[Marion] Wall of regrets



 



[Marion] Wall of regrets
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs
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Ce message a été posté Dim 17 Fév 2013 - 21:03


© Fanatika & EJ (livejournal)





Une journée de travail, encore une. Elle lui semblait toutefois plus légère que les précédentes, comme si sa visite chez Tobias l’avait soulagé d’un poids. Certes, les fantômes étaient encore là. Mais un peu moins présents. Un peu moins effrayants. Cela n’empêchait pas les cernes sous ses yeux et un esprit embrumé et alerte, guettant la moindre ombre suspecte. Wade salua le garde-chasse puis prit le chemin qui menait au Pré-au-Lard. Il s’alluma une cigarette et inspira profondément, qui emplit ses poumons d’une douce fumée tiède, geste qui était devenu machinal. Tous les matins et tous les soirs, il se souvenait brièvement de quelques moments passé sur cette route, du temps où il était encore élève. Il y avait savouré les bonbons achetés chez Honeydukes, testé les nouvelles farces et attrapes sur ses amis, chanté des chansons tout haut, légèrement soûl à cause des premières pintes de bierraubeurres puis des premiers shoots de whiskey pur feu bu clandestinement au Pré-au-Lard… Quand c’était encore un village. C’était le bon temps, où tout était innocent, où l’on se battait pour un rouleau de réglisse et non pas pour des idées politiques. C’était le bon temps où tout le monde se préoccupait de ses notes aux examens et non pas des missions à réussir à tout prix. Mais c’était loin, maintenant.

Wade regarda en face de lui. Les toits des bâtiments de la ville enneigée étaient une vue magnifique et il la remarquait pour la première fois depuis qu’il travaillait à Poudlard en tant que soigneur de créatures. Evidemment, durant sa scolarité, il avait eu de nombreuses occasions d’admirer ce paysage et de l’apprécier mais par la suite, d’autres choses avaient comblé ses pensées. Les tâches ingrates au zoo, la mission foirée avec Emmett, la… La nuit du 27 décembre 2020… Un frisson, comme toutes les fois où il y pensait. Comment faisaient les autres personnes qui avaient vécu ces évènements ? Etait-il le seul à souffrir ainsi ? Etait-il le seul à apercevoir les fantômes de Cléia-Nora et de Liliana, côte à côte, muettes, face à lui, le regard à la fois inquisiteur et implorant ? Robin le qualifierait de timbré. Il ne voulait même pas entendre parler de son ex petite-amie, il n’y avait donc rien à dire. Nevya ne semblait pas comprendre. La famille n’avait pas la même valeur aux yeux de la sorcière qu’aux siens. Personne ne semblait voir à quel point cela pouvait l’affecter.

Wade tourna au bout d’une rue après avoir passé la porte qui séparait le Pré-au-Lard du domaine de Poudlard. Il avait traversé la place centrale de la ville mais avait pris un chemin différent à partir de là, comme il le faisait depuis qu’il habitait dans cette ville. Pourquoi le faisait-il ? Par méfiance, certainement. Il était déjà bien préoccupé avec ces foutus fantômes, il ne voulait pas être ennuyé par des individus lui voulant du mal puisqu’il était Héritier et reconnu comme tel.
De nombreuses boutiques, dont de nombreuses tavernes, desquelles sortaient de nombreuses personnes en état d’ébriété et entraient d’autres qui cherchaient à l’être. Et si lui aussi, il se mettait à boire, réussirait-il à oublier tous ces cauchemars ? C’était le but de tous ceux qui s’enivraient, non ? Il ne désirait pas être réduit à l’état d’une pauvre loque et entacher son nom, cela-dit. Il ne souhaitait pas non plus faire souffrir sa mère encore plus que ce qu’il faisait déjà et rendre son père plus honteux de lui qu’il ne l’était déjà. « Ehhhh, t’es bien mignonne… » Wade ne broncha pas, plongé dans ses pensées. Ce genre d’approche foireuse avait lieu tous les jours, c’était presque devenu quelque chose de normal. « Bas les pattes ! », siffla une voix qui lui était familière. Il leva les yeux. Oui, c’était bien Marion, n’osant dégainer sa baguette face à une épave ivre et certainement pas en possession de tous ses moyens. « Alleeeez quoi, fais pas ta coincée… » Que faire. L’aider ? Pour quoi faire ? Elle t’a jeté un sort, bordel. Mais tu l’as frappée, toi aussi, et maintenant, tu t’en mords atrocement les doigts. Allez, après cette fois, tu pourras définitivement oublier ce malheureux épisode, tu te seras racheté. Vraiment ? Elle ne va pas te remercier mais plutôt te cracher dessus ! Passe ton chemin. Mais… Où est Donald ? Il soupira, roulant mentalement des yeux, jeta le petit mégot restant dans la neige et s’approcha de Marion et de celui-qui-ferait-bien-de-rentrer-chez-lui-très-vite-avant-qu’il-ne-s’énerve. « Vous n’avez pas honte de vous en prendre à une jeune femme ? Vous n’avez donc plus aucun honneur ? » L’individu soûl se tourna vers lui en titubant légèrement, plantant ses yeux aux les veines éclatées dans ceux de Wade, sombre, vides. « Mais de quoi j’me mêle gamin ? Va-t’en avant que j’m’énerve. » Gamin ? GAMIN ? Il en avait assez qu’on le prenne pour un enfant. Il avait accepté ce ‘statut’ au Zoo car il était l’un des plus jeunes des employés et le plus inexpérimenté de tous mais cette pauvre merde qui lui faisait face ne le connaissait pas. Que quelqu’un le retienne, son poing était prêt à lui briser la mâchoire.




Dernière édition par Wade Storm le Mer 24 Juil 2013 - 11:57, édité 3 fois
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Marion J. Vaisey
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Ce message a été posté Mer 20 Fév 2013 - 13:52

« Everything has changed, the faces stay the same. When we were only kids, and we were best of friends. And we hoped for the best, and let go of the rest. The shadows and regrets, we let go of the rest. »

Pousser la porte de l'Hôtel de Ville sans dire au revoir à personne. Parce qu'Elena et Salamander mère étaient en réunion avec leur subalterne respectif et parce que Salamander fils m'avait tapé sur le système comme à son habitude. Pire qu'à Poudlard. Je n'aurais jamais cru ça possible.
J'avais besoin d'air, de respirer, de me vider la tête. Un besoin de vacances, de m'échapper de la réalité. Ah, février 2021… Un an auparavant, je m'échappais tant bien que mal de Poudlard pour ne plus être sous le joug de la Grognard et de la Lewis. J'avais fini mes études à l'école des Ombres, été l'assistante de feu Mervyn Kark et… Voilà. En février 2021, je me retrouvais à Pré-au-Lard, coincée sans pouvoir en sortir de ses barrières invisibles autour du village et cataloguée fugitive. Et Mangemort, surtout maintenant avec la Marque des Ténèbres sur mon bras. Tout ça à cause de l'attentat de décembre. Mais j'aurais pu m'estimer heureuse si ce n'était que ça. Seulement, en plus de me prendre ma vie au Ministère et dans Londres, les américains et les Phénix m'avaient aussi pris ma mère. En presque deux mois, je me faisais à l'idée. Difficilement mais le bout du tunnel commençait à pointer le bout de son nez. Le fait que ce moment difficile avait réussi à nous rapprocher mon père et moi ainsi que mon nouveau boulot avaient aussi contribué à m'aider sans le savoir.

