Laissons danser les marionnettes [nc -16]



 



Laissons danser les marionnettes [nc -16]
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Lun 21 Oct 2013 - 0:10





11 Octobre 2021



"Laissons danser les marionnettes"








"Et tu n'oubliera pas de bien annoter chaque nouvelle entrée, de résumer nos rapports, de ranger les dossiers correctement et... Le reste de tes devoirs de stagiaire. Au moindre soucis...Pas la peine d'essayer de me joindre, je serais trop occupé pour ça. Mais je penserai à saluer ta mignonne en passant!"

Refermant la porte sur un Solaan silencieux et déja blasé de la situation, je quittais les lieux d'un pas vif et satisfait. Le jeune serdaigle était une aubaine sans cesse renouvelée et que j'appréciais grandement sous tous les rapport. Le gamin était loin d'être con, plutôt utile et assez fort pour ne pas plier trop rapidement sous mes nombreuses piques et humiliations. Malgré les apparences, je crois que je l'aimais bien ce gosse, il pourrait peut-être parvenir à de grandes choses. Plus tard, une autre fois, un jour peut-être. Pour l'instant qu'il s'occupe de me distraire et de servir le café, c'était déja pas trop mal pour un début.

La semaine était plutôt calme côté boulot et j'avais déjà presque trop avancé ce qui pouvait être fait. Autant s’aérer l'esprit un peu avant que ces murs ne me reviennent plus en peinture.

Sifflotant légèrement un air sorcier entendu au dernier concert du Magyar d'Argent, je saluais vaguement quelques contacts du Ministère mangemort avant d'accéder enfin au grand air. Une bourrasque manqua de faire fuir mon écharpe, mais c'était sans compter l'aide précieuse et hautement agréable d'une sorcière au réflexe des plus efficace. D'un coup de baguette et de poignet délicat, je récupérais mon bien, effleurant sa main au passage. Très sympathiques les rougeurs qui vinrent marquer la peau pâle de ses joues... La remerciant avec distinction, je ne manquais de discuter quelques instants avec elle et de finir par lui laisser nom et prénom après lui avoir subtilement extorqués les siens et la promesse d'un remerciement autour d'un très bon verre de vin le lendemain au soir.

Une cigarette entre les lèvres - très pratiques ces enchantements contrant toute gêne climatique concernant notre nicotine- je me dirigeais tranquillement vers l'extérieur de Pré-au-Lard. Le Chimeria. L'antique Cirque des Selwyn avait vraiment fière allure dorénavant, et malgré les aléas de la guerre et des restrictions qui secouaient encore le village et le monde sorcier, il avait magnifiquement réussit à renaître de ses cendres. J'étais même plutôt fier d'y avoir apporté ma patte à ma façon, même si cela ne se savait pas particulièrement en dehors des forains, de quelques proches et d'une partie législative du ministère. Ma petite pierre à moi.

"Monsieur Corvus!"

Arquant un sourcil en reconnaissant la voix de Charmelle, je m'arrêtais et posais le regard sur sa silhouette mouvante.

"Vous allez au Chimeria?"

"Combien de fois t'ai-je dis d'oublier ce satané vouvoiement, Charmelle? Humm?"

Ses joues s'empourprèrent et elle joua rapidement avec ses doigts, baissant le regard sous le mien volontairement provocateur. Cela était si amusant de la charrier aussi aisément et de façon aussi régulière... Souriant, je coinçais ma cigarette entre mes lèvres, dénouais ses doigts sans qu'elle n'ose rien faire, et posais sa main sur mon bras avant de lui faire un clin d'oeil aguicheur.

"Il n'y a pas vraiment grand chose d'autre dans cette direction à part le Cirque ou la Forêt..."

Répliquais-je en riant avant de rajouter d'un ton bien plus badin que je serais pourtant ravi d'aller perdre un peu de mon précieux temps à aller braver les recoins obscurs du bois avec elle. Et bien qu'elle devait être plus qu'habituée à mes taquineries et tentatives de séductions plus ou moins vraies, cela ne manquait jamais de fonctionner pour autant, tandis que je sentais son bras se crisper sur le mien, que je voyais clairement ses cils papillonner et sa poitrine se gonfler un peu plus vite sous sa veste.

Gardant son bras sur le mien, je l'invitais à me suivre pour rejoindre le terrain des Saltimbanques, tout en continuant de pousser le badinage jusqu'aux limites, effleurant sa main de mes doigts, me penchant pour lui murmurer à l'oreille des mots que le vent m'empêchait soi-disant de prononcer de façon audible...

Et puis il fallait avouer que malgré sa sottise et esprit parfois un peu simplet, la blonde avait des charmes plutôt appétissants tout de même et agréables à regarder...Bien sûr  elle ne faisait absolument pas le poids à côté de la beauté fatale et hautement érotique de ma Swanny. Mais en attendant, elle m'amusait. Elle me plaisait à sa façon, éphémèrement, pour le plaisir de jouer. Avec elle et les soupirs lourds qu'Esmé ne manquait pas de me jeter sous mon éternel manège avant de reporter sa jalousie sur la basique. Parfois même cela poussait ma belle Black Swann à des comportements très intéressants et explosifs quand nous nous retrouvions tous deux de manière plus intime...

De toute manière je ne pouvais et comptais pas m'en empêcher, même si je connaissais et respectais les limites à ne pas dépasser. Jouer avec le feu oui, mais m'y brûler et risquer d'y blesser réellement la Selwyn? Hors de question.

Parvenu aux abords du cirque, ma main avait glissé de son bras pour rejoindre son épaules - soi-disant pour y resserrer sa capeline- avant de descendre dans son dos et finir par se glisser dans le bas de celui-ci, mon bras lui enserrant ainsi légèrement la taille. Il fallait avouer que les rafales de vent qui brassaient nombre de feuilles automnales rendant notre progression plus difficile. Je ne faisait que l'aider de ma force masculine ainsi, non? Un parfait gentleman. Ce que je lui expliquais à l'instant dans le creux de l'oreille, effleurant la peau de son cou par là-même.

Avant d'entendre un petit cri étouffé de ma compagne.

