Quand la rhétorique prend le relais des baguettes... [Pv Calli]



 



Quand la rhétorique prend le relais des baguettes... [Pv Calli]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Les tours :: Bureau de la directrice
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Sullivan Autumns
Le pouilleux d'Azkaban
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Rapeltout
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Ce message a été posté Mer 23 Mar 2011 - 20:01

Depuis son entrée dans le Parc de Poudlard, Sullivan n'avait cessé de revoir des souvenirs qu'il pensait oubliés. Matchs de Quidditch regardés depuis les tribunes, sortilèges de Chauve-Furie dans les couloirs, centimètres de parchemin à écrire pour un professeur - tout lui revenait en mémoire de façon fragmentaire. Cela ne faisait pourtant que quelques années (six ou sept ans, tout au plus) qu'il avait quitté le château millénaire. Et l'adolescence dans cette école de magie était de celles qu'on n'oubliait plus.
Après le parc, l'ascension des étages. Les vieux murs, ici, ne chuchotaient plus uniquement des souvenirs, mais également des sentiments. L'avocat se sentit curieusement mal à l'aise en songeant qu'Elphaba se trouvait peut-être à quelques mètres de lui sans qu'il le sût. Il espérait que sa carrière ne serait pas entravée par son Sang - pour qu'elle obtînt le poste de Professeur de Métamorphose, il avait déjà quelque peu intrigué dans l'ombre, souligné quelques statuts peu clairs de la loi et argumenté aux oreilles des bonnes personnes à propos de l'exemple qu'il fallait faire pour permettre aux Sang-de-Bourbe de croire dans le régime et les empêcher de se révolter... Sans qu'elle fût au courant. Cela viendrait peut-être en son temps.

Toutefois, malgré les réminiscences plus ou moins porteuses de nostalgie, c'était pour des raisons professionnelles qu'il était venu. Et il ne comptait pas s'en écarter. Il avait rendez-vous avec la directrice pour un dossier plutôt facile : défendre Poudlard contre l'attaque juridique de parents d'élèves ayant subi une perte de mémoire et de facultés mentales. Le point le plus difficile était d'établir les responsabilités ; et la version officielle de ce qui s'était passé aiderait grandement. A savoir, qu'un duel avait eu lieu entre les deux victimes. "Version officielle", pensait Sullivan : car il était évident que la lumière était beaucoup plus difficile à tirer sur ce qui s'était réellement passé. Et cela ne le dérangeait pas. Ce qu'on lui donnait l'arrangeait, en fait : il ne s'agissait plus que de dégager Poudlard, et si possible de renvoyer les plaignants l'un contre l'autre. Il y avait des précédents ; l'affaire Taylor, en 1957 ; l'affaire Brutus, en 2014, très récemment... Dans les couloirs, entre des esprits adolescents qui s'échauffaient facilement, ce n'étaient pas les duels qui manquaient. Et le fait que les deux élèves étaient des Sang-de-Bourbe ne serait pas pour gêner la plaidoirie : il y aurait moins d'ardeur en face pour les défendre.
Parfois, Sullivan était obligé de mettre des oeillères à sa conscience. Et il le réalisait en plaçant la conscience professionnelle au-dessus de la conscience personnelle. Il était certain de gagner le procès.

Avant de demander l'entrant, alors qu'il arrivait devant la porte du bureau directorial, il entendit un léger bruit. Il se retourna pour voir une jeune fille, sans doute de sixième ou septième année : peut-être elle aussi était-elle venue pour solliciter un rendez-vous ? Ou bien pour une toute autre raison ?
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Calliope Kark
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Ce message a été posté Sam 26 Mar 2011 - 0:37

Figée devant la gargouille menant au bureau de Mrs Lewis, Calliope n’était pas vraiment ravie d’être convoquée par la directrice. Alors non elle n’avait pas peur d’écoper d’un sermon ou autre, après tout c’était grâce à son comportement irréprochable, qu’elle avait obtenue soninsigne de préfète en chef. Non notre délicieuse Poufsouffle n’appréciait tout simplement pas Mrs Lewis. C’était un établi et notoire que la directrice était une bonne amie de son odieuse tante Wilhelmina Salamander-Kark. Même au temps où notre belle Calliope était naïve et emplie de bons sentiments, elle avait du mal à supporter la directrice. Après tout détester sa tante, et son entourage était quasiment ancré dans son patrimoine génétique. Mais sa tante lui rendait bien, voire très bien.