Mais je ne pouvais pas m'en plaindre. Je ne devais pas m'en plaindre. Nous tous ici avions vécu les événements de Décembre plus ou moins mal. Nous avions tous perdu quelque chose ou quelqu'un. Ou les deux. Au moins.
Un frisson me parcourut tandis que je me rendais compte que je n'étais pas dans la bonne rue. Fronçant légèrement les sourcils, je regardais autour de moi pour me situer. J'étais dans la rue des tavernes et des boutiques. En début de soirée, pas mal de gens s'y rendaient pour se changer les idées. Et beaucoup en sortaient déjà complètement saouls. Cet endroit me rappelait ma mission avec l'Héritier Kark. Un bar ouvert tôt, un sorcier bourré à aller « séduire » pour avoir des informations (mais aussi à envoyer paître au bout d'un moment). En parlant d'Arutha, des rumeurs circulaient sur son changement de faction. On se murmurait chez les Ombres travaillant à l'Hôtel de Ville qu'il était passé chez les Héritiers. Je ne savais quoi penser de cette nouvelle. Arutha Kark, Héritier ? La bonne blague. Arutha était Héritier autant que mon père était Ombre. Cependant, je ne le voyais plus au QG, je ne savais même pas s'il était toujours dans la Brigade. Bref, même si imaginer Arutha en Héritier ne me semblait pas vraiment crédible, je ne pouvais pas en être totalement certaine. Et je me voyais assez mal le trouver pour lui poser la question. « Qui vivra, verra » comme disait le dicton.

    « Ehhh, t'es bien mignonne… »

Un vieux lourdaud complètement fait et qui venait de sortir de l'une des tavernes se croyait irrésistible sous l'effet de l'alcool et donc pensait que de sortir une phrase foireuse pour draguer une fille, en l'occurrence moi, allait facilement faire l'affaire. Je roulais des yeux. Pitié, pas encore. Un pervers de première m'avait suffi, pas la peine d'un deuxième. Seulement il tenta de s'approcher.

    « Bas les pattes ! », sifflais-je méchamment en direction du sorcier bourré, le repoussant en le faisant lâcher mes bras alors qu'il me demandait de ne pas faire ma coincée. Désolée, pas mon type. Sérieusement il fallait quoi pour ne pas se faire aborder de cette façon dans la rue (à part ne pas se tromper de rue, évidemment) ? Que Donald soit à mes côtés et fasse son bull-dog ? Il n'était pas là pour ça et je n'étais pas une pauvre petite princesse à sauver tout le temps.

    « Vous n'avez pas honte de vous en prendre à une jeune femme ? Vous n'avez donc plus aucun honneur ? » s'énerva le jeune homme à côté de moi d'une voix qui m'était bien trop familière. Je tournais la tête en direction de la voix comme pour me confirmer l'identité du jeune homme.

Wade.

Wade Storm était venu jouer le chevalier servant ? Pour moi ? On était en train de me faire une blague là en fait ? Même si l'heure actuelle ne s'y prêtait. Sauf que personne ne sortait pour me faire comprendre que je rêvais ou que c'était effectivement une blague. La scène était on ne pouvait plus réelle et le sorcier bourré commençait à s'énerver. Ce qu'il ne savait pas, mais que moi je savais encore, c'était qu'il ne fallait pas sous-estimer Wade. Et le traiter de gamin, c'était le sous-estimer. Si je n'agissais pas dans trente secondes, Wade allait s'énerver. J'aurais pu le laisser se débrouiller. Après tout, il avait voulu jouer les princes charmants. Et puis, l'an dernier dans le Poudlard Express, il m'avait abandonné comme une vieille chaussette en me laissant me faire tabasser par ses copains Héritiers.
Seulement au seul moment où je pouvais me défendre seule, monsieur Storm se décidait de m'aider. Il n'était pas obligé mais il l'avait fait. Et rien que ça méritait explications. Alors il ne fallait pas qu'il parte dans une bagarre. Je me mis derrière Wade, le pris par les deux bras (tout en retenant celui qui allait s'écraser sur la tête de l'abruti fini devant nous) et le forçai tant bien que mal à le faire avancer dans l'autre direction.

    « Laisse tomber, il en vaut pas la peine. »

J'avais l'impression de me comporter avec lui comme… Comme avant, oui. Mais rien ne pouvait être comme avant. Je n'eus pas le temps de dire quelque chose que le lourdaud avait décidé qu'il n'en avait pas fini avec Wade.

    « C'est ça gamin, fais toi sauver par ta copine. Mauviette. »

Je fermais les yeux par exaspération, relâchant ma poigne sur Wade qui en profita pour retourner sur ses pas, mettre un coup de poing dans la tête du sorcier lourdaud et le mettre à terre par la même occasion, l'alcool ne l'aidant pas vraiment. Si toute fille cruche qui se respectait (enfin « respectait » était un grand mot) allait être aux anges de voir un jeune homme prendre leur défense, je me contentais de croiser les bras et de le regarder, légèrement exaspérée.

    « C'est bon, t'as fini de faire ton espèce de valeureux chevalier ? Je pouvais l'envoyer bouler toute seule tu sais. »

J'aurais pu dire merci. J'aurais pu être plus sympathique. Si ça avait été quelqu'un d'autre que Wade. S'il n'y avait pas eu toute cette histoire. Si je ne le connaissais pas aussi bien. Si on était toujours amis… Je ne lui admettrais pas, mais notre amitié passée me manquait. Mais là tout de suite, je préférais savoir pourquoi cet élan soudain pour me sauver la mise.

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Ce message a été posté Mer 27 Fév 2013 - 18:19




« Vous n’avez pas honte de vous en prendre à une jeune femme ? Vous n’avez donc plus aucun honneur ? » Il se tenait là, le poing prêt suite à la réponse du pauvre alcoolique, misérable et détestable. Elle le retint et l’incita à partir, à ne pas se préoccuper de cette loque ambulante, ce qu’il fit car au fond de lui, il savait que c’était la chose la plus sensée à faire. Gamin… Mauviette. Bingo. Jour de chance pour l’homme – si on pouvait encore le qualifier ainsi – éméché, il venait de prononcer les mots magiques pour un aller direct pour le sol, qui l’accueillerait les bras ouverts. Il devrait jouer au loto, pour voir si sa chance ne se résumait qu’à un coup de poing gratuit ou pour quelque chose d’un peu plus important. Le coup partit tout seul, pas assez puissant pour qu’il ait une dent en moins mais assez fort pour qu’il ait un bel hématome ornant son visage délabré pendant une bonne semaine.
Lorsqu’il revint près de Marion, elle ne portait sur lui rien d’autre qu’un regard dépité et ça aurait carrément effrayé Wade s’il en avait été autrement. « C’est bon, t’as fini de faire ton espèce de valeureux chevalier ? Je pouvais l’envoyer bouler toute seule, tu sais ? Tu parles, à la fin du mois, il t’aurait collé comme une sangsue. » Une réponse froide, Wade ne cherchait pas de remerciement. Pourquoi avait-il agi de la sorte d’ailleurs ? Non, le preux chevalier, ce n’était pas lui. Quoique. Il l’était avant, à Poudlard, avec Ashley malgré les nombreuses fois où elle l’avait engueulé pour ça. Le souvenir des yeux plissés de colère de la Gryffondor fit naître l’esquisse d’un sourire sur son visage inexpressif. Cette ébauche se transforma en un réel sourire lorsqu’il se remémora toutes les fois où Marion l’avait sermonné comme c’était le cas à présent. Il leva les yeux sur la jeune femme, une petite lueur malicieuse. Comme avant. Il entrouvrit les lèvres, pour la charrier. Comme avant.

