Histoire éternelle (pv Andréas Pretchett)



 



Histoire éternelle (pv Andréas Pretchett)
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Hors des murs
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Ce message a été posté Sam 26 Jan 2013 - 18:59

Histoire éternelle, qu'on ne croit jamais
De deux inconnus qu'un geste imprévu rapproche en secret




Nous sommes à la mi-novembre 2016 et c’est pour toi une année presque parfaite qui se termine là. Étrangement, depuis la rentrée, Aquila Hunter semble avoir envie de passer à autre chose et même si Maddox continue de « plaisanter » avec toi comme à son habitude, tu as la paix. Tu sais parfaitement qu’au bal de noël, tu brilleras par ton absence mais est-ce si important ? Andréas t’a promis qu’il recevrait à Noël une toute nouvelle version de son jeu d’échec sorcier et tu comptes bien le rétamer avec des pièces qui ne seront pas sous son charme – la seule explication logique à ses incessantes victoires. Tu es à presque deux ans d’obtenir tes ASPICS, tu es à 4 ans d’être à moitié assassinée dans la neige dans une guerre qui ne te ressemble pas vraiment. Tu es à trois ans de revoir Andy et tu es à un an de l’envoyer paitre comme le dernier des sang-de-bourbe. Tu ignores ton futur, tu n’as pas envie de songer au passé, et ton présent prend la forme d’une fenêtre de Poudlard contre laquelle tu as posé ton front. Il neige dehors pour la première fois de l’année, et si ce spectacle t’es coutumier, si en vérité tu te fiches bien d’observer les autres qui s’amusent en bas – des sang-purs en petit nombre bien évidemment car à Poudlard on est pas là pour s’amuser – tu es si bien que tu ne veux pas bouger. Tu observes les flocons de neige qui viennent fondre contre la vitre et tu expires lentement, sans sourire. Il est presque 17h, ton sac en bandoulière pèse lourdement sur l’une de tes épaules et tu as les bras encombrés de livres de potions. Nous sommes vendredi, ce week-end promet d’être un week-end de révision même si tu sais parfaitement qu’Andy va tout faire pour ne pas réviser. Tu y es habituée depuis le temps.

Ce n’est pas grave, tu as trouvé un sortilège très intéressant dans un vieux livre qui métamorphose des objets de taille moyenne comme une chaise en caïman décidé à te protéger et tu te sens capable de le tester sur cet imbécile trop volage. Tu t’éloignes donc de ta fenêtre et tu reprends les escaliers en direction des dortoirs de Serdaigle. La nuit va bientôt tomber sur ton monde, tu n’as pas vraiment faim. Un groupe de garçons passent dans les escaliers, et pour une fois, ils ne te bousculent pas. Ce n’est pas ce qu’on pourrait appeler une trêve mais cette pause délicieuse qui s’attarde arrange ton humeur. Tu évites de baisser la tête, tu évites de te montrer trop froide, et dans ton pas désinvolte, dans ton regard lointain, tu fais partie du plus grand nombre. Tu rêves et passes ainsi inaperçue. Tu regagnes ton dortoir, reposes tes affaires sans prêter attention à ces deux filles qui partagent ta chambre commune et blablatent tranquillement au sujet d’un groupe de musique à la mode.

Tu croiseras Andy au repas et tu décides d’arranger un peu tes cheveux. C’est inutile bien évidemment, parce que tu es si moche que ce n’est pas un coup de peigne qui va arranger quelque chose. Mais voilà déjà quelques années qu’Andy a décidé de te trouver jolie et tu commences lentement à t’habituer à ces compliments mensongers. Alors pourquoi ne pas en profiter ? Tu décides même de ne pas étaler de fond de teint – bon un peu mais pas trop – sur cette bouche ignoble que tu honnis et tu observes un instant l’éclat ambré de tes iris sous la lumière du dortoir. Non c’est clair tu n’es pas jolie mais peut-être que ce soir tu lui plairas un peu plus.

Tu l’aimes bien Andy. Tu n’avoueras jamais être amoureuse de lui mais tu es apprivoisée, à son rire et à son attitude. A ses cheveux noirs bouclés que tu aimerais bien toucher. A son odeur quand dans les soirs de fêtes – par exemple à Halloween – tu te retrouves à partager sa couche le temps d’une histoire, d’un jeu étrange sans magie (il ne t’a pas dit que c’était un jeu moldu et tu espères sincèrement qu’il a une bonne cachette ou il recevra la pire retenue de sa vie si un autre du dortoir gryffondor le trouve), ou même simplement au détours d’une discussion.

Il est un soutiens sans faille et quand tu rentres l’été, tu t’amuses à penser à lui, et même à parler de lui à Ursubédia. Elle est la seule qui ne te juge pas, et tu es si jeune que tu ne veux pas penser si c’est mal…

Tu ressors du dortoir pour t’engager dans les couloirs, et il n’est même pas dix-huit heures. Le soir est tombé, le froid avec lui mais tu es bien au chaud à l’intérieur de Poudlard. Tu ne veux pas qu’Andy ait à venir te chercher à ton dortoir, donc tu te diriges vers lui. C’est assez rare pour être notifier, mais cet imbécile n’en profite pas.

Parce que ce crétin, toujours pressé, n’a qu’un but dans la vie. Te percuter quand tu t’y attends le moins.

Vous tombez au sol, tu manques d’en lâcher ta baguette et te frotte le front en grommelant.

« MERLIN ! Pretchett pourquoi faut-il que tu aies un scroutt à pétard accroché à tes fesses quand tu dois parcourir les couloirs de cette école ! Tu sais que j’aurais pu être un professeur ? IMBÉCILE ! »
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Ce message a été posté Dim 27 Jan 2013 - 13:48

Difficile de rester concentré alors que dehors la neige tombait. Andreas ne brillait pas par son esprit studieux. Sans être idiot, il n'était pas non plus un féru des révisions. Il préférait s'amuser et laisser libre court à son esprit rebelle et hors des normes que de devoir s'installer dans un coin et potasser des grimoires énormes et chiants à mourir. Le seul avantage, c'était qu'il pouvait profiter de ces heures de révision pour passer du temps avec Vesper. Bon, avouons-le, il n'était pas très concentré dans ces cas là. Andy était dissipé, au grand dam de la jeune Serdaigle, trop coincée malheureusement. Ils étaient tellement différents que l'on se demandait ce que ces deux là pouvaient bien trafiquer ensemble. Le Gryffondor était un impulsif qui se moquait des règles comme de sa première chemise, il était plus intuitif qu'intellectuel. Et il parlait souvent avant de réfléchir. Il avait le rire facile, savait parler avec tout le monde, le mépris des Sangs Purs lui passait bien au dessus et s'il s'était déjà pris des coups ou bien des brimades, il les avait rendu, simplement par fierté, se faisant naturellement punir. Mais il se moquait de ce que l'on pensait de lui, faisant montre d'une capacité d'abstraction assez impressionnante pour un adolescent de 16 ans.

Et Vesper, elle, elle était... Et bien tout son contraire non ? Rigide, renfermée, rabrouée, faisant semblant de ne pas être blessée des piques que pouvaient lui lancer les autres sur son physique, mais en faisant trop grand cas au contraire, ne croyant pas Andreas quand il disait la trouver jolie, ou du moins, lui trouver du charme. D'accord, elle ne ressemblait pas à ces nanas qui passaient leur temps à se poudrer le nez, qui battaient des cils, avaient de jolies formes et minaudaient, mais ces filles là, il y en avait trop et elles n'avaient jamais intéressé le jeune homme. Alors que Vesper... Allez savoir, il avait flashé dessus il y a une paire d'années et depuis, elle l'obsédait. Et si les débuts avaient été difficiles, maintenant, elle l'avait accepté dans sa vie, ne le rabrouant plus sans cesse quand il lui faisait un compliment, ne se demandant plus pourquoi il ne la lâchait pas.

C'était vendredi soir et le jeune Gryffondor ne tenait plus en place alors qu'il n'écoutait pas le cours d'histoire de la magie, préférant regarder par la fenêtre, ayant déjà des plans plein la tête pour ce qui suivrait les cours. Il devait réviser avec Vesper, mais ce serait plus amusant d'aller jouer dans la neige ! Ils avaient tout le week-end pour se farcir des bouquins chiants à crever, ils pouvaient bien souffler un peu ! Andy avait toujours adoré la neige... Cela le faisait retomber en enfance. Bien que gamin, il le soit resté quelque part, naïf par certains côtés... Comme de penser que le fait que Vesper ai été conditionnée par ses parents pour enfin faire des Quinn des Sangs Purs par un beau mariage ne puisse pas les séparer... Andy ne pensait pas à cela, pas à 16 ans, pas en tant amoureux et passionné, pas en pensant pouvoir offrir son cœur à la jeune fille... Il était le seul à pouvoir la faire sourire ou même rire. Il était finalement son seul repère fixe, le seul qui ne se soit jamais foutu d'elle...

Quand enfin le cours prit fin, il se précipita hors de la classe, quasiment le premier, allant jusqu'au dortoir des Gryffondor pour aller poser ses livres, ou plutôt les jeter sur son lit, avant de se mettre à l'aise (il détestait l'uniforme de l'école, si serré, si strict.) Il s'habilla plus chaudement, avant de dévaler les escaliers. Il n'était pas sans faire penser à un jeune chien fou avec son regard luisant et noir, son sourire toujours bonhomme aux lèvres, ses boucles brunes indisciplinées. Et là, il percuta justement l'objet de ses pensées, les faisant tous les deux choir, avant qu'elle ne l'invective comme à son habitude en pensant à ce qui aurait pu arriver. Voilà, c'était toujours ça le problème avec elle. Elle pensait toujours à ce qui pouvait arriver, au lieu de se contenter de ce qui arrivait réellement. Avec des si, on mettait la mer en bouteille ! Andreas ne s'encombrait donc pas de ce genre de considération.

