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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 21:52

Cette fois ça y est : je le tiens ! Cour presque déserte, Corvus isolé, derniers doutes balayés.... plus rien ne me retient. Cet après-midi je faisais encore les cent pas dans la Grande Salle en y réfléchissant. Ce soir je franchis les derniers mètres qui nous séparent la tête haute. Tout est clair et limpide. Pas besoin de tergiverser cent sept ans, je sais ce que j'ai à faire.
Premièrement lui faire comprendre que je viens chercher une trêve. Pour moi, plus de cris, de menaces et de maléfices mortels. Pour lui, plus de phrases assassines qui vrillent l'esprit et me plongent dans des accès de folies. S'il accepte - et s'il est capable de s'y tenir assez longtemps - on passera à la phase deux. Autrement dit le marché. Je déteste cette idée mais ayant passé la moitié de la journée sur la question, je ne vois pas d'autres alternatives.

Après tous les évènements de la nuit dernière, il sera forcément tenté par un changement de faction. Le ministère tombé, l'Ombre de la Rose Noire n'a plus grand chose à lui offrir. Sans compter qu'il s'est disputé en public avec le fils de Mervyn kark - ce qui n'est pas rien, sans vouloir me vanter. Les témoins vont se mettre à parler, à douter de sa loyauté, à se demander où il était tous ces mois. Et qui leur en voudrait ? Il a tout fait pour cacher son appartenance à l'Ombre. Comment faire confiance à un type qui n'apparaît qu'une fois tous les trois mois et manque de se faire trucider par l'aîné du chef de faction ? Dans ces circonstances, le changement de camp reste la meilleure option. En tout cas, c'est ce que je ferai à sa place. Il est assez malin et assez habile avec les mots pour faire croire à tout le monde qu'il regrette sincèrement son passage à l'Ombre. Même Wilhelmina tomberait dans le panneau ! Or on ne peut pas se permettre de perdre des membres maintenant.... surtout pas au profit des Héritiers. Elena et ma chère tante peuvent dire ce qu'elles veulent, la rivalité entre nos deux factions ne sera jamais éteinte. Il faut donc qu'on reste en position de force, que nos troupes demeurent plus nombreuses que les leurs. Et puis.... et puis ça m'ennuierai vraiment de savoir Corvus chez l'ennemi. Outre le fait que c'est un avocat brillant et un sorcier doué, c'est une des rares personnes à qui j'ai confié quelques secrets. Je l'appréciais - je l'appréciais vraiment ! - et comme un imbécile je me suis laissé avoir par ces conneries d'amitié, complicité, confidences..... maintenant je risque de le payer au prix fort. A moins.... à moins que ces années de correspondances me sauvent la mise au contraire.

Je n'oublie pas qu'il m'a sauvé la peau - même si je n'ai pas eu l'occasion de le remercier.... et que je ne le ferai sûrement pas tout de suite. Alors peut être que par un heureux miracle il tient encore assez à cette ancienne amitié pour m'écouter jusqu'au bout et m'accorder une dernière faveur ? Peut être que mes menaces de morts passeront aux oubliettes en échange de la promesse de ne plus croiser sa route ? Peut être que j'ai encore une chance de ne pas m'en faire un ennemi dangereux. Peut être... s'il veut bien m'accorder dix minutes de son temps. Mais ça a l'air mal barré.... à peine nos regards se croisent-ils qu'il fait mine de partir. Shit ! Je vais quand même pas lui courir après dans tout le château. Je continue de le suivre mais ce crétin fait comme s'il ne m'avait pas vu et poursuit sa route, de plus en plus vite.

« Hunter ! »

Non mais c'est qu'il s'arrête même pas en plus ! Furieux, j'accélère le rythme quand un pincement dans la jambe me rappelle à l'ordre. Ah oui, " Ne pas forcer sur les muscles pendant les vingt quatre prochaines heures " a dit le toubib. Ce qui veut dire que je n'ai plus qu'une seule option.... Morgane ! Les choses seraient tellement plus simples si je pouvais le réduire au silence une bonne fois pour toute ! Je m'assure d'un coup d'oeil que les rares témoins nous tournent le dos puis sort ma baguette. Je ramène mon bras contre mon corps de sorte que seules les personnes en face de moi puissent repérer mon arme... autrement dit, seulement Corvus.

« Corvus Hunter ! J'aimerai beaucoup échanger un mot avec toi ! Lumos. »

J'avoue qu'à la base j'avais choisis de le retrouver à l'heure du dîner pour éviter les oreilles indiscrètes. Mais puisque la semi-pénombre m'offre un très bon prétexte pour lancer un sort, je ne m'en prive pas. Le rayon de lumière le frôle et va se perdre dans le décor. Enfin, il m'accorde un coup d'oeil. Je ne sais pas si c'est la surprise ou le fait de savoir que je suis armé mais le résultat est là. Avant qu'il ne détourne à nouveau la tête je balance en relevant l'air de rien ma baguette :

« J'y tiens. A tout prix. »

C'est bon ? Le message est assez clair ? Il daigne enfin s'arrêter et me laisser approcher. J'espère sincèrement qu'on en arrivera pas aux maléfices. Après tout, je suis juste venu là pour aplanir les choses... pour assurer mes arrières. Est-ce vraiment trop demandé ?
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Corvus O. Hunter
Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Sam 16 Fév 2013 - 15:49





28 Décembre 2020


«Always watch your back. »










Le soleil commençait à se coucher sur ce jour complètement merdique et déplorable. J'exécrais ces dernières heures, cette situation où tout semblait aller pour le plus mal, s'écroulant comme un pathétique château de carte moldues dont je me sentais désagréablement le dindon de la farce. Moi qui me faisait un sacerdoce de toujours rebondir comme il fallait quoi qu'il advienne, toujours prèt a trouver une solution de secours et sans me formaliser de ce qui se tramait réellement..

Je me sentais juste complètement acculé, perdu et foutu. Et faire la liste de tout ce qui n'allait pas n’aiderait en rien a par me faire flipper d'avantage, me rendre encore plus morose et nerveux, et j'avais déja l'impression d'être à ma limite présentement. Mes heures de sommeils avaient été bien trop courtes et aléatoires malgré la présence sereine de Peverus, les heures de la journée trop nombreuses et pleines de ces sorciers insupportables qui me vrillaient nerfs et esprits. J'avais volontairement décidé de jouer les fils de l'air, de me fondre dans les ombres et les lieux peu fréquentés, sachant pertinemment que ceci ne me sauverait surement pas la mise si le pire devait arriver...Mais j'étais incapable de me tenir dans la même pièce qu'Arutha. Une réaction viscérale qui n'était pas sans me rappeler celle que j'avais eu il y a plus de six années maintenant lors de la trahison de cette bécasse de Zabini. Et il était clair que si j'avais put quitter cette prison sur l'instant, je n'aurais absolument hésité. Mais les barrières qui gardaient les envahisseurs dehors, nous gardaient tout autant entassés à l'intérieur.

Adossé contre une large colonne, j'arrachais quelques lichens des pierres pour les lancer plus loin, encore et encore avant qu'une silhouette ne se détache d'une des entrées de la cour assombrie. Je jurais en la reconnaissant et pivotait immédiatement pour mettre le plus de distance entre nous. Par l'ombre de Merlin, que n'avais-je put rester tranquillement dans cette fichue pièce à l'étage! Mais non, il avait fallu que je bouge et crapahute! Cela n'avait même pas calmé cette fichue trouille qui me rongeait les entrailles et rendait mes mains tremblantes! Les lèvres pincées et le coeur battant la chamade malgré moi, je ne me retournais pas en percevant ses pas résonner plus loin. Pas plus lorsqu'il m'invectiva directement. Mes poings se crispèrent alors que j'accélérais la cadence. Il était clairement venu pour moi, mais je refusais de lui faire face, de lui donner cette dernière satisfaction, de m'imposer sa présence et ses accusations. Ne pouvait-il donc pas simplement me balancer et s'en laver les mains?

« Corvus Hunter ! J'aimerai beaucoup échanger un mot avec toi ! »

Un trait de lumière me frôla alors que je me plaquais bêtement contre le mur dans un réflexe qui m'arracha un juron agacé. Le sortilège s'écrasa en une gerbe lumineuse un peu plus loin, créant d'étranges ombres macabres dans la petite alcôve que j'avais rejoins. Un simple lumos. Je jetais un rapide coup d'oeil sur ce petit connard arrogant, et remarquais aussi bien son air déterminé que sa baguette clairement en position pour m'attaquer à nouveau. Réellement cette fois. Ses dires me le confirmèrent.

« J'y tiens. A tout prix. »

Lèvres pincées, le dos droit et sans le quitter des yeux, je le laissais me rejoindre, souriant légèrement en remarquant le menu boitement. J'aurais peut-être pu réussir à le distancer finalement.

"Ton prix étant subtilement non négociable. Très appréciable, Kark."

J'avais croisé mes bras sur mon torse -surtout afin de dissimuler mes putain de tremblements- après avoir refermé ma veste pour me laisser le temps de donner le change, haussé un sourcil arrogant en un masque bien plus sûr et moqueur que je ne l'étais réellement. Mais le voir ainsi si proche me glaçais les sangs et me donnais tout autant envie de fuir sur la seconde que de le détruire d'autant de façon que possible. Refoulant ces deux instincts paradoxaux et gênant, je me retins, me forçant dans la foulée au silence avec difficulté tout en appréciant cette illusion de force qu'il me restait, cette impression de contrôle que j’espérais réussir à lui faire croire. Il exigeait de parler? Qu'il le fasse lui-même, qu'il s'enlise dans ses propres mots, qu'il assume ses actes. Je ne savais pas ce qu'il souhaitait obtenir ainsi au lieu de simplement courir me dénoncer comme la petite merde qu'il était, doublé de ce fanatisme dégoulinant, mais il allait pouvoir s'accrocher pour l'avoir, ce ne serait que partie remise concernant cette désagréable sensation de contrôle et de supériorité que le sorcier avait sur moi en cet instant et qui ne faisait que s'ajouter insidieusement à toute cette situation exécrable.

