Come on, just a little favor. [ Pv : Lizbeth Nott ]



 



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Ce message a été posté Ven 1 Fév 2013 - 20:04

Aoden & Lizbeth
Come on, just a little favor. Ҩ tears buried.

11 décembre


« Et je vous l’ai déjà dit : vous osez vous pointer ici en pensant que mademoiselle Nott va vous recevoir comme si elle en était obligée ! » Mais c’est le cas chérie, je n’ai pas l’intention de lui laisser le choix. « Non seulement elle sait à quel point vous êtes un insolent personnage, mais en plus de ça, figurez-vous qu’elle a une charge de travail quasi ingérable ! » Mon dieu, je vais pleurer. « Votre présence n’est pas la bienvenue ! » Il faudrait faire avec ;

Alors que mes pas continuent de tracer leur chemin jusqu’au bureau de la rédactrice – en chef s’il vous plait – cette espèce de pincée insiste, inlassablement, dans l’espoir sans doute de me voir faire demi tour. Le pire c’est que je connais cette journaliste, nous nous sommes régulièrement croisés ces derniers temps aux divers endroits capables de retenir l’attention de son journal et du mien : mais elle s’entête.
Je suis ingérable, ai-je envie de lui souffler. Le fait est que ce n’est pas toujours un avantage. Personne ne peut me gérer, pas même moi. Qu’importe ce genre de détails me direz-vous ce n’est pas là ce qui la préoccupe le plus.
D’un geste aussi vif qu’imprévisible j’effectue un joli demi tour sur un talon unique et plonge mon regard dans le sien.

« Premièrement ce n’est pas à vous de décider si oui ou non votre mademoiselle Nott peut me recevoir, vous n’êtes pas secrétaire que je sache…à moins que, depuis la dernière plainte que vous avez faite contre moi, votre supérieure vous ait reléguée à la pauvre place de dactylo ? Si je peux me permettre, pour terminer, si la si cruelle Lizbeth vous voit ici à me courir après pour on ne sait quelle raison plutôt que de travailler – ce qui lui retirait probablement un peu de sa si terrible charge de boulot – je crains que même le poste de copiste vous soit retiré… »

Un léger silence s’installe, entre nous. Car le bazar tout autour est bien présent et loin d’être calme. Les gens s’agitent, courent presque, appellent et bousculent, documents en main comme portant le dernier trésor à la mode. Si si, même les richesses subissent l’effet de la mode ;
Exaspérée, la pauvre femme s’éloigne dans un soupir colérique et j’esquisse de mon côté un sourire au coin des lèvres, satisfait, malicieux.
Ce n’était pas si pénible que ça. Elle a faillit atteindre la première marche de mon impatience, je dois bien lui reconnaitre cette prouesse. Bon et désormais :
Ou se cache la jolie Lizbeth ?
Mon regard se plisse lorsqu’il devine, dans une pièce à l’écart, dissimulée derrière une vitre, la jeune rédactrice le nez plongé dans des papiers.

TOC TOC

« …On a bien essayé de me convaincre que c’est l’heure à laquelle il est le moins judicieux de vous déranger… alors, vais-je devoir endurer une punition ou m’autorisez-vous à entrer ? »

Ceci dit, je n’attends pas vraiment de réponse et déjà je me glisse à l’intérieur de la salle, refermant la porte d’un même mouvement dans un silence doucereux.
Je n’ai aucun doute quand à la qualité de sa répartie. Je n’attends d’ailleurs que ça, je sais qu’elle ne sera pas ingrate – du moins pas seulement – nous commençons à nous connaitre. Bientôt.

« J’ai raté quelques informations plus ou moins importantes à la conférence de presse d’hier. Après-midi. Celle là même ou vous avez envoyé une armée de chroniqueuses excitées. J’ai pensé que…vous auriez la générosité de partager quelques prises de note ? »




Dernière édition par Aoden P.Teagan le Mar 5 Fév 2013 - 14:22, édité 2 fois
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Ce message a été posté Ven 1 Fév 2013 - 23:16


Cette édition me rend folle. Littéralement. Toujours un détail foireux, toujours une rédactrice qui merde sur un truc, toujours quelque chose à reprendre. Alors oui, je suis absolument submergée de travail en cette belle journée. J’aurais aimé pouvoir profiter d’un après midi de soleil, à ne me préoccuper de rien d’autre que de la chaleur de mon café ou… Stop !Je dois cesser immédiatement de gamberger et me concentrer. Ce journal devrait absolument sortir avant la fin de la semaine et je suis loin d’être prête à pondre quelque chose de potable. La réputation de mon journal est déjà suffisamment mauvaise pour que je me permette de sortir quelque chose de moyen. Je dois absolument briller, il me faut me montrer indispensable pour monsieur Kark et ainsi m’assurer une place dans son entourage. Cette place que je souhaite depuis tant de temps. Un long soupir s’échappe de mes lèvres, alors que je regarde autour de moi. Ils piaillent tous, ils sont tous absolument épuisants à courir ainsi, d’un bout à l’autre de la rédaction. Certes, c’est de ma faute, avec toute cette pression que je leur impose, mais à cet instant, ça m’ennuie. Probablement parce qu’ils m’empêchent de me concentrer. Ils sont cette distraction dont je n’ai absolument pas besoin à ce moment. Je me force à revenir à mes maquettes, celles que je dois approuver, mais qui me semblent bien loin d’être prête à sortir. Personne n’est donc capable de sortir quelque chose de bien ? Peut être devais-je faire un remaniement de mon personnel au final… Un éclat dans les pièces d’à côté me font de nouveau lever les yeux vers mes journalistes mais cette fois, c’est un sourire qui fend mes lèvres. En parlant de remaniement, cet homme là pourrait être un atour dans son journal. Je n’en ai jamais parlé avec lui néanmoins, j’apprécie tellement son bagou et sa façon indélicate d’être, que je pourrais envisager le fait de lui demander de venir travailler pour moi. Peut être…

Parce qu’il est étrange. Trop étrange pour moi. Il se balade sur sa moto moldue… Je déteste cette facette de lui. J’ai l’impression trop écœurante, d’avoir à faire à un sympathisant de ces méprisables sous-hommes et je ne supporte pas ça. Il ne manquerait plus qu’il soit un stupide Phénix et le tableau des abominations serait complet. Enfin, il est de notoriété public que je suis très mauvais juge en matière de personne et il ne serait pas étonnant que ce journaliste soit tout ce que je déteste au fond. Un long soupir vient déformer mon sourire, alors que je suis des yeux l’avancée de l’homme jusqu’à moi. Il entre finalement dans mon bureau, sans même mon invitation. Ce qui n’est guère étonnant considérant le personnage. …On a bien essayé de me convaincre que c’est l’heure à laquelle il est le moins judicieux de vous déranger… alors, vais-je devoir endurer une punition ou m’autorisez-vous à entrer ? Je suppose que je n’ai pas le choix. Vous aurez probablement une punition pour ça... Laissez moi y songer! J'éclate de rire, de mon rire cristallin et adorable. Je remarque que vous savez toujours aussi bien vous faire des amis. Je lance un coup de tête négligent vers la journaliste hargneuse à qui il avait parlé plus tôt, avant de ramener mon attention sur lui, mon nez se plissant doucement à sa demande. J’ai raté quelques informations plus ou moins importantes à la conférence de presse d’hier. Après-midi. Celle là même ou vous avez envoyé une armée de chroniqueuses excitées. J’ai pensé que…vous auriez la générosité de partager quelques prises de note ?

J’éclate de rire de nouveau alors qu’il termine. Je cherche à le désarçonner doucement, mais surtout, j’essaye de le détendre doucement. Même s’il ne paraît pas vraiment sur d’ardents charbons, j’aime essayer de le détendre. Je rêve de tester ce sort qui voile mes fenêtres, sort qui pourrait me permettre de m’adonner à diverses activités plus ou moins acceptables. Je me lève finalement de mon siège et contourne mon bureau pour m’y asseoir lascivement, sans trop en faire néanmoins. Pourquoi perdrais-je un avantage conséquent sur mon concurrent direct en partageant ces informations avec vous ? Un fin sourire se dessine de nouveau sur mes lèvres, alors que je pointe mon doigt sur lui ensuite. A moins que vous ayez quelque chose en échange pour moi. Quelque chose… Qui me ferait très plaisir. Je me retiens de rire, d’un petit rire cristallin, pour simplement me redresser et m’avancer vers lui. Mon regard parle pour moi. Je le veux, vraiment. Mes raisons sont simples. Je veux savoir ce que cache ce beau gosse, beau parleur et sympathisant des trucs s’appelant moldu. J’ai confiance dans les confidences sur l’oreiller, ça fonctionne toujours.
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Ce message a été posté Sam 2 Fév 2013 - 10:36

Il est probable qu’un rire pareil revête le caractère interdit. Le genre de magie noire qu’il est explicitement déconseillé d’utiliser, même aux différents sorciers qui s’amuseraient à la manier d’habitude. Manipulatrice, attirante, cruelle et appétissante, Lizbeth Nott renforce ses différents atouts spéciaux grâce à ce rire que je décide de classer dans les quelques maléfices dangereux. Ceux qui nécessitent méfiance, prudence.
Peut-non pourtant se fermer à un enchantement qui n’a pour but que de vous ouvrir davantage ?
En guise de réponse, un léger rictus s’étire sur mes lèvres. Je ne peux rester indifférent face à cette mimique aussi glaciale que sulfureuse. Quels autres paradoxes composent le caractère de la jolie rédactrice ? Si on se fit uniquement aux paroles de ses employées, la femme de tête n’est qu’une accroc du boulot, exigeante et tout sauf indulgente ;
Oserais-je me risquer à en savoir plus ?
Ce n’est pas la raison de ma présence. Je tente de m’accrocher à ce qui m’a poussé ici, autant éviter de tomber dans ses filets…

« Disons que j’attache une importance particulière à être détesté d’absolument toutes vos journalistes. Vous avez eu vent de mon insupportable comportement, j’imagine. »

Sales petites pestes qui me font passer pour un goujat. Si elles étaient plus douées, elles ne seraient pas contraintes d’en arriver là. Heureusement quelques chroniqueuses sont moins perfides que les autres et j’arrive presque à m’entendre avec. Pour ce qui est de Lizbeth, je ne sais faire autrement que craindre ses attentions ;
Pourquoi être si mielleuse si ce n’est pour un intérêt que je dois redouter ?
Alors qu’elle s’installe sur son bureau, mes sourcils se froncent doucement sans pour autant que mon sourire se déforme. Cette fois pas de doute : elle va droit au but. J’en suis presque flatté, ceci dit j’imagine qu’elle est le genre de femme à dévorer tout homme qui peut représenter un avantage. Quel qu’il soit.
Je ne suis qu’un parmi tant d’autres n’est ce pas ? Je penche le visage sur le côté, haussant un sourcil taquin.

« …j’ai au moins pris l’assurance d’emporter quelque chose qui vous fera juste plaisir. La semaine dernière, vos reporters ont-ils raconté que l’interview se déroulait dans une pièce si petite que tout le monde n’a pas pu entrer ? Il n’y a pas eu de place pour les journalistes de Sorcière Hebdo…j’accepte de vous faire part de mon article avant publication. Ainsi, en échange, vous me remettez ce dont j’ai besoin. »

Pensait-elle que j’allais me pointer sans monnaie d’échange ? Son manège m’amuse néanmoins. Il m’amuse même beaucoup. La belle mademoiselle Nott va-t-elle jusqu’à se pousser à contre cœur dans le lit des autres pour s’assurer la réussite ?
J’avoue que j’aimerais deviner une réelle envie, un franc désir dans son regard. Mais elle est douée en dissimulation…

« Soyons raisonnables…très chère…je doute que l’un de nous puisse procurer à l’autre la jouissance attendue… »

Odieux mensonge. Ou pas. Il est vrai que dans un sens, Lizbeth est tout ce qu’un homme peut désirer. Au moins une fois. Froide, ferme, têtue, dominatrice…le tout dans une enveloppe délicieuse de tendres courbes, un regard enchanteur, une voix mélodieuse – sauf le rire, n’oubliez pas.
Je me ressaisis en détachant une seconde mon regard de son visage, puis je sors un petit bloc note de ma sacoche. Je suis là dans un but précis, je ne dois pas m’égarer. Bien que ceci promet d’être facile ;

Levant le bras tout en haussant les sourcils comme faisant face à une évidence qu’on ne peut éviter, ni elle ni moi, je viens déposer l’objet contre son épaule – le tenant fermement au cas ou l’idée de le prendre sans me donner ce que j’attends lui viendrait.

