Une chanson pour que la nuit s'achève



 



Une chanson pour que la nuit s'achève
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Commerces :: Le Magyar d'Argent
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Faust Waltz
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Rapeltout
Patronus : Lamproie. Il est incapable de produire un patronus corporel depuis une dizaine d'années au moins, donc il ne sait pas si son patronus a changé.
Epouvantard : Avant, c'était son frère Fabian. Maintenant, il ne sait plus.
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Ce message a été posté Lun 1 Avr 2013 - 6:54

Il lui avait envoyé le jour même une missive. Non signée. Comme un admirateur secret.
C'était tellement puéril.

Ça faisait longtemps qu'il l'avait remarqué sans le faire, sans le vouloir, et depuis qu'elle venait au Magyar d'Argent, il lui avait semblé la... la quoi? L'avoir vraiment vue? Il ne savait pas. C'était une impulsion, en fait, un coup de tête typiquement gryffondoresque (donc idiot), qui lui avait fait écrire et envoyer ce hibou conviant la jeune femme au restaurant, bar, taverne, enfin, ici, après sa soirée de travail. Pour une chanson, les yeux dans les siens, pour un verre, alors que les lumières se fermeraient et que les derniers clients partiraient, pour des idées complètement décousues et loufoques auxquelles il n'avait même pas encore pensé. Parce que Faust et le romantisme, ça n'allait pas ensemble, et qu'au fond, derrière cette lettre, ne se cachaient même pas de viles intentions.
Il avait donné rendez-vous à Heather Lannister. Sans se déclarer. Avait simplement demandé, sous le couvert de l'anonymat, qu'elle revienne chanter ce soir, parce que sa voix était bien plus enivrante que le plus fort des alcools – et il lui dirait sur place qui il était. Quelque chose de puéril, donc, qu'elle pouvait tut à fait ne pas prendre au sérieux, qui n'engageait à rien, sauf à chanter si elle le voulait bien.

Elle était venue.

Elle avait chanté. Faust l'avait écouté rêveusement, avait frissonné de sa voix dont il tombait chaque fois sous le charme. Sans doute que ça n'avait même pas de lien avec sa missive anonyme, en fait, elle devait être venue uniquement parce qu'elle le pouvait et qu'elle savait qu'il ne lui refusait jamais l'accès à la scène. Cela dit... il avait quand même le droit d'espérer. Et d'en rire, un peu. Tout ça pour quelques chansons, ce soir, parce qu'il avait le moral dans les talons, depuis que son frère lui avait parlé de leur père et des nouvelles qui y étaient reliées, et qu'à force de routine, il s'ennuyait. S'emmerdait. Se fanait. Même s'il n'avait rien d'une jolie fleur.
La musique se termina et la chanteuse disparut quelques instants, juste le temps de se changer, supposa-t-il, et il profita de cette absence pour nettoyer rapidement les quelques tables restantes. Cela dit, lorsqu'Heather revint, son attention revint entièrement à elle également. Par habitude, il servit une coupe de vin, du rouge, à la chanteuse, et la lui servit avec le même geste qu'à l'habitude, celui de refuser quelconque paiement de sa part. Sa voix suffisait. Un sourire, il s'appuya sur le bar – elle de son côté, lui du sien. « Attendez-vous quelqu'un ? » Lui attendait, pour lui dire qu'il était en vérité le mystérieux admirateur qui avait demandé cette prestation, qui s'était déroulée dans un cadre infiniment intime – peu de sorciers venaient, le lundi, surtout à cette heure. Ils étaient pratiquement seuls dans le Magyar d'Argent. Et ce n'était pas pour lui déplaire.

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« Il n'irait pas le chercher, d'abord parce que c'était Waltz, et qu'il était fou, et qu'il ne fallait pas le suivre, jamais [...] » ▬ Ian Blackburn



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Heather Lannister
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Ce message a été posté Mar 2 Avr 2013 - 16:54



Heather s’était fait une promesse, quelques temps après l’attaque de Poudlard. Quand le choc avait commencé à passer, chez les sorciers d’abord hébétés, quand les blessures avaient été soignées, les familles rassurées, ou non, par le retour ou la disparition des leurs. Quand ils avaient tous comprit, alors que les premiers bâtiments sinistres, uniformes, avaient commencé à défiguré le petit village autrefois avenant, que la situation allait durer. Ils étaient là pour un moment. Quelques mois, s’ils n’avaient pas de chance, ou bien plus. Il fallait s’y faire, avancer, s’adapter. Ne pas accepter le pouvoir aux mains des Phénix, ça, jamais. Tous ceux qui en avaient la force, l’envie, la conviction, avaient pris les choses en main, chacun à leur façon, et luttaient déjà pour que l’équilibre des forces se renverse à nouveau.

Mais en attendant… En attendant, ils devaient faire avec. Avancer, chaque jour, dans ce lieu de vie un peu trop exigüe pour tant de sorciers. Trouver de nouvelles marques, des habitudes, et surtout, de nouvelles façons de vivre au mieux. Au milieu de tout ça, une chose était apparue clairement à Heather, outre le fait qu’elle allait vraiment faire payer au centuple à ces abrutis de Phénix leur coup d’état : elle devait rester très prudente.

