What can I do for you? [ Pv : Loïs Lang en chef ! ]



 


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Ce message a été posté Mar 5 Fév 2013 - 17:04

I'm here, lov '

❝ Loïs & Aoden ❞
© Freedom.thief


« Mais ? »

Il n’y a pas de mais. Vraisemblablement. Ce papier que l’on me tend comme si j’étais fautif ou que j’étais le seul que la récente victoire ne satisfaisait pas ne m’inspire rien de bon. Qu’est ce que j’ai fait de mal ? Je suis parfaitement irréprochable – j’ai même un comportement méritoire, estimable quand on sait que j’ai su filer quelques informations à travers les mailles du filet jusqu’à mes camarades.
Bon, de ce que je sais, aucun renseignement que j’ai pu fournir ne fut décisif, mais ce n’était pas le but. Je voulais au moins être utile au camp que j’ai choisi et Julian ne pourra que confirmer ceci : j’ai fait ce que j’ai pu…aurais-je fait une erreur malgré moi ? Je pensais avoir été prudent et je me considère relativement attentif, avisé.
Enfin ce n’est pas la peine de stresser pendant des heures : je vais de ce pas à la direction histoire de voir ce que l’on me reproche. Confiant – autant que faire se peut lorsqu’on est convoqué avec tant d’austérité – et curieux. Comme toujours.

« Je reviens les gars, je crois qu’on a demandé à me voir. »

« A peine on change de responsable et tu te fais déjà sermonner Teagan ? »

Celui-ci est persuadé depuis le premier jour – le premier jour de ce que vous voulez hein – que je suis du mauvais côté. Je sais qu’il ne fait pas partie des Phénix mais ses idées vont dans ce sens libérateur et révolutionnaire. Il est possible que plusieurs fois il m’ait entendu discuter, plaisanter voir murmurer avec des pros héritiers et des défenseurs de l’Ombre. Mais si je suis là !!!! Pourquoi ne me lâche-t-il pas ? Je suis toujours ici ce qui prouve que je suis aussi clean que les autres ! Ne peut-il pas conclure que si je n’ai pas été attrapé pour méfait, c’est qu’au contraire j’agissais pour la bonne cause ?
Ah, ces fermés d’esprit.
Je ne prends pas le temps de lui répondre, je me contente de lever les yeux au ciel avant de les déposer dans ceux de la demoiselle qui prenait là une pause café. Son sourire me rend le mien et je me retrouve bien vite devant le bureau de la nouvelle chef. Alors voyons.

« Vous vouliez me…voir ? » Elle ? Alors c’est elle la demoiselle Lang ? C’est cette fille qui a pris la direction du journal ? Sans déconner ?! J’essaye de balayer mon air étonné d’un mouvement de la tête et je récupère mon sérieux. Si possible. Mais c’est plus fort que moi je souris, que voulez-vous. « Je, euh, on vient de me faire passer une note comme quoi vous désiriez ma présence. »

Je referme la porte derrière moi, conscient que j’aurai mieux fait de frapper mais puisqu’elle était doucement entrouverte je me suis permis d’entrer… ça va, ce n’est pas une faute qu’elle pourrait ajouter à la liste de mes torts et puis d’abord, quels sont-ils ?
Bras dans le dos, les doigts d’une main entourés sur l’autre poignet j’attends sagement. Le menton doucement relevé, le regard interrogateur.
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Loïs Lang
Loïs Lang
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Ce message a été posté Mar 5 Fév 2013 - 23:01

Le bureau étant grand. Trop grand, peut être. Elle avait l'habitude de son petit meuble dans un coin reculé de la salle de rédaction de la Gazette, où ses dossiers s'entassaient toujours par manque de place. Ici, elle avait l'impression de ne jamais réussir à couvrir toute la surface même avec tous les papiers administratifs qui ne cessaient de lui arriver. Tant mieux, d'ailleurs, puisqu'elle suppose devoir garder un minimum d'ordre en ces lieux. Après tout, elle a désormais une visibilité public à laquelle elle n'aurait jamais pu croire, qu'elle n'a même jamais osé espérer pendant toutes ces années de dictature. Et là voilà, au jour d'aujourd'hui, en haut. Tout en haut, au sens propre comme au sens figuré. Avec son nom en lettres d'or apposé sur la porte de son bureau, en dessous de la mention "Chef de la Tour des Médias". C'était inespéré. C'était plus qu'un rêve qui devenait réalité. C'est la victoire.

Loïs Lang n'est cependant pas quelqu'un de naïf, et l'euphorie de la victoire est loin de lui avoir ôter tout sens des réalités. Les dossiers qu'elle voit sans cesse passer devant ses yeux, les directives du Ministère qui se met en place sont autant de preuves que la lutte n'est pas encore terminée. Les blessures, pas encore totalement des cicatrices, qui lacèrent désormais son abdomen à jamais ne font que confirmer cela. Ils ne sont pas en paix. Ils sont au pouvoir, ils sont libres, mais ils ne sont certainement pas en paix. Et les concessions qu'elle se voit parfois obligées d'imposer à ses différents service en est bien la preuve. Cuisante. Mais i s'agit ici d'un mal pour un bien. Il s'agit ici de sacrifices nécessaires. Et quand ils auront gagné, enfin, quand la victoire sera pleine et entières, alors ils pourront tourner la page.

Un instant, Loïs prend juste le temps de s'arrêter. Juste le temps de rêver un peu à ce monde qui les attend. Ce monde qui est désormais à portée de main, qu'elle touche presque du doigt, aujourd'hui, dans ce grand bureau, dans ce fauteuil si confortable... Sauf que sa rêverie prend brutalement fin à l'entrée d'un nouvel arrivant dont la voix la sort aussitôt, et assez brutalement, de ses pensées. La toute nouvellement nommée chef de la Tour des Médias revient soudain à la réalité et tente de prendre une posture plus convenable, en espérant ne pas avoir l'air trop ridicule. Ce qui forcément, est irritant. Surtout quand elle se trouve face à ce petit sourire qu'elle ne connaît que trop bien. "Teagan. On ne vous a jamais apprit à frapper avant d'entrer ? Enfin, maintenant que vous êtes là, prenez un siège." Le ton est acide, mais ce sourire ! Ce sourire qu'il a gravé sur les lèvres et qui la fait presque enrager. Ce sourire qu'elle n'a que trop vu adressé à des Mangemorts et sur lequel elle s'est plus que souvent interrogé. Et ce sourire qui maintenant parade dans ses couloirs est quelque chose qu'elle ressent presque comme une provocation.