Puis la réalité le rattrapa. Comment s’adresser à quelqu’un avec qui on s’est battu verbalement puis qu’on a ignoré pendant plus d’un an pour des raisons politiques ? Comment s’adresser à quelqu’un qui vous a lancé un sort ? Comment s’adresser à quelqu’un qu’on a pris en lâche, à quelqu’un qui était alors en position d’infériorité ? Comment s’adresser à elle après lui avoir fait pire que ce miséreux ivre ? On voulait faire la morale ? Maintenant, il réalisait sa connerie. Son sourire s’évanouit. Il n’aurait jamais dû intervenir. Elle s’en serait sortie, sans lui. Cherchait-il un moyen de racheter sa faute ? Ce n’était certainement pas celle-là car au fond, la culpabilité ne disparaissait pas. Il jeta un coup d’œil à sa main qui commençait à rougir à cause du choc mais aussi à cause du froid.
Il fallait éviter la gêne qu’entrainerait un silence prolongé. Maintenant. « Où est Donald ? Il est toujours là pour toi d’habitude. » Oui mais ‘d’habitude’, c’était avant.
Cette dernière remarque sonnait comme un reproche mais au fond de lui, Wade se sentait totalement ridicule. D’un côté, un comportement digne d’une girouette. De l’autre, des propos qu’il regrettait instantanément. Non, pour dire la vérité, il regrettait tout depuis le début. Mais le retourneur de temps n’était pas entre ses mains et il ne pouvait pas changer le passé pour éviter cette scène tout sauf agréable. Il fallait qu’il assume les conséquences de ce qu’il avait fait deux minutes plus tôt et surtout, deux ans plus tôt. « Je suis désolé. Je suis vraiment désolé, je n’aurais pas dû. » De mieux en mieux ! Réalisant ce qui avait échappé de ses lèvres, Wade fit un pas en arrière puis se détourna pour partir. De toute façon, elle le prendrait certainement pour ce qu’il venait de faire, pas pour ce qu’il avait fait dans le Poudlard Express lorsque ses alliés lui avaient tourné le dos. Elle le considérerait comme un fou pour le restant de sa vie, tant pis. Mais ces excuses, qui étaient censées rester au creux de ses pensées, ne le soulagèrent pas du poids qu’il portait depuis longtemps à présent. Trop longtemps. Il se ravisa. « Tu as raison, je n’aurais pas dû m’en mêler alors que tu n’avais pas besoin de moi. Il faut pas traîner trop longtemps dans les rues, rentre bien. » Toujours ce même goût amer mais il passerait avec le temps. Du moins, il fallait l’espérer.




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Marion J. Vaisey
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Ce message a été posté Lun 4 Mar 2013 - 19:09


    « Comme si ça t'intéressait de t'occuper des potentielles sangsues que je pouvais avoir sur le dos à la fin du mois. », avais-je rétorqué à voix basse, hors de portée de l'oreille de Wade.

Cette réponse n'expliquait toujours pas l'action de l'ex-Gryffondor. Je pouvais gérer ce troll de sorcier de rang inférieur et bien trop ivre pour avoir ne serait-ce qu'une lueur de génie. Pourquoi aujourd'hui ? Pourquoi maintenant ? Car il y a presque deux ans, il aurait pu m'aider à faire en sorte que ses copains Héritiers ne me tabassent pas. Il aurait pu m'aider à ce moment-là, à jouer les preux chevaliers. Même si nous étions dans différentes factions. Si la situation avait été inversée, j'aurais… J'aurais fait quoi en fait ? L'aurais-je aidé à ne pas se faire tabasser par des élèves Ombres ? Je ne l'aurais peut-être pas sauvé pour qu'il puisse s'échapper et rejoindre ses copains Héritiers. Mais j'aurais tenté de stopper les autres de le tabasser, c'était une évidence. Seulement, contrairement à moi à cette époque, Wade savait se défendre. Il ne se serait jamais retrouvé dans cette situation. Et puis c'était un garçon, il savait se battre. Alors même si on inversait la situation, il n'aurait même pas eu besoin de mon aide. Il s'en serait sorti tout seul, en évitant même la mise à tabac. Oh et puis scroutt à la fin ! Réfléchir à la façon dont j'aurais réagi lors de l'attaque du Poudlard Express si les rôles avaient été inversés n'allait rien changer à la situation présente : Wade venait de m'aider sans raison valable. Et visiblement, cela le faisait sourire.

Sourire ? La réaction sur son visage, bien qu'elle avait duré une fraction de secondes, m'avait laissée perplexe. Pendant ce très court instant, je retrouvais le visage du Wade d'il y a quelques années, prêt à réagir face à ma remarque. Comme lorsque j'avais l'habitude de le mettre en boîte et qu'il décidait de me charrier de façon bon enfant. Quel mauvais timing ! Le passé et les souvenirs décidaient à refaire surface maintenant. Alors qu'il était trop tard pour effacer les événements de ces deux dernières années. Cette fin de notre amitié de longue date à cause des factions et de tout ce qui avait suivi. Notre amitié brisée était un écho du mariage brisé de mes parents. Et du même type que l'amitié brisée entre mon père et mon parrain.

La question de Wade me sortit de mes réflexions peu réjouissantes sur le passé. Donald ? Il était encore à l'Hôtel de Ville, à s'entrainer avec les autres de la Brigade. Et puis, j'étais assez grande pour me balader dans Pré-au-Lard toute seule.

    « Donald ? D'habitude ? Ça fait bien longtemps que j'ai décidé de ne plus l'avoir comme chien de garde à mes côtés pour chacun de mes déplacements. Surtout à Pré-au-lard. »

Cette remarque servait à quoi ? A me rappeler que l'étiquette qui me collait à la peau était celle de « Petit génie incapable de se défendre » ? Ou tout simplement une maladresse pour tenter de faire la conversation ? Je penchais pour la deuxième solution même si cette remarque me blessait. J'en avais marre qu'on me considère comme une pauvre sorcière sans défense, intelligente sur le papier, inefficace pour le combat. La bataille de Décembre face à certains Phénix (et même carrément face au chef de leur faction, je l'avais appris après) ainsi que la mission de Novembre avec Arutha Kark m'avaient prouvé que je n'étais pas juste un cerveau. Que je pouvais être efficace, même si je n'allais pas être une duelliste hors pair en deux temps trois mouvements. Mais je n'étais pas inutile. Et j'allais tout faire pour ne plus l'être. L’échec de l’attaque du Poudlard Express résonnait incessamment dans mes oreilles. Malgré mes réussites, cet échec revenait sans cesse pour me dire « Oui mais là, tu as échoué Marion. Pathétique ». Et plus jamais je n’entendrai cette voix. Foi de Marion Juliet Vaisey.

Les excuses de Wade me firent ramener sur Terre. Désolé ? Désolé de quoi ? Désolé d’être intervenu ? Ou désolé d’autre chose ? D’où sortaient ces excuses trop exagérées par rapport à ce qu’il venait de se passer ? Je restais bouche-bée. Je ne savais pas quoi dire, je ne comprenais pas. Rien n’avait de sens. Les excuses exagérées, le comportement de Wade. Rien. Je voulus dire quelque chose mais aucun son ne sortait de ma bouche. Et Wade en profita pour continuer sur sa pensée et partir. Se défiler. Il en était hors de question. Non pas parce que c’était un comportement indigne d’un Gryffondor tel que lui mais parce que c’était trop facile. Faire une action, s’excuser pour Merlin savait quoi et partir. Comme ça, sans explications. Cela ne marchait pas avec moi et Wade Storm devait être bien placé pour savoir qu’il ne pourrait pas partir de cette manière.

    « C’est tout ? Tu décides de partir après avoir voulu m’aider et t’être excusé pour Merlin sait quoi ? C’est trop facile ça Wade. Surtout que tes excuses ne semblaient pas être simplement pour ton action généreuse de preux chevalier. Puis de toute façon, te défiler de cette façon ne servirait à rien. Pré-au-Lard est bien trop petit pour que tu ne me croises plus sur ta route par hasard.»

J’avais dit cette phrase sans bouger d’un pouce, les poings sur les hanches, exaspérée. Non, il ne partirait pas comme ça. Et s’il le faisait, j’irai le chercher. J’avais besoin de savoir. Je n’étais pas une Serdaigle pour rien. Ni n'avais comme idole Rowena Serdaigle pour rien.

