J'suis resté qu'un enfant qu'aurait grandi trop vite



 



J'suis resté qu'un enfant qu'aurait grandi trop vite
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Dim 6 Oct 2013 - 19:50

Alice a le regard perdu au fond de son verre. La lumière du candélabre posé à côté d’elle se reflète à l’intérieur. Elle fait miroiter le liquide ambré qui tournoie au rythme donné par sa main droite. L’autre soutient sa tête. Elle lui semble si lourde. Ses paupières, aussi. Ça fait des semaines que ses yeux brûlent et piquent à force de manquer de sommeil. Mais elle les ignore. Elle ignore les courbatures dans ses jambes et dans son dos. Les points lumineux qui dansent devant ses yeux dès qu’elle se relève un peu trop vite. Elle ne veut pas y penser. Elle ne veut pas dormir. Chaque jour elle repousse les limites jusqu’à ce que son corps tombe littéralement de fatigue. Et là encore elle s’accroche de toutes ses forces à la maigre conscience qui lui reste. Elle continue de se débattre contre le Gouffre Noir qui voudrait l’engloutir toute entière une fois de plus. Une fois de trop.

Un frisson remonte le long de sa colonne vertébrale à cette idée et Alice s’empresse de le chasser en s’ébrouant sur son tabouret. Elle remue les épaules et secoue la tête de droite à gauche avant de venir pincer l’arrête de son nez entre le pouce et l’index. Lentement, elle se reconnecte à son environnement. Le brouhaha des conversations de comptoir. L’odeur de l’alcool. Les allées et venues du barman s’affairant pour satisfaire les clients. Elle est dans un bar. Au Trois Balais. Pendant un instant elle se demande comment elle a atterri là. Elle se revoit cloîtrée dans l’appartement qu’elle occupe avec Lyanna. Ça fait des semaines qu’elle n’ose pas en sortir. Alors qu’est-ce qui lui a donné le courage ? Puis elle se souvient.

Elle ne se reconnait plus. Depuis qu’elle est sortie de l’hôpital elle vit comme un animal blessé. Traqué. Terrifié par le son de ses propres pas. Elle n’a même pas été foutue de reprendre le travail. Quand Rookwood est venue la voir, elle a vu la pitié au fond de son regard froid couleur d’acier. Et elle a eu tellement honte. Mais elle l’a laissé repartir sans être capable de franchir le pas de la porte pour le retenir. Ce n’est pas elle. C’est pour ça qu’elle est là. Elle est venue pour boire, rire, danser avec des inconnus, embrasser un homme, sentir la chaleur de son désir tandis que ses mains se glissent sous ses vêtements. Elle est venue pour se sentir vivre à nouveau. Pourtant elle assise seule. Elle a cru qu’elle y parviendrait, au début, puis une bile acide est remontée de son estomac quand quelqu’un a essayé de la toucher. Elle ne l’a pas supporté.

Depuis combien de temps est-elle assise ici ? Au stade d’alcoolémie qu’elle détecte chez ceux qui l’entourent, il est tard. Dehors la nuit est déjà bien avancée. Elle ne veut pas rentrer et affronter les heures d’insomnie qui viendront mais elle se sent étouffer peu à peu. Sa gorge est sèche. En se reconnectant au temps présent elle a laissé le monde extérieur l’agresser à nouveau. Les rires sont trop bruyants. La chaleur l’oppresse. Soudain, tout son corps se crispe quand quelqu’un la bouscule en voulant passer dans son dos. Sa respiration s’accélère. Il faut qu’elle sorte de là. Avant d’avoir compris ce qui lui arrive, la fraîcheur du mois de septembre lui gifle les joues et elle se retrouve dans les rues de Pré-au-Lard. Où aller ? Elle a l’impression d’être sur le point de se mettre à pleurer.

« Mad… Mad… »

C’est son nom qu’elle murmure entre deux sanglots contenus. Le sien. Amadeus. Des semaines qu’elle l’évite, comme tous les autres, et pourtant c’est à lui et à lui seul qu’elle pense. Sa bouée. Son repaire. Son meilleur ami. Sa meilleure moitié. Moitié courant et trébuchant, ses pas la guident jusque devant sa porte où elle parvient enfin à reprendre le contrôle de sa respiration et à apaiser ses angoisses. Il est deux heures passées du matin. En voyant les volets tirés et aucun signe de vie de l’autre côté elle hésite un instant. Qu’est-ce qu’elle va lui dire ? Tant pis. Elle improvisera. Prenant une grande inspiration, elle se met à frapper à la porte jusqu’à ce qu’elle entende des bruits de pas se rapprocher de l’autre côté.

« Hé, salut, bredouille-t-elle d’un air penaud en tentant d’accrocher un sourire à ses lèvres quand le battant de la porte dévoile la silhouette endormie de l’ancien duelliste. Je suis désolée, je sais qu’il est tard mais… mais je… Enfin, j’arrivais pas à dormir et… Je peux rentrer ? »

Sa dernière phrase résonne comme une supplique plus qu’une simple demande.


Dernière édition par Alice Torvald le Sam 16 Nov 2013 - 15:54, édité 1 fois
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Jeu 10 Oct 2013 - 14:34


Austère, c’était le mot qui qualifiait le mieux le petit pied-à-terre de l’ancien Gryffondor. Une maisonnette en pierre dont la façade extérieure était fissurée à plusieurs endroits. Le toit également semblait en piteux état, il manquait quelques ardoises et celles qui restaient, étaient recouvertes d’une mousse végétale verdâtre. Le bois vieilli de la porte et des chambranles de fenêtres était tout aussi usé. L’allure délabrée de cette maison n’avait pourtant rien à voir avec son intérieur. Une fois le pas de la porte passé, la pièce principale était plutôt chaleureuse. L’exigence d’Amadeus en matière de confort était dérisoire, il aimait la simplicité et cela se retrouvait dans l’aménagement de son logement. Un sofa confortable se tenait face à une large cheminée sculptée dans le mur. Dans un coin du salon était installée une petite étagère sur laquelle étaient disposés une poignée de livres et quelques trophées, souvenirs de son ancienne carrière de duelliste. Enfin, un vieux coffre venait parfaire le peu de décoration, il renfermait des jouets. C’étaient ceux de Kieran, le neveu d’Amadeus, qui même chez son oncle avait de quoi s’occuper. Une minuscule cuisine venait compléter l’ensemble. Une table, deux chaises, des placards, de quoi faire chauffer sa nourriture... Derrière, un couloir donnait sur deux portes, l’une pour la chambre, l’autre pour la salle de bain. Les pièces étaient étroites, juste de quoi mettre un lit et une armoire dans la chambre. Le strict minimum qui convenait parfaitement au brigadier, sa maison ne lui servait qu’à dormir la plupart du temps. Il aurait très bien pu vivre dans la maison qu’occupaient ses parents et son neveu à Pré-au-Lard, elle était bien plus grande et agréable… Cela n’aurait pas été un problème si la relation avec son père n’avait pas été aussi tendue. L’histoire de ce mariage arrangé étant toujours la cause de disputes à répétition.

Amadeus était rentré chez lui en début de soirée. Il avait passé l’après-midi avec Kieran, il lui avait acheté quelques sucreries avant d’aller se balader dans les rues de Pré-au-Lard. Il lui avait  raconté – pour la dixième fois… Si ce n’était plus – quelques-uns de ses combats les plus célèbres. Des friandises inutiles, des histoires grotesques… Voilà ce que Sir McKay en aurait pensé s’il les avait croisés. Mais Amadeus n’en avait que faire ! Il ne voulait pas que Kieran subissent cette éducation étouffante. Il lui inculquait sa vision des choses, lui permettait beaucoup plus de liberté. Et ce n’était pas pour cela que le petit garçon devenait incontrôlable. D’ailleurs, cela le faisait sourire lorsque le gamin lui avouait que c’était souvent bien mieux chez lui que chez son grand-père. Les enfants avaient le don de dire les choses avec tellement de naturel et d’honnêteté… Lorsqu’Amadeus passait du temps avec Kieran, il était rare que ses problèmes viennent le tracasser. Il ne pensait à rien. Et ces derniers temps… Il en avait bien besoin.

Ce soir-là, il avait dîné rapidement, pris une longue douche chaude avant de s’installer sur son canapé avec un bon livre. Il avait lu longtemps avant d’aller se coucher. Sa journée avait été épuisante, il s’était endormi vite.