Elle sait pourtant bien qu'elle n'a pas à douter de lui. Enfin, pas trop. On lui a bien assurer que ce n'était pas un traître. On le lui a assuré, et on l'a mit là, comme si tout était normal. Et ça l'est peut être, au fond. Mais elle refuse à le croire sur parole. Elle refuse avant de l'avoir entendu elle-même, de sa propre bouche. Qui a intérêt à effacer ce petit sourire impudent tout de suite !

L'ancienne journaliste secoue la tête en constatant que son regard s'est encore accroché sur ce sourire qu'elle a juste envie d'arracher. Juste un geste rapide, pour se remettre les idées en place. Si elle lui a demandé de venir ce n'est pas pour rien. "Bien, Monsieur Teagan. Cela fait un moment maintenant que nous travaillons ensemble, n'est-ce pas ? Bien assez pour que certaines de vos paroles ne m'aient pas échappées..." Elle sait qu'elle ne peut pas remettre en doute son appartenance aux Phénix. Elle n'en a aucun droit, et la confiance de Lucy quand elle l'a nommé à ce poste ne mérite absolument pas cela. Mais ce n'est pas le cas. Au fond, ce n'est pas le cas -ou peut être tente-t-elle juste de s'en persuader-. Non, tout ce qu'elle veut, c'est savoir. Entendre de sa bouche même les explications qu'il pourrait donner. Et alors, peut être, acceptera-t-elle d'y croire...

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Ce message a été posté Mer 6 Fév 2013 - 16:29

Frapper avant d’entrer ? Bien évidement que je le fais, je suis poli que veut-elle sous entendre ?! Disons que je suis convoqué, il me semble, elle ne l’a pas oublié j’espère. Puisqu’elle a réclamé ma présence fallait-il pour autant que je frappe et attende son autorisation pour passer la porte ?
Sans doute que oui. C’est ce qu’un type normalement poli et éduqué aurait fait. J’avais sans doute les idées ailleurs et c’est machinalement que je suis entré dans la salle, comme poussé par une envie de vite terminer la conversation, de rapidement fuir cette atmosphère autoritaire et accusatoire.
C’est la surprise face à la vue de son joli minois qui me détend quelque peu alors qu’elle m’invite – m’ordonne – de prendre un siège.
Que veut-elle ? Ma nouvelle et méfiante chef ?

Les secondes deviennent alors des heures. Je déteste ça. Elle est peut être seule, ladite Loïs Lang, mais j’ai la pénible sensation d’être épié avec trop peu d’intimité. Le regard vif et tranchant qu’elle dépose sur mon visage a-t-il quelques capacités dont je devrais me méfier ? J’en doute. Mis à part le don qu’ont les femmes – et dont elles abusent – en déplaçant avec subtilité et talent leurs pétillantes pupilles, je ne vois pas ce que la directrice peut me faire subir.
Mais puisqu’elle semble plongée dans une étrange réflexion, surement en rapport avec les doutes qu’elle ressent à mon égard, je laisse mes yeux parcourir l’ensemble de son bureau. Bureau d’un chef qui se doit d’être envahi et en bazar mais pour le coup, je le trouve encore sobre. Parce que c’est tout récent. Ou alors elle a fait un effort avant de me recevoir ? Oh non, c’est une femme organisée. Je ne vois que ça.
Bon eh bien, qu’ai-je fait ?
Elle brise enfin le silence et – non sans sourire pour son plus grand plaisir – je fronce les sourcils ; sans comprendre où elle veut en venir.

« Je…je vous demande pardon ? Oui nous travaillons ensemble depuis suffisamment longtemps pour que ; euh ; auriez-vous des doutes ? »

J’ai toujours été très discret. Avec tout le monde. Et mon attitude n’est pas prête de changer. C’est grâce à cette aptitude dangereuse que j’ai su m’immiscer avant réussite dans des conversations pros Ombre, que j’ai pu récolter diverses informations. Cette discrétion – comme toute compétence – a un double tranchant dont je ne me suis pas assez méfié : je suis également discret envers mon propre camp. J’ai toujours interdit à Julian de parler de moi aux autres membres de l’Ordre. Premièrement pour ne pas éveiller les soupçons des autres factions, deuxièmement par pudeur. Je suis renfermé, aurai-je oublié de vous le signaler ?
Les paroles de Loïs me mettent la puce à l’oreille : malgré la pseudo victoire de l’Ordre, malgré ma présence autorisée ici, elle doute de moi ? Les espions seuls sont capables de faire double jeu avec tant de réussite ; je ne suis pas assez habile et courageux pour ça. J’ai tiré mon épingle du jeu en finesse et maintenant que nos supérieurs tirent – comme ils peuvent – les ficelles, je n’ai plus l’intention de fricoter avec des ennemis !

« J’ai peur de comprendre. Vous remettez en doute ma place ici ? D’accord je n’ai pas forcément la tête de l’emploi si tous les membres de l’Ordre du Phénix doivent ressembler à de chevaleresques héros, mais je promets n’avoir agit que dans le but de notre camp… »

Calme, posé, j’argumente ma position avec honnêteté. Je sais ce que l’on ressent lorsque les soupçons nous envahissent. Douter, c’est une torture. C’est ne pas savoir se positionner mais connaitre les deux seules solutions possibles : noir ou blanc. Et vous supposez bien, ces deux solutions sont loin d’être similaires. Au contraire, ça change du tout au tout. Il n’y a pas de place pour le gris là dedans et mademoiselle Lang a besoin d’une réponse qui lui éviterait de penser au pire ;
Soit. Je fais comment moi ? Il est vrai que j’ai quasiment eu des relations amicales avec des pros Ombre dans le simple intérêt de l’Ordre. Mais je n’ai aucune preuve de mon innocence, que ma parole…


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Ce message a été posté Jeu 7 Fév 2013 - 14:16

