Would you marry me ?



 



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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs :: Habitations
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Eric Lannister
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Rapeltout
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Ce message a été posté Mar 16 Avr 2013 - 12:46

    La journée avait été terrible.

    Le ciel était sombre depuis plusieurs heures déjà quand Eric transplana dans sa nouvelle demeure. Ses costumes n’avaient plus le même éclat, il devait se contenter des tissus disonibles à Pré-au-Lard. Le visage creusé par la fatigue, les yeux légèrement rougis à leurs extrémités, il avait lancé sa cape à Rakhlur en soupirant.

    Le hall n’avait pas la prestance de l’ancien, plus de marbre, de rambarde dorée. Il fallit encore une fois se satisfaire du terrain disponible ainsi que des matériaux. Leur villa était tellement belle… la savoir à présent aux mains des terroristes lui donnait envie de vomir… Ils ne sauraient même pas mériter sa garde robe ! Tout, ils avaient tout laissé. Eric avait été pris au piège avec ses collègues lors de l’attaque de la Tour des Médias. SA TOUR. SA FIERTE ! Il avait été forcé à se retirer des locaux qu’il affectionnait avec tellement de passion. Survivre ou mourir, survivre la perte de son égo, de cet emploi qu’il remplissait avec la plus grande fierté. Il aurait voulu se battre encore, mais ils étaient si nombreux contre si peu.
    Le corps de Moréa dans les décombres n’avait fait qu’ajouter à sa peine. Son corps, entremêlé aux gravats, son visage poupon figé, ses yeux grands ouverts sur le vide. Il n’avait pas eut le temps verser une seule larme, ni de l’approcher, elle allait garder ses grands yeux bleus ouverts jusqu’à l’éternité. Humilié, terrassé par la tristesse, il avait lâchement suivis les ordres, s’était replié, avait quitté le combat, la queue entre les jambes pour sauver sa misérable peau. Il y avait quelque chose d’autre qui l’attendait dehors. Quelque chose d’aussi précieux que tout ceci, il s’en était rendu compte. Une femme attendait son retour.

    Echo n’avait pas périt en cette bataille, le soulagement qui avait envahit son corps l’avait fait frémir. Lui qui avait tellement perdu en un soir se trouvait prêt à troquer le malheur contre une bonne nouvelle. Il l’avait serrée contre lui, une étreinte qu’il n’avait jamais eut en public, mais dans cette Grande Salle, personne ne faisait attention aux autres. Tous se réjouissaient de se voir en vie, ou bien pleuraient leurs morts. Il ne revit plus le corps de Moréa, celle qui avait volé son cœur malgré toutes ses précautions. Elle n’était plus, il se ferait une raison. Elle avait périt en se battant, pas en lâche. Mais Echo était là, celle à qui il était lié à jamais. Ce petit bout de femme avait survécut, ce petit bout qu’il se permettrait pas de perdre.

    Eric rejoignit le salon en quelques pas, leur demeure étant bien loin du faste auquel ils étaient habitués. Leur quotidien avait changé du tout au tout, à commencer par leurs emploi. Il n’était plus directeur… mais simple présentateur aux côtés de sa nièce. Une rétrogradation qu’il eut bien du mal à avaler. Des bruits de couloirs disaient que c’était causé par le fait que sa tendre soit affiliée à la mauvaise faction. Il avait serré les dents, encaissant les railleries, leur sortant son sourire le plus froid. Sa fierté avait tellement dégusté dernièrement que ce n’était qu’une goutte dans la mare. Un Lannister payait toujours ses dettes, certes, et se relevait toujours. Du moins Eric se relevait toujours.
    Le nouveau directeur était une fiote, un moins que rien, Eric devait se démener pour pouvoir faire son job correctement. Il était rentré tard, mais pas pour les mêmes raisons qu’avant. Plus aucune marque de rouge à lèvre ne trainait sur son col, plus de griffures dans le dos, d’adresse à hiboux dans les poches… Il n’avait plus la tête à ça. L’humeur générale l’aidait, les mangemorts essayaient avant tout à se relever, et non plus à batifoler comme des lapins. De toute manière, chaque femme lui rappelait Moréa, une posture, un éclat de rire, une expression… Et aussitôt, une pensée coupable pour Echo.

