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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Jeu 19 Sep 2013 - 17:54

Ellaria était coincée à Pré-au-Lard pour plusieurs semaines. De longues semaines à s’ennuyer mortellement, à devoir faire des courbettes pour faire croire qu’elle participait à l’effort collectif, à voir trop peu sa famille puisque chacun avait décidé de travailler. Elle passait ses journées à déambuler entre les différents commerces de la ville, les différentes familles qui l’intéressaient mais cela ne suffisait pas à combler complètement son agenda. Elle ne pouvait même pas sortir de ce trou pour aller se faire dorloter dans un établissement de soins digne de ce nom. Pourquoi fallait-il qu’elle ait besoin d’un foutu bout de papier signé d’une des grandes têtes de Pré-au-Lard pour prendre soin de son petit corps qui criait, suppliait pour qu’on le traite comme il se devait ?

Elle s’apprêta, attrapa son sac fétiche de la semaine et fila. Par le Lord, elle était en retard ! Plus elle avait de temps à perdre, moins elle était à l’heure, c’était fichtrement embêtant. Elle regretta d’avoir décidé de faire le trajet à pieds, pourquoi avait-elle choisi cette option ? Pour essayer de comprendre ce que vivait sa petite-fille quand elle « travaillait » ? Non, elle avait juste eu envie de prendre l’air, d’avoir l’impression de posséder un peu d’espace autour d’elle. Quelle idée. Elle débarqua au Magyar d’Argent et y retrouva les filles Pritchard, déjà installées, en train de papoter. « Je suis désolée mes chéries, il y a tellement de choses à faire dans cette ville que je n’ai pas vu le temps passer. » Elle posa sa main sur sa bouche et leur envoya un baiser bien bruyant à chacune avant de s’installer à leurs côtés. « Commandez ce qu’il vous plaira, je vous invite. J’espère que je n’ai pas trop empiété sur votre pause déjeuner et qu’on aura le temps de manger à notre rythme. Si ton patron t’embête Jules chérie, n’hésite pas à lui dire que tu négociais une grosse vente, quitte à ce que j’achète n’importe quelle bestiole de sa boutique. Je trouverai bien quelqu’un qui en voudra une. Et toi ma Lila, tu diras à tes professeurs que tu étudiais le cas d’une femme qui souffre d’une maladie Ô combien handicapante : mon corps ne supporte pas cette ville. »

Elle attrapa le menu et commença à le parcourir. Ellaria le connaissait par cœur mais n’en avait que faire. Elle préférait regarder, on ne savait jamais après tout, peut-être que le patron déciderait un jour d’ajouter un peu de piment à sa carte pour égayer le tout. « Alors mes petites, qu’est-ce que vous avez à raconter à tante Ellaria ? J’ai l’impression de ne pas vous avoir vues depuis des siècles. Le temps s’écoule si lentement quand on est coincé ici que je ne serais pas étonnée si l’on me disait que j’avais pris dix ans d’un coup. »

Sous ses airs futiles, Ellaria s’inquiétait réellement pour Lila et Jules. Ses petites nièces d’amour n’avaient pas eu la vie facile lorsqu’elles avaient décidé de s’engager auprès de Wilhelmina et, en étant aujourd’hui coincées comme les autres à Pré-au-Lard, c’était d’autant plus compliqué que leurs parents vivaient ici aussi. La Zabini aurait volontiers exprimé le fond de sa pensée devant eux si les deux jeunes femmes n’avaient pas insisté pour qu’elle ne s’en mêle pas. Comment John et Erik avaient-ils pu renier la chair de leur chair pour de simples divergences politiques ? Plus que quiconque, Ellaria comprenait la situation mais pas la réaction. Son propre fils avait choisi de suivre les idées de Mervyn Kark et elle n’hésitait pas à le voir, elle ne reniait pas sa progéniture, le fruit de ses entrailles. Si Blaise restait un peu trop distant à son goût, au moins y avait-il un minimum de dialogue. Enfin, pas mal de monologues surtout, son fils étant peu prompt à suivre son débit de paroles. Jules et Lila avaient dû assumer leurs choix, elles avaient dû grandir trop vite, travailler, se démener pour construire leur vie. Comment des parents pouvaient-ils dormir sur leurs deux oreilles en sachant que leurs enfants luttaient pour survivre ? Il fallait se rendre à l’évidence, même Ellaria Zabini avait une fibre maternelle plus grande que la plupart des mangemorts mordernes. Elle avait tant donné pour ses enfants, elle avait quitté son pays natal pour qu’ils puissent grandir, elle avait fait des choix lourds de conséquences pour assurer leur avenir… Certes, elle n’avait pas été la mère la plus présente ou affectueuse du monde mais elle avait sacrifié des choses pour eux. Elle en sacrifiait encore aujourd’hui en acceptant de vivre à moitié à Pré-au-Lard plutôt que de s’installer définitivement en Italie. Le fait qu’elle ne supporte pas les vieux Zabini italiens n’entrait évidemment pas dans le calcul.

Elle se sentait au moins rassurée de voir que les deux cousines acceptaient qu'elle les aide financièrement. C'était la moindre des choses, on ne laissait pas sa famille dans une situation inconfortable, que ce soit des nièces d'un mari mort ou de la famille plus proche.

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Jules A. Pritchard
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Ce message a été posté Lun 30 Sep 2013 - 7:47


    J'avais attendu ce jour de la semaine avec impatience, enfin une journée qui promettait de sortir de l'ordinaire sinistre qu'était devenu Pré-Au-Lard. Il était loin le temps où je jubilais dans les couloirs de Poudlard à l'idée de la sortie dans la ville sorcière, maintenant elle me paraissait plutôt fade, sans saveur, oppressante. Le charme s'était envolé. Ce qui faisait la différence aujourd'hui était notre petite réunion familiale, juste Lila, Ellaria et moi, l'absence des autres n'avait pas la moindre importance. Au contraire des autres Pritchard, ces deux-là étaient les seules à ne pas être atteindre de connerie aiguë. Le rendez-vous était donc donné au Magyar d'Argent. Depuis que j'avais fait l'ouverture de l'animalerie magique ce matin, mes yeux n'avaient cessé de faire des allers-retours entre l'horloge, mes bébêtes chéries et les clients potentiels. Dame nature n'avait pas jugé bon de me doter d'une patience à toute épreuve dix-neuf ans plus tôt. Je m'étais vite ennuyée, en ces-temps maussades la compagnie d'une bête à poils ou à plumes n'était pas la préoccupation principale des héritiers vivant à Pré-Au-Lard.

    Midi tapante, j'attrapais mon sac, souhaitais rapidement un bon appétit à mon employeur et me précipitais vers la porte d'entrée avant qu'il ne me demande de nettoyer une cage à hibou ou une quelconque tâche dans le genre. Non pas que je rechignais à la tâche, c'était juste que j'avais mieux à faire -pour une fois- ! Aveuglée par la hâte de retrouver mes deux comparses, je ne m'étais même pas rendu compte que je trottinais à moitié dans la rue, ce fut un regard inquisiteur qui me ramena à l'ordre. Je finis le trajet à grand pas et ouvris le porte de l'auberge à la volée un grand sourire plantée sur les lèvres. Me mettant sur la pointe des pieds, je balayais rapidement la salle du regard, ma Lila était déjà là. Je me faufilais entre les tables et arrivée à la hauteur de ma cousine, je lui déposais un bisou sur la joue. « Pour une fois tu n'es pas la dernière ! » la charriais-je en prenant place à ses côtés avant de la questionner sur l'avancement de ses études. Lila étudiait en vue de devenir médicomage, elle avait bien du courage ! Bien que j'étais absorbée par les détails les plus morbides de sa formation, je ne manquais pas de remarquer l'entrée d'Ellaria, elle faisait partie de ses femmes charismatiques qu'on ne pouvait pas louper.Je lui adressais un signe de main et tirais la chaise à côté de la mienne. « Je suis désolée mes chéries, il y a tellement de choses à faire dans cette ville que je n’ai pas vu le temps passer. » J'étouffais un éclat de rire face à l'ironie de ses dires. Quiconque était coincé à Pré-Au-Lard devait s'ennuyer comme un rat mort. « Du moment que tu nous consacres un peu de ton temps si précieux, tu es toute pardonnée » lui répondis-je rieuse.

    « Tu ne dois pas te sentir obligée de nous inviter tu sais » Au contraire de ma cousine et moi-même, Ellaria avait de quoi faire au niveau financier. Elle nous aidait beaucoup de ce côté-là, notamment pour le loyer, je ne la remercierai jamais assez pour ça, nous serions surement à la rue sans sa générosité mais je devais avouer que parfois cela me m’était un chouia mal à l’aise, je n’avais pas de quoi lui rendre la pareille et des mercis me semblaient bien dérisoire face à un acte pareil. Ma voix s’était faite timide mais reprit bien vite du poil de la bête. Et tiens justement en parlant de bête … son excuse toute préparée pour mon patron m’arracha un nouvel éclat de rire. Si j’étais en retard ce ne serait pas si grave, si ? Je veux dire jusqu’ici j’avais toujours été une employer modèle. M’enfin. « Du moment qu’elle ne finit pas en manteau ou chose du genre, ça me va ! » balançais-je sur le ton de la plaisanterie quant à sa suggestion d’acheter une de nos bébêtes chéries. Je pouffais une nouvelle fois en me cachant derrière mon menu lorsqu’elle évoqua cette triste maladie dont elle souffrait. Mais au fond, qui pouvait supporter Pré-Au-Lard dans des conditions pareilles ?