Le ton sur lequel il lui répond commence à l'irriter au plus haut point. Pas qu'il soit désagréable. Même pas, il ne lui laisse même pas le plaisir de pouvoir le lui reprocher. Non, il est simplement calme. S'il a parut un peu hésitant au départ, il semble avoir bien vite reprit contenance. Droit, calme. Et presque à lui reprocher à elle les questions qu'elle lui pose, repoussant au loin toute légitimité qu'elle s'octroie ainsi. D'un geste dont elle n'a pas conscience, elle frotte un instant son bras gauche, tentant d'atténuer les picotements d'irritations qui fourmillent sur sa peau. Au fond d'elle-même, elle sait qu'elle s'engage très mal dans cette conversation. L'entrée de Teagan l'a déstabilisé bien plus que ce à quoi elle s'attendait pour entamer cette confrontation et elle se sait en position de faiblesse. La colère qui bouillonne en elle en cet instant est presque trop forte et elle a besoin de quelques secondes avant de lui répondre. Ne pas s'étouffer avec sa propre rage. De quoi rendre les choses plus solennelles, n'est-ce pas ? Au moins a-t-elle l'illusion de le croire. "Je ne vous remet pas en doute, non." Je ne remet pas en doute, je sais, espèce de petit bâtard d'Ombre, je sais, je suis sûr, et je te ferai regretter tout ça, et je te ferai regretter ces années à te gausser, et cette trahison, et tout ces comportements méprisables, et d'être encore en vie maintenant ! Autant de mots qu'elle a envie de hurler. Juste au bord de ses lèvres. La colère flamboyante dans son regard, qu'elle a baissé, pour ne pas la laisser transparaître. Parce qu'elle n'a pas le droit. Pas le droit à ces doutes. Pas tant qu'elle ne l'a pas entendu, au moins.

[color=#9c2e5a]"Je veux comprendre. Je sais très bien ce que j'ai vu, pendant toutes ces années. Et je sais ce que j'ai entendu, aussi." Le regard qui s'ancre de nouveau au sien, le visage si sérieux. Elle réussit à se contrôler même si les derniers mots sont particulièrement appuyés. Ce qu'elle a entendu. Parce qu'elle l'a entendu, rire de la disparition de Claire. Elle a attendu ses allusions sur le portrait, soit disant si reconnaissable. Et il est hors de question qu'elle laisse vivre tranquille celui qui aurait trahit sa stagiaire. "Alors je vous le demande clairement. A quel jeu jouez-vous?" Loïs ne tourne pas autour du pot, pas cette fois. Bien sûr, on aurait mille chose à lui reprocher, à elle aussi. Un observateur extérieur aurait cru sans aucun problème à son rôle de Sang-de-Bourbe. Alors elle se voit contrainte et forcée de lui donner, à lui aussi, le bénéfice du doute. Elle n'a aucun droit de le condamner d'avance, d'autant plus quand on lui a assuré de sa bonne fois. Mais elle sait qu'elle ne supportera pas cette situation. Pas sans savoir.

Pas sans avoir vu la sincérité s'inscrire dans ses yeux, auxquels son propre regard vient de nouveau de s'accrocher. Pas sans avoir senti les accents de la vérité pure sortir de sa bouche. Elle n'a aucun pouvoir au sein de l'Ordre, pas plus que les autres membres, si ce n'est son ancienneté. Et peut être abuse-t-elle légèrement de sa toute nouvelle position ici. Mais Claire est de nouveau à ses côtés, elle, comme tant d'autres, ont retrouvé une vie normale qui leur avait été arrachée. Ils ont tous retrouvé la liberté. Elle ne supporterai pas qu'ils la perdent de nouveau à cause d'un "détail" qu'elle aurait pu négligé. Même si le détail, en l'occurrence, s'appelle aujourd'hui Aoden Teagan.

La colère est contenue. Le regard n'en est que plus sérieux. Attentif. Elle n'attend qu'une chose, un faux pas. Le moindre faux-pas. Qu'il se trahisse et se désintègre sous ses yeux. Que toutes cette assurance et cette suffisance tombe en cendres sous ses yeux. Là, maintenant. Que ce sourire irritant disparaisse à jamais. Qu'il tremble de peur, comme on a voulu la faire tremblé pendant des années sous la dictature d'une absurde inégalité entre les sangs. Qu'il tombe donc, cet homme si sûr de lui !

Ou qu'il arrive à la convaincre qu'elle se trompe.

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Ce message a été posté Ven 8 Fév 2013 - 8:29

Ce n’est pas un jeu. Il n’y a pas de jeu dans une guerre, qu’elle soit simplement politique ou clairement militaire. Sanglante. Il n’y a pas de quoi jouer, il n’y a que des prises de positions pour de folles prises de risques. C’est un choix, c’est ainsi que le monde tourne depuis bien longtemps et si certains étaient sceptiques les évènements récents prouvent vraiment qu’il n’y a pas de place pour la neutralité.
Ce n’est pas un jeu. C’est dangereux.

Pourquoi la miss Lang, nouvellement installée sur le siège du chef de la Gazette ose-t-elle douter de moi ? Elle n’agit pas comme ça avec les autres journalistes. Ils sont très peu à susciter ses doutes…suis-je même le seul ? Un honneur que je me refuse de porter ! Je ne suis pas un mauvais gars, pas pour une membre de l’Ordre et ses suspicions me blessent presque.
A-t-elle pu se méprendre ? Je veux dire, y a-t-il contre moi des preuves formelles qui pourraient la rendre si méfiante ? A moins que quelqu’un tente de me piéger et de me faire tomber, sauf que je ne vois pas comment car : je n’ai pas – que je sache – d’ennemi si intelligent, si motivé. Pas à l’heure de notre prise de pouvoir.

« Je suis désolé… mais pour répondre à votre question il va d’abord falloir que vous répondiez aux miennes. » Sans lui laisser le temps de répondre, je détache mon dos du siège pour m’impliquer dans mon interrogatoire. « Qu’est ce qui vous fait penser que je n’ai pas ma place ici ? Parmi les journalistes de notre journal ou, parmi les membres de l’Ordre. Les deux se rejoignent en l’occurrence car c’est tant la chef de la Gazette que la recrue de faction que j’entends me sermonner. »

Après avoir argumenté ma première question, je me laisse le temps de reprendre mon souffle et surtout, je lui laisse le temps d’assimiler tout ce que je raconte. Il n’y a rien d’offensant dans mes propos, je veux seulement que tout soit clair et le calme que j’arborais tout à l’heure fait toujours partie de moi.
Je n’ai pas à avoir peur, je n’ai rien à me reprocher. Évidemment si on essaye de me faire plonger je commencerais à paniquer mais quelque chose me dit que ce n’est pas ça…c’est juste un malentendu, un bête quiproquo qui doit être balayé. Au plus vite.

