcière n’a pas prit le temps, depuis presque un an, d’habiller son intérieur. Et pourquoi faire ? Accrocher des rideaux ? Acheter un édredon fleurit. Des tableaux ? Elle n’a ni photo ni goût pour l’art. Elle ne perd pas de temps en futilité. Tout est rangé classé et ordonné. Sa tenue pour le lendemain est accrochée au cintre sur la porte de sa salle de bain. Le robinet de la cuisine laisse échapper de temps en temps une goutte qu’aucun sortilège ne pourra retenir. Tout est à la fois vide et plein d’elle. De son odeur surtout. Et de la douche brûlante qu’elle a eut le temps de prendre avant de se coucher. Elle est démaquillée oui. Et le verre de whisky a suffit à attendrir son visage. Ses cheveux lavés sentent quelque chose qui n’est pas féminin. Plus un ambre musqué, mais ça lui va bien. Sur son dos, la copie de son pyjama de soie noire qu’elle a porté le soir de la bataille de Poudlard. Ce n’est évidemment pas le même, mais elle aime se le rappeler ainsi. Du soir où Wilhelmina Salamander a prononcé son nom…

Et c’est dans ce genre de rêverie qu’elle voudrait se plonger. Se laisser aller. Pas dans ses angoisses et sa rage coutumière. Elle ne veut pas penser à ce qu’elle fera à Maddox Macnair dès qu’elle en aura l’occasion. Elle ne veut pas penser à foutre le feu à cette ville. Ou bien même au Ministère, à celui qui désormais occupe son poste. Elle veut pouvoir savourer, avant de plonger dans le livre qu'elle s'est choisie, la douceur amère du whisky sur sa langue. Et de glorieux combats où elle ferait enfin la fierté de quelqu’un. Puisqu’apparemment c’est mal barré pour être celle de sa famille…

Non. Stop. Ne pense pas à ça, se fustige-t-elle mentalement. La beuglante s’est consumée depuis déjà trois jours. L’enveloppe subsiste parmis d’autres papiers dans sa table de chevet. Elle n’a pas à penser aux regards des gens. A la tension qu’elle a sentit, indiscutable, au QG des Héritiers. Elle n’a pas respecté les règles du jeu mais tout va bien maintenant. Peut-être que demain soir elle pourrait même profiter de son heure en moins pour aller prendre le thé chez la De Keroual. Après tout, Alexianne lui manque terriblement mais avec son mariage elle –

Toc toc toc.

Vesper se fige dans son lit. Cligne des yeux. Sa main se dégage de son menton pour attraper vaguement sa baguette.

Non. Elle a du rêver. Ca doit être la porte d’à côté, ici les murs sont fins comme du papier de soie.

Et donc se disait-elle, Alexianne de Keroual a –

Toc toc TOC.

Cette fois-ci elle se redresse d’un bond en refermant le livre.

D’un coup de baguette elle emporte avec elle la bougie hors de son lit si chaud. Sur le sol ses orteils se recroquevillent. C’est que l’orage qui clame dehors a vite eut fait de refroidir l’atmosphère. Mais Vesper se sent glacée pour une toute autre raison.

Qui est là Merlin soit questionné ?! Ca ne peut pas être Violet, ou même Alexianne (même si le hasard aurait été apprécié), elle reconnaitrait leur manière de cogner à sa porte entre mille autres. L’heure tardive l’alerte légèrement sur les intentions de l’inconnu. Peut-être est-on venu la chercher pour une mission… ? Normalement elle aurait du recevoir un courrier mais peut-être que les moyens de communications ont été cou –

TOC TOC TOC.


C’est brutal. Décidé. Ca ne partira pas.

Vesper pose la bougie sur la table. Fronce les sourcils. Et ouvre la porte. Baguette au poing.

Elle met un temps à reconnaitre Hunter (HUNTER ?!). Et à comprendre la vanne qu’il lui balance pour tout bonsoir.

La sorcière inspire. Deux tâches rouge marquent soudain ses joues. Elle pense (Cet espèce de salopard d’enfoiré de bâtard de sang-pur de merde avocat de mes deux non mais il a vu l’heure ce crétin il a que ça à foutre de perdre son temps à venir m’emmerder) à lui présenter les choses de manière polie et respectable pour rattraper son fiasco (c’est de l’huile que j’aurais du lui balancer ou un doloris tiens cet espèce d’enculé m’a impérisé par Morgane alors qu’il l’avait bien cherché il fait du mal à Violet JE VAIS LE TUER) mais la fatigue l’emporte et puis aux sombrals le tact et la diplomatie.

Vesper lui claque la porte au nez.

Pourtant elle reste là. Elle s’approche même de la porte. Parce qu’elle ne le croit pas assez stupide pour venir frapper en pleine nuit (bon très bien, il n’est que 20h comme l’indique l’horloge qui sonne à travers le tonnerre). Mais elle refuse de le laisser entrer.

Parce que justement, il y a une femme sous ce masque. Et qu’elle est trop déstabilisée pour tout remettre en place.

« Quinn… »


Sa voix lui parvient, à peine étouffée. Le regard de Vesper cille, colérique et indécis.

« Quinn je ne partirais pas aussi facilement et il serait vraiment peu charitable de laisser un sang-pur de ma distinction devant le pas de votre porte. Vos voisins auraient surement quelque chose à y redire, vous savez bien mieux que moi que cela ne se fait pas… citons par exemple l’étiquette, ou le fait qu’il y a à peine un mois vous m'avez déjà manqué de respect au sein d’un café…. »

Une pause. Vesper s’approche pour essayer d’entendre son souffle. Lorsqu’il reprend elle est presque à en sursauter.

« Et puis j’ai là de délicieux réglisses. »

Son ventre émet aussitôt un appel favorable. Et elle peste à mi-voix, espérant qu’il n’a rien entendu.

« Mais comme je le disais, vous m’avez déjà manqué de respect, et vous n’avez toujours pas présenté vos excuses. Alors que vous me devez votre liberté… et celle de Violet naturellement. »

Le regard de Vesper cille en direction de la chambre, vers la table de chevet où est enfermée la dernière trace du courroux de ses parents. Le fumier. A-t-il été mit au courant ? Pourquoi venir ce soir sinon ? Pas pour des réglisses. Elle ne le croit même pas. Encore une ruse de Hunter pour qu’elle ouvre sa porte.

Mais des mots passent à travers ses défenses et achèvent de la convaincre. Des mots comme respect. Assumer. Regard des autres. Sang-pur…

Vesper grogne. Range sa baguette dans l’élastique de son pyjama. Ouvre la porte à la volée.

Il est adossé au mur, sur la droite. Et elle étreint vaguement son bras dans l’obscurité. Le tirant brusquement à elle. Pour mieux refermer la porte dans son dos.

Dans la lumière tamisée de la bougie, ils se font face. A peine séparés. Et à cette distance il ne peut que remarquer la rage qui déforme presque ses traits. Elle en tout cas, sent l'humidité qui le ronge et l'imprègne à son tour. Elle frissonne.

« Vous… Vous ! »

Elle se recule. Frappe la table. Fait tinter le verre qu’elle a oublié. Et se dirige soudain vers la porte de sa chambre. Pour la claquer. Hors de question qu’il voit son lit défait.

