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Filet du Diable
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Ce message a été posté Ven 7 Sep 2012 - 22:21


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The End



ϟ Le quartier général de l'Ordre se trouve dans le métro mais n'est pas visible à l'œil non initié. La Gare King's Cross possède sa propre station de métro reliée au reste du réseau londonien. Il suffit de se rendre sur le quai et de se diriger vers la porte de secours placée dans une zone d'ombre des lieux. Juste sur le côté, il y a une sorte d'irrégularité sur le mur : appuyez dessus et vous serez transporté dans des catacombes du métro. Bienvenue dans le Quartier Général de l'Ordre du Phénix.

ϟ Chez les Phénix c'est un véritable capharnaüm. Personne ne s'attendait à une attaque pareille. L'organisation et la prévision sont les deux grands bémols. Il y a peu de Medicomage à disposition.

ϟ Il n'y a pas d'obligation de poster puisqu'il n'y a plus de tour mais c'est mieux de faire une belle fin. Vous pouvez donc poster une dizaine de fois si vous le souhaitez. Il y aura un rp de clôture des PNJ.

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Ce message a été posté Sam 8 Sep 2012 - 7:51

Un échec. Un échec plus ignoble encore que toutes les défaites du monde. Une honte, une misère, un vulgaire crachat sur l’histoire sorcière et que demander de plus à une sang-basique comme Lauren ? Comment avait-elle pu croire un seul instant être assez douée en sorcellerie pour défendre la justice des Phénix, pour hisser haut leur bannière, pour que la gloire les illumine enfin ? Ce n’était pas un vague échec, ce n’était pas un petit échec, comme une mauvaise note que l’on réconforte au coin du feu avec une tasse de thé noyée dans le whisky pur feu. Ce n’était pas un « on rattrapera la prochaine fois ». Il n’y aurait plus aucune prochaine fois.

Ainsi pensait Lauren Hudson, le regard vague et fantomatique, en rejoignant le hall de Gringotts.

Les derniers évènements ? Oh. Parlons-en des derniers évenements.

Tout commence avec une putain de bombe au poivre qui n’a que le mérite de les empoisonner tous. Tous, sans exception. Parlons de son incapacité à lancer un Protego pour que Ted ne se retrouve pas à courir dans les galeries avec des côtes cassées. Parlons de sa haine, de sa peur, qui l’ont fait foncer dans un mur en courant à s’en casser le nez. Parlons de son impossibilité concrète à déjouer des sorts basiques, des pièges à la con tandis que les autres, ces foutus autres de dieu sait quel camp partait vaillement retrouver…

Non. Attends. Parle aussi du wagon, oh oui n’oublie pas le wagon. Le wagon et ta terreur à en dégueuler dans le gouffre non loin. Parle aussi du Lannister, Blondin, qui te réduit à néant par quelques répliques acides, de celles que tu crois avoir parée mais qui, au final, ne sont que justice. Oh mais de quel droit peux-tu donner des ordres, et de quel droit penses-tu mener une attaque alors que tu n’es rien de plus qu’une foutue INCAPABLE UNE SANG BASIQUE DE MOINDRE RANG QUELQU’UN QUI NE PEUT MEME PAS LANCER UN SORTILEGE PARCE QUE TA – FOUTUE – BAGUETTE – NE TE RECONNAIT MEME PAS ! Et t'as oublié ton sursaut à l'Avada Kedavra ah bah ma grande tu t'attendais à quoi au jeu du chat et de la souris ? Mais on n'avait dis que l'on serait mort mais pas vraiment que c'était vrai tu m'as trop fait mal t'es vilain je vais le dire à ma môman !

Lauren croasse un rire imbécile pathétique alors qu’elle heurte de l’épaule celle qui a partagé la dernière ligne droite, cette femme entraperçue de loin dont elle a cru reconnaitre la voix mais ce n’est pas possible parce que Jane – ce ne peut pas être Jane – ne doit pas la voir comme ça pas après un mois de silence où elle a juste su vaguement qu’elle allait bien – Jane ne peut pas la voir dans sa défaite la plus complète et la plus misérable – honteux honteux honteux.

Non. Attends. Parle de Mervyn. Parle donc de tes tentatives pour fuir et de ton transplanage raté quand tu as enfin apperçu le visage du Ministre – allons toi qui le remercie de booster ton petit business de paparazzi pute, tu aurais du lui rouler une pelle à ce bon vieux Kark mais non tu l’as vu tu t’es entendu hurler, ou geindre comme un animal à qui on a filé un coup de pied un chien un bâtard et tu as essayé de disparaitre mais mon dieu la protection de Gringotts, même CA tu l’as oublié.

Parle du fait que tu as voulu abandonner Claire et Ted. Premier réflexe révélateur de celle qui se fout de tout de celle misérable qui abandonne ceux auxquels elle croit tenir mais tu ne tiens à personne à rien tu ne sais que te servir encore et encore.

Tu attrapes la main de Ted, elle est moite, il a mal, tu accroches d’un souffle l’odeur caractéristique des cheveux de Claire et vous disparaissez au QG. C’est mieux. … C’est peut-être pas mieux.

Parce que les fuyards ont réussi. Parce que pendant que tu te plaquais contre la paroi, affolée de voir Mervyn Kark en personne brandir sa baguette contre vous, les fuyards, deux au moins, se sont dirigés vers Dieu sait où. Alors Ted et Claire les ont suivit et tu t'es encore plus affolée de les savoir en pleine ligne de mire. Tu les as rattrapé, tu les as dépassé et alors que tu allais lançais un sort sur la seule silhouette clairement visible, tu as reçu quelque chose. Quelque chose qui t'a fait voler, loin, avec Ted et Claire. Les deux fuyards sont partis, pendant que tu retombais et que quelque chose faisait crack sous toi, ils sont allés Dieu sait où et ont ramené Dieu sait qui.

Non. Tu l’as reconnu. Willhelmina.

Sous votre nez, 3 phénix, non pardon 5 phénix prêts à en découdre, non pardon 4 phénix et un ersatz de terreur bouche bée qui a fixé tour à tour les deux Kark, mister Kark je tire une tronche de six pieds de long et miss Kark-Salamander qui a pu transplaner elle et s’enfuir loin de la banque de l’Ordre, loin des Ombres, loin de tous.

Et ça c’est passé à côté de toi, et ça s’est passé à moins de deux mètres de toi. Tu les as laissé filé sans réagir, sans oser un sort. Tu es pire qu’une traitresse Lauren.

Au QG tu accroches un médicomage, tu l’attrapes, tu le secoues, tu lui hurles dessus que tu n’en as rien à foutre des autres y’en a un qui a les côtes brisées alors tu vas me faire le plaisir espèce de trou du cul de lui soigner ça en vitesse avant que je te foute la tête dans les chiottes jusqu’à ce que mort s’ensuive - TED LUPIN COMMENT TU FAIS POUR PAS LE VOIR ENFOIRÉ ????!!!! Ah oui, tu dois être un peu hystérique.

Et puis tu reprends ta voix morne, et puis tu t’affaisses dans un coin, avec ta perruque dans les mains et ton air perdu de celle qui vient de comprendre qu’elle n’est, et ne sera jamais à sa place dans le monde sorcier, de ce côté de la barrière, du côté de la vérité. Tu te fais honte et tu penses à ton père.

Honte grotesque et misérable.

Tu caches ton visage ensanglanté entre tes genoux, comme quand tu étais petite fille et que tu pensais avoir raté ton numéro spécial au « pestacle de danse » comme disait Joe.

Tu fonds en larme en de vieux raclement de gorge obstrués par les caillots et la défaite.

Tu te méprises.


Dernière édition par Lauren Hudson le Sam 8 Sep 2012 - 18:31, édité 1 fois
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Loïs Lang
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Ce message a été posté Sam 8 Sep 2012 - 8:19

Un poids, soudain, sur ses jambes, qui menace de la faire tomber. Un juron avec la voix qui n'est pas la sienne. Elle avait prévu de pouvoir le renvoyer à temps, ou qu'il puisse la rejoindre, mais pas ça! Et elle en est à peine à se retourner pour tenter quelque chose, n'importe quoi, avec cette foutue baguette qui ne marche pas, quand la tête se met à lui tourner. Pas maintenant, c'est trop tôt, surtout pas maintenant!

"Noooon!"

Mais le cri qui résonne dans la grotte parvient aux oreilles de Loïs avec la voix de Clark et elle sait déjà que ce n'est plus la sienne. Et alors qu'elle se relève, elle peut les voir se relever, repartir aussi vite que possible vers les coffres. Et eux, encore dans les wagons pour certains, à les regarder partir, impuissants pendant quelques secondes. Trop à l'étroit, soudain, du mal à bouger dans son propre corps ! Juste quelques secondes, quelques instants de latence, et quand enfin ils peuvent le lancer, Loïs sait que c'est déjà trop tard. Pourtant, elle court, et court toujours. A s'en couper le souffle, à s'en décoller les poumons, à sentir son coeur prêt à exploser dans SA poitrine.

Mais c'est trop tard. Trop tard. Devant eux, le coffre éventré, et le gobelin qui les attend en les fusillant du regard. La tête lui tourne de nouveau après l'effort fourni et elle a besoin un instant de s'appuyer contre la paroi du tunnel dans laquelle ils se trouvent. De piètre gardiens. Mais pour qui il se prend, celui-là? Loïs a terriblement envie de lui faire ravaler ses dents en entendant ces mots, quelle que soit la manière pour elle d'y arriver. Mais elle est à bout. De souffle, de nerfs, de forces aussi. On se calme, déjà. On se calme, on suit Wallas. On remonte, leur dit-il, au hall. Et en plus, on est gentil, on ramène l'Ombre avec nous. Magnifique, n'est-ce pas?

Elle, amer ? Oui. Une amertume qui attaque la gorge si bien qu'elle ne décroche pas un mot tout le long du trajet de retour. Les lèvres scellés par une rancoeur bien trop forte. Envers Wallas qui les a mené dans un bourbier infâme. Envers les Gobelins qui osent critiquer alors qu'ils leurs sont venus en aide. Envers les Héritiers, envers les Ombres. Et envers.