« Vous dites avoir entendu des trucs ; suspects ? J’imagine sinon je ne serais pas là à subir ce regard froid. Mais ne vous êtes-vous jamais demandé pourquoi je réussissais à m’entendre avec des gens de toutes les factions ? Ce qui sous entend que je me suis exposé à la haine de tous également. Vous en êtes la preuve. Je suis assez fier en fait : j’ai parfaitement bien joué mon rôle, au point de me faire convoquer. Mais le jeu est terminé croyez-le : aujourd’hui nous sommes vainqueur et je suis aussi soulagé que vous… suis-je convaincant ? Je n’ai rien à cacher, dites moi ce qui vous embête. »

Pourvu que mon attitude confiante et mon ton doucement arrogant ne la vexe pas ou pire, l’énerve. Disons juste que je suis pointé du doigt alors que mes actions ont toujours été pour l’Ordre. Sans doute suis-je un peu trop fier pour supporter d’être soupçonné…maintenant, je ne suis pas bête et comme je l’ai dit ce n’est pas la première fois qu’un allié me prend pour un traitre voire un adversaire direct. Je n’ai pas été assez prudent ; si je sors indemne de ce rendez-vous, il faudrait que j’en parle à Julian !
En attendant, la jolie Loïs me croit-elle ou a-t-elle quelque chose à ajouter ?
Prêt à tout entendre, presque insolent, je me penche davantage pour réduire l'espace entre nous et attendre la suite...


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Ce message a été posté Ven 8 Fév 2013 - 11:05

Il la met en défaut. Il la met clairement en défaut. Son coeur lui donne l'impression d'avoir raté un battement. De colère. D'indignation. Qu'elle s'étouffe une fois de plus avec. Parce qu'elle entend clairement la petite voix qui murmure au creux de son oreille. Il a raison, et elle le sait. Il a raison, et elle le déteste encore un peu plus pour ça. Elle voudrait bien, là, maintenant, lui arracher les yeux. Ou ces lèvres qui la provoquent. Ou cette langue, qui lui assène des vérités qu'elle ne connaît que trop bien, mais qu'elle n'a absolument aucune envie d'entendre. "Je n'ai pas à remettre en cause votre appartenance à l'Ordre." Les mots passent difficilement la barrière de ses lèvres. Elle a l'impression qu'ils lui brûlent la langue quand ils roulent dessus, qu'ils crispent ses mâchoires quand elle est contrainte de les articuler. Tout ce qu'elle voudrait lui dire et qu'elle retient. Tout ce qu'elle voudrait lui hurler et qu'elle ne peut pas.

Un sursaut, alors qu'il se rapproche brusquement. Un mouvement de recule étouffé dans l'oeuf. Elle ne peut pas se permettre de lui donner le pouvoir sur elle. Pas se permettre de lui montrer qu'il l'a déjà ! Qu'il prend l'ascendant, et qu'elle perd pied, incapable de l'empêcher de venir s'en prendre à son espace vital. A son souffle de vie. Elle ne peut pas reculer. Il la défie, et bien, elle relèvera. Plus jamais elle ne se laissera écraser, par qui que ce soit. Même si le sang bas trop fort dans ses tempes. Même si son souffle s’est imperceptiblement accéléré. Elle a laissé ses mains se nouer devant elle, lui permettant de garder un équilibre dans cette position légèrement penchée. Et surtout, elle les empêcher ainsi de trembler. Elle ne peut plus se laisser étouffer. Plus maintenant qu'ils ont gagné. Il est soulagé, dit-il ? Soulagé pour quoi ? Parce que lui aussi y croit vraiment ou parce qu'il n'a pas subit les foudres des Américains ? Elle veut lui cracher au visage ces accusations de mensonge. Le compromettre, trouver la faille. Et elle n'en voit aucune.

C'est encore plus rageant. Aucune faille dans son regard moqueur qui ne quitte pas le sien. Aucune faille dans ses déclarations. Pas la moindre petite once qui pourrait lui faire croire qu'il ne dit pas l'entière vérité. Alors il peut être un excellent acteur, bien sûr. Mais Loïs a bien assez vécu dans le mensonge pour apprendre à en discerner les contours. "Claire Brisson." Le nom lui a presque échappé avant qu'elle ne puisse le retenir. Mais loin de se laisser abattre, la voilà qui s'appuie sur son bras, se penchant très légèrement. Le regard toujours aussi sérieux. Plus déterminé encore. Alors oui, c'est peut être une affaire personnelle. Elle est assez honnête avec elle-même pour commencer à s'en rendre compte. Parce qu'elle ne peut pas contrer ses mots, et qu'elle ne peut éructer de rage. Le contrôle qu'elle s'impose commencerait presque à la calmer.

"Je vous ai entendu plaisanter après son arrestation. Pourquoi l'avoir identifiée sur les portraits-robot ?" Attaque frontale, cette fois. Elle ne va plus tourner autour du pot. Dans sa poitrine, son coeur bat toujours beaucoup trop fort. Elle va trop loin et elle en est consciente. Mais elle peut visiblement lui faire confiance pour l'arrêter. Si vraiment il n'y est pour rien. Alors, Teagan ? Est-ce que tu vas encore t'en sortir d'une pirouette ? Elle s'y attend. A vrai dire, elle est prête à tout.

Et même à lui présenter des excuses s'il arrive à lui prouver qu'elle fait erreur. Mais ça, ce n'est pas encore fait.

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Ce message a été posté Sam 9 Fév 2013 - 10:10

Claire Brisson.
Ah oui, Claire Brisson. Une secrétaire ? Une collègue éloignée ? Sans doute une chroniqueuse intéressée par un domaine plus précis et restreint que les nombreux dans lesquels je me déplace. Je fais difficilement le choix de mes articles, préférant faire apparaitre les faits divers toutes catégories confondues pour simplement jeter mon point de vue – et mon implicite engagement auprès de l’Ordre – dans les pages de la Gazette pour éclairer quelques lecteurs un minimum perspicaces.
Claire Brisson. Je me souviens désormais. Ai-je réellement ris suite à son enlèvement ? Oui car le terme arrestation ne convient pas, quand bien même les mauvaises personnes disposaient des forces de l’ordre à l’époque. C’est fort possible. Que j’ai ris. Les rires sont emblèmes de bien des ressentis, d’émotions multiples et pas toujours déchiffrables. Oui j’ai du partager quelques phrases mal placées, quelques insultes écœurantes murmurées face aux regards dégoutants de ces radicaux intraitables. Ça faisait partie du jeu.

Jamais je n’ai ressenti quelque chose de satisfaisant lorsque l’un de nous a eu des ennuis avec l’Ombre. Ou les héritiers d’ailleurs. Je ne sais me réjouir du malheur des autres, encore moins lorsque ces autres font partie de mon camp.