« Vous débarquez en pleine nuit pour débiter votre tissus de conneries et me faire du chantage sur l’image que je dois rendre au sein de Pré-au-Lard. Vous salopez mon parquet avec votre tenue pluvieuse, personne ne vous a apprit l'Impervus ?! Votre stupidité, votre égoïsme et votre cruauté sont réellement intolérables. Vous n’avez pas pensé à changer votre blason pour y placer le relief d’un scroutt à pétard ?! Vous devriez ! »

Elle tente de rassembler ses cheveux en arrière. Mais note aussitôt que ses élastiques sont dans la salle-de-bain, qu’elle va devoir traverser la chambre. Et Corvus ne manquera pas de la suivre si elle se déplace. Son regard est plus étincelant que jamais.

« Vous venez pour vos excuses c’est ça ?! Eh bien vous allez les avoir vos excuses ! Et puis après vous quitterez cet appartement sans demander votre reste ou je lance un Mosmordre dans le ciel en bramant qu’on m’attaque je – »

Son regard tombe machinalement sur les mains de l’Hunter. Remarque la boite de bonbons. Et sa rage s’évapore presque sous la surprise.

L’imbécile. Il n’a pas mentit.

« … Mais qu’est ce que vous fichez à ma porte avec une boite de réglisses dans les mains Hunter ? »

Si Violet lui a parlé de son penchant glouton pour ces sucreries, c’est à elle que sera réservé le prochain vol de sucrier.



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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 10 Nov 2013 - 15:11





20 Octobre 2021



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Sans réfléchir plus que cela, je continuais à débiter mon flot d'arguments plus ou moins valables à la porte qui demeurait invariablement close. Mais j'étais persuadé de connaître plus qu'assez ce type de basique pour savoir que ça n'allait pas durer. Bien plus à Sombral que moi sur ce genre de désagrément, et j'avais encore bien des arguments à avancer pour l'entrouvrir... Tout en palabrant, je jouais involontairement avec ma baguette afin de m'occuper les mains, créant quelques légers halos lumineux avant que quelques flocons de neige ne les remplacent, rapidement balayés par le vent et la pluie qui s’immisçaient avec moi sur le pas de la porte.

Mais j'avais décidé de passer un moment forcément amusant et agréable avec la Quinn et n'en démordrais pas.

Sauf si cette fichue porte continuait de rester fermée et muette. Ma patience et mes petits jeux n'allait pas jusque là. Je passerai simplement à autre chose et..

Un flot lumineux répondant à un éclair non loin. Je perçu nettement la chaleur de sa peau qui empoigna mon bras, transperçant le tissu trempé de ma chemise.

L'instant d'après elle me faisait face, dans le maigre vestibule qui suivait l'entrée, lèvres pincées, joues rougies et regard noir, clairement furibonde. Adorable. Mon sourire s'étira finement malgré un frisson dût aux vêtements trempés et glacés qui me collaient au corps.

« Vous… Vous ! »

"Humm oui, j'espère bien qu'il s'agit de moi."

Répliquais-je d'un ton sarcastique et amusé aux paroles agacée qu'elle éructait. Me passant la main dans les cheveux pour en ôter une partie de l'eau sans un regard pour son parquet, je suivais la sorcière des yeux en souriant, observant très bien le verre vide tremblant sur la table, la porte qu'elle claqua plus loin. Amusant. Intéressant. La suite allait être prometteuse, assurément.

«.... votre tenue pluvieuse, personne ne vous a apprit l'Impervus ?! Votre stupidité, votre égoïsme et votre cruauté sont réellement intolérables. Vous n’avez pas pensé à changer votre blason pour y placer le relief d’un scroutt à pétard ?! Vous devriez ! »

"Vous savez, je suis plus habitué à créer certaines humidités qu'à les arrêter et les assécher... "

Le sous-entendu était éloquent, tout autant que le ton de ma voix qui s'était faite plus suave et amusée encore. J'appréciais de voir ses joues rougir et sa moue se fermer davantage. Qu'elle essai de retrouver contenance en tâchant inutilement d'attacher ses cheveux - le compliment indirect auquel elle avait eu droit plus tôt étrangement..- était franchement hilarant.

Et la voila qui repartait dans un monologue aussi hargneux que mal à l'aise. L'amie monstrueuse de Violet était vraiment un cas à part. J'haussais les épaules nonchalamment, me contre-fichant complètement de cette histoire d'excuses, mais commençant par contre sérieusement à grelotter de froid. L'habitation de le basique était aussi vide et froid que sa locataire. Je me déplaçais d'un pas vers la table dans l'idée de trouver de quoi me réchauffer lorsque son ton changea brusquement. Je regardais moi-même la petite boîte malmenée que j'avais entre les doigts avant de sourire et de la lui lancer dans un éclat de rire moqueur. Les réglisses venaient de Sethlyn. Enfin pas volontairement bien sûr...

"Peut-être auriez-vous préféré qu'il s'agisse d'une illustration de décalcomanie? Je pourrais essayer d'y penser la prochaine fois.."

Et je la quittais des yeux pour parcourir la cuisine vide sans gène aucune, ouvrant les placards les uns après les autres...Pour enfin trouver quelque chose à ma convenance.

"Pensez à me rappeler de vous faire parvenir quelques bouteilles de meilleure qualité, voulez-vous Quinn? Mais nous ferons avec ceci pour ce soir, je ne vous en tiendrai pas rigueur."

Et me contre-fichant de ce qu'elle pouvait bien avoir à redire -cela ne me vint même pas à l'esprit- je remplissais le verre abandonné du liquide ambré avant de le porter à mes lèvres, appréciant la douce brûlure de l'alcool. J'en fermais même brièvement les yeux de contentement, un sourire satisfait sur les lèvres. Cela ne valait clairement pas un véritable whisky pur-feu d'une des auberges d'Ecosse ou même de Pré-au-Lard, mais il fallait savoir savourer chaque petit plaisir où il se trouvait. Et ceci ajouté à la fureur distrayante de la Quinn...




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Ce message a été posté Dim 10 Nov 2013 - 17:28


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L’éclat de rire la foudroya. Et c’est avec adresse qu’elle réceptionna le paquet de réglisses. Le regard de Vesper redevint flamboyant de rage mal contenue. Elle eut tout de même la faiblesse de vérifier la marque des réglisses. Et d’entrouvrir le paquet pour en humer le parfum âcre et sucré. Cette gourmandise-là était bien plus efficace envers elle que n’importe quel impero. Heureusement que cet imbécile était là pour la ramener sur terre.

Elle eut un coup d’œil agacé sur l’Hunter (et ces foutus propos de centaure en rut), et déposa le paquet sur la table au moment où il se saisissait de son verre.