Le dos peut-être un peu trop droit, je gardais mon regard ancré au sien, les lèvres closes sur un sourire narquois de façade tout autant que cette belle assurance arrogante et moqueuse. Je ne m’humilierai absolument pas devant celui que j'avais à tord considéré plus qu'il ne le valait, malgré la gravité de la situation.


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Ce message a été posté Lun 18 Fév 2013 - 13:53

Je hais son sourire, je hais son regard et j'exècre cet air arrogant dont il ne se départit jamais. Je serait prêt à n'importe quoi pour lui faire ravaler sa fierté de paon pavanant ! Mais ce serait inutile.... pas la peine de se berner : je ne lui fais pas peur. S'il s'est arrêté, c'est simplement pour éviter un nouvel affrontement. Sans la menace de Grognard, d'Elena et du cachot humide qui attend les emmerdeurs, il m'aurait rit au nez avant de me planter là.... ou de me renvoyer un maléfice en pleine gueule. Je devine qu'il en meurt d'envie. Après le doloris d'hier, ce serait bien normal. La gorge sèche, j'attends que monsieur veuille bien me donner un signe d'assentiment.

« Ton prix étant subtilement non négociable. Très appréciable, Kark . »

Je tique. J'ai peut être une baguette à la main mais lui a des dizaines d'atouts dans les manches. Je m' attendais à ce qu'il en sorte au moins un et qu'il m'en fasse voir de toutes les couleurs. Pourquoi est-ce qu'il plie l'échine aussi vite ? Honnêtement j'en sais rien mais ça m'arrange. Je reste toutefois méfiant : la manche est loin d'être finie. Redressant la tête, je reprends sur le même ton autoritaire :

« Tu veux négocier ? Ca tombe bien. »

Je le lâche des yeux quelques secondes pour trouver une porte ou, à la limite, un coin tranquille. Mon regard s'arrête finalement sur une niche creusée dans le mur quelques mètres plus loin. Pas ce qu'il y a de mieux mais ça fera l'affaire. Je ne me sens pas de le traîner dans tout le château à la recherche d'une salle de classe vide. Plus vite on en finira, mieux ce sera.

« L'alcôve. » j'ordonne en le menaçant toujours de mon arme. Là encore je m'attends à ce qu'il m'envoie chier, me rit au nez ou tente au moins de discuter l'emplacement. J'ajoute donc précipitamment : « Non négociable. »

Le coeur battant, je sers mon arme en prévision du moment où il fera mine de sortir la sienne. Mais à nouveau : rien. Corvus accepte de passer devant moi et d'entrer dans l'alcôve. Je m'assure une dernière fois que personne d'autre ne traîne dans le coin puis me poste sous l'arche. Autrement dit, la place stratégique pour surveiller les allées et venues dans la cour. A présent.... à présent quoi ? Les yeux rivés sur mon ancien ami, je me mets à cogiter. J'ai préparé tout un speech mais il est destiné à un Corvus, cynique, puissant et menaçant. Pas au vautour qui me dévore des yeux depuis tout à l'heure. Sérieusement, il fout la pétoche ! Je suis incapable de deviner ce qu'il pense, incapable de prédire quand et comment il va attaquer. J'ai l'impression de me précipiter dans la gueule du loup mais il faut bien que je me lance. Une longue minute s'écoule - peut être plus. Je le sens s'impatienter alors j'ouvre la bouche. " Les gobelins. N'oublie pas les gobelins ; choisis tes mots. " Mais Corvus Hunter est beaucoup plus redoutable qu'un gobelin...

« L'Ombre te reconnaît comme l'un des siens.... pour l'instant. T'as l'intention de garder ce statut ? »

Non. Il va répondre non. Ca ne peut être qu'un non retentissant. Les Héritiers ont tellement plus à lui offrir. A défaut de pouvoir agripper mon coeur palpitant, je m'accroche à mon bout de bois. S'il répond par la négative.... s'il répond pas la négative il fera partit du camp ennemi et je ne pourrais plus grand chose contre lui. A part prier pour qu'il disparaisse en mission ou provoquer un mystérieux accident. Voldemort, faites qu'il ai une dernière raison de rester dans notre faction.
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mar 19 Fév 2013 - 12:46





28 Décembre 2020


«Always watch your back. »










La tension était étrangement palpable, comme deux ombres, deux marionnettes aux fils tendus dont chacune faisait les frais de gros plans désagréables, alourdis et peu avisés. Je le sentais me jauger
, froncer un instant les sourcils. Ancrant davantage mes prunelles aux siennes d'un petit sourire arrogant, je me forçais à attendre la suite d'un air aussi sûr que possible, essayant de ne pas penser à ce que ce petit tique pouvait signifier. Dur de savoir ce qu'il ferait s'il se rendait compte de mes efforts, de la peur et l'inquiétude qui battaient mes veines. En profiterait-il pour m'écraser davantage? M'humilier? Assoir plus encore cette putain d'autorité qui suintait de ses pores et me faisait frémir de dégout, me donnait juste envie de me rebeller sottement? Je préférais ne pas savoir. Je gardais la tête droite. Le meilleur moyen de dissimuler une connerie était de la montrer haut et fort en l'agitant.

« Tu veux négocier ? Ca tombe bien. »

Je serre les dents. Qu'est-ce que j’exècre cette façon d'être et de faire avec moi! Je frémis, autant d'agacement quand à ce ton que je n'ai jamais supporté de personne que cette inquiétude qui ne fait que se planter plus profondément en moi, me remuant les tripes. Il sait qu'il en a le pouvoir, que je suis à sa merci. Je préfère ne pas piper mot.
Il me quitte même des yeux..Quelle meilleure façon de prouver qu'on a rien a faire de l'autre? Qu'on ne songe pas un instant à une possible contre-attaque ou esquive? Je soupire doucement, épaules affaissées avant qu'il ne reprenne la parole tandis que je me redresse précipitamment.

L'alcôve. Un truc encore plus éloigné, plus sombre, plus malléable et plus proche d'une prison sans échappatoire. J'adore. Merci Arutha. Faisant fit de sa menace des plus évidente, j'obtempère. Je ne suis pas sûr d'être capable de contrôler le ton de ma voix, encore moins mes paroles. Et s'il veut négocier, c'est que j'ai possiblement quelque chose à lui offrir en retour, peut-être une chance de me sortir de ce pétrin un peu plus frais que la tête sur une pique ou dans un cachot humide et crasseux. Les deux reviendraient au même de toute manière.

Les secondes s'égrainèrent, me rongeant les nerfs doucement mais surement. La patience et l'immobilisme n'avaient jamais été mon fort et Arutha semblait tirer un malin plaisir de me les imposer une fois de plus, sa baguette à la main. L'obscurité tombante commençait doucement à me dissimuler ses expression, me faisant légèrement tirer la tête. J'avais toujours joué de mes compétences en expressions faciales et corporelles pour les utiliser à mon avantage dans ma vie comme lors de mes procès...J'étais déja tellement sur les nerfs et harassé, que me resterait-il si je devais totalement jouer à l'aveugle? Là où le hasard et le chaos me faisaient habituellement frémir d'anticipation, je trouvais cela bien moins amusant présentement.
Et ce silence qui s'éternisait. Je n'osais pas le quitter des yeux, de peur de briser l'équilibre fragile qui s'était instauré mais je mourrais d'envie de jeter un regard vers l'extérieur. Je changeais brièvement de position, une nouvelle fois, tapotant nerveusement des doigts sur mes bras croisés, hésitant plusieurs fois à ouvrir la bouche pour mieux me taire. La maigre lueur qui m'avait traversé plus tôt s'était déja éteinte... Mais me faire poireauter ainsi. Quel connard.

« L'Ombre te reconnaît comme l'un des siens.... pour l'instant. T'as l'intention de garder ce statut ?»

Hein? J'ouvrais la bouche, surpris, avant de la refermer rapidement et de froncer les sourcils. Il me fallait réfléchir analyser.. Une nouvelle menace, muée en chantage évidemment. Je ne connaissais pas Arutha ainsi. Mais je m'étais rendu à l'évidence, je ne connaissais pas du tout ce petit vermisseau corrosif, tout ceci n'était qu'une amère illusion dont j'avais été le parfait petit hippogriffe a me mettre de belles œillères.
Il se plaisait à me rappeler que ma vie était entre ses mains ingrates, que d'une parole je pouvais passer de membre relativement honorable de la Rose Noire avec un possible futur, à celui de paria, pire de traître à sa faction, au Lord même avec tout ce que ça impliquait. Tout en me tenant le Vif juste à portée afin de bien me le faire comprendre. Le coup basique de la carotte et du bâton pour un gamin turbulent "Tu la vois celle-là?" En désignant une main prête à vous mettre la correction de votre vie." Tu la veux ou tu vas gentiment faire ce que je te dis en obéissant sagement? Tu les vois les Chocogrenouilles? Les méchants garçons n'ont pas de Chocogrenouilles.."

Je soupirais, a bout de nerfs, relâchant mes bras croisés sur mon torse pour me passer une main dans les cheveux tout en triturant légèrement le bord de ma veste élimée par les combats de la veille, de mon autre main.

