Comme un vent de changement - Carter.



 



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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Hors des murs
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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 10:56

Un rayon de soleil accrocha le visage de June, la tirant d’un sommeil sans rêves. S’adossant sur son lit, elle passa une main dans ses longs cheveux bruns, essayant vaguement de les discipliner avant de se lever doucement, dans l’espoir de ne pas réveiller ses camarades. A pas feutrés, elle rejoignit la salle de bain commune des élèves, et ferma la porte, essayant de ne pas trop la faire grincer. Il était tôt, et elle n’avait aucune envie de voir les autres se lever en même temps qu’elle. Une fois n’est pas coutume, la vert et argent avait besoin de faire le plein de solitude. Elle enfila à la hâte une tenue des plus simples, se coiffa rapidement, attrapa au vol sa cape, puis sortit des dortoirs. Elle ne supportait plus la proximité de certaines filles, en particuliers celles qui l’avaient ridiculisée lors des longs mois de captivité. Décidément, elle allait avoir du mal à pardonner. Tous ses gens qui faisaient comme si tout était redevenu comme avant, alors que tout avait changé lui donnait la nausée. S’incitant au calme, elle finit par prendre la direction du parc, espérant que l’air frais la tirerait de ses pensées sinistres. Le vent caressait sa peau, se faisant tantôt violent, tantôt caresse, mais la jeune femme s’en fichait un peu. Elle avait juste envie de quitter les couloirs sombres du vieux château, besoin de respirer et de faire le point sur les récents évènements. D’abord la prise du Poudlard Express, et la sensation horrible que tout lui échapper, en même temps que sa liberté. La trahison des héritiers étaient avait marquée la jeune femme, aussi bien qu’un tisonnier chauffé à blanc qu’on aurait appliqué sur sa peau. Puis la privation de baguette, comme si on vous amputait d’un membre et vous mettez au même rang que ces stupides moldus. Mais le pire dans tout ça avait été l’attente insupportable de nouvelles, savoir ce qui se passait dehors, ce qu’il était advenu de ses parents. Oh bien sûr, June avait bien volé quelques journaux et en avait appris assez pour savoir que Kark avait eu plus de chance lors de l’attaque du ministère, mais cela ne la rassurait en rien quant au sort qu’avait connu ses parents, ou même Rose ou Dany. Ne pas savoir était une torture bien plus puissante que les punitions et privations même les plus cruelles qu’avaient pu imaginer Lewis. Il fallait reconnaître qu’elle avait presque réussi à la rendre folle. Presque. C’est au pris d’efforts colossaux que June s’était convaincu que, s’il était arrivé quelque chose à ses proches, elle le saurait. Il ne pouvait pas en être autrement.  

La jeune femme s’arrêta au bord du lac, laissant son regard vagabonder au loin, sur le reflet du château qui miroitait sur le l’eau parsemée de vaguelettes. Poudlard n’était plus ce qu’il avait tant représenté aux yeux de la jeune femme : bonheur, joie, apprentissage, symbole de la magie. Peut importe l’angle sous lequel elle le regardait, elle ne voyait plus que la prison qui avait été la sienne, et celles de nombreux autres, pendant des mois. La jeune femme soupira, reportant son attention sur les fines traces qui marquaient sa peau, résultats des longs jours qu’elle avait passés aux cachots après sa tentative d’évasion. Lewis n’avait pas manqué de lui faire comprendre, à elle comme à beaucoup d’autres qui, comme elle, n’avait pas réussi, qu’ils payeraient cette tentative. La jeune femme parcourue du doigt celle de son poignet, fine trace rose sur sa peau légèrement halée, se demandant si elle ne devrait pas faire disparaître toutes les traces de la captivité, afin de se laver de l’affront des héritiers. Un simple petit coup de baguette, et ces horribles traces laisseraient place au fin grain de sa peau. Mais June hésitait, c’était triché, cela n’était pas en effacement bêtement les plaies que l’on soignait son âme. Et puis, elle n’avait pas envie d’effacer la haine qui parcourait  ses veines et  lui donnait envie de se battre pour faire comprendre à tout le monde qu’eux, les ombres, avaient été blessés, malmenés, mais pourtant étaient en train de se relever. Oui, elle préférait se battre et afficher clairement qu’elle n’avait pas honte des blessures qu’on lui avait infligées. Cela ferait un bon rappel à qui voulait bien regarder qu’elle n’était pas restée inactive pendant que Lewis s’acharnait à leur enlever toute dignité, dans l’espoir futile qu’en tenant les enfants elle pourrait faire pression sur les parents. La jeune femme se laissa glisser contre un arbre, ramenant ses jambes contre elle et les enlaçant de ses bras, posant doucement sa tête dessus. Elle avait tellement changée cette dernière année qu’elle peinée un peu à se reconnaître.  Certes, cela avait été nécessaire pour endurer les longs mois de calvaires, mais elle avait parfois la nostalgie de la jeune fille pleine de vie qu’elle était avant.

Soupirant, elle ferma les yeux, consciente qu’elle avait quand même de la chance d’être encore là. Décembre 2020 avait été un vrai massacre, les élèves Ombres ayant été privés de leurs baguettes pendant presque un an, se remettre dans le bain en pleine bataille n’avait pas été une partie de plaisir. June était heureusement assez douée en sortilèges, sa matière favorite, pour avoir assez vite retrouvée sa dextérité habituelle. Néanmoins, les Phénix étaient des adultes, entraînés, se battant contre des gamins qui avaient le même âge que leurs enfants. Quelle gloire, vraiment. Cela faisait à peine quelques semaines que la bataille s’était déroulée, et la jeune femme était encore éprouvée par les évènements et les combats, c’est pourquoi elle avait vraiment besoin de se retrouver au calme afin de faire le point. Bientôt, elle serait sortie de Poudlard, retrouverait les siens et pourrait commencer vraiment à participer à des actions. C’était vital pour June. Et puis, elle ne supportait plus vraiment le climat actuel, les tensions entre Phénix et héritiers. Soudain, elle perçut que quelqu’un était en train de l’observer, sans doute même depuis un bon moment. Elle ouvrit les yeux, cherchant d’un regard qui pouvait bien être aussi matinal qu’elle. Il était là, à quelques pas, les yeux rivés sur elle. Carter Lannister, une des personnes qu’elle avait le moins envie de voir en ce moment. Il ne s’était même pas retourné une seule fois, pendant l’évasion, la laissant à terre alors qu’il courrait vers une liberté certaine. Le gratifiant d’un regard noir, elle tira sur ses manches afin de lui dissimuler les cicatrices qui parcouraient ses poignets, ne voulant pas lui laisser entrevoir à quel point elle avait souffert. « Vous. » La jeune femme mit dans ce simple mot toute la haine qu’elle éprouvait à l’égard de celui qui l’avait laissé derrière. Passant une main dans ses cheveux, les ramenant derrière son oreille, elle continua d’une voix froide et tranchante qu’elle n’avait jamais employée avec lui, avisant d’un hochement de tête son insigne de préfet. « Et bien au moins, la vie n’a pas été trop dur pour vous. A peine rentré, n’ayant même pas combattu et ayant quand même les lauriers de la gloire. » Lui lançant un regard dédaigneux, elle fini par se détourner, n’ayant aucune envie de continuer la conversation, et termina d’une voix cassante « On voit bien qui est privilégié, laissez-moi donc deviné, une nouvelle aile à la bibliothèque en échange de l’honneur d’avoir un Lannister comme Préfet en chef ? Quelle gloire, vous pouvez être fier de vous, tant d’argent dépensé pour racheter votre lâcheté. »


Dernière édition par June E. Warrington le Mar 30 Juil 2013 - 10:37, édité 1 fois
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Carter A. Lannister
Carter A. Lannister
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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 12:50

Carter était bien matinal depuis sa réinsertion dans l'enceinte de Poudlard, les récents évènements avaient totalement changé sa façon d'agir. Et son nouveau statut de préfet en chef lui prenait pas mal de temps, il se couchait tard et se levait tôt le tout menait irrémédiablement vers une fatigue pesante qui le rendait pour le moins à fleur de peau. Il s'était dit en cette matinée ensoleillée qu'il irait prendre un long bain dans la pièce la plus convoitée de toutes les femelles de château, dixit la salle de bain des préfet. Cela faisait partie intégrante de ses nouveaux privilèges, en y repensant quelle revanche d'être revenu auréolé de pouvoir.

Une à deux heures plus tard...

Le préfet en chef prenait la route de retour aux cachots, l'école de sorcellerie était si calme, comme si rien n'était arrivé. Si seulement ça avait pu être le cas. Ce bain l'avait totalement relâché, il avait pu faire une mise au point rapide sur sa situation actuelle. Se réintégrer parmis ses camarades ne serait pas une chose aisée, on devait le prendre pour un traitre, mais était-il responsable de leur échec ?! Ils n'avaient pas réussi à fuir, pas de chance pour eux, c'est qu'ils ne devaient pas s'être battu assez. Pure ironie quand on sait que le Lannister est tout sauf un combattant et pourtant il y avait mis toutes ses tripes dans cette évasion, bien sur il avait été épaulé par cette emmerdeuse de Marion, Lexy lui avait sauvé la mise pendant qu'il était aux prises avec un strangulot et enfin la cavalerie avait converti l'essai.

Il était non loin des cachots lorsque quelqu'un répondit à l'écho de ses pas, toujours curieux de savoir qui pouvait être presque aussi matinal que lui, il se retira dans un recoin d'ombre. Tapis dans l'obscurité, il laissa passé l'élève devant lui. Aucunes difficultés ne se présenta à lui quand il fallut l'identifier, il s'agissait de June la cousine d'Eleanor. Que devait-il faire ?! La suivre, se montrer de suite ?! Ou tout simplement retourner au cachot... Le temps qu'il prenne sa décision la jeune femme avait pris de l'avance. C'était décidé il la suivrait, que pouvait-elle si tôt dans la journée ?