« Merci du cadeau. J’imagine qu’en étant sang-pure j’aurais eu droit à un paquet non-entamé. Peut-être même à un joli nœud rose pour bien l’emballer au lieu de ce carton tout aussi détrempé que votre chemise. Et sachez, Corvus, qu’une décalcomanie EST une illustration. Entre deux faux-pas, essayez donc la bibliothèque de Pré-au-Lard. »

Et le voilà qui fouillait ses placards maintenant. Il n’allait pas mettre longtemps avant de trouver sa bouteille de whisky. Vesper grimaça intérieurement. Évidemment ce n’était pas le meilleur du marché. Mais en même temps quand on est soumis au rationnement au sein d’une ville-prison on évite de péter un scandale. La bouteille en elle-même lui avait coûté dix noises de trop. Et franchement, cela lui faisait mal à un certain endroit de voir cet énergumène lui gâcher un verre complet. Il ne méritait pas cette dépense-là.

"Pensez à me rappeler de vous faire parvenir quelques bouteilles de meilleure qualité, voulez-vous Quinn? Mais nous ferons avec ceci pour ce soir, je ne vous en tiendrai pas rigueur."

« Si vous êtes infichu de me ramener une boite complète de réglisses, je n’ose même pas imaginer ce qui restera dans cette fameuse bouteille hors de prix. »

Vesper le fusilla du regard. Attrapa machinalement un réglisse qu’elle mâcha furieusement (Par Merlin c’était juste exquis) avant d’aller entrouvrir la porte de sa chambre. D’un accio elle ramena à elle son peignoir qui fut aussitôt enfilé. Croisant les bras sur sa poitrine maigre, elle referma de nouveau la porte, et entreprit de s’y adosser.

« Au fait, il y avait des verres propres à côté de la bouteille. »

Elle eut un regard dégouté sur sa personne, se satisfaisant d’assister à ses frissons. L’idiot, trop occupé à essayer de se bourrer en sa compagnie que de lancer un sortilège sur ses vêtements. Ce n’était certainement pas elle qui lui viendrait en aide. Elle était peut-être une basique de moindre valeur à ses yeux, mais pas son elfe de maison.

Vesper reprit un réglisse. Le savoura plus lentement que le premier (mais merde pourquoi quelque chose d'aussi bon devait-il venir d'une personne comme... lui?!).

La meilleure méthode pour se calmer était de compter à rebours mentalement. Ce qu'elle fit au rythme de ses coups de dent.

C’est un sale gosse, se força-t-elle à penser. Juste un sale gosse. Profite des réglisses, évite de lui répliquer. Déjà cela ne t’avancera à rien, et pire il pourrait en profiter pour t’écraser un peu plus. Ne fais plus aucun sous-entendu. Traite le comme tu traiterais Maddox…

Non mauvaise idée. Elle allait peser le pour et le contre entre l’assassiner tout de suite ou juste l’empoisonner.

Vesper leva les yeux au ciel. S’approcha. Attrapa le verre qu’il tenait encore. Le termina d’une rasade. Et se plaça face à lui.

« Bien. Finissons-en. Vous mourrez certainement d’envie de rentrer chez vous, de vous doucher, de vous changer, et moi j’aimerais retrouver ma tranquillité. Vous êtes ici pour quelque chose. Vous allez l’obtenir. Je vous prierais ensuite de prendre la porte. »

Vesper recula d’un pas. S’essuya la bouche, ses cheveux retombant librement sur ses épaules. Son regard fut peu amène, mais son ton retrouva un calme presque professionnel.

« Corvus Hunter. En mon nom et au nom de la famille Quinn, je tiens à vous présenter mes plus humbles excuses pour l’acte inqualifiable dont j’ai osé faire preuve à votre égard. Je suis absolument consciente d’avoir dépassé les bornes, et je ne tenterais pas de justifier mon comportement par quelques raisons qui seraient toutes aussi insultantes. Vous avez été d’une grande indulgence envers moi car j’aurais très certainement mérité un châtiment bien plus douloureux et avilissant. Je me sens à ce jour toujours coupable de traitrise envers votre personne, ainsi qu’envers votre famille. Les Quinn demeureront toujours au service des puissants tels que votre famille, mais nous comprendrons aisément votre courroux et votre méfiance à notre égard. Je vous renouvelle encore une fois mes excuses monsieur, ainsi que celles de mes parents, et j’espère avoir de nouveau l’occasion de vous prouver notre fidélité, et mériter ainsi votre confiance en ces temps troublés. »

La sorcière reprit son souffle. Haussa un sourcil. Et demanda d'un sourire sans joie.

« Voilà. Satisfait n'est-ce pas ? »




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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 1:10





20 Octobre 2021



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Arquant un sourcil mi-amusé mi-sérieux alors qu'elle tachait maladroitement de me répliquer à plusieurs reprises, je ne m'en formalisais guère tout en la reprenant tout de même sur cette histoire de décalcomanie. Ce n'était pas comme si le "de" était une préposition permettant simplement de définir mon illustration dans la particularité des décalcomanie. Pas le contraire évidemment. Mais je ne pouvais non plus attendre une excellence intellectuelle de ce type de sang, qui plus est chez une femme bien sûr. Je ne lui en tenais donc pas rigueur et continuais sur ma lancée. A savoir lui répondre d'un air moqueur et récupérer la bouteille d'alcool. Pour en savourer le liquide ambré malgré son air clairement et délicieusement réprobateur. Étrangement, cela ne donnait que davantage de goût à la boisson. Me réchauffait peut-être même plus alors que mon sourire se faisait plus sarcastique encore.

"Je vous préférais sans cette horreur Quinn... "

Sussurais-je alors qu'elle ressortait de la chambre.

" Tout de suite, vous savez parfaitement comment gâcher le peu qui vous mettait en valeur."

Un regard furibond. Une déviance sur les verres. J'haussais les épaules d'un air indifférent en réprimant à peine un autre frisson.

Je m'amusais d'autres petites piques variées tout en faisant tourner le fond du liquide ambré et en l'observant avaler un réglisse après l'autre. Comme quoi, le Sethlyn était finalement plus utile encore que je ne l'aurais crû... Je laissais volontairement mon regard suivre le progression de ses doigts, le mouvement de ses lèvres tout en parlant tandis qu'elle semblait se cantonner au silence.

Mais je l'avais déja fait plier. J'avais déja commencé à apprendre à jouer avec cette matière trop brute et étrange qu'était la basique et cela ne manquerait pas de se réitérer. J'étais confiant et..

Elle se rapprocha. Mon sourire s'agrandit, se fit plus irrévérencieux encore alors qu'elle semblait d'autant plus distante et froide, mais tellement perturbée par ma simple présence malgré tout... Qui voyait-elle? Le Hunter qui partageait le sang avec celui qui avait été son parfait bourreau pendant ses jeunes années? Celui qui étirait de plus en plus son ombre sur sa précieuse Zabini? Un sang-pur parmi d'autres? Ma parfaite personne derrière tout ceci?

Ses doigts effleurèrent les miens tandis qu'elle prenait possession de son verre et engloutissait son contenu. J'arquais un sourcil intrigué devant son air aussi déterminé que possible. Un petit ricanement m'échappa sans que je n'en éprouve la moindre gène.

"Il y a bien des manières de finir les choses, Mlle Quinn..Et bien rares sont ceux qui connaissent réellement le fond de mes souhaits, mais essayez. Amusez-moi."