Puis il se réveilla en sursaut. Un bruit… C’était comme si quelqu’un frappait à sa porte. Il ignorait l’heure qu’il pouvait être. Qui pouvait bien venir l’ennuyer au beau milieu de la nuit ? Il referma les yeux un instant mais les cognements persistèrent. Il grommela avant de se lever, tâtonnant dans l’obscurité pour trouver son chemin jusqu’au salon. Là, les lumières s’allumèrent dans la pièce, maltraitant par la même occasion les pupilles toujours endormies du brigadier. Il s’avança jusqu’à l’entrée et jeta un coup d’œil derrière le rideau de la porte. Il la reconnut immédiatement. « Alice ? » murmura-t-il. Sans hésiter, il tourna la poignée et ouvrit à son amie. Dans la confusion, il n’avait pas pris le temps d’enfiler un t-shirt. Il ne portait qu’un pantalon noir, très ample. Mais à vrai, cela ne le préoccupait aucunement, c’était plutôt la visite d’Alice qui l’inquiétait. – et puis ce n’était pas comme si elle ne l’avait jamais vu ainsi... – Amadeus et la jeune femme ne s’était presque pas parlé depuis son réveil un mois plus tôt. Pourtant, plusieurs fois, il était passé à l’appartement qu’elle occupait avec Lyanna, juste pour prendre de ses nouvelles et discuter un peu. Malheureusement… De nombreuses fois, il n’y avait trouvé personne… Et quand, la porte avait fini par s’ouvrir, soit Alice n’était pas là, ou trop occupée à le recevoir. Amadeus avait trouvé cela étrange. D’ailleurs, il s’était mis en tête que son ancienne camarade de Poudlard l’évitait. Elle ne semblait plus la même depuis qu’elle avait quitté la clinique. C’était normal après tout… Vu ce qu’elle avait vécu. Mais il savait que ce n’était pas en restant cloîtrée chez elle que ça irait mieux…

La présence d’Alice aurait pu le réjouir. Cependant, elle semblait affolée et totalement perdue. Et même si ses mots se voulurent rassurants, Amadeus n’était pas dupe. Tant de silence pour finalement venir le déranger en pleine nuit. Quelque chose clochait. « Chut… » Il déposa son index sur ses lèvres avant de reprendre « Viens. » Il la fit entrer et ferma la porte derrière lui. « Alice… Tu crois que je vais avaler cette histoire d’insomnie ? » L’état léthargique de l’ancien duelliste n’arrangeait pas les choses, la patience dont il aurait fait preuve en plein jour semblait comprise à cet instant. « Dis-moi ce qui ne va pas… Pourquoi m’esquives-tu depuis que tu es sortie de la clinique ? Ne tente pas de me faire croire le contraire… » Il n’avait pas l’intention de tourner autour de la question durant des heures. Il voulait connaître la vérité… Et surtout aider Alice…
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Lun 14 Oct 2013 - 17:08

Le doigt qui se pose sur ses lèvres lui fait ravaler les excuses qu’elle s’apprêtait encore à déverser pour justifier sa présence. Et tenter de lui donner du sens. Elle en est reconnaissante. S’il l’avait laissé continuer, Merlin seul sait quelles absurdités elle aurait été capable d’inventer. Elle ne veut pas avoir à lui mentir. Pas à lui. Alors elle se pince les lèvres. Elle hoche la tête quand il l’invite à le suivre et pénètre derrière lui dans la bâtisse. Il y fait bon. Une odeur familière flotte dans l’air. C’est un mélange de feu de bois et de parfum musclé qui la rassure et finit de détendre le nœud dans ses épaules. Elle se sent bien ici. Le confort y est au moins aussi rudimentaire que l’appartement miteux dans lequel elle vit mais ça n’a pas d’importance. Cela fait des semaines, il lui semble, qu’elle n’a pas ressenti cela. Un inexplicable sentiment de sécurité s’insinuant instinctivement au travers de ses doigts.

Elle se retourne vers lui quand il reprend la parole mais ses mots sonnent comme une accusation qui la force à détourner le regard. Elle aurait dû s’en douter. Elle ne s’était pas vraiment attendue à ce qu’il lui ouvre sa porte à cette heure de la nuit et ne pose aucune question. Pas après qu’elle l’ait évité si longtemps alors qu’il s’était fait un sang d’encre pour elle. Elle sait cela. Elle voudrait pouvoir lui dire à quel point elle est désolée. À quel point cela n’a rien à voir avec lui. Tout est de sa faute. De sa faute à elle, bien sûr. Mais les mots restent bloqués au fond de sa gorge. Elle danse d’un pied sur l’autre. Elle trépigne sur place en cherchant comment mettre des mots sur ce qu’elle ressent mais son visage reste résolument froissé dans une expression d’incrédulité. Jusqu’à ce qu’il fasse un pas dans sa direction et qu’elle l’arrête aussi sec en levant brusquement son bras entre eux.

« Je crois que je vais avoir besoin d’un verre avant qu’on rentre dans le vif du sujet. Quelque-chose de fort. S’il te plaît. »

L’incompréhension et l’agacement qu’elle lit dans ses yeux à cet instant ravivent le sentiment de honte qu’elle avait momentanément réussi à éloigner de ses pensées. Ils lui tordent l’estomac. Pendant une seconde elle espère même qu’il ne va pas tenir compte de sa demande et qu’il va plutôt venir la secouer comme un poirier. Lui hurler dessus, aussi, pourquoi pas. Elle ne lui en aurait pas voulu. Mais Amadeus n’est pas comme elle. C’est un homme bon et droit. Malgré ce qu’il peut ressentir, l’ancien duelliste se plie à son caprice. Un de plus. Tandis qu’elle l’entend s’affairer et ouvrir des placards dans la cuisine, elle s’assoit alors dans le sofa du salon.

Ses coudes se posent sur ses genoux et elle prend sa tête entre ses mains. Elle reste ainsi jusqu’à son retour, se contentant de rester concentrer sur le va et viens de sa respiration pour ne pas penser à autre-chose. Quand elle redresse le menton, il lui tend un verre dont elle se saisit en marmonnant un rapide merci. Du pur-feu. Pas n’importe lequel, elle le devine à l’odeur. Au lieu de le déguster, elle en avale presque la moitié d’un seul coup pourtant. La grimace du passage de l’alcool reste coller à son visage quelques secondes.

« Aoutch, ça arrache. Tu te fou pas de la gueule du monde toi au moins. C’est exactement ce qu’y me fallait. »

Elle rigole en disant cela. Dans une vaine tentative de détendre un peu l’atmosphère. Mais à son regard elle comprend tout de suite qu’Amadeus ne lâchera pas l’affaire si facilement. C’est une de ses spécialités. Il a toujours su comment s’y prendre avec elle. Il sait qui elle est. Il connait ses forces et ses faiblesses. Depuis le temps qu’ils se connaissent ça n’a rien d’étonnant. Pourtant Alice est toujours aussi stupéfaite de constater qu’il est toujours à ses côtés après toutes ces années. Qu’il n’a pas encore pris la fuite. Qu’il ne l’a pas encore largué sur le bord de la route pour mener une vie tranquille loin de son incroyable propension à semer le chao autour d’elle. Il est celui qui n’est jamais parti. Rien que pour cela elle sait qu’elle ne peut pas continuer à le tenir à l’écart. Il ne mérité pas ça.

« Je mentais pas. Pour l’insomnie. J’arrive plus à dormir. À chaque fois… À chaque fois que je ferme les yeux, reprit-elle en prenant son élan, comme si cela rendait les choses plus faciles à dire, j’ai l’impression que je vais jamais réussir à me réveiller. J’entends encore la déflagration de cette arme bizarre que l’américaine a pointé sur moi. C’est comme si ça se reproduisait encore et encore et encore. C’est bloqué, là, à l’intérieur, dit-elle en tapant sa poitrine du bout des doigts. J’ai l’impression de devenir complètement dingue ! Je… Je me reconnais plus ! Je… »

Elle n’a jamais pensé dire tout cela. Mais une fois lancée elle n’est pas parvenue à taire l’angoisse qui la hante et ne lui laisse plus une seconde de répit depuis qu’elle s’est réveillée. Des larmes étaient grimpées dans ses yeux, et pour une fois elle n’esquisse pas un geste pour les cacher quand elles coulent enfin le long de ses joues.

« Je veux juste que tout ça disparaisse ! »
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Mar 22 Oct 2013 - 21:52


Peu importe l’heure, qu’il fasse jour ou nuit, qu’elle soit heureuse, triste ou en rogne contre lui… Jamais Amadeus ne laisserait Alice sur le pas de sa porte. Il était toujours content de la voir, même lorsqu’il était réveillé en pleine nuit. Malheureusement, la visite nocturne de sa meilleure amie ne présageait rien de bon. Elle semblait dans un piteux état… Pas à cause de l’alcool… Non… Elle avait l’air dépassée, totalement perdue. Cela n’avait pas échappé aux yeux d’Amadeus. D’ailleurs les dires de sa convive vinrent confirmer ce mauvais pressentiment. La demande de la jeune femme le fit arquer un sourcil, sa bouche dessina une légère moue. Ce n’était aucunement raisonnable… Mais « être raisonnable » avait été balayé depuis bien longtemps du langage d’Alice. Il la connaissait bien trop pour lui refuser cette requête. Il s’exécuta gentiment, haussant tout de même les épaules d’un air contrarié. Une fois le verre rempli, il retrouva Alice assise dans le canapé, recroquevillée sur elle-même… Il soupira doucement avant de lui tendre le breuvage désiré. Le plus fort qu’il avait… Elle prit le verre, il s’installa à ses côtés. L’air toujours aussi déconcerté. La tentative d’Alice pour détendre un peu la tension qui régnait dans la pièce fut un échec. Amadeus resta impassible, il fallait qu’il comprenne ce qui n’allait pas… Il voulait aider son amie, qu’elle se sente mieux… La voir ainsi l’attristait.