"Aïe! Qu'est-ce que.."

Reculant légèrement la tête, son visage se crispa et elle se décolla derechef de ma personne. J'en devinais aisément l'origine juste avant que n'éclate la voix si délicate de Black Swann.

"J'espère que je ne dérange pas.."

La voix aussi doucereuse et affutée qu'une lionne prête a bondir, toutes griffes dehors.  

" Et je peux savoir ce que tu fiches là au lieu de bosser au bar ?"

J'éclatais de rire tandis que Charmelle baragouinait quelques explications incompréhensibles.

"Très jolie tenue Swanny, j'apprécie particulièrement..."

Sussurais-je, clairement amusé et volontairement provocateur alors que je voyais nettement son regard lancer des éclairs.





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Dernière édition par Corvus O. Hunter le Mer 30 Oct 2013 - 23:20, édité 1 fois
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Esmé Selwyn
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Ce message a été posté Mar 22 Oct 2013 - 22:30

La première gerbe de feu jaillit à quelques centimètres de sa tête. Esmé fronça les sourcils, avant de plonger au sol pour éviter une seconde salve, bien plus précise que la seconde.

Elle n’hésita pas à rouler dans la terre tandis qu’une troisième attaque se heurta à son propre sort de défense. Elle s’empressa de se remettre debout, essayant d’occulter les ricanements désagréables parvenant à ses oreilles. S’il croyait pouvoir l’avoir aussi facilement, il se fourrait le balai jusqu’au fondement, ce crétin ! Elle allait lui faire passer l’envie de rire à ses dépens ! Elle recula d’un pas, les premières syllabes de l’enchantement naquirent sur ses lèvres et … Ses jambes heurtèrent un tronc d’arbre où elle s’affaissa, fesses les premières.

Un instant plus tard, elle était trempée, ses cheveux plaqués en désordre sur son visage et sa bouche tordue en une moue rageuse.


« Ça ne compte pas ! » maugréa-t-elle face à un Thanatos hilare. « Sans cette saloperie de tronc, je te tenais ! »


Son aîné lui adressa un sourire goguenard avant de tendre une paume avide.


« Garde tes excuses, soeurette et allonge la monnaie ! Toujours prendre compte de son environnement, tu te souviens ? »


Une fois levée, elle s’avança vers lui et passa une main dans son soutien-gorge pour en extirper un gallion. Tout en lui adressant une grimace mauvaise et hautaine, elle lui balança ce dernier à la figure et se détourna pour quitter la forêt.


« Mauvaise perdante ! »
eut-elle juste le temps d’entendre alors qu’elle rejoignait sa tête, furibonde.


Heureusement pour elle, l’Hydromancien avait choisi au dernier moment de revenir à son domaine de prédilection – bien que les flammes bleues d’origine ne lui auraient pas fait grand mal -, aussi s’en sortait-elle juste mouillée plutôt que recouverte de peinture, conséquences colorées du sortilège d’entrainement.

Ce qui ne la fit pas décolérer pour autant. La Dresseuse détestait perdre, ce n’était pas nouveau. Surtout lorsqu’il s’agissait d’un duel contre son frère !

Elle retira rageusement son chemisier trempé et fit subir le même sort à sa jupe avant de s’envelopper dans une serviette qu’elle retint d’une main, l’autre occupée à retirer toute trace d’humidité à sa crinière brune.  

Une fois changée, elle sortit de la roulotte et croisa Mimi les bras chargés de potions en tous genres. Elles s’entretinrent quelques minutes, ce qui eut le mérite de détourner ses pensées de son ego blessé. Du moins, jusqu’à ce qu’elles les aperçoivent.


« Hum. Sûrement ... » interrompit-elle la Médicomage. « … On en reparle ce soir, tu veux bien ? »


Sans attendre la réponse, elle se dirigea à grandes enjambées vers la sortie du Chimeria. Les deux jeunes gens lui tournaient le dos et semblaient très affairés. L’un, sûrement à murmurer des mots doux, l’autre, à les écouter avec beaucoup trop d’attention. Le vent lui en cachait la teneur, mais tout se lisait dans la posture de Charmelle. Sans réfléchir, elle se saisit de son fouet et le fit claquer sur le séant de la blonde, laquelle sursauta, puis se retourna pour afficher la plus délicieuse des mines honteuses.


« J’espère que je ne dérange pas. » railla-t-elle, un sourcil haussé et ses dents étincelants sous son sourire mauvais.


Charmelle avait envie de rentrer sous terre. Littéralement. De tous les hommes de Pré-au-Lard, le Hunter était le seul auquel elle n’avait pas le droit de toucher. Enfin, plutôt l’un des deux seuls. Mais pas pour les mêmes raisons. Dans la situation présente, il s’agissait simplement du fait qu’elle tenait énormément à l’Avocat.


« Non, Swanny, bien sûr que … »

« Et je peux savoir ce que tu fiches là au lieu de bosser au bar ? »

« Je … C’est que … »


La phrase de la Blondine se termina dans des marmottements incompréhensibles et Esmé leva une main impatiente pour la faire taire.


« Va t’entraîner. »


La Lanceuse de couteaux ne se le fit pas dire deux fois. Elle s’éloigna de Corvus au plus vite. Le Cygne Noir la saisit par l’avant-bras quand elle parvint à sa hauteur, tirant sur celui-ci avec une fermeté qui contrastait avec la douceur apparente du ton de sa voix.


« J’allais oublier ! La petite McGann a pris un jour de congé et Lom prend un repos bien mérité. Si tu pouvais nettoyer les cages avant toute chose, tu serais un amour. »


Charmelle pâlit mais acquiesça sans un mot, disparaissant cette fois pour de bon une fois son avant-bras récupéré. La Foraine la suivit des yeux quelques instants, l’air foncièrement satisfaite de son petit tour. Ses Fauves étaient particulièrement sensibles à la magie, aussi, lorsqu’il s’agissait de changer la litière, il fallait y aller à l’ancienne. L’image de cette idiote la pelle et la fourche à la main, luttant contre la nausée, l’emplissait d’une joie revancharde. C’était ça, quand on ne savait pas dire non.