    Il était temps de se laisser mûrir un petit peu, et de laisser Eric-le-grand-gamin-pervers au placard. Sa promise finirait par se lasser d’attendre, tout comme Moréa peu avant sa mort… Il était hors de question de faire la même erreur.

    Echo était installée dans le salon, élégante comme toujours. Il s’était glissé derrière le canapé et planta un baiser sur sa joue.

    « Tes escarpins vont rayer le parquet. »

    Dit il en regardant les instruments de torture fashion qui habillaient les pieds de la Zabini.
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Echo Leïa Zabini
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Ce message a été posté Ven 26 Avr 2013 - 11:21

« Rakhlur, pourquoi le feu est-il éteint ? » demande-t-elle d’un ton sec mais posé en pénétrant dans le salon. La question n’en est évidemment pas une et déjà, l’elfe de maison s’active face à la cheminée. Dans la pénombre, seul résonne le bruit des talons d’Echo à chaque pas qui claque contre le parquet brun foncé. Le silence est lourd, songe-t-elle en se laissant tomber sur le canapé. Elle a froid, alors elle s’efforce d’imaginer que les flammes qui déjà, commencent à danser devant ses yeux, sauront y remédier. Ce soir, comme celui d’avant et tous les précédents depuis quelques semaines, la solitude lui pèse affreusement. Eric n’est pas rentré, Eric rentrera tard – comme toujours. Auparavant, cela ne la dérangeait pas outre mesure, puisqu’elle passait bon nombre de ses soirées chez un des proches Zabini, ou trouvait une occupation fort intéressante (comme se manucurer à la perfection les ongles pour la millième fois, entre autres). Il faut également dire que leur ancienne villa avait une âme, il y avait quelque chose de doux et de réconfortant entre ces quatre (gigantesques) murs, où elle s’était toujours plu, y compris lorsqu’il était question de vouloir projeter tous les objets qui lui passaient sous la main sur son fiancé ô combien infidèle, lors d’une énième crise de jalousie : enfin, il faut dire que la demeure était particulièrement grande et ne laissait aucun doute quant à la fortune du Lannister avec qui elle partageait sa vie depuis maintenant plusieurs années. D’un battement de cils, elle chasse ce genre de souvenirs de son esprit, se rappelant qu’il est hors de question de penser à ces choses-là au passé. Elle déteste leur maison actuelle : elle est morne, sans histoire, sans avenir, elle est terne, elle la trouve laide. Elle n’est pas eux, tout bonnement. Mais ce n’est qu’une mauvaise passe, elle le sait, c’est une pause au goût amer, un break désagréable : elle qui n’a jamais été portée sur la violence de sang-froid jusqu’alors sent présentement une envie dévorante de faire payer à ces sales Phénix le poids de tout ce qu’ils ont arraché… Et elle ose espérer qu’aucun de l’un d’eux n’a eu intérêt à utiliser ou piller SON maquillage, SES jouets de Zabini, SES robes et vêtements en tout genre, SES centaines de sacs et chaussures en tout genre. Probablement pour la première fois, Eric et elle se sont mis d’accord sur un point : ils leur feront payer. Ils leur feront TOUS payer, et ils récupéreront leur vie passée, comme avant. Comme avant, oui, une vie douce, où ils n’avaient pas à travailler pour fournir de quoi se revêtir aux Mangemorts mais uniquement pour faire grandir encore et toujours l’entreprise de son cher père, où ils n’avaient pas à fuir comme des réfugiés, tels des rats pestiférés. Comme avant, oui…

Et sur ces douces pensées pleines d’amour, elle se laisse délicieusement sombrer dans les bras de Morphée.