Un silence lourd s’était installé, Amadeus ne l’avait pas quitté des yeux. L’interrogeant du regard jusqu’à ce qu’elle finisse par craquer. Les mots fusèrent alors. A mesure qu’elle parlait, le brigadier put sentir sa gorge de nouer. Il ignorait ce qu’Alice avait pu endurer. Lui, n’avait pas vécu Assapor. On lui avait vaguement expliqué ce qui s’était passé là-bas. Mais, une fois Alice sortie du coma, il n’avait pas cherché à la faire parler, à ce qu’elle lui raconte, tout… Cela n’aurait fait que lui rappeler ces instants qui l’avaient traumatisée. Cependant il l’avait crue assez forte pour rebondir. Elle avait déjà surmonté tant d’épreuves qu’il avait pensé qu’une fois encore elle allait réussir à faire face… Amadeus s’était trompé… Cette fois-ci, il allait falloir l’aider à remonter la pente. Voir Alice pleurer… L’ancien duelliste n’y était pas habitué. Elle n’était pas du genre à se laisser aller ainsi. Preuve qu’elle était tombée bien bas.

Bouleversé par les larmes de la jeune femme, Amadeus finit par la prendre dans ses bras. Il la serra contre lui. Sa mâchoire se crispa également, il était en colère. Furieux contre lui-même de ne pas avoir vu que son amie n’allait pas bien. Mais l’avait-il vu suffisamment depuis sa sortie de la clinique pour pouvoir discerner sa détresse ? Les esquives d’Alice l’avaient sûrement empêché de ressentir ce malaise qui la hantait autant.

« Hé… Chut… Ça va aller. »  chuchota-t-il tout en essuyant les larmes de son amie avec le bout de ses doigts. « Pourquoi tu n’es pas venue m’en parler avant ? Tu sais très bien que tu peux tout me dire Alice. » continua-t-il alors qu’il posa ses mains sur les épaules de la jeune femme. Il scruta ses yeux larmoyants un instant avant de reprendre « Garder tout cela pour toi, ce n’est pas la bonne solution. Il faut que tu en parles, que tu soulages ce poids… Regarde tout le mal que ça te fait… » Il s’arrêta quelques secondes.  « J’ai failli te perdre, j’ai eu tellement peur tu sais. Je tiens trop à toi pour te laisser dans un état pareil. Il faut que tu parles de tout ça, même si ça fait mal… Mais tu verras, ça ira mieux après… » Le son de sa voix était fébrile et laissait entrevoir une pointe d’agacement. Il ne savait pas trop comment s’y prendre pour la réconforter.
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Mer 6 Nov 2013 - 11:10

Les mots se perdent au fond de sa gorge. Ils se heurtent à ses sanglots et jaillissent sans queue ni tête. Ça ne lui ressemble pas. Craquer comme ça, ce n’est pas elle. Même en face d’Amadeus. Lui qui l’a pourtant ramassé dans des états effroyables les soirs où elle avait bu dix verres de trop. Lui qui avait tenu ses cheveux alors qu’elle vomissait ses tripes sur le trottoir. Ça elle peut le supporter. Elle en riait le lendemain et était capable de recommencer dès le soir venu. Mais les larmes, la détresse, l’angoisse, elle les a en horreur. Elles lui rappellent trop que derrière les apparences elle n’est pas cette femme forte qu’elle se plaît à montrer au reste du monde. Elle est faible. Faible et aussi apeurée qu’une gamine abandonnée. Ce qu’elle est. Elle se sent tellement seule. Et tout aussi pathétique à la fois.

Elle voudrait se débattre quand elle sent l’ancien duelliste passer ses bras autour d’elle. Elle ne veut pas qu’il ait pitié d’elle. Elle ne veut pas qu’il la voit comme elle se voit chaque fois qu’elle dévisage son reflet dans le miroir de sa salle de bain. Mais elle n’a pas la force de lui résister. Elle n’essaie même pas. Elle se laisse attirer contre son torse et y a à peine trouvé refuge qu’elle s’accroche désespérément à lui. Ses mains passent dans son dos et ses ongles griffent sa peau nue. Il est sa bouée dans cet océan tumultueux dans lequel elle se noie de jour en jour. Elle a déjà l’impression que ses entrailles ne sont plus que de l’eau. Comme le sang qui avait empli sa gorge et ses poumons, là-bas, à Assapor. Ses paupières se crispent à cette pensée. Elle resserre son étreinte autour d’Amadeus dont la voix tente de l’apaiser. Alors elle se concentre sur lui. Uniquement sur lui. Ses doigts glissant sur son visage. Son odeur. La chaleur de son corps.

Cela marche. Presque. Quelques secondes au creux de ses bras suffisent à commencer à la calmer quand, dans un flash, elle entend soudain la voix horriblement sèche et cinglante de Nicodem ce jour où ils étaient partis à la recherche de Wilhelmina Salamander dans les souterrains de Gringotts. « C’est ridicule. » Tellement ridicule, oui. Pauvre princesse usurpatrice et égocentrique n’écoutant qu’elle-même et ses petites angoisses sans se soucier de ce que les autres pouvaient eux aussi ressentir. C’est ce que son petit frère avait voulu dire. Elle le sait. Et même s’il avait parlé sous l’influence d’une plante toxique jouant avec leurs émotions elle sait qu’il y a un fond de vérité là-dedans. Pourquoi est-ce qu’Amadeus ne veut pas l’admettre ? Pourquoi est-il toujours si parfait, chevaleresque, serviable, compréhensif et patient avec elle ?

« Arrête ! Arrête ! »

Ses mains se plaquent contre sa poitrine et l’écartent brusquement d’elle. Elle ne veut plus les entendre. L’inquiétude et la fébrilité dans sa voix. Cette peur qu’il a de la perdre. Ça la rend malade.

« Qui te dit que je ne l’ai pas mérité tout ça ? Qui te dit que je vaux la peine qu’on ait eu peur pour moi ? Tu veux savoir la vérité Mad ? Quand je me suis réveillée, la première chose que j’ai ressentie après le déboussolement des premières minutes c’était pas du soulagement d’être en vie mais du regret ! J’ai regretté ne pas être morte tout simplement ! Tu crois qu’avec ça je mérite tes bons sentiments ? J’aurais voulu que tout disparaisse ! En finir une bonne fois pour toutes avec ces conneries ! Et je sais que c’est stupide comme pensée ! Je sais à quel point c’est puéril et égoïste et prétentieux mais c’est ce que je ressens ! Voilà ! Voilà ce que j’ai sur le cœur, alors dis-moi maintenant comment je suis sensée aller mieux et soulager le poids de ma pathétique petite existence méprisable ? »
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Sam 9 Nov 2013 - 19:03


Les mots faisaient du mal, les larmes qui coulaient le long de ses joues tout autant. Il était toujours délicat d’agir dans ce genre de situation, surtout lorsqu’il s’agissait d’Alice. Elle était si imprévisible. Et ce qu’elle avait subi l’avait sûrement rendue encore plus instable qu’auparavant. Mais là… Cela inquiétait réellement l’ancien duelliste. Elle allait vraiment mal, quelque chose n’allait pas. Il fallait qu’il prenne soin d’elle, qu’il l’aide à rebondir, faire face à tout ça.

La tension fut palpable lorsqu’il la prit dans ses bras. Une certaine réticence de la part de la jolie blonde. Comme si elle n’avait pas besoin de cette tendresse qui pour lui était pourtant nécessaire. Elle n’aimait pas être dans de tels états, il le savait, mais là c’était encore plus compliqué. Cependant, elle ne tenta pas de lui résister. Il soupira légèrement et ferma les yeux, soulagé qu’elle ne lui colle pas son poing sur la figure. Parce que, oui… Il devait s’attendre à tout. Et les coups d’Alice, il fallait mieux les éviter, cela pouvait faire mal. Qu’importe. Si elle venait à se comporter ainsi, peut-être se sentirait-elle mieux après ? Si c’était une solution pour qu’elle oublie tout ça, pourquoi pas. Heureusement pour Mad’, les bras d’Alice finirent par s’enrouler autour de lui. Puis il sentit ses ongles s’en prendre à sa peau. Il grimaça légèrement, se rappelant alors qu’en plus des poings, elle avait aussi des griffes aiguisées. Enfin, elle finit par se calmer lui permettant d’essayer de trouver une solution pour qu’elle se sente mieux. Il se mit à parler, il fit attention, utilisant les bons mots pour ne pas l’offusquer. Mais… Apparemment, il ne s’était pas assez appliqué.

Brusquement, elle l’écarta, le repoussant, fuyant ses bras en lui demandant de se taire. Les yeux d’Amadeus s’écarquillèrent, l’incompréhension apparut sur son visage. Puis les mots revinrent à la charge, douloureux, insupportables. Il écouta, sagement… Sa mâchoire se serrant à mesure qu’Alice lui jetait tout cela à la figure. C’était injuste, elle n’avait pas le droit de lui dire de telles choses. Son poing se serra, il continua de l’écouter… Il ne voulait pas l’interrompre, il voulait savoir tout ce qu’elle avait sur le cœur. Mais les paroles devinrent insoutenables, des bêtises… Elle disait n’importe quoi… Elle aurait préféré… Mourir ? Et que faisait-elle de ceux qui avaient veillé sur elle ? D’Amadeus ?