Calliope s’attendait donc au pire depuis qu’elle avait reçu sa convocation, ce genre d’entretien était aussi rare que dérangeant, la plus part des consignes ou des modalités relatives à ses fonctions de préfètes en chef, étaient données par écrit. Quelques petites notes griffonnées sur un bout de parchemin suffisaient habituellement. Si Mrs Lewis la convoquait c’était donc qu’elle avait quelque chose d’important à lui dire. Lors de leur dernière rencontre, la situation était critique, on venait tout juste de retrouver Marcus et Lina. Et comme la Kark était censée être la personne à avoir découvert les corps inanimés, elle avait dû expliquer la situation au professeur Lewis.

Peut-être que Cléia avait vendu la mèche ? Non la O’Ryan aurait eu bien trop peur de tomber avec la Kark pour se montrer déloyale. Peut-être que sa tante en avait-elle parlé à son amie ? Quand bien même elle l’aurait fait, la directrice ne pouvait rien entreprendre contre Calliope sans entrainer dans la chute de la Poufsouffle un membre de sa faction.
Non si Mrs Lewis tentait de piéger notre princesse, elle emploierait un autre moyen. Donc de côté-ci la Kark était plutôt sereine. Et naïvement - oui notre douce enfant n’a pas encore toute sa candeur - en se dirigeant vers le bureau de la directrice, la sorcière pensait que quel que soit le plan de sa tante et de la directrice, elle parviendrait à déjouer leur conjuration.

Alors que la préfète allait murmurer le mot de passe pour accéder au bureau de la directrice, lorsqu’elle sentie une présence derrière elle. Baguette à la main, elle se retourna pour faire face à un homme. La Kark ne connaissait pas son identité, pas un professeur, ni un sang-pur donc. La vingtaine, plutôt bien bâtie, un regard intelligent. Avait-il rendez-vous en même temps qu’elle ? Pétrie de bonnes manières, Calliope fit grâce d’un sourire à son interlocuteur :
    « Bonjour, vous avez rendez-vous avec le professeur Lewis, vous aussi ? »

Le mystérieux homme n’eut pas le temps de répondre à notre sombre princesse, car déjà la gargouille laissait place à l’élégante directrice, qui salua d’un signe de la tête les deux sorciers.
    « Mr Autumns, Miss Kark, suivez-moi dans mon bureau. »

Obéissant, sans rien dire Calliope continuait d’observer du coin de l’oeil le fameux Mr Autumns. Mrs Lewis quant à elle, c’était installée derrière son bureau, et d’un mouvement de baguette avait fait apparaitre deux sièges, sur lesquels s’installèrent ses deux invités.
    « Calliope, je vous présente Mr Autumns. Vous devez certainement être au courant que les familles de Mr Howard, et Miss Roberts accusent l’école d’être responsable des…ahum…légers accidents arrivés à leurs enfants. Mr Autumns est l’avocat chargé de défendre les intérêts de Poudlard. Mr Autumns, vous devez déjà certainement connaitre cette jeune fille, au moins de nom. Miss Kark est celle qui a découvert Marcus et Lina, et qui donné les premiers soins au jeune homme. Son témoignage peut peut-être vous aider à préparer votre défense.»