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Ce message a été posté Lun 11 Mar 2013 - 17:51




Il n’avait pas fait deux pas que la voix de Marion, qui commençait à monter dans les aigus, retentit. Bien sûr, il aurait dû s’en douter : elle n’en avait pas fini avec lui. « C’est tout ? » Oui, c’était tout. Il n’y avait rien de plus à dire. Il soupira discrètement – ou il finirait avec la baguette de l’Ombre plantée dans son crâne Morgane-seule-sait-comment – et se retourna, l’air à la fois indifférent et ennuyé. Au fond de lui, il était plus contrarié et il n’osait croiser le regard de Marion.

« Tu décides de partir… » Oui, il décidait de partir, car il était dangereux de traîner longtemps dans les rues, et il lui avait demandé de rentrer prudemment également, histoire de ne pas lire les nouvelles de sa mort le lendemain matin dans le journal local. Oui, il décidait de partir aussi parce qu’il pensait en avoir fini avec elle, il pensait avoir fait sa part des choses, parce qu’il pensait qu’elle comprendrait plus tard – n’était-ce pas la caractéristique des filles tourner et de retourner les propos de leurs interlocuteurs durant des jours, après tout ? Certes, il lui arrivait également d’avoir des moments semblables (notamment lorsqu’il repensait sans cesse à sa dernière discussion avec Darius… A laquelle il ne voulait pas penser justement) mais il lui avait semblé que ça arrivait plus souvent aux filles… Naïveté ou lâcheté ? Il penchait plus pour la naïveté d’avoir pensé qu’elle le laisserait partir sans rien dire.
Elle voulait des réponses, évidemment. Il aurait dû y penser avant de laisser les mots s’échapper de sa bouche sans son consentement. Stupide Wade. Stupide Wade. Et voilà qu’il pensait comme un elfe de maison. « C’est trop facile ça, Wade. » Parfois, il n’y avait rien de mieux que la facilité… Pour se mettre dans un sacré pétrin. Ça n’avait même pas été volontaire d’abord. « Surtout que tes excuses ne semblaient pas être simplement pour ton action généreuse de preux chevalier. » Elle marquait un point, comme d’habitude. Pas un mot pour la contredire, juste un haussement d’épaules qui semblait nonchalant mais qui était en réalité nerveux. Pour une fois, il acceptait le fait qu’on lui dise qu’il se défilait car il le faisait de plein gré. Et s’ils se croisaient au hasard, alors quoi ? Elle allait le harceler pour savoir ce qu’il renfermait dans ce crâne ? Hah ! La bonne blague. Il n’avait pas fait exprès de la rencontrer en rentrant de Poudlard, il avait été impulsif – Marion savait très bien à quel point il pouvait se comporter de manière spontanée et irréfléchie – et il avait laissé échapper quelques mots par inadvertance.

Wade pouvait sembler calme et malgré son profond embarras, il ne pouvait s’empêcher d’avoir une colère qui avait commencé à mûrir à la vitesse de la lumière contre la jeune femme dès qu’elle avait prononcé ses derniers mots avec un ton qui lui avait paru narquois. Ces Ombres… Aucune gratitude. Tous méprisants. Tous suffisants. Tous méprisables.
Certes, quelques minutes plus tôt, l’apprenti garde-chasse considérait qu’elle n’avait pas besoin de le remercier mais la façon dont elle s’adressait à lui avait le don de l’enrager. Cette instabilité émotionnelle qui l’habitait était plus que gênante mais à présent, il ne pouvait réprimer l’envie de lui hurler dessus pour la calmer dans ses ardeurs de jeune fille exaspérée parce qu’elle souhaitait se montrer originale en ne remerciant pas quelqu’un ayant fait preuve de bonté et qui se la jouait miss-je-sais-tout-et-j’ai-toujours-raison-et-je-le-sais. « Alors quoi ?! Tu veux que je m’excuse aussi pour t’avoir présenté des excuses qui t’ont semblée incompréhensibles ? Très bien ! Je suis navré, votre sainte majesté, de vous avoir plongée dans les ténèbres alors que vous êtes habituée à la lumière du savoir ! » Wade réalisait à nouveau ce qu’il venait de dire. Trop tard pour se rattraper. Et toujours pas de retourneur de temps en vue pour le sauver de la merde de dragon dans laquelle il avait plongé tout seul, comme un grand.
La haine qui l’avait habité était retombée au-dessous de zéro dès qu’il avait fini de débiter ces conneries. Il avait l’impression d’être un yo-yo sur une échelle des sentiments et qu’on ne lui laissait pas le temps de réfléchir réellement à ce qu’il allait dire. « Désolé, ce n’est pas ce que je voulais dire… » Etait-ce une envie suicidaire réprimée au fond de lui qui en profitait pour s’exprimer ? Ou la frustration due à la guerre inter-faction qui ne semblait pas avoir de fin ? Probablement un instinct de protection contre le monde extérieur, les blessures, les souvenirs douloureux. Mais aucune de ses hypothèses n’était envisagée par Wade, qui se préoccupait plus de la façon dont il allait essayer de réparer les dégâts. Dès qu’il ouvrait la bouche, il disait des bêtises une fois sur deux. Et à présent, le pot était cassé, réduit en poussière, irréparable.

Il inspira, comme pour se donner du courage. Gryffondor, hein ? « Il y a deux ans, j’étais aussi parmi eux. Dans le Poudlard Express. Alors que les Ombres nous avaient tournés le dos. Alors qu’on était censés être des alliés. Désolé pour ça. » Tiens, pour une fois qu’il ne disait pas une connerie… Il semblait que ce soit la vérité qui avait décidé de sortir de sa bouche cette fois. Bien. « Je m’en veux encore pour ça malgré ton sort. Je n’en suis pas fier, loin de là même. Je n’aurais pas dû. Maintenant, tu sais. »


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Marion J. Vaisey
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Ce message a été posté Mer 13 Mar 2013 - 22:20


Voici Wade Storm dans toute sa mauvaise foi. Tenter de partir mais rester parce que je le retenais. S’énerver après un simple haussement d’épaule et en apparence calme, parce qu’il savait intérieurement qu’il n’avait rien à redire sur ce que je venais de lui reprocher. Et s’enfoncer, encore une fois. Continuer à creuser alors qu’il avait déjà atteint le fond.

Car oui, Wade s’énervait contre moi. De façon spontanée en oubliant de tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de déblatérer autant de débilités. Sainte Majesté ? Lumière du Savoir ? Si les êtres humains avaient été beaucoup plus simples à déchiffrer que ce que les livres nous enseignaient, cette guerre de faction n’aurait sûrement jamais eu lieu. Et les déchirures que nous avions tous plus ou moins vécues à cause de cela n’auraient pas vu le jour… Regrets, toujours des regrets. Il y avait de ces personnes avec qui regarder en arrière était inévitable. C’était exactement ce qui se passait avec moi lorsque Wade était impliqué dans l’histoire.

Je le laissais faire. S’énerver pour rien contre moi. Je restais légèrement estomaquée face à lui, sans bouger. Sans réagir. Qu’il s’enfonce, je ne l’aiderai pas à remonter. Cela lui ferait les pieds à cet Héritier. Et son « Désolé » ne mit d’ailleurs que très peu de temps à venir. Le cerveau de l’ex Gryffondor et Héritier fonctionnait en fin de compte ? Trop tard, dommage.
Je l’observais de la tête aux pieds, ne sachant quoi dire ou faire. Partir, et ainsi mettre à exécution son conseil de tout à l’heure, ou rester et le regarder sans piper mot. Si lui dire merci n’avait pas été précédemment dans mes options, m’abaisser à lui crier dessus sans raison particulière n’était pas dans mes projets. Alors partir semblait en fin de compte une bonne chose. Tant pis pour les questions sans réponses dans mes pensées. Tant pis pour les prochaines rencontres dans Pré-au-Lard. Tant pis pour tout. Il ne fallait plus que je vive dans le passé, que j’arrête de regretter notre amitié. Chose plus facile à dire qu’à faire.