Son attention se reporta sur Corvus et elle ne chercha même pas à dissimuler son œillade assassine. Il était des artifices qu’elle avait abandonnés depuis un certain temps avec lui et il le savait bien. Il en jouait même.


"Très jolie tenue Swanny, j'apprécie particulièrement..."


Elle croisa les bras sous sa poitrine, préférant ignorer la provocation. Inutile de regarder ce qu’elle portait pour s’en souvenir. Un short très près du corps et un débardeur à fines bretelles sous son manteau ouvert. Elle ne comptait pas garder ce dernier bien longtemps, vues les activités qui les attendaient et le reste n’était pas là – uniquement – pour mettre en avant ses formes plantureuses, mais pour lui permettre la plus grande liberté de mouvement possible. On était loin de ses tenues habituelles luxueuses, ce qui ne semblait pas déranger son compagnon, puisque, guère impressionné par son humeur, il vint l’attirer à lui et tenta de lui extorquer un baiser.

La Dresseuse plaqua sa main sur les lèvres du Magistrat pour échapper à son geste.


« N’y pense même pas. » grogna-t-elle, faussement dégoutée. « Tu empestes la petite blonde ingénue. »


Elle s’attarda néanmoins dans leur étreinte, ne pouvant s’empêcher d’apprécier leur proximité. Quelques instants, du moins. La raison de sa venue ne tarda pas à lui revenir en mémoire tandis qu’elle se défaisait doucement de lui.


« Tu as pris une tenue de rechange, comme je te l’ai demandé ? »


Rien qu’à voir sa mine à la contrition feinte, Esmé sut qu’il avait oublié. Elle leva les yeux au ciel. Evidemment. Elle n'en attendait pas moins de sa part.


« Irrécupérable. » soupira-t-elle, l’entrainant d’un signe jusqu’à l’entrée du terrain, puis jusque dans sa roulotte.


Depuis quelques mois, elle avait enfin récupéré son espace de vie rien qu’à elle. Tout dans les lieux, malgré qu’ils soient récents et moins chichement meublés que ses anciens appartements, respiraient à nouveau l’essence du Cygne Noir.  Des tissus colorés dépassant du dressing aux divers parfums de ses produits de beauté, en passant par la marque de sa présence elle-même, effluve sauvage inaltérable.

Elle lui désigna une pile de vêtements sagement pliés et attendant sur le lit.


« Heureusement pour toi, j’avais senti venir le coup. Je te conseille vivement de mettre ça si tu tiens à ton costume. Tu auras peut-être de la chance avec le fil, mais pour les Fauves, je ne garantis rien … »


Un sourire carnassier ourlait ses lèvres. Puisque notre ancien Serdaigle voulait assouvir sa curiosité, il allait en avoir pour son argent. Métaphoriquement parlant, bien sûr. Il n’était pas question de la payer pour cette petite initiation. Elle était certaine qu’elle en retirerait d’autres bénéfices. Comme le plaisir de lui faire payer pour ses petits jeux avec Charmelle, entre autres choses.

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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mer 30 Oct 2013 - 23:19





11 Octobre 2021



"Laissons danser les marionnettes"








Éclatant de rire sous le spectacle sans cesse renouvelé des deux jeunes femmes, je laissais Charmelle fuir sans remord aucun tout en lui appuyant un dernier regard éloquent. Avant de lâcher une petite remarque amusée à Black Swan dont la colère sourde décuplait la beauté en cet instant et de la ramener contre moi afin de lui voler un baiser. D'essayer du moins, puisque sa main remplaça bien trop rapidement ses lèvres à mon goût. Je mimais une petite moue faussement blessée sans la lâcher pour autant malgré tout.

Ses gamineries et jalousies avec l'autre petite sotte étaient un véritable jeu dont je ne me lasserais jamais...

« Tu as pris une tenue de rechange, comme je te l’ai demandé ? »

Laissant la Sorcière quitter la chaleur de mes bras, j'arquais un sourcil sous la question.

"La joie de venir te voir à complètement annihilé le reste de mes pensées..."

Lui susurrais-je, un petit sourire badin et une mine faussement désolée qui ne tromperait même pas un sang-de-bourbe. Alors ma Swanny... J'adorais la moue à la fois sérieuse et amusée qui lui étira les lippes comme à chacune de mes pseudo mises en scènes.

« Irrécupérable.

"La perfection n'a donc pas ce genre de défauts voyons..."

Commentais-je, amusé, l'accompagnant d'un clin d'oeil avant de me laisser mener vers sa roulotte.

La lourde odeur des tentures, des parfums et des milles et un bibelots qui donnaient vie à la chambre me happèrent à peine Esmé en ouvrait la barrière de tissu. Un autre monde que la belle avait su recréer à force de temps, patience et personnalité. Rien que de me retrouver ici me donnait envie de délaisser le monde extérieur pour pousser la Dresseuse dans les coussins épais et commencer une toute autre joute, un tout autre entrainement. Ses cris me manquaient déja...

Mon regard fut suffisamment éloquent mais évidemment la belle préféra me présenter un haussement de sourcil volontairement mauvais avant de me désigner un tas de vêtements d'un air péremptoire.

« Heureusement pour toi, j’avais senti venir le coup. Je te conseille vivement de mettre ça si tu tiens à ton costume. Tu auras peut-être de la chance avec le fil, mais pour les Fauves, je ne garantis rien … »

"Tss... Je serais exceptionnel partout, Swanny, tellement que vous viendrez me supplier à genoux de rejoindre votre troupe si intimiste..."

Un instant j'hésitais à presque à garder mon costume. Mais non seulement j'étais malgré tout à un costard près, mais je connaissais aussi assez Esmé pour savoir que son entrainement ne serait ni facile ni tendre. Et si m'y plier correctement ne me gênait pas, je préférais y être aussi à l'aise que possible.