Ils sont dans le Hall, entouré de tous ces gens. Les connus, les moins connus, les inconnus. Loïs ne les voit même pas. Son regard noir reste fixé sur le dos de Bruce, sur les mains d'Aidan qui ont récupéré sa propre baguette. Sur ceux avec qui elle a traversé tout ça. Et on transplane. Ordre du grand chef, qu'elle exécute aussitôt. Retour au QG qui s'emplit rapidement de craquements diverses alors que ses compagnons de luttes arrivent les uns après les autres. Et elle s'éloigne. Pas de monde, pas maintenant. Ca s'agite, autour d'elle, on commence à s'occuper des blessés, comme on peut. Pas elle. Elle n'est pas blessée et elle serait bien incapable de faire quoi que ce soit maintenant. Incapable de faire autre chose qu'hurler.

"Putain..."

Elle arrache le foulard qui couvre toujours ses lèvres. Le mot s'échappe de ses lèvres alors qu'elle se retrouve dans un coin éloigné de la grande salle où tout le monde est en train d'arriver. Sortir. Elle doit sortir. Sauf que la malheureuse chaise qui se trouve à cet endroit précis en cet instant en a visiblement décidé autrement. Le pied butte, elle trébuche presque. Perd une seconde l'équilibre. Et c'est la goutte d'eau en trop.

"PUTAIN!"

Un cri de rage, un hurlement presque. Pas forcément audible de tous au vue du brouhaha qui se forme autour d'eux. Mais bien assez pour couvrir quelques voix. Le poing s'abat sur le mur, avec une violence qu'on ne soupçonnerait pas venant d'une telle femme.

"Bandes de Veracrasses puants! Résidus de pus de Bulbobulbe! Saloperies de Mangemorts!"

Elle frappe. Elle hurle. Elle veut détruire, faire mal. A un mur ? Ce n'est pas un mur. C'est toute la rage accumulée. La frustration de n'avoir rien pu faire malgré tous leurs efforts ! Et le reste n'existe plus. Juste cette colère, cette rage. Sa vision troublée. Son coeur qui bat trop vite. Qui fait mal. Tout fait mal. Mais pas assez ! Faire mal, frapper, encore et encore. Jusqu'à se briser les cordes vocales !

Après, elle ira voir les autres. Le jeune Ted. Claire, sa petite stagiaire. Ils sont là, forcément, et ils doivent aller bien, autant que faire se peut. Clint. Thomas, qui est forcément quelque part parmis les rescapés. Tous ceux là. Elle ira les voir. Plus tard. Quand le mur aura payé pour tout ce qu'il s'est passé ce soir. Quand son sang qui commence à couler aura imprégnée la pierre. Quand enfin, elle aura tellement crier sa rage qu'elle sera juste incapable de prononcer un seul mot...

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Ce message a été posté Sam 8 Sep 2012 - 8:34

C'était terminé.

Enfin terminé.

Ils n'avaient pas réussi à rattraper ceux qu'ils poursuivaient. Ils avaient transplané, sans autre forme de procès, laissant le gobelin derrière eux. Plus d'héritiers, nulle part dans la banque. Apparemment, ils avaient réussi à récupérer ce qu'ils étaient venus chercher. L'attaque avait été massive. Organisée. Précise. Les Phénix n'étaient pas prêts à affronter une telle offensive, ils avaient été mal briefé. Personne ne s'était douté d'une catastrophe de cette envergure. Comme des idiots, il n'était resté que les Ombres et les Phénix. Regroupement. Dispersion. N'ayant pas cherché à s'attaquer durant tout le temps de l'attaque, Ted, CLaire et Lauren n'avaient pas profité de ce retournement de situation pour en découdre avec les deux Lannister. Même s'il était tentant de faire payer au plus vieux ses commentaires désobligeants sur Lauren. Quant à Carter... Encore jeune, mais prometteur, dommage qu'il fasse partie du parti le plus extrémiste. S'ils n'avaient du s'allier momentanément, ils se seraient affrontés. Et dans un monde parfait, ils auraient pu s'apprécier.

Mais ce n'était pas le cas, ça ne le serait sans doute jamais.

De retour au QG, Ted sentit tout le contrecoup de ces dernières heures, à tenter d'ignorer la gravité de son état, à jouer des sorts pour tenir. Ses nerfs ne le portant plus, il se laissa tomber au sol, soudain foudroyé par la douleur et la fatigue. Et broyant du noir en se remémorant la cours de la soirée. Ses échecs, cuisants. Il le savait pourtant, qu'il n'était pas un combattant. Mais apparemment, baguette ou pas, cela ne changeait rien... Il devait se faire une raison. Il était médicomage, son rôle était de soigner les autres, pas d'attaquer. Il serait sans doute judicieux de se mettre cela une bonne fois dans la tête et de cesser de rêver à des exploits qui ne seront jamais siens. Que penseraient ses parents s'ils étaient encore en vie ? Que penseraient-ils d'un fils qui n'était pas capable d'accomplir le dixième de leurs exploits ? Cette pensée lui plomba le cœur. Il n'avait qu'une envie, dormir. Oublier.

Lauren craquait non loin d'eux, hurlant, avant de rester prostrée. Claire ne le quittait pas, oubliant ses propres douleurs pour être le soutien sans faille qu'elle était toujours. Un médicomage secoué par Lauren entreprit de s'occuper de son jeune collègue. Il n'y avait pas trente-six façons de soigner des côtes cassées. La potion était absolument écœurante et les prochaines heures seraient difficiles alors que les os se ressouderaient magiquement. Un petit somme artificiel ne serait sans doute pas de trop pour éviter la souffrance. L’œuf qu'il arborait sur le front fut traité également. Il s'était remis debout, Claire toujours prêt de lui, silencieuse, mais bien présente. Quand on en eut fini avec lui, il la serra simplement contre lui, l'embrassant avec l'énergie du désespéré qui a failli perdre ce qu'il avait de plus précieux.

- Tu as été impressionnante Claire.

Fierté. Regret de ne pas l'avoir été tout autant. Autour d'eux, les réactions étaient bien différentes... Colère, tristesse, abattement. Jane et Eireann étaient sauves. Bruce et Loïs étaient saufs. Bruce... Savait-il qu'un membre de sa famille faisait partie des Héritiers ? Que ce membre avait amoché Ted, puis Lauren et enfin Kark ? Lyanna avait clairement parlé d'un Blackburn... Mais lequel ? On verrait cela plus tard, quand Ted irait voir le géant et lui demanderait de l'aider à se perfectionner en combats. Pour être utile. Le jeune homme avait de solides connaissances et une bonne capacité d'analyse, mais ce n'était pas suffisant.

En attendant, il se dirigea vers Lauren, toujours recroquevillée, accompagné de Claire et doucement, s’accroupit, avant de l'enlacer avec tendresse. Ils étaient tous défaits, mais ils étaient tous en vie et ils avaient encore tellement de choses à apprendre. Il lui murmura en français que ça irait, qu'ils étaient vivants, juste pour l'apaiser, parce qu'elle aimait cette langue. Qu'importaient les paroles au fond, seule était importante l'amitié et la loyauté. Et ça, personne ne pourrait le leur arracher.
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Ce message a été posté Sam 8 Sep 2012 - 8:51

La fin, ca y'est, enfin. Il était temps, ça n'aurait pas pu durer plus longtemps, du moins il n'auraient pas pu supporter que cela dure une seconde de plus. En fait c'était du grand n'importe quoi, n'est ce pas ? cette attaque, les gobelins, les ombres, les héritiers. Ainsi Molly J. Austen découvrait la vraie vie. Ainsi elle dévouvrait la guerre, et les conséquences étaient dramatique. La jeune femme venait d'être confronté à des choses que jamais elle n'aurait imaginer. Elle qui ne connaissait que poupée etant petite, problème d'adolescence, amour de jeunesse et vie simple où l'on obeis aux ordres et c'est tout, venait de voir ce qu'était la cruauté sorcière. Humaine. La haine entre humains, l'acharnement, le meurtre et la douleur. Tout ces sorciers qui se lancaient des doloris sans vergogne ni pitié lui donnait un goût très très amer. Alors c'était ça, le monde. Risquer sa vie à chaque instant.

Molly transplana au QG de l'ordre en même temps que Léo et Johanna. Mais ce n'était plus Molly. C'était l'ombre de Molly. Le souffle rapide, les sanglots sacadés, le front couvert de sang et surtout des souvenirs d'horreur en tête, Molly venait de faire face à la vraie vie. Et le choc fut brutal. Elle marchait, tel un zombie, regardant autour d'elle, découvrant les autres membres couverts de sang, en larmes, pétrifiés et sonné. Molly se laissa lentement glisser contre le mur. C'était fini, c'était fini, il ne craignaient plus rien, allons, c'était fini, il faut se reprendre. Mais elle n'y arrive pas. Les sanglots secoue sont corps frêle et chaque parcelle de sa peau transparente, tandis qu'elle se prend la tête entre les bras et tente en vain de reguler sa respiration.

Elle ne sait plus qui elle est, où elle est, les souvenirs lui bastonnent le crane, tous en même, viennent s'entrechoquer, rien n'est clair. Et léo et Joe et tout ceux là, que ce serait il passer si ils étaient mort. Molly eut un sanglot etouffé à cette pensée: y'avait il eut des morts? c'éait fort possible vu la légèreté avec laquelle les ennmis maniait le doloris et l'avada kedavra sans remords. Molly n'en revenait pa d'une telle violence. Comment pouvait on être comme ça, comment pouvait on faire du mal sans s'en vouloir, voir quelque gémir et hurler de douleur sous ses yeux . C'était pas possible, c'était un cauchemar ...


Dernière édition par Molly J. Austen le Sam 8 Sep 2012 - 9:41, édité 1 fois
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Ce message a été posté Sam 8 Sep 2012 - 8:54

C’était un échec sur toute la ligne. Claire en était bien consciente mais elle savait aussi qu’une défaite n’était que ce qu’elle était. Et son naturel optimiste ne s’avouait jamais vaincu. Elle avait survécu au triathlon, elle avait survécu dans le ventre de Gringott’s et même si leur mission était ratée, il n’avait perdu personne, c’était sans doute le plus important pour la jeune fille. Des victoires ? On pouvait en construire toute sa vie, perdre un ami était définitif.