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Dernière édition par Calliope A. Kark le Dim 24 Fév 2013 - 20:46, édité 2 fois
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Sullivan Autumns
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Ce message a été posté Dim 27 Mar 2011 - 19:59

La jeune fille adressa la parole à Sullivan. Celui-ci s'apprêtait à répondre lorsque la directrice de Poudlard apparut dans l'entrebâillement de sa porte et intima aux deux sorciers l'ordre de rentrer. Un coup d'oeil suffit à l'avocat pour s'en convaincre : Mrs Lewis n'avait pas changé. Assez autoritaire, sachant se faire obéir, Modérée enragée. Quelque oxymorique que cette expression pût paraitre.
En revanche, Sullivan, lui, avait changé depuis la dernière fois où il avait pénétré dans ce bureau. Quoique toujours impénétrable, il était désormais plus sûr de lui. La table de bois, les portraits des directeurs sur les murs ne l'intimidaient plus. Il se savait brillant à l'excès, et, loin de se recroqueviller, déployait son charisme dans la pièce. Son parfum flottait sur son sillage, et ses yeux se posaient sans honte sur ses interlocutrices, tandis qu'il assimilait les informations qu'il recevait. Il n'était pas départi de sa prudence naturelle : mais il était ici pour défendre les intérêts de l'école devant la loi - il était l'expert. Et ce n'était pas déplaisant.

Son regard se tourna avec vivacité vers la Poufsouffle. Calliope Kark, hein ? Bien entendu qu'il avait entendu parler d'elle. Elle était connue pour être la fille dévouée de son père, malgré, à ce qu'il paraissait, le fait qu'elle n'était pas aussi retorse et cruelle que lui. Sinon, qu'aurait-elle fait dans la maison des noir et jaune ? L'opportunisme naturel de l'avocat était stimulé par la situation. Il y voyait une occasion d'établir un rapport avec la fille Kark. L'intérêt ? Des intelligences et des relations partout. Au mieux, l'exploiter sans qu'elle sans rende compte. Au pire, une porte de sortie, un joker si jamais il avait un problème avec l'Ombre de la Rose Noire. A moins qu'elle ne veuille rien avoir à faire avec un Modéré. Mais qu'importe - à priori, elle ne connaissait pas encore sa faction, et il s'arrangerait pour manifester dans son langage une certaine souplesse d'esprit qui l'empêcherait de le cataloguer comme très fervent.


- Bonjour Mrs.Lewis. Ca fait plaisir de retrouver ces vieux murs. Bonjour également, Miss Kark, dit-il en la gratifiant d'un sourire. J'avoue que votre témoignage serait utile. Histoire de savoir si les faits pourraient receler quelque chose, une circonstance, sur laquelle je pourrais jouer pour accrocher une technicité de la loi et accabler les deux plaignants.
Des membres de l'Ordre, m'a-t-on dit.


La dernière phrase avait été prononcée avec un ton plein de sous-entendus. Mais, selon la règle de prudence qu'il s'imposait, elle aurait pu paraître une remarque anodine. A chacun de l'entendre comme il le voulait, et de séparer la conscience professionnelle de la conscience politique...


Dernière édition par Sullivan Autumns le Dim 8 Mai 2011 - 13:02, édité 1 fois
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Calliope Kark
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Ce message a été posté Dim 3 Avr 2011 - 13:52

La Kark ne cilla pas à l’écoute des paroles de la directrice, pas plus qu’elle ne bougea lorsque l’avocat prit le relais. Son visage semblait être figé, englué dans du plâtre, ne laissant à la place qu’un stupide masque. Dix-sept années d’abnégation de soi et de ses sentiments, ça aide à rester de marbre. Pourtant les remarques des deux adultes soit la surprenait, soit la mettait mal à l’aise. Calliope ne pensait pas que les familles moldus puissent attenter un procès à l’école, les moldus ne savaient donc-t-il pas rester à leur place ? Et pourquoi l’affaire n’avait pas été étouffée ? Et pourquoi avait-il si lourdement insisté sur le fait que les deux victimes appartenaient à l’Ordre du Phénix ?