    Mes yeux parcoururent le menu, il y avait tellement l’embarras du choix que je ne savais que choisir. En revanche, le grondement qu’émettait mon estomac m’indiquer de m’activer, je mourrais de faim. Je restais sceptique, je n’avais pas le droit de prendre un peu de tout, non ? Non, bon. Mh. L’actualité de ces derniers temps fut mise sur la table, je jetais un coup d’œil à Ellaria puis à Lila au-dessus de mon menu  un peu gênée. Je ne leur avais pas encore mentionné ma rencontre fortuite avec Alice, ma demi-sœur, il y a peu de temps de cela. A vrai dire, j’avais encore tellement de mal à réaliser que cela me semblait encore bien irréel. Nora Torvald n’avait pas menti, il y avait bien une autre tête blonde Pritchard dans la nature. Je fis mine de reparcourir le menu sans vraiment prêter attention à l’intitulé des plats cette fois. « Crois-moi, tu n’as pas à t’inquiéter, tu fais toujours vingt ans de moins ! » finis-je par répliquer un sourire aux lèvres. Et ce n’était pas faux, Ellaria faisait vraiment jeune pour son âge –attention, je n’ai pas dit qu’elle était une vieille grand-mère toute fripée hein !-. Reposant mon menu sur la table, je captais l’attention du serveur avec un signe de main. « Apéro ? » demandais-je aux filles bien que c’était plutôt une affirmation qu’autre chose. « Lila était justement en train de me raconter leur dernier cas pratique, yuk faut vraiment être fou pour étudier la médicomagie ! » Je lançais un regard complice à ma cousine avant d’annoncer mon choix à l’employer de l’auberge « Un whisky pur feu pour moi, s’il vous plait » Je tournais la tête vers mon comparse pour savoir leur choix  et ajoutais à l’attention d’Ellaria « Je paye les boissons et interdiction de protester ou de se contenter d’un verre d’eau, d’accord ? »
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Ce message a été posté Sam 5 Oct 2013 - 11:58

« Je suis une sorcière d'une vingtaine d'années, de sang-pur, je suis entièrement paralysée depuis deux heures sans même pouvoir bouger mes yeux. Petrificus totalus, Décoction de mandragore » La tête entre les mains, la jeune Pritchard souffle un coup. Ces cas cliniques finiront certainement par l'achever, mais elle n'a pas le choix. Si elle veut obtenir les meilleures notes et participer aux meilleurs des stages proposés par la clinique, il faudra qu'elle les connaisse par coeur. Il y a des jours avec, et des jours sans. Et aujourd'hui était un jour particulièrement difficile. Elle n'avait aucune envie d'étudier et malgré le fait qu'elle soit particulièrement motivée pour devenir médicomage, il y avait des moments comme ça, où elle avait tout simplement envie de tout envoyer balader. Une situation qui ne pouvait en aucun cas être arrangée par les événements de ces derniers temps. Elle ne pouvait faire de ses journées qu'aller en cours et rentrer chez elle pour étudier. Une vie qui commençait à lui peser. Mais heureusement, elle avait sa brigade du bonheur: sa tante Ellaria et sa cousine Jules. Sans elles, elle ne savait pas comment elle avait pu s'en sortir jusque là. Et d'ailleurs, les trois héritières avaient rendez-vous au Magyar D'Argent ce midi même. Alors autant dire que les cas cliniques, elle en avait par-dessus la tête.. Elle finit tout de même ses cas cliniques jusqu'à ce que midi sonne.

Elle n'avait jamais été aussi rapide dans le rangement de ses cours. Elle attrapa rapidement son sac et se dirigea vers l'auberge. Elle pensait être en retard, mais après avoir jeté un coup d'oeil dans toute la salle, elle se rendit compte qu'elle était en réalité la première arrivée. C'était une première tiens ! Lila était toujours celle des trois qui arrivait la dernière. Toute fière d'elle, elle demanda à l'accueil de la diriger vers la table que sa tante avait réservée quelques jours plut tôt. Elle s'installa alors à une table de quatre places juste à côté de la fenêtre, attendant patiemment qu'Ellaria et Jules arrivent à leur tour. Elle fut rejointe rapidement par sa cousine qui la bisa rapidement, s'installant à ses côtés. Un grand sourire s'afficha alors sur son visage. On lui disait souvent qu'elle avait un visage peu expressif et qu'elle semble triste ou en colère la plupart du temps, mais quand cette jolie petite tête blonde apparaît dans son champ de vision, ce joli petit minois s'illumine littéralement. Elle la charrie sur le fait qu'elle soit la première arrivée. « Eeeeeh oui ! Je trouve même que ça mériterait une médaille. » Elle rit doucement.

Sa cousine lui demanda alors des nouvelles de ses études. Lila était consciente que Jules n'aimait pas vraiment connaître les détails des cas cliniques que la petite brune avait l'occasion d'étudier, mais elle se donnait un malin plaisir d'en rajouter toujours un maximum pour se jouer de sa cousine. Des petites plaisanteries qui la faisaient toujours rire, surtout quand elle voyait les grimaces que faisait sa cousine. « Justement, j'ai passé une petite heure sur le cas d'une pemphigoïde bulleuse. C'est une pathologie moldue rare qui forme d'énormes cloque sur la peau et les muqueuses et au bout d'un moment, elles finissent par exploser et libère du pus jaunâtre. J'aimerais vraiment en voir une en vraie ! » Un sourire malicieux s'afficha sur le visage de l'étudiante tandis qu'elle observait la réaction de sa cousine. Priceless.

Les cousines furent vite rejointes par leur tante. Une femme absolument magnifique qui attirait absolument tous les regards sur elle. Elle s'excusa du retard prétextant avoir un emploi du temps chargé. Jules releva l'ironie tandis que Lila riait. Elle leur proposa alors de commander ce qu'il leur plairait tandis qu'elle évoquait des excuses à donner à leurs patron et professeurs respectifs pour le temps passé avec elle plutôt qu'à travailler. Lila sourit à l'évocation d'une soi-disant maladie due à cette ville. « Malheureusement tantine je crois qu'il n'existe pas de remède à cette maladie. La solution serait éventuellement l'exile, mais tu nous manquerais beaucoup trop ! ». C'était sincère. La jeune Pritchard ne savait comment elle ferait si Ellaria venait à quitter la ville.

Sa tante et sa cousine blaguèrent à propos du travail de Jules à la boutique d'animaux magiques tandis que Lila explorait la carte des menus. Contrairement à ses comparses, elle n'avait encore jamais mangé ici et ne connaissait pas vraiment les plats présentés ici. La blonde la rassurait alors quant à son apparence. Il était clair que la sorcière avait très bien vieillie et pour son âge, elle était particulièrement bien conservée ! Lila avait toujours été fascinée par ses yeux bleus qui faisaient contraste avec sa peau mate. La jeune femme aurait bien aimé avoir les mêmes yeux, surtout qu'elle était plutôt foncée de peau elle aussi. Elle aurait aimé être aussi jolie que sa tante.

Jules proposa alors de payer l'apéro en commençant pas se commander un whiskey pur feu. Lila aurait aimé commander la même chose, mais elle avait peur que l'alcool lui fasse tourner la tête et ne plus parvenir à se concentrer suffisamment pour étudier correctement. « ça sera un diabolo jonquille pour moi merci ! ». Elle adressa un sourire reconnaissant à sa cousine avant de se replonger dans la carte des menus. Ellaria demanda alors des nouvelles de la vie des cousines. Jules mentionna alors la petite discussion à propos des cas cliniques de Lila. Cette dernière laissa échapper un rire léger. « Tu sais, c'est pas si terrible que ça en a l'air hein ! C'est même particulièrement passionnant ! Je t'emmènerai avec moi un jour ! » Elle la traînerai certainement plus qu'autre chose !

Lila se tourne alors vers sa tante. « Et chez toi tout va bien Ellaria ? Tu as des nouvelles de Blaise ? » Sa voix se fit quelque peu timide tandis qu'elle évoquait le fils de sa tante.
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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Jeu 10 Oct 2013 - 10:20

La journée d'Ellaria était embellie par ce repas. Elle avait autour d'elle ses petites nièces chéries, elles avaient l'air d'aller bien et surtout d'apprécier sa présence, que demander de plus ? En même temps, qui pouvait dire ne pas apprécier la présence d'Ellaria Zabini ? Elle était belle, classe, représentait la réussite du nom Zabini, avait toujours réponse à tout et illuminait une pièce quand elle s'y trouvait. Le tout avec suffisamment de modestie pour que cela ne fasse pas trop. Oui oui, Ellaria était modeste. Même si cela ne se voyait pas toujours, elle n'avait pas besoin de se mettre sans cesse en avant pour écraser les autres par son charisme et sa prestance. Alors oui, certains avaient du mal à l'apprécier parce qu'elle gardait rarement sa langue dans sa poche mais ça n'était qu'un détail, un tout petit détail.