« Tss ! Je reconnais avoir adopté plus d’une fois l’attitude d’un traitre mais pitié : je n’ai jamais dénoncé quelqu’un ! Cette histoire de portrait-robot ne me concerne pas. J’en ai parlé, je me suis mêlé à ces ingrats mais je suis parfaitement innocent, Loïs. »

Oh oui, j’ai l’habitude d’utiliser les prénoms quand je sens la colère – ou n’importe quelle sensation prenante – s’emparer de moi. Un peu comme si l’adrénaline m’empêchait de me concentrer, de rester parfaitement courtois et distingué. Et puis c’est marqué sur la porte et les papiers désormais : Loïs Lang. Je peux bien me permettre d’utiliser l’appellation que je veux ?
Loïs est un joli prénom.
Secouant la tête pour me sortir de ces bêtes pensées, je rejoins le fond de mon siège. Elle est tenace et parviendrait presque à me faire douter sur ma propre innocence…la bougre. J’ai intérêt à faire attention à ce que je raconte, même pour me défendre, elle serait foutue de m’envoyer à la police !
Une touche d’anxiété est probablement lisible dans le fond de mes yeux bleus, mais je montre en même temps que je ne me laisserai pas faire. Je peux moi aussi être très têtu.

« Écoutez…je reconnais avoir parlé d’elle, pas forcément en bien. Je n’avais pas le choix, avoir la confiance de certains n’était pas chose aisée, il fallait que je me mêle de tout, avec subtilité mais détermination. Je m’excuse si j’ai été offensant pour votre…euh, camarade, mais je ne suis pas responsable de ce qu’elle a pu subir. Je cherchais juste à semer davantage le doute parmi les plus méfiants. C’est tout… »

Au pire, je peux bien aller faire mes excuses à cette Claire Brisson. Si elle fait toujours partie du journal, si elle est joignable et…saine et sauve.
Mes mains se mettent à jouer entre elles avec nervosité et je secoue la tête, pour moi-même. Quelle idée de se mettre dans une pareille position. Il aurait suffit que je me taise, que je cache mon penchant pour l’Ombre comme pour l’Ordre et personne ne m’aurait emmerdé !
Finalement je retrouve un sourire – peut être moins arrogant cette fois – et hausse les épaules, prêt à proposer un accord.

« Comment va-t-elle ? Claire. »

Si elle doute encore de moi, cette question est probablement culotée. Mais je m’investis toujours dans ce que je fais, certes à ma manière, mais sans nécessairement de précaution. Mon interrogation est sincère, je demande des nouvelles d’une camarade qui a eu des ennuis. Ce n’est pas insultant, pas outrageant, pas dérangeant ! En tout cas pas si elle veut bien croire que je suis blanc…parfaitement blanc.


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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 11:47

Le sourire qui vient ourler ses lèvres quand il se recule a un arrière-goût victorieux. Ainsi réussirait-elle à l'impressionner assez pour qu'il abandonne quelques instants ses allures fanfaronnes ? Pas assez pour qu'il se démonte, cependant, et change la version de son histoire. Mais bien assez pour que Loïs se sente enfin reprendre le dessus. Ils luttent à armes égales et elle a abandonné l'idée d'utiliser sa toute nouvelle position pour faire pression sur lui. D'ailleurs, elle ne relève même pas l'utilisation de son prénom. Tout juste a-t-elle un mouvement de la main afin de le balayer rapidement. Mouvement inconscient qui montre bien qu'elle n'a cure, au fond, de la façon dont il peut la nommer. Pas de Miss Lang entre eux. Pas aujourd'hui, en tout cas, pas maintenant que la confrontation est à son paroxysme. Elle ne prendra pas le risque de se parer d'un rôle qu'elle ne maîtrise pas encore à la perfection. Pas à un moment si crucial.

Alors oui, en cet instant, elle n'est que Loïs. Loïs qui écoute ces justifications en bouillonnant intérieurement et en se contenant extérieurement du mieux possible. Loïs qui refuse de toutes ses forces de croire que ce qu'il dit pourrait être vrai alors qu'il ne fait, en réalité, que lui raconter ce qu'elle-même a pu faire pendant des années. Pas exactement les mêmes méthodes, mais au fond, qu'est-ce qui diffère vraiment ? Gagner la confiance des Mangemorts pour obtenir les informations utiles par l'Ordre. Se faire passer pour l'un des leurs, ou au moins, pour un sympathisant. Et s'introduire, tel un parasite, dans leurs plus intimes secrets. Des méthodes qu'elle a appliqué elle ne sait combien de fois, qu'elle a même tenté d'enseigner à Claire, même si la jeune femme s'est souvent montrée un peu trop prompt à la sincérité pour arriver à les maîtriser parfaitement. Si ce qu'il lui dit est vrai, ils ont juste eu les mêmes buts, atteints de manière presque similaires.

De quoi endormir sa méfiance, à défaut de sa colère. De quoi commencer à la faire reconsidérer son idée sur cet homme. Lentement. Comme une tempête qui commence à s’apaiser. Et la courbure de ses épaules doit désormais être moins tendue. Lentement, elle se recule, se rappuie un peu plus correctement. Elle a de toute façon réussit à le faire céder en premier. Et, même si c'est difficile de l'admettre, il lui semble trop sincère pour qu'elle conserve cette attitude d'agressivité. Les battements de son coeurs sont plus réguliers, désormais, et son souffle retrouve un rythme bien plus normal. Même si elle ne le lâche pas un instant des yeux. Même si elle ne laissera passer aucun indice de sa possible culpabilité, celle dont, au fond, elle est de moins en moins convaincue.

Et pourtant il pose la question. La question, celle qui la sèche quelques secondes. Entre colère qui revient en force et la tend, et surprise du coup porté. Des nouvelles de Claire. Provocation ? Oh, très bien, elle est toute prête à y répondre. "Elle se porte à merveille. Son bureau est juste ici." D'un geste qui se voudrait désinvolte, Loïs désigne une porte latérale. Garder la maîtrise de soit. Et le sourire. Et oui, elle pourrait être à quelques mètres à peine de toi. Alors, toujours pas de trahison, Teagan ? Pas le moindre frisson sous le regard inquisiteur de la jolie journaliste ? "Vous voulez la saluer, peut être ? Je suis sûre qu'elle en serait ravie."