Oh, bien sûr on ne parle pas ici d’éviter de montrer son appartenance à sa faction auprès de sa famille, ou d’éviter à chaque mission de se faire brûler les fesses en mettant les pieds là où il ne faudrait pas. Non, c’était plus superficiel, plus… Familier. Evident.
La base de son futur mariage avec Ian Blackburn, ami et fiancé plus qu’acceptable, était qu’ils étaient tout à fait d’accord pour se ficher royalement la paix sur qui ils fréquentaient en dehors de leur couple qui n’en était pas vraiment un. Mais ici, où tout le monde vivait sur tout le monde, il allait être très difficile de donner le change. De se permettre les quelques petites aventures dont elle était si coutumière sans que la moitié de Près au Lard ne soit aussitôt au courant, et que cela ne jette le déshonneur sur leurs deux familles. Et ne la mette surtout sérieusement dans la panade.

Alors oui, elle s’était fait une promesse. Celle de ne pas tomber amoureuse, tant qu’ils seraient coincés ici. Une escapade de temps en temps, à l’abri d’une nuit, sans aucun lendemain, c’était peut-être acceptable, mais surtout pas plus. Elle se connaissait trop bien, et savait parfaitement que si elle craquait, toute prudence allait joyeusement s’envoler en fumée…

Une fumée noire, dense, comme celle qui partait en volutes compliquées entre les mains du barman du Magyar, alors qu’elle chantait, et que la cigarette qu’il fumait finissait de se consumer entre ses doigts. Elle ne le fixait pas, jamais pendant le show. Mais le savait là, à la regarder. Elle devinait, sans même les voir, ses mains ranger les verres sans que son attention ne dévie d’elle un instant. Il l’avait intriguée. Il l’avait intéressée. Elle aimait parler avec lui, le soir, quand tout le monde quittait le bar après quelques derniers verres. Pas longtemps, bien entendu. Ils ne se connaissaient pas si bien que ça. Mais son regard avait cette part de mystère qui la poussait à vouloir en savoir un peu plus. Une aura un peu dangereuse, peut-être, mais aussi quelque chose de langoureux, d’un peu indifférent, qui résonnait si bien avec l’humeur de la sorcière ces derniers temps…

Il fallait qu’elle tienne ses distances, elle le savait si bien. Faust Waltz n’était ni un bon partit, ni même sans doute quelqu’un de très fiable. Mais c’est peut-être ça qui ramenait son regard sur lui, à la fin de la dernière chanson. Pour ça aussi qu’elle lui sourit, dans un instant où il ne la regardait pas.

Ce soir, quelqu’un lui avait demandé de venir chanter une fois encore au Magyar d’Argent. Une lettre anonyme qui avait amené un sourire à ses lèvres. Quelle chanteuse n’aime pas être admirée, quelle femme n’aime pas être flattée, après tout ? Ça l’avait intriguée, bien entendu. Et elle voulait savoir qui avait bien pu faire une telle demande, un peu vieux jeu, tellement glamour, aussi. Mais son admirateur ne semblait pas vouloir se faire connaitre. En tous cas, pas un client ne lui fit de signe particulier, alors qu’elle venait prendre place au bar, jetant un regard à la salle qui se vidait. Quelque part, elle n’en était pas vraiment déçue. Bien entendu, sa curiosité avait été piquée… Mais lorsque le barman lui sourit, la servit, elle se tourna entièrement vers lui, oubliant un instant la mystérieuse missive, et lui sourit à son tour.

_Et bien… Quelqu’un m’a demandé de venir chanter ce soir, mais sans rien révéler. Il semblerait qu’il n’ait pas encore osé venir me parler.

Ça l’amusait, un peu, ça sortait de la routine. Et ça lui donnait un sujet de conversation à partager avec le sorcier, pour prolonger un peu la nuit, ne pas rentrer trop vite…
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Faust Waltz
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Ce message a été posté Mer 3 Avr 2013 - 7:40

Un sourire, sa cigarette au coin des lèvres, puis entre ses doigts pour en laisser échapper la fumée qui l'enveloppait si souvent, presque en permanence, nuage qui s'ajoutait à son personnage. Elle était donc bien là pour ça. Oserait-il lui dire qu'il était son admirateur secret, bien que pas si secret que cela ? Faust n'était pas bien discret, dans son observation de la chanteuse, et tous avaient probablement pu déduire que si elle avait un admirateur certain dans cette salle, c'était bien lui. Et pas secret du tout.
C'était jouer avec le feu, que d'être seul avec elle ici.
Ils ne se connaissaient pas. Enfin, de plus en plus, au détour des verres, des fins de soirée, de la musique qui s'égrenait au Magyar d'Argent. Et sans doute était-ce parce qu'il aimait le mystère qu'il avait posé un œil, non pas nouveau, mais intéressé, sur la chanteuse. Sur la fiancée de son ami – parce qu'évidemment, une si délicieuse dame se devait d'être prise. Depuis peu, en plus. Il avait toujours eu quelque chose pour les filles aux cheveux sombres. Les belles qui avaient du mordant. Les inaccessibles, aussi. Heather réunissait tous ces points avec brio et à chacune de ses venues, il sentait une corde frémir en lui. Celle de l'envie.

