Aux portes d'un changement [Dada]



 



Aux portes d'un changement [Dada]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Institutions mangemorts
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Ce message a été posté Sam 20 Avr 2013 - 10:51




Comment avais-je pu être aussi aveugle, tellement stupide ? Tout ce en quoi je croyais n’était que rêve utopiste sans avenir… je m’étais fourvoyée et on m’y avait bien aidé que cela fût intentionnel ou non. Je me souvenais de l’annonce de la mort du Lord, de la joie que j’avais éprouvé avec ma famille, de cette perspective d’avenir plus clément, plus égalitaire mais cette joie n’était pas réellement la mienne. J’avais toujours entendu mes parents, ma famille, leurs amis proches, parler du temps où tous les sorciers étaient égaux, de la paix qui régnait sur le monde magique et cette phrase : « c’était tellement mieux avant ». J’avais alors plus ou moins subi un lavage de cerveau bien que je pensais que cela n’était pas voulu de mes parents, mais en y réfléchissant, l’époque où le Lord était au pouvoir était le seul que j’avais connu et les choses tournaient assez bien. Certes, certains, de par leur sang n’avaient pas les mêmes droits que les autres et étaient traités différemment, je pensais alors qu’un changement serait le bienvenu, que l’Ordre du Phénix, renaissant de ses cendres pourrait apporter quelque chose de perdue, quelque chose de bon, mais je m’étais fourvoyée. Qu’avait apporté la mort du Lord si ce n’était la guerre et la désolation ? Qu’avait fait l’Ordre du Phénix si ce n’était que plonger notre monde dans le chaos ? Car c’était bien de cela dont il s’agissait. Leurs méthodes ne valaient pas mieux que celles de ceux qu’ils disaient être intolérants, sadiques et élitistes, ils avaient même fait alliance avec l’une des factions leur étant totalement opposée pour en contrer une autre. Lorsque l’on a des principes, on ne les met pas au placard quand cela nous arrange. Plusieurs erreurs furent commises mais ce fut celle de l’attaque de Poudlard qui me resta en travers de la gorge. Je n’avais pas été mise au courant, même mes parents m’avait laissé dans l’ignorance, peut-être de peur que je finisse comme mon frère : l’esprit perdue. Mais j’étais sensée être l’une des leurs et me laisser de côté de cette manière me faisait me sentir trahie. La victoire des miens aurait dû faire passer cette rancœur mais il n’en fut rien, bien au contraire.

Le pays était désormais aux mains des soit disant alliés des Phénix : les Américains, et si on trouvait les Héritiers et l’Ombre de la rose noire intolérants, ils ne valaient pas mieux. Les choses étaient pire qu’auparavant, les rôles s’étant inversés : c’étaient les sang pur qui étaient traqués et même ceux qui faisaient partis de l’Ordre du Phénix si ne serait-ce qu’un seul membre de leur famille ne soit dans une autre faction. Un racisme en remplaçait un autre et avec le temps, je pouvais le dire, celui-ci était pire. Je n’avais jamais eu autant l’impression de vivre sous une dictature qu’avec ces étrangers gouvernant notre monde. Pendant ce temps là, les jeunes Phénix dont je faisais partie avaient été placés dans un institut dont le nom avait été grotesquement trouvé par des nostalgiques en mal d’idée : Potter. Pourquoi donc ? Qu’avait-il fait ? Il s’était opposé au Lord et il en était mort, comme bien des sorciers à cette époque. Il n’était ni un héro, ni une légende pour moi. Et tandis que j’étudiais là bas, beaucoup de mes amis étaient repliés à Poudlard, n pouvant en sortir de peur de se faire arrêtés. Il était vrai que l’apparition des factions avait créé des tensions dans cette école mais la plupart de mes amis n’avaient pas changé pour autant, ils étaient toujours les mêmes, qu’importait les valeurs qu’ils pensaient défendre. Et Solaan… je le savais Ombre de la rose noire mais cela ne nous avait pas empêché de rester amis et même de devenir plus par la suite. J’étais morte d’inquiétude à son sujet. Je savais qu’il avait participé à la bataille du château, il était encore un prisonnier là bas à ce moment là, mais j’ignorais ce qu’il avait bien pu lui arriver. Je ne pouvais pas le voir ni même lui écrire, les hiboux étaient contrôlés et vérifiés par ces Américains que les Phénix avaient indirectement mis au pouvoir.

Plus de quatre mois s’étaient écoulés depuis ces événements et je ne faisais que ruminer, devenant désagréable même avec mes amis, j’étais irritable, je ne m’intéressais plus à mes cours et l’autorité que je respectais pourtant jusque là était devenue mon ennemie. Un constat s’était imposé à moi : je m’étais trompée. Je pensais que nous pourrions avoir un avenir meilleur tous ensemble mais ils n’avaient fait qu’empirer les choses, j’étais pour un retour au régime du Lord ! Il n’y avait que cela qui remettrait les choses en place, telles qu’elles devaient l’être. J’avais alors décidé de partir, je ne voulais plus faire partie de cette faction car je ne cautionnais pas leurs actes et ce qu’ils avaient fait à notre monde et je voulais encore moins y prendre part. J’ignorais comment était vu ma disparition. Fugue ou enlèvement ? Je m’en fichais ! Tout ce que je voulais c’était retrouver Solaan que je savais à Poudlard, mais dans quel état ? J’avais pris avec moi un sac à dos avec quelques affaires, le strict nécessaire et le peu d’argent que j’avais réussi à mettre de côté. Je savais que le chemin jusqu’à Poudlard serait long, non pas à cause e la distance mais à cause des embûches que je pourrais croiser, des Américains patrouillant et des Mangemorts qui seraient dans les environs. Je me fis donc la plus discrète possible, au point de passer mes nuits dehors, n’ayant pas l’argent nécessaire afin de prendre une chambre dans une auberge et surtout pour ne pas me faire repérer. Je ne dormais pas de la nuit par crainte d’être attrapée ou attaquée. Ma seule nourriture était des petits gâteaux que j’avais acheté avant mon départ. M’attabler quelque part était tout aussi dangereux que de prendre une chambre. Je ne devais pas me faire remarquer. Plusieurs jours furent nécessaires avant que je n’atteigne les limites de Pré-au-Lard et bien que les derniers temps ne furent pas facile, la réelle difficulté était devant moi. Et ce n’était pas si peu dire car un peu plus loin, des hommes louches – ils l’étaient tous à ce moment là – parcouraient les lieux. Américains cherchant des fugitifs ou Mangemorts ? Je préférais tomber sur des Mangemorts… j’aurai eu peut-être plus de chance de pouvoir parler, plaider ma cause auprès d’eux qu’avec les Américains – que je fuyais de toute façon – qui m’auraient probablement mis à Azkaban pour ma désertion qui devait être pour eux une trahison. Je ne préférais pas me risquer auprès de ces hommes, ne sachant pas qui ils étaient. Baguette à la main, je reculais doucement dans l’espoir de ne pas me faire repérer, sans voir où je mettais mes pieds je finissais par me retrouver hors de leur vue. J’aurai pu me sentir rassurer, souffler quelques secondes mais mon dos heurta quelque chose ou plutôt quelqu’un. Dans un bond entre la peur, la surprise et la prudence, je fis volte face, levant ma baguette prête à… jeter un sortilège ? du moins je me voulais menaçante, suffisamment pour me sortir du pétrin dans lequel j’étais même si j’ignorais de quoi il s’agissait.

Face à moi se trouvait un homme dont le visage ne m’était pas tout à fait étranger. Une recherche rapide dans mes souvenirs et je pensais me rappeler l’avoir vu sur une affiche comme Mangemort recherché. La situation était loin d’être idéale.

« Vous me laissez partir et personne ne saura que je vous ai vu. » Je me voulais menaçante, mais la fatigue et la fin m’avaient considérablement affaiblie, mes cheveux en désordre, mes vêtement sales et débraillés ne devaient pas me donner un air très terrifiant, mais ma détermination était belle et bien présente, elle seule faisait briller mes yeux, je retrouverais Solaan, quoi qu’il m’en coûte, même si je devais me battre avec un Mangemort – plus vieux que moi, plus expérimenté et certainement meilleurs en sortilège que moi.
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Sam 20 Avr 2013 - 15:43

Darrin poussa la porte de la bibliothèque, s’apprêtant à retourner dans son antre. Il avait fait un tour de routine dans le château, cherchant dans les recoins, définissant s’il y avait bien des élèves à roder quelque part. Bien sûr, il ne connaissait pas encore tous les endroits du château, et encore moins les raccourcis, c’est comme ça qu’il se prenait des fois à ouvrir des portes au hasard, où à bouger des tentures, dans l’espoir d’en trouver un. Dans la plupart des cas, cela lui renvoyait l’image d’un mur ou d’une salle de classe. Et même quand il était à l’Institut, en Suède, il avait remarqué qu’il ne connaissait pas vraiment de raccourcis. Pourtant, l’Institut en regorgeait, malgré la jeunesse de l’établissement comparé à l’âge de Poudlard. C’était peut être un de ses traits de caractère, ne pas trouver de moyens d’aller plus vite, mais de toujours rester dans la même lignée. Après tout, il faisait tout correctement, son travail, son rôle à l’Ombre, son … Non, il ne faisait pas tout correctement, en tout cas, il avait fait des erreurs et voyait les résultats maintenant, était-ce de sa faute si Nathaniel avait agi comme ça ? Aurait-il pu prévoir ce comportement insensé et prévenir la folie qui s’était emparée de lui ? Des questions auxquelles Darrin ne voulait pas répondre, de peur de tomber dans l’erreur, de devoir changer de vie. Il aimait sa vie, il croyait en ce qu’il faisait, il savait, il en était sûr que ce qu’il faisait était correct, il ne pouvait pas laisser tomber comme ça. Et puis, pour aller trouver refuge où ? Chez les Phénix ? Chez les Héritiers ? Tous, tous aussi aussi mauvais les uns que les autres. Certes l’Ombre de la Rose Noire n’était plus comme avant, se confondant dans la vision de Mervyn Kark tombé au combat. Cette vision le hantait parfois, et son esprit lui demandait des comptes, comment il avait pu laisser cela arriver, comment était-il possible qu’il n’ait pas songé à donner sa vie pour lui ? Il aurait dû, il aurait dû mourir pour le que le Leader puisse continuer la lutte. De rage, il frappa le coin de son bureau, faisant tomber une tasse vide. D’un coup de baguette, il la remis en place. La douleur se laissait poindre sur son visage. Il fallait qu’il sort s’aérer les idées, mais le parc ne serait pas suffisant, il le connaissait. Et il serait toujours sur le territoire d’Elena, dans son Ombre qui sent Mervyn. Il fallait qu’il sorte, et pourquoi pas de Pré-au-Lard, loin de tout ça. Mais comment faire, comment trouver le moyen ?
L’illumination arriva au détour d’un rayon, il n’avait qu’une seule destination qui lui permettrait de se ressourcer et d’oublier tous ses soucis. La Suède, royaume de sa jeunesse, royaume de ses souvenirs. Se replonger dans le passé encore une fois, mais aller au delà de ces dernières années. Retomber en enfance, pourquoi pas un tour dans les steppes, pourquoi pas voir une aurore boréale ?
C’est donc ainsi, demain il irait demander à Elena de partir, en fin de semaine. Il pourrait demander à un Préfet de s’occuper de la bibliothèque, ou repousser les horaires d’ouverture et de fermeture. Il en avait vraiment besoin.


Alors qu’il se présentait au bureau des douanes, il donna ses papiers et montra patte blanche, ou jambe encrée. La marque des ténèbres, toujours aussi belle sur l’arrière de sa jambe. On le laissa sortir, dans la première entrée de Pré-au-Lard, puis dans la deuxième, qui leur permettait de transplaner. Mais cette fois-ci, la curiosité fut la plus forte, qu’était-ce donc derrière ses barrières, il n’avait jamais exploré les alentours de Pré-au-Lard. Il sortit de l’enveloppe protectrice, voyant les limites du champ d’action dépassée, et il s’avança dans ce qu’il lui semblait être une partie de la forêt interdite, mais elle paraissait plus clairsemée, comme des champs à l’abandon depuis longtemps qui auraient repoussé sans l’aide d’humain. De grandes herbes, et pourtant un petit chemin qui s’enfonçait dans les terres, loin du territoire mangemort, loin de la civilisation. Il semblait peu emprunté, mais présent malgré tout. Suivre les sentiers battus, pouvait amener à de dangereuses situations. Des cris retentirent, loin devant lui. Curiosité l’emportera, curiosité le tuera, mais pour l’instant, il voulait juste savoir ce qu’il se passait. Peut-être était-ce des mangemorts, pris en embuscade par des Piafs. Il se devait d’aller voir. Il sortit du chemin, traversa quelques herbes, sentit d’horribles sensations sur sa peau fragile, peu habituée aux morsures des insectes, des herbes qui raclaient son corps. Il n’avait pas prévu ça, pourquoi fallait-il qu’il se mette dans des situations semblables ? Il entendit que les cris se rapprochaient de lui, où il se rapprochait des cris. Mais la situation de conflit devenait inévitablement proche. Soudain, des aboiements, mais de l’autre côté . Il se retourna, se rendant compte qu’il était pris entre deux feux. Il recula précautionneusement, essayant de rentrer dans ce qu’il avait aperçu dans son dos comme une orée de sous-bois. Même s’il ne se trouvait pas au milieu des échauffourées, il devait impérativement voir de quoi il en retournait, il ne pouvait pas laisser quelqu’un en danger sans agir. Ses sens tendus devant lui, il ne sentit plus qu’il n’entendit quelque chose heurter son dos. Quand il entendit un bruissement, il fit volte-face s’imprégnant du visage de son ennemi, une jeune fille, à peine l’âge des ASPICS. Que faisait-elle en dehors de Poudlard, toute seule. Il ne l’avait jamais croisée, mais tous les jours il découvrait de nouveaux visages dans cette école. Sa voix brisa le silence établit donnant un nouveau tournant à l’effet de surprise. Il faillit rire de la phrase, comment pouvait-elle lui proposer un marché alors qu’il était forcément en situation de contrôle.
« Que devrais-je dire alors ? Tais-toi et je n’enterrerai pas ton cadavre ? » La voix grave avait l’aspect du sourire, mais il ne pouvait pas faire grand chose ici, ils étaient pris, faits comme des rats tous les deux s’ils ne bougeaient pas. « Mangemort ? » Sortir de cet endroit et se rapprocher de Pré-au-Lard était une priorité. Mais il devait s’assurer de l’identité de la personne qu’il avait en face de lui. Tant pis pour la réponse, le stupefix s’envola de la baguette de Darrin qu’il suivit quand il toucha l’épaule de la jeune fille. Il l’attrapa avant qu’elle touche le sol et transplana non loin de la délimitation magique qui entourait Pré-au-Lard. Là, il la ligota et la réanima. « Je voudrais une réponse à ma question, et ce que tu faisais dans ces bois. Ce n’est pas la peine d’aller par quatre chemins, c’est soit moi, ou la brigade magique qui aura raison de toi. »
Il laissa soin à la jeune fille de préparer sa réponse.