La porte d’entrée claque et la tire de son sommeil. Il est tard, ou tôt, elle ne sait pas trop. Echo se redresse doucement, le bruit des petits pas de l’elfe de maison parvient jusqu’à ses oreilles, avant qu’un plus lourd ne se fasse entendre. Elle ne se retourne pas, elle reconnaît Eric avant même de l’avoir vu. D’ordinaire, elle se serait levée, bras croisés, sourcils froncés, et lui aurait craché deux ou trois répliques sèches et cassantes, sans croire une seule seconde à ses mensonges. Et comme toujours, elle aurait fini par piquer une crise de jalousie. Ce n’est plus le cas, à présent : elle sait combien son travail compte, elle connait toute la détermination dont il peut faire preuve pour récupérer le poste qui lui est dû. Alors… Elle le croit. Elle lui fait confiance. Peu importe ce qu’elle a jadis pu dire ou penser, peu importe les propos de Naïma, sa très chère cousine, à l’égard de son fiancé, elle est heureuse de le retrouver. Au moins la prise du pouvoir par ces saletés de Phénix lui a-t-elle permis d’ouvrir et de se rendre compte combien il peut compter pour elle, et si la nature de ses sentiments n’est pas exactement définie, elle sait aujourd’hui qu’elle ne pourrait plus se passer de lui définitivement. Elle a eu tellement peur de le perdre… Ses yeux ont parlé pour elle, si elle ne lui en a rien dit, il a pu le lire. Probablement.

Il vient l’embrasser. « Tes escarpins vont rayer le parquet. » Un fin sourire vient doucement s’étirer sur ses lèvres. « Tant pis. » Enfin, elle se lève, se retourne. Elle a fini par bien connaître Eric et déteste le voir ainsi rongé par la fatigue. Les temps changent. Eux aussi. Elle n’est pas un modèle de douceur, de compassion et encore moins d’amour, mais il semble qu’elle ait fini par découvrir que cette chose qui bat en elle est capable de sentiments réels et sincères. Si son regard ne brûle pas d’un amour déchaîné et passionné, il s’est néanmoins adoucit. « La journée a été dure ? »
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Eric Lannister
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Ce message a été posté Ven 10 Mai 2013 - 9:52

    Tant pis si le parquet se raye, de toute manière, ils ne sont pas chez eux. C’était comme si un voile grisâtre s’était posé sur les iris d’Eric, elles ne voyaient en cette maison que tristesse et perte d’une partie d’eux-mêmes.

    « Pas plus que d’habitude. »

    Il avait maigrit, ne prenant plus vraiment le temps de manger, sauf quand elle lui tenait compagnie.

    « Ce crétin est toujours aussi incompétent. »

    Le crétin en question était celui qui osait occuper son poste.

    « Il pense que passer un reportage sur les victimes de l’attaque va remonter le moral des troupes. »

    Sa voix était cynique. Oui, cela donnerait envie de se battre, mais cela n’égayera en rien la vie des Mangemorts. Tous avaient perdus un être cher, pas la peine de le ressasser dans un écran.
    Il déboutonna sa veste avant de la retirer et de la jeter proprement sur le canapé. Même Heather avait haussé les sourcils devant ce choix de reportage. Il posa la main sur la joue d’Echo avant de l’embrasser doucement.

    « Et toi alors? Comment s’est passé ta journée? »

    Difficile à croire que c’étaient bien Eric Lannister et Echo Zabini qui échangeaient leurs impressions sur le jour qui touchait à sa fin. La vaisselle ne traversait plus les pièces, les seuls cris étaient ceux émis depuis leur chambre – Eric avait un appétit à assouvir après tout. Rakhlur leur apporta un verre pleins à chacun, les temps étaient durs, c’était la petite douceur du soir. Le feu crépitait dans la cheminée, ses belles flammes rougeoyantes faisant danser leur lumière sur la pièce. Lui aussi se sentait seul dans cette bâtisse, c’était même une des raisons qui faisait qu’il ne prenait jamais de congé supplémentaire. Quand Echo n’était pas là, il ne réussissait tout simplement pas à rester dans cette maison. Il partait se promener, boire un verre et laisser son regard glisser le long des vitrines plus ou moins fournies.
    La bijouterie était remplie de bijoux revendus par des Héritiers. Rien de bien fameux. Il avait dû rendre une visite à Gringotts pour trouver ce dont il avait besoin. Ecrin qu’il gardait depuis plusieurs semaines déjà.