June se dirigeait vers le lac, choix judicieux pour communier avec la nature et son moi intérieur. Les choses semblaient être revenue à la normale, il s'arrêta non loin d'elle. Se posant en observateur de la scène, que pouvait-elle penser ?! Carter n'avait rien à se reprocher quand à son attitude lors de l'évasion, il avait fait ce qu'il avait à faire. De grandes décisions entraines de grands sacrifices, peut-être les gens qui lui en voulaient n'étaient-ils pas assez mature pour comprendre ce qu'il avait fait. Carter n'avais pas vraiment eu l'envie de se faire discret, aussi ne fut-il pas étonné de voir la piquante brune se retourner, reconnaissant le jeune homme elle semblait vouloir cacher quelque chose à ses poignets.

« Vous. » Dans ce simple mot, Carter compris instantanément l'état d'esprit de la jeune femme, il ne fallait pas être pourvu d'une intelligence exceptionnelle pour le comprendre. Ce simple vous transpirait la haine qu'elle éprouvait pour lui, donc ils en étaient là, nouveau rebondissement dans leur relation amicale. Il ne savait pas pour quelle raison, mais il ne prit pas la parole, son amie semblait en avoir gros sur le coeur aussi aurait-il été impoli de ne pas la laisser décharcher sa colère latente. Et comme de juste elle continua. « Et bien au moins, la vie n’a pas été trop dur pour vous. A peine rentré, n’ayant même pas combattu et ayant quand même les lauriers de la gloire. » June se retourna, non pas pour marquer qu'elle avait terminé mais bel et bien parce qu'elle voulait lui faire comprendre que son attitude avait été épouvantable. Mais cela ne lui posait aucuns problèmes de se justifier, chose qu'il n'aurais pas faite si ça avait été une autre personne face à lui, ou plutôt dos à lui. Mais voilà qu'elle voulait se la jouer méchante fille en l'attaquant. « On voit bien qui est privilégié, laissez-moi donc deviné, une nouvelle aile à la bibliothèque en échange de l’honneur d’avoir un Lannister comme Préfet en chef ? Quelle gloire, vous pouvez être fier de vous, tant d’argent dépensé pour racheter votre lâcheté. » Carter ne put s'empêcher de sourire, mais pas de se sourire gentil non pas du tout, mais plutôt celui qui voulait dire, tu veux jouer, on va jouer !! Malheureusement cette dernière lui tournant le dos, elle ne pouvait pas anticiper ce qui allait lui tomber sur le coin de la figure.

" - Moi... " dit le préfet en chef avec un amusement certain saupoudré d'une pointe de moquerie. " - Ce que la vie m'a réservée Warrington tu n'en sais fichtrement rien, alors avant de te la ramener avec tes doléances tu te la boucles rapidement. Et sache que pour récolter des lauriers dans notre faction un simple nom ne suffit pas, il faut avoir posé des actes. Dois-je te remémorer certains détails ?! Ou alors ton emprisonnement a-t-il eut raison de ton intelligence ? " Il lui laissa quelques secondes pour laisser le temps à June de digérer ses informations. " - Tu peux faire mieux que ça comme attaque ou ne serait-ce simplement que de la jalousie de petite fille ?! Et tu sais sans doute mieux que quiconque qu'une aile de la bibliothèque n'est pour nous qu'un grain de sable dans notre budget, sans doute avons-nous fait ça pour t'instruire sur la vie. Encore faudrait-il que ce soit pour cette raison que j'ai eu cet insigne. " Il le remit en place pour la narguer un peu plus.

" - Et maintenant je te prierais d'arrêter de jouer à la gamine en faisant comme si tu ne me connaissais pas, parce qu'il n'y a qu'à une personne à qui tu peux t'en prendre d'être resté enfermée ici. Tu as échoué dans ta tentative de fuite, et l'idée que l'handicapé que j'étais ait pu s'en sortir te rends malade. C'est que tu ne le désirais pas assez, et tu devrais savoir que dans ce genre de situation une simple hésitation peut mener à l'échec total d'un plan. Deux options s'offrent à nous, soit tu es prête à écouter mon point de vue concernant ce qu'il s'est passé, soit on entre en guerre ouverte. Et je te jure son mon honneur de Lannister que tu as plus à perdre que moi, il n'est pas bon de se faire un ennemi de ma personne et tu connais le crédo de ma famille de surcroit. Je te laisse y réfléchir le temps que je te rejoigne. "

Il s'avança vers June avec toute l'assurance possible, cette dernière remarquerait surement que Carter n'avait plus besoin de sa canne pour marcher, fini l'époque de l'infirme boiteux. Une fois face à elle il lui posa une ultime question, si la réponse était positive ils pourraient agir en adultes, si elle refusait l'arrêt de guerre était signé et ce serait dangereux, une autre alternative était possible, elle accepterait d'écouter ce qu'il avait à dire et elle ne changerait pas d'opinion et il faudrait pas longtemps au Lannister pour savoir comment riposter à ça. " - Puis-je m'asseoir ? "

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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 16:59

Carter l’avait laissé débiter sa tirade sans lui répondre, comme s’il était conscient qu’elle avait besoin de se défouler. Non loin de faire plaisir à la jeune femme, cela l’avait encore plus contrariée. S’il y avait bien une chose qui la mettait hors d’elle, c’était bien que quelqu’un la regarde perdre sans son froid sans daigner lui offrir une quelconque répartie, comme si ce qu’elle disait ne faisait aucun effet. Pourtant June ne doutait pas d’avoir touché une corde sensible, elle connaissait assez le vert et argent et son orgueil démesuré pour ignorer qu’il n’aimait pas qu’on s’y attaque. Cependant, elle n’aimait pas sa façon d’agir, et encore moins le fait qu’il ne lui réponde pas, la laissant cracher sa haine comme si elle parlait de mondanité. Lui tournant le dos, la jeune femme pouvait sentir qu’il avait le regard rivé sur elle, et cette façon qu’il avait de la prendre de haut était aussi agréable qu’une épine enfoncée dans le pieds. En fait, c’était un peu ce qu’était Carter pour la jolie brune : une épine qu’elle avait envie de retirer et de jeter au loin pour ne plus jamais avoir à y avoir à faire. Seulement, c’étant sans compter les insupportables railleries dont il n’allait sûrement pas manqué de faire preuve. Comme pour lui donner raison, il prit la parole, et même sans le voir elle pouvait presque entendre qu’il souriait, dans sa façon d’accentuer chaque mot et de tourner ses phrases. « " - Ce que la vie m'a réservée Warrington tu n'en sais fichtrement rien, alors avant de te la ramener avec tes doléances tu te la boucles rapidement. Et sache que pour récolter des lauriers dans notre faction un simple nom ne suffit pas, il faut avoir posé des actes. Dois-je te remémorer certains détails ?! Ou alors ton emprisonnement a-t-il eut raison de ton intelligence ? » Ces mots lui firent l’effet d’une gifle, et la jeune femme se retourna vivement, le visage crispé par une haine qu’elle sentait monter du plus profond d’elle même. Néanmoins, elle s’incita au calme et, comme il l’avait fait pour elle, le laissa continuer à débiter ses absurdités, se laissant le temps de réfléchir à une défense convenable. Oui, June voulait jouer. Et elle n’aimait absolument pas perdre.

" - Tu peux faire mieux que ça comme attaque ou ne serait-ce simplement que de la jalousie de petite fille ?! Et tu sais sans doute mieux que quiconque qu'une aile de la bibliothèque n'est pour nous qu'un grain de sable dans notre budget, sans doute avons-nous fait ça pour t'instruire sur la vie. Encore faudrait-il que ce soit pour cette raison que j'ai eu cet insigne. " Avant même d’avoir réussi à empêcher son corps de réagir à sa place, la jeune femme leva les yeux au ciel. Attitude sans doute enfantine, en effet, mais les propos de Carter ressemblait tellement a un discours appris par cœur qu’elle se demanda s’il n’avait pas du répondre à de pareilles critiques de nombreuses fois auparavant. Mais c’était tout Carter ça, la rentabilité avant tout, toujours préparer sa défense, ne jamais rien laissé à la spontanéité. A croire que cet homme là était aussi rigide que son nom de famille et aussi vide de sentiments que ses coffres étaient plein d’argent. Serrant les lèvres, June ne répondait toujours pas, consciente qu’une véritable lutte était en train de débuter entre eux. Mais il y avait des propos qu’elle ne lui permettrait pas de tenir une seconde fois.