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Ce message a été posté Dim 21 Avr 2013 - 13:30



La main tenant ma baguette était légèrement tremblante, tant par la fatigue et la faim que par la peur et le stresse. J’espérais ne pas le laisser trop paraître même si j’étais incapable de le contrôler. Cependant, bien que mon corps semblait trahir ma faiblesse, mes yeux, eux, laissaient voir ma détermination. Je ne pouvais pas échouer, je ne pouvais pas me laisser prendre, ou entravée si près de mon ut. Poudlard n’était plus très loin maintenant et même si le plus dur s’annonçait pour moi, je refusais de laisser quoi que se soit m’empêcher de rejoindre Solaan. J’avais l’impression qu’il était à ma portée et pourtant inaccessible à la fois. Je refusais donc d’abaisser ma baguette même si tenir mon bras tendu me semblait un effort. Je la gardais ainsi plus pour me défendre de cet homme. Il était évident pour moi de son appartenance aux Mangemorts et son degré de tolérance et de compréhension m’était inconnu, aussi lui proposais-je un simple marché : qu’il me laisse reprendre mon chemin et nous ferions comme si nous ne nous étions jamais croisés. C’était stupide, mais je tentais tout de même ma chance.

« Que devrais-je dire alors ? Tais-toi et je n’enterrerai pas ton cadavre ? » Je serrais les dents. Une réplique digne d’un Mangemort confirmé ! Alors j’étais tombée sur un casse pied têtu et probablement dangereux mais je préférais tout de même lui faire face à lui qu’aux Américains. « Mangemort ? » Que répondre à ça ? Répondre par la négative et je me prendrais un sortilège cuisant, mentir m’attirerait des ennuis par la suite. Mais pour quelle raison lui devrais-je la vérité ? Si je lui disais être une ancienne Phénix en fuite, il pourrait ne pas me croire et dans le cas contraire, il me poserait probablement tout un tas de question pour comprendre les raisons de ma désertion. En quelle honneur me dévoilerais-je ? Pour sauver ma peau sans doute mais je n’avais pas confiance en lui tout autant qu’il n’avait pas confiance en moi.

Des bruits inquiétants autour de nous attirèrent mon attention, nous étions cernés semblait-il mais par quoi ? D’autres Mangemorts ? Je me questionnais sans quitter l’homme des yeux et pourtant il me stupefixa sans aucun souci. En même temps, il était un sorcier confirmé et je n’étais une adolescente, au mieux une jeune adulte qui n’avait pas achevé sa formation et en manque d’expérience. J’avais horreur de la sensation et de l’impuissance que l’on éprouvait lorsque l’on était stupefixé. Etre conscient mais incapable de faire le moindre geste était frustrant. Cependant si je pouvais mépriser cet homme je ne pu qu’être surprise du fait qu’il m’attrape avant que je ne touche le sol, m’empêchant une probable douleur si mon corps avait touché le sol en tombant. Il nous fit ensuite transplaner dans un autre lieu ce qui me fit penser que lui-même ne se sentait pas en sécurité où nous étions. Alors comment le prendre ? Il aurait très bien pu s’en aller et me laisser seule face à je ne savais quoi ou qui mais il avait choisi de m’amener avec lui. Le fait qu’il me ligote par contre, eu un très mauvais effet sur ce que je commençais à penser de lui. Il voulait me capturer en toute impunité pour me livrer aux siens… non ? Je commençais à m’inquiéter de mon sort sans pour autant me décourager lorsqu’il leva le sortilège me permettant de retrouver l’usage de mes membres bien qu’entravés par ses liens.

« Je voudrais une réponse à ma question, et ce que tu faisais dans ces bois. Ce n’est pas la peine d’aller par quatre chemins, c’est soit moi, ou la brigade magique qui aura raison de toi. » Je grimaçais. Avais-je le choix ? Pas vraiment… Je levais les yeux vers l’homme, mon regard était droit et franc, je voulais qu’il m’écoute puisqu’il me questionnais et surtout qu’il me croit.

« Je ne suis Mangemort, et je ne fais pas partie de l’Ordre du Phénix non plus. Me défendais-je pour ne pas qu’il y ait de conclusion trop hâtive, cependant je pris la peine de préciser : « Enfin… je n’en fais plus partie en réalité. Je suis partie. J’ai compris que ma place n’était pas avec eux et que le gouvernement de Kark n’a pas été si terrible que ça, lorsque l’on voit ce qu’il est à présent avec ces Américains… » Je tentais de me contrôler pour ne pas trop déverser ma haine envers ces personnes ayant plongé mon monde dans le chao. « Avec le Lord au pouvoir les choses tournaient correctement, les idées des Phénix étaient bien jolies sur le papier mais à présent les choses sont pires. J’ai quitté l’institut Potter, mes amis sont à Poudlard, je veux y retourner, je veux retrouver mes proches et une personne en particulier. » Je préférais ne pas aller plus loin. Nommer Solaan pourrait lui attirer des ennuis, après tout si on pensait que j’étais une espionne des Phénix ou si on pensait que je mentais, lui-même serait en danger et je ne pouvais pas laisser ça arriver. « Alors qu’allez-vous faire ? Me livrer à la brigade magique ? Me torturer ? Ou me tuer ? » Crachais-je presque. Je ne pensais pas qu’une autre alternative ne soit possible. Les mangemorts n’étaient pas connus pour leur empathie et même si parmi mes amis beaucoup embrassaient les idées des Héritiers ou de L’ombre de la Rose Noire, eux, encore jeunes, étaient plus tolérants – enfin pas tous – tandis que les adultes étaient plus suspicieux et radicaux.
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Mer 8 Mai 2013 - 11:41

Les secondes s’allongèrent un peu jusqu’à ce que la fille daigne ouvrir la bouche. Des réponses, plein de petite réponses à ses questions. Dit d’une autre manière, des mensonges, qui s’agglutinaient devant ses yeux. Des mouches sur une goutte de miel, alors qu’il la regardait déblatérer ses âneries. Bien, une ancienne Phénix, qui voudrait se repentir de ses mauvaises actions passées. Au moins, elle se rendait compte, ou semblait se rendre compte des problèmes passés. Malheureusement, Darrin n’était pas homme à se laisser tromper par une jeune fille. Les explications auraient pu être convaincantes, si l’on ne remarquait pas la tension qui se cachait sous la peau de la personne qu’il avait en face de lui. Dans ses retranchements, l’être humain devenait vrai.
La fureur semblait couler dans ses veines et la parcourir comme autant de petits vermicelles qui flotteraient au milieu d’une soupe aromatisée à la rage. Comment croire quelqu’un qui possède ces sentiments là ? Elle n’était qu’une enfant, elle savait à peine mentir. Avait-elle vraiment cru qu’il ne verrait pas au delà des mots ? Qu’il ne sentirait pas passer le vent de la haine sur son visage pendant que ses mots traversaient l’espace qu’il y avait entre eux ?

Il se recula, prenant de la distance, ne pas se laisser amadouer par les Phénix, un jour ils le sont, pour toujours, ils le resteront. L’affaire Elensar ne doit pas se reproduire, Darrin ne se ferait pas avoir une deuxième fois. Les frelons de sa question s’envolèrent vers lui. Il salua sont questionnement, et sa vision qui semblait plus que réelle devant la situation. Qu’allait-il faire d’elle ? Elle ne pouvait pas rentrer à Poudlard sans passer par la brigade. Il pouvait la torturer, il pouvait lui faire revivre tous ses souvenirs, la forcer à lui déverser son cœur dans la main. Ici, au milieu de cette endroit. Ne serait-ce pas la seule solution, pour atteindre la vérité cachée dans les recoins de ce minois ?
La conversation repassa rapidement dans sa tête, cherchant les points de levier qui lui permettraient de comprendre sa manière de pensée, cet unique point qu’il suffisait de presser pour que n’importe quelle personne s’ouvre au monde. « Amis », personnes qui entourent un individu, tout en lui procurant de l’affection, notion importante d’amitié. En comprendre les ressorts n’est qu’une voie royale pour la personne qui veut entre dans une vie. Jouer, dévoiler les passions sous-jacentes d’un groupe de personnes, voilà un parfait amusement pour Darrin.
« Pourquoi utiliserais-je encore plus mon temps pour toi ? Sois bien heureuse que je t’ai enlevée d’une situation qui aurait pu s’avérer gênante. D’ailleurs, un peu de respect ne serait pas de trop devant moi sale piaf. » La sentence était tombée, Darrin n’avait pu retenir ces mots d’introduction en réponse au discours de la chose qui était assise dans l’humus humide d’Avril. « Néanmoins, je n’ai pas prévu de te torturer, ta volonté de rejoindre Poudlard étant assez éristique, je voudrais avoir quelques précisions sur ces amis que tu revendiques, sont-ils de purs produits de la résistance Phénix ? Sont-ils là pour faire tomber le château de l’intérieur ? »
L’idée d’utiliser des enfants pour assouvir leurs besoins ne devait pas échapper aux Phénix, ils étaient bien capables de la moindre bassesse. Jouer avec le leviers, chercher à la faire sortir de ses gonds. « Ou bien, il a y plus. Une personne alliciante qui userait ton attention jusqu’au point que tu veuilles revenir te fourrer dans les bras d’Elena pour protéger ton amour. Les Piafs n’ont bien peu que de morale pour venir hanter de leurs envies sauvages, incontrôlées les cendres de Mervyn Kark. L’homme qui avait une morale de fer et bien ancrée dans son temps. La pitié, vous l’instaurez, pauvres petites choses. Ah, que devrais-je dire, que devrais-je faire, extraire l’amour de ton monde, de celui de ton bien-aimé, ou te laisser, camuse, entrer dans Pré-au-Lard et sauver les restes de l’amour détruit par les actions folles des Phénix. » Une pause, pour laisser pousser les graines de l’espoir, laisser monter les branches de l’amour et qu’elles portent les fruits en forme de liberté. « Et bien, que faire maintenant, j’y pense, Pré-au-Lard n’a pas besoin de plus de bouches à nourrir. » Levant sa baguette, il sortit le rictus qui déformait sa bouche, le rendant laid de méchanceté. « Mourir si près du but, tu dois avoir envie de hurler, et de prier Kark pour ta survie. Bien, je te laisse une chance de t’exprimer, peut-être as-tu quelque chose d’intéressant à dire ? »

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Ce message a été posté Jeu 9 Mai 2013 - 13:43



« Pourquoi utiliserais-je encore plus mon temps pour toi ? Sois bien heureuse que je t’ai enlevée d’une situation qui aurait pu s’avérer gênante. D’ailleurs, un peu de respect ne serait pas de trop devant moi sale piaf. » Du respect ? Et pourquoi donc ? Pour m’avoir aidé à sortir d’une situation dangereuse ? d’ailleurs l’était-elle vraiment ? Je n’en connaissais pas la réelle nature. Il pouvait bien dire ce qu’il voulait dans ce cas. Au mieux je pouvais éprouver de la gratitude pour lui mais certainement pas du respect. Le respect se méritait et il était aussi à double sens. Comment respecter une personne qui ne vous méprise ? Car c’était bien là le sentiment que je voyais tirer ses traits, mais ses paroles qui se voulaient très probablement une insulte me passèrent largement au dessus de la tête. Sale piaf ? une réplique digne d’un enfant mais je me gardais bien de le lui cracher au visage, je n’étais pas en position de force, loin de là.

« Néanmoins, je n’ai pas prévu de te torturer, ta volonté de rejoindre Poudlard étant assez éristique, je voudrais avoir quelques précisions sur ces amis que tu revendiques, sont-ils de purs produits de la résistance Phénix ? Sont-ils là pour faire tomber le château de l’intérieur ? » Quelle idiotie que de penser cela, mais l’homme n’avait guère fini ses suppositions et celles-ci avaient de quoi me faire froid dans le dos. « Ou bien, il a y plus. Une personne alliciante qui userait ton attention jusqu’au point que tu veuilles revenir te fourrer dans les bras d’Elena pour protéger ton amour. Les Piafs n’ont bien peu que de morale pour venir hanter de leurs envies sauvages, incontrôlées les cendres de Mervyn Kark. L’homme qui avait une morale de fer et bien ancrée dans son temps. La pitié, vous l’instaurez, pauvres petites choses. Ah, que devrais-je dire, que devrais-je faire, extraire l’amour de ton monde, de celui de ton bien-aimé, ou te laisser, camuse, entrer dans Pré-au-Lard et sauver les restes de l’amour détruit par les actions folles des Phénix. » Je fronçais légèrement les sourcils. Les actes des Phénix n’étaient pas très reluisants, je pouvais le concéder, c’était l’une des raisons qui m’avait poussé à partir, mais celles des Mangemorts n’étaient pas non plus un modèle mais je comprenais tout de même ses propos. Les Phénix étaient ses ennemis et il était toujours plus facile de voir les erreurs des autres que les siennes. Mais ce qui me dérangeait le plus, ce n’était pas ce qu’il pouvait penser de l’Ordre mais l’idée qu’il puisse faire du mal à Solaan simplement parce que j’avais de forts sentiments pour lui. Je ne pouvais pas laisser une telle chose arriver, je ne me le pardonnerais jamais !

