La Charité recouvre de nombreux péchés.



 



La Charité recouvre de nombreux péchés.
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mer 5 Déc 2012 - 22:07

Topic ouvert à 2 ou 3 sorciers de sang-purs qui souhaiteraient participer à cette soirée mondaine à but caritatif (après cela fera trop de monde, trop de bordel ^^') en plus des 3 déja prévus: Corvus & Aquila Hunter, Violet Zabini.

But des dons du Gala de charité:

C'est une association de nobles sang-pur (souvent oisifs) dite d’intérêt public qui se veut à but caritatif pour l'aide aux Enfants Sorciers, organisant quelques manifestations, soirées, galas voir évènements pour récolter des dons (maladies infantiles, maladies infantiles orphelines, blessures infantiles ect), ce qui bien sûr est souvent plus hypocrite qu'autre chose, ayant lieu dans des débordements de richesses.
Vous pouvez décider d'être un membre direct de cette association sans soucis, ou un simple sorcier habitué de ces soirées. Mais une invitation est obligatoire et l’événement hautement guindé et surtout d'importance sociale.

Concernant le postage, on va éviter d'être trop regardant sur l'ordre de publication, vous pourrez poster plus/moins, tant que vos actions n'ont pas de portée sur les autres groupes/personnes présentes a par celui avec lequel vous interagissez.





La Charité recouvre de nombreux péchés.
Proverbe anglais



Un gala de charité. Une putain de soirée à but caritatif étouffé par l'opulence, la décadence et l'hypocrisie des plus grands. Quoi de mieux pour se montrer en société que de feindre l’apitoiement quand à ces pauvres et pathétiques gamins? Quoi de pire pour tout à chacun de se défiler d'une de ces mises en scène pitoyable, ne pas mettre la main au coffre pour lancer une poignée de galions qui seront tout sauf compatissants?

Mère se rendait chaque année à cette petite soirée bon-chic, bon genre, pour représenter la famille Hunter, compatir des méchancetés du destin et discuter de frivolité en touchant à peine aux hors-d’œuvre hors de prix. Embarquant Aquila comme un de ses plus beau meuble, une de ses plus belles pièces de collection. Je me souviens parfaitement me moquer ouvertement de lui et de la situation par hibou, l’imaginant droit comme un i, ses petits yeux parcourant la salle et tout à chacun, obligé de discuter aimablement avec les différents contacts familiaux et de passer pour le parfait petit cadet Hunter. Propre et bien élevé.

Jusque maintenant. Je pinçais quelque peu les lèvres d'agacement avant de soupirer et de rouler des yeux.

"Franchement, Aquila, quelle idée débile...Moi? Ici? Quelle mouche a donc piqué Mère, humm?"

"Elle ne pouvait pas venir et il était hors de question que la famille Hunter fasse l'impasse sur cette soirée. Il était tout à fait logique d'y envoyer ses deux jeunes fils, dont le brillant avocat revenu de pays lointains..."

"Oui, oui.."

"Ne demande pas si tu te fiches de la réponse, Corvus."

J'haussais les épaules avant de sourire. Cette histoire m'agaçait, mais ce sentiment ne durait guère chez moi. Et effectivement, Aquila m'avait déjà tenu la jambe trop longtemps pour m'expliquer la décision de mère de se rabattre sur nous deux et l'impossibilité de lui faire faux bond. Tout en m'assurant qu'il y aurait largement de quoi m'occuper pendant ces longues heures de torture hypocrite: de la boisson, des victuailles toutes plus fines les unes que les autres, de belles demoiselles qui se pâmeraient de ma présence virile, et même un intérêt professionnel avec certains contacts sorciers. Je n'avais pu que râler pour la forme pour finir et commencer à choisir ma tenue prochaine, relire quelques dossiers à la va-vite et regretter une fois encore ma demeure de Budapest. Je n'avais jamais aimé l'autorité et pression parentale, maintenant moins que jamais.

Et comment mère pouvait-elle vraiment croire que j'allais faire honneur à la famille? Moi? Corvus Hunter? Incapable de garder ma langue à sa place, pas plus que mes mains ni le reste? Je souriais doucement. Sans prévoir par avance mon comportement, je ne comptais absolument pas me restreindre. Encore moins avec l'information que m'avait souffler, presque paniqué, mon cher petit frère ce matin même, me plongeant dans un état bien étrange.

Violet Zabini. Cette gourde venimeuse serait présente. Comme chaque année, d'après Aquila. J'avais hésité. Trépigné même. Insulté. Avant de bouder dans mon bureau en travaillant faussement. Mais encore une fois, Aquila avait eut raison. Je ne pourrais l'éviter indéfiniment à Londres à moins de me cloitrer pathétiquement, ce qui me serait absolument impossible. Je ne pouvais faire comme si elle n'existait pas, pas plus que laisser chacune de mes cellule brûler de colère contre elle. Malgré mon énergie vivace, je m'userai bien avant d'obtenir satisfaction, et ce serait une victoire que je refusais de lui octroyer. J'avais eu le temps de réfléchir un peu depuis l'épisode catastrophique du Chemin de Traverse, de me calmer et choisir une voie à suivre. Je ne me comprenais pas moi-même, mais cette vipère ne méritait pas que je me prenne la tête pour elle. Encore moins que je viole mon organisme avec des alcools aussi merdiques. Que j'use mon temps si précieux à me créer des aigreurs et migraines.
Non. Je me ferais un plaisir de lui prouver que son libre-arbitre si nullissime de l'époque n'aura fait que la projeter dans un nouvel enfer. Je me jouerai d'elle dès que possible, l'entrainerais dans les toiles brûlantes de mon éloquence et la transformerais en poupée disloquée. Elle me considère comme un monstre? Je lui donnerais raison. Mais contrairement au feu qui me ronge de l'intérieur, je ferais tout ceci par plaisir et sadisme, je m'amuserai.

Je ne lui donnerai plus la victoire de me mettre hors de moi. Je lui montrerai que je peux être bien pire sans être le pire.

Remontant mon col correctement sur mon haut de veston, nous pénétrions dans la bâtisse de pierre londonienne, arrivant devant ce qui semblait être un premier obstacle.

"Cet homme semble avoir un balais dans le cul encore plus rigide que le tiens Aquila.."

Murmurais-je en riant alors que nous arrivions à la hauteur d'un serviteur au visage guindé, à la mine froide et hautaine, au regard vide et lointain. S'il avait entendu mes propos, rien dans son comportement ne m'en informer. Aquila se contenta de lever les yeux au ciel avant de nous présenter dans le plus strict protocole.

"Lord Corvus et Lord Aquila Hunter."

Tout en tendant une enveloppe au papier de qualité certaine, contenant le premier don "initial" que chacun faisait en arrivant, alors que l'homme gribouillait probablement nos noms sur son livre épais, prenant l'enveloppe tendue comme si cela n'était rien du tout.

"Vous savez qu'il est de votre responsabilité de vérifier la valeur et l’authenticité des dons primeurs? Je me doute bien que vous devez déjà donner tout votre possible pour garder cette façade lisse devant autant de sang-purs supérieurs, mais il serait navrant de devoir conclure cette soirée par un fiasco financier pour une faute aussi désuète, mon cher.."

"Corvus...ne veux-tu pas laisser ce basique tranquille?" Soupira Aquila en m'entraînant de force plus loin, alors que je voyais bien l'homme hésiter quand à la marche à suivre dorénavant. D'un sourire satisfait, j'emboitais le pas à mon jeune prodige de frangin.


La salle était splendide, évidemment. Grande, spacieuse, récurée à neuf par des masses d'elfes de maison, un banquet prometteur dans un coin, des couples de sorciers se déplaçant au gré des discussions, une musique classique de haute qualité, des lustres à n'en plus savoir briller et quelques ouvertures donnant sur d'autres espaces de la grande demeure sorcière.

"Bon, je dois te laisser quelques instants Corvus, Maître Dent est présent, je dois absolument lui parler."

M'expliqua aquila en me désignant un homme entre deux âges que je ne connaissais nullement.

"Qui est-ce pour te pousser à m'abandonner de la sorte dès notre arrivée dans ce nid de frelons?"

"Oh Corvus, je t'en ai déja parlé! C'est un Maître Horloger Anglais de renom, sa famille est à l'origine de notre Big Ben nationale! Et puis je n'en aurais pas pour trop longtemps, je préfère m'occuper de cela immédiatement, au moins ce sera fait."

J'haussais les épaules tout en parcourant la salle du regard, reconnaissant quelques visages familiers, faisant signe à Aquila de se dépêcher - sa conversation avec cet homme ne m’intéressant nullement- avant d'opter moi aussi pour un contact professionnel pour commencer. J'attrapais un verre à pied en chemin -sous le regard outré d'un jeune homme qui semblait rapporter le petit plateau de boisson à d'autres personnes- et rejoignais mon homme.
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Ce message a été posté Jeu 6 Déc 2012 - 17:59

    Il était en retard comme à son habitude et les deux femmes avaient attendu une quinzaine de minutes avant de se décider à ne plus l’attendre. Oliver Zabini aimait se faire remarquer et le faisait de toutes les manières possibles et ce soir il avait fait le choix de planter ses deux soeurs et de les rejoindre avec un grand sourire sur les lèvres plus d’une heure après. Erin leva les yeux au ciel et descendit sa coupe d’hydromel cul sec avant de fixer sa cadette, les dents serrées.

      « Ignore le. »
      « Mesdames... »
      « Je dois t’ignorer désolée... »
      « Vi ! »

    La rousse se mit à glousser doucement et cessa immédiatement quand Lord McKellen vint saluer les trois Zabinis présents au gala de charité. Il demanda des nouvelles du mari de la restauratrice de renom, salua la toilette de la plus jeune et se contenta d’une poignée de main virile avec Oliver qui piocha sur un plateau pour enfourner quelques amuses gueules quand leur compère eu disparu.

      « Ils sont excellents, on dirait ceux que tu as fais pour la dernière réception des parfaites sangs pures coincées et frigides... »

    Sa jumelle écarquilla les yeux alors que Violet s’étouffait avec sa gorgée d’alcool avant de lui faire signe discrètement de la fermer. Et rapidement avant que la situation ne dégénère... comme d’habitude.

      « Est-ce que tu viens de comparer ce que je fais à ces trucs immondes ? »
      « Point du tout ma colombe mais la seule raison de ma présence ici est la pseudo gratuité de tout. Et je me donne une heure pour coincer la jolie serveuse basique dans un couloir étroit. Qui est ici pour les pauvres victimes des maladies orphelines ? Tout le monde se fout des malades ! »

    Les deux femmes eurent une mimique dégoutée et se décalèrent légèrement pour fixer la demoiselle de son choix.

      « Tu es marié Olie, à une harpie certes... mais marié. »
      « Et toi tu es une vierge innocente qui ne connait rien à la vie. »
      « Il a un point, un point totalement déplacé mais un point quand même mais cela importe peu car la morbinite le guette. »
      « Cite moi une victime de la morbinite. »
      « Toi... bientôt... j’espère... »
      « Vous me faites mal au crâne... »

    Leur petit jeu prit de nouveau fin alors qu’une nouvelle connaissance s’approchait d’eux pour demander des nouvelles de leur Tante Kayla qui ne serait pas présente ce soir. Malade d’après ce qu’il avait entendu. Les trois se retinrent de rire en sachant pertinemment que leur célèbre Kayla se foutait des maladies comme de sa première émission. Comme la plupart des personnes présentes en somme mais il ne dirent rien et se contentèrent de jouer leur rôle de sangs purs à la perfection avant que Violet ne s’éclipse dans un coin pour fixer le reste de la salle et tenter de trouver d’autres compagnons avec qui passer quelques minutes.


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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Ven 7 Déc 2012 - 19:46

Les galas de charité... Voila bien un truc mondain que Brooke comprenait mal, voire pas du tout. Si les pauvres étaient pauvres et malheureux, qu'y pouvait-elle ? C'était comme ca ! D'ailleurs, si les malheureux ne l'étaient plus, il n'y aurait plus aucun intérêt à être riche et heureux... Hé ! Soyons logiques !
Dans la famille Macnair-Schmidt, c'était le hobbie d'Anton. Brooke se débrouillait le plus souvent pour éviter la corvée de faire des ronds de jambes à des rombières bien-pensantes et qui faisaient la pluie et le beau temps sur qui était fréquentable ou non. Et il valait mieux se faire porter pâle que de risquer de les froisser. Seulement aujourd'hui, alors que Brooke venait A PEINE de fêter son anniversaire, Anton lui avait infligé d'y aller à sa place. Il savait pourtant que c'était SON anniversaire, pourquoi lui infliger une telle punition ?! A croire qu'il ne la connaissait pas... Enfin... A la réflexion, effectivement, il ne la connaissait pas...
Retenu par une importante réunion avec la branche Francaise de la maison d'édition familiale, elle avait eu le choix entre aller passer une semaine auprès de sa chère soeur ou rester à Londres mais faire acte de présence à ce gala. Le calcul avait été très vite fait... Tout pour éviter de se retrouver avec Tamara, de devoir subir son manoir trop parfait, et son brushing surfait. Quelques heures à faire semblant de plaindre les malheureux du moment n'était pas cher payer pour une semaine de tranquilité.

Vêtue d'une somptueuse robe tout sauf discrète et de la dernière mode, elle se présenta à l'entrée, accompagnée de sa nièce, Alexianne [je te laisse le choix d'y inclure Gemma ou pas]. Elle évitait sa soeur, mais n'avait pas échappé à sa nièce. Tout aussi guindée que sa mère, Alexianne avait néanmoins l'avantage d'être jeune et malléable... et moins insupportable que sa soeur...
Elle tendit le carton d'invitation d'un geste d'une prétention sans égal, sans même regarder l'ouvreur. Sans aucun doute un basique, même pas mignon, qui ne méritait nullement son attention. Et s'il était ouvreur, il n'en valait sans doute pas la peine. Elle se contenta de scruter la facade du batiment, en se demandant combien de verres elle pourrait descendre avant de trouver la compagnie supportable. Que ce soit sa nièce ou les généreux participants à l'événement.
En entrant dans la salle, elle se présenta aux organisatrices avec un sourire charmeur et hypocrite en diable, serrant les mains, trouvant des petits mots trop affectés pour être honnêtes, et faisant en sorte de ne pas trop faire honte à son mari. Elle avait un minimum d'éducation quand même, et les galas de charité, il fallait un minimum respecter. Mais très vite, elle se dirigea droit vers le buffet, supposant Alexianne dans son sillage.

" Par Merlin, si je ne bois pas quelque chose rapidement, je vais me noyer dans cette mièvrerie... " elle attrapa une coupe de champagne plus généreusement remplie que les autres avant de balayer la salle du regard, scrutant les visages pour trouver du gibier à traquer. Il semblait y avoir du beau linge, elle repéra quelques têtes connues, quelques autres consommables, voire même appréciable, voire même à chopper rapidement avant qu'ils ne se sauvent. Elle était d'humeur à s'offrir un toy boy pour son anniversaire...

" Alors ma chère nièce... Crois-tu que l'on va s'amuser ? " Même si elle doutait qu'Alexianne et elle aient les mêmes notions de l'amusement, il serait amusant de comparer leurs points de vue. Et d'entreprendre de lui faire changer d'avis.
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Ce message a été posté Ven 7 Déc 2012 - 21:19

Même à travers le somptueux tapis rouge qui menait à la réception, les talons de Brooke parvenaient à battre un vacarme perçant à la mesure de ses pas. Alexianne et sa grand mère quant à elles, devaient presque trottiner en levant de quelques centimètres leurs longues robes pour la rattraper.
Ce n'est pas que la jeune fille tenait absolument à passer la soirée avec sa tante, mais après tout, elles étaient venues toutes les trois, les jeux étaient faits, autant jouer jusqu'au bout. Et surtout, Gemma semblait particulièrement ravie de passer la soirée avec elles deux, et de voir Brooke à ce genre d’éventements : un gala de charité.