Jules insistait pour payer les boissons. Ellaria aimait tellement donner son argent aux siens qu'elle grimaça mais abdiqua. « Très bien Jules. Mais je te préviens, il est hors de question que tu dépenses plus. Ce sera votre meilleur vin pour moi. Un blanc de préférence. » Le serveur repartir avec leurs commandes. Il ne restait plus qu'à attendre celui qui serait chargé de leur commande de vivres. Ellaria ne savait pas encore ce qu'elle allait prendre. Elle verrait ce qui sortirait de sa bouche le moment venu : l'instinct, c'était ce qu'il y avait de meilleur au monde. « Oublions alors le problème de l'enfermement à Pré-au-Lard et disons plutôt que je suis soumise à des soucis dyscrasiques. Cela vaudra bien plusieurs consultations, non ? » Et oui, Ellaria connaissait certains mots du domaine médical. « Je lisais Sorcière Hebdo à une époque et j'avais trouvé ce mot assez barbare dans un article sur "Comment vivre sa vie de femme avec une dyscrasie ?". Je ne sais pas d'où sortait cet article, sûrement de la cervelle cramée de Higgs, mais j'en ai appris ce mot. »

La Zabini s'ébaudissait devant l'entrain de ses nièces. Elles semblaient presque heureuses et ça lui faisait chaud au coeur. Elle savait qu'elles n'avaient pas la vie facile, coupées de leur famille, devant travailler pour gagner le droit de vivre correctement. Si ça n'avait tenu qu'à elle, elle les aurait couvertes d'or. Seulement, Jules et Lila possédaient un amour propre certain qui les poussait à essayer par elles-mêmes. Et que pouvait dire Ellaria face à cela ? Rien, absolument rien parce qu'elle aussi, plus jeune, elle avait dû se battre seule et se faire une place par ses propres moyens. Elle avait pris sa vie en main et s'était établie au Royaume-Uni après une enfance certes prospère mais tout sauf heureuse. Et quand Lila aborda Blaise, cette période de sa vie lui revint en plein visage. Son fils, son enfant pour lequel elle avait osé agir. Et pour sa fille aussi. Malgré la situation, malgré les liens étranges qu'elle entretenait avec ses enfants, Ellaria referait les mêmes choses si on lui proposait de recommencer. Elle n'hésiterait pas à commettre l'irréparable une seconde fois pour sauver ses enfants. Elle n'hésiterait pas à tout plaquer à nouveau pour que sa famille s'en sorte. Elle n'avait jamais été la mère câline, présente, démonstrative. Mais elle avait toujours sacrifié ce qu'il avait fallu pour eux. Qu'ils en soient conscients ou non n'avait aucune importance tant qu'elle était en paix avec elle-même. « Blaise reste Blaise ma chérie : peu de mots et à toi de deviner ce qu'il se passe dans sa tête. Selon mes humeurs, j'essaie ou non de le décrypter. Mais tant que tout va bien, qu'il se porte bien, que sa femme aussi et que mon cher petit-fils ne finit pas dévoré par une acromantule parce qu'il est dans la lune, j'en suis heureuse. » _ Un mouvement attira l'attention d'Ellaria vers ses pieds. Une expression de dégoût vint se nicher sur son visage tandis qu'elle sortait sa baguette. « Lacornum inflamare ! » Un cafard prit feu et se tortilla alors dans tous les sens jusqu'à ce qu'il crève enfin. « Tout cela me parait très appétissant dites-moi. Qui veut du cafard grillé ? Personne ? S'il vous plait ? » Un serveur se précipita vers la table et donna quelques coups de talon sur le cadavre encore en feu de la bestiole._ « Je suppose que vous ne voulez pas de scandale, n'est-ce pas ? Je propose que nous n'ayons pas à payer nos boissons, qu'en dites-vous ? » Et voilà, Jules n'aurait pas à débourser une seule noise. « Tu ne m'en veux pas ma chérie, n'est-ce pas ? »

Ellaria jeta un dernier coup d'oeil à la carte avant de la refermer. C'était bon pour elle. Elle remit alors toute son attention sur ses deux princesses, déposant son visage sur l'une de ses mains. « Au-delà de l'éternel boulot-fection-dodo, où en êtes-vous ? Parce que franchement, si on se contente de se laisser enfermer dans cet "effort commun" sans continuer à vivre notre vie, autant se pendre immédiatement, non ? Je dois bientôt retourner en Italie donc n'hésitez pas à me dire si vous avez besoin de quoi que ce soit : chaussures, sous-vêtements, sacs à main... Je peux vous ramener absolument tout ! »

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Ce message a été posté Mer 20 Nov 2013 - 17:48


    Les petits plaisirs simples de la vie. Voilà à quoi je pouvais résumer cette petite réunion familiale autour d'une bonne table. Pas d'ironie ici, Caleb et moi partagions peut-être le même sang mais je le considérais plus vraiment comme un frère. Il y avait juste Lila et Ellaria et c'était amplement suffisant. Je retrouvais déjà Lila dans un premier temps, nous avions beau vivre ensemble à présent, je ne me lasserai jamais de partager le moindre petit moment avec elle. Sourire aux lèvres je la charriais, elle était toujours en retard habituellement, toujours celle que l'on attend. « Je t'en achèterai une en chocolat chez Honeyducks, promis ! » blaguais-je au sujet de sa médaille tant méritée. Je pris place à ses côtés en attendant sagement notre grande tante. Lila disserta sur son cas du jour, une histoire de cloques et de pue purulent. Je grimaçais. Cette fille était dingue, rêver de voir en vrai huuuh, ça m'en faisait froid dans le dos ! J'ironisais « Voilà qui va nous ouvrir l'appétit dis donc ! »

    Dieu merci Ellaria ne tarda pas à nous rejoindre. Même si je m’intéressais en partie aux études de ma cousine chérie et que je lui posais parfois des questions volontairement, je ne tenais pas à faire des cauchemars morbides cette nuit. Ellaria avait ce don de faire l’effet d’une bouffée d’air frais. C’était rare ces derniers temps de trouver quelqu’un avec un sens de l’humour à toute épreuve. Et quelle entrée ! J’aimais son attitude un chouia drama queen, ça me faisait sourire. Et entre nous, tout ce qui peut donner un peu de baume en cœur en ces périodes sombres était le bienvenu. Je ne voudrais pas qu’elle change d’un iota, c’était ce qui faisait son charme.

    Je proposais –ou plutôt exigeais- de payer l’apéritif et j’y tenais. J’avais beau être reconnaissante envers ma tante pour nous aider Lila et moi financièrement, il m’arrivait de ne pas être toute à fait à l’aise avec la situation. Nous lui serions éternellement redevable oh bien sûr ce n’est pas un vulgaire petit apéro qui effacera notre ardoise mais puisque mon maigre salaire me permettait de lui rendre parfois la pareille … je ne m’en privais pas. Un sourire s’étira sur mon visage lorsque la Zabini finit par accepter –à contre cœur, je m’en doutais bien, mais bon- j’en profitais pour héler un serveur. « Oui chef ! » glissais-je toute guillerette avant de rebondir sur la remarque de Lila « J’viendrais avec toi le jour où les chèvres pondront des bézoards ! » thanks but no thanks, je ne tenais pas à assister à un de ses cas cliniques particulièrement sanglant, surtout que Caleb devait lui aussi trainer dans le coin vu que ces deux-là faisaient les mêmes études. Et voir mon frère … j’en avais encore moins envie, sauf si, bien sûr, il jouait les cobayes pour une petite expérience made in Jules. Jusqu’où peut aller la résistance des liens du sang, ça serait pas mal comme démarche scientifique, non ? Cela semblait plus intéresser Ellaria que moi, c’est qu’elle s’y connaissait un peu en médecine hé ! Pour ma part je n’y comprenais rien, c’était comme écouter deux moldus parler de toutes ces petites choses qui n’appartiennent pas à notre monde. Elles me perdirent un peu en route jusqu’à l’évocation de maman Higgs, huh, je tressaillis légèrement. La mère de Liam … qu’est-ce que je pouvais avoir cette bonne femme en horreur !