    Il s’assit dans le canapé, écoutant avec attention les paroles de sa fiancée. Doucement, il la prit par la main pour qu’elle vienne le rejoindre. Eric se saisit de son verre et le fit sonner contre celui de sa compagne, puis en bu une gorgée. Ce wisky pur feu était loin d’être le meilleur qu’il ait bu, mais il restait parfaitement buvable. Rakhlur faisait bien son boulot pour une fois.

    « Tu ne t’ennuie pas trop ici ? »

    Il était difficile de changer l’elfe en dame de compagnie. Il espérait seulement qu’Echo continuait de voir ses amis. Plus que personne, il souhaitait qu’elle pâtisse le moins possible de leur situation.
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Echo Leïa Zabini
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Ce message a été posté Dim 7 Juil 2013 - 15:51

Echo détestait le silence imposé dans cette maison. Il était lourd. Pesant. Presque agressif. N'avait ce cesse de lui rappeler combien sa haine des Phénix grandissait chaque jour un peu plus. Le craquèlement des flammes dansant dans l'âtre donnait parfois, par vagues, l'impression de le briser, venant réchauffer l'atmosphère. Douces illusions. Finalement, les seules choses qu'ils avaient réussi à sauver des griffes Phénix et qui restaient réelles malgré les événements, étaient toutes ces choses signées Zabini. La famille était là. La famille était toujours là, c'était le principal. Et Eric. Eric qui venait apporter un peu de chaleur, un peu d'espoir.

Elle ne l'avait jamais aimé de cet amour digne d'être chanté et glorifié des siècles durant. Elle ne l'aimerait jamais assez pour renier sa vie luxueuse, sa famille, si jamais il le lui demandait. Depuis cette fameuse année 2018, elle avait compris que ni Eric ni elle n'éprouverait jamais un amour suffisant pour délaisser sa faction au profit de celle de l'autre. Mais... C'était ainsi. C'était ainsi qu'était formé leur couple, depuis toujours, et probablement ainsi que les choses seraient jusqu'à ce mort s'en suive pour l'un d'entre eux. Car sa vie était liée à celle du Lannister depuis qu'elle avait accepté sans broncher le mariage arrangé annoncé par son père. Les événements récents avaient néanmoins bousculé la psychologie du couple qu'ils formaient. L'envie de lui exploser le crâne contre un mur à coups d'assiettes ne l'avait pas reprise. Pire encore. Elle s'inquiétait pour lui. Elle s'inquiétait vraiment, en voyant la fatigue creuser les traits de son visage, en le sentant toujours un peu plus las lorsqu'il la rejoignait, le soir tombé. Et cela n'était rien face à la véritable peur qui l'avait saisit durant ces quelques instants où elle avait envisagé, ce fameux soir, la possibilité de l'avoir perdu définitivement. Ce n'était pas de l'amour, non. C'était une forme d'attachement innommable, inqualifiable, mais bien plus puissant que tous ceux qu'elle avait jusqu'alors vécus ou imaginés.

Elle ne répondit rien. Elle était toujours maladroite avec les mots lorsque le sujet abordé était différent qu'elle-même ou n'était pas totalement superficiel ; aussi préféra-t-elle joindre sa main (froide, comme bien souvent) à celle de son fiancé, entrelaçant leurs doigts. Voilà qui était bien plus parlant. Souvent, dans ce genre de moments, elle se demandait : alors, c'est ainsi que se comportent les couples formés non pas par pure obligation mais par amour ? La réponse ne venait pas. Parce qu'elle n'aimait pas d'Amour Eric. Elle se l'était assez souvent répété. L'idée d'offrir son cœur à autrui la terrifiait, à vrai dire. Et puis elle n'était pas faite pour ce genre de niaiseries, non. Pas elle. Elle tenait à son indépendance, comme avait si bien su le faire son père adoré.