Dans une attitude fière, la jeune femme releva la tête et lui offrit son plus beau sourire, teintée d’une certaine ironie, signifiant qu’il n’avait qu’à continuer sa tirade, elle n’allait pas tarder à lui expliquer ce que le mot vengeance voulait dire, et lui montrer que son ami méchanceté n’était pas loin derrière. Cela faisait des mois qu’elle bouillonnait de l’intérieur, et rien que l’idée d’une joute verbale lui faisait l’effet de la meilleure échappatoire qu’elle pouvait trouver. Carter ne devait même pas se douter de la grenade qu’il venait de dégoupiller, ni même du fait qu’elle ne tarderait pas à lui exploser en pleine face.  Carter la regardait toujours, et balança une réplique qui encore une fois la persuada qu’il la cherchait vraiment. « " - Et maintenant je te prierais d'arrêter de jouer à la gamine en faisant comme si tu ne me connaissais pas, parce qu'il n'y a qu'à une personne à qui tu peux t'en prendre d'être resté enfermée ici. Tu as échoué dans ta tentative de fuite, et l'idée que l'handicapé que j'étais ait pu s'en sortir te rend malade. C'est que tu ne le désirais pas assez, et tu devrais savoir que dans ce genre de situation une simple hésitation peut mener à l'échec total d'un plan. Deux options s'offrent à nous, soit tu es prête à écouter mon point de vue concernant ce qu'il s'est passé, soit on entre en guerre ouverte. Et je te jure son mon honneur de Lannister que tu as plus à perdre que moi, il n'est pas bon de se faire un ennemi de ma personne et tu connais le crédo de ma famille de surcroit. Je te laisse y réfléchir le temps que je te rejoigne. "

La jeune femme éclata d’un rire cristallin, dont elle ne doutait pas qu’il serait comme un affront pour le jeune homme. « Ce que vous avez pu vivre, Lannister, a du être tellement horrible. Pensez vous bien, un retour chez Papa et Maman, une baguette toujours en poche et pleins de gens pour venir vous féliciter. Mais que cela a du être horrible, j’en pleurerais presque. » Le gratifiant d’un sourire teinté d’une ironie à peine dissimulée, la jeune femme remit une mèche de cheveux en place avant de poursuivre d’une voix mielleuse« Et leur avez-vous  dit, à tous ces parents fou d’inquiétudes, que si vous étiez devant eux et pas leurs enfants c’était par ce que des gens comme moi, qui ont échoué, se sont quand même défendus ? Ils se sont mis à deux pour m’arrêter, cela fait donc deux personnes en moins pour vous poursuivre, vous et votre si grande habilité aux sortilèges. En faites, vous devriez me remercier, Lannister. » La jeune femme lui lança un regard cruel, persuadée de ses propos. Nombreux était ceux qui n’avaient pas réussi à s’enfuir, mais ils ne s’étaient pas arrêté pour autant de se battre, obligeant les poursuivants à se diviser pour les stopper et les ramener dans l’enceinte du château. La fuite des uns était le fruit de l’arrestation des autres. Elle enchaîna de cette même voix, qui pourtant était douce, sachant qu’une voix posée atteindrait plus sûrement le jeune homme. Elle ne lui ferait pas le plaisir d’avoir l’air d’une furie enragée, oh ça non. « Jalousie de petite fille ? Oh, mais Lannister, il y a bien longtemps que je ne suis plus cette gamine que tu as connu. » La jeune femme était repassé au tutoiement, incapable de lui témoigner une plus grande marque de respect. «  Tu ne sais absolument pas quel enfer nous avons enduré après votre départ. Je ne suis pas jalouse de ta fuite, je te haïe pour ta lâcheté. Tu aurais pu au moins te retourner et lancer un sortilège pour me venir en aide. Tu aurais pu essayé. Moi, je l’aurais fait. Mais là encore, je ne suis pas aussi dénué de conscience que toi, Lannister. Décidément tu es comme un charognard, tu profites du malheur des autres pour te complaire. Si cela te fait plaisir de penser que ma haine est une simple jalousie, alors grand bien te fasse. Seulement tu te trompes tellement que l’utilisation même du mot tromperie n’est qu’un doux euphémisme. » Elle lui montra cet insigne du doigts, continuant sur sa lancée sans même laisser à Carter le temps d’esquisser une réponse. « Mais arrête de te voiler la face, tu ne trouves pas ça bizarre que toi et Lexy Kark vous avez ces insignes ? C’est pour acheter votre pardon, bien plus que pour vous récompensez. Il n’y a que toi pour penser que tu puisses la mériter. Tu n’étais pas là en décembre, tu n’es même pas venu nous aider. Si tu as pu remettre les pieds dans ce château, c’est aussi parce que je me suis battu pour qu’il soit libre. Encore une fois, tu me dois quelque chose. » Enfin, la jeune femme le lâcha de ses yeux furibonds, et reporta son attention sur le lac. Elle termina avec un joli sourire, le regardant de nouveau « Et puis quoi, tu veux essayer de me faire du mal en me disant que j’ai échoué ? Mais ouvre les yeux, Lannister, tu es incapable de faire du mal à qui que ce soit. Rend toi service, toi et ton incapacité à te servir sciemment d’une baguette pour te défendre, et va voir ailleurs si t’as pas un première année à terrifier. Ton nom de m’effraie pas, pas plus que ton fric. »


Dernière édition par June E. Warrington le Mar 30 Juil 2013 - 10:38, édité 1 fois
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Carter A. Lannister
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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 21:07

Carter savait exactement que June n'en resterais pas là, la première tirade de Carter semblait avoir fait mouche comme un méchant soufflet. C'est aussi violemment qu'elle daigna reposer son regard sur Carter, et comme le jeune homme l'avait fait avec elle, June laissa Carter dire tout ce qu'elle avait à dire. Tout son langage corporel annonçait la couleur, ce serait tout sauf une discussion calme et posée qui était en train de se dessiner. Et de fausseté en fausseté, June essaya dignement toutes les phrases que Carter pouvait lui débiter. Il n'y avait rien à dire, le combat serait digne à défaut d'être loyal. Et un rire cristallin fut le début de la riposte.

« Ce que vous avez pu vivre, Lannister, a du être tellement horrible. Pensez vous bien, un retour chez Papa et Maman, une baguette toujours en poche et pleins de gens pour venir vous féliciter. Mais que cela a du être horrible, j’en pleurerais presque. » Carter avait tellement de choses à dire à cette idiote, fini les courtoisies. " - Oui c'est certains que quitter une prison pour une autre on a pas fait mieux comme reconversion actuellement. Des gens pour nous féliciter, c'est certains il y en avaient mais de combien n'a-t-on pas eu de reproches de ne pas être revenus plus nombreux ? Vas-y pleure, tu feras peut-être moins ta pisseuse !! " Et d'un retour de bâton un !!

« Et leur avez-vous dit, à tous ces parents fou d’inquiétudes, que si vous étiez devant eux et pas leurs enfants c’était par ce que des gens comme moi, qui ont échoué, se sont quand même défendus ? Ils se sont mis à deux pour m’arrêter, cela fait donc deux personnes en moins pour vous poursuivre, vous et votre si grande habilité aux sortilèges. En faites, vous devriez me remercier, Lannister. » Il lui sourit, la réflexion le faisait rire doucement, il leur avait dit quelque chose qui les réconforterait, il n'était pas un monstre. " - Ce qu'on leur à dit aux parents fous d'inquiétudes c'est la vérité en quelque sorte. Vous avez juste eu moins de chance que nous, que sans vous nous n'aurions peut-être pas pu nous évader non plus. Cela faisait partie de mes intentions mais vu les gentillesses que tu m'as débitées depuis tout à l'heure, je doute que j'ai encore envie de le faire. Cependant, et de mauvaise grâce malgré tout, merci. " Il eut se sourire en coin de celui qui a réussi à prendre le contre pied de son adversaire, cherche pas cocotte sur le terrain tu me surclasse, dans ce qui est de l'ordre des palabres c'est moi qui domine.

« Jalousie de petite fille ? Oh, mais Lannister, il y a bien longtemps que je ne suis plus cette gamine que tu as connu. »" - Faut croire que le changement dont tu te persuade n'est pas encore effectives, mais tu as raison depuis le temps que je ne t'ai plus vue, j'aurais espéré des retrouvailles plus matures, ce que tu n'es pas encore visiblement. Peut-être avait-elle réellement changer, mais son attitude lui rappelait plus l'enfant avec qui il se chamaillait que l'adolescente qu'il appréciait.

« Tu ne sais absolument pas quel enfer nous avons enduré après votre départ. Je ne suis pas jalouse de ta fuite, je te haïe pour ta lâcheté. Tu aurais pu au moins te retourner et lancer un sortilège pour me venir en aide. Tu aurais pu essayé. Moi, je l’aurais fait. Mais là encore, je ne suis pas aussi dénué de conscience que toi, Lannister. Décidément tu es comme un charognard, tu profites du malheur des autres pour te complaire. Si cela te fait plaisir de penser que ma haine est une simple jalousie, alors grand bien te fasse. Seulement tu te trompes tellement que l’utilisation même du mot tromperie n’est qu’un doux euphémisme. » Que pourrait-il bien répondre à ça ?! " - Avant de me juger, n'oublie pas que j'ai une soeur dans l'enceinte du château, les cachots, la destitutions des baguettes magiques, les humiliations c'était votre lot quotidien et crois moi j'en suis le premier désolé. Non je n'aurais pas pu me retourner, s'était mettre en péril la réussite de l'évasion. Ce n'est pas de gaieté de coeur que j'ai laissé les autres derrière moi, si j'ai lâché ma soeur, pourquoi aurais-tu été mieux lotie ? Les grandes décisions viennent des grands sacrifices, tu comprendras ça un jour.

« Mais arrête de te voiler la face, tu ne trouves pas ça bizarre que toi et Lexy Kark vous avez ces insignes ? C’est pour acheter votre pardon, bien plus que pour vous récompensez. Il n’y a que toi pour penser que tu puisses la mériter. Tu n’étais pas là en décembre, tu n’es même pas venu nous aider. Si tu as pu remettre les pieds dans ce château, c’est aussi parce que je me suis battu pour qu’il soit libre. Encore une fois, tu me dois quelque chose. » Comment pouvait-elle parler de Lexy de la sorte ?! Elle n'était même pas là pour se défendre. " - Je ne me voiles pas la face, pourquoi on a eu ces insignes Lexy et moi ?! Tout simplement parce que nous avons été capable de trouver une taupe pour nous donner des informations à l'intérieur du château, donc tous ses parents fous de chagrin de ne pas revoir leurs précieux enfants ont eu grâce à Lexy et moi des nouvelles. Est-ce que moi même je te fais des reproches car tu n'était pas présente pour défendre la banque ou des coffres ont été pillés pour récupérer la soeur de Mervyn ? Je ne crois pas non plus !! Tu es bien mal placée pour savoir ce à quoi on a du faire face ou non. Je pense que tu n'étais pas non plus présente quand j'ai du monter une campagne afin de ternir l'image de la soeur notre ancien ministre, et pourtant je l'ai fait. Ce n'est pas toi non plus qui était en mission et qui a du être complice d'un meurtre... " Carter venait d'énumérer tout ce qu'il avait fait pendant qu'il était dehors à soi disant se la couler douce. Et au fil de l'énumération il se rendit compte que justement il n'avait pas rien fait. " - Alors penses-tu toujours que nous ne méritons pas notre insigne ?! " La dernière phrase avait claqué avec une violence pure !! Il méritait ce qu'il avait.