La mort… Amadeus l’avait connu. Pas personnellement… Mais à travers le combat de son frère. Absalom s’était battu avec toute sa vie. Tellement d’ailleurs que le jour où elle l’avait définitivement emporté, Amadeus n’avait pu le croire. Jamais, il n’avait accepté l’avis de tous ces médicomages qui avaient conclu que son frère ne vivrait pas après trente ans. Mais son frère était parti, comme les docteurs l’avaient prédit, laissant chez l’ancien duelliste un goût amer, une cicatrice qui ne se refermait jamais. Il ne voulait pas que cela se reproduise avec Alice, il ne voulait pas la perdre comme il avait perdu son grand frère. Son exemple, son modèle…

Lorsqu’elle eut terminée, l’ancien Gryffondor se prit la tête entre ses mains. Il les laissa passer sur son visage comme pour se persuader que tous ces mots n’étaient pas vrais. Il soupira bruyamment. Il était en colère, blessé qu’elle ait pu dire tout cela. D’ailleurs, il ne tarda pas à lui faire savoir.

« Egoïste, puéril, prétentieux ?! Ah ça oui tu peux le dire ! » Il se leva soudainement du canapé. Il était furieux… Il passa sa main dans ses cheveux, commençant à faire les cents pas devant la cheminée. Il était rare qu’il s’énerve ainsi, étant du genre à garder son calme en toute circonstance. Mais là, c’était trop… Sans crier gare il attrapa le verre qu’il avait lui avait servi quelques minutes plus tôt et l’envoya s’écraser contre le mur.  « Comment peux-tu me dire que tu aurais préféré mourir ? C’est… Ce n’est pas toi !! Oui, tu as failli y passer, mais si tu as survécu c’est parce que tu es une battante ! Tu l’as toujours été ! Tu es forte Alice, ta vie ici tu la mérites plus que n’importe qui !!! » Il revint vers elle, s’accrochant fermement à ses épaules, comme s’il voulait la secouer pour qu’elle comprenne enfin. Lui faire mal ? A vrai dire il ne faisait pas attention à ce détail. « Il y a des gens qui comptent sur toi, ici ! Nora, Primrose, Nicodem, Lyanna, Waltz… Ils sont tous là pour toi et le seront toujours, tous veulent que tu ailles mieux. Tu dois continuer de te battre pour eux, tu m’entends ?! Pense à eux… S’il te plaît… » Il finit par s’accroupir devant elle, le regard accablé, cherchant des réponses dans le sien. Il glissa sa main sur sa joue la caressant légérement. « Et moi ? Tu me jettes par la fenêtre c’est ça ? Dis-moi ? Avec qui comptes-tu aller te saouler dans les bars, te battre à la caserne, te disputer durant des heures, et qui iras-tu réveiller en pleine nuit dès que tu en auras envie ? » Il laissa son front se coller au sien, puis il termina… « J’ai tellement besoin de toi, moi… »
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Ce message a été posté Sam 16 Nov 2013 - 19:03

Elle aurait voulu être capable de se taire. Elle aurait voulu être capable de s’arracher la langue avec les dents. Mais elle n’y parvient pas. Les horreurs continuent de se déverser de sa bouche et elle ne peut rien faire pour les en empêcher. C’est sans fin. Plus elle en dit et plus il en vient. Fais-moi taire. S’il te plaît, fais-moi taire. Elle ne peut pas prononcer ces mots mais elle espère du plus profond de son être qu’Amadeus saura les entendre. Que derrière toute cette colère et toute cette rancœur dont elle ne sait plus quoi faire, il saura comprendre que ce n’est pas vraiment elle qui parle. C’est la part autodestructive qui est en elle, celle qui la pousse systématiquement à détruire tout ce qu’il y a de bon dans sa vie. Elle l’a laissé lui échapper et emplir ses veines d’un venin incontrôlable qu’elle ne peut plus contenir.

Mais même le bon prince Amadeus a ses limites. Alice en prend douloureusement conscience en entendant les muscles de sa mâchoire craquer sous la pression. Le regard qu’il lui jette la brûle. Il est à la fois terrible et effrayant. C’est la première fois, il lui semble, qu’il lui balance sa colère à la gueule avec tant de violence. Il la déteste à cet instant. Elle en est persuadée et ne peut pas lui en vouloir. Elle ne mérite que ça. Il a tous les droits de la haïr, elle et ses pathétiques petites angoisses existentielles. Comment est-ce qu’elle peut se permettre de lui dire vouloir mourir après tout ce qu’ils ont traversé ensembles et en sachant que la mort de son frère est toujours une plaie à vif dans son cœur ?

Elle se dégoûte. Quand il se prend la tête entre les mains et se relève avec fureur elle voudrait véritablement que la honte puisse tuer et qu’elle la terrasse sur place. Elle sursaute au son du verre se fracassant contre le mur. Pourquoi est-ce que ce n’est pas sur elle qu’il frappe ? Elle lui a fait tellement de mal. Elle continuera à lui en faire s’il ne prend pas garde. Tout ce qu’il lui dit ne l’atteint que d’une oreille. Elle n’est pas ce qu’il dit. Elle n’est pas une battante. C’est seulement parce qu’il y croit aussi fort depuis toutes ces années qu’elle était parvenue à rester debout. Pour lui. Pour sa mère aussi, et Nim, et Primrose. Se rappeler leurs visages l’aide à se raccrocher à quelque-chose de concret. Mais c’est quand il s’accroupit devant elle et caresse sa joue que ses yeux s’ouvrent enfin sur ce qui importe vraiment.

L’amour qu’elle éprouve pour lui à cet instant n’a jamais été aussi vif et puissant. Elle le ressent dans chaque fibre de son être. Il l’étouffe presque. S’il y a un homme qui peut la guérir de son mal de vivre c’est bien lui. Elle l’a toujours su, au fond, mais parce que ce qu’elle éprouve pour Amadeus est si pur, inviolable et absolu elle n’avait jamais pu se résoudre à prendre le risque de tout détruire. Et lui avec.

Ses yeux se ferment quand son front heurte le sien. Des larmes silencieuses glissent le long de ses joues mais elle ne va pas se remettre à lui crier dessus. Elle ne peut pas. Elle a un poids dans la poitrine qui lui comprime le cœur. Ses mains se posent alors de part et d’autre de son visage. Elle se souvient de tout. Leur première rencontre dans le Poudlard Express, quand elle lui avait demandé si elle pouvait s’assoir à ses côtés. Son sourire merveille quand elle l’avait rejoint à la table des fiers Gryffondor. Est-ce qu’elle avait pressenti déjà à cette époque que ce garçon ne la quitterait jamais malgré tous ses défauts ?

« J’suis désolée. Mad, je… J’suis tellement désolée. Pour tout. »

Ses lèvres se posent doucement contre sa bouche. C’est probablement une erreur. Pas la première fois qu’ils s’embrassent pourtant, mais l’état de faiblesse émotionnelle dans laquelle ils se trouvent ne leur permet pas de prendre assez de recul. Qu’à cela ne tienne. Alice passe ses bras autour du cou de l’ancien duelliste et l’embrasse tendrement. Elle a tellement besoin de lui elle aussi. Pour se rappeler qui elle est. Parce qu'il est le seul à pouvoir lui faire du bien.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Sam 16 Nov 2013 - 23:26


Amadeus n’avait jamais été autant en colère contre son amie. Mourir ? Comment avait-elle pu lui dire ça ? Elle lui avait jeté tous ces mots à la figure pensant qu’il la laisserait faire ? Il avait cru devenir fou en l’entendant déblatérer tout ce qui lui passait par la tête. Il s’était emporté, c’était bien la première fois. Elle lui avait déchiré le cœur, elle lui avait fait mal, très mal. Il s’était senti trahi par la personne à laquelle il tenait le plus. Elle aurait voulu disparaître, l’abandonner ? Jamais il n’aurait pu s’en remettre. La perdre… C’était inconcevable. Il ne le supporterait pas. Il ne s’en remettrait pas. La voir allongée sur ce lit d’hôpital avait été un véritable supplice durant des semaines. L’idée de lui rendre visite à la clinique et de retrouver sa chambre vide l’avait hanté chaque jour. Il lui avait crié dessus, il s’était contenu pour ne pas mettre la pièce sens dessus-dessous. Une rage soudaine avait pris possession de son corps, il n’avait pas mâché ses mots pour tenter de lui faire comprendre qu’elle méritait de vivre. Qu’elle avait sa place dans ce monde. Avec ses proches, avec lui… Il avait fini par lui dire qu’il avait besoin d’elle. Vivre sans Alice… Cette idée lui était impossible.

Son front contre le sien, leurs souffles qui s’entremêlaient, les larmes muettes de la jeune femme, la gorge serrée du brigadier. Le calme revint peu à peu autour d’eux, bientôt il n’y eut plus que le silence. Amadeus ferma les yeux, sa main perdue dans les cheveux blonds d’Alice. Avait-elle entendu ses mots ? Avait-elle compris à quel point il tenait à elle ? Amadeus sentit alors les mains de la Gryffondor entourer son visage. Il garda les yeux fermés craignant qu’elle n’explose de nouveau. Il espérait l’avoir aidée à remonter à la surface, à raviver la flamme qui l’animait auparavant.