« Alors, puis-je avoir mes informations ? »

Ou va-t-elle m’entrainer sur un terrain qui, je dois l’avouer, n’est pas mon théâtre de prédilection. Disons surtout que c’est le sien et que dans un tel combat, je ne suis pas certain d’en sortir indemne ;
Ai-je dit cependant que j’aime les défis ?
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Ce message a été posté Mar 5 Fév 2013 - 15:24


Je me sens joueuse. Je me sens à l’aise… Autant dire que ce n’est pas chose aisée en ce moment. Je suis plutôt du genre déprimée depuis un mois, mais là, à cet instant, tout semble oublié. Juste parce que cet homme, en face de moi, me donne envie de faire quelque chose d’autre que me morfondre. Je vous vois venir, non, je ne parle pas de sexe, voyons. Du moins pas uniquement. Mon regard s’ancre dans le sien. Ses yeux sont magnifiques, je ne l’avais jamais remarqué avant. Je savais qu’ils étaient agréables, mais aussi beaux, je n’en avais aucune idée. Je secoue la tête doucement, alors qu’il me parle de mes journalistes. De nouveau, j’éclate de rire. Je n’ai pas franchement conscience à cet instant, que je semble manipulatrice, parce que je ne le suis pas. Certes, j’ai mon idée derrière la tête, mais je n’use d’aucun artifice pour l’obtenir. Je sais que si je dois le charmer, je le ferais, sans même en prendre réellement conscience. Je ne suis pas franchement douée pour la manipulation, je suis simplement… Moi. Je suis certaine que vous attachez une importance toute particulière à embêter mes journalistes, pour qu’elles vous portent de l’attention. Un fin sourire s’est dessiné sur mes lèvres, je ne suis pas pressée de conclure ce que je suis en train de dire. Ce qui fonctionne grandement, puisqu’elles vous reportent. Elles s’attendent à ce que je vous tape sur les doigts. Mais n’est ce pas ce que vous désirez au fond ? Monsieur Teagan ? Je m’attache à le nommer par son nom, alors que mon sourire devient plus franc. Je suis certaine que ce que j’avance n’est pas la vérité, néanmoins, j’aime beaucoup ma répartie.

Ainsi placée devant mon bureau, j’enlève toutes les barrières entre nous, alors qu’il répond enfin à ma question la plus intéressante. Inutile de dire que je suis déçue. Mon regard se voile une seconde, alors que mon sourire glisse doucement. Ce n’est pas le fait d’avoir été à moitié repoussé qui me déroute, mais plutôt le fait d’être finalement réellement attiré par lui. Je sais pourtant qu’il n’est pas de mon rang. Tout comme je sais qu’il n’est pas de mon sang. Alors pourquoi suis-je déçue de me rendre compte, que mon désir n’est pas feint ? Je me sens mal à l’aise soudain. Pas un de mes muscles ne se bougent, mais mon regard vacille légèrement. Je ne suis plus aussi sûre de moi. « Soyons raisonnables…très chère…je doute que l’un de nous puisse procurer à l’autre la jouissance attendue… » Cette fois, je détourne le regard, je me sens de plus en plus mal. Bien sûr… Comme d’habitude… Je commence à mordiller ma lèvre inférieure, signe chez moi d’un malaise sous-jacent. Je n’avais pas mis le doigt dessus plus tôt. Sa moto de moldu, sa probable appartenance aux héritiers, ou même pire, aux phénix, sa façon d’être, son sang. Tout m’éloigne de lui. Sauf cette soif déroutante qui monte en moi, en même temps que mes larmes. Non, je ne peux pas pleurer, pas maintenant. Quel intérêt ?

En sentant son carnet sur mon épaule, je sursaute légèrement et tourna finalement mon regard vers lui. Je ne pleure pas, je me force à conserver mes yeux secs, bien que ma lèvre inférieure tremble légèrement. « Alors, puis-je avoir mes informations ? » Vous devriez partir… Je ne veux pas qu’il le fasse, néanmoins j’ai peur maintenant. Peur de ressentir des choses que je ne devrais pas. Ce n’est pas la première fois que ça m’arrive, avec un sang que je nommerais impur. Et j’en suis de nouveau troublée… Je l’ai provoqué, je me suis montrée plus qu’allumeuse à son égard, j’ai voulu jouer et j’ai peur d’avoir légèrement perdu. J’essaye de me reprendre, m’empêchant de trembler. Mes lèvres cessent donc, mais c’est ma main, qui s’est levée pour récupérer le carnet, qui s’est mis à trembler doucement. Je prends délicatement l’objet, tout en croisant son regard de nouveau. Je ne peux partager mes informations avec vous. Ce n’est pas dans mon intérêt. Néanmoins ma poigne s’était refermée sur le carnet, je le voulais. Tout ce j'espérais maintenant, c'était qu'il ne se lance pas dans le jeu que j'avais moi même lancé juste avant. Je ne voulais pas risquer de brûler mes ailes. Les conséquences me faisaient bien trop peur, je n'avais pas envie de souffrir davantage.

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Ce message a été posté Mer 6 Fév 2013 - 14:54

Attirer l’attention ? De ses chroniqueuses ? D’elle-même…dans le but d’être puni ? Voilà deux hypothèses bien osées, douteuses, pas insultantes mais un minimum décevantes.
Ai-je l’air de ce genre là, à se promener dans l’unique but de séduire, de capturer les regards, d’aiguiser les sourires et émoustiller les désirs ?
Evidemment je suis un homme tout ce qu’il y a de plus normal – bien que la normalité soit une notion toute relative et à définir – mais m’amuser à captiver les employées de la jolie Lizbeth n’est vraiment pas un plaisir…quoique. Je reconnais que pour vaincre les heures de solitude, pour équilibrer les longues journées et les nuits inhabitées, il faut être un tantinet remarquable. Notable. Marquant.
Admettons la première hypothèse alors par défaut : je ne fais pas partie de la case des trentenaire imbus d’eux même, collectionneur et transpirant d’arrogance. Je ne suis qu’un petit rigolo…

« Quoi ? Que vous soyez punitive avec moi ? Je suis désolé mais non, je ne suis pas certain que cela fasse partie de mes désirs… » Je me penche à peine auprès d’elle pour articuler dans un souffle. « …en tout cas pas dans les tout premiers… »

Petite ambiguïté, petit aveu, qu’elle croira si elle veut. Après tout, quand on apprend à me connaitre, j’imagine que je passe définitivement pour celui qui raconte bêtises sur conneries, mensonges sur blagues et ironies. C’est parfois difficile d’être crédible, néanmoins, j’aime l’avantage que m’apporte cette suspicion que j’insuffle : c’est une protection quasi imperméable.
Qui briserait ce mur invisible que je dresse entre moi et autrui ?
Amusé par ma remarque, je la teinte davantage de perplexité en offrant à la miss Nott un sourire brillant.

Ses beaux yeux se retirent, comme s’ils fuyaient la trop grande intensité d’un feu tout près, trop proche. Comme dérangés par un éclat douloureux, attirant mais blessant, je sens la jeune femme se fermer. Plus encore. J’étais loin de me douter qu’elle était parfaitement sincère durant l’échange de nos quelques paroles, je la sais intelligente, douée, j’ai le mauvais réflexe d’être également renfermé et méfiant ;
L’aurai-je blessée ? Ça m’arrive bien peu souvent mais je dois accepter l’évidence : je m’en veux. Si encore je savais de quoi ! Je sais simplement que ce regard qui vient tout juste de me quitter me manque déjà, mon cœur se resserre par solidarité avec le sien que je peux deviner souffrant.
Oh dites que je suis parano, je ne vous en voudrais pas. J’ai juste une impression que je ne peux ignorer, Lizbeth a l’air mal. Je lâche mon carnet dont elle s’empare et je secoue la tête, m’approchant d’un pas, laissant mon buste frôler sa poitrine.

« …Partir ? Mais vous venez de vous emparer de mon bloc notes. Je désire simplement quelques informations en retour…Lizbeth ? »

Ma main qui survolait le bien qu’elle m'a pris redescend et vient se poser sur son coude. Doucement. L’autre s’approche du second sans pour autant le toucher et mon visage, grave, sérieux, se penche dans l’espoir de mieux définir ce mal qui la dévore.
Un mauvais souvenir, une expression qui lui déplait, un détail qui lui rappelle une connaissance ? Les raisons peuvent être multiples, je ne la connais pas assez pour deviner. Mais je suis curieux, bien trop curieux pour abandonner.
N’allez pas penser que je veux l’aider…disons simplement, que je sais me faire galant.

« Asseyez-vous, vous n’avez pas l’air en forme. Je vais vous chercher un verre d’eau, d’accord ? »

Je préfère m’assurer qu’elle est encore en mesure de dire quelque chose. Mes yeux clairs s’agrippent aux siens – non sans plaisir – et j’attends une confirmation, une autorisation s’il le faut. Notre jeu reprendra plus tard, il faut qu’elle se ressaisisse ;
...Mais nous le savons tous les deux, le jeu n’a jamais cessé…

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Ce message a été posté Mer 6 Fév 2013 - 15:39


Je suis surprise de le sentir lâcher le carnet et je sens mes doigts se refermer autour, comme un vautour refermerait ses serres autour de sa proie. Je me sens victorieuse, juste de m’être emparer de son graal, néanmoins, je ne savoure pas ma victoire. Parce que je me sens mal. Mon petit cœur tout sec, tout rabougri, est en train de battre la chamade. A cause de son regard trop bleu, trop perçant ? A cause de son sang, qui est probablement bien inférieur au mien ? A cause de ces souvenirs qu’il fait remonter doucement, à propos d’un homme au sang bien mystérieux qui m’avait fait tourner la tête quelques temps plus tôt. Ou juste à cause de sa présence si près de moi ? Je ferme les yeux une seconde et sort ma baguette très vite, pour lancer le sort contre les vitres, celui pour les rendre opaque. Je n’ai pas honte de ce qu’il se passe dans ce bureau, mais je n’aime pas les commérages contre moi. Ce qui se trame ici me trouble beaucoup plus que je ne l’avouerais jamais et je ne veux pas qu’une nuée de pie ne viennent raconter partout que je couche avec les journalistes du journal concurrent. …Partir ? Mais vous venez de vous emparer de mon bloc notes. Je désire simplement quelques informations en retour…Lizbeth ? Je me rends compte qu’il est près, très près de moi et je sursaute finalement. Mon regard revient vers lui. On peut y lire une certaine colère, il venait d’utiliser mon prénom et je dois avouer que je n’aime pas ça. Habituellement, je suis celle qui utilise le prénom des autres pour les mettre mal à l’aise. Il n’a pas le droit d’utiliser mon propre tour contre moi. Mais après tout, était il en train de faire ça sciemment, ou bien voulait il simplement passer pour amical ?

La tête me tourne, trop d’informations, trop de détails qui me font réfléchir intensément et… je ne me sens pas très bien, une nouvelle fois. Je voudrais lui répondre, mais lorsque ma bouche s’ouvre, aucun son n’en sort. Je dois respirer, je dois calmer les battements désordonnés de mon cœur. Je dois arrêter d’être aussi faible face à lui. Ce n’est guère évident pourtant, lorsque sa main vint se poser sur mon coude. Un long frisson me parcoure et j’ai l’impression qu’un feu liquide se répand entièrement dans mon corps. Pourquoi cette réaction ? Je le côtoie depuis longtemps pourtant, je le connais, il me connaît, alors pourquoi est ce que je réagis comme une pucelle en chaleur ? Mes yeux se baissent de nouveau, je ne peux conserver ses yeux dans les miens, c’est bien trop… agréable. Asseyez-vous, vous n’avez pas l’air en forme. Je vais vous chercher un verre d’eau, d’accord ? Pourtant je les relève très vite, sa réaction me paraît tellement étrange… La mienne m’étonne plus encore, au lieu de rire et de le laisser parler, la main serrée sur le carnet, je préfère le regarder intensément. Et prendre sa main de celle qui est libre, pour le garder près de moi. Vous savez que vous venez de perdre un atout de taille Aoden ? Je fais jouer doucement le carnet entre mes doigts, pourtant ma seconde main se resserre autour de ses doigts. J’essaye d’être brave, j’essaye de montrer à cet homme qu’il ne me touche pas, que j’arrive à être à l’aise… mais je ne suis pas certaine de tromper mon monde.