Et sans plus de cérémonie, j'entrepris de me changer. Enfin ... Je ne me contentais bien sûr pas de retirer mes vêtements pour passer les frusques que m'avait réservé la sorcière, j'en profitais pour le faire en sachant que la jeune femme me regardait. Pas trop empressé, ni trop lent et provocateur non plus. Juste ce qu'il fallait pour m'amuser de son regard dans mon dos, de son souffle qui se fit quelque peu plus court. L'entendre murmurer quelques paroles qui se voulaient convaincantes alors que j'avais enlevé ma chemise, défais ma ceinture et m’apprêtais à me débarrasser de mon pantalon non sans m'y employer de façon clairement exagérée.

Je retins un ricanement satisfait lorsque les mains de la jeune femme vinrent y rejoindre les miennes, se glissant dans le tissu à peine baissé et caressant doucement mon bas-ventre avant de s’immiscer encore un peu plus bas.

"Ca, je n'ai pas besoin d'en changer, Swanny.."

Ricanais-je doucement alors que ma propre voix s'était faite plus rauque sous son contact.

L'instant d'après, j'attrapais enfin ses lèvres avec passion, passant ma main derrière sa nuque pour en accentuer le baiser. Ses propres mains avaient glissé sur l'arrière de mon boxer tandis que je me pressais contre elle..

Avant qu'elle en coupe court, un petit sourire sifflant et le regard sauvage.

"Pas ce genre d'entrainement Corvus. Ca, il va falloir le gagner en me satisfaisant autrement... Mais je suis certaine que tu vas effectivement être exceptionnel et que je vais adorer ça.."
Susurra la Selwyn avec autant d'érotisme que la promesse de bien des maux.

"Ainsi soit-il... Tortionnaire que tu es."

Réplique un peu plus sèche que je ne le pensais vraiment, mais me trouver ainsi...lancé, pour être coupé dans mon élan me laissait une faim fort peu agréable, et même quelque peu gênante. Ce qui ne manqua pas de faire glousser la brune. Je plissais les yeux d'un air faussement blessé, avant de finir de me déshabiller vraiment -nouveau rire de l'oiselle évidemment- pour enfiler enfin la tenue adéquate. Cela faisait sacrément longtemps que je n'avais plus porté quelque chose d'aussi..simple? Commun? Si on oubliait les motifs ondulants et usés du tissu bien sûr. Le résultat devait être assez sympathique ma foi, et je m'amusais un instant à m'observer dans le miroir d'Esmé, un franc sourire sur le visage.

Avant qu' elle ne soupire et qu'on ne quitte les lieux.

"Et donc? Je commence à t’époustoufler avec quoi, ma Belle? T'ai-je déja dis que j'avais fait parti de l'équipe de Quidditch des Serdaigle à l'époque? Et j'y rejoues de temps à autre...La hauteur ne me fait donc absolument pas peur. Mais je suis particulièrement curieux de savoir comment tu comptes t'y prendre pour réussir à m'apprendre une parcelle de ton art..."

Il fallait avouer que le renflement de mon pantalon n'était absolument pas la seule excitation qui me prenait en cet instant et que j'avais réellement hâte de pouvoir m'essayer à ces nouvelles expériences.






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Esmé Selwyn
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Ce message a été posté Mar 12 Nov 2013 - 17:28

"Tss... Je serais exceptionnel partout, Swanny, tellement que vous viendrez me supplier à genoux de rejoindre votre troupe si intimiste..."


Esmé ne chercha absolument pas à réprimer le rire que cette remarque lui insuffla. Au fond, la présomption de son ami était amusante. Non pas qu’il se soit déjà permis de sous-estimer ses talents ou de remettre en question l’entrainement quotidien auquel elle s’astreignait – pas de manière sérieuse en tout cas -. Et s’il avait déjà eu l’occasion de découvrir quelques envers du décor, même au bout de toutes ces années, Corvus n’avait pas conscience de l’ampleur concrète que représentait son métier. Voilà pourquoi il était ici.

Elle le vit rechigner à quitter ses beaux vêtements pour enfiler les frusques qu’elle lui avait réservées. Du reste, il finit par plier à son exigence, preuve qu’il la connaissait suffisamment pour savoir que la jeune femme ne plaisantait qu’à moitié avec sa dernière phrase.

Cependant, le Hunter étant fidèle à sa réputation, il ne put s’empêcher de mettre un peu de piquant dans sa mise en scène. Chose que la Dresseuse ne remarqua tout d’abord pas, occupée à vérifier que son fouet était bien en place dans son dos. Mais quand son regard tomba sur les courbes dessinées de ses muscles, une douce chaleur bien connue l’envahit.


« Tu te gonfleras moins importorse … Hum, d’importance ... Tout à l’heure … »


Les mots sortirent avec beaucoup moins de morgue que prévu, sans compter qu’elle avait buté sur la fin. Cet imbécile savait très bien ce qu’il faisait et l’effet qu’il produisait sur la bête qui sommeillait toujours en elle. Naturellement, il en jouait. Sauf qu’Esmé était assez au fait des règles de ce genre de partie pour savoir quelles cartes mettre en jeu et ne pas perdre toute la stratégie de son bluff.

Elle se glissa dans son dos, ses doigts habiles se mêlant à ceux du Magistrat, puis les abandonnant pour descendre lentement. Le souffle et le bout des lèvres de la Belle effleuraient sa nuque avec volupté jusqu’à ce que, n’y tenant plus, il fasse volteface et engage un baiser fiévreux auquel elle répondit aussitôt.

Elle se laissa s’égarer ainsi quelques précieux instants, flirtant avec les méandres de leurs désirs mêlés, alliant l’utile à l’agréable. Pour mieux se défaire de lui la seconde suivante. Son index suivit la ligne de sa mâchoire alors que ses lèvres rougies s’ourlaient de son plus beau sourire pernicieux.


« Pas ce genre d'entrainement Corvus. Ça, il va falloir le gagner en me satisfaisant autrement. Mais je suis certaine que tu vas effectivement être exceptionnel et que je vais adorer ça ... »


Titiller le Cygne Noir promettait toujours des revers et avait tendance à faire appel au côté cruel qu’elle dissimulait d’ordinaire. Devant le commun des mortels, tout du moins. Concernant Corvus, elle se permettait moins de discrétion au vu de sa capacité à lire entre les lignes. Entre ses lignes.