Murmurais-je d'un ton suave en me resservant à boire. Je m'appuyais sur le bord du meuble et croisais les jambes, un bras replié sous celui qui tenait le verre. La position me donnait un peu plus chaud, même si le contact du tissu détrempé commençait sérieusement à m'être désagréable.

Mon regard s'attarda un instant sur les lèvres épaisses qu'elle essuyaient, sur ces cheveux trop fins qui dévalèrent sa silhouette. Etrange, monstrueusement étrange, mais étrangement féminine. Et désirable. Je me demandais si la ribaude était encore vierge ou non... Probablement étant donne sa fougue à ne pas s'assumer tout en gobant à la perfection tous ces foutus préceptes d'étiquette.

Sa langue vibra, sa voix reprit ce ton si sérieux que je lui avais entendu au Ministère. Neutre, vide, inintéressant. Agaçant. Je tiquais vaguement sans la quitter des yeux, volontairement provoquant. Jusqu'à ce que sa voix en finisse.

« Voilà. Satisfait n'est-ce pas ? »

J'haussais les épaules, un sourire ne trompant personne, laissant mon doigt tourner sur le bord du verre à moitié vide, mon regard brillant planté dans le sien. Avant de répondre avec flegme.

"Non. Pas vraiment."

Un bref rire. Je me passais la main dans les cheveux, les replaquant en arrière, me jetant enfin un bref sortilège de réchauffement corporel.

"Je me contre-fiche complètement de vos excuses. Même si la scène était particulièrement...Excitante."

Bien sur, je ne parlais pas du sens sexuel de la chose, mais le sous-entendu associé était trop interessant pour l'éviter.
Je fis un pas vers elle, abandonnant le verre tournoyant sur sa table.

"Vous êtes très douée pour lécher les baguettes des autres, Vesperion..Des années d'expériences et d'intense pratique je suppose. Pourtant un peu de chaos dans tout ceci ne vous ferait vraiment pas de mal."

Yeux légèrement plissés, je m'étais arrêté à quelques centimètres de la sorcière. Mon ton amusé s'était fait plus sérieux sur la fin, et le tout dénotait de ces mots éminemment méprisants. Aquila avait complétement sous estimé l'intérêt de cette basique. Je ne ferai pas son erreur.

M'éloignant en souriant d'elle, dans un brusque changement de comportement, j'entrepris dans le petit appartement.

"Je vais rester et vous tenir compagnie Quinn. Prenez ça comme.. Humm.. Disons mon remerciement de votre si parfait comportement et vos si belles excuses. Un honneur pour quelqu'un comme vous, il serait dommage et peu recommandable de refuser."

De toute manière, je n'avais que faire d'un possible refus et ne le prendrais pas comme tel. J'ouvrais la porte de la chambre qu'elle referma immédiatement d'un sortilège.

"Votre salle de douche se trouve où?"

Demandais-je le plus naturellement du monde.




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Ce message a été posté Lun 11 Nov 2013 - 10:40


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Ainsi donc elle avait sous-estimé tout ce temps les compétences d’emmerdeur universel de Corvus Hunter. Peut-être s’était-elle dit qu’en étant l’ainé, elle risquait moins en sa compagnie. Peut-être s’était-elle-même imaginé que Corvus Hunter était de ceux, par son travail et ses compétences, qui prenaient un certain plaisir à manipuler et railler les autres sans pour autant franchir les limites. Mais tout cela fut, en ce jour, jeté aux oubliettes. Ce n’était pas simplement le frère d’Aquila Hunter aka le type qui l’avait manipulé pendant presque 4 longs mois avant de la jeter le soir du bal de noël de septième année (jusqu’à son enfermement à Pré-au-Lard il lui avait suffi d’un simple coup d’œil à la robe de bal accrochée dans son armoire pour reposer les pieds sur terre et cesser de croire aux contes de fée). Ce n’était pas simplement qu’il possédait une vague ressemblance avec Maddox Macnair dans sa manière de se montrer sadique et ricanant envers elle. Non. Il était pire. Il était l’amalgame des deux.

Et maintenant qu’il se levait et s’approchait face à elle, Vesper se surprit à lui demander mentalement de la toucher. Elle, et sa sale bouche de sangsue. De la triturer et de la manipuler tout en se foutant royalement de sa gueule, comme ça au moins le portrait serait complet. Et elle pourrait arrêter d’être en colère pour avoir tout simplement peur de lui, comme elle avait eu peur à l’époque de Vivienne Lestrange qui ne voyait en elle qu’une poupée de glaise défectueuse qu’il fallait jeter, et écrabouiller, vite, avant la contagion.

La gorge de Vesper se noua. Et elle comprit qu’elle avait franchi le seuil du désarroi pour celui de la déception. Parce qu’elle s’était réellement attendue que les excuses lui suffisent et que Corvus Hunter ait la décence de s’en aller. Bien évidemment il se foutrait encore d’elle au hasard de deux trois rencontres et bien évidemment elle supporterait ses piques. Mais les choses auraient été claires entre eux.

Là non. Non apparemment Corvus Hunter n’en avait juste pas fini avec elle.

Ce n’était pas qu’un sale gosse. C’était un morveux capricieux qui allait prendre son pied à racler ses bottes sur son crâne.

Excitant hein. Pardi, bien sûr que tout cela était excitant pour lui. Et peut-être même que cela commençait à le devenir pour elle, d'une certaine manière.

Et le voilà, le grand numéro de Corvus Octans Hunter. Parlant de chaos comme un putain de Phénix. Vesper laissa son regard se ficher dans celui du sang-pur, sans divaguer des yeux. Oui il était complètement trempé. Oui il avait ce sourire enjôleur qu’Aquila arrivait parfois à bien imiter durant ces PRESQUE 4 PUTAIN DE MOIS DE MANIPULATION. Oui il était beau, il aurait été stupide de ne pas le remarquer. Et oui il dégageait une chaleur olfactive, pluie et eau de cologne, avec quelque chose qui faisait sa signature, un peu ambrée, sans doute le parfum de sa propre peau. Oui tout cela était troublant.

Mais derrière tout ça il n’y avait qu’un rat vicieux cherchant à agrandir un trou dans son âme. Un trou où il ferait une percée avec de grands éclats de rire.

"Je vais rester et vous tenir compagnie Quinn. Prenez ça comme.. Humm.. Disons mon remerciement de votre si parfait comportement et vos si belles excuses. Un honneur pour quelqu'un comme vous, il serait dommage et peu recommandable de refuser."

« Dommage et peu recommandable » répéta-t-elle, avec un sourire sans joie.

Et elle comprit. Elle n’était en somme pas née de la dernière pluie. D’un coup de baguette elle ferma la porte qu’il venait d’entrouvrir. Et ne lui répondit pas. Pas tout de suite.

« Vous savez Corvus Hunter, je suis basique rang 4. »

Elle se détourna comme il l’avait fait lui-même. Alla à la fenêtre, et tira les rideaux. Il y avait encore un espoir que le quidam sorcier moyen ne passe pas devant pour attraper d’un coup d’œil cette scène et le colporter. Elle préférait ne pas prendre de risques.