Le sorcier se servit lui-même une coupe de vin, qu'il fit tinter contre celle de la chanteuse, la regardant bien dans les yeux. Chacun de son côté du bar, une barrière physique qui lui semblait presque nécessaire. Bientôt, dans quelques minutes, ils allaient être seuls. C'est lui qui fermait toujours, le soir, et ceux du matin rangeaient ce qui traînait encore. « Comment lui en vouloir? Plus d'un serait intimidé devant une telle beauté. » Son sourire se fit plus large avant qu'il boive une gorgée de sa coupe. Une idée lui était venue en tête. Une façon de poursuivre le jeu. Son idée puérile, comme il ne cessait de se répéter. Une idée de gamin, définitivement, aucunement d'homme grandi qui n'est pas à aborder la première femme de sa vie. Seulement, dans cet environnement, ce cloaque qu'était Pré-au-Lard... c'était une autre paire de manches. Faust repoussa sa coupe plus loin, fit tomber les cendres de sa cigarette dans le cendrier à côté de lui, il se permettait toujours d'en griller quelques-unes à l'intérieur en fin de soirée, et se rapprocha un peu plus d'Heather. Se pencha un peu plus vers elle pour lui dire innocemment, l'éclat de sa canine en argent ne brillant pas même aussi fort que celui de ses yeux malicieux : « En fait, je suis mauvais joueur, je sais qui est votre admirateur. Il est venu me parler, pendant votre prestation, et il m'a dit de bien intéressantes choses sur vous. Par contre, mes informations, au contraire du vin, ne sont pas gratuites. Il me faut au moins une monnaie d'échange. »
À voir si elle embarquerait.
Il l'espérait.

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Heather Lannister
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Ce message a été posté Sam 6 Avr 2013 - 8:48

Un petit rire clair répondit au compliment, et Heather sourit, flattée. Ce n’était pas le premier homme à complimenter sa beauté, et il en fallait plus la séduire. Mais ce soir, elle avait envie de se laisser un peu aller au jeu. De flirter avec l’interdit, simplement par plaisir. Faust était loin d’être repoussant, et c’est bien pour ça que le regard vert posé sur lui brillait doucement. Ses yeux étaient attirés sans cesse par de menues détails. Ses mains. Le sourire amusé, un peu charmeur. L’éclat de la dent en argent. Les détails d’un tatouage qui se devinait sous une manche, ou à moitié caché par son col. Il l’intriguait. Il lui plaisait, en fait. Et elle n’avait pas l’intention de le lui cacher. Après tout, il n’y avait rien de mal à ça. Et personne dans ce bar qui viendrait s’en offusquer.

_pourtant je ne refuse jamais de parler à ceux qui aiment m’écouter. Surtout si c’est pour recevoir quelques compliments.

Les gens qui aimaient l’écouter… Comme le barman, en somme. Elle n’était pas passée à côté de l’admiration qu’il ne cachait pas à chaque fois qu’elle était sur scène. De ses regards appréciateurs aussi quand elle marchait dans la pièce pour venir boire un verre près de lui. Elle n’aurait pas dû apprécier ça plus que le regard de n’importe quel autre homme qui tomberait sous son charme. Mais il y avait, avec lui, un petit quelque chose en plus. Un sentiment de danger, un attrait de l’interdit. Quelque chose qui, au lieu de la faire reculer alors qu’il se penchait vers elle, la poussa à s’approcher encore, comme pour entrer dans cette conspiration. Il était typiquement le genre d’homme qu’elle s’était promit d’éviter. Mais tant pis. Le sujet l’intéressait moins, pour le moment, que de partager ce petit instant avec lui. D’essayer de deviner le mystère qu’il lui cachait, simplement, semblait-il, pour la faire rester un peu plus auprès de lui.

_Comment, vous jouez donc les espions, ce soir ? Et quel serait votre prix, pour disons, savoir ce qu’il vous a dit sur moi ? Que je sache si j’ai de quoi payer, ensuite, des indices sur son identité…

Sans le quitter des yeux, elle porta son verre à ses lèvres, bu quelques gorgées. Le vin ajoutait sa saveur particulière, son début d’ivresse à l’ambiance feutrée qui se créait. Distraitement, elle entendit le dernier client fermer la porte derrière elle après avoir posé de quoi payer ses verres sur la table. Ils étaient seuls, désormais.

_Je crois que vous pouvez parler sans crainte. Les confidences de mon admirateur secret resteront entre nous. Je vous le promets… Je n’irai rien raconter.

Peut-être avait-elle déjà deviné qu’il était l’auteur de la missive. Peut-être qu’elle se servait juste de ce sujet de conversation, sans vraiment vouloir savoir de qui elle venait. Mais elle entrait dans le jeu, pour le plaisir du jeu, pour le plaisir de l’adversaire. Ou du compagnon. Et parce que ce mystérieux admirateur n’était décidément pas ce qui l’avait poussée à venir, ce soir, pousser la chansonnette dans le restaurant…


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Ce message a été posté Mar 30 Avr 2013 - 7:05

