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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Hors des murs
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Ce message a été posté Dim 27 Mar 2011 - 12:49

Un vent sifflant régnait en cette journée de mars dépourvue de soleil. Le ciel, gris, n'encourageait personne à sortir. Pourtant, sous ce temps peu encourageant, une petite silhouette se profilait. Vêtu chaudement, une écharpe d'un jaune et noir caractéristique des Poufsouffles protégeant son cou frêle du froid mordant, le jeune Ceylan Coolidge bravait les éléments, un sac de toile sur ses épaules. Ses longs cheveux d'un brun clair volaient en tout sens, giflant volontiers son visage aux allures poupines. Un sourire enfantin s'affichait sur ce même visage que l'on qualifiait volontiers d'androgyne. Brusquement, il se mit à courir, son rire perçant l'atmosphère chargée qui l'entourait. Il se réfugia sous un arbre, posant ses mains sur ses hanches :

"Bon, ici, c'est parfait ! Je n'ai plus qu'à m'installer..."

De son sac de toile, il sortit une couverture rugueuse, qu'il déposa au sol et sur laquelle il s'allongea, savourant une liberté illusoire.
Les murs de Poudlard commençaient à l'étouffer quelque peu. Il avait besoin de sortir, de se noyer dans ce ciel qui restait brumeux, d'espérer ce soleil qui se refusait à eux. Les visages défaits de ses camarades lui rappelaient la tristesse que son coeur s'efforçait de combattre et de refouler.
Il secoua la tête. Il ne fallait pas penser à ce genre de choses...il devait continuer à sourire, vivre, rire. Ne pas se laisser envahir par la colère, la haine et le désespoir. Son sourire restait sa meilleure arme face aux évènements.
Il se demanda un bref instant où se trouvait sa petite soeur adorée, sa petite Cyndelle. Probablement en cours ou à la bibliothèque. Elle adorait les livres et Ceylan ne comptait plus le nombre d'histoires qu'il lui avait lu, de sa voix douce et emplie de chaleur.


"Ce serait quand même mieux d'avoir un peu de compagnie...C'est dommage que les gens soient si rebutés par le temps. Je voudrais parler à quelqu'un..."

Ceylan n'était pas quelqu'un de solitaire. Il avait désespérément besoin de la compagnie des autres, en particulier des enfants. Il adorait entendre leurs rires, les prendre dans ses bras, jouer avec eux. Il se sentait redevenir un petit garçon, cette époque bénie où il n'avait qu'à penser à ses prochains jeux et à ses parents.
Cette pensée assombrit son doux visage. Cette même question le perturbait depuis bien des années : où était sa mère ? Sa vraie mère...
Elle avait disparu du jour au lendemain, pas une nouvelle, pas une lettre, pas un signe de vie. D'après son père, il est celui qui lui ressemble le plus, et, d'après ses souvenirs, sa mère le gâtait plus qu'il n'était nécessaire. Pourquoi s'en était-elle allée ? Il n'avait toujours pas de réponses...et se jurait de les trouver, un jour ou l'autre.
En attendant, il profitait de cet instant privilégié, laissant le vent caresser un peu brutalement sa peau sensible. Il ferma ses yeux, laissant ses pensées s'égarer sur des notes plus joyeuses.
Un bruit, cependant, le ramena à la réalité. Il rouvrit les yeux, alerte. Quelqu'un venait...
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Ce message a été posté Dim 27 Mar 2011 - 15:05

    Le jour n’était pas au beau fixe, il fallait l’avouer. Il soufflait un vent passablement violent, idéal pour déraciner un arbre…Ok peut être que c’était un peu gros, mais il faisait quand même rage. Elle traversait le parc pour rentrer au château. Le cours de botanique était…violent, tout comme le vent. La petite plante…dont elle avait déjà oublié le nom avait tenté de lui bouffer le doigt. Non pas mordre ni manger, mais bouffer. Par chance elle avait réussit l’enlever, récoltant une grande coupure et une belle douleur…elle apprit ainsi que la plante était dangereuse et urticaire…c’était bien sa veine, elle avait une folle envie de se gratter la main. Elle n’avait pas envie d’utiliser la magie, sa main droite étant celle qui la faisait souffrir et étant droitière, elle n’osait pas imaginer le carnage si elle jetait un sort avec la main gauche. Elle eut la permission de son professeur pour filer en direction du château. Elle prit ses affaires et fila en direction…du lac. Elle plongea sa main dans l’eau. Et poussa un soupir de soulagement.