ϟ Gemma Macnair (ft. Susan Sarandon)
Gemma avait obtenu deux places, comme chaque année, et puisque Rogan était 'indisposé', le choix de son accompagnatrice ce porta sur sa petite fille, plus qu'enchantée de participer à ce rassemblement. Alexianne avait toujours su se délecter des mondanités, elle en raffolait peut être déjà plus que sa mère, et c'est bien le seul point commun qu'elle se voyait avec Brooke. Mais assurément, elle n'y voyait pas le même intérêt. Pour la jeune fille, ces festivités lui permettaient d'une part de s'échapper un peu du manoir, une prison qui avait seulement le mérite d'être démesurément grande, mais aussi de profiter des seuls divertissements qu'elle voyait convenable pour une jeune femme. Dans un tel gala, elle se sentait adulte et à sa place, parfaitement, et ce genre de sensation était pour le moins grisantes.
« Je te présenterai le membres de l'association, elles sont charmantes tu verras. » Lui lança sa grand mère alors qu'elles semblaient toujours à la poursuite de Brooke.
« Pourquoi n'as tu jamais rejoint l'association dans ce cas ? » Sa grand mère lui lança un sourire à la dérobée, le plus éclatant des sourires avec une certaine complaisance très bien masquée, puis ajouta avec ironie.
« Parce qu'elle sont charmantes justement ! » Alexianne fronça les sourcils, n'étant pas certaine de comprendre et sa grand mère d'ajouter pour clore « Tu verras ma chérie ! »

Elles parvinrent finalement à se présenter à l'ouvreur juste à la suite de Brooke. Elles présentèrent leur carton d'invitation chacune leur tour, adressèrent le sourire qu'il convenait puis pénétrèrent dans la salle. Une salle somptueuse, un cadre qui ravit aussitôt le regard d'Alexianne qui s'attardait déjà dans chaque recoin orné de moulures d'or, de tapisseries richement tissées, et même sur le carrelage qui relevait d'un travail du bois impressionnant. Si elle avait cru au départ être trop habillée pour l'occasion, elle était bien heureuse à présent que sa grand mère ait insisté pour cette longue robe bleu roi, un peu passée peut être mais Alex l'avait préféré à une robe sirène satinée et trop près de corps.
« C'est magnifique ! » Alexianne se tourna vers sa grand mère, mais se rendit compte que la silhouette rouge de cette dernière, forcément rouge, s'était déjà perdue au milieu d'un groupe de connaissance visiblement. Elle sourit, gênée, car toute seule, mais Gemma revint bien vite et lui glissa à l'oreille avec une oeillade vers une femme à l'aube de la cinquantaine.
« La présidente de l'association est là bas. »
« Oh, j'aimerais beaucoup la rencontrer pour en savoir plus sur le but de ce gala, sur leur association. » Les deux femmes quitètrent enfin la présidente des yeux quand Gemma attrapa avec un sourire le bras d'Alexianne en lui montrant un groupe de personne plus loin vers leur gauche.
« Bien sûr, mais plus tard. Je dois aller saluer quelques personnes du ministère pour ton grand père. » Alexianne esquissa juste assez pour se faire comprendre, une moue un peu inquiète à l'idée d'être laissée seule au milieu de la foule et sa grand mère ajouta. « Je vous rejoindrai Brooke et toi. » Nouvelle grimace de la jeune fille qui cette fois reçu une réponse un brin plus agacée. « Et bien va m'attendre au buffet ! »
Sur ces mots elle la quitta tout de suite et la jeune fille en fit autant, comme pour promettre qu'elle ne l'embêterai plus.

Le buffet était impressionnant, si bien qu'après les étoiles dans les yeux vinrent les questionnements intérieur. Pourquoi faire un gala de charité dans le but de récolter des fonds s'il y avait déjà tant d'argent dépensé dans les petits fours ? C'était une question qu'Alexianne s'était toujours posée à propos de ces événements, mais la question était bien vite éclipsée, car elle était bien aise de trouver un buffet si soigné et elle aurait été certainement indignée qu'on leur serve des sandwich...
Elle n'aurait de toute façon pas eut le temps de se poser de question trop longtemps puisqu'elle fut interrompue par la venue inattendue et non désirée de Brooke à ses côtés.
Alexianne roula aussitôt des yeux en apprenant sans surprise qu'elle venait chercher un verre alors que la nièce elle, se servait en verrine de crudité. Alex se retourna vers Brooke quand cette dernière scrutait déjà la salle de ses yeux de serpent, et pour cause, elle lui demanda la seconde d'après si elle pensait pouvoir s'amuser ici. La jeune fille s'arrêta net avec une bouchée toujours dans la bouche, les yeux ronds scrutant la tenue... sans surprise de sa tante et finit par avaler avec difficulté. Elle esquissa le meilleur sourire qu'il lui était possible de lui offrir sans se refuser à lui donner un léger aperçu du mépris qu'elle lui témoignait à l'instant même.
« Je pense que l'on va beaucoup s'amuser, ma chère Tante. » Assurément, elles s'amuseraient chacune à leur manière. Alexianne aurait d'ailleurs voulu faire une référence à Anton pour rappeller à Brooke qu'elle était mariée, mais d'une part, il lui restait assez de respect pour elle pour ne pas l'insulter, mais d'autre part elle ne lui apprendrait rien, et c'était cela le pire... Elle se servit une nouvelle fourchette de cette verrine moins bonne qu'elle n'y paraissait finalement puis ajouta avec plus de sérieux. « Est ce que tu connais la présidente de l'association ? » Alexianne lui montra la femme en question que lui avait montré Gemma plus tôt « C'est cette femme. Je serai curieuse de savoir ce qu'ils vont faire des fonds récoltés. J'espère au moins qu'il restera de l'argent pour les enfants après qu'ils aient couvert les frais d'organisation du gala... » Disait elle alors même qu'elle prenait une nouvelle fourchette de sa verrine...

Gemma revint un instant plus tard auprès d'elles, avec son grand sourire. Un regard vers Brooke, avec le sourire, ce n'était que la première coupe de la soirée après tout.
« Fidèle à toi même ma chérie. » puis vers sa petite fille « Alexianne prend donc une coupe, c'est bien meilleur que ces verrines trop colorées ! » Elle prit deux coupes, dont l'une qu'elle tendit à Alex. « Ta robe est superbe chérie, » lança t'elle à Brooke après avoir jugé l'étoffe de son épaule « Quelque peu... »
« Osée ? » lança Alexianne en trempant ses lèvres dans le champagne, n'y tenant plus, mais toujours avec le sourire. Gemma elle aussi sourit, plutôt par gène et ajouta.
« Non... Audacieuse, je dirais... » Puis plus à l'aise elle passa une main sur la joue de sa fille. « Mais elle te va à ravir. J'aurais juré l'avoir déjà vue sur Elisabeth ! »
« Tout s'explique... » lança la jeune fille d'un ton désinvolte en scrutant les environs.

C'est à ce moment qu'elle l'aperçu. Ce vieux débris, qui n'était pas si vieux en réalité mais c'était son caractère détestable qui lui donnait une bonne vingtaine de plus aux yeux d'Alexianne. Son patron, enfin son supèrieur, celui à qui elle devait rendre des comptes au sein même de son bureau, et à qui elle n'avait pourtant pas rendu un dossier sur les nouvelles directives concernant le transport de produits alimentaire magique par bateau. Un sujet qui n'avait pas passionné Alexianne, et pour lequel elle s'était permis un passe droit exceptionnel.
Seulement, l'enjeu était maintenant de l'éviter à tout prix. Non seulement pour s'épargner sa fureur mais pour éviter que sa grand mère ne croit que sa petite fille ne soit devenu une fainéante.
Sans attendre elle tendit sa coupe à Brooke puis lui mit tout à fait dans la main.
« Tu peux me tenir ça s'il te plaît ! » Une de plus ou de moins, sur elle ça ne ferai pas la différence.
« Tout va bien ma chérie ? » lui demanda sa grand mère qui devinait son empressement, son trouble qu'Alexianne n'avait pas le temps de masquer de toute façon.
« Oui oui tout va très bien, je m'absente seulement un instant, mais je reviens. » Elle était déjà partie.

Il fallait qu'elle s'eclipse, qu'elle trouve un endroit où elle serait certaine d'être en sécurité.
Les toilettes !
Ce n'était pas vraiment l'image qu'elle s'était faite de sa soirée mais au moins elle aurait la paix, la vie sauve surtout. Dans quelques minutes il se serait éloigné du buffet, et les choses pourraient alors reprendre leur court normal.


Dernière édition par Alexianne de Keroual le Dim 9 Déc 2012 - 2:16, édité 1 fois
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 9 Déc 2012 - 2:14

Ma discussion avec le dégoulinant homme de droit fut heureusement plutôt prolifique et utile malgré le dégoût blasé qu'il m'inspirait.Gros, gras, d'une ambition démesurée mais peu subtile et sans élégance. Mais un homme de poids que je devais garder dans ma manche, maintenant que j'étais de retour au pays malgré mon expertise portant toujours sur l'international. Il était plus facile de tendre le bras et partager ses clients avec un homme connu de son entourage qu'une ombre qui semblait errer inutilement sur les lieux.En Hongrie, Pologne ou même Suède ma carte de visite était automatiquement partagée aux sorciers anglais et compatriotes, il me fallait maintenant rester dans la course ici aussi malgré que je continuais à gérer des affaires en Europe de l'Est.

Je ne pouvais m'empêcher de laisser mon regard parcourir la salle tandis que nous parlions. Ce n'était guère poli, pas dans les règles de l'art de la discussion et pas le moins du monde respectueux, mais malgré la position du semi-obèse dans notre société, je l'aurais voulu que cela aurait été impossible. Et je m'en fichais. Cela ne m'empêchait absolument pas de suivre parfaitement la conversation et ce de façon pertinente, tout en terminant ma coupe que je reposais sur le bord d'une fenêtre après avoir joué quelque peu avec.L'arrivée d'un sorcier en particulier accapara mon attention alors que je plissais légèrement des yeux sous l'anticipation et la concentration agréable que je ressentais.

"Parfaitement, Mr. Sion. Mais faites-moi plaisir, oubliez donc votre histoire pathétique! A votre âge il est trop tard pour commencer à penser par vous-même, ne pensez-vous pas?"

Je terminais rapidement ma coupe, jouant quelques instants avec elle en essayant de ne pas perdre de vue ma cible. Je souris pour moi-même en le voyant rejoindre ce que je cherchais. Parfait.
Balayant d'une même le grognement de réplique de l'homme de loi, je continuais ma rapide remise à niveau.

"Votre tentative de jurisprudence est bien trop général pour que cela puisse porter préjudice à la partie adverse. Essayez plutôt de les convaincre qu'il s'agit de leur propre initiative. Et parlez-leur sans en avoir l'air du précédent de la Bête de Gévaudan. Un conte complètement stupide et connu même des sang-de-bourbe mais dont la lecture du dossier original en étonnera plus d'un. Même vous. Surtout vu."

Et sur ces derniers mots, je lui fit un dernier sourire avant de lui serrer la main vivement afin de prendre congé. L'homme serait vexé quelques jours, essayerait surement de s'entêter dans sa stupide tentative juridique avant de penser à moi....et mes conseils, les étudiants et testant. Il me recontacterait, se rendant compte que malgré ma verve, j'avais raison.

Je déposais le verre vide sur la première pierre venue avant de traverser la grande salle, évitant légèrement Oliver Zabini, même si ce dernier m'avait permis de trouver sa petite salope de sœur parmi le reste des convive. Le sorcier avait toujours été assez sympathique mais je préférais tout de même ne pas jeter de l'huile sur le feu, pas de suite. Certaines personnes savent être bien trop sanguines à mon goût et vis-à-vis de ma propre personne. On ne pouvait avoir confiance en personne de nos jours, quelle époque folle!

Je ricanais doucement, avant de siffloter légèrement une mélodie qui me passait par l'esprit.

Attrapant une nouvelle coupe d'un probable Mure-cassis ainsi qu'un petit canapé, je m'adossais contre l'un des murs de pierre taillée, non loin de la plus jeune des Zabini. Si celle ne me vis pas immédiatement, apparemment en discussion avec une sorcière inconnue au physique peu avantageux, je remarquais nettement son léger sursaut peu après, alors que je laissais mon regard parcourir ses propres formes sans discrétion aucune. Je présume que la bienséance vis-à-vis de son interlocutrice la força à continuer la discussion puisqu'elle était encore là lorsque j'arrivais lentement au niveau de son visage, de son regard.

Je souriais, arrogant et moqueur, quelque peu sombre, et sans détacher mes yeux des siens, je levais mon verre dans sa direction avant de le boire cul-sec et de m'éloigner sans un regard de plus.

Ma première approche me convenait. J'étais amplement satisfait de moi-même et l'adrénaline qui en avait découlé me grisait doucement.

Je jetais une œillade rapide vers le coin de la salle où s'était replié Aquila et son soi-disant Maître Horloger, constatant ce que je savais déja: ce petit serpent était bien en intense discussion avec ce dernier, un homme d'une cinquantaine d'année à la moustache démodée et au veston d'outre-tombe. Probablement un basique de niveau 2 ou 3..Quoi que l'expérience m'avait apprise que certains sang-purs avaient malheureusement l'impolitesse où l'incompétence chronique d'être incapable de la moindre once de classe ou élégance. Il suffisait d'ailleurs de penser à mon aîné pour en avoir une preuve flagrante... Posséder un esprit libre ou rêveur ne justifiait nullement un tel manque d'étiquette. Il suffisait de me voir moi, Corvus Hunter. Je n'étais nullement connu pour mes actes de convenance, et personne ne me forcerait à porter ce que je ne souhaite pas. Mais si une envie ou un défi pouvait me pousser à la surprise vestimentaire, jamais cela ne tournerait au ridicule contrairement à certains et encore moins ne m'abaisserait à la radinerie en matière de qualité. On était sang-pur et possédait cette prestance naturelle ou non, malheureusement.

Je m'en détournais, recherchant la suite de mes occupations. Le banquet me semblait prometteur, un lieu de rencontre souvent jouissif quels que soient les sorciers s'y trouvant, j'y trouverais immanquable quelques compagnons de jeux, volontaires ou non...

Un bruissement de tissu et des pas rapides. Mes lèvres s'étirèrent doucement...

"Trouvée..." Murmurais-je.

Le petit couloir qui menait vers d'autres pièces secondaires de la grande salle était plus proche de moi que d'elle, je m'y engouffrais rapidement, évitant de justesse un couple âgé qui maugréa sous mon impertinence avant de me poster un peu plus loin.

Les petits souliers claquant rapidement sur le sol m'informèrent très vite de l'arrivée imminente et pressée de la jeune sorcière. Si impatience qu'elle ne jeta même pas un regard à ma silhouette juste après l'angle du couloir. J'avais vu juste, les toilettes à l'étage.

D'un mouvement rapide, je lui coupais le chemin, utilisant sa vitesse et point de gravité pour la faire pivoter vers le mur que j'occupais une seconde plus tôt, me postant entre elle et le reste du couloir.

"Et bien alors, ma chère Alexianne, on snobe son cher petit cousin? Je ne te savais pas si mal élevée.."

Un sourcil arqué dans une mimique faussement agacée, mon sourire était clairement méprisant et amusé.

La gosse collante et pleurnicharde avait bien grandit depuis mes anciennes vacances en France, et même plus encore depuis notre plus récente "collaboration", la femme s'était épanouie. Je me demandais à quel point. Lui faudrait-il longtemps pour craquer?
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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Dim 9 Déc 2012 - 12:20

Brooke aurait apprécié de passer la soirée tranquillement avec Alexianne. Ou à flirter comme une gamine avec l'un ou l'autre des jeunes gens ici présents. Tout plutôt que de jouer de la langue avec sa mère ou faire des ronds-de-jambe aux commères organisatrices de l'événement. Elle était venue pour s'amuser, pas pour avoir l'impression d'être revenue à... à l'age d'Alexianne...

" Oh je t'en prie, Alexianne ! Ce genre d'occasion ne se gache pas en passant du temps à évoquer une présidente d'association trop constipée pour se trouver un loisir plus épanouissant que la charité ! En plus, on sait tous parfaitement comment ca marche... Une pauvre poire offre à manger à la riche société pour que chacun débourse 1/10e de ce que le repas a couté et se montre pour se donner bonne conscience et qu'on ne puisse pas lui reprocher d'être un rapiat ! "
« Ce que tu n'es pas bien sur... »
" Non, tout le monde sait que je ne garde pas mon argent... " répondit Brooke avec un sourire fielleux.