Elle méritait tous les compliments du monde. Il ne prononça pas cette phrase, mais elle se lisait dans ses yeux, sur son visage. Il était assez expressif. Heather était si près de lui qu'il pouvait humer son parfum – quelque chose de plus discret, de plus subtil, raffiné, que ce que portait sa Alice. Sa Alice. L'image de la blonde se superposa quelques secondes par-dessus le visage de la brune, mais partit rapidement. Non. Pas Alice. Ils ne s'étaient pas parlés depuis longtemps. Trop longtemps. Même quand ils passaient du temps ensemble, avec Lyanna entre eux, ils ne parlaient pas vraiment. Et puis, il avait le sourire d'Heather Lannister devant lui, sa voix feutrée et complice de la sienne, et cette solitude désormais totale au Magyar d'Argent. Une solitude en aucun cas dérangeante, ou porteuse de malaise. Une autre gorgée de vin. « J'aime le risque, donc je vais vous révéler ses confidences et vous verrez après si ça mérite paiement. Je ne suis pas très doué en affaires, c'est pour ça que je suis barman et non pas propriétaire. » Il rit de lui-même. Face à cette sang pure, Faust était... pas grand chose, oui. Il effectuait un travail que des gens d'un rang moindre effectuaient, en temps normal, un rang en-dessous du sien, même. Et il l faisait avec un certain plaisir, une certaine habileté. Un simple barman au lieu d'un propriétaire, un homme sans grande fortune, qui flambait tout à peine les Gallions gagnés. Face à une Lannister, c'était bien moche.

N'y pensons pas. Cette nuit, il y avait seulement eux deux, le vin, la nuit. Une complicité éphémère, qui s'envolerait peut-être après cette heure. Le sorcier ressortit la bouteille de vin pour la mettre définitivement sur le comptoir, à leurs côtés, pour ne pas à avoir à la sortir incessamment. Ils la finiraient sûrement, il avait confiance en eux. Du bon vin, une jolie femme. Les yeux clairs de la Lannister ne l'avaient pas quitté depuis qu'elle était venue le rejoindre au comptoir et lui-même devait avouer qu'il était à peu près incapable de détacher ses prunelles d'elle. Alice captait la lumière – encore elle – et Heather avait quelque chose de presque sombre, mais de beau. Très beau. Faust rectifia le niveau dans leurs coupes de vin, prenant un ton badin en se confiant, toujours sur ce ton bas qui forçait le rapprochement : « Cet admirateur m'a confié qu'il vous écoutait chaque fois que vous travaillez le soir. Il est souvent de service de nuit, ce qui l'arrange grandement. Il faut dire que votre voix est envoûtante, comme du velours... selon lui, toujours. » Un clin d’œil rapide. Il remit sa cigarette entre ses lèvres, après en avoir fait tomber les cendres. Il était nerveux, ça le détendait. Il était nerveux de ce qu'il faisait, même si ça ne paraissait pas. Sa main effleura la sienne, un accident alors qu'il écartait la bouteille pour ne pas la renverser. Elle devait avoir la peau douce, soignée. Finalement, il rapprocha encore sa main de la sienne, effleurant ses doigts – spécialement celui où un jour, une bague serait portée. « Et que c'est franchement dommage que vous ayez presque la bague au doigt, ce que j'approuve sans réserve. »

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Ce message a été posté Mar 7 Mai 2013 - 10:48

Son regard brillait de malice. Et de plaisir aussi, en écoutant les compliments du barman. Il était assez évident qu’il ne parlait plus que pour lui, si jamais il y avait bien un admirateur secret, ce dont Heather doutait fortement à présent. Mais l’approche lui plaisait. Sa voix basse, qui semblait les enrober comme la fumée entêtante de sa cigarette, la poussait à s’approcher encore un peu, à l’écouter entièrement. Et pas seulement ses mots, mais ses gestes aussi, ses regards. Il ne cachait pas son attirance, ne l’imposait pas non plus. Et pourtant, Heather se sentait comme attirée dans ses filets, sans pouvoir faire marche arrière. Et ce n’est pas comme si elle le désirait. Après tout, c’était de bonne guerre. Elle l’avait envoutée de sa voix, de ses charmes. Et à présent il tentait de l’amener à lui, tout en douceur. Elle n’écarta pas sa main quand il effleura doucement ses doigts, et son regard dévia sur le comptoir, pour le voir revenir à elle à nouveau. Rien de répréhensible, non ? Une discussion simple, entre… Elle ne pouvait pas dire amis, non. Ce n’était ce qu’ils recherchaient ni l’un ni l’autre.

Avec un sourire, elle leva sa main, fit briller quelques instants la bague de fiançailles qui serait bientôt remplacée par une alliance. Un bijou d’un prix absolument exorbitant, bien entendu, mais d’une réelle grâce. Un diamant aux reflets irisés monté sur un anneau d’or blanc, qu’elle avait choisi plutôt que de laisser faire son fiancé. Heather avait le gout d’afficher son luxe avec élégance.

_C’est vrai, je suis… Engagée. Pas mariée encore, toute fois.

Son regard revint sur le barman, et cette fois c’est elle qui engagea le contact, posant sa main un instant sur celle plus large, plus rugueuse aussi du sorcier au style si particulier. Effleurant les tatouages qui l’intriguaient tant. Elle s’était souvent demandé à quoi ils ressemblaient, sur ses bras, sur son torse aussi. Tout comme le barman, ils attisaient sa curiosité, lui donnaient envie d’en savoir plus. D’en voir plus.

_Cela ne m’empêche pas de pouvoir discuter… Et passer de très bons moments avec des personnes de compagnie agréables.