« Et puis quoi, tu veux essayer de me faire du mal en me disant que j’ai échoué ? Mais ouvre les yeux, Lannister, tu es incapable de faire du mal à qui que ce soit. Rend toi service, toi et ton incapacité à te servir sciemment d’une baguette pour te défendre, et va voir ailleurs si t’as pas un première année à terrifier. Ton nom de m’effraie pas, pas plus que ton fric. » Il n'avait pas grand chose répondre à cette dernière remarque, mais il pouvait faire mal à quiconque, fallait se méfier de l'eau qui dormais. Et soudain la réponse était venue, comme un éclair de génie. " - Si je suis incapable de faire du mal à qui que ce soit, tu peux me dire pour quelles raisons tu m'emmerdes avec cette histoire ? Je t'ai blessée, et qui dit blessant dit souffrance et qui dit souffrance dit que ça fait mal...



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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 23:51

June avait l’impression qu’une nouvelle bataille était en train d’éclater, bien que leur joute était verbale et que cette fois-ci elle ne risquait pas sa vie. Néanmoins, la jeune femme se sentait un peu revivre, elle pouvait enfin ouvrir la bouche pour cracher sa haine au visage de quelqu’un sans risquer d’être de nouveau enchaînée dans un cachot miteux. Elle caressa une nouvelle fois les entailles de ses poignées, c’était presque comme un tic désormais. Pour se rappeler la douleur et ce pourquoi elle se battait. Jamais elle ne retomberait aussi bas, et cela n’était sûrement pas cet homme né avec une cuillère en or entre les dents et qui devait tout à son nom qui réussirait à la blesser. Après tout, la jeune femme pouvait être fière de sa conduite, elle avait tenue tête, avait su se taire quand il fallait et avait donné de sa personne. Et elle n’avait abandonné personne derrière elle, au moins, et pour cela elle pouvait se féliciter intérieurement. Après tout, elle pouvait se regarder dans une glace sans y voir une personne lâche et trop imbue de sa personne, trop enfermée dans ses convictions pour abandonner ses amis, ou bien les membres de sa famille. Ce qui n’était visiblement pas le cas de cet homme – et encore, elle n’arrivait même pas à le considérer comme tel. On aurait dit un sac de fric doté de paroles, incapable de se tirer de ses embrouilles sans aborder l’histoire de sa fortune. La jeune femme avait éclaté de rire, et enfin le masque du jeune homme s’était effacé. La partie venait de commencer. Et que le meilleur l’emporte.

" - Oui c'est certains que quitter une prison pour une autre on a pas fait mieux comme reconversion actuellement. Des gens pour nous féliciter, c'est certains il y en avaient mais de combien n'a-t-on pas eu de reproches de ne pas être revenus plus nombreux ? Vas-y pleure, tu feras peut-être moins ta pisseuse ! " Les yeux de la jeune femme s’arrondirent, et elle se releva souplement et fit quelques pas dans sa direction, essayant de se contrôler un peu. Elle le toisa avec mépris et siffla « Et bien alors, si tu es si persuadé de toutes les nobles justifications que tu viens de me lancer, pourquoi tu prends la peine de me les dire ? Et la pisseusse elle t’emmerde, toi et tes pantalons, avec le pli bien fait au dessus de la jambe, toujours apprêté comme si tu allais te faire tirer un portrait on ne sait où. T’as un vrai problème mon Carter, tes parents t’ont tellement bourré le crâne et tu vis tellement en te considérant comme le fils à papa que t’a jamais pu terminer ton Œdipe. Et te voilà à 17 balais à essayer enfin de prendre le contrôle de ta vie. Mais te fais pas d’illusions, t’a beau te persuader que tu as fais le bon choix, tu cherches toujours à être à la hauteur de ton paternel. Rêve pas, t’as pas assez de cran pour lui ressemblez et tu en auras jamais. » La jeune femme se fichait complètement de lui faire du mal, à présent, elle espérait même toucher la corde sensible. " - Ce qu'on leur a dit aux parents fous d'inquiétudes c'est la vérité en quelque sorte. Vous avez juste eu moins de chance que nous, que sans vous nous n'aurions peut-être pas pu nous évader non plus. Cela faisait partie de mes intentions mais vu les gentillesses que tu m'as débitées depuis tout à l'heure, je doute que j'ai encore envie de le faire. Cependant, et de mauvaise grâce malgré tout, merci. " Un peu perdue par le fait que le jeune homme présente quand même des excuses, la jeune femme mis quelques secondes à se ressaisir, avant de lui rétorquer d’une voix où l’ironie perçait.  « Au moins, tu admets que ton évasion repose plus sur la chance et les capacités des autres à avoir servir de boucliers humains, t’es peut être pas complètement perdu en fait, au moins tu avoues que tes talents n’y sont pour rien. Et de toute façon, jouons la franc-jeu, à par ton fric, tes talents, faut creuser pour les trouver, n'est-ce pas ? » Oui, la jeune femme était méchante, et aurait dû reconnaître que Carter l’avait remercié. Seulement parfois, les blessures d’une trahison sont trop grandes pour que l’on pardonne si facilement. June n’aurait pas pensé qu’elle considérait à ce point Carter comme un amis avant, mais cette envie de lui faire du mal, de le blesser et de verser de l’eau salée sur les plaies qu’elle ouvrirait lui confirmait que, finalement, elle avait peut-être tenu au jeune homme. Assez pour lui en vouloir on point d’en être malade. June n’aimait pas être laissée en arrière, surtout qu’elle n’aurait jamais pu laisser des amis aux mains de Lewis.


« Faut croire que le changement dont tu te persuade n'est pas encore effectif, mais tu as raison depuis le temps que je ne t'ai plus vue, j'aurais espéré des retrouvailles plus matures, ce que tu n'es pas encore visiblement. » lança t’il, tandis que la jeune femme se rapprochait encore, un peu plus menaçante à chaque pas, n’ayant même pas conscience qu’elle avait tiré sa baguette et la serrait si étroitement que le pauvre Carter, déjà pas très habile, n’aurait vraiment aucune chance. Certes, la violence n’arrange rien. Mais ça fait tellement de bien de se laisser aller parfois. Et lui il était là, à lui dire qu’elle n’avait pas changé. June soupira, se disant que finalement il était aussi débile qu’il semblait l’être. Néanmoins, et sachant que cela était probablement peine perdue, elle prit la peine de lui répondre. « Tu vois moi, spontanément, j’aurais dit depuis la dernière fois que je t’ai laissé derrière moi, alors que tu criais de me venir en aide. Mais faut croire que t’as la mémoire d’un poisson. Et un petit tour dans ton bocal et tu oublies tes amis. Un autre et tu oublies comment jeter un sortilège. Fais moi plaisir, quand on aura fini cette conversation, fais un autre tour et oublies tout simplement qu’on se connaît. Tu m’as déjà démontré à quel point tu me tenais peu en estimes, et celle que j’ai pour toi a tellement disparue que c’est à se demander si elle a jamais existée. » La jeune femme avait le regard brûlant, à se demander presque si elle n’allait pas lui jeter un quelconque maléfice. Respirant doucement, elle s’enjoignit une nouvelle fois au calme. Il ne méritait tellement pas qu’on se mette dans cet état pour lui. Il n’en valait pas la peine, June en était convaincu. " - Avant de me juger, n'oublie pas que j'ai une sœur  dans l'enceinte du château, les cachots, la destitutions des baguettes magiques, les humiliations c'était votre lot quotidien et crois moi j'en suis le premier désolé. Non je n'aurais pas pu me retourner, s'était mettre en péril la réussite de l'évasion. Ce n'est pas de gaieté de coeur que j'ai laissé les autres derrière moi, si j'ai lâché ma sœur, pourquoi aurais-tu été mieux lotie ? Les grandes décisions viennent des grands sacrifices, tu comprendras ça un jour. » June éclata une nouvelle fois de rire. Si en plus il lui tendait des perches, cela allait être de plus en plus facile. « Bah tiens, parlant en de ta sœur. J’ai entendu dire qu’elle ne te pardonnait pas, comme quoi je ne suis pas la seule à te mépriser. J’espère qu’elle te haïe autant que moi, et qu’elle ne te le pardonnera jamais. J’espère qu’un jour tu te tordras de douleur sur le sol, et qu’elle s’en ira en te disant qu’elle est désolée, mais qu’elle ne peut pas corrompre sa mission pour te venir en aide. Et j’espère que ce jour là tu seras seul, comme nous l’avons été. Je te souhaite d’avoir aussi mal que ce que tu lui as fait endurer. »  La jeune femme se rapprochait encore.