« Pas une sang-de-bourbe. Pas une putain de sang-mêlée. Pas même une basique de rang 1, mais ça, vous savez compter. Basique rang 4. »

Elle se tourna vers lui.

« Cela signifie que selon les autorités en place de Pré-au-Lard je serais un jour amenée à me marier, et à avoir une descendance sang-pure. Vous savez. Des sang-purs. Vos égaux. »

Et inspira.

« Ce qui signifie que je me dois d’avoir une certaine réputation. Mais ça vous le savez déjà. Et je trouvais ça étrange que vous me parliez tout à l’heure à la porte des on-dit… des rumeurs… cela a parfaitement fonctionné puisque vous êtes ici face à moi. Mais maintenant que je réfléchis un peu mieux, et vous m’y avez aidé je l’avoue, j’entrevois quelque chose de plus intéressant pour vous que de rester tout simplement à la porte de mon appartement. Comme entrer, jouer votre petit numéro à base de sourire et de… chemise humide. Et ma foi, essayer d’entrer dans ma chambre pour prendre une douche. Une simple douche. Qui n’aboutira à rien parce que vous êtes comme votre frère. Jamais vous ne tremperez plus vos pieds dans ce marécage nauséabond qu’est Quinn, et cela tombe bien parce que je n’en ai ni l’envie, ni l’idée. Mais pour la personne qui vous verra sortir d’ici, frais et pimpant, dans des vêtements secs et dégageant peut-être l’odeur de mon shampoing, pour cette personne cela suffira. Assez pour ternir ma réputation comme j’ai pu peut-être craqueler la vôtre dans ce café. Vous avez envie de me ruiner, comme votre frère a essayé de le faire, et comme Maddox s’y amuse encore aujourd’hui. Mais vos armes sont un petit peu plus… adultes dirons-nous. »

Vesper désigna d’un coup de menton la porte de sa chambre.

« Ma salle de douche Corvus Hunter, a mystérieusement transplané dans votre appartement. Et je vous prierais de quitter les lieux dans les plus brefs délais. Je ne compte pas me faire humilier cette fois-ci. Après tout, qu’aurais-je à perdre de toute façon ? Ma réputation ? Vous vous en chargez. »

Et l’idée de le faire bouffer par un caïman, peut-être juste sa mignonne petite jambe, avant de terminer ses jours en prison lui paraissait actuellement une idée très séduisante. Aussi délicieuse que ces réglisses détrempés.

Vesper leva simplement sa baguette.

« Vous avez envie d’un peu de challenge ? Très bien. Jouons. »




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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 18:01





20 Octobre 2021



Liquorice are sweet








Au moment même où elle rompit les maigres secondes de silence pour reprendre la parole, le menton relevé et le regard fier, je su. Que ça allait être ennuyeux à mourir. Mais je fût tout aussi convaincu d'avoir gagné tandis qu'elle discourait en balançant des hanches - très peu pour une femme j'en convenais, mais étant donné la taille de son bassin, cela n'était peut-être pas dans ses compétences - et en refermant les rideaux sur la pièce trop vide qu'elle habitait.

On ne clos pas un endroit et ses secrets s'il l'on espère encore bouter l'ennemi dehors rapidement.

Mon sourire s'affina.

Et je laissais échapper le commentaire au sujet de ses hanches tout en récupérant le verre et la bouteille d'alcool d'un accio. Quand à son histoire de rang... Elle voulait une médaille peut-être?

« Pas une sang-de-bourbe. Pas une putain de sang-mêlée. Pas même une basique de rang 1, mais ça, vous savez compter. Basique rang 4. »

"Cela dépend du nombre de verres, je dois vous l'avouer..."

Sussurais-je d'un ton d'auto-dérision qui appuyait juste le peu de considération que j'avais pour ses paroles.

Avant qu'elle ne se retourne et m’énonce son petit rêve pitoyable comme s'il s'agissait des précieuses de Merlin. Versant une rasade d'alcool dans le verre, mon haussement d'épaules en disant long sur ce que j'en pensais. Bien petite Quinn, tu as parfaitement appris ta leçon, le crâne bourré de rêves aussi vides que pernicieux et sans saveurs.

Je levais mon verre à sa santé de poupée évidée, hésitait à invoquer quelques glaçons - une hérésie pour tout bon whisky mais vu la qualité de ce dernier- avant qu'une goutte courant sur le côté de ma nuque ne me fasse frissonner. Ouai, mais non finalement, j'avais assez donné dans ce domaine là. Écoutant la basique d'une oreille, ne pouvant réellement sagement rester sur place pendant qu'elle vidait son sac en espérant me convaincre -mais de quoi exactement? de ce quelle était? Avait-elle tellement à ce point besoin d'en être assurée?- je répondais vaguement à son monologue sans hésiter à la couper ni me formaliser du fait qu'elle continue sur sa lancée, tout en rejoignant à nouveau la cuisine.

" ... je trouvais ça étrange que vous me parliez tout à l’heure à la porte des on-dit… des rumeurs... " "Pas envie de rester dehors" "... cela a parfaitement fonctionné puisque vous êtes ici face à moi.." "Je vous aide à ne pas mourir d'ennui, Vesperion" " ....quelque chose de plus intéressant pour vous que de rester tout simplement à la porte de mon appartement. Comme entrer, jouer votre petit numéro à base de sourire et de… chemise humide." "Je ne joue pas, c'est naturel" "...vous êtes comme votre frère..." "En toute cohérence, ce serait plutôt l'inverse." "...cela tombe bien parce que je n’en ai ni l’envie, ni l’idée.." "Bien pour cela que vous êtes parvenue à le penser pour en discuter alors.."

J'avais trouvé pendant ce temps une pomme dans l'un des placard de la Quinn et entreprenais de jongler avec pour m'occuper. La laissant terminer presque tranquillement, je finissais pas revenir vers elle en mordant dans la pomme.

"Vous me flattez là, Quinn.."

Sussurais-je d'une voix rauque, un sourire en coin. "Mais vous.."

Elle m'interrompit à nouveau en désignant la porte de sa chambre, l'air féroce. Tss quelle furie...Paranoïaque qui plus est.

L'instant d'après sa baguette semblait bien moins innocente entre ses doigts fins. J'éclatais de rire. Purement et simplement.

"Ma chere petite Gueule de Sangsue, vous vous chargez bien assez toute seule de votre réputation. Qu'en aurais-je à faire personnellement? "

Je ne prenais pas la peine de finir la pomme, la posant sur le premier reposoir à portée, me rapprochant d'elle d'un pas avant d'entreprendre de défaire le premier bouton de ma chemise. Puis le second.

"Réfléchissez petite sotte. Me viser de votre baguette?" Je ricanais. "Souhaitez-vous vraiment que je vous explique point par point votre erreur et ses conséquences?" J'ouvrais un bouton de plus. L'idée n'était absolument pas de la draguer, jouer oui, la provoquer absolument, mais la teneur sexuelle de la chose n'était que dans son petit esprit de basique.  "Quand à me mettre dehors et me rendre ma chemise comme un amant éploré... Ma foi, vous semblez bien plus au fait de l'étiquette et de ses vague sur votre réputation.."