Brooke laissa sa mère la détailler d'un oeil critique, sans sembler y porter la moindre attention.
« Fidèle à toi même ma chérie. » puis vers sa petite fille « Alexianne prend donc une coupe, c'est bien meilleur que ces verrines trop colorées ! »
" Ca j'approuve ! Au moins l'alcool, on est sur de ce qu'il y a dedans... " Elle ignora à nouveau le regard acéré que lui lanca Gemma en tendant une coupe à Alexianne. Elle ne put ignorer sa mère bien longtemps, cela dit, puisqu'elle attaqua sur le sujet controversé de la tenue.
« Ta robe est superbe chérie, quelque peu... »
« Osée ? » lança Alexianne en trempant ses lèvres dans le champagne, n'y tenant plus, mais toujours avec le sourire. Gemma elle aussi sourit, plutôt par gène et ajouta.
« Non... Audacieuse, je dirais... » Puis plus à l'aise elle passa une main sur la joue de sa fille. « Mais elle te va à ravir. J'aurais juré l'avoir déjà vue sur Elisabeth ! »
Brooke lui répondit d'un sourire pincé et moqueur.
" Vu le prix que je l'ai payée, j'en doute fortement. Et dans tout les cas, elle me va mieux qu'à Lisa. Elle... elle est trop petite pour la remplir correctement... " s'il y avait bien u sujet sur laquelle il ne fallait pas la chercher, c'était bien sur le plan de la mode. Et insinuer qu'elle ait pu avoir un train de retard sur sa cousine, par sa mère en plus ! C'était tout simplement insupportable !
« Tout s'explique... » lança Alexianne, ce qui lui valut un regard courroucé de sa tante. Mais la jeune femme ne remarqua rien, trop occupée à scruter la foule.
" Mais les votres sont bêtement classique... " maugréa-t-elle dans son verre en se frottant discrètement la joue pour enlever la sensation de la main de sa mère sur sa joue.
« Les vertus du classicisme ne sont plus à démontrer. Cela étant, tu ne pouvais faire mieux pour prouver qu'un héritier n'est toujours pas en train... »
Ah ! Le sujet était lancé ! Sa mère allait encore lui rebattre les oreilles avec la nécessité de produire un héritier male pour le bien de la famille. Comme si Maelen ne suffisait pas ! Brooke allait répondre vertement, quand Alexianne tourna les talons et disparut précipitamment.
" Quelle mouche la pique ? Je croyais Tamara et Beauxbatons aptes à former des potiches dignes de ce nom, mais visiblement, j'ai placé la barre un peu haut... "
« On dirait que quelque chose l'a bouleversée... »
" Mmm... " marmonna Brooke en numérotant ses cibles potentielles pour la soirée.
« Il faudrait aller lui parler... »
" Mmm... " continua Brooke après avoir choisit le premier de ces messieurs avec lequel elle comptait profiter de sa soirée. Le silence de sa mère ramena son attention sur cette dernière.
" Que... Moi ?! NON ! Non, je n'irai pas ! Pour lui dire quoi ?! " Gemma eut un haussement de sourcils qui ne souffrait aucune discussion. Brooke posa donc violemment sa coupe sur une table. " Je ne sais meme pas pourquoi j'essaie encore de passer des soirées sympathiques en famille... "
« Il est pourtant si développé chez toi... »
Brooke répondit par un regard tout aussi sarcastique et partit furieusement sur les traces de sa nièce, la maudissant de l'empêcher d'aller entamer la conversation avec le Prétendant #1. Elle avait un temps de retard, mais le couloir était désert, et elle leva la voix pour repérer Alexianne rapidement et s'éviter une quête déjà rébarbative :
" Alexianne, ne fait pas ta gourde, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Où est passée cette dinde... " Elle tourna au hasard d'un couloir pour se retrouver face à un charmant serveur, à qui elle fit un sourire charmeur.

" Bonjour... dites moi, il y a beaucoup de couloirs ici... vous arrivez à vous en sortir tout seul ? "
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Ce message a été posté Dim 9 Déc 2012 - 16:48

    Erin et Oliver avait continué de parler quelques instants alors que Violet retrouvait une vieille connaissance rencontrée à un des mariages qu’elle avait organisé une année de cela. La discussion était totalement ininteressante et donnait une seule et simple envie à la rousse sang pure : fuir.

    Son sourire bien figé sur ses lèvres se fendilla un très court instant quand son regard se posa sur l’homme face à elle. Son interlocutrice ne pouvait voir ce qui se passait dans son dos et c’était pour le mieux.

    Garder son calme et ne pas quitter sa compagne pour le rejoindre et lui demander ce qu’il voulait d’elle fut une véritable épreuve pour la rousse qui serra sa mâchoire un peu trop fortement quand son ancien fiancé leva sa coupe sans cesser de la fixer. Cet homme lui donnait la nausée. Il était pervers, vil, mauvais, mal élevé et bien plus encore.

      « Pardonnez moi, il me semble que mon frère vient de me faire signe. J’espère vous recroiser plus tard Gretchen, ce fut un plaisir de parler un peu avec vous. »

    Et au lieu d’attendre un réponse, de parler encore quelques minutes comme la bienséance l’aurait souhaité et bien la plus jeune Zabini s’éclipsa immédiatement à la recherche de son monstre. Elle avanca entre les convives aussi rapidement que possible, tenant un pan de sa longue robe argent d’une main et cessa sa poursuite quand il fut clair que l’importun s’était volatilisé.

    Il fallait qu’elle lui parle, qu’elle le coince dans un recoin et lui demande clairement une fois pour toute ce qu’il voulait d’elle. De la vengeance pour une rupture vieille de six ans bientôt ? Cela ne pouvait pas être possible... pas quelque chose de si puéril. Cet homme avait trente ans, il allait se marier, sa carrière allait parfaitement alors pourquoi ce besoin de lui pourrir la vie ?

    Deux rencontres et toujours la même chose et il était évident qu’Aquila n’avait rien fait. Aquila...

    Aux trolls Corvus ! Ses yeux clairs se focalisèrent sur une nouvelle personne et cette fois il ne lui fut pas bien complexe de mettre la main sur son ’ami’ en pleine discussion. Ne souhaitant guère ruiner un peu plus sa réputation, la rousse attrapa une nouvelle coupe et attendit patiemment la fin de la conversation des deux hommes pour s’interposer face au brun un peu plus jeune qu’elle.

      « Aquila... »

    Un sourire un peu trop figé sur ses traits, Violet déposa ses lèvres sur sa joue avant de perdre toute contenance et de secouer la tête de gauche à droite sans dire un mot. Vu son regard, l’homme devait avoir comprit et elle osa enfin ouvrir la bouche.

      « Dis lui de cesser tout de suite son jeu, ce n’est pas drôle, il est insultant, il est odieux avec moi. Il veut me faire mal et je le sais alors je te demande de lui parler une bonne fois pour toute avant que je décide de répondre à mon tour. Je t’en prie Aquila ! »

    Elle descendit sa coupe d’une traite et fixa son interlocuteur d’un air las.


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Ce message a été posté Dim 9 Déc 2012 - 16:52

Tout en trottinant de la manière la plus discrète possible, elle lançait des regards à son ennemi numéro 1, cherchant à s'assurer qu'elle avait été la première à le repérer. Il ne semblait pas se passer grand chose pour lui durant cette soirée. L'air lasse, il se traînait bien difficilement parmi les convives et Alexianne en conclu qu'il n'avait pas noté sa présence, un détail qui n'aurait pas manqué de le remettre d’aplomb. Car une chose était certaine, il avait plus d'énergie dans son bureau, celui derrière lequel il devait se croire tout puissant.

La jeune fille s'engouffra dans un couloir, manquant de renverser une petite dame agée sur son passage. Elle s'excusa à la dérobée, en vitesse, puis continua son chemin, avec un peu moins d'empressement maintenant mais cherchant des indications sur les murs.
Elle trouva la direction des toilettes indiquées, et se la murmura pour elle même « En haut de l'escalier après le couloir à droite... » avant de se remettre à trottiner de plus belle.
Seulement à l'angle du couloir elle sentit qu'on l'attrapait par le bras. Sans pouvoir identifier l'obstacle, elle pivota sur un pieds en manquant de s'écrouler à terre puis atterrit contre le mur beaucoup trop brusquement. Dans sa poitrine, son cœur trahissait à présent cette vive émotion de crainte et de soulagement en tambourinant au rythme de sa respiration, rapide et courte elle aussi.
Mais Alexianne cru voir son cœur s'arrêter quand elle releva les yeux et se trouva nez à nez avec Corvus. Corvus.

Si elle avait su, elle aurait été voir elle même son patron, car en fuyant un ennui, elle était tombé sur bien pire encore... Véritablement, elle n'avait pas vu sa soirée de cette manière.
"Et bien alors, ma chère Alexianne, on snobe son cher petit cousin? Je ne te savais pas si mal élevée.." C'est difficilement qu'Alex déglutit pour ajouter avec un sourire forcé et nerveux.
« Corvus !... Quelle bonne surprise... » La surprise n'était pas vraiment bonne mais de taille en effet. Le regard fuyant, les mains presque tremblantes, si elle avait pu s'enfoncer dans le mur elle l'aurait fait. Qu'allait il inventer pour la tourmenter à présent ? Ils avaient passé l'âge du carton sur la tête, caché dans les fourrés alors que la famille se baladait pendant des après midi entier à l'occasion de pique nique dans la réserve naturelle de Sainte Victoire, près d'Aix en Provence. Ce petit jeu n'amusait certainement plus Corvus, et n'effrayait plus Alexianne. Son regard haussé d'un sourcil arqué d'agacement et cette insolence dont il ne pouvait se défaire, voilà ce qui l'effrayait à présent.
« Je suis désolée, j'étais pressée et... » Elle tenta un regard vers la suite du couloir qui devait mener aux escaliers, dans l'espoir de lui faire comprendre de la laisser partir mais il restait là devant elle, avec ce sourire noir aux lèvres.
« Je viendrai vous saluer plus tard, toi et tes frères si tu es venus avec eux... mais pour le moment...Je - j'aimerai passer s'il te plaît. » Elle n'essayait même plus de sourire, et évitait par dessus tout de croiser son regard, préférant baisser le sien.

Cet état de nerf était insupportable, mais l'espoir jailli depuis l'autre couloir en la personne de... Brooke. Ce n'était pas vraiment les secours auxquels elle s'attendait mais au moins, Brooke était simplement folle, Corvus lui incarnait aux yeux d'Alexianne un homme perfide, sadique et méchant, qui lu donnait la chair de poule. Et cette peur, bien démesurée elle en convenait, elle ne pouvait se l'expliquer à sa juste hauteur. Elle tourna aussîtot la tête vers la voix de sa tante et se risqua à crier après un regard à Corvus comme pour obtenir son approbation.
« Je suis là Brooke ! » Elle se retourna vers Corvus et se risqua presque sur le ton du "tu vas avoir des ennuis" d'avertir Corvus. « Ma tante est ici... » Comme si la présence de sa tante allait le faire culpabiliser de faire quelque chose de mal, quand en vérité, il ne faisait rien du tout. Mais Alex savait bien qu'il ne voulait que la tourmenter, et ça n'arriverai pas ce soir, pas parce qu'elle se rebellerai mais parce qu'elle avait du renfort.
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Mer 12 Déc 2012 - 15:52

Que Merlin rase sa barbe! Cette gamine était un véritable ravissement. Je ne manquais de la toiser avec un plaisir malsain alors que ses traits exprimaient tout son ressenti, sa surprise, sa frayeur, ses manières si parfaites revenant sauver tout ceci.

« Corvus !... Quelle bonne surprise... »


Mon sourire s'agrandit alors que je croisais les bras sur mon torse, le regard perçant, attendant la suite. Elle ne manqua pas de cafouiller, s'embrouiller, s'écraser. Tellement prévisible. Si parfaite petite poupée de porcelaine. Je manquais presque de dégobiller devant tant d'éducation écœurante. Si seulement cela ne m'amusait pas autant.. La gosse pleurnicharde avait grandit, le jeu était devenu plus intéressant. Du moins pour quelques instants avant qu'elle ne redevienne cet ennui parfait qu'elle semblait à tout prix vouloir incarner..

J'accompagnais son mouvement de tête, essentiellement pour l'agacer, en partie pour l’empêcher de voir et d'être vue. Nulle réponse à sa pitoyable tentative, mon sourire moqueur et arrogant valait tous les mauvais mots. Tu restera la, petite fille.

"Oh mais je suis absolument certain qu'Aquila sera ravi de retrouver sa sangsue personnelle, ta mignonne petite bave collante a dut lui manquer énormément depuis la dernière fois.."

Commentais-je d'une ironie noire, m'amusant des légères rougeurs que je faisais naitre sur ses joues trop pâles. La gamine avait toujours adoré Aquila, toujours collée dans ses basques, à s'assoir à côté de lui, lui faire des gribouillages immondes... Son comportement en particulier en plus de tous les autres m'avait toujours excédé. Comment cette petite sotte pouvait croire avoir le droit de vivre sous le regard d'Aquila? Elle était bien trop transparente et inutile pour cela...Mais ce béguin d'enfant avait toujours été une arme très agréable à utiliser contre elle, et ce malgré les années écoulées.

"Aurais-tu du sang d'Elfe pour me faire ainsi l'affront supplémentaire d'esquiver mon regard, Alexianne?

Je me rapprochais légèrement, la forçant à relever la tête si elle ne voulait pas avoir l'air complètement pathétique à s'en faire un torticolis. Je me fichais comme de mon premier mensonge qu'elle me regarde dans les yeux. Mais savoir qu'elle se forçait à m'éviter, qu'elle se savait hautement impolie, elle si fière de cette éducation pathétique. C'était jouissif.

Un coup d’œil derrière moi, un regard relevé lui conférant encore un point commun avec ces elfes débiles, et sa petite langue bourgeoise osa appeler secours... Je levais les yeux au ciel en soupirant théâtralement avant de me permettre de repousser un peu plus la jeune fille dans l'angle du couloir. Son regard plus sombre et sûr, me..prévenant? M'étant en garde? M'arracha un ricanement.

Je jetais un œil en arrière, sachant déja que la présence de la femme mettrait surement fin à cet enfantillage amusant, sans pour autant sauver la petite princesse autant qu'elle le pensait. Mais je fut agréablement surprit.

Humm..Apparemment ta voix est bien trop commune, petite fille, ton cher miracle a déja disparu..."

Murmurais-je sournoisement. Je ne savais où l'autre parente avait pus passer, mais je préférais éviter de mauvaises surprises. J'attrapais deux coupes aux couleurs changeantes d'un plateau passant par là, les coinçant entre mes doigts de la même main avant de pousser Alexianne de l'épaule vers l'escalier montant.

Ne voulais-tu pas aller t'alléger ? Je m'en voudrais d'être à l'origine d'un incident de cet acabit..."

Mon ton ne souffrait aucune discussion malgré le ton jovial. S'il le fallait, je passerais rapidement un bras dans le creux de son dos pour l'y aider avec un certain amusement, sachant à quel point mon contact l'affolait, en plus de m'assurer ainsi sa coopération en toute discrétion.

Les volées de marches au lourd tapis ocre défilèrent rapidement pour nous mener vers les lieux désirés, alors que je m'engouffrais avec elle dans ceux réservés aux damoiselles tout en lui pausant un doigts sur les lèvres sous son air outré.

"Chhuuut, ne sois pas aussi prude et désobligeante, ma jolie, un jour ce genre d'impertinence te fera te sentir toute chose..."

Rajoutais-je dans un grand sourire lourd de sous-entendus sans la laisser le loisir de se délester de ma personne.

"Ne sois pas trop longue...Nous avons encore beaucoup à nous dire."

Je m'adossais au mur bordant la porte de la salle de latrines, le regard lui assurant clairement que j'attendrais ici le temps qu'il fallait, voir même que j'irais la chercher dans les cabinets eux-même si l'idée de s'y enfermer des heures lui passant par l'esprit.

La savoir dans une situation si humiliante était...agréable. La savoir derrière sa porte, protégée par les habituels sortilèges de commodités ne l'empêcherait pas d'entendre ma conversation ni de me répondre si elle le souhaitait.

Je commençais à siroter mon premier verre de ce Moelleux à spirales. La saveur changeante et acidulée sous les bulles d'alcool était presque aussi agréable sur le langue que ce contexte. Une comparaison amusante.


[Mp pour quelques précisions]
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Ce message a été posté Mar 18 Déc 2012 - 23:57

Mais les renforts ne viendraient pas. Brooke passa, et Brooke partit, accompagnée forcément, laissant Alexianne dessiner sur son visage une moue de désespoir avant que Corvus ne se rappelle à elle, toujours aussi proche, la forçant à croiser son regard quand il fit mine de compatir avec elle.
Quelle était cette manie de la faire passer pour une enfant encore à son âge, ils avaient grandi, ce petit jeu n'aurait il pas du cesser depuis toutes ces années ? N'aurait il pas du se lasser de la tourmenter ainsi ? Et elle, n'était elle pas censée avoir pris un peu plus de courage ? Peut être, mais c'était un échec. Ses yeux de biche prise au piège tremblaient son effroi deva,t celui qui n'était qu'un cousin, mais quel cousin !

Quand un serveur qui ne pouvait que s'être égarer, passa derrière eux, Corvus s'empara de deux coupes tandis qu'Alexianne frémit pour l'intercepter, lui et l'aide providentielle qu'il pouvait incarner. Lui demander son chemin, un renseignement autre, une commande, peu importe, mais l'obliger à rester avec elle. Mais la main de son cousin fut habile et ne ralentit pas un instant ce serveur qui s'était déjà enfui quand Corvus posa sa main sur l'épaule de la jeune fille pour la mener vers l'escalier en lui rappelant d'une manière tout à fait grossière et indiscrète qu'elle voulait initialement aller aux toilettes. Des manières qui parvenaient encore à lui tirer un soupir offusqué malgré le contact désagréable de sa main.
L'être tout entier de cet homme transpirait la malveillance. Elle ne se serait pas risquée à lui répondre, pas même par politesse, il ne l'attendait pas non plus. Pour une raison qu'elle ne s'expliquait pas, sa présence avait l'effet d'un Petrificus Totalus sur elle, lui laissant seulement la possibilité d'obéir, d’acquiescer, le regarder quand il le voulait, lui répondre quand il l’exigeai... Ces étés à s'acharner sur elle lui avait donné un certain pouvoir sur elle, dont elle ne parvenait pas à se défaire. Il n'avait jamais usé véritablement de violence et pourtant, peut être aurait elle préféré qu'il frappe plutôt qu'il crache ses mots venimeux et souriants de mesquinerie, la douleur aurait été plus franche, moins lancinante et lente que la peur qu'il faisait naître en elle.