« Et bien, que faire maintenant, j’y pense, Pré-au-Lard n’a pas besoin de plus de bouches à nourrir. » Je m’en fichais complètement de cela, mais sa baguette pointée dans ma direction me fit me tendre d’angoisse et d’appréhension, l’expression qu’il arborait sur son visage n’aidant pas à me détendre, et c’était probablement l’effet recherché. « Mourir si près du but, tu dois avoir envie de hurler, et de prier Kark pour ta survie. Bien, je te laisse une chance de t’exprimer, peut-être as-tu quelque chose d’intéressant à dire ? » Un sourire méprisant étira le coin de mes lèvres. J’étais terrifiée et pourtant je ne pouvais m’en empêcher. Levant droit les yeux vers l’homme je lui répondais sous sourciller : « Hurler, oui. Prier Kark, non. Je ne lui voue pas un culte contrairement à vous. J’ai dit qu’il n’était ‘pas si terrible que ça’ et non qu’il était un messie. Pour être franche, la logique voudrait que je me rattache aux Héritiers car le règne du Lord n’était peut-être pas parfait en tout point, mais il avait le mérite de faire tourner le monde comme il le fallait. A sa disparition je me suis prise à rêver à un monde plus égale pour tous les sorciers mais regardez où nous en somme : bannir un racisme pour en instaurer un autre… s’en prendre aux sangs purs ? C’est ça leur solution ? Malgré tout c’est vers votre faction que je me tourne à présent car la personne qui compte le plus pour moi compte parmi vos rangs et je ne veux plus jamais être séparée de lui. »

Je risquais peut-être gros en avouant la faction dont faisait parti Solaan mais avais-je le choix ? Il voulait des réponses et je devais lui en donner si je voulais avoir une chance de revoir le Serdaigle.

« La vérité est que je déteste les Américains, ils n’ont rien à faire à la tête de notre monde et j’en tiens l’Ordre pour responsable. Je leur en veux aussi de m’avoir mise à l’écart, de ne pas m’avoir prévenu pour les évènements de décembre, de m’avoir laissé dans l’ignorance. Mes parents voulaient peut-être me protéger en me laissant loin de ça, ou alors ils avaient peur que je ne mette en garde quelqu’un d’important à mes yeux et que je fasse tout foirer. Maintenant qu’importe ce que je peux vous dire, vous semblez avoir décidé que chacun de mes mots serait un mensonge, n’est-ce pas ? Mais pensez-vous réellement que l’Ordre, aussi imparfait soit-il, aurait envoyé une gamine n’ayant pas achevé sa scolarité au milieu des Mangemorts pour avoir des informations ou infiltrer Poudlard ? Mais si vous ne me croyais pas, faite moi avaler du veritaserum et vous verrez que mon discours restera inchangé. »

La proposition était dangereuse, car si je ne mettais pas à cet homme, il pourrait en profiter pour me soutirer des informations que je n’étais peut-être pas prête à donner sur l’Ordre, car les quitter était une chose, les envoyer à la mort en était une autre, bien que je ne savais pas grand-chose au final sur mon ancienne faction tant on m’avait couvé et surprotégé.
Je laissais un petit silence s’installer, occuper à gigoter légèrement, ennuyée par mes liens. « Vous pourriez au moins me détacher, non ? Vous avez déjà prouvé que vous me surpassez et que vous n’avez rien à craindre de moi. »
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Dim 12 Mai 2013 - 20:30

L’air impassible faillit flancher sous les phrases que lui assénait la jeune fille, s’il se départait de son calme, il serait capable de se faire accuser d’un vulgaire meurtre d’enfant, et il ne voulait pas que cela entache sa relation avec le monde. Et puis, les enfants s’éduquent avant de se tuer, pour voir si c’est vraiment de la mauvaise graine.
Des mots, qui rentraient dans sa chair, perçaient, vrillaient, coupant les veines, ouvrant les sillons à travers sa peau. Ce n’était pas le sang qui coulait, couleur immuable, mais bien de la haine, il déversait sa haine autour de lui, ruisselante sur sa peau bleutée du manque d’oxygène. Sa respiration retenue pour éviter les mouvements, éviter les brusqueries. Et le ballon creva, l’abcès explosa, la haine fit le chemin inverse, les coups de couteau s’effacèrent, les blessures se refermèrent, tout vint dans la gorge et s’y entreposa, attendant le moment, l’instant où ce serait à son tour de jouer son rôle.
« Qu’en est-il de Mervyn, mort au combat ? Crois-tu que tu y comprends quelque chose ? Tu n’as que les connaissances apprises à l’école, tu n’as aucune expérience de la vie, tu ne sais pas ce que c’est de souffrir devant la bêtise humaine, et tu crois que tu serais plutôt de ce côté, que de l’autre parce que ça a l’air de mieux tourner. Mais pauvre folle, tu te crois tout permis parce que tu as l’amour comme cheval de bataille, tu crois qu’en montrant des yeux larmoyants, tout le monde va baisser la tête et faire comme si tu n’existais pas, comme s’il n’y avait aucun raison qu’on te fasse du mal parce que ton cœur est pur. Pauvre folle, enfant protégée, pour toi, les termes sont classifiés, du racisme, avec ses critères précis. Alors que tu ne sais pas que seule la mort existe, la mort et le pouvoir. Qu’est-ce que l’amour sans pouvoir, qu’est-ce que l’amour dans la mort ? Tu choisis de te battre alors que tu n’as rien des deux. »
Et la foudre tombe, les éclairs qui rebondissent sur le corps de la jeune enfant. Mais les coups ne semblent pas s’arrêter, Darrin exulte dans la puissance de sa voix, dans la longueur de son discours. Ses bras sont raidis autour de lui, on dirait qu’il prend son envol, qu’il cherche à s’élever au dessus du sol, menaçant, un nuage qui viendrait frapper, pleuvoir sur les gens. Il cherche à imiter la mort, le pouvoir, et il n’en a aucune conscience. Les coups reprennent.
« Tu en veux aux gens, parce que tu as été mise à l’écart, et tu crois que tu peux changer le cours des choses ? Tu crois que te lancer à corps perdu dans une guerre qui te ne regarde pas, dans une guerre que tu renies pour accéder à l’amour, tu crois que tu fais le poids, tu crois que c’est plausible ce que tu me racontes ? Je n’arrive pas à te comprendre, je ne parle pas de ta véracité, mais franchement qui es-tu pour avoir une opinion ? Tu ne crois qu’il faudrait seulement que tu te tiennes à ce que te dise tes parents ? Ne penses-tu pas qu’ils veulent ton bien ? Tu as 16 ans et tu te permets de n’en faire qu’à ta tête, te crois-tu si futée que ça ? Gamine irresponsable, impossible de prendre la bonne décision. Tu te fiches bien des factions, tu te fiches bien de l’univers, tout ce qui t’importe, c’est ta petite vie rangée. Tu ne penses qu’à toi, égoïsme de prime jeunesse. Te rends au moins compte de toutes les personnes que tu fais souffrir par tes actes irréfléchis ? »
La logorrhée semble s’éteindre, emmenant avec elle le souffle de Darrin, ses bras sont redescendus, en signe de tristesse peut-être. Il a fait quelques pas en avant, dans son envolée lyrique, essayant de contrer l’attitude de la jeune fille toujours vaillante en face de lui. Mais la technique n’a pas marché, alors, il reste là, les yeux plantés dans ceux de la gamine. Et il reprend son souffle, entre ses dents serrés, dans une tentative de contenance tout relative, toute fausse. Pendant son discours, il a levé sa baguette, abaissée, tournée et pourtant, aucun sort n’en était sorti. Et maintenant, il hésitait à répondre à la demande finale, à la question qu’elle lui avait posé tout en dernier. Le flatter dans son ego, la voir pourtant toujours droite et fière, prête à remettre le couvert pour une autre tentative de meurtre verbal sur Darrin, prête à envoyer les chiens de la discorde sur lui, il se retient. Sûr, il sentait que le combat faisait rage, il pouvait le toucher de ses doigts froid, métal scintillant dans l’air, fendant les environs comme des couperets, la discorde s’agitait autour d’eux.
Le pire, le pire, c’est qu’il savait qu’elle était assez forte pour le briser, elle était assez forte pour le mettre en face de ses doutes.
« Montre moi ton vrai visage, puisque tu ne sais vivre que par amour, donne moi le nom. De la sorte, je choisirai. »
La meilleure défense est l’attaque.

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Ce message a été posté Mar 14 Mai 2013 - 12:14



« Qu’en est-il de Mervyn, mort au combat ? Crois-tu que tu y comprends quelque chose ? Tu n’as que les connaissances apprises à l’école, tu n’as aucune expérience de la vie, tu ne sais pas ce que c’est de souffrir devant la bêtise humaine, et tu crois que tu serais plutôt de ce côté, que de l’autre parce que ça a l’air de mieux tourner. Mais pauvre folle, tu te crois tout permis parce que tu as l’amour comme cheval de bataille, tu crois qu’en montrant des yeux larmoyants, tout le monde va baisser la tête et faire comme si tu n’existais pas, comme s’il n’y avait aucun raison qu’on te fasse du mal parce que ton cœur est pur. Pauvre folle, enfant protégée, pour toi, les termes sont classifiés, du racisme, avec ses critères précis. Alors que tu ne sais pas que seule la mort existe, la mort et le pouvoir. Qu’est-ce que l’amour sans pouvoir, qu’est-ce que l’amour dans la mort ? Tu choisis de te battre alors que tu n’as rien des deux. »

Ce flot de paroles me fit plisser les yeux. Il pensait avoir tout compris, mais il se trompait, partant dans son délire, ne s’arrêtant de cracher son mépris envers moi comme s’il me connaissait assez pour me juger. Certaines personnes, peu profondes, étaient faciles à juger, comme cet homme par exemple, tellement aveuglé par son allégeance à Kark qu’il pensait que le reste du monde était contre lui. Mais moi, j’étais plus que ça quoi qu’il en pense. Je ne me résumais pas à un seul sentiment contrairement à lui.
Il aurait pu s’arrêter là mais aussi pathétique que cela pouvait être, il décida de continuer ses hypothèses qu’il clamait comme si elles étaient toute la vérité du monde. Pauvre homme incapable de voir plus loin que le bout de son nez.

« Tu en veux aux gens, parce que tu as été mise à l’écart, et tu crois que tu peux changer le cours des choses ? Tu crois que te lancer à corps perdu dans une guerre qui te ne regarde pas, dans une guerre que tu renies pour accéder à l’amour, tu crois que tu fais le poids, tu crois que c’est plausible ce que tu me racontes ? Je n’arrive pas à te comprendre, je ne parle pas de ta véracité, mais franchement qui es-tu pour avoir une opinion ? Tu ne crois qu’il faudrait seulement que tu te tiennes à ce que te dise tes parents ? Ne penses-tu pas qu’ils veulent ton bien ? Tu as 16 ans et tu te permets de n’en faire qu’à ta tête, te crois-tu si futée que ça ? Gamine irresponsable, impossible de prendre la bonne décision. Tu te fiches bien des factions, tu te fiches bien de l’univers, tout ce qui t’importe, c’est ta petite vie rangée. Tu ne penses qu’à toi, égoïsme de prime jeunesse. Te rends au moins compte de toutes les personnes que tu fais souffrir par tes actes irréfléchis ? »

J’étais déjà fatiguée par mes jours de marche et le manque de nourriture m’avait également affaibli, mais cet homme m’avait assommé encore plus avec ses questions aussi stupides qu’inutiles. Je comprenais qu’il puisse chercher mes motivations mais là, il était loin de poser les bonnes. Je n’étais peut-être qu’une jeune fille peu expérimentée de la vie, mais pour moi, il n’aurait pas fait un très bon brigadier ! Ses mots me semblent tellement vains que le fait qu’il se soit rapproché de moi ne m’avait même pas effrayé. J’aurais pourtant dû craindre sa présence trop proche de ma personne, il n’était pas un ami ou quelqu’un porté uniquement par de bonnes intentions. Mais je me trompais sur sa capacité mentale car, telle une araignée, il avait tissé autour de moi sa toile, me prenant au piège, m’amenant à un point de non retour, m’obligeant à être à sa merci et sa dernière question tomba, se plantant dans ma chaire comme les pinces de l’araignée dans celle d’un vulgaire insecte : « Montre moi ton vrai visage, puisque tu ne sais vivre que par amour, donne moi le nom. De la sorte, je choisirai. »

Je serais les dents, il était hors de question que je le révèle, et pourtant la bataille faisait rage en moi. Il y avait cette partie qui ne voulait pas mettre Solaan dans les ennuis, puis celle qui me disait que, peut-être, le dévoiler serait une bonne chose, que si Solaan venait à se porter garant de moi, on me laisserait être avec lui, retourner à Poudlard… Je choisissais d’éluder sa question en premier lieu, espérant lui donner matière à réfléchir et oublier Solaan par la même occasion.

« Vous semblez bien plus intelligent que vous ne l’êtes en réalité. Peut-être que l’entrée en matière était suicidaire mais j’étais parfois un peu trop vive et réaliser qu’après coup que les choses que je disais pouvaient me porter préjudice, et pourtant je ne le regrettais pas. « Kark n’est pas le seul à être tombé au combat… Amis, famille, ennemis… qu’importe leurs motivations, il y a eu des pertes de chaque côté. Je suis peut-être encore jeune, je n’ai peut-être pas l’expérience de la guerre, mais cela ne m’empêche pas d’avoir des opinions ! de réfléchir et de prendre des décisions ! L’amour… vous n’avez que ce mot là à la bouche mais sachez que ce n’est pas ce qui m’a poussé à partir, auquel cas je serais venue il y a quatre mois. Il a été une motivation supplémentaire mais en premier lieu, se sont mes idées, celles qui n’étaient plus en accords avec les principes des Phénix qui m’ont fait prendre ma décision. Je pensais que j’étais à ma place dans l’Ordre, que les idéaux étaient beaux, mais c’est là que je n’avais pas réfléchis… j’ai vu leur vrai visage et maintenant je sais que je ne suis pas des leurs. Alors quoi ? Changer d’avis est interdit, même lorsque cela a été mûrement réfléchi ? Sous prétexte que cela fait de la peine à ma famille, à mes proches, je ne peux pas suivre ma propre voie ? C’est ma vie, mon avenir et j’estime pouvoir en faire ce que je veux ! Je n’appartiens à personne et même si vous décidiez de me tuer maintenant, sachez que je ne considérerais pas vous avoir laissé mon existence entre vos mains. »

Certains auraient dit de moi que j’étais folle de parler ainsi mais qu’avais-je à perdre ? La vie ? Sans doute, mais je doutais grandement que cet homme puisse changer d’avis sur mon sort si sa décision était déjà prise. M’aplatir, le supplier ? Pour quoi faire ? Pour mourir comme une lâche ? Jamais ! Malgré tout je savais pertinemment que mon discours n’avait pas suffit à lui faire oublier sa question. L’identité de celui qui hantait mon cœur était bien ancré dans son esprit. Que faire alors ? Je cherchais, réfléchissais. Serait-il vraiment en danger si je dévoilais son nom ? Pouvait-on en vouloir à quelqu’un d’être aimé par ‘l’ennemi’ ?