«  La routine », répondit-elle dans un sourire doux. Elle croisa ses longues jambes, effleurant celle d'Eric de sa cheville. Elle était fatiguée ; et le somme dont elle venait tout juste d'être tirée se devinait à sa voix. Avec son père, ils avaient un travail considérable avant de pouvoir relancer l'entreprise Zabini comme avant. Et probablement aussi parce que pour la première fois de sa vie, elle travaillait pour de vrai, justement. Verre en main, elle trinqua avec son fiancé, le porta à ses lèvres. L'alcool – même si ce whisky pur feu était loin d'être le meilleur qu'elle ait eu l'occasion de goûter - lui réchauffait la poitrine. Il était le bienvenu, par les temps qui couraient. Elle laissa reposer sa tête sur l'épaule d'Eric, ferma les yeux un court instant. Tant pis pour son brushing, il était de toute façon tard. Elle recommencerait le lendemain matin, comme à son habitude. «  Non, je ne m'ennuie pas, non... Pas avec toute la famille, et puis tant que j'ai la possibilité d'être avec Violet et Naïma autant que je le suis déjà, ça va. » Le reste du monde pouvait bien brûler, tant qu'il restait son père, ses cousines, les Zabini en général (sa sœur y compris) et Eric, les dégâts lui apparaîtraient comme moindres. A condition de sauver quelques vingtaines de sacs à main, robes et paires de chaussures au passage. Évidemment. « Tu devrais sortir Eric. Te changer les idées. Vraiment... » Elle glissa une main sur sa cuisse, se redressa légèrement et bu à nouveau. «  Je suis rentrée depuis peu. Je t'attendais, je m'étais endormie. »
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Eric Lannister
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Ce message a été posté Dim 21 Juil 2013 - 13:05


    Oui, il devrait sortir. Lui qui était toujours à batifoler à droite à gauche avant s’enfermait dans son travail et sa pseudo vie de famille. Changement radical pour l’homme aux multiples conquêtes…
    Il porta le verre à ses lèvres, distillant le whisky entre sa langue et son palais. Elle l’avait attendue, dans cette piètre demeure. Elle savait être forte, bien plus que lui.

    « J’ai quelque chose pour toi. »

    Il lui semblait loin, le temps où il revenait, les poches pleines de bijoux pour ses dizaines d’excuses de la semaine… Et dire que tout était resté là-bas, à la merci de ses « compatriotes » et des Phénix. Dire que ce crétin de Bruce en était un. Inutile de penser à ce blond chasseur, c’était un traître. Et une histoire qui ne devrait jamais franchir ses lèvres.

    Il se leva, traversant le salon sous les yeux d’Echo qui n’avait pas eu de bonne surprise depuis un moment. Il posa son verre sur le buffet en bois massif, ne laissant que son dos au regard de sa fiancée. Il ouvrit le tiroir, cachette des plus banales, il était certain qu’elle n’y avait jamais pensé. Il sortit un écrin sous quelques parchemins, l’enfermant dans son poing. Il reprit son verre, se retourna. Bon sang Eric, tu fais exactement le contraire de ce que tu étais… Mais c’était ça le plan non ? Ranger le queutard au placard pour devenir un mari honnête et aimant. Allez hop ! On inspire profondément et on se lance Sir Playboy ! Il s’avança vers le canapé avant de reprendre sa place aux côtés d’Echo.

    « Cela n’a certes pas la valeur des cadeaux à laquelle tu étais habituée mais … »

    Il posa son verre sur la table, ouvrant sa main pour dévoiler un petit écrin de velours pourpre. Il le lui tendit, regardant ses petites mains parfaitement manucurées s’emparer de l’objet pour l’ouvrir.

    Une bague, or blanc, émeraude et diamants.

    « Elle appartient à ma famille depuis des générations. J’y tiens énormément. »

    Il joignit ses mains, entrelaçant ses doigts faute de savoir quoi en faire maintenant qu’il redoutait la réaction de la Zabini.