Quand il parvinrent aux toilettes elle fut soulagée que Corvus ne soit pas une cousine et qu'ainsi, il soit forcée de l'attendre à la porte, ou de l'abandonner peut être, l'espoir était permis, lui laissant ainsi un moment de répit. S'il s'évertuait à l'attendre, elle ne se gênerai pas pour le faire attendre de toute façon. Elle restait pétrie de politesse en face de lui mais libérée de son regard, elle se permettrait hésiter de faire preuve de grossièreté avec lui, eut ce t'elle à en payer les conséquences plus tard.
En passant la porte, Alexianne lui jeta un regard pour se renseigner sur ses intentions mais découvrit presque horrifiée, autant parce qu'elle découvrait qu'il pénétrait dans les toilettes des dames que parce qu'il lui semblait impossible de s'en débarrasser, et sans pouvoir se reteir cette fois ci, elle s'exclama, indignée. Dernière tentative pour se sauver.
« Mais tu ne peux pas venir dans... » Il voulu l'interrompre mais elle insista encore « Mais ! » Il l'interrompit définitivement. Il osait briser une règle contre laquelle jamais elle n'irait dans le seul but de lui causer du tort... C'était pour elle impensable et il lui venait un sentiment d'injustice. N'avait il rien d'autre à faire de sa soirée ? Pensait il à elle, ce qu'elle était venue faire au gala, ce qu'elle voulait faire tout court ? Abominable personnage.
Et encore cette manie de lui faire croire qu'elle ne savait rien, qu'elle ne valait rien. Cette plaisanterie si elle en était une l'offusqua encore, mais cette fois assez pour qu'elle ose ajouter.
« J'attend d'un homme un peu plus que de l'impertinence... » Mais ce ton se fit résigné, parce qu'elle savait bien qu'elle pouvait regretter ses paroles, qu'elle pourrait relancer la spirale haineuse et fourbe pour un nouveau tour en se révoltant.

Quand elle s'enferma dans les toilettes, son dos vint tout de suite s’effondrer contre la porte, la laissant exprimer par un soupir, sa peur et sa colère. En définitive, il ne l'avait pas écarter de sa destination et de son but, elle était bien aux toilettes, et elle y était bien pour se cacher.
Alors qu'elle comptait bien rester jusqu'à ce qu'il s'en aille, en toute tranquillité, malgré ses avertissements et son regard menaçant, la porte des toilettes s'ouvrit et Alexianne de tendre l'oreille. Elle espérait encore après Brooke. Sa tante aurait bien pu les suivre et venir faire une petite explication de texte à ce cher Corvus, et pendant un instant elle y cru, et même ses yeux qui pétillèrent d'attention en attendant la voix de la femme encore inconnue y crurent.
Mais non. Alexianne se laissa tomber sur les WC quand elle entendit une jeune femme, la vingtaine certainement, répondre à la parade de son cousin. Étrangement gênée de participer au périple de séduction de Corvus, elle refusait d'entendre tout cela, elle se surprenait soudain à se trouver voyeuse et indiscrète, pour cause, si l'approche de son cousin semble efficace, elle n'en est pas pour autant très subtile. Sans raison particulière, elle s'imagina la courtisée mariée, et peut être mère, les choses ne semblait pas se diriger vers la conclusion mais la jeune femme semblait s'amuser de l'attention qu'on lui portait. Objectivement elle ne pouvait le nier, Corvus avait du charme, mais elle, elle le trouvait tout simplement immonde, physiquement, ne voyant en lui que tout ce qu'il lui laissait voir.
La discussion s'éternisait déjà quand Alexianne réalisa qu'il lui suffisait à présent de sortir en vitesse pour échapper à Corvus et le laisser à un nouveau jouet, et au diable la solidarité féminine, la nouvelle cible ne semblait pas vouloir être sauvée. Elle se prépara un instant puis d'un coup vif empoigna la porte et se prépara pour l'ouvrir, mais elle ne se heurta qu'au mécanisme figé qui la tenait alors prisonnière. Corvus. Elle en était certaine, et elle s'offusqua encore quand le jeune homme sous entend un problème avec sa cousine et son anatomie pour justifier sa présence, et tout ce à quoi elle pensait alors, était de sortir pour démentir au plus vite.
Mais quand la porte s'ouvrit, Corvus avait déjà donné congé à la jeune femme et Alexianne d'abord surprise, lui offrit ensuite un froncement de sourcils désapprobateur et enfin, la mine effrayée qui convenait en face de lui. C'est en évitant soigneusement son regard qu'elle commença à se laver les mains mais n'y tenant plus, elle se risque à l'accuser par un détour.
« La porte était bloquée, ou... ? » Encore un peu plus nerveusement, elle ajoute finalement avec des geste vif « Peu importe ! »

Elle finissait de se laver les mais en elle son attention était portée sur la colère qu'elle ressentait pour lui, qu'elle nourrissait dans le seul but qu'elle grandisse assez pour qu'elle n'explose contre lui, une bonne fois pour toute. Sans le regarder, les yeux rivés sur ses mains qui s'agitaient depuis trop longtemps, elle serrait les dents sans s'en rendre compte, presque vexée comme si elle n'en avait pas l'habitude avec lui.
« Tu n'étais pas forcé de me faire partager... ton langage à travers la cabine. Une femme qui t'écoute... parader c'est bien assez... » Elle regrettait amèrement ses paroles qu'elle avait essayé de maîtriser du mieux qu'elle l'avait pu, pourtant, elle était la reine de la maîtrise de soi. C'est donc sans attendre qu'elle se secoua les mains, et en s'appliquant à baisser les yeux, se mit en tête de quitter les cabinets.
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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Dim 23 Déc 2012 - 13:17

De son côté, Brooke continuait à roucouler avec le serveur qu'elle avait alpagué au détour d'un couloir. De sa nièce en perdition, elle n'avait plus qu'une vague notion. Égoïste ? Sans doute. Mais d'un autre côté, entre un charmant serveur - basique sans aucune doute mais suffisamment bien bâti pour compenser ce lourd handicap - et une nièce trop prude, le calcul était vite fait. Et si Brooke reconnaissait sans effort qu'elle ne savait pas faire montre d'une empathie démesurée, elle n'était pas une hypocrite patentée. Enfin... pas trop. L'hypocrisie mondaine, elle savait, bien sur. Sans cette composante essentielle, le jet-setteur de base était mort. Non, ce qu'elle ne pratiquait pas, c'était l'hypocrisie amicale : faire semblant de se soucier des problèmes de son entourage pour leur faire plaisir, et gémir ensuite avec eux... très peu pour elle. Surtout quand le paysage était aussi plaisant.

Et plaisant n'était pas un vain mot. Le serveur aurait pu tenter sans trop de problème une carrière dans la mode sorcière, déchainer l'envie des fans de Sorcière-Hebdo et faire soupirer les adolescentes de Poudlard. Donc bien sur, Brooke était on ne pouvait plus intéressée par ce petit pousse-au-crime qu'elle avait en prime réussi à coincer dans un couloir, loin des yeux désapprobateurs, voire délateurs de la foule : une Sang-Pur et un basique, avec les restrictions imposées... C'était un coup a se retrouver avec les forces de l'ordre aux fesses. Mais là... C'était du caviar sur un toast de foie-gras accompagné d'un pain-d'épices aux figues : une friandise coupable et savoureuse.

A la question idiote de Brooke, le serveur répondit par un sourire poli, teinté d'un brin de charme hispanique.

" Oh c'est assez facile : je suis les bruits des discussions dans ce sens... " il désigna la salle de réception d'où effectivement, les rires et les jaseries de la bourgeoisie procuraient un fil d'Ariane guidant le sorcier moyen perdu. " ... et je suis les odeurs de cuisine dans ce sens... " Il se retourna pour indiquer l'endroit d'où il venait, qui exhalait des senteurs plus ou moins attrayantes : entre petits fours en pleine cuisson et graillon en cours de récurage, ca n'avait rien de particulièrement enchanteur, mais était sans aucun doute une piste facile à remonter.

" Mmmm... Charmant et malin avec ca... Vous vous débrouiller aussi bien en toutes circonstances ? " Brooke accompagna sa phrase d'un haussement de sourcils d'invitation et un sourire gourmand aux coins des lèvres. Les circonstances évoquées n'avaient rien à voir avec le remplacement d'une baleine de parapluie ou de survivre dans une serre de Mandragores.
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Ce message a été posté Ven 11 Jan 2013 - 12:11

La scène se répétait. Dans cet immense théâtre de l’absurde. Certains n’y voyaient là qu’un jeu grotesque et hypocrite auquel les plus grands se prêtaient, s’apitoyant du sort des plus pauvres en se couvrant la bouche d’une main gantée de soie qu’habillait diamants et artefacts inestimables. D’autres, une énième réception, un moyen d’être vu où il était de bon aloi d’être reconnu. D’autres encore une tradition, une obligation familiale. Pour Aquila il s’agissait de bien plus que cela et ce qui était d’abord une réception abrutissante s’était rapidement révélée être un formidable outil commercial. Ils y avaient des conversations dans les conversations, des contrats entre les hors d’œuvres et des clients potentiels sous chaque colonnade. Mais cette année, le cadet Hunter attendait de cette réception qu’elle serve doublement ses intérêts. Ses intérêts en tant qu’apprenti horloger tout d’abords, de par la présence de l’illustre maître horloger Mr. Dent avec lequel il entretenait une correspondance polie et professionnelle depuis son dernier séminaire, mais également ses intérêts à titre tout à fait personnel. En effet, s’il n’avait pas oublié la réaction de son ainé non seulement lors de ses « retrouvailles » avec son ex fiancée, mais également à la suite de ses conseils avisés, il ne démordait pas du fait que Violet Zabini était la femme qu’il fallait à son frère. Toutefois il avait retenu la leçon et avait pris soin de « prévenir » son ainé de la présence de la Zabini cette fois. Trop tard pour qu’il puisse décemment faire quelque chose contre ceci, assez tôt pour qu’il ait le temps de digérer la nouvelle et de se faire à cette idée.

Il avait d'ailleurs hésité avant de laisser Corvus, mais la vue du Maitre Horloger avait écrasé ses derniers scrupules. Celui-ci s’était montré à la hauteur de sa réputation et Aquila avait été enchanté de l’intérêt que le Maitre avait démontré pour son travail de recherches sur les artéfacts d’horlogeries à mémoires tout en lui faisant remarquer à voix basse qu’il touchait parfois aux limites de la légalité. Aquila s’était alors empressé de le rassurer, il connaissait ses droits -avait même demandé plusieurs fois conseil à Corvus qui avait protesté en disant que ne s’agissait absolument pas de son domaine de spécialisation avant de se renseigner pour lui- mais le vieil homme avait sourit dans une quinte de toux, s’appuyant sur son épaule pour lui souhaiter « bonne chasse » avec un clin d’œil entendu avant d’ajouter qu’il avait bien connu son Oncle et serait ravit de continuer a travailler avec son digne successeur. Aquila s’était gonflé de fierté à ses mots. Allait lui répondre mais Maitre Dent l’avait coupé, lui faisant savoir qu’il était un vieil homme et lui un fringuant jeune homme un peu trop sérieux pour n’avoir pas remarqué la charmante jeune Lady qui patientait déjà depuis quelques minutes. Aquila fronça les sourcils et releva les yeux alors que le Maitre Horloger s’éloignait déjà.

« Aquila... »

Violet Zabini. Une coupe à la main, un rictus pour tout sourire et un regard orageux qui ne présageait rien de bon. Aquila jeta un bref regard au reste de la salle, tendu. Il ne parvint à se détendre qu’une fois sur de l’absence de Corvus dans son angle de vue, sans manquer de s’en inquiéter par la même occasion.

- Violet, tu es ravissante.

Un baiser léger et la jeune femme fait fit de tout convenance. Aquila retint un soupire las avant d’adresser un regard à son mécanisme d’horlogerie. En moins de 60 minutes, son frère était parvenu à pousser la jeune femme à bout. Se montrant insultant, odieux et cruel selon les dires de celle-ci. Qu’il l’ait réellement été ou non n’avait aucune importance, si la jeune femme avait été blessée au point de venir implorer son concours, c’était que son ainé avait une fois encore piétiné les limites de la bienséance.

Il acquiesça distraitement avant de lui proposer de faire quelques pas à son bras, arguant que l’air frais et le calme des jardins lui ferraient le plus grand bien. S’assurer que Corvus ne puisse en aucun cas les apercevoir ainsi assurerait de sa propre tranquillité future. Et tout le monde savait à quel point Aquila tenait à sa tranquillité.

- Ne va pas croire que je n’ai rien tenté en ta faveur..

Les lèvres pincées, il n’a pas à se forcer pour que le souvenir cuisant de cette entrevue qu’il avait eut avec son ainé à la suite de la première rencontre catastrophique de l’ex-couple ne l’agace et le vexe de nouveau.

Il lui explique alors ce qu’elle ignore, lui fait savoir qu’il a prit sa défense, prit des risques pour elle, vis-à-vis de son frère.

- Tu ne devrais pas me prier d’agir mais bel et bien me remercier pour ce que j’ai déjà entrepris. Mais tu l’ignorais je le sais, je te pardonne. Et tu as bien fais de venir me voir.

Aquila entrecoupe son discours murmuré, de compliments sur sa robe et parure et autres banalités mondaines à chaque fois qu’ils risquent d’être entendus par autrui.

Il lui fait savoir qu’il s’est plus d’une fois entretenu avec Corvus à ce sujet, son sujet, qu’elle imagine bien que ce ne fut ni chose aisée, ni parmi les conversations les plus agréables qu’ils aient eu surtout que celui-ci venait tout juste de rentrer au pays. Aquila ajoute avoir été profondément troublé et choqué de voir son frère si affecté.

- Ce n’est pas de la méchanceté mais de la douleur, toi-même tu as dut t’en rendre compte n’est ce pas ? Toi qui, plus sage et mature, te rends bien davantage compte de la situation, toi qui à la force de la voir sans ambages et telle qu’elle apparaît véritablement.

Il hésite. Tait le mot Amour. C’est encore trop tôt.

- Corvus est incapable de recul, ce qui lui déplait ou l’effraie, il le rejette, le repousse ou l’ignore. La situation, votre situation, ta simple présence, il l’a prise de plein fouet avec son retour en Angleterre. Et le choc a été assez violent pour l’étonner lui-même.

Une seconde de silence, il lui tend une coupe avec un beau sourire et lui demande malicieusement de ne pas lui faire subir e même sort qu’à la précédente. Avant de reprendre, doucement.

-Je me doute bien qu’il a du être abject avec toi, je n’ai pour cela, qu’à voir la manière dont il s’est comporté avec moi, et je m’en excuse, c’est en effet un comportement inadmissible, cruel et puéril. Si tu le peux toutefois, je te demanderais d’avoir la bonté de ne pas juger trop durement mon frère, la douleur l’assomme et la colère le rend plus acerbe et son poison plus virulent encore.

Il adresse de nouveau un regard autour d’eux, s’assure une fois encore de l’absence de son frère, même s’il se doute que celui-ci finira par l’apprendre, il lui faudra alors être plus que prêt à l’affronter, lui, sa colère et ses questions. Mais cela, il s’en souciera plus tard, pour l’instant c’est Violet qui est venu le trouver. Il lui offre un sourire doux, l’effleure du bout des doigts.

- Tes supplications me vont droit au cœur, Violet, mais j’ignore bien comment servir ta cause sans desservir mon frère plus que de raison.


Dernière édition par Aquila O. Hunter le Jeu 31 Jan 2013 - 0:00, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 16 Jan 2013 - 20:42

    Ses yeux avaient dû s'écarquiller de plus en plus plus Aquila lui parlait. Plus d'une fois l'envie de le couper lui prit à la gorge mais la surprise l'empêchait de former des phrases cohérentes.
    Oui, elle savait que Corvus n'était pas un homme rancunier et que son comportement devait cacher quelque chose mais ca ? CA !

      “Je...”

    La rousse ferma les yeux et se pinca l'arrête du nez quelques secondes pour mieux se concentrer sur Aquila une fois sa petite pause terminée.