« Solaan… Solaan Sethlyn. » Lâchais-je finalement en serrant les dents. Cela me coûtait de le lui dire mais puisqu’il m’avait fait avouer, je me devais de m’expliquer pour que Solaan n’est pas à souffrir de mes propres actes. « Je savais qu’il faisait parti de l’Ombre mais il ignorait tout de ma faction. Nous n’en avions jamais parlé. Il a du le découvrir seulement lorsque je ne suis revenu à Poudlard. D’ailleurs je ne sais même pas si il acceptera de me parler ni même de simplement me voir… »

Il était possible que Solaan me déteste à présent. Une Phénix… je savais qu’il m’aimait auparavant mais n’avait-il ressentit cette révélation comme une trahison ? Rien n’était venu se mettre en travers de notre route depuis notre enfance, notre amitié n’avait jamais souffert, mais l’amour n’était-il pas plus fragile ?
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Sam 18 Mai 2013 - 23:32

Un raz de marée de sentiments, ou tout du moins, des vents violents, qui viennent et s’entrechoquent dans son corps. Oui, il avait réussi à aller là où il avait besoin, tout ce qu’il s’était passé avant avait été oublié en quelques secondes aussi rapides qu’éphémère, et la bataille reprit en lui, lui faisant sentir que ce n’était pas la place pour lui, il n’aurait pas dû être là, ça n’aurait pas dû être lui que s’occupât de cette affaire.
Quand le nom tant attendu vint crever ses tympans, après appréciation de son pouvoir de persuasion, il en fut bien aise. Il ne s’y attendait, rêvait de trouver un traître, de dénicher un complot. Mais non, il tombait sur une épine dans son pied, le caillou dans sa chaussure qui ne devenait que plus présent qu’avant.
Les yeux rivés sur le sol, versant son esprit dans les vents qui le tourmentait, il attendait, impossible de prendre une décision, et cela allait le perdre, il le savait. L’amener pieds et poings liés dans le sas ? La recueillir comme un oisillon pour l’aigle qu’il considérait presque comme un fils maintenant. Il se déchirait devant ses yeux, et pliait et devenait incolore, impossible de répondre quoi que ce soit aux tirades, à la joute verbal qu’ils avaient entrepris tous les deux. Pour autant, il fallait dire quelque chose, il fallait prononcer des syllabes, ajouter des verbes aux noms. Faire état d’une prise de décision, d’un processus de compréhension. Mais il ne pouvait pour autant ne pas dire quelque chose en l’air, quelque chose qui le montrerait comme faible. Il pensa à son nouveau travail, il pensa à Poudlard. Il pensa à Solaan, fut-ce un traître ? Peut-être devait-il se venger, peut-être devait-il appuyer là où ça faisait mal pour elle, lui laisser le temps de reprendre ses esprits.
« Pourquoi il voudrait de toi ? Tu t’es enfuie, tu es partie, et penses qu’il va te sauter dans les bras. Il n’a pas besoin de toi, il vit mieux sans toi, il se reconstruit, il étudie. Il essaie de devenir quelqu’un de meilleur, de nouveau et de fiable. Il ne veut pas entendre parler de toi, tu n’es rien pour lui, rien. Il te hait. »
L’attaque, rien de mieux pour reprendre ses esprits, pour reprendre le contrôle perdu.
Solaan, pourquoi lui ? Pourquoi il fallait que ce soit justement la personne à laquelle il cherche à se raccrocher qui est incriminée ? Non, il ne pouvait accepter que cela se passe comme cela. Elle devait s’être trompée de prénom, avoir changé quelque chose, avoir sondé son esprit, trompé sa pauvre cervelle. Vieillesse qui s’étend sur lui de son linceul blanc, vieillesse qui s’étale comme une âme pure. Elle le tenait, dans son étau, lui faisait perdre pied. Il tourbillonnait dans l’écran de la perte, de la folie. Encore une fois, une nouvelle fois, il se perdait dans la confiance. Deux fois des traîtres proches, une fois une traîtrise fausse. Il refluait en lui-même, à chaque fois, il revenait en lui, cherchant le soutien de son passé, cherchant le soutien de sa volonté, de sa motivation. Et il ne comprenait pas, parce que ce qu’il faisait était bien, parce qu’il n’y avait pas de honte à le faire. Il savait où il allait, il savait là où il ne devait pas aller. Et devant lui, toujours des obstacles, Odin l’éprouvait, ses ancêtres l’éprouvaient.
« Il te répugne. J’en suis sûr, je le sais. Et parce que tu t’es perdue, que tu ne sais plus où tu es, que tu pries pour t’en sortir vivante. Tu trompes, et tu n’hésiteras pas à tromper, qu’en sera-t-il quand tout fanera, quand les prémices de votre amour tomberont comme de vieux pétales sur le sol brûlé de votre passion ? Rien, rien ne restera, seule la mort aura votre peau. Amour, passion, des mots vains, quand seule la mort compte. »
Et il le savait mieux que personne, il savait que l’amour pouvait détruire, n’avait fait que détruire, et devant lui, il n’y avait rien d’autre que le champ des possibles, brûlé jusqu’au cœur. « Non, tais toi. » Jusqu’à son cœur, et il ne pouvait même pas pourrir plus, le roc ne pouvait pas pourrir, la pierre ne pouvait que noircir, se fendre, se diviser, et tomber en poussière. « Ne dis plus rien. » Poussière des fragments de vie. Poussière qui s’envole dans le vent. Le vent froid et sec. « J’en ai fini avec toi, je t’emmène à Pré-Au-Lard. »
La fuite, cette chance inespérée. La fuite cette arme silencieuse, qu’on connait sous le nom de lâcheté. La fuite, grande prêtresse des occasions gâchées, archiviste des désirs.

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Ce message a été posté Dim 19 Mai 2013 - 15:37



Le silence. Parfois reposant, il était lourd et pesant à cet instant. Je le trouvais cruel et douloureux. L’homme en face de moi semblait en pleine réflexion et la crainte me nouait les entrailles. Que se passait-il dans son esprit ? 2tait-il en train d’évaluer la situation ? De chercher à mettre un visage sur un nom ? D’imaginer ce qu’il allait faire de moi, si je mentais ou disais la vérité ? Ou bien se préoccupait-il du sort de Solaan, se demandant ce qu’il allait lui infliger comme punition pour être aimé d’une fille comme moi… J’avais peur, plus que je n’avais eu peur jusque là, ce qui pouvait arriver à Solaan m’inquiétant bien plus que ma propre survie. Puis il se décida à me répondre, tranchant, cruel, vil… me plantant des couteaux dans le cœur, un pour chaque mots prononcés.

« Pourquoi il voudrait de toi ? Tu t’es enfuie, tu es partie, et penses qu’il va te sauter dans les bras. Il n’a pas besoin de toi, il vit mieux sans toi, il se reconstruit, il étudie. Il essaie de devenir quelqu’un de meilleur, de nouveau et de fiable. Il ne veut pas entendre parler de toi, tu n’es rien pour lui, rien. Il te hait. » La douleur n’avait jamais été aussi vive. Ce que je craignais se révélait dans le discours de cet homme qui semblait connaître Solaan. Il me détestait… parce que je n’étais pas de son côté, que mes opinions n’étaient pas les mêmes que les siennes… il me haïssait, il se reconstruisait… sans moi, plus heureux sans doute alors que mon cœur se déchirait. « Il te répugne. J’en suis sûr, je le sais. Et parce que tu t’es perdue, que tu ne sais plus où tu es, que tu pries pour t’en sortir vivante. Tu trompes, et tu n’hésiteras pas à tromper, qu’en sera-t-il quand tout fanera, quand les prémices de votre amour tomberont comme de vieux pétales sur le sol brûlé de votre passion ? Rien, rien ne restera, seule la mort aura votre peau. Amour, passion, des mots vains, quand seule la mort compte. » Il se trompait, je n’essayais pas de me raccrocher à Solaan dans l’espoir de retrouver Poudlard en réalité c’était presque l’inverse…

« Vous n’avais sans doute jamais aimé réellement une personne pour parler de cette manière vous êtes… » « Non, tais toi. » La douleur… c’était lui qui semblait la ressentir à présent, le pourquoi m’échappait cependant. « Ne dis plus rien. » Et bizarrement, j’obéissais comme uen petite fille docile. « J’en ai fini avec toi, je t’emmène à Pré-Au-Lard. » Ce fut toujours en tant que sa prisonnière qu’il nous fit quitter cet endroit et m’emmena là où je craignais mais par lequel je ne pouvais pas couper.

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Je levais des yeux quelque peu inquiets devant les grandes portes de Poudlard. Endroit autrefois aimé, il me faisait plus ou moins peur à présent. Je craignais mon entrée, de croiser des personnes, d’anciens camarades, de leurs regards sur moi et de tellement d’autres choses…
Darrin – car à présent, je connaissais son nom – m’avait amené à la brigade magique. Une expérience douloureuse… pas physiquement, car ils ne m’avaient pas torturé contrairement à ce que pensais, mais il m’avait fait ingurgiter du sérum de vérité, m’obligeant à leur révéler bien des secrets que j’aurai voulu garder. Malheureusement pour eux, j’étais tellement surprotégée par ma famille que je ne savais pas grand-chose sur l’Ordre du Phénix, rien qu’ils ne savaient déjà, comme l’emplacement de leur QG par exemple. Ils m’avaient questionné durant des heures et m’avaient soutiré bien des choses pour au final conclure que j’avais vraiment quitté l’Ordre, que je n’étais pas une espionne et que je voulais réellement rejoindre leurs rangs. Darrin fut donc désigné pour m’accompagner jusqu’à Poudlard et à présent, je me retrouvais face à ces portes que j’avais déjà passé des centaines de fois mais qui m’intimidaient maintenant.

Lorsque nous entrâmes mes pas se firent hésitants. Je pensais que j’aurai été heureuse de revenir mais je me sentais exclue avant même d’avoir fait mon retour. Je n’étais pas vraiment présentable non plus. Mes jours de marches et mon passage à la brigade magique ne m’avaient pas permis de prendre du temps pour me soigner. Mes vêtements débraillés, tâchés, abîmés, témoignaient de mon parcours. Plus nous avancions, plus nous croisions des élèves, se tournant à notre passage et les chuchotements commencèrent arrivant jusqu’à mes oreilles. « Phénix » « espionne » « traître » et d’autres mots, insultants que je préférais faire semblant de ne pas entendre. Mon regard était rivé sur le sol, je n’osais pas lever la tête et lorsque j’en eu le courage, ce fut pour que mes yeux tombent sur Solaan. Il était là devant nous, si proche et si loin en même temps. Je reculais aussitôt d’un pas et ma main s’accrocha désespérément au bras de Darrin derrière lequel je me cachais presque. Je ne pouvais pas affronter Solaan, je n’étais pas prête à subir sa haine. « S’il vous plait, dépêchons nous, je ne peux pas le supporter pour l’instant. » Je ne savais pas si Darrin serait sensible à ma demande ni même à ma détresse mais je ne voulais pas rester là.
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Mer 22 Mai 2013 - 13:46

Faire le chemin, dans tous les sens, de toutes les manières, dans toutes les voies. Et le voilà reparti, reparti dans le sens de la longueur, reparti dans le chemin inverse. Retrouver les esprits, retrouver la mémoire des personnes disparues. Non, elle n’avait pas disparu, elle n’était pas partie, il l’avait juste laissée. Délivrée aux mains des autres, il avait donné ce poids qui s’était emparé de lui, ce bout de chair, cette fille. Il l’avait ramassée, capturée et finalement donnée aux autres. Il n’avait plus voulu s’en occuper, pourquoi un enfant de plus dans ses jambes ? Il n’en voulait pas, il n’en voulait plus, et voilà maintenant qu’il allait la chercher. Comme un homme qui prendrait son bien en poste restante, il signerait des papiers, on lui ferait des recommandations, mais il n’écouterait pas, tout à son bien devant lui. Mais Darrin ne voulait pas, il n’avait pas commandé le paquet, il n’avait rien demandé à personne. Il ne voulait pas s’occuper de personnes, il voulait juste rentrer dans son antre, pas dévaler le chemin de Poudlard à Pré-Au-Lard à pied. Il voulait juste retourner d’où il venait. Il n’avait pas eu sa fin de semaine en Suède. Il n’avait pas eu de repos, dès qu’il avait délivré le « colis », il était allé voir Elena, et lui avait raconté ce qu’il s’était passé. Émettant les détails embarrassants, mais confirmant qu’il ne soupçonnait pas de mal de cette petite, mais qu’il se proposait à sa surveillance, ainsi que celle de Solaan Sethlyn, avec lequel, il entretenait déjà des relations assez proches. Ce qui lui permettrait de prévenir des débordements de la petite. Quelle erreur n’avait-il pas fait. On l’assigna à la garde, et il n’avait pu prévenir le comportement de la gamine. Il avait espéré qu’elle garde cette assurance qui l’avait blessé, cette volonté de combattre tout le mal qu’elle aurait pu trouver sur son chemin. Au lieu de cela, il avait trouvé en le « colis », un animal apeuré, une chose faible, se raccrochant à lui, comme un animal se fourrerait dans les pattes de sa mère. Il avait eu horreur de ça, il détestait toujours cela.