Elle finit par s’excuser. Amadeus rouvrit ses paupières découvrant les yeux larmoyants d’Alice. Oui, elle semblait apaisée. Mad’ aussi d’ailleurs. Cette dispute leur avait prouvé combien ils tenaient à l’autre. Peut-être un peu trop d’ailleurs… « Chut… Ce n’est pas… » L’ancien duelliste n’eut pas le temps de finir sa phrase. Les lèvres de la jeune femme s’étaient accrochées aux siennes. Il se laissa faire, alors qu’elle passait ses bras autour de son cou. Etait-ce une bonne idée ? Les sentiments du jeune homme s’entrechoquaient dans sa tête. Il aimait Alice mais… Cet amour était-ce une puissante amitié ? Comme cela l’avait toujours été… Ou un amour réel ? Ils s’étaient déjà embrassés plusieurs fois avant cette soirée. Mais jamais il n’avait ressenti cette sensation qui le parcourait à cet instant. C’était si intense. Etait-ce parce qu’il avait failli la perdre ? Ou à cause de leur dispute ? Trop de questions… Amadeus rompit le baiser, repoussant doucement la jeune femme avec ses mains. Il ne savait plus trop s’il devait continuer à l’embrasser ou pas. Il était perdu. « Alice… Promets-moi que quoi qu’il arrive… Tu ne me rediras plus de telles choses… » Il avait besoin de l’entendre dire. Il ne voulait pas revivre cette soirée, jamais…

Seulement… Il n’eut pas la patience d’attendre et se raccrocha aux lèvres de son amie. Lui rendant un baiser bien plus passionné que le premier. Il entoura sa taille avec ses bras, la soulevant un instant pour s’asseoir sur le canapé et la reposer sur ses genoux. Beaucoup trop proches peut-être ? C’était sûrement à cet instant qu’il fallait que l’un deux ramène l’autre à la raison. En avaient-ils l’envie et la force ? Ce n’était pas le cas d’Amadeus…
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 1:49

Ses lèvres sont chaudes. C’est la seule pensée à peu près cohérente qui lui traverse l’esprit quand elle l’embrasse. Parce qu’elle ne veut pas avoir à penser à quoi que ce soit d’autre. Elle ne veut pas se demander si elle a eu raison ou si elle s’est encore plantée sur toute la ligne. Elle a besoin de lui. Comme jamais elle n’a eu besoin de lui avant ce jour. C’est tout ce qu’elle sait avec certitude. Elle a besoin qu’il la serre, de toutes ses forces, et qui ne la lâche surtout pas. Surtout plus. Pour la première fois depuis qu’elle a rouvert les yeux dans ce lit d’hôpital, elle se sent enfin respirer. La peur poisse qui lui colle à la peau n’est plus qu’un picotement lointain à peine plus désagréable qu’une piqure de moustique. Et les paroles qu’elle prononçait à peine une minute plus tôt lui semblent soudain d’une absurdité monstre.

Comment a-t-elle pu vouloir tout plaquer ? Quand Amadeus lui attrape les poignets et l’éloigne de lui, son visage prend l’expression penaude et désemparée d’une petite fille prise en faute. Elle se sent idiote et honteuse. Elle ne sait pas quoi lui répondre. Pour cela il faudrait qu’elle soit capable d’expliquer les détours tortueux que son cerveau emprunte constamment au lieu d’aller droit au but. Mais elle n’est pas sûre de les comprendre elle-même. L’intérieur de sa tête doit ressembler à un tel foutoir qu’elle ose à peine l’imaginer. Il ne vaut mieux pas. Amadeus doit probablement penser la même chose car finalement il n’attend pas qu’elle ait fini de bafouiller avant de plaquer à nouveau sa bouche contre la sienne.

L’ancien duelliste se fait plus entreprenant. Alice échappe une exclamation de surprise quand il la saisit fermement par la taille et la soulève comme une brindille pour prendre sa place dans le canapé et la déposer sur ses genoux. Cet enthousiasme fougueux la fait rire. Elle replace une mèche de cheveux blonds derrière son oreille tandis qu’elle réajuste sa position sur ses jambes. Puis elle se penche vers lui. Elle l’embrasse, brièvement, et plonge son regard dans le sien. Le temps d’un battement de paupière, elle perçoit alors la même appréhension que la sienne au fond de ses pâles yeux bleus. Que sont-ils en train de faire ? Peuvent-ils vraiment fermer les yeux sur toutes ces années de tendresse innocente ?

Peut-être que oui. Peut-être que non. Alice n’en sait rien mais tous les amants du monde ont un jour ou l’autre le droit à l’erreur. S’abandonner au désir qui les brûle à l’instant pouvait s’avérer catastrophique. Et peut-être que cela serait fantastique. Elle ne veut juste pas avoir à se poser cette question trop tôt. Le souffle maléfique du Noire lui semble si loin. Alors elle lui sourit. Elle attrape ses mains et les pose sur ses hanches et leur donne ce qu’il faut d’impulsion pour les inviter à faire passer son pull et son t-shirt par-dessus sa tête.

Embrasse-moi.
Ne pense plus à rien d’autre.

★ ★ ★ ★ ★ ★
À bout de souffle, Alice retombe de tout son long contre le matelas, le poids d’Amadeus ne tardant pas à recouvrir son corps et à épouser les courbes de son dos. Son cœur bat la chamade contre ses côtes. Elle a presque l’impression qu’il va s’arracher de sa poitrine. C’est à se demander comment elle a pu passer à côté de ça pendant si longtemps. Elle aurait su elle aurait peut-être franchi le pas plus tôt ! Pourtant elle n’ose pas se retourner et faire de nouveau face à son ami. Ou devrait-elle changer de qualificatif en ce qui le concerne ? Pendant un moment ils restent alors étendus là, seuls leurs souffles irréguliers venant briser le silence du petit matin commençant à poindre le bout de son nez à travers le carreau de la fenêtre. Tout est si calme autour d'eux.

« Et maintenant ? … On fait quoi ? »

Cela manque sûrement un peu de tact comme approche, mais chassez le naturel et il revient au galop. Alice se retourne alors enfin et hausse les sourcils pour souligner son interrogation.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 17:02


Depuis toutes ces années, les limites qui s’étaient établies entre Alice et Amadeus s’étaient révélées floues. La frontière entre amour et amitié avait toujours été difficile à discerner entre eux. Des moments tendres, quelques baisers échangés sous le coup de l’émotion ou entre amis éméchés… Rien de plus… Sûrement par peur de tout gâcher entre eux. Mais cette nuit, c’était leurs cœurs qui parlaient. Même si les inquiétudes et les doutes subsistaient. En effet, le brigadier avait une partie de lui qui le sommait de tout arrêter, de rompre le contact entres leurs lèvres, tant qu’il en était encore temps. C’était cependant le seul moyen qu’ils avaient trouvé pour se réconcilier après cette dispute. Violente. Douloureuse. Etait-ce malheureusement la meilleure façon d’oublier leur querelle ? A en juger par la proximité risquée qui s’était installée entre leurs deux corps et les baisers enflammés qu’ils s’échangeaient. Ni Mad’, ni Alice n’avait l’intention de mettre un terme à cet instant passionné. Ils semblaient décidés à briser cette mince barrière qui se dressait entre eux depuis qu’ils s’étaient rencontrés lors de leur première rentrée à Poudlard.

Alice à présent sur ses genoux, Amadeus lui sourit lorsqu’elle se mit à rire. Son regard croisa le sien, alors qu’elle replaçait une de ses mèches de cheveux. Elle l’embrassa. Puis ces yeux qui scrutaient à nouveau les siens. Ces yeux emplis de crainte, apparemment troublé par la situation dans laquelle ils s’étaient embarqués. Ressentait-elle aussi cela ? Cette volonté de le repousser ? Mais en était-elle capable ? Non. Elle ne fit rien pour l’arrêter. Le désir était plus fort que la raison. Les émotions qui se bousculaient dans la tête d’Amadeus l’empêchait de réfléchir, c’était trop tard pour faire machine arrière. Trop tard pour la laisser s’échapper… Le besoin de la sentir contre lui était trop fort.

Les vêtements d’Alice tombant sur le sol du salon. Leurs lèvres qui continuaient de se chercher, leurs caresses qui se faisaient plus sensuelles… Puis Mad’ se leva, agrippant la main de la jolie blonde au passage. Quelques baisers avant de s’éclipser jusqu’à la chambre du brigadier.

★ ★ ★ ★ ★ ★
Les draps froissés, le reste de leurs vêtements éparpillés sur le sol de la chambre. Amadeus avait perdu la notion du temps alors qu’il s’écroulait contre le corps d’Alice. Le souffle presque coupé, les yeux fermés. Il les rouvrit, distinguant alors de faibles rayons de lumières illuminait la pièce. Le matin était déjà là…Décidément… Les événements de cette nuit s’étaient déroulés à une vitesse folle. Amadeus le ressentait d’ailleurs, les vives émotions qu’il venait de vivre et la fatigue qui s’éprenait de lui… Le brigadier était épuisé.