"Tu veux quoi en échange?"

La gorge quelque peu serrée, mâchoire crispée et regard noir de me voir imposer une telle soumission, j'avais davantage sifflé la question qu'autre chose, d'un ton où j'espérais d'avantage voir pointer l'agacement mauvais que la peur sous-jacente.



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Ce message a été posté Mar 19 Fév 2013 - 19:58

A peine ai-je posé la question fatidique qu'un claquement de talons résonne dans la cour. Je tourne la tête si vite que je frôle le torticolis. La baguette toujours pointée dans la direction de Corvus - pas fou ! - je cherche rapidement la source du bruit. Au bout de quelques secondes, j'aperçois les deux silhouettes qui traversent la cour en silence.... enfin, à part le clac-clac de leur chaussures de douze centimètres de haut. J'attends qu'elles aient disparues au coin du mur pour reposer mes yeux sur Hunter. Il n'a pas bougé d'un poil, si ce n'est son sourire arrogant qui s'est évaporé. Signe qu'il est prêt à négocier ? J'espère. Tendu comme un poil de Nimbus, je l'observe décroiser les bras, se passer la main dans les cheveux et soupirer. Merde ! " Mauvais signe ! Mauvais signe ! Alerte ! " Cet enchaînement veut forcément dire qu'il n'est pas intéressé, qu'il en a assez de jouer et qu'il s'apprête à me rire au nez. Corvus Hunter, négocier avec moi ? Mais qu'est ce que je croyais ?! Sourcils froncés, je réfléchis déjà aux arguments dont je vais avoir besoin pour le retenir. Arguments verbaux ou pas.... Il tripote un pan de sa veste et soudain :

« Tu veux quoi en échange ? »

Bug. Euuuuuh.... pardon ? J'ai bien entendu ? Ce que JE veux en échange ? Mais.... mais ça a aucun sens ! La logique voudrait qu'il demande ce que moi j'offre en échange de son silence et de son appartenance à l'Ombre. Il a toutes les cartes en main ! Honnêtement je comprends pas... je comprends pas du tout ! Et ça me fait peur. J'ai forcément loupé quelque chose. Or si j'ai pas toutes les infos, je suis presque sûr de faire une erreur dangereuse. " Réfléchis, réfléchis." Qu'est ce qui a bien pu m'échapper ? Corvus a de la famille chez les Héritiers - si je me trompe pas. Un ennemi mortel à l'Ombre - du moins c'est ce qu'il s'imagine. Les deux factions ayant signé une trêve, rien ne l'empêche d'aller se mettre à l'abri dans l'autre camp. Ajoutez qu'il a sa disposition tout un tas d'information sur moi, livrées dans de foutues lettres ou pendant nos soirées alcoolisées. La moindre d'entre elle pourrait m'enfoncer plus bas que... plus bas que je ne le suis déjà. Alors non, j'ai beau retourner la situation dans tous les sens je comprends pas. Pourtant Corvus est un mec intelligent - trop même. S'il veut négocier c'est qu'il a forcément quelque chose à y gagner. Quoi ? Un retour à l'Ombre ? Je vois pas ce que ça lui apporterait. Que je garde pour moi les petits secrets qu'il m'a confiés ? Il lui suffirait de menacer de livrer les miens pour me faire taire. Je n'ai rien pour l'intimider ! Rien à part le morceau de bois qui m'a aidé à le coincer ic..... la baguette ? Non.... l'idée est tellement folle, tellement incroyable, que j'en perds mon expression figée. Cette fois, c'est sur mon visage que se peint le masque de la surprise. Je me ressaisit très vite heureusement.
Je n'arrive pas à y croire. C'est la seule explication possible mais.... Corvus qui a peur de moi ? C'est inconcevable. Malgré le doloris d'hier, malgré ma profession, il est plus âgé, assez doué et je ne pourrai rien contre lui s'il passait Héritier. Il y a donc sûrement une autre raison à laquelle je ne pense pas Mais si c'est bien ça, si c'est effectivement moi qui lui fais peur.... Merlin ce serait fou. Trop fou pour être vrai. Je hoche la tête pour me remettre les idées en place et me racle la gorge. Une nouvelle longue minute s'est écoulée mais tant pis ! Ca lui apprend à patienter. Bon alors, qu'est ce que je veux ? C'est simple....

« Le serment que tu ne trahiras pas les Ombres. Que tu ne divulgueras à personne, vivant ou mort, ce que j'ai pu te confier ces six dernières années. Absolument rien. Que... tu ne tentera rien pour me nuire et n'incitera personne à le faire. »

Je regrette déjà d'avoir prononcé la dernière phrase. Si elle me semblait nécessaire, elle sous-entend malheureusement que je le crains dans une certaine mesure. Je le sais assez malin et assez entraîné pour saisir l'insinuation. Pourquoi est-ce qu'il a fallut que cette bouse de dragon soit un brillant avocat ?... parce que je ne suis pas ami avec n'importe qui, évidemment. Je laisse dix secondes s'écouler puis reprend sur le même ton ferme.

« Bien entendu l'accord va dans les deux sens. Je garde pour moi tout ce que je sais sur ton compte. Je ne parle à personne de tes affinités avec l'autre faction.... et on en reste là. » , je conclue à mi-voix. Au cas où, par je ne sais quel miracle, il ai effectivement peur de mon aptitude en duellisme. On peut toujours rêver....
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Ven 22 Fév 2013 - 20:38





28 Décembre 2020


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Les claquements secs des talons plus loin me passèrent bien au-dessus de la tête. Déja, je n'y avais de prime abord absolument pas prêté attention, et seule la crispation et mouvement sur le qui-vive d'Arutha m'avait informé de la présence d'indésirables avant que je ne les entende enfin. Il n'y aurait eut que la menace de sa baguette en jeu, je n'aurais pas hésité pour le désarmer à cet instant malgré la fatigue, avant de poser fermement la mienne contre sa carotide pour lui expliquer clairement le fond de ma pensée...et l'agacement prodigieux que sa petite personne créait en moi. Malheureusement, fuir, se défendre, provoquer ou attaquer n'étaient pas à l'ordre du jour, et son geste ne fit que confirmer la situation: j'étais foutu, quoi qu'il veuille. Soupirant, j'obtempérai donc, attendant nerveusement le prix de son silence.

Je me forçais à garder le dos droit, à ne pas lâcher son propre regard, là où je ne désirerais que fuir cet endroit, cette ambiance, cet homme. Et le silence s'étirait une nouvelle fois alors que je tâchais de réfléchir aussi. Lui, le Kark fanatique qui aurait préféré mourir que laisser son père à son sort, qu'est-ce que ce petit con arrogant pouvait bien attendre de moi contre ce qu'il devait considérer comme la pire trahison possible? J'avais beau être Ombre depuis la montée de Mervyn Kark, je devais lui accorder que ce qu'il savait de mon comportement n'était guère en ma faveur malgré les quelques missions que j'avais effectuées en Europe de l'Est et informations récupérées. Mon erreur de la veille ne pardonnait rien. Une imbécilité finie. Quid de le provoquer ainsi, sous ce masque qui me sabordait forcément? J'avais été sot, incommensurablement faible de tomber ainsi dans le piège de l'amitié. Et c'était douloureux, je n'appréciais vraiment pas cette amertume exécrable.

Jetant un coup d'oeil vers l'extérieur, quittant enfin cet homme qui me débectais des yeux, j'essayais de garder le contrôle sous ce silence trop lourd pour moi. J'étais presque étonné de ne pas l'entendre rire, se gausser.. Mais si j'étais toujours là, coincé dans cette alcôve minable avec lui et non pas dans un cachot quelconque, c'est que j'avais une utilité non négligeable pour lui. Malgré tout le ressentiment, dégoût et peur que sa présence en cette situation m'inspirais, je n'avais peut être pas tout perdu, même si devoir accepter le moindre de ses désidératas en échange de son silence m’exécrait au plus haut point. Délaissant la cours assombrie pour en revenir à Arutha qui prenait encore tout son temps rien que pour me mettre les nefs en pelote, je croisais les mains sur le bas de ma chemise déchiquetée tout en tapotant des index ensemble. Attendre allait finir par me rendre fou. J'esquisse un sourire crispé alors qu'il se racle enfin la gorge, ravalant une pique bien sentie avec difficulté.

« Le serment que tu ne trahiras pas les Ombres. Que tu ne divulgueras à personne, vivant ou mort, ce que j'ai pu te confier ces six dernières années. Absolument rien. Que... tu ne tentera rien pour me nuire et n'incitera personne à le faire. »

J'arrêtais le mouvement incessant de mes doigts, fronçant légèrement les sourcils avant de reprendre un air plus neutre et professionnel, de réajuster mes expressions,un fin sourire au coin des lèvres. Une muselière et une laisse.
Il était aisé pour moi d'entrevoir les limites et possibilités d'un tel serment quand aux différents choix qui s'offraient à moi si Arutha acceptait effectivement de taire ses doutes et propres connaissances sur ma personne. Je me sentais capable de respirer à nouveau, soulagé. La partie serait loin d'être finie, mais il me suffirait ensuite d'aviser simplement ce qui me conviendrait le mieux. Tout dépendrait d'Arutha: souhaitait-il un simple accord sur la bonne fois de chacun carrément aller jusqu'au serment inviolable? S'il était vrai que je n'aurais aucun soucis quand à violer une simple promesse si cela pouvait me servir, je n'avais présentement qu'une seule envie quand à sa petite personne imbuvable: ne plus jamais avoir affaire à lui et ce quelque soit la façon. Si je pouvais simplement partir, loin..
Un serment magique m'assurerait au moins de sa propre parole, qu'il ne profiterait pas d'un moment quelconque pour me poignarder dans le dos de la pire des façons.
Tout en réfléchissant, triturant légèrement ma chevalière par habitude, je lui fis signe d'un mouvement de menton et haussement de sourcil concentré de continuer.