Il y trouverait le sens qu’il voudrait. Elle n’avait fait aucune promesse, mais n’avait fermé non plus aucune porte. Ils savaient tous les deux quels étaient les risques, et pour quoi ils pourraient choisir de les prendre. La prudence lui imposait de ne pas se lancer plus loin dans une relation, quelle qu’elle soit. D’attendre que cet exil forcé soit fini, avant d’envisager quelques aventures secrètes, maitrisées. Mais la prudence faisait bien pâle figure, ce soir, face à tout ce qui l’attirait vers cet homme au charme indéniable.

_Vous parliez d’un prix, pour ce que vous saviez. Je pense que ce que vous m’avez donné vaut bien une danse. Qu’en dites-vous ?

Ils étaient seuls. Personne n’irait s’en offusquer. Personne ne le saurait. Et quand bien même, ce n’était qu’une danse… Dans ce bar déserté, aux lumières tamisées. Rien qu’une danse, qui pouvait finir la soirée. Ou poursuivre la nuit. Il ne pouvait certainement pas refuser.
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Ce message a été posté Mer 15 Mai 2013 - 5:43

Engagée, mais pas mariée. C'était que trop le tenter que de faire cette subtile précision, que de montrer le bague de fiançailles qui ornait son doigt délicat. Leurs mains se touchèrent à nouveau, de par son initiative, dans un contact plus prolongé – elle avait la peau lisse, douce, et ses mains qui avaient déjà été moins abîmées ne pouvaient que savourer ce simple contact. Il était pire qu'un adolescent. C'était vraiment l'impression qu'il se faisait, à ainsi profiter du moindre de ses regards, du moindre changement dans les intonations de sa voix. Ils se cherchaient et ils étaient en train de se trouver. De se trouver en se faisant croire que ce n'était pas grave, que ça ne dérangeait pas, que personne le saurait. Comme ils pouvaient être... idiots. Des idiots qui aimaient jouer. Qui flirtaient, qui tombaient, qui s'amusaient.

Des idiots tout de même.

Faust sentit son sourire revenir quand Heather lui proposa... une danse. Il dansait bien. Un de ses talents (il aimait à prétendre qu'il en avait quelques-uns, dont bien faire les mojitos et être bon danseur). Il fit mine de s'incliner et passa de l'autre côté du bar, brisant réellement cette distance entre eux. Le bar avait toujours été physiquement entre eux, avait toujours servi de rempart entre le professionnel et la cliente, mais là, il n'y avait qu'eux. Que leurs corps au milieu du Magyar d'Argent, au milieu d'une soirée où le temps semblait s'être arrêté. « Je ne peux rien vous refuser. » Toujours ce vouvoiement poli, cette distance entre eux. Comme si elle n'était pas réelle. Il avait insulté, frappé, hurlé sur Lisa, il avait injurié et rit mille fois d'Alice. Ce n'était pas pareil. Il lui faisait mal parce qu'il l'aimait – parce qu'il ne savait pas comment l'aimer, parce qu'il ne savait pas comment faire. Il ne sait toujours pas. Le barman prit la main de la chanteuse et l'entraîna à l'endroit le plus dégagé de la piste, sans même prendre la peine de jeter un sort vers les instruments de musique qui traînaient encore près de la scène. Le violon jouait déjà de lui-même quelques notes lentes, langoureuses, le laissant lui passer ses mains autour de la taille de la Lannister pour l'approcher de lui pendant qu'ils dansaient.
Il n'y avait qu'eux. Ses boucles noires effleuraient son visage, le chatouillaient. Il pouvait sentir la chaleur de son corps contre le sien, sous ses mains, et bon sang, ce qu'il n'aurait pas fait pour avoir cette femme juste cette nuit. Pour ne pas vivre avec son cousin et son frère, pour ne pas être pris dans cette prison, même si c'était grâce à elle qu'il avait pu connaître Heather. Ce qu'il n'aurait pas donné pour ne serait-ce que l'embrasser, en ce moment, sans crainte qu'un policier risque un œil dans le Magyar d'Argent à cet instant précis. Leurs pas s'accordaient parfaitement, chaque effleurement le faisait frissonner. Il n'avait pas dansé depuis Alice – Alice, Alice, Alice qui emplissait son esprit, qui tournait dans sa robe de dentelle, qui éclatait de rire, qui hurlait, le frappait, l'embêtait, Alice et son rire tonitruant, sa crinière blonde, Alice qu'il chassait si mal de son esprit. Faust serra un peu plus la taille d'Heather, la rapprocha un peu plus de lui, sentit sa barbe légère râper sa joue. C'était interdit et l'interdit était plus que excitant. Ne faisait que rendre son désir envers elle. Plus de distance, plus rien entre eux, juste leur tête pour les laisser à penser à leurs gestes. Un murmure : « Votre admirateur m'a également glissé qu'il rêvait d'un baiser de vous... il aime le risque. »

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Ce message a été posté Ven 14 Juin 2013 - 17:58

Dans la salle silencieuse, où seule la musique lente du violon, les bruits discrets de leurs pas les entouraient, le couple dansait. Les bras forts autour d’elle, ce parfum si masculin qui l’envoutait, tout poussait Heather à faire durer un peu plus ce moment. Faust se révélait un si bon danseur… Un de ceux qui vous font oublier de compter vos pas, qui mène votre esprit bien loin du rythme à garder. Il n’y avait que la danse, qu’eux, leurs corps si proches. Son bras possessif passé autour de la taille de la jeune femme, qui ne la plaquait pas plus contre lui que ce qu’elle désirait. Faust Waltz, simple barman aux airs de voyous, jouait avec brio les gentlemen charmeurs… Heather adorait. Elle se sentait libre, totalement, de répondre à l’attraction irrésistible qu’il exerçait sur elle. Ou qu’elle voulait qu’il exerce. Quelle importance, quelle différence ? Cette danse était un délice, et elle ne souhaitait qu’une chose en cet instant. Qu’il y en ait encore une autre ensuite. Et bien plus encore. Dans cette pièce ou une autre, dans une intimité de plus en plus grande, sans avoir à ne se soucier de rien d’autre que de l’homme qui la tenait si bien dans ses bras.