La poufsouffle se sentait presque piégée, était-ce une ruse des amis de sa tante ? Ça ne servait à rien de s’emballer, elle n’avait aucune preuve de l’appartenance de l’avocat aux modérés…mais tout de même en tant qu’avocat il dépendant du département de la justice magique, département dirigé par sa perfide tante. L’affaire réveillait la mauvaise conscience de la Kark, mais cette dernière fut vite étouffée par un léger sentiment de panique. Mais il fallait qu’elle reste à tout prix calme, au moins en façade. Paniquer, montrer sa gêne c’était avouer. Il y a peu Calliope aurait été incapable de tenir réellement le masque, il y avait alors trop de pureté dans son âme, trop d’honnête, sans doute n’aurait-elle pas eu la force de mentir plus longtemps, même pour son père. Mais dans la forêt interdite elle avait dépassé inconsciemment les limites tacites que son esprit c’était fixé. Le changement chez la Kark c’était opéré tant physiquement, par le durcissement de son regard, mais aussi psychologiquement. Elle avait affronté les méandres de sentiments qui se battaient dans son esprit, pour en tirer une certitude : il fallait qu’elle s’endurcisse toujours plus pour servir son père.

La Kark prit donc sur elle, et répondit en esquissant un sourire :
    « Je me ferais un plaisir de vous aider, vous et Mr Autumns à laver l’honneur de notre Ecole, Professeur Lewis. »
    « Je n’en doute pas Calliope. Je dois m’entretenir avec le professeur Moriarty, vous pouvez procéder à l’interrogatoire dans mon bureau. »

La directrice s’éclipsa alors. Le vocabulaire employé par Mrs Lewis, ne rassurait pas la préfète-en-chef. Un interrogatoire ? Tout ça ne présageait rien de bon. Se redressant sur son dossier, l’adolescente se remémora mentalement tout ce qu’elle avait dit à la directrice précédemment. Il fallait qu’elle se cantonne à la version initiale, toute divergence risquait d’éveiller les soupçons.
    « Bien, vous souhaitez que je vous raconte comment j’ai trouvé Lina et Marcus ? Ou bien vous souhaitez me poser des questions ? »


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Dernière édition par Calliope A. Kark le Dim 24 Fév 2013 - 20:47, édité 2 fois
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Ce message a été posté Jeu 21 Avr 2011 - 7:32

La directrice prit congé et quitta son propre bureau pour aller parler à l'un de ses employés. Sullivan la salua poliment d'un signe de tête. Suite à quoi il se retrouva seul avec la jeune Kark. Sans trop de gêne, il fit pivoter le siège sur lequel il se tenait pour le mettre face à celui de son interlocutrice, et en appuya le dos contre le bureau de Mrs Lewis. Il eut un sourire affable.

- Allons Miss, nous ne sommes pas à une évaluation de scolastique, où vous devez répondre à tout sans vous tromper. Je vous en prie, faites votre récit tel que vous l'entendez ; je vous demanderai simplement d'être la plus précise possible.

Il hésita un moment avant de poursuivre. Ce qu'il s'apprêtait à dire outrepassait-il ses fonctions ? Après quelques secondes de réflexion pendant lesquelles son cerveau fonctionna comme un moteur multisoupapes, il conclut que non. Cela lui avait paru un moment déplacé puisqu'il s'adressait à une jeune fille, mais il s'était rappelé qu'elle était la fille de Mervyn Kark, le Mangemort le plus acharné de Grande-Bretagne. Et puis, il avait l'habitude de procéder ainsi dans tous ses entretiens avec, ou bien des témoins (comme c'était le cas), ou bien des clients.

- ...Il arrive que la version des faits qui m'arrivent aux oreilles lors d'un entretien soit légèrement différente de celle qui ressort au procès.Ca ne me dérange pas. Après tout, je fais tout pour que mes clients gagnent.

Avertissement strictement usuel. En effet, généralement ses clients étaient moins doués que lui pour camoufler les détails gênants de façon discrète, ou pour savoir ce qu'il fallait dire ou non en face d'une Cour. Et cette affaire était trop inhabituelle (un duel ? d'accord... les mêmes dommages au deux combattants exactement en même temps ?) pour ne pas comporter quelques éléments qui pourraient ne pas disculper complètement Poudlard. Mais il haussa les épaules. Après tout, il ne voyait pas pourquoi Calliope Kark mentirait dans cette circonstance. Il reporta son regard sur la jeune fille à la chevelure mi-flavescente, mi-tirant vers le brun (un châtain panaché, en quelque sorte), alors qu'elle allait prendre la parole.