Le silence qui s’était installé finit par le perturber. Il commençait à réaliser ce qu’il s’était passé entre eux. Ils étaient allongés dans ce lit, nus et collés l’un à l’autre. Quelle perspicacité, Amadeus ! Oui, oui, il ne rêvait pas. Il avait bien passé la nuit ensemble. Qu’allait-il se passer maintenant ? Il l’ignorait… Il resta allongé près d’elle, sans dire un mot, sans bouger…

Alors qu’il allait ouvrir la bouche pour enfin mettre fin au mutisme qui les entourait, Alice lui posa une question et se retourna. Quoi ? Le visage de l’ancien duelliste ne cacha pas sa surprise, mais à vrai dire… Lui aussi se posait la même interrogation. Peut-être que sa formulation aurait été moins directe… Il leva les yeux vers le regard interrogateur d’Alice tout en essayant de trouver une réponse qui ne serait pas trop absurde. Cela risquait d’être difficile car il ne savait plus trop comment considérer Alice à présent. Qu’étaient-ils au juste maintenant ? La réponse à cette question était tout aussi confuse… Il finit par rire légèrement, tentant de cacher un certain embarras. C’était nerveux, il n’y pouvait rien. « Pour être franc… J’en sais rien… » dit-il alors qu’il riait toujours doucement…  « Je sais pas toi… Mais je meurs de faim. Je reviens. » Il attrapa le caleçon qui traînait au pied du lit, l’enfila et se leva. Il hésita à déposer ses lèvres sur celles d’Alice, mais il ne le fit pas… C’était sûrement une mauvaise idée. Il ouvrit la porte avant de se retourner vers Alice, il lui dit sur le ton de l’humour… « Oh… Et ne file pas par la fenêtre d’accord ? J’en ai pour que quelques minutes. Cela me ferait de la peine de retrouver le lit vide à mon retour… » Un dernier sourire avant de disparaître dans le couloir où il se tapa le front avec sa main. Il venait vraiment de dire ça ?
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Dim 17 Nov 2013 - 20:51

Elle a un peu peur de l’expression qu’elle va trouver chez Amadeus en se tournant vers lui. Les minutes qui se sont écoulées dans le silence semble avoir laissé les conséquences de leur acte pénétrer dans la chambre. Ou si ce n’est les conséquences, au moins la réalisation du pas qu’ils viennent de franchir. Passé l’effet de surprise suscité par sa question, Alice découvre pourtant sur son visage la même perplexité songeuse que celle qu’elle ressent. Elle ne sait pas trop quoi penser du petit rire nerveux qui lui échappe, mais elle ne peut que hocher la tête quand il avoue ne pas savoir quoi faire. Au moins ils ne sont pas plus avancés l’un que l’autre.

Elle se tourne alors sur le dos et joint ses bras sur sa poitrine. Ils restent allongés là, côte à côte, à compter les taches d’humidité sur le plafond. Alice se tord la bouche de droite à gauche, pour passer le temps et parce qu’elle ne voit vraiment pas quoi faire d’autre, mais Amadeus interrompt brusquement leur petit moment d’introspection en se relevant. Tout en passant un caleçon, il lui annonce qu’il meurt de faim. Faim ? Alice se redresse sur les coudes et papillonne bêtement des yeux. C’est ça sa solution ? Partir se goinfrer ?! Elle n’a pas le temps de protester qu’il est déjà à la porte. Sa main est posée sur la poignée quand il se retourne et lui envoie une petite pique qui n’a rien d’innocent malgré le ton amusé de sa voix.

« Sérieusement ?! »

L’ancien duelliste échappe de justesse à l’oreiller qu’elle balance à travers la pièce. Hé, il n’a pas le droit d’utiliser contre elle les histoires qu’elle lui a raconté sur ses escapades foireuses un lendemain de plan-cul ! Le froncement de ses yeux s’efface pourtant presque aussitôt. Elle sourit même, puis rigole doucement après qu’il se soit enfui en courant. Rien ne semble avoir changé finalement. Ils sont toujours les mêmes. Coucher ensembles ne leur a pas fait perdre de vue la rareté du lien qui les relie l’un à l’autre. Forte de cette idée, la lionne se dépêtre des draps à son tour. Elle enfile sa culotte – après l’avoir cherché un moment – et attrape une chemise au hasard dans l’armoire du McKay. Elle en est à boutonner son quatrième bouton quand elle pénètre pieds nus dans la cuisine.

« Je crois que j’ai besoin d’une douche. Je pue le sexe. »

Elle lui décoche un sourire renversant d’authenticité qui fait pétiller ses yeux en disant cela. Elle n’est pas du genre à faire dans le romantisme ou la délicatesse, Amadeus la connait assez pour s’en douter. Malicieuse et taquine sont des adjectifs qui lui conviennent beaucoup mieux. Même quand elle passe ses bras autour de sa taille et se dresse sur la pointe des pieds pour regarder par-dessus son épaule ce qu’il est en train de préparer.

« Des toasts ? Très conjugale… » Souffle-t-elle à son oreille tandis que l’odeur du café plane déjà dans la pièce.

Elle se détache de lui, ouvre un placard et attrape deux tasses qu’elle emmène sur la table avant de s’assoir sur une chaise. Elle ne se sent plus véritablement gênée par la situation, mais elle sait qu’elle ne peut pas continuer à faire comme si de rien n’était. Comme si ce qui s’était passé cette nuit pouvait simplement être glissé sous le tapis et laissé là jusqu’à ce que l’un d’eux finisse par se prendre les pieds dedans.

« Tu travailles aujourd’hui ? Sinon je me disais qu’on aurait pu rester ici et prendre la journée pour… voir où ça nous mène tout ça. »
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Mar 19 Nov 2013 - 0:59


Amadeus esquiva l’oreiller lancé par Alice. Il fallait l’avouer, la petite réplique qu’il venait de souffler à la jeune femme n’était pas anodine. Le doux rire d’Alice qui s’éleva derrière lui alors qu’il traversait le couloir en direction de la cuisine le fit sourire. Elle avait très bien compris de quoi il parlait. Elle était capable de faire ce genre mauvais plan, elle l’avait déjà fait, et il le savait. Néanmoins, cette fois ci, c’était différent. Ils se connaissaient trop pour qu’elle lui fasse un tel coup. A force de passer leur temps ensemble depuis des années, ils n’avaient plus aucun secret l’un pour l’autre.

Occupé à s’activer en cuisine depuis plusieurs minutes, il ne remarqua pas qu’Alice l’avait rejoint. Il ne fallut que quelques mots pour attirer l’attention d’Amadeus. Il se retourna d’ailleurs brusquement, arquant un sourcil, ahuri. Elle avait réellement dit ce qu’il avait cru entendre ? Apparemment oui… Vu le sourire qu’elle affichait, cela ne faisait pas de doute. Amadeus ricana avant de hocher la tête, l’air amusé. La jeune femme n’avait jamais été un modèle d’élégance ou de raffinement. Il n’était pas rare qu’elle choque par ses paroles grossières. Cela faisait longtemps que le jeune homme n’y prêtait plus attention. Il se contenta d’un « Et moi donc… », employant le même ton que celle qui portait magnifiquement bien l’une de ses chemises.

Elle se rapprocha, s’accrochant à sa taille pour jeter un œil à ce qu’il était en train de préparer. Une nouvelle petite remarque qui lui ressemblait tellement. Il bascula légèrement sur la droite pour lui jeter un regard malicieux. « Tu sais bien que mes talents en cuisine se résument à peu de chose pourtant. » C’était le cas de le dire. Mad’ était gourmand. Après tout, il fallait bien nourrir un grand gaillard comme lui. Malheureusement… Faire la cuisine n’était pas sa spécialité. Il continua la confection de ses tartines, reprenant alors qu’elle était installée à la table de la cuisine. « Je suis certain que t’aurais préféré un petit déjeuner copieux servi sur un beau plateau d’argent amené jusqu’au lit avec le bouquet de fleurs qui va avec ? Trop romantique pour toi, ça, je me trompe ? Alors tu te contenteras de ça. » Non mais ! Il déposa une assiette devant elle tout en riant, avant de servir le café dans les tasses qu’elle avait disposées sur la table. Puis il s’assit à son tour, en face d’elle.

Alors qu’il se jeta presque sur sa nourriture – bah oui faire des folies, ça creuse – Alice reprit, l’interrogeant de nouveau. « Non, pas aujourd’hui… » Avec toutes les heures supplémentaires qu’il avait fait ces dernières semaines, il avait bien droit de prendre un jour de repos. D’ailleurs il se réjouit que Rookwood lui ait accordé cette journée-là. Ils devaient parler, oui, mettre les choses au clair. Et puis, il ne le cachait pas. Il n’avait pas envie qu’Alice s’en aille. Il voulait profiter de cette journée pour être avec elle. Il l’avait retrouvée… Plus qu’il ne l’aurait imaginé… Et toujours cette sensation étrange de tenir encore plus à elle. De ressentir des sentiments encore plus forts pour elle. « A vrai dire, j’avais un peu le même programme en tête. Prendre notre temps, manger, se reposer… Etre… Ensemble… » Ces derniers mots se firent plus hésitant… Preuve qu’ils devaient parler, sérieusement. « Tu as raison, je crois que nous avons besoin de faire le point sur certaines choses… »
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Dim 1 Déc 2013 - 18:07

Elle se retient de rire quand l’assiette atterrie sous son nez et qu’elle se retrouve face à trois toasts à moitié carbonisés. Amadeus ne croit pas si bien dire : ses talents de cuisinier sont tout ce qu’il y a de plus limité. C’est bien assez pour elle toutefois, et c’est avec une pointe de défi dans le regard qu’elle attrape une tartine avant de mordre dedans à pleines dents sous l’œil amusé de son camarade. Elle n’a jamais cherché à se faire passer pour une fleur délicate, surtout pas à ses yeux. Ce n’est pas maintenant qu’elle va commencer. Il la connait trop bien de toute façon pour qu’elle lui joue un tour pareil. C’est ce qui fait qu’il est si simple d’être avec lui. Elle n’a plus de défauts ni de faiblesses dont il ne soit déjà cruellement conscient. Et pourtant, malgré tout ce qu’elle lui a fait voir, il est toujours bien là, à se goinfrer devant elle dans le plus simple apparat.