Elle l’écouta expliquer tout ce qu’ils avaient fait depuis leur évasion, et se sentit un peu coupable d’avoir sous estimer leurs actions. Cependant, elle n’en laissa rien paraître, bien trop fière pour reconnaître qu’ils avaient un peu participé. Mais cela ne le rachetait pas de ne pas même avoir jeter un regard en arrière. June aurait pensé qu’il la considérait assez comme une amie pour au moins s’apercevoir qu’elle ne courrait plus à ses côtés. Visiblement, elle s’était fourrée le doigt dans l’œil. Mais elle ne tomberait pas dans le piège deux fois. « Tu veux quoi, que je m’inclines fasses au grand Lannister qui a enfin daigner donner de sa personne pour participer un peu sur le terrain ? Mais si ça t’importe tant d’avoir reçu cette récompense, tu as ma bénédiction. Et nous, qu’avons nous eu pour supporter notre clavaire, hein ? De belles cicatrices, notre sang en s’écorchant les mains pour se libérer de nos chaînes. Et en contre partie on te voit te pavaner avec ton insigne. C’est évident, j’aurais du me prosterner à tes pieds pour te féliciter, pourquoi donc n’y ai-je pas pensé plus tôt ? » Elle se tapa le front dans un geste exagéré, bien que cela ne la faisait pas du tout rire.

" - Si je suis incapable de faire du mal à qui que ce soit, tu peux me dire pour quelles raisons tu m'emmerdes avec cette histoire ? Je t'ai blessée, et qui dit blessant dit souffrance et qui dit souffrance dit que ça fait mal... » La jeune femme bondit malgré elle, et en quelques instants lui colla un gifle mémorable sur la joue. A présent vraiment hors d’elle, elle pointa une baguette menaçante sur son visage. « Je ne te permets pas, Lannister, de parler ainsi de sentiments que je pourrais éprouver. Tu connais si peu la souffrance, et tu m’as tellement démontré que notre amitié ne comptait pas pour toi que je me ferais un plaisir de te montrer à quel point tu ne fais pas le poids contre moi. Alors tu la fermes, et tu t’excuses. »


Dernière édition par June E. Warrington le Mar 30 Juil 2013 - 10:38, édité 1 fois
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Carter A. Lannister
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Ce message a été posté Mer 29 Mai 2013 - 10:29

Carter compris que June n'avait plus envie de jouer et qu'elle voulait en finir, elle se levait prête à prendre du terrain, enfin plutôt tenter d'en conquérir. Carter trouvait que leur dispute était plus amusante que pénible à vivre, pour montrer qu'il était prêt, il se redressa de tout son long. Tête haute, visage plus hautain que d'habitude et surtout un sourire s'étalait fier et ironique à la fois.

« Et bien alors, si tu es si persuadé de toutes les nobles justifications que tu viens de me lancer, pourquoi tu prends la peine de me les dire ? Et la pisseusse elle t’emmerde, toi et tes pantalons, avec le pli bien fait au dessus de la jambe, toujours apprêté comme si tu allais te faire tirer un portrait on ne sait où. T’as un vrai problème mon Carter, tes parents t’ont tellement bourré le crâne et tu vis tellement en te considérant comme le fils à papa que t’a jamais pu terminer ton Œdipe. Et te voilà à 17 balais à essayer enfin de prendre le contrôle de ta vie. Mais te fais pas d’illusions, t’a beau te persuader que tu as fais le bon choix, tu cherches toujours à être à la hauteur de ton paternel. Rêve pas, t’as pas assez de cran pour lui ressemblez et tu en auras jamais. » Carter se mit à rire plus que de raison, elle utilisait des mots dont elle ne comprenait même pas le sens visiblement. " - Pour que tu saches que tes remarques sont injustifiées, et maintenant tu attaques sur l'apparence, tu vaut mieux que ça June, ou alors es-tu à cours de bois à bruler ? Et juste pour info Oedipe ça concerne le parent du sexe opposé et tu ne parles que de mon père, utilise des termes intelligent que si tu en connais la signification exacte je te prie. " Il sourit d'avantage encore à la fin de sa réplique, il aurait presque eu envie de lui dire que s'en était assez, la journée était seulement à ses prémices... Pourquoi vouloir se la pourrir inutilement ?

« Au moins, tu admets que ton évasion repose plus sur la chance et les capacités des autres à avoir servir de boucliers humains, t’es peut être pas complètement perdu en fait, au moins tu avoues que tes talents n’y sont pour rien. Et de toute façon, jouons la franc-jeu, à par ton fric, tes talents, faut creuser pour les trouver, n'est-ce pas ? » Pourquoi ne l'admettrait-il pas, c'était la vérité après tout, peut-être que sans eux personne n'aurait pu s'échapper. " - Pourquoi dirais-je que c'est mon talent qui m'a sorti de ce pas ? Comme tu le dis si bien je n'en ais aucuns quand il s'agit de passer à l'action, enfin si j'ai bel et bien un c'est celui d'arriver à mes fins quoiqu'il arrive. Peut-être n'arrives-tu pas à les déceler parce qu'il est vrai que se ne sont pas des talents qu'on aime afficher à la face du monde, ce ne sont pas les plus glorieux certes mais ils sont bel et bien présent. Peut-être est-ce pour ça que tu ne les vois pas parce qu'ils te dégoutent ? Carter savait pertinemment que pour atteindre le firmament ce n'est pas avec des qualités de chevalier qu'il y parviendrait, il lui fallait du pouvoir par tous les moyens, qui à laisser du monde sur le bord de la route. Son amitié n'était peut-être pas aussi sincère qu'il le pensait finalement.

Son sourire s'effaça un instant, quel monstre était-il en train de devenir ? Il avait bel et bien changé, les scrupules il n'en avait plus vraiment, il en allait de même pour sa conscience. Pourtant ça avait payé au final, la conversation houleuse qu'il avait avec June toucha là ou sa faisait mal. Qu'était-il en train de devenir ? Devait-il se ressaisir ou remettre ça sur le compte d'une adolescence volée ?! Pas question de se décider maintenant, et pas question de se laisser faire par June.

« Tu vois moi, spontanément, j’aurais dit depuis la dernière fois que je t’ai laissé derrière moi, alors que tu criais de me venir en aide. Mais faut croire que t’as la mémoire d’un poisson. Et un petit tour dans ton bocal et tu oublies tes amis. Un autre et tu oublies comment jeter un sortilège. Fais moi plaisir, quand on aura fini cette conversation, fais un autre tour et oublies tout simplement qu’on se connaît. Tu m’as déjà démontré à quel point tu me tenais peu en estimes, et celle que j’ai pour toi a tellement disparue que c’est à se demander si elle a jamais existée. » Carter obéit aux mots et tourna sur lui même. " - J'aurais essayé d'oublier cette mascarade. Retiens bien une chose, ce n'est pas avec les scrupules que le monde avance, ce n'est pas avec des scrupules non plus qu'on atteint les sommets. Il faut pouvoir se salir les mains pour avoir une ascension certaine, tu as participé malgré toi à ce genre de décision lorsque tu as agis dans le train. Piqure de rappel, il est facile de faire des reproches mais avant de voir la paille qu'il y a dans l'oeil du voisin, prends en compte de la poutre que tu as dans le tien.

« Bah tiens, parlant en de ta sœur. J’ai entendu dire qu’elle ne te pardonnait pas, comme quoi je ne suis pas la seule à te mépriser. J’espère qu’elle te haïe autant que moi, et qu’elle ne te le pardonnera jamais. J’espère qu’un jour tu te tordras de douleur sur le sol, et qu’elle s’en ira en te disant qu’elle est désolée, mais qu’elle ne peut pas corrompre sa mission pour te venir en aide. Et j’espère que ce jour là tu seras seul, comme nous l’avons été. Je te souhaite d’avoir aussi mal que ce que tu lui as fait endurer. » Elle voulais s'aventure sur la pente savonneuse des attaques familiale, bien vas-y ma fille. " - Oui ma soeur m'en veut et ça me désole, crois moi bien. Mais c'est ma soeur, elle me pardonnera quoiqu'il arrive et surtout elle comprendra ce que nous avons incarnés nous les évadés. Qu'elle le fasse, pourquoi je la blâmerais, j'ai moi même fait de même avant elle et si tu avais été à ma place j'aurais bel et bien eu quelque rancoeur à ton encontre mais tu aurais fait ce que tu avais à faire et c'est tout. Ce n'est pas avec les bons sentiments qu'on gagne la guerre. " Tu ne t'attendais pas à ça de moi ? Que derrière le monstre que tu vois il puisse y avoir quelqu'un d'une immense compréhension ? Cela devait réellement taper sur le système de June de voir que Carter assumait le moindre de ses actes et sans remords.

« Tu veux quoi, que je m’inclines fasses au grand Lannister qui a enfin daigner donner de sa personne pour participer un peu sur le terrain ? Mais si ça t’importe tant d’avoir reçu cette récompense, tu as ma bénédiction. Et nous, qu’avons nous eu pour supporter notre clavaire, hein ? De belles cicatrices, notre sang en s’écorchant les mains pour se libérer de nos chaînes. Et en contre partie on te voit te pavaner avec ton insigne. C’est évident, j’aurais du me prosterner à tes pieds pour te féliciter, pourquoi donc n’y ai-je pas pensé plus tôt ? » Carter n'avais jamais rien demandé de tel, il voulait juste mettre au courant cette dernière que l'image de la vie de Carter hors des murs étaient bien loin de ce qu'elle avait pu imaginé. " - Ais-je dis ça ? Fais tu un complexe d'infériorité par rapport à ce nom que tu ne crains pas ? Je n'ai pas non plus dis que vous n'aviez pas souffert. Vous avez joué votre rôle à merveille justement, grâce à vous Lewis s'est pensée intouchable mais même enchainée la rose à des épines et nous avons piqué fort quand le moment fut opportun. Et prosterne-toi si tu pense qu'il est juste de se prosterner quand je suis dans les parages, mon égo en sera comblé. Mais ne vois pas ça comme une obligation. " Un regard malicieux venait d'éclairer les prunelles du Lannister, il la taquinait plus qu'autre chose à cet instant, enfin concernant la prosternation.