« Si cela avait été un prof, ça aurait été pareil et ça aurait pas été de bol, mais c'est pas le cas ! »

Il se releva joyeusement, avant de tendre la main pour aider Vesper à se remettre debout.

« Bon, je suis désolé que ce soit toi cela dit, y'a bien une paire de types que j'aimerais bien envoyer au tapis, mais t'en fais clairement pas partie. »

Il lui adressa un sourire éblouissant de charme et de candeur.

« Tu devrais t'habiller plus chaudement, on va faire un tour dehors ! »
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Ce message a été posté Dim 27 Jan 2013 - 17:12

« Pas de bol…. »

Vesperion était absolument sidérée et attrapa sa main sans y penser pour se relever et épousseter sa cape. Il y a deux ans, elle l’aurait repoussé pour faire tout, toute seule, sans aide et sans personne mais les choses avaient changés bien malgré elle. Andréas pourrait peut-être le remarquer, lui, mais Vesperion n’était connue pour avoir les yeux en face des trous évidemment. Ce geste en disait long mais ce sont les mots qui restent n’est-ce pas ? Elle plaça ses poings sur ses hanches et commença, comme à son habitude, à le houspiller.

« Pas de bol non mais Merlin écoutez le. Et la retenue la dernière fois que tu as passé avec la tête en l’air dans les cachots ? Les cents lignes que la plume t’a gravé sur le dos de la main ? Quand tu es allé récurer la volière de ses fientes d’oiseau en pleine nuit et en pyjama ? C’était du pas de bol ? Et arrête de faire cette tête-là espèce de… de… D’insouciant ! A croire que tu n’apprends jamais rien, et je ne parle même pas de ces leçons…

ANDY ! Quand je te parle un peu de… oh et zut. Tu m’énerves tiens. Tu n’écoutes pas tu ignores complètement ce que je te dis et pourtant je le dis pour toi. Mais Morgane dis-moi pourquoi je me prends la tête avec cet imbécile, ce tête-en-l’air notoire ? Ca ne peut pas être de la pitié, non ce n’est certainement pas ça.

Pretchett, je t’interdis de dire que c’est parce que je t’aime bien.

Pourquoi tu courrais de toute façon ? Et arrête de vouloir envoyer au tapis des types, ici on ne se bat pas à la moldu. On ne se bat pas tout court de toute façon. »


Vesperion plissa les yeux pour essayer de le déchiffrer et ses yeux s’arrondirent au moment même où elle comprenait que Andy avait eut une idée. Une idée à la Pretchett ça n’augurait jamais rien de bon. Généralement cela se finissait dans les dortoirs, et elle était généralement de mauvaise humeur, à la limite d’avoir été attrapée par un préfet pour les bêtises de son compagnon.

« Non, ne me dis rien.
- Tu devrais t'habiller plus chaudement, on va faire un tour dehors ! »


Les épaules de Vesper s’affaissèrent lourdement sous le poids de la fatalité et elle secoua lentement ses cheveux blonds en soupirant bruyamment. Évidemment, il faisait froid dehors, alors Andy allait y faire un tour tout simplement pour prouver au monde sa complète stupidité. Dites à Andréas Dario Pretchett que la bestiole qui lui fait face ne supporte pas les sifflements et mord quand on l’approche et il sera déjà en train de siffloter gaiement tout en claquant des doigts devant son museau. A croire qu’il le faisait exprès. Mais d’ailleurs c’était certainement ça ! Il le faisait exprès uniquement pour l’énerver elle, parce qu’évidemment agacer Quinn ne pouvait que lui apporter une complète satisfaction. Sinon pourquoi se précipiter vers elle pour l’entrainer dans ses idées ? Andréas avait des tas d’amis gryffondor pour le suivre dans ses bêtises.

Allons, du calme, c’est un enfant, donc autant le traiter comme un enfant – même si Vesperion Quinn avait autant de notion d’éducation qu’Andréas avait de capacité pour lancer un Impardonnable dans les circonstances actuelles. Mais vous savez ce qu’on dit, c’est l’intention qui compte.

« Andréas. » Sa voix était douce et patiente pour une fois et ce fut avec l’allure d’une maitresse des écoles qui s’applique que Vesperion lui pointa du doigt la fenêtre. « Tu vois ce qui tombe là ? C’est un effet particulier dû à un refroidissement de l’atmosphère qui fait que l’humidité présente dans les nuages se glace et transforme la pluie en flocons. Et ces flocons tombent à torrent depuis la fin de cet après-midi, ce qui n’a pas tardé à abaisser la température actuelle et à recouvrir le paysage de cette chose glaciale, mouillée et insupportable qui transforme les élèves de Poudlard en des drogués de la Dragonite pour soigner leurs rhumes.

Ouiii Andy, c’est de la neige. Une neige épaisse qui n’attend que nous pour nous attraper aux pieds, nous faire avoir des engelures et nous empoisonner les bronches. Donc par conséquent, puisque c’est un piège, il ne faut PAS tomber dedans.

Je ne me suis pas habillée chaudement CAR je ne compte pas sortir. J’ai la fabuleuse intention de réviser avec toi, et ma foi, peut-être de diner en ta compagnie alors tu vas me faire le plaisir d’abandonner tes sottes idées car je ne te lance pas un défi, je ne remets pas en question ton courage et je ne souhaite pas te battre, car je te battrais forcément, au cours d’une sévère bataille de boule de neige. D’ailleurs ce jeu est tout sauf amusant. Bien. Tu m’as compris ? »


Avec toute la gentillesse dont Vesper pouvait faire preuve à cette époque, la sorcière commença à tapoter les bouquins enfermés dans son sac.

« Potion. Ne fait pas cette tête là, tu vas adorer. Et si tu révises correctement, nous pourrons peut-être trainer un peu ce soir et faire ce que tu aimes le plus…. »

Un grand sourire absolument affreux se dessina sur son visage allongé.

« Avancer dans nos devoirs ! »
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Ce message a été posté Mar 5 Fév 2013 - 16:16

Apparemment, c'était une mauvaise réponse, alors que la jeune fille répétait bêtement les paroles d'Andreas, acceptant tout de même son aide pour se relever avant de remettre de l'ordre dans ses vêtements, même s'il n'y en avait pas vraiment besoin. Franchement, il fallait vraiment qu'elle apprenne à se détendre, elle allait se chopper un ulcère à force de se faire du mourron pour absolument tout et n'importe quoi. Vesper ne savait pas profiter des petits instants de la vie, des petits moments de bonheur éphémères, qui éclairaient pourtant une journée assez facilement. Et Andy n'arrivait pas à lui faire adopter son point de vue, c'était vraiment dommage.

Et quand elle fut debout, elle enfila son costume de super moralisatrice, Andy se préparant déjà à un sermon long et chiant sur son insolence, son indolence et son inconséquence. Quand elle mettait les mains sur les hanches comme ça, avec cet air là dans le regard, il savait déjà qu'il allait se faire chier pendant tout son monologue. Du coup, il n'écoutait que d'une oreille distraite, en imaginant Vesper dans un costume de super héroïne, un peu différent à chaque fois. Comme ça, il la regardait, il avait l'air concentré, mais pas du tout sur l'impact de ses paroles qui lui passaient bien au dessus de la tête.

Elle lui rappela quand même sa retenue dans les cachots. Bwarf, ouais, ça ça craignait clairement, mais bon, il n'en était pas mort hein. Et les lignes sur la main, c'était un moment plus que désagréable et douloureux à passer, mais voilà, c'était fini. Et cela l'endurcissait. De toutes façons, il ne se leurrait pas, il n'était qu'un sorcier basique, alors forcément, quoiqu'il fasse, il prenait plus cher que les Sangs Purs. Alors se tenir à carreau et rentrer dans le moule ? Non merci. Il détestait cette société de privilèges ridicules, il détestait que l'on aspire à une pureté de sang, il détestait que Vesper ne sache pas ouvrir les yeux et y accorde autant d'importance. Il se demanda distraitement si Vesper tenait une liste de toutes les punitions qu'il avait pu avoir pour les ressortir aussi facilement. Le nettoyage de la volière était particulièrement dégueulasse et dégradant, mais il l'avait prit avec philosophie, refusant de se sentir humilié. Ils n'auraient pas ça de lui dans cette école guindée.

Elle le rappela soudain à l'ordre. Mince, avait-elle remarqué qu'il ne l'écoutait qu'à peine ? Oui, non ? Ah ben oui, zut. Mais si il écoutait, juste qu'il n'appliquait pas ce qu'on lui disait, même si elle disait faire ça pour son bien. Mais ça, il le nota dans un coin de son esprit. Elle tenait à lui, suffisamment pour qu'il évite les punitions. Cela dit, Vesper avait un pouvoir assez flippant : on aurait dit qu'elle lisait les pensées alors qu'elle lui interdisait de dire qu'elle se prenait la tête pour lui parce qu'elle l'aimait bien.

« J'ai rien dis, c'est toi, mais si tu trouves une explication plus satisfaisante, vas-y, je suis à ton entière écoute ma douce. »

Il haussa les épaules.