Dernière édition par Sullivan Autumns le Dim 8 Mai 2011 - 13:02, édité 1 fois
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Calliope Kark
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Ce message a été posté Sam 23 Avr 2011 - 15:55

Les paroles de l’avocat avaient beau se vouloir rassurante rien ne semblait pouvoir apaiser le stress qui assaillait la Kark. Toujours droite sur sa chaise, elle ne s’autorisait aucun faux pas. Il fallait que les informations soient les mêmes que celles données à la directrice, avec les mêmes détails, mais pas dans le même ordre, et surtout pas avec un ton monocorde qui risquerait d’attirer l’attention. Mr Sullivan représentait Poudlard, pas la Poufsouffle. Et vue les liens d’amitiés qui unissaient la directrice de Poudlard avec sa tante, il y avait fort parier que Mrs Lewis n’hésiterait pas à faire cette différence, et faire tomber sa préfète-en-chef. Passant nerveusement sa main dans ses cheveux, la Kark dit d’un ton qu’elle souhaitait calme et posé.

« Je crois que j’aurais été plus à l’aise avec des questions...tout ça a été assez troublant voir traumatisant. C’est assez dur pour moi de revivre encore et encore cette scène…mais puisque c’est pour le bien de l’école, je suppose que je n’ai pas le choix. »

L’adolescente se leva doucement, marché en parlant l’aiderait à se concentrer. Elle pourrait ainsi choisir scrupuleusement ses mots, et puis éviterait par la même occasion le regard de l’avocat. Calliope savait de source sure, que parfois un regard en dit plus qu’un long discours. Un furtif instant l’image de la licorne qu’elle avait écorchée lui revient en mémoire. Son regard si pur, l’incompréhension qu’on pouvait lire dedans. Secouant légèrement la tête la Poufsouffle reprit ses esprits, ce n’était ni lieu, ni le moment de se laisser submerger par ses émotions. Marcher l’apaisait un peu, et feignant de s’intéresser à l’un des bibelots poser sur une table elle commença son récit.


« Comme je l’ai dit au Professeur Lewis, je terminais mon habituelle ronde de nuit, pour vérifier que certains élèves ne passaient pas la nuit en dehors de leur dortoirs à faire des blagues, ou des fêtes non-autorisés. La veille un blagueur avait rendu impraticable un couloir du second étage, en y jetant une centaine de bombabouses. Et c’était samedi soir, ces soirées les élèves ont a tendance à faire des impasses aux règlements. Donc la plus part des préfets étaient sur leurs garde. Ce n’est qu’au petit matin en parcourant le couloir du cinquième étage, que j’ai trouvé les corps inertes de Marcus et Lina. Lina avait l’air seulement inconsciente, et mise-à-part une grosse bosse sur la tête, elle ne semblait pas avoir grand-chose. Marcus lui était couvert de sang. De multiples entailles parcouraient son corps. Je me suis donc approchée, et l’état de Marcus étant critique, j’ai essayé de résorber ses blessures en lançant des Vulnera Samento. C’était assez angoissant et intense comme expérience. Une fois que j’ai réussi à peu près stabiliser son état. J’ai couru chercher l’infirmière. Je n’avais pas osé les déplacer, à vrai dire j’avais peur de d’aggraver l’état de Marcus en le faisant. A partie de ce moment-là les professeurs ont été alerté, et on m’a demandé de retourner dans mon dortoir. »

La Kark marqua une pose, puis se tourna pour faire face à l’avocat, et planter son regard sombre dans le sien.