Soudainement l'écart entre June et le préfet en chef n'exista plus, et une gifle siffla dans l'air, claqua sur la joue de Carter et la baguette de June fut son seul vis à vis. Bravo, on passe à la violence quand on a plus d'argument petite femme des cavernes que tu es. Carter venait de gagner cette bataille, celle des mots. Il massa sa joue, comme si cela pouvait faire passer la douleur plus facilement, ce n'était pas le cas. « Je ne te permets pas, Lannister, de parler ainsi de sentiments que je pourrais éprouver. Tu connais si peu la souffrance, et tu m’as tellement démontré que notre amitié ne comptait pas pour toi que je me ferais un plaisir de te montrer à quel point tu ne fais pas le poids contre moi. Alors tu la fermes, et tu t’excuses. » Carter ne cilla pas un seul instant, il plongea son regard dans les prunelles de la jeune femme, cet échange était d'une intensité rare. Il n'irait pas sur un terrain qu'il ne maitrisait pas, cela ne valait pas la peine d'en arriver à de telles extrêmes. " - Je ne te permet pas de me gifler et pourtant tu l'as fait, je ne l'ai peut-être pas volée, c'est aussi pour cette raison que je ne te mettrais pas en retenue. Carter écarta la baguette de son visage, cela l'ennuyait. " - Je ne dirais pas que ta menace ne me fait pas peur, mais entre ces murs tu sais que tu ne peux pas faire ça. " Le Lannister le sourcillait pas un seul instant, c'était devenu un homme maintenant, certes il se sentait dans une position inconfortable mais il ne cèderait pas à ce moyen de pression. Il prit également sa baguette et vit que June resserra sa prise, et contre toute attente le préfet la jeta un peu plus loin.

Le préfet en chef savait que Warrington était loyale, et que jamais elle n'attaquerais quelqu'un sans défense. Du moins Carter l'espérait-il...
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Ce message a été posté Mer 29 Mai 2013 - 12:30

Fallait croire que finalement, June s’était encore trompée sur le compte de Carter. La jeune femme le regardait d’un air mauvais, consciente que les dernières barrières qu’elle tentait vainement de construire pour lui tenir tête allaient finir par s’effondrer. Malgré la façade apparente, les répliques cinglantes et son apparence fière, la jeune femme n’en menait pas bien large. Au fond, les évènements de décembre avaient fini de la briser de l’intérieur, elle avait beau essayé de retrouver un peu de force, elle ne se sentait pas capable de continuer une discussion pareille pendant encore très longtemps. La jeune femme avait encore mal un peu partout, mais c’était bien plus qu’une douleur physique. C’était comme si quelque chose s’était brisé tout au fond d’elle, et qu’elle n’arrivait pas à le rafistoler. Et là, alors qu’elle était sortie pour faire le plein de solitude et de calme, il avait fallu qu’il la suive, lui à qui elle reprochait tant de chose et qui se complaisait dans ses actes, allant même jusqu’à être persuadé qu’il avait agis de la bonne façon. Oh bien sûr, la jeune femme pouvait continuer de lui tenir tête, mais elle n’en avait ni l’envie ni la force. Il avait peut être raison sur un point, elle était encore une enfant, une petite fille qui n’avait qu’une envie, celle de s’enfouir sous des couvertures et de pleurer tout son soûl tout le mal qu’on lui avait fait. Bien sûr, elle était dure au mal. Oui, elle savait que se lancer dans cette guerre n’était pas sans douleur. Mais elle pensait que malgré toutes cette inhumanité aux alentours, malgré cette guerre qui décimait les gens qu’elle aimait, elle pouvait compter sur des gens comme Carter. Au fond, on ne réalises ce qu’on a qu’une fois qu’on la perdu, n’est-ce pas ? Et bien c’était un peu ça, maintenant qu’elle était là, droite et fière à lui cracher sa haine en plein visage, elle se rendait vraiment compte à quel point il l’avait blessé. En fait, elle avait mal à en crever qu’il puisse à ce point se camper fièrement sur ses deux jambes et lui dire qu’il avait fait les bons choix. Ravalant sa douleur, elle posa ses yeux chocolats dans les siens, se disant qu’elle n’était vraiment pas loin de lâcher prise. Elle ne reprit même pas sa remarque sur Œdipe, bien trop lasse pour lui faire remarquer qu’il n’avait pas encore pu se faire sa mère et tuer son père, et qu’il était encore là à vouloir essayer de reprendre une vie qu’on lui avait offert sur un plateau. Elle aurait pu lui faire remarquer qu’il n’était qu’un pantin dans sa famille, que personne ne craignait l’homme mais bien le nom. Quand on disait Lannister, on pensait à l’argent, pas au gamin boiteux et maladroit en sortilèges.

Cependant, June ne releva pas. Elle n’avait pas envie de s’enfoncer dans les sables mouvants de cette dispute, pas envie de se condamner à encore devoir lui balancer à la figure ce qu’il savait déjà mais était trop fière pour admettre. Non, elle n’allait ni se rabaisser à lui expliquer à quel point il avait été lâche, si se fatiguer à lui démontrer oh combien il avait tord, tellement tord qu’il lui faudrait des années pour lui signifier toutes ces choses qu’il avait manqué. Il avait détruit sa sœur, blessé ses amis, et il ne trouvait rien de mieux à dire qu’il avait participé de toutes ses forces à la libération du château ? Si cela lui faisait plaisir de se satisfaire d’une évasion qu’il devait aux autres, d’une bataille à laquelle il n’avait pas participé et de son stupide insigne de préfet, pourquoi devrait-elle s’acharner ? Après tout, il était clair qu’il ne pouvait pas comprendre à quel point les longs mois de captivité avaient été une torture permanente, à quels points, bien plus que les coups, l’indifférence des héritiers avait été si dure à vivre. Il ne pouvait tout simplement pas comprendre des choses qu’il n’avait pas vraiment vécues, comme elle ne comprendrait jamais pourquoi il n’avait même pas regardé en arrière. Certes, il s’était enfuit, avait apporté de l’espoir à des parents. Mais quand était-il de l’amitié ? Elle se dit qu’au fond, Carter avait perdu bien plus qu’elle.

« - J'aurais essayé d'oublier cette mascarade. Retiens bien une chose, ce n'est pas avec les scrupules que le monde avance, ce n'est pas avec des scrupules non plus qu'on atteint les sommets. Il faut pouvoir se salir les mains pour avoir une ascension certaine, tu as participé malgré toi à ce genre de décision lorsque tu as agis dans le train. » La jeune femme sentait sa lèvre trembler, tandis que ses yeux s’embuaient doucement mais sûrement de larmes qu’elle essayait encore de retenir. Cela n’était pas franchement le moment de craquer. Pas encore. Elle voulait qu’il parte, il avait tellement bien réussi à l’abandonner, alors pourquoi restait-il encore ? Ne voyait-il pas à quel point il l’avait blessée, à quel point elle s’était sentie mal d’avoir été abandonnée de la sorte ? Elle répondit d’une voix tremblante qui avait un peu perdu de son ton cassant, mais qui montrait à quel point, finalement, elle était touchée. « Tu veux atteindre les sommets ? Et bien tu les atteindras seul, et une fois en haut tu pourras contempler tous ceux que tu as laissés derrière. Retiens bien une chose, une victoire n’en ait pas une si tu n’as personne avec qui la partager. » Elle soutenait encore son regard, consciente que depuis la première fois de leur conversation, il allait probablement comprendre oh combien elle lui en voulait. Certes, elle avait arrêté de lui crier dessus, arrêté d’essayer d’expliquer sa haine. Mais elle ne doutait pas que ses propos atteindrait Carter bien mieux que des flèches aux tranchants acérés. Elle n’avait plus envie de jouer, finalement. Elle voulait juste qu’il comprenne sa douleur.

" - Oui ma soeur m'en veut et ça me désole, crois moi bien. Mais c'est ma sœur, elle me pardonnera quoiqu'il arrive et surtout elle comprendra ce que nous avons incarnés nous les évadés. Qu'elle le fasse, pourquoi je la blâmerais, j'ai moi même fait de même avant elle et si tu avais été à ma place j'aurais bel et bien eu quelque rancœur  à ton encontre mais tu aurais fait ce que tu avais à faire et c'est tout. Ce n'est pas avec les bons sentiments qu'on gagne la guerre. " Finalement, les larmes avaient gagné, et June les sentit couler le long de ses joues, telles des flammes qui brûlaient sa peau. Elle aurait eu honte, autrefois, de laisser voir à quelqu’un cette faiblesse, mais pour une fois elle considérait cela comme une force. Elle était peut être fière, douée pour la bataille, mais elle avait encore assez de sentiments et d’humanité pour arriver à pleurer. C’était une force bien plus qu’une faiblesse, elle n’avait pas perdue son âme dans cette bataille, et elle était certaine que cette haine et cette douleur qui parcourait ses veines seraient un atout, un puits de force dans lequel elle pourrait puiser un jour. Elle ne prit même pas la peine de les essuyer, tandis qu’elle lui rétorquait d’une voix éteinte, qui malgré tout garder assez de mordant pour se faire menaçante. « Mais tu n’as jamais eu de sentiments pour qui que se soit, Carter. Et les autres te le rendent bien … Personne ne t’a sauté au coup en te voyant, tu es aussi seul qu’un rat au fond de son trou. Qu’est-ce que tu y connaît, toi à ma rancœur ? Je ne t’en veux pas d’avoir réussi … je t’en veux de m’avoir écraser, piétiné pour y parvenir, et de revenir encore et encore remué le couteau dans la plaie. Tu ne penses pas que tu en as assez fait ? » Au plus grand désarroi de la jeune femme, sa voix était finalement tremblante, démontrant peut être un peu trop son émotion. Mais c’était trop tard pour reculer.