L’agacement de ce dernier de ne pouvoir terminer ce qu’ils avaient débuté fit naître en elle une certaine satisfaction, bientôt teintée d’une pointe d’agacement quand il se mit à s’admirer sous toutes les coutures. Elle-même était une grande amatrice de jeux de rôle, mais pour l’heure, quelque chose de bien plus sérieux les attendait.


« Là où je t’emmène, le paon que tu es n’aura aucun bon public. » railla-t-elle doucement. « Enfin, à part moi, bien sûr. Allons-y. »


Tandis qu’ils quittaient la roulotte et traversaient le Chimeria en direction de la forêt, il tenta de s’informer sur ce qu’elle lui réservait. Ne détenant pas l’apanage de l’art et la manière de faire tourner les gens en bourrique, il dut se contenter de sa petite moue mystérieuse, quand bien même il insista fortement.

Heureusement pour lui, le supplice ne s’éternisa pas. Ils dépassèrent les premiers arbres jusqu’à s’enfoncer dans le bois, à l’abri des regards indiscrets. A plusieurs pas de distance des deux jeunes gens, un fil était tendu entre deux arbres d’environ six mètres de haut, visible seulement grâce aux quelques rares rayons de soleil perçant nuages et feuillages. Esmé l’observa un instant avant d’en revenir à son compagnon.


« La peur du vide n’a rien à voir avec l’art de marcher sur un fil. » consentit-elle enfin à répondre. « D’ailleurs, j’ai un vertige monstrueux sur un balai, si tu as bonne mémoire. Non, la véritable difficulté, trésor, c’est l’équilibre. Et l’endurance. »


Elle se détourna de l’installation gigantesque et se dirigea vers la gauche, là où deux troncs coupés à presque à ras du sol tendaient la même corde qu’elle avait admiré plus tôt. De près, on pouvait constater qu’elle était bien plus large qu’elle n’y paraissait, bien qu’à peine en comparaison de la largeur d’un pied commun. Ici, seul un mètre le séparait de la terre et sa longueur n’excédait pas quatre bonnes enjambées. Le parcours d’un débutant selon les Selwyn. Ce qui sembla laisser Corvus perplexe sans qu’il ne puisse s’empêcher de lui faire remarquer le peu de confiance qu’il plaçait en ses capacités.


« Au lieu de te moquer, essaie. » l’interrompit-elle d’un ton trop mielleux pour être honnête.


Elle l’accompagna jusqu’à l’une des extrémités, lui intimant de retirer ses chaussures avant de se lancer. Un pas pieds nus. Deux. Trois. Quatre. Les bras de l’émissaire battirent l’air et il retrouva la terre ferme. Non seulement ce n’était pas aussi facile qu’il n’y paraissait, mais en plus, c’était généralement assez douloureux, la corde s’enfonçant dans la chair sans remords.

Bras croisés sous sa poitrine, elle lui adressa une œillade indéchiffrable. Seul son port altier trahissait son contentement d’avoir prouvé la véracité de la première partie de son raisonnement.


« Alors ? Vois-tu toujours un quelconque rapport avec la tenue sur un balai ? »

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Ce message a été posté Ven 20 Déc 2013 - 0:18





11 Octobre 2021



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Une simple partie remise à plus tard. Un léger délai pour mieux étaler ses cartes et dont le jeu en lui-même ferait perdre la tête petit à petit à mon impétueuse Selwyn. Et malgré ma mine légèrement boudeuse malgré tout, mon sourire se fendit doucement pour laisser transparaitre le fond de mes pensées, nettement provocateur, lui promettant milles sévices qui ne seraient que plaisirs. Peut-être.

Accompagnant le Cygne Noir hors de la tente, je prenais soin d'agrémenter la courte conversation de quelques sous-entendus éloquents et d'effleurements dont un seul but se dessinait..La garder dans une chaleur à la limite de l'embrasement.
En plus d'essayer bien évidemment de combler la curiosité quand à ce quelle pouvait bien me réserver pour la suite. Ce deuxième objectif était bien moins réussit que le premier, mais rien qui ne pouvait réellement entamer ma bonne humeur actuelle. Être en compagnie de Swanny était déja une gageure de temps rudement agréable, le reste ne pouvait être que du bonus. Assurément.

Avant d'arriver sur les lieux et d'arquer un sourcil mi-amusé mi-intrigué. Je devais avouer qu'il m'avait fallu quelques instants de plus pour réussir à apercevoir ce que ma belle observait ainsi d'un air aussi satisfait. Un fil tendu. A quelque mètres au-dessus du sol de la forêt. Bien moins haut que la plupart des acrobaties dont étaient friands le Chiméria et ce n'était pas "grand chose" vu d'ici, mais cela faisait quand même quoi? Trois fois la hauteur d'un homme? Je m'approchais, bien plus intrigué qu'intimidé, une bouffée d'adrénaline me parcourant d'un frisson agréable.

« La peur du vide n’a rien à voir avec l’art de marcher sur un fil. »

"Hum...."

Rétorquais-je vaguement en l'écoutant.

La peur restait la peur, un sentiment que je ne ressentais que vaguement de toute manière. Inutile, ennuyeux, inadéquat. Et clairement pas le sentiment qui me dominait en cet instant. Quand aux deux qualités qu'elle énumérait... Un ricanement arrogant teinté d'amusement m'échappa alors que je reposais mon regard sur elle, me rapprochant de quelques pas pour la frôler.

Juste avant qu'elle ne se détourne pour m'esquiver et me mener vers une une installation similaire mais bien...minimaliste. Pathétique même à côté de l'autre. Le soupire blasé qui m'échappa trahissait mes pensées.

"Dois-je vraiment commencer à me sentir vexé? Le sous-entendu sur l'endurance, puis ça... Et moi qui croyais sottement t'avoir déja prouvé toutes mes excellentes aptitudes... Suis-je donc si incompétent pour avoir droit au niveau tas-les-champi? Ai-je été si mauvais notre dernière nuit pour que tu te venges ainsi? Je suis blessé dans mon orgueil de mâle virile, très chère!"