« Bien entendu l'accord va dans les deux sens. Je garde pour moi tout ce que je sais sur ton compte. Je ne parle à personne de tes affinités avec l'autre faction.... et on en reste là. »

Et ni cellule, ni torture, ni sortilège de mort pour moi. Bien plus que ce à quoi je m'attendais voici encore quelques minutes. Mais la donne avait changé maintenant que je savais qu'il pensait avoir plus à gagner, ou moins à perdre en recherchant cet accord qu'en me vendant tout simplement. Un simple doute me tiraillait légèrement. Je me savais plus réfléchis et emprunt de capacité d'analyse que lui, sans parler de l'art d'utiliser les mots justes. Or s'il acceptait de se taire sur mon compte tout en me forçant à ne pas divulguer ce que je pouvais savoir de l'Ombre ou de lui.. Cela me fermait la possibilité de courber l'échine devant les Phénix. Jamais ils n'accepteraient quelqu'un comme moi sans informations malgré tout mon argumentaire. Mais cela me laissait le choix des Héritiers qui serait méfiants mais ne me rejetterai pas et..

Je ris. Je ris, la voix rauque et cassée, à m'en faire mal au ventre avant de m'adosser aux pierres froides de l’alcôve, le souffle court, le sourire tout aussi présent.

Toutes les pièces du puzzle s'assemblaient, tous ces petits détails qui m'avaient légèrement dérangés alors que la peur me rongeait et me forçait à ne pas regarder plus loin, ces détails crissant sous le pas maintenant sous la lumière de tout ce qu'il m'apportait involontairement comme informations en essayant pathétiquement de protéger son propre cul...

Cet imbécile pensait que j'allais rejoindre les Héritiers. Et en me mettant un instant à sa place, en limitant ma façon de penser, les mots prononcés, son fanatisme... Oui, tout concordait si je sortais moi-même du carcan mental où je m'étais fourré. J'avais trop rapidement pensé qu'il avait lui-même compris certains de mes cheminements de pensée et des possibilités que je me laissais. Mais encore une fois, là où je choisissais chacun de mes mots, lui ne faisait que balancer les siens sans être capable de les maîtriser. Je comprenais maintenant que malgré sa menace de la veille quand aux Phénix, cela lui semblait bien trop improbable pour ne serait-ce que menacer de s'en servir qu'elle soit vraie ou fausse. Parfait.

Dans ce cas là, je gagnais. Indubitablement. Que pouvait-il espérer m'imposer dans cette situation?

Si je restais chez les Ombres...Cet échange prouvait bien qu'il pensait avoir bien plus à perdre que moi, malgré sa position dans la hiérarchie. Alors pourquoi m'attacher à un serment qui me limiterait et me pénaliserait bien plus que lui? Même si je souhaitais ne plus jamais avoir affaire à ce petit connard fini, il était hors de question de le laisser obtenir ce qu'il ne méritait nullement.

Et si je décidais d'opter pour les Héritiers..En quoi ses petites menaces pathétiques et connaissances sur moi m'importeraient?

Non, sa proposition me condamnerait juste à choisir de rester chez les Ombres, avec des conditions clairement défavorables pour moi. Mais en partie nécessaire si j'optais pour ce choix, l'influence d'Arutha pouvant dorénavant m'être clairement néfaste..Mais il avait peur. De moi. De ce que je pouvais faire.

Reprenant mon souffle, j'avisais la mine renfrognée de ce crétin, perturbé par l'interlude imprévu que je venais de donner. Et comme il n'en fallait pas en attendre moins de sa part , une nouvelle menace et baguette parfaitement pointée sur mon torse. Il n'avait pas tort dans l'absolu, j'avais craqué, il ne fallait pas trop me laisser aller à cette nouvelle allégresse ou je risquais de lui faire comprendre la véritable raison...et il n'hésiterait absolument pas cette fois, il me l'avait déjà bien assez prouvé.

Je m'adossais au vieux mur de pierre, recroisant les bras avant de me pincer doucement l'arrête du nez tout en fermant un instant les paupières. Autant pour faire comme si je réfléchissais..que..pour réfléchir réellement à la façon de tourner mes mots. Rouvrant les yeux, je me tapotais une seconde la bouche du doigt, un tic que j'avais régulièrement en procès.

"Donc.. - tout en gardant ma main près de mon visage, je le désignais en le pointant du doigt d'un mouvement du poignet - toi, Arutha Kark, membre éminemment inutile de la Rose Noire et prétendu hériter de ce cher Mervyn, me propose de ne pas critiquer ce que tu crois savoir sur moi envers tous tes chers amis et parents de l'Ombre, en échange de mon silence sur tout ce que je sais réellement?"

Mon ton était moqueur, mais clairement mauvais, limite sifflant. Je me savais gagnant, je me savais plus fort, mais sa personne m'exécrais au plus haut point. S'en était douloureux. Je ricanais, nerveusement, sombrement.

"Il est vrai que si je reste aux Ombres.." J'appuyais spécifiquement sur le si, appréciant la saveur de cette possibilité "ton venin pourrait possiblement m'atteindre malgré le peu d'importance que les gens te portent. Mais penses-tu vraiment que je n'ai rien pour prouver mon allégeance? Crois-tu réellement que ton père, un véritable Kark lui, m'aurait gardé auprès de lui pendant la nuit dernière s'il doutait un instant de moi et n'avait rien pour lui prouver mes capacité et utilité? Le crois-tu vraiment assez sot pour agir ainsi?"

Je me rengorgeais, narquois et menaçant.

"De plus pourquoi accepterais-je ton accord dans de telles conditions, en sachant que je peux te porter bien plus de préjudices que tu n'en a même conscience? Essaies-donc de te mettre toi-même dans le rang de celui que je dois accuser, Arutha Kark, nous verrons lequel de nous deux s'en sortira sans le moins de dommages... Et tu me connais assez pour savoir que ce genre de défi, tout comme le risque d'y perdre des plumes ne m'arrêtera pas."

Qu'il essai une seule fois de m'abaisser ou de colporter des rumeurs sur ma personne. Je le saurais. Et je le démonterai de la pire des façons. Je le connaissais assez pour savoir ou frapper, pour savoir que son arrogance et assurance voleraient en milles morceaux...Mais mon but n'était nullement de le porter à bout, il serait capable de décider que m'abattre serait le plus simple malgré les ennuis que cela lui apporterait. Je préférais d'ailleurs calmer rapidement ce type d'ardeurs.

"Ne penses même pas à me jeter le moindre sort. Ma mort ne t'apporterait rien à part de nouveaux ennuis et ennemis.. Me crois-tu assez sot pour n'avoir parlé à personne de ton comportement menaçant, à la limite de la folie?"

Je ris. Ce n'était là encore que du bluff, j'avais bien trop eu peur pour ma propre vie ces dernières heures pour oser mettre quelqu'un dans la confidence. Cela ne m'aurait apporté que trop de questions indésirables pour certains, trop de risques pour les autres si je finissais aussi mal que je l'avais cru. Mais Arutha n'avait nullement besoin de le savoir.

"Et j'ai une proposition plus adaptée. Où tu ne récupérera pas à toi seul la passe, l'argent de la passe et le cul de la putain."

Et je le laissais assimiler toutes ces informations, les comprendre dans ses putains de tripes de petit connard pathétique, les ressentir jusqu'au bout des nerfs et prendre l'ampleur de la situation pour mieux ramper à mes pieds. Bien sûr je n'attendrais guère longtemps, même en plein procès je ne savais prendre le temps d'imposer de réels silences de circonstances. Déja mes doigts tapotaient joyeusement sur mon bras croisé, comme souvent.

Malgré tout ce que je pouvais en dire et penser, Arutha restait un élément dangereux. Si je n'avais jamais eu peur de quelques désagréments quand à ma réputation ni même de prendre quelques coups où sortilèges, je savais pertinnement que ce dernier pouvait tout de même me coûter cher. Si je considérais la menace première, celle qui m'avait rongé les sangs ces dernières heures, comme caduque, je ne pouvais me permettre de passer outre le reste pour l'instant.