« " - Ais-je dis ça ? Fais tu un complexe d'infériorité par rapport à ce nom que tu ne crains pas ? Je n'ai pas non plus dis que vous n'aviez pas souffert. Vous avez joué votre rôle à merveille justement, grâce à vous Lewis s'est pensée intouchable mais même enchainée la rose à des épines et nous avons piqué fort quand le moment fut opportun. Et prosterne-toi si tu penses qu'il est juste de se prosterner quand je suis dans les parages, mon égo en sera comblé. Mais ne vois pas ça comme une obligation. » June passa une main sur ses joues, essayant en vain de tarir un flot de larmes bien trop longtemps retenus. Durant des mois, elle s’était tellement promise de tenir le coup qu’elle se rendait seulement compte à quel point elle avait souffert. Et ça faisait si mal … La jeune femme soutenait toujours son regard, elle voulait qu’il voit tout le mal qu’il avait fait. Elle voulait qu’il ressente ce dont il était responsable, et ce qu’il aurait pu lui éviter. Finalement, elle baissa la tête en signe d’une abdication « Voilà, je m’inclines devant le parfait tyran que tu es devenu. Félicitations Carter pour tes actes. Tu es devenu le parfait adulte que tu rêvais, non ? Implacable, droit, dur et qui fait les bons choix, n’est-ce pas ? Mais tu es seul, et tu le resteras. Tu nous as bien démontré que la seule personne à qui tu tiens, c’est toi. »

June avait giflé  le jeune homme, et elle ne regrettait absolument pas son geste, tenant fermement sa baguette pointée sur le visage du jeune homme. Un seul mot et elle l’envoyait dormir pendant quelques instants, et pourrait enfin goûter à cette solitude tant désirée. Elle le vit sortir sa baguette, eut envie de sourire. Il ne faisait pas le poids, ça au moins elle savait qu’il en était conscient. A sa grande surprise, il ne lui colla aucune retenue et jeta sa baguette au loin. June avait encore les yeux embués de larmes, mais se contenta de baisser lentement sa baguette, puis ferma les yeux, essayant de se contrôler un peu. Ca  faisait tellement mal. Elle avait vraiment considéré Carter comme un ami. Et malgré tout ce qu’il avait fait, elle le regretterait. Mais elle n’aimait pas l’homme qu’il était devenu. Une brise légère lui caressa la peau, à moins que cela ne fût un sanglot qui lui faisait tressauter les épaules. Qu’importe, de toute façon. Sans ouvrir les yeux, la jeune femme murmura « Tu as gagné. Va t’en, maintenant. »


Dernière édition par June E. Warrington le Mar 30 Juil 2013 - 10:38, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 29 Mai 2013 - 15:14

Carter avait presque senti instantanément le changement d'humeur de June, parce malgré toutes les vacheries que les deux jeunes gens s'étaient lancée à la figure, au fond ils étaient tout les deux paumés dans une vie qui n'était pas la leur car tout ce qu'ils avaient à faire était de grandir et pas de la meilleure des façon. Personne ne méritait de vivre cette guerre qui gangrenait tout ce qu'elle touchait, de l'enfant à l'adulte bien pensant. Tous les mécanismes qu'ils avaient du développer pour se défendre éradiquaient également leurs relations d'enfance. C'était ce qui était en train d'arriver à Warrington et Lannister à l'instant présent.

L'impression de Carter se vérifia quand son "amie" ne releva même pas sa répartie sur l'Oedipe que le préfet en chef ne semblait pas avoir résolu. La lassitude de la scène semblait imprégné chaque pores de sa peau, il s'en voulait un peu malgré tout. Pourquoi avait-il été aussi immature quand elle l'avait attaqué ? A quoi bon faire des discours la dessus si lui même n'était pas fichu de faire mieux qu'elle ? Cependant Carter ne connaissait plus le mot remord, il avait été effacé en même temps qu'une partie de son innocence, sans doute cela lui rongerait les entrailles un jour, mais pas encore aujourd'hui !

June craquait un peu plus à chaque phrase que lui balançaient Carter, c'était le but, mais quel était la manoeuvre recherchée derrière tout ça ? Toute cette simagrée, le jeu en valait-il la chandelle, il n'en était pas sur. Le regard chocolat de June se voila d'un rideau de larme naissant, le préfet en chef s'attendait à tout sauf à ça, d'une certaine façon ça lui faisait de la peine. Il en éprouvait de la compassion pour la jeune femme brisée, ce qu'elle était et que le jeune homme n'avait pas compris. Pourquoi était-il si persuadé que comme lui les autres ne pouvaient être atteint que par bien peu de choses ? Elle prit la parole, le ton cassant s'était presque envolé. Elle était brisée et Carter venait d'accentuer se phénomène, il l'avait pourtant prévenue...

. « Tu veux atteindre les sommets ? Et bien tu les atteindras seul, et une fois en haut tu pourras contempler tous ceux que tu as laissés derrière. Retiens bien une chose, une victoire n’en ait pas une si tu n’as personne avec qui la partager. » Elle n'avait pas tord, mais Carter en personne ayant l'esprit retord imaginait toujours une affabulation pour mieux attaquer par la suite. " - J'aurais toujours du monde pour partager la victoire, ce sera certainement des pique assiette mais ce sera toujours mieux que rien je suppose. " Malgré lui il lui donnait raison sans le faire, ce sentiment qu'il pensait mort ne l'était pas finalement. Il n'avait pas osé soutenir son regard pendant qu'il lui avait répondu, June l'avait complètement pris à contre pied. S'il se sentait coupable non, mais il se sentait stupide.

La jeune femme s'était mise à pleurer, non elle ne feignait pas sa tristesse, sa douleur et son désespoir. Carter avait du ouvrir les vannes du relâchement, peut-être était-il nécessaire dans sa guérison. La June qui se laissait approcher la était une femme bien plus forte que Carter à cet instant. Toutes ses faiblesses étaient le point de départ de sa force de caractère, de sa ténacité, et de nombreuses choses encore que Carter n'aurait sans doute jamais. « Mais tu n’as jamais eu de sentiments pour qui que se soit, Carter. Et les autres te le rendent bien … Personne ne t’a sauté au coup en te voyant, tu es aussi seul qu’un rat au fond de son trou. Qu’est-ce que tu y connaît, toi à ma rancœur ? Je ne t’en veux pas d’avoir réussi … je t’en veux de m’avoir écraser, piétiné pour y parvenir, et de revenir encore et encore remué le couteau dans la plaie. Tu ne penses pas que tu en as assez fait ? » " - Détrompe toi, mais avoir des sentiments est une faiblesse pour nos ennemis. Et ce n'est pas ce qu'on attends d'un héritier d'une famille comme la mienne de se faire sauter au cou par n'importe qui... Comme mon père ce sera de l'ordre de la vie privée et non de la vie publique ce genre de manifestation. Je ne connais rien de ta rancoeur, mais à cet instant je la ressent... " Il alla dans sa poche et en sorti un mouchoir en soie qu'il tendit à la Serpentard pour qu'elle sèche ses larmes.

Elle venait d'annoncer sa défaite par une simple inclinaison de la tête, Carter n'avait qu'une seule envie, s'approcher d'elle et la lui relever. Il ne lui avouerais jamais, mais c'était bel et bien lui qui avait perdu ce face à face débile. Pourtant il n'en ferait rien, ne sachant même pas comment il accepterait ce semblant de victoire. « Voilà, je m’inclines devant le parfait tyran que tu es devenu. Félicitations Carter pour tes actes. Tu es devenu le parfait adulte que tu rêvais, non ? Implacable, droit, dur et qui fait les bons choix, n’est-ce pas ? Mais tu es seul, et tu le resteras. Tu nous as bien démontré que la seule personne à qui tu tiens, c’est toi. » " - Le principal c'est que j'en donne l'illusion... " Cela voulait tout dire et rien dire à la fois, mais il était persuadé que June saurait interprété les non dit de Carter, ils se connaissaient après tout. Et il s'avança vers June, lui remonta délicatement la tête tout en lui susurrant à l'oreille quelques mots. " - Je te l'avais dit que je gagnerais... " et après quelques secondes il reprit toujours à son oreille. " - Pardonne moi... " Il repris une distance avec la jeune femme.

« Tu as gagné. Va t’en, maintenant. » Et sans une parole il obéit, laissant son mouchoir à June...
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Ce message a été posté Mer 29 Mai 2013 - 17:24

La jeune femme sentait qu’elle n’aurait pas du autant se laisser aller, et elle avait peur que Carter en profite pour lui faire encore un plus grand mal. Elle se rappelait bien du petit garçon qu’elle avait connu dans son enfance, et qui savait si bien se jouer d’elle, toujours en train de lui faire les quatre cent coups. Seulement voilà, les années avaient bien passées et ce que l’on appelait taquinerie s’était peu à peu mué en perversions. Non pas que June pensait que Carter allait purement et bêtement être ravis de ses larmes, elle savait qu’il en tirerait ne satisfaction bien plus profonde, celle d’avoir gagné. Car June savait qu’elle avait probablement perdu cette bataille, que chaque larme qui coulait le long de ses joues était une raison de plus qu’il possédait de penser avoir remporter leur altercation. Néanmoins, malgré toute la bonne volonté de June, elle ne parvenait pas à faire cesser le flot de ses larmes. C’était comme si toutes ses fois où elle s’était retenue de craquer pendant la captivité frappaient à la porte de ses yeux en demandant à sortir, pour se déverser sur les joues de la verte et argent. La fois où ils avaient été enfermés dans les cachots, et où elle avait tellement tiré sur ses liens qu’elle y avait gagné les marques autour ses poignets, celle où on lui avait interdit d’assister aux cours de sortilèges, ou encore la fois ou Lewis les avait réunis pour leur dire de marcher en premières ligne, et qu’elle avait tué d’un coup de baguette un élève qui n’avait rien demandé à personne. Ce souvenir la faisait encore frémir. Lannister avait raison, elle était une gamine qui refusait de laisser partir les derniers fragments de son enfance et qui cherchait à se raccrocher à ce qui lui rester d’espoirs afin de ne pas se sentir entièrement brisée. Mais il fallait vraiment qu’elle arrête, et la jeune femme se promit que c’était la dernière fois qu’elle se laisser aller de la sorte. Même si elle devait avouer que cela lui faisait un bien fou d’évacuer toute sa tristesse. Elle n’en serait que plus forte pour les prochains évènements. Car elle comptait bien se lancer corps et âme dans la lutte pour imposer sa faction au pouvoir, seul moyen de vivre enfin heureuse.