« Oh et puis, tu pourras dire ce que tu veux, je sais que tu m'aimes bien et que tu t'inquiètes pour moi. D'ailleurs, tu tiens une liste de toutes mes punitions ? Ça m'intéresse. Tu crois qu'il y a encore des corvées auxquelles je n'ai pas eu le droit ? »

Il lui lança un sourire désarmant et sûrement très énervant pour Vesper qui lui demandait pourquoi il courrait ainsi, avant de lui dire que se battre à la moldu, c'était mal. Se battre tout court. Andreas ricana.

« Mais bien sûr. Tu crois que les petits sangs purs se gênent pour balancer des sortilèges en sournois sur les basiques ? »

Andy était beaucoup de choses, mais sûrement pas sournois. S'il avait un problème à régler, il y allait franco. Résultats, il se prenait la punition et pas l'autre qui jouait les innocentes victimes, mais ça, Vesperion l'ignorait, ou avait choisi de l'ignorer. Elle interprétait ça comme de la stupidité, et elle n'avait sans doute pas totalement tort, mais il détestait l'hypocrisie et il ne s'y plierait pas, c'était tout.

Donc pour en revenir à la raison de son empressement... Vesper lui intima de ne rien dire, mais il lui avoua aussitôt vouloir aller dehors, profiter un peu de la neige, ce qui eut le don d'enchanter la jeune Serdaigle coincée. Elle commença en citant son prénom d'un air patient et il leva les yeux au ciel. Et hop, c'était reparti. Voilà qu'elle lui faisait un cours sur la formation de la neige. Dont il se fichait comme de l'an 40 d'ailleurs.

« Ce que j'ai compris c'est que tu vas aller t'habiller et que tu vas sortir et après, on dinera et on révisera au coin du feu pour sécher. C'est bon Vesper, la neige n'est pas un ennemi mortel, j'pense que même toi, tu pourras survivre à une petite heure dehors... Mais bon, c'est vrai que c'est dangereux ce tapis blanc et froid. D'ailleurs, si j'étais toi, j'éviterais aussi les escaliers, tu sais que ça peut être un ennemi mortel avec cette horrible façon de se dérober sous tes pieds ? Ouhhh vilains escaliers, vilaine neige ! »

Mais Vesper semblait décidée à lui pourrir la soirée avec ses fichues révisions.

« Hors de question que je passe mon temps à réviser, il n'y a que toi pour trouver ça fun. »

Il passa une main dans ses boucles brunes :

« Allez, échange de bon procédé, une heure à s'éclater, contre un week-end à réviser. Je trouve ça plus qu'équitable ! C'est même carrément honteux comme je suis perdant. Mais bref, je vois pas pourquoi tu refuserais, si ce n'est que tu vas te faire laminer dans une bataille de boules de neige d'anthologie et qu'il est plus simple de trouver des excuses bidons que de perdre. Et Miss Quinn n'aime pas trouver plus fort qu'elle, hein ? »
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Ce message a été posté Jeu 7 Fév 2013 - 17:15

Elle rencontre le Prince Charmant
Mais ne l'apprend pas avant le chapitre 3...




Qu’elle l’aimait bien ? Qu’elle l’aimait BIEN ??? Sale petit Gryffondor présomptueux et arrogant, non mais il prend ses rêves pour des vifs d’or ou quoi ? Elle ne l’aime pas bien ! Elle ne l’aime pas tout court et elle s’inquiète encore moins. Tout ceci n’est qu’une simple… une simple… Attention, auto-sécurité, prudence, vous pouvez dire ce que vous voulez mais cela la concerne elle et uniquement elle. Être vu en compagnie d’un parfait abruti ne l’arrange déjà pas, alors pour le laisser faire ses conneries et nuire à sa réputation, NON MERCI. Et d’abord sa réputation va très bien oui, tout à fait. Ce n’est pas parce que trois sang-purs s’amusent à la torturer – parfois même manquent involontairement de la tuer – qu’elle ne va pas bien. Elle ne va certainement pas faire un caprice au beau milieu de Poudlard parce que la vie elle n’est pas juste, certainement pas. Elle est sang-basique 4 et elle a raison, c’est un fait établit. Alors que ce godelureau, ce mécréant, cet imbécile, ait l’arrogance d’affirmer ses sentiments envers lui, ALORS LA, mais Merlin quoi, mais alors pas du tout et d’abord elle ne rougit pas, non, c’est un effet de lumière AH QU’ELLE LE HAIT ! Il n'écoute rien ! Elle lui avait bien pourtant, elle ne l'aime PAS non non NON NON NON

N O N

Crétin !

Et elle va le lui dire, parfaitement, si tant est qu’il puisse arrêter de sourire comme un demeuré et lui faire ce regard pétillant avec ses fossettes là mais quelle idée MORGANE d’avoir des fossettes c’est totalement injuste, les fossettes ça n’aidait pas à se concentrer.

Bon, un sortilège de Manus pour l’arrêter dans sa diatribe devrait être suffisant. Patience ? Plus de patience, il l'a cherché, l'a mérité, l'a -

Attendez, il a dit quoi là ?

« Premièrement je ne suis pas couarde ! Si tu commences à te moquer de moi et de mon courage, je t’envoie la tête la première dans les chiottes des garçons de serpentard et je prendrais soin de ne PAS tirer la chasse avant. On va voir si tes bouclettes s’en trouveront indemnes après cet incident. Deuxièmement je n’ai pas dis que les révisions étaient. Funs. Fun, quel mot moldu. Il faut que tu arrêtes de dire fun, personne ne dit fun. On dit appréciable ici. Et appréciable n’est pas non plus le terme que je choisirais pour qualifier nos révisions. Elles sont nécessaires, parfaitement, à notre avenir, parce qu’il faut s’intégrer à ce monde Merlin ! Et je vais te dire pourquoi. Parce que –
- « Allez, échange de bon procédé, une heure à s'éclater, contre un week-end à réviser. Je trouve ça plus qu'équitable ! C'est même carrément honteux comme je suis perdant. »


La bouche de Vesper s’ouvrit sur un O silencieux. Elle rêvait là. Il n’avait pas pu lui proposer un tel marché, elle avait du halluciner. Ou alors Andy avait de la fièvre. Oh Morgane, non, pire, il était sous Impero. Bon sang, il y avait forcément un contre-sort, et elle devrait absolument prévenir un professeur – malgré son sang et peut-être que le professeur accepterait de l’écouter elle plutôt que cet avorton à bouclettes. Vesper eut une moue inquiète et attentive qui disparue aussitôt qu’Andy eut complété sa phrase.

« …. Plus fort que MOI ? A une bataille de boule de neige ?! Mon pauvre ami, je t’avais prévenu. Tu vas te ramasser une boule de glace à l'intérieur de ton caleçon synthétique – Matière moldue, tu veux te faire étriper ? Et viens par ici, tu va te prendre la raclée du siècle. Moi, me faire battre par un sang-moindre, AH ! Sale Gryffondor présomptueux, tu te bas comme un jeune homme, pressé de commencer, sans aucune organisation. Je vais te montrer comment la maison Serdaigle va aplatir ton égo. Tu viendras me supplier de te décongeler quand on en aura fini ! »

Ce fut d’une main vive qu’elle l’attrapa par le poignet pour l’entrainer vers les portes d’entrée de Poudlard, traversant les couloirs d’un pas vif et furieux tandis qu’elle continuait son monologue. Perdre, mais quelle idée stupide. Toute la détermination qu’elle mettait dans ses études, elle la placerait dans son combat contre Andy. Il était absolument hors de question de le laisser gagner ou elle l’entendrait chantonner sa victoire pendant tout le week-end de révisions. Et ce n’était qu’un imbécile de proposer d’aller s’habiller plus chaudement. Merlin n’avait pas inventé des sortilèges pour que la météo vienne fragiliser sa santé. Certainement pas. Elle se lancerait un petit enchantement de réchauffement en plein milieu de la bataille et ferait léviter assez de boule de neige pour enterrer son meilleur ami sous une avalanche vengeresse. BIEN FAIT.

Une fois dehors, la température glaciale vint empêcher de mettre ses menaces à exécution et son nez rougit considérablement quand une bourrasque perfide vint s’engouffrer dans son col. Sous l’affront, Vesper releva la tête mais décida que c’était une mauvaise idée quand la peau de son cou fut attaquée par le gel. Elle enfonça délicatement les mains dans les poches de sa cape et effleura lentement sa baguette. A part le vent, la nuit qui commençait à tomber était claire, mais la majorité des élèves commençaient à rentrer vers Poudlard. Vesper eut un regard aux alentours, craignant qu’un préfet, voire même que le gardien ne les attrape entrain de s’amuser.

Elle regrettait déjà d’être tombée dans le piège de l’affront factice d’Andy mais ce dernier l’entrainait déjà à son tour derrière le château, à l’abri des regards.

Vesper retint un éternuement et se pencha pour tâter la neige, faussement concentrée.

En vérité, c’était là la première fois qu’elle combattrait de cette manière.
Euh la neige, rappelez-moi, on en forme une boule compacte c’est ça… ?

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Ce message a été posté Mar 26 Fév 2013 - 19:29

Vesper avait quand même le chic pour se mettre des œillères et s'aveugler toute seule, mais Andreas s'en moquait, lui, il savait interpréter les paroles et les attitudes de la jeune Serdaigle. Elle pouvait bien sortir les griffes, montrer les dents, être désagréable avec lui, il interprétait tout cela comme de l'intérêt et même de l'inquiétude. Évidemment, jamais elle ne l'avouerait... C'était dommage d'ailleurs. Elle avait la sale manie de ne jouer que d'apparence et de verrouiller son cœur et ses sentiments quand Andy était complètement libre et expressif à ce niveau là. Voilà sans doute pourquoi cela faisait des étincelles entre eux. Ils ne se comprenaient pas, étaient totalement opposés, avaient des valeurs qui n'étaient absolument pas les mêmes.