    Ses cheveux étaient balayés par le vent et lui bouchaient complètement la vue. La main toujours dans l’eau, elle vit une personne dehors, plus précisément sous un arbre. Elle se demanda bien rapidement la raison de ça, toute personne censée serait au chaud. Elle se leva, essuya sa main sur son jeans et s’approcha. La sensation de piqures s’était atténuée, mais n’avait pas disparut. Le sang en revanche ne coulait plus, laissant simplement voir une entaille.

    Elle était assez proche maintenant pour voir son uniforme et que c’était un petit garçon. Elle ne le connaissait pas. Elle ne connaissait pas beaucoup de poufsouffle, malgré que Steve en soit un.


      - Salut ! Je te dérange ?


    Elle était là, debout devant lui qui avait ouvert les yeux il y a peu. Elle ne voulait pas s’imposer, mais elle était curieuse de savoir plus de choses à son sujet.
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Ce message a été posté Dim 27 Mar 2011 - 15:18

La personne qui l'avait rejoint était une jeune femme, plus âgée que lui, qui, d'après son blason, appartenait à la téméraire maison des Gryffondors, la maison de sa petite soeur. Ceylan se détendit à cette vue. La demoiselle paraissait très gentille, bien différente des adolescents qui l'embêtaient quelques fois et dont il ne pouvait se défendre sans troubler sa conscience.
Il adressa à celle-ci un de ses sourires chaleureux dont il avait le secret, ses yeux bleus pétillants de malice :


"Tu ne me déranges pas du tout. Tu peux t'installer, si tu veux. Il y a assez de place pour deux."

Il se décala quelque peu, offrant à la jeune fille une place qu'il savait confortable et suffisamment à l'abri du vent pour ne pas être désagréable. Lui-même aimait sentir le vent sur son épiderme. Cette sensation douloureuse lui rappelait qu'il était toujours en vie et qu'il comptait bien le rester. Dissipant ses pensées chagrines, il adressa un nouveau sourire à son aîné, lui déclarant de sa voix doucement enfantine :

"Je m'appelle Ceylan Coolidge. En 4ème année à Poufsouffle. Et toi ?"

Il se demanda un bref instant si la demoiselle allait placer un commentaire quant à son nom. L’évènement qui avait frappé sa famille avait titré un certain nombre de journaux, il y a deux ans de cela, bien que l'affaire se soit à présent tassée. Il avait eu le droit à un certain nombre de commentaires, plus ou moins bienveillants, qu'il avait accepté ou refusé sans jamais manquer de politesse et de diplomatie.
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Ce message a été posté Jeu 31 Mar 2011 - 20:17

    Toute proche du petit garçon, elle le regardait et voulait en savoir un peu plus sur lui. Oui elle était curieuse. Et puis après tout son professeur l’avait légalement autorisé a quitter les cours. Elle avait réussit adoucir la douleur, c’était déjà ça et ça lui permettrait de repousser pendant un moment l’arrivée à l’infirmerie.

    Elle vit le jeune homme lui faire de la place. Elle apprécia également la petite étincelle d’intelligence et de malice qu’elle apper4ut dans ses yeux. Elle lui fit donc un grand sourire, tout à fait sincère. Peut être serait-elle en bonne compagnie, ainsi elle pourrait oublier le temps pourri qui la glaçait jusqu’aux os.

    Elle posa ses fesses sur la couverture et ramena ses jambes contre sa poitrine et les entoura de ses bras, histoire de garder un peu de chaleur. Mais il fallait avouer que son compagnon avait parfaitement choisit sa place, il y avait nettement moins de vent, voir pas du tout.

    Quand il se présenta, elle lui sourit et se présenta à son tour. C’était ça la politesse non ?


      - Cléia-Nora O’Ryan, sixième année chez les Gryffondor. Mais ton nom me dit quelque chose…Tu joue au quidditch ?


    Elle avait déjà entendu se nom quelque part mais elle était incapable de se souvenir. Alors la première chose qui lui est venu à l’esprit était le quidditch, après tout elle passait presque sa vie sur un balais et adorait jouer. Si généralement elle connaissait la plupart des membres des équipes adverses, il y en avait toujours quelques uns qui lui échappaient.