Mon pouce caresse doucement le dos de sa paume et si mes lèvres prononcent des mots particuliers, toute mon attitude souffle le contraire. Une jolie fille en détresse vous ferait il perdre vos moyens ? Mais que je me taise… Pourquoi gâcher un moment qui pourrait s’avérer beau ? Parce que je ne veux pas qu’il me fasse du mal ? Je suis perdue, complètement perdue. Je voudrais qu’il ne m’écoute pas et qu’il… m’embrasse ? Ma gorge s’assèche lorsque je comprends ça et je resserre ma main autour du carnet. Je sais qu’il sera la seule raison pour rester un peu plus ici, je ne dois pas le laisser échapper. Finalement je me redresse, me collant encore plus à lui. Mon souffle caresse son visage doucement, alors que je termine. Qu’allez vous faire maintenant ? Embrasse moi ! Lance mon regard, mais je sais au fond de moi, que je n’ai aucun intérêt pour lui, et ça me fait mal…
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Ce message a été posté Mer 6 Fév 2013 - 19:36

Ce n’est pas ainsi que les choses devaient se passer. Le déroulement de ce rendez-vous que j’impose à la jolie demoiselle Nott devait être différent. Court, précis, taquin mais distant. Autant que faire se peut. Il ne devait, en aucun cas, prendre ce ton si sérieux, suave, alléchant…
Je n’ai pourtant pas bien le choix. Dans l’immédiat. La rédactrice en chef de ce journal concurrent est en train de subir un malaise – que j’analyserais plus tard – je dois donc lui venir en aide. Nous ne sommes pas adversaires, juste rivaux, c’est loin d’être pareil ;
Je veux l’aider on ne me retirera pas ça. Je suis un gars sympathique, l’attitude du sauveur – maladroit certes – colle parfaitement à mon image non ?

« …Perdre un atout ? Pardonnez-moi mais j’ai plutôt l’impression que c’est vous, qui perdez la tête. »

Sans vouloir me faire offensant. Après tout n’est-elle pas là au bord du malaise ? Je ne fais rien qui puisse me discréditer que je sache. A moins que la jeune femme déteste les gentilshommes dévoués et généreux. Après tout pourquoi pas, ça rajouterait quelque chose d’étrange à son caractère, un détail qui ne manquerait pas de me fasciner ;
Pourtant, à cet instant, je préfère espérer que mon comportement soit un minimum séduisant. Rassurant, allez, elle me doit bien ça !
Je hausse les épaules, feignant une particulière indifférence suite à sa remarque et je continue de m’assurer qu’elle tient debout : puisqu’apparemment elle ne veut pas boire.

« Je ; non je ne perds pas mes moyens je tente de vous venir en aide… »

Cette fois mon visage inquiet prend tout son sens ; et pas seulement pour elle. C’est pour moi que je crains le pire. Est-elle vraiment en train de souffrir ? Ou continue-t-elle de manipuler son monde, en commençant par moi ?
Je savais que l’idée de me pointer ici pour récolter des informations que je n’ai su saisir était risquée. Dangereuse. Mais je n’aurai pas imaginé un seul instant que Lizbeth Nott se montre cette fois si douée. Déstabilisante. Je ne sais plus que penser : ses yeux appelaient au secours il y a une seconde à peine alors que maintenant…j’ai l’impression d’y lire…une envie.
Mes paupières se ferment solidement le temps que mon visage se tourne et qu’un soupir s’échappe d’entre mes lèvres avant de se replacer face à elle.

« Qu’allez vous faire maintenant ? »

Je n’en ai pas la moindre idée. Je ne sais absolument pas comment me sortir de là. Car si j’ai maintenant une certitude, unique et solitaire, c’est celle d’être tombé dans un piège. Pourquoi ce malaise soudain alors que nous avons déjà marché côte à côte sur ce terrain malicieux ; pourquoi ce sort pour nous dissimuler aux autres ; pourquoi cette toute nouvelle puissance dans le fond de ses yeux et cette chaleur enivrante… ?
Ma mâchoire se resserre comme pour empêcher tout mouvement impulsif et probablement déplacé d’intervenir. Non je ne caresserais pas son bras en réponse aux attouchements qu’elle procure à ma main. Non, mon visage ne s’approchera pas davantage et non, je ne ferais rien pour répondre à ses provocations implicites mais lourdes de sous entendus.
J’essaye, du moins.

« …Je suis venu pour échanger des informations. Rendez-moi mon carnet, et je vous laisse tranquille. Ou montrez-vous un brin plus ; coopérative. »

C’est plus fort que moi. Un sourcil se hausse alors que je termine ma demande dans un chuchotement insinuant, doucereux. Après tout de quoi devrais-je me méfier ? Je ne sais pas vraiment quelle opinion politique la belle défend, mais je la sais professionnelle. Du moins loyale avec moi jusqu’à présent, elle ne saurait se débarrasser d’un si agréable rival ;
N’est ce pas ?
J’essaye un pas de recul, de retirer ma main de la sienne sans pour autant lui tourner le dos. Oh non, pas question de la perdre de vue, Lizbeth est une femme pleine de ressource et d’imagination...
Et au fond, qui voudrait la quitter des yeux ?
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Ce message a été posté Mer 6 Fév 2013 - 22:08


…Perdre un atout ? Pardonnez-moi mais j’ai plutôt l’impression que c’est vous, qui perdez la tête. J’éclate de rire, de mon petit rire adorable. Encore une fois, j’essaye de me faire passer pour manipulatrice auprès de lui, mais je ne sais pas si ça fonctionne. Je crois que oui, il semble perdre pied. Est-ce une pointe de déception que je sens au fond de mon cœur ? Oui, il est en train de se faire avoir, je suis certaine qu’il est en train de penser que je le manipule. Je réussis donc mon pari, mais je me sens encore plus mal à l’aise. C’est idiot n’est ce pas ? Je parle de ça Aoden ! Je montre le petit bloc note avec un grand sourire, mais ma main est toujours dans la sienne. Sa chaleur me fait frissonner doucement, je suis… perdue mais extatique, bien que j’essaye tant bien que mal de le cacher. « Je ; non je ne perds pas mes moyens je tente de vous venir en aide… » Je voudrais rire, cruellement. Lui montrer mon dédain, lui montrer que je n’ai pas besoin d’être, puisque ce n’est qu’un jeu, mais finalement, ce n’est pas le cas. Je n’arrive pas à me moquer de lui, parce que… je ne souhaite pas qu’il me vienne en aide, je souhaite qu’il… me veuille. Du genre réellement. Pas juste comme ça, pour satisfaire un désir personnel. Non, je ne veux pas qu’il me désire, je désire qu’il me veuille. Un fin sourire décore soudain mes lèvres, mi-moqueur, mi… indéfinissable. Je suis certaine maintenant qu’il pense s’était fait avoir et je ne sais plus ce que je souhaite lui montrer. Je ne suis plus sûre de rien. Moi qui pensais me jouer de lui, je suis en train de me perdre doucement, comme je l’avais craint. Son sourire, ses yeux, sa personnalité… Je ne peux pas être attirée par lui, c’est tout simplement inconcevable et surtout inconvenable pour quelqu’un de ma condition. Je suis perdue, complètement perdue.

…Je suis venu pour échanger des informations. Rendez-moi mon carnet, et je vous laisse tranquille. Ou montrez-vous un brin plus ; coopérative. Mes yeux, perdus dans les siens, clignent soudain et je lâche sa main alors qu’il tire doucement dessus. Je m’extrais tant bien que mal de son emprise, pour remettre la distance de mon bureau entre nous. Ma main s’est de nouveau resserrée sur le carnet, je ne le lâcherai pas. Je ne vous le rendrais pas. Vous l’avez lâché, vous n’auriez jamais du. Mes yeux lance des éclairs, comme ceux d’une lionne veillant sur ses petits.

Soudain, mon autre main se serre, je me rends enfin compte qu’elle est vide et… Mon cœur se serre doucement. Quel type de sort m’avez-vous lancé ? Si j’avais bu quelque chose, j’aurais cru être sous l’emprise d’un filtre d’amour, mais je n’ai rien mangé ni bu depuis le matin, chez moi, c’est donc impossible… Je secoue la tête, complètement perturbée. Vous m’avez forcément lancer un sort, pour que je sois comme ça. Je n’aurais jamais pu… Etre attirée par lui, je ne sais pas s’il me comprend à demi-mots, j’espère que non… Mes mains tremblent toutes les deux de nouveau, je veux le toucher de nouveau. Pourquoi ? Mais pourquoi ai-je lancé ce jeu ? On se connait depuis un certain temps lui et moi, jamais je n’avais ressenti ça avant et ça me perturbe, beaucoup trop. M’avez-vous fait quelque chose ? Je ne suis pas dans mon état normal… J’ai l’impression d’être… C’est ridicule ! Je n’arrive pas à terminer mes phrases, parce que je sais qu’elles sont toutes plus ridicules les unes que les autres. Mais voyons comment aurais-je pu tomber amoureuse de lui, juste maintenant, et pas avant. Mon état psychologique était encore plus fragile que ce que je pouvais imaginer.

Mais les frissons qui me parcourent sont délicieux. Je m’imagine une seconde entre ses bras, je m’imagine les sensations qui pourraient me prendre et mes yeux se ferment… J’aime ce que je ressens à cet instant. Mes yeux s’ouvrent de nouveau, se plantent dans les siens. Sans me défaire de son emprise, j’ouvre un tiroir et y met le carnet, avant de le refermer et le sceller par magie. Je contourne encore une fois le bureau et vint immédiatement poser ma main sur sa joue… Je ferme les yeux, savoure ce nouveau contact… Ce n’est pas normal…
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Ce message a été posté Jeu 7 Fév 2013 - 12:12

« Je ne vous le rendrais pas. Vous l’avez lâché, vous n’auriez jamais du. »

Ouais. J’ai lâché. J’ai lâché prise. L’espace d’une seconde, mon regard perdu dans l’intensité de ses pupilles, le souffle court d'avoir juste ressenti le sien, les muscles contractés d’un désir mal retenu ; j’ai lâché prise. Je n’aurai jamais du.
Premièrement voici que la demoiselle Nott s’est emparée de mon carnet et si j’en crois l’autorité qu’elle exprime ici sans plus aucune trace de faiblesse : je ne suis pas prêt de le récupérer. En tout cas, elle ne me le rendra pas gratuitement, comme si ce bien qui m’appartient, sur lequel j’ai tous les droits était soudainement devenu sien. Et si je veux le récupérer, il va falloir le payer ;
Quelle fourberie. Je m’en veux. D’être venu ici. D’avoir tenté ce coup du diable tout en sachant que c’était perdu d’avance. Je m’en veux d’être là, perturbé par cette manipulatrice et le pire c’est que je n’en ai jamais douté ! Lizbeth fait tourner son monde comme elle l’entend, je ne suis qu’un pion, un pion de plus.

« Rendez-le moi ce n’est pas un jeu ; nous pouvons faire un compromis mais vous n’avez pas le droit de me voler. Vous le savez parfaitement. »

Après tout il est clair que si je suis venu marchander de manière peu conventionnelle, son attitude reste proscrite. Je voulais proposer un marché, un échange, un troc entre journalistes rien de particulièrement condamnable mais elle ! Elle ose me voler.
Alors que je m’apprête à lui rappeler que j’ai les moyens de lui faire payer ça – bien que faire appel à la justice dans un gouvernement tel que le nôtre n’est pas conseillé – voilà qu’elle m’accuse…c’est dément, c’est de la folie, c’est du grand n’importe quoi tout d’un coup ! N’a-t-elle pas plus basse et ridicule excuse ?

« Quoi ? Mais de quoi parlez-vous ?! Je n’ai rien fait je vous signale que c’est vous qui venez de me détrousser ! Qu’est ce que … ? »

Le regard froncé, réprobateur, je fixe cette fille qui ose me faire porter le chapeau, comme si j’étais coupable ! Comme si j’avais manigancé quelque chose pour qu’elle se sente mal ! Non mais quel intérêt cela m’aurait-il apporté ? De plus, si j’ai vraiment essayé de l’ensorceller, voyez par vous-même à quel point j’ai échoué > elle a mon bloc notes.
Il n’y a pas là dedans que ce que je pouvais potentiellement lui donner en échange d’autres informations, il y a des dizaines de prises de notes sur des affaires en cours, des détails sur des témoignages, des faits ci et là ayant point commun autour d’un sujet particulier…etc.
Ce carnet est toute ma vie – professionnelle – j’en ai besoin : elle doit me le rendre.
Ainsi je m’avance pour réduire l’espace qu’elle vient de créer, je m’approche pour récupérer mon bien. Qu’elle le veuille ou non ;
Mais Lizbeth Nott est…surprenante.

« Rendez-le moi et évitez-vous des ennuis je…Lizbeth… »

Les traits de mon visage se détendent légèrement tandis que son approche provoque une contraction de ma mâchoire, de mon ventre, de mes poings. Mes yeux plissés s’ouvrent juste assez pour bien deviner ses gestes et intentions. Au moment ou sa main vient me frôler, mes paupières se ferment comme si je pouvais ainsi mieux savourer ce touché ;
Le contact est étrange. Ses doigts froids, vivifiants contre la peau chaude de ma joue camouflée sous une jeune barbe, un paradoxe détonnant, un frisson révoltant.