Ces deux là n'auraient jamais du se fréquenter...

Vesperion aspirait à purifier son sang, à être digne de la vision de ses parents en épousant un sang pur afin de pouvoir faire de la famille Quinn une de ces familles de sorciers dédaigneux et hautains... Elle ne pensait pas par elle-même, trop attachée à son devoir. Elle en oubliait d'être heureuse.

Andreas, lui, vivait comme il l'entendait. Il n'avait aucune charge sur les épaules, aucun poids, ses parents lui recommandaient de faire ses expériences, de vivre comme il voulait, au risque de se tromper, au risque de se casser le dents. Il se relèverait juste, plus fort. La vie était une expérience à vivre, il n'avançait pas prudemment. Le sang n'avait aucune espèce d'importance, ce n'étaient que des conneries, il n'était pas moins capable qu'un autre sorcier, un sang pur.

Pourquoi Vesperion s'entêtait-elle dans cette attitude ? Pourquoi tant vouloir ressembler à ces petites dindes ou ces connards arrogants qui la ridiculisaient en permanence ? Il y avait chez cette fille un degrés de masochisme assez élevé que le jeune Gryffondor ne comprenait pas vraiment. C'était comme passer sa vie le nez dans ses livres. D'accord, ils étaient dans une école, d'accord, il y avait des examens et c'était grâce à ces notes qu'ils pourraient assurer leur avenir, mais cela n'empêchait pas de décompresser de temps en temps. Vesper était trop studieuse, Andy pas assez. Ils se complétaient et s'équilibraient finalement.

Vesper était têtue, mais Andreas ne l'était pas moins et il avait son sourire à fossettes en arme fatale. Il en profita d'ailleurs, non sans titiller la fierté de Vesperion qui réagit au quart de tour, absolument pas contente qu'il puisse remettre son courage en question et il comptait bien jouer là dessus, souriant quand elle menaça de l'envoyer la tête la première dans les toilettes des garçons. Elle en était capable et elle était meilleure que lui en sortilèges en plus. Pourtant, il ne retint qu'une chose :

« Je savais que tu adorais mes boucles. »

Oui, oui, c'était Andreas tout craché, il ne retenait que ce qui l'arrangeait. Et en général, ça désarçonnait ses interlocuteurs. Mais Vesper continua, crachant sur le mot fun qu'elle trouvait trop moldu à son goût. Le jeune homme haussa les épaules.

« Merci pour le cours de linguistique, prof. »

Cela dit, il n'en tiendrait pas compte. Il parlait comme il le voulait et il emmerdait bien profond ceux que cela dérangeait. Oui, il s'asseyait sur les convenances. Personne ne lui dicterait sa façon de faire ou de penser, voilà tout. Et encore une fois, il n'écouta pas jusqu'au bout, s'entêtant à vouloir sortir. Quelques heures dans la neige contre un week end emmerdant de révisions. C'était honnête, surtout pour elle en fait. Cela lui coupa la chique. Pas assez longtemps hélas. Mais il savait qu'il avait gagné et un sourire se dessina sur ses lèvres, avant qu'il ne rit et réponde tranquillement :

« Je porte des boxers ma chère, trop lâches les caleçons, ça maintient pas assez. »

Tout cela avec un naturel confondant, alors qu'elle l'attrapait pour le traîner dehors. Victoire ! Elle ne prit pas la peine de mettre une cape, le trainant jusqu'à l'entrée de Poudlard, les faisant ainsi pénétrer directement dans la neige épaisse et collante, mais immaculée. Et Andy était aussi heureux qu'un gamin. Malgré le froid. Il attrapa la main de Vesper cette fois, pas question qu'elle ne se défile, et l'entraina à l'arrière du château, sûr de lui. Ils'éloigna de la jeune fille, conscient qu'elle ne lui ferait pas de cadeaux. Il ricana et s’accroupît pour récupérer une boule de neige, parfaite. Combien en avait-il fait avec sa sœur ? D'innombrables. Des batailles moldues d'ailleurs.

Il la lança alors sur la jeune fille, en plein dans l'épaule. La neige était poudreuse et pas assez tassée pour lui faire mal. Il se serait détesté de lui faire le moindre mal d'ailleurs !

« La première est pour moi ! »

Il éclata de rire, les flocons faisant de petites tâches blanches sur ses boucles sombres.
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Ce message a été posté Dim 3 Mar 2013 - 17:19

Il faisait définitivement bien trop froid pour elle. Et Andréas n’avait même pas la galanterie de lui offrir son pull. Très certainement car il ne portait lui-même que son uniforme et qu’il crèverait sur place de retirer une seule couche. S'il avait été un véritable gentleman sang-pur il n'aurait eu aucune hésitation à sacrifier sa santé pour la sienne. Tous les mêmes finalement. Des paroles et peu d'actes. On ne pouvait compter sur personne.

Vesper le fusilla du regard sans daigner s’expliquer et attrapa sa baguette. La nuit tombait et ce n’était pas l’éclairage du château qui allait les aider. Elle fit léviter quelques bougies qu’elle métamorphosa avec la force tranquille de l’habitude avant de se tourner vers Andréas. Une boule de neige s’écrasa avec son épaule et le visage rieur d’Andréas lui fit plisser les yeux. Ah tiens. La première était pour lui ?

- Accio cape gryffondor.

Le tissus se détacha rapidement du dos de son confrère avant de venir s’effondrer sur ses mains offertes. Avec un sourire pas peu fier Vesper s’habilla tranquillement.

- Cela t’apprendra les bonnes manières, moldu.

Il n’y avait que dans ces circonstances particulières que ce mot ne représentait pas une insulte dans sa bouche. Pourtant Merlin savait à quel point elle les craignait.

La cape d’Andréas était chaude autour d’elle. Et Vesperion en huma le col à la recherche de l’odeur d’Andy. Elle se fichait bien que le garçon la vit faire. Elle prétendrait autre chose, comme à son habitude. Seulement, cette fois le geste chez elle était entièrement conscient. Et elle ne fut pas déçue de respirer cette eau de Cologne vulgaire dont il se fardait chaque matin. Elle avait déjà prévu de changer cette marque par un parfum plus convenable à Noël. Ce n’était pas réellement un cadeau, plutôt un service. Le plus dur resterait de le tenir éloigner lors de la prochaine sortie à Pré-au-lard mais la boutique de farce et attrape suffirait. Andréas aurait pu y habiter de longue sans se lasser des bêtises qu’on y vendait.

D’un nouveau sortilège Vesperion s’appliqua à former une boule de neige parfaite dont elle saupoudra les cheveux d’Andréas, visant directement la tête. Devait-elle faire preuve de pitié ? Elle n’en avait aucunement envie. Et Andy du le comprendre quand il répliqua.

Ce fut calme, les premières minutes en tout cas. Quelques boules de neige bonne enfant. Andréas semblait s’amuser mais cela manquait de leur piquant habituel. Vesperion s’en rendait compte car tout ce qu’ils faisaient là était réglementaire. Andy l’avait habitué à mieux, bien mieux. Si désormais il évitait de la protéger en lançant sa neige sur des points stratégiques, comme le ventre où elle était extrêmement sensible, il ne faisait quand même rien pour gagner. Et Vesperion était une fille de défi : il lui fallait le niveau au-dessus. Puis surtout, c’était Andy. Elle n’allait quand même pas terminer cette bataille par un ex æquo tout de même ?

La taille de ses propres armes tripla sous l’effet de ses sortilèges. Andy comprit aussitôt que Vesperion ne lui laissait pas le choix du repli stratégique. Et Vesper comprit aussitôt que Andy avait été réellement gentil en ralentissant son rythme de création de projectiles. Elle fut submergée.

Crachotant de la neige moins d'une dizaine de secondes plus tard, elle s’enflamma. Et la bataille devint un véritable règlement de compte entre les deux protagonistes.

Dix minutes après le lancement des véritables hostilités Vesperion abandonna sa baguette pour attraper la neige à pleine main. Ses doigts étaient gourds, ses bras ne lui répondaient presque plus. Mais elle s’en fichait. Dans l’excitation de la bataille elle avait chaud. Même la cape lui semblait plus encombrante qu’autre chose. Elle regrettait presque de la lui avoir arrachée. Elle avait le sourire haletant et quand Andréas tomba pour l’attraper à la jambe la jeune fille eut un hurlement strident et suraigu. Une première pour quelqu'un d'aussi silencieux.

- Non non lâche moi lâche moi ! Repose – repose moi cette. Tu n’oseras pas. Tu n’oseras pas je t’interdis de faire ça.

Andréas rampait sur la neige, les mains pleines. Et son regard visait apparemment le col de son pull. Vesperion tomba au sol et se trémoussa de la plus détestable des manières. Spectatrice de sa déchéance elle aurait nié sa faiblesse évidente. Mais Andréas était bien plus lourd et bien plus fort qu’elle. Quand il l’attrapa à la nuque et glissa la neige dans son pull elle hurla de plus belle.

- Je suis une sang-basique 4 espèce d’enfoiré ! T’as pas le droit !

