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Ce message a été posté Lun 28 Jan 2013 - 23:38

Les couloirs du troisième étage restent tristement calme. Il y a bien quelques personnes qui passent - ceux qui sortent de l'infirmerie en pleurant ou au contraire ceux qui y rentrent en poussant des cris de douleur - mais aucun sorcier ne s'arrête. Tant mieux. Au moins on est tranquilles. Au moins on est invisibles. La dernière chose dont j'ai besoin c'est d'emmerdeurs qui me posent des questions sur mon père ou le ministère. Je redoute aussi les remarques des Ombres qui me verraient serrer dans mes bras une Héritière. Si mes soeurs me voyaient enlacer Violet Zabini.... Zabini.

Le nom me fait l'effet d'une baffe. Je n'ai pas fais la relation tout à l'heure, trop occupé à détruire un golem, tuer des américains et cauchemarder sur mon avenir sans héritage. Mais maintenant qu'elle est là, en face de moi, je réalise tout ce que ça implique. Dans mes yeux ce n'est déjà plus Violet ; c'est Zabini. J'ai l'impression de voir ce nom écrit partout sur son front, ses joues, ses bras.... alors je détourne les yeux et fait mine de vouloir m'appuyer au mur, juste pour ne plus avoir à la regarder en face. Lorsqu'elle s'approche je mets à fixer les portes de l'infirmerie. Mes soeurs seront la bonne excuse du jour. Je ne me sens pas de lui avouer tout de suite que son nom me dégoûte.... que je ne peux plus l'observer sans avoir des accès de haines et des envie de meurtres. Zabini. Peut être que si elle changeait de nom.... non même pas. C'est son clan, son sang, et rien ne pourra jamais changer ça.
Soudain, je prends conscience de ce que je viens de faire : j'ai serré.... dans mes bras.... une Zabini. L'idée me répugne tellement que j'en ai presque la nausée. Il faut que je sorte, que je m'éloigne, que je la fuis.

Evidemment mon malaise n'est pas passé inaperçu. Déjà intriguée que je ne lui réponde plus que par haussement d'épaules, Violet commence à poser des questions. Elle fait même mine de s'approcher, ce qui me fait reculer brusquement ; il faut qu'elle me laisse le temps de reprendre mes esprits. Impossible d'avoir une conversation normale avec elle dans l'état des choses. Je l'ignore donc à nouveau et me mets à chercher ma béquille. Comme par hasard, il choisit ce moment là pour arriver :

«Et bien, il est agréable de voir que petit Kark n'a perdu ni sa vie ni ses moyens après de telles épreuves. »

Petit Kark ? Ce n'est pas le bon timbre mais je n'imagine personne d'autre m'appeler comme ça. Mes yeux croisent celui de l'inconnu brun. Non, c'est pas possible ! Dites moi que je rêve ! Je le regarde sourire de cet air pédant que je connais par coeur puis s'éloigner lentement. Sa démarche, son regard, son style...

« Il aurait pas osé. », je murmure incrédule.

J'avoue ne plus avoir repensé à lui depuis qu'on s'est séparé devant la grille d'entrée. Et même si mes envies de meurtres ont fichu le camp, le doloris me démange toujours. Oui, c'était les ordres d'Elena - soit disant pour respecter les volontés de mon père. Oui, c'était peut être ce qu'il y avait de plus raisonnable. Mais je suis intimement persuadé qu'il ne pensait qu'à sauver sa misérable vie. " Et la tienne " chuchote une voix que j'essaie de faire taire. Mais la vérité est là : il aurait pu me laisser pourrir au ministère et rentrer directement chez lui. Au lieu de ça il a perdu un temps précieux à me tirer de ce merdier. Pourquoi ? Honnêtement j'en sais rien. Et j'ai pas envie d'y réfléchir maintenant.
Il n'empêche que ce geste m'empêche de l'agresser à nouveau, comme je me sens sur le point de le faire. Au lieu du doloris, je lance donc une remarque acerbe.

« T'es vraiment qu'un pauvre connard ! On vient de perdre le ministère et tout ce que tu trouves à faire c'est te changer ? T'espère te faire des potes chez les piafs et retourner poser ton cul au ministère ? Ou alors chez les Héritiers tiens ! Il paraît qu'il y a des postes libres à Poudlard, tu sera bien nourrit, bien logé, bien payé. La belle vie pour monsieur ! Tiens, tu peux commencer par te réconcilier avec ta douce et adorée, ça te fera déjà un contact utile ! »

Et j'attrape Violet par le bras pour la pousser dans sa direction. Je sais au fond de moi-même que c'est une connerie, que cette discussion ne peut que mal tourner et qu'il y aura de nouveaux blessés.... psychologiquement en tout cas.
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Ce message a été posté Mar 29 Jan 2013 - 15:46

    Il venait de l'enlacer et la serrait contre lui... comme la dernière fois. Savoir qu'il ne lui en voulait pas et n'avait rien contre elle l'aida à relâcher un peu la pression. Son envie atroce de cigarette s'était légèrement envolé pour l'instant et un sourire – le premier depuis de longues heures – pointa sur ses lèvres pâles.

    Elle avait envie de lui demander ce qu'il s'était passé et comment allaient Clio et Calliope mais elle fut prise de court par un hurluberlu sorti de nul part qui... les agressa. Repliquer serait simple vu la nullité totale de son intervention mais ce fut Arutha qui fut le premier alors qu'elle se contentait de fusiller l'homme du regard.

    Arutha était soudainement redevenu... distant après leur étreinte bien trop courte. Etait-ce à cause de cet homme qu'il avait vu venir de loin ?

    Et l'héritier Kark ouvrit la bouche... pour CA ! L'autre blessé était apparemment plus qu'une connaissance si elle n'était pas trop stupide. Un ombre très clairement mais le reste lui échappa totalement. Le fait est que la tension venait de remonter d'un cran et Violet dû prendre sur elle pour ne pas attaquer les ongles de sa main gauche. Cigarette, cigarette... son monde tournait autour de ce besoin de cigarette.

    Puis Arutha la... jeta sur le nouveau venu. Non mais sérieusement ? Est-ce qu'il la prenait lui aussi pour une greluche, quel était son problème ? Ils avaient tous vécu des choses horribles aujourd'hui et si l'autre n'était qu'un gros con, ce n'était en rien sa faute ! Sa douce et adorée en plus, d'où est-ce qu'il sortait tout ca ? La surprise la forca à se réceptionner dans les bras de l'inconnu brun... qui tomba et l'emporta dans sa chute. Il avait l'air blessé, certes, mais à ce point ? Violet le fixa une nouvelle fois sans oser bouger ou savoir que faire d'autre malgré la position plus qu'étrange dans laquelle ils étaient.

      « Mais qu'est-ce que tu fais ? Je ne le connais même pas ! »

    Nouveau regard en affichant une moue plus perdue que pincée comme la rousse l'aurait souhaité à cet instant précis et elle se redressa sans plus de cérémonie. Un parfait inconnu c'était certain. Violet n'oubliait jamais un visage, bien mieux pour le commerce comprenez...

      « Et quelle plante vous a piqué pour que vous veniez nous interrompre ? La nuit a été longue et ce genre de connerie n'est vraiment pas le bienvenue ! »

    Les mots sortaient un peu trop rapidement de sa bouche, moins fatiguée, moins amochée, la jeune Zabini aurait tout fait pour peser ses mots... mais là... qu'il aille se faire foutre.
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Corvus O. Hunter
Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mar 29 Jan 2013 - 18:24

Bon d'accord, il y avait plus sympathique comme moyen de féliciter quelqu'un d'être encore en vie et je savais à l'instant même où mes pas m'avaient mené vers les deux sorciers que c'était une erreur, une erreur grossière et débile qui plus est. Cette pique ne m'avait même pas fait plaisir! A peine un infime instant de satisfaction en sentant Violet se raidir et Arutha froncer les sourcils sous l'incompréhension de se faire ainsi agresser par un inconnu. Mais ce con me connaissait trop bien et je n'avais guère joué le jeu, là où habituellement je prenais la peine d'endosser entièrement un autre rôle.

Arutha m'arracha rapidement l'espoir de ce repli stratégique, et je n'avais pas fais deux mètres lorsque l'orage explosa, jugement acerbe et définitif, sans passer par la case du procès, directement au pilori. Je me retournais, poings serrés, regard noir, baguette à la main. Se rendait-il compte de ce qu'il me faisait? De ce qu'il pouvait réduire à néant de par ces simples mots? Je me fichais de lui avoir sauvé la vie, mais ne pouvait-il pas avoir la décence de ne pas détruire davantage la mienne?

J'avais levé ma baguette, un bloclangue presque lancé lorsqu' Arutha finissait sa tirade haineuse...en poussant la Zabini sur moi. Surement aussi affaiblie par les évènements, la sang-pur trébucha à moitié pour me retomber dessus sans douceur, menaçant immédiatement mon piètre équilibre douloureux alors que je percutais le sol, en lâchant une nouvelle fois ma baguette qui roula sur elle-même.

Le souffle coupé, je papillonnais quelques instants, me forçant à ne pas grimacer sous le flot douloureux. Par Merlin et ses sept catin, il faudrait que je me penche un peu plus sur les effets véritables de tout type de soin sur mon organisme ainsi modifié. Je n'avais pas vraiment prévu que mes couvertures métamorphes seraient embrigadées dans des conditions nécessitant de la médicomagie...

Le contact de la jeune femme fut à la fois trop brutal et trop bref pour que je puisse en faire quoi que ce soit, alors qu'elle se relevait déja, accompagnée de vaines paroles pathétiques et..

"Espece de..."

Les lèvres pincées, mâchoire douloureusement serrée, je jetais un nouveau regard noir au fils Kark. Ce petit con avait récupéré ma baguette! Ma PUTAIN de baguette. Il n'avait pas fait assez de dégâts depuis le début de cette soirée de merde? Ce gamin prétentieux pensait-il vraiment pouvoir m'agiter ma baguette sous le nez tout en déversant sa propre frustration sur mon labeur et avenir? Le fait que je n'aurai pas hésité à repointer mon arme sur lui ne rentrait pas en compte. Je me fichais qu'il comprenne, mais qu'il reste à sa putain de place! Il pensait me connaître? Que mes remarques acides habituelles étaient déja trop brûlantes? Monsieur allait être servit.

"Crois-tu être assez fort pour survivre seul, bébé Kark? Penses-tu vraiment pouvoir te permettre toi de te mettre à dos les rares alliés qu'il te reste? Que tu existes encore sans le pouvoir pathétique de ton père pour donner un sens à ta vie?"

Je m'étais relevé avec difficulté, sans lâcher le regard d'Arutha, la voix dangereusement mauvaise, un ton que je n'avais jamais utilisé avec lui, malgré ce timbre étranger. Je m'étais rapproché en boitant légèrement, un sourire un peu fou, sans l'ombre d'une peur ou d'une hésitation. L'empêchant de m'interrompre.


"Si regretter pouvait faire parti de mon vocabulaire, il conviendrait particulièrement à ce geste aussi sot que pitoyable que j'ai eu il y a quelques heures. A quoi me sert un fils de Dictateur sans dictateur...? A rien."


"Alors maintenant soit sage, soit enfin utile. Rend ce qui ne t'appartiens pas. Et va te taper la Zabini pour te consoler."


Je m'étais arrêté à quelques centimètres, calme, dangereusement calme et hautain, tandis que je ne voyais plus que tous mes efforts réduits en bouillie, la fatigue nerveuse et physique me faisant trembler contre mon gré. Violet Zabini pouvait bien crever avec ce petit con que j'avais eu le malheur d'apprécier, cela ferait d'une formule deux sorts!

Corvus du moment:
 
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Ce message a été posté Mer 30 Jan 2013 - 14:32

Message exceptionnellement à la 3ème personne.... j'y arrivais vraiment pas à la 1ère >.<



Arutha commençait tout juste à réaliser que ce type avait un grave problème. Jusqu'à ce jour, il se disait que Corvus était simplement un homme perdu qui ne savait pas mener sa barque. Un sorcier qui avait besoin de l'aide d'un ami pour le guider au bon endroit, avec les bonnes personnes. Et c'est ce que le jeune Kark s'était efforcé de faire ces dernières années. A coup de lettres, de longs discours et de propositions alléchantes, il avait entraîné Corvus dans son sillage, persuadé que ses hésitations disparaîtraient bientôt et qu'il remettrait ses costumes au placard. Mais l'idée que ces déguisements puissent cacher bien plus que des doutes ? Non, ça ne l'avait pas effleuré. Pas jusqu'à ce soir en tout cas. Pas jusqu'à ce qu'il lance cette phrase assassine.
Il lui sauvait la vie puis l'insultait. Il lui reprochait de l'avoir entraîné au ministère puis le ramenait à Poudlard, où avait lieu le gros de la bataille. Il ridiculisait son ex-fiancée et ne prenait même pas la peine de le faire à visage découvert, ce qui aurait beaucoup plus d'impact et de saveur. Il se pavanait, ricanait, jouait puis se plaignait et faisait marche arrière. Comme s'il voulait à tout prix détruire ce qu'une autre partie de lui-même s'acharnait à construire... comme s'il travaillait contre lui-même. En permanence.

Le constat alarma Arutha. Dans cette situation, comment savoir quelles étaient ses vraies intentions ? Est-ce qu'il avait voulu le sauver ou est-ce qu'il l'avait fait pour on ne sait quelle raison folle, sans vraiment y réfléchir ? Est-ce qu'il regrettait de s'être battu à leurs côtés ? Est-ce qu'il aurait changé de camp si on le lui avait donné l'occasion pendant la bataille ? Et maintenant, est-ce qu'il avait vraiment envie de rester ou est-ce qu'il attendait simplement l'occasion de tourner sa veste ? Le jeune Kark avait envie de comprendre comment il fonctionnait. Aussi lui offrit-il une chance d'éclaircir tout ça. Une attaque verbale c'est vrai, mais une chance quand même. Et c'est uniquement parce qu'il voulait entendre Corvus s'expliquer qu'il se retint de révéler à Violet l'identité du brun. Les ex-amants auraient tout le temps de se disputer une fois l'allégeance de Hunter prouvée.... ou refutée.

Dans ce cas, il n'aurait pas le choix : il devrait l'immobiliser et le dénoncer. C'est dans cette optique qu'il ramassa la baguette de l'avocat, tombée par terre au moment de l'accrochage. Il n'aimait pas beaucoup ces manières mais encore une fois il n'avait pas le choix. Si son "ami" était bel et bien un traître, il ne pouvait pas prendre le risque de lui laisser son arme. Mais là encore, Arutha omit un élément : la baguette n'était pas sa seule arme. Il connaissait ses talents d'orateur pourtant ; il aurait dû se douter que Corvus aurait recours à ce genre d'attaque. Il ne vit rien venir....

La première pique glissa sur lui comme une goutte de sang. Bébé Kark ? Il y avait eu droit toute l'année au ministère et il n'était plus à une humiliation près. La deuxième fut plus douloureuse en revanche. Il ne pouvait nier que ses alliés se comptaient sur les doigts d'une seule main. Et la troisième.... la troisième le vida. Elle le vida de toute ce qu'il lui restait.... c'est à dire pas grand chose. On lui avait déjà tant arraché cette nuit. Son statut. Son rang. Son confort. Les Phénix les lui avaient pris sans pitié, sans prévenir, sans mesure. Puis ça avait été au tour de sa famille de le détruire. Ses soeurs d'abord qui avaient admis le haïr. En quelques mots elle lui avait enlevé l'image de grand frère protecteur à laquelle il se raccrochait comme preuve d'humanité. Elles lui avaient refusé le droit d'avoir un coeur, des gestes désintéressés, une véritable affection à donner. Enfin était venu le pire : son père. Il n'était Arutha Kark que grâce à lui... pour lui. Des années entières à l'observer parler, agir, débattre pour s'inspirer de chaque petit geste et chaque petit mot. Des années à tenter de lui ressembler pour être digne de recevoir son sourire et sa fierté. Mais au moment où il commençait juste à acquérir un semblant d'assurance, on lui avait retiré le droit d'être son fils unique. Comme ça. Sans préavis. Il n'était plus qu'un garçon qui avait eu la chance de grandir sous son toit. D'un coup, il n'avait plus rien de spécial : le sang Kark coulait dans les veines de quelqu'un qui avait le même père formidable, les mêmes idéaux et la mêmes ambitions que lui.

Alors Arutha s'était raccroché à la toute dernière pièce du puzzle, l'élément qui parvenait miraculeusement à maintenir le tout : L'idée que son éducation avait fait de lui un sorcier grandiose. Avec un exemple comme Mervyn sous les yeux, il avait forcément des ressources extraordinaires. Il ne les avait peut être pas encore utilisées mais elles étaient là, au fond de lui, il le savait ! Et il prouverait sa valeur en sauvant son géniteur ... du moins essaya-t-il d'y croire jusqu'à ce que l'être ignoble en face de lui lui arrache ce dernier espoir. Sans prendre la peine d'avoir l'air compatissant, il avait saccagé ses dernières illusions. Arutha Kark sans son père ? C'était pire que ridicule : c'était pitoyable. A quoi est-ce qu'il osait aspirer sans pouvoir politique, sans troupe, sans alliés, sans ressources ? Sans même une distinction particulière. A quoi est-ce qu'il osait rêver ? Il n'était plus rien : pas un fils, pas un frère, pas un humain, pas un sorcier digne d'intérêt. Il était finit, inutile, creux.... une simple coquille vide qui se raccrochait désespérément à la vie. Peut être qu'il aurait mieux fait de crever.

Son regard inanimé croisa celui du brun en face de lui. Son visage resta dépourvu d'expression un long moment, comme s'il venait de recevoir le baiser d'un détraqueur. Puis il reprit vie. Ses doigts s'ouvrirent et la baguette de son ennemi retomba au sol. La seconde suivante il avait sortit la sienne, lancé un doloris puis bondit sur le brun pour l'achever. Le maléfice d'ectoparasita s'échappa de sa baguette mais une main fit dévier le rayon. Quelqu'un hurlait mais le bourdonnement dans sa tête écrasait tout le reste. Il n'y avait plus que ce bruit sourd, les battements de son coeur et sa rage... la rage qui contenait le dernier souffle de vie, qui protégait le dernier fil fragile qui le reliait à ce monde. Qu'on le lui enlève et il mourrait.
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Ce message a été posté Mer 30 Jan 2013 - 17:17

    Mais qu'avait-elle fait pour mériter ca ? Entre Arutha qui semblait tenter de la vendre et l'autre qui la traitait ouvertement de catin... Charmant, comme si elle avait besoin de ca après ce qu'elle avait vécu. Les hommes n'étaient jamais capables de s'arrêter même quand il le fallait. La preuve était devant ses propres yeux.

    Ce que l'inconnu cracha au visage de son plus vieil ami lui fit porter sa main sur son coeur et quand il en eut terminé... Violet savait pertinemment que tout allait tourner au vinaigre. Il était allé bien trop loin, trop de verités que le fils Kark ne pourrait ignorer. Trop de phrases assassines et de piques douloureuses. Cela faisait écho avec ce qu'elle avait ressenti de longues semaines plus tôt en croisant Corvus au Chemin de Traverse. Le même genre de méchancetés gratuites et trop réelles qui semblaient vous marquer au fer rouge.

    La sang pure n'eut pas le temps de réagir quand le doloris fusa côté Arutha. Après tout ce que leur interlocuteur avait dit, cela lui semblait presque logique. Elle en aurait presque fait de même dans son cas mais sa fatigue n'était pas aussi intense... et elle n'avait jamais été à ce point violente.

      « Arutha ! Arrête ! »

    S'interposer entre le rayon de doloris et la victime n'était pas une solution envisageable, tenter de le stopper par les mots oui, souffrir... moins. Elle eut tout de même le temps de dévier le deuxième sort alors qu'il prononcait le sortilège d'un coup de main dans le morceau de bois magique. La surprise de son ami lui donna le temps de se placer entre lui et l'idiot. Idiot qui avait assez souffert pour la soirée. Et Arutha n'oserait pas lui faire de mal à elle... esperons.

      « Silencedam »

    Entendre l'inconnu hurler forca quelques sorciers à se retourner vers eux. Heureusement qu'ils étaient dans un des couloirs du troisième étage et pas dans la Grande Salle ou les problèmes seraient bien plus nombreux. La bulle de silence légèrement argentée se déploya autour d'eux et il ne fallut qu'un regard d'Arutha pour que les badauds s'évanouissent dans Poudlard.

      « S'il te plait arrête. »

    La rousse ne bougea pas d'un cil, tentant de garder la tête haute malgré le danger probable qu'elle risquait. Le fils Kark en colère était imprévisible et plus que jamais, Violet compta sur sa fatigue pour qu'il cesse son manège et se calme.

      « Tu ne vas pas me doloriser moi aussi 'Rutha... »

    Sa deglutition se fit plus difficile après cette phrase. Parfois ses envies suicidaires étaient évidentes.
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mer 30 Jan 2013 - 23:51

Les mots sortaient d'eux-même, en un flux acide et corrosif. Je savais viser juste, je connaissais leur force, j'appréciais leur effet destructeur, j'avais besoin de leur donner vie et de prouver à ce petit con que je n'étais pas juste un excentrique trouble-fête qu'on pouvait balader indéfiniment et renvoyer à la niche quand il gênait en s'accrochant trop à un os dérangeant.

Je savais faire mal. Je savais ne verser que fiel mensonger, mais bien trop proche d'une vérité douloureuse pour le fils Kark pour qu'il puisse passer outre. Et j'appréciais de voir son visage se décomposer un peu plus pour en arborer un autre exempte de toute émotion, de celui qui avait dépassé ses propres limites.

Son geste fut bien trop rapide pour ma vision affaiblie.

La douleur sembla éclater dans le creux de mon torse pour se répandre comme une trainée de potion de feu dans tout mon corps déja affaiblit, alors que ma tête semblait exploser, vidée de toute pensée cohérente. Je ne saurais dire si j'avais crié ou si j'en étais au contraire muet de douleur. Je ne saurais dire si j'avais résisté une infime seconde avant de m'écrouler sur le sol, tremblant et déchiré par la violence du sortilège d'Arutha. Je rouvrais difficilement les paupières, plus par force de caractère qu'autre chose. L'inconscience avait beau m'avoir tendu les bras avec des véritables promesses de péripatéticienne, il était hors de question de la laisser me baiser d'une façon aussi pitoyable. Mais rester à terre était plutôt une idée très agréable présentement..

Le souffle haché, du sang coulant de la lèvre que j'avais du mordre sous le choc, je me contentais de me rassoir en tremblant, prenant appuis sur mes avant bras pour m'y aider.

"Putain..Rutha.."

Bégayais -je faiblement en reprenant difficilement mes esprits. En fait j'étais presque étonné d'être encore en si bon état, alors que je remarquais à peine la silhouette entre lui et moi qui semblait parler, quelques mots épars me parvenant. Il me fallut quelques secondes de plus pour calmer les battements de mon cœur et réussir à supporter la migraine qui avait profité du sortilège pour définitivement se croire chez elle et refaire la déco sans aucune délicatesse. Respirant doucement, j'essayais de refaire le point, de lier plusieurs idées ensemble même si l'une d'elle prédominait. Arutha n'avait pas hésité un seul instant à me lancer cet Endoloris, et il aurait probablement continué sans l'intervention de la sang-pure, n'hésitant peut-être pas à me tuer...Je grimaçais légèrement à cette pensée, étrangement bien plus blessé quand à cette constatation que par le sortilège lui-même et ses possibles conséquences.

"J'aimerais..vraiment..ne pas devenir un..expert dans ce putain de sort"

Articulais de façon hachée, tout en me relevant un peu trop vite, m'affalant contre le mur pour me soutenir, la tête qui allait exploser d'une seconde à l'autre. J'avais eu le temps de voir le regard noir d'Arutha et sa baguette pointée vers moi. Violet entre nous. Malgré tout ce que je pouvais penser d'elle, ce n'était pas le plus important là et maintenant.
Comme toujours, j'avais réussi à rendre un contexte bénin en quelque chose d'aussi explosif qu'un Eruptif chargeant et quel que soit le choix que j'allais immanquablement devoir faire vis-à-vis d'Arutha, il fallait experliarmer cette situation qui risquait de se dégrader plus encore. J'imaginais très bien un imbécile d'Ombre ou d'Héritier essayer d'intervenir... Même si j'appréciais être au centre des choses, être à l'origine d'une guerre inter-faction ce soir même ne me disais absolument rien. Finir tué par la main d'Arutha non plus. Dénoncé comme traitre par cet imbécile aussi buté qu'un Hyppogryffe tout autant.

"Je..présume que..te demander autre chose qu'un..coup de sortilège..serait jugé abusif?"

Un faible sourire sur les lèvres, j'avais apostrophé Arutha en le regardant droit dans les yeux, avant de les poser sur Violet, hésitant un infime instant avant d'écraser ce monstre en moi qui essayait à nouveau de s'éveiller. Je n'avais pas le choix, il n'était plus l'heure de jouer.
Pour Arutha non plus apparemment, mais si son esprit était assez irrigué en temps normal pour être capable de réfléchir correctement, ce n'était absolument pas le cas présentement, et alors que je rouvrais la bouche pour continuer sur ma réflexion, faisant un effort monstrueux pour choisir mes mots et reléguer très loin les piques qui me venaient trop naturellement, me focalisant sur le fait de réussir le convaincre, il se débarrassa de la gène que représentait Violet Zabini pour repointer sa baguette sur moi, un sortilège déja sur ses lèvres de dément.

Je n'aurais jamais cru encore être capable du moindre réflexe, surtout physique, mais l'instinct de survie réserve parfois des surprises plutôt utiles. Je donnais un coup de pied dans la béquille du Kark, m'écroulant à sa suite sur le sol froid et dur, le souffle court et le cœur battant, récupérant aussi rapidement ma propre baguette, appréciant sa sensation rassurant au creux de ma main. Je résistais difficilement à la pointer sur ce dernier, uniquement retenue par le cri de la sang-pure et l'absence de baguette dans la main de l'autre.

"Si tu ne disparais pas IMMÉDIATEMENT, je te tues."

Le ton était sans appel. Une menace qui me vrilla l'estomac alors que je me relevais une nouvelle fois, sans le quitter des yeux, la mâchoire serrée, les lèvres pincées. J'exécrais plus que tout ordres et contraintes, le genre de chose qui me poussaient à faire tout leur contraire. Fuir comme un couard face à Arutha me révulsais profondément. Mais moi qui n'étais même pas sur d'encore être capable de lancer le moindre sortilège, je n'avais pas le choix. Surtout qu'un badaud quelconque venait de pénétrer l'autre côté du couloir, ce n'était pas le moment d'exiger quoi que ce soit.

Et que la sang-pure me proposa rapidement son soutient alors que je remontais le couloir en boitant, des sueurs froides plein le dos, un sentiment étranger de peur glaciale auquel je ne savais faire face me vrillant les tripes, menaçant de me faucher tandis que je ne voyais pas la fin de ce foutu couloir.

Je ne doutais pas un instant que ce fils de catin me vende comme le premier sang-de-bourbe venu, quelle idée complétement pitoyable d'avoir abaissé ma garde avec lui, d'avoir fait confiance.J'imaginais déja mon nom cité comme traitre à sa faction dans les minutes qui suivraient. Je voyais mes chances de sortir de ce merdier vivant s'amenuiser à chaque instant. Je n'étais vraiment pas sûr que dans ces circonstances, qu'on me laisserai la chance de me défendre.
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Ce message a été posté Jeu 31 Jan 2013 - 20:20

Les sons continuaient de se heurter aux murs érigés par la rage. Enfermé dans sa prison de verre, le cerveau d'Arutha ne percevait plus qu'une vague réverbération des bruits, des mouvements et des choses qui l'entouraient. Un peu comme un spectateur qui observerait Londres depuis les nuages, un jour de brume. Il distinguait vaguement la silhouette de Violet en face de lui mais était incapable de la reconnaître ou de comprendre un seul mot de ce qu'elle disait. Sauf un bien sûr : 'Rutha. Son surnom.... l'entendre prononcer par la personne en face ralluma une toute petite étincelle de conscience : ce n'était pas elle qu'il visait, pas plus que les personnes qu'il apercevait du coin de l'oeil au fond du couloir. C'était juste lui : Hunter, le type qui venait de lui arracher ses dernières vivres. Lui qu'il voulait détruire comme on l'avait détruit.

D'un geste brusque, il écarta la Zabini de son chemin et repointa la baguette sur son ennemi. Qu'il saigne, qu'il souffre, qu'il crève. « Sec... ». Corvus lança sa jambe contre la béquille en bois et il chuta en même temps qu'Arutha. BORDEL ! Si l'héritier Kark avait eu l'esprit un peu plus lucide, il aurait regretté de ne pas s'être fait soigné. Voilà ce que c'était que de rechercher la solitude, quitte à fuir et envoyer chier les guérisseurs qui proposaient leur aide. Il avait juste voulu qu'on lui foute la paix... et il avait gardé cette foutue déchirure musculaire.
La chute réveilla instantanément la douleur. Poussant un nouveau cri, il agrippa sa jambe à deux mains par simple réflexe. Puis il aperçut Corvus qui se redressait. Corvus avec son arme à la main. Corvus le regard menaçant. Il voulu serrer son arme entre ses doigts mais réalisa soudain qu'elle n'était plus là : elle avait roulé à son tour pour échouer sous les pieds d'une gargouille terriblement laide. Son bras se tendit dans sa direction : il ne pouvait pas l'atteindre mais il lui suffisait d'un mouvement - une simple petite poussée des hanches - pour se propulser jusqu'à elle. Un mouvement qui lui permettrait en même temps d'échapper de justesse au maléfice que lui réservait Corvus. Ensuite ? Ensuite ils continueraient leur guéguerre ridicule jusqu'à ce que l'un d'eux crève... ou soit grièvement blessé dans le meilleur des cas. C'était inévitable. Est-ce que Hunter en doutait ?

« Si tu ne disparais pas immédiatement, je te tues. »
beugla-t-il.

Est-ce que c'était une menace ? Un conseil ? Une prédiction ? Lui-même n'en savait rien. La phrase lui avait échappé avant qu'il ne la comprenne lui-même. Semblant enfin comprendre qu'il n'y avait aucune issue à ce conflit, Corvus se releva et s'éloigna en s'appuyant à Violet. Arutha poussa sur sa jambe valide et ses bras fatigués pour se déporter vers la gargouille. Lorsqu'il mit enfin la main sur son arme, les deux silhouettes avaient disparues. Son poing frappa inutilement le sol en pierre. Ses jointures craquèrent, un nouveau filet de sang ruissela sur sa paume et il lâche un juron. Mais il n'y avait plus personne sur qui décharger sa rage. Plus personne à blâmer pour ses souffrances... il était seul et c'est seul qu'il attendrait que la rage étouffe et meurt pour de bon.
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Ce message a été posté Jeu 31 Jan 2013 - 20:57

    Arutha en colère n'était pas une nouveauté, Violet avait assisté à ses sortes de crises plus d'une fois mais jamais de cette manière. Pas si fort... et pas si violent. La dernière fois la sang pure avait osé le gifler avant de briser sa jolie porcelaine et de s'en aller mais à cet instant précis, il était évident que la fuite était la meilleure chose à faire. Il avait été à deux doigts de lancer un sectumsempra sur cet homme après l'avoir écarté de la voie. Si elle tentait encore de protéger l'autre, les possibilités de réaction étaient nombreuses... et aucune agréable.

      « Si tu ne disparais pas immédiatement, je te tues. »

    Et comme elle avait raison.

    La rousse était la seule debout après le coup dans la béquille qu'elle fut incapable d'empêcher, si la baguette du fils Kark avait été à sa portée... Mieux valait ne pas y songer et déguerpir vite fait. La bulle de silence se rompit tandis qu'elle aidait le brun qui l'avait traitée de catin quelques minutes plut tôt. Sa gentillesse finirait par la perdre.

    Elle se forca à ne pas regarder en arrière, son coeur battait la chamade et en se repassant les paroles de l'homme qu'elle soutenait, elle hésita à le lâcher et le laisser là. Il était celui qui avait commencé, celui qui avait poussé Arutha à coups de paroles assassines. Et il avait bien perdu sa verve.

    Ce fut son rapide regard sur ce visage inconnu qui la poussa à ne pas le laisser tomber tout de suite. Cet idiot venait de se faire doloriser, avait évité un sectumsempra et tout ca de la part d'Arutha qui restait un haut membre de sa faction. Car il était un Ombre... pas besoin d'être une lumière pour deviner ca. Et il tremblait. Beaucoup.

      « Bon... il faudrait faire quelque chose pour cette lèvre. »

    Il saignait toujours et Violet ouvrit la première salle sur leur route pour y trouver un abri. Une salle de classe qu'elle ne connaissait pas, ou alors un simple debarras à bureaux... impossible de le savoir. Une fois le brun assit, la jeune femme s'agenouilla face à lui et sortit sa baguette qu'elle pointa sur son visage. Et au lieu de se laisser faire, il empoigna sa fine baguette en la fixant et en murmurant un 'non' pas vraiment fameux.

    Le pauvre. Encore un imbécile heureux qui n'avait pas réflchi avant d'agir.

      « Vous avez besoin de soin, lâchez ma baguette. »

    Un soupir passa ses lèvres alors qu'elle passa sa main libre dans ses cheveux d'un air fatigué. Rien ne pouvait dont être simple ?
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Corvus O. Hunter
Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Ven 1 Fév 2013 - 15:24

La transition entre le long couloir où chaque pas résonne dans tout mon être, où Arutha pourrait à tout instant récupérer sa baguette et la pointer sur moi sans hésitation aucune, et la petite salle désaffectée qui nous accueille ensuite est longue, trop longue. Tout se mélange en moi tandis que la peur, l'angoisse et la douleur tant physique que psychologique s'installent doucement, insidieusement et durablement. Tout se mêle et s'emmêle, alors que je ne parviens même plus a réfléchir, me laissant guider par la sorcière dont j'apprécie un instant le silence. Je serre les poings, agacé par ma propre faiblesse si évidente, par ce corps qui semble trembler tout entier, par se mal-être que j’exècre, ces regrets que je sens poindre.

Par Merlin, des regrets!

Mais je ne parvenais même plus à m'énerver, je me sentais uniquement vide, vide et trahis, piégé, acculé, perdu.

Je m'étais trompé. Moi Corvus octans Hunter, j'avais mal jugé un homme et lui avait donné des armes contre moi. De véritables, de celles qui m'importaient vraiment. J'essayais de faire le tour de tout ce que j'avais pu partager avec lui et de ce qui pourrait lui être utile contre moi dorénavant. Trop sûrement. J'en avais la nausée. La douleur la plus cuisante étant mon égo meurtri...C'était la deuxième fois que cela m'arrivait et l'amertume mauvaise qui en résultait me brûlait de l'intérieur. Je me sentais si mal, si vulnérable..

Je repoussais la baguette de la sorcière d'un non guère convaincant alors qu'elle s'était accroupie devant moi dans la ferme intention de me soigner. Pourtant, à quoi servirait réellement de me protéger des effets secondaires de la magie de soin sur ma magie de métamorphose? De toute manière je serais mis aux fers d'ici quelques heures tout au plus, ce serait alors mon moindre soucis.

« Vous avez besoin de soin, lâchez ma baguette. »

Ah. J'avais pourtant juste voulu l'écarter, je..

L'instant d'après je serrais la jeune femme dans mes bras, appréciant sa chaleur, sa présence. Cela n'allait pas durer, je ne pourrais moi-même supporter cela longtemps, mais je ne voulais plus penser. Juste quelques instants. Avant que le monde ne devienne réalité.
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Ce message a été posté Ven 1 Fév 2013 - 15:53

    Il avait fini par lâcher sa baguette et elle avait été à deux doigts de lancer un episkey sur sa blessure afin qu'elle se referme. Cela ne serait pas d'une grande aide mais un revigor après coup l'aurait aidé à se remettre de son doloris avec Arutha. Ce n'était pas le même homme qui s'était présenté à eux, fier comme un hipogriffe pour leur balancer ses horreurs au visage. Ce brun là n'était plus et avait été remplacé par une pâle copie qui devait regretter ses gestes, c'était l'évidence même.

    Et sans prévenir, la prenant par surprise, Violet fut soudainement dans ses bras, étau étrange mais pourtant agréable après cette nuit d'horreur. Son éducation parfaite la poussa presque à le repousser mais encore une fois son empathie prit le dessus.

    La rousse le laissa faire quelques instants, tapotant son dos avec légèreté pour ne pas lui faire plus de mal. Elle n'avait jamais enduré de sortilèges de ce genre mais imaginait très bien les effets de celui-ci sur une personne. Douleur puis hypersensiblité à tous les niveaux. Ce n'était pas pour rien que certaines victimes devenaient folles à lier et ne se remettaient jamais de cette attaque violente à bien des niveaux.

    Il fallut pourtant que cela cesse, ce n'était pas en restant de longues minutes enlacés que les choses allaient aller mieux. Il était temps qu'il grandisse et se rende compte de ses erreurs et pourtant une partie d'elle continuait de le plaindre, pauvre pauvre...

    Elle s'était dégagée de lui, affichant le même sourire qu'elle offrait à ses mariées paniquées avant d'entrer en scène. Sa lèvre n'était pas sa seule blessure, les échymoses étaient nombreuses et inratables à cette distance. Sans oublier les autres plaies plus ou moins refermées qu'elle n'avait pas réellement observé un peu plus tôt. Il fallait avouer que ces paroles en plus du choc de la bagarre avec Arutha avait prit toute la place.

      "Je vais lancer un episkey pour refermer un peu tout ca, je sais très bien le faire et vous en avez besoin. Nous sommes d'accord ?"

    Elle lui laissa quelques secondes de reflexion alors qu'elle se saisissait d'un de ses mouchoirs roses parfumé pour éponger le sang sur son visage. Il bougea à peine. Bon point pour lui.
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Sam 2 Fév 2013 - 16:37

J'étais détaché, au-dessus de cette réalité qui ne me convenais, trop différente de ce que j'étais, de ce que je pensais être. Cette apathie m’écœurait mais il était si difficile de s'en défaire. J'évitais de croiser le regard de Violet alors qu'elle se délestait de ma personne, hésitant un instant entre l'agacement et le soulagement qu'elle ne sache véritablement qui j'étais réellement derrière ce masque étranger. Jamais elle ne m'aurait laissé la toucher ainsi, pas même l'approcher si cela avait été le cas.. Et ma fierté en prenait un nouveau coup. Mon orgueil aussi. Je me faisais l'effet d'un lâche, moi qui avait toujours prit un malin plaisir à manipuler les gens de par ma simple présence et rhétorique. Mais l'instant était trop critique pour cela.

Outre le fait que je me rendais doucement compte que la jeune fille que j'avais connu il y a près de dix ans, qui avait malmené ma fierté au point d'y laisser cette trace indélébile, n'existait peut-être plus vraiment. Qui était-elle maintenant? Que valait-elle réellement? Qui dit qu'avec les bribes de conversation avec ce connard de Kark, elle n'irait pas immédiatement me vendre en sachant mon nom, étant donné l'évidente antipathie qu'elle avait pour moi? La encore on ne me laisserait pas le temps de m'expliquer. Par Merlin, je n'avais encore rien fait!

Je grommelais vaguement alors qu'elle recommençait à vouloir me soigner, lui jetant un regard que je voulais sombre et agacé, alors que je comprenais que sa question remontais déjà à plusieurs secondes, tandis qu'elle se mit à vouloir me..tamponner avec un de ses éternels mouchoirs parfumés. Je me reculais légèrement, ma réaction étant encore bien plus faible que je ne l'aurais voulu, avant d'écarter son fichu torchon de saint-ni-touche.

"Gardez votre pitié et ..votre soierie pathétique.."

Je fermais les yeux quelques secondes avant de les reposer sur la jeune femme à la mine outrée. J'avais tout juste retenu une pique quand à cette odeur sourde qui ne faisait qu'accentuer mon mal de crâne.

"Pas d'Episkey..mais..j'accepterai..un Revigor."

Je refermais les paupières un peu plus longtemps, espérant autant qu'elle fuit pour me laisser seul avec moi-même avant que je ne fasse de gaffe comme cela n'allait pas finir par manquer, qu'elle reste à s'occuper de moi encore un peu, me préservant du monde extérieur. Je n'avais vraiment envie de rester en tête à tête avec le silence, la poussière et ma personne. Mais je me connaissais assez pour savoir que mon état m'agaçait déjà bien assez et que bientôt j'aurais du mal à m'y contenter en toute sagesse comme il faudrait pourtant.
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Ce message a été posté Dim 3 Fév 2013 - 11:57

    Violet pinça ses lèvres pour ne pas rabrouer le brun qui passait d'un sentiment à l'autre un peu trop rapidement à son gout. Il l’enlaçait, se laissait faire puis ne voulait plus se laisser faire et recommençait ses insultes pathétiques. Avait-il envie qu'elle lui saute à la gorge, c'était le but de la manœuvre ?

    Un soupir et un regard fatigué au plafond et la jeune femme leva sa baguette pour lancer le revigor sur cet inconnu qui commençait à ne plus en être un. Elle regretta un instant d'avoir rompu l’étreinte car ce moment avait été totalement silencieux. Pas de piques inutiles ou autres petites insultes.

      « Je ne vous prends pas en pitié, il parait que je suis une personne altruiste à mes heures perdues alors je reste à vos côtés pour l'instant... jusqu'à ce que vous alliez mieux ou que quelqu'un prenne le relai. »

    Sa baguette fut posée à côté d'elle alors qu'elle se relevait pour elle aussi s'asseoir dans une chaise, ses jambes commençaient à lui faire mal dans cette position. Il était un ombre et elle le savait parfaitement mais elle croyait en une genre de cessez le feu entre leurs deux factions. Si ce n'était pas le cas ils seraient tous en train de se battre. Non ?

    La rousse passa une main dans ses longs cheveux roux et entreprit de se masser la nuque pour tenter de délasser ses muscles trop crispés par les événements. Elle allait devoir redescendre et mettre la main sur Nana qui avait bien plus souffert qu'elle. Il fallait qu'elle tente de trouver son frère et sa soeur qui devaient être dans les parages. Vesperion peut-être et Alexianne et Aquila. Vi restait sereine en pensant à eux car rien ne pouvait leur arriver, elle l'aurait déjà su et une part d'elle avait envie de croire que le destin ferait tout pour la ménager maintenant. Donc tout allait bien, tout irait bien, elle serait bientôt chez elle et trouverait un moyen de contacter Andy.... Penser à lui fit l'effet d'une bombe sur sa petite personne et elle passa ses mains sur son visage d'un air las, reposant ses yeux sur cet homme.

      "Comment vous vous appelez au fait ?"
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Ce message a été posté Dim 3 Fév 2013 - 21:42

    L’alerte avait été donnée, cela avait été un sacré bazar, les gens courraient, ou, selon leur état, trainaient la pâte pour aller jusqu’au château. Les Phénix et les américains avaient tous transplanés, la plupart ne comprenant pas ce qu’il se passait. Une chose était sure : Peverus avait tenu, et il avait été de ceux qui avaient protégé Poudlard contre cette étrangère invasion. Mais c’était déjà il y a un moment, et la cacophonie qui avait accompagné cette bérézina rendait le souvenir déjà confus. Dans sa retraite, le fabricant de baguettes était accompagné de son frère. Celui-ci les entraina dans un sombre bosquet, ce qui interpella au plus haut point, mais parbleu, à quoi pouvait-il penser en un instant pourtant si compliqué.

    « Bon. Je peux savoir ce que tu essaies de faire, Corvus ? »

    Corvus lui demandait, en s’appuyant sur un arbre, de réfléchir à la situation. Son frère lui expliqua que les Phénix allaient mener la chasse aux sorcières, et que certains, dans le camp des anciens mangemorts, n’hésiteraient pas à donner leurs compagnons, comme à la chute du seigneur des ténèbres, presque un demi-siècle plus tôt. Corvus craignait pour sa place, comme pour l’avenir de la boutique de Peverus. L’ainée, en entendant cela, jeta un regard vers Pré-Au-lard, au loin. Une colonne de fumée s’élevait dans la nuit noire, éclairée par la lueur orange des flammes. Sa boutique était peut-être en train de bruler, et avec elle son contenu. Peverus savais que si c’était le cas, il lui faudrait des mois avant de pouvoir ouvrir à nouveau. Il pestait intérieurement de ne pas pouvoir s’y rendre, Dieu seul savait ou les Phénix s’étaient dirigés. Ils y étaient peut-être ? Impossible à dire. Le plus jeune des deux frères tenta de convaincre Peverus de changer d’apparence, ce à quoi l’ainé répondit vivement.

    « Pour moi cela ne changera rien, j’avais ce soir parmi mes adversaires d’anciens clients, j’ai été reconnu. Et de toute façon, j’ai bien peur que les flammes aient raison de ma boutique » Dit-il en désignant les lueurs rougeoyantes au loin. « Je crois par ailleurs que si nous devions être jugé, cela serait sur la base de nos actes, or je n’ai jamais tué personne, ni même dirigé sur un homme un sortilège impardonnable. Tu sais bien que je ne les laisserai pas me jeter aux trolls, ni moi, ni l’entreprise familiale. Ils auront besoin de nous. »

    Peverus avait surement tort, mais il était convaincu par ce qu’il disait, et Corvus savait qu’il était têtu, plus particulièrement lorsqu’il était manifeste qu’il manqua de discernement. L’avocat décida de changer son apparence, et son frère ne le jugea pas, car il avait surement plus à perdre que lui, son métier étant directement lié au Ministère de la magie, il ne pouvait se permettre d’être reconnu. Son apparence complètement changée, ils décidèrent de continuer vers le château, vers la grande salle, et les blessés qui s’étalaient tout du long, les médicomages qui couraient à droite et à gauche. Corvus demanda à ce que l’on s’occupe de son grand frère, et ce dernier ne dit pas non. Il se laissa donc prendre en charge pendant que Corvus piquait un petit somme. Dès qu’il eut terminé, il demanda au médicomage de prendre soin de son petit frère pendant qu’il dormait, au moins pour les premiers soins, quelques bandages, et quelques sortilèges mineurs. Les frères Hunter ayant tous deux perdu du sang, Peverus se mit en quête d’aller chercher un peu de nourriture quelque part, pour lui et son frangin, histoire de reprendre un peu de forces. Il mit du temps à mettre la main sur un morceau de pain et un peu de jambon il fit deux sandwich dans l’indifférence générale, mais quand il revint vers son frère…

    « Corvus ? »

    Il le vit, il prenait les escaliers, il s’empressa de s’élancer à sa suite, mais l'agitation dans la grande salle bloquait le passage à Peverus. Super, où était Corvus ? Il joua des coudes, et parvint dans les escaliers. Il leva la tête, et reconnu son frère, pas son physique, mais sa démarche. Il était au troisième étage. Bien, il était temps de se lancer à sa poursuite. Les escaliers furent capricieux, et il mit un moment à arriver au troisième étage. Mais il finit par réussir. L’étage n’était pas vide, il y avait quelques sorciers. Peverus passa devant un jeune homme à terre qui frappa le sol de pierre de son poing, il semblait s’être battu. C'était le petit Kark non ? Et d'ailleurs où était Corvus ? Les gens regardaient tous dans une certaine direction, curieux. Le fabricant décida de se diriger dans cette direction. Un couloir, le fabricant poussa une à une les porte des salles de ce couloir. Où était Corvus bon sang !?! Il commençait à s’inquiéter. Il ouvrit une autre porte dans un fracas, et…

    « Violet ? »

    Il venait d’ouvrir la porte d’une salle de classe, et venait de tomber nez à nez avec Violet Zabini, l’ex fiancée de son frère Corvus. Elle se trouvait avec un type que Peverus ne connaissait pas, même s’il lui semblait familier. Il dut faire un effort mental pour se rappeler qu’il s’agissait en fait de son propre frère qui avait modifié les traits de son visage. Il voulut dire quelque chose, du genre « putain t’étais où ?» mais il ne comprenait rien, que faisait-il là avec elle ? Il s’arrêta, ses deux sandwiches à la main, tout essoufflé, l’air inquiet. Il regarda Corvus, il regarda Violet. Et bêtement, il dit la première chose qui passait par la tête.

    « Ça va ? »


Dernière édition par Peverus Hunter le Jeu 7 Fév 2013 - 16:34, édité 1 fois
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mer 6 Fév 2013 - 20:09

Je fermais les yeux, me forçant au calme et au silence, tâchant inutilement de faire le vide dans mon esprit pour ne penser à rien. Ne pas réfléchir à tout ce bordel monumental, à mon mal-être à... En vain. Bon, je n'étais pas plus doué ce soir à ce petit jeu là que toutes les autres fois, je ne pouvais pas plus espérer de miracle pour ceci que pour le reste.

Le revigor s'insinua alors en moi, bienfaisant et appréciable, me redonnant au moins une partie de mon énergie. Je soupirais de contentement. Je n'aurais véritablement pas supporté plus longtemps cet état, et à défaut de soins, cela ferait l'affaire.

"La pitié est rarement une forme de pensée consciente, et l'altruisme,," Je ricanais "Presque encore plus pitoyable comme concept empli de pure hypocrisie. Quand à vous occuper de moi, je ne vous ai rien demandé."

Il était hors de question d'admettre devant elle à quel point son aide m'avait été utile. Sa simple présence me permettant de tenir le choc contre toute attente.
Déja avec n'importe quel sorcier ou sorcière ce serait hors de question d'avouer une telle chose, mais alors devant elle? Non. J'avais déja bien trop perdu ce soir pour y laisser mon orgueil déja bien fragmenter, s'éparpiller davantage,
La jeune femme s'était éloignée, attrapant une chaise de son côté tout en soupirant. Je la suivais du regard avec un léger sourire au coin des lèvres, me demandant un instant si elle agissait ainsi pour ne plus être trop proche de moi, par simple agacement quand à ma personne ou pour un soucis plus sérieux? Était-elle blessée? Ca ne m'en avait pas l'air..
Elle releva le regard, n'ayant apparemment pas remarqué que je ne l'avais pas quitté des yeux un seul instant.

"Comment vous vous appelez au fait ?"

Je me renfrognais. Forcément, a trop passer de temps sans réelle occupation, la question devait forcément poindre et.. Quel nom lui avancer? J'en avais utilisé bien des différents lors de mes missions pour l'Ombre mais sur le coup, chacun pourrait possiblement me retomber dessus. Elle avait beau l'air complètement sotte et détachée de ces histoires, elle aussi était en guerre, et je n'étais rien pour elle. Pas plus mon moi actuel que Corvus Hunter. Et il serait plus simple de me dénoncer pour mon comportement avec Arutha, ses sous-entendus débiles et mon affiliation à l'Ombre en ayant un nom plutôt qu'une simple description physique. Je grommelais un assemblage qui devrait convenir sans trop difficulté, un mélange très simple de nos prénoms respectifs à Aquila et moi-même. Un nom qu'il avait adoré utiliser lors de ses jeux d'enfants, adorant cette façon d'être un peu moi.

"Scauvir Laquors"

Maintenant si elle pouvait se contenter d’être là et de se taire. Ou de disparaître. J'avais besoin de repos, de calmer mes nerfs. D'arrêter de trembler aussi. Je tendais rageusement les muscles pour contrôler cette faiblesse monstrueuse.
La porte choisit ce moment-là pour s'ouvrir et laisser pénétrer..

"Pe..Hunter?"

Je me rattrapais de justesse. Même si connaître le prénom de mon cher aîné et l'utiliser ne voulait rien dire, il était tout de même un héritier, moi un Ombre et Violet n'était pas fiable. Mon premier réflexe était de tout renier en bloc, de l'envoyer balader pour éviter de le compromettre avec moi. Il était hors de question de lui porter préjudice en montrant à la Zabini un lien trop proche avec mon cher fabricant de baguettes. Il serait aisé de l'accuser d'être trop proche de l'autre faction mangemort, pire, vu mon altercation avec l'héritier Kark, les Ombres elles-mêmes pourraient le prendre comme tête de moldu.
Je soupirais, fermais un instant les yeux puis les reposaient sur mon cher frère alors que lui-même ouvrait la bouche pour une réplique toute...Peverus.

"Ca va?"

"Parfaitement, Hunter. Même si entrer sans frapper n'est vraiment pas particulièrement poli..Et si j'avais été en affaires intimes avec mademoiselle? Le repos du guerrier, cela ne vous dis rien?”

Je ricanais pour appuyer ma réplique, même si le coeur n'y était pas. Mais je devais donner le change devant l'Héritière au moins quelques instants.

"Mais puisque vous êtes là.."

Je me relevais en soupirant et me forçant à ne pas grimacer outre mesure. Devant lui non plus je ne voulais pas paraître aussi faible. Aussi peu à la hauteur.

"Vous vous y connaissez en baguette non? Ca tombe parfaitement, j'aimerais m'entretenir avec vous à ce sujet.”

Je m'approchais en chemin de Violet, me forçant à dissimuler un petit sourire en coin, alors qu'elle considérait surement que j'allais lui confirmer mon congé..ou lui partager une dernière pique. Peut-être les deux à la fois..

L'instant d'après je posais mes lèvres sur les siennes, forçant la barrière de ses dents avec assurance pour un véritable baiser tandis que ma main s'était positionnée sur l'arrière de sa mâchoire, tenant sa nuque légèrement. Je rompis le contact rapidement afin d'éviter toute morsure malheureuse de la sorcière sous le choc de la surprise. Bien trop bref à mon goût alors que mon cœur battant à nouveau la chamade et que je me sentais bien mieux, pour quelques instants du moins.

Un grand sourire sur les lèvres, le sourcil arqué et moqueur je sortais de la salle en empoignant Peverus au passage, Il allait surement vouloir discuter, une autre salle, loin de la Zabini et de ce serpent venimeux de Kark serait appréciable. Le sandwich de Peverus aussi.

Un simple regard vers le banc que j'occupais pourrait remarquer un petit objet outrageusement abîmé par les événements de la soirée, un petit artefact plus guère en état qui brillait faiblement d'une lueur très pâle d'un bleu délavé. Ma broche avait tenu le choc vaillamment ces dernières heures pour se décrocher un peu plus tôt et s'abandonner dans le creux du bois ancien. On reconnaitrait à peine le camée d'ancre qui en était la pièce centrale, les arabesques stylisées du cabochon étaient a moitié fondues, tordues et cassées tandis que la boussole avait simplement disparue. Mais mes initiales étaient encore fermement gravée sur l'arrière, comme toute pièce de ma précieuse collection.

C.O. HUNTER.
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Ce message a été posté Ven 8 Fév 2013 - 22:36

    Il se fit couper par son frère, qui sembla surprit de le voir ici. Ce fut lui qui lui répondit, d’une manière peu courtoise, à priori il était un peu gêné d’être vu en compagnie de Violet Zabini. Peverus lui-même trouvait la situation particulièrement étrange. L’avocat coupa court à ses pensées en lui signalant qu’il n’était guère poli d’entre sans frapper

    « En effet… »

    Mais il ne put en dire plus, car déjà, Corvus en se relevant, lui demanda s’il si connaissait en baguettes, ce qui confirmait à Peverus qu’il était entré au dernier moment, il faut dire qu’il s’était inutilement inquiété. Mais ce faisant, il embrassa Violet. Pour le coup, ce n’était plus étrange, c’était carrément malsain. Violet, elle avait été la fiancé de son frère, il avait tout fait pour se débarrasser d’elle, et elle avait finalement renoncé à lui après un drame personnel. On pouvait dire que la pire chose qui était arrivé à Violet, c’était Corvus Hunter. Enfin n’importe quel observateur aurait pensé cela. Peverus lui, s’en foutait comme de sa première robe de sorcier. Violet c’était l’ex de Corvus, et ils n’étaient plus ensemble, voilà en gros la seule analyse que Peverus tirait. Il comprenait en outre que son frère n’ait pas envie de se marier, puisque lui aussi ne voulait pas qu’on lui impose cet acte administratif. Il ne pipa mot en laissant son frère faire ce qu’il voulait avec elle (Ouais les Hunter c’est des bourreaux des cœurs d’abord !). La vraie question était plutôt, mettait-il la langue ? Et l’avait-il tournée sept fois dans sa bouche ? Il se pencha indiscretement de côté pour essayer de voir, mais Corvus interrompit son geste, et attrapa Peverus par le bras. Un peu plus loi il ramassa quelque chose à terre, une broche, mais Ce n’était pas la priorité du fabricant de baguettes, qui voyait une salle ouverte, apparemment vide. Il y entraina son petit frère, ferma la porte, et lui tendit un sandwich.

    « Tiens, j’ai réussis à trouver ça en bas, désolé c’est pas fameux mais çà nourrit. Apparemment, en bas, le bruit cours que le ministère est tombé. On dirait que les Phénix ont réussi leur coup d’état. Si c’est le cas, les choses vont changer. Ils vont s’en prendre à ceux qui ont fait allégeance au seigneur de ténèbres… Ils vont s’en prendre à notre famille ! »

    Peverus croqua un bon gros morceau de sandwich, laissant Corvus méditer sur ses paroles. Il ne doutait pas que son frère avait surement pensé à ce genre de détail, lui qui aimait intriguer, ce petit détail ne devait pas lui avoir échappé. Le Serdaigle continua et tapotant un coup le bras de son frère, histoire de lui faire comprendre qu’il n’avait pas terminé. Il avait plus ou moins la bouche pleine quand il continua.

    « Je pense que ça va être compliqué de sortir des alentours du château. Si tu veux mon avis, les Phénix vont lancer une grande chasse aux sorcières. On ferait mieux de se faire discret quelque temps. Je pense qu’il vaut mieux ne pas prendre le risque de contacter Aquila, et te concernant tu devrais rester quelques jours à la maison, le temps, que tout ça se tasse.»

    Peverus n’était pas doué dans le rôle du grand frère, mais il l’était malgré tout. Bien qu’il ne fût pas le plus prudent de la fratrie, il voulait entendre Corvus lui dire qu’il ne ferait pas de folies.Juste pour se rassurer.

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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mar 12 Fév 2013 - 15:44

Embrasser Violet était probablement une folie. Un acte désespéré, irréfléchi, ce qui dans le deuxième cas n'était pas particulièrement inhabituel de ma part, soit.
Etais-je soulagé qu'elle ne puisse me reconnaitre dans cet affront? Ou devrais-je m'en agacer d'être ainsi invisible d'une certaine façon?

Entrainant Peverus dans le couloir, je tâchais de mettre de côté ces questionnements tout comme le goût des lèvres de la Sang-pure, me laissant rapidement tirer à mon tour vers une autre salle comme je l'avais adroitement soupçonné quelques instants plus tôt. Je jetais un rapide regard au reste du couloir avant de m'y engouffrer à la suite de mon ainé, m'attendant à tout instant à voir Arutha débarquer pour me mener au pilori.
Le claquement sec de la porte se refermant sur cette peur désagréable me rassura tout en faisant retomber le peu d'adrénaline que j'avais récupéré: je m'affalais rapidement contre le mur le plus proche, m'asseyant à même le sol en acceptant le casse-croûte ramené par Peverus. Manger me ferait clairement du bien, même si une telle nourriture..Je soupirais. Ce ne serait surement pas la moindre des choses qui allait changer ma vie d'ici peu, autant ne pas trop s'en agacer.

"Apparemment, en bas, le bruit cours que le ministère est tombé. On dirait que les Phénix ont réussi leur coup d’état. Si c’est le cas, les choses vont changer. Ils vont s’en prendre à ceux qui ont fait allégeance au seigneur de ténèbres… Ils vont s’en prendre à notre famille ! »

"J'étais au Ministère, Pev, en compagnie de Mervyn Kark entre autres."

Je grimaçais à ces souvenirs tandis que la tête me tournait, la migraine refluant. J'allais devoir mettre fin au sortilège de métamorphose, j'étais trop faible pour continuer à le laisser pomper mon énergie sans risque de graves effets secondaires.

" Ils ont Mervyn, le Ministère, les médias, notre QG.. "

Je parlais de celui de l'Ombre. Il était bien sûr normalement interdit de divulguer ce genre d'informations, mais Peverus était mon frère et la situation était de toute manière critique. Si je m'en sortais par miracle avec Arutha, il faudrait se battre pour récupérer ce qui nous appartenait et il serait débile d'oublier que nous étions tous Mangemorts avant de se scinder en deux factions ennemies.
Je soupirais, éreinté. J'aurais bien fait un résumé plus complet au fabricant de baguette, mais je n'étais guère en état. J'espérais juste que les Hunter sauraient assez couvrir leurs traces et garder le dos droit si cette nuit ne finissait pas par tourner en notre faveur. Nous avions des alliés en Europe de l'Est, mais il était de plus en plus dur de croire qu'ils arriveraient à temps pour faire fuir l'envahisseur.

"Personnellement, à part cette satanée nuit, rien ne peux vraiment me rallier aux Ombres, j'ai prit soin de ces détails. Et j'ai assez tanné Aquila pour qu'il fasse de même avec lui-même et au Manoir malgré sa fâcheuse tendance à être aussi péteux que buté dans l'étalage de ces idéaux."

Croquant un autre bout du sandwich avec lenteur je tâchais de ne pas montrer à Peverus à quel point tout ceci m'inquiétais, à quel point imaginer Père et Mère en sang me terrifiait, à quel point penser à Aquila fait prisonnier et trainé devant une Justice Aveugle et vengeresse me glaçait les sangs. Sans parler de ma propre situation que j'avais personnellement sabordé comme un parfait imbécile suicidaire. Je ne pouvais clairement pas dire à cet ainé que j'avais si longtemps admiré et haïs à la fois, que demain je serais probablement dans la pire des situation, baguette confisquée. Il avait déja assez à s'inquiéter et subir ainsi.

Son petit discours me fit sourire alors qu'il s'emportait presque, postillonnant des morceaux de pain tout en parlant. Je savais déja tout ça, et non il valait mieux ne contacter personne à l'extérieur, pour lui comme pour nous.

"Je..verrai un peu plus tard pour ta proposition Pev', j'aurais peut-être mieux à faire."

Comme quitter le pays si on m'en laissait l'occasion. Si Arutha ne décidait pas de me vendre demain, il pourrait le faire à n'importe quel moment, il pourrait même prendre un sale et malin plaisir à me tenir sur les nerfs, me faire ronger par la peur à chaque instant avant de me jeter en pâture aux Mangemorts. Il était hors de question que je subisse cette émotion désagréable et si étrangère des jours entiers, à guetter les Listes Noires et à sursauter à chaque intrusion vers ma personne.

S'il pouvait étrangement décéder d'un effet secondaire d'un quelconque sortilège de la bataille, cela m'arrangerait franchement et changerait peut-être mon point de vue de la situation.. D'ici là, je ne pouvais que prendre mon mal en patience et imaginer le pire, les nerfs a vifs.

Je terminais mon sandwich, l'estomac apaisé, à défaut de l'esprit et du reste de mes blessures. Je pourrais surement lancer le finite là..

"En attendant, nous sommes tous enfermés ici comme des souris dans leur trou, attendant l'arrivée de la cavalerie de mustélidés ou le coup fatal de ces rats de Phénix..."

Je soupirais avant d'améliorer ma position contre le mur et de récupérer ma propre baguette rangée dans un étui similaire à celui de Peverus, un cadeau de sa part qui commençait à dater mais rester toujours aussi superbement gravé et runé, notre blason familial y figurant fièrement. Avant de pointer l'artéfact sorcier vers mon visage.

"Je vais juste annuler mon sortilège de métamorphose pour dormir tranquillement..Il pourrait avoir des effets secondaires désagréables sinon."

Expliquais-je au sorcier sans entrer dans les détails, il n'avait pas besoin de tout savoir.

Quelques mouvements et une formule plus tard, le tout accompagné des mêmes douleurs que je dissimulais difficilement, je parvins à reprendre mon apparence, le souffle court, vidé de toute énergie, les bras ballants, fermant les yeux et les lèvres pincées pour éviter de me laisser submerger ma le flot douloureux massif et la nausée. Il me fallait juste me reposer quelques heures, le reste attendrait, qu'il soit bon ou mauvais, je ne pouvais plus rien y faire maintenant.
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