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Ce message a été posté Sam 2 Mar 2013 - 18:46

Ce rire... pas besoin de se leurrer : je suis en train de plonger la tête la première dans un filet du diable géant. Corvus détient un tas d'informations qui m'échappent ; il ne m'aurait pas rit au nez de la sorte s'il n'était pas sûr de remporter le partie. Je dois faire appel à toute ma volonté pour ne pas glapir... ou hurler ma frustration. L'assurance prétentieuse qu'il manifeste devrait être la mienne ! Le sang-pur qui contrôle la situation et se joue des autres ça a toujours été moi ! Le dandy qui lance des regards dédaigneux aux limaces qui se tordent à ses pieds c'est moi ! C'est ma vie, ma situation, mon uni.... " C'était. " Avant les évènements d'hier. Avant qu'on ne m'arrache tout ce qui constituait mon monde. Et même si je ne perds pas l'espoir de retrouver tout ça un jour, je sais pertinemment que ce n'est pas pour tout de suite. Dans l'immédiat, je ne suis qu'un sorcier au futur incertain. Un homme à la merci d'un connard sans scrupules qui se fout ouvertement de ma gueule. Incapable de me contenir plus longtemps, je pointe la baguette sur son torse :

« Ca te fait rire pauvre connard !? »

On passera sur le vocabulaire et le sens de la répartie. Disons que le contexte et mon humeur n'aident pas vraiment. L'essentiel c'est qu'il la ferme ! .... ce qu'il s'empresse de faire. Un frisson glacial parcourt mon épiderme lorsque je réalise ce que ça signifie. Donc, j'avais raison ? Il a peur que j'utilise ma baguette contre lui ? C'est... inouï. Inattendu mais prodigieux. Une lueur meurtrière passe dans mon regard. Elle ne lui a sûrement pas échappé. Tant mieux ! Qu'il lise dans mes pensées, qu'il sache que j'ai compris et que j'ai bien l'intention d'utiliser cet atout. J'espère voir briller de la peur dans ses propres yeux mais il ne laisse rien paraître. Au lieu de ça, Corvus adopte un ton moqueur pour m'exposer son point de vue en détails. Comme si je n'étais pas une menace crédible.... Ravalant péniblement les insultes et les sortilèges qui menacent de franchir mes lèvres, je me décide à l'écouter attentivement. A analyser le moindre mot pour m'extirper de ce pétrin sans me faire écraser.

Les premières phrases m'administrent de nouveaux coups poignants . Seuls les souvenirs de la veille m'empêchent de vaciller pour de bon. Arutha prétendu héritier, Arutha indigne de Mervyn Kark, Arutha inutile sans son père.... j'ai déjà eu ces conversation hier. Plusieurs fois même : une avec lui, l'autre avec Callie. Et je sais comment ça a terminé. Alors replonger dans la folie et balancer des maléfices à tord et à travers ? Non. Ca ne servira à rien. Et ça n'empêchera pas les enfoirés qui essaient de me déstabiliser de me répéter ces mensonges encore et encore, jusqu'à ce que j'y crois moi-même. Je ne peux pas les faire taire, que les démentir.... ou m'auto-persuader qu'ils ont tord.Je respire, expire, me répète que je suis un héritier digne de ce nom qui n'a pas besoin d'être violent pour obtenir gain de cause et parvient miraculeusement à garder mon calme. C'est vrai, je suis à deux doigts d'exploser mais j'ai encore une petite chance de tenir bon. Maintenant qu'il s'est tu, maintenant que son venin ne m'empêche plus de réfléchir, je me sens capable de répondre. Peut être même de faire illusion ? J'avale ma salive, prend une inspiration et entreprend ma défense sur un rythme lent qui ne me ressemble pas du tout. Mais c'est ça ou la voix qui tremble.

« Arutha Kark... Tu l'as dis. Mon nom. Mon héritage. Ma faction. La mégère ? Elle va pas durer. Moi si. Les Karks sont nombreux, puissants et influents. »

J'aimerai croire à ce mensonge mais je sais que les choses ne seront pas aussi simples. Virer Elena du trône demandera beaucoup plus qu'une simple réquisition. Quant à m'assoir dessus... j'y penserai plus tard. Il faudrait déjà que j'affirme mon pouvoir sur ce corbeau.

« Tu étais au ministère parce que j'ai dis à mon père que tu étais un Ombre fiable et que j'ai vanté tes mérites. Ce sera la version officielle en tout cas... appuyée par mes soeurs si besoin est. Il y a bien quelques témoins qui pourront confirmer que nous sommes... étions "amis". »

Craché comme une insulte, le mot me brûle la bouche. Je m'interromps quelques secondes puis reprend la voix rauque :

« Evidemment, je suis prêt à admettre que je me suis trompé sur ton compte. Que j'ai été berné. Que tu n'es qu'un opportuniste capable du pire lorsqu'il s'agit de retourner sa veste. Et j'ai comme l'impression que beaucoup de gens seraient prêt à gober cette version. Quelques détails bien juteux, la parole de quelques familles sang-purs on ne peut plus fiables et .... hop ! Une belle réputation de traître calculateur auprès des mangemorts. Ombre et Héritiers confondus ; les rumeurs vont vite se répandre d'une faction à l'autre avec cette cohabitation forcée. »

J'hésite à lui rappeler ce qu'une réputation du genre lui apporterait puis me ravise. Je lis dans son regard qu'il est déjà parvenu à la conclusion tout seul. Un mangemort à qui ses paires n'accordent aucune confiance ne va jamais bien loin... il finira grillé tôt ou tard, avec ou sans l'appui de sa famille. Surtout s'il joue contre nous.

« Quant à ta mort... je crois que tu sous-estime le nombre de fanatiques prêts à exécuter un salaud qui a décidé de trahir son leader à la seconde où... on a transplané du ministère. Une ruelle sombre, un accident en mission ; je n'aurai même pas à lever ma baguette. »

Je m'efforce de ne pas ciller, de ne pas trembler et de conserver un air convainquant. Je prie Merlin pour que le bluff prenne. Les fanatiques ? Bien sûr qu'ils existent ! Mais leur idole était mon père. Pas sûrs qu'ils soit aussi obéissants avec moi. Mon nom de famille suffirait peut être à les décider mais je ne jure de rien... et de toute façon je préfère ne pas en arriver là.

« Donc... ta proposition plus adaptée ? » , je conclue le coeur battant. Tout va se jouer là, maintenant. Et je n'ai pas l'intention de me laisser écraser.

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Corvus O. Hunter
Corvus O. Hunter
Générateur de Chaos
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Ce message a été posté Ven 15 Mar 2013 - 1:48





28 Décembre 2020


«Always watch your back. »











Si le moindre doute sur la dangerosité d'Arutha et sa duplicité quand à notre soi-disante amitié existait encore, la pointe de sa baguette sur mon torse le réduisit en cendres à l'instant, son regard témoignant largement de son véritable désir: celui de me faire du mal, purement, simplement. Sans cette situation de siège et les risques qu'il encourrait en se débarrassant de moi, il n'aurait pas hésité sur le sectumsempra ou l'avada. Le Doloris lui était déja venu si facilement... Même un bicorne et ses manières mythologique carnassières peu ragoûtante paraissait presque plus sympathique en cet instant, c'était dire!
Mais cette fois-ci l'excuse facile de la crise de colère -déja plus que limite d'après moi- n'était même pas valable. Je me renfrognais, ayant depuis longtemps décidé que ma vie valait bien mieux que toutes les autres, reprenant mon calme pour lui mettre les points sur les i, lui expliquant doucement mais surement à quel point il valait mieux ne pas me prendre trop à rebrousse poil s'il tenait vraiment à son accord pathétique.

J'en vins donc facilement à la fin de mon plaidoyer, espérant vivement que sa caboche délabrée comprenne bien mes propos sans non plus revenir au stade ou ma mort serait sa seule option. Provoquer, acculer et convaincre sans dépasser la limite, ce n'était guère aisé dans cette situation, avec mes nerfs vacillants, mais je n'étais pas un brillant avocat pour rien. Et bien assez doué dans mon domaine pour qu'il ne parvienne pas à déjouer mes bluffs.
Son visage parlait pour lui seul, me permettant d'adapter quelque peu mes propres expressions et paroles, appréciant de voir mes estocades faire mouche, le voir se forcer à se contrôler, blêmir un instant pour mieux pincer les lèvres. Qu'il garde ainsi le silence était déja une victoire en soi bien que je ne doutais pas vraiment de l'emporter. Malgré sa position, n'étais-je pas le plus habile? Je finissais sur l'annonce de ma propre proposition, un petit sourire en coin arrogant, sans le quitter des yeux.

Voir sa propre baguette dans son poing me dérangeait, me rappelant à chaque instant que la moindre erreur de ma part ne passerait peut-être même pas par la case dénonciation, mais faire de même avec la mienne aurait été suicidaire: je ne voulais pas qu'il me pense sans défense et à sa merci, mais le contraire avec une telle arme m'aurait immédiatement fait basculer dans la catégorie de sorcier dangereux. Les mots étaient une chose, souvent bien plus utiles et efficace que bien des sortilèges, mais la magie... Non.
Mais je ne pus guère réfléchir davantage, et arquais un sourcil dubitatif et arrogant alors qu'il s’apprêtait à parler, sa petite préparation ne m'échappant nullement et m'arrachant un petit ricanement aussi moqueur que nerveux. Sa présence m'horripilait, me donnant véritablement l'impression de danser sur des braises.

« Arutha Kark... Tu l'as dis. Mon nom. Mon héritage. Ma faction. La mégère ? Elle va pas durer. Moi si. Les Karks sont nombreux, puissants et influents. »

Son ton est lent, rauque et menaçant. J'avoue que je ne pensais pas qu'il prendrait la peine de s'expliquer, se défendre, qu'il plongerait directement à ma conclusion. J'esquisse une moue vaguement agacée pour revenir vers un sourire plus franc.

"Tu as bien appris ta leçon, petit Kark "-ce surnom me brûle les lèvres, m'ayant échappé, mais je poursuis tout de même. Je ne suis pas de ceux à écouter tranquillement les monologues."Quand aux Kark ils sont aussi nombreux que divisés et avides, tu.."