Je lançais nonchalamment la chemise sur le dos de la chaise non loin après m'être reculé sans une once de peur ou d'hésitation.

"Je souhaite juste prendre une douche Vesperion." Repris-je, le ton plus sérieux. "Puis passez une soirée agréable, au moins pour moi, et comme elle vous inclura forcément...Pourquoi ne pas essayer d'en profiter aussi? Je doute que ce genre d'occasion vous arrive régulièrement. Même Violet semble vous prendre en pitié."

Ma cravate rejoignit presque ma chemise. Je posais ma main sur la boucle de ma ceinture en cuir de dragon.

"Si vous ne me laissez pas vérifier par moi-même la présence de cette salle d'eau ayant mystérieusement disparut dans mon appartement, je continue."

Etant donné sa réaction antérieure des plus ..sucrées.. en mars dernier, il y avait de quoi douter un instant. Mais j'avais toujours été incapable de résister aux provocations, quelque soit le danger encouru. Et j'avais de toute manière de bonne raison de croire que la Sorcière avait réussit à évoluer et gagner un peu en cervelle utilisable depuis cette époque qui remontait à plusieurs mois dorénavant.

La suite m'en donna raison et je lui rendais un sourire mi-satisfait mi-soulagé avant de la voir se jeter furibonde vers sa chambre et d'exiger que je patiente. Pour m'en ouvrir la porte l'instant d’après et me désigner la salle d'eau qui y donnait, quittant elle-même le petit espace pour rejoindre la cuisine. Je devinais que le petit paquet de réglisse n'allait pas être le seul à en faire les frais.

"Faites attention, Miss Quinn, ce genre d'excès peut créer d'étranges situations..."

Rajoutais-je d'un air aussi mystérieux que moqueur en me souvenant comme un lointain écho d'une de ces après-midi nostalgiques où Aquila s'amusait à me lancer des défis aussi improbables qu'enfantin. Parler d'excès concernant la montagne de bonbons et réglisses qu'il avait réuni était un euphémisme...Mais j'en étais sorti vainqueur évidemment, devant le regard ébahis du gosse qu'il était à l'époque.

Je finissais par rejoindre sa chambre en riant tout seul, puis, enfin, cette fichue douche dont j'avais avidement besoin. Si je refermais sagement la dernière, je n'avais guère prit la peine de faire de même avec la porte de la pièce à coucher.




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Ce message a été posté Mar 19 Nov 2013 - 19:32


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Le rire elle aurait pu s’en foutre. Mais de l’entendre l’appeler Gueule-de-Sangsue, lui, cet enfoiré, et d’un ton si naturel…

Vesper abaissa légèrement sa baguette. Et il put lire parfaitement la blessure dans son regard.

Oui Aquila ressemblait à son frère plus que l’inverse. Oui, et elle en avait la preuve dès à présent. Ca piquait un peu.

Elle se savait inférieure. Elle se savait trop proche des moldus. Mais Wilhelmina Salamander avait participé avec elle à la grande bataille de décembre dernier. Elle avait l’attention (plus que l’affection) de deux sang-pures. Elle avait sa place à Pré-au-Lard et entretenait des rapports cordiaux (bien que distants) avec Heather Lannister. Mais tout. Tout ce qu’elle ferait ici serait toujours insuffisant. Elle pouvait bien être tuée au prochain bataillon que chacun l’oublierait. Ou s’ils ne le faisaient pas. Ca serait certainement pour dire :

Tiens. Mais où est donc passée cette brave Gueule de Sangsue.

Mais si tu sais la fille difforme. Complètement frigide. La toquée paranoïaque qui sursaute au moindre claquement de porte. Celle qui se fait mener en bateau par ce bon vieux Maddox Macnair. La traitresse qui a aussi manqué de respect à Corvus Hunter, tout de même. Ah l’impero elle l’avait quand même bien cherché. Elle a crevé ? Bah. Elle ne manquera à personne. Juste un nom à changer sur la porte d’un bureau et –


Vesper releva le menton.

Non. Son nom resterait sur la porte de ce bureau. Son nom retrouverait sa place au sein du Ministère. Sa place était ici. Quoiqu’en disent les gens. Quoiqu’en pensent ses parents. Ils pouvaient bien la marier, la torturer, l’oublier, ou l’insulter et rire d’elle comme il le faisait à présent.

Elle tiendrait bon. Parce qu’elle valait mieux qu’eux.

Dans sa fidélité et sa détermination, elle valait un galion de plus qu’eux tous réunit.

Alors oui, elle était furax. Et déstabilisée. Et oui elle avait la baguette baissée, prête à flancher. Parce qu’il avait raison, ce connard. Et les autres aussi avaient raison. Il pouvait attendre simplement qu’elle bousille sa réputation. Il pouvait la regarder s’acharner à le voir partir. Il pouvait contempler son désastre sur le visage de la sang-basique. Et il aurait raison. Légalement raison. Dans la plus pure tradition du Lord qui respecte la magie mais impose le mérite. Et le mérite, elle le gagnerait.

Vesper abaissa définitivement sa baguette. Et sa main se posa sur le poignet de Corvus, effleurant presque l'entrejambe de son pantalon. Un contact involontaire et rapide. Qu’elle ne commenta pas, pas même mentalement. Son regard était toujours aussi furieux. Mais son visage laissait transparaitre un calme bien plus serein que le masque de glace qu’elle avait arboré pendant son laïus.

« Vous attendez ici. »

Elle jeta un coup d’œil désintéressé à son torse apparent. Il avait simplement l’allure d’une dragibus acidulée fourrée à la crotte de nez de troll. Et attrapa d’un sortilège la chemise de Corvus qu’elle plia correctement avant de la déposer sur le siège de la chaise (et non pas le dossier, on n’est pas chez les Phénix).

Puis alors elle entra dans sa chambre, et referma doucement la porte derrière elle.

Vesper prit quelques secondes pour se remettre les idées en place. Et tourna la tête en direction de celui (invisible) qui la tourmentait.

C’était un gosse. Certes. Et un homme aussi. Et un sang-pur. Et un enfoiré. Et un sorcier. Et un sadique. Dans le même camp qu’elle. Mais par force de choix. Un allié actuel. Mais pas dans l’intimité. Un tourmenteur. Et un insatisfait.

Preuve en était la pomme. A peine croquée. A peine délaissée. Alors qu’elle-même la savourait. Normal après tout. C’était son unique repas…

Vesper s’approcha du lit. Rangea livres. Lettres. Eut un regard désolé pour les fleurs. Mais le laissa là. Elle referma les tiroirs de sa table de chevet. Refit son lit.

Mais n’enleva ni son odeur. Ni la marque de son corps sur les draps. Ni les quelques cheveux d’un blond presque blanc inertes sur l’oreiller. Elle ne pensa pas à retirer sa signature. Car elle était ici chez elle. Et ne se voyait pas plus qu’elle ne voyait son empreinte dans cette pièce.

La salle de bain était encore humide. Elle n’y jeta qu’un bref coup d’œil avant de ressortir.

« Et ne prenez pas votre temps. »

Conseil qu’il n’allait pas suivre. Et elle l’espérait. Car cela lui laisserait le temps. Le temps de boire un verre de plus. Le temps de délaisser les réglisses. Elle avait la gorge nouée. Mais le cœur et le souffle calme.