Un sourire attendri courbe les lèvres de la lionne en le regardant manger. Elle n’est pas stupéfaite par la singularité du tableau mais presque. Si moins de vingt-quatre heures plus tôt on lui avait dit qu’elle se retrouverait là après avoir passé une partie de la nuit entre ses bras, elle aurait probablement éclaté de rire de cette façon si spontanée et rugissante qui est la sienne. Maintenant cela ne lui vient même pas à l’esprit. Elle se sent si apaisée à l’intérieur qu’elle a du mal à ne serait-ce que comprendre l’angoisse perpétuelle qui l’avait tétanisé de peur ce dernier mois. Pas qu’elle souhaite se remémorer cette sensation atroce d’écrasement mais elle sait bien que cela ne peut être que passager. Une folle nuit de jambes en l’air ne suffirait pas à lui faire oublier l’enfer d’Assapor. Mais peut-être que Mad le pouvait.

Un soupir de soulagement passe ses lèvres quand il acquiesce à sa requête, et ce même s’il hésite en prononçant les mots être ensemble. Le double-sens qu’ils portent est encore trop étrange. Pour lui comme pour elle. Alice repose alors le toast qu’elle tenait. Ses mains se posent sur ses genoux pour s’empêcher de triturer n’importe quoi au cas où la discussion deviendrait trop stressante et elle attend consciencieusement la suite. Qu’il expose son point de vue le premier, lance le débat. Mais non. Après lui avoir donné sa bénédiction, Mad reste résolument muet. Elle a beau le dévisager d’un regard qui dit clairement : « Oui ? Mais encore ?! », ça ne semble pas le perturber plus que ça.

« Bon. D’accord. Je me lance la première alors, finit-elle par lâcher sur un ton légèrement agacé et impatient. Les hommes et leurs manies de taiseux, franchement ! Tout à l’heure, quand je t’ai dit que j’étais désolée, je crois que je parlais aussi de ce que m’apprêtais à faire. T’embrasser et… le reste, c’était pas prémédité crois-moi, mais sur le coup ça m’a semblé ce qu’il y avait de plus… évident ? J’arrive même pas à m’exprimer clairement, c’est pathétique. »

À son tour un petit rire nerveux lui échappe et elle doit se faire violence pour ne pas détourner le regard. Elle n’a pas le droit de fuir. Pas cette fois. Pas face à Amadeus. Elle ne sait pas si ce qu’ils ont fait était une connerie phénoménale ou quelque-chose d’inévitable qui devait finir par leur tomber dessus un jour mais maintenant que l’hippogriffe est dans la pièce il est temps de se confronter à l’animal.

« Depuis que je suis sortie de l’hôpital j’ai l’impression de faire tout de travers. Je croyais pouvoir gérer ça toute seule mais plus les jours passent et plus ça me bouffe. Aujourd’hui, c’est la première fois que j’ai l’impression de pouvoir faire trois pas sans avoir peur que mon ombre me saute à la gorge. Je sais que c’est parce qu’en ce moment je suis envahie par les endorphines que le corps libère quand on fait l’amour mais, au-delà de ça, je crois aussi que j’ai besoin de toi pour surmonter ça. J’ai besoin de toi en tant qu’ami. Ou plus, j’en sais rien. Mais qu’on couche ensembles ou pas, qu’est-ce que ça change en fait ? Quoi qu’on décide j’aurai toujours confiance en toi et je t’aimerai toujours. »

De ça il n’est même pas question d’en douter.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Mer 4 Déc 2013 - 17:02


Les sourcils d’Amadeus se froncèrent un instant alors qu’il croisait le regard de son amie. Il ne put s’empêcher de remarquer ce sourire espiègle qui illuminait son visage. Le brigadier lui répondit par une moue tout aussi malicieuse avant de boire quelques gorgées de café. Même avec la meilleure volonté du monde, il serait incapable de préparer quoi que ce soit sans en faire cramer une partie. Sans parler de l’originalité de ses plats qui se résumaient à quelques recettes qu’il savait exécuter à peu près correctement. Il mangeait souvent la même chose… C’était bien différent du temps où il vivait encore dans le Manoir McKay. Là pas besoin de perdre du temps et de se prendre la tête pour faire à manger… Il n’y avait qu’à claquer des doigts… Cette époque était toutefois révolue depuis « l’incident », depuis le jeune homme et son père ne se parlaient quasiment plus… Alors les repas de famille, il ne fallait pas trop y compter… D’autant plus en temps de crises.

Cela faisait tellement longtemps qu’il ne l’avait pas vu aussi radieuse et souriante. Depuis qu’elle s’était réveillée, c’était la première fois qu’il avait la sensation de l’avoir enfin retrouvée. Comme si toutes ces heures insupportables à attendre, à espérer silencieusement n’étaient qu’un lointain souvenir. Tout aurait pu être si parfait… Ils auraient pu profiter pleinement de cet instant. Il y avait cependant des interrogations auxquelles ils devaient répondre, et très vite ce moment complice prit une tournure différente.

Ils avaient besoin de parler. Faire le point c’était ses mots, à lui. Sur ce qu’il s’était passé cette nuit, sur leurs sentiments l’un envers l’autre. Pour Mad’ ce n’était pas chose aisée. D’ailleurs, il n’eut pas le courage de se lancer en premier… Il s’en voulu dans les secondes qui suivirent lorsqu’il remarqua les yeux interrogateurs d’Alice scrutant son regard, attendant vraisemblablement qu’il se lance. Mais les mots restèrent coincés dans sa gorge et il se contenta de la regarder, impuissante... Ne laissant rien paraître du malaise qui commençait à s’éprendre de lui… Complétement impassible.

Ce fut Alice la plus courageuse des deux. Impatiente, elle ne put attendre que l’ancien duelliste se décide enfin à s’expliquer. C’était dans sa nature… Mad’ avait cet avantage d’être bien plus patient… Et avec Alice, c’était indispensable. Mais maintenant qu’elle avait jeté le sujet sur la table, aucune marche arrière n’était possible. De toute façon ils étaient obligés de passer par ça, le plus tôt serait le mieux. Amadeus l’écouta alors avec attention. Elle tenta d’expliquer les raisons qui l’avait poussée à embrasser Mad’. A vrai dire, le jeune homme n’avait pas non plus trouvé mieux à faire… Lui aussi s’était laissé aller, et il n’avait rien fait pour l’arrêter. Pire… Il s’était fait plus entreprenant…

Ce léger rire qui s’éleva dans la cuisine le fit sourire de nouveau. Ce qui était pathétique c’était ce malaise qui le rongeait après cette nuit passée ensemble, même s’il le cachait bien. La suite fut plus douloureuse. Savoir qu’elle avait pu se sentir aussi mal durant autant de temps c’était difficile à avaler. Et vu l’état dans lequel il l’avait retrouvée en lui ouvrant la porte durant la nuit, il fut surtout soulagé de ne pas l’entendre dire à nouveau qu’elle aurait préféré y passer plutôt que de se réveiller… Il était soulagé d’avoir réussi à lui ouvrir les yeux, elle lui avouait enfin tout ce qui lui faisait peur. Sans cris, sans dispute. Elle avoua même cette nécessité de l’avoir près d’elle, d’avoir besoin de lui pour réussir à surmonter tout cela, à faire fuir les démons qui hantaient son esprit depuis des semaines. C’était une victoire pour l’ancien duelliste, même s’il savait qu’une simple nuit, comme celle qu’ils venaient de passer, n’était pas suffisante pour effacer tout cela de sa mémoire, et Alice semblait également de cet avis.

Mais ce fut certainement ses dernières phrases qui le troublèrent le plus. Etre amis ? Ou bien un… Couple ? C’était ce qu’elle semblait dire, non ? La première option avait toujours très bien fonctionné, depuis des années. La seconde n’avait pas l’air d’inquiéter Alice plus que cela. Elle affirmait apparemment avec certitude que quoi qu’ils fassent, elle l’aimerait… Toujours… Cette révélation toucha énormément Amadeus. Ce n’était pas dans la nature de la jolie blonde de dire ça. Même s’il ne doutait pas des sentiments qu’elle pouvait ressentir à son égard mais… Déballer leurs émotions n’était pas dans leurs habitudes. Cette confiance, cet amour était devenu si évident, qu’un simple regard suffisait pour le leur rappeler. Pourtant aujourd’hui, les mots d’Alice le rassuraient.