      “Je ne suis pas certaine que ce que tu me racontes soit bien vrai bien qu'il ne soit pas erronné de me dire que je connais ou du moins connaissais ton frère et que quelque chose cloche fortement. Qu'il ait été choqué est une chose mais tu le dis toi même, il a été odieux voire bien plus que ca. En fait bien plus que ca. Il agit comme un adolescent en colère et je n'ai pas à en faire les frais même si je suis... comment dis tu déjà... “plus sage et mature, je me rends davantage compte de la situation, moi qui à la force de la voir sans ambages et telle qu’elle apparaît véritablement.”

    Elle sourit d'un air crispé.

      “Tu parles si bien Aquila et je suis certaine de comprendre sous tes jolies paroles que tu ne feras tout simplement rien du tout.”

    Cette fois elle rit d'un air las et bu encore une fois sa coupe trop vite bien qu'il lui ai intimé de ne pas le faire. Violet Athena Zabini pouvait aussi être d'humeur massacrante, Violet Athena pouvait ne pas avoir envie de comprendre ce qu'on lui disait. Ou pas.

    Alors tout cela serait en fait la preuve que Corvus tenait à elle... Quelle blague !

    La sang pure tourna les talons et s'éloigna de quelques pas avant de faire demi tour pour s'arrêter à quelques petits centimètre du visage de son ancien beau-frère.

      “Il n'a jamais tenu à moi ! Je pensais que si parce que j'étais une adolescente mais c'était faux, il a été blessé dans son amour propre parce que j'ai eu la délicatesse de refuser ce mariage qui allait droit dans le mur. J'ai le droit de vouloir être heureuse même s'il est plus que certain que je finirai seule...”

    Elle secoua la tête et leva les yeux au ciel, se rendant enfin compte qu'elle se livrait trop.

      “ La véritable question demeure : pourquoi me dis-tu tout ca alors que tu sais pertinement que si cela est véridique et qu'il l'apprend il t'en voudra terriblement ?”
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Dim 20 Jan 2013 - 23:27





5 Novembre 2020

«« La Charité recouvre de nombreux péchés. »
► Proverbe Anglais










La porte de la cabine se refermait sur la jeune fille passablement agacée et gênée de la situation tandis qu'un grand sourire satisfait occupait mes lèvres. J'espérais tout de même que la gamine ne fasse pas sa forte tête à bouder et ne plus ressortir de sa petite cage improvisée, je n'aurais guère la patience d'attendre trop longtemps. Mais si je devais venir l'en sortir moi-même...ce serait là une joie des plus agréable.

Rapidement, je changeais de position, sifflotant un air entrainant tout en vérifiant mon allure dans le miroir, remarquablement satisfait de ce que je voyais, comme toujours. J'en profitais, pour discuter à ma façon avec la jeune fille, la questionnant sans gène aucune tour à tour sur ses amourettes de gamines, sa propension à servir le café au Ministère et d'autres sujets qui ne semblait guère la mettre en joie, évidement.

Me trouvant déjà depuis quelques minutes contre un mur silencieux, je soupirais en réfléchissant à la façon la plus amusante de la faire sortir, lorsque des pas se rapprochèrent, laissant pénétrer une ravissante créature dans les lieux communs. A la première alerte, j'avais immédiatement prit soin de bloquer la porte de ma chère Alexianne d'un petit informulé avant de me retourner vers la nouvelle arrivée qui hésitait vraisemblablement sur la marche un suivre, mais son petit sourire en coin alors que j'arquais un sourcil amusé était des plus prometteur.
Quelques sous-entendus plus ou moins subtiles et sourires charmeurs plus tard, la belle avait dépassé toute défiance, pouffant agréablement à mes répliques tout en se repoudrant de façon exagérée. J'avais bien évidement légitimé ma présence en ces lieux grâce à Alexianne, arguant quelques soucis de santé et de faiblesse particulièrement intime de la De Keroual qui me poussait à devoir pouvoir intervenir à la moindre alerte, le tout avec un soupir dépité de devoir ainsi jouer l'aide-soignant volontaire alors qu'une si belle sorcière se trouvait en ces lieux.

Une nom sur un parchemin plus tard, je levais le sort retenant ma chère cousine dans sa cabine, lui offrant un fin sourire moqueur et satisfait lorsqu'elle en sortit aussitôt, la mine à la fois perplexe et gênée.

« La porte était bloquée, ou... ? »

Je ricanais en faisant tournoyer ma baguette entre mes doigts alors qu'elle préférait encore une fois éviter cette confrontation, se jetant sur la solution de secours: les lavabos et leur pouvoir hygiéniques. Mais j'étais suffisament rodé en comportement humain - une compétence dont je faisais plus qu'abuser pour les procès- pour m'amuser de la tension nerveuse de la jeune fille, une tension toute entière portée contre moi et qui agitait doucement sa silhouette de soubresauts.
Je m'adossais au mur carrelé en arquant un sourcil. Oserait-elle ou retournerait-elle dans sa médiocrité ennuyeuse de petite fille parfaite?

« Tu n'étais pas forcé de me faire partager... ton langage à travers la cabine. Une femme qui t'écoute... parader c'est bien assez... »

Je pouffais, franchement amusé et ravi.

"Ah, parce que tu es une femme maintenant, ma petite Alexianne? Qu'est-ce qui te fais penser aussi sottement? Seraient-ce tes seins inexistants? Tes fesses aussi plates qu'un jeune garçon? Ta bouche boudeuse et sans charme? ta capacité à lancer toute seule un XX? L'autorisation de sortir jusque 22h sans chaperon? La coupe de champagne que tu penses boire comme une adulte?"

Je riais tout en m'approchant d'elle, elle qui n'en pouvait plus de se frotter les mains, encore et encore, pour finir de l'englober dans mon ombre, la frôlant et passant mes bras autour d'elle pour attraper les poignets maintenant rougies par l'eau et les frottements, avant de me pencher et de murmurer, d'un amusement malsain.

"Sais-tu vraiment ce qui transforme une jeune fille en femme, Alexianne? En rêves-tu lorsque la nuit vient? Rougies-tu devant le passage de certains jeunes sorciers particulièrement charmants?"

Ma voix s'était faite plus douce, plus sirupeuse et provocante, avant que je ne m'éloigne d'un coup. Je m'étirais un instant, faisant craquer quelques articulations avant de me diriger vers la porte.

""Te regarder davantage dans le miroir ne changera plus rien à ce stade, Alexianne..Tout comme tes pieds ne te transporteront pas dans un parfait petit univers rose empli de chose gerbantes à souhait..Je ne disparaitrai pas non plus si tu ferme fort le yeux. Ca n'a jamais fonctionné lorsque tu n'étais qu'une gamine chouineuse et dénuée d'imagination, cela ne marchera pas plus maintenant."

Je souriais plus encore, doucement, surement.

""Bienvenue dans la vie réelle."

Et sur ce, je lui proposais mon bras, en une évidente provocation. Allait-elle accepter malgré la proximité? Refuser serait aller contre toute son éducation et délibérément choisir de m'en faire l'affront. Les deux seraient une victoire des plus appréciable.




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Ce message a été posté Mer 30 Jan 2013 - 13:29

Jusqu'à quel point le mouvement frénétique de ses mains qui se frotte l'une contre l'autre pourrait apaiser sa tension. Au plus les mots de Corvus giclaient de sa bouche comme du poison, au plus les mouvements d'Alexianne étaient rapides et imprécis, et plus elle continuait, plus il devenait évident qu'elle était sous le coup du stress.
Bien sûr que je suis une femme se répétait elle en frottant ses mains et en mordant ses lèvres. Bien sûr que je suis une femme, une femme qui mérite bien plus de respect que cela, au moins le minimum de respect que l'on doit à ses semblables quand toi tu ne fais que me traiter comme une moins que rien. Plus elle sentait sa voix crier dans sa tête plus elle la sentait s'étouffer, et avec elle, les larmes qui montaient et qui bientôt perlaient au bord de ses cils. Surtout ne les laisse pas tomber Alexianne. Ne pas les laisser glisser sur ses joues, il ne le fallait pas. Si jamais Corvus se rendait compte que ses paroles l'atteignaient à ce point… Ou bien peut être prendrait il pitié ? Alexianne avait toujours cru naïvement que les larmes de n'importe qui étaient un rempart à tout les maux et toutes les tortures.
Mais vu la ténacité avec laquelle son cousin cherchait à l'écorner bout par bout, peu de chance qu'il prenne pitié, connaissait il seulement ce sentiment ? Abominable personnage…

Ses abominations ne l'empêchaient pas de rire, ni de torturer la jeune femme un peu plus. Corvus vint derrière elle et lui arracha enfin les mains de sous le robinet en la tenant par les poignets, et tout en douceur mais avec la fermeté particulière qu'avait son timbre de voix pernicieux, il vint lui susurrer à l'oreille de nouveaux flots de venin, et en lui chuchotant au creux de l'oreille, c'est comme si le poison lui parvenaient directement au coeur.
Dans le miroir, elle assistait impuissante à ce triste spectacle de l'homme qu'elle détestait certainement le plus au monde en cet instant, aussi proche d'elle, au bord des larmes, et bientôt une larme qui coule. Cette marque de faiblesse, elle la réprima aussitôt en se mordant les lèvres de plus belle sans plus cacher le dégout que Corvus lui inspirait. Du dégoût, de la peur, du mépris, de la honte… Le pire était certainement de savoir que pour pouvoir l'atteindre au coeur aussi facilement, il devait la connaître bien plus qu'elle ne l'imaginait.
Ils n'avaient pourtant jamais fait véritablement connaissance étrangement mais après tout, Alexianne admettait aisément que Corvus était un homme intelligent, et qu'il ne lui suffisait peut être pas de beaucoup pour cerner aussi vite les gens, surtout quand ils n'avaient rien d'une énigme, comme Alexianne.

Corvus s'éloigna enfin et prit un ton qui seyait à présent bien plus à ses propos mais Alexianne ne voulait toujours pas croiser son regard. Elle restait figée là, face au miroir, les dents serrées, et le bruit du robinet toujours allumé qui ne couvrait pas encore assez la voix de son cousin qui ne faisait que l'insulter encore et encore.
Au terme de son discours, Alexianne éteignit enfin l'eau, agita les mains rapidement puis s'aperçu que Corvus lui tendait le bras. Être face à tant d'insolence et de cruauté fit remonter ces larmes qu'elle avait eut tant de mal à ravaler… La bienséance avait ses limites se disait elle, si je suis une femme respectable, je ne prend pas le bras de n'importe qui ! Comme elle aurait aimé lui cracher tout ça au visage, et tant d'autres chose encore.

Une fois devant Corvus, elle s'arrêta et le fixa dans les yeux, fébrile mais déterminée. Elle aurait voulu le tuer sur place, pas véritablement mais juste pour la forme, qu'il sache à quel point elle le détestait. Oh certes il ne disparaîtrait pas si elle fermait les yeux mais elle pouvait s'arranger pour !
Malgré tout, elle prit son bras, et tout deux se dirigèrent à nouveau vers la salle principale alors qu'Alexianne affichait cette mine boudeuse au le bord des larmes. Elle était encore bien fragile en effet, mais elle refusait de croire aux paroles de ce monstre, un jour il lui paierait toutes ces injures !

Parmi le reste des invités, Alexianne aperçu Brooke, et pour orienter Corvus dans sa direction elle se risqua à l'appeler un peu fort avec un signe de la main.
« BROOKE ! » Si elle avait feint son sourire au départ, retrouver sa tante à présent était un soulagement incroyable, et qui l'eut cru ! Elle aurait voulu pleurer dans ses bras presque, mais Alexianne et sa tante n'en était pas encore là, et ne le seraient jamais probablement.
« Brooke je te présente Corvus Hunter, un cousin… éloigné, par alliance ! Corvus voici Brooke Schmidt, ma tante. » Elle adressa un large sourire à sa tante, les yeux pourtant pétillants de faiblesse et se risqua à la prendre dans ses bras alors qu'elle s'approchait encore un peu plus d'elle. Ce geste, même provoqué par elle, lui semblait terriblement étrange avec Brooke mais les circonstances le réclamaient. Elle aurait presque pu fondre en larme à cet instant mais elle lui murmura juste dans l'oreille.
« Débarrasse moi de lui, s'il te plaît ! » Elles n'avaient pas pour habitude d'être complices mais en désespoir de cause ! C'est avec un nouveau sourire qu'elle défit son étreinte et leur annonça avec la plus grande joie possible.
« Je vous laisse, je…. J'ai à faire ! Amusez vous bien ! » Brooke lui en voudrait surement de lui avoir coller dans les pattes un inconnu alors même qu'elles semblait elle même occupée mais Alexianne faisait confiance à la solidarité familiale !
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Ce message a été posté Jeu 31 Jan 2013 - 0:21

La jeune femme semblait aller de surprise en surprise au point qu’Aquila faillit douter de son raisonnement. Il ne lui semblait pourtant ne lui dévoiler là que les conclusions évidentes d’un raisonnement logique. Logique pour peu que l’on connaisse un tant soit peu le personnage. Aussi continua-t-il implacablement. Il confiait son point de vu ou du moins une partie de celui-ci, celui qu’il pensait pouvoir être utile pour apaiser la colère, balayer l’affront et faire oublié l’injure. Violet est une jeune femme sensible et Aquila ne l’ignore pas. Il lui semblait que Violet faisait partie de ces rares personnes à connaître son frère mais le cadet des Hunter avait manifestement oublié un détail dans l’équation : la jeune femme aussi avait souffert, assez pour se faire son propre argumentaire, sa version des faits et sa Vérité comme cataplasme rustique. Et elle n’allait pas l’abandonner aussi facilement..

Lorsqu’elle commença par mettre en doute ses paroles, allant même jusqu'à sous entendre grossièrement qu’il tentait de la manipuler en lui servant quelque mensonges éhontés Aquila pinça vivement les lèvres et se concentra sur le verre qu’il avait en main pour s’efforcer au calme. Une gorgée doucereuse et le voila déjà à analyser la réaction de la jeune femme, s’interrogeant quand au pourquoi de celle-ci, au raisonnement qu’elle avait put avoir, à la tournure de cette conversation qui s’avérait moins facile que ce qu’il aurait cru. Il avait sous estimé les ravages présents chez Violet aussi. Sous estimé le fait qu’elle aussi pouvait s’être mentit et douter. Par Merlin ils agissaient tous les deux comme deux adolescents tout juste capable de déni ! Et lorsqu’elle se met à lui citer ses propres mots, Aquila cesse de noyer son agacement dans son verre pour la regarder, notant machinalement son air crispé sous son sourire engageant.

“Tu parles si bien Aquila et je suis certaine de comprendre sous tes jolies paroles que tu ne feras tout simplement rien du tout.”

Un rire las. Aquila la trouve injuste et égoïste dans sa douleur. La sang pure tourne les talons pour s’éloigner, drapée dans sa bêtise et sa peine. S’il avait été impulsif et colérique comme seul savent l’être les gryffondors et les imbéciles alors il l’aurait rattrapé pour lui scander ses quatre vérités. La douleur explique, elle n’excuse pas. Mais il n’en est rien et la voilà déjà qui revient. Aquila ne bouge pas, stoïque et impassible alors qu’elle pénètre son espace vital pour ne s’arrêter qu’à quelques centimètres de son visage. Par Merlin à quoi joue-t-elle donc ? Ne pense-t-elle donc à l’hypothèse que Corvus pourrait les surprendre ?! Toutefois, si la jeune Zabini pense à son ainé, c’est en bien d’autres termes et la voilà qui lui rabâche ces excuses d’amour propres qu’il n’a déjà que trop entendu de la bouche de son frère. Du déni ! Voilà ce que c’est ! Aquila néanmoins n’en perd pas une miette mais rapidement la jeune femme semble se rendre compte qu’il est des choses qu’il ne faut pas dire devant un Hunter, pas même devant un « ami » et avec aplomb elle contre-attaque, toutes griffes dehors.

“ La véritable question demeure : pourquoi me dis-tu tout ça alors que tu sais pertinemment que si cela est véridique et qu'il l'apprend il t'en voudra terriblement ?”

- Tu es bien ingrate, Violet. Tu viens me voir, me demandant d’agir, de te servir de rempart et bouclier contre mon propre frère, sans en rien ignorer des liens qui nous unissent. Je te réponds pourtant en avoir déjà fait plus qu’il ne serait raisonnable pour un simple ami, te dévoilant jusqu’à mes hypothèses, des hypothèses que tu juges toi-même aberrantes et surprenantes. Et non contente de me traiter de menteur, voilà que tu nies jusqu’aux efforts que j’ai déployé pour toi, poussant le vice jusqu’à remettre en doute ma volonté de t’aider dans cette affaire qui me tiens à cœur.

Il sait toutefois que tant qu’elle ne sera pas convaincu de sa bonne foi, rien de ce qu’il n’a dit et ne dira ne daignera compter à ses deux. Aussi accepte il de répondre à sa question malgré l’affront qu’elle lui à fait.