Que faire ?
Il avait envoyé un hibou à Solaan, le priant de l’attendre à la bibliothèque.
Que dire ?
Il avait arraché plusieurs syllabes de sa gorge. « Suis-moi. »
De quoi avoir l’air ?
De tout le temps qu’ils avaient marché, il était resté soit devant, sois la tête haute, sans lui jeter un coup d’œil.
Qu’entendre ?
Les crissements de pas sur les graviers, puis devant la grande porte. Rien. Le silence. Juste ses talons qui martelaient. Il s’arrêta.
Un œil en arrière, un mouvement de tête, et il lui fit signe d’avancer, dans ses vêtements de souillon, de blessée de guerre, elle ne payait pas de mine. Elle avait toujours ce regard de brisée. Et Darrin en put s’empêcher d’avoir certaines images qui défilaient dans sa tête, et il se vit dans le miroir de son ancienne maison, et il ferma les yeux un peu plus que nécessaire pour un clin d’œil. Ça partirait, ça part toujours ces choses là.
Des élèves dans les couloirs, qui tournaient autour, dévisageant, Darrin sentit sa baguette s’approcher de sa main, à moi que ce ne fut l’inverse. Pourquoi lui infliger ça, le chemin de la honte. Revoir ces murs et leurs deviner une autre signification. Mais ils n’avaient pas le choix, Darrin ne connaissait pas l’existence de raccourcis, ils prendraient la voie royale jusqu’à la bibliothèque. Il voulait donner leur chance aux deux, les retrouvailles après la bataille. Et dire que Darrin n’était pas sensible à ce type de sentiments, il comprenait juste les besoins des personnes, et y répondait avec autant de justesse possible.
Un murmure à ses oreilles pendant qu’ils entraient dans la bibliothèque, avec Solaan devant eux. Il n’écouta pas. Il prit soin de ne pas écouter. Il fit abstraction de la réaction de Solaan. Une table, dans le fond de la bibliothèque, il la désigna, et les y installa. S’il prit possession d’un livre, il n’en lu aucune page, trop pris à écouter ce qu’ils avaient à se dire. Bien trop d’informations pourraient s’échapper de cette première discussion.

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Ce message a été posté Mer 22 Mai 2013 - 23:38


Les quelques mots que j’avais reçus de la part de Monsieur Hansen avaient profondément perturbé le programme de ce samedi après-midi. Au lieu de vaquer à mes obligations, j’étais contraint de patienter sagement à la bibliothèque… Le maître de ces lieux m’avait bien demandé de l’y attendre, cela semblait important. Mais au fur et à mesure que les aiguilles de l’horloge défilaient devant mes yeux, ma patience se morcelait… J’avais bien tenté de feuilleter un ouvrage passionnant sur l’histoire du monde Moldu, mais j’étais trop préoccupé par la demande du bibliothécaire. Certes, nous avions régulièrement discuté ces derniers mois, à vrai dire… Il n’était pas rare que nous échangions quelques mots dès que je venais étudier à la bibliothèque. Nos origines suédoises aidant sûrement ce rapprochement et ces rencontres cordiales. Mais qu’il puisse me faire parvenir expressément une telle demande était perturbant. Je n’avais aucune idée du pourquoi… J’avais laissé tomber l’idée de m’intéresser au livre que je tenais dans les mains, je le rangeais à sa place avant de commencer à faire les cents pas dans l’entrée de la bibliothèque. Y avait-il un rapport avec cette histoire de terroriste qui avait été arrêté par la brigade de Pré-au-Lard ? J’en doutais, mais dans tous les cas, cela faisait jaser… Que pouvait-il bien se passer, là ? En dehors de ces murs ? Depuis un ou deux jours, les rumeurs laissaient entendre qu’une de ces ordures de Phénix avait été appréhendée. J’avais entendu tout et n’importe quoi… Je n’étais pas du genre à me laisser dépasser par de telles choses, je préférais me faire ma propre opinion… Mais dans cet instant, seul une chose occupait mes pensées, la raison qui avait poussé Monsieur Hansen à le rejoindre ici…

J’avais fini par m’installer à une table, y laissant par moment tapoter le bout de mes doigts avec une certaine once d’agacement. Puis des pas retentirent dans le couloir, je me relevais et laissais mon regard dériver vers l’arche qui faisait office d’entrée. Ce fut à cet instant que mes yeux se posèrent sur celui que j’attendais… Mais visiblement, il n’était pas seul. Mes pupilles s’écarquillèrent lorsque je la reconnue… Mon cœur se mit soudainement à marteler ma poitrine, je crus un instant que le temps c’était arrêté. Ses yeux… Ils finirent par rencontrer les miens, j’avalai difficilement ma salive. Ce n’était pas possible, avais-je avalé une quelconque potion qui me donnait des hallucinations ? Ce furent ses murmures qui prouvèrent que tout cela était bien réel. Sa voix… Apeurée, hésitante, mais c’était bien la sienne. Je l’aurais discernée entre mille, je fermai les yeux avant de laisser une puissante expiration s’échapper dans un souffle. Ma mâchoire se crispa, alors que je recentrai mon attention sur Hansen qui resta impassible… Un silence pesant s’installa alors, figé tel une statue, je ne savais quoi faire. Pourquoi était-elle là ? Etait-elle revenue d’elle-même ? Pourquoi maintenant ? Tant d’interrogations auxquelles je n’avais de réponses… « Pandore… » Finis-je par souffler, avant de m’avancer et de la prendre dans mes bras, guidé par mes sentiments... Un ouragan d’émotions s’éprit alors de mon corps, entre soulagement, joie et peine. La pauvre, ma pauvre Pandore semblait exténuée, je n’osais imaginer ce qu’elle avait eu à subir… Etait-ce elle, ce phénix dont tout le monde parlait ? Il était difficile de ne pas faire le rapprochement. Après tous ces mois de séparation, j’avais fini par me faire à l’idée de son appartenance aux Phénix… Mais sa présence ici remettait apparemment en cause cela. Avait-elle décidée de changer ? De me rejoindre ? Encore de nombreuses questions sur lesquelles j’avais besoin d’être éclairé.

Je fus contraint de desserrer mon étreinte lorsqu’il nous demanda de nous installer à une table. Je la lâchais avec dépit. Mais j’étais conscient que notre relation, jusqu’à présent secrète, avait été révélée… Faire partie des Ombres de la Rose Noire et entretenir une telle relation avec une personne de la faction ennemie était très compromettant pour ma crédibilité… Je pris conscience que j’allais devoir supporter une pression assez conséquente dans les semaines qui viendraient. Mais au fond de moi, la revoir était la chose la plus importante à cet instant. Je serai prêt à assumer toute cette histoire en temps voulu. Nous avions tellement de choses à rattraper… Tellement de choses à nous dire… Je fus d’ailleurs le premier à briser le silence… «Je croyais… T’avoir perdue… J’ai eu si peur qu’il te soit arrivé quelque chose après ce qu’il s’est passé en décembre… Je… J’espère que tu n’as pas été blessée durant les combats ? Certains ici, n’ont pas eu autant de chance que moi… » Mes paupières se fermèrent alors que je repensai aux événements de Décembre… Puis je repris, d’une voix saccadée «Où étais-tu durant tout ce temps ? Tu as l’air tellement affaiblie… Ne t’inquiète pas, tout ira bien, je te promets que je ferais tout pour que tout se passe bien… Tu m’as tellement manqué... » J’en avais presque oublié la présence du bibliothécaire qui était posté à nos côtés, faisant visiblement mine de s’intéresser au contenu d’un livre.
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Ce message a été posté Jeu 23 Mai 2013 - 13:35



Sensible à ma détresse ? Hansen me prouvait qu’il se moquait bien de ce que je pouvais ressentir, et d’un sens pourquoi en aurait-il été autrement ? Je n’étais qu’un fardeau pour lui, une chose à livrer à Poudlard rapidement, mes émotions et mes sentiments n’avaient guère de valeur. J’étais une ancienne Phénix, une ancienne ennemie, on n’allait pas me faire de cadeau, je le savais mais il fallait encore que je l’intègre complètement. Alors, là que je le suppliais presque de nous faire partir pour ne pas à avoir à affronter Solaan, il resta planté là, m’obligeant à en faire de même tellement j’avais peur de faire le moindre geste. J’avais l’impression que ma simple présence était contre nature, que ma vision l’horripilait, sa mâchoire se crispant m’orientant dans ce sens et ce silence… ce silence pesant, écrasant.

« Pandore… » Le silence était brisé mais dans ce souffle je ne reconnu rien, trop inquiète, trop fatiguée, trop mal pour comprendre son intonation et lorsqu’il s’avança vers nous, je fermais les yeux certaine de devoir essuyer toute sa rage à mon encontre. Solaan n’avait jamais été quelqu’un de violent, mais ses mots pouvaient causer plus de souffrance que n’importe quel sortilège. Mais au lieu d’une avalanche de reproches et d’insultes, il me pris dans ses bras… j’en restais figée, incapable de lever le petit doigt. Les bras inertes le long de mon corps, je peinais à comprendre cette étreinte. Je ne la savourais même pas. Pourquoi me serrer ainsi contre son cœur alors qu’il nourrissait tant de ressentiments contre moi ? Jouait-il la comédie ? Après Tout, Hansen m’avait lui-même dit que Solaan m’exécrait, qu’il ne voulait plus me voir ou me parler. J’étais perdue et en même temps je n’osais pas poser la moindre question comme si ouvrir la bouche allait déclencher les hostilités.

Il me relâcha lorsque Darrin nous fit nous installer à une table. Je le suivais, obéissais, tel un pantin sans volonté. Je ne savais pas ce qui allait se passer mais au fond, j’avais conscience que je devais l’affronter qu’importe la douleur que cela me causerait. J’avais fait des choix, certains bons, d’autres me le semblaient à l’époque… il était temps de les assumer. Je ne pouvais blâmer personne pour cela.
Assise face au Serdaigle, j’étais recroquevillée sur ma chaise, les mains jointes entre mes genoux. S’il voulait attaquer, c’était à ce moment précis.

«Je croyais… T’avoir perdue… J’ai eu si peur qu’il te soit arrivé quelque chose après ce qu’il s’est passé en décembre… Je… J’espère que tu n’as pas été blessée durant les combats ? Certains ici, n’ont pas eu autant de chance que moi… » Ma bouche s’ouvrit sur un silence. Il ne savait pas ? et alors que je me questionnais, je remarquais la cicatrice qui s’était fait une place sur son visage et les larmes me montèrent aux yeux. Solaan, lui, Ombre et otage à ce moment là, envoyé au combat comme de la vulgaire chair à canon et moi… moi… «Où étais-tu durant tout ce temps ? Tu as l’air tellement affaiblie… Ne t’inquiète pas, tout ira bien, je te promets que je ferais tout pour que tout se passe bien… Tu m’as tellement manqué... » Cette fois ce fut trop pour moi. J’avais déjà grand mal à raisonner correctement après ces derniers jours mais là il me plongeait dans un flou total. « Tu ne me… Je tournais légèrement la tête vers Hansen soit disant occupé avec un livre comme pour appuyer mes paroles. « Tu ne me détestes pas ? » Hansen m’avait pourtant affirmé… l’enfoiré de… je comprenais ses mensonges seulement maintenant. J’aurai pu ne pas le croire lorsqu’il les avait énoncé mais ils semblaient tellement cohérents… et si Solaan ne m’avait pas détesté jusque là, c’était sans doute parce qu’il n’avait toujours pas regardé la vérité en face. Il me pensait perdue, et nos avec ses ennemis… Si je lui avouais tout, il me haïrait vraiment cette fois, mais je ne pouvais lui cacher et je ne le voulais pas non plus, il avait le droit, lui plus que quiconque, à la vérité.

« Pendant que tu vivais cet Enfer, moi, j’étais à l’abri chez mes parents. » Je serrais les poings et les dents, furieuse d’avoir été mise à l’écart, furieuse d’avoir été impuissante. « Ils ne m’ont rien dit… Si j’avais su ce qui allait se passer, je ne serais pas rentrée pour les vacances, je ne t’aurai pas laissé ! ou alors j’aurai trouvé un moyen de te faire sortir d’ici ! » Je m’étais emportée, me levant d’indignation, criant presque, ma colère contre les Phénix et contre ma famille prenant le dessus. « Tout ce temps j’étais à l’Institut Potter Avouais-je en grimaçant. Mais je ne supportais pas ce qu’était devenu notre monde, ce que les Phénix et ces Américains en ont fait… sans compter que je ne savais pas ce qu’il t’était arrivé. Alors je suis partie pour revenir ici et Hansen m’a trouvé. »

Je baissais finalement la tête de honte. « J’aurai probablement du te dire que je faisais partie de l’Ordre, mais tu étais clairement classé comme Ombre et otage, tu en bavais tellement… je ne pouvais pas t’ajouter ce poids sur les épaules. » Je relevais le visage vers lui, un sourire forcé dessus mais que je voulais sincère. « Mais tu t’en sors bien maintenant, tu es préfet ! Je suis vraiment heureuse pour toi, les choses doivent être moins difficiles au quotidien, et ne t’inquiète pas, je comprends que tu n’aie pas besoin d’une ancienne Phénix dans ton entourage, il serait dommage d’entacher la confiance qu’on te porte à cause de moi. »

J’étais sincère. J’avais quitté l’Ordre car je ne croyais plus en eux mais j’étais aussi revenue pour Solaan, m’imaginant je ne sais quelle fin heureuse pour nous, mais je me rendais compte que j’avais été égoïste ! Il avait assez souffert comme ça et je refusais de devenir une cause de souffrance pour lui.
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Solaan E. Sethlyn
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Ce message a été posté Ven 24 Mai 2013 - 12:05