Ironisais-je faussement avant de rire doucement alors qu'elle levait les yeux au ciel et me repoussait après un bref baiser bien trop chaste à mon goût.

« Au lieu de te moquer, essaie. »

Me répondit-elle d'un ton qui agrandit encore davantage mon sourire.

L'instant d'après je me retrouvais à grimper sur le bout de ficelle tendu, chaussures déposées non loin, menton fièrement relevé et le regard aussi droit que sur. Un jeu d'enfant, non? Et puis j'avais déja vu Swanny grimper tellement de fois sur ces fils que c'était un peu comme si je l'avais déja expérimenté moi-même, non? Même s'il était vrai que ses prouesses physiques m'étaient généralement comptées de manière un peu plus intime...

Le premier pas fut aisé. Évidemment. Peut-être un peu trop rapide?

Le deuxième, le troisième. Un quatrième. Je souriais toujours finement, lançait un commentaire amusé à Swanny.

Lorsque j'accélérais subitement pour tâcher de garder un équilibre que j'avais déja largement perdu. Battre des bras était absolument crétin, mais réflexe oblige...

Soudainement, j'appréciais la hauteur plus que relative du câble.

Et éclatais de rire.

Ce truc me plaisait.

« Alors ? Vois-tu toujours un quelconque rapport avec la tenue sur un balai ? »

"Hum...Laisses-moi réfléchir... Vous n'avez jamais pensé à faire un show liant les deux? Je suis certain que cela aurait un franc succès..."

Un grand sourire moqueur ourla mes lèvres alors que l'on savait tout deux que ce n'était qu'une parfaite mauvaise fois de ma part.

"Et donc? Une technique secrète pour m'apprendre à tenir miraculeusement la-dessus? Ou suis-je foutu d'avance, cantonné à mon rôle de simple admirateur cloué au sol?"

Rajoutais-je d'une petite moue faussement modeste qui ne tromperait pas même un gnome.

La Dresseuse était loin d'être dupe mais ce genre de petit jeu se jouait entre nous depuis bien longtemps, n'ayant jamais vraiment ni de gagnant ni de perdant. Et c'est avec un tact tout à elle qu'elle me répondit, m'informant tout en rentrant dans mon jeu, à la fois cassante et caressante.
Avant de mettre ses paroles à exécution. Les professionnelles malheureusement.

Soupirant faussement, j'écoutais et observais néanmoins avec attention, appréciant le défi que l'activité représentait, bien décidé à le surmonter. Peu après, je remontais sur la corde, Swanny faisant de même en face pour me rejoindre en quelques pas et me tendre la main tandis que je tâchais moi-même de garder déja mon équilibre en restant immobile.

"Je vais vraiment finir par devenir parfait à force. Encore une corde extraordinaire à mon arc avec cette nouvelle compétence... Tu supportera?"

Ironisais-je tout en essayant de rester concentré et de mettre à profit les conseils de la Dresseuses.

Au final, les minutes s'écoulèrent, indécises et fluctuantes, impossible à quantifier tant nous étions occupés. Tout ce que je savais c'était qu'à force de claquements de langue, de frôlements plus ou moins agréables et de la patience de la Sorcière - par opposition à la mienne plutôt inexistante-, je parvenais finalement à quelque chose d'appréciable.

"Taddaaaam ! Corvus le Mirifique est fin prêt pour époustoufler les plus indécis des spectateurs !"

Un pas de plus, je parvins même à mimer un mouvement de chapeau sans trop vaciller.

Avant de finir par sauter en bas de la corde, appréciant de retrouver le sol ferme et agréable de la forêt. Je lançais un sourire satisfait à ma comparse, prenant un ton moins théâtral pour continuer.

"Enfin..une autre fois surement. Puisque je propose une pause! Une vraie cette fois-ci."

Puisque bien sûr, je n'avais réellement pu me concentrer aussi longtemps sans éparpiller un peu mon esprit et actes ailleurs en chemin. Difficile de faire autre chose que palabrer en crapahutant sur une corde qui essayait de s'enfoncer dans votre chair sous votre propre poids. Mais cela avait été bref. Maintenant, cela suffisait pour le moment, j'avais besoin de m'occuper un peu autrement.

Me rapprochant d'elle et de son regard légèrement froncé, je suivais la courbe de son visage du doigt en souriant.

"Tu es une excellente artiste, ma Swanny, et tes conseils sont d'or. Même si parfois un peu trop autoritaires à mon goût.."

Commentais-je doucement en terminant d'un ton mi-amusé mi-sérieux. Son professionnalisme et habitudes avait à plusieurs moments prit le pas, et si je concevais parfaitement que cela était nécessaire, personnellement, cela passait moins bien même si je savais tout de même faire quelques efforts pour elle...

J'haussais les épaules, grimaçant vaguement en percevant à quel point cet entrainement avait finalement été sportif.

"Une douche peut-être aussi...Et à boire. Un massage. Et nous pourrions peut-être essayer autre chose ensuite?"

Ce qui ne signifiait absolument pas que l'art de l'équilibre ne m’intéressait plus..enfin si, mais pour le moment uniquement. J'en avais assez vu, c'était plutôt pas mal, mais j'avais envie de passer à autre chose. Changer.



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Esmé Selwyn
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Ce message a été posté Lun 6 Jan 2014 - 1:42

Esmé leva les yeux au ciel tandis que ses bras retombaient le long de son corps. Malgré leurs quasi quatre années de liaison, dont plusieurs mois pratiquement côte à côte, il parvenait encore à la surprendre par ses réactions. Certainement était-ce dû au rôle de professionnelle qu’elle avait désormais endossé, mais elle retint de toute justesse une pique acide en réponse à son petit trait d’esprit.

La Dresseuse n’avait jamais été avare d’humour, les deux jeunes gens s’entendant d’ailleurs très bien sur ce plan là. Sauf que dès qu’il s’agissait du travail, elle se drapait dans une drastique implacabilité. Heureusement, il suffit que son regard croise celui de Corvus pour que tant ses traits que sa langue se détendent. Il lui rappela qu’aucune représentation n’était en jeu dans la partie qu’il venait juste d’entamer, que ce n’était non pas un collègue mais bel et bien son ami qui l’observait avec son éternel petit air moqueur.