- Ce qu’il ignore ne peut le blesser. Je te sais bien assez maligne pour réfléchir à ce que je viens de te confier et t’en resservir intelligemment et ce, sans avoir à te servir ni de mon nom ni de ma personne. Je ne t’ai rien appris que tu n’aurais pu deviner par toi-même. Toutefois le fait d’être venu m’interpeller ce soir, et le temps que je t’ai consacré ne saura rester secret et tu te doutes bien que j’aurais à répondre de cela. Je lui dirais que tu as voulu fuir je ne sais quel ennuyeux personnage qui aura eu la goujaterie de t’importuner de ses discours -et tu auras bien un nom à me donner pour ledit personnage je n’en doute pas-, que tu en as profité pour te plaindre du comportement de mon ainé –ce qui n’est point mentir- et que je me suis contenter de détourner la conversation sur quelques affligeantes banalités commerciales. Cela te convient il ?

C’était là une manière extrêmement poli de prendre intelligemment congé de sa personne. Nul n’aurait sut dire s’il agissait ainsi par prudence ou sous l’effet du comportement qu’il avait jugé ingrat et vexant de la jeune femme. Il était même probable que s’ajoute à ses deux raisons celle qui voulait laisser du temps à son interlocuteur pour qu’il puisse prendre la pleine mesure de ses confidences. Il offrit un sourire polie à la jeune femme tout en se faisant la réflexion qu’il n’était pas au bout de ses peines et que les sentiments humains étaient d’une simple et déconcertante.. complexité.. Mais que pourrait-il comprendre des méandres de l’amour lui qui n’a jamais aimé véritablement ? Que pourrait-il comprendre de ses blessures lui qui n’a jamais souffert d’aucune trahison ? Pourtant il juge, il décrypte, il analyse, se croit avoir raison sur tout et parce qu’il concerne son frère, Aquila se croit un droit d’interférence dans cette histoire.


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Brooke Macnair-Schmidt
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Ce message a été posté Dim 3 Fév 2013 - 18:01

L'invite de Brooke avait eu la réponse escomptée, quoique timide : les deux risquaient gros à badiner de la sorte, mais ce que le Ministre ignorait ne faisait de mal à personne. Brooke avait donc soigneusement vérifier que le couloir était bien désert avant de tirer le serveur dans un placard et où leurs affaires étaient allées bon train : le serveur était parfait physiquement, et le risque rendait la chose encore plus excitante. Et pour lui, satisfaire une Sang-Pur pouvait toujours servir, quoiqu'il ignorât qu'avec Brooke, il n'avait aucune chance d'y gagner quoi que ce soit.
Quoiqu'il en soit, la messe fut dite en un temps peut être pas record, mais témoignant néanmoins d'une performance remarquable. D'un autre côté, il n'y avait pas d'autre enjeu que le plaisir mutuel, alors pourquoi faire trainer ?

" En effet, tu sais donner dans l'efficacité toi... " A quoi le serveur répondit par un sourire d'auto-satisfaction. Mais Brooke le coupa avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit : " Maintenant file à ton service avant qu'on remarque ton absence. Et si tu es sage, je dirai peut être aux Ladies qui nous ont organisé tout ca que tu es un brave petit basique. Hop ! Degage maintenant ! " Bien sur, Brooke n'en ferait rien, mais cela lui garantissait le silence du serveur, qui avait tout à perdre à l'ouvrir, mais qui pourrait éventuellement gagner quelque chose si tel aurait pu être le bon vouloir de la Sang Pur.
Cette dernière attendit un temps raisonnable avant de sortir du placard, après avoir bien vérifié l'état de sa coiffure et de sa tenue.
Elle se sentait profondément détendue - on le serait à moins - et se dirigea vers la grande salle d'un pas royal, ayant totalement oublié sa nièce. Qu'elle retrouva dans la grande salle et qu'elle accueilli d'un air surpris, avant tout par le jeune homme qu'elle avait à son bras. Une nouveauté, à n'en pas douter. Son expression se figea dans une grimace tout sauf naturelle lorsqu'Alexianne la prit dans ses bras. Brooke la regarda comme si elle venait de lui refiler la lèpre. Quelle mouche avait piqué sa nièce ? Même bébé, Brooke ne se souvenait pas d'avoir jamais pris Alexianne dans ses bras, pourquoi commencer aujourd'hui ?
La phrase qu'Alexianne lui glissa à l'oreille éclaira largement sa lanterne : ainsi, le dénommé Corvus - par ailleurs semblant charmant - était un boulet pour la douce Alexianne ?
Brooke considéra le jeune homme d'un oeil neuf, tentant de déterminer en quoi il pourrait troubler ainsi sa nièce. Tout ce qui troublait la quiétude du foyer de sa soeur la réjouissant, Brooke offrit son plus beau sourire à Corvus, tout à fait disposée à faire la conversation. Mais certainement pas hors la présence d'Alexianne, qu'elle rattrapa par le bras et qu'elle fit pivoter jusqu'à la prendre par les épaules, tout contre elle.
Pour Alexianne, le geste lui semblerait tout aussi incongru qu'à elle, mais pour Corvus, ce serait sans aucun doute une image de complicité familiale des plus convaincantes.

" Voyons tu ne peux pas partir aussi vite, on se connait à peine ! Corvus, je suis enchantée de faire votre connaissance. Je vois si peu ma chère nièce que j'ignore tout de ses petits camarades et de son autre famille. La famille Macnair - elle insista sur le nom, marquant ainsi où se situait sa priorité - est normalement très unie, mais vous savez ce que c'est, quand une partie habite si loin, c'est difficile de garder le contact... " Elle n'ajouta pas qu'elle n'avait de toute facon fait aucun effort pour connaitre sa nièce parce qu'elle jugeait toute la famille de Keroual trop prude à son goût, mais pour qui saurait lire entre les lignes, son sourire de vipère consommée serait tout aussi éloquent.
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Ce message a été posté Dim 3 Fév 2013 - 19:50

    Elle écouta sans l'interrompre une seule fois. Ce qu'il lui disait ne lui plaisait pas le moins du monde et elle se sentait prise dans quelque chose de trop grand, une sorte d'étrange conspiration ou une blague typiquement Hunter dans le seul but de la blesser et de l'humilier. Pourtant cela ne pouvait pas être le cas car Aquila était une sorte d'ami Un ami qu'elle ne voyait presque jamais mais qui lui envoyait des hiboux à intervalles réguliers. Même lors de la rupture avec Corvus, le brun plus jeune qu'elle avait été à ses cotés, une épaule épistolaire sur laquelle s'appuyer. Quelqu'un qui lui rappelait qu'elle n'était pas un monstre en ayant refusé ce mariage.

    La sang pure avait pourtant toujours cru que Corvus ne l'appréciait pas le moins du monde, il suffisait de voir sa manière de lui parler, d'être avec elle quand ils se voyaient bien que rarement. Avait-elle été si aveugle ? Vraiment ?

      « Ethan... Ethan Umbridge. »

    Relever son regard sur lui prit quelques secondes de plus qu'elle ne l'avait espéré et sourire lui fut impossible. Il y avait trop de révélations, trop de souvenirs à ressasser et elle ne voulait surtout pas se fâcher avec cet homme qui aurait dû être son beau frère depuis plus de cinq ans à ce jour.

      « J'ai toujours pensé qu'il me détestait. »

    Et si jamais elle apprenait plus tard qu'Aquila jouait avec elle comme il savait si bien le faire à l'époque de Poudlard, foi de Zabini il allait le regretter très amèrement.

      « Je te remercie donc pour toutes les révélations concernant ton frère et te souhaite une agréable soirée. »

    La rouquine aurait voulu l'embrasser ou agir de manière normale mais elle en fut incapable malgré la facilité qu'elle avait à savoir sourire et donner le change quelles que soient les situations. Là tout était différent, et sourire ou se montrer douce et agréable comme la parfaite sang pure qu'elle se devait d'être était trop dur. L'envie n'était plus présente et de toute manière, le jeune homme n'était pas dupe. Il devait bien savoir à quel point ce qu'il lui racontait pouvait être étrange pour elle.

    Elle tourna les talons pour retourner à l'intérieur, priant pour ne pas tomber sur Corvus qui s'amuserait probablement à la regarder encore une fois comme si elle n'était qu'un morceau de viande. Pourquoi faisait-il tout ca si Aquila avait raison ? Pourquoi avait-il ce besoin d'être si... Lui ? S'arrêtant à côté d'un rosier d'hiver en fleurs, la sang pure se pencha en avant pour respirer l'odeur de la plante à plein poumons. C'était ce qu'il lui fallait, c'était ce qui lui faisait du bien et qui lui donnait l'impression d'être à la maison. Loin d'ici. Sans problèmes.
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Lun 11 Fév 2013 - 22:08





5 Novembre 2020

«« La Charité recouvre de nombreux péchés. »
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Un...deux..trois...quatre...[...].
Je comptais avec délectation les longues secondes qui s'écoulèrent alors que la jeune femme hésitait, réfléchissait. Un instant je cru qu'elle allait oser se rebeller, le regard sombre alors qu'elle osait enfin croiser mon regard, je lui souris en retour, me demandant si elle allait enfin aller contre cette étiquette qu'on lui avait enfoncé si durement dans le crâne. Mais non, cette minuscule rébellion fondit au moment où elle prit mon bras, déviant les yeux vers la porte, le menton tremblotant. Je ricanais.

"Ce n'est donc encore pas ce jour que la petite princesse si ennuyeuse se transformera en sorcière digne d’intérêt.."

Je soupirais faussement, le ton suave et empli d'ironie mauvaise et méprisante tout en nous conduisant enfin hors de ces lieux devenus inintéressant pour ma personne. Cinq minutes de plus et je me serais sérieusement lassé de la situation. Il me fallait rapidement redonner du piment à cette soirée ou risquer de m'ennuyer ferme.

Descendant les marches au tapis lourd et coloré, tout en glissant quelques piques urticantes à la jeune sorcière qui préférait garder un silence horrifiant -j'en soupirais réellement-, je me contentais de forcer la jeunette à maintenir une allure digne et volontairement ralentie alors qu'elle tirait davantage sur mon bras. Il était même fort probable qu'elle ne se rende même pas compte de ce comportement hautement vexant pour quiconque..d'autre que moi. On aura dis l'un de ces horribles petits canidés tirant sur sa laisse magique de toutes ses maigres et pathétiques forces..Souriant à la métaphore, j'en accélérais un instant le pas, manquant de faire trébucher Alexianne qui se retrouvait ainsi délestée de ma force inverse.

"Et bien? Est-ce trop difficile de tenir debout, ma chère cousine?"

Ricanais-je sous son regard aussi surpris que gêné, juste avant qu'elle ne pose ses yeux sur la foule et se mette à brailler un nom.
Son changement de comportement en était particulièrement hilarant, un peu plus et elle se serait presque mise à sautiller et faire apparaitre de petits papillons dans les airs. L'image en étant particulièrement écœurante mais me fit immédiatement penser à l'un des gadgets que j'avais trouvé en Europe de L'Est. Il me faudrait le lui faire parvenir, avec toutes mes salutations distinguées, comme c'était la coutume entre personne de bonne naissance...

« Brooke je te présente Corvus Hunter, un cousin… éloigné, par alliance ! Corvus voici Brooke Schmidt, ma tante. »

"Mad..moiselle Schmidt" Commençais-je lorsque qu'Alexianne se jeta dans les bras de sa tante, me faisant arquer un sourcil curieux et amusé tout en m'interrompant dans la foulée Mais le sourire forcé et plutôt explicite de la sorcière m'en apprit bien plus long sur leur relation, me faisant doucement sourire tout en offrant un regard volontairement compatissant à la femme qui rattrapa la jeune sorcière dans la foulée. Son visage s'était à ce moment-là paré pour un masque plus présentable et apparemment bien plus chaleureux. Ce changement d'attitude était particulièrement amusant à vrai dire.

" Voyons tu ne peux pas partir aussi vite, on se connait à peine ! Corvus, je suis enchantée de faire votre connaissance. Je vois si peu ma chère nièce que j'ignore tout de ses petits camarades et de son autre famille. La famille Macnair est normalement très unie, mais vous savez ce que c'est, quand une partie habite si loin, c'est difficile de garder le contact... "

Je posais les yeux sur Alexianne, un petit sourire en coin pendant un cours instant avant d'observer plus en détail cette tante, vraisemblablement une Macnair qui souhaitait clairement poser sa famille comme gageure dans l'équation en cours. J'en aurais ricané, je me contentais d'en rire doucement, charmeur et amusé, avant de lui offrir un baise-main effleuré, comme les traditions sang-pures l'exigeaient, non sans laisser mes propres doigts caresser sa peau un peu plus que de raison. Les Hunter n'avaient absolument rien a envier à ces Ecossais de Macnair

"L'enchantement est partagé. Quand à cette chere Alexianne... Il est pourtant évident qu'une belle femme comme vous aurait assurément une excellente influence sur son petit caractère impertinent et immature. Elle devrait même en prendre de la graine et vous considérer comme un parfait modèle à suivre si ce n'est pas déja le cas."

Je souriais doucement avant de me retourner vivement, interceptant une serveuse qui passait derrière-moi, pour lui oter trois coupes aux couleurs bleutées et les tendre aux deux sorcières, insistant auprès d'Alexianne.

"Et donc vous êtes? Aussi oisive et à la recherche de la moindre graine d'excitation que toutes ces sorcières pathétiques qui cherchent à pinailler sur le dos délabré d'enfants qu'elles ne verront jamais– je désignais d'un grand sourire moqueur le reste de la salle en effectuant un vague geste de mon verre –
ou occupez-vous une quelconque place plus intéressante dans notre magnifique société?"

Sur ces mots prononcés tout en souriant, je portais la coupe à mes lèvres, appréciant le fin breuvage pétillant à la saveur de bleuet mentholé, posant un oeil curieux sur les réactions de la Macnair. Il me semblait même maintenant qu'il s'agissait de la soeur de ce cher Thomas...La rencontre permettait d'être intéressante sur bien des niveaux avec un peu de chance et de... doigté.




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Ce message a été posté Dim 17 Fév 2013 - 19:23

Brooke continuait de tenir Alexianne par les épaules. Il n'était plus tellement question d'offrir une façade de famille unie, mais plutôt d'empêcher sa nièce de défaillir sous leurs yeux. Bon, d'accord, ça aurait été follement amusant de la voir s'étaler au milieu du salon. Mais alors Brooke aurait été obligée de jouer la tante effarée et de quitter la fête prématurément, alors que le petit serveur était un amuse-bouche prometteur de cette soirée qui ne faisait que commencer. Elle soutenait donc Alexianne par pur égoïsme. Mais que pouvait-on attendre d'autre de la Sang-Pur qui mettait son bon plaisir en valeur absolue ? Sans doute rien de mieux, évidemment.
Qui plus est, il était bien plus drôle d'obliger Alexianne a faire face à Corvus qui semblait l'indisposer au possible que de la laisser esquiver - soit par la fuite, soit par l'évanouissement - la situation. Sa nièce pétrie de bonnes manières par sa sœur devait apprendre à abuser des situations que de les subir.

A son tour, elle détailla Corvus. Le jeune homme ne manquait pas de charme, ni d'élégance. On ne pouvait de toute facon pas en attendre de moins de la part d'un Hunter. Cette illustre famille était une égale - il ne fallait pas trop en demander à une Macnair - et se devait bien sur de faire honneur à ses origines qui se perdaient dans un nombre effarant de générations de Sang parfaitement Pur. Sans doute qu'il y avait quelques branches pourries, mais comme chez les Macnair, les Black, les Kark et autres, ces branches étaient vite oubliées et considérées comme pestiférées et inexistantes.
Corvus était un parfait produit de l'éducation irréprochable que se devait de recevoir un Sang-Pur. Le baise-main parfaitement exécuté en était la preuve, et Brooke accueillit cette marque de respect avec un sourire coquet, avec une lueur charmée lorsqu'il laissa s'attarder ses doigts sur sa main.

Son sourire devint amusé en l'entendant la flatter de façon éhontée. La prenait-elle pour une débutante ? Même si la flatterie était un baume charmant sur son orgueil démesuré, elle trouvait que Corvus exagérait un peu trop le trait.

" Attention Corvus, je pourrais croire que vous essayez de me soutirer une antiquité familiale imprenable avec un charme insolent... " Elle conclut d'un haussement de sourcils signifiant qu'elle n'était pas dupe. " Cela dit, je suis d'accord, et je compte bien profiter de la présence d'Alexianne parmi nous pour lui apprendre les usages du monde. Que voulez vous... Beauxbatons n'est pas un institut qui offre aux jeunes filles les armes pour vivre en société... " Elle jeta un nouveau regard amusé à Alexianne qui se forcait à sourire pour faire bonne figure et n'osait pas prendre la défense de son école.

Elle accepta avec un regard gourmand la coupe que lui tenait le jeune homme et trempa les lèvres dans le cocktail à la couleur improbable mais aux saveurs royales avant de répondre à Corvus.