La jeune femme remarqua que ses pleurs semblaient troubler le jeune homme, et elle se demanda s’il fallait qu’elle en soit contente ou bien qu’elle s’en inquiète. En effet, soit il était pleinement satisfait de lui, et que ses propos aient touchés juste, ou bien se sentait-il assez mal pour que cela lui remette une bonne fois pour toutes les idées en place. Mais tel qu’elle connaissait Carter et son orgueil démesuré, il devait plutôt être de celui qui était satisfait d’avoir la preuve que ses réparties avaient fait mouches. Ce que cela pouvait être puéril d’accorder son bonheur sur le malheur et la souffrance qu’il faisait endurer aux autres, mais c’était tout Carter, ça. Mais bon, il fallait le comprendre, il n’avait que ses mots et ses belles phrases toutes faites pour se défendre, il ne faisait pas franchement le poids dans un duel, et c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il ne s’aventurait pas à la provoquer sur ce terrain là. Il était peut être stupide, mais pas naïf pour autant, il connaissait ses faiblesses, du moins celle là.  La jeune femme sentit qu’elle venait de toucher une autre de ses faiblesses, en lui disant qu’il savourerait sa victoire seule. Il tiqua, et June était loin d’imaginer que c’était aussi son récent changement de comportement qui troublait le jeune homme. Un sourire furtif se dessina sur les lèvres de la jeune femme, quoi que teinté du sel de ses larmes. Il n’avait pas tord, avec sa montagne d’argent il pouvait en acheter, des gens, pour qu’ils viennent le féliciter, même s’il n’avait pas participer. Mais elle ne releva pas, trop occupée à essayer de contenir ses sanglots. Ce qu’elle détestait se laisser aller de la sorte !

Ensuite, les larmes avaient tellement brouillées la vue de June que cette dernière n’avait aucune envie de lui expliquer à quel point il se trompait, qu’éprouver des sentiments étaient plutôt une force, une manière de montrer que l’on avait pas perdu notre humanité au profit de cette guerre qui ne finissait pas de s’allonger en longueur. Sans sentiments, sans peur de perdre quelqu’un, sans amitié, à quoi bon et pour quelle raison devrait-elle se battre ? Non, la jeune femme voulait que les ombres gagnent afin qu’ils puissent vivre librement, mais bien plus encore car elle voulait qu’elle et ses amis puissent totalement et pleine s’épanouir dans leurs vies. Et c’est pour cette raison qu’elle n’aurait pas laissé derrière elle Carter si les rôles avaient été échangés, car June ne voulait pas de victoire si personne n’était à ses côtés pour en gouter la saveur. C’était comme fêté son anniversaire seul : c’est bien, on peut déboucher le champagne, mais on en ressent pas autant de plaisir que si nos amis et proches nous souhaitent ce joyeux évènements. La saveur de la solitude n’a, et n’aura jamais, la capacité d’agrémenter une victoire, aussi belle soit-elle. Quel intérêt Carter pouvait il bien trouvé à s’évader si c’était pour être seul et savoir que ses amis souffraient ? Cela dépassait complètement la jolie brune.

Carter sortie un mouchoir de sa poche, et la jeune femme l’accepta, pas franchement pour lui donner le plaisir et la bonne conscience d’avoir, encore une fois, fait ce qu’il fallait faire, mais bien car elle avait oublier d’en emporter un et car elle voulait sécher ses larmes afin de retrouver sa contenance habituelle. Mais elle n’était pas dupe, cela devait sans doute être encore une des manœuvres du jeune homme pour la rabaisser. Ca et l’abandonner ou bien lui faire du mal étaient les seules marques d’attention qu’il pouvait avoir pour la jeune femme, et de cela au moins elle en était persuadée. Cependant, si elle n’avait aucunement la prétention de dire connaître le vert et argent, elle avait cependant l’impression, furtive mais bien présente, que de la voir comme ça avait un peu déstabilisé le riche héritier. C’était étrange, elle devait probablement l’avoir imaginé, il lui avait démontré par le passé qu’aucun de ses appels à l’aide ne méritait qu’il se retourne, alors quel autre sentiment que la satisfaction pouvait-il bien éprouvé en la regardant. La jeune femme se faisait un peu l’impression d’être devenue cette petite chose fragile que beaucoup voyaient en l’observant. Elle détestait cette sensation.
La jeune femme s’inclina devant sa défaite, persuadée qu’elle était qu’il valait mieux reconnaître sa victoire afin qu’il la laisse enfin en paix. Elle n’avait vraiment aucune envie que cette discussion continue, tout avait été dit, leur amitié n’était qu’un souvenirs et leurs différents bien trop grands à surmonter pour un jour espérer reconstruire un semblant de relation.


Carter marmonna quelque chose sur l’illusion, mais la jeune femme, les yeux clos, était bien trop occupée à essayer de contenir sa peine pour lui répondre. Elle avait l’impression que si elle ne gardait pas le contrôle, elle allait fondre de nouveau en larmes. Le contact de la main de Carter sur sa peau la fit tressaillir, et la jeune femme se crispa, consciente qu’il n’avait pas du tout l’intention d’en rester là. Jusqu’au bout, il voulait remuer le couteau dans la plaie. S’en était vraiment désolant. Il lui susurra  qu’il l’avait prévenu de sa victoire, et la jeune femme frémit, bien qu’elle était incapable de savoir ce qui la troublait le plus. Les propos du jeune homme, ou bien la grande proximité qu’il établissait entre eux.  June était mal à l’aise, elle n’aimait pas que quelqu’un pose les mains sur son visage, encore moins quand elle se sentait si faible. Puis, à sa grande surprise il lui demanda de lui pardonner. Ouvrant ses yeux noisettes, la jeune femme le força à soutenir son regard encore voilé de larmes. Elle voulait qu’il parte, elle ne pouvait pas lui répondre maintenant. C’était trop inattendu, trop brutal, trop moqueur aussi. Le problème, c’est qu’elle n’arrivait pas à savoir s’il était encore en train de se jouer d’elle ou bien s’il était sincère. Préférant la sécurité, la jeune femme haussa les épaules, s’essuya les joues de nouveau avant de répondre d’une voix éteinte. « Comme si mon pardon pouvait t’importer … »

Puis, elle lui demanda de partir. Elle le regarda s’éloigner pendant un long moment, ne sachant que trop peu interpréter les dernières paroles de Lannister. Et surtout, elle ne voulait pas espérer. L’espoir est pire que tout, et June le savait mieux que personne, elle qui avait attendu en vain qu’on les sorte de cette captivité. Puis, elle s’aperçut qu’elle tenait encore dans les mains le mouchoir du jeune homme. Elle soupira, avant de se rassoir contre l’arbre et d’enserrer ses jambes entre ses bras, profitant du calme avant le début de cette journée, et espérant intérieurement que le jeune homme n’allait pas crier sur tous les toits qu’elle avait eu un petit moment de faiblesse.


Dernière édition par June E. Warrington le Mar 30 Juil 2013 - 10:39, édité 1 fois
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Carter A. Lannister
Carter A. Lannister
Messages : 719 Crédits : Shattered
Age du personnage : 17 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Septième Année
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serpentard


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Patronus : Un Sombral
Epouvantard : Un basilic mort
Baguette magique:
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Ce message a été posté Jeu 30 Mai 2013 - 10:24

Tout en se rendant vers le château, Carter n'oublia pas de ramasser sa baguette dans l'herbe encore légèrement humide. Il la rangea aussitôt, la menace June était écartée pour un moment, le préfet en chef savait qu'il avait acculé June sans le vouloir et s'était une sorte d'animal blessé à cet instant. Et il s'avérait que c'était quand les personnes étaient au pieds qui mur qu'elles étaient le plus dangereuse. Il repensa à tout ce qui s'était déroulé à leurs attaques, leurs différentes piques et encore leurs preuves de mauvaises foi. Dans le feu de l'action il avait été blessant, insultant et pas vraiment super fair play avec la jeune femme. Ce qui l'avait surtout déstabilisé c'était les larmes de Warrington, il ne savait pas exactement pourquoi mais il s'en voulait, c'était également pour cette raison qu'il avait fait ses excuses à la jeune femme. Mais on ne le changerait pas, il avait réussi malgré tout. Mais la victoire avait un gout amer, cela valait-il la peine de perdre plus encore ce qui les avait unis ?

Il était déjà trop loin quand June lui posa une question, à laquelle il ne pourrait pas répondre. Il devrait changer cette situation, il ne pouvait décidément pas se brouiller avec Eleanor, Harmonie et June en même temps. Le jeune homme avait affronté maintes choses depuis son évasion, mais ça il ne pourrait décidément pas le supporté, il était lassé de cette guerre, lassé de devoir se montrer inflexible, insensible, intransigeant ... imbécile surtout. Ce que Carter ne savait pas, c'est que cet échange très houleux avec June le changerait beaucoup plus qu'il ne le pensait dans un futur assez proche. C'est alors qu'il y songea.

<< Est-ce que Warrington était le début du changement de ma personne ?! >>
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