Par où commencer ? Que lui dire ? Après ces quatre mois de séparation, il n’était pas simple de trouver les mots justes, de poser les bonnes questions. Et cette boule dans ma gorge n’arrangeait pas les choses. Lui faire face était un véritable choc, j’avais certes espérer à maintes reprises de pouvoir vivre cet instant… Des retrouvailles, cette étreinte, sentir la chaleur de son corps contre le mien, son parfum. Si j’avais eu le choix, je ne l’aurais pas lâchée, je serais resté accroché à elle, pour ne pas qu’on me la reprenne, plus jamais… Malheureusement, nous fûmes contraints à nous installer à cette table par le bibliothécaire. J’avais alors rompu ce mutisme qui nous avait contaminés. Cherchant à capter son regard, je déballais alors tout ce qu’il me passait par la tête. Pandore semblait comme absente, comme si elle voulait fuir… Comme si elle semblait atrocement mal… Je ne comprenais pas… « Tu ne me… » Je me tus, lui laissant le temps de parler. « Tu ne me détestes pas ? » Je fus surpris d’entendre une chose pareille. Pourquoi me demandait-elle cela ? Je l’observai détourner le regard vers Monsieur Hansen… Que lui avait-il dit ? Mon regard se fit interrogateur mais l’homme continua sa pseudo lecture sans se soucier de moi… Ni même de Pandore…

Elle finit par me répondre… « Pendant que tu vivais cet Enfer, moi, j’étais à l’abri chez mes parents. Ils ne m’ont rien dit… Si j’avais su ce qui allait se passer, je ne serais pas rentrée pour les vacances, je ne t’aurai pas laissé ! ou alors j’aurai trouvé un moyen de te faire sortir d’ici ! » Elle le disait comme si elle s’en voulait… Comme si le fait de ne pas avoir été là la rongeait. Elle n’avait rien à se reprocher ! Elle était en colère, en colère contre elle-même, à en juger par cet élan qui l’avait poussé à se lever d’un bond. « Tout ce temps j’étais à l’Institut Potter. Mais je ne supportais pas ce qu’était devenu notre monde, ce que les Phénix et ces Américains en ont fait… sans compter que je ne savais pas ce qu’il t’était arrivé. Alors je suis partie pour revenir ici et Hansen m’a trouvé. » La mâchoire serrée, je la fixai, l’air désabusé… Elle semblait tant culpabiliser de m’avoir laissé, de n’avoir rien pu faire pour m’aider. Mais elle ne comprenait pas qu’elle n’aurait rien pu pour moi. J’avais fait ce choix le jour où j’avais revendiqué mon appartenance aux ombres… J’étais seul responsable de ce qu’il m’était arrivé, cela avait été difficile, atroce, un véritable calvaire… Mais la vie aujourd’hui, dans ce monde, n’avait rien de joyeux… Nous avions tous cette épée de Damoclès au-dessus de nos têtes, personne n’était à l’abri… Le conflit était bien là et il fallait faire avec… « J’aurai probablement du te dire que je faisais partie de l’Ordre, mais tu étais clairement classé comme Ombre et otage, tu en bavais tellement… je ne pouvais pas t’ajouter ce poids sur les épaules. Mais tu t’en sors bien maintenant, tu es préfet ! Je suis vraiment heureuse pour toi, les choses doivent être moins difficiles au quotidien, et ne t’inquiète pas, je comprends que tu n’aie pas besoin d’une ancienne Phénix dans ton entourage, il serait dommage d’entacher la confiance qu’on te porte à cause de moi. »

Où voulait-elle en venir ? Qu’essayait-elle de me faire comprendre ? Etait-elle en train de me dire qu’elle était prête à tout laisser tomber pour ne pas me causer de problèmes ? Je n’en avais que faire de ce qu’il pouvait m’arriver ! Il était hors de question de la laisser dire de telles choses… Ses mots m’avaient échauffé, je bouillonnais intérieurement depuis quelques minutes. Je lui répondis d’ailleurs d’un ton agacé. « Tu crois que c’est aussi simple que cela ? Tu crois que tu peux revenir et me dire que c’est mieux pour moi qu’on en reste là, c’est ça que tu essayes de me dire ? Et toi ? Tu as pensé à ce que tu risques ici ? Je tiens trop à toi pour te laisser en proie à je ne sais quel règlement de compte ou autre coup-bas. Tu as besoin de moi ici… » Je basculai la tête en arrière tout en fermant les yeux… Il était temps d’assumer mes choix, et Pandore faisait en partie ! Ce baiser que je lui avais volé en début d’année, ces sentiments que je n’avais su contenir… C’était moi qui avais tout déclenché, et moi seul. « Je t’aime Pandore… » Je jetai un coup d’œil vers l’homme installé à ses côtés… Qu’avait-il bien pu lui dire pour qu’elle croit que je ne voulais plus d’elle ? « Et je m’en fous de ce qu’ils peuvent en penser ! Je sais que tu n’as rien à te reprocher, mais sans moi tu n’arriveras pas à les convaincre… » Le poing serré, je le laissai s’abattre sur la table, profondément horripilé par la situation. Je savais que ce ne serait pas facile pour Pandore, elle allait devoir faire ses preuves… Moi-même, j’allais devoir supporter le regard des autres, leurs brimades, c’était certain… « Je te le promets, tout se passera bien… Pour nous deux… » J’étais persuadé que ce ne serait qu’une question de temps… L’année scolaire touchait à sa fin, et j’étais bien décidé à tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas de débordement, que le retour de Pandore se passe au mieux. J’avais besoin d’elle, tout comme elle avait besoin de moi… Il fallait rester uni et tout se passerait bien, du moins c’était ce que je pensais…
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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 13:58



Je m’en voulais, j’étais en colère contre moi-même tellement je me trouvais stupide et égoïste. Qu’avais-je imaginé ? Qu’une fois à Poudlard, qu’importaient les épreuves que j’aurais enduré, tout serais parfait dans le meilleur des mondes et que je pourrais être auprès de Solaan sans que cela ne lui cause de problème, sans que personne n’ait son mot à dire ? Moi qui pensais avoir réfléchis à la question dans tous les sens, je m’étais finalement arrêtée à mon but, ne cherchant ce qu’il pourrait se passer après que je sois arrivée, après avoir retrouvé ses bras qui m’avaient tant manqué. Avant mon départ de Poudlard, j’avais peur de ne pas aimer Solaan autant qu’il m’aimait, d’être injuste envers lui et ses sentiments mais après ces longs mois de séparation, j’avais la certitude que mes sentiments étaient réels et leur force pouvait s’aligner aux siens. Et qu’est-ce que l’amour ? C’est tout faire, qu’importe le danger, pour retrouver la personne aimée, mais c’est aussi savoir la laisser partir si c’est dans son intérêt. Or, Solaan avait tout intérêt à ne pas s’afficher avec moi, du moins pas en tant que couple. Lorsqu’il était otage entre ces murs je ne supportais pas les brimades dont il était victime, cela me révoltait, je ne pouvais donc pas devenir la cause de nouveaux problèmes alors même qu’il s’en sortait à présent. C’était ce que j’essayais de lui faire comprendre mais tout aussi intelligent qu’il pouvait être, il était aussi borné et têtu… comme moi.

« Tu crois que c’est aussi simple que cela ? Tu crois que tu peux revenir et me dire que c’est mieux pour moi qu’on en reste là, c’est ça que tu essayes de me dire ? Et toi ? Tu as pensé à ce que tu risques ici ? Je tiens trop à toi pour te laisser en proie à je ne sais quel règlement de compte ou autre coup-bas. Tu as besoin de moi ici… »

Egoïste. C’était le mot qui me venait à l’esprit. Je n’étais qu’une égoïste qui lui imposait mon retour pour mieux le quitter. J’aurai peut-être mieux fait de rester à l’Ordre… non ! Je ne pouvais plus les supporter, ni eux, ni leurs actes, je n’avais plus ma place parmi eux, je le savais… alors qu’aurais-je du faire ? « Je t’aime Pandore… » Mes jambes me lâchèrent presque et je me retrouvais de nouveau assise sur ma chaise. Ce n’était pas comme si je l’ignorais, mais jamais ces mots n’avaient été prononcé entre nous… sauf lorsque nous étions enfants et que je ne cessais de le lui dire, mais c’était différent, il ne s’agissait pas du même amour et j’avais beau ne pas avoir de difficulté pour exprimer mes sentiments, à cet instant précis, ma bouche s’entrouvris ma rien n’en sorti. Etait-ce à cause de la présence de Hansen, ou bien le moment qui était mal choisi ou encore pour ne pas le torturer un peu plus alors que je voulais que nous nous séparions ?

« Et je m’en fous de ce qu’ils peuvent en penser ! Je sais que tu n’as rien à te reprocher, mais sans moi tu n’arriveras pas à les convaincre… » Je sursautais lorsque son poing s’abattit sur la table. « Je te le promets, tout se passera bien… Pour nous deux… » Il était bien trop optimiste… et il avait beau être têtu, je pouvais quand même forcer notre séparation. Après tout il ne pouvait pas m’obliger à rester avec lui si j’en décidais le contraire. Sauf qu’il me manquait la force. J’avais l’impression que j’étais incapable de l’obliger à rompre, si il m’imposait son refus je ne pouvais pas aller contre.

Je me penchais en avant et je posais ma main sur son poing serré, un regard se voulant tendre et rassurant rivé vers lui. « Mais nous pourrions faire… une sorte de pause, après tout ‘il’ est le seul à savoir pour nous deux. » Bien entendu je faisais référence à l’homme qui m’avait trouvé et capturé. Peut-être avait-il parlé de nous à d’autres Mangemorts mais pour le moment c’était les élèves qui m’inquiétaient, eux et leurs coups bas qui pouvaient atteindre Solaan. « Attendons de voir comment les choses se passent, comment elles évoluent. Mon retour ne doit pas être une source de problème pour toi Solaan. Je sais que tu veux me protéger mais souviens toi toutes les fois où tu m’as interdit de m’opposer à tes assaillants pour mon propre bien, aujourd’hui je te demande d’en faire de même. S’il te plait. Nous pourrons nous voir comme des amis, comme avant… » Et en parlant d’amis… « Je peux te demander comme va Wade ? » Meilleur ami de mon frère, je lui en avais longtemps voulu de s’être éloigné de lui suite à l’apparition des faction, mon frère en avait grandement souffert. Puis suite à son hospitalisation, Wade était venu régulièrement lui rendre visite, même s’il ne pouvait pas s’en rendre compte et malgré mes remontrances il ne désertait pas. Le temps passé dans la chambre d’hôpital de mon frère nous avait finalement rapproché, de ce fait je m’inquiétais de son sort aujourd’hui. « Et Maël… Roockwook ? » Ma voix était plus faible, plus hésitante et j’avais l’impression de sentir mes joues s’empourprer. Je n’étais pas vraiment sensée connaître Maël au point de demander de ses nouvelles. Jamais je n’avais parlé de lui à Solaan et pour cause… mais j’avais besoin de savoir.
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Solaan E. Sethlyn
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Ce message a été posté Mar 28 Mai 2013 - 23:17


Tout ce que je voulais c’était la retrouver, que nous puissions vivre notre amour sans se cacher… Sans que tout dérape, que tout se brise. Je l’aimais et je ne voulais plus qu’elle disparaisse. Elle m’avait terriblement manqué durant ces derniers mois, j’avais souffert de ce vide qu’elle avait laissé derrière elle. Pouvoir la prendre dans mes bras avait été comme une délivrance, un soulagement… Mais cette vague de bonheur immense s’était rapidement brisée lorsque Monsieur Hansen nous avait ramené à la réalité. Ce désir de pouvoir vivre notre passion n’était qu’utopie, le monde extérieur était tellement néfaste pour nous… Mais je refusais de croire que cela devait nous contraindre de tout bâcler, de tirer un trait sur nos sentiments et de faire comme si de rien n’était… Comme si toute cette histoire avait été écrite pour se finir comme les tragédies romantiques qui bouleversait le cœur des adolescentes… Nous ne pouvions tout abandonner, je ne pouvais me résoudre à la laisser m’échapper encore une fois. Elle était trop importante à mes yeux, depuis toujours ! Ce n’était pas une simple amourette, mais bien celle avec qui j’espérais vivre dans les années à venir et jusqu’à ma mort… Alors l’entendre dire qu’elle voulait en « rester là » parce que c’était le mieux pour moi était tout simplement insoutenable. Je ne pouvais la laisser continuer. Je m’étais emporté, en colère par ses mots, par cette idée inconcevable à entendre. Mon poing avait lourdement frappé la table, puis le contact chaud de sa main était venu soulager la douleur. Je me sentais horriblement mal à cet instant, ma main se referma sur la sienne, je la serrai fort… J’avais besoin d’elle…

« Mais nous pourrions faire… une sorte de pause, après tout ‘il’ est le seul à savoir pour nous deux. » Je soupirai… Ce n’était pas ce que je voulais… Cela serait trop difficile de la savoir près de moi sans pouvoir la prendre dans mes bras, laisser mes doigts jouer avec ses mèches blondes, m’emparer avec tendresse de ses lèvres et l’embrasser... Je ne pourrais résister à la tentation, pas après tout ce temps sans elle. « Attendons de voir comment les choses se passent, comment elles évoluent. Mon retour ne doit pas être une source de problème pour toi Solaan. Je sais que tu veux me protéger mais souviens toi toutes les fois où tu m’as interdit de m’opposer à tes assaillants pour mon propre bien, aujourd’hui je te demande d’en faire de même. S’il te plait. Nous pourrons nous voir comme des amis, comme avant… » Je n’arrivais pas à concevoir un tel retour en arrière… Pour moi tout cela était du passé, notre amitié avait toujours été forte mais aujourd’hui, je ne nous voyais pas autrement qu’un couple. Ce serait trop difficile. Et je ne voyais pas tellement en quoi cela changerait… Cela m’exaspérait « Ami ou petit-ami, je ne vois pas en quoi c’est différent ! Que ce soit l’un ou l’autre, le simple fait de s’afficher ensemble, aux yeux des autres, serait suffisant pour les faire jaser… Et je n’ai pas envie de revivre cette partie de cache-cache comme en début d’année. C’était insupportable. Tu sais très bien que je n’arriverai pas à faire comme s’il n’y avait rien eu entre nous ! Maintenant que tu es revenue… » Elle ne pourrait me faire changer d’avis… Un léger silence s’installa, avant qu’elle ne me demande : « Je peux te demander comme va Wade ? » Je lui répondis spontanément. « Wade ? Je ne l’avais pas vu depuis sa sortie de Poudlard en Juin dernier, mais à ce que j’ai pu comprendre il est apprenti garde-chasse à Poudlard. » Elle avait beaucoup de choses à réapprendre sur Poudlard et ses habitants…

« Et Maël… Roockwook ? » J’arquai un sourcil et détachai ma main de la sienne. Pourquoi Rookwood ? Je n’avais jamais porté ce Serpentard dans mon cœur. Je l’avais toujours soupçonné d’être l’auteur de tout cet acharnement de la part de certains héritiers, lorsque j’étais otage. Le fait d’avoir perdu la vue, ne l’avait pas empêché de trouver d’autres pour s’en prendre à moi. Malheureusement, je n’avais jamais eu la certitude qu’il était bien celui qui avait manigancé tout cela. Que pouvait-elle lui trouver ? Je ne comprenais pas… « Rookwood ? Aux dernières nouvelles il serait toujours dans le coma depuis les évènements de décembre… Mais… Pourquoi tu me demandes de ses nouvelles ? Tu le connaissais si bien que ça ? Je ne vous ai jamais vu ensemble ! Qu’est-ce qu’il ferait avec une sorcière de sang-basique ? » Mon regard se fit interrogateur… Je cherchais à trouver la réponse dans son regard. Je voyais bien qu’elle semblait gênée par quelque chose. Mais quoi ? Que c’était-il passé entre eux ? C’était étrange… « Dis-moi ?! »
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Ce message a été posté Mer 29 Mai 2013 - 21:35



Je voyais bien que mes arguments ne le touchaient pas, pire qu’ils n’avaient aucun poids face à sa détermination. J’avais beau lui proposer un arrangement, une simple ‘pause’ pour pouvoir avoir un œil sur ce qui nous attendrait plus tard, Solaan n’avait pas envie d’attendre, ni même de se cacher. Je ne pensais que cette situation qui avait été la notre depuis le début de cette année scolaire ne lui avait guère plu, je croyais qu’il s’en accommodait très bien sachant que tout ceci n’était qu’une question de temps, qu’une fois en dehors de Poudlard, nous pourrions être ensemble, à la vue de tous – même si mon appartenance à l’Ordre à l’époque aurait posé un problème – je n’avais pas songé que cela puisse le peser, pour moi seul son statut d’otage était une contrainte… mais il me faisait bien comprendre par des mots simples et clairs qu’un retour en arrière ne lui était pas envisageable.

« Ami ou petit-ami, je ne vois pas en quoi c’est différent ! Que ce soit l’un ou l’autre, le simple fait de s’afficher ensemble, aux yeux des autres, serait suffisant pour les faire jaser… Et je n’ai pas envie de revivre cette partie de cache-cache comme en début d’année. C’était insupportable. Tu sais très bien que je n’arriverai pas à faire comme s’il n’y avait rien eu entre nous ! Maintenant que tu es revenue… » Insupportable… comment avais-je pu être aussi aveugle pour ne pas me rendre compte que cette situation lui déplaisait autant ? Mon égoïsme m’avait-il déformé la réalité pour que je puisse me réfugier dans les bras du Serdaigle en toute impunité et me sentir rassurée et aimée ? Je m’en voulais d’avoir si peu prêté attention à ses sentiments… je me sentais également gênée, aussi sachant que nous ferions que tourner en rond dans cette discussion stérile où chacun voulait rester camper sur ses positions, je changeais de sujet en en abordant un autre qui me tenait à cœur : mes proches non Phénix qui avaient du affronter cette bataille. Ce fut d’abord des nouvelles de Wade que je demandais. Depuis l’attaque du Poudlard Express et l’hospitalisation de mon frère, il avait pris soin de moi, tentant de me protéger des autres même si je n’en avais nullement besoin et aujourd’hui j’ignorais tout de son sort. « Wade ? Je ne l’avais pas vu depuis sa sortie de Poudlard en Juin dernier, mais à ce que j’ai pu comprendre il est apprenti garde-chasse à Poudlard. » Un soupire de soulagement m’échappa. Pas d’annonce funeste en ce qui concernait l’ancien Gryffondor. Il était toujours apprenti et s’il avait subi un dommage quelconque, Solaan l’aurait mentionné. J’étais contente de savoir qu’il allait bien, mais je m’empressais de m’enquérir de la santé d’un autre élève de l’école : Maël Roockwood.

Je savais que Solaan se poserait des questions quant à mon intérêt pour le Serpentard. Jamais il ne nous avait vu ensemble, pas même nous saluer alors même que nous avions entamé une relation amicale des plus secrète après qu’il ait perdu la vue.
Le sourcil arqué du Serdaigle me fit réaliser à quel point j’avais eu tort de poser cette question mais il était trop tard.

« Rookwood ? Aux dernières nouvelles il serait toujours dans le coma depuis les évènements de décembre… Mais… Pourquoi tu me demandes de ses nouvelles ? Tu le connaissais si bien que ça ? Je ne vous ai jamais vu ensemble ! Qu’est-ce qu’il ferait avec une sorcière de sang-basique ? » Je blanchissais d’un coup. Dans le… coma ? Solaan me balançait ça comme une simple banalité, comme si il n’y avait aucune gravité dans ce fait. Et moi de mon côté, j’avais à peine entendu le reste, bloquant sur le fameux ‘coma’. « Dis-moi ?! » Je sursautais violemment me rendant compte que Solaan m’avait questionné et que mon silence provoquait son agacement, si ce n’était sa colère. Il avait élevé la voix, me criant presque dessus et à cet instant j’aurai voulu disparaître. Je ne pouvais pas lui mentir… Je pouvais lui expliquer l’étrange relation qui s’était installée entre nous deux suite à son infirmité et occulter le reste. Ne rien dire, ce n’est pas mentir, n’est-ce pas ? Mais pouvais-je faire ça à Solaan ? Lui qui était prêt à tout pour moi, même à se mettre en danger, je lui devais la vérité. « Nous sommes… amis. » Ma voix était basse et tout dans mon attitude et mes gestes laissaient penser que j’avais quelque chose à me reprocher. « Je ne l’aimais pas avant l’attaque du train, mais une fois qu’il a perdu la vue, il est devenu… il était différent et bizarrement nous sommes devenus proches. On se voyait de temps en temps pour discuter. » Je levais parfois les yeux vers Solaan mais il m’était impossible de les garder trop longtemps rivés sur lui, j’avais tout du coupable sur le point d’avouer son crime. « C’était étrange mais agréable et… » Je jetais un œil du côté de Hansen : ce type n’allait donc jamais quitter son foutu bouquin et nous arrêter pour n’importe quelle raison ?! Avouer les choses à Solaan à cet instant ne me paraissait plus une très bonne idée mais si je m’arrêtais là, il saurait que je cachais quelque chose et il se mettrait d’autant plus en colère et si j’affirmais qu’il n’y avait rien, je lui mentirais… Je me mordis la lèvre inférieure tandis que je me tordais les doigts avant de lui avouer : « Nous nous sommes embrassés… » En réalité, c’était Maël qui m’avait embrassé, mais à partir du moment où j’avais répondu à son baiser – et même si c’était moi qui y avait mit fin – je considérais qu’il n’était pas plus en faute que moi. J’essayais tout de même de me justifier : « C’est arrivé qu’une seule fois, ce n’était pas du tout prémédité ! J’avais les yeux recouverts de sa cravate pour comprendre ce qu’il ressentait et je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé… » Je parlais plutôt vite et peut-être que dans ma justification je m’emmêlais les pieds, ne me rendant pas compte que cela pouvait être encore plus mal interprété.
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Solaan E. Sethlyn
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Ce message a été posté Jeu 30 Mai 2013 - 15:34


Un véritable dialogue de sourd s’était engagé. Ni elle, ni moi, n’étions prêts à trouver un compromis. Elle voulait me protéger, elle ne cessait de le répéter… Mais cela voulait dire être encore séparé d’elle durant quelques temps. Et ça… Je n’en avais plus la force. Il fallait qu’elle comprenne que j’avais besoin d’elle, qu’elle était la seule chose qui me permettait de me sentir fort. Certes, la confiance que l’on m’octroyait, cet insigne cousu sur mon uniforme m’avait redonné une certaine robustesse. Malheureusement, durant toutes ces semaines, un maillon avait manqué à cette chaîne. Et maintenant qu’il était là, à portée de doigts, j’avais la sensation qu’il était insaisissable… Pandore était la chose la plus importante à mes yeux et je n’étais pas prêt à la laisser faire, sans rien dire… Mais subitement la conversation tourna court… Pandore changea de thème sans crier gare, ce qui me déstabilisa quelque peu. Je comprenais qu’elle puisse vouloir avoir des nouvelles de certaines personnes. D’ailleurs connaissant les relations entre Wade et son grand frère, cela ne m’avait pas surpris, au contraire. Pandore était une personne très sociable, proche et à l’écoute des autres personnes… Elle était d’une grande générosité, toujours prête à rendre service, à donner des conseils. Qualités que je n’avais pas. Je n’étais aucunement à l’aise avec les autres, la plupart du temps solitaire, réfugié à la bibliothèque n’ayant pour compagnie que des livres. J’accordais difficilement ma confiance aux gens, ne comptant que sur moi-même. Pandore, depuis notre enfance, avait su trouver en moi une autre personne, plus sensible, plus sociable… Et je savais qu’elle avait besoin d’être rassuré, cela se voyait dans son regard. Une fois la réponse donnée, je compris que cela avait suffi à la soulager. A vrai dire, je ne le connaissais pas tellement.

Mais pour ce qui était de Rookwood, là c’était une autre paire de manche. Je n’arrivais pas à réaliser qu’elle puisse être proche de lui. Alors qu’elle me souffla « Nous sommes… amis. », je ne pus m’empêcher de laisser un léger rire nerveux s’échapper d’entre mes lèvres. Amis ? Sérieusement ? Comment était-il possible de trouver du bon chez ce type ? Je ne l’avais jamais apprécié et j’étais étonné que Pandore ait pu se laisser avoir de la sorte. « Je ne l’aimais pas avant l’attaque du train, mais une fois qu’il a perdu la vue, il est devenu… il était différent et bizarrement nous sommes devenus proches. On se voyait de temps en temps pour discuter. » C’était donc ça… Cela venait confirmer mon point de vue sur le Serpentard. Il avait réussi à la manipuler, j’en étais persuadé à présent, à faire en sorte qu’elle ait pitié de lui. Pauvre petite chose incapable de voir… C’était si facile de profiter de ce handicap. Sang-pur de malheur… « C’était étrange mais agréable et… » Je fronçai les sourcils. Agréable ? Mon poing se serra une nouvelle fois… J’étais jaloux… Jaloux qu’elle ait pu être avec lui, alors que nous étions contraints de nous cacher. Qu’ils aient pu passer du temps ensemble alors que je n’espérais que ça durant cette période si difficile pour moi. « Nous nous sommes embrassés… » Ce fut les mots de trop. Je me levai brusquement avant de passer mes mains sur mon visage. J’aurais pu détruire tout ce que j’avais sous la main mais j’étais trop choqué pour croire ce que je venais d’entendre… Tentant de prononcer quelques mots « Tu l’as… » mais c’était trop difficile. Comment pouvait-elle me déballer tout cela ? Pourquoi ? « C’est arrivé qu’une seule fois, ce n’était pas du tout prémédité ! J’avais les yeux recouverts de sa cravate pour comprendre ce qu’il ressentait et je ne sais pas trop ce qu’il s’est passé… » Il fallait qu’elle arrête, qu’elle cesse de parler. C’était insoutenable et ne faisait qu’accentuer ma colère. Je ne cherchais même pas à savoir ce qui avait pu se passer pour qu’ils se retrouvent dans une telle situation. Le simple fait de les imaginer ensemble… A s’embrasser… Non… C’était trop difficile. J’étais hors de moi, je laissai sortir cette rage accumulée, trop longtemps en moi… « Stop ! Je t’en prie arrête ! S’il te plaît… Dis-moi que c’était avant que… »

Je n’arrivais plus à trouver mes mots. Nos retrouvailles n’auraient jamais dues se passer ainsi. Jamais je n’aurais souhaité que cela se passe ainsi mais savoir qu’elle avait pu tromper la confiance que je lui accordais était comme un coup de poignard reçu en plein cœur. A vrai dire je m’en fichais pas mal, Rookwood ou pas… Même si cette tête de troll, j’en étais persuadé, avait tout fait pour que cela se passe comme ça… Il avait sûrement abusé de sa trop grande gentillesse… Mais au fond de moins, je commençais à mettre en doute les raisons qui avaient poussées Pandore à revenir au château. Etait-ce réellement pour moi ? Je voulais qu’elle me dise… Je voulais l’entendre dire qu’elle était revenue pour moi… Malheureusement cette aigreur que je ressentais, allait me faire prononcer des choses que je regretterai… Si seulement je pouvais en être conscient à cet instant. Trop aveuglé par ma jalousie… Je tentai de me ressaisir, affichant un sourire forcé et pernicieux « Comment j’ai pu être aussi stupide de croire que ton retour ici avait quelque chose à voir avec moi… Je comprends mieux cette histoire de pause maintenant. C’est pour lui que tu es revenue ?! C’est ça ? Réponds-moi !! » J’étais ignoble dans mes propos, comment pouvais-je lui crier ainsi dessus. J’avais terriblement mal au cœur… Un silence s’installa entre nous, mon regard resta figé sur elle, tentant de s’accrocher au sien. Mais, l’attente devint rapidement trop longue pour moi « Très bien, j’ai compris… » Je détournai les talons, rompant le contact visuel… Et je me mis à marcher vers la sortie de la bibliothèque. Mais au fond de moi, je n’espérais qu’une chose… Qu’elle m’arrête, qu’elle me rattrape… Qu’elle me dise enfin ce que je voulais entendre…
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Ce message a été posté Jeu 30 Mai 2013 - 16:15



Je savais que j’avais fait une erreur en parlant de Maël mais mon souhait de savoir si il allait bien avait pris le pas sur un quelconque autre raisonnement. J’aurai dû analyser la situation et voir les choses venir. Bien sûr que Solaan allait me questionner sur ma relation avec Maël puisqu’il ignorait même qu’il nous arrivait de discuter ensemble, pire encore… qu’il m’avait manqué durant les vacances d’été et d’après ce qu’il avait dit, je lui avais aussi manqué. Que nous nous étions rapprochés au point qu’il me fasse partager son ‘monde’ en me bandant les yeux, au point de nous embrasser, au point d’avoir apprécié ce baiser. Jamais Solaan ne m’avais fait ressentir la même chose que Maël avec ses lèvres, mais la Serdaigle était toujours si chaste avec moi comme si j’étais une chose toute fragile qu’il risquait de briser ou comme si il avait peur de me brusquer, mais je n’attendais que ça qu’il allume la flamme que Maël avait su faire naître en moi… sauf que si je ne lui disais pas, si je ne lui faisais pas par de mes désirs, comment pouvait-il les deviner ? Cependant, le problème était tout autre que celui de mes envies en cet instant. J’avais avoué avoir fauté avec Maël et si j’essayais de me justifier c’était parce que nous étions sensés être ensemble à ce moment là. Si je n’avais eu aucune attache, j’aurai estimé ne rien lui devoir… Lui, il n’en savait rien mais cela ne l’empêcha pas de se poser les bonnes questions… autrement dit, les mauvaises pour moi.