"Et donc? Une technique secrète pour m'apprendre à tenir miraculeusement la-dessus? Ou suis-je foutu d'avance, cantonné à mon rôle de simple admirateur cloué au sol?"


Un sourire aussi suffisant que provocant creusa ses joues tandis qu’elle s’avançait vers lui.


« Allons, trésor, tu demeureras toujours un simple admirateur de mes talents. Néanmoins, à ta décharge, tu rattrapes très bien le coup dans d’autres domaines tout aussi intéressants. Que nous pourrons explorer sous peu. » roucoula-t-elle doucement, son index venant effleurer sa joue. « Enfin … Après tout ce que tu m’as apporté, je m’en voudrais de te laisser en si mauvaise posture.  Remonte sur le tronc. Je vais te montrer. »


Le ton s’était brusquement durcit, sa main quittant la peau du Magistrat. Souffler le chaud pour le glacer tout aussi habilement la seconde d’après … On ne se refaisait pas. Elle avait promis de lui enseigner les rudiments, rien ne l’en empêcherait. Quand bien même il était tentant de se laisser aller à leurs facéties habituelles, sa conscience de Chimérienne avait déjà bien trop pris le dessus.

Elle le contourna et grimpa sur le second morceau d’arbre. Elle attendit patiemment qu’il s’exécute en face et esquissa son premier pas agile sur la corde.


« Imagine que le fil t’envoie une vibration et qu’elle part de la plante de ton pied. » reprit-elle posément. « Toujours le talon en premier. Ensuite, tu rééquilibres avec la pointe des orteils. Comme ceci. »


Nouvel appui, beaucoup plus lent cette fois-ci, afin qu’il puisse reproduire le geste.


« La vibration remonte maintenant. Tu dois la sentir dans chacun de tes muscles, parce qu’ils sont tous mis à contribution. C’est la condition sine qua non pour rester debout, tu comprends ? Tes jambes te portent, ton buste donne la contenance, tes bras conservent ta position. Quant à ta tête, c’est la zone de l’abandon. L’aspect un peu plus philosophique de l’art. Pendant que ta peau apprécie la masse ou évalue la température, tes oreilles se plongent dans le silence, tes yeux dans le noir … Non ! Pas comme ça ! Attend. »


En voulant aller plus vite que la musique, il avait tenté de se calquer à ses mouvements et elle pouvait déjà percevoir l’aspect branlant de son départ. En quelques pas, elle fut juste devant lui et lui tendit les mains.


« Cela ne signifie pas pour autant qu’il ne faut pas rester totalement conscient de ce qui t’entoure, bien au contraire. » Elle entremêla leurs doigts gauches. « La prudence … » Puis la droite. « … Mène à la confiance. » Aucun sourire sur ses lèvres. Elle se contenta de le fixer ardemment. « Laisse-moi te guider pour commencer. »


Elle guetta un assentiment qui ne tarda pas à venir. Si Assapor avait bien eu une seule utilité dans son horreur, c’était celle d’avoir prouvé que l’un pouvait s’en remettre à l’autre en toutes circonstances.

Durant le temps qui s’écoula, toute notion abandonnée au profit de l’apprentissage, Corvus s’avéra un élève appliqué et bien plus sérieux que la Foraine n’aurait pu l’espérer. Derrière ses quelques boutades, il avait l’oreille attentive et le geste léger. Il bronchait à peine alors qu’elle le rudoyait quelque peu avec ses répliques cinglantes, ses ordres, voire parfois par un mouvement trahissant son mécontentement passager.

Si bien qu’au bout d’un moment, elle put même se détacher complètement de lui et l’observa déambuler dans sa direction sans qu’il finisse les quatre fers en l’air. Il osa même un large mouvement de bras  qui aurait pu lui être fatal pour appuyer son invective à un public imaginaire.

Elle allait même pour le reprendre quand il mit tout simplement fin à l’exercice. Elle sauta à sa suite, la moue contrariée. Travailleuse acharnée, elle ne pouvait envisager terminer sur ces simples progrès. Mais une fois de plus, Corvus eut l’art et la manière de la dérider. Art habituel mais manière plutôt rare. Non pas qu’il ne la complimenta jamais. Outre ses formes qu’il ne se gardait pas de louer, il n’était pas non plus en reste quand il s’agissait de venir la trouver dans sa roulotte après un spectacle afin de lui dire à quel point elle avait été fabuleuse – comme toujours.

Seulement, aujourd’hui, cela touchait à une facette d’elle bien différente, appréciant une capacité presque inexploitée à enseigner son savoir. Plus que l’admiration, ce fut la tendresse qu’elle crut déceler dans sa voix qui eut raison de son agacement naissant. En ces temps où la douceur se protégeait derrière des armes bien affutées, et même si elle pouvait toujours compter sur le soutien inébranlable de sa famille, son ami lui apportait un souffle qu’elle ne trouvait nulle part ailleurs.


« Les habitudes ont la vie rude. Mais ne t’inquiète pas, je saurai me rattraper. Je t’accorde même ta pause si chaleureusement réclamée, vil flatteur. »


Elle planta un baiser volontairement langoureux sur ses lèvres avant qu’ils ne reprennent le chemin de sa roulotte, empêchant le jeune homme de s’attarder en caresses.


« Vodka ? » interrogea-t-elle succinctement quand ils eurent retrouvé la chaleur de ses appartements. « Than nous en a dégoté quelques bouteilles de bonne qualité auprès d’un barman apparemment, lui, très mauvais en bluff. »


Alors que quelques mois auparavant, cette information aurait été accompagnée d’une expression amère, Esmé en paraissait plutôt amusée. Son frère continuait ses virées nocturnes, cependant il semblait avoir repris goût à la vie et apprenait à se construire seul, sans l’ombre omniprésente de son défunt jumeau. Le fait qu’il ne revienne saoul comme un cochon qu’une fois tous les quinze jours était une vraie victoire en soi.