Le ton reste mordant, le sourire amusé, le regard provocateur. Elle ne lui laisse pourtant pas le temps de continuer. Paraître détendue, peut être, mais la discussion ses propos n'en restent pas moins sérieux. "Enfin, effectivement, ce doit être un soulagement, pour vous. Ne plus avoir à traiter avec tous ces Mangemorts où leurs sympathisants." Dernier test, dernier virage. Et quelque part, elle commence presque à espérer qu'il n'y ai pas de failles. Sans encore oser se l'avouer. Mais peut être qu'en fait, elle pourrait apprécier qu'il soit vraiment honnête...

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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 16:49

Y a-t-il un moment ou l’honnêteté, la réelle et pure sincérité peut sonner…faux ?
Je sais ce que j’ai fait. Pour servir au mieux la cause de l’Ordre, j’ai du dire des choses que jamais je n’ai pensé, et que je ne penserais jamais. J’ai parlé à des gens que j’aurais préféré ignorer tant je les déteste, j’ai affirmé des avis totalement erronés, j’ai dupé mon monde à m’en faire plus d’ennemis – disons de méfiants – que d’amis. Ces derniers d’ailleurs se comptent sur les doigts d’une seule main…
Depuis que j’ai commencé à servir comme je pouvais ma faction, la sphère sociale qui m’entourait s’est nettement dégradée. J’ai pu chopper la confiance de certains pro Ombre, qui d’apparence donc étaient mes camarades, mais la solitude subie au fond de moi était bien là, nette, douloureuse. Les quelques collègues que je sais pro Ordre m’ont tournés le dos par défaut. Dans le doute. Plutôt que de me laisser une chance, ils ont classé mon comportement dans la case des personnes à suspecter ; ce qui prouve que j’ai bien travailler. Mais bon sang, à quel prix ?
Aujourd’hui installé dans ce bureau de la nouvelle chef de la tour des médias, je dois me justifier et devinez quoi : j’ai beaucoup de mal à être moral, consciencieux. Un peu comme si j’en venais à douter de la personne que je suis ;
Il n’y a en fait personne dans cette pièce pour m’innocenter. Pas même moi.

Heureusement c’est une petite touche d’impulsivité, de fierté touchée à vif qui me permet de me défendre comme je peux. Je refuse que l’on me voie comme celui qui a dénoncé une innocente. Une ennemie de mes ennemis à qui je n’aurai pas su faire du tort ! Je veux prouver que mon double jeu extérieur n’avait qu’un seul et unique but intérieur : l’Ordre du Phénix. Mes relations et mes propos n’étaient que de la forme, le fond n’a jamais été ébranlé, comment le lui prouver ?
Je le réalise bien désormais ; je ne veux pas que Loïs Lang m’étiquette d’adversaire. Parce qu’elle est désormais mon supérieur hiérarchique, parce qu’elle est de mon camp, parce que tout ce temps passé à croiser son regard méfiant j’ai espéré la victoire de notre faction pour qu’elle le remarque : je suis du bon côté.
En quoi ai-je échoué alors ? D’où vient cette amertume indésirable qu’il me reste en arrière gout de tous ces risques prit ? Je ne profite qu’à moitié du triomphe car j’ai tout perdu durant le combat ;

Mes sourcils se froncent quand elle me montre la porte du bureau de ladite Claire avec ce quelque chose de sadique sur les lèvres. Sûre d’elle, forte, précise, charismatique, Loïs ne laissera rien passer. Je suis d’autant plus admiratif, d’autant plus inquiet.
J’essaye donc de rester naturel et d’exprimer davantage ma satisfaction de savoir la secrétaire présente et en bonne santé plutôt que ma perplexité quand à l’obstination – je dirais même l’entêtement – de la jolie Loïs Lang.

« Je…c’est…oui. » Dis-je maladroitement en rebondissant comme je peux sur sa dernière phrase. « Oui c’est un soulagement. Enfin…il y a d’autres inconvénients aujourd’hui, auxquels je ne m’attendais pas. J’ai cru, bêtement, qu’après la victoire chacun allait ouvrir les yeux sur qui sont les alliés, les ennemis. Je pensais que le tri se ferait naturellement, et facilement… »

Ma main vient à mon front puis glisse jusqu’à mon menton, le regard dans le vide, la peine au cœur et un discret malheur au visage, je secoue la tête. Ce n’est pas de cette manière que j’obtiendrais sa confiance, je commence à penser que je ne l’aurai jamais.
Néanmoins je n’ai que ça sur le cœur. Peut être que ça peut me rendre honnête à ses yeux ?
Je reprends, tout en essayant de faire réapparaitre mon sourire.

« Ouais…je pensais vraiment qu’avec l’appui de l’Ordre, sa protection, j’obtiendrais la confiance de tous les membres. Que tout ce que j’ai fait ne sera pas à jamais regardé d’un mauvais œil ; Loïs… » Je me lève alors et m’approche d’elle, déterminé à la convaincre, abaissant l’espace d’un instant ce mur qui me protège si souvent. Tout le temps. Renfermé oui, mais pas faux. Qu’elle le sente, qu’elle le discerne, l’éprouve en plongeant son regard dans le mien. « Vous êtes tombée dans le piège quand je me faisais passer pour un traitre mais il n’en est rien. Je suis cent pour cent de votre côté. Je crois que je n’ai rien de plus à ajouter…Je ne peux vous reprocher cette méfiance, vous êtes chef aujourd'hui. C'est mieux si vous êtes prudente. »


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Loïs Lang
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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 19:56

Si la réaction d'Aoden ne satisfait pas son désir intérieur de vengeance, au moins a-t-elle le mérite de l'amuser quelques instants. Voir de lui apporter un petit triomphe personnel. Elle n'a pas réussit à le confondre, et pour cause, alors qu'elle commence à se demander s'il y a réellement lieu de le confondre. Faudrait-il qu'elle soit bornée, l'ancienne journaliste, pour refuser encore de le croire, alors même que l'Ordre lui a affirmé qu'il n'y avait rien à soupçonner et qu'elle vient d'entendre de sa bouche, avec les accents de la vérité, la confirmation de cela. Alors oui, certes, bornée, elle l'est, mais même elle a ses limites de mauvaise foi. Et il semblerait bien que cette fois, celles-ci soient atteintes.