    « Un jour ma mère m’a expliqué que le diamant était symbole d’union et de résistance mais que l’émeraude était celle de la confiance. Leur alliance en ferait la bague parfaite pour un mariage solide.»

    Ayait, le mot était balancé. Pas de panique, ce n’était pas comme si ce n’était pas prévu depuis des années déjà. Il finir par relever ses yeux couleur acier dans ceux d’Echo et se tourner complètement vers elle.

    « Je pense qu’il est temps... Echo Zabini, acceptes-tu de devenir ma femme ? »
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Echo Leïa Zabini
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Ce message a été posté Ven 16 Aoû 2013 - 14:44

« Ah oui ? Qu'est-ce que c'est ? » Aucune appréhension, aucune méfiance dans l'intonation de la voix de la Zabini alors qu'Eric venait de lui annoncer qu'il avait « quelque chose » pour elle. Alors que d'ordinaire, elle aurait lui déjà préparé son regard le plus noir avant de lui demander sèchement ce qu'il avait à se faire pardonner... après avoir évidemment récupéré le cadeau en question de son Lannister de fiancé, elle se contenta d'afficher un sourire doux et curieux. Elle avait confiance, à présent, puisque disparaissaient les tâches de rouge à lèvres sur sa chemise, les suçons étrangers ou cette lueur de playboy au fond de ses yeux. Ils s'étaient rapprochés comme ils jamais auparavant. C'était troublant, mais... Pas désagréable. Loin de là.

Elle le suivit du regard se déplacer jusqu'au tiroir de l'un de ces meubles ternes et sans âme, l'ouvrir, saisir un petit objet pourpre puis dissimuler celui-ci dans le creux de la paume de main. Quant à elle, sa curiosité était définitivement piquée au vif. Elle attendit donc qu'elle lui revienne, patiemment, silencieuse puisque sa question précédemment posée était restée sans réponse. Ses yeux se plantèrent un instant dans ceux d'Eric alors qu'il reprenait place à ses côtés, ne le quittèrent lorsque, enfin, il dévoila le mystérieux objet.

Un écrin, tout de velours revêtu.

Echo leva les yeux vers son fiancé en un regard étonné, plein d'incompréhensions, à l'instant même où elle découvrait la bague. Or blanc, soigneusement travaillée, richement ornée d'émeraudes et de diamants. « Elle est superbe » souffla-t-elle. Déjà, son cœur accélérait. Elle n'aurait su dire pourquoi, mais il y avait là, lovée dans sa poitrine, nouée, ce sentiment étrange mais puissant qui venait de faire son apparition. Se pourrait-il que... ? Elle n'entendait ni le feu crépiter dans son âtre, ni les pas de l'elfe qui s'activait dans la pièce à côté : rien d'autre que les battements de son cœur et la voix d'Eric infiniment douce. Elle n'osa, ne trouva rien à dire, par peur de briser l'instant. D'un battement de cils, elle balaya les questions qui se bousculaient dans son esprit, l'écouta continuer les yeux grand ouverts.

Mariage.

Par Viviane. Ne pas oublier de respirer. Ne pas oublier de respirer, s'ordonna-t-elle mentalement en s'apercevant que le souffle lui manquait. Il lui fallut deux, trois ; plusieurs secondes afin de se répéter ce que le Lannister venait de lui demander. Echo Zabini, acceptes-tu de devenir ma femme ? C'était prévu depuis presque aussi longtemps qu'elle était sortie de Poudlard. Ils étaient fiancés depuis toujours lui semblait-il, alors pourquoi un tel... Choc émotionnel ? Ne pas oublier de respirer. Là, comme ça. « Je... Oui » Une voix quelque peu fébrile et un rire nerveux mais teinté d'un délicieux et soudain bonheur, faute de pouvoir reprendre convenablement ses esprits. Une seconde supplémentaire et finalement, Echo articula avec une tendresse qu'elle ne se connaissait pas : « Évidemment, que je le veux ». L'écrin toujours soigneusement laissé ouvert dans sa main gauche, elle glissa l'autre derrière la nuque de celui qui deviendrait sous peu son époux pour l'attirer à elle. Et, tout naturellement, elle vint l'embrasser – c'était bien là l'une des seules choses qu'elle aurait été capable de faire convenablement face à ce trop plein d'émotions soudaines. Une façon de sceller la promesse que tous deux venaient de se faire.