Elle ne savait bien entendu pas qu’en cet instant, l’image d’une autre femme revenait si souvent dans l’esprit de son partenaire de danse. Que d’autres yeux le hantaient, qu’elle n’était pas l’unique muse en son univers. Mais l’aurait-elle sut qu’elle n’y aurait pas accordé la moindre importance. Ce soir, c’est elle qui le voulait, elle qui l’avait, et qui passait cette délicieuse soirée en sa compagnie. Ce n’était pas une histoire d’amour. Pas dans le sens romanesque du mot en tous cas, même si la jeune femme se sentait un peu chavirer à chaque pas. Elle voulait Faust. Elle le sentait s’immiscer dans ses pensées, petit à petit, depuis un moment déjà. Elle s’était plu, au fils des discutions tardives, à imaginer où pourrait, dans un autre monde, un autre temps, les mener ce genre de relation… Les symptômes étaient clairs. Heather tombait amoureuse, petit à petit. Comme à chaque fois, de façon irrémédiable, un peu capricieuse, entêtante comme un parfum qui vous suit à chaque pas, comme un regard qui ne quitte plus vous pensées. Mais ça n’avait pourtant rien d’une histoire d’amour. Elle ne connaissait pas Faust. Elle ne voulait pas découvrir ses pensées les plus secrètes, savoir tout de lui, faire sa vie avec lui. Non, elle le voulait, là, dans sa vie à présent. Elle voulait le séduire et être séduite. Découvrir ce qui le ferait brûler de passion. Qu’il sache comment l’empêcher de fuir d’un seul regard. De juste quelques mots, comme ceux qu’il glissait dans le creux de son oreille à l’instant.

Il était impossible qu’il manque le frisson qui la parcourut, qu’il ne note pas que l’air avait un instant déserté le souffle de la jeune chanteuse. Quelques simples mots avaient suffi, pour elle qui s’était promit de ne pas aller jusqu’à ce baiser. Pas ce soir. Elle avait si bien imaginé la scène, l’embrassant au coin des lèvres, lui promettant sans un mot tant de choses encore à venir… Mais à présent, comment pouvait-t-elle lui refuser cette demande ? Faust n’était pas un gentleman… Il jouait avec brio, mais ce qui attirait si fort la jeune Lannister, c’est ce qui émanait de lui. L’aura sombre. Le danger, à fleur de peau. L’inconnu. Définitivement un mauvais garçon. Totalement ce qu’elle aurait dû fuir. Incontestablement ce qui éveilla en elle une envie plus forte encore.

Un sourire fin, mutin, ourla ses lèvres un instant. Son doigt se posé à peine, plus léger qu’une plume, sur la bouche convoitée de son partenaire. Juste assez longtemps pour lui faire penser à un refus. Pour qu’il la croit en train de reculer, glisser entre ses doigts. Qu’il ait envie de la rattraper, la ramener, la garder encore. Mais elle n’avait aucune intention de lui échapper…

_Ne lui dites surtout pas, monsieur Waltz… Peu de gens le savent. Mais c’est le genre de risque auquel je ne peux pas résister.

Un murmure, à quelques centimètres à peine de lui, et son regard ne quittait plus les yeux du barman, alors que la barrière de sa main devenait une caresse esquissée sur sa joue rugueuse. Qu’importe la prudence. Au diable les promesses. Il n’y avait qu’eux, ce soir. Et un désir qu’ils ne cherchaient même pas à se cacher.
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Faust Waltz
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Ce message a été posté Dim 16 Juin 2013 - 4:40

Le doigt sur ses lèvres était léger – douceur et torture à la fois. Lui refuserait-elle sa demande? Ça ne ferait qu'exacerber son désir, c'était une évidence. Ça ne ferait que le faire brûler de plus belle, lui donner encore plus de se jeter à corps perdu dans cette folie. S'il avait pu la rapprocher encore plus de lui, il l'aurait fait, mais il n'existait plus entre eux que leurs vêtements. Que le désir et une certaine retenue. Pour faire durer le plaisir. La torture. Faust ne voulait pas qu'elle s'échappe, et pourtant, cette fuite le séduisait déjà d'autant plus. Et son murmure fut un 'oui' à ses oreilles, la caresse de sa main sur sa joue également. Il ne tint pas plus longtemps et l'embrassa. Un baiser passionné, qui n'avait rien d'innocent, ou même de gentleman. Déjà il avait le souffle court, déjà les frissons qui couraient sur sa nuque étaient revenus, déjà son corps brûlait de désir – de plus, de plus encore, de sentir ces courbes sous ses mains et de descendre ses lèvres sur cette peau parfaite.