Morgane soit remerciée pour la plaque de verglas qui fit glisser Andréas. Ce dernier s’étala de tout son long sur le sol, lui permettant de reprendre le dessus. Empoignant à pleine main la glace humide d’une congère non loin, Vesperion attrapa de l’autre la ceinture de son ami.

- On va voir si ton boxer te serre autant !

Prise dans le jeu elle ne réfléchit pas à deux fois en tirant sur le pantalon et l’élastique de toute ses forces. Engouffrant la main pour y loger le plus de neige possible elle ne comprit que quelques secondes trop tard que la peau qu’elle touchait là était bien celle du postérieur de Pretchett.

Et ce fut à sa propre surprise que Vesperion balaya ses réticences pour recommencer de plus belle. Qu’il morfle tiens le sang-moindre. Il l’avait de toute façon bien cherché ! Et s’il protestait elle passerait devant tiens. Mais sans témoins.
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Ce message a été posté Mar 5 Mar 2013 - 13:18

    Ah quel plaisir que de sentir le froid de la neige sur lui, ses chaussures qui s'enfonçaient dans l'épais tapis moelleux. Un vrai gamin, dommage que Vesper ne sache pas profiter de ces petits plaisirs simples. Il fallait toujours qu'elle râle. Qu'elle voit le verre à moitié vide, quand il le voyait à moitié plein. Il faisait vraiment froid, même pour lui, mais ils allaient vite se réchauffer. D'ailleurs, il ne tarda pas à lancer les hostilités, alors que Vespser s'amusait avec sa baguette à créer des petites bougies. Trop prudente... Il éclata de rire en la touchant, avant d'être surpris par son sortilège quand elle le dépouilla de sa cape.

    « Hé ! Je croyais que tu connaissais de supers sortilèges pour te réchauffer, miss je sais tout ! »

    Ce n'était pas une question de bonnes manières ou pas. Il grommela :

    « Je te l'aurait proposée que tu m'aurais envoyé bouler pour satisfaire ta foutue fierté. Quelle mauvaise foi ! »

    Et puis mince, il l'avait prévenu de s'habiller, c'était elle qui se la jouait grande dame à refuser et grande sorcière en affirmant qu'elle saurait se lancer les sortilèges adéquats. Et lors qu'est-ce qu'il se passait, elle avait une panne d'inspiration soudainement ? Une perte de mémoire concernant le bon sort ? Finalement, il retrouva sa bonne humeur, ses coups de gueule (si on pouvait appeler cela ainsi d'ailleurs), ne duraient pas bien longtemps et il reprit avec une malice coutumière :

    « Tout ça pour avoir quelque chose à moi ! Suffisait de demander ! »

    Ou comment la faire sortir de ses gonds en prétendant qu'elle pouvait avoir envie de se couvrir d'un vêtement lui appartenant, comme toute fille qui avait froid quand elle était dehors avec son mec. Mais cela serait admettre que cela pouvait lui faire quelque chose, qu'ils pouvaient même vaguement, être apparentés à un couple et ça, jamais Vesperion Quinn ne l'admettrait n'est-ce pas ? Elle s'emmitoufla dans la cape du jeune Gryffondor en un geste typiquement féminin d'ailleurs. Du genre je hume ton odeur, je suis bien dans tes vêtements. Le comportement d'une petite amie amoureuse quoi. Sauf qu'elle n'était pas sa petite amie, et qu'elle n'était pas amoureuse. Fin du débat.

    Vesper se remit enfin dans le jeu, réant une boule de neige qui toucha le jeune homme en pleine tête, créant des flocons blancs sur ses cheveux noirs. Ils commencèrent doucement, se jaugeant sans doute l'un l'autre, Andreas faisant preuve de cette galanterie dont elle le pensait dépourvue en ne donnant pas la pleine mesure de son talent de lanceur de boule de neige, en laissant à Vesper le temps de respirer, en ne visant pas les zones les plus évidentes et aussi les plus humiliantes ou douloureuses. Il avait un minimum de savoir vivre, en déplaise à Miss Quinn ! Sans compter que s'il la dégoûtait trop vite, elle voudrait rentrer et il n'avait pas envie de mettre fin si précipitamment à leur petit jeu, il s'amusait trop.

    Doucement, il accentua la difficulté, l'épargnant un peu moins, mais se réservant encore... Sans doute la testait-il d'ailleurs. Et Vesper, en bonne Serdaigle, n'était pas dupe. Et soudain, la bataille prit un tournant un peu plus... violent ? Et surtout plus respectueux de la relation entre les deux jeunes gens : piquante, pleine de défis, de railleries. Le jeune Gryffondor commença à se lâcher totalement, oubliant qu'il avait les vêtements trempés, qu'il était gelé et qu'il serait sans doute malade le lendemain, comme l'avait prédit Vesperion d'ailleurs. Mais ça, ça n'avait aucune importance, ce qui comptait, c'était de gagner.

    Galant oui, mais pas au point de la laisser gagner pour lui faire plaisir. Ce serait un affront pour elle en plus.

    Il accéléra la cadence, aidé de la magie, envoyant des boules de neige en rafales, et ne laissant à Vesper aucune chance de s'en sortir. Quand elle put enfin reprendre ses esprits, ce fut pour se venger de la plus belle manière et la bataille bonne enfant prit des allures plus guerrières. Ils lâchèrent les baguettes, avant qu'Andy ne se rapproche et ne saisisse Vesper, de façon déloyale d'accord, mais terminée la bataille rangée et vive le corps à corps ! Vesper cria, avant de l'agonir et de l'enjoindre de ne pas glisser de neige dans son pull comme il en avait l'intention alors qu'il la faisait chuter au sol, usant de l'avantage de son poids et de sa taille pour accomplir son méfait, qui lui valut de se faire engueuler. Il se releva en riant.

    « Qu'est-ce que tu jures bien pour une sang basique de rang 4 ! »

    Avant de glisser sur le verglas. Aïe... Le postérieur ! Il tenta de se relever, conscient que Vesper ne laisserait pas passer une occasion de se venger et il sentit la poigne de la jeune femme se raffermir sur sa ceinture alors que sa phrase le figeait soudainement :

    « QUOI ?! »

    Vesperion Quinn, qui parlait de glisser sa main sous SA ceinture ? Il avait de la neige dans les oreilles ou le cerveau congelé là ! Et pourtant, il sentit bien la main se glisser sur ses fesses et la neige glacée lui toucher la peau déjà froide. Il laissa échapper un petit cri de surprise et d'inconfort ! Mais Vesper semblait trop prise par le jeu pour prendre la mesure de son geste, prête à recommencer. Ola, non, ma grande, attends !

    « J'vais avoir des engelures avec tes conneries ! Oh non, tu ne m'auras pas deux fois ! »

    Il attrapa vivement le poignet de la jeune fille, l'immobilisant, avant de soudainement se redresser et de l'attirer vers lui, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre :

    « Dis voir, maintenant que t'as touché mon cul, je me demandais si t'aurais l'audace de vérifier l'élasticité de mon boxer devant, petite coquine. »

    Cela dit, il n'était pas pressé qu'elle enfourne sa main dans son pantalon et lui touche le... hum, devant, avec de la neige plein les mains. Mais il était très curieux de voir sa réaction en se rendant compte de ce qu'elle avait fait. Et qui plaisait au jeune homme en plus. Enfin, pas la neige, la main hein !
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Ce message a été posté Ven 8 Mar 2013 - 19:41

Vesperion eut un ricanement parfaitement satisfait en observant son œuvre. La neige dépassait du caleçon d’Andréas ainsi que de son pantalon. Et elle venait s’écouler en rigoles froides sur ses reins. De quoi lui faire attraper la mort, au moins. Il irait siffler des flacons de dragonite toute la semaine pour rembourser son injure. On n’avait pas idée d’attaquer une sang-basique 4 après tout.

Malheureusement Andréas avait ce côté moldu parfaitement traitre qui l’exaspérait. Ainsi ce fut sans surprise que Vesper se sentit happée par sa poigne. Se retrouver à quelques centimètres du visage de son ami lui déplu. Fortement. Dans la pénombre ses yeux prenaient une teinte trop sombre. Et les chandelles y brillaient de manière détestable. Et la vapeur de son haleine venait mourir sur sa propre bouche. Et elle se reflétait dans son regard. Elle le monstre. Ce n’était pas agréable de voir son visage associé aux pétillements de feu dans ses globes oculaires vicieux. Non ce n’était pas agréable de voir ses cheveux blonds prendre une teinte plus chaude. De voir qu’elle était presque jolie. Presque caressée simplement par son regard. Et sa peau était encore trop chaude pour Vesperion. Comme si elle avait été constituée de neige. Et que tout fondait là à son contact. Il n’avait pas le droit.

- Je t’aurais dix fois sans que tu te méfies sale balourd. Tu es incapable de prévoir tes coups. Tu te feras toujours marcher dessus sale tête brûlée. Réfléchis un peu avant d’agir ! Nom d’un troll !

C’était une engueulade parfaitement injustifiée. Même Vesperion en eut conscience. Elle recula un peu le visage en feignant l’arrogance assurance de son âge. Elle ne voulait en aucun cas trahir son trouble. Ca serait une arme posée dans les mains d’Andréas. Une arme beaucoup trop efficace.

- Et à ton avis Pretchett de qui je tiens ces insultes ? Qui trébuche et insulte le mur ? Qui parle de gros bâtard d’enfoiré de sang-pur de merde. De sale coincé du cul à tronche en biais. Qui marmonne des insanités à propos de con à la stupidité gargantuesque ? Qui ?

Elle tenta vainement de se défaire de la poigne de son compagnon.