Putain, mais il venait de me couper la parole là! Se contentant de me foudroyer du regard en continuant de parler, la voix grondante, la baguette déviant à nouveau sur moi. Je ricanais et m'adossais à nouveau au mur tout en haussant les épaules. Il avait besoin de ce bout de bois pathétique pour se faire écouter? Et bien qu'il continue sa tirade tandis que je détournais vaguement le regard vers l’extérieur de l’alcôve, vers les ombres grandissante de la cours du château. Qu'il prenne plaisir à parler dans le vide, même si je ne pouvais bien sûr réellement faire la sourde oreille. Tu as besoin de ça pour te faire écouter? Et bien vas-y petit merdeux.. Je ne réagis donc pas avec sa minable tentative de manipulation..pas si débile que ça malheureusement. A quel point mon lien passé avec Arutha avait-il influencé son père? Je savais bien sûr que celui-ci n'avait guère suffit au Ministre et que j'avais malgré tout dut m'occuper de quelques demandes en Europe de l'Est mais en dehors des proches de Mervyn, qui le saurait?

Et effectivement, cette putain de soi-disant amitié saurait être confirmée par plusieurs personnes, que ce soit véridique ou non.. Je retins une grimace, serrant les poings un instant sous le mot craché par Arutha, l'amertume et la colère se déversant à nouveau en moi, tandis que je ferme une seconde les paupières pour me calmer. Je ne peux pas lui donner la leçon qu'il mérite, pas ici, pas maintenant..
Je me concentre donc sur la suite. Ayant pertinemment compris où il voulait en venir. On n'apprend pas un Vivet doré à voler..mais ça ne m'empêche pas de soupirer, refermer les yeux une seconde et reposer le regard sur ce petit connard imbu de lui-même et incapable de se trouver des ennemis plus extérieurs à ma personne. Je pince les lèvres dans un plis de désagrément. Ressortir les mêmes arguments que plus tôt pour le détromper serait inutile, tout comme en trouver de nouveaux que je ne suis d'ailleurs pas sur de parvenir à dégotter et assurer. Lui rappeler encore une fois son rôle de marionnette tout autant, ce serait même plus encore lui avouer à quel point son discours se rapproche de ce que je craignais jusque là. Il y a une différence entre ne pas être apprécié mais avoir ses compétences reconnues et... ça. Il n'était pas difficile de deviner où cela pouvait mener, à quel point Arutha pourrait effectivement réussir à me créer cette réputation néfaste. Il était d'ailleurs presque ironique de voir à quel point il n'était pas si loin des vérités.. Si j'avais réellement la moindre de chance de quitter ses lieux la tête haute, libre et avec quelques avantages..Mais pour ça, il me fallait attendre de voir comment toute cette histoire se métamorphosait dans les jours, peut-être même les semaines suivantes. Et donc négocier avec cette vermine.

S'il avait clairement compris où était sa force, il en oubliait tout de même l'essentiel: s'il était là, c'est qu'il pensait avoir plus à y perdre qu'y gagner, que les risques n'étaient pas assez équilibrés ou rentables pour éviter de devoir me forcer la main...

« Quant à ta mort... je crois que tu sous-estime le nombre de fanatiques prêts à exécuter un salaud qui a décidé de trahir son leader à la seconde où... on a transplané du ministère. Une ruelle sombre, un accident en mission ; je n'aurai même pas à lever ma baguette. »

"Là encore tu me prend vraiment pour un imbécile... Crois-tu vraiment que les conditions de divulgation des informations que je détiens et que j'ai pris soin de protéger depuis longtemps soient limitées à ma mort par ta propre personne? Non. Ma mort ou ma disparition. Ou celle de mon esprit, évidemment."

Je ponctuais ceci d'un ricanement narquois clairement supérieur. Cette façon d'assurer ses arrières était une pratique courante pour nombres d'informations et que j'avais moi-même déja mis en place par certains systèmes d'enchantements et de serments inviolables chez des sorciers de secondes zones. Mais jamais pour Arutha. Connerie de faiblesse de merde! Une erreur monumentale que je payerai le prix fort si j'échouais. Heureusement il sembla préférer ramener le sujet de la négociation que je lui proposais. Je n'allais pas lui en vouloir pour ce coup-ci.

"Un délais."

Sa réaction me fit éclater d'un rire mauvais nerveux avant de reprendre de suite, je n'étais pas sûr de tenir le coup encore très longtemps malgré mon air arrogant et sûr, Arutha était instable et dangereux et je n'avais réellement que du vent ici et maintenant. En plus de la fatigue accumulée et de certaines blessures fort peu cicatrisées. Le bandage sous ma chemise frottait désagréablement sur mes plaies.

"Fermes-la et écoute sagement au lieu de te mettre directement à mordre et aboyer, Kark. Tu sais pertinemment que j'exècre plus que tout la contrainte. Et je préférerai tenter ma chance et devoir m'expliquer devant les chefs de factions que d'être lié de force, à vie, avec toi..-j'appuyais ce mot avec mépris et peut-être un peu trop de déception à mon goût malgré le ton adamantin qui ne coupait d' aucune dérogation -Peut-être perdrais-je là mon ultime procès...Mais tu ne t'en sortirais indéniablement pas indemne là non plus. Et même si l'idée de devoir te revoir me révulse au plus au point, celle de m'enfermer dans un carcan immuable la surpasse encore.
De plus, quelle pire idée que de garder une brebis galeuse dans un si beau troupeau de mouton noir? Ce dont tu me menaces n'est-il pas ce qui a toujours couvé au fond de toi à mon sujet? Mon manque d'implication dans la faction plus louche qu'autre chose, mon caractère bien trop chaotique, mes capacités usitées bien trop rarement lors de quelques missions en Europe de l'Est dont tu as à peine entendu parlé et dont tu dois toi-même douter de l'existence maintenant... "


Je jouais avec le feu, je dansais sur un fil des plus tranchants qui, je le savais, pouvait pousser Arutha dans l'exact opposé d'où je voulais le mener. Mais je n'avais pas le choix. L'idée de devoir rediscuter plus tard avec Arutha me donnait envie de vomir, mais celui de m'imposer un choix a vie ici et maintenant, de ne plus pouvoir m'adapter aux circonstances alors que demain pouvait nous apporter n'importe quoi était bien plus hors de question. Je savais pertinemment que cette nuit passée enfermés à Poudlard et les jours qui allaient y suivre ne ferraient que pousser encore cette sensation délicate et nerveuse de fièvre obsidionale qui habitaient chacun des mangemorts ci-cloitrés, que le problème Arutha n'était qu'une énorme goutte d'eau dans mon esprit assaillit et harassé.
Je tâchais donc de serrer les dents à tout ce flot amère qui me prenait au tripes et me focalisait sur la suite.

"Je comprend parfaitement qu'en te promettant là et maintenant de ne pas trahir les Ombres, tu pourrais malgré tout rester septique et te dire que ça me pousserai juste à jouer les planqués une fois de plus à profiter du système...Pourquoi ne pas te prouver avec ce délai justement que je vaux bien mieux que ce que tu peux imaginer, que je vais enfin prendre mes responsabilité? Une mise à l'épreuve qui évitera à l'Ombre de la Rose Noire de récolter un élément inutile là où elle a le plus avidement besoin de sorciers loyaux et capables. N'est-ce pas plus que ce que tu te pensais en devoir d'exiger?"

Du ton initialement mauvais et dangereusement tranchant, j'avais repris celui plus posé de mes nombreux plaidoyer, peut-être même plus sérieux encore que ceux-ci. J'étais rarement mon propre avocat dans un procès aussi important et risqué..
Me passant une main dans les cheveux pour de dédouaner de cette tension qui m'habitait toujours, je terminais, plus bas, quelque peu lassé de la situation, mon corps tout entier ne souhaitant qu'une seule chose malgré la fièvre de la confrontation : partir.

"Et bien sûr, je ne parlerai à personne d'autre de tous ces petites choses qui pourraient si bien te nuire..."

Bras croisés, le regard aussi sûr que possible et tout de même un petit sourire narquois de façade, j'attendais nerveusement son retour, les doigts tapotant contre le tissu de ma chemise comme ultime témoin de toutes ces tensions paradoxales qui m'habitaient.

Je pinçais les lèvres, me remémorant un instant où nous étions il n'y a même pas 24h, un pincement au cœur, une envie de vomir me prenant au corps..



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Dernière édition par Corvus O. Hunter le Lun 25 Mar 2013 - 14:46, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 18 Mar 2013 - 22:45


Nouveau rire arrogant. Cette fois je reste impassible - bien que mon regard soit teinté de haine. Je refuse de ne serait ce que froncer les sourcils. J'ai conscience que le moindre geste pourrait trahir mes pensées, que la moindre mimique incontrôlée pourrait révéler les émotions qui m'habitent. Evidemment, je ne parle pas de colère ; la rage, il la perçoit déjà très clairement. Mais la déception.... une partie de moi voudrait croire qu'il bluffe. Parce que ça signifierait qu'il n'a jamais prit de précautions contre moi, qu'il n'a jamais imaginé devenir mon adversaire un jour, qu'il me faisait confiance.... et que notre amitié était réelle. Je voudrai croire qu'il ment mais une petite voix me souffle que c'est inutile. Je connais la vérité : Corvus est un avocat et un Ombre avec une prédisposition pour la trahison. Evidemment qu'il a préparé un dossier contre moi ! Evidemment qu'il avait envisagé cette possibilité ! Malgré les vingt-quatre dernières heures intenses que je viens de vivre, la nouvelle me procure un pincement au coeur. Quel crétin. Au moins, j'aurai appris la leçon....
J'avale péniblement ma salive et lui intime de passer à la suite. Vivement qu'on en finisse. Qu'on se sépare et qu'on ne se recroise plus jamais. Il ouvre la bouche et.... je bug. Un délai ? J'ai bien entendu là ?

« Tu me prends vraiment pour le dernier des cons ? » , je grogne. « Tu veux pas non plus une recommanda.... »

« Fermes-la et écoute sagement au lieu de te mettre directement à mordre et aboyer, Kark. »

L'insulte me pique au vif mais j'accède à sa demande, plus par besoin d'en finir que par soumission. Il a une idée derrière la tête et j'ai hâte de l'entendre pour la lui refuser. Ce veracrasse va essayer de me rouler mais j'ai bien l'intention de le décevoir. Ces belles paroles ne prendront pas ! Je le connais et je vais faire gaffe à la moindre syllabe. Les yeux rivés sur mon nouvel ennemi, je reste parfaitement concentré.... jusqu'à ce qu'il évoque son implication dans la faction. Je meurs d'envie de lui couper la parole pour le démentir. Lui crier qu'au contraire j'ai toujours cru en lui, toujours supposé qu'il finirait par comprendre et par laisser tomber son masque. J'ai une furieuse envie de lui expliquer que je ne suis pas comme lui, que je n'ai jamais comploté dans son dos en attendant le jour où je pourrais utiliser un tas d'infos contre lui ! Je voudrai même attraper cette ordure par le col, la secouer et lui demander depuis quand elle prépare ça.... mais je ne peux pas. Révéler à quel point sa trahison m'atteint est hors de question. Et comme l'agresser n'est pas envisageable non plus, je me contente à nouveau de revêtir un masque de haine.
Je m'accroche à cette façade salutaire tout le long de son monologue. Je n'ai pas envie de lui donner de chance, pas envie de revoir son visage dans quelques semaines. Mais en y réfléchissant, ai-je bien le choix ? Je le redoute trop pour le laisser repartir sans promesse.... ou pour le faire assassiner dans une rue. De son côté, il n'en fera aucune qui nous lie éternellement. Mais qu'est ce qui me dit qu'il ne filera pas chez les Héritiers la minute où le délai sera écoulé ? Rien. Il peut faire toutes les courbettes et toutes les missions qu'il veut, on ne m'enlèvera pas l'idée que c'est un opportuniste.... et qu'il nous trahira un jour ou l'autre. Cela dit, je suis fatigué et le délai m'offrirait un temps précieux pour cogiter. Peut être que quelques semaines me permettraient de trouver une issue satisfaisante à ce bourbier ? Juste quelques semaines pour souffler, l'observer et trouver un moyen de l'abattre sans risques.

« Tu as quatre mois. Pas un jour de plus. Je prendrai de tes nouvelles régulièrement et s'il me reste le moindre doute à la fin de ce délai, je ne te laisserai aucune chance. »

Sans attendre de réponse, je tourne mon regard vers la cour. Il faudrait un témoin, un Ombre de préférence mais n'importe quel adulte compétent pourrait faire l'affaire - tant qu'on lui balance un oubliette après. Je fronce les sourcils, commence à m'inquiéter de ce qui se passera si personne ne pointe le bout de son nez et soudain les portes du château s'ouvrent. Voldemort est avec nous ! Le trentenaire qui vient de sortir n'est autre que Wilkes, un Ombre fidèle aux Karks qui m'a toujours accordé le respect que je mérite... ou que je pensais mériter. Il traverse la cour et fait mine de rejoindre le pont qui mène à la tour nord. C'est maintenant ou jamais.

« Wilkes ! »

L'interpellé se retourne et - toujours sans accorder un regard à Hunter - je lui fais signe d'approcher. Le blond nous dévore des yeux, dissimulant à peine la curiosité qui le ronge. Maintenant qu'il est plus près, je distingue quelques cicatrices sur son visage. Rien de bien grave heureusement ; il semble assez en forme pour lancer l'enchantement.

« Monsieur Kark. Tout va bien ? », questionne-t-il en posant les yeux sur ma baguette. Je le sens lui-même prêt à sortir la sienne alors je m'empresse de le rassurer :

« Ca va. Hunter et moi avons juste un petit... différent. Et on aurait besoin d'un troisième homme pour nous mettre d'accord. »

Il examine silencieusement l'avocat puis hoche la tête. Je suppose qu'ils se connaissent : s'ils n'ont pas le même âge, leur écart ne doit pas être très important.

« J'ai besoin de vos services et de votre discrétion. »

« Qu'est ce que je dois faire ? »

« Lancer le sortilège du serment inviolable. »

Son regard croise le mien. Il semble inquiet, presque alarmé, mais je ne cille pas. Je sais ce que je fais, je sais quels sont les risques et je n'ai aucune hésitation. On doit en passer par là de toute façon.

« Vous êtes sû... »

« Vous connaissez la formule. » , j'insiste.

Il me scrute encore quelques secondes puis finit par hocher la tête. Parfait. Puisqu'on a notre témoin, il n'y a plus qu'à passer aux choses sérieuses ! Sans un mot, je tends la main à Corvus. L'idée d'être en contact avec lui me répugne d'avance. Sans parler de la boule qui me tord les entrailles. Aussi certain que je sois de mon choix, la menace du serment inviolable n'est pas à prendre à la légère. Je n'en ai jamais fais avant... et j'espère ne jamais avoir à en refaire. Je ferme les yeux, inspire puis ordonne à l'enchaîneur de commencer. Mes pupilles interrogent silencieusement mon ennemi : Qui commence ? Je voudrai que ce soit lui mais il n'a pas l'air pressé de se lancer. De toute façon, je ne le laisserai pas repartir sans avoir obtenu sa promesse. Autant accomplir mon devoir tout de suite. La gorge serrée, j'ouvre la bouche, cherche mes mots puis prononce d'une voix lourde :

« Je m'engage à ne lancer ou participer à aucune agression contre toi durant les quatre prochains mois. Au cours de cette période, je n'entreprendrai rien dans l'intention de te nuire et ne divulguerai rien qui puisse te porter atteinte. »

Deux chaînes rouges s'enroulent autour de nos poignets. Mes lèvres se pincent dans l'attente de la suite... la partie la plus importante : celle où il essaiera de me pigeonner et où je devrai prêter attention au moindre mot pour m'en sortir sans lésion. Les battements de mon coeur s'accélèrent encore un peu. Pour moi, tout se joue maintenant.
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Corvus O. Hunter
Corvus O. Hunter
Générateur de Chaos
Messages : 861 Crédits : Lord Ena
Age du personnage : 31
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Emissaire Ombre ¤ Ancien Avocat en Droit international
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Rouge-Gorge
Epouvantard : Se voir lui-même, enchainé, vidé de toute énergie et sans volonté. Avec le corps de son frère sur le sol.
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Ce message a été posté Jeu 4 Avr 2013 - 11:13





28 Décembre 2020


«Always watch your back. »








Son regard, ses mimiques, son pincement de lèvres. Je suis à la fois horrifié et ravis de lui faire ressentir de telles extrémités. La situation ne serait pas aussi empoisonnée que je prendrais même un malin plaisir à le pousser au-delà de ses limites, le titiller assez pour lui montrer à quel point son comportement et son arrogance ne sont rien face à ma personne, à quel point il a eut tord de se jouer ainsi de moi... Mais je savais aussi que cette même haine sourde et amère que je ressentais face à celui que je considérais jusque là comme un ami, probablement même le seul d'ailleurs, était justement le reflet de cet attachement trompeur, de ma faiblesse vis-à-vis de lui. Je n'ai jamais rien eu a faire des querelles ou vengeances mesquines que nombre de personnes ont put avoir à mon encontre, leur perte ou abandon ne me faisant ni chaud ni froid, pas plus qu'avoir à me comporter plus ou moins normalement avec elles ensuite.Je me souvenais pertinemment avoir mis bien des jours lors de ma cinquième année à Poudlard, à réellement comprendre que rien ne serait plus pareil avec Macnair et sa bande pathétique, qui si pour moi tout cela n'avait guère d'importance, ce n'était pas le cas pour eux..

Le dégout, la haine et la douleur sourde que je ressentais trop intensément n'était que la preuve de son importance..

Je ne pouvais donc réellement montrer trop de considération et haine à Arutha, en dehors de la menace qu'il s'avait représenter pour moi. Cela lui donnerait bien trop de pouvoir...et la possibilité de s'en moquer et m'humilier davantage. Non, il me fallait rester aussi calme et moi-même que possible, oublier qui il était vraiment pour obtenir la seule chose utile en cet instant: une promesse réciproque qui ne me pénaliserait pas trop.

Après lui avoir brutalement rabattu le clapet d'une réplique sèche et narquoise, je lui exposais mes arguments plus ou moins valables concernant cette histoire de délais. En espérant muettement qu'il s'y range sagement, ne souhaitant pas devoir polémiquer encore et encore. J'acceptais déja de me ranger aveuglement du côté des Ombres alors que l'avenir était si incertain et variable.. Les phénix pouvaient détruire les lieux demain ou disparaitre à jamais, Kark père était capable de venir toquer à l'entrée de Poudlard, comme les Héritiers proposer des choses bien plus intéressantes pour les mois à venir. Je faisais une croix sur mes choix et possibilités sans avoir toutes les informations pour en soupeser la solution la plus rentable, c'était déja un sacrifice énorme. Juste à cause de ce putain de Kark pathétique! Il y avait de quoi rager..

Ma diatribe finie, je percevais parfaitement l'épaisseur du silence, me forçais à le dévisager, tâchant de deviner le cheminement de ses pensées, le stress de l'instant me prenant par les tripes. S'il n'était pas déja à me cracher au visage le fond de ses pensées et l'impertinence insolente de ma proposition, c'était déja une très bonne chose avec lui..assez pour me laisser sourire de façon satisfaisante.