    Lila demanda des nouvelles de Blaise mais le récit fut de courte durée. Le sortilège d’Ellaria attira mon attention, je me penchais pour voir ce qui se passait là-dessous. Un cafard enflammé … en voilà un qui devait passer un sacré quart d’heure ! J’avais les bébêtes en affection habituellement mais ce genre de bestiole … beaucoup moins bizarrement. Je grimaçais à nouveau lorsqu’un serveur vola à la rescousse. Pas de scandale, boissons gratuites … QUOI ?! Je fronçais les sourcils à la question de ma tante. Bien sûr que non je ne lui en voulais pas mais … tant d’entrain me paraissait étrangement suspect. « Mmh, seulement si tu me promets que ce n’était qu’un heureux hasard. » … C’est l’histoire du cafard qui tombe à pic ! Aaaaaah un voyage en Italie … Je n’y étais jamais allée. A la réflexion je n’avais jamais quitté les terres Britanniques, je voyageais par procuration à travers les bouquins. Si ces foutus Amerloques n’avaient pas débarqué, qui sait, peut-être que je serai partie pour des contrées lointaines pour agrandir la population du zoo magique de Londres … Ah, le bon vieux temps ! J’en prenais bonne note mais … « Tu nous laisserais te rembourser ? Non parce qu’avoir sa tante qui t’achète encore tes petites culottes à dix-neuf ans, c’est triste, un peu ! » J’éclatais de rire.

    Le serveur revint avec nos boissons et les plus pates excuses de la maison. Prêt à prendre notre commande, j’annonçais la mienne  « Je prendrais le filet de bœuf avec une salade verte et des pommes de terre sautées, s’il vous plait » Machinalement je lui tendis la carte, un dessert m’avait déjà fait de l’œil pour finir le repas en beauté. J’attendis que l’on se retrouve entre nous et articulais d’une petite voix « Dans les nouvelles … Je suis tombée sur Alice la semaine dernière. » Alice, ma demi-sœur. J’avais encore du mal à me dire qu’elle était bel et bien réelle maintenant.
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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Sam 25 Jan 2014 - 23:30

Ces nièces-là avaient exactement ce qu’il fallait pour qu’Ellaria apprécie réellement leur compagnie : elles étaient jolies, distinguées, attentives, intelligentes… Rien à voir avec la version miniature qu’elle avait côtoyé quelques années plus tôt. Heureusement que les enfants grandissaient, ils gagnaient ainsi en intérêt ! Ellaria avait du mal à comprendre comment les gens pouvaient être hypocrites au point de faire croire qu’ils aimaient leur progéniture lors de la période gémissement, régurgitation, changement de couches, biberon, nez qui coule, expression de poulpe mort sur le visage… Ellaria ne s’y était jamais faite. Elle ne trouvait aucun intérêt chez les enfants, si ce n’était les potentielles personnes en devenir qu’ils étaient. Elle était si fière de ce qu’était devenue Naïma, espérait encore que Hadrian serait un jour capable de l’éblouir avec un babillage, si ce n’était intéressant, au moins sensé. Jules et Lila étaient magnifiquement intéressantes, toujours souriantes, un auditoire de qualité pour la Zabini qui A-DO-RAIT être au centre de l’attention.

Ellaria fit comme si elle accepterait d’être remboursée mais que Morgane la rende hideuse – tache Ô combien fastidieuse quand on voyait à quel point elle rayonnait au milieu du peuple – si elle en venait un jour à soutirer la moindre noise à ses nièces. Elle allait enchainer sur la qualité de la nourriture, se plaignant du service qui n’était pas à la hauteur de leur rang, regrettant l’époque où les restaurants pour sang-pur étaient légion mais Jules lui coupa l’herbe sous le pied… Et surtout tout espoir de tenir LE sujet à sensation de ce repas en frappant fort. Alice. La bâtarde de l’abruti de père de cette douce Jules. Evidemment, des bâtards, il n’en manquait pas, Ellaria en connaissait pas mal, elle savait qui avait engrossé la fille légère du coin, qui avait dû se marier trop tôt pour cause de polichinelle dans le tiroir, qui avait usé d’une potion « casse-toi fœtus » en se pensant discrète… Mais là, c’était un sujet personnel, un sujet qui touchait sa petite nièce d’amour et qui, forcément, ne donnait pas envie à Ellaria de se moquer. Cela n’empêchait évidemment pas la Zabini de vouloir se nourrir avidement de l’information le pouvoir se nourrissait de la connaissance. Et si certains étaient incapables de jouer de leurs connaissances pour obtenir et garder le pouvoir, Ellaria était évidemment de ceux qui savaient jongler à la perfection avec les bonnes cartes.

Elle posa ses coudes sur la table et joignit ses deux mains, plongeant son regard dans celui de Jules, sentant Lila attentive elle aussi. « Alors, elle a eu la chance d’obtenir une partie du charme Pritchard ou elle est laide comme un véracrasse et exprime à la perfection le côté bâtard de sa création ?» Après tout, il y avait des choses qui s’exprimaient physiquement : les sang-pur avaient toujours plus de classe et d’attributs que les impurs, les sorciers de familles honorables étaient naturellement admirés… Il y avait des signes qui ne trompaient pas ! « Après tout, les bâtards, c’est comme les sang-de-bourbe, on voit clairement à leur tête que quelque chose cloche !» Ellaria désigna une serveuse au nez disgracieux. « Vous voyez ? Outre ses guenilles et son emploi de sous-catégorie, rien qu’à son visage on peut dire que son sang n’est pas pur.» Elle n’avait jamais vu cette Alice. Elle ne connaissait d’ailleurs même pas son nom, Jules ne le lui avait pas révélé le jour où elle lui avait parlé de ce tracas. Mais Ellaria l’imaginait bien blonde cruchasse, aux vêtements vulgaires, au maquillage se voulant distingué mais en réalité outrancier, au langage de poissonnière… Elle voyait quelqu’un manquant cruellement de distinction et cherchant à se fondre dans la société des sang-pur qu’elle ne méritait pas. « J’espère qu’elle ne compte pas avoir l’indélicatesse de chercher à aller toquer chez ton père pour prendre ta place. Qui aurait l’idée de troquer une créature aussi délicieuse contre une bâtarde de bas-étage ? Ton père est un idiot mais il sait au moins tenir son rang.» Elle ne put s’empêcher d’aller au bout de ses pensées. « A défaut de sa baguette dans son pantalon, évidemment.» Sacré Pritchard.

La déception avait été si grande quand Ellaria avait appris que, pour de stupides histoires de faction, Jules et Lila avaient été rejetées par leur famille. Qui était assez frappé pour laisser les histoires politiques s’infiltrer au sein d’un foyer ? Ellaria devait composer chaque jour avec les choix de ses enfants, qui allaient dans deux directions différentes. C’était compliqué mais mieux valait accepter plutôt que de se couper d’eux. Si la Zabini n’était pas dégoulinante d’amour, elle n’en restait pas moins une mère, attachée à la chair de sa chair. Pas besoin d’avoir fourré le nez dans la couche de ses enfants pour savoir qu’elle était prête à sacrifier de nombreuses choses pour eux. Elle l’avait déjà fait par le passé.

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Jules A. Pritchard
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Ce message a été posté Ven 7 Fév 2014 - 9:48

    On ne choisit pas sa famille comme on dit mais j’étais heureuse qu’Ellaria ait fait le choix d’être toujours là malgré le défunt mari Pritchard –paix à son âme-. En fait … je crois qu’effectivement on ne la choisit pas, mais le choix était nôtre de rester ou non. C’était aussi ‘simple’ que ça. Si la qualification de simple convient, ce dont je doute. Sac de nœud irait mieux surement, moui, enfin bref. Je décidais d’en faire la démonstration après que nous ayons passé commande … Disons que l’histoire des petites culottes étaient comme une mise en bouche avant le plat de résistance … Une Alice à la broche mesdames et messieurs.


    A vrai dire, je n’avais pas prévu de mentionner ce « détail » -mais qui ne manquait pas d’importance- à Lila et Ellaria. D’ailleurs, je n’en n’avais même pas parlé à Lila le soir même de cette étrange rencontre du cinquième type. J’appréhendais déjà son regard assassin ou qu’elle me fasse la morale sur le pourquoi du comment j’avais pu lui cacher un truc pareil alors qu’elle avait dû subir mes tourments lorsque j’avais appris la nouvelle … Je pense qu’il me fallait juste un peu de temps pour digérer tout ça. Ce n’était pas tous les jours que l’on rencontrait sa demi-sœur, ça m’étonnait même que ça ne se soit pas produit plutôt puisqu’on était coincée à Pré-Au-Lard depuis ce qui me semblait être une éternité maintenant.
    Donc voilà. J’étais tombée sur Alice la semaine dernière. C’était sorti presque malgré moi mais je ne tenais pas tellement à disserter plus longtemps sur l’un des cas morbides de Lila. Son regard noir me mit un chouia mal à l’aise, je savais qu’elle m’en voudrait. Je rentrais la tête dans les épaules telle une vieille tortue prête pour sa phase d’hibernation où elle éviterait toutes questions embarrassantes et l’envie de sa voisine de sa voisine de lui tordre le coup. Gosh, pourquoi je ne m’étais pas fait animagus moi ?!