- Et tu crois que je ne retiens rien ? Je retiens tout Pretchett !

Andréas ne s’en formalisa pas pour autant. C’est presque avec défi qu’il l’attaqua sur son geste précédent. Pour ne plus en douter : c’était définitivement une erreur. Elle n’aurait jamais cru que Andréas ait la bassesse d’exprimer son acte de manière si crue. Mais apparemment le Gryffondor ne reculait devant aucun méfait. Jusqu’à lui proposer de passer devant. Vesperion plissa les yeux. Andy guettait bien évidemment une réaction digne d’un coup de tonnerre. Il ne fut pas déçu.

La main libre de Vesperion écrasa une motte de neige dans la bouche béante de cette incapable. Avec la violence d’une gifle qui aurait pu lui décoller la tête. La surprise lui permit de se défaire de la poigne de sa main sur son poignet. Elle recula tout aussi vivement.

- Petite coquine ? Moi une petite coquine ? Si je glissais de la neige sur l’asticot qui te sert d’instrument de purification de sang tu attraperais une engelure jusqu’à la voir tomber dans la neige. Quoique ça ne serait pas un grand mal. Mais comme je l’ai dit. Je suis basique de rang 4. Et il est hors de question que ma noblesse fraye avec ce vers de terre qui guide ta vie Pretchett. Le choixpeau chantera beaucoup de chanson avant que je daigne effleurer cette partie-là de ton être. Je préférerais encore lécher le museau d’un scroutt à pétard, et je suis presque sûre d’en redemander.

Vesperion se pencha pour ramasser un peu de neige et en forma une boule compacte. Cette dernière s’écrasa dans les cheveux bruns d’Andréas. C’était mieux ainsi. De le salir de glace pour ne pas être fascinée par son être entier. Dans cette neige froide il était loup noir. Loup brun. Un animal chacal en tout cas. Puant la sueur et l’homme. Le presque homme en vérité, après tout il n’était qu’un étudiant freluquet. Mais il y avait quand même quelque chose. Dans la ligne de sa mâchoire. Dont la manière dont les boucles se perdaient sur son front, au-dessus de ses sourcils froncés. Quelque chose d’indéniablement masculin et de plutôt affriolant. Vesperion mit cela sur le compte de sa propre attraction. Elle était une fille. Lui un garçon. Et ils étaient à l’aube de leur avenir. Normal qu’elle se sente plus ou moins intéressée. Elle regardait déjà un peu trop longuement certains sang-purs dans les couloirs. Et cela finirait par lui jouer un drôle de tour. Très certainement.

Elle rejeta ses cheveux blonds en arrière d’un geste expert et noble. Une boucle de neige s’écrasa sur son nez. Elle en demeura figée.

Quand les morceaux de neige glissèrent à terre Vesperion soupesa l’idée de lui arracher finalement son « devant » avec les dents. Mais Andréas risquerait de se méprendre sur la portée d’un tel geste. Quel abruti.

Le combat débuta de nouveau quand il se précipita encore sur elle. Le but étant de l’écraser dans la neige. C’était une certitude. Leur lutte plus ou moins silencieuse s’arrêta nette quand un préfet passa non loin d’eux. Vesperion remarqua à cet instant que la nuit était définitivement tombée. Qu’ils n’avaient donc pas à être là. Qu’ils allaient faire perdre des points à leurs maisons respectives. Voire pire pour Andréas. Mais la perte des points était un cauchemar en règle pour la Serdaigle.

Elle bâillonna Andréas et le poussa contre le mur. Ramenant sa cape au-dessus d’eux pour se fondre dans l’obscurité. Et souffler d’un coup de baguette les chandelles. Le préfet éternua. Semblant n’avoir rien remarqué. Et disparu derrière une tour.

Vesperion eut un long soupir de soulagement. Sans se détacher de l’étreinte qu’elle avait elle-même créé.
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Ce message a été posté Dim 10 Mar 2013 - 11:12

    Andreas se mit à rire quand Vesper lui fit la leçon, lui disant qu'il devrait davantage réflechir et prévoir les coups, car il se ferait toujours avoir. C'était sans doute vrai, il fallait qu'Andy se brûle une première fois pour ne plus recommencer... Quoique, même pas. Finalement, il puisant dans ses erreurs sa force de pouvoir réagir vite et en toute situation. Si Vesper calculait, lui, il improvisait. Et ça, elle n'était pas capable de le comprendre. Entre autres choses le concernant. Elle ne le comprenait pas, il e la comprenait pas. Mais quelle importance ? Dans l'insouciance de la jeunesse, Andreas pensait que cela n'était pas un problème et qu'ils pourraient passer outre. L'avenir lui prouverait qu'il avait tort, mais en cet instant, il était simplement fasciné par le jeu de lumière des chandelles dans les cheveux blonds de la jeune femme, par les ombres mouvantes sur son visage, par l'éclat de ses yeux, plongés dans ceux du jeune Gryffondor.

    « Marcher dessus, tu crois ? Temporairement, avant de rebondir alors. Tu as si peu confiance en mes ressources ! »

    Et pourtant, il en avait, c'était indéniable. Mais cela, elle ne le voyait pas. Il avait le pouvoir assez enviable de pouvoir rebondir, même quand il avait atteint le fond du fond. Même quand il était puni, qu'il devait faire des tâches peu ragoutantes, humiliantes, dégradantes, cela ne le touchait pas, il le faisait sans broncher, en rêvassant. Il se fichait du regard des autres, mais alors totalement, contrairement à Vesper qui en dépendait trop, même si elle s'en défendait. Elle voulait tellement intégrer le cercle fermé des Sangs purs, qu'il aurait suffi d'un sourire ou d'une attention gentille de la part de l'élite pour qu'elle soit aux anges. Elle avait toujours peur d'être vue, d'être punie. Peur de ce qu'on penserait de son comportement, puisqu'elle ne pouvait rien faire pour son physique. Elle se devait d'être irréprochable, pour faire honneur à sa famille, voyez vous.

    Vesperion recula légèrement, reprenant son masque d'arrogance, qui lui allait si bien et faisait d'elle une reine. Et la faisait malheureusement presque ressembler aux Sangs purs qu'elle voulait singer. Sans réussir à les rejoindre, ce qui la faisait enrager. Et Andy, aimait, autant qu'il détestait cette expression... il préférait son naturel, ses sourires, rares, ses coups de gueule... Il lui fit la remarque concernant son langage fleuri et elle répondit qu'elle les tenait de lui. Il sourit, matois.

    « Tu devrais peut être faire le tri dans ce qu'assimile ton cerveau. De telles horreurs dans une si jolie bouche, quel dommage ! »

    Bien sûr, elle ne le croirait pas, elle penserait qu'il se moquait d'elle, parce que tout le monde se moquait de sa bouche trop grande, aux lèvres trop pulpeuses. Mais lui, il l'aimait cette bouche. Il aimait ces longs cheveux blonds, cette beauté étrange qui se dégageait d'elle, bien loin des beautés classiques qu'on pouvait rencontrer. Il se moqua alors d'elle, qui avait si naturellement trouvé le chemin de ses fesses, sous couvert de l'enneiger et cela ne manqua pas de la mettre en colère, alors qu'elle lui écrasait une motte de neige sur le visage, le faisant reculer de surprise. Et de douleur aussi. Il porta une main à son visage, avant de la regarder tandis qu'elle s'en défendait. Mais ce n'était pas grave, il sourit, malgré le froid, malgré la douleur, alors qu'elle parlait de son asticot... La jeune innocente !

    « Et beh, quel discours pour parler d'un tel sujet ! Mais tu te trompes Vesper... Je serais là quand tu lécheras le museau d'un scrout à pétard ! »

    Parce qu'il était certain que tôt ou tard, elle lui céderait. C'était inévitable, il y mettait trop d'ardeur ! Et il était patient ! Et malgré les apparences, Vesper n'était pas totalement indifférente au charme du jeune homme, à ses attentions, au fait que dans ses yeux sombres, elle pouvait se trouver belle. Elle récupéra une boule de neige et l'écrasa une fois de plus sur Andreas, relançant ainsi les hostilités après ce petit intermède coquin. Il s'ébroua, faisant voleter la neige blanche et dégageant ses boucles brunes qui commençaient à être bien humides.

    Vesperion fit la grande et reçut une boule de neige en pleine face en même temps, la saisissant au passage. Et bien quoi ? Ce n'était pas elle qui avait relancé la bataille ? Il se jeta sur elle, pour la faire tomber dans la neige. Et soudain, ils se figèrent en entendant des bruits. Comme un seul homme, les deux étudiants firent silence. Oh oh, un préfet. Pas de chance ça. La main de Vesper se posa sur les lèvres du jeune homme, l'enjoignant au silence, alors qu'elle le poussait contre le mur, les cachant sous la cape qu'elle avait volé au Gryffondor, éteignant les chandelles. Le cœur battant, Vesper totalement collée contre lui, dans un espace intime créé par la cape, Andy savourait le moment en souriant, écoutant tout de même le préfet, qui éternua avant de disparaître.

    Andy leva la main et s'empara du poignet de la jeune fille, enlevant sa main de devant sa bouche.

    « Tu permets que je respire ? »

    Il chuchotait. Non, mais même s'il ne craignait pas les punitions, il essayait quand même de ne pas se faire prendre quand il le pouvait, elle le prenait pour un demeuré ou quoi ?