Et pourtant. Ils jouaient. Il tenait un rôle qui pouvait être le sien, mais qui ne tenait jamais longtemps. Le Gryffondor un peu sauvage, emporté et instable, ne pouvait se cacher longtemps sous ses airs travaillés, ses sourires polis, quelque chose qui pouvait le faire passer pour un homme civilisé. On pouvait tenter de le croire... mais depuis quelques temps, les façades ne tenaient plus. Surtout pas là. Pas là alors qu'il prolongeait ce baiser fougueux, comme s'il n'allait jamais embrasser Heather assez longuement. Peut-être serait-ce la seule fois. Sans doute ne pourraient-ils jamais se laisser aller à plus – et ho, comme le désir grondait dans son corps, brûlait, le pressait. Comme sa main se glissait sous ses cheveux pour se poser sur sa nuque, alors que l'autre se pressait dans le bas du dos de la jeune femme, remontait ensuite le long de ses hanches et de sa taille. Ses doigts qui serraient, s'accrochaient, cherchaient. Ce n'était pas raisonnable. Ni sage. C'était idiot. Crétin de Waltz. Crétin d'homme aux baisers qui goûtaient le vin et la réglisse noire, l'anis, aux lèvres qui se détachèrent de celles de la sang pure pour aller embrasser son cou, râper sa peau de sa barbe dure.
Les scrupules disparaissaient. Il la voulait. Maintenant. C'était intenable. Impossible de l'emmener chez lui. Les deux autres ne diraient rien, ils dormaient de toute façon à cette heure (ça ou Olivier était fourré chez Lyanna en train de boire son poids en alcool), mais il ne voulait pas qu'ils sachent. C'était leur secret. Impossible aussi de faire ça chez elle. Et ici, au bar? Non. Heather n'était pas Alice. Ce fait tendait cela dit à s'effacer et plus les secondes passaient, plus l'envie de consommer son désir avec elle lui faisait perdre la tête. Faust reprit possession de ses lèvres, plus brusquement sans aucun doute, maîtrisant déjà avec peine l'animal qui rugissait dans son ventre. Il avait ses deux mains dans les boucles noires de la Lannister quand il osa parler, terminant à peine le baiser pour parler, ses lèvres effleurant les siennes à chaque mot : « J'ai tellement envie de vous. » Bravo, encore capable de formuler une phrase complète. Même si celle-ci dégouline carrément de désir et que dans ta voix rauque, cassée, s'entendent les notes d'une presse, d'une exigence que tu voudrais combler là. Maintenant. Tout de suite. N'importe où. Avec elle. Expier. Et pourtant. Continuer de courir. De chasser. De tourner autour de la proie, de la bête, continuer de creuser son appétit pour qu'ensuite le repas soit meilleur. Drôle d'analogie – une image de fauve lui avait subitement empli l'esprit et il la chassa en détachant son corps de celui d'Heather. Même cette distance, minime, lui semblait de trop : l'espace entre eux brûlait. Mais ils n'avaient pas le choix. C'était déraisonnable.

C'était délicieux.

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« Il n'irait pas le chercher, d'abord parce que c'était Waltz, et qu'il était fou, et qu'il ne fallait pas le suivre, jamais [...] » ▬ Ian Blackburn



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Heather Lannister
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Ce message a été posté Mer 17 Juil 2013 - 18:46

Ce baiser. Il était de trop. Vide de tout romantisme, de toute retenue. Tellement brulant de désir, tellement brut de passion.  Ce n’est pas l’histoire qu’elle aurait pu imaginer, après cette soirée délicieuse, ce vin, ces compliments habilement échangés, à demi-mots. Nulle trace de subtilité, rien de discrètement séduisant. Oh non ce n’était pas ce qu’elle aurait pu imaginer, alors que les lèvres du barman dévoraient les siennes avec fièvre, qu’il la pressait contre lui plus fort encore. Mais c’était définitivement ce qu’elle avait voulu.
Au plus profond d’elle, sa passion répondait à celle de cet homme trop sombre, trop dangereux. Le risque était enivrant, la démesure à la hauteur de sa soif de liberté, d’aventure. D’autre chose.

Juste un battement de cœur, affolé, violent, pour le baiser. Et ses mains se crispèrent dans son dos.
Un battement pour les mains qui caressaient son dos, avec une envie qui la brûlait, avant de se perdre dans ses cheveux. Comme une dernière barrière raisonnable, quand les baisers dans son cou lui coupaient le souffle, quand ses mains à elle glissaient sur le torse de Faust, cherchant à deviner sa peau sous une chemise trop présente. Il l’entrainait sur un terrain où elle ne devait pas aller, mais où pourtant elle plongeait avec délice. Que lui importait le reste du monde en cet instant ! Ils étaient seuls. Libres. Et totalement conscient de là où ils s’entrainaient, comme les mots qu’il glissa contre ses lèvres confirmèrent. Elle en frissonna de nouveau, les yeux clos, le cœur battant à tout rompre.
Elle voulait cet homme, et maintenant. Qu’importait le lieu, l’endroit, elle n’était pas venue dans ses bras pour qu’il la couvre de rose,  qu’il la couche dans des draps de soie en récitant des vers ennuyeux à mourir.
Elle le voulait pour sa passion. Pour ce parfum de décadence. Pour ne plus être la sang pure inaccessible auréolée de lumière dorée, mais une femme qui s’adonne à une passion, à un feu, à une relation totalement folle et déraisonnable. La décadence oui. L’interdit. La violence d’une passion brutale qu’elle allumait chez lui, qu’il ravivait chez elle.