    Mais heureusement, HEUREUSEMENT, qu’Ellaria et son tact légendaire était là. O bien sûr, je me doutais qu’elle était plus que sérieuse mais sa remarque m’arracha un petit sourire. Elle avait le don de tourner les choses. Pourtant je n’avais jamais vraiment eu une dent contre les sangs de bourbe, je les tolérais dans la limite du possible jusqu’ici … mais bien entendu dans la conjecture actuelle, qui disait sangs de bourbe disait Phénix … CES ENFOIRES, du moins de mon point de vue. Cette petite once de sympathie s’était envolée. Je jetais un coup d’œil à la serveuse qu’Ellaria désignait. Il est vrai que la demoiselle n’avait guère été gâtée par la nature. Pauvre enfant perdue. Je détournais bien vite mon attention de son visage de martyr, il me semblait qu’elle avait compris cette marque d’attention soudaine, ça me mit un chouia mal à l’aise. Je me rassurais en me disant que le client était roi, elle n’aurait rien à dire quand à notre attitude. Le rire de Lila vint me chatouiller les oreilles alors que je réfléchissais sérieusement à la question (il n’empêche que notre grande tante n’avait pas tord, nous avions beaucoup plus de charisme que cette bonne femme).
    Comment qualifier Alice ? Telle était la question. Oh non je ne dirais pas qu’elle est laide, loin de là, disons seulement que de l’avoir vu avec ce qui me semblait être une bonne gueule de bois n’était pas l’idéal pour la juger au maximum de son potentiel. « Elle a dû hériter des bons gênes Pritchard oui. Une p’tite tête blonde, quelques traits de John … S’en est déstabilisant d’ailleurs. » J’haussais les épaules « Mais je crois que je m’en ferai une meilleure idée quand elle aura abandonné la bouteille. Les cernes et les marques de fatigue ne jouaient pas forcément en sa faveur … Mais elle en impose, j’étais plutôt impressionnée, elle a du chien. » C’était le mot oui. Je me revoyais encore à lui mentir lamentablement sur mon identité pour éviter le moment du ‘salut salut, en fait, je suis ta demi-sœur. Enchantée. Comment ça va par chez toi ? Ah, toi aussi tu trouves que notre père est un enfoiré ? Awesome. Tape m’en cinq !’ Pour faire simple.

    « Un idiot … t’y vas avec le dos de la cuillère ! » la simple mention du nom de mon géniteur devrait être apposée au mot ‘enfoiré’ dans le dictionnaire. « Elle ne le fera pas »
    « Nos parents nous troqueraient volontiers contre une paire de vieilles goules, je suis sûre qu’elles leur seraient beaucoup plus utiles, style en chair à canon ! » J’eus un petit rire, je crois qu’avec le temps je m’étais faite à cette cruelle réalité … alors je finissais par en rire au lieu d’en pleurer. Je posais un instant ma main sur l’épaule de ma cousine « La voix de la sagesse a parlé » Aaaah qu’est-ce que je pouvais l’aimer ma Lila. « Apparemment elle l’a déjà confronté, au ministère je crois, mais lorsqu’elle lui a dit son nom, il a simplement tourné les talons. Du John dans toute sa splendeur ! En tout cas maintenant elle ne cherche en rien à être en contact avec lui. C’est Caleb qui héritera de tout, le bon coco, le fils prodige ! » Ce fut le moment que choisit le serveur pour nous apporter nos boissons gentiment offertes par la maison suite à l’incident –même si j’avais encore des doutes là-dessus- du cafard. Je levais mon verre « Pour la peine on devrait porter un toast. Aux joies de la famille, ses emmerdes et ses bonnes surprises ! »
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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Lun 10 Fév 2014 - 12:57

Savoir que la bâtarde avait quelque chose d’intéressant à offrir désola Ellaria. Il n’y avait pas de justice. Les erreurs de la nature semblaient avoir renversé le cours des choses en s’octroyant ainsi quelques atouts non mérités. Mais où allait le monde ? C’était sûrement un coup des Phénix. A trop vouloir mettre en place l’impossible, la nature s’était affolée et l’ordre des choses n’était plus ce qu’il était. Mais pourquoi diantre les choses ne restaient-elles pas à leur place ? C’était bien à cela que servait la distinction entre les gens, non ? Ellaria se jura de se pendre le jour où le nom Zabini ne voudrait plus rien dire. Evidemment, cette promesse ne serait jamais mise à rude épreuve : qui pourrait croire sérieusement que les Zabini seraient capables de perdre leur superbe ? Personne. Pas même ces chiens de Phénix.

Les répliques acérées de ses nièces firent plaisir à Ellaria. Elles avaient du mordant et c’était ce qu’il fallait. Elles ne se démontaient pas et, à défaut de bien vivre la situation, affrontaient les épreuves mises sur leur route. Ces petites méritaient le meilleur et si leurs parents étaient incapables de le voir, et bien tant pis pour eux. Ellaria était là pour les aider, pour les accompagner et leur permettre d’accomplir tout ce qu’elles désiraient. Evidemment, sortir quelques gallions n’avait rien d’un effort surhumain mais la Zabini le faisait avec plaisir, chose qui n’était pas une règle constante. Elle donnait pour l’Hôtel de Ville afin de s’assurer son petit confort personnel. Elle donnait un peu partout pour maintenir sa réputation de vendeuse de rêve. Mais pour sa famille, elle donnait sans compter et sans attente en retour. Enfin, sans autre attente qu’un amour inconditionnel pour elle, de l’attention à revendre et une certaine tenue qui la mette, elle, toujours en valeur. Mais comme cela allait de soi, ça n’entrait pas en compte, évidemment.

Ellaria attrapa le verre qu’on venait de lui servir et le leva pour le faire tinter contre ceux de ses nièces. « Et à Caleb. En espérant que ce pauvre enfant ne se vautre pas plus que ce qu’on attend de lui ! » Parce qu’il avait beau être bien fait cet enfant, il n’était pas ce qu’il y avait de mieux pour porter une famille à bout de bras. Les Pritchard étaient fous de laisser de côté deux sublimes créatures qui auraient pu faire toute la renommée de la famille. De telles jeunes femmes avaient de quoi embellir un arbre, elles avaient ce qu’il fallait pour mettre le monde à leurs pieds. Elle dégusta sa première gorgée de vin et regretta que la ville ne soit pas capable de s’offrir mieux. Ce n’était pas de la piquette, mais ça n’avait rien à voir avec un grand cru comme elle les aimait. Il fallait faire des concessions seulement, Ellaria ne supportait pas cela. « Il va falloir que je pense à ramener mon propre stock la prochaine fois que je sortirai de ce trou. Se contenter du bas de gamme, c’est comme accepter de laisser les impurs être traités de la même façon que nous. » Quelle horreur, vraiment !

La Zabini posa alors un regard presque pernicieux sur ses nièces. Le sujet grave qui fâchait ayant été abordé, il était temps de passer à quelque chose de plus intéressant pour Ellaria-Zabini-Commère-en-Chef. Elle porta une nouvelle fois son verre de vin à ses lèvres puis le déposa sur la table sans lâcher ses nièces du regard. « Bon, mes chéries, parlons sérieusement. Que se passe-t-il dans vos petits cœurs en ce moment ? Vous êtes à croquer et je suis certaine que plus d’un jeune homme digne d’intérêt se presse à votre porte. Votre tante veut tout savoir, absolument tout ! Quitte à vous ramener de la belle lingerie, autant que je sache à qui elle profite. » Elle n’avait pas élevé la voix, cela faisait mauvais genre d’insinuer que de superbes poupées comme Lila et Jules pouvaient être du genre à goûter un peu avant de choisir quel plat ferait leur festin final. Ellaria n’encourageait pas à la débauche mais elle n’était pas partisane de la pureté à tout prix. Certains amours n’avaient pas besoin d’être consommés avant mais d’autres méritaient qu’on s’assure de leur qualité et la Zabini aimait à faire la part des choses. « Tant que l’honneur est sauf mes belles, tout est possible ! Et si je peux vous conseiller, sachez que je le ferai bien. Rien ne m’échappe. » Et Ellaria aimait à croire qu’elle était la reine du conseil amoureux de cette ville. Qui mieux qu’elle pouvait se vanter d’avoir connu l’amour à plusieurs reprises ? Qui pouvait dire qu’elle avait su déguster les fruits mûrs de la vie à volonté ? Ellaria était maîtresse dans le domaine et elle passait le plus clair de son temps à le rappeler. Si on venait à en oublier son expertise, elle ne le supporterait sûrement pas.