« Bien sûr que non, tout ce qu’il s’est passé cette nuit n’était pas prémédité. Tu me connais suffisamment pour savoir que si cela m’avait déplu ou dérangé, j’aurais tout de suite mis fin à ce baiser. Mais j’en avais envie… Puis pour moi aussi c’était la seule chose que je puisse faire à cet instant. » Amadeus jouait la franchise. Ce qu’ils avaient fait, il ne le regrettait pas. Il avait seulement quelques craintes. Il avait peur que le fait d’être plus que des amis compromette leur amitié si leur relation venait à battre de l’aile. Les relations amoureuses, il fallait l’avouer, ce n’était pas franchement leur fort. « Tu sais que je serai toujours là pour toi, et tu ne peux pas t’imaginer à quel point ça me fait un bien fou de t’entendre dire que tu as besoin de moi pour aller mieux. Seulement… Pour moi, si on doit être plus que des amis ça changera forcément quelque chose. Je ne peux pas te dire quoi, je n’en sais rien mais…  C’est la sensation que j’ai… » C’était stupide… Il le savait. Mais il n’arrivait pas à dissiper ce doute. Peut-être n’avaient-ils pas la même façon de voir ce que pouvait être un couple ? « C’est totalement ridicule, je le sais mais je ne sais pas ce que je veux. Rester de simples amis avec cette impression d’être passé à côté de la meilleure chose qui aurait pu m’arriver… Ou bien continuer sur notre lancée sans savoir où tout cela va nous mener et avec cette crainte de tout gâcher si ça devait mal se passer. » Il se redressa sur sa chaise avant de passer une de ses mains dans ses cheveux tout en détournant le regard, pensif. Il resta ainsi quelques secondes, se mordant l’intérieur de la joue avant de reprendre « Néanmoins, je suis sûr d’une chose… Je tiens à toi, je t’aime et tu pourras toujours compter sur moi. Je ne vais pas te demander de faire ce choix à ma place. Si cela n’a pas d’importance pour toi alors… Je crois bien que j’ai envie d’écouter mon cœur… Et… »

Un nouveau silence, plus court que le précédent. « Non… Mais tu m’entends parler ?! Fout moi une claque, que j’arrête avec mes bêtises… Toi qui viens de dire que tout cela était pathétique… Je crois bien qu’on ne peut pas faire pire que moi là… »
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Alice Torvald
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Ce message a été posté Lun 9 Déc 2013 - 21:17

Ça la frappe soudain. Elle ne lui a jamais dit je t’aime. Jamais comme cela. Pour de vrai. Sans être imbibée de whisky au point de transpirer de l’alcool ou sans ricaner pour voiler la part de vérité d’un si pieux mensonge. C’est pourtant ce qu’elle a toujours ressenti. Un amour inconditionnel pour cet homme. Cet ami. Ou quelle que soit l’étiquette qu’elle devrait lui coller sur le front pour répondre aux exigences d’une société conditionnée par le besoin de ranger les gens dans des boîtes. D’une certaine manière cela semble tellement réducteur. Pourquoi devrait-elle définir leur relation ? Pourquoi devrait-elle poser des mots sur une émotion qui ne s’explique pas ?

Son laïus terminé, la blonde sent malgré tout ses doigts étrangler ses genoux. Elle ne sait pas ce que Mad va penser de tout ça et, pour dire la vérité, elle s’angoisse à l’idée qu’il ne partage pas son point de vue. Elle n’est pas capable de dire où elle voudrait que cette conversation les mène, parce qu’elle a l’impression qu’il y a trop de données et d’enjeux à prendre en compte avant de se lancer là-dedans, mais une phrase du sorcier, une seule, suffit soudain à lui en faire prendre conscience. « Pour moi, si on doit être plus que des amis ça changera forcément quelque-chose. » Son cœur manque un battement. Toutes les pensées en train de s’emmêler dans son cerveau sont comme soufflées par un courant d’air tandis que ses yeux s’abaissent dans son assiette.

Pour elle ça ne peut signifier qu’une chose : il n’est pas prêt à s’engager dans cette voie. Elle ne croyait pas l’être non plus, mais quand c’est lui qui formule ces mots à voix haute elle sent alors comme une boule compacte se former dans son estomac. Et la déception a un goût amer dans sa bouche. L’illusion ne dure qu’une seconde. Elle est vite balayée par les paroles décousues qui lui succèdent et par l’emportement désemparé de l’ancien duelliste qui se passe la main dans les cheveux. Écouter son cœur. Un doux sourire courbe les lèvres de la lionne en l’entendant parler ainsi. Elle pouffe même doucement de rire quand il se traite d’idiot à demi-mots.

« C’est pas cette année qu’on nous décernera l’Ordre de Merlin de l’éloquence je crois. Ni à toi ni à moi. »

Les plis dessinant des sourires aux coins de ses yeux s’estompent lentement. Ils cèdent leur place à une expression plus sérieuse alors qu’elle détaille les traits de son visage. Il lui semble qu’il n’a jamais été aussi beau qu’à cet instant. Ce n’est pas pour cela pourtant qu’elle se soulève de sa chaise et se penche par-dessus la table. Ses lèvres sont guidées par une évidence quand elles se posent sur les siennes dans un tendre baiser sage et amoureux. Le temps n’est plus aux mots pour se dire je t’aime. Et quand elle se détache de lui, elle le lit aussi dans ses yeux.

« Si ça t’as encore paru aussi évident qu’à moi, t’as l’autorisation de me rejoindre sous la douche. » Chuchote-t-elle avec malice avant de disparaître dans un tourbillon de cheveux blonds, sa main s’attardant une seconde de plus que le reste de son corps en effleurant le chambranle de la porte de la cuisine.
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Amadeus L. McKay
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Ce message a été posté Mar 10 Déc 2013 - 19:14


Une fois ses derniers mots prononcés, Amadeus s’était senti soulagé. Voilà, il l’avait fait. Mettre des mots sur ces sentiments confus qui se bousculaient dans sa tête, il y était parvenu. L’apaisement ressenti par le brigadier s’accentua lorsqu’Alice lui sourit. Puis elle laissa échapper quelques éclats de rire avec une certaine retenue apparente cependant. Cela fit prendre conscience à Amadeus qu’après ce long discours… Il n’avait pas envie de reculer. Lorsqu’Alice lui répondit, son rire se mêla au sien. Oui, il ne pouvait pas passer à côté de ça. Il se sentait tellement bien avec elle. Tout cela aurait fini par arriver un jour après tout ? Oui peut-être pas… Qu’importe, cette discussion leur avait ouvert les yeux. D’autant plus pour Amadeus qui semblait à présent prêt à continuer dans cette lancée. Ils restèrent là durant un moment, les yeux dans les yeux. Lui affichant un sourire tendre en réponse au sien. C’était clair à présent. Ils étaient sûrs de ce qu’ils voulaient et d’ailleurs Alice confirma ses dires en se redressant de sa chaise pour aller s’emparer des lèvres du jeune homme. Il profita de cet instant se rendant également compte qu’il avait passé trop de temps à réfléchir. Il en avait trop dit… Ils devaient profiter maintenant.

Le baiser prit fin et Alice lui chuchota quelques mots. Une légère expression de surprise apparut sur le visage de l’ancien duelliste. Il arqua un sourcil avant de lui lancer un regard malicieux. Avant même qu’il n’ait pu lui répondre ou lui voler un baiser, Alice disparut dans le couloir menant à la salle de bain. Il avait le droit de la rejoindre sous la douche ? Il n’allait sûrement pas refuser l’invitation. Cependant, il ne se précipita pas pour la rattraper. Même si cette idée lui traversa l’esprit un instant. Il prit pourtant quelques minutes pour ranger la cuisine. Après tout, elle s’attendait forcément à ce qu’il vienne non ? Alors, pourquoi ne pas la faire languir un peu ?

Il finit par traverser le couloir où le bruit de l’eau s’échappant de la douche lui parvenait jusqu’aux oreilles. Il poussa la porte de la salle de bain, la pièce était déjà inondée d’une vapeur d’eau chaude et agréable. Il se débarrassa rapidement de l’unique vêtement qu’il portait, le laissant tomber près de ceux qu’elle portait quelques minutes auparavant. Il entra dans la douche, profitant alors de la chaleur de l’eau sur sa peau. Alice lui tournant le dos, il laissa ses mains se poser sur ses hanches avant de l’enlacer, la rapprochant un peu plus leurs corps. Un baiser sur son épaule avant de déposer ses lèvres dans son cou alors que la buée terminait de voiler le miroir de la pièce…

★ ★ ★ ★ ★ ★
La journée touchait à sa fin lorsqu’Amadeus rouvrit les yeux. Après l’agréable moment passé après le petit-déjeuner, ils avaient passé un peu de temps devant la visionneuse magique, plus occupés à profiter de l’autre et à discuter qu’à s’intéresser à la TVM. Puis la fatigue les avait emportés, Alice s’était endormie dans les bras du brigadier. Ils n’avaient pas bougé lorsqu’il s’était réveillé quelques heures plus tard. Il n’avait pas voulu sortir du lit par peur de la réveiller. Il s’était alors contenté de la regarder dormir, repensant une nouvelle fois à cette nuit et cette journée passées ensemble et espérant vivre encore de nombreux instants comme ceux-là…
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