Il voulait passer une soirée avec elle. Bien.

Alors elle resterait elle-même. Et il découvrirait simplement seul qu’il s’emmerdait en sa compagnie.

Vesper attendit que la porte ait claqué dans la salle de bain. Marmonna un « Accio Araignée ». Et fit venir à elle celle qui s’occupait jusqu’alors de tisser tranquillement sa toile.

« Même Violet semble vous prendre en pitié. » chuchota-t-elle, en imitant la voix de Corvus de manière tout à fait correcte.

L’instant d’après l’araignée dansait sur la table au rythme de son impero. Avant de se tordre de douleur sur un doloris. Le jeu dura dix bonnes minutes. Quand l’eau s’arrêta de couler Vesper ferma les yeux. Imagina le visage d’Aquila. Et la sensation que serait celle d’entendre Corvus hurler un simple « non ! ».

Puis le calme redevint un océan de détermination enflammée.

« Avada Kedavra. »

Lorsque Corvus revint dans la chambre Vesper finissait tranquillement la pomme entamée.



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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 15 Déc 2013 - 21:47





20 Octobre 2021



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La porte de la salle d'eau refermée, je jetais vaguement un regard dédaigneux à la pièce minuscule. L'appartement que nous partagions avec Peverus et Aquila était loin d'être aussi spacieux et élaboré que l'ancien manoir Hunter, mais la magie permettait d'y être plusqu'à nos aises malgré tout.
C'était toujours...étrange de voir ainsi dans quelles conditions vivait la piétaille sorcière. Plus encore celle-ci. Je n'étais guère sûr d'avoir déja mis la baguette à un endroit aussi dénué de tout. Vide, neutre, maladif, triste. Comment un être humain pouvait réellement vivre dans un tel environnement ? Là où toute sa personnalité se devait d'éclore pour simplement se sentir chez soi en toute intimité? J'haussais un sourcil à mon reflet dans le miroir et finissais de me débarasser des vêtements détrempés pour rejoindre la cabine de douche, frissonnant sous l'air presque frais de la pièce.

J'en ressortais dix longues minutes plus tard. Il était rare que je traine sous la douche, du moins lorsque je n'y étais pas accompagné, et j'avais déja fait mon possible pour contredire Gueule de Sangsue les cinq premières minutes passées mais...non... Perdre mon temps à ne rien faire m'agaçait rapidement. Et la planche de pain d'à côté n'était guère assez intéressante pour que je puisse passer le temps sous l'eau de manière un peu plus intime encore.

Quelques poignées de minutes de plus pendant lesquelles je tâchais de rendre un aspect correct à mes vêtements à coup de sortilèges de séchage et je me retrouvais à nouveau dans la chambre de la Quinn. Non sans avoir laissé un petit mot au passage sur la buée translucide au dessus du lavabo...
Délaissant la porte de la chambre d'un regard pour me focaliser sur le reste, maintenant que j'étais enfin sec et moins grelottant, j'observais ce qui devait être la pièce centrale, là où tout se déroulait, là où la jeune femme devait passer le plus de son temps, enfin elle-même. Assurément seule avec ses draps. Là aussi on aurait presque put croire que personne n'y logeait. Presque. L'odeur de la serpentard y planait malgré tout, et quelques affaires semblaient avoir résisté à l'envahisseur. Un bouquet de fleurs séchées -qui avait encore ce genre de chose complétement démodée? m'arracha un sourire amère mêlant la reconnaissance des pétales et leur état. Je n'avais jamais aimé les plantes ainsi vidées de leur essence. Un simple tableau figé reflet d'une réalité pleine d'énergie et de vie, de pouvoir et de sens. Ce simple détail résumait la vie de la Quinn. La peur de ce qui pouvait être. Assurément.

M'approchant du lit, j'attrapais l'ouvrage et le feuilletais rapidement. Déja lu il y a des années dans la bibliothèque d'une collègue aux formes vraiment agréables... Il me semblait d'ailleurs que quelques points de l'ouvrage étaient dorénavant considérés comme erronés, mais je n'étais guère un spécialiste des créatures orientales. Je le reposais avec un petit sourire, non sans avoir évidemment déplacé le marque page. Un bref ricanement m'échappa en découvrant le Magyar en figurine endormit dans le tiroir, l'instant d'après. J'avais joué avec tellement de ses confrères il fut une époque... Celui-là était d'ailleurs d'un travail plutôt élégant et ne devait pas sortir du premier chapeau pointu venu. A ce demander d'où elle pouvait bien le tenir.

Je le laissais en place.

Et rejoignais enfin la sortie, rouvrant une porte que la Sorcière avait du refermer sur mon passage. Le geste me fit sourire largement tandis que je posais mon regard sur cette dernière. Et arquais un sourcil sur la pomme. Et l'emplacement désormais vide d'où j'avais déposé la mienne plus tôt.

"Je vous rapporterais d'autres de mes restes si cela vous réjouis autant, ma chère."

Ironisais-je en récupérant ma chemise d'un accio. Je ne la reboutonnais pas jusqu'au cou. Jamais aimé me sentir trop engoncé dans mes habits, et ils me le rendaient bien mieux ainsi.

Me passant une main dans les cheveux, j'attrapais une chaise, m'y asseyais et plantais mon regard dans celui de la blonde.

"Je présume que vous allez dire non à toutes mes propositions d'occupation pour la soirée, n'est-ce pas? Jusqu'au moment où j'abandonnerai pour des formes plus généreuses?"

Me relevant déja, sans la quitter du regard, le sourire en coin, je contournais la table pour me rapprocher d'elle et attrapais la pomme qu'elle tenait encore pour la faire tourner sur la table à la manière d'une toupie.

"S'il le faut, je manderai mon elfe de maison pour rapporter jeux, alcool ou livres pour m'occuper. Mais je peux vous promettre que je passerais la soirée en votre compagnie. La nuit si vous n'y mettez pas du votre..."

Susurrais-je avec un amusement malsain près de son oreille. Avant de rejoindre l'autre chaise et d'y reprendre place.

"Donc? Avez-vous quelques idées intéressante dans votre caboche? Outre des histoires de Quidditch qui ne nous avanceront guère cette fois-ci. Ou peut-être préférez-vous que je vous soumette quelques idées? Je ne voudrais pas vous brusquer voyez-vous..."

Attendant sa réponse, moi-même quelques esquisses d'idées en tête si elle se débinait, je pianotais nonchalamment des doigts sur la table, ma propre jambe ne restait guère plus de quelques secondes sans bouger elle aussi.