    « Tu me crois donc dénué de toute discrétion ? »

    Il sourit dans l'obscurité. Là, il avait brutalement envie de l'embrasser. Il se prendrait une gifle ou un sort... Mais Merlin que c'était tentant ! Et depuis quand Andreas réfléchissait-il aux conséquences ? Il s'empara du visage de la jeune fille, et sans lui laisser le temps de dire ouf, il lui vola un baiser, l'occasion était trop belle. Elle lui en voudrait à mort pendant un moment, mais tant pis, elle finirait par oublier, se convaincre que c'était là le geste déplacé et infantile d'un gosse. Alors que c'était l'expression des sentiments forts d'une adolescent qui devenait un homme.
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Ce message a été posté Dim 17 Mar 2013 - 12:44

Une si jolie bouche. Vesperion l’aurait giflé si elle n’avait pas été trop occupée à essayer d’éviter de se faire coller. Elle n’avait pas une jolie bouche. Ce n’était pourtant pas faute de le lui avoir répété. Son physique entier n’était pas joli. En fait, il était améliorable. Elle le savait. Il suffisait qu’elle se coupe les cheveux. Qu’elle se maquille. Qu’elle mange plus au lieu de broyer ses cailloux. Qu’elle choisisse d’autres vêtements. Et surtout qu’elle sourit plus, pour compenser son absence de poitrine. Quoique il y avait sûrement des potions pour faire pousser cette dernière. Vesper savait que les jolies filles étaient celles qui souriaient le plus. Mais elle n’arrivait pas à sourire. A cause de cette bouche justement. Parce qu’elle n’était pas améliorable. Elle demeurait une ventouse énorme et visible à des lieux à la ronde. Elle savait qu’elle était moche. Car à 5 ans quand l’amie de sa mère l’avait vu pour la première elle avait sursauté. Sursauté. Et ça marque une enfant à vie ça. Elle n’avait jamais oublié sa réaction. Elle ne s’était jamais décidée à pardonner à ceux qui l’avaient insulté dès sa première année. A cause de cette bouche. Et pourtant ils ne la connaissaient pas. Ils n’avaient pas fait ça gratuitement. Par pure méchanceté. Après tout elle aurait pu être une sang-pure. Non. C’était sa bouche qui avait tout déclenché.

Dans le silence nocturne elle halète contre le cou d’Andréas. Ses yeux sont rivés au Préfet qui s’en va. Ses tempes n’en finissent pas de bourdonner. Comme si un insecte venait de se prendre dans ses cheveux. Une jolie bouche. Il n’y avait que cet enfoiré aveugle et niais de Pretchett pour balancer des idioties pareilles. Oh elle devrait l’engueuler là. Lui demander de ne plus dire ça. Lui demander de se taire à ce sujet. D’ignorer sa ventouse. De flatter autre chose de sa personne. Ses yeux tiens. Ca la changerait. Même si elle n’avait que des yeux d’un marron vulgaire. Banal. Quand les pupilles d’Andréas étaient noires. Noires de nuit. Noires et rivées sur elle là. Sur elle tout entière. Pas juste son corps. Loin en elle. La respiration de Vesper se bloqua.

Il n’allait pas faire ça. Qu’importe le ça. Il l’avait déjà fait et il avait morflé. Il ne devait pas faire ça. C’était interdit. Pas réellement interdit. Déconseillé. En fait ils pouvaient faire ce qu’ils voulaient. Personne ne dirait rien. Personne sauf ses parents. Ils avaient bien dit qu’elle épouserait un sang-basique 4. Ca supposait donc de ne pas flirter et encourager les rangs-moindre.

Andy était un rang –

Sa bouche s’écrasa contre la sienne.

Ce n’était pas le baiser volé de la dernière fois. Ce n’était pas les essais ratés quand elle se surprenait à se relâcher en sa compagnie. Et que ce godelureau en profitait lâchement. Non. Il l’avait regardé. Elle. Et il était entrain de l’embrasser là.

Décrire ça. Décrire le fait que sa bouche. Chaude. Contre la sienne là. La partie charnue de sa bouche inférieure qui bouge contre la sienne. La dureté de ses dents à l’intérieur. Parce qu’elle ouvre les lèvres. Elle aussi, pour respirer. Respirer son haleine chaude. Faire rencontrer les bords humides de leur douche. Mêler ça. Leurs salives. Se cogner un peu les dents. Elle a aggripé ses boucles d’une main. Elle ne s’en est pas rendue compte. Il y a la bouche d’Andy qui prend toute la place dans ses pensées. Sa langue passe ses lèvres pour venir se glisser sur la sienne. L’épouser et tourner. Et danser. Et c’est juste chaud humide et bon et sucré. Elle a fermé les yeux pour ne plus le voir. Mais son cerveau le voit à sa place. Son cerveau hurle.

Andy. Andy Andy Andy..

- Dario.

Contre sa bouche les consonnes sont effacées. Ca ressemble plus à aio.

Voler un baiser ? Elle ne lui avait même pas laissé le temps de se retirer.

Sa faute. A elle.

Vesperion ouvrit les yeux quand il recula. Quand sa bouche la quitta. Et tout ce qu’elle emportait avec elle était bien plus qu’un baiser. Elle se plia en deux sous le choc de l’air retrouvé. Elle haletait encore plus fort maintenant. Et sa propre buée l’aveuglait.

Elle lui ficha un coup dans l’épaule pour des représailles imbéciles. Puis un autre. Jusqu’à le faire reculer plus. Troublée. Imbécile. Le giflant sans lui faire mal. Aux bras et au torse.

- Dénué de toute discrétion. Imbécile. Je t’en ficherais de me faire un coup pareil. On a faillit se faire prendre. Et je meurs de froid. Va crever dans la forêt interdite. Je vais te tuer. Recule. Ne me touche pas. T’es trop bête ! Je te déteste !

Des propos infantiles persifflés dans un murmure pour que personne n’entende. Non personne. Ni les préfets ni les élèves ni les centaures ni Merlin et presque pas Andy.

Et le tout sans le regarder.
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Ce message a été posté Mar 2 Avr 2013 - 10:00

    L'occasion était trop belle. Et Andreas n'était pas vraiment réputé pour réfléchir longtemps aux conséquences de ses actes. Pour réfléchir tout court d'ailleurs. Il y avait juste cette occasion en or, cette promiscuité, cette intimité créée par une cape et le visage de Vesper si près du sien. Depuis combien de temps en était-il amoureux ? Des années. Un amour qui n'était malheureusement pas réciproque, il en avait fait son deuil, mais il avait quand même le droit de goûter, ne serait-ce qu'un instant, à un peu de plaisir. Comme ces lèvres pulpeuses qui ne savaient guère que le rabaisser ou le réprimander. Le préfet n'était déjà plus dans son esprit. Il se fichait bien d'être attrapé et puni, il en avait l'habitude, même s'il savait que Vesperion mourrait d'être prise et de faire perdre des points à sa maison. Mais en cet instant, il n'y avait plus de place pour l'altruisme, juste le désir égoïste d'un adolescent aux hormones bouillonnantes, près de la fille qu'il aimait et qui tenait toujours soigneusement ses distances avec lui. Ce n'était même pas parce qu'il ne lui plaisait pas physiquement, mais parce qu'il n'était pas assez bien pour elle au niveau de son sang. Des conneries, inculquées par des parents ambitieux qui visaient une pureté acquise par le mariage de leur fille. Ridicule. Et avec toute l'arrogance d'un adolescent de 17 ans, Andreas pensait encore qu'il pouvait la détourner de ce chemin tout tracé, lui faire voir les choses autrement...

    Sans se douter, que trois ans plus tard, ils se déchireraient, car l'un serait dans le camp des vainqueurs, l'autre dans celui des vaincus et qu'elle lui cracherait toute sa haine au visage, le blessant cruellement.

    Il l'embrassa alors. Pas d'un baiser sage de petit garçon, non, il l'embrassa avec l'impatience d'un adolescent qui devenait un homme et qui désirait une femme. Ce n'était pas un baiser volé de 2 secondes, c'était bien plus profond que cela. C'était le premier vrai baiser qu'ils échangeaient depuis tout ce temps. Qu'il lui arrachait, mais contre toute attente, elle ne me repoussa pas aussitôt comme elle l'avait déjà fait aussitôt. Ce n'était pas un sage baiser sur la bouche, alors que leurs lèvres s’entrouvraient, avec une maladresse née de l'inexpérience mais aussi de l'impatience, que leurs langues se mêlaient et découvraient de nouvelles sensations. Andreas aurait pu avoir une petite amie bien avant cela, il était loin d'être repoussant, bien que marginal et passant pour un original auprès de tous ses camarades. Mais voilà, il n'y avait jamais eu que Vesperion à ses yeux depuis qu'il était en âge de s'intéresser aux filles. Résultats, il était aussi inexpérimenté qu'elle.

    La main de la jeune fille agrippa les boucles brunes de son ami, au niveau de la nuque, l'empêchant de fuir... Chose à laquelle il n'aurait pas songé une seule seconde. Oh, ce baiser, il le savoura. Qu'importe si ensuite, elle le giflait ou lui lançait un sort de contrariété, ce qu'il retenait, c'était qu'elle n'était pas une victime passive, mais bien qu'elle lui rendait ce baiser, qu'elle se collait contre lui et qu'elle participait tout aussi activement que lui. C'était déjà une victoire pour le jeune homme.