« C’est tout ce que je sais sur cette affaire. Marcus ne faisait pas partie de mes amis, je le connaissais que très peu. Quant à Lina jusqu’à l’incident j’ignorais jusqu’à son nom. Avez-vous des questions ? »

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Dernière édition par Calliope A. Kark le Dim 24 Fév 2013 - 20:42, édité 2 fois
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Ce message a été posté Dim 1 Mai 2011 - 14:28

Sullivan releva légèrement la bouche en un sourire aimable, mais dubitatif. Ce récit était précis, il n'y avait rien à y redire ; mais il ne l'avançait pas le moins du monde. Il ne comportait rien qui pût vraiment donner un coup de pouce à sa plaidoirie, le mettre sur une voie qui exclurait définitivement Poudlard du banc des accusés.
Pas de point légal vraiment exploitable. Et sans élément, il se voyait toujours assez mal persuader toute une cour de la possibilité d'un K.O. simultané, surtout lorsque le duel, au vu de leurs blessures, semblait assez déséquilibré en faveur de la jeune fille. D'autant plus que le dossier mentionnait certains témoignages d'élèves révélant que les victimes étaient assez proches et n'en seraient jamais venues aux mains. Témoignages qui seraient bien entendu étouffés. C'était une impasse, donc, et Calliope Kark ne s'avérait pas d'une grande aide. A moins que...


- Vous n'avez sans doute aucune idée de ce qui s'est passé ? Une piste concernant une agression extérieure me serait utile pour défendre Poudlard, en fonction de l'identité de l'agresseur. Parce que pour ne rien vous cacher, la théorie du duel paraît assez fumeuse.

Il essayait de pousser la jeune Poufsouffle à dire quelque chose ; même une idée en l'air, une vague supposition - n'importe quoi qu'il pourrait récupérer pour ensuite la pousser à répéter son témoignage en présence du Magenmagot. En épaississant la supputation pour lui donner de la crédibilité et de la valeur, bien sûr. C'était un credo utile en justice : lorsqu'on avait pas d'éléments pour appuyer sa cause, on en inventait. Mais les créer de toutes pièces n'était qu'un faible recours. Il fallait un témoin pour appuyer, un fondement pour corroborer... C'était cela qui marchait le mieux.


Dernière édition par Sullivan Autumns le Dim 8 Mai 2011 - 13:01, édité 1 fois
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Calliope Kark
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Ce message a été posté Mer 4 Mai 2011 - 7:05

La Kark avait fait de son mieux. Peut être que la prestation n’était pas parfaite, sans doute aurait-elle dû rajouter quelques détails supplémentaires à son histoire, rajouter des éléments pour donner du grain à moudre à l’avocat. Mais Calliope avait choisie ce qu’elle connaissait le mieux, et maitrisait. Pas hardi, ni téméraire elle s’assurait une confortable sécurité. Commencer à inventer, à tenter de faire porter le chapeau à quelqu’un d’autre c’était risqué de se faire démasquer et de plomber la campagne de son père, en plus évidemment de faire un stage anticipé à Azkaban. C’était donc bien résignée à ne pas se trahir que la poufsouffle avait tardé, son jeu d’actrice sans être parfait avait le mérite de sonner juste, sans doute parce que la sorcière avait véritablement choquée par l’évènement. Pour une adoratrice de licorne voir un de ses camarades se faire scalper, puis les zombifier, ça n’a rien d’anodin. Enfin avant ça n’avait rien d’anodin, depuis elle s’était avancée sur des routes bien plus tortueuses et bien plus sombres.

Il ne fallait pas être Merlin, ou avoir le talent de legimens du Lord pour comprendre que l’avocat ne l’a croyait à moitié. Même la naïveté de la poufsouffle ne parvient pas à dissimuler ce fait. Il faut dire que Mr Sullivan ne cherchait pas à cacher ses doutes, comme le confirmait ses paroles. La Kark s’efforça de conserver son calme au moins en façade, une vague d’angoisse l’assaillait doucement. « la théorie du duel paraît assez fumeuse ». Si ce type se mettait à chercher la vérité sans était fini d’elle…et de Cléia-Nora. Car si Calliope était bien sure d’une chose, c’est que si elle devait tomber, elle ne le ferait pas seule, la teigne gryffondor qui avait fait tout dégénéré l’accompagnerait dans le scandale. La poufsouffle avait l’intime conviction que tout était la faute de la O’Ryan. Trouver une responsable autre qu’elle-même l’aidait à apaiser un peu sa mauvaise conscience. Et puis la Kark avait la certitude que si Cléia-Nora n’avait pas mutilé grièvement Marcus, elles auraient eu plus de temps, et Calliope n’aurait pas eu à agir dans la précipitation, et les oubliettes lancées n’auraient pas si mal tourné.