" J'ai travaillé longtemps au Ministère, mais je cherche actuellement une nouvelle voie. Je pense m'essayer au journalisme, ou peut être à l'organisation de soirée. Depuis le temps, je devrais être capable de rendre une fête digne de ce nom ! Quant à ce genre de soirée... " Son sourire ironique laissait clairement entendre tout le bien qu'elle pensait des galas de charité. " ... Je suis venue avec ma mère. Et j'ai quelques contacts à rencontrer pour le compte de mon mari. Et vous ? Suivez vous les traces de vos illustres ancêtres ? " Son haussement de sourcils interrogatif était à moitié simulé. Elle s'intéressait vraiment au jeune homme, mais comme souvent, les idées qu'elle avait derrière la tête n'avait rien à voir avec le commerce d'antiquité.
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Ce message a été posté Lun 18 Mar 2013 - 22:35

Prise au piège ! Telle un hiboux prisonnier de sa volière, Alexianne attendait désespérément qu'une missive ne lui soit confiée pour lui permettre de s'envoler, loin de ces deux vautours.

La stupeur qui l'envahit à la seconde où Brooke la retint par le poignet fut à la mesure de sa naïveté quand elle avait cru que celle ci lui viendrait en aide. D'une main agile au sourire carnassier, sa tante la prit fermement par les épaules, laissant alors ce long et douloureux moment de supplice commencer pour la jeune fille. Le contact de sa peau contre celle de sa tante la dégoutait presque en cet instant. Cette harpie semblait être atteinte par le vice jusqu'à la pointe de son épiderme, jusqu'à en dégoûter sa nièce. Elle détestait Brooke, mais jamais elle n'aurait soupçonné pouvoir ressentir tant de haine envers elle. Car en face d'Alexianne, c'est Corvus que lui imposait sa tante, un Corvus plus odieux que jamais qu'elle avait déjà trop souffert.
Les sourires échangés avaient rarement été aussi larges se disait Alex, même les siens. Des sourires qui supportaient les échanges auxquels on pouvait s'attendre de la part de ces deux là, et c'est en silence qu'Alexianne supportait les répliques sur la famille, sur son éducation, sur la morale bien pensante de ces lieux...

La coupe que Corvus lui mit entre les mains n'arrangea rien à la situation, bien au contraire. Même l'insolence qui les caractérisait tous les deux et qu'ils se plaisaient manifestement à exercer l'un contre l'autre non plus. Un rapport que la jeune fille avait bien du mal à comprendre et à saisir. Elle avait beau vivre et évoluer dans un monde où hypocrisie rimait avec bonne volonté, elle se croyait même ici, à ce gala de charité, dans les hauts sommets de la générosité sincère. Bien sûr, elle comprenait la subtilité de leur échange. N'en déplaise à Brooke, Alexianne n'était pas si sotte, mais elle ne saisissait pas le jeu entre eux, le plaisir qu'il pouvait y avoir à jouer avec les frontières de l'impertinence et des bonnes manières.
Alors que Brooke faisait état des lieux de son nouveaux plan de carrière, Alexianne avala une longue gorgée de champagne. Le liquide qui lui piqua les lèvres avait effacer complètement son sourire complaisant et lui avait même donner l'audace de songer à entrer dans l’arène. À ces jeux venimeux, Alexianne était bien consciente de n'être qu'une amatrice en regard de l'expérience de sa Serpentarde de tante et de son rapace de cousin, mais voilà déjà un moment qu'elle subissait sans piper mot et, son orgueil bien amoché au combat, la jeune fille se sentait l'envie d'aller le récupérer. En avait elle les épaules, elle ne le saurait qu'en attaquant. Le cœur battant, elle observa encore un peu ses deux adversaires. Ses tempes brûlantes ne lui laissaient aucun répit pour réfléchir à une accroche jusqu'à ce que l'espace d'une demi seconde, elle ne se décide à prendre la parole à la place de Corvus pour répondre à la question de Brooke.
« Il les surpasse de loin ! » Elle s'interrompit soudainement quand elle remarqua avec ses interlocuteurs son ton trop maladroit et théâtral avant d'être forcée à continuer avec un sourire gêné. Elle posa une main sur l'épaule de son cousin qui n'aurait pu être plus froide quand elle se voulait chaleureusement hypocrite. « Corvus est un brillant avocat. J'ai eut l'occasion de travailler à ses côtés et... le moins qu'on puisse affirmer c'est qu'il excelle dans l'art de... défendre ses intérêts... et ceux de ses clients. N'est ce pas... ? » Elle trébuchait de sourire qui sonnait faux en sourire qui sonnait encore plus faux. La venimeuse Alexianne n'était pas au rendez vous mais courageuse elle se relança, la voix toujours peu assurée. « Ce qui est regrettable c'est qu'un homme aussi talentueux soit si peu chanceux du côté marital... Un mariage... gâché, et un célibat, officiel, qui se prolonge... ! » Plus elle parlait, plus elle redoutait la riposte, mais plus elle parlait, plus elle retardait la riposte ! Alors elle se tourna vers Brooke pour continuer son esquisse d'offensive. « Tu devrais demander conseil à Brooke en matière de mariage. Jamais dans l'histoire sorcière on aura connu une union si... peu traditionnelle, et pourtant si soudée ! Vous avez tant à vous apporter... Je suis certaine Corvus, que tu pourras contribuer à la carrière prometteuse de ma tante dans événementiel avec ton carnet d'adresse très... féminin. » Elle avait la sensation de ne pas avoir respirer depuis une éternité, et pour sa dernière lancée, elle vida d'un trait sa coupe de champagne. « Il s'équilibrera parfaitement avec celui de Brooke, peut être trop masculin à l'inverse... De quoi rassurer... ce cher Anton, l'époux du couple Schmidt de l'histoire sorcière... »
D'un geste peu assuré, elle chercha un plateau de passage pour y déposer sa coupe vide, mais se retourna bien vite pour faire face à son cousin et sa tante, sa coupe à la main, qu'elle tapotait lentement sous l'effet du stress. « Bien je crois que les présentations sont exhaustives à présent... Si vous voulez bien m'excuser. »
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Corvus O. Hunter
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Ce message a été posté Sam 23 Mar 2013 - 0:51





Novembre 2020


«La Charité recouvre de nombreux péchés. »












Alexianne et sa timidité parfaitement pitoyable passèrent quelques instants au second plan tandis que la Macnair semblait plus que sensible à mes charmes, se permettant de minauder suite à mes propres paroles.

"Oh..je peux très bien vous prouver que ce genre tractation pourrait s'avérer plus que satisfaisante pour nos deux parties, suivant quelle mystère vous auriez effectivement à me proposer.."

Rentrant doucement dans son propre jeu, je choisissais de reprendre sa petite pique à ma manière, jouant clairement sur plusieurs tableaux de sous-entendus..Un regard appuyé à Alexianne et son soupire presque outré ne fit qu’agrandir mon fin sourire en coin, avant que la tante de cette dernière, ne reprenne la parole d'un ton moqueur et hypocrite que je ne pouvais qu'apprécier,

Voir la De Keroual se tortiller contre sa tante, hésitant entre baisser les yeux pour nous fuir et garder la tête haute malgré l'affront qu'elle était persuadée de subir était vraiment des plus divertissant. Je ne comprenais pas pourquoi Aquila s'imposait tant de subtilité et d'étiquette à la limite du gerbatif avec elle. Lui qui aimait pourtant tant voir ses victimes subir les aléas manipulateurs de son esprit.. Une histoire de famille et de sang-pur qui le limitait, probablement. Des souvenirs de gamins qui devaient lui pourrir l'esprit aussi, assurément.

J'écoutais les explications sans trop d’intérêt de la dénommée Brooke sur son histoire professionnelle tout en effectuant quelques pas sur place, incapable de rester immobile trop longtemps. Au ministère donc....Impossible de m'en donner le poste plus spécifique bien sûr? Surement un travail sans réelle importance, un secrétariat basique qu'elle avait probablement dut obtenir grâce à son simple nom..Quand au journalisme, je doutais d'après le peu que j'avais vu -et malgré une verve appréciable- qu'elle ait les capacités pour palabrer sur autre chose que ces histoires de mondanités pathétiques, ces magasines dégoulinants de mièvreries ou de potins débiles, ou encore ces articles soi-disant vitaux sur la mode sorcière. Qu'elle hésite pour finir avec ces histoires de réceptions ne fit que me confirmer mon opinion à ce sujet, un petit sourire moqueur et hautain sur les lèvres malgré l'air charmeur que je tâchais de garder. Même si son petit minaudage de tout à l'heure pouvait très bien ne rien dire de concret, cela serait bien dommage de passer à côté d'une telle prise..Surtout avec ce nom..

Je me contentais donc d’acquiescer du chef en silence – elle ne me laissait de toute manière pas le temps de répliquer, rempilant directement sur les festivités caritatives ci-présent, partageant vraisemblablement mon avis sans trop s'en cacher. J'appréciais. C'était tout de même plutôt rare que ces saintes ni touche et même leur petit chien-chien qui leur servaient vaguement d'homme osent donner ainsi leur avis, même avec un simple geste..

"... pour le compte de mon mari. Et vous ? Suivez vous les traces de vos illustres ancêtres ? "

Hum. Guère étonnant pour son age -même si je ne saurais le situer précisément – la sorcière était bel et bien mariée.. Une gène qui pouvait très bien être oubliée voir donner un peu de piment à la situation s'il le fallait..Et à la vue des petits sourires et des œillades calculatrices dont elle ne me lâchait pas, j'avais fort à parier que la femme me trouvait pertinemment à son goût, plus que consciente du jeu auquel elle avait commencé à jouer... Sans doute n'aurait-elle pas le courage d'aller jusqu'au bout, se refusant de façon probablement outrée comme quoi nous nous étions mal compris..Je ne demandais tout de même si j'arriverais à la mener à un effleurement plus poussé dans un coin discret de l'imposante bâtisse? Ou peut-être même davantage si je me débrouillais avec assez de doigté pour lui faire perdre toute notion de fidélité pathétique? Mon sourire se fit quelque peu plus carnassier.. Alors qu'elle finissait par me renvoyer la pareille en me questionnant sur ma propre personne. J'arquais un sourcil amusé et m’apprêtais à lui répondre lorsque..

« Il les surpasse de loin ! »

Alexianne.

Je crois que nous eûmes tous deux- la Macnair et moi- une moue aussi perplexe que moqueuse à sa prise de parole aussi imprévue que malhabile. Même quelques sorciers non loin s'étaient retournés sous son coup de voix, je pris parti de leur retourner un clin d'oeil arrogant en complétant ses paroles d'un sourire narquois à leur encontre.

"Les jeunes et l'admiration parfois trop intensives qu'ils vous portent..Ils ont tellement besoin de véritables modèles pour pouvoir s'affirmer eux-mêmes!"

Savoureux. Voila de quoi agrémenter plus encore cette soirée finalement. Un sacré renouveau chez cette petite sotte pathétique..Je posais sur elle un regard amusé et intrigué alors que sa main venait de rejoindre mon épaule. Il était pourtant plus qu'évident de se rendre compte de la peur qui lui déchirait les entrailles en cet instant, et déposer une main tremblante sur la personne même que l'on redoutait..Je souris d'un air narquois, comme si je l'invitais à continuer sa petite démonstration.

Avant de ricaner sous ses paroles, buvant une gorgée du liquide pétillant et sourit tout en répondant.

"Tout à fait, Alexianne. En droit International, spécialisation Créatures Magiques de Niveau I avec une certaine affinité pour les pays d'Europe de l'Est où je viens de passer un peu plus de six années, si tu veux étaler tout mon Curriculum correctement..."

Un petit roulement des yeux de sa part comme tout réponse, j'en profitais pour glisser mon bras dans son dos, un plis sardonique de la lèvre alors qu'elle tâchait de dissimuler sa gène pour continuer. Mais c'était qu'elle avait mangé de l'hippogriffe ce soir, la gamine!

« Ce qui est regrettable c'est qu'un homme aussi talentueux soit si peu chanceux du côté marital... Un mariage... gâché, et un célibat, officiel, qui se prolonge... ! »

Que..Surpris et pouffant en même temps alors que la jeune fille osait mettre le sujet sur le tapis, je m’étouffais à moitié en avalant ma gorgé d'alcool de travers tout en jetant un bref regard noir à la fautive qui dût saisir sa chance pour continuer tant que je ne pouvais riposter. Qu'elle se serve de ce qu'elle savait de moi pour essayer de me destituer naïvement ne me gênait absolument pas. Certaines de mes frasques étaient parfois passées dans les journaux à potins, comme la fois où Esmé Selwyn et moi-même avions fait croire à un mariage entre nos deux famille avant que mes parents ne me fassent mander pour obtenir des éclaircissement de cette farce grotesques. Ma relation avec la sulfureuse dresseuse du Chiméria était de ce fait connu de pas mal de ménagères sorcières de Grand-Bretagne. Mais aborder mes fiançailles avortées m'agaçait toujours au moins un court instant. Rares étaient ceux sachant que si j'avais quitté l'Angleterre il y a six ans pour m'immerger dans les affaires d'Europe de l'Est et prit un appartement à Budapest c'était pour m'éloigner le plus possible de cette petite putain de Zabini..Et le fiel que je ressentais à son encontre n'avait guère décliné depuis, preuves en étaient mes rencontres avec la garce...

"Fiançailles, Alexianne, Fiançailles...Essaies au moins d'être précise quand tu veux jouer dans la cours des grands" Murmurais-je amusé.

Mais la De keroual semblait armée de tout le courage Gryffondorien et attaquait maintenant sa si jolie tante. Je ricanais sous la manœuvre si sotte et puérile. Bien que je devais avouer apprécier l'information au final. Ainsi elle n'était pas une fiancée fidèle et aimante? Intéressant. La jeune sorcière m'évitais de fausses spéculations et questionnement quand à Brooke même si le jeu en était en partie gâché ainsi.

Et aussi vite qu'elle s'était essoufflée avec sa petite rébellion, la jeune sorcière tâcha de prendre congé. J'éclatais de rire et applaudissais avec un mépris amusé évident la prouesse de la jeune sorcière avant de l'apostropher.

"Partir ainsi sans récolter les remerciement de son public serait particulièrement malpoli et irrespectueux, ma chère Alexianne. Je suis sur que tu ne voudrais pas agir ainsi, n'est-ce pas?"

Son hésitation, probablement partagée entre l'envie de fuir autant tant qu'elle le pouvait avant que l'orage n'éclate et celle de ne pas faillir à ses principes si étroits de l'étiquette, était particulièrement savoureuse.

"Laisse-moi te donner deux trois conseils en tant que cousin dévoué si tu veux vraiment venir jouer dans la cours de grands..első , entraine toi d'abord sur plus faible que toi – si cela existe- avant de venir chatouiller pitoyablement les dragons majestueux qui étendent leurs ailes près de toi.. akkor, apprend que ton comportement et ton regard de chatte tremblotante n'aident guère à croire en tes mots aussi malhabiles que sans saveur. Ensuite.."

Mon regard venait de se poser dans le dos de la jeune fille, reconnaissant sans hésitation la silhouette de mon cadet plus loin. Je croisais rapidement son regard, fronçant les sourcils sous sa propre réaction qu'il masqua immédiatement en un fin sourire.. Humm..Il y avait anguille sous roche là.

Me rendant compte que je n'avais pas fini ma phrase, mais sans plus aucun désir de continuer à me coltiner la petite pintade française, j'haussais les épaules et reposais les yeux sur la Macnair, nullement gêné par mon arrêt brutal et ma façon de snober sa cadette, un petit sourire en coin.

"Je me vois au regret de devoir déja me passer votre charmante compagnie. Mais si vous avez le moindre soucis que mes brillantes compétences et savoir faire pourraient vous aider à résoudre...Je suis à votre entière disposition, Miss Brooke..Plus tard dans la soirée s'il y a une urgence quelconque, ou par le biais d'un hibou. Je me ferais une joie de répondre au plus vite à vos attentes.."

Un dernier petit sourire charmeur pour la sœur de ce cher Tom, et un geste qui aurait put paraitre attentionné envers Alexianne -je lui tapotais vaguement la tête en souriant finement- mais qui renfermait plutôt mon mépris amusé de la gamine et surtout un rapide informulé sur quelques coutures précises de sa tenue tandis que je quittais d'un même mouvement les deux femmes pour rattraper mon cher frère qui m'attendait sagement adossé à l'un des larges poteaux de la salle.

"Alexianne hein, qu'est-ce que tu lui a encore fait cette fois-ci?"

J'haussais les épaules, amusé.

"Rien de particulier..Nous avons discuté, comme la charmante famille unie que nous sommes tous. Mais je suis sur et certain qu'elle se souviendra très longtemps de ce Gala..."

Ricanant sous l'anticipation de ma petite farce, imaginant déja le cri de stupeur et les joues rouges de honte de la jeune fille lorsque sa robe lâcherait sous mon sortilège pour la laisser en simple dessous au milieu de tous les convives, je terminais mon verre et le déposais sur le premier support visible: un vaste pot ancien que mes parents auraient adoré..