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Eric Lannister
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Ce message a été posté Mer 23 Oct 2013 - 13:41


    Suspens insoutenable ! A peine eut-il formulé sa demande que l’angoisse était venue toquer. Certes, l’expression de la Zabini valait le coup de faire la surprise, mais son temps de réponse pouvait se faire inquiétant. Il avait toujours connu le mannequin spontané, sure d’elle, une vraie tornade, mais de la voir fixer cette bague sans un mot … Et si elle disait « Non, va te faire voir ! T’es plus mon amoureux ! » Les excès du Lannister n’étaient plus à expliquer à sa fiancée. Il avait trompé à maintes reprises, même s’il était toujours revenu vers elle. Cette bague signifiait l’engagement, fini les blagues, on remonte les braguettes ! Il allait devenir un homme respectable, comme son frère ainé avait toujours voulu qu’il devienne. Il allait falloir grandir.

    Eric avait du bol, on aurait pu le lier à une mocheté à la valeur sanguine et pécuniaire hors limite. Le destin avait fait très bon choix en la personne d’Echo, et sa famille aussi. Elle semblait mal à l’aise bredouillant avant d’éclater d’un rire nerveux – histoire de rassurer encore moins l’homme des Médias. La réponse tant désirée se fit enfin connaitre. Un sourire immédiat se fixa sur le visage de l’Américain, loin de toute retenue, il était tout simplement ravi.

    Attiré pour gouter aux lèvres de son épouse en devenir, il posa sa main sur sa joue, prolongeant le délicieux moment présent. Ce n’était pas tous les jours que l’on pouvait oublier la morosité de leur situation pour un avenir plus glorieux, leur avenir. Car dans peu de temps, ils se conjugueraient ensemble. Eric prit doucement l’écrin des mains d’Echo, qui n’avait pas très envie de le lâcher.

    « Comment veux-tu que je te la passe au doigt si tu la garde ? »

    C’était compréhensif, il venait de lui offrir la preuve qu’il ne fauterait plus, c’était logique de ne pas vouloir qu’il la reprenne ! Il délogea le bijou de son écrin avant de prendre sa main. Doucement, il fit glisser l’anneau d’or blanc pour qu’il rejoigne la première bague de fiançailles qu’il lui avait offerte… il y a près de 6 ans. C’était loin d’être un nouveau couple ! (et entre temps il y avait eu pas mal de bagues de « pardon »)

    Il baisa sa main, tel un gentilhomme venu d’un autre temps. Prince Charmant sors de ce corps ! Il reprit leurs verres, tendit celui d’Echo vers la jeune femme avant de trinquer.

    « A nous. »

    Le tintement des verres résonna dans la pièce quasi vide. Tout en simplicité, rien d’extravaguant, voilà qui dénotait de leur passé luxueux et tourmenté. La gorgée de son whisky lui parut plus gouteuse, illusion du bonheur éprouvé, mais son esprit préférait garder l’illusion, la réalité devenait enfin plus rose.

    « Je te fais entièrement confiance pour l’organisation de la cérémonie. Pas que je me décharge du travail, mais je sais que tu sauras trouver comment rendre cet évènement comme le plus exceptionnel de tous. »

    Echo avait de très bons atouts en mains, sa cousine organisatrice de mariage entre autres et la maison de couture Zabini comme héritage.  Tout ce qu’il avait à faire c’était laisser un budget illimité à sa belle pour qu’elle s’offre tout le faste nécessaire. Il allait devoir annoncer la nouvelle à ses parents et ses frères, moins hystériques à l’idée d’un mariage maintenant que les deux familles faisaient partie de deux factions différentes. La fierté des Lannister cependant ne se permettrait pas un mariage miteux.