« Stop ! Je t’en prie arrête ! S’il te plaît… Dis-moi que c’était avant que… » Je baissais les yeux, coupable sans avoir à l’avouer, d’ailleurs je savais que mon attitude répondrait bien mieux que des mots. Je me sentais terrible, horrible. Comment avais-je pu lui faire ça ? A l’époque mes sentiments envers Solaan et Maël étaient confus. Je me sentais attirée pas Maël et je ne savais pas si j’aimais suffisamment Solaan pour le mériter. J’étais perdue mais cela n’excusais rien… et Solaan, mon Solaan en était touché, je le blessais de par mes actes et je me détestais pour cela. « Comment j’ai pu être aussi stupide de croire que ton retour ici avait quelque chose à voir avec moi… Je comprends mieux cette histoire de pause maintenant. C’est pour lui que tu es revenue ?! C’est ça ? Réponds-moi !! » Il criait comme jamais il ne l’avait fait auparavant mais c’était ses mots qui me faisaient le plus de mal. Comment pouvait-il imaginer que j’étais revenue pour Maël ?! Cette idée me perturbait tellement que j’en oubliais de démentir fermement, et le silence qui s’installa alors ne fut pas bon pour moi car le Serdaigle le pris pour une réponse… une réponse totalement erronée. « Très bien, j’ai compris… » Compris ? Mais non il n’avait rien compris du tout ! Et voilà qu’il s’en allait d’un pas décidé pendant que Hansen devait jubiler de la situation. Je savais bien qu’il ne voulait pas me voir avec Solaan et je voulais aussi le protéger en mettant notre relation entre parenthèses mais je refusais qu’il me déteste ! Je ne pourrais pas le supporter.

Je me levais de ma chaise et parcourais la distance entre la table où nous étions installée et l’entrée dont il était si proche à grands pas. Je lui agrippais le bras et je le forçais à se retournais vers moi. Il ne s’attendait certainement pas à la gifle qui s’abattit sur sa joue. Violente ? Très peu et même jamais avec ceux que j’aimais mais dans certaine situation, il faut croire qu’on n’a pas d’autres choix. « Espèce de troll ! Tu crois vraiment que j’aurai fait tout ça pour un autre ?! » Je sondais son regard le défiant muettement de m’affirmer le contraire, dans ce cas il se prendrait une nouvelle gifle pour lui remettre les idées en place. « Il n’y a que toi imbécile ! » Je sentais mes yeux me brûler, les larmes menaçant dangereusement de couler mais j’essayais de les contenir. « J’ai douté durant une période, j’étais perdue, je n’étais pas aussi sûre de moi et de mes sentiments que tu pouvais l’être, mais maintenant c’est différent. » Me faisant plus douce, ce qui était plus dans mes habitudes, je portais mes doigts sur sa tempe, là où une cicatrise était venue abîmer sa peau suite à l’attaque de décembre je présumais. « Si je veux qu’on soit discret ou qu’on attende avant de reprendre notre relation c’est pour ta sécurité, pour ton bien et certainement pas à cause d’un autre. » Si ça avait été cela, je le lui aurais dit clairement mais je pouvais comprendre qu’il ait pensé ainsi et qu’il puisse douter après tout j’avais trahi sa confiance.
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Darrin A. Hansen
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Ce message a été posté Dim 2 Juin 2013 - 21:23

Les relations entre adolescents, encore quelque chose que Darrin ne comprendrait jamais. Toute cette insolence dans le ton, les paroles acerbes échangées, ces non-dit qui font bien plus de mal que de bien. Les deux parties qui ne s’entendent pas. Oui, il avait envie de les foutre tous les deux à la porte, loin de lui, de sa bibliothèque. Est-ce qu’il écoutait réellement ce que les deux disaient ? Non. A la seconde où il avait compris que cela ne concernerait plus les factions, il avait protégé son esprit des gamineries et autres enfantillages qu’il avait en face de lui.
Mais voilà que le ton montait, les deux personnes qu’il devait supporter avaient légèrement passé de la joie des retrouvailles à l’activité ô combien amusante de se faire souffrir l’un l’autre. Il avait un tourbillon destructeur, en face de lui. Non, il était directement dans l’oeil du cyclone. Et il savait que sa présence les dérangeait. Il savait qu’il n’aurait pas dû être là. Il passait pour quelqu’un qui se nourrit de l’amour des autres. Et sans le savoir, il était cette personne. Il tenait la chandelle, toutes les chandelles du château, toutes les cheminées de Grande-Bretagne et il aimait ça. Il savourait ce moment avec délectation. Il ne s’en rendait pas compte, il ne comprenait pas pourquoi il restait collé au sol, les deux mains sur le livre qu’il tenait et ses deux yeux qui n’enregistraient aucun mot. Il était absent tout en étant présent. Il ne pensait même pas. Il était une sorte de zombie, sangsue.
Alors oui, quand le ton est monté entre les deux, quand les deux esprits qui se faisaient face mais pourtant s’aimaient commençait à se crier l’un à l’autre leurs pires méfaits, il ne bougea pas. Il savourait. L’amour dans la guerre, la bataille dans l’adoration. Il se délectait des choses qui lui manquait le plus. Il ramassait les miettes de leurs espoirs brisés, et se les recollait dans sa tête, dans son coin. Puni devant l’adulation, il subissait comme un pauvre pêcheur qui regarde les saints se faire combler par leurs dieux. Peut-être se délectait-il dans la souffrance ? Qu’il appréciait que ce qu’il ressentît n’était autre que l’approche des bords du vide qui régnait à l’intérieur de lui-même.
Il aimait la douleur, il l’avait toujours côtoyée, il l’avait toujours appréciée, soutenue, comprise avant de la rejeter. L’avait-il seulement rejetée une seule fois ?
Mais la douleur, quelque fois, n’est pas suffisante pour arracher Darrin au monde réel. Alors quand Solaan se leva, il comprit que sa nourriture allait disparaître par la sortie précipitée d’un des deux. Il releva les yeux de son livre, essayant de revenir à la réalité, celle qui lui avait filé entre les doigts pendant quelques minutes. Qu’il avait filée de ses doigts, rentrant en son fort intérieur les passions acérées. Il avait regardé d’abord les deux corps, l’un debout, l’autre assis. Sans comprendre. Il poussa la réflexion plus loin et se rappela. Les deuxième corps, Pandore, se leva et brandit sa main sur Solaan. Le bruit retentit, arrachant Darrin à sa contemplation. Il se leva lui aussi, emprunta le mouvement du ballet qui, tel le cyclone, l’entrainait avec lui. La baguette jaillit de sa poche. Un sort et Pandore fut maintenue en l’air. A quelques pas de Solaan. Darrin la laissait comme cela, le temps qu’il reprenne ses esprits. Qu’il trouve les mots pour argumenter. Même s’il savait déjà ce que voulait dire ce geste pour lui. Sauver n’était pas naturel pour lui, venir en aide ne faisait pas partie de sa vie. Et ceux qu’il gratifiait de ces actions devaient le mériter. Seulement, il ne pouvait pas le poser en ces termes, il fallait qu’il compose. « Pandore. » Une pause, avait-il vraiment besoin d’expliquer son geste ? Il le fallait pourtant. Il avait sorti cela comme il aurait dégainé un sortilège. On explique pas un sortilège. « Ce n’est pas parce que tu as une ascendance quelconque sur Solaan que tu dois te croire obligée de marquer ton territoire sur lui. Ton geste est inexcusable. » Il la fit redescendre, rendant sa liberté à son corps qui avait été tendu par le sortilège. Et il retourna derrière sa table, ne croisant aucun regard. Ses instincts avaient parlé pour lui, il devait encore régler quelques comptes à son cerveau.

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Ce message a été posté Dim 16 Juin 2013 - 21:09


J’étais hors de moi. Je ne pouvais imaginer Pandore avec ce… Son prénom me restait en travers de la gorge. La colère me faisait dire des choses que j’allais regretter mais je n’arrivais pas à me contenir. Cette tromperie était insoutenable. Je n’avais pas fait attention à ma voix qui avait triplé de volume. Jamais je n’avais crié autant sur quelqu’un. Je m’étais retenu pour ne pas exploser mais la vérité blessait, me faisait souffrir. Je m’en mordrais les doigts… Cette situation était bien trop embarrassante. Je n’avais pas eu d’autres solutions que de laisser Pandore sur sa chaise, tentant de m’enfuir loin de cette bibliothèque, si apaisante d’habitude. Ce n’était qu’une manœuvre fortuite pour qu’elle se rende compte du mal qui me rongeait… Tout ce que je voulais c’était qu’elle m’arrête, qu’elle me retienne, qu’elle me dise… Que j’avais tort. Il fallait qu’elle me fasse comprendre que tout cela n’était que pure invention de ma part et qu’il n’y avait que moi qui comptais… Le grincement de la chaise sur le sol m’indiqua que quelqu’un s’était levé derrière moi. Des pas rapides se rapprochèrent alors dans mon dos, quelque chose s’accrocha à mon bras… M’obligeant à lui faire face… Je ne rechignai pas et replongeai mes yeux dans les siens, emplis de colère et de larmes. Puis avant que je puisse réagir, sa main s’abattu sur ma joue. La douleur fut intense mais elle eut le don de me ramener à la réalité… Tout comme ses mots… « Espèce de troll ! Tu crois vraiment que j’aurai fait tout ça pour un autre ?! » Je restai silencieux… Me sentant tellement idiot d’avoir pu douter autant. « Il n’y a que toi imbécile ! » Mais rassuré qu’elle me contredise. « J’ai douté durant une période, j’étais perdue, je n’étais pas aussi sûre de moi et de mes sentiments que tu pouvais l’être, mais maintenant c’est différent. Si je veux qu’on soit discret ou qu’on attende avant de reprendre notre relation c’est pour ta sécurité, pour ton bien et certainement pas à cause d’un autre. » Néanmoins, il serait difficile pour moi de pardonner… Je ne pouvais pas faire comme s’il ne s’était rien passé. Je tenais à Pandore mais son histoire avec Maël m’avait profondément déçu. Mais d’un côté je ne pouvais pas la laisser seule, livrer à elle-même dans ce château… A supporter les remarques et les brimades des autres élèves. Il serait impossible pour moi de les laisser faire. Tout était confus dans ma tête… J’avais besoin de temps pour réfléchir…

Mes paupières s’étaient fermées alors que le bout de ses doigts étaient venus frôler la peau de mon visage… Le contact si doux et tendre qu’il voulait être me fit souffrir encore un peu plus… J’agrippai alors sa main pour rompre le supplice… « Soit… Si c’est ce que tu veux… Mais… » Dans son dos, je remarquai alors que Mr Hansen s’était levé. Sans que je ne puisse m’y opposer, les pieds de la Poufsouffle décollèrent du sol… La voix du bibliothécaire retentit après de nombreuses minutes de mutisme. Etant resté passif, installé à la table à nous écouter nous disputer…  « Pandore. » Mes sourcils se froncèrent… Et je ne pus m’empêcher de l’interpeller. « Mr Hansen ! Restez en dehors de ça… » La pauvre ne comprendrait pas… J’avais naturellement employé la langue suédoise, comme j’en avais l’habitude. « Ce n’est pas parce que tu as une ascendance quelconque sur Solaan que tu dois te croire obligée de marquer ton territoire sur lui. Ton geste est inexcusable. » Je soupirai bruyamment, peu réjouit par le geste du bibliothécaire… Alors qu’il la libérait des airs, je tentai de me calmer reprenant la conversation que nous avions entamée avant l’intervention du maître de lieux. « Promet-moi de te faire discrète… Ne répond pas aux provocations, d’accord ? Fais attention à toi… Et si tu changes d’avis, tu sais où me trouver… » Elle ne voulait pas me causer d’ennuis ? D’accord, mais… Cela me tuait de devoir lui donner raison pourtant c’était ses révélations qui m’avaient sûrement fait changer d’avis. Quoiqu’il en était… J’avais peur de la perdre en agissant ainsi… Terrifié à l’idée de la perdre une nouvelle fois… Me faisant violence pour ne pas l’embrasser je lâchai quelques mots à Hansen… Toujours dans une langue incomprise de Pandore… « Mr Hansen… Je sais que ma demande va être déplacée mais pourriez-vous garder un œil sur elle jusqu’à ce que ça se calme ? S’il vous plaît ? Et veuillez m’excuser pour toute cette gêne occasionnée…  J’aurais souhaité que cela se passe autrement… Je compte vraiment sur vous… Et… Merci de me l’avoir ramenée… » Un dernier coup d’œil à Pandore avant de disparaître au détour d’un couloir… Le cœur lourd…
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