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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs
Kaprice G. Teagan
Kaprice G. Teagan
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Ce message a été posté Dim 5 Mai 2013 - 13:00

Kaprice, tu … ? Ouioui, le pigeon voyageur prend son envol, râla la jeune femme en prenant une pile de parchemins et en les fourrant dans son sac. Devoir quasi-hebdomadaire qu’elle détestait remplir, elle allait devoir se diriger vers la partie moldue de Londres. Quel problème, me direz-vous ? Oh, non, la demoiselle n’avait pas le moindre souci avec les gens nés sans le plus petit pouvoir magique en leur possession, grands dieux non ! Ce n’était pas le lieu, le problème, c’était plutôt la personne qu’elle devait aller voir, à laquelle elle délivrait son courrier et ses ordres de mission régulièrement. Déjà qu’elle ne pouvait pas l’encadrer quand elle ne faisait que le croiser au quartier de l’Ordre, imaginez maintenant qu’elle était devenue son hibou personnel ! Tout ça parce qu’elle s’était trouvée dans les parages quand il avait piqué sa petite crise de petit con égocentrique qui avait dit « gnagnagna, trop ras-le-bol, moi je me casse d’ici ». Quel trou du cul ! Comme si môssieur avait tous les problèmes de la Terre. A part être un abruti congénital, elle ne voyait pas vraiment, et ça, c’était de sa faute, pas de la sienne ! Toujours était-il qu’elle n’avait pas vraiment eu le choix, étant actuellement dans le collimateur du nouveau gouvernement et de quelques personnes de l’Ordre, que ce soit à cause de ces rumeurs calomnieuses sur son sang (qui serait pur, eurk) ou encore de sa « démission » pendant les événements (en même temps, bloquée sous un corps, qu’on l’excuse d’avoir tourné de l’œil). Alors oui, elle se retrouvait le messager de môssieur le connard en chef et cela l’exaspérait au plus haut point, surtout que c’étaient les seules missions qu’on lui confiait pour l’instant, probablement jusqu’à ce qu’elle passe ce foutu test. Le paradis sur Terre, en somme.

Enfin, faisant contre mauvaise fortune joyeux visage (ou essayant, tout du moins), la demoiselle prit sur elle de marcher, histoire de se détendre un peu avant la confrontation qui allait forcément mal tourner. La journée avait été longue et éprouvante à Sainte-Mangouste et elle ne se sentait pas du tout d’humeur à le supporter. Elle ne voyait pas très bien quels problèmes il pouvait avoir dans la vie et cela lui donnait des boutons. Ce qui la rendait malade également était de ne rien pouvoir dire à Noah, et voir son Heath à lui aussi régulièrement et derrière son dos était intenable. Son Heath à lui … c’était aussi pour ça qu’elle ne supportait pas de le voir. Il la ramenait à feu son connard personnel qui n’avait même pas pu lui dédier quelques derniers mots, juste pour qu’elle puisse continuer à le détester en paix. Et comme es remords et les regrets la rongeaient, elle avait tendance à projeter sur Noah et lui et se demander si … Mais avec des si et des on, on marierait Aoden à une Mangemort (hahaha, elle est bonne, celle-là, non ?) alors il fallait juste qu’elle reste totalement détachée. Très facile étant donné son état d’esprit actuel, n’est-ce pas ? Donc en résumé ça allait ENCORE mal se passer, le voisin allait ENCORE faire des remarques (dommage, il était vraiment sexy, celui-là, et sorcier, pour tout arranger, ça aurait pu faire un très bon parti, mais passons ce chapitre, ce n’était pas comme si elle avait la tête à ça ces derniers temps) et elle allait ENCORE rentrer énervée, probablement aller se terrer chez Noah sans pouvoir lui expliquer les raisons de son humeur et elle allait ENCORE culpabiliser. Remontant son écharpe pour cacher sa bouche et son nez, elle fronça ce dernier et haussa les épaules. Elle était arrivée devant l’immeuble en question et allait bien devoir entrer si elle ne voulait pas geler sur le pas de la porte (et elle ne lui ferait certainement pas le plaisir de se transformer en glaçon pour ses « beaux » yeux). Code numéro un, passage de porte, escaliers, elle se trouva sur le paillasson de chez l’abominable Leo des neiges. Prenant une grande inspiration, elle finit par frapper : C’est le plombier ! Apparemment c’était une blague moldue que lui avait soufflé le voisin (qui ne se pointait pas d’ailleurs, bien dommage). Ce serait donc elle et l’autre abruti en tête à tête, yummy. Elle soupira bruyamment avant de se remettre à sonner : J’ai pas toute la soirée, Elensar ! Oui, pour l’amabilité, on repasserait, mais ce n’était pas compris dans le forfait de livraison, il ne fallait pas abuser non plus !
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Leo Elensar
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Rapeltout
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Ce message a été posté Mar 14 Mai 2013 - 10:39



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La routine s’était installée et Leo s’en était accoutumé. Le plus souvent possible, il restait du côté du Londres moldu préférant éviter les sorciers. Il ne retournait dans le Londres sorcier que pour réaliser ses missions et s’entrainer un peu avec Svava même si, au fond, ne pas utiliser de magie ne lui manquait pas. Il n’en avait pas besoin, n’avait pas envie de se battre, voulait rester en dehors de tout cela et, d’après ce qu’il avait cru comprendre, son ancien lui s’était assez démené que pour qu’on lui fiche la paix. Les missions lui arrivaient grâce à une tierce personne et Leo songeait à donner son adresse à leurs Leaders pour ne plus avoir à la croiser. Leurs rencontres n’annonçaient que rarement quelque chose de bon. Mais il ne voulait pas non plus que son adresse soit accessible à tous. Pour le moment, il résidait officiellement au Quartier Général et c’était très bien comme ça même si cela restait compliqué. Les journées se ressemblaient, les soirées aussi. La monotonie était présente mais ce n’était pas pour lui déplaire. Lorsqu’il croisait ses anciens camarades, c’était la déprime qui le gagnait parce qu’ils ne voyaient en lui que le pâle reflet de celui qu’il avait pu être avant. Il était différent et préférait la personne qu’il était devenu. Il en avait assez des reproches continuels dont il ne parvenait pas à se défaire avec une défense digne de ce nom. Il n’avait rien pour prouver le contraire alors il se taisait, rentrait, s’éloignait.