    Elle murmura son deuxième prénom contre ses lèvres. Et c'était absolument délicieux comme sensation. Il ne l'entendit pas vraiment, mais il le devina et il sourit contre ses lèvres, avant de mettre fin à cet instant magique qu'il n'oublierait pas de sitôt. Comme il s'y était attendu, elle se rebiffa, le frappant à l'épaule, au bras, au torse, en colère contre lui. Et surtout contre elle-même d'avoir cédé, d'avoir aimé cela, de ne pas l'avoir gifler bien plus tôt. Elle avait aimé cela, il en était certain. Elle l'insulta, et il n'écouta que d'une oreille, se contentant de sourire de toutes ses dents malgré les paroles de Vesper qui auraient pu être blessantes s'il ne l'avait si bien connu.

    « On n'a fait aucun bruit, voilà un bâillon plus qu'efficace et agréable. »

    Elle n'osait plus le regarder.

    « Tu mens, tu n'as pas froid. Ou du moins, tu n'avais pas froid il y a quelques secondes. »

    Il marqua une pause en l'observant alors qu'elle fuyait, qu'il voyait s'envoler l'instant magique.

    « Moi aussi j'ai aimé cela. »

    Elle ne l'admettrait jamais, mais ce n'était pas le plus important. Il savait. Et il lui faisait comprendre qu'elle ne le leurrait pas sur ce point, même si elle se mentait à elle-même, comme elle avait si bien prit l'habitude de le faire.
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Ce message a été posté Sam 13 Avr 2013 - 12:58

La bouche de Vesperion s’ouvrit sur un « o » silencieux. Choquée. Et ses yeux daignèrent enfin retourner à Andréas. L’enfoiré. Ce n’était qu’un enfoiré. Un gosse. Un avorton dénué de sagesse. Dénué de réflexions. Non il était incapable d’empathie. Incapable de se contrôler. Un hystérique sans cervelle. Un parfait abrutit. Ses joues flambèrent dans la pénombre. Ses poings se crispèrent. Et elle le repoussa plus durement encore.

- T’es qu’un salaud !

C’était tout ce qu’il faisait jamais avec elle. Jouer et se moquer. Parfaitement ignorant de ses sentiments à elle. Dédaignant sa culpabilité. Pour pouvoir juste la manipuler. Retourner ses faiblesses contre elle. La regarder s’échiner à essayer de s’extirper en vain de son propre cœur. Elle se baissa pour ramasser une boule de neige. La lui écrasa contre son visage de beau garçon. Un beau garçon sur de ses charmes et de l’effet qu’il lui faisait. Un garçon ricanant qui pouvait s’offrir tout ce qu’il voulait. Avec un simple sourire et le comportement adéquat. Jusqu’à ce que les filles s’aident. Et qu’il leur crache dessus.

- Faut toujours que tu fasses ça ! Toujours ! Je peux pas me laisser aller avec toi sans que tu te foutes de moi ! T’es un danger ! Tu le sais que j’ai pas le droit de faire ça mais t’en profite quand même ! Et après tu fais bien en sorte de me montrer ce que j’ai fais. Toujours tu me harcèles ! Toujours ! Toi et tes baisers à la con ! Et je dois faire quoi moi après ?! M’écraser devant toi parce que t’as obtenu ce que tu voulais ! Tout ce que tu cherches c’est m’abaisser à ton rang ! Je suis meilleure que toi ! Je vaux beaucoup mieux que toi ! J’essaye de t’aider et tout ce que j’ai en retour c’est ça ! Tes insultes !

Une autre boule de neige s’éparpille dans ses cheveux bouclés. Il a réussit à lui faire perdre son calme. Ce n’est plus la rage contrôlée maintenant. Les larmes roulent sur ses joues. Gèlent un peu au bord de sa mâchoire pointue. Ses lèvres proéminentes tremblent. Elle essaye de ne pas sangloter.

- Tu me. Tu me.

Tu me brises le cœur. Un baillon efficace enfoiré. Pas chaud il y a quelques secondes connard. Oui elle sait ce que ça signifie tout ça. Elle sait parfaitement voir le second dialogue. Celui que lui sortira ses parents. Tu es faible. Celui que lui sortira les sang-purs. Tu n’es pas comme nous. Celui que sussure Andréas avec arrogance. Tu ne mérites que ça. Fauter comme la dernière des moldues en chaleur. Te pendre au cou des rang moindres et salir ton sang. Parce que tu ne vaux rien. Rien du tout.

« Moi aussi j'ai aimé cela. »


C'est ça son pouvoir sa magie. Il sait. Il sait toujours tout.

C’est sa main qui s’écrase contre sa joue. Mais même ce geste là est retenu. Parce qu’elle ne veut plus le toucher. Elle ne veut plus cela. Elle sursaute presque. D’avoir pensé à lui faire mal. Là. Mal vraiment. Même si c’est tout ce qu’elle souhaite. Elle est incapable de mener son envie à bien. Et s’en veut pour cela. S’en veut à mort.

- …. Menteur. Menteur ça aurait pu être n’importe qui au fond. Tant que tu peux la ramener à ton niveau. T’es qu’un menteur manipulateur. J’aurais jamais du. Qu’est ce qui m’a prit de croire. Tu comprendras jamais !

Elle le bouscule d’un coup d’épaule. En cherchant à fuir. Le visage grimaçant de honte et de douleur. Et quelque part. Belle dans cette laideur. Qui brise le masque. La laisse comme elle est. Une presque femme. Soumise. Dévorée. Et coupable.
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Ce message a été posté Dim 21 Avr 2013 - 9:45

    Combien de noms d'oiseau lui avait-elle déjà lancé avec mépris et colère ? Trop pour qu'il ne prenne la peine de les compter, trop pour qu'il n'en soit blessé. Andreas était un garçon sincère, qu'importe que Vesper remette totalement en doute ses actions ou sa manière de procéder. Il était sans doute trop franc pour elle qui préférait l'hypocrisie mielleuse des Sangs Purs. Il était trop léger, trop insouciant. Elle pensait constamment qu'il se moquait d'elle quand il la complimentait. Encore une fois, alors qu'il trouvait le bâillon de ses lèvres agréable, alors qu'il pointait du doigt sa mauvaise foi concernant le froid, elle partait dans une de ses crises qui ne le touchait même plus et qu'il n'écoutait que d'une oreille distraite.

    « Dommage que tu prennes le fait que j'adore t'embrasser et que je le dis comme une insulte. Mais c'est vrai que je suis d'un rang inférieur, quel outrage ! »

    Était-ce là le problème ? Trouvait-elle insultant que le seul garçon qui s'intéresse à elle ne soit pas un de ses précieux Sangs Purs ? Et pensait-elle vraiment ce qu'elle disait quand elle se disait tellement supérieure et jouait les Saint Bernard en l'aidant ? N'importe quoi, il n'avait besoin de l'aide de personne et surtout pas d'elle, il était très bien comme il était. Mais si c'était là sa façon de s'expliquer le pourquoi de sa présence avec lui, de son affection pour lui... pauvre petite Serdaigle totalement aveuglée qui préférait mépriser le seul être qui l'aima pour elle plutôt que d'accepter un amour qui n'avait besoin d'aucune condition...

    Elle se vengea à coups de mots blessants et de boules de neige et Andreas la coupa dans sa verve en simplement lui annonçant qu'il avait également aimé ce baiser. Elle pouvait se cacher derrière toutes les excuses du monde, elle pouvait se mettre en colère et jouer les outrées, sur le moment, quand ses doigts s'étaient glissés dans les boucles brunes quand sa bouche s'était entrouverte, il y avait eu la preuve incontestable qu'elle avait aimé ce baiser, qu'elle l'avait même prolongé. Il ne l'avait forcé en rien, elle s'était ouverte comme une fleur trop longtemps privée de soleil qui se sent enfin renaître.

    Et pour cela, il devait payer, il avait commis la pire des infamies:la voir comme une femme, la faire se sentir femme. Et pour cela, pour une vérité nue, il reçut une gifle, pas très violente, mais cuisante, reflet de l'orgueil blessé de Vesperion. Elle le traita de menteur, ajoutant que cela aurait pu être n'importe qui... Cette fois, oui, il en fut blessé, blessé qu'elle puisse penser qu'il joue avec elle, qu'il puisse mentir... Se servir d'elle et manipuler ses sentiments pour arriver à ses fins. Il en resta muet de stupéfaction avant qu'elle ne le bouscule, blessée et ne s'échappe, incapable de l'affronter :

    « Non, il n'y a que toi, il n'y a jamais eu que toi Vesperion Quinn ! »

    Les paroles s'envolèrent dans le vent, alors que l'interlude était terminé, alors qu'elle l'abandonnait là, dans la neige et le froid. Oui, il fut soudain glacé, mais pas à cause du temps. A cause des paroles de la jeune femme... En quoi avait-elle cru et qu'avait-il donc piétiné en lui montrant simplement qu'il était amoureux d'elle et qu'il la désirait ? Il n'avait jamais flirté avec les autres filles, il n'était pas un joli cœur, alors que lui reprochait-elle ? Il ne comprendrait jamais, c'était bien la seule vérité, parce que jamais elle n'aurait le cran de lui expliquer le problème, se retranchant dans sa propre vérité, illusoire et inventée de toutes pièces...

    Il soupira, passant la main dans ses boucles humides de neige, avant d'enfoncer les mains dans ses poches et de prendre la direction du château et de la chaleur, qui pourtant, ne le réchaufferait pas... Seul le souvenir de ce baiser volé et pourtant partagé avait ce pouvoir et un mince sourire se dessina sur ses lèvres malgré tout.

    L'avantage d'être un éternel optimiste.
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Ce message a été posté Dim 21 Avr 2013 - 9:45

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