"Corvus... Rien n'est jamais simple ni sans conséquences avec toi." Soupira t-il en sirotant son propre cocktail.

Levant les yeux au ciel, je lui narrais rapidement ce qu'il avait loupé en s'isolant avec son cher confrère de bricolage, accentuant avec force de détails les réactions tant bien de la Zabini plus tôt que de ma petite épopée avec Alexianne. Malgré son air évident de désapprobation et quelques commentaires, son regard et son sourire en coin seuls comptaient, témoignant véritablement du plaisir manifeste qu'il y prenait.
Je finissais en lui passant un bras autour du coup et lui renvoyant la pareille. De manière générale je me contre-fichais bien de ce que les gens pouvaient foutre en-dehors de ma présence, mais Aquila c'était différent.. Tout comme je fronçais légèrement les sourcils sous son florilège de détails plus ennuyeux les uns que les autres avec ce Dent.

"Toi..tu essaies de m'entourlouper Aquila.."

Ricanant, je le lâchais et me plaçais face à lui, l'observant de près de façon exagérée avant de lever l'index en signe de dénégation, vivement amusé par son comportement et sa lèvre pincée du gamin pris en faut. Il était doué en double-jeu mais j'étais son frère, je le connaissais par coeur...et il savait pertinemment que ce genre de blabla ne faisait que m'ennuyer..et passer à autre chose. Alors quoi? Quelle était la véritable raison de cette cachotterie éhontée?

"Une fille? Cela ne peut être que cela non? Elle est encore ici, dans le coin?"

Immédiatement je me retournais et observais la salle dans un lent mouvement circulaire exagéré, tâchant de trouver cette perle rare qu'Aquila avait put essayer de me dissimuler tout en l'interrogeant sans trop lui laisser le temps de répliquer et réfléchir. S'il refusa de prime abord d'accepter sa défaite et de me donner ce que je souhaitais, il finit par plier en soupirant, entre deux gorgées, avant que je ne me rende compte..Qu'il me décrivait avec précision la chimère exacte d'un trio gloussant dans mon angle mort. Par Merlin, le petit con! Faussement agacé, je relançais la discussion, cherchant à réellement savoir ce qu'il pouvait bien me cacher. Ce genre de petits jeux m'avaient manqué tout ce temps, bien trop rares et épars à mon goût et Aquila évoluait malgré tout bien trop vite entre mes brèves visites. Et se butait aussi. Mais je parvins tout de même à cerner un indice véritable dans son jeu, alors même que je lançais de façon ironique que tant que cela ne me concernait pas, je me contre-fichais au final de ses petites cachotteries. Sa propension à surenchérir trop rapidement me mit le Doxy sous les yeux.. Me faisant alors réellement réfléchir. Changement qu'il avait clairement remarqué, son comportement basculant doucement vers une attitude plus stressée..
Je n'étais pas un excellent avocat pour rien, comprendre et déceler les expressions faciales et corporelles était vital pour savoir sur quel vent jouer..

Et il n'y avait pas grand chose me concernant directement ici et ce soir. Rien du moins qu'Aquila aurait essayé de me cacher.

"Violet. Tu lui a parlé."

Annonçais-je, d'un coup bien plus sérieux, alors qu'il soupirait, cherchant quelques instant à nier avant de se rendre à l'évidence. Je ne lâcherais pas.

"Comment tu as su?" Grommela t-il vaguement, apparemment plus agacé par son échec que son acte. Je souriais doucement, lui ébouriffant les cheveux -petite vengeance agréable- avant de lui expliquer mon raisonnement comme à chaque fois. Aquila avait toujours prit plaisir à écouter et analyser mes propres comportements et réflexions pour les faire siennes. Je n'étais surement pas pour rien dans cette fâcheuse manie qu'il avait presque poussé à l’extrême avec le temps...et les expériences.

"Bien. Maintenant que tout est clair.. Que prônerais-tu comme comportement de ma part à son égard?"

Bras croisés, petit sourire en coin, j'attendais sa réponse alors qu'il haussait un sourcil aussi dubitatif que méfiant. Et oui, il ne fallait pas non plus trop me prendre pour un con alors que je lui avais si bien expliqué à quel point il avait intérêt à se tenir loin de cette histoire avec la rouquine et moi-même s'il ne tenait pas à vivre quelques expériences particulièrement désagréables avec moi...Sous mon silence, le petit serpent soupira et tâcha de s'expliquer, d'argumenter que c'était elle qui était venue, qu'il n'y était pour rien, qu'il n'avait rien dit du tout bien au contraire! Et qu'elle s'était lassée pour repartir aussi vite... Je soupirais, réitérant ma question.

"L'indifférence. Laisses-la donc tranquille. Ca t'évitera forcément les ennuis que j'imagine déja d'ici, Corvus..Pour une fois, reste donc tranquille."


"Humm..adjugé. Indifférence. Allez viens."

Je n'avais bien sûr pas prêté attention au reste de la tirade de mon cadet, et même si j'avais effectivement eu d'autres pensées et stratégies pour aller agacer la petite pute et lui rendre la monnaie de sa pièce, Aquila aussi devait prendre quelques leçons..Lui attrapant le bras, je le forçais donc à me suivre avant qu'il ne finisse par me suivre de lui-même, dépité.

Afin de retrouver Violet Zabini.

"Ah non!"

Sous la soudaine rébellion d'Aquila qui venait de stopper net en comprenant mes intentions - ou du moins une partie au moins- je rattrapais son bras pour l'entrainer une nouvelle fois tout en lui murmurant quelques paroles d'un ton aussi sûr que mauvaisement amusé.

"Il faut accepter les conséquences de ses actes, mon cher frère...et je t'assure que si tu ne te laisses pas faire, je trouverai pire pour cette petite pétasse.."

Un sourire en entrainant un autre, un sous-entendu valant plus que force d'argument, je me retrouvais rapidement à mettre mon petit amusement en place. L'indifférence hein? A ma façon évidement. En l'espace de plusieurs minutes, je m'amusais à passer non loin de la jeune femme sans lui accorder ni regard ni parole, pour me poster un peu plus loin, discuter avec Aquila dont la mine se renfrognait de plus en plus...pour repartir et repasser de l'autre côté de cette cruche finie comme si de rien n'était, et recommencer un peu plus loin encore...




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Ce message a été posté Lun 1 Avr 2013 - 11:00

    Les paroles d'Aquila tournaient, se retournaient et tournaient encore une fois sous sa chevelure rousse depuis que le plus jeune des Hunter s'était éloigné. Corvus n'était plus qu'une ombre du passé depuis des années même si elle avait cru l'aimer quand elle n'était encore qu'une gosse. Lui n'avait fait que jouer avec sa jolie petite fiancée même s'il semblait étrangement agréable et surprenant à certains instants. Il y aurait toujours le souvenir heureux du camée qu'il avait fait faire pour elle et signe du destin ou non... l'objet avait disparu après leur rupture. Le sang pur avait fini par quitter le pays et le temps s'était écoulé doucement, le faisant disparaitre. La culpabilité avait été présente évidemment mais il ne lui avait pas semblé effondré sentimentalement parlant, c'était juste une colère folle à cause du refus de plier aux exigences de leurs familles. Les Hunter n'avaient d'ailleurs pas apprécié le nouveau choix de leur future ex belle fille et les Zabini avaient du plier l'échine pour faire passer la pilule.

    Puis le temps était passé, de l'eau avait coulé sous les ponts, il y avait son travail si prenant, des amis dans sa vie, un basique qui vivait presque avec elle et une serre immense qui lui prenait tout son temps libre. Ne manquait plus qu'un homme avec qui finir sa vie et tout serait parfait. C'était terriblement simple tout en étant fortement complexe et la difficulté allait drastiquement augmenter avec ce que lui avait dit Aquila. Ces pensées concernant l'ex fiancé allait la parasiter et la forcer à se poser un tas de questions n'ayant pas lieu d'être. Par la Gorgone pourquoi était-elle aller le voir ? N'aurait-il pas pu garder tout cela pour lui ? Il la connaissait pourtant, plutôt bien même alors pourquoi ?

    Elle passait un doigt le long d'une tige fine d'un rosier Sun Sprinkles, ce rosier miniature n'était pas son favori et elle préférait les roses très rouges aux petites jaunes mais c'était l'odeur épicée dont elle raffolait. Violet se lança dans la contemplation des moindres détails de l'arbuste et sursauta quand son regard se posa sur les deux Hunter semblant parler non loin d'elle. Ce fut le regard furtif d'Aquila sur sa personne qui fit accélérer son cœur à une vitesse folle et c'est à cause de cela qu'une épine se planta ans la peau tendre de son pouce, la faisait sursauter.

    Corvus savait et Aquila ne semblait pas passer le meilleur moment de sa vie.

    Pourtant Violet ne cessa pas son activité contemplative même si l'envie de s'échapper de cet endroit lui paru intelligent, elle relégua d'ailleurs très loin la petite flamme souhaitant aller directement les voir. Faire profil bas était la meilleure des choses à faire, non pas pour elle mais bel et bien pour Aquila. S'il y avait une chose qui lui semblait exacte sur Corvus, c'était le fait qu'il allait lui tomber dessus à un moment ou un autre. Ne restait qu'à voir s'il comptait la coincer sous peu ou plus tard... une simple question de timing en somme.

    Son pouce dans sa bouche, la jeune sang pure se redressa avec grâce, les observant du coin de l’œil s'en aller une nouvelle fois. Ils allaient revenir, elle ne se faisait pas de soucis sur ce point, le savoir avec certitude était d'ailleurs très agaçant. Pourtant il y avait une autre possibilité. Pourquoi attendre comme une pauvre victime alors qu'elle pouvait décider elle même ? Aquila n'allait pas aimer mais...

    Quelques secondes pour les retrouver et ce fut un large sourire aux lèvres que Violet Zabini aborda les deux hommes. Elle serra son pouce dans son doigt en espérant que la douleur piquante disparaisse et plaça une mèche de ses longs cheveux roux derrière une de ses oreilles.

      “ Je n'ai pas encore eu le plaisir de te parler Corvus et je me suis dit qu'avec les charmants regards que tu me lançais un peu plus tôt il était évident que je devais venir prendre de tes nouvelles. ”

    Gazelle en place, le lion n'avait plus qu'à lui sauter à la gorge.
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Corvus O. Hunter
Générateur de Chaos
Messages : 861 Crédits : Lord Ena
Age du personnage : 31
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Emissaire Ombre ¤ Ancien Avocat en Droit international
Faction : Ombre de la Rose Noire
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Rouge-Gorge
Epouvantard : Se voir lui-même, enchainé, vidé de toute énergie et sans volonté. Avec le corps de son frère sur le sol.
Baguette magique:
Ce message a été posté Jeu 4 Avr 2013 - 19:22





Novembre 2020


«La Charité recouvre de nombreux péchés. »










L'air coupable, dépité et pincé d'Aquila m'était aussi désagréable que satisfaisant. Ce petit con pensait vraiment me faire croire qu'il était innocent? Qu'il n'avait fait que subir la discussion de la Zabini? Je le connaissais bien, trop bien pour notre bien à tous deux d'ailleurs. Il ne pouvait me tromper longtemps, et si je regrettais légèrement le comportement odieux que j'avais eu quelques temps plus tôt vis-à-vis de son arrogance à s'immiscer dans mes affaires personnelles, il me semblait pourtant que nous en avions discuté. Qu'il avait...compris. Et accepté de ne pas jouer avec moi sur ce tableau-ci. Tout le reste je m'en fichais, il était Aquila, mon petit frère favoris, il pouvait tout faire et tout vouloir.

Notre conversation ne fut guère palpitante surtout que je prenais un malin plaisir a pousser le jeune homme dans ses retranchements, le titiller désagréablement, le forçant à se concentrer et a essayer de me contrer péniblement. Ce serait sa pénitence pour se fiche de moi. Et une technique comme une autre pour ne pas me laisser submerger par le sentiment de haine intense qui me brûlait intérieurement avec la Zabini planant comme un spectre entre nous, dans chaque mot. Mais j'y parviendrais, indubitablement. A vaincre sur tous les tableaux.

Nous changions une nouvelle fois d'emplacement tandis qu'Aquila grommelait, arguant que nous avions assez joué, que c'était particulièrement immature et inutile, lorsque le visage de mon apprenti horloger se figea l'espace d'un instant. Avant que Violet Zabini en personne ne nous aborde d'un ton jovial exécrable. Mon sang ne fait qu'un tour et je retiens difficilement l'élan mauvais et amer qui me prend aux tripes. Pourtant je la savais non loin, je jouais même avec cette proximité volontairement, mais il fallait croire que je n'étais guère aussi préparé que je le pensais.

"Violet.." Marmonna Aquila d'un ton remarquablement neutre en posant son regard sur elle, le dos droit. Difficile de savoir ce qu'il pensait réellement de la situation, sinon qu'elle ne lui plaisait pas.

Mais je ne m'arrêtais nullement dans ma conversation pour elle, ne déviais pas mon regard d'Aquila - même s'il se durcit et que mon sourire se crispa, plus mauvais- et snobais complètement la nouvelle arrivée. Indifférence avait choisit Aquila. Je devais bien être capable de la tenir quelques secondes de plus. Au moins.

Je continuais donc a parler à Aquila, reprenant la conversation sur son manque flagrant de sorties et loisirs ces derniers temps, sur le fait que même Maddox m'avait alpagué plutôt énergiquement lors d'un de mes derniers passages au Ministère pour savoir "ce que fichait son soi-disant meilleur ami devenu plus-ennuyeux-et-incontactable-qu'un-ermite-pustuleux-en-kilt". Une des rares rencontres au Ministère qui ne me faisait pas mourir d'ennui d'ailleurs. Je fis bien évidement remarquer à Aquila qu'il devrait avoir honte de faire ainsi faux-bond à son Macnair sur ressorts, et que s'il ne se chargeait pas de le voir courant de la semaine, je m'en occuperais moi.

Durant ce temps là, il avait bien essayé une ou deux fois de croiser la jeune sang-pure détestable du regard, voir même d'aiguillonner la conversation - à laquelle il répondait admirablement bien- vers notre invitée indésirable, mais un simple regard plus appuyé de ma part l'en avait rapidement dissuadé et il avait abandonné, se pliant entièrement à ma mascarade fantomatique. Il m'était bien trop attaché pour entrer en réelle confrontation. Mais  qu'il essaie donc de montrer quelque compassion pour cette garce, et j'allais les détruire tous les deux..




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Ce message a été posté Lun 8 Avr 2013 - 17:18

    Faux sur toute la ligne car au lieu de lui sauter dessus et de l'attaquer verbalement comme il semblait y prendre tant de plaisir, il choisit l'ignorance. Elle n'existait pas dans son monde et le connaissant ou du moins d'après ce qu'elle pensait connaitre de lui, il se donnait énormément de mal. Il n'avait jamais fait comme si elle n'était pas là, se contentant d'attaques frontales ou de jeux de regards dans le seul but de la mettre mal à l'aise mais ça... jamais. Pas un seul contact entre eux deux fut remarqué par la rousse qui ne se gênait pas pour le dévisager sans retenue. C'était à son tour de le faire puisque lui s'y était tant amusé de longues minutes plus tôt même si elle ne s'abaisserait pas à regarder certains endroits que lui n'avait pas raté.

    Son manque de réaction en devenait presque frustrant. Il se croyait intelligent peut-être ? Parce que cette manière d'agir après tout ce qu'il lui avait fait était digne d'un première année. Pourquoi était-il incapable d'agir normalement ? De l'eau avait coulé sous les ponts et si ce qu'Aquila disait était vrai, il se devait de changer de registre. Ce n'était pas comme ça que les choses se clarifieraient car c'était ce qu'il fallait entre eux deux. Violet ne voulait pas d'ennemi, elle ne souhaitait pas savoir à quel point il était soit disant en colère après toutes ces années. Il fallait juste qu'il soit comme elle en quelque sorte. Lors de leur nouvelle première rencontre, l'invitation à boire une tasse de thé était prête à passer ses lèvres. Mais Corvus s'était transformé en requin. Le résultat était désormais face à elle.

    La demoiselle leva une main en direction d'un des serveurs et attrapa une coupe de champagne, puis une autre.

      “Prend la.”

    Cette fois Aquila la fixa un court instant avant de secouer la tête poliment afin de se reconcentrer sur son sacro saint frère. Par la Gorgone... Le plus jeune Hunter était un homme brillant loin d'avoir sa langue dans sa poche mais face à Corvus... il devenait une toute autre personne agaçant fortement la jeune femme. Non mais quelle soumission, quelle admiration ! S'en était presque à vomir de le voir si apeuré devant son grand frère chéri. Mais puisqu'il n'en voulait pas...

      “Corvus... dit donc à ton frère de boire un peu...”
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