« Lizbeth ! »

J’espérais surement hausser la voix. Suffisamment pour lui faire faire un pas de recul, pour que sa main se retire et cesse cette torture. Mais non. Nos yeux se sont simplement retrouvés suite à cette appellation qui sonnait davantage comme un appel au secours, un gout de détresse plutôt qu’une quelconque tentative d’autorité ;
A quoi joue-t-elle ? Et puis d’abord, tout cela fait-il encore partie du jeu ? Est-ce de cette façon que la jolie rédactrice en chef se met tous les hommes qu’elle désire dans la poche, est-ce de cette façon qu’elle a réussi à se faire une place dans la société, dans les esprits, dans les cœurs… ?
Ma main rejoint la sienne, pour la dégager bien entendu. Pourtant quand mes doigts touchent les siens je m’immobilise, une, deux ou peut être trois secondes avant de détourner le visage pour briser ce délicieux contact.

« Que voulez-vous ? Comme infos je veux dire. Parmi celles disponibles dans mes notes. Prenez ce qui vous intéresse mais rendez-le-moi. »

Je reprends un brin d’assurance – sans doute insufflée par un excès non désagréable de virilité – et je plonge un regard quasi agressif dans le sien ; est-ce de l’espoir que je ressens là ? Un désir profond de la voir me tenir tête ? Une envie mal contrôlée de l’entendre rétorquer ? De me toucher à nouveau ?
Non en fait, c’est elle qui m’a ensorcelé.
Je fais un effort insurmontable pour me détacher de ses yeux et j’entame de contourner le bureau, baguette en main, pour essayer d’ouvrir ce foutu tiroir ou au moins la motiver à le faire elle-même.
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Ce message a été posté Jeu 7 Fév 2013 - 16:54


Rendez-le moi ce n’est pas un jeu ; nous pouvons faire un compromis mais vous n’avez pas le droit de me voler. Vous le savez parfaitement. Ce carnet semble très important pour lui. Peut être y cache t’il les secrets que je cherche à percer depuis que je le connais. De sa moto jusqu’à sa façon d’être finalement. Mes yeux sont plantés dans les siens, parce que je sais au fond de moi que ce carnet est sa vie, peut être même qu’il lui garanti la vie sauve. Qui sait s’il n’a pas de puissants secrets enfermés dedans. Se rend t’il compte de sa bêtise maintenant, au point de me jeter un sort pour que je tombe amoureuse de lui ? Et que je lui rende son bien ensuite ? Je sais que tout ça est dément, mais quelle autre explication pourrais-je donner ? Ces palpitations, mon cœur n’en a pas l’habitude. Ce n’est pas simplement… Un désir. C’est autre chose, autre chose qui me fait tourner la tête. Autre chose qui me fait raconter bêtises sur bêtises finalement. Quoi ? Mais de quoi parlez-vous ?! Je n’ai rien fait je vous signale que c’est vous qui venez de me détrousser ! Qu’est ce que … ? Je m’empresse de ranger ce carnet bien à l’abri. Si je dois devenir faible, je dois aussi me protéger. Protéger ce carnet. Parce que je ne veux pas qu’il le récupère, du moins pas avant de l’avoir lu dans son intégralité. Je m’apprête d’ailleurs à le lui dire mais au lieu de ça, je me trouve à contourner le bureau. Je dois le toucher. Je dois sentir la chaleur de sa peau sous mes doigts, encore une fois. Rendez-le moi et évitez-vous des ennuis je…Lizbeth…

Je caresse son visage doucement, comme si plus rien d’autre n’avait d’importance maintenant. Simplement guidée par mes envies, je suis là, à toucher sa joue et à l’instar des siens, je ferme les yeux, un léger sourire sur les lèvres. Lizbeth ! Mon prénom entre ses lèvres résonne étrangement, mais pas désagréablement. Je souris d’autant plus, je savoure l’instant, tout simplement. Je frissonne soudain lorsque sa main est sur la mienne, son contact me fait du bien, beaucoup de bien. Je me sens calme et sereine, pour la première fois depuis bien longtemps. Et puis sa joue m’échappe finalement. Je pousse un petit gémissement incontrôlé, avant de baisser la main doucement, à regret. Que voulez-vous ? Comme infos je veux dire. Parmi celles disponibles dans mes notes. Prenez ce qui vous intéresse mais rendez-le-moi. Ma gorge se serre doucement et je baisse finalement les yeux. Le carnet, juste le carnet. Bien sûr. Mon imagination s’est faite galopante mais finalement, il n’y a rien de plus qu’un jeu autour de ce carnet. Il s’échappe finalement de mon champ de vision et je me retourne vers lui, un sourire aux lèvres. Vous n’ouvrirez pas ce tiroir. Je doute que vous connaissiez le sort qui l’a verrouillé. Néanmoins mon sourire n’est qu’un fantôme, je ne suis pas très heureuse à ce moment. Le moment d’euphorie est passé et je me retrouve là, sans réellement savoir quoi faire.

Vous cachez quelque chose n’est ce pas ? Dans ce magnifique petit carnet. Vous vous évertuez à vouloir le récupérer et… ce ne sont pas quelques notes pour un article que vous voulez autant récupérer si ? Pourquoi me le dirait il après tout ? Son regard dans le mien me perturbe, mais je m‘efforce de ne pas y faire attention. Enfin, vous n’allez certainement pas me le dire. Je suis l’ennemie ici je suppose ? Des bêtises, je ne raconte qu’énormités sur énormités. Alors que je veux juste goûter ses lèvres. Mes mains se serrent sur le bord du bureau, alors je me redresse, marchant doucement. Je n’ai pas peur, il ne pourra pas ouvrir mon tiroir. Non, c’est autre chose qui me ronge de l’intérieur… Vous… Je me stoppe, mal à l’aise. Tout mon corps se met à trembler et je sens des larmes monter à mes yeux. Subitement, je me stoppe de marcher pour me tourner vers lui. Vous ressentez quelque chose ? Vous avez ressenti quelque chose plutôt ? Lorsque ma main a effleuré votre joue ? J’ai comme l’impression que la réponse que j’attends est vitale, mais j’ai surtout peur qu’il ne réponde oui, que pour récupérer son graal. Je tremble, vraiment… Bon sang mais quel sort m’a-t-il donc jeté…
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Ce message a été posté Ven 8 Fév 2013 - 13:01

Vous connaissez le dicton – ou plutôt la certitude – qui dit qu’un homme ne peut comprendre les femmes. Ni une, ni aucune. Elles sont trop différentes de nous soit disant, trop particulières, trop psychiquement et physiquement contradictoires avec notre nature.
Je crois que c’est vrai. Je ne suis pas plus bête qu’un autre – plus intelligent même, uhu, humour – et pourtant il n’est pas rare que je me sente perdu face aux propos d’une demoiselle. Elles font tout pour nous semer ou alors nous sommes fait pour ne pas nous entendre, allez savoir, je sais simplement qu’à cet instant la belle Lizbeth est incompréhensible ;
Je ne peux déchiffrer ni ses mots, ni les expressions de son visage encore moins son attitude dans l’ensemble. Il n’y a que désaccords et divergences entre nous. Nos intentions, nos buts, nos choix nous opposent en tout et pour tout : pourquoi sommes-nous ainsi tiraillés, comme balancés au bout de ficelles traitres que nous ne savons contrôler ?
C’est terriblement frustrant. Je m’en veux de ne savoir traduire ses gestes, d’être si faible face à son entière personne.

Main tendue, prêt à lancer un sort capable de déverrouiller le tiroir, je m’abstiens. Un soupir s’échappe de nouveau d’entre mes lèvres et mon bras sa rabaisse, la baguette perdant sa cible avec déception. Non je ne sais pas comment libérer mon carnet. Pas avec de la magie en tout cas. Je suis assez piètre utilisateur de sorts percutants.
Ce qu’elle suppose sur mon carnet et ce qu’il renferme m’agace. M’énerve presque. Je ne supporte pas qu’on se mêle de mes affaires. J’ai toujours été comme ça, la demoiselle Nott ne fera pas entorse à la règle : je ne m’ouvre pas. A personne.
Secouant la tête pour ignorer ses questions, je me contente de fixer la prison de mon bien avant de la regarder elle, sévèrement. Ses mots n’ont aucun sens, aucun lien, aucune logique. Je ne suis pas perdu, je suis désemparé.

« Je n’ai rien à cacher, mademoiselle ! Pas plus que n’importe qui en cette heure sombre de politique controversée…ce carnet est important pour moi, pour mon journal, pour mon boulot. Rien de plus, rien de moins…nous ne travaillons pas tout à fait sur les mêmes sujets vous le savez parfaitement, mes notes ne vous serviront à rien ! Pour la plupart…Rendez-le-moi et… »

Quoi ?... Mais qu’est ce qu’elle chante maintenant ?
Immédiatement suite à sa question, ma main retourne à ma joue. Exactement là où ses doigts ont glissés, là où les frissons sont nés pour se répandre sur l’intégralité de mon corps.
J’hésite, détourne le regard pour le figer contre le sol avant de hausser les épaules. Je peux jouer l’indifférence. Je peux très bien le faire. Je joue sur plusieurs tableaux, je prends des risques bien plus dangereux que ça, je peux parfaitement nier ce que j’ai ressenti. Et puis de toute façon, je ne sais pas du tout à quoi mes émotions du moment correspondaient ;
Je n’ai jamais su définir mes émois.

« …Lizbeth…ce, ça n’a rien à voir. Enfin on…je…tss ! Si vous voulez vraiment qu’on parle de ce que représente une caresse entre nous, rendez-moi mon carnet et je vous invite à boire un verre. »

Ouf. Un peu de culot, de dérision, un peu d’assurance, un léger sourire hautain mais charmant à souhait. Je reprends le contrôle. Du moins je le crois. Je suis sûr que le danger n’est pas écarté, au contraire je suis tombé dedans à pieds joints. Cependant je préfère que le milieu professionnel et le secteur privé restent distincts…tant qu’à faire. Ce sera peut être moins compliqué…
Ah, Lizbeth. C'est quitte ou double.

« Ce soir. »


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Ce message a été posté Ven 8 Fév 2013 - 20:38


Cette situation me dépasse. Tout me dépasse. Je suis complètement perdue et malheureusement mon discours est aussi décousue que mes pensées. Je n’arrive pas à m’exprimer comme je le voudrais. C’est perturbant tout ça. Je n’ai pas l’habitude d’être à court de mots mais actuellement, je ne sais vraiment pas quoi dire pour me sortir de cette situation. Et puis au fond, je ne suis pas sûre de vouloir m’en échapper. Je sais que ce n’est qu’un sang impur. Je sais que c’est probablement un mec qui épouse la cause de mes ennemis. Et pourtant je meurs d’envie d’en savoir plus sur lui. Pas pour le descendre… Plus vraiment. Un sort ! Ca ne peut être qu’un sort, rien d’autre. Je n’ai rien à cacher, mademoiselle ! Pas plus que n’importe qui en cette heure sombre de politique controversée…ce carnet est important pour moi, pour mon journal, pour mon boulot. Rien de plus, rien de moins…nous ne travaillons pas tout à fait sur les mêmes sujets vous le savez parfaitement, mes notes ne vous serviront à rien ! Pour la plupart…Rendez-le-moi et… Je sursaute soudain, je n’avais pas eu conscience d’être autant partie dans mes pensées mais… si. Encore une fois, je m’étais laissée rattraper par mon esprit vagabond. Il m’avait emmené bien loin de mes propos précédents, si bien que sa réponse me laissa perplexe une seconde. Avant que je n’éclate de rire finalement. Je n’arrive pas à vous croire. Je n’ai rien à cacher. Parce que je suis une sang pure. Vous n’en êtes pas un. Je sais que vous avez des choses à cacher. C’est une obligation. Je l’accuse, je l’attaque, pour mieux dissimuler mon trouble. Parce que, j’attends sa réponse à mon autre question. J’attends de savoir ce qu’il… pense de moi ? N’est ce pas idiot ? On se connaît à peine après tout. Même si l’on se côtoie depuis un certain, c’est la première fois que l’on discute autant. Comment pourrait il avoir un avis sur moi ? Ce n’est… pas possible.

Inconsciemment, je commence à mordiller ma lèvre inférieure. Le voir se toucher la joue comme ça, me donne l’impression qu’il est troublé lui aussi. Peut être autant que moi et je me demande soudain si un sort n’a pas été jeté sur tout mon bureau. Quelqu’un essaierait il de nous faire une blague ? …Lizbeth…ce, ça n’a rien à voir. Enfin on…je…tss ! Si vous voulez vraiment qu’on parle de ce que représente une caresse entre nous, rendez-moi mon carnet et je vous invite à boire un verre. Il l’a l’air troublé oui… mais finalement ça ne dure pas très longtemps n’est ce pas. J’ai un petit sourire triste, aussi je détourne la tête, pour ne pas qu’il voit à quel point je peux être déçue de sa réponse. Je ne veux pas qu’il sache qu’il arrive à me rendre triste, juste en ramenant le sujet carnet sur le tapis. Je ne vais pas me vendre pour ce carnet. Me croyez-vous si désespérée de passer du temps avec vous, que je cèderais à votre petit chantage ? Je relève la tête, pour planter mon regard dans le sien et j’avance d’un pas vif jusqu’à me retrouver juste à côté de lui. Je lève ma baguette en direction du bureau, et ouvre le tiroir d’un geste sec. Je repars aussi sec, en ignorant le long frisson qui m’avait pris à être aussi proche de lui et vais me mettre à l’autre bout de la pièce. Vous ne voulez pas vraiment prendre un verre avec moi n’est ce pas ? De toute façon, il est hors de question que je me montre en public avec un sang inférieur au mien. Il n’y a que de rares exceptions et vous n’en faites pas partie. Il aurait pu au final mais… Ce carnet était la seule chose qui l’intéressait maintenant. Les quelques moments qu’ils avaient eu, ils n’étaient rien du tout qu’une manipulation pour arriver à cet instant. Ce verre, contre ce carnet. Rien d’autre hein ? Je croise les bras sur ma poitrine. Maintenant que vous avez ce que vous voulez, peut être devriez vous partir… Non, je ne veux pas qu’il s’en aille.

Je veux qu’il reste ici avec moi. Je veux qu’il comprenne qu’il a besoin de me toucher, juste pour savoir si les frissons sont… justifiés ou pas. Savoir si… Je me fais des films. Pourquoi voudrait il passer du temps avec moi ? Alors que je viens de l’insulter de sang impur. Que je viens de dire que je ne voulais pas être vue en public avec lui… Je suis horrible avec lui. Pourquoi devrait il prendre la peine d’être gentil ? Vous savez Aoden… Je ne joue plus… Plus depuis longtemps. Je n’ai pris ce carnet que pour vous restiez plus longtemps… Au fond c’était ça. Je voulais juste qu’il reste jouer… Je ferme les yeux tant je me sens pathétique. Il va partir, bien sûr qu’il va s’en aller…
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Ce message a été posté Sam 9 Fév 2013 - 12:37

Un sang pur n’a rien à cacher. Inversement, un sang non pur aurait des choses à se reprocher ? A dissimuler au moins, d’après les propos de la demoiselle Nott.
Quelle écœurante personne. Je ne suis pas déçu d’entendre ce genre de chose. Je savais déjà que Lizbeth se distinguait par sa classe, sa pureté de lignée. Elle en joue et le montre sans la moindre tolérance. Elle va jusqu’à faire passer ceux qui n’ont pas ce sang soit disant pur pour des gens inférieurs. C’est l’attitude parfaite de l’extrémiste, pro Ombre.
Je n’avais pas le moindre doute quand à l’opinion politique de cette rédactrice. Je savais où je mettais les pieds. Je savais à quoi m’en tenir…en le sachant donc, j’aurai du parfaitement savoir quel comportement adopter. Parader, esquiver, doucement charmer, se refermer au moment propice, utiliser les mots avec intelligence et se faire judicieux dans tous les gestes ;
J’aurai du. Mais je n’ai pas su.
Lizbeth Nott me prouve en cet instant que sa réputation est fondée. Manipulatrice draconienne et perturbante. Je me sens bouleversé car tout en assumant sa prise de position dégueulasse elle créé en moi un regret profond. Intense.
En me frôlant si familièrement, presque intimement, m’aurait-elle ensorcelé ?

Alors que ma proposition est lancée. Que mes mots sont articulés et que je suis contrains de les assumer, de les tenir voire de les respecter, la jeune femme semble baisser sa garde. Elle quitte l’air de jeu ; ou devrais-je dire le champ de bataille. Elle rend les armes ?
Je fronce les sourcils, plus méfiant que jamais alors qu’elle libère mon bloc notes.
Relevant légèrement le menton j’effectue un pas, puis deux, ignorant sa silhouette tantôt trop proche tantôt bien trop distante de moi, et je m’arrête face au tiroir ouvert. Laissant là l’objet. J’ai bien l’intention de le récupérer, mais ses paroles continuent de me perturber ;
Oh oui. Ça doit faire partie de son plan et je continue de chuter, bêtement. Mais au moins – accordez moi ça – je le fais en connaissance de cause…
C’est peut être d’autant plus dramatique.

« …vous… » Il y aurait des tas de choses à dire sur une pareille sorcière – qui jamais n’a été aussi fidèle aux méchantes des contes moldus – et j’avoue avoir ouvert la bouche sans parfaitement savoir ce qui pourrait s’en échapper. Heureusement – si je puis dire – Lizbeth reprend la parole avant moi, interrompant le début de ma phrase, me clouant une Nième fois sur place. « Vous savez Aoden… Je ne joue plus… Plus depuis longtemps. Je n’ai prie ce carnet que pour vous restiez plus longtemps… » Quoi ?

Moi non plus je ne veux pas partir ;
Je resterais bien à tes côtés encore un peu ;
Il faudrait être fou pour déjà tout détruire ;
Mais nous savions que c’était un jeu…fort dangereux.

« Je…très bien. »

Je ne sais pas ce que je fabrique ceci dit, je n’ai jamais dit que je contrôlais toujours tous mes agissements, je n’ai jamais dit non plus que j’étais quelqu’un de normal. J’ai des défauts ce qu’il y a de plus humains – voyez ici l’attirance pour les femmes – et j’ai aussi quelques failles personnelles…les femmes en font partie aussi mais ; je suis d’un naturel curieux.
J’ai envie d’apprendre. Lizbeth. Elle. Ce qu’elle renferme. Ce qu’elle pense. Ce qu’elle veut. Pourquoi ? Comment ?
Je veux humer le parfum de ses interrogations, effleurer la texture de ses doutes, imaginer l’atmosphère qu’elle trace autour de mon nom, mon visage, quand elle ferme les yeux…

Ma main se tend et je repousse le tiroir jusqu’à ce qu’il se referme. Sans enchantement peut être, mais il est clos. J’observe une seconde la chaise derrière le bureau, hésite à m’y installer et fais finalement demi tour. Je ne vais pas davantage énerver la belle ;
Je reviens alors devant le meuble, là ou j’étais en arrivant, et je croise les bras dans mon dos, le temps qu’elle reprenne sa place.

« Le carnet est toujours dans votre bureau. Je reste. » Dis-je en m’asseyant sur la chaise hôte. Si elle voulait que je reste, il y a inévitablement une raison à cela. Quelle est-elle ? « Et maintenant ? » Insolent, rapprochant ma chaise en sa direction, j'ose un sourire. Attiré. Intrigant.

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Ce message a été posté Sam 9 Fév 2013 - 18:32


Je ne le regarde plus. Je me force à diriger mon regard ailleurs, parce que je ne veux pas le voir partir. Je ne veux pas le voir s’éloigner de moi, comme tous ont déjà tendance à le faire. Mes yeux se ferment, aucune chance d’assister à son départ ainsi. Je…très bien. Soudain je sursaute, je ne m’attendais pas à l’entendre parler de nouveau. J’ouvre les yeux brusquement et les ramène sur lui. Je ne comprends pas très bien pourquoi il a dit ça. A moins qu’il n’acquiesce que son départ. Je me suis fait avoir. Il a attiré mon attention de nouveau et je ne pourrais pas louper une miette de son éloignement. Je me sens stupide. Et puis j’entends le bruit caractéristique du tiroir qui se ferme. Ses mains son vides, il y a laissé le carnet. Je dois avouer que je m’attendais à tout. Absolument tout, sauf à ça. Mon esprit vient de se mettre en pause, je ne veux plus l’écouter. Tant de fois, il m’a fait du mal, maintenant que je dois écouter mon cœur. Celui qui ne cesse de s’emballer lorsque je m’approche de lui. Celui qui loupe un battement lorsque je viens à le toucher. Celui qui ose me faire sourire à cet instant. Pas d’un sourire moqueur à la Nott, non… Un simple sourire. Le carnet est toujours dans votre bureau. Je reste. Si j’osais encore en douter, voilà que tout est balayé par ces simples mots. Vous avez laissé le carnet… Je suppose qu’il ne m’a pas entendu, mais après tout, je ne suis même pas sûre que je m’adressais à lui à cet instant. Peut être uniquement à moi-même, ou bien simplement devais-je m’exprimer à haute voix pour véritablement m’en rendre compte. Et maintenant ? Mes yeux ne l’ont pas quitté. J’ai observé ses déplacements au sein de mon bureau et maintenant qu’il est assis, j’avance doucement vers le siège.

Je me mords la lèvre, parce que je n’ai absolument aucune idée de ce que je suis en train de faire. Le pire dans tout ça, c’est que j’ai véritablement mis mon cerveau hors d’état de marche. Je ne veux pas qu’il puisse m’influencer maintenant. Je ne suis qu’instincts et tout me dirige vers lui. Pas à pas, je me rapproche, jusqu’à être juste en face. Sans rien dire, sans mouvement brusques, je passe chacune de mes jambes autour des siennes, avant de m’y assoir doucement. Je ne sais pas. L’une de mes mains se lève doucement, jusqu’à revenir prendre place sur sa joue, exactement au même endroit que précédemment. L’autre vient finalement faire de même de l’autre côté. Je vous promets que si vous m’avez jeté un sort, je vous tue… Si ce n’est pas le cas… Alors… Je ne sais pas. Je souris, mes mains glissent finalement jusqu’à se nouer derrière sa nuque. J’hésite maintenant. Mon cœur, mon corps, me crient tous les deux de l’embrasser, de me perdre dans ses bras. J’en meurs d’envie. Seulement mon esprit, ce fourbe, s’est réveillé. Il m’implore de me souvenir de mon rang, il m’implore de résister, de ne pas me compromettre avec lui.

Je suis perdue, je ne sais pas qui écouter, je ne sais pas quoi faire. J’ai l’habitude des hommes pourtant, je sais comment les faire tomber dans mes pièges. Du moins la plupart du temps. Là je n’ai pas l’impression d’avoir tendu un véritable piège. Et puis de toute façon, je ne veux plus réfléchir. Je passe ma langue sur mes lèvres, qui me semblent très sèches. Et puis je craque… Je fonds sur ses lèvres et l’embrasse. Timidement d’abord, je m’enhardis au bout de quelques secondes. Je viens de vaincre mon esprit. Mon cœur s’est imposé et explose désormais de joie et de bonheur. Je n’ai pas ressenti quelque chose de semblable depuis bien longtemps. Depuis les bras de Jake finalement. Et si c’était ça mon bonheur ? Les sang impurs ? Je ne dois pas y penser, pas maintenant. Je ne veux pas ruiner le moment, alors je me concentre sur mes émotions. Qui me font pleurer. Les larmes coulent sur mes joues doucement.
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Ce message a été posté Dim 10 Fév 2013 - 17:32

C’était une prise de risque supplémentaire. Cette décision de rester là, de lui montrer que je n’ai pas peur et surtout, que je ne veux pas non plus partir. Pas déjà. C’était sans doute suicidaire, car j’ai beau affirmer être détaché, distant, renfermé, certaines failles sont encore mal cicatrisées sans oublier le mal qui dévore chaque âme : le cœur.
Je ne ressens rien pour cette fille. Cette Lizbeth. Si jolie soit-elle. C’est impossible car les rares fois ou j’ai été amoureux – quelque chose de similaire en tout cas – c’est que je connaissais la demoiselle par cœur. Quasiment. Qu’est ce que je connais de cette rédactrice ? Seulement les sourires hypocrites, la voix suave et fausse qu’elle laisse s’échapper de ses sublimes et attirantes lèvres, son engouement et sa détermination dans sa profession, une réputation que me soufflent ses chroniqueuses, de subtiles et séduisantes courbes que je ne peux que deviner…
Il est impossible que je ressente quoique ce soit. J’admets néanmoins être assez curieux pour me sentir attiré. Par son corps – bien entendu – mais aussi par ce que cette parfaite enveloppe renferme. Ce caractère n’est pas anodin, pas inné.
Qu’à-t-elle vécu ? Qui a-t-elle rencontré ? Ou est-elle allée ? Quels sont ses qualités ? Ses défauts ? Ses émotions pour moi… ?

Une lutte démoniaque s’entame au fond de mes pensées, opposant l’envie, la simple et pure envie de dévorer Lizbeth, et la raison. Ce truc qui est censé vous empêcher de faire les mauvais choix mais qui toujours apparait comme la mauvaise petite voix.
L’envie que j’éprouve à cet instant est doucereuse, chaleureuse, enivrante. Elle est bien plus désirable que cette raison froide, effrayante et autoritaire. Pourquoi devrais-je freiner ? Nous ne sommes que deux personnes, libres, consentantes…
Je n’ai de toute façon pas le temps de laisser la moindre idée raisonnable s’exprimer. Quand ses mains se posent sur mon visage je relève les yeux en sa direction, sans même réaliser que mes mains déjà épousent ses cuisses tout en la poussant un peu plus vers moi. Nous ne pourrions être plus proches je crois, mais j’en veux davantage ;
Nos lèvres s’apprennent alors avec timidité l’espace de quelques secondes avant que nos langues, taquines, enjouées, expérimentées, viennent s’enlacer et s’entrainer dans un ballet voluptueux.

Une lutte vous dites ? Oh non. Il n’y a désormais plus que l’envie. Elle a vaincu, et pour l’instant, elle domine absolument tout mes agissements comme mes songes. Les intentions manifestées ne sont que charnel et envoutement alors que, souffle court, je laisse mes lèvres glisser contre le menton et la fine mâchoire de la demoiselle Nott.
Il faudrait que la raison se relève. Qu’elle frappe un grand coup, assez fort pour ébranler la passion qui m’anime. Mais c’est en vain qu’elle m’ordonne d’arrêter car ma main droite remonte le flanc accessible jusqu’à ce que mon pouce devine le galbé d’un sein, la seconde empoigne la nuque de Liz avec vigueur et douceur mêlées tandis que mes lèvres, déjà perdues, reviennent aux siennes avec avidité ;

Je n’aurai sans doute pas du rouvrir les yeux. Ou alors le faire bien plus tôt. Mais je n’ai même pas senti mes paupières se fermer !
Lorsque je réalise – premièrement que Lizbeth est magnifique, deuxièmement que – nous sommes dans ce bureau, que j’étais venu discuter des informations professionnelles, que nous avons dépassés les limites du conventionnel pour bêtement être menés par une pulsion, je plaque mes paumes sur le ventre de la jeune femme, juste pour séparer nos visages et reprendre mon souffle.
Je ne peux me donner si facilement. Cette fille n’est pas n’importe qui, c’est beaucoup trop dangereux de la laisser entrer. Là. Sur la gauche. A cet endroit ou les battements se sont emballés et peinent à se calmer.

« Lizbeth je…je n’suis pas sûr que ce soit une bonne idée. J’ose espérer qu’un jour vous accepterez une invitation en bonne et due forme…ce serait, mieux. »

Elle va mal le prendre. C’est inévitable. Et c’est bien fait pour moi. Si j’avais été plus résistant, plus impassible, nous n’aurions pas partagé ça pour si rapidement le perdre. Le détruire. Mais je dois le reconnaitre : je la crains. Je crains ce qu’elle pourrait devenir à mes yeux. Ce que mon imagination pourrait accoler contre l’image de son visage, ce que mon corps et toutes mes pensées pourraient sacrifier pour une pareille femme...




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Ce message a été posté Dim 10 Fév 2013 - 21:55


Ce baiser est magique. Je savoure ses lèvres avec envie, je suis… vraiment sous le charme. J’ai l’impression que mon cœur bat à mille à l’heure. Tout mon corps d’ailleurs, semble trembler sous les assauts de ses battements. Ce n’est pas du désir que je ressens à cet instant, du moins, pas uniquement. Je sais que mes sentiments sont plus profonds et ça m’effraie, même si je m’efforce de ne pas y penser. Là, je ne veux que savourer le moment. Je veux simplement être là, avec lui, contre lui-même, et ne penser à rien d’autre que la danse de nos langues. Ou bien à ses mains sur moi, qui semblent tracer des langues de feu, partout où elles passent. Je suis à cet instant totalement survolté et que je voudrais que cet instant ne s’arrête jamais. Pour la première fois depuis longtemps, j’ai l’impression d’être entièrement à ma place, là, avec ses mains sur moi, mes jambes contre les siennes, ainsi que ses lèvres sur les miennes. Lorsqu’elles s’échappent pour parcourir mon visage, je laisse sortir un long soupir, plaisir, mélangé au soulagement, d’être là, sans se faire repousser. Il avait laissé son carnet, alors si Aoden était là, aussi près, c’était pour moi, et uniquement pour moi. Un sourire tendre vint prendre possession de mes lèvres en même temps que les siennes. C’est magnifique ce qu’il se passe maintenant.

Soudain cependant, je me sens repoussée vers l’arrière et mes yeux se rouvrent soudain. Mes joues brillent des larmes de bonheur qui y sont tombées plus tôt mais mes yeux brillent maintenant d’incrédulité. Pourquoi est ce qu’il s’est arrêté ? Pourquoi a-t-il… réfléchit ? Ce n’était que ça, il ne pouvait qu’avoir mit en marche son cerveau, pour la repousser ainsi maintenant. Lizbeth je…je n’suis pas sûr que ce soit une bonne idée. J’ose espérer qu’un jour vous accepterez une invitation en bonne et due forme…ce serait, mieux. Quoi ? Je le regarde, soudain perdue, soudain effrayée surtout. Que venais-je de faire ? Bien sûr que non, ce n’était pas une bonne idée. Ca ne pouvait pas être une bonne idée d’embrasser… un sang basique. Parce qu’il n’était que ça, il n’était pas mieux… Je ferme les yeux soudain et je me relève aussi sec. Je commence à faire les cent pas, pour tenter de me calmer, mais c’est loin d’être évident. Mes mains tremblent et mon cœur bat trop vite pour ma propre santé. Je me retourne finalement vers lui, pointant un doigt accusateur vers lui. Mieux pour qui ? Hein ? Pour vous bien sûr. Et pour moi ? Je suis une sang pure. Si je suis vue avec vous… Je ne veux pas terminer ma phrase, parce que je ne veux pas l’insulter. Des fois, j’ai du mal à me rendre compte de mon mépris pour les sang inférieurs mais là… Tout me revient en pleine face alors qu’il est face à moi. Qu’il est une tentation à laquelle je ne devrais pas céder. Je ne peux pas être vue en public avec… un basique. Vous êtes bien un basique ? Un nouveau soupir se fait entendre dans la pièce, alors que je me rends compte que je suis ridicule, mais après tout, ce n’est pas uniquement pour moi. Vous savez que ce n’est pas bon pour vous non plus…

Je bouge beaucoup en parlant. Je ne peux pas m’en empêcher, tant je suis sur les nerfs. Le fait qu’il se soit arrêté, comme ça, en plein élan, me frustre tellement que j’ai envie d’hurler. Ma raison me hurle de rester loin de vous. Elle me hurle de vous jeter dehors en conservant votre carnet, en vous insultant de tous les noms et pourquoi pas en vous jetant des sorts. Pourtant vous êtes toujours là, sur ma chaise. Et tout mon corps et… Je secoue la tête, je ne peux continuer cette phrase. Et tout mon corps se tend vers vous pourtant. Je ne veux pas que vous partiez. Je veux passer du temps avec vous. Les conséquences viendront, immanquablement. Mais laissons les loin pour l’instant, je vous en prie. Je ne réclame pas uniquement le sexe qui m’a été presque montré quelques minutes plus tôt. Ce que je veux surtout, c’est sa présence, ses mains, ses lèvres, son sourire aussi. Par contre si vous m’invitez chez vous… Je serais ravie de venir. J’essaye tant bien que mal de rattraper mon discours précédent, mais je sais que je suis une irascible sang pure intolérante… Et j’ai bien peur que ça me fasse le perdre.


Dernière édition par Lizbeth Nott le Lun 11 Fév 2013 - 15:34, édité 1 fois
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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 15:02

C’est avec une ardeur de furie, une colère de vengeresse que la jolie Lizbeth quitte mes jambes. J’imagine que je n’ai pas le droit d’exprimer mon regret quand ce touché s’éteint, quand son corps prend des distances avec le mien. Très bien, je ne le dirais pas, je n’en pense pas moins pourtant.
Contractant la mâchoire comme pour mieux retenir tous ressentis du moment, je peine à relever les yeux vers elle. Je ne suis pas certain d’avoir honte, c’est plutôt une culpabilité mal placée, une gêne inévitable à m’infliger mais très difficile à supporter. J’ai blessé Lizbeth Nott. Et ne venez pas me dire que cette femme est si froide qu’insensible ;
Je veux au moins pouvoir espérer, après cette drôle de rencontre, que la jeune rédactrice a bien cette sensibilité que j’ai cru percevoir lors de notre sublime baiser.

Mon regard se met à suivre ses cent pas, mes mains crispées s’agrippent à ma veste, puis se contractent dans un vide destructeur. Nous étions bien, il y a une poignée de secondes à peine…et je sais pertinemment que c’est pour ça que j’ai rompu le contact. Nous ne pouvons être bien ; elle et moi.
Tout nous oppose et je m’en suis rappelé à temps…ou alors je suis mort de peur, lâche et craintif jusqu’au cou, au point de n’être capable de lui laisser une seule chance.
Je préfère penser que je suis prudent si vous n’y voyez pas d’inconvénient. J’étudierais ma peur du sérieux plus tard ; ou pas.

La demoiselle, visiblement très contrariée, se met alors à geindre. En accord avec ses mouvements vifs et saccadés, ses dires sont agressifs, incisifs, urgents comme s’ils lui brûlaient les lèvres et qu’elle devait s’empresser de les expulser ;
Evidemment, elle a des raisons d’être en colère. Bien sûr, Liz a droit d’exprimer son dégoût, sa frustration. Mais ses mots n’en sont pas moins blessants. Non parce qu’elle me traite de sang impur – je suis au dessus de ça, ce n’est qu’un point de vue après tout – mais parce qu’elle me confirme ce que je savais en arrivant : elle est intolérante et c’est pourquoi tout nous oppose.
Blessé à mon tour, j’acquiesce, mes sourcils se fronçant néanmoins quand elle continue avec des paroles un peu plus…émotives. Est-ce un nouveau piège ? J’aimerais tant la trouver sincère…

« Que... ? Mais qu’est ce que vous racontez ? soupir Lizbeth, vous l’avez dit clairement, je suis tout ce qui vous dégoute ! Je vous attire peut être mais ; vous allez m’insulter entre chaque baiser ? C’est un jeu trop dangereux et je n’ai pas besoin de vous préciser pour qui. »

Car moi, contrairement à tous ces radicaux, je suis inoffensif. Je crois. Je ne peux pas me lancer là dedans, premièrement parce que je ne connais pas cette fille ! Je ne sais que peu de choses la concernant et ça m’incite à rester fermer. Méfiant. Deuxièmement, c’est que malgré la forte attirance réciproque, il y a un mur entre nous deux qu’elle a construit en choisissant son opinion, en signant pour sa faction ;
Ai-je l’air bête au point de me mettre en danger de mort ? On ne sait jamais de quoi sont capables ces fous, je refuse de prendre un risque pareil…si insoutenable soit le désir qui me met martèle en tête ;

« …Chez moi ? Mais…pour ne pas être vus, c’est ça ?...C’est assez rageant de se sentir maudit, croyez-moi. Pourvu que cela ne vous arrive jamais. Maintenant…vous pourriez feindre une certaine timidité ou une aversion contre les bars du coin pour que ce rendez-vous chez moi ait un gout plus, sympathique ? »

Suis-je en train de lui permettre un mensonge ? De l’inciter à cacher les raisons qui la poussent à vouloir nous cacher aux autres ? Oh je suis bien faible, aujourd’hui. Je n’ai plus qu’à espérer que demain, je serais plus solide que ça ; et puis sait-on jamais : elle peut encore baisser les bras et me mettre à la porte dès à présent.
Hum ceci dit, mon carnet est toujours dans ce tiroir. Il peut être le prix, ce serait un bon prix oui. Une soirée – chez moi si elle est si écœurée par ce que je suis – contre mon bloc notes.

« Et en rentrant, vous me rendez mon carnet. »


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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 16:30


Que... ? Mais qu’est ce que vous racontez ? Lizbeth, vous l’avez dit clairement, je suis tout ce qui vous dégoute ! Je vous attire peut être mais ; vous allez m’insulter entre chaque baiser ? C’est un jeu trop dangereux et je n’ai pas besoin de vous préciser pour qui. Il ne fait qu’interpréter mes dires et ça m’ennuie profondément. Je ne suis pas dégoûtée par lui et c’est bien ça tout le problème. Je devrais l’être, je devrais penser tout ce que j’ai dit auparavant à propos de son sang. Le problème étant qu’au fond, je m’en moque. Je sais, qu’après, je le regretterais, comme je l’ai fait avec Jake. J’étais bien avec lui, jusqu’à ce que mon côté sang pure intolérante ne prenne le dessus. Jusqu’à ce que je ne me sente plus à l’aise d’être avec lui. Je n’étais pas dégoûté au début. Et j’espère que je ne le serais jamais envers Aoden. Parce qu’il me plaît encore plus que le photographe. Parce que j’ai envie d’être avec lui tellement fortement, que mon cœur ne semble pas décider à se calmer. C’est probablement la raison pour laquelle je suis tellement en colère contre lui. Il me juge beaucoup trop facilement et je suis blessée, terriblement blessée par ses dires. C’est exactement ce que je disais. Si nous sommes découverts, je serais disgraciée, mais vous, vous mourrez ! C’est dangereux pour vous. C’est ce que je disais ! Ma voix s’était faite plaintive, parce que je trouve ça trop injuste qu’il ne voit que mon intolérance, alors qu’elle est teintée d’une inquiétude sincère à son égard. Je me suis un peu refermée face à lui. Mon doigt est toujours pointé sur lui, accusateur et finalement je le baisse, en même temps que je baisse les yeux. Je ne voulais pas vous insulter. Pardonnez moi… Je ne sais pas bien m’exprimer lorsque je suis… bouleversée. Voilà, j’ai trouvé un mot pour me définir à cet instant. Je suis tout simplement bouleversée par ce qui est en train de m’arriver.

…Chez moi ? Mais…pour ne pas être vus, c’est ça ?...C’est assez rageant de se sentir maudit, croyez-moi. Pourvu que cela ne vous arrive jamais. Maintenant…vous pourriez feindre une certaine timidité ou une aversion contre les bars du coin pour que ce rendez-vous chez moi ait un gout plus, sympathique ? Je relève les yeux vers lui finalement, toujours aussi blessée malgré tout. Je veux me jeter sur lui, pour marteler son torse de mes poings, juste pour qu’il se rende compte à quel point toute cette situation me dépasse et me fait du mal. Je veux être avec lui, n’est ce pas assez clair ? Je veux être avec vous Aoden. Pas avec des dizaines d’inconnus autour. Et oui, c’est aussi parce que je ne veux pas être vue avec vous. Cependant avant d’être un confort personnel, n’oubliez pas que c’est pour votre sécurité. Je suis, une sang pure. Vous êtes un sang basique, pas plus de niveau 3. Vous savez quelles seraient les conséquences si on nous voyait. Je l’avais déjà dit, quelques minutes plus tôt, mais je veux être sûre qu’il comprenne que c’est pour sa propre sécurité en priorité. Je ne veux plus voir dans ses yeux le jugement. Je ne veux plus voir dans ses yeux qu’il est déçu de ce que je pense. Parce que même si mes pensées sont contres lui, ce n’est pas elles que j’écoute actuellement, ni celles que je veux écouter. Et en rentrant, vous me rendez mon carnet.

Que… Quoi ? Mes yeux s’ouvrent soudain bien grands. Je suis choquée. Et terriblement en colère. Il en reparle. Encore. Est-ce qu’il m’a… Vous m’avez laissé vous embrasser pour ça ? Vous vouliez que j’accepte un rendez vous, pour que vous puissiez récupérer votre carnet ? Je n’arrive pas à croire que je me sois laissée berner. Je me détourne avec hargne et avance d’un pas vif vers mon bureau. J’ouvre le tiroir, en furie, tellement qu’il tombe au sol, répandant son contenu. Je récupère le bloc note et avec toute ma force, je le balance vers son visage ! Voilà ton bien ! Voilà ton bien ! Je ne veux plus que tu fasses semblant ! Alors va t’en ! Je suis tellement triste et en colère, que je suis à deux doigts de lui hurler de s’en aller. Mais malgré le sort qui entoure mon bureau, empêchant les sons de sortir, je ne veux pas me donner en spectacle face à lui. Voilà, tu n'as plus rien à faire ici. Ah si ! Je me penche soudain, pour récupérer des parchemins, qui étaient aussi dans le tiroir. Je les attrape et me dirige vers lui d’un pas encore plus vif qu’avant. Je lui fourre tout dans les mains. Voilà ! maintenant tu as tout ce que tu veux, tu peux partir. Je suis à deux doigts des larmes maintenant. Parce que j’avais cru… Qu’il m’aimait bien… Je ne me suis même pas rendue compte de mon passage à ce tutoiement. Parce que je suis tout simplement perdue.
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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 17:45

Est-il possible qu’une femme – avec une pareille réputation permettez moi de ne pas l’oublier – se fasse tout ce qu’il y a de plus sincère ? Moi, j’en doute. Car je suis méfiant, trop prudent, renfermé et borné. Ah mais je n’ai jamais dit que j’étais parfait ! Loin de là. Je ne sais pas voir les autres avec sympathie tant que je ne les connais pas ‘bien’, même pour ceux qui se prétendent pro Ordre d’ailleurs. Je suis ainsi avec tout le monde ; c’est dans ma nature. Qu’on me blâme je ne saurais me faire différent ;
Mais Lizbeth…n’est pas n’importe qui. Et c’est ça, qui est pire. La jeune femme est le genre qui me plait, par ce caractère flamboyant, ce regard tout aussi brûlant, sa voix qui a ce don de me faire frissonner, et ce baiser que nous venons d’échanger ;
C’est différent. Lizbeth est différente. Et Lizbeth est, pro Ombre. Oh j’en suis sûr car elle ose parler de ce sentiment de supériorité qu’ils ont tous, ce truc qui ne devrait même pas être permis de penser ! Elle vit pleinement l’intransigeance faite aux sangs basiques car elle enrichi cette discrimination et c’est tellement blessant…d’être séduit par l’une d’entre eux.

« Ouais…il y aurait de dramatiques conséquences et c’est fort regrettable ; de défendre une cause aussi dure. »

Oui je le dis clairement : quel dommage d’être troublé de cette façon, d’être aussi attiré par une personnalité qui ne représente qu’un inévitable danger. Lizbeth serait en mesure de me briser, en un rien de temps. Déjà parce que c’est une femme – vous savez comme elles sont destructrices – et en plus parce qu’elle doit avoir un entourage qui ne supporterait simplement pas de croiser mon regard – si beau soit-il.
J’aurai l’air particulièrement bête de mourir assassiné parce que des pros Ombre nous ont vus ensemble ! Et que lui feraient-ils à elle ? Sont-ils intransigeants à ce point ? Évidemment. Interdiction de fréquenter un sang basique, quel outrage…tss.
Mais, pourquoi ressentir ce besoin d’être auprès d’elle d’abord ? Ne suis-je pas bien en étant libre, indépendant et entièrement maitre de ma vie ?
…Quelle galère.

Je reparle du bloc notes. Parce que je suis bête – devant une femme qui me fait baver. Parce que je suis impulsif. Parce que j’ai peur qu’elle me rit au nez au moment ou je propose de l’inviter. Parce que je ne sais pas ni expliquer ni excuser les battements fous de mon cœur qui entame de graver son petit nom en son sein ;
C’est hors de question. Nous ne nous connaissons pas ! J’ai besoin de lui parler, de l’apprendre, encore et toujours, j’ai besoin que cette attraction physique devienne fascination d’âmes et partage de sentiments.
Pourtant le fossé se creuse suite à ma maladresse et je rattrape le carnet qui m’arrive au visage comme je peux, sans retenir les documents qu’elle me fout dans les bras par la suite.
Doucement !

Bon. J’ai récupéré mon bien. C’est un bon point n’est ce pas ? C’est sans doute même excellent ! Mais rien, rien de positif n'est éprouvé. Il n’y a que déception, culpabilité, confusion.
Je n’aurai jamais du venir ici. C’était complètement débile. En fait j’ai trouvé une bien piètre excuse pour venir croiser le regard de cette demoiselle. Je n’en ai pas pris conscience, je ne le réalise que maintenant. Je suis venu dans l’unique – et stupide – but de voir Lizbeth. C’est pathétique, c’est décevant, c’est…grotesque ! Qui suis-je pour espérer que Liz… ?
Merde.

Le carnet tombe sur le sol et rejoint les papiers qu’elle a voulu me donner, mon regard, impassible, est fixé sur elle avec un semblant d’autorité alors que j’effectue un pas. Puis deux. Le troisième la bouscule presque et ce sont mes mains solidement accrochées à ses bras qui l’empêchent de vaciller.
Elle a sans doute quelque chose à rajouter, la jolie rédactrice. Elle a sans doute d’autres cris à pousser. D’autres reproches à me faire et elle n’aurait pas tort, je crois, mais je ne lui laisse pas l’occasion de faire quoique ce soit ;
Mes lèvres s’emparent des siennes avec assurance et emprise. Je ne lui laisse pas le choix ? Ma foi non. Elle finira par s’y faire : je suis parfois impulsif.
Sensualité, exaltation, avidité, fièvre et passion. Laissez moi savourer. Juste savourer. C'est plus tard que nous réfléchirons...
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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 0:12


Mes yeux sont fixés sur lui. Je ne veux pas regarder ailleurs que vers lui. Peut être que j’espère quelque chose ? Qu’il va rester ? Je manque de rire de ma naïveté. Non bien sûr, il m’a clairement fait comprendre que ce carnet était le plus important pour lui. La seule chose important finalement. Je sursaute donc lorsqu’il tombe au sol dans un bruit sourd. Mon regard a d’ailleurs suivi la trajectoire de sa chute, je ne m’y attendais pas. J’avais pensé qu’il refermerait sa poigne autour, pour ne plus jamais le laisser traîner dans ce bureau. Et non, il l’a lâché et pour quelle raison ? Je ne remarque que tardivement, qu’il est vraiment près de moi. C’est un long frisson qui me prévient et je relève soudain les yeux vers lui, au moment même où il m’empêche de tomber. Dire que je suis surprise ne serait qu’un simple euphémisme. Je ne m’attendais pas à… Stop, je n’arrive plus à penser clairement, pour la bonne et simple raison que ses lèvres sur les miennes ont eue raison de moi. D’autant plus que ce baiser est différent. Alors que le premier, était justement un premier baiser, doux et unique, celui là était beaucoup plus passionné. Mon cœur s’affole de nouveau, j’ai l’impression que mes jambes vont se dérober sous moi. Heureusement, il me tient fermement et mes propres mains sont venues sur son torse, savourant la forme de ses muscles sous le tissu.

Cette fois, c’est moi qui romps le baiser, mais je ne m’éloigne pas. Je pose mon front contre son menton, juste pour réfléchir une seconde. Je sais que je ne devrais pas le faire, mais il le faut. Nous ne sommes pas des enfants, nous ne pouvons agir sans même imaginer une seconde les conséquences. Aoden… Son nom roule sous ma langue cette fois et je souris… Comme une débile. Je ne peux te promettre la sécurité… Une relation avec moi, si c’est ce que tu veux… Ca risque d’être… difficile à vivre, pour nous, pour diverses raisons qu’il n’est pas utile d’expliciter. Ton sang… Mon ton est plaintif, je m’en veux pour ça. Je me force donc à soupirer, pour me calmer doucement. Ce que je veux dire c’est que… tout ça est risqué… Mes mains se serrent doucement sur son torse. Je veux simplement qu’il comprenne que… je veux quelque chose. Je veux essayer, une histoire peut être, ou une aventure. Je m’en fiche de ton sang. Je sais que je suis intolérante, bien souvent. Envers toi aussi, je le serais… Si mon cœur ne battait pas aussi vite quand je suis près de toi. J’ai fermé les yeux, je veux savourer le moment. Je me rends compte que je palabre beaucoup trop. J’ai interrompu un baiser, juste pour parler, encore et encore et encore. Je me rends compte aussi pour la première fois que je le tutoie et je me demande pourquoi une seconde, avant de trouver la réponse. Parce que je me sens à l’aise, tout simplement. Tout ce que je ne suis pas lorsque je suis avec mes semblables de sang.

Pardon… Je parle beaucoup trop quand je suis nerveuse ou excitée… Désolée… Je tente un maladroit sourire avant d’enfin relever les yeux vers lui. J’essaye de plonger mon regard dans le sien et je remonte l’une de mes mains, pour qu’elle se dépose sur sa joue. Je tremble d’excitation et de passion pour lui. Peut être un brin d’autre chose aussi, mais je serais incapable de définir quelle est cette autre raison. J’ai très envie d’une soirée avec toi… Vraiment. Je veux en savoir plus sur toi, tes envies et passions. Tout. Je souris avec entrain, je ne pense plus à rien de maléfique pour moi, plus à rien de déprimant, rien de tout ça, juste… une sorte de bonheur intense.
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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 17:33

Je me délecte de ce langoureux baiser sans la moindre modération. Dans cette bulle qui enferme les deux passionnés que nous sommes, il n’y a plus de place pour une seule émotion douloureuse ou négative. Ce n’est plus que douceur, chaleur, tendresse et générosité alors que nos souffles se mêlent avidement, que nos regards se croisent et se décroisent au rythme des battements émus de nos paupières, que nous cœur l’un contre l’autre se répondent si fortement que leurs pulsions sont l’unique concert de fond ;
C’est sûrement un moyen de nier la pénible réalité. De tourner le dos à une vérité blessante, impossible. C’est une forme de lâcheté, de faiblesse que de se perdre dans l’ardeur d’un échange si charnel, poignant. Mais diable, que c’est bon. Je ne me priverais pas d’un tel bonheur même s’il s’agit d’une fragilité, d’une facilité déconcertante et peu méritoire ;
Comme une pause, un répit sur le champ de bataille, une récréation, un temps mort durant la lutte : nos esprits se vident et seuls nos corps s’autorisent la dépense d’énergie, la dégustation d’un si sensuel instant.

Ses mains contre mon torse sont étrangement froides et j’esquisse un sourire en restant là immobile, mon menton équilibrant le maintient de son front et de tout son visage contre moi. J’ai profité, il faut maintenant rouvrir les yeux et braver la réalité. Mais je n’ai pas peur, je ne suis pas déçu ni inquiet. C’est sans doute l’après baiser qui me laisse rêveur et optimiste mais ce n’est pas plus mal ;
Qu’en pense-t-elle, la jolie Lizbeth, de ce premier pas dans les bêtises ?
Dans le fond j’ai l’impression de déjà le savoir : elle s’en veut de prendre des risques pour elle comme pour moi, mais elle a déjà fait ça. La demoiselle Nott est une femme gourmande et ce genre de faux pas ne doit pas être le premier…puis-je seulement espérer me détacher de sa liste d’amants ? Ne pas être jeté dans le même sac que tous ces abrutis ?
Ah non, je n’ai pas le droit de ressentir la moindre jalousie, la moindre possessivité. C’est grotesque, comme tout ce que nous faisons d’ailleurs elle et moi.
Je la laisse parler, toujours amusé par cette drôle d’ambiance mielleuse et plaisante que nous avons installés. Puis, indécis, je joins mes mains derrière ses hanches dans un haussement d’épaules.

« Tu as raison quand aux difficultés. C’est surement pour ça qu’on ne devrait rien tenter… » Avant de la laisser s’imaginer que je vais l'abandonner si facilement je m’empresse de poursuivre. « Mais nous pouvons jouer sur un autre tableau ; je suis là pour le travail je te rappelle alors…ce peut être un prétexte, pour un temps. »

Bien évidemment s’il nous arrive de nous voir trop souvent, de façon trop inexpliquée, sans excuse valable et dans une régularité plus que suspecte, les choses vont dégénérer. Mais qui peut dire ce qu’il va se passer ? Qui peut affirmer qu’après une soirée à discuter, l’un de nous ne soit pas finalement déjà lassé voire dégouté de l’autre ? J’en doute sincèrement…mais sans essayer nous ne saurons jamais.
Le membre de l’Ordre en moi me frappe de toutes ses forces mais ces dernières sont bien minces contre la solide plaque de métal représentant ma curiosité, mon envie d’elle, mon appétit de sa personne.

« Je ne sais pas du tout ce que je veux…ou plutôt je ne sais pas ce que je peux me permettre de vouloir. Mon statut sanguin suffirait à signer mon arrêt de mort si certains extrémistes nous voyaient ensemble mais on peut être discret ; on peut…commencer par discuter sans ni se battre – ni se sauter littéralement dessus – et voir si une entente est réellement possible. Je crois même qu’il faut éviter la familiarité…tu…vous voyez ce que je veux dire ? »

Ça pourrait être pire, non ? Une escouade sadique aurait pu nous tomber dessus et m’écarteler pour ce que l’on vient de faire ! Oui, j’essaye de me réconforter comme je peux. Après tout cette histoire – à défaut d’une autre appellation – est une mauvaise idée et je risque de devoir le payer, un jour ou l’autre ;
Mais je ne peux pas lutter, à cet instant, contre une envie d’essayer. Essayer quoi ? C’est une bonne question. Commençons par le commencement ça me parait le plus logique :

« Passons une soirée ensemble…faisons un test. Je ne veux pas que vous preniez des risques si ça n’en vaut pas la peine alors peut être qu’après une conversation plus calme, nous saurons quoi penser. Quoi faire. Hum ? »

Je relève son menton du bout du doigt, délicatement, et avant qu’elle n’émette la moindre contestation je dépose un baiser sur ses lèvres. Après quoi, doucement, je laisse mes mains caresser son dos. Il faut bien qu’elle me donne son avis. Qu’il soit similaire au mien ou complètement différent, il va falloir composer entre nos opinions ;
Ah bon sang Teagan…tu mériterais des claques.


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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 19:24


Mon regard se ferme doucement alors que je l’entends parler de ne rien tenter. Comment peut il dire ça, avec tout ce qu’il vient de se passer ? Avec tous ces baisers échangés, tellement intenses ? C’était juste… invraisemblable. Je ne comprenais pas trop où il voulait en venir, même après qu’il ai tenté d’expliquer. Est-ce qu’il voulait qu’ils ne se voient qu’ici ? Au bureau ? C’était un peu… étrange, mais en même temps, je ne m’en plains pas vraiment. Tout plutôt qu’être vue en public avec lui. Je ne sais pas du tout ce que je veux…ou plutôt je ne sais pas ce que je peux me permettre de vouloir. Mon statut sanguin suffirait à signer mon arrêt de mort si certains extrémistes nous voyaient ensemble mais on peut être discret ; on peut…commencer par discuter sans ni se battre – ni se sauter littéralement dessus – et voir si une entente est réellement possible. Je crois même qu’il faut éviter la familiarité…tu…vous voyez ce que je veux dire ? Je baisse les yeux. Je n’aime pas la distance qu’il vient d’instaurer en repassant au vouvoiement. Je n’aime pas ça du tout. Et son regard me perturbe pour réfléchir, alors je préfère ne plus le regarder, pour un temps au moins. Cependant je relève les yeux bien vite vers lui, pour attendre la suite, qui viendrait sans doute rapidement. Je veux savoir tout ce qu’il a en tête. Passons une soirée ensemble…faisons un test. Je ne veux pas que vous preniez des risques si ça n’en vaut pas la peine alors peut être qu’après une conversation plus calme, nous saurons quoi penser. Quoi faire. Hum ? Arrête de me vouvoyer… Je n’aime pas ça, parce que j’ai l’impression d’être avec mes amis sang pur. Cependant quand il me prend le menton, pour m’embrasser, je ne proteste pas. Parce que je suis trop avide de ses lèvres. J’ai trop besoin de les sentir contre les miennes.

Je me détache finalement, sans me défaire de l’étreinte imposée de ses mains dans mon dos. Son contact me fait trop de bien pour que je m’en aille. Je ne veux pas de cette distance Aoden. Nous avons dépassé le stade du vouvoiement de politesse. Et je ne veux pas de celui snob. J’en mange suffisamment. Tu es différent de tous ceux que je côtoie, je ne veux pas me comporter de la même façon qu’avec eux. Je me sens bien quand je suis près de toi, pourquoi tout gâcher en voulant mettre une distance ? Je veux me jeter toute entière dans ce qui nous attends, peu m’importe les conséquences pour moi. Je veux prendre des risques. Je comprends néanmoins que tu ne sois pas prêt à le faire. Tu es… en danger, c’est évident. Je me moque des conséquences pour moi, parce que c’est ce que je choisis de faire maintenant. Finalement je souris et me blottis tout contre lui, savourant sa chaleur, son contact. Je peux entendre les battements désordonnés de son cœur et je suis ravie de constater qu’il est lui aussi perturbé par ce qu’il se passe. Je ne suis pas l’unique cruche touchée, c’est bon à savoir finalement. Par contre je suis ravie de passer plus de temps avec toi. Je veux passer une soirée avec toi. Et je n’ai pas besoin qu’elle soit passée pour savoir que je veux prendre des risques. Il était trop tôt pour le dire, mais elle était plus heureuse actuellement, qu’elle l’avait probablement été depuis la mort de son jumeau. En ressentant de telles choses, comment pouvait on se préoccuper des risques ? Passons juste une soirée ensemble et si tu décides que le jeu n’en vaut pas la chandelle, on arrête tout. Voilà c’est dit. Maintenant il ne reste plus qu’à passer cette soirée et voir ce qui en sort. J’espère simplement que je ne me trompe pas sur ce qui m’est promis à travers ces quelques baisers. La chute sera bien rude s’il ne fait que se moquer de moi.
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Ce message a été posté Mer 13 Fév 2013 - 13:38

Je ne veux pas de cette distance Aoden. Dit-elle. Croit-elle que moi j’en ai envie ? Ce n’est pas une simple précaution de la part d’un type pudique et craintif, c’est une inévitable protection pour elle comme pour moi. Lizbeth ne sait peut être pas encore que je fais partie de l’Ordre du Phénix, peut-être ne le saura-t-elle jamais d’ailleurs mais moi je sais quel est son positionnement et rien que pour ça je ne devrais pas être là ; à la tenir si intimement ;
A ses yeux les risques sont sans doute moindres car ils concernent ‘uniquement’ le rapprochement entre une sang pur et un sang basique. C’est déjà suffisamment grave pour qu’on se souvienne d’être prudent ; inutile qu’en plus de ça on joue sur familiarité périlleuse.
La barrière du langage me parait primordiale. Elle est claire et ne laisse pas place au doute : un vocabulaire davantage soutenu entre nous permettrait de maintenir une distance raisonnable, profitable.
La jeune femme m’a l’air si bouleversée qu’elle oubli totalement toutes les cibles qu’en un quart d’heure on vient de peindre sur nos têtes !

« …je suis sincèrement touché, Lizbeth, de voir tant d’honnêteté, de sensibilité chez toi. Je te connaissais bien peu, et j’ai encore beaucoup à apprendre ; j’en ai envie bien sûr…mais c’est, suicidaire. Ne dis pas que tu te fiches des risques encourus, nous pourrions amèrement le regretter et pour quoi ? Nous n’avons pas la possibilité de nous apprendre, de nous jauger comme le feraient deux personnes d’un pays plus libre… »

Ouais. Le nôtre est loin d’être exemplaire en matière d’impunité. Je m’en veux d’en être arrivé là, à cajoler la jolie rédactrice comme si nous nous côtoyons d’aussi près depuis des années, comme si nos cœurs s’étaient déjà tout avoué maintes fois, comme si nos âmes se sentaient liées et inséparables ;
C’est ridicule. C’est stupide. C’est probablement déjà la fin d’une aventure qui n’a pas commencé car elle n’a pas lieu d’être…mais je ne peux pas lui dire ça. Je n’en ai pas la force, pas le courage.
Son regard pétillant d’une excitation nouvelle et électrisante ne devrait jamais s’emplir de frayeur ou de déception.

« Oui nous allons nous voir. Nous pouvons, j’espère, nous autoriser une soirée. Seulement je préfère te le dire : ce sera d’autant plus douloureux. Si on décide aujourd’hui de ne jamais se lancer sur ce chemin glissant j’en serai le premier déçu, frustré, mais si on fait ne serait-ce qu’un pas dans cette direction pour ensuite en subir les conséquences ou devoir tout arrêter subitement ; ce sera plus terrible encore. »

J’ai sans doute trop peu l’habitude de me lancer dans quelle histoire que ce soit. Si je me fie à la réputation de la belle Liz, ce n’est pas vraiment son cas. Ce qui ne veut pas dire qu’elle a une meilleure résistance face à la douleur sentimentale, disons simplement qu’elle sait peut être mieux la gérer que moi ;
Pour ma part si je dois souffrir, je sais que je saurais le dissimuler. Pour l’intérêt de ma mission, pour ma faction, mais aussi et surtout pour rester fidèle à ma personnalité. C’est plus fort que moi, je suis hérmétique. Ce que j’avoue à Lizbeth en cet instant est assez unique, rare, et je ne le répéterais probablement jamais.
De toute façon quand viendra l’heure de brusquement interrompre tout contact – car cette heure viendra – je n’aurai sans doute jamais l’occasion de répéter ces mots.

« Passons cette soirée ensemble. Je serai entier, franc avec toi. Pour la suite ; carpe diem. »

Mon regard quitte enfin le sien, à regret, et mes pas entament de me conduire à l’extérieur. Je le sens, je le sais, nous allons nous revoir dès ce soir et passer un bon moment. C’est ce qui rend l’appréhension si cruelle, brûlante. La soirée venue je ferai abstraction des maux à venir pour, comme promis, être entièrement moi et donner à ce rendez-vous un goût de perfection. Pour la première, et dernière fois…
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