Mais l’heure n’était pas à la vengeance, pas encore, elle n’était pas encore acculée ni condamnée, elle pouvait encore en servir. Et puis il y avait quelque chose dans le regard de cet avocat qui lui disait que Mr Sullivan cherchait bien plus l’avancement et l’argent, que la justice. Quand bien même elle ne parviendrait pas à lui faire croire sa version, elle pourrait toujours faire danser devant lui une belle bourse de gallions, ou demander à son père pour qu’ils obtiennent une promotion.

J’aimerais sincèrement vous aider Mr Sullivan, mais j’ai bien peur que ce que je viens vous dire soit le seul témoin dont je sois d’avoir été témoin. Le reste repose sur de simples impressions…des éléments peu objectifs… C’est plus une affaire de perception… Je n’aimerai pas accuser quelqu’un sans avoir eu de preuves. Lorsque je suis arrivée sur les lieux, j’ai cru entendre des bruits de pas…mais je n’y ai pas spécialement prêtée attention sur le moment… il fallait aider Marcus…et puis je n’étais pas vraiment sure d’avoir vraiment entendu…quand bien même quelqu’un se serait trouvé sur place, il aurait pu s’agir d’un simple témoin qui a fui en voyant les deux corps… »

Calliope doutait sincèrement que ce petit mensonge suffise à l’avocat, il fallait trouver quelque chose pouvant interrompre l’interrogatoire, faire une diversion en quelque sorte. La poufsouffle d’un regard balaya la salle du regard. Ses grands yeux de biche se heurtèrent à deux orbes d’un bleu profond emprisonné dans des lunettes en demi-lunes. Albus Dumbledore, personne n’avait jamais réussi à arracher son tableau pas même le seigneur des ténèbres. La préfète-en-chef n’avait jamais eu le déplaisir de le voir dans son tableau, les directeurs opposés au régime en place, boudaient leurs cadres. Seul Nigellus Black demeurait toujours présents. Le vieil homme aux lunettes en demi-lune la terrifiait, il n’avait rien du vieil homme sénile qu’on avait décrit. Il luisait dans ses yeux une intelligence et une sagacité qui impressionnait la Kark, mais surtout elle avait la désagréable impression d’avoir été percée à jour. Ses grands yeux bleus semblaient être des rayons X qui sondaient son esprit. Il savait qu’elle mentait. La sorcière se retint de se mordre la lèvre, et préféra trouver de quoi une diversion. C’est là qu’elle vit la bombhurlante qu’elle avait confisqué à un élève de troisième année Peter Rowle, ce dernier avait reçu un troll en métamorphose et n’avait rien trouvé de mieux que de se venger. D’un geste qu’elle espéra maladroit, Calliope fit tomber du bureau la petite sphère rouge qui heurta le sol pour mieux se mettre à rebondir dans tous les sens et à hurler « Elphaba Dewli est une furie ! ». La bombhurlante se heurtait à tous les bibelots, s’agitant dans tous les sens. Pour stopper le chaos régnant il n’y avait qu’une solution stopper ou attraper la sphère. Mais la chose était loin d’être facile, la balle était bien trop petite et bien trop rapide pour être stoppé avec un sort. Calliope avait dû faire appel à deux autres préfets pour stopper la sphère.

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Dernière édition par Calliope A. Kark le Dim 24 Fév 2013 - 20:40, édité 1 fois
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Le pouilleux d'Azkaban
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Age du personnage : 24 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Avocat à la Cour de Justice Magique
Faction : Modéré
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Puma.
Epouvantard : Lui-même, vieux et misérable.
Baguette magique:
Ce message a été posté Dim 8 Mai 2011 - 12:52