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Jules A. Pritchard
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Ce message a été posté Lun 24 Fév 2014 - 21:25

    Parler d’Alice … je pourrais le faire pendant des heures bien que je n’étais pas encore tout à fait à l’aise avec le sujet en question. Mes premières impressions, son physique, ses anecdotes face au papa Pritchard … y’avait de quoi. Certes c’était encore tout frais et bien que nous n’étions pas forcément parties sur de bonnes bases –sérieusement, quelle cruche j’avais été de lui dire en premier temps que j’étais une Malefoy pour éviter le fatal « Bonjour, bonjour, je suis ta demi-sœur ! »- je pensais honnêtement que cela pouvait s’améliorer sur le long terme. Il faudrait surement quelques temps pour que l’on s’adopte mutuellement mais ça me semblait possible. Après tout nous avions un sacré point en commun : une putain de haine envers John, et ça ce n’était pas rien. Bref, le bilan concernant la Torvald s’avérait plutôt positif –à ma grande surprise- pour le moment. Et la suite … ben l’avenir nous le dira. Dans tous les cas, elle ne serait pas la petite héritière Pritchard par excellence, ce qui semblait en ravir plus d’une … Et Caleb, surtout. Ce lâche qui ne s’était même pas montré pour discuter de l’éruption soudaine d’une nouvelle personne dans sa vie … je mettrai ma main à couper que papa ou maman Pritchard lui avait déconseillé de ce pointer ce fameux jour-là et qu’une fois encore il avait fait son gentil mouton de Panurge. M’enfin, j’avais beau remettre le coco souvent sur le tapis, plus le temps passait moins sa trahison me faisait mal. S’en était presque triste le point de non-retour auquel nous étions arrivés. Bref, tout ça méritait bien un toast. A la famille, ses joies, ses emmerdes, ses pièces rapportées qui s’avèrent être des pièces intégrantes … Comme on dit, on ne la choisit pas sa famille hein … Et si c’était à refaire … je refais tout pareil.

    Les bruits de verres qui s’entrechoquèrent et la voix de Lila qui répondit tel un doux écho « S’il pouvait entrainer Gedeon avec lui, ça serait PAR-FAIT ! » Un grand sourire goguenard s’afficha sur mon minois « N’est-elle pas trop mignonne ? » Du Lila tout craché. J’aimais profondément cette passion que nous avions en commun de cracher sur le dos de nos frères respectifs.
    La réaction d’Ellaria me fit rire, l’excellence pour une femme d’excellence ça paraissait plus que logique. C’était un peu comme si la Zabini ne vivait pas dans notre monde à nous, les deux gamines Prtichard qui galéraient tous les mois à faire leurs comptes ric-rac. J’aimerai un jour pouvoir avoir cette même liberté qu’Ellaria. Les gens disent bien que l’argent ne fait pas le bonheur, je crois profondément qu’il y contribue en grande partie. « Ne parle pas de malheur, on sait jamais ce qui peut passer par la tête de ces foutus Phénixs ! » ceux-là étaient dotés de l’intelligence d’un gnome. Ces pourritures, c’étaient de leur faute si nous étions coincés ici … et au détriment du bas de l’échelle alimentaire en plus ? Non, non et non. J’avais toujours été tolérante de ce côté-là mais c’était à présent une période bien révolue. Ils avaient voulu la guerre … je serai en première ligne à la première occasion pour déplumer ces oiseaux de malheurs avant de les cuir à la broche. Oui, oui, oui, faut pas chercher la p’tite Jules non mais. Mais soit. Nous étions là pour nous détendre en famille, il n’était pas question que la politique interfère une énième fois pour gâcher les petits bonheurs de la vie. Une gorgée de mon breuvage et pouf, je souris à nouveau comme par magie.

    Le vin devait lui monter bien trop vite à la tête, voilà qu’Ellaria mettait un sujet plus que délicat sur la table – enfin de mon point de vue, c’était un peu le bordel dans mon palpitant pour dire vrai. Je sentais le rouge me monter aux joues, ce n’était pas tellement le genre de choses dont je parlais ouvertement. Normalement ce n’est pas le genre de discussion que les jeunes demoiselles partagent avec leurs chères mères ? Puisque la mienne n’était plus décidée à assumer son rôle, Lila avait eu le droit à quelques confidences mais rien de bien croustillant à se mettre sous la dent. Gardons ce qui est privé, privé, non ? J’haussais légèrement les épaules rieuse « Ça, je te confirme que certaines bébêtes de la boutique aimeraient me croquer un doigt ou deux, j’crois que mon patron y va mollo sur les rations » je ris bêtement de mon jeu de mots –littéralement- pourri mais au moins cela détournait quelque peu l’idée première de la question. Lila me regarda dépitée. « Bah quoi, Ellaria a bien dit que nous étions à croquer non ? Vas-y balance toi maintenant ! » La brunette leva les mains du genre ‘je suis innocente votre honneur’ avant de déclarer « Je suis mariée à mes études, monsieur médicologie est très possessif. Je dors, je mange, je respire, je vis médicologie ! » Elle fit mine de compter sur ces doigts chacun de ces aspects au fur et à mesure qu’elle les énumérait, ça me fit sourire. Néanmoins je me tournais vers notre grande tante décidée à en découdre –bah quoi, fallait bien qu’on passe toutes à la poêle non mais !-. Je m’accoudais à la table l’air solennel « Mais la vrai question dans tout ça … Qui est le prochain mari en liste ? Tes histoires sont encore plus palpitantes que celle de Sorcière Hebdo ! » Ellaria n’avait jamais vraiment eu de chance au niveau de ces maris … Mais j’étais malgré tout reconnaissante que le chemin d’un Pritchard ait croisé sa route même si ça n’avait été que pour quelques temps. Il m’était difficile de croire qu’aucun membre de la gente masculine trainait dans les parages … « Très bien, dit-nous tout. Selon toi quels garçons de bonnes familles seraient l’idéal pour tes deux adorables nièces ? » « De bonnes familles … ou pas, ça emmerderait bien les parents de ne pas ajouter le gendre idéal à l’arbre généalogique ! » Merci, remarque très pertinente Lila. Certes c’était envisageable mais ils devaient déjà nous avoir tout bonnement rayer de l’arbre justement … une branche s’était cassée et pas des moindres.
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Ellaria Zabini
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Ce message a été posté Mer 16 Avr 2014 - 11:23

Ellaria plissa les yeux en écoutant ses nièces assurer qu’elles avaient bien trop de choses à faire dans leur vie pour penser à flirter. Mais de qui se moquait-on ? La Zabini ne leur avait pas demandé qui était l’amour de leur vie mais bien quelles fesses elles croqueraient bien sans retenue enfin ! Au moins, lorsqu’elle abordait la chose avec sa délicieuse Naïma, elle savait qu’elle aurait à faire à des heures et des heures de dissertation sur le fait que la courbure du postérieur d’un homme pouvait tout à fait être proportionnelle à son charisme. Avec Lila et Jules, Ellaria n’avait rien à se mettre sous la dent. Non, la Zabini n’était pas satisfaite des réponses obtenues et son regard contrarié en disait long sur ce qu’il se passait dans sa tête.

La Zabini allait offrir toute l’ampleur de son irritation quand Jules aborda le délicat sujet « prochain mari ». Une femme autre qu’Ellaria Zabini aurait pu se refermer comme une huître à l’évocation de ce sujet mais, évidemment, ce n’était pas une femme quelconque qui se tenait face aux cousines Pritchard. Elle replaça ses cheveux convenablement d’un mouvement de tête étonnamment précis et offrit à Jules un sourire qui se voulait las. « Si tu savais à quel point je suis fatiguée de tout cela ma chérie. La chasse au mari est une activité à plein temps et j’ai tellement à faire en ce moment que je ne peux m’y remettre. » Le ton dramatique fit alors son entrée. Majestueux. Théâtral à souhait. « De toute manière, Podrick est encore dans mon cœur. Je me sens incapable de le remplacer tout de suite. Et qui plus est, il serait dommage que je rafle les si rares bons partis de cette ville alors que de superbe créature comme vous, mes chéries, sont aussi sur le marché. Non, vraiment, je ne souhaite pas paupériser cette ville déjà suffisamment triste en jeunes étalons libres. » Quelle grandeur d’âme ! Vraiment. Qui pouvait se souvenir de la dernière fois où Ellaria Zabini avait décidé de laisser la priorité à de jeunes vierges effarouchées dans la chasse aux derrières bien ferme ? Personne car cela n’était sûrement jamais arrivé – si l’on ne prenait évidemment pas en compte les périodes où le dernier mari trouvé respirait encore.

Si Ellaria exagérait en parlant de priorité, le reste était vrai. Enfin, en partie. Podrick lui manquait mais elle était capable de le remplacer si elle le désirait. Le problème était ailleurs : Pré-au-Lard, la fatigue, une potentielle part de désespoir aussi. A trop chercher l’amour, Ellaria avait l’impression d’avoir fini par épuiser son quota. Séduire encore, elle savait faire. Tomber amoureuse aussi. Mais chercher à séduire et à retrouver l’amour… Pour la première fois de sa vie, ce n’était pas sa priorité. Ses enfants et petits-enfants passaient avant. Et Pré-au-Lard n’avait pas grand-chose à offrir. Ellaria attendrait une période plus clémente. Et puis, sincèrement, jouer les âmes esseulées, le regard grave, lui plaisait. Elle passait pour plus sage que d’ordinaire et appréciait les nouveaux regards posés sur elle. Ellaria avait toujours contrôlé et usé à bon escient ce que l’on pensait d’elle : c’était son arme favorite, une arme dont la forme actuelle lui plaisait.