Elle le retint quand il fit mine de s’éloigner. Se plaqua doucement contre lui, le regard cherchant le sien, sans rien cacher de ce qu’elle ressentait.

_Ne me dites pas qu’il n’y a pas d’arrière salle dans cet établissement…

S’il avait pu savoir, parfois, dans quels genre d’endroits elle avait assouvit d’autres passions, en d’autres temps. Heather Lannister n’était pas aussi respectable et intouchable qu’elle ne le semblait. Elle voulait simplement être elle. Etre libre, entre ses bras, de vivre ce qu’ils voulaient désespérément tous les deux. Et de vouer aux milles diables quiconque voudrait les en empêcher, cette nuit.

Ses mains glissèrent doucement sur son torse à nouveau, puis autour de sa taille. Lui ferait-il l’affront de la repousser ? De ne pas saisir ce moment dans lequel ils plongeaient déjà ? Cela pourrait bien être la dernière fois qu’elle lui laissait cette chance. Celle de ne pas regretter.
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Faust Waltz
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Ce message a été posté Lun 23 Déc 2013 - 7:52

Faust espérait presque que la sang pure le repousse et lui somme de ne pas aller plus loin – enfin, une petite partie de lui l'espérait et ce n'était clairement pas celle qui dominait en cet instant. C'est bien pour cela que quand elle parla d'une arrière-salle, il ne put empêcher un immense sourire d'éclairer son visage, avant qu'il reprenne possession de ses lèvres. Il avait déjà gâché son coup avec une autre – avec une lionne blonde dont l'image s'était effacée dans son esprit, au profit d'une sorcière aux boucles noires. Pour un moment de considération, aussi surprenant qu'il pouvait l'être venant de lui. Cette fois, foi de Waltz, il ne ferait pas autant de ronds de jambe... surtout que c'était elle qui proposait la chose.

Cette fois, il n'allait pas gâcher sa chance.

Il attrapa sa main et la tira jusque derrière le bar, ouvrant d'un coup de pied la porte qui séparait la pièce des cuisines. Quelques pas et c'est une autre porte qu'il poussa, celle de leur salle de repos, qu'ils prenaient aussi pour se changer et manger quand ils travaillaient. Sauf lui. Pas de pause pour le barman. Une table, juste à la bonne hauteur pensa-t-il confusément, quelques chaises éparses et un fauteuil un peu défoncé. Une hésitation pour le fauteuil, pour finalement appuyer la chanteuse contre la table. À la bonne hauteur, il l'avait pensé. L'appuyer, l'asseoir sur la table carrément, glisser ses mains le long de ses cuisses, sous sa robe, jusqu'à atteindre ses sous-vêtements et les retirer dans une urgence enflammée. Ses mains à elle, ou les siennes, quelque chose des deux, détachaient son propre pantalon. Il réussit à la laisser pour attraper quelque chose dans son pantalon, un sursaut de responsabilité et d'intelligence (« Sors couvert », avait ricané Olivier en lui glissant ça dans les poches – il penserait à remercier son crétin de cousin apparemment voyant en plus d'être multi instrumentiste).

Un sursaut perdu, égaré, dans une suite floue des événements.
Dans des gémissements, un prénom murmuré, des vêtements à peu près arrachés, la chaleur, la sueur, un grondement, des soupirs, des ongles qui marquent et des dents qui mordent.
Un sursaut dans son esprit qui perdit pied, comme cela ne lui était pas arrivé depuis longtemps, si longtemps, et cette fois pas pour tuer – pas pour détruire – cette fois pour Heather, pour le feu délicieux au creux de ses reins.

Faust reprit conscience quand il s'alluma une cigarette. Quand il retrouva le goût de réglisse noire sur sa langue et que la lourde fumée s'éleva au-dessus de lui. Heather était assise dans le fauteuil, à demi-nue, et lui assis au sol, pas plus glorieux. Il tourna la tête pour la regarder, alanguie dans l'ivresse suite au plaisir. Magnifique. Les joues si rouges sur une peau si pâle, des yeux si bleus, des cheveux si noirs. Elle semblait irréelle. Irradiait de quelque chose qui ne s'était pas éteint avec l'acte – pire que ça, ça semblait même pire. Plus fort. Le barman se mit à genoux, se tournant vers elle, et leva une main pour effleurer le cou gracieux d'Heather. Une marque déjà violacée y était imprimée. Ses dents. À lui. Un sourire revint étirer ses lèvres alors qu'il se levait légèrement pour faire glisser sa langue sur la blessure fraîche, avant d'y déposer doucement ses lèvres. « On vous dévorerait. » Comme un animal. Un commentaire rauque, amusé, et en aucun cas une excuse. Il n'avait pas à s'excuser pour ça...
… elle l'avait cherché. Elle l'avait voulu. Elle l'avait eu. Et bon sang, il recommencerait n'importe quand.

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« Il n'irait pas le chercher, d'abord parce que c'était Waltz, et qu'il était fou, et qu'il ne fallait pas le suivre, jamais [...] » ▬ Ian Blackburn



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