    « Tu sais quoi ? Tu avais raison tout à l’heure. Il vaut mieux qu’on en reste là. Fais attention à toi en rentrant. »

Je lui faisais dos, prête à tourner les talons lorsqu’il mentionna l’événement « d’il y a deux ans ». Je m’arrêtais net, ne voulant absolument pas me retourner. Ne pas voir son visage, ne pas croiser son regard.
Wade n’avait pas eu besoin de préciser l’événement particulier dont il parlait pour que je comprenne, bien qu’il le fit malgré tout. Rentrée 2019, attaque groupée des Ombres et Héritiers contre les Phénix dans le Poudlard Express. Tout était organisé, nous étions prêts. Donald et moi faisions équipe avec Wade et tout se déroulait comme prévu lorsque… Lorsque je fus séparée de Donald. Lorsque les Héritiers autour de moi commencèrent à s’en prendre à moi, à retourner leurs vestes comme les girouettes qu’ils étaient. A…

Je sentis mon cœur se serrer, les larmes monter et ma bouche se sécher. L’événement me revenait en mémoire comme s’il s’était déroulé la veille. Ce jour où je m’étais sentie faible comme jamais auparavant. Ce jour où ils s’y étaient mis à plusieurs pour me tabasser. Ce jour où, si Donald n’était pas venu me sortir de là, j’y serais probablement restée. Et là, Wade Storm me balançait en pleine face qu’il avait participé à ma mise à tabac et qu’il regrettait ? Wade Storm, le gamin rieur à faire des blagues débiles d’aussi loin que je pouvais m’en souvenir ? Wade Storm, celui qui était un de mes amis avant l’émergence des factions ? Celui qui aurait pourtant eu des réticences à s’en prendre à une fille ?

Je me retenais difficilement de ne pas pleurer. Pas maintenant, pas devant lui. Pas pour ça. Je haïssais ces pauvres cruches qui n’étaient qu’un livre ouvert pour le monde avec leurs crises de joie ou de tristesse. Je ne voulais pas me haïr pour avoir réagi de façon aussi faible devant Wade. Surtout qu’en plus son excuse pour s’en être pris à moi était une histoire de… Sort ? Quel sort ? C’était quoi cet argument minable ? D’ailleurs, c’était quoi cette excuse minable ? Presque deux ans pour qu’il sorte ça de sa bouche. Presque deux ans qu’il regrettait. Et il fallait le plaindre ? Lui pardonner son comportement ? La bonne blague.

J’étais mal, j’arrivais à faire en sorte de ne pas pleurer mais la menace que les larmes tombent était toujours présente. Et j’avais mal. Blessée et en rogne. Si lui mettre mon poing dans la figure avait été un vrai soulagement, je l’aurais fait sans hésiter. Mais ce n’était pas le cas. Cela ne remplacerait jamais les cauchemars les deux mois qui avaient suivi. L’échec psychologique d’avoir été faible et incapable de s’en sortir seule. Rien. Je me retournais alors vers lui, beaucoup moins assurée que dans ma tête.

    « J’ai failli y rester ce jour-là, dis-je d’une voix chevrotante, voix que n’importe quelle personne pouvait avoir lorsque les larmes coulaient. Mais pas les miennes. Pas encore. Et toi tu me balances de but en blanc que tu faisais partie de ces élèves-là qui n’en avaient strictement rien à foutre que j’y laisse ma peau ? J’ai failli y rester et tu t’excuses pour ça ? Tu as cru que j’allais ouvrir mes bras, te prendre dans mes bras et te dire que je te pardonnais ? Que ça allait peut-être soulager ta conscience ? Tu y as vraiment cru Wade ? Car personnellement je n’y aurais pas cru une seule seconde. Et le pire dans l’histoire c’est que si les autres qui m’ont fait « passer un sale quart d’heure » n’étaient pas forcément des têtes connues, toi si. On était très bons amis Wade et tu n’as pas hésité à t’en prendre à moi. Je me sentais stupide d’un coup, à tenter de me mettre à sa place. Je ne l’aurais pas tabassé malgré tout. Je ne savais pas si j’aurais fait en sorte qu’on le laisse tranquille mais je n’aurais pas participé à sa mise à tabac. Je marchais en la direction de Wade, sentant les premières larmes couler sur mes joues. De mieux en mieux ça Marion. Tout ça pour quoi ? Pour un sort ? Mais quel sort Wade, QUEL SORT HEIN ? C’est quoi cette excuse à deux NOISES pour justifier ton acte ? Pour dire que tu t’en veux et que tu m’en as voulu pour ÇA depuis tout ce temps ? Je riais jaune, pas prête de m’arrêter de parler. C’est une blague. Peut-être que t’aurais mieux fait de garder ça pour toi finalement. Ou alors peut-être que je dois te remercier au final. Merci pour les cauchemars. Merci pour ces souvenirs qui ne s’effaceront jamais de ma mémoire. Merci. Parce que grâce à ça, j’ai décidé de ne plus jamais me retrouver dans une situation pareille. Jamais. Plus jamais je ne serai cette pauvre petite proie facile, cette princesse à sauver car trop pathétique pour se défendre seule. Plus jamais je ne serai en position d’infériorité. »

Tout était allé trop loin pour revenir en arrière. Et pourtant, malgré la révélation de Wade, je n’étais pas prête à arrêter de regretter. Mais je me contentais d’essuyer rageusement les larmes qui continuaient de couler, tentant désespérément de me calmer. Je laissais transparaître mes émotions en plein Pré-au-Lard. On avait tout vu.

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Ce message a été posté Ven 22 Mar 2013 - 18:39




Elle restait dos à lui. Il était las, fatigué comme si le fait d’avoir révélé l’objet de ses excuses lui avait pompé les dernières barres d’énergie qu’il lui restait. Les mains enfoncées dans les poches de son manteau, il attendait, les épaules basses. Sa révélation ne paraissait pas avoir allégé le poids de la culpabilité qui pesait sur ses épaules. Ni l’avoir alourdi. Mais il n’aurait pas été dans la capacité de garder ça toute sa vie. Qu’elle soit à présent une ennemie ou pas, elle restait une personne qui, un jour, avait été son amie. Il avait agi de façon exécrable avec elle sans qu’elle le sache mais s’il avait encore attendu avant de le lui avouer, les conséquences auraient été pires.

Elle se tourna. Enfin ? Pas vraiment, il aurait préféré qu’elle reste dos à lui. La déception qu’il voyait refléter dans ses yeux était insupportable et il déglutit avec difficulté avant qu’elle commence à lui crier dessus. A lui reprocher ses actions. Pas de rancœur, seulement la déception d’avoir agi de la sorte deux ans plus tôt. Il la laissait s’exprimer, monter dans les aigus, montrer son ressentiment envers lui. Que pouvait-il lui dire ? Pouvait-il lui reprocher de s’emporter ? Non, elle était dans son droit et il ne le lui retirerait pas.
Les mots semblaient résonner de façon lointaine dans ses tympans. Comme s’il était dans un rêve. Il voyait son visage se tordre de douleur, les premières larmes glisser. Non, pas ça. Ne pleure pas. Il pouvait tout endurer sauf des pleurs. Il recula d’un pas, comme effrayé par ces larmes brillantes.