Elle s’approcha d’une table parsemée de bouts de tissus et objets en tous genres et extirpa de sous le désordre caractéristique une bouteille à moitié pleine. Elle servit un verre qu’elle tendit à son compagnon, puis d’une pression légère des doigts, le fit assoir au bord du lit. Investissant les draps à son tour, elle s’agenouilla derrière lui et entreprit de le défaire de sa chemise, les boutons cédant un à un sous ses doigts habiles.


« Au fait, qu’en est-il à l’Hôtel de Ville ? Aucun rang moindre n’a tenté d’élever une quelconque créature pour la transformer en chaudron cette semaine ? Pas le moindre loup-garou à émasculer pour avoir souillé une gentille petite sorcière de bonne famille ? »


Elle le défit complètement de son haut, ses mains remontant le long de ses bras, passant sur le galbe de ses pectoraux, avant de remonter tranquillement sur ses épaules où elle entreprit de débuter le massage demandé quelques minutes plus tôt.

La Selwyn n’appréciait pas particulièrement le travail de son compagnon. Après tout, elle était en adoration devant ses Fauves. Néanmoins, depuis presque un an qu’il leur était d’une aide précieuse et quand bien même c’était surtout Salomon qui avait l’œil sur la paperasse, elle s’intéressait beaucoup plus à cet aspect-là de son existence. Contrairement à ce que beaucoup croyait, ils partageaient davantage que quelques nuits d’extase. Et puis, tout prétexte était bon quand il s’agissait de rires aux dépends de la bonne société ou des fraudeurs assez imbéciles pour se faire prendre.


« Note que j’apprécie particulièrement que tu viennes dépenser ton précieux temps en ma compagnie. » ajouta-t-elle d’un ton aussi caressant que ses gestes, au cas où il penserait qu’elle viendrait à s’imaginer qu’il ne remplissait pas son quota horaire. « Il serait même envisageable que tu m’aies manqué un petit peu. »


Sa voix s’était faite joueuse alors que ses doigts revenaient s’attarder sur son torse et que sa bouche effleurait le lobe de son oreille. Adepte de l’effort, elle aimait tout autant insuffler le réconfort quand celui-ci était mérité.

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Ways of dreams & shadows
On peut abandonner son intégrité pour presque rien mais c’est tout ce que nous possédons réellement, tout ce qui nous reste à la fin. Et dans ce petit espace, nous sommes libres. V pour Vendetta
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 13 Avr 2014 - 14:24





11 Octobre 2021



Laissons danser les marionnettes









"Volontiers, ma Swanny, même si ta seule présence m’enivre déjà à elle seule..."

Ricanais-je, mi moqueur mi séducteur en la suivant dans sa tanière. Je ne refusais jamais un bon verre, surtout en si charmante compagnie. Et puis je devais bien reprendre un peu d'énergie après un entrainement aussi éreintant, non? I
Laissant un commentaire vague sur ce cher Than qui n'avait bien sûr pas trouvé intéressant de me communiquer le nom de ce fameux Barman -surtout un qui se débarrassait d'alcool de bonne qualité- je récupérais le verre tendu par ma belle saltimbanque d'un sourire en coin avant de la laisser jouer de ses doigts habiles et si plaisants.

L'alcool ambré coula avec délice dans ma gorge tandis que le contact de la Selwyn, son souffle dans ma nuque m'arrachaient de subtiles frissons. Sentir sa chaleur dans mon dos était on ne peut plus agréable...Et délicieusement frustrant.

"Hum.."

Je fermais un court instant les paupières sous ses frôlements, avant de répondre nonchalamment à ses questions, un petit rire moqueur.

"..Me prendrais-tu pour un de ces sang-moindre se repaissant du moindre ragot suintant du première bureau venu? Ou l'un des ces cul-coincés qui font pourtant la queue pour poser leurs oreilles contre la moindre porte entre-ouverte?"

Mon mon méprisant était plus que surjoué, ma voix se faisant joueuse et faussement sérieuse. Il fallait dire que justement, j'en avais déja pris quelques uns l'oreille à la porte justement, et que je savais ce genre de détails émoustillaient ma compagne, cette dernière en faisant un véritable jeu en toile arachnéenne pour s'amuser elle-même à secouer certaines personnes. Une commère ? Non. Bien mieux, bien pire que cela. La jeune Selwyn s'était forgée une place de choix à Pré-au-lard par bien des aspects aussi originaux qu'elles. Aussi trompeurs aussi.

"Hum..Un peu plus bas.."

Ses mains, son odeur, son petit rire alors qu'elle obtempérait à sa façon ne firent qu'agrandirent le mien avant que je ne reprenne la parole, lui narrant un peu plus sérieusement quelques détails qui pourraient l’intéresser, avant de divaguer sans trop m'en rendre compte un peu trop sur certaines de mes propres affaires qui m’intéressaient particulièrement en ce moment. Quelques baiser plus appuyés dans ma nuques et un petit rire moqueur de la part de ma belle me ramenèrent plus qu'efficacement dans le droit chemin. Il était évident que si ma Swanny savait parfois m'écouter, mes élucubration professionnelles n'avaient guère longtemps grand intérêt pour elle.

Et il fallait avouer que j'avais bien mieux à l'esprit en cet instant, alors qu'elle avait accompagné sa petite remise en situation par un autre type de massage qui allait rapidement demander beaucoup de concentration...

Je gardais précieusement ses quelques paroles passées à l'esprit, appréciant ces demi-aveux que je partageais amplement.
Nous avions beau nous voir régulièrement avec le Chiméria, habiter dans la même ville-prison, parfois il s'écouler bien des jours voir des semaines avant de parvenir à passer réellement un peu de temps en présence, repartager quelques moments simples.

Comme celui-ci dont le massage n'était peut-être plus aussi délaissant et passif...

Je partageais les dernières gouttes d'alcool ambré dans un baiser vorace alors que mes propres mains entraient à leur tour en jeu.

Il ne restait plus qu'à espérer, que cette fois-ci, son imbécile de frère n'entrerait pas précipitamment dans la roulette de sa jeune soeur, soeur que je comptais bien culbuter après toutes ces charmantes mises en bouche...



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