    Elle laissa sont regarde dérivé sur le parc désert et puis elle posa une question qui lui brûlait les lèvres.


      - Comment ça se fait que tu sois ici au froid et exposé au vent ? Enfin s’il n’y aurait pas l’arbre, s’entend. L’intérieur est plus confortable et puis plus chaud. Et les cours…T’en as pas ?


    Que de questions certes, mais elles lui sont tombées dessus comme une cascade et elle savait que si elle ne les posait pas de suite elle les auraient oublié peut de temps après.
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Ce message a été posté Ven 1 Avr 2011 - 6:40

Ceylan était enchanté. Apparemment, sa camarade était disposée à discuter avec lui. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas pu avoir de bavardages tranquilles avec une personne gentille. La plupart des gens était trop soucieux pour se laisser aller à ce genre de choses alors que Ceylan savait que la meilleure des résistances à ce genre d'événements était bien de continuer à manifester de la joie et de l'innocence. Du moins, c'était ce à quoi il songeait...
De toute manière, il était bien content que Cléia lui pose toutes ces questions. Aucune n'était gênante et ne concernait son passé pour le moins...tumultueux. Cela changeait de d'habitude...Il se décida à parler, heureux de pouvoir dévoiler son appartenance à l'équipe de Quidditch de sa maison. C'était quelque chose dont il était extrêmement fier. Il avait beaucoup travaillé pour cela et, bien qu'il ne fusse pas le plus doué des joueurs, il se défendait bien.


"Je suis effectivement attrapeur à Poufsouffle. Je n'avais pas vraiment la carrure d'un batteur. Plaisanta-t-il avec un petit sourire aux lèvres."

Il prit une inspiration, se nourrissant du vent qui fouettait son visage et mettait du désordre dans sa chevelure déjà bien peu coiffée.

"Actuellement, j'ai une heure d'étude. Et j'en avais un peu assez de passer mon temps entouré par quatre murs. J'avais besoin de sortir...Je commençais à étouffer. Besoin d'air."

Et de l'air, pour sûr, ils en avaient ! Avec un sourire mélancolique, il reprit :

"Tu ne trouves pas agréable d'avoir autre chose en vue que les visages moroses que tous abordent ?"
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Ce message a été posté Dim 3 Avr 2011 - 11:49

    Confortablement installée, Cléia-Nora discutait allègrement avec Ceylan. Elle ne le connaissait que de vue, mais en l’écoutant parler elle devait avouer que sa voix était plaisante à entendre et que sa présence n’avait rien d’ennuyant. Il y a certaines personnes qui ont ça en eux et d’autres si on reste avec eux dix secondes, on a envie de se faire sauter la cervelle.

    C’est donc avec attention qu’elle écouta ce qu’il lui racontait. Elle sourit quand il parla des batteurs.


      - Je suis poursuiveuse. Mais c’est vrai que les batteurs sont généralement bien costauds.


    Elle hocha la tête, elle comprenait que parfois on ait besoin d’espace et de liberté…après tout ne sortait-elle pas tous les soirs faire sa petite sortie et prendre l’air quand il n’y avait personne et que le château était le plus calme ?

    En écoutant la dernière question de Ceylan, Cléia éclata purement et simple de rire. Non, elle ne se moquait pas, mais il avait tellement raison et que ce n’est que quand il le fit remarquer que la jeune fille le remarqua.


      - Tu as complètement raison ! Il faudrait peut être faire passer un décret contre la mauvaise humeur…C’est tellement ennuyeux quand tout le monde fait une tête de trois pieds de long. Après ils s’étonnent qu’on ne respecte pas les règles.


    Elle poussa un soupir de désespoir. Et repensa à sa dernière colle…elle avait du écrire des lignes et des lignes…chose qui lui avait parut extrêmement barbant mais surtout complètement stupide et inutile.