Et voilà qu’elle finissait avec des remerciements. Et voilà qu’il restait immobile comme une statue, jusqu’à qu’il ouvre sa bouche pour répliquer, d’une voix basse et calme malgré un tremblement perceptible, ses yeux navrés défiant la lueur déterminée qui brillait dans ceux de Marion. « Quel sort ? Tu me reproches de t’avoir mise à tabac – tu n’as pas tort, j’accepte ça – mais tu nies m’avoir jeté un sort ? C’était un Lashlabask. Un foutu Lashlabask. Il venait de ta baguette, j’ai vu le rai de lumière jaune qui en a jailli et qui m’a touché au visage. Nier va t’apporter le réconfort j’imagine. Eh bien nie, je t’en prie. Mais je sais ce que j’ai vu, je sais que tu me visais. Tu pensais être la seule à être blessée dans la bataille ? Tu pensais être la seule à avoir subi une mise à tabac ce jour-là ? Tu pensais être la seule à avoir fait des cauchemars ? Tu pensais être la seule à avoir frôlé la mort ? Certains ont perdu la vie. Ils étaient fils ou filles, frères ou sœurs, amis de quelqu’un et eux, ils ne reviendront plus. Eux, on les regrettera parce qu’on ne peut rien faire d’autre. Toi tu es encore là, debout, vivante, devant moi. Mon action est condamnable mais ça ne t’innocente en rien. Je ne me plains pas d’avoir été brûlé au visage au point d’être à moitié aveuglé dès le début de la bataille. Je ne me plains pas d’avoir eu à subir votre trahison et d’avoir eu à sauver ma peau de n’importe quelle manière à cause de votre trahison. C’était une bataille au milieu d’une guerre et malheureusement, tous les coups sont permis, surtout quand on subit un retournement de veste. » Sa paupière droite frémit à cause du fait que lui-même, il ne se pardonnait pas cette action. Il avait toujours défendu l’égalité des sexes, toujours tenu tête à quiconque s’en prenait à une fille et voilà qu’il n’avait pas fait mieux que les persécuteurs les plus sadiques de Poudlard. Il avait même fait pire. Il avait contredit toutes ses valeurs, ils les avaient trahis par haine et par frustration. « Tant mieux si cet épisode t’a permis de devenir une grande fille autonome et indépendante et tout le foutoir qui va avec. Tant mieux si ça a fait de toi une personne plus forte. Mais n’oublie jamais que tu n’es pas seule. Il n’y a pas que toi et tes proches que cette guerre touche. Chacun en subit un jour ou un autre les conséquences. On y a tous perdu quelque chose. Son innocence, sa fierté, son sourire. On y a tous perdu quelqu’un. Une cousine, des amis, un père… » Sa gorge se serra mais sa voix restait froide et tranchante. « Je ne prétends pas être quelqu’un au comportement irréprochable, loin de là. La preuve, avec ce que je t’ai fait et ce que j’ai dû faire à d’autres. Mais je sais reconnaître mes erreurs et je me tais quand je reçois un foutu sort. Je me tais et j’avance parce que je sais que ça fait partie des dommages de guerre. Peut-être que je suis con d’accepter, et vas-y, je t’en prie, tu peux y aller si tu veux me traiter de tous les noms. Tu peux y aller si tu veux me frapper comme… Comme je l’ai moi-même fait. Mais arrête de te voiler la face. Arrête un peu de faire l’égoïste. Le monde ne tourne pas autour de toi. Tu n’es pas seule à être victime de cette guerre. Tu n’es pas la seule à faire des cauchemars. Tu n’es pas la seule à être haineuse.»


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Marion J. Vaisey
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Ce message a été posté Mar 9 Avr 2013 - 14:49


Etait-il sérieux ou le faisait-il exprès ? Un Lashlabask dirigé vers lui et consciemment en plus ? Alors qu'il y a à peine trente secondes il me balançait à la figure qu'il me tabassait et j'en étais tombée des nues ? De mieux en mieux ça Wade. Un de ces jours, il lui faudrait apprendre à utiliser son cerveau parfois. Ou peut-être était-ce trop demandé pour l'ex Rouge et Or ?
Je m'avançais vers lui, comblant l'espace qu'il avait créé quelques temps avant par peur ou je ne savais quoi d'autre. Wade avait raison d'avoir peur.

    « On va faire un jeu Storm : celui d'utiliser son cerveau trente secondes. Il y a moins de cinq minutes, tu me balances de but en blanc que tu faisais partie du groupe de personnes m'ayant tabassé lors de l'attaque du Poudlard Express. Crois-tu VRAIMENT que j'aurais réagi de la sorte si j'avais SU tout cela il y a deux ans ? Tu ne penses pas que, par exemple, j'aurai été amère il y a bien plus longtemps que maintenant et qu'on aurait eu cette discussion plutôt à Poudlard ? » Je soupirais d'exaspération. Même un gamin se serait rendu compte que son accusation ne tenait pas la route. Mais visiblement pas Wade. « Je suis incapable de me souvenir des têtes des personnes qui m'ont tabassé. Mais je sais que ce sont des Héritiers, il n'y a que vous pour faire les girouettes comme ça et il ne restait plus de Phénix à l'endroit où on était. Et puis, tu penses très franchement que j'allais me laisser me faire tabasser sans tenter de me débattre ? Oui j'ai essayé de riposter avec mes poings mais je ne suis pas très expérimentée en combat. Oui j'ai balancé des sorts pour me défendre mais ils n'ont pas fonctionné. Ou du moins que sur toi visiblement, puisque tu le dis. Mais alors croire que je te visais toi en particulier, c'est bien la pire stupidité que tu ais pu me sortir en pleine face. J'essayais de me sortir de là. »

Et selon lui je niais. En cet instant, j'avais l'impression d'être en face de Donald pour lui expliquer quelque chose d'élémentaire. Mais ce n'était pas Donald. Il n'y aurait pas de tape sur la tête ni d'embrassade pas longtemps après. Il ne resterait que de la colère, encore plus amplifiée par cette histoire de trahison des Ombres. Trahison ? Là aussi il divaguait ? Qui a commencé à nous attaquer ? Les Héritiers. Que je sache, je n'étais pas allée les provoquer ou les attaquer. C'étaient eux les girouettes, pas nous !

    « Mais quelle trahison, enfin ! Que je sache, ce n'est pas moi qui suis venue vous attaquer en première parce que j'avais reçu un ordre ! Vous vous êtes tournés vers moi et vous vous êtes mis à me ruer de coup sans que j'ai le temps de faire quoi que ce soit. Et après les Phénix se sont amusés à vous aider, bien évidemment. Alors bonjour le retournement de veste un peu étrange si cela avait été les Ombres les coupables. Surtout que c'est à ce moment-là que nous avons tous été considérés comme des otages. »

Plus cette conversation continuait et plus j'avais l'impression d'être face à un Serdaigle de première année qui essayait avec ferveur de me prouver que j'avais tort concernant soit les cours, soit sur Rowena. Pour résumer, Wade s'enfonçait encore plus que tout à l'heure et il n'avait toujours pas besoin de mon aide pour ça.

Tout ceci ne l'empêcha pas de continuer sur sa lancée et de réagir sur la suite de mes propos. Cette guerre touchait tout le monde et pas que moi ? Et je ne le savais pas peut-être ? Là pour le coup, je ne parlais pas des autres. Les autres n'avaient rien à voir dans le fait que Wade m'avait tabassé il y a deux ans et qu'il voulait se faire passer pour la victime. Les autres n'avaient non plus rien à voir quant au fait que cet événement nous concernait que tous les deux. Alors partir sur cette guerre et me traiter d'égoïste n'étaient pas des arguments valables. Surtout maintenant.

    « Tu crois vraiment que je ne sais pas que la guerre nous touche tous ? Mais là, ce dont on parle là en cet instant ne concerne en rien les autres. Juste toi et moi et ta révélation après deux ans de silence. » Je riais légèrement jaune avant de continuer. « Tu as cru que j'allais m'abaisser à te frapper ? Comme si ça allait me soulager que de te faire ça. J'ai déjà été bien trop déçue par ce que tu viens de m'avouer alors je ne vais tout de même pas m'abaisser à ton niveau. Puis, je sais que le monde ne tourne pas autour de moi. Mais ne commence pas à me parler de cette guerre comme si je n'avais pas subi de blessures. Comme si tu es le seul, avec les autres puisque tu t'es auto-proclamé leur porte-parole face à Marion Vaisey l'égoïste, d'avoir subi des pertes. Si j'avais été égoïste comme tu le prétends, je t'aurais dit dès le départ que cette guerre m'avait enlevé ma mère en décembre. Ma mère qui a succombé de ses blessures devant moi. Alors épargne moi ton discours à trois noises sur les pertes de cette guerre qui dure depuis bien trop longtemps et qui nous a mené à Pré-au-Lard et de mon égoïsme. J'ai toutes les raisons d'être haineuse comme beaucoup ici mais en cet instant, c'est à toi que j'en veux. Pour ce que tu viens de me dire. »

Lui avoir parlé du décès de ma mère me fit remonter tous les souvenirs à la surface. Tous les moments avec elle, le choix que j'avais dû faire à l'émergence des factions. Tout. Et si je pensais avoir réussi à faire mon deuil, je me rendais compte que ce n'était pas complètement vrai. Et que les larmes risquaient de couler une nouvelle fois, pour une autre raison. Mais je m'y refusais. Wade Storm ne verrait pas à nouveau mes larmes couler une seconde fois. Surtout maintenant.

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Ce message a été posté Mar 9 Juil 2013 - 15:41





Lui-même était étonné de son calme face aux larmes de Marion. Normalement, il aurait perdu ses moyens, il lui aurait imploré son pardon à genoux pour mettre fin à ces pleurs mais il réussissait à garder son sang-froid. Au fond de lui néanmoins, son cœur se serrait. Il se sentait coupable de l’avoir passée à tabac, bien sûr. Mais ce sentiment résidait en lui depuis qu’il était passé à l’acte et ne l’avait pas quitté depuis. Ce n’était donc pas cela. C’était ces perles brillantes qui glissaient sur ses joues. Il ne pouvait y rester insensible, malgré toute la haine et tout le mépris qu’il ressentait envers sa faction. Il ne pouvait y rester insensible, car il savait qu’elles coulaient à cause de lui et que sans son acte irréparable, elles ne seraient jamais apparues. Il sentait qu’il savait ce qu’elle avait ressenti en ayant des cauchemars par rapport à cet évènement. Mais il ne se sentait nullement coupable pour les accusations sur leur « trahison ». Mervyn Kark avait donc bien fait son boulot avant de disparaître définitivement, en leur faisant comprendre que c’était les Héritiers les traîtres et non pas les Ombres alors qu’en réalité, c’était tout le contraire. Wade fronça les sourcils à cette idée. Un lavage de cerveau pur et dur. Ou une fidélité avec des œillères. Leur leader à eux ne leur aurait jamais menti de la telle sorte. De toute façon, pour être extrémiste à ce point, il fallait être quelqu’un de facilement manipulable donc un mensonge pareil serait passé sans aucune difficulté.

Wade la laissait parler, n’ayant pas l’occasion de placer ne serait-ce qu’un mot. Elle pouvait être haineuse envers lui. Elle pouvait lui en vouloir profondément et il lui accordait totalement ce droit. Mais qu’elle ne lui reproche pas à lui et aux autres Héritiers d’avoir tourné le dos aux Ombres. Il n’était pas en position de supériorité pour l’instant mais ce petit détail tiquait et ne le rendait pas prudent dans ses propos. Au contraire, il le poussait à la « provoquer », si le terme était correct. Et voilà qu’il était de retour sur le yoyo émotionnel… Il était prêt à payer pour les vraies accusations, pas pour les fausses. Elle les inculpait à tort, lui et les autres Héritiers, et semblait croire sincèrement à ses allégations. « Et qu’est-ce que tu veux faire de ta haine envers moi alors ? « T’abaisser à me frapper » ? Tu ne dois pas avoir une très haute estime de Rowles car lui, c’est exactement ce qu’il aurait fait. » Wade plissa les yeux. « Je suis navré pour ta mère, vraiment, je le suis. Fais ce que tu veux de moi, fais-moi payer mes actes comme bon te semble mais ne nous accuse pas de ce qu’on n’a pas fait. C’est vous, les Ombres, qui nous avez  tourné le dos à la dernière minute. Comment est-ce que tu expliques l’enlèvement de Mrs Salamander-Kark qui a eu lieu juste avant cette annonce ? Tu penses qu’ils l’auraient enlevé si elle avait ordonné une trahison ? C’est plutôt nous qui aurions enlevé Kark et non pas le contraire. Tu proposes le jeu de faire marcher son cerveau ? Et si tu t’y mettais en première ? Ce n’est pas parce que je t’ai frappée que tu vas pouvoir m’accuser de ces mensonges sur notre prétendu retournement de veste. J’admets t’avoir passée à tabac, oui. Mais je peux t’assurer que ce n’est pas nous qui vous avons tourné le dos il y a deux ans. Tu penses que notre alliance avec les phénix était préméditée ? Je sais qu’à cause de moi et d’autres camarades, tu n’as pas vraiment pu voir, mais demande à n’importe quel autre de tes copains qui était aussi présent, on n’était pas organisés du tout. C’était l’alliance la plus bordélique jamais vue dans l’Histoire, je pense. Comment tu expliques ça, hein ? On n’aurait pas feint le désordre quand même. Ouvre les yeux, vous nous avez trahi et si tu es sincèrement certaine que c’est nous qui vous avons poignardé dans le dos, ton ancien leader vous a bien eu. Par Merlin, il vous a bien eu… »


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Marion J. Vaisey
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Ce message a été posté Dim 14 Juil 2013 - 14:13



    « C’est ça, changes de sujet. Ne te remets pas en question et continues de penser que oui, je t’ai visé  de façon intentionnelle. »

Et je le laissais parler. Déblatérer son lot d’absurdités et même le faire passer pour la victime de l’histoire. Le frapper, tout en dénigrant Donald dans la même phrase. Elle était belle l’amitié. Joliment détruite en morceaux. Comme le mariage de mes parents, l’amitié supposée indestructible entre mon père et mon parrain. C’était toujours la même chose avec ces histoires de factions. Elles n’apportaient rien de bon mais il était inconcevable de faire réellement la paix. Trop d’eau avait coulé sous les ponts pour oublier les querelles, les combats, les rancoeurs. Tout comme celle entre Wade et moi. Ramenant Donald sur le tapis. L’un de ses anciens meilleurs amis et mon petit-ami. Sa réflexion servait à quoi au juste ? A me faire comprendre quoi ? Oui j’étais une des premières à traiter Donald de face de troll lorsqu’il sortait une réflexion stupide mais cela ne m’empêchait pas de l’aimer, cet abruti. Alors Wade n’avait franchement pas besoin de me parler d’estime. Surtout pas maintenant.

    « Non je ne m’abaisserai pas à te frapper. Ça ne servirait à rien. Puis laisses Donald en dehors de ça, veux-tu ? Lui n’a pas la même patience que moi. Il réfléchit avec ses poings plutôt qu’avec sa tête et je suis bien la première à devoir l’empêcher de faire une connerie. Alors ne me parles pas d’estime. Si tu étais tombé sur Donald au lieu de moi, il n’aurait même pas engagé la conversation. Il t’aurait simplement abattu son poing sur ton visage et vous seriez rentrés en sang chacun de votre côté après que des âmes charitables vous aient séparé, à cause de ce pacte entre Héritiers et Ombres. »

Après tout, je n’avais aucune idée de la manière dont je voulais me venger. Car oui, je n’étais pas comme mon Gryffondor de petit-ami, à agir en réfléchissant par la suite. A sortir mes poings pour me défouler. Car cela me servirait à quoi en fin de compte de le frapper ? A rien. Juste à rentrer dans un cercle vicieux. Il fallait être réaliste. Si Wade avait vu mes larmes couler, il ne me verrait pas le rouer de coups pour me venger. Trop facile et tellement pas dans mon caractère.

Si je ne fis aucune remarque sur ses condoléances – qu’elles fussent sincères ou non – la suite m’interloqua plus. Comment ça c’était nous les Ombres qui avions tourné le dos aux Héritiers au dernier moment ? Et que cette raison signifiait que l’enlèvement de la mère de l’abruti de Logan découlait de cette trahison ? Il fallait donc qu’en pleine opération, nous commencions à douter des propos de notre leader ? Remettre en doute ses paroles pour croire… Croire qui ? Les Héritiers ? Les Phénix ? Wade Storm ? La bonne blague. Comment pouvait-il émettre une hypothèse pareille sans toutes les considérer ? C’était bien trop simpliste que de se cantonner à l’hypothèse qui nous arrangeait le mieux. Et je n’allais tout de même pas commencer à mettre en cause les paroles de mon leader décédé tout ça à cause de Wade Storm. Ce serait absurde. Ce serait risible.

    « C’est trop simple de me sortir ça un an après. Me dire que vous étiez désorganisés, que c’était notre leader qui a menti pour « enlever » sa sœur. Et si c’était vrai en fin de compte, hein ? Que Wilhemina Salamander a réellement trahi son frère et Mervyn Kark n’eut aucun autre choix en représailles que de la faire sa prisonnière ? Pourquoi pas ? Il y a tellement de scénarios possibles et tu me proposes que celui qui t’arrange. Peut-être que je suis en train de faire la même chose à vrai dire mais je ne suis pas apte à juger cette partie de l’histoire. Je me prenais des coups. Tu évites le sujet pour parler d’une chose groupée. Deux fois dans la même conversation, tu détournes le sujet pour parler d’un groupe. Et après tu dis assumer tes actes ? Franchement… »

Je roulais des yeux. Que Wade ait raison ou non, je m’en fichais. Ni lui ni moi n’aurions le fin mot de l’histoire. Et je doutais que quiconque connaissait la vérité à part feu Mervyn Kark et sa sœur. Et puis quoi, allions-nous vraiment nous disputer au sujet des factions là maintenant, tout de suite ? J’étais épuisée de ces disputes. Je les avais déjà avec mon père. J’allais rajouter quelque chose lorsque le type bourré de tout à l’heure fit son entrée dans la rue déserte en titubant, dans un état pire – si c’était encore possible de le dire.

    « Ouais et bah moi j’ai un lapin tout violet qui ressemble à une aubergine qui a attrapé une maladie alors j’dois lui donner un vermifuge. Ouais ouais. Et le lapin, savez pourquoi j’l’ai acheté ? Pour faire chier ma voisine. L’est cunicu… cuniculo… Bref. Scroutt. Elle a peur des lapins quoi. C’est bien fait pour sa gueule ! Alors ça m'ferait chier qu'il crève le lapin... »

Cuniculophobique, abruti. De cuniculophobie, pensais-je au moment où l’homme bourré nous remarqua.

    « Eh toi, t’es la mauviette de taleur. Celle qui m’a foutu un poing dans la gueule ! Allez, viens te battre s’tu l’oses, poule mouillée ! »

Je n’eus pas le temps de retenir Wade une seconde fois qu’il se dirigea vers l’homme pour lui remettre une droite bien placée. Pas étonnant que lui et Donald aient pu être amis. Les deux anciens Gryffondor auraient eu la même réaction. Mais que Wade se batte, je n’interviendrai pas pour arrêter ces gamineries. Seulement, pour une raison que je n’expliquais pas, je restais là, prête à dégainer ma baguette si jamais quelque chose tournait mal. Parce que je n’en avais pas fini avec Wade Storm. Et le voir se faire tabasser comme j’avais pu l’être ne m’enchantais pas non plus malgré tout.

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Dernière édition par Marion J. Vaisey le Mer 24 Juil 2013 - 14:06, édité 2 fois
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Ce message a été posté Mar 23 Juil 2013 - 19:15




Défendre Donald. Normal, ça aurait été étonnant qu’il en soit autrement. Et il savait très bien comment cela aurait fini si c’était Rowle qu’il avait croisé et non pas elle. Oh oui, il avait une idée très précise et Marion n’avait pas besoin de le lui rappeler. Mais qu’elle ouvre les yeux sur sa foutue faction et qu’elle réalise enfin ce qui s’était passé à ce moment-là ! Par Merlin, comme elle était bornée ! Wade n’aurait pas pondu « le scénario qui l’arrangeait le plus » puisqu’il n’y avait aucun autre scénario possible ou réalisable à ses yeux. Et il ne pourrait pas en inventer un autre, il n’avait pas l’ingéniosité de son interlocuteur ! Elle devrait bien le savoir, ça ! Marion était trop aveuglée par les paroles de feu leur leader de scroutt. Puis elle lui reprochait de détourner sans cesse la conversation car, d’après elle, il n’assumait pas ses actes. Elle aussi évitait de voir la vérité en face : Mervyn n’était qu’un imposteur, un menteur qui les avait tous manipulé à la perfection. Quelle frustration, mais quelle frustration ! « Eh bien parlons-en, de moi, Wade Storm, celui qui s’est pris un sort en pleine face ! Parlons-en de moi, si c’est ce qui te tient à cœur tant à cœur ! Je me suis excusé, je reconnais ma faute, que veux-tu de plus ? Je n’assume pas ? Et toi d…Ouais et bah moi j’ai un lapin tout violet qui ressemble à une aubergine qui a attrapé une maladie alors j’dois lui donner un vermifuge. Ouais ouais. Et le lapin, savez pourquoi j’l’ai acheté ? Pour faire chier ma voisine. L’est cunicu… cuniculo… Bref. Scroutt. Elle a peur des lapins quoi. C’est bien fait pour sa gueule ! Alors ça m'ferait chier qu'il crève le lapin…Mais qu’est-ce que… Ta…Eh toi, t’es la mauviette de taleur. Celle qui m’a foutu un poing dans la gueule ! Allez, viens te battre s’tu l’oses, poule mouillée !Sale Mangemort indigne ! Tu vas la fermer ta gueule ?! » Wade était furieux. Normalement, vu la façon dont il avait été élevé, il n’aurait pas utilisé ces termes mais la frustration de constater que Marion se baladait avec des œillères et que certains avaient réellement perdu leur dignité l’avait fait exploser. Tu. Nous. Fais. Honte. Tu vas. Arrêter. D’être. Aussi. Misérable. Un coup par mot mentalement hurlé. Wade se rendait compte, dans le fond, qu’il ne se comportait pas mieux que ce vulgaire personnage mais il ne pouvait pas se retenir, ni s’arrêter. Le rire mauvais de celui contre qui il « se battait » lui résonnait dans les oreilles et l’horripilait. Il frappait, encore et encore, et se prenait aussi des coups, par moment. Damn, il avait beau être bourré jusqu’à la moëlle, il avait du muscle ! Peu importe, l’aîné des Storm ne retenait pas non plus ses poings et ses pieds, qui écrasaient sans relâche son « adversaire » dès qu’il était à terre. Jusqu’à qu’il se rende compte que la loque humaine ne tentait plus de se relever en ricanant. Scroutt, était-il mort ? Wade n’était pas prêt à affronter le fantôme d’une autre victime, surtout pas maintenant… Il eut une montée de panique, fixant ses mains rouges et se demandant ce qu’il avait fait. Par Merlin, qu’avait-il fait ?! Puis l’homme bourré releva soudainement un peu la tête et, son regard brillant de lucidité accroché dans celui de Wade, sombre, voilé et empli d’affolement, il sourit, comme s’il avait gagné. Il sourit. « Toi, attends que mon chef apprenne ce que tu m’as fait… Attends que mon… » Il s’écroula à nouveau et s’était endormi, ronflant bruyamment. L’ancien Gryffondor se massa la tempe. Cela semblait être surréel. Sa dispute avec Marion n’était qu’un mauvais rêve, il allait se réveiller. Et pourtant, lorsqu’il leva les yeux sur elle, il sut que ce n’était pas le cas. Il était préférable qu’il décampe vite avant qu’il ait plus d’ennuis. Vaisey partait déjà de son côté, certainement bouillonnante au fond d’elle mais son apparence extérieure ne démontrait rien de tout cela. Ils n’en avaient pas fini. Ce n’était que le début.

Fin.
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