« Mes histoires faisaient Sorcière Hebdo, ma Jules. Sache que cette garce de Higgs a eu suffisamment de matière pour maintenir son torchon à flots grâce à mes frasques. Ce n’est pas à coup de randonneurs mal habillés ou de produits de beautés soi-disant novateurs qu’elle aurait pu vendre autant de papier. » Carmella Higgs, bougresse insupportable qui avait passé son temps à relater la vie d’Ellaria dans les journaux. Et évidemment, la Zabini avait apprécié être au centre de l’attention, comme toujours. Si la Higgs était vulgaire et avait fini par s’écraser lamentablement quand feu Mervyn Kark avait choisi d’épouser la greluche blonde, Ellaria savait lui reconnaître des qualités. Carmella était comme elle, une femme forte qui avait su s’en sortir seule. Ou presque. Mais dire à voix haute qu’elle respectait une partie du boulot de la Higgs aurait sûrement étouffé la Zabini.

Ah le moment des conseils, le délicieux moment où Ellaria devait donner son avis tant attendu. « Actuellement, le jeune McKay semble être un bon choix. La trentaine, toujours célibataire mais sans que ce soit forcément à cause d’un vice caché… Bon, son père ferait fuir les trolls eux-mêmes mais, tout de même, le fils a un petit quelque chose d’appétissant. Et il parait moins taré que son géniteur ce qui est un plus. Il y a aussi le jeune Macnair. Mais là, c’est un gros risque à prendre : Naïma m’a raconté quelques unes de ses frasques et il doit être dur de le supporter au quotidien. Il y a bien les Blackburn qui ont encore quelques vieux garçons à marier mais la famille a une réputation plus sulfureuse encore que celle des Macnair. Ce qui me fait penser que je ne sais pas laquelle de ces deux familles possède le plus de traitres à leur sang dans ses branches… » Ellaria secoua la tête négativement. Rien que le fait de se poser ce genre de question faisait qu’il valait mieux rayer les familles de la liste des potentielles bonnes alliances.

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Jules A. Pritchard
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Ce message a été posté Mer 16 Juil 2014 - 11:33

    N'ayant jamais été du genre très expressive et plutôt réservée sur ce qui se passait dans ma caboche, je n'étais pas tellement à l'aise avec le sujet qu'Ellaria venait d'aborder. Ah les histoires de cœur... on en fait toute une histoire justement et plus cela s'ébrutait, plus cela devenait compliqué. Je devais être sans aucun doute la seule autour de la table dans ce cas. Inutile de remettre en doute le désir de notre grande tante à connaître les noms de ceux qui nous faisaient louper un battement, et vu l'attitude de Lila qui se tortillait telle une anguille surexcitée sur sa chaise, j'étais prête à parier que le sujet devait tout autant la passionner bien qu'elle en savait déjà beaucoup. Pour ma part je trouvais cela bien plus intéressant de questionner notre aînée quant à son prochain mari potentiel. Non pas qu'une quelconque connotation négative aille avec cela, au contraire j'avais toujours admiré sa force, mais ce qui me semblait être la parfaite parade n'eut pas vraiment l'effet escompté. Je crois même que ma voisine de table la digérait mal tel un vin bas de gamme. Crap. Je n’achetais pas vraiment le coup du 'j'ai trop à faire' alors qu'on s'ennuyait tous comme des rats morts à cause de l'enfermement. Cependant ces derniers mots me firent esquisser un petit sourire. « Quel acte charitable ! » « C'est vrai que deux miséreuses comme nous font de l'ombre à la grande Zabini ! » ajouta Lila à la limite de l'ironie. Miséreuse, voilà autre chose ! Cependant Ellaria n'avait pas tord, c'est vrai qu'il y avait une pénurie de jeunes hommes encore sur le marché, mais ça ne m'inquiétais pas particulièrement ni m'intéressait d'ailleurs. J'étais pas en chasse, c'était déjà assez le bordel comme ça dans ma vie.

    Au contraire, au lieu de me concentrer sur mes histoires je préférais largement le faire sur celles des autres. Et entre nous, les histoires de cœur d'Ellaria étaient beaucoup plus intéressantes que celles de Lila qui s'entêtait à raconter ses opérations durant son stage dans les moindres détails et ce, même quand je la suppliais de m'épargner ou de ne pas me couper l'appétit. Je suis désolée mais nous n'étions pas tous passionnés par des blessures purulentes ou des pauvres sorciers désartibulés. Personnellement ça avait le don de me faire froid dans le dos, huh. Tiens et maintenant qu'elle le disait, le nom de Carmella Higgs aussi me faisait froid dans le dos. Il n'empêche que le garce qui qualifiait le nom de la célèbre journaliste de mode eut le don de me faire sourire. Le genre de grand sourire béat. Je n'aurai pas eu un minimum de dignité, j'aurai encouragé les filles à faire un highfive. Je retins aussi tout commentaire, qui sait, les murs ont des oreilles.

    « Trente ans ?! » M'exclamais-je. C'est pas que mais le coco avait quand même une bonne dizaine d'années de plus que nous ! Un détail qui n'échappa non plus à Lila qui écoutait les suggestions de notre grande tante tout aussi attentivement que moi. « Comme si on avait besoin d'un baby-sitter » renchérit-elle en réprimant un rire. J’acquiesçais d'un signe de tête et étudiais la prochaine proposition. Macnair. Encore une famille dont le nom m'était familier, une grande lignée ceux-là eux-aussi. Les frasques étaient une chose, ce n'était pas ce qui me passionnait le plus personnellement contrairement à Lila qui fit la moue quand Ellaria continua sur sa lancée sans développer le contenu de celles-ci. Quelle commère celle-là ! Je réfléchis un instant. Le nom de Macnair m'était familier oui, mais pas que pour leur implication chez les héritiers. « Macnair, Macnair, » répétais-je songeuse « ce ne sont pas eux qui éprouvent un amour démesuré pour les Poufsouffles ? » Ironie quand tu nous tiens. Cette phrase me fit penser à mes propres parents et à leur joie intense -ahem- lorsqu'ils apprirent que leur petite tête blonde chérie avait attéri chez les jaunes et non pas chez les verts comme son grand frère. Lila acquiesça d'un signe de tête. « Voilà qui réduit déjà les possibilités ! Je crois que je vais m'en tenir au bon vieux dicton : mieux vaut être seule que mal accompagnée. » Je ris avant d'ajouter « Dixit madame je suis mariée à mes études. » Je me tournais vers Ellaria après avoir charrié ma cousine. « Et que dirait la grande prêtresse des jeunes partis à marier des Higgs justement ? Si l'on met la chef de famille de côté évidemment. » Un coup d’œil furtif plein de sous-entendus à Lila style 'si tu l'ouvres je te plante ma fourchette là où ça fait mal, ça t'offrira un nouveau cas des plus intéressant' plus tard, je portais mon verre à mes lèvres. Ainsi si je jugeais que la conversation tournait au vinaigre, je pouvais toujours feindre de m'étouffer pour y couper court.
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Ellaria Zabini
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Ascendance : Sang-pur
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Faction : Héritiers
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Epouvantard : Son reflet marqué par l'âge et la solitude
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Ce message a été posté Lun 11 Aoû 2014 - 8:05

Visiblement, Ellaria avait trop attendu de ses deux nièces. Elle les avait cru dans l’âge adulte mais il n’en était rien : elles étaient encore dans cette âge de transition où l’adolescence s’accrochait désespérément à elle comme une moule à son rocher. La Zabini soupira et avala une nouvelle gorgée de son verre pour souligner son petit effet.
Toute femme sensée savait que les meilleurs crus masculins étaient ceux qui avaient la trentaine. Ni trop jeune pour forcer la gente féminine à prendre la place de leur mère, ni trop vieux pour commencer à s’encroûter. Mais voilà, Lila et Jules n’étaient visiblement pas encore prêtes à être des femmes. Savaient-elles au moins la chance qu’elles avaient de pouvoir choisir ? Et si tard ? Ellaria, elle, n’avait pas eu le choix pour son premier mariage et, du haut de ses treize ans, s’était retrouvée mariée à un homme de l’âge de son père.
Si Jules et Lila n’étaient pas encore des femmes, mieux valait pour elles qu’elles prennent leur temps, puisqu’elles le pouvaient. Vivre leurs premiers émois leur permettrait ensuite de savoir quoi chercher pour s’établir.