Cela faisait plus d’une semaine qu’il n’avait pas eu de contact avec l’autre côté et l’irlandais ne s’en faisait pas. Pour dire vrai, son nouveau travail dans le bar d’à côté lui prenait suffisamment de temps et d’énergie que pour penser au reste. Il ne lui avait pas fallut beaucoup de temps pour prouver au patron qu’il était capable de tenir le coup, qu’il n’était pas un débutant. Evidemment, le premier soir il y avait eu quelques soucis de synchronisation, de mémorisation mais deux jours après il s’y était fait. Il s’y sentait comme un poisson dans l’eau et au moins, là, personne ne le jugeait. En contre partie, il était souvent fatigué. Il avait perdu l’habitude, ne faisait que dormir la journée pour ne pas avoir l’air d’un mort vivant le soir même et cela se transposait sur le reflet qu’il renvoyait aux autres. Ses traits étaient tirés, il avait de nouveau maigri et une fine barbe s’était dessinée par flemme de se raser. Il avait vieillit, faisait toujours aussi peu attention à son apparence mais, après tout, pour qui le ferait-il ? Certainement pas pour lui-même et encore moins pour les autres.

Il tentait de se rendormir. Son sommeil se faisait rarement réparateur et, encore maintenant, des cauchemars le réveillaient sans qu’il ne parvienne à s’en souvenir. Des visages, des impressions, la peur étaient souvent présents mais ils n’étaient jamais assez précis pour qu’il s’en souvienne le lendemain en détails. Au final, il ne lui restait plus qu’à fixer le plafond à espérer que le sommeil ne le rattrape et c’était ce qu’il faisait avant que le bruit d’un toc toc de la porte ne lui vint. Bruit qu’il ignora sciemment sachant pertinemment que cela ne pouvait être qu’une personne. Personne qu’il ne voulait pas voir. Teagan.

Rabattant sa couette sur sa tête, il l’ignora encore quand elle tenta d’attirer son attention de diverses façons. Mais oui, et moi j’suis hétéro., songea t-il sarcastique. Ne pouvait-elle pas glisser la missive sous la porte ? Devait-elle rester ici jusqu’à ce qu’il lui ouvre ? Et merde, qu’elle aille se faire voir, qu’ils aillent se faire voir tous autant qu’ils étaient !

La pièce était sombre, les rideaux fermés, désordonnée au possible mais Leo ne s’en formalisa pas. Le principal était qu’il réussisse à s’y retrouver et si elle se prenait les pieds dans le tapis et bien tant pis pour elle, elle aurait du faire attention. « Et merde Teagan. La glisser sous la porte aurait suffit. », lança t-il en faisant son chemin jusqu’à la porte pour lui ouvrir. Pas un bonjour ni un merci. La jeune femme était toujours avare en formule de politesse en sa présence. Pourquoi irait-il donc s’embarrasser de formalité alors qu’il allait juste refermer la porte sans autre forme de procès. En d’autre termes : Casses-toi. Restes pas pour me faire chier, surtout.
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Kaprice G. Teagan
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Ce message a été posté Dim 2 Juin 2013 - 18:00

Elle allait défoncer la porte s’il ne lui ouvrait pas rapidement. Pas à coups de baguette comme elle l’aurait aimé, elle était particulièrement redoutable quand elle s’énervait en lançant un sortilège, mais à coups de pied, old fashion et surtout, moldu fashion. Cela ferait certes un boucan d’enfer, mais moins que ce qu’elle hurlerait sur Leo qui allait prendre pour sa semaine pourrie. Quoi ?! Elle servait de hibou à ce petit con, il pouvait bien lui servir de punching-ball en contrepartie, ça semblait de bonne guerre ! Et s’il dormait, elle allait se faire un plaisir de le réveiller en criant des insanités au creux de son oreille ou en lui jetant un seau d’eau froide dessus. D’accord, elle ne s’annonçait jamais, en même temps étant donné que môssieur avait décidé de se la jouer moldu, elle ne pouvait pas vraiment ; et les ordres étaient de se montrer discrète. Elle grinça et commença à singer le supérieur qui lui avait collé cette mission avec des mimiques dignes des plus mauvais clowns de la ville. Cela lui permettait au moins de ne pas mettre le feu au panneau de bois. Enfin cela aurait peut-être fait sortir le voisin craquant, mais là n’était pas la question. Elle tambourina de plus belle devant l’absence de réponse et non-stop jusqu’à ce qu’elle entende un :Et merde Teagan. La glisser sous la porte aurait suffit. des plus charmants. Ses dents grincèrent et elle leva les yeux au ciel. Kaprice n’était pas une violente ni une chieuse (enfin, ça dépendait des jours et de l’humeur pour ce dernier point) mais il suffisait qu’on prononce son prénom pour que cela la mette hors d’elle alors l’entendre … et il ne manquait plus que le visuel. Et manquer ta tête de déterré ? Certainement pas. Elle plaqua l’enveloppe contentant tout ce qu’elle avait pour lui contre le battant ouvert avec force et s’introduisit dans l’appartement sans invitation, le bousculant légèrement au passage. Elle manqua de se prendre les pieds dans un tapis et étouffa un juron.