Collée à Ted qu’elle ne quittait pas d’une semelle, Claire transplana en même temps que les autres, gardant la main de Ted dans la sienne. Un filet de sang seché courait le long de sa joue, son épaule la lançait encore un peu, elle savait qu’elle devait être couverte de multiples bleus mais, comme la dernière fois en fait, elle n’avait presque rien. Un coup de chance ? Non, juste la protection de Lauren et de Ted, une protection qu’elle avait tenté de leur rendre comme elle le pouvait. Elle qui était si fière de dire qu’elle tirait plus vite que son ombre devait bien avoué qu’elle avait, plus qu’a son tour, faillit. Les Héritiers étaient repartit avec ce qu’ils étaient venus chercher et le Phénix devrait supporter ce revers qu’ils portaient tous sur leur épaule. A leur décharge, ils ne s’étaient pas attendus a une telle attaque. Massive, organisée. Non, il ne s’y était pas attendu. Un peu assombrie, Claire chercha Lauren du regard et la trouva prostrée contre un mur, plus loin, Loïs passait ses nerfs sur un autre et Claire se retint d’aller la voir pour lui dire d’arrêter, que cela ne servait à rien. Mais elle ne le fit pas, chacun avait le droit d’exprimer sa colère et sa frustration comme il le voulait n’est ce pas ? Elle, c’était par le silence qu’elle le faisait. Elle ne disait rien, observant le ballet des médicomages, s’éloignant à peine lorsque l’un d’eux s’occupa de Ted, grimaçant en voyant la potion qu’il avalait. Il allait morfler.

Finalement, il sembla aller mieux et Claire soupira de soulagement, un pauvre sourire fatiguée sur le visage, elle lui rendit son baiser, pas tout à fait d’accord avec son jugement cependant.

« On a tout raté hein…Mais tu vois, je m’en fiche, on s’en est tous sortit, c’est le plus important. »

Murmura-t-elle en cherchant Jane des yeux, il y avait tant de monde que cela bourdonnait comme une ruche. Les médicomages étaient partout à la fois. Ils leur faudrait sans doute du temps pour panser leur blessure mais le temps ferait son œuvre. Finalement, ils s’approchèrent de Lauren, toujours prostrée et Ted s’accroupit devant elle avant de l’enlacer. Claire retint ses larmes devant la détresse de son amie et finit par tomber à genoux à côté d’eux pour les entourer de ses bras. Juste les sentir prêt d’elle et se dire qu’ils allaient bien.
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Ce message a été posté Sam 8 Sep 2012 - 18:02

L'Héritier était bloqué, Clint faisait en sorte qu'il en soit ainsi et que ça le reste jusqu'à l'arrivée des renforts. Quels renforts? Wallas n'avait parlé d'aucune renfort. Mais c'était la seule chose à laquelle l'irlandais pouvait penser pour continuer à se battre alors que leurs ennemis étaient si près du but. Trop roche pour que le né-moldu soit tranquille avec ses pensées. Malgré ses efforts, un bras lui échappa. Le sien était trop abîmé, avait trop mal pour le retenir plus longtemps. Le bras libéré se termine par un joli poing qui prend pour cible sa mâchoire, lui explosant la lèvre inférieure au passage. Il tient bon. Jusqu'au coup de pied dans la poitrine. Ça, c'est trop douloureux pour que Clint le supporte et il est bien forcé de le lâcher alors que l'air quitte ses poumons et le laisse haletant pendant quelques secondes.

Quelques secondes de trop. Il le voit se relever et courir dans la salle des runes, y disparaissant. Clint tente de se relever, plusieurs essais furent infructueux avant qu'il ne se remette sur ses pieds. Puis des bruits sourds d'un truc qui cogne contre autre chose avant qu'un éclair bleu n'éclaire la salle. Puis plus rien. Il n'aimait pas à et ses réactions furent purement instinctives. Il se lit à courir, criant une fois, une seule, le nom d'Allen. Pas de réponse. Le voilà qui craignait le pire pour son ami, ou plus qu'ami, enfin bref; pour cette personne à qui il tient alors qu'il ne devrait pas. Au final, pas d'Allen et le corps de l'autre Héritier qui gisait au sol, mort. Comment il peut le savoir alors qu'il ne l'a même pas toucher? Parce que son Am...Parce que celui qui avait réussi à s'échapper (d'après le gobelin qui le regardait d'un air mauvais) n'aurait pas laissé un des siens derrière, aussi insupportable soit-il. Il devait donc être mort.

Ils avaient échoués. Les Gobelins le leur faisaient suffisamment remarquer pour qu'ils s'en rendent copte. Il n'echangea de regard avec personne, transplantant sans aucun remord mais avec l'amer goût de la défaite sur sa langue. C'était frustrant de se sentir aussi impuissant face à une situation. Lors du triathlon, contre la mandragore, ce sentiment avait été étouffé par la douleur qui avait pris résidence dans son bras à ce moment-là. Là, même les bouts de verre fichés dans son bras n'arrivait pas à le distraire de la brûlure de ce cuisant échec.

Ce fut autre chose qui le fit.

Il entendit d'abord la voix de Loïs, doucement, presque trop basse pour être entendue par-dessus le brouhaha ambiant; il la chercha des yeux et il la vit, frappant le mur de toutes ses forces. Ce qui l'alarma le plus furent les tâches rouges qui prenaient peu à peu place sur le mur en face d'elle et sur lequel elle s'acharnait. Ni une ni deux, Clint fonça vers la brune, virant de son chemin les médicomages qui voulaient s'occuper des ses bras (ils allaient très bien ses bras, ils ne saignaient même plus) pour finalement attraper la jeune femme par sous les bras, la soulevant du sol pour l'empêcher d'avoir un quelconque appui au sol et recula du mur. Elle se débattait, criait, hurlait, mais Clint tenait bon. Il toisa ses propres mains derrière la nuque de la jeune femme pour être sûr de sa prise puis parla, criant a son tour dans une tentative de couvrir la voix de l'autre.

"Arrêtes Loïs! Arrêtes!" il serra une fois, une seule, puis la relâcha en l'obligeant à se tourner vers lui "On a tous la rage, mais c'est pas en t'explosant la main que ça y changer quoi que ce soit..."
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Bruce Blackburn
Bruce Blackburn
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Ce message a été posté Dim 9 Sep 2012 - 8:09

Bruce comprenait maintenant pourquoi Lisa voulait toujours êtres dans ses bras quand ils étaient ensembles, on était vachement bien dans ces grands bras forts, à plonger dans ce regard bleu intense, à voir ce sourire charmant. Il savait qu'il était beau grand et fort et tutti quanti, mais là, il arrivait à se donner des frissons dans le ventre tout seul. Ou peut-être étaient-ce les ovaires qui faisaient leur boulot. Bref. Toujours est-il que Bruce était plus concentré sur ses propres yeux sublimes que le reste de l'action, et à nouveau, la nausée le prit par surprise. Il ferma les yeux pour lutter contre la sensation désagréable, et eut la bonne surprise d'être revenu dans son corps.

Il redressa la jeune femme toujours dans ses bras et savoura en une fraction de seconde la sensation de ses muscles, de son corps, tout simplement. Egalement de sa baguette qui semblait heureuse de le retrouver, elle vibrait presque dans sa main. Il releva les yeux vers la gallerie et se mit à courir à la suite des autres. Ils avaient retrouvé le gobelin, très bien, mais dans le corps des Phénix, et avec le nouveau changement, Clark et compagnie l'avaient récupéré et en avait profité pour filer.

Bruce dépassa Wallas et Aidan pour se placer à côté de Loïs, jusqu'à ce qu'ils arrivent dans le coffre, grand ouvert. Les trésors des Higgs étaient toujours là, visiblement, et le gobelin aussi, mais les héritiers avaient filé. Bruce hésitait entre ressentir du soulagement ou de la frustration, et finit par opter pour un mélange des deux. Il était soulagé que son frère, un de ses meilleurs amis et sa belle-sœur n'aient pas été victimes des pulsions destructrices de Wallas ou des pièges de la banque, et il était frustré qu'ils s'en soient tirés sans qu'ils n'aient rien pu faire. Il n'était pas bien sûr de ce qu'ils avaient pris dans le coffre des Higgs, mais il était ouvert, ils avaient échoués.

Il était morose en revenant vers le hall de la banque, et n'allait pas mieux en retournant au QG. Clark allait se prendre un sermon de derrière les fagots, foi de Blackburn. Il laissa tomber le lourd manteau et le chapeau qui les cachaient… ou étaient censés le cacher du moins, et fit un petit tour de la pièce du regard, cherchant les autres. Il voyait Teddy dans un coin avec sa copine, visiblement son bébé ours n'était pas tombé sur des cambrioleurs aussi sympas que les leurs. Il grogna légèrement en cherchant Loïs des yeux. Elle avait filé à la seconde où ils étaient arrivés au QG. Il traversa la foule et fini par la retrouver dans un coin, en train de martyriser un pauvre mur qui n'avait sans doute rien fait. Et malgré toute la confiance qu'il avait en son amie, il était presque sûr que le mur allait gagner.

Il pressa le pas et arriva derrière Clint qui avait visiblement eu la même idée que lui. Le gallois prit ses deux amis dans ses bras, de nouveau grands et forts, les serrant jusqu'à ce que la jeune femme se calme.

"Il a raison puce, le mur il t'a rien fait, et c'est pas dit que tu gagnes…"
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Jayze Newburry
Jayze Newburry
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Ce message a été posté Dim 9 Sep 2012 - 13:49

Tout s'était passé à une vitesse hallucinante. J'avais tenté de désarmer le Salamander, mais mon sort avait échoué. Il avait envoyé valser au loin mon camarade, Julian qui avait fini sonné. Et, je restais seul face aux Héritiers et aux Ombres. Bon, en gros, ça servait à rien que je cherche à me débattre. De toute façon, j'allais me faire écraser. Mais, autant tenter quelque chose plutôt que de baisser les bras. Je tendis ma baguette, mais le chasseur de dragon fut beaucoup plus rapide que moi. Un sort de magie noire, j'en connaissais les effets mais je n'avais jamais reçu ce sort sur moi. Là, c'était fait. Caius passait à côté de moi alors que je tombais sur les genoux. Le sang commençait a couler de mes yeux, de mon nez, mes oreilles. J'étais allongé sur le sol, alors que je me vidais de mon sang. Je ne pouvais rien bouger, le sol était entouré de mon sang. Et ça faisait un mal de chien ! Mes yeux rouge de sang commencèrent à ferme tout doucement, je m'en allais ... je ne sais où. Ma dernière vision fut la tête de Thomas, qui me disait qu'on allait partir d'ici. Je ne comprenais pas ce qui se passait à vrai dire cependant, je m'étais très vite retrouvé au Q.G. des Phenix. Cette situation me rappelait quelques souvenirs où on s'était aussi fait lattés.

Bref, j'étais plus que mal en point et à l'article de la mort en plus de mon genou complètement pété. Caius Salamander et Calliope Kark n'étaient pas allés de main morte sur moi, mais j'allais avoir ma revanche. Je criais vengeance. Faudrait déjà que je sois sur pieds, parce que là ce n'était pas trop le cas...
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Ce message a été posté Dim 9 Sep 2012 - 17:13

    Jane avait attrapé la main de sa cousine, l'avait serrée aussi fort que possible, & les deux Callaghan avaient quitté Gringott, laissant derrière elles le sang & l'horreur.

    Ils avaient échoué.

    Après une attaque telle que celle-ci, il y aurait des comptes à rendre, des gens à accuser. Jane pensa avec amertume au gouvernement américain qui avait poussé Wallas à envoyer des membres de l'Ordre à Gringotts. Ils avaient raison finalement, il y avait bien eu une attaque, mais qui aurait pu dire que c'était dans la banque des sorciers qu'était retenue depuis des mois Wilhemina Kark-Salamander ? Qui aurait pu dire que les Ombres & les Héritiers enverraient leurs plus puissants sorciers pour les écraser d'un revers de main ?

    Après un transplanage parfait, Jane lâcha la main d'Eireann sans un mot de plus. Autour d'elles régnait une exaltation, une ébullition hors du commun. L'irlandaise entendait des propos belliqueux, vindicatifs, mais ses lèvres ne daignaient pas s'entrouvrir pour répondre aux appels de ses camarades. Qu'on lui foute la paix. Qu'on la laisse. Elle ne voulait pas parler à Eireann, pas affronter son regard, pas devoir dire à Wallas qu'elles avaient perdu Arnaud, pas regarder Ted & Claire être ensemble alors que le simple fait d'être en vie la faisait terriblement souffrir. Elle ne voulait pas entendre les cris de désespoir de Lauren, la Lauren si forte qui lui avait sauvé la vie une fois. Il y avait Jayze aussi, se vidant de son sang dans un coin de la pièce, tandis que tous les sorciers encore valides couraient à droite à gauche. Jane fit son premier pas puis vacilla. Un cri bref s'échappa de sa bouche, puis elle se reprit. Aussi précautionneusement que possible, elle s'approcha d'un mur, s'adossa à celui-ci & se laissa glisser. Sa cuisse droite avait un aspect noirâtre, brûlé, & dégageait une odeur de chair calcinée de plus déplaisante. La consultante releva les yeux, dans l'intention de héler un médicomage, puis elle se ravisa. Remonta sa jambe gauche, croisa ses bras & se mit à sangloter.

    Elle pleura pour le Ministre de la Magie américain, à qui elle allait devoir faire un rapport sur les pertes tragiques de ce jour. Sur le retour de la leader Salamander. Sur le fait que l'Ordre avait été faible, terriblement faible & qu'ils n'étaient absolument pas préparés à ce qu'ils avaient affronté.

    Elle pleura pour Arnaud, qui devait toujours se trouver à Gringotts, & qui avait vécu sa première bataille. Pour tous les autres enfants qui se battaient à leur côté pour une utopie inatteignable.

    Elle pleura pour Eireann. Pour la montée de violence qu'elle avait ressentie lorsque Mervyn Kark l'avait mise sous Impero, & qu'il l'avait forcée à jeter un Doloris à sa cousine. Elle pleura aussi pour sa faiblesse, pour n'avoir pas eu la capacité de résister à l'attaque. Pour la culpabilité, la douleur d'avoir attaqué sa famille, même sous impero. Pour la sensation si déplaisante qui l'avait envahie lorsque le ministre de la magie avait pris possession de son corps.

    Elle pleura pour sa jambe qui la faisait affreusement souffrir, pour la douleur que provoquait chaque mouvement. Elle qui avait de si jolies jambes.

    Elle pleura aussi pour ses parents. Pour la honte qu'ils devaient ressentir en l'ayant vu si faible, si faible face à ses adversaires. Elle ne les honorait pas. Elle les avait déçus. Elle bousillait ce pour quoi ils étaient morts, & c'était intolérable. Pendant une seconde, l'irlandaise songea même à changer de nom. Elle ne méritait pas de porter le même nom de famille que Mark & Judith Callaghan.

    Elle pleura aussi pour Keenan, à qui elle aurait dû avoir envie de raconter toute cette histoire, ses peurs, ses doutes, ses craintes, ses envies. Mais elle ne pouvait plus. Il l'avait trahi, & elle avait choisi délibérément de ne pas le lui pardonner. Jane revit le corps de son ancien ami tomber dans l'eau, tandis qu'elle détournait les yeux.


    Alors les sanglots de Jane redoublèrent, & se muèrent doucement en des gémissements. Elle ferma les yeux, la jambe droite toujours allongée, la gauche relevée & attendit que le silence se fasse.


Dernière édition par Jane E. Callaghan le Dim 9 Sep 2012 - 19:09, édité 1 fois
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Ce message a été posté Dim 9 Sep 2012 - 19:08


    Les sorts fusaient, les cris retentissaient et Jojoe avait bien vu un éclair vert frôler la tête de Léo mais, fort heureusement, ne l’avait pas touché. Elle ne voulait plus savoir, elle voulait que tout ça se termine, elle voulait trouver un médicomage qui aurait la bonté de lui remettre en place les os fracturés de son corps torturé. Elle savait qu’elle avait des côtes cassées, sa hanche ou sa rotule devait être fissurée, sa cheville foulée, sa main droite dans un piteux état et son corps était encore endolori à cause du sortilège de torture reçu il y a des heures. Ou ce qui lui semblait des heures.

    Joe leva sa baguette pour lancer ce qu’elle savait être son dernier sort tant l’épuisement était présent. Elle arma son bras et, quand l’éclair vert, plein de hargne, fila vers les Héritiers, ceux-là disparurent et l’éclair se fracassa contre un mur. Soit dit en passant, ce n’était pas plus mal car jamais la blonde n’aurait accepté son geste.

    L’incompréhension régna un court instant et enfin, Joe prit la main de Léo avant de transplaner directement dans le QG. Là, elle se plaqua contre un mur avant de se faire rentrer dedans par un sorcier pressé et se laissa glisser lentement au sol, ne remarquant pas tout de suite la femme à sa gauche. C’est seulement quand les sanglots de la jeune femme lui parvinrent qu’elle releva les yeux, ignorant sa propre douleur en voyant la jambe noire de la Phénix.

    Un goût amer lui monta dans la gorge et elle voulut cracher sa haine sur les idiots qui avaient fait ça. Ça ? Ça ne pouvait être qu’un Feudeymon. Doucement, Joe sortit sa baguette de sa manche et la pointa sur la cuisse de l’inconnue. Elle réfléchissait encore à ce qui pouvait soulager une telle douleur mais, à part de l’eau, elle ne voyait pas… C’est ainsi qu’elle se retrouva à faire couler un léger filet d’Aguamenti sur la chaire calcinée avant de sourire à la femme.

    Feudeymon, hein ? Une saleté ce truc… Je m’appelle Johanna, Joe pour les intimes.

    Les larmes sur les joues de la jeune femme lui donnaient l’impression d’avoir une boule dans la gorge mais au moins, s’occuper de la brunette lui faisait oublier sa propre douleur. Mais si un médicomage était disponible, ce n’était pas de refus… De loin pas… Sa main droite tremblait légèrement et sa baguette lui glissa entre les doigts, baguette qu’elle ramassa immédiatement avec sa main valide car sa méfiance était toujours très présente après cette attaque surprise. Ses côtes la faisaient souffrir, aussi, même plus que sa main mais c’était moins handicapant.

    Fermant les yeux un court instant, elle revit le regard glacé de l’Ombre, lui lançant un Endoloris bien placé, puis le regard perdu de ce même Ombre après qu’elle ait rompu le baiser qu’il lui avait imposé sous l’effet de la Disturbia. Quelle journée étrange… Si elle pouvait ne jamais se reproduire, ce serait merveilleux. Elle ne savait pas s’il y avait eu des morts, des blessés graves ou irrécupérables dans les autres groupes mais savait que Léo et Molly étaient plus ou moins intacts. Physiquement en tout cas… Car avoir éclaté le visage de Molly à coups de poing n’était pas vraiment bon pour sa santé mentale…
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Loïs Lang
Loïs Lang
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Ce message a été posté Dim 9 Sep 2012 - 20:58

Il y a d'abord les bras, si solides, qui l'arrache du mur alors qu'elle se débat de toutes ses forces. Elle n'a jamais eu de comportement hystérique. Elle pourrait bien le devenir. Elle crie à l’intrus, quel qu'il soit, de la lâcher, de la laisser tranquille ! Mais les bras sont trop forts, la maîtrisent. Lui font faire face à quelqu'un qu'elle connaît. Et enfin elle capte sa voix. Ses mots. Oh Clint, si tu savais ! Mais les cris s'étranglent dans sa gorge autant que les larmes qui ne sortirons pas. Elle tremble. De rage, encore. De fatigue. Et d'autre chose.

Et puis il y a les bras de Bruce. Qui les enserre tous les deux. Qui pourrait lui briser les côtes dans cette étreinte. Et il y a ses jambes qui lâchent, qui ne la portent plus. Et si ils ne la retenaient pas, tous les deux, elle se serait sans doute effondrer sur place. Se calmer. Elle doit se calmer. L'un, puis l'autre qui le lui disent. Est-ce qu'elle est calme, maintenant ? Elle ne crie plus, c'est certain, c'est comme si sa voix s'était étouffée dans sa gorge. Elle ne se débat plus non plus. Elle ne tente plus de détruire un mur à coup de poings, de se briser les phalanges sur la pierre. Mais elle n'est pas calmée.

"Tu sais très bien ce que j'aurai voulu défoncer.."

La voix est étouffé, là, tout contre le torse de Bruce. Il pourrait mal le prendre. Elle s'en fout. La rage est toujours trop forte, beaucoup trop forte. Contre eux. Contre lui. Et en vérité, contre elle-même. Elle a échoué. Elle a couru, tout ce qu'elle a pu, à s'en faire éclater le cœur. Mais elle a échoué. Ils se sont enfuis. Et maintenant ? Wallas va devoir subir les conséquences de leur échec à tous. Gérer les alliances, gérer les mécontents. Et eux ont juste échoués. Et ça fait mal ! Bien plus que ses muscles qui demandent grâce. Bien plus que sa main couverte de son propre sang.

Pourtant, sa respiration commence à retrouver un rythme plus normal. Ses jambes commencent à accepter de nouveau de la porter. Mais elle ne s'éloigne pas. Pas tout de suite. Tout, mais ne pas se retrouvée seule maintenant. Tout, mais garder encore un instant la présence réconfortante de ses deux amis. Elle ne sait pas ce qu'il va se passer maintenant. Mais cachée entre eux deux, elle a peut être une chance d'y réchapper encore un temps. Des secondes volées au présent qui arrivera bien trop vite. Sans aucun doute.

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Eireann Callaghan
Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Lun 10 Sep 2012 - 14:45

Eireann s'était laissée trainer au Q.G. par Jane... Elle n'avait pas réussi à comprendre ce qu'il s'était passé entre la récupération du gobelin qu'elle tenait toujours serré contre elle et le transplanage. Le gobelin était vivant, elle sentait sa chaleur contre elle... Ou alors était-ce la brûlure dans son dos ? Elle avait l'impression qu'une créature enflammée dansait sur son corps, la léchant avec violence de ses flammes... La douleur ne s'estompait pas, elle ne faisait que s'accentuer et Eireann comprit qu'elle n'avait pu y résister qu'avec un coup de pouce de sa copine adrénaline. « De... l'air... » Eireann se rendit compte qu'elle ne tenait pas réellement le gobelin serré contre elle : elle le comprimait littéralement. « Par Morgane, je suis désolée.. » Elle le relâcha doucement tout en le soutenant pour ne pas qu'il s'effondre. Sans un regard pour sa cousine, elle confia le gobelin à d'autres phénix, des phénix qui n'avaient pas été sur les lieux. « Vous êtes ? » Elle lui sourit, essayant de ne pas faire de grimace à chacun de ses mouvements. « Eireann Callaghan. » Il était mutilé mais ne semblait pas avoir de blessures mortelles... Seulement, il avait sûrement subi des tas de doloris... « Merci mademoiselle Callaghan... » Elle inclina respectueusement la tête avant de trouver un médicomage capable de s'occuper de son dos...

C'était le bordel généralisé... Des tas de blessés, des tas de visage défaits mais quasiment pas de médicomages... Il fallait que Wallas les appelle vite ! Eireann sentait la brûlure continuer son affaire. Elle n'allait pas pouvoir soigner ça avec une simple potion qui arrêtait le feu, elle le savait. Foutu O'Broin et ses sortilèges de magie noire. Pourquoi est-ce que son si vénérable père n'avait pas eu la décence de lui expliquer qu'on ne devait pas jouer avec une magie plus forte que soit ? Mais en même temps, elle n'arrivait pas à lui en vouloir, pas tout de suite parce que le sentiment le plus fort qui l'habitait était l'inquiétude... Qu'était-il advenu de Cleona et Keenan ? Est-ce qu'ils allaient bien ? Elle devait se faire violence pour ne pas transplaner illico et se retrouver devant le portail du Manoir O'Broin... Et puis vu son état, elle n'en était pas capable de toute façon. Mais pourquoi Jane avait-elle tenté de noyer Keenan ? Qu'elle, elle lui en veuille, ça se comprenait, mais Jane ? Que s'était-il passé entre eux ? Pourquoi est-ce qu'elle avait voulu le réduire à rien alors qu'entre eux, l'amitié avait perduré depuis Poudlard ? Eireann ne comprenait rien mais elle ne voulait pas comprendre de toute façon. Elle n'avait aucune envie de parler à sa cousine, de lui demander des explications parce que tout ce qu'elle serait capable de faire en ouvrant la bouche serait de l'accabler et c'était tout sauf le moment adéquat.

Eireann attendit patiemment son tour, en silence, écoutant à peine les conversations autour d'elle. Elle ne voulait pas s'en mêler, elle ne voulait pas savoir. Elle avait vu des gens, des anciens élèves... Arnaud ! Elle l'avait oublié ! Elle chercha autour d'elle en paniquant. « Merde merde merde... » Elle devait trouver quelqu'un et vite... Elle chercha Wallas des yeux ou même Gripsec... Il devait être là ce sale rat, non ? Elle fouilla le Q.G. aussi vite qu'elle le put - ce qui voulait dire que ça lui prit du temps - et finit par mettre la main sur ce scélérat de Gripsec. « Il faut que tu préviennes les gobelins sur place qu'un jeune garçon est inconscient à l'entrée du tunnel menant à la fontaine bizarre, celle qui fait rire, avant le bassin au squales ! » Elle l'avait laissé vivant, elle en était certaine. « Et pourquoi donc ? » Elle résista à l'envie de l'attraper par le col et de l'envoyer valser contre un mur. Elle n'en était encore une fois pas capable de toute façon. « Parce que c'est un ordre Gripsec... » Eireann regarda le gobelin qu'elle avait ramené et le gratifia d'un regard chargé de reconnaissance. Gripsec disparut à l'instant.

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On the falling shoals, i wonder why me ?
On my way to the falls, i hope you see
We are heading to the wall even if you are sorry,
While i sing oh
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Ce message a été posté Mer 12 Sep 2012 - 21:35

    Il avait à peine suivit ce qui s’était passé après son Everte Statum.
    C’était toujours un peu difficile de savoir ce qui se passait autour de soi après un Everte Statum…

    Il avait presque failli s’en sortir sans être blessé en tout cas. Karma l’avait rapidement rappelé à l’ordre cependant. On ne sortait pas d’un affrontement de ce genre sans au minimum un os cassé, ça faisait mauvais genre. Limite, Thomas préférait ça comme ça. Revenir indemne, c’était presque comme affirmer qu’on s’était glandé pendant la bataille. Surtout lorsqu’on rapatriait avec soi deux blessés graves…

    Après son Everte Statum donc, il lui avait fallut quelques instants pour revenir à la réalité, quelques autres pour réussir à se relever, quelques autres encore pour parcourir les interminables 20 mètres qui le séparaient d’une brève bifurcation, avec d’affreux élancement dans le genou et dans la poitrine qui l’obligeait à marcher courbé, comme un petit vieux. En échos lui parvint un tonitruant « ON TRANSPLANE. MAINTENANT! », puis toute une série de CRACK sonores, et au moment où il rejoignait enfin la scène… plus rien.

    Transplaner à l’intérieur de Gringotts c’était déjà tout un concept, mais ce ne fut pas ce détail qui frappa Thomas comme un second Everte Statum dans la face.
    Coffre ouvert, plus d’Héritiers, plus d’Ombres, Julian inconscient le long d’une paroi, Jayze qui baignait allègrement dans son sang, puis qui trottinait vers le coffre ouvert avec les mains liées : un Gobelin échevelé et mécontent qui pestait dans sa langue étrange. L’adrénaline liée à l’urgence lui mit un coup de fouet et c’est vers le Gobelin qu’il se dirigea en premier. Ses deux compagnons avaient rapidement besoin de soin et lui-même était dans un état piteux, il avait besoin d’aide.

    L’apercevant se ruer vers lui, le Gobelin sembla prendre peur et tenta de fuir à nouveau, et Tom dut lui assurer qu’il était un Phénix avant que la petite créature ne daigne le laisser le libérer d’un diffindo. Sans attendre, il rejoignit le corps de Jayze dont le regard se floutait de plus en plus. La quantité de sang était impressionnante et le cœur de Tom se serra sous l’afflux d’angoisse que lui provoquait cette vision d’horreur.

    « T’en fais pas mon garçon, je vais nous ramener » lui affirma-t-il d’un ton rassurant.

    C’était un ton menteur parce qu’intérieurement, il n’était absolument pas rassuré. Il avait simplement apprit au fil des ans, au fil des voyages, des coups durs, et au fil des combats menés pour l’Ordre, que perdre les pédales c’était un pas en plus vers la mort. Garder la tête froide, agir, foncer mais réfléchir. Et réfléchir vite. Et bien.

    « Je m’appel Thomas et vous ? » lança-t-il au Gobelin tout en tâtant rapidement le pouls de Jayze avant de rabattre ses bras sur sa poitrine.
    « … Hm… qu’est-ce que ça peut bien vous faire ? »
    « Enchanté. Keskeçapeubienvoufaire, vous allez m’aider, agripper mon ami qui se trouve là-bas contre le mur et transplaner avec lui jusqu’au Quartier Général des Phénix »
    « Vous me donnez des ordres ?! »
    « Non, mais si vous en avez besoin pour aider mon ami alors ça peut se faire »
    Une insulte en Gobelin plus tard et Keskeçapeubienvoufaire se rapprochait de Julian.
    « … je vous suis » maugréa-t-il

    Thomas le remercia, puis agrippant Jayze dans ses bras, quitta enfin Gringotts pour de bon.

    CRACK

    Ils réapparurent tous les quatre au milieu du chaos ambiant. Les catacombes du métro étaient aussi grises et ternes que d’habitude, mais restaient moins grises et moins ternes que les visages des Phénix qui l’entouraient désormais. Thomas héla pour de l’aide, déposant délicatement Jayze où on le lui indiquait. Son sang imbibait tous ses vêtements, venant tâcher ceux de Thomas à coup de grandes trainées rougeâtres et effrayantes. Une fois Jayze allongé sur une couche de fortune et prit en charge par un jeune médicomage à l’air débordé, Thomas retourna vers son ami Gobelin, resté aux côtés de Julian.

    Le brouhaha et les CRACK continuaient de raisonner mais les sons se firent lointain, juste l’espace d’un instant tandis qu’il observait le visage tuméfié de son meilleur ami, toujours inconscient. Les questions paniquées fusèrent : est-ce qu’il allait bien ? Est-ce que c’était grave ? Est-ce qu’il garderait des séquelles ? Quand allait-il se réveiller ?

    Il fait pourtant taire sa peur une fois de plus. Il craquerait plus tard, chez lui, à la maison, au moment de tout raconter à Nora, qui trouverait forcément les mots, et voilà. La vie reprendrait son cours bizarre, once more. Difficile pourtant de s’en tenir à cette bonne résolution lorsque sur chaque visage se grimait la tristesse, la peur, la honte ou la colère. A nouveau, son cœur rata l’un ou l’autre battement. Y’avait-il eut des morts ? D’autres blessés graves ? Délaissant le corps inanimé de Julian aux bons soins des quelques médicomages dépassés par les évènements, le sang-pur se faufila entre les gens pour scruter les visages à la recherches de ses amis.

    Bruce, grand et blond, fut le premier qu’il aperçu. Ouf. Avec Clint, ouf, et Loïs, ouf.
    Il ne voyait pas Aidan. Angoisse...
    Au détour d’un petit groupe qui s’entretenait avec animation, il reconnu le visage de Jane, la cousine de Eireann, qui elle, se tenait quelques pas plus loin. Gros ouf.
    Et Rain ? Et Alec ? Et Hudson ? Et Leo ?
    Oh bon sang… et MOLLY ?!!

    « Oh bollocks… » souffla-t-il.

    Cette fois cette chienne d’angoisse prenait le dessus. Il savait tous les autres capables de se débrouiller par eux même, et malgré son envie d’aller voir Eire qui semblait blessée elle aussi, il fila de droite et de gauche, scrutant frénétiquement après des boucles rousses. Elle débutait à peine, c’était la première fois qu’elle se retrouvait mêlée à un évènement de cette envergure. Par Merlin qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir dire à John … ?

    Une vague de soulagement le traversa de part en part lorsqu’il la vit enfin. Là toute petite, recroquevillée et en larme dans un recoin. Ce fut un sourire pourtant qui étira ses lèvres un peu pâle.

    « La trouille que tu m’as fichue !! » la héla-t-il en se rapprochant d’elle.

    Il vit son minois tourner au vert en apercevant tout le sang qui maculait son torse.

    « Non ne t’en fais pas ce n’est pas le miens, c’est celui d’un ami. Qui va s’en sortir j'en suis sûr » précisa-t-il en lui faisant signe de se relever vu qu’il était bien incapable de se pencher pour sa part « Tu vas bien ? Tu as l’air un peu amochée » remarqua-t-il grâce au sang qui tâchait son visage d’adolescente terrifiée « Fais-moi un plaisir tu veux bien ? Répare-moi » lui sourit-il.

    Il ne lui laisserait pas le temps de s’épancher ou de lui pleurer dans les bras. L’action, se rendre utile, voilà qui serait autrement plus bénéfique pour elle. Il savait pertinemment dans quel état elle devait se mettre, et il ne lui permettrait pas de laisser libre court à ses peurs. Elle était apprentie médicomage maintenant, elle avait la possibilité de se rendre utile, indispensable même, elle avait simplement besoin d’un petit coup de pouce, car on n’apprenait jamais mieux que sur le terrain.

    « Est-ce que quelqu’un sait si les Héritiers on retrouvés Wilhelmina ? » lança Thomas à la cantonade, en espérant que l’un de ses compagnons ait vu, ou entendu quelque chose.
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Ce message a été posté Mer 12 Sep 2012 - 23:45

C'était la blasitude générale. Molly avait les joues irritées à force de pleurer, les yeux brulants, le sang collé aux tempes, les tremblements incontrôlables parcouraient tout son corps, elle était seule, elle ne reconnaissait personne, alors seulement, après quelque minutes de choc, l'angoisse s'empara d'elle. Mais bon sang OU ETAIENT ILS ? Elle appercu Johanna, soulagea, c'était déjà une, mais où était Léo ? Non pas qu'elle paniquait vraiment, elle savait très bien capable de se débrouiller seule, mais elle savait aussi pertinemment qu'elle avait transplaner avec lui et qu'elle ne le voyait pourtant pas. Son coeur qui battait la chamade dans sa poitrine lui indiquait minutes par minutes qu'il devenait urgent qu'elle se calme. Elle devait retrouver une raison, être lucide, par rapport à d'autres, elle n'avait rien. Mais les images d'horreurs se bousculaient dans son crâne, à tel point qu'elle ne parvenait pas à penser correctement.

Elle devait se servir de ce qu'elle savait pas aider les autres, elle le devait, elle était apprentie médicomage putain ! mais ses jambes étaient de plomb. Tout son corps étaient de plomb, elle ne parvenait pas a ordonner à ses os, à ses muscles de faire le moindre mouvement. Elle était si fatiguée, fatiguée, fatiguée. Son cerveau ne voulait pas donner l'ordre, il ne voulait pas. Allez, allez. Il faut bouger, il faut guérir les autres, aider un tant soit peu. Mais les larmes voulaient reprendre le dessus, en réalité elle n'arrivait même pas a réflechir, elle avait tellement mal, mal physiquement, mal moralement, encore meurtrie de tout ce qu'elle avait vu, de tout ce qu'elle ignorait jusqu'a maintenant. La guerre c'est reel Molly. La mort aussi est reelle, c'est la dure loi de la vie, faite de souffrance et de combat, il va falloir se battre!

Ce n'est que Lorsqu'elle entendit une voix si familière, et si rassurante à son oreille que son corps accepta de se détendre enfin. Elle était si heureuse et rassurée d'entendre cette voix que les larmes coulèrent de plus belle. Elle était si seule, entourée d'inconnus, de phénix qu'elle ne connaissaient, personne a qui parler, personne a qui se confier, personne pour la rassurer, elle était seule, posée dans une coin. Mais la voix de thomas vint la dépétrifier. Elle répandit une once de chaleur dans son corps qui lui permis de reprendre un peu de forces. Elle avait envie de lui tomber dans les bras, alors qu'il l'intimidait tant. Mais elle voyait dans ses traits la sagesse, la protection, la douceur de ses parents, et se souvenir l'avait emue plus que tout, avait fait grimper les larmes à ses yeux. Elle était saine et sauve, elle n'était plus seule. Elle le regarda s'avancer vers lui avec tout l'espoir que ses yeux d'adolescence fraichement sortie l'enfance pouvait donner.

Il avait l'air tellement mal en point, apparemment ses côtes étaient cassées, ou quelque chose comme ça car il ne semblait pas pouvoir se baisser. Mon dieu ce sang, qu'est ce que ce sang, elle ouvrit grand les yeux et devint pâle comme la mort. Qu'est ce qui était arriver, était il blessé a ce point ? était il mourrant ???? Molly tenta de calmer sa respiration qui était déjà bien moins saccadé et renifla doucement. La chaleur de sa voix et de son regard lui rendait toute la force dont elle avait besoin. Thomas était un ami proche de ses parents, et c'était ici le seul qu'elle avait avec eux, la seule personne envers qui elle avait une confiance aveugle. Il avait promis de veiller sur elle comme sur sa propre fille, et elle savait qu'elle pouvait lui donner tout ce qu'elle avait. Elle se releva lentement, avec un peu de mal car les tremblements frénétiques de ses jambes l'empêchaient de la soutenir totalement.

Elle respira profondement et tenta de se tenir debout, de maitriser le choc. L'aider ? bien sur qu'elle allait l'aider, elle allait tenter de l'aider même si elle ne s'en sentait pas capable et que tout son corps lui demandait de s'allonger dans un coin et de ne plus bouger. Son oeil droit se fermait tout seul a cause des blessures de son visage et la brulait terriblement en plus des larmes. Molly prit sa baguette et se concentra afin de lancer un "episkey" convenable de la voix la plus distincte possible et douce, en esperant qut Thomas puisse se sentir mieux.
Certes un sort basique, mais grâce a ce qu'elle avait apprit, a peu près assez puissant pour permettre à Thomas de se sentir un peu mieux et de pouvoir bouger. elle baissa la tête, tremblante, et murmura d'une voix mal assurée...

"Je suis désolée, j'ai fais ce que je pouvais... je suis tellement désolée..."
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Jeu 13 Sep 2012 - 10:14

    Les choses ne pouvaient jamais se dérouler simplement. Quelques Phénix envoyés à Gringott’s pour aider à garder le fort et bien rapidement l’arrivée d’une attaque qui se répand comme une trainée de poudre parmi eux tous.

    Nora n’avait pas vraiment comprit ce qu’il se passait si ce n’était qu’il semblait qu’encore une fois les trois factions se rencontrent. Son mari était dans le lot, sa meilleure amie aussi et probablement son frère et puis sa jeune soeur. Elle avait voulu y aller et il avait fallu qu’elle baisse les yeux sur son ventre bien rond désormais pour ranger sa baguette et étouffer un sanglot sur le dos de sa main.

    Sa grossesse se passait bien, sa grossesse se passait même si bien que cela en devenait suspect et s’il y avait une chose qu’elle avait apprit pendant les deux dernières, c’est qu’il était impossible que tout roule sans un seul accroc. Si leur garcon allait bien alors ce serait Thomas. Il n’y avait pas trente mille choix. Ou alors Cleona ou bien Keenan ou encore Eire...

    Mais cette fois, la sang pure s’était persuadée que c’était son mari qui prendrait et voilà qu’elle en était à tenter de ravaler ses sanglots au QG. Ailionora ne pleurait pas en public, Ailionora ne montrait pas ses sentiments à des inconnus et n’étalait jamais ses songes et autres états d’esprit du même acabit.

    On lui avait demandé de s’asseoir, comme si le fait qu’elle soit enceinte de presque six mois l’empêchait de tenir debout. Elle était encore capable de faire les cent pas sans faire un malaise ou se plaindre de douleurs qui n’avaient pas lieu d’être. A dire vrai, elle passait de nombreuses heures dans son jardin chaque journée, à genoux, les mains plongées dans la terre. La brune avait même commencé à écrire un peu sur les sombrals qu’elle avait cotoyé pendant de si nombreux mois. L’irlandaise avait commencé à coucher sur des parchemins leurs attitudes, ce qu’ils préferaient manger et bien d’autres choses. Elle remettrait tout cela en ordre quand le moment serait le bon.

    Elle avait attendu pendant ce qui lui semblait être des heures et Nora avait abandonné sa tasse brulante de thé trop noir quand les premiers avaient commencé à rentrer. Presque tous blessés... ce n’était pas ce qu’elle avait espéré et l’angoisse quelque peu calmée lui serra la gorge de nouveau.

    Et ce fut le chaos bien rapidement. Trop de blessés et pas assez de médicomages alors pendant de longues minutes, ce fut des sorts de soins mineurs qu’elle administra à ceux qui en avaient le plus besoin. Les visages avaient beaucoup prit et par Merlin... ce que cela pouvait saigner...

    Essuyant ses mains recouvertes de sang sur sa robe bleue, elle entendit une simple question concernant le sort de Wilhemina. Ce ne fut pas la question en elle même qui la fit se relever péniblement pour chercher l’auteur de cette interrogation. C’était la voix en elle même. La voix qu’elle reconnaitrait n’importe où et n’importe quand.

    Il était de dos quand elle s’immobilisa à moins d’un mètre de lui. La sorcière aurait voulu lui sauter dans les bras et l’embrasser encore et encore, se fichant des autres. Mais il n’était pas seul et elle essuya une stupide larme de ses mains rouges avant de s’éclaircir la voix.

      « Thomas. »

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William R. Wallas
William R. Wallas
Willy Wonka
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Ce message a été posté Dim 16 Sep 2012 - 17:59

« C’est inadmissible ! » Les doigts du médicomage tapotaient furieusement sa tempe pour chasser sa migraine alors que le directeur de Gringotts pestait encore et encore. « …. certains dommages sont irréversibles ! Et je ne parle même pas des morts !! » Le gobelins fit claquer ses petits doigts crochus devant les yeux de William pour le faire réagir. « Vous m’écoutez au moins ? »

« Je ne fais que ça… » avait fini par lâcher le leader passablement agacé, il avait d’autres chats à fouetter, d’autres blessures autrement plus grave à soigner que l’orgueil à vif de cupides gobelins. « Vous vous en fichez n’est-ce pas ? Qu’est-ce que ça peut faire le sort de malheureux gobelins ? »

« N’extrapolez pas…Je n’ai jamais dit ça, ni penser ça, je suis juste las. » Les lèvres du directeur de la banque se retroussèrent en une moue dédaigneuse qui promettait une nouvelle salve de venin. « Las de quoi ? De laisser les Héritiers piller NOTRE banque ? Assassiner NOS employés… »

William stoppa son mouvement planta un instant l’azur de ses yeux, dans les petits yeux noirs porcins de son interlocuteur avant de lâcher avec froideur. « Nous avons fait ce que nous pouvions avec les hommes et les informations que nous avions. Si vous nous aviez parlé des différents pièges, nous aurions pu être plus efficace, plutôt que subir nous-mêmes de plein fouet tous vos systèmes de sécurité ! »

« Bah voyons ! Et pourquoi pas vous donner les clefs de tous les coffres et une remorque pour aider vos voyous à faire un hold up ! » Le leader des phénix ne prêta pas attention aux sarcasmes du gobelin pour poursuivre son argumentation. «Nous avons été pris de court, l’attaque des Héritiers a été une surprise…et…. »

« Nous vous avions prévenus ! Vous saviez que Mrs Salamander était là et qu’ils viendraient la chercher ! Je vous avais parlé des allés-retours curieux. Et vous, vous êtes contentez de nous rire au nez ! Alors, ne PARLEZ PAS DE SURPRISES ! Vous saviez ! » Le gobelin l’avait coupé avant même qu’il ne termine de développer son idée, et William se faisait l’effet d’être de retour à Poudlard lorsque que feu professeur Rogue l’incendiait après des potions ratées. Une sensation des plus désagréables pour un homme de son âge et de son statut. «D’un point de vue strictement matériel, vos pertes ont été minime…Pour les morts ils sont intervenus dans un périmètre d’action qui ne nous concernait pas… »

« Vous ne voyez pas la catastrophe qui se profile pour nous n’est-ce pas ? Gringotts n’est plus sure, plusieurs des coffres les plus sécurisés ont été forcé, même si rien a été vraiment dérobé, que pensez-vous que vont penser les gens ? Nous sommes une banque nous conservons ce qu’il y a de plus précieux pour des foyers. Que faites-vous si vous apprenez que l’endroit est devenu une passoire ? Vous quittez votre banque, et la chose sera d’autant plus facile, maintenant qu’une filiale Zabini s’est implantée à Londres. Vous n’êtes pas non plus sans savoir que Mervyn Kark possède les médias, et que sa voix, si elle n’est pas écoutée de tous, reste la voix ministérielle que beaucoup vont suivre. Que pensez-vous qu’il va faire maintenant ? Dresser un portrait élogieux de notre système ? NON ! Ce n’est pas cinq clients que nous allons perdre, mais une centaine, des milliers, c’est incalculable à l’heure actuelle. Mais qu’est-ce que ça peut vous faire à vous manieur de baguette ? Gringotts est la seule institution gobeline ayant un vrai impact dans le monde des sorciers, vous les avez laissé la désacraliser. Vous nous avez décrédibiliser et nous sommes rabaisser à un rang moindre…Et vous… vous sorciers, vous osez être agacé de me voir scandaliser par votre attitude ? C’est intolérable ! D’autant plus que vos chers recrus ont manqué de nous enfoncer, certains survivant n’hésitent pas à témoigner de la façon dont certains des vôtres les ont laissé en plan, sans les protéger. Pire, le gobelin laissé dans mon bureau affirme que certains des vôtres ont parlé d’alliance avec les pilleurs de banque, et d’autres témoignages évoquent de tels propos dans d’autres endroits de la banque… » Les yeux de William s’écarquillèrent, il déglutit restant sans voix, laissant à nouveau l’occasion au gobelin d’enchainer avec une nouvelle salve de reproches.

« Pour notre roi, la remise d’une relique de valeur nous appartenant de juste droit est peut-être un motif suffisant pour générer une alliance, mais moi je commence à penser sincèrement différemment. Et croyez-moi bien que je ferai à notre souverain un rapport détaillé de tout ce qui s’est passé aujourd’hui. Sur ce, j’ai la sécurité d’une banque à rétablir et des cadavres à ramasser. » Le gobelin disparu presque aussitôt, laissant le leader des phénix plus agacé encore qu’au début de leur entrevu, mais cette fois-ci l’objet de tous ses griefs n’était pas le banquier.

***

William se sentait sur le point d’imploser, sa dispute avec le directeur de Gringotts l’avait déjà échaudé son esprit, son entrevue avec le ministre de la magie américain rajouta elle un peu plus d’huile sur le feu. Seul, s’occuper de quelques blessés l’apaisa un brin. Mais dans sa bouche restait l’amertume, la pilule est difficile à avaler. Il fallait qu’il parle à tout le monde, il le savait, tout comme il savait également que prendre la parole juste après ces deux entretiens c’était perdre son sang-froid en public. Il prit donc le temps de se calmer un peu, il songea même à aller parler à Miss Fuller enfermée jusqu’ici dans une des salles annexes du Q.G. Mais là encore le Wallas doutait d’avoir dans cet instant la patience de faire face à son caractère excentrique, et pour la ranger de son côté c’était du miel qu’il devait déverser dans ses oreilles. Lorsque l’effervescence dans le Q.G commença à s’apaiser, et qu’on n’eut plus besoin de William comme médicomage, le sorcier dut enfiler son costume de leader. Il fit signe à ses troupes de rassembler, puis prit la parole.

« Je crois que je ne vous apprendrais rien en disant que cette opération est un cuisant échec pour nous. Oui pour nous, pas que pour les ombres comme certains d’entre vous vu le murmure. » de façon stupide Mais ça William eut l’intelligence de le garder pour lui. « Nous n’avons aucun intérêt dans la libération de Mrs Salamander, aucun. Si cette libération agace Mervyn Kark, le retour d’un vrai leader chez les Héritiers est autant un problème pour nous que pour les ombres. Nous avons désormais deux ennemis puissants à contrer, et je ne doute pas que le retour de Wilhelmina va doper l’enthousiasme des Héritiers. Deux fois plus de mangemorts motivés à vous asservir et vous esclavager ! Certains l’ont peut-être oublié aujourd’hui, mais Wilhelmina Salamander-Kark, n’est pas une fragile femme enfermée dans un donjon, c’est une sorcière, et qui plus est de la pire espèce, une Mervyn Kark bis, le sourire en moins. Je préfère vous le rappeler puisque visiblement certains d’entre vous l’ont clairement oublié, tout comme ils ont oubliés qui étaient leurs alliés aujourd’hui. » Les lèvres du leader des phénix s’étaient pincés durement, tandis que son débit de paroles s’était considérablement accru. Certains des siens avaient proposé une alliance avec les Héritiers, c’était intolérable et cette seule idée l’agaçait au plus haut point. Pour autant ce chapitre il le gardait pour plus tard.

« La banque a subi d’importants dommages, sans parler des morts, vous avez tous vu le hall peuplé des cadavres de nos amis gobelins. Pour la plus part vous avez fait ce que vous pouviez avec les informations que vous aviez, notre méconnaissance des pièges et du terrain peuvent expliquer notre incompétence d’aujourd’hui. Et jamais au grand jamais je n’exigerai de vous des miracles, ou des prouesses techniques, nous sommes un front de libération, pas un commando d’élite, j’en ai conscience, et nos amis gobelins aussi. Mais le directeur de Gringotts m’a rapporté un fait tout à fait inadmissible, certains des gobelins captifs ont entendu certains phénix parlé d’alliance, ou plutôt des phénix parler d’aider les Héritiers à piller leurs banques. C’est intolérable et scandaleux de planter un couteau dans le dos de ses alliés. Vous critiquez Mervyn Kark qui a trahi sa sœur en septembre dernier, mais trahir les gobelins serait revenir à faire la même chose. Cette attitude en plus d’être ignoble, met en péril notre alliance avec les gobelins, alliance nécessaire je dois vous le rappeler pour avoir une chance de reprendre le pouvoir un jour. Je passerai également sur le fait que certains d’entre vous ont laissé croupir leurs gobelins dans un coin. Les gobelins sont autant des êtres vivant que vous, pas des sous-êtres, si certains ont ce genre de raisonnement qu’ils aillent donc faire un tour chez les Ombres et les Héritiers pour parler de hiérarchie entre les sangs et les espèces. » Tu y vas trop fort. se dit-il la réflexion, mais peut-être qu’ils comprendraient enfin comme ça. « Croyez bien qu’une enquête sera menée pour identifier clairement les traitres, et que faute de bonne explication ces derniers seront gentiment invités à rejoindre ceux qu’ils semblent tant vouloir aider. Sur ce reposez-vous bien, reprenez des forces. » Moi j’ai une alliance à sauver. avait-il failli ajouter, avant de fendre la foule pour enfin aller parler à cette excentrique Miss Fuller.

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Ce message a été posté Mer 26 Sep 2012 - 23:17

    La rouquine avait pointé sa baguette vers lui pour soigner sommairement ses blessures internes. Cela fait, Thomas put respirer un peu mieux, ainsi libéré de la douleur des contusions. Molly n’en n’était qu’au début de sa formation mais se révélait déjà douée, et pour le coup, c’était tant mieux pour lui. Thomas lui sourit un merci muet, sa main venant effleurer la joue ronde et salie de l’adolescente. Enfin non… ce n’était plus une adolescente désormais, mais bien une femme, et Tom avait simplement encore un peu de mal à s’y faire. Elle venait de le lui prouver pourtant, en réussissant son sort aussi bien qu’il était possible de le faire pour un simple Episkey.

    « Je suis désolée, j'ai fais ce que je pouvais... je suis tellement désolée… »
    « Ne dis pas n’importe quoi. Ca suffira, tu sais qu’il m’en faut plus » la rassura-t-il en venant tâter ses côtes d’un air satisfait.
    « Thomas »

    Se retournant vivement, sourcil arqué, Tom tomba pratiquement nez à nez avec un visage familier et ô combien apaisant. Immédiatement, son visage se fendit d’un large sourire. L’inquiétude se lisait sur le visage de Nora, et quelques perles salées bordaient ses yeux rougis, mais cette vision l’attendrit, voir l’amusa presque, au lieu du contraire. Au Triathlon déjà, le scénario s’était révélé passablement similaire, et à vrai dire il aimait ça. Il se voyait entrainer dans quelques plans complètement fous, souvent bien malgré lui, et au bout du compte, Nora l’attendait toujours fidèlement à la ligne d’arrivée, le ventre chaque fois un peu plus rond. Il préférait la savoir en sécurité à se faire un sang d’encre pour lui, plutôt que de l’avoir à ses côtés dans les moments difficiles. En gros il préférait qu’elle soit celle qui s’inquiète plutôt que celle qui prend les risques. Au moins pouvait-il combattre avec l’esprit libre.

    Une main paternaliste posée sur l’épaule de Molly, il tendit l’autre vers son épouse pour qu’elle le rejoigne d’une étreinte bien méritée, et qui grâce à la rouquine, ne serait entravée d’aucune douleur dans la poitrine. Une fois Nora à ses côtés, il baisa son front avant de laisser ses yeux bleus s’allumer d’une lueur passionnée.

    « J’ai vu un dragon » lui expliqua-t-il « Julian a été blessé, il est toujours inconscient et je crois qu’Eire est blessée aussi. Moi ça va, ce n’est pas mon sang » répéta Thomas en la voyant s’alarmer des tâches qui maculait son torse « Molly s’est déjà occupée de moi » en adressant un regard à la jeune fille « D’ailleurs tu devrais aller voir l’un de tes collègues Molly, l’entaille de ton front mérite qu’on s’y attarde »

    Il s’apprêtait à lancer un regard alentours pour trouver l’un ou l’autre médicomage libre, mais William le prit de court. Sentant venir le discours, tous se rapprochèrent de lui pour tendre une oreille attentive. Dés les premiers mots, la mine de Thomas se rembrunie. De son point de vue l’échec était indéniable, mais peut-être pas cuisant non plus. Wilhelmina était libre et alors ? C’est pour cela que Thomas se battait, la liberté. C’était peut-être puéril, idiot à dire, mais c’était la vérité. Et même si Salamander était une idiote et une garce, l’idée de la garder là à croupir lui faisait trop froid dans le dos pour qu’il regrette sa fuite.

    Du reste, la mort des gobelins le peinait. En réalité il n’avait pas eut l’occasion de voir le hall, mais c’était tant mieux. Il avait assez vu d’une seule hécatombe au Triathlon avec les gradins effondrés. Si l’alliance était en péril il le comprenait aisément. Il avait souvent eut affaire aux Gobelins pour le travail, ce n’était pas un peuple facile, ils n’étaient jamais très aimables, souvent amères, mais ne méritaient pas de carnage dans leurs rangs. Pas alors que ça se passait sous le nez des Phénix…
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Leo Elensar
Leo Elensar
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Epouvantard : La mort de Noah
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Ce message a été posté Jeu 27 Sep 2012 - 11:56



    La chance. Ce n’était que par chance s’il était encore là aujourd’hui. La chance d’avoir eu des parents tels que les siens, la chance d’avoir un meilleur ami aussi fidèle que Noah. La chance encore de ne pas avoir été dénoncé malgré les erreurs qu’il a pu commettre. Cette chance, Leo l’a encore croisé aujourd’hui. Les Héritiers ont récupéré leur chef mais lui, il a échappé à la mort et l’irlandais ne s’en rend réellement compte qu’une fois arrivé au Quartier Général.

    C’est l’heure de se rappeler de ce qu’il s’est passé. D’après les murmures qu’il a entendu autour de lui, c’est une plante qui a causé tout ce désastre. Une plante oui, mais si elle rendait les sentiments plus forts, c’est bien qu’ils étaient là quelque part et le Serdaigle s’en veut terriblement. Il n’aurait pas du dire tout ce qu’il a dit à Molly alors qu’il tente jours après jours de lui redonner confiance en elle. Plante ou pas plante il n’aurait pas du. Les mots dépassent les pensées, les mots font mal bien plus que n’importe quel Doloris lancé en pleine figure.

    Doloris. Là aussi c’est la surprise et le choc. Sa baguette noire, il la regarde avec méfiance. Jamais au grand jamais il n’avait pensé lancer un sort impardonnable. Pourtant, lorsqu’il est allé la chercher quelques années plutôt, le vendeur de baguette l’avait averti à demi mot. Lumière et ténèbre, lumière et ténèbres. Le jeune homme se tend. Il se l’était dit ce jour là, à Poudlard et tous les jours suivants : peu importe la personne qui se trouve devant lui il y a d’autres façons, d’autres moyens de se défendre que d’utiliser ces sorts barbares et cette idée qu’il y soit arrivé le fait trembler. Leo ne peut s’empêcher de penser qu’il devient comme eux. Un peu de colère, un manque de discernement et le voilà devenu comme ses ennemis. Il n’y a qu’un pas et Leo a peur, peur de lui-même, peur de ce qu’il est capable de faire.

    L’irlandais lance un regard circulaire. Il cherche Jake des yeux. Il ne s’était pas porté volontaire et ce n’est que maintenant qu’il réalise pourquoi son frère mise sur la prudence. Ils doivent faire attention. Il doit se montrer plus prudent. Il pense à Noah, à ce qu’il lui a dit quelques mois plutôt. Il se rappelle combien il a été dur et injuste avec lui alors qu’il ne le méritait pas. Aujourd’hui, Leo doit faire face à ses erreurs. Il regrette mais c’est trop tard maintenant.

    On ne peut pas toujours s'en sortir. Ca ne marche pas comme ça.

    Cette phrase tourne en boucle dans sa tête si bien qu’il se focalise sur les blessés pour ne pas rester en plan alors que quelqu’un, peut-être, a encore besoin de lui. Les blessés passent sous ses yeux comme un mauvais film. Jane, jolie Jane. Que s’est-il passé pour que tout tourne aussi mal ? Il aimerait pouvoir lui venir en aide pour lui dire que tout ira bien mais il n’en sait rien. Jambe ou pas, elle restera toujours la plus belle à ses yeux. Il aimerait le lui dire, mais un médicomage s’est approché d’elle pour la soigner. Il n’entend pas ce qu’ils se disent mais espère qu’il pourra la soigner. Il le lui dira oui mais plus tard, pour le moment il doit trouver Molly et lui parler, tenter de se faire pardonner. Ce n’est pas facile, rien n’est facile mais il faut. Il faut qu’il prenne le temps de réparer ses erreurs et il n’arrête pas d’en faire depuis un moment. Les paroles de Wallas reviennent dans sa tête alors qu’il se dirige vers la jeune femme. Il n’ose pas croire que certains aient tenté de faire une alliance. C’est juste inconcevable cette idée complètement loufoque que de s’allier avec les Héritiers. L’irlandais soupire, agacé par cette nouvelle mais revient à la rouquine qui est debout non loin de Thomas. Il ne sait pas trop comment s’y prendre. Dire un désolé, mettre la faute sur une plante n’est pas suffisant ou complètement stupide, pourtant, les excuses, il n’a jamais été doué pour. Son pied boite légèrement lorsqu’il se déplace mais c’est le cadet de ses soucis lorsqu’il s’approche d’elle avec un bout de tissus en main pour l’appliquer sur sa blessure. Il regarde, gêné, le bleu qui se forme sur sa joue. « Molly. », commence t-il comme pour chercher ses mots. Son regard se fait fuyant, c’est atroce comme il n’y arrive pas. « Je … je suis désolé pour … enfin… » Aucune excuse valable ne lui venait à l’esprit et le jeune homme comprendrait parfaitement si la jeune femme décidait de ne plus le voir pendant un moment. « C’est pas vrai … tu sais. Je sais ce que j’ai dit mais c’est pas vrai. Je … j’ai jamais été doué pour … enfin. Les excuses. C’est juste que … tu ne méritais pas toutes les horreurs que j’ai pu te dire. Je suis désolé, vraiment. »


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Ce message a été posté Jeu 27 Sep 2012 - 20:13

Aussitôt que tout fut terminé, Alec s’était précipité pour récupérer Rain et transplaner. Il ne s’était figé qu’un bref instant en entendant la promesse de Raphaël Carrow qu’ils allaient se revoir. Le visage fermé, il n’avait rien répondu. Qu’il essaie. De toute façon, que savait-il de lui, si ce n’était son visage et son prénom? Il n’allait pas aller bien loin avec ça. Il avait pris Rain dans ses bras, - elle était si petite, si légère, - et, inconsciente, elle semblait d’autant plus fragile. On aurait dit une enfant, une poupée de porcelaine. Elle avait une mèche qui lui barrait le front. Délicatement, il la lui plaça derrière l’oreille. Il transplana.

Arrivé au QG de l’Ordre, il s’isola quelques instants, le temps de s’assurer que Rain ne serait pas dérangée. À peine fut-elle déposée sur le sol qu’elle ouvrit les yeux, se plaignant de maux de tête. Il la rassura, déposa un baiser sur son front, puis se leva pour quitter la pièce. Elle s’était roulée en boule et métamorphosée en son animagus, signe qu’elle ne voulait pas être dérangée. Alec sourit en secouant la tête, puis il se rendit auprès des autres membres de l’Ordre, juste au moment où Wallas s’apprêtait à faire son briefing de la situation. Dans la foule, le jeune homme repéra Molly, Thomas, Nora et Eire. Alec s’assombrit lorsque son leader mentionna que certains individus avaient tenté de contracter une alliance avec les Héritiers, car il savait pertinemment de qui il s’agissait, puisque ça s’était passé dans son groupe. Heureusement, Alec n’était pas en tort. Et Rain non plus. Ils étaient saufs. Quand Wallas s’en fut allé, il se rapprocha des autres. Il était soulagé de voir qu’ils allaient relativement bien. Du moins, ils semblaient conscients et tenir sur leurs jambes.

Molly semblait particulièrement mal en point, mais Thomas était déjà auprès d’elle. Alors Alec lui offrit un sourire rassurant, puis il posa son regard sur le futur papa.

« Rain va bien, elle ne voulait pas être dérangée. Mais on ne va pas tarder à rentrer, je dois récupérer Cecilia à la garderie, » lui dit-il.
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