Et il se pourrait même que Loïs commence à se demander si elle n'est pas allée trop loin. Peut être. Peut être même beaucoup. Les petites onces de victoire qui l'ont rendu un instant joyeuse se dissipent déjà. Elle aura peut être réussit à lui faire peur, mais au fond, cela n'a pas de fondement. Pas de fondements réels en tout cas. Hormis une attitude adoptée pour survivre. Pour survivre, et pour lutter. Elle a tout gagné dans cette victoire. Mais parfois, il n'est pas mauvais de lui rappeler ce que certains ont perdu. Ce que certains subissent, au jour le jour. Si elle-même n'est pas trop ennuyée, il n'en est pas de même pour tout le monde. Et elle déteste qu'on remette en question François, ou Clark, ou même Bruce. Alors Aoden le mérite-t-il vraiment ?...

Le sourire s'est fait plus hésitant, déjà. Son interlocuteur ne peut le voir pour l'instant. Et quelque part, c'est bien le problème. Cette position abattue, ces paroles. Comme un serrement soudain dans sa propre gorge. Osera-t-elle cette fois profiter de sa position de force et l'enfoncer un peu plus ? Non, parce qu'elle en est certaine, maintenant. Plus que les mots, plus que la sincérité. Quelle meilleure preuve pourrait-elle avoir ? Aucune. A moins qu'Aoden soit un excellent acteur mais dans ce cas là, il mériterait sans doute une récompense. Pour avoir su la tromper, déjà, bien qu'elle ne soit pas infaillible, mais surtout pour avoir su faire croire à Wallas et à Lucy qu'il était de leur côté. Alors au bout d'un moment, non. Au bout d'un moment, peut être qu'elle aussi, Loïs Lang, va devoir se décider à faire quelque chose qu'elle n'a pas fait de bon cœur depuis très longtemps : confiance. Peut être pas entièrement. Mais au moins un petit peu. "D'accord, Aoden, je..."

Ce n'est qu'un marmonnement, au départ, et il a fallut qu'elle prenne sur elle pour ne serait-ce que commencer cette phrase. Il semblerait cependant que justement, ce départ un peu bas ne suffise pas pour que l'homme en face d'elle l'entende. En tout cas, il n'en tient aucun compte en se levant. Pour partir, peut être, alors qu'elle va lui présenter des excuses, qu'elle était réellement sur le point de le faire ? Non, pour s'approcher. En une seconde, la main de la journaliste est posée sur sa baguette, toujours à porté. Un réflexe de guerre qu'elle n'est pas prête de perdre. Et pour cause. Stoooop mon bureau mon bureau mon bureau mon bureau ! Mais Aoden reste forcément sourd à ses suppliques muettes, à son regard si sérieux quoi qu'un peu horrifié de le voir ainsi contourné son bureau pour venir plus près d'elle. Juste en face. Et la laisser sans voix.

Et une fois de plus, aujourd'hui, il vient s'amuser à bouleverser tout son petit monde, tout son petit ordre si bien établit. Se placer d'égal à égal face à elle en ignorant ce simple meuble qui pourtant représente tellement, une barrière, un symbole. Et pourtant, voilà qu'il la replace lui-même à sa nouvelle place dans son discours, qu'il excuse même sa méfiance comme si elle était normal. Et il lui donne sérieusement envie de le détester un peu plus, en vain. Rien que pour la faire se sentir, en cet instant, aussi minable. Elle ne sait pas quoi faire, à vrai dire. Pas si elle doit se lever ou non. Pas si elle doit juste le renvoyer d'où il vient, et faire comme si cet entretien n'avait jamais existé. Elle le pourrait. Mais... Non.

Alors elle n'a pas fini de réfléchir qu'elle est déjà sur ses pieds. A lui tendre les mains. "Il suffit parfois de quelques mots pour faire changer quelqu'un d'avis. Alors, alliés." Ce n'est pas une question, parce qu'elle ne lui laisse pas une seconde le droit de refuser. Alors bien sûr, il pourrait refuser sa poignée de main et s'en aller, après ce dont elle l'a accusé -sans vraiment le faire, mais peu importe-. Mais elle espère que son regard soudain un peu plus avenant, légèrement pétillant, l'empêchera de refuser. Alliés, et égaux. Elle peut bien faire ça. Et elle se permet même un petit rire. "Vous êtes un bon acteur. Et je suis encore loin d'être à l’abri des déformations professionnelles. Je ne crois que ce que je vois." Ce n'est pas vraiment des excuses, mais elle espère sincèrement qu'il les prendra comme telle. Comme elle espère presque voir de nouveau fleurir sur ses lèvres ce sourire si énervant. Parce qu'il n'a pas mérité de se le faire arracher ainsi, en réalité. Et peut être développe-t-elle un petit côté masochiste, en sa présence, qui sait ?

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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 13:08

C’est loin d’être simple. Pour moi, bien entendu, parce que je suis un brave type qui s’est battu pour sa faction et qui aujourd’hui est soupçonné par tous – j’ai le don de me plaindre ? – mais pour elle aussi, ce doit être bien compliqué.
Que ressent-on quand, en plus de vivre un chamboulement politique total, de devoir changer de façon de vivre au quotidien, de se sentir libre mais encore blessé des combats passés…une charge énorme de responsabilités nous tombe sur le coin de la ; figure ? Pour rester poli.
Loïs Lang était une collègue appliquée, méfiante et investie qui mérite amplement sa promotion en tant que chef de la tour des médias. Je reste néanmoins sceptique quand à la satisfaction de vivre pareil changement dans le contexte actuel ;
Comment gérer ce bouleversement tout en apprenant l’intendance d’une telle entreprise, comment réussir à être lucide et perspicace, détaché et attentif tant dans le milieu personnel que professionnel, comment aborder les risques, les sanctions, le pouvoir nouveau que l’on détient ?
La miss est plus à plaindre que moi et je n’ose pas imaginer le boxon dans lequel doit être son esprit. Attention je ne dis pas qu’elle est mal organisée ou dépassée par les évènements, je dis simplement que personne ne saurait supporter ça avec brio.

En reconnaissant les difficultés que Loïs doit affronter, en reconnaissant que le comportement que j’adoptais avant notre victoire était plus que suspect et en reconnaissant que ce tout ne peut que donner lieu à une suspicion voire une enquête : je lui explique que la confusion est logique, que je ne lui en veux pas.
Nous faisons partie du même camp je ne peux qu’être rassuré de voir que la chef de mon service est une femme difficilement influençable et solide face à tout ça. Il est clair que je n’en serais pas capable, moi.
Ainsi près d’elle j’attends de voir si elle est en mesure de laisser la balance du doute pencher en ma faveur ou du moins, s’équilibrer. Si, plutôt que de me voir comme l’ennemi, le traitre, elle me voyait simplement comme un employé pour le moment ? Je ferai mes preuves avec le temps ;

«…oui. Alliés. »

Ce renversement de situation me surprend au point que je peine à formuler ces deux mots. Ceci dit mon bras se tend pour que ma main rejoigne fermement la sienne dans une poignée franche, assumée. C’est beaucoup mieux ainsi, j’ai du trouver les bons mots et Loïs accepte de me laisser cette chance de me racheter ; car ce que j’ai fait ou dit de mal pour séduire les pros Ombre mérite probablement ce genre de punition. Etre regardé avec rancœur. Mettre du temps à retrouver sa place parmi sa propre faction.