    Cléia regarda au loin et sentit quelque chose, quelque chose qui n’était pas normal, comme quand sa sœur voulait lui faire une mauvaise blague, elle sentait qu’il allait y avoir du grabuge…et généralement c’est pour cela qu’elle était au cœur des problèmes. Cette fois-ci elle entendit quelque chose qui ressemblait à un énorme craquement. Et dans sa tête les questions se bousculaient. Qu’est-ce que c’était ? D’où ça venait ? Qu’est-ce qui c’était passé ? Qui avait fait ça ? Alors elle se leva et avança à découvert de l’arbre et du vent qui semblait avoir prit encore plus d’ampleur. Elle regarda au loin, en direction du lac, du château, de la forêt et dans le ciel. Mais rien, il n’y avait rien du tout.

    Dépitée elle commença à penser qu’elle s’était fait des idées. Elle resta plantée ou elle était un instant. Quand elle sortit de ses pensées, elle sentit ses cheveux lui cingler le visage. Elle fit demi-tour et reprit la place qu’elle avait occupée quelques minutes auparavant.


      - Ne t’en fait pas, ça me prend parfois des petits trucs tout bête qui peuvent paraitre bizarre.


    Elle sourit, d’un sourire qui se voulait rassurant, mais elle était perturbée. Un bruit ne se créait pas comme ça dans l’imagination. Et si elle avait été la seule à l’entendre elle voulait bien finir à Sainte Mangouste.

    Ses jambes étaient repliées, plus précisément elle était en tailleur. Ses deux mains reposaient contre ses cuisses et son regard était à présent perdu dans le vide sidéral.
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Ce message a été posté Dim 3 Avr 2011 - 16:10

Le sourire du jeune garçon s'agrandissait au fur et à mesure que sa camarade lui parlait. De toute évidence, elle était fort sympathique et paraissait faire partie de son camp. Du moins, elle n'avait pas l'air d'être de ses opposants.
Elle lui avoua être poursuiveuse, une parole qui lui fit comprendre que sa mémoire parfois défaillante avait omis de se rappeler de ce détail. Il se le reprocha pensivement. En tant que joueur, il estimait qu'il aurait dû connaître ceux qu'il côtoyait durant les matchs. Mais il était vrai aussi que la jeune femme ne s'était que vaguement rappelé de lui...En quelque sorte, ils étaient quittes.
Son rire le poussa à imiter Cléia, gagné par son hilarité qui, quoique peu justifiée à ses yeux, lui paraissait libératrice. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de rire avec une de ses camarades. Voilà qui réchauffait son coeur que les jours passés dans ce monde sombre tentaient de glacer.
Il sursauta en voyant la jeune femme se lever brusquement, alerte, méfiante. Le vent balaya les cheveux de sa camarade, lui inspirant la pensée qu'elle lui semblait aussi jolie que gentille, du peu qu'il avait pu voir d'elle.
Il la regarda s'asseoir, celle-ci tentant de le rassurer quant à ses actes. Mais Ceylan n'était guère rassuré par cette crainte subite qui semblait avoir saisie sa camarade.
Lui-même n'était pas fort attentif à son environnement et il lui arrivait d'omettre un certain nombre de choses. Sa camarade avait-elle perçu quelque chose qu'il n'avait lui-même pas senti ?
Ce n'était pas impossible...Par mesure de précaution, il s'installa dans une position qui lui permettrait une réaction plus prompte, vérifiant d'un geste rapide que sa baguette était bien à portée de main. Bien qu'il détestât se battre, il lui faudrait peut-être aller à l'encontre de ses principes pour venir en aide à Cléia, ou, tout du moins, parvenir à déclencher des sorts de protection, les premiers qu'il s'était acharné à apprendre et les rares qu'il réussissait d'un tour de main, presque à la perfection.
Il se tourna alors vers sa camarade, lui demandant :


"Quelque chose ne va pas ? Tu m'as l'air...soucieuse."

Il ne savait trop comment aborder le sujet, de crainte que la jeune femme ne se braque ou que leurs assaillants, si assaillants il y avait, ne se méfient d'eux. Sans doute s'y était-il mal pris mais il n'avait pas beaucoup réfléchi, sur l'instant.
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Ce message a été posté Sam 9 Avr 2011 - 11:32

    Cléia tentait tant bien que mal de faire le vide dans sa tête, de respirer correctement et surtout de ne pas s’affoler. Si elle racontait ce qu’elle avait entendu on allait l’interner, hors elle ne le voulait pas, elle aimait bien trop la liberté pour ça.