La jeune Kark semblait désemparée. Elle faisait presque pitié, dans cette situation. Mais Sullivan était trop concentré sur l'idée de son procès pour ressentir de la compassion pour l'interrogée qu'il mettait à rude épreuve. Ainsi donc elle n'avait rien pour l'aider. Bien. Une idée traversa soudain comme un éclair le cerveau de l'avocat, le poussant à écarquiller les yeux. Il posa un nouveau regard, scrutateur, pesant le pour et le contre, sur Calliope. Ils étaient seuls. Il suffirait d'un léger mouvement de baguette, d'un sort de Faux Souvenirs, et il aurait le témoignage qu'il voudrait. Il ne se ferait sans doute pas prendre, il avait été un des élèves les plus doués en Sortilèges que Poudlard eût connu ces dernières années : il pouvait faire en sorte de rendre le travail quasiment indétectable. Et cela faciliterait bien les choses. Sa main s'agita, hésitante. Puis finalement retomba. Ce n'était pas l'éthique qui l'étouffait, et l'empêchait de porter la main sur son interlocutrice. Mais la pesée minutieuse des enjeux et des risques : il considérait le procès comme facile à gagner, la société magique et la Cour de Justice étant ce qu'elles étaient. Il n'avait pas besoin d'une telle action, dans une partie relativement secondaire de sa fonction, pour s'assurer du succès. Il n'aurait qu'à trouver une autre idée à avancer.

Mais il fut brusquement distrait par le bruit sourd d'un objet tombant sur le sol, suivi d'une infernale cacophonie. Une bombhurlante s'agitait dans le bureau de la directrice, criant à qui voulait l'entendre son message haineux. L'avocat fronça les sourcils. Il se trouvait dans une situation quelque peu embarrassante, face à cet artefact bondissant. Mais il avait passé l'âge de se sentir comme un enfant pris en faute. D'un geste fluide, il tira sa baguette de saule et expédia quelques traits de lumière rouge ou bleue sur le chemin de la bombhurlante. Impedimenta, pour arrêter l'objet. Silencio, pour arrêter ce hurlement perçant. Et même Pondus Eris Plumbeus, pour l'empêcher de sauter dans les airs et de briser les objets de Mrs Lewis. Car très vite le bureau donna l'impression d'avoir connu le passage d'une tornade. Mais Sullivan, agacé, grimaça de plus belle en se rendant compte qu'il n'anticipait pas assez bien les mouvements de la bombhurlante, qu'elle était trop vive pour ses sortilèges. Il lui fallait trouver autre chose. Et Calliope n'était pas très utile, malgré l'agitation qu'elle semblait se donner simplement pour ne pas rester passive.


- Wingardium Leviosa !

C'était la solution qu'il avait trouvée pour calmer le jeu. En effet, le sortilège appartenait à une certaine classe de sorts à zone d'effet, par opposition à ceux à point de contact. En d'autres mots, Wingardium Leviosa, ne jetant pas d'éclair au sortir de la baguette, agissait sur un espace moins déterminé. Quelques objets ou débris d'objets se mirent à léviter entre le plafond et le sol, parmi lesquels la bombhurlante. L'avocat se déplaça, la saisit alors qu'elle flottait dans les airs, impuissante, et la réduisit enfin au silence. Après quoi, il lança quelques Reparo dans le bureau pour remettre les choses en état et arranger le désordre.
Ce fut ce moment que choisit la directrice pour faire irruption, attirée et effrayée par le vacarme. Elle eut un air d'incompréhension en ne trouvant pas la cause du tintamarre, tout semblant à sa place.


- Que s'est-il passé ici, bon sang ?

- Un incident, répondit Sullivan en mettant en évidence la bombhurlante qu'il tenait et en jetant un regard appuyé sur Calliope. Il reposa l'objet sur une étagère et se tourna vers la jeune fille. Après tous ces dérangements, il avait perdu l'espoir de tirer de cet entretien quelque chose de concluant.

- Bien. Dans ces conditions, je ne pense pas qu'il sera nécessaire de vous appeler au procès pour témoigner, Miss Kark. Je vous tiendrai au courant si besoin. Je pense que je vais à présent prendre congé.
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Calliope Kark
"Unbowed, Unbent, Unbroken"
Messages : 7781 Crédits : Moi
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Elfe de maison de Poudlard.
Faction : Ombre de la Rose Noire.
Maison : Poufsouffle.


Rapeltout
Patronus : