Détruisons les murs et construisons le futur (Loïs)



 



Détruisons les murs et construisons le futur (Loïs)
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Royaume-Uni :: Bourgs sorciers
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François Loiseau
Jeanne d'Arc
Messages : 905 Crédits : deadpool
Age du personnage : Quarante et un ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Détective
Faction : Ordre du Phénix
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Rapeltout
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Epouvantard : Un loup-garou, un loup-Grendel, recouvert de boue noire et sirupeuse, aux yeux bleus, de glace
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Ce message a été posté Lun 11 Mar 2013 - 0:44

Loïs et toi venez de transplaner, elle accrochée à ton bras, pour Coventry. La ville où tu as vu le jour. Plus précisément, tu es de Pinwheel, le village sorcier tout à côté, dont les terrains s'étendent dans les landes, mais bon, ça... ce sont des généralités. La seule chose à retenir est que pour s'y rendre, vous devez passer par Coventry et ensuite transplaner jusqu'à la gare de Pinwheel, située pas loin de la maison de tes parents. Et la raison de cette petite visite, en ce samedi ? Des travaux de rénovation. Avec toutes les perquisitions ministérielles, tous les interrogatoires, bien des choses avaient changé. Tes parents avaient été interrogés, évidemment, pour la millième fois depuis vingt ans, et heureusement, le Ministère les avait jugés honnêtes. Presque. Français qui n'avaient rien fait pour aller contre le règne du Lord, mais sans taches. Ils avaient accepté de livrer la maison à la fouille et avaient pu garder tous leurs biens. De toute façon, ce n'était pas comme s'ils étaient riches. Ou de sang pur.
Ça faisait que maintenant, ils avaient des travaux de rénovation à faire dans la maison, et qu'au lieu de demander à des employés qualifiés, ils avaient préféré confier le tout à leur fils aîné, aucunement habile de ses deux mains. Toi, donc. Une idée peu judicieuse, à ton sens, que tu as rentabilisé en demandant à Loïs de venir t'aider. Tu l'imagines bien assez douée pour ce genre de choses, étrangement, et puis, elle aura bien quelques techniques moldues à te montrer ! Et pour se défouler, rien de mieux que de... faire des trucs de construction.

Non, tu n'en sais rien.
Et tu as été passablement impressionné par les outils emmenés par ton amie.

Vous marchez sur le chemin qui vous mène jusqu'à la maisonnette bleue, placée devant un petit verger, la neige crissant sous vos pas. « Si on a besoin de trucs supplémentaires, je ne sais pas ce que mes parents ont comme "outils", on pourra aller au village en trouver, ou directement à Coventry. L'affaire d'un aller-retour. » Le verger derrière la maison est glacé et quelques pommes pendent encore aux branches nues des arbres. Tu cognes deux fois sur la porte, enlevant tes gants, et vous attendez quelques secondes avant d'entendre du bruit. La porte s'ouvre et c'est ta mère qui vous accueille et te prend immédiatement dans ses bras, plaquant deux baisers sur tes joues. « Oh, mon cœur, ça fait tellement plaisir que tu aies accepté! On n'a jamais le temps de rien faire, ton père et moi – et c'est ton amie ? Loïs, c'est bien cela ? Eliane, enchantée de vous rencontrer. » Et voilà ta mère en train de faire la bise à ton amie, détaillant son visage de ses yeux vairons, son doux sourire étirant ses lèvres - et tu n'as même pas eu le temps de placer un mot encore. « Vous êtes adorables, de venir faire ça. J'espère que tu aimes la tarte, Théodore en a fait, pour le dessert. D'ailleurs, Théo! François et son amie sont arrivés! Tu vas être en retard au travail et moi chez ma soeur. » Quelques secondes de silence après sa phrase lancée en français et ton père transplane à côté de ta mère, boutonnant le dernier bouton de sa chemise. « Il n'y a pas le feu, chérie. François, comment vas-tu ? Très bien, mais Maman ne m'a pas laissé parler encore. Il rit et se détourne vers ton amie, après avoir serré ton épaule pour te saluer. Une poignée de main pour Loïs, la bise également. Théodore. C'est un plaisir, Loïs. François et Clara nous ont beaucoup parlé de vous. Papaaaa », soupires-tu longuement. Tu as l'impression d'avoir dix-sept ans et de présenter ta première copine à tes parents (chose que tu n'as jamais fait, d'ailleurs)... mais non, tu en as trente-neuf et c'est ta meilleure amie. Il rit doucement et ébouriffes tes cheveux d'une main, avant de prendre sa cape. « Je dois partir, passez une bonne journée vous deux. Et moi ? » L'exigence enfantine de ta mère te fait rire et tu retires ta cape, l'accrochant sur la patère, et aide Loïs à faire de même tandis que ton père embrasse tendrement ta mère avant de transplaner sur le perron de la maison.

Ta mère vous entraîne à la limite de la cuisine et du salon, expliquant de sa voix douce - la même que celle de Clara - ce qu'ils désirent que vous fassiez aujourd'hui : « Alors, on aimerait beaucoup abattre ce mur-là, pour que la cuisine et le salon soient en aire ouverte, ça fait plus chaleureux. Tu garderas la porte, on va l'entreposer dans mon bureau au grenier, pour le moment. Pour la couleur, on a sélectionné un jaune clair pour la partie salon, et quelque chose de plus soutenu pour la cuisine, ça ira très bien avec les boiseries. Faites y bien attention, d'ailleurs. Théodore a fait une tarte, comme je disais, framboises, c'est la préférée de François, affecta-t-elle avec un sourire, et il y a un rôti au four, ça devrait être prêt pour le déjeuner – avec une salade de pommes de terre, ça vous convient? Loïs, François ne m'a pas averti si tu avais des allergies, mais si quelque chose ne te plaît pas, je suis sûre qu'il pourra te confectionner quelque chose à ton goût. » Tu as à peine le temps de hocher la tête qu'elle recommence à parler, replaçant machinalement les mèches de tes cheveux (comme elle fait toujours) : « S'il y a un problème, je suis chez Sophie, tu n'auras qu'à m'envoyer Billevesées. Billevesées? Ce n'est pas un nom pour un hibou, ça, c'est de la torture, Maman. » Elle te flanque une tape sur le bras et va prendre sa cape, rabattant le capuchon sur sa crinière blond vénitien et sourit une nouvelle fois à Loïs. « Je vous fais confiance. Soyez sages ! » Un dernier salut et elle part, vous laissant seuls.

Tes parents ne sont pas d'un naturel bavard, tout comme ta sœur et toi. Ta mère devait tout simplement être excitée de rencontrer une de tes amies - considérant qu'auparavant, tu ne lui avais présenté que Clark et Bruce par extension... Tu soupires et rigoles, regardant ce que tes parents ont laissé. Des pots de peinture qu'ils ont dû a-do-rer acheter dans la partie moldue de la ville, des pinceaux, une masse, des chiffons et d'autres trucs divers qui traînent sur le sol - puisqu'ils ont quand même pris la peine de pousser canapé et table de la cuisine. Tu te tournes vers Loïs, essuyant tes mains sur ton t-shirt (qui décline en lettres sanglantes le titre le plus connu des Merlins, "I don't care about your blood type, only about your love") : « La tarte de mon père est excellente. Si tu n'en manges pas, je prendrai ta portion. Un clin d'oeil. On s'y met ? Je suis très bon pour défoncer des portes, comme tu sais, mais les murs, j'ai jamais fait. »

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mécaniques générales Ma bouche est orpheline, ta peau de mescaline. Reste-là encore quelques minutes, pour me dire : ho mon bel ami, ho mon ange gris, pourquoi les jours sont si courts ? Je disais, ho ma belle amie, ho mon ange gris, pourquoi les jours sont si courts avec toi ?

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Loïs Lang
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Ce message a été posté Mer 18 Déc 2013 - 16:25

Loïs avait hésité avant d'accepter. Parce qu'elle avait du boulot par dessus la tête, parce qu'elle avait des responsabilités, parce qu'elle se devait d'être disponible au moindre hibou et se rendre à la Tour dans l'instant, parce que leurs alliés américains avaient toujours des messages à faire passer, parce que... Et puis elle avait finit par dire oui. Après de longues réflexions et alors qu'elle allait refuser, c'est comme si une force extérieure s'était emparée d'elle pour lui faire acquiescer à la demande de François. Parce qu'elle avait encore une dizaine de réunion en deux jours, parce qu'elle était présente à la Tour même pendant ses jours de relâche, parce que, tout simplement, elle avait besoin d'un break. Certainement pas prendre des congés, Merlin l'en préserve, mais, au moins pendant quelques heures, penser à tout autre chose. Et la rénovation proposée par François était tout à fait ce qu'il lui fallait. Aussi ne s'était-elle pas reprit et avait-elle simplement sourit devant l'enthousiasme de son ami. Et avait-elle rassemblé tous les outils demandés pour l'occasion puisqu'ils avaient visiblement pour consigne de faire cela "à la Moldu". En fait, oui, c'était vraiment parfait. Parfait pour se défouler.

Et voilà pourquoi, aujourd'hui, elle était aux côtés de François quand celui-ci s'était présenté à la maison familiale. Voilà pourquoi elle venait de rencontrer ses parents qu'elle avait saluée poliment, ne sachant pas très bien que répondre à la tornade de paroles qui avait bien manqué de la submerger. Elle avait sourit au père, hésité à tutoyer la mère en réponse, mais hey, elle n'allait pas non plus l'offenser, n'est-ce pas ? Elle n'avait cependant oser que deux mots, un salut, un au revoir, un "Oh non c'est parfait, ne vous en faites pas, ça conviendra tout à fait !". Et; bien sûr, en bonne journaliste, noter très rapidement les quelques informations données sur les travaux à effectuer pour ne surtout pas commettre d'impair. Parce qu'entre elle et François... Mais ils pouvaient gérer et ils feraient tous deux en sorte que cette journée ne tournerait pas à la catastrophe. Après tout, n'avait-elle pas elle-même rénover, seule, un vieil hangar afin d'en faire un appartement tout à fait habitable ? Mais elle se sentait soudain bien plus gauche dans cette maison que ce qu'elle n'avait pu être dans ce hangar à l'abandon. Elle ne se sentait pas à son aise, trop décalée peut être. Pourtant, ce n'était pas le grand luxe, loin de là, même. Sans vivre chichement, les parents de François ne semblaient pas gagner des mille et des cents. Et pourtant chaque meuble semblait précieux. Chaque mur contenait son lot de souvenir. Et elle était totalement étrangère à cela. A une simple vie de famille. Merveilleux.

Une inspiration, un dernier sourire, et c'est presque un poids en moins sur son coeur quand, après de dernières recommandation, Mrs. Loiseau quitte la petite demeure. Pas qu'elle lui soit désagréable, non, c'est tout le contraire. Mais Loïs se sent... Impressionnée, intimidée, presque, par ce petit bout de femme, ce qui ne lui était pas arrivé depuis bien longtemps. Et un instant, elle reste juste sans voix, comme sous le choc de ce qu'elle vient de vivre. La confrontation d'elle, la solitaire, l'orpheline par choix, avec ce monde que François a toujours connu. Celui d'une famille aimante. Et il faut bien l'intervention de son ami pour qu'elle sorte de ce choc passager. Et qu'elle laisse, au passage, glisser sur ses lèvres un sourire amusé. "Laisse moi au moins le temps de la goûter avant de t'approprier ma part ! Et ta galanterie, Mr. Loiseau, où donc est-elle passée ?" Et elle se détend un peu, d'être seule avec lui, plus confronté à ce monde qu'elle ne connaît plus et qu'elle se refuse à envier. Un monde que, peut-être, elle va pouvoir commencer à entrapercevoir avec Clark à ses côtés... Eloigner au plus vite cette pensée, même si elle la fait sourire un peu plus. Elle hoche la tête lorsque François se propose de commencer, retire les vêtements de ville qui recouvre sa vieille tenue de travaux. Mais trouve quand même bon de rajouter, d'un ton très faussement sérieux qui transpire l'humour. "Et d'ailleurs, on parle de moi à ses parents ? Faites attention, je suis quasiment une femme mariée, ai-je besoin de vous le rappeler ?" Et au delà de la plaisanterie, il y a la fierté dont elle ne peut se cacher. Elle n'exhibe pas la bague de fiançailles qui orne son doigt - et qu'elle a tôt fait de mettre à l'abri, d'ailleurs, des affres des travaux - mais c'est tout comme. Oui, elle aussi, elle peut aspirer à une vie de famille heureuse. Où François aura sa place, bien sûr, même si ce ne sera jamais en tant qu'amant. Il fait aussi parti de leur famille.

"Bon... On va commencer par le plus salissant - et le plus dangereux, normalement. Quoi que, avec ta maladresse, hein..." Sourire, clin d'oeil, et avant qu'il ne puisse protester, elle continuer : "Le mur, donc. On va d'abord mettre la porte à l'abri... Sans la défoncer, donc, s'il te plaît, elle ne t'a rien fait celle-là." Et elle est sûr que les parents de François n'apprécieraient que très peu un tel traitement. "Viens m'aider. Et après, on passe aux choses sérieuses. Je te montrerai comment faire." Et à la motivation évidente qu'elle affiche alors qu'elle va se saisir du bas de la porte, attendant qu'il la rejoigne pour la dégonder sans risque, nul doute qu'elle attend la suite avec une certaine impatience. Et le regard en coin à la masse ne peut que confirmer cette envie de passer à la suite. Démolition !

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