Reprenant son équilibre, elle choisit de se taire et de rester immobile le temps qu’il ferme la porte. Tu es bien gentil, mais on me demande des comptes sur ton état donc il faut bien que je voie ce qu’il en est. Non pas que j’en ai quelque chose à faire, mais certains, si. Et par « certains », entendre son meilleur ami qui n’avait aucune idée d’où ce con se trouvait, auquel elle dissimulait donc ses visites de plus en plus difficilement, se sentant affreusement coupable. Elle était certaine qu’il se faisait un sang d’encre pour ce trou du cul égoïste et elle s’était donc fait un devoir de vérifier qu’il ne se laissait pas totalement aller. Merlin ce qu’il pouvait l’énerver ! S’il se comportait comme un homme … Aurais-tu la bonté d’allumer ? C’est très intime comme ça mais je ne suis pas sûre d’apprécier longtemps. Haha, extrêmement drôle. Elle avait les bras croisés et la moue frondeuse, juste pour qu’il puisse voir l’expression désapprobatrice au fond de son regard quand il allumerait. De toutes les manières, ils savaient très bien l’un comme l’autre comment les choses allaient se passer. Elle lui confierait ses missions en faisant des commentaires désobligeants, il répondrait de même, elle ramènerait Noah sur le tapis l’air de rien, il s’énerverait, ils s’engueuleraient sur le sujet à mots couverts et elle finirait par partir en claquant la porte en le traitant de tous les noms. La routine en quelque sorte. Mais elle sentait quelque chose de différent. De la fatigue ? Elle en avait assez de se battre contre lui. Elle voulait savoir ce qu’il ressentait pour Zahid, elle en avait assez de naviguer en eaux troubles. Mais les choses n’avaient jamais été faciles entre ces deux-là, comme entre Kaprice et Leo alors ils n’allaient pas passer aux confidences aussi facilement. On m’a chargée de te demander quand tu rentrais, enfin, si tu rentres un jour. Un long soupir s’échappa de ses lèvres. Et d’autres trucs. Allume … ne me force pas à déranger ton voisin en hurlant au viol, s’il te plaît, ce serait profondément dérangeant pour l’imaginaire de tout le monde ? C’est vrai, quoi, ça commençait à devenir lourd comme situation …
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Leo Elensar
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Ce message a été posté Mar 4 Juin 2013 - 23:47



Elle avait décidé de venir alors elle resterait et puis après ? Que pensait-elle trouver en arrivant chez lui ? Quelque chose ? Une révélation différente de d'habitude ? Un indice comme quoi il n'était pas devenu qu'un simple moldu ? S'il y avait bien une chose à laquelle il n'avait pas peur c'était de la décevoir. Que représentait-elle pour lui ? Rien d'autre qu'une chieuse qui se mêlait des affaires qui ne la concernait pas. Alors pourquoi ne pouvait-elle pas tout simplement déposer la lettre sous la porte et partir sans se retourner, merde. un sourire moqueur se dessina cependant sur son visage lorsqu'il perçu sa vague forme se rattraper pour ne pas trébucher et tomber sur le parquet. Sa gueule de déterré allait très bien. Merci. Il n'avait pas envie d'entamer la conversation qui se terminerait en énième dispute entre eux deux. En réalité c'était bien stupide de garder son adresse secrète, cela ne servait à rien. Plus aucun secret n'était gardé. Tout fini toujours par se savoir. Alors bon, peut-être irait-il donner son adresse aux responsables juste pour les missions et après, il serait tranquille. Teagan n'aurait plus de raison de venir ici pour voir sa tête de merdeux et tout irait bien dans le meilleur des mondes.

« Tu es bien gentil, mais on me demande des comptes sur ton état donc il faut bien que je voie ce qu’il en est. Non pas que j’en ai quelque chose à faire, mais certains, si. » Nullement dérangé par la pénombre, l'irlandais en profita pour déblayer un peu la pièce principale en se demandant qui pouvait bien chercher à savoir comment il allait. Aux dernières nouvelles, il était plutôt fâché avec tout le monde et rares étaient les personnes qui acceptaient de le revoir sans le traiter de pestiféré en lui rejetant toutes les fautes du monde et, parfois même, un regard suffisait. Leo était chieur, rancunier, une petite merde qui foirait tout ce qu'il faisait mais n'était pas né de la dernière pluie. Il savait se faire petit et là, c'était clairement ce qu'on lui avait demandé même si la demande n'avait pas été faite à haute voix. Un rire moqueur lui échappa sans qu'il ait besoin de faire de commentaire sur les propos de Kaprice. Cela ne valait pas la peine de se prendre la tête avec cette note d'humour peu recherchée, le plat de résistance arriverait tout de suite après.

Il haussa les épaules en visant les deux bouteilles de Whisky qui traînaient plus loin. Un soir de déprime particulier, il avait eu l'extrême bonne idée de se dire que se bourrer la gueule devait être la seule façon de récupérer ses souvenirs puisqu'ils ne revenaient pas d'eux-mêmes (et surtout qu'il ne faisait aucun effort pour qu'ils reviennent). Et, puisqu'il avait apparemment oublié ce que cela faisait aussi d'avoir une bonne descente, le résultat en fut désastreux. Pas de souvenirs en rab mais une migraine, de l'obscurité et du sommeil. Beaucoup de sommeil. Ainsi qu'un passage dans une pharmacie moldue parce qu'il se refusait toujours d'aller à Sainte-Mangouste depuis qu'ils y avaient recruté un ancien Mangemort et Hansen de surcroît. Toujours était-il que ... bref ... c'était qui l'idiot du village qui avait décidé de s'inquiéter pour lui comme ça ? Parce que, tant qu'à s'inquiéter autant venir par soi-même. C'était très faux-cul comme type de réaction et Leo détestait ne pas savoir sur quel pied danser avec les gens. Avec Teagan c'était clair: ils s'insupportaient mutuellement.

De mauvaise grâce, l'ancien Serdaigle se déplaça pour allumer, chose que la demoiselle aurait pu faire d'elle-même. « Pour le voisin ça risque pas, il n'est pas là. » lança t-il d'une voix agacée. « J'imagine que tu vas pas m'dire qui est l'inconnu mystère. J'sais pas si t'as remarqué mais j'ai pas trop eu le droit au tapis rouge en rentrant alors les 'parce que certains s'inquiètent alors tu ferais bien de te bouger le cul', je m'en passerais bien. Quand à savoir si je rentrerais et bien. J'suis pas encore parti à ce que je sache. Je suis là pour l'Ordre, je suis là pour les missions pour le reste ... » Du reste il n'en savait rien tout comme il ne savait pas se situer par rapport à eux. Il se doutait qu'elle n'était pas entrée chez lui par simple plaisir, qu'elle avait envie de réponses et pour qu'elle ait des réponses, il lui en faudrait également autrement elle pourrait repartir d'où elle venait et lui pouvait retourner à ... à dormir pour rattraper ses heures de boulot de la veille. Il n'avait peut-être pas le meilleur job du monde mais au moins, il en avait un et n'était pas prêt de le lâcher parce que c'était l'unique chose qui tournait plus ou moins rond dans sa vie.
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Kaprice G. Teagan
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Ce message a été posté Dim 23 Juin 2013 - 11:25

Elle allait finir par lancer un Incendio dans son appartement pour faire un peu de lumière s’il continuait à la laisser dans la pénombre de la sorte. Le problème était, pour la réalisation de ce sortilège, qu’elle le réussissait particulièrement bien (oui, bon, être douée en Incendio, ça n’avait rien de glorieux, mais on faisait ce qu’on pouvait avec ce qu’on avait) et qu’elle risquait de faire exploser un meuble. Elle n’aurait pas de souci de conscience pour les dégâts matériels, mais il y avait un risque pour qu’elle soit blessée dans l’opération. Sans compter que l’immeuble était plein de moldus, alors commencer à jouer de la baguette en ces lieux n’était pas l’idée la plus brillante qui soit. Et pourtant … cela lui aurait fait tellement de bien ! Si seulement elle pouvait le brûler dans l’opération … QUOI ?! Il l’insupportait et c’était peut-être la seule personne à lui faire éprouver ce genre de choses. Enfin … la seule personne vivante, dirons-nous plutôt pour être tout à fait exact. Mais finalement, la lumière fut. Elle battit des paupières à plusieurs reprises, le temps de s’y accoutumer. Un léger sifflement s’échappa de ses lèvres quand elle vit l’état de décrépitude du lieu de vie de Leo et manqua de faire un commentaire. Cependant, il la prit de vitesse, avec le genre de réflexions qui la mettaient hors d’elle.

Bouillant intérieurement, elle attendit qu’il ait fini son monologue pour claquer : Tu es vraiment le dernier des cons, mais je suppose que tu étais déjà au courant. Cassante, elle n’avait plus rien à voir avec l’étudiante enjouée qu’elle pouvait être au quotidien. C’était ce qui arrivait quand on s’en prenait aux amis de la jeune fille et là, clairement, il manquait de respect à Noah et elle ne le tolèrerait pas. Tu sais TRÈS BIEN de qui je veux parler, alors ne te fais pas plus abruti que tu ne l’es déjà ! Elle jeta l’enveloppe sur la table et croisa les bras, le regardant d’un air de défi. Tu ne mérites pas autant d’égards, puisque tu n’en as strictement rien à foutre, au final. T’es tellement égoïste et à te morfondre comme le raté que tu es que tu ne fais que blesser des gens qui valent bien mieux que toi. Au final, Noah ne pensait peut-être pas tant que cela à lui, il avait beaucoup à faire avec le deuil de son ami, qu’il portait, mais elle savait ce que c’était, parce qu’ils se ressemblaient (ne l’avait-elle pas suffisamment fait remarquer ?). Elle haussa les épaules avant de marcher de long en large : Tu as un ordre de mission et un compte-rendu d’une à faire, apparemment ta version ne colle pas avec celle que ton coéquipier a fait et ils ont besoin de précisions sur je-ne-sais-plus-quel-point. Je suis censée ramener ça directement après t’avoir vu, alors si tu veux te débarrasser de moi, tu ferais bien de t’y mettre rapidement. Elle finit par se laisser tomber dans un fauteuil, croisant les jambes et les bras dans une moue provocatrice, lui signifiant que ça ne servait à rien d’essayer de se dérober. Elle était dans le collimateur du Gouvernement et il n’était pas question qu’on mette en doute ses états de service au sein de l’Ordre du Phénix.

Promenant son regard alentour, elle se mordit la langue pour ne pas balancer d’autres amabilités qui ne serviraient de toutes les manières pas à grand-chose. Et puis … il fallait qu’elle sache comment il allait réellement. Après tout, ses visites pouvaient être utiles. Si Noah posait des questions, elle pourrait lui donner des informations en prétendant qu’elle l’avait su par quelqu’un à l’Ordre. Enfin … si Noah posait des questions. Il le ferait. Ou n’oserait pas. Elle ne savait pas, et ça commençait joliment à la gonfler. Comme ne pas lui dire qu’elle le voyait. Mentir à son meilleur ami, même par omission, lui était insupportable. Tu t’en sors ? demanda-t-elle de mauvaise grâce. Enfin, il pouvait penser qu’elle demandait pour le rapport. Mais pas question qu’il se défile : Tu sais, au cas où QUELQU’UN demande des nouvelles du trou du cul fini que tu es. Amis de la bonne humeur, bonjour à vous. Pouvez-vous faire quelque chose pour Kaprice svp ?
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Leo Elensar
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Ce message a été posté Lun 24 Juin 2013 - 18:34



Elle était bonne celle-là. Alors comme ça il devait deviner ? Se la jouer au dé pour savoir si oui ou non telle ou telle personne le connaissait, s'inquiétait pour lui même si, cette même personne, agissait comme une enflure de merde à vouloir tout sauf qu'il soit présent ? Alors il valait mieux pour elle que ce dé ne fasse que deux facettes parce qu'en prenant en compte les facteurs extérieurs et sa chance peu commune, il risquait probablement de tirer le mauvais numéro, s'il pouvait se permettre cette expression.

L'irlandais leva les yeux au ciel lorsqu'elle lui fit ce commentaire tellement attendu et recherché de la part d'un Phénix qui le connaissait d'avant. Passe à autre chose, merci. Savoir qu'il était le dernier des cons ? Il s'en foutait. Il l'était et alors ? S'il était bien avec, qu'est-ce qu'elle allait encore rameuter pour faire son intéressante ? Qu'il était un con plus que con ? C'est bon, les tirades du genre il en avait déjà soupé. Alors peut-être qu'en réfléchissant, un peu, il aurait trouvé de qui Teagan parlait n'empêche qu'il n'avait pas envie de se casser la tête ce soir et que, même en cherchant, cette dite personne ne lui avait lancé des signaux d'alarme disant que oui il s'inquiétait pour lui. La dernière fois, il s'était plutôt inquiété de savoir pourquoi lui n'était pas mort à la place de l'autre. L'autre ouais, parce qu'il préférait ne pas avoir à repenser à ce qu'il s'était passé cette journée-là.

"Tu ne mérites pas autant d’égards, puisque tu n’en as strictement rien à foutre, au final. T’es tellement égoïste et à te morfondre comme le raté que tu es que tu ne fais que blesser des gens qui valent bien mieux que toi." Tu permets ? Ne l'écoutant qu'à moitié, Leo s'empara de la lettre qui ne faisait que confirmer ce qu'elle venait de lui dire. Le brun haussa les épaules. Autant lui montrer qu'elle avait raison même si ce n'était pas réellement le cas. Mais bon, pour les apparences, la conforter dans son jugement et (surtout) qu'elle le laisse tranquille, c'est ce qu'il fit. En l'occurence il était parti parce qu'on lui avait bien fait comprendre qu'il était l'indésirable alors, de nous deux, qui est le plus égoïste dans l'histoire honey ? Tu t’en sors ?

La question resta sans réponse un moment. Parce qu'après tout ce qu'elle lui balançait dans la gueule, c'était bien la dernière chose à la quelle il s'attendait. Il restait silencieux et ne dégna détacher son regard de la lettre lorsqu'elle poursuivit. Tu sais, au cas où QUELQU’UN demande des nouvelles du trou du cul fini que tu es. Non mais ça suffit. Lui disait-il qu'il pensait qu'elle était une gourde potiche sans cervelle ? Non. De un, elle ne le connaissait pas. De deux, elle ne le connaissait pas et de trois, elle ne le connaissait pas et croyait le connaitre. Il n'était pas énervé, il était agacé et ne savait pas vraiment ce qui allait advenir de cette charmante conversation mais surement rien de bon.  "Si tu veux tout savoir je vais bien. Je ferais ce que j'peux.", continua t-il en occultant le reste des pseudos questions de la jeune femme. En d'autres termes, il dirait que la version de l'autre était la meilleure. Il n'avait plus réellement l'envie de se battre. A quoi cela servait-il lorsque l'on se retrouvait perdant à chaque fois ? Il mentait et il n'y avait qu'à voir l'aspect de son mini studio pour le savoir. Pas besoin d'être un cerveau. Il se déplaça pour aller prendre du riz, enfin, il pensait que y'en avait encore. C'était quand la dernière fois qu'il avait été faire des courses ? Casserole, eau et c'était bon. Plus que dix minutes à attendre. Dix minutes à attendre qu'elle se barre ou reste, dix minutes à ce qu'il se demande si oui ou non il était sensé demander des nouvelles. Des nouvelles de qui ? Il n'avait pas envie de donner des noms et puisqu'après tout il agissait en parfait crétin : il allait continuer et demander des informations dans le vague. Dans le genre: 'Et là bas comment ça va ? Sinon  à part l'envie de me fracasser le crâne contre le mur, tout va bien pour toi ?' Non, décidément, il ne savait pas quoi ni comment dire les choses parce que, de toute façon, il le formulerait mal. "Et sinon, ça se passe comment ?"
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Ce message a été posté Ven 23 Aoû 2013 - 22:31

Le pied de la jeune femme marquait un rythme plutôt rapide, d’une mélodie qu’elle était la seule à entendre et qui devait à peu près donner quelque chose comme Lalala, je ne m’énerverai pas, lalala, ce qui était quelque peu peine perdue parce que, pour ceux qui ne l’aurait pas encore remarqué, elle était dans un état qui avait dépassé l’agacement depuis qu’elle avait franchi la porte de l’immeuble du jeune homme. Elle avait juste envie de le pendre par les pieds, de lui donner des gifles et de l’attraper par la peau des fesses pour aller le jeter aux pieds de Zahid et le forcer à lui présenter des excuses en bonne et due forme. Elle s’était réjouie, au début, de son départ avant de se rendre compte que ce n’était pas l’idée du siècle étant donné que Noah s’en faisait sans doute effectivement pour cet emplumé. Aussi fallait-il simplement rester là et tenter de minimiser les dégâts. Faire ce pourquoi elle était là, donc lui faire remplir les documents qu’on lui avait confiés avant de les ramener et glaner des informations pour se tenir au courant de son état. Mais ses bonnes résolutions manquèrent de vaciller à son Tu permets ? Elle ravala la violente diatribe qui lui brûlait les lèvres et se rencogna dans le fauteuil. Il se comportait comme si elle était … eh bien son pigeon voyageur, ce qu’elle était, quelque part. Mais pourquoi s’était-elle retrouvée à cet endroit à ce moment ? Cette impression d’être à son service était pire que tout et elle eut une grimace de gamine avant de le singer. Très mature, me direz-vous, mais elle perdait toute notion de cette chose étrange quand il se trouvait dans les parages.

Ronger son frein et continuer son manège de cheville semblait être la décision la plus sage. Si seulement c’était la seule mission qu’elle s’était donnée, elle aurait pu rester silencieuse à l’imiter dans son coin jusqu’à ce qu’il ait fini de faire elle ne savait pas trop quoi après tout. Et elle s’en fichait. Mais non, il avait fallu qu’elle l’ouvre et qu’elle fasse mine de s’intéresser à lui. Cette drôle d’idée. En ce qui la concernait il pouvait crever dans son coin, dévoré par des asticots que … oui, non, peut-être pas, mais vous aviez compris l’idée. Enfin en même temps, s’il disparaissait, qui lui servirait de punching-ball ambulant ? Si tu veux tout savoir je vais bien. Je ferais ce que j'peux. Cette exclamation à mi-chemin entre le rire incrédule et le reniflement méprisant n’aurait pas du lui échapper et elle leva les mains pour s’excuser : Ca va, pardon. Tu as l’air d’y croire tellement toi-même que c’en est effrayant ! Elle désigna l’appartement du même geste avant de croiser les mains sur ses genoux, sans faire le moindre commentaire supplémentaire. Que répondre à ça ? Ils n’étaient pas amis, ce n’était pas comme si elle allait lui dire qu’il ferait mieux d’arrêter ses conneries et revenir au bercail, ça ne la regardait pas, après tout. Le fait qu’il lui retourne la question lui fit un effet étrange, tellement que son pied se suspendit en l’air et qu’elle le considéra quelques secondes avant de reprendre son manège. Le même train-train au QG, la paperasse, les missions de temps en temps, je ne t’apprends rien. Elle lui coula un regard en douce et inspira profondément. Les gens se remettent du traumatisme des événements de décembre. Notamment ceux qui ont perdu des proches. Ils se raccrochent aux gens qu’ils aiment pour ne pas sombrer mais parfois, ça ne suffit pas. S’il ne comprenait pas le message, c’était qu’en plus d’être un sale con, c’était un simple d’esprit. Ils jouaient à ce petit jeu de parler de Noah entre les lignes de la sorte. Son nom ne venait jamais sur le tapis, mais ils savaient tous les deux très bien de qui il paraît. Ou en tous cas, elle le savait, elle ne pouvait pas savoir ce qui se passait dans son crâne de piaf et ne le souhaitait pas spécialement. Elle émit un soupir et leva les bras pour croiser les mains dans sa nuque et promener son regard désapprobateur sur lui : Enfin, ce n’était pas comme si tu en avais vraiment quelque chose à faire, pas vrai ? Sinon tu serais resté, par exemple, plutôt que de te barrer. Enfin en même temps si tu demandes … Tu ne te mettrais pas à me faire la conversation par plaisir, rassure-moi ? Eux deux, s’entendre un jour ? Ja-mais.
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Leo Elensar
Leo Elensar
Petit Serpent
Messages : 4454 Crédits : Avatar: lemontart, Signa: Tumblr, Lumos Maxima, Daft Punk: instant crush
Age du personnage : 25
Ascendance : Sang-mêlé
Emploi/Etude : Serveur dans le Londres sorcier
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Le Renard Roux
Epouvantard : La mort de Noah
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Ce message a été posté Jeu 24 Oct 2013 - 9:38

Alors elle pense que c’est facile, que cela va être facile, qu’il suffirait d’un geste, qu’il prend les choses facilement ? Elle pense sûrement qu’il n’en n’a rien à faire, qu’il veut tirer un trait sur tout ça, sur tout ce qu’il était avant ? C’est tellement simple vu comme ça. Alors si elle veut, il hochera la tête et se taira déjà parce qu’elle ne lui laisse pas le temps de quoi, en réalité ? S’expliquer ? S’excuser ? Que peut-il dire pour sa défense ? Qui reste pour sa défense ? Il reste seul face à toutes ces accusations. C’est tellement plus simple de la laisser faire, de les laisser dire ce qu’ils veulent. Après tout cela ne le touche pas. Il ne se sent pas concerné alors ils peuvent tout lui dire, si ça peut les soulager. Si c’était ça. Vraiment. Tout aurait été plus simple. Plus simple que de subir ça sans avoir l’occasion d’en placer une, d’en placer une sans qu’une dizaine de paroles plus blessantes les unes que les autres ne lui tombent dessus sans qu’il puisse s’en défendre. Il la déteste. Il la déteste de le faire sentir coupable de quelque chose dont il ne se souvient pas avoir faite. C’est ça, le pire en réalité. Ta mémoire. Salope des salopes. C’est un peu de sa faute aussi : à réagir tête brûlée, voilà ce qu’il récolte. Il sait qu’il devrait se bouger, se lever, s’excuser, ne pas rester là sans réagir. Mais il y a ça aussi. Noah. Celui qui se donne tant de mal pour lui montrer que ta présence n’est pas désirée alors pourquoi venir lui dire ça, à chaque fois ? Cela s’embrouille dans sa tête. Sa tête est un labyrinthe d’informations en vrac qui se contredisent. Et c’est lui qui devrait faire le premier pas ? Mais pour lui dire quoi ? Qu’il est désolé ? A quoi cela sert-il si l’on ne se souvient de rien. L’excuse n’est qu’à moitié vraie.

Alors oui, c’est plus facile de rester à l’extérieur, de ne pas te mêler de leurs histoires. Chacun sa vie. C’est facile, non ? Il retire la casserole du feu alors que le riz n’est qu’à moitié cuit. Il n’a plus faim. Il se retourne, jette un coup d’œil vers ce qui lui sert de chez lui. Étrangement, c’est un miroir. Le miroir de sa vie dont il ne sait que faire. Partir, rester, revenir, s’excuser, ne rien faire, s’interroger. Pourquoi ? L’irlandais ignore royalement le commentaire de Kaprice. Cette attitude de Miss je sais-tout, Miss je me comporte mieux que tout le monde et MOI AU MOINS, j’aurais fait les choses justes dès le départ, l’énerve profondément. S’il a fait des erreurs il s’excusera. Si on lui dit lesquelles (la liste est longue, il s’en doute) et, surtout, si on en lui laisse le temps.  Facile de lui dire qu’il a tort en ignorant le reste. Il a tort, il sait. Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Seulement, jusqu’ici, on ne lui a jamais donné une occasion de faire en sorte que cela aille mieux. Il est désolé d’avoir fui, désolé pour la mort de Joey, désolé de s’être mis dans les emmerdes, désolé d’avoir perdu la mémoire, désolé d’avoir fait du mal à Noah. Il veut bien être désolé de tout mais cela ne sert à rien. Cela ne sert à rien parce que l’intéressé s’en moque. Il est trop tard. Le mal est fait, irréparable, inexcusable. Il ne peut pas réparer, tout changer. Un mur. Il a l’impression de faire face à des murs. Des murs de déception, d’accusations qu’il n’arrivera jamais à abattre seul. Il a beau s’acharner, tenter de remonter la pente, inexorablement, il rechute. Il essaye. Putain, il essaye, vraiment. Mais personne ne veut l’aider. Personne. C’est pour ça qu’il reste dans cet appartement sordide, aussi lugubre et chaotique que l’est sa vie. Cette liberté tant désirée il ne la veut pas, pas si cela signifie vivre ainsi. Il a envie de lui crier d’aller dehors, de sortir de chez lui mais il y a encore ce dossier à modifier. Et il y a avec des pieds de plomb, pire encore lorsqu’elle continue son petit discours bien ficelé. Il a besoin d’aide mais se refuse de leur demander. Il sait qu’ils sont pieds et poings liés à Noah, que lui n’est rien. Que peut-il faire face à ce bloc, ces personnes qui veulent qu’il change sans pour autant lui tendre la main ?