    Elle faisait en sorte d’être le plus détendue possible et elle se répétait qu’il n’y avait rien eut, elle n’avait rien entendu, elle était seulement trop sur les nerfs…ce qui était complètement compréhensible après avec participer à la « zombification » de deux étudiants. Elle s’en voulait de jeter un sort, elle s’en voulait d’être encore ce qu’elle est alors que deux personnes étaient perdues…à jamais peut être.

    Elle bougea légèrement le bassin et sentit sa baguette bien en place dans sa poche. Au moins s’il se passait quelque chose, elle saurait se protéger.

    Elle soupira quand Ceylan lui révéla que ça phrase qui se voulait rassurante n’avait aps fonctionné. Décidément elle n’était vraiment pas douée pour tenter de rassurer les autres. Elle était pitoyable. Elle n’avait dorénavant d’autre choix que de révéler l’impensable.


      - J’ai entendu un bruit qui n’a rien de normal et je suis sur mes gardes depuis qu’on sait qu’il y a un fou dans l’école ou dans les environs. Mais j’ai peut être rêvé, oui ça doit être ça.


    Convaincre n’était pas non plus son truc. Restait à savoir s’il croirait qu’elle avait rêvé ou s’il paniquerait à son tour.
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Ce message a été posté Sam 9 Avr 2011 - 20:19

Ceylan hocha la tête, comprenant parfaitement ce que la jeune fille lui paraissait ressentir. Quoi de plus normal que de se sentir effrayé(e) dans un pareil environnement ? Lui-même n'était jamais très confiant et il se rendait parfaitement compte qu'il était loin d'être prudent de sa part de s'exposer ainsi, seul et vulnérable. D'autant plus qu'avec ses principes de non-violence, que sa vraie mère aurait volontiers qualifié de "débiles", malgré l'affection qu'elle semblait lui porter avant sa disparition, il aurait eu peine à se défendre et à faire fuir ses agresseurs. Tout en quittant sa position "d'attaque", afin de ne pas rendre Cléia plus nerveuse qu'elle ne l'était déjà à ses yeux, il lui adressa un petit sourire :

"Je vois. Il vaut mieux conserver une certaine méfiance, on ne sait jamais. Peut-être que j'en manque sérieusement, de mon côté..."

Il s'allongea sur sa couverture, songeur. Pourtant, vu son histoire, il aurait peut-être dû aller jusqu'à développer une certaine forme de paranoïa, mais ça n'avait pas du tout été le cas. Au contraire, il avait eu l'impression d'accorder beaucoup plus facilement sa confiance. Peut-être avait-il besoin de se sentir entouré, aimé, compris...Cyndelle, sa petite soeur adorée, s'était montrée beaucoup plus réservée, au contraire. Le nombre de ses ami(e)s se comptait sur les doigts d'une main. Le jeune garçon s'en souciait souvent, mais il savait que sa soeur, quoique leurs liens étaient très forts, n'apprécierait pas que celui-ci s'immisce trop dans sa vie et dans sa façon d'être.
Avec un léger soupir, Ceylan se décida à se sortir de ses pensées, jetant un coup d'oeil à son aînée Gryffondor. Il tenta de lui remonter le moral, adoptant un autre de ses sourires légendaires :


"Tu devrais essayer de te détendre. Je sais que ce n'est pas simple, j'ai moi-même un peu de mal..."

Même si j'essaie de faire en sorte que cela se voit le moins possible. Songea-t-il alors.

Il chercha un sujet de conversation bateau, sans la moindre allusion à la noirceur qui s'agitait au-dessus de leurs têtes. Il n'eut pas à réfléchir bien longtemps :

"Cette année, Poufsouffle a de bonnes chances pour la coupe de Quidditch. Notre capitaine est vraiment balèze et l'équipe est très soudée. D'autant plus que tu as devant toi l'attrapeur le plus doué des derniers siècles ! Plaisanta Ceylan en bombant comiquement le torse. Tu penses que les Gryffondors pourront tenir le rythme ? Ajouta-t-il d'un ton mi-moqueur mi-rieur."
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Ce message a été posté Dim 17 Avr 2011 - 17:19

    La jeune femme se détendait, enfin elle tentait de le faire. Son compagnon n’avait pas l’air de la croire folle, m’enfin on ne dit pas toujours ce qu’on pense non ? Enfin, quoi qu’il en soit, il semblait complètement détendu. Et il lui fit remarquer qu’elle devrait faire de même, elle eut un léger sourire et hocha la tête, il avait raison, elle le savait. Aussi elle expira un maximum, afin de calmer le tremblement de sa jambe et les battements précipités de son cœur. Elle se demandait si une autre personne aurait été aussi compréhensive que lui. Sans s’en rendre compte, elle haussa les épaules.