« Je comprends et laissez moi promettre à mon nouveau chef que je saurais refaire mes preuves. »

C’est aussi simple que ça. Mon travail sera toujours guidé par cette envie de mettre les idées de l’Ordre sur un piédestal, ne serait-ce que pour montrer aux plus perplexes que le travail fourni par les membres de la faction et leurs idées sont non seulement louables, mais réalisables ;
Nous n’en serions pas là autrement.
En relâchant la main de ma supérieure, je me sens soulagé. Je sais pertinemment que je n’ai pas droit à un faux pas mais qu’ai-je à craindre ? Je n’en commettrais plus. Nous sommes désormais au pouvoir si j’puis dire. Je peux de nouveau lui sourire comme j’en ai l’habitude – et ce regard qu’elle m’offre en réponse à mon rictus est une consolation plus qu’agréable.

« Voulez-vous que j’effectue un article en particulier ? Je ne demande qu’à retourner travailler pour atténuer vos hésitations me concernant. »

Une pointe de malice placée à la limite de l’insubordination, une charmante moue, une fausse provocation derrière une réelle sympathie ; je crois que notre relation vient d’évoluer. Pas seulement de collègues à employé / employeur, mais la défiance contre l’amusement devient défi face à motivation.
Un nouveau jeu, de nouvelles règles, une ambiance drôlement excitante, presque dangereuse, juste ce qu’il faut pour éveiller mon adrénaline et sa fierté ;
Ça promet…
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Loïs Lang
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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 23:07

Pourquoi faut-il attendre la fin de la conversation pour qu'enfin la surprise dans leur discussion devienne agréable pour l'un et pour l'autre ? Peut être parce qu'elle ne voulait avant que le rabaisser. Oui. Mais Loïs Lang n'est pas à une preuve de mauvaise foi près, et elle en viendrait presque à regretter maintenant de n'avoir revu plus tôt ce sourire. Qu'elle se ferait pourtant un plaisir d'effacer. Monsieur Teagan, vous avez en face de vous en cet instant le plus pur exemple de paradoxe féminin, made in Loïs Lang. Et encore ne peut-il en apercevoir qu'un dixième. Qui sait, s'il savait en réalité toutes les émotions qu'il venait de lui faire traverser, peut être aurait-il prit peur et aurait-il fuit bien avant. Mais non, il l'a affronté, et même si elle n'a pas obtenue ce qu'elle voulait, elle a l'agréable sensation qu'au final, ils en ressortent tous les deux gagnants. Peut être un peu amoché. Mais prêt à repartir sur de nouvelles bases.

La poignée de main est ferme, autant d'un côté que de l'autre, et elle balaye tous les doutes qui se sont insinués à l'hésitation de Teagan. Ce qu'il peut ressembler le plus à des excuses de la part de l'ancienne journaliste et qui sont finalement acceptées. Et c'est comme un poids un moins. Celui qui est venu lui obstruer le cœur quand Teagan l'a surprise en arrivant sans s'annoncer, ce même cœur qui a bondit et qui se calme à peine maintenant. A croire que cet homme reste bien trop dangereux pour elle. A croire que Loïs Lang aime le danger. "Vos preuve ? Très bien. J'attends votre article complet sur mon bureau. Pour demain matin. Première heure." Tout en parlant, Loïs s'est rassit à son bureau, sans le quitter des yeux. Les jambes croisées, appuyée contre le dossier de son fauteuil. Remettant une certaine distance d'employé à employeur qu'elle est prête à lui laisser franchir. Phénix avant tout. Un sourire amusé aux lèvres, les yeux qui pétillent d'autant plus. Oh non, elle ne lui fait toujours pas entièrement confiance. Cela serait totalement stupide, et Merlin l'en garde, elle peut au moins se targuer de ne pas l'être. Mais au moins a-t-elle l'impression de pouvoir se permettre de pouvoir jouer un peu. Et puis, c'est bien lui qui vient de proposer de faire ses preuves.

L'instant d'après, c'est comme s'il n'était plus là. Faisant pivoter son fauteuil, elle fait de nouveau face à son espace de travail, se saisissant d'un dossier comme pour se remettre au travail. Mais ça ne l'empêche pourtant pas de continuer. "Et bien, Vous êtes toujours là ? Vous n'avez pourtant pas tant de temps que cela." Elle est amusée, c'est vrai, et elle lui laisse même la possibilité de l'envoyer bouler si il le souhaite. Pas dans ses paroles, mais le ton qu'elle emploie n'a rien à voir avec la tension qui les a opposée depuis qu'il est entré ici. Elle lui parle d'égal à égal. Parce que c'est ce qu'ils sont. Elle plus que quiconque ne devrait jamais l'oublier. Elle veut juste lire, noir sur blanc, que leur combat est commun. Un article qui ne sera peut être même pas publier puisqu’après tout, elle n'est pas directrice de ligne éditoriale, et elle ne s'occupe pas spécifiquement de la Gazette. Mais ce journal, malgré tout ce qu'elle a pu le haïr, reste son journal. Et peut être qu'Aoden, qui, au fond, a mobiliser les mêmes sentiments, arrivera à la réconcilier totalement avec ce qui pendant des années n'a été qu'un outil de propagande à la sauce Mangemort. Ce qu'elle a été aussi !

La pensée la surprend et un instant elle le fixe, cligne des yeux. Non, elle ne s'y attendait pas. Mettre des mots sur sa colère. Commencer à la canaliser. Commencer à de nouveau aimer ce monde sorcier qu'elle n'aurait lâcher pour rien au monde. Et passer par cela par celui dont elle doute -mais le seul qui puisse comprendre, au fond, ce qu'elle a vécu ici. Étrange. Déroutant. Passionnant.

Et à vrai dire, en réalité, elle serait agréablement surprise d'avoir dans les mains demain, à l'heure requise, un article digne de ce nom. Allez, Aoden, vous pouvez bien faire ça pour moi, non ?

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