« Ok, c’est bon maintenant t’arrêtes. »

Du silence. Enfin.

« C’est pas que je m’ennuie mais, je vais bientôt être à court d’argument. Non. C’est vrai. J’en ai jamais eu face à vous tous parce que j’ai beau faire tout ce que j’peux, à vos yeux, j’suis toujours celui qui a eu tord. Non. Qui a tord. Il a perdu des proches ? On a tous perdu quelque chose, quelqu’un  dans cette guerre. » Il n’a pas à le citer, expliciter de quoi il parle. Ce n’est pas la peine. Il se déteste de comparer la vie d’un homme à celle d’une mémoire mais souvent, souvent, ils ont tendance à l’oublier. Il pourrait aller dans la rue et interpeller les passants. Tous ont souffert. Noah n’a pas le monopole de la douleur. Pourtant, c’est ce qu’elle sous-entend et cela l’agace. « C’est bien facile pour toi d’avoir cette version des faits. Est-ce que l’une de vos petites têtes bien pensante a pris le temps de me demander,à l’époque, ma version des faits ? Non. Évidemment. Non. Et j’ai pas cherché bien longtemps pour le savoir parce que vous vous êtes tous mis de son côté parce que c’est plus facile de se dire que Leo est un connard et que tout est forcément de sa faute. » Amer ? Oui, il  l’est. Il sait aussi qu’il dévie du sujet, qu’il ne parle plus de la guerre, des pertes. Il parle d’avant parce que ça aussi, ça revient à chaque fois dans leurs charmantes discussions. Il est grandement temps de mettre le compteur à zéro, de dire ce qu’il a envie de dire même s’il s’y prend mal, que cela va faire mal et qu’il ne pense peut-être qu’à moitié ce qu’il va lui balancer dans la seconde.  

« Alors si t’as encore envie de m’enfoncer parce que je suis parti comme un lâche qui en a rien à foutre des autres et bien continues. J’ai l’habitude. Mais évidemment, t’as pas pensé au pourquoi je l’ai fait. Ca non. Tout ce qui importe c’est que je l'’ai fait. » Il en a marre. Alors il devait rester ? Rester pour quelqu’un dont il ne lui reste aucun souvenir, qui, en plus, lui fait bien comprendre, à chaque fois, qu’il aurait dû y rester et l’autre non, qu’il n’aurait pas du revenir ? Qu’elle s’y mette à sa place, juste cinq secondes. Il n’a pas le choix. Que peut-il bien faire ? Qu’elle s’avance et lui donne les réponses. Critiquer et casser du sucre sur son dos n’est pas ce qui va l’aider. Elle qui pense le connaitre devrait le savoir. Elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez et l’irlandais la déteste pour ça. « J’suis pas là entrain de dire que la vie des autres est plus facile que la mienne. On a tous notre dose de problèmes et j’ai peut-être mérité les miens. Mais, au lieu de faire ce que tu fais depuis le début, essayes de te mettre, un instant, à ma place. Je suis lâche, immature, con. Je suis tout ce que tu veux mais j’en a assez. J’en ai assez d’être là alors que j’aurais du y rester, assez d’être là alors qu’on me le reproche. Ça j’l’ai vu tous les jours alors merci bien. Pourquoi je suis parti ? Voilà pourquoi je suis parti et pourquoi je repartirais encore. Alors vas-y, trouves-moi une solution ! Est-ce que je me mêle de la tienne de vie, de la leur ? Mémoire ou pas : Non. Alors tu ferais bien d’en faire autant. Si t’as pas envie de penser autrement, si tout ce dont tu penses faire, en venant ici à chaque fois, c’est de me descendre un peu plus sans songer à vouloir y changer quoi que ce soit et bien j’en ai fini. J’vais remplir ce fichu dossier pour l’Ordre et ensuite, tu vas partir. Du reste je m’en tape. J’agirais comme le petit con que je semble être. Je me débrouillerais. »

Il fallait qu’il bouge. Il était énervé et l’expérience lui avait montré que l’énervement ne menait à rien, que sa magie n’en faisait qu’à sa tête comme s’il n’était qu’un gosse de dix ans encore incapable de gérer ses pouvoirs. Et justement, à l’heure actuelle, il n’en était pas du tout capable. Il fallait que Kaprice parte, qu’il pense à autre chose et surtout qu’elle arrête de vouloir le provoquer pour qu’il change parce que cela ne réussissait pas. Cela ... Un verre explosa et le Serdaigle sursauta en jurant. Il détestait savoir qu’il était incapable de se contrôler et maintenant Teagan le savait. Il la regarda. Il avait l’impression d’être un gosse tentant de provoquer sa mère. On ne frappe pas les femmes. Ouais, ben, y’a toujours des exceptions. « Si j’en avais rien eu à foutre, ce truc n’aurait pas explosé. Émotionnellement instable. Mais vas-y. Coche la donc cette case de la liste de mes défauts. » Et qu’elle s’en aille. Surtout, qu’elle s’en aille !  
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Kaprice G. Teagan
Kaprice G. Teagan
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Ce message a été posté Dim 27 Oct 2013 - 16:34

Waoh, finit-elle par lâcher après un léger silence. Waoh, répéta-t-elle en se levant du fauteuil qu’elle n’avait pas quitté pendant toute sa tirade. N’allez pas croire qu’elle en ait perdu une miette : elle avait tout absorbé, entièrement, du début à la fin. Comme il ne fallait pas s’imaginer qu’elle ne s’était pas imaginée qu’i y avait autre chose derrière. Kaprice pouvait être butée, ça oui, et elle l’était, d’ailleurs, surtout sur le cas Elensar, parce qu’il y avait des gens, comme ça, que vous détestiez et sur lesquels vous aviez une opinion arrêté que vous défendiez farouchement, envers et contre tout et tous, d’ailleurs, comme ça, sans raison valable. Elle s’en était évidemment construite, des raisons, en côtoyant Noah, en l’assimilant à Heath. C’était tellement facile et évident que c’en paraissait vraiment ridicule. Il y avait des choses fondées, bien sûr, d’autres qui l’étaient moins. Mais si vous passiez outre tout ceci, si vous repreniez à zéro ou plutôt, si elle décidait de faire table rase du passé pour se concentrer seulement sur le présent et, en l’occurrence, sur ce que Leo venait de dire, elle en avait assez pour modeler cette opinion préfabriquée et s’en bâtir une nouvelle. Pas totalement nouvelle et non, pour nos lecteurs passionnés par les rebondissements niais, même lorsqu’ils ne sont qu’amicaux, absolument pas positive. Il en fallait davantage, déjà, pour convaincre la miss qu’on avait un tant soit peu de valeur qu’un discours de quelqu’un au bout du bout, au bord du gouffre. Et ensuite … il y avait tellement de choses à relever qu’elle ne savait même pas par où commencer.

Avancer, mettre un pied devant l’autre, déjà, effectuer une action logique semblait être un très bon début, ce qu’elle s’empressa donc de faire. Elle ne quittait pas le jeune homme des yeux alors que les rouages de son cerveau tournaient à une cadence effrénée (elle en entendait presque les cliquetis). Tu es vraiment incroyable, se décida-t-elle finalement avant de venir se planter devant lui,Je veux bien admettre, effectivement, que je t’ai jugé très rapidement et sans prendre la peine de te connaître. Ose dire que tu n’as pas fait la même chose de ton côté. Ou dire que tu ne l’as jamais fait. Tu te prends pour qui, à me faire la leçon là-dessus ? Enfin c’est vrai, au final, on ne se connaît pas, je ne sais rien de tes problèmes et il se trouve que tu ne sais rien des miens. Sauf que je ne me mets pas à geindre devant toi en gémissant que tu ne me comprends pas et que de toutes manières, la Terre entière est contre moi. Bouhouh ! Tu veux un mouchoir ? cracha-t-elle. Il ne fallait pas la lancer, au final, quelques secondes avant, elle était simplement en train de le titiller comme à son habitude, c’était presque des formules de politesse qu’elle lui réservait, si on voulait. Mais là, il venait d’enclencher le mode « ok, on se dit nos quatre vérités », et ça n’allait pas être joli. Mais cela risquait peut-être de le surprendre, au final. Les poings sur les hanches, elle continua : Que tu sois un sale type, un con, tout ce que tu veux, c’est une chose. J’ai peut-être la parole trop facile sur ces points, mais franchement, c’est même pas l’important, c’est pas vraiment ce qui me dégoûte chez toi et qui me donne envie de te frapper à chaque fois que je croise ton sorry ass.

Une pause, juste deux secondes, pour reprendre son souffle, et c’était parti. Ele désigna l’appartement autour d’eux d’un geste ample de la main : Tu vois, c’est ça le problème ! T’es qu’un PUTAIN de lâche ! Et là, c’était fini. Tu me donnes envie de vomir, à te tortiller dans tous les sens avec ton air de pauvre malheureux. Effectivement, on a tous perdus quelque chose ou quelqu’un, on en a tous pris plein la tête et on est tous traumatisés. Mais on va pas tous se planquer dans le premier trou de souris parce qu’on n’a pas ce qu’on veut, parce qu’on se sent perdu ! On avance, on lève la tête et on e bat ! Et je m’en fous de savoir si tu n’as pa la force, ou les couilles de le faire, ça ne change rien au fait que tu ne sois qu’une espèce de dégonflé qui me fait perdre mon temps ! Elle écumait, la Kaprice, et encore, ce n’était pas fini : Peut-être que si tu y mettais un peu du tien, si tu t’accrochais, si tu faisais des efforts, peut-être que je ne serais pas une connasse pareille avec toi ! Mais la faiblesse, la couardise, franchement, ça me donne des furoncles !

Elle secoua la tête, exaspérée, et se mordit la langue. Elle pouvait continuer comme ça pendant des heures, elle en était persuadée, mais à quoi bon au final ? Maintenant, il savait, au moins, pourquoi elle se comportait comme ça avec lui. Des tripes, un peu, non, jamais ? C’était livré en option sur le modèle Leo, pas de chance. Alors arrête de chouiner. Et peut-être que le monde entier ne sera pas contre toi. Redescendre en douceur. Les mains de la jeune fille tremblaient et elle les rangea dans les poches de son jean. Ça, c’était fait. Et on allait s’en tenir là pour l’instant. Levant les yeux au ciel, elle se détourna. Tu sais quoi, renvoie-leur, le dossier, ou je reviendrai un autre jour, mais là, ça ne sert à rien. Elle n’avait aucune envie qu’il détruise tout dans la maison par la force de ses pouvoirs détraqués ou qu’ils s’étripent au milieu de son salon. Qu’en dirait Noah ? Elle tourna les talons pour gagner la sortie. Bonne soirée, Leo. Et bonne chance. Quoi que cela veuille dire. Elle n’en exprimerait pas plus pour l’instant. Is en avaient eu assez l’un et l’autre. Et, e ce qui la concernait, elle avait pas mal de choses à méditer sur ce qu’il avait pu lui dire. Comme quoi, elle n’était pas juste une sal*pe bouchée.
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