« Tu as trois mois. Pas un jour de plus. Je prendrai de tes nouvelles régulièrement et s'il me reste le moindre doute à la fin de ce délai, je ne te laisserai aucune chance. »

Je grimaçais. De mes nouvelles? De façon directe ou de par ses si beaux contacts dans la hiérarchie? Le revoir dans trois mois me révulsais déja bien assez pour ne pas imaginer d'autres confrontations où ce merdeux se ferait juge et bourreau à la fois. Même si je me faisais largement assez confiance pour écraser ces sentiments houleux et mettre correctement à profit ce délai moi-même..
Et sans attendre, il se détournais, scrutant la cours qui devenue bien sombre au cours de ces dernières minutes. Difficile de savoir si le sorcier avait juste hâte autant que moi de se débarrasser de cette corvée exécrable ou si sa façon de me snober était calculée. Quoi qu'il en soit, je ne lui faisais pas l'honneur de lui en faire la remarque, m'occupant en déplissant les restes de ma veste pour me forcer à patienter, lorsqu'Arutha prononce enfin un nom, appelant apparemment l'une des Ombres de la court..Qui nous rejoint rapidement, le dos droit mais las, le regard suspicieux.

Wilkes... Je fronçais les sourcils en tachant de me souvenir de ce vermisseau avant de lui rendre un sourire narquois et moqueur.

"Adaham Wilkes.."

Pas vraiment en bons termes. Un poufsouffle ou serdaigle peut-etre? Que j'avais plutôt verbalement molesté au collège..suivit par d'autres élèves qui avaient docilement suivit mon exemple. Après... Je l'avais peut-être croisé une ou deux fois au Ministère sans vraiment en avoir souvenance. Le regard quelque peu paniqué qu'il posa sur Arutha et sur moi -tout de suite plus méfiant- me fit soupirer en levant les yeux au ciel. Forcément, un admirateur Karkien bien sûr. Je croisais les bras en m'adossant à nouveau au muret tandis qu'Arutha avait tout de même la décence de le calmer bien que je doutais qu'il connaisse la défiance du sorcier à mon encontre. Wilkes avait l'air du parfait Pouffy timide débilement coincé. Il n'aurait surement pas osé s’immiscer dans ce qui ne le regardait pas.

"Un honneur que vous ne refuseriez pas à Mr. Kark, n'est-ce pas?"

Que la pointe de sarcasme dans ma voix soit ou non assimilée par l'homme, ce dernier ne manqua pas d’acquiescer après un dernier regard au Kark. Je notais que malgré tout, sa main ne restait guère loin de sa propre baguette. Je me retenais tout juste de faire quelques remarques acerbes à ce sujet, Arutha aurait été capable de les prendre au pied de la lettre malgré toute cette charmante et désagréable discussion.

Le sorcier que le destin a choisit comme enchaineur -Merlin que je déteste ce terme et le concept qu'il associé!- s'inquiète enfin de la raison véritable de sa présence, le dos droit comme un i, le regard planté dans celui de ce fils de goule même s'il ne peut s’empêcher de m'observer du coin de l'oeil, m'arrachant un petit sourire méprisant et moqueur. Qui se transforme en ricanement sardonique alors que le brigadier lui expliquer de façon simple et abrupte.

« Lancer le sortilège du serment inviolable. »

J'aurais bien ajouté moi-même un petit commentaire pour clouer le bec de ce lèche-bouse mais Arutha est plus rapide, autoritaire et sifflant même. Et il ne faut qu'une poignée de secondes à l'autre pour accepter, résigner mais toujours aussi méfiant.
J'hausse un sourcil d'un air dédaigneux dont j'englobe les deux sorciers, mon regard se durcissant devant Arutha qui me tend déja sa main, apparemment plus que pressé d'en finir. Cet acte, ce contact, tout ce que cela signifiait m'harassait et me dégouttais surement autant que cet imbécile, mais je parvenais étrangement à m'en sentir plus détaché et narquois que ce dernier, capable de lui rendre un regard bien plus sûr et moqueur.. En apparence.

"Difficile de rentrer dans la cours des grands, petit Kark? Mais n'aies craintes, une simple formalité dont tu ne pourra cesser de te féliciter d'ici peu.."

Le ton trainant, méprisant et cynique, j'attrapais sa main, ne manquant pas de la serrer plus fort qu'un simple contact désagréable le voudrait. Difficile de dire si j'agissais ainsi par provocation vis-à-vis de lui ou pour mon propre besoin. Un fin sourire flottant sur mes lèvres alors qu'il choisissait enfin de plonger son regard dans le mien, je ne dis mot. Non, je ne serai pas celui qui prononcerais les paroles fatidiques en premier. Évidement.

Impatience ou choix véritable, il sembla s'y résoudre, laissant quelques trop longues secondes s'écouler avant de se jeter enfin dans cette finalité exécrable. Son ton rauque et sérieux me força a serrer davantage son poignet. Quelque part, je n'aimais vraiment pas.

« Je m'engage à ne lancer ou participer à aucune agression contre toi durant les quatre prochains mois. Au cours de cette période, je n'entreprendrai rien dans l'intention de te nuire et ne divulguerai rien qui puisse te porter atteinte. »

Étudiant ses paroles et possibles failles tout en l'écoutant, j'en étais désagréablement satisfait. Je pourrais peut-être le reprendre sur un ajout mais ce serait m'exposer à le faire davantage douter pour ma propre partie, hors de question. Il serait de toute manière étonnant qu'Arutha comprenne plus qu'il ne fallait ses propres mots, les miens encore moins. Acceptant tacitement son serment, deux filaments rougeâtres apparurent, liant sa promesse à nos deux êtres, à notre magie. J'en frissonnais légèrement. Avant de prendre la suite, la voix sûr et convaincante.

"A partir de cet instant et jusqu'à la fin de ce délai de quatre mois, je m'engage à contrôler mes habituels verbiages afin de n'apprendre à personne d'informations qui pourraient te desservir. En plus de ne pas perdre de temps à essayer d'attenter à ta vie, je resterai chez l'Ombre de la Rose Noire et effectuerai mon tribut comme n'importe quel autre sorcier de la faction."

Les filaments n'apparurent pas immédiatement alors que je devinais que le Kark essayait de réfléchir autant que possible, à dénicher une quelconque supercherie. Je ne le quittais pas des yeux pour ma part, conservant une façade aussi normale que possible. Évidement que j'avais assuré mes arrières, assemblés quelques sorties de secours...A l'instant présent je ne prévoyais nullement de m'en servir, préférant rayer Arutha de ma liste. Mais il valait mieux prévenir que guérir et.... Les fils s’agrippèrent à nos poignets, se nouant pour disparaitre lentement. Arutha retira aussitôt sa main. Je ricanais, avant de me tourner vers Wilkes qui ne pipait mots, les lèvres pincées. Tout ça était trop grand pour lui, pauvre petit basique pathétique.

"Mon cher Adaham, il va sans dire que Arutha et moi vous remercions de votre secours et que je n'ai pas à vous préciser que vous devrez à tout prix -j'insistais sur ces derniers mots tout en récupérant discrètement ma baguette alors qu'il ne quittait pas mes yeux des siens- taire ce que vous avez vu ici. "

"Oui, je.."

"Faire comme si rien n'était arrivé, que vous avez juste laissé votre regard glisser sur les bords de cette cours et ses alcôves avant de continuer votre chemin vers..Où alliez-vous déja?"

" Je euh..Me griller une cigarette et..euh..retourner à l'infirmerie voir ma soeur.."

"Bien..Parfait.. C'est fou comme on oublie rapidement des choses que l'on vient à peine de faire.. Comme cette clope que vous venez de terminer.. Oubliettes !"

Pousser la cible à visionner les souvenirs que l'on souhaitait utiliser pour combler le vide que créait un oubliettes était bien plsu efficace que d'agir sans réfléchir et risquer d'y laisser lacunes, failles et doutes qui pourraient trop facilement revenir un jour ou être détecté par un tier. Coller au plus prêt de la réalité, utiliser du vrai pour colmater. J'avais assez lancé ce sortilège lors que certaines récoltes d'informations – missions pour la faction ou lors de mes recherches personnelles et professionelles – pour le faire d'une façon tout à fait correcte.

Sourcils froncé sous la concentration alors que je finissais de clore le sortilège et les effets sur cet imbécile utile, je baissais ma baguette en soupirant sans le lacher de regard et lui murmurait quelques mots -ceux qu'il oublierait rapidement dans les quelques secondes qui suivaient toujours ce sortilège- afin de le faire quitter l'alcôve comme un automate.

Le silence s'établit, sombre et palpable alors que Wilkes s'éloignait, semblait hésiter et quittait la petite cour sous le grincement de l'épaisse porte de bois. Je reposais un regard sur Arutha, mêlé de trop de sentiments qui semblaient vouloir me clouer au sol. Transformant tant bien que mal tout ça en un masque aussi narquois que possible, j'esquissais un petit sourire arrogant et désagréable.

"Au plaisir de ne plus rien avoir à faire avec toi et ta carcasse pitoyable pendant ces quatres prochains mois."

Et sur ces mots, tandis que l'amertume et la haine essayaient bien trop de transparaitre, je saluais vaguement le sorcier et m'éloignais d'un pas que j'espérais aussi sûr que possible. Ces dernières heures, les conséquences de ce putain de serment, de cette putain de trahison de la part de ce connard, tout ça me semblait bien trop lourd, trop présent, trop important et vomitif à la fois. J'avais besoin d'oublier un peu, même un cours instant, avant que tout ne reprenne, encore plus fort et plus implacable.

Foutue vie.

Heureusement que ça allait passer. Sans doute.



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