    « Par contre je veux avoir un œil sur tout… pas que cela doit te restreindre, je veux juste savoir ce qui se prépare, histoire de participer. »

    Oui, il voulait savoir de quelle couleur seront les serviettes de table et comment accorder son costume flamboyant. Quoi ? Ca vous étonne ? Lui aussi.
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Echo Leïa Zabini
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Baguette magique:
Ce message a été posté Jeu 31 Oct 2013 - 15:42

Alors qu’Eric reprenait délicatement l’écrin, auquel Echo était agrippée comme si elle venait de voir la paire de chaussures de l’année et qu’il plus qu’une seule à sa pointure pour des centaines de concurrentes, elle ne put s’empêcher de lâcher un énième rire sous le coup du cocktail d’émotions qui venaient de la saisir. Elle était nerveuse, surprise, se sentait capable de déplacer des montagnes avec ses petits poings seuls. Et par-dessus tout, elle se sentait heureuse, insouciante, peu importe cette maison qui n’était pas la leur, peu importe l’immense fossé qui séparaient leur faction respective. Lors de la disparition du Lord, il s’en était fallu d’un fil pour que leurs fiançailles ne volent en éclats, ce que son père avait suggéré maintes fois, sérieusement. Finalement, seul ce serment inviolable, lancé sur (avouons-le) plus ou moins un coup de tête, à la volée, avait permis qu’ils tiennent. La jalousie non plus n’était pas venue à bout de leur couple… Et voilà à présent qu’une nouvelle bague, pleine de promesses, venait rejoindre celle qui ne la quittait pas depuis six ans maintenant. Elle ne quittait pas le bijou du regard alors qu’Eric vint délicatement embrasser la paume de sa main. Soit dit en passant, elle se félicita d’avoir refait sa manucure le matin même, elle s’accordait absolument à mer-veille avec !

Il lui fallut encore quelques instants de réaction avant d’étendre le bras pour attraper le verre encore plein posé sur la table basse, juste en face du canapé. Son cœur battait encore trop vite pour lui laisser le loisir de respirer ou même parler calmement, aussi se contenta-t-elle de répéter un immense sourire suspendu aux lèvres : « A nous. »

Un instant, elle porta son regard sur les flammes qui n’avaient pas cessé de danser dans l’âtre de la cheminée. Si quelques minutes auparavant, quand elle était encore seule, elles lui donnaient l’illusion de réchauffer l’atmosphère morbide des lieux, elles étaient à présent bien inutiles. Comme si miraculeusement, le temps d’un instant, ni toutes ces histoires de politique ni leur jalousie ne comptaient plus. Elle ne croyait pas aux mariages d’amour ni, depuis longtemps, aux contes à dormir debout pour petites filles. C’était d’ailleurs pour cela qu’elle avait accepté d’être fiancée à un Lannister plus âgé, qu’elle n’avait, six ans plus tôt, à peine rencontré, alors qu’elle sortait à peine de Poudlard. Et pourtant, elle se sentait… Bien. Simplement, bien.

La remarque d’Eric au sujet de la cérémonie l’interrompit au cœur de ses pensées. Rêveuse, elle lui décrocha un sourire, plus léger cette fois-ci. « Oh, ne t’inquiète pas pour cela. » C’était prévu que la famille de la mariée finance, c’était de coutume. Si les siens ne portaient pas le nom de Lannister, ils n’auraient rien non plus à leur envier. Zabini ils étaient, et les Zabini savaient comment en mettre plein les yeux… A commencer par la spécialiste en la matière, sa cousine Violet. Sans compter qu’après tout, Amleth n’aurait jamais toléré un mariage pour l’une de ses filles s’il n’était pas absolument grandiose. En fait, elle voulait voir baver chacun des invités d’envie – cette pensée lui plaisait, tiens.
Six ans de fiançailles. Six ans. Et voilà qu’enfin ils allaient se marier. Six ans, et pourtant, elle avait l’impression que le temps s’était précipité aussi rapidement que le temps d’un battement de cils.

RP TERMINÉ ♥
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