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Ce message a été posté Mer 18 Déc 2013 - 18:05


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Vesperion releva les yeux sur le sang-pur, sans paraitre particulièrement affectée par ses paroles. Elle l’avait pourtant eut le loisir de l’entendre farfouiller à côté. Sans tenter de l’en empêcher – et à quoi cela lui servirait ? A retarder l’échéance ? A le regarder arborer ce sourire fier qu’elle abhorrait ? Et pour conséquence de le voir s’installer ici définitivement. Alors elle se contenta de croquer un dernier morceau de pomme. Nonchalamment. Sans prendre la peine de lui expliquer qu’elle terminait ce que lui gâchait. Un trait de caractère incorrigible. Et puis elle n’était pas sa putain de mère. Déglutissant, elle l’observa remballer le matos masculin en reboutonnant sa chemise. Et quelque chose en elle se leva, un poids dont elle n’avait pas eu conscience jusqu’alors. Légèrement, Vesper pinça les lèvres. Mordit plus fort le trognon déjà rongé jusqu’à atteindre les pépins. Et décroisa les jambes. Cet enfoiré l’affectait. Et pas seulement en jouant avec ses nerfs. La faute à son foutu statut de femelle. Ca lui avait déjà causé pas mal d’ennuis dans une scène à base de voiture qu’elle s’empêcha de placer au premier plan de sa conscience. Et ça voulait sans doute se rejouer un tour d’emmerdement suprême avec le pire choix possible sur toute cette foutue planète. Heureusement pour elle, Vesper détenait assez de contrôle sur elle-même pour réchapper à ces tentations inutiles. Il lui suffisait par exemple de remonter le regard sur la sale gueule d’hypocrite de l’Hunter. De lui trouver une nouvelle fois ce sale air ressemblant à Aquila. Et de se remémorer l’impro. Rien de tel pour se couper définitivement la chique.

Elle était calme. Elle était peut-être trop calme pour lui. Mais elle était en pleine maitrise de soi. Et si d’autres appelaient ça déni et bien ils pouvaient toujours aller empaffer des centaures jusqu’à la prochaine lune, grand bien leur fasse.

« Je présume que vous allez dire non à toutes mes propositions d'occupation pour la soirée, n'est-ce pas? Jusqu'au moment où j'abandonnerai pour des formes plus généreuses ?»

« C’est agréable quand vous faites preuve de conscience envers les autres. Mais j’imagine que je ne dois rien espérer. »

Merlin que ce type avait la bougeotte. A peine fini de parler que déjà il était sur elle. Son haleine chaude lui caressant le cou. Vesper grimaça. Renifla vaguement son odeur. Et fut ravie de découvrir que sa stupide eau de Cologne – tout comme le parfum de sa peau – avait laissé la place à une odeur de citron et de cannelle propre à ses produits de beauté. En d’autres termes, Corvus Hunter premier du nom empestait la fille. Et pas de manière agréable. Le sourire de Vesper fut presque railleur.

« On a bien pris soin de sa petite personne à ce que je vois. »

Et pourtant elle n’avait pas les potions les plus chères du marché, loin de là.

« S'il le faut, je manderai mon elfe de maison pour rapporter jeux, alcool ou livres pour m'occuper. Mais je peux vous promettre que je passerais la soirée en votre compagnie. La nuit si vous n'y mettez pas du votre... »


Vesper réfréna son envie de lui répondre qu’avec deux bonnes bouteilles de whisky la perspective en devenait presque alléchante. Et se contenta d’un certain soulagement lorsqu’il recula de nouveau. Emportant avec lui le trognon de pomme définitivement amincit. Et serviable avec ça, quel amour.

« Et donc ? »
« Donc? Avez-vous quelques idées intéressante dans votre caboche? Outre des histoires de Quidditch qui ne nous avanceront guère cette fois-ci. Ou peut-être préférez-vous que je vous soumette quelques idées? Je ne voudrais pas vous brusquer voyez-vous... »

« Trop aimable. Mais j’imagine que vous n’avez pas besoin de moi pour vous donner des idées sur une potentielle occupation de soirée. Et épargnez moi vos blagues vaseuses. Au bout de la dizaine on commence franchement à en faire le tour. Je vous préviens, si vous avez déplacé le marque-page dans mon livre, je pourrais devenir très mauvaise perdante. »

Mais c’était tout à fait son genre. Comme celui d’aller fouiner dans sa table de chevet. Au moins pouvait-elle se permettre d’être satisfaite de la potentielle résistance que lui avait offert son journal intime en refusant de s’ouvrir. Elle ne l’avait pas entendu crier donc le dernier sort de verrouillage – consistant à métamorphoser le carnet en scorpion agressif – n’avait pas été déclenché.

« Commencez et je choisirais. Je ne tiens pas à me prendre la tête sur ce genre de bêtise. Plus tôt vous nous aurez fait une liste, et plus tôt nous commencerons.  »

Pour mieux le voir dégager.

« Par contre vous allez me faire le plaisir d’arrêter de remuer. »

Vesper lança un accio sur une tasse dans l’un des placards. Et la métamorphosa rapidement en balle ciselée. L’objet, en bois noir, fut aussitôt envoyé à Corvus qui fut prompt à la rattraper. Cela occuperait ses mains et empêcherait une potentielle frustration d’enfant en crise de rajouter une couche à cette soirée déjà riche en évènements.

« Alors voyons voir. »
« Les échecs. »

« Ca certainement pas. »

L’objet était rangé sous son lit et elle refusait à laisser une potentielle victoire à Corvus Hunter sur un jeu qu’elle affectionnait particulièrement. Déjà que les échecs lui rappelaient Andy, si en plus elle devait y rajouter un mauvais souvenir…

« Bataille explosive. »

« Vous ruinez déjà assez mon appartement pour vous laisser faire vos prises sur ma table. »
« Ni ou ni non. »

« Non. » Un long regard. « Très drôle Hunter. »
« Strip poker ? »


Vesper leva les yeux au ciel.

« Vous vous enfoncez. »
« La vérité à boire. »


La sorcière eut un froncement de sourcil.

« Cela existe comme jeu ? » Puis un soupir. « J’en devine le concept. Le but est d’apprendre des vérités sur l’autre en fonction du verre d’alcool qu’il boit ou non c’est bien ça ? » Là encore c’était du niveau d’un Andréas Pretchett. Mais comparé aux autres propositions, et en laissant bien évidemment le soin de Corvus d’être semblable à lui-même (un menteur et un tricheur), elle pourrait bien le mener en bateau. Après tout, les vérités énoncées ne seraient validés que selon son comportement à elle non ?

« ... Je suis partante. »

Et puis, peut-être aurait-elle aussi le plaisir de le voir rouler sur la table. Vesper carburait au whisky depuis ses 14 ans. La flasque de son père était devenue sienne propre, car il fallait bien surmonter pendant les vacances les angoisses de la rentrée scolaire. Et depuis son enfermement à Pré-au-Lard, elle carburait à une bouteille toutes les semaines. Certes, Corvus, et ceci juste pour l’emmerder, se montrerait un adversaire à la hauteur. Mais quel type d’adversaire justement.

Avec un petit sourire en coin. Vesper attrapa de la baguette deux verres propres ainsi que la bouteille de whisky. Servit à raz bord (autant commencer en beauté) avant de lever son verre au visage de Corvus Hunter. A la tienne, ducon.

« Et les dames lancent. Vous avez déjà... embrassé passionnément Violet Zabini sur la bouche. »

Autant commencer avec des ragots tiens. Histoire de rallumer la mèche quant au comportement de la sang-pure à la prochaine partie de thé.




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Liquorice are sweet
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