Ellaria allait donc changer de stratégie pour ne pas effrayer ses jeunes nièces quand Jules aborda le sujet fâcheux. Les Higgs. Son verre en main, elle sonda sa nièce. Elle posa lentement son verre sur la table en inspirant longuement. Si elle avait cru à une blague une seconde plus tôt, elle comprenait que Jules pouvait être… sérieuse. Malédiction. « Ma chérie… Comment te dire… S’il n’y avait que la matriarche qui posait problème dans cette famille, ce serait un début mais enfin, regarde ! Une fille dont la traitrise a fait le tour du monde, un fils mort après avoir déjà eu la chance de perdre un bras et le dernier… Sérieusement, le jour où Bram ou Gram ou Lam Higgs comprendra qu’il est l’héritier et qu’il doit se comporter comme tel, je crois que j’ouvrirai une bouteille en son honneur. A aucun moment on ne l’a vu chercher à faire briller le nom de sa famille qui pourtant en a bien besoin. » Liam… qui ? Personne ne prenait le jeune Higgs au sérieux. A croire que Carmella n’avait eu que deux enfants et qu’il ne lui restait plus rien aujourd’hui. Elle avait forcément failli quelque part, non ? Son aînée était une traitresse ! De la pire espèce ! Et le second ! Ce que son regard avait pu exprimer la folie ! Sa mort était sûrement une bonne chose, au fond.
Et Bram… Non, Liam, voilà. Liam donc, celui-là… Le regard aussi vide qu’une carpe. L’air d’être constamment perdu. « C’est un ami à toi le plus jeune ? Et sa maman le pousse enfin à prendre ses responsabilités donc il doit se marier ? Par pitié Jules, ne fais pas l’erreur de l’épouser par amitié pour lui. Déjà, le mariage doit être fait par amour ou, au moins, laisser espérer que l’amour en naîtra. Puis, plus sérieusement, si la femme doit apporter le glamour et la classe à son mari, là, tu devrais aussi travailler sans relâche pour le charisme qu’il n’a pas, l’intelligence, la gestion totale… Un mariage est un duo, pas un solo où tu traines l’autre comme un boulet ! »

Ou peut-être était-ce pour Lila ? Ellaria porta son attention sur l’apprenti médicomage. Non, Lila n’avait même pas l’air de s’intéresser aux hommes. Ni même aux garçons. Heureusement pour les cousines Pritchard, Ellaria s’était jurée de ne pas les laisser affronter la vie seules et de les épauler coûte que coûte. Ses conseils étaient les meilleurs et ses nièces avaient toujours bu ses paroles. « Ecoutez mes chéries, en dernier recours, il y a les frères Salamander. Déjà, cela permettrait de se mettre papa et maman dans la poche puis, de toute façon, ils n’ont pas l’air pressé de se caser. Et la situation doit pousser leur mère à retarder l’échéance. Cela vous tenterait une petite soirée où vous les aborderiez par le plus grand des hasards ? » Noyer le poisson. S’éloigner du sujet Higgs pour ne pas dire de bêtise. Ellaria se contenait pour une fois. Pourquoi ? Parce qu’elle avait conscience d’avoir deux gamines fragiles face à elle finalement.

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Jules A. Pritchard
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Ce message a été posté Lun 18 Aoû 2014 - 18:32

    Malheureusement je compris bien vite que la cause de Liam était une cause perdue aux yeux d’Ellaria. Je fis la moue. L’avait-elle déjà au moins rencontré en personne ? Oui, surement. Mais avait-elle déjà eu l’occasion de lui parler un minimum et non juste les banalités ? De faire un minimum sa connaissance ? Bien qu’il soit vrai que Liam avait tendance à être effacé au sein de sa famille, c’était un bon gars, je le savais. Toutes nos années communes à Poudlard l’avaient prouvé. Et même, pour en avoir longuement parlé avec lui je connaissais parfaitement la raison de son ‘détachement’ – si l’on peut dire ainsi – à la réputation des Higgs. Liam était ombre pour la simple et bonne raison qu’il avait joué au bon petit mouton de panurge avec la grande prêtresse Higgs, mais au fond il n’en n’était pas si convaincu. Plus que jamais en cet instant je rêvais de le voir basculer chez les héritiers pour le présenter sous son plus beau jour à ma grande tante. Mais non, si l’on pouvait faire les choix d’autrui tout serait beaucoup plus facile. Je ne pouvais rien dire là-dessus. Cependant, j’espérai que l’avis de la Zabini change ne serait-ce que d’un chouia. C’était peut-être stupide parce qu’elle n’était ‘que’ ma grande tante ou une pièce rapportée chez les Pritchard comme certains pourraient dire, mais son consentement valait beaucoup plus à mes yeux que celui de ma propre mère. Et bien qu’elle ne soit pas aussi étriquée d’esprit et stupide que ma génitrice, Ellaria avait tout comme elle des avis bien tranchés… et les déloger n’était pas une mince affaire, loin de là.

    Ellaria était plus que dure avec la patrie des Higgs et Liam lui-même. J’écoutais attentivement ces arguments, les derniers me faisaient particulièrement grincer des dents mais soit… un avis extérieur était toujours utile n’est-ce pas ? Peut-être étais-je trop aveuglée par mon amitié – ou ce sentiment inqualifiable pour le moment – pour Liam pour me rendre compte de la réalité, de tout ce que la Zabini proclamait ? Ça demandait réflexion. Nul doute que Lila aurait le droit à l’interrogatoire ce soir pour savoir ce qu’elle-même pensait de tout cela. J’essayais néanmoins de défendre mon beef steak point par point. « Je ne pourrais en rien te contredire sur la matriarche mais le reste… je trouve que tu y vas un peu fort quand même » la seule idée de contredire ma grande tante sur un sujet aussi sensible me mettait mal à l’aise. « Peut-on vraiment considérer ça comme de la traitrise de faire ses propres choix ? Au contraire c’est un acte plutôt courageux, non ? Regarde nous avec Lila, nous sommes plus ou moins dans le même cas bien que nous n’ayons pas rejoins cette bande d’emplumés ! » Non, non, non, je n’avais pas du tout une dent contre les Phénixs. « Tyzon est mort au combat, il n’y a pas de honte à avoir. Et c’est Liam. » Encore l’histoire de la trahison passait encore mais jouer sur le décès de Tyzon… ça me dérangeait même si je ne l’avais pas forcément connu. J’avais été témoin du mal que ça avait fait à Liam. Et même, je jugeais que l’au-delà n’était pas un sujet de divertissement. Je n’aimais pas non plus que l’on déprécie mon Liam. « Oui, c’est aussi un Poufsouffle. Nous étions tous les deux préfets. » Répondis-je simplement, passablement irritée.

    « Je n’ai pas dit le contraire » je me contentais seulement de rebondir sur la question de l’amour au sein du mariage. Je passais outre la suggestion d’une union à Liam par simple amitié. Oui le Higgs était mon ami mais ce n’était pas aussi simple que ça dans ma caboche malheureusement. Je soupirais bruyamment avant d’attaquer. « Liam n’est pas un boulet, loin de là, il n’est pas non plus stupide. Et il est plutôt beau garçon à mon humble avis. » Est-ce que j’en faisais trop à vanter ses qualités contre vents et marées ? Autant la faire courte. « Et je pense que c’est tout à son avantage de se distinguer de sa mère. » Mon ton était à la limite de la froideur. Et bien entendu qu’il faisait bien, il était sur la bonne voie. Je ne portais pas tellement Carmella Higgs dans mon cœur. Je lançais un regard en biais à Lila en mode ‘A l’aide’ mais non, elle ne semblait pas vouloir se cramer elle aussi. Mais décidément, Ellaria ne portait pas la dynastie des Higgs dans son cœur… voilà qu’elle voulait nous caser avec les fils Salamander à présent ! Bientôt nous aurions passé tout Pré-Au-Lard en revue. Personnellement, j’haussais les épaules. Ce parti ne m’intéressait pas réellement. Je laissais la parole à Lila. « Ça ne coute rien d’essayer, pourquoi pas. » J’acquiesçais ensuite d’un signe de tête sans vraiment être grandement convaincue. D’un côté voir une fille Pritchard s’unir avec les fils du clan adverse ferait enrager les parents. C’était surement l’une des seules raisons qui me poussait à ne pas aller à l’encontre du choix de Lila. Nous verrons bien. « Tu comptes nous coacher pour trouver un mari ? Ou nous apprendre les techniques d’approche, la façon dont on doit se comporter lors d’un premier rendez-vous ? » Charriais-je ma grande tante dans l’espoir de détendre un chouia l’atmosphère – la conversation sur les Higgs était encore marquée au fer rouge dans mon esprit. « Personnellement je trouve que nous avons tout le temps pour nous marier et nous embrigader dans le train-train quotidien. On a la vingtaine, on a encore toute la vie devant nous ! On devrait en profiter plutôt que de partir à la chasse au mari potentiel, bien que Pré-Au-Lard ne soit pas l’endroit idéal pour ça » ça c’était sûr, le bourg sorcier n’était pas des plus fun en ce moment avec l’enfermement qui commençait sérieusement à durer. Je soupirais « Londres me manque. » Ou comment noyer le poisson du mariage.
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