    Elle finit pas changer de position et se sentait un peu mieux, quoi que toujours un peu inquiète. Elle regardait le petit bonhomme qui était bien plus jeune qu’elle. Et se demandait comment il ferait s’il se prenait un cognard dans un match. C’était étrange, c’est la seule pensée qui lui avait traversé l’esprit, alors que bien d’autres choses sur le quidditch aurait pu venir.

    Elle l’écouta parler et fit un petit bruit, elle étouffait un ricanement. Non elle ne se moquait pas de lui, mais des Poufsouffle. Eux gagner la coupe ? Jamais !!!


      - Les Poufsouffles ne gagneront jamais, ne cherche pas, nous les Gryffondor sommes une équipe très soudée et extrêmement motivée. Elle lui fit un petit sourire en coin et dans ses yeux un peu de malice brillait. Ahhh le meilleur attrapeur ! Je n’en doute pas ! Mais il faudra une fois que tu me montre ce que tu sais faire sur un balais et puis que je voie si on arrive vous battre puisque vous avez l’air aussi bon.


    Cléia-Nora sourit, parler de quidditch lui faisait toujours du bien. Son père en parlait et le pratiquait ainsi que son grand frère. Sa mère aussi jouait quand ils se faisaient des petits matchs à la maison. Cléia marquait les buts, avec sa petite sœur. Ses deux hommes qui jouaient les contraient et sa douce mère gardait les buts avec une férocité étonnante.

      - L’équipe d’Angleterre a été très bonne cette année tu ne trouve pas ? Mais je crois que l’Irlande lors de la saison prochaine les battrons à plate couture. Ils ont un nouvel attrapeur. T’en a entendu parler ?


    Le ton était à la discutions et Cléia se sentait mieux. La menace s’était envolée et jamais elle ne saurait s’il y avait eut quelque chose et si oui, ce que c’était. Mais tout compte fait, elle s’en moquait pas mal. Finalement elle s’excusa.

      - Je suis désolée, je ne voulais pas te rendre nerveux au fait…C’est vrai que généralement j’agit et je réfléchit après et les conséquences je ne m’en rend pas forcément compte sur le moment.


    Elle était un peu honteuse, il fallait bien l’avouer.
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Ce message a été posté Mar 19 Avr 2011 - 10:36

Ceylan ne manifesta qu'une légère surprise quand la Gryffondor se mit à rire de ses paroles. Il s'y attendait, d'une certaine manière. La maison de Poufsouffle n'avait pas une réputation aussi prestigieuse que celle de la jeune fille et leur équipe de quidditch souffrait du manque de notoriété du blason jaune et noir. En vérité, cela l'importait assez peu. Il aimait beaucoup jouer mais la victoire le laissait assez indifférent. Certes, cela le réjouissait de voir ses camarades heureux par une telle chose mais lui-même ne se sentait pas diminué s'il venait à perdre. Il répondit par un sourire à la fanfaronnade de Cléia, qui le taquinait gentiment et semblait prétendre, dans d'autres termes, qu'ils allaient se faire écraser. Il déclara :

"Les lions sont soudés mais les blaireaux sont unis. On a toutes nos chances, cette année, tu sais. Sur le terrain, on saura vous le prouver. Continua-t-il avec un petit sourire faussement arrogant."

La jeune femme lui posa ensuite une question sur le Quidditch en international. Une question à laquelle il n'avait réponse. Le Quidditch n'avait jamais été rien d'autre qu'un passe-temps pour Ceylan. En vérité, si Cléia cherchait quelqu'un pour parler de tout cela, sa soeur chérie Cyndelle était tout à fait indiquée. Elle suivait chaque équipe avec minutie et pouvait facilement citer tous les joueurs et remplaçants de l'équipe d'Angleterre depuis sa création. Il l'avait toujours trouvé un peu folle sur ce point. Mais c'était assez drôle...
Ceylan s'apprêtait à le lui faire remarquer mais Cléia reprit la parole. Visiblement, elle culpabilisait quant à son comportement précédent.
Le jeune garçon la laissa terminer puis secoua la tête.

"Tu n'as pas à t'excuser. Nous vivons dans une période suffisamment sombre pour que tout le monde soit méfiant...dans un camp comme dans l'autre. Et puis, c'est très Gryffondor, l'impulsivité. Nous, les Poufsouffle, on met un peu plus de temps à réagir. Ajouta-t-il en riant."

Ceylan se montra évasif quant à l'histoire des camps, désirant tâter un peu le terrain. Il ne savait pas trop à quelle faction pouvait appartenir Cléia et celle-ci, qu'il commençait à vraiment apprécier, le jeune garçon ne voulait pas le retrouver sur le champ de bataille. Bien qu'elle aurait probablement l'avantage sur lui, rapport à la faiblesse de sa magie et ses propres convictions...

"Sinon, pour ton autre question, je ne m'y connais pas des masses en Quidditch. J'aime bien y jouer mais ça m'ennuie un peu d'y regarder. Ma petite soeur, Cyndelle, est plus calée là-dessus. Je ne sais pas si tu la connais, elle est en 2ème année à Gryffondor. Elle est assez réservée, ne te sens pas gênée si tu n'as pas entendu parler d'elle."

Il attendit la réponse de Cléia, savourant ce vent qui le remplissait d'une impression de liberté. Dieu seul savait à quel point le jeune garçon pouvait apprécier cette pause, ô combien ressourçante dans une vie trop mouvementée...
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Ce message a été posté Mar 19 Avr 2011 - 18:13

    La jeune femme souriait. Elle appréciait le petit d’homme. Il avait un humour qui lui plaisait. Certes il était convaincu que les Poufs était meilleurs que les Gryffon, mais elle n’allait pas lui broyer ses rêves, et qui sait, peut être l’étaient-ils réellement.

    Elle poussa un léger soupire de soulagement, il ne lui en voulait pas, c’était toujours ça. Et puis il avait raison sur un point en tout cas, les Gryffondor, contrairement aux Poufsouffles n’étaient pas réputés pour leur bon sens et leurs réflexions prolongées, mais plus pour quelque chose du type, action ! Réaction !

    Ensuite il lui parla de sa sœur, elle ne savait pas qu’il avait une sœur. A vrai dire, elle connaissait plutôt bien les élèves de cinquième, sixième et septième année, mais en dessous, pas trop. Elle lui dit alors, et espérait qu’il ne lui en veuille pas trop. Après s’il lui disait qu’elle était dans une équipe de quidditch, la sixième année n’avait plus qu’à aller se pendre.

    Mais soudainement, Cléia ressentit comme un élancement dans sa main, qui se propageait rapidement à son poignet, son avant bras, son bras et son épaule. Tout son bras droit était engourdit, comme s’il était en feu, comme s’il ne répondait plus, comme s’il allait tomber. La jeune femme paniqua. Elle regarda son bras qui venait de lâcher sa baguette. Fébrilement elle la ramassa avec sa main gauche et la mit dans la poche arrière de son pantalon. Elle s’était levée, elle tremblait légèrement, ne sachant pas d’où cette douleur étrange venait. Et puis elle sut. Elle vit son doigt. La cause de son problème, il était bleu, tout gonflé et surtout une très vilaine croute s’était formée, la ou elle avait été sauvagement agressée par une plante de trois mètres de haut et de cinquante kilo. Bon d’accord, une petite pousse toute mimi et à laquelle Cléia-Nora n’avait pas fait particulièrement attention.


      - Hum, heu, je suis désolée, mais je crois que je vais aller fissa à l’infirmerie. Ça été un plaisir de faire ta connaissance, j’espère qu’on se recroisera ailleurs que sur un balais. Qui sait, peut être que tu auras un carton d’invitation pour notre prochaine fête.


    Cléia lui fit un clin d’œil et regarda avec angoisse son bras qui commençait à changer de taille. Elle commença à courir dans le par cet finalement se retourna et fit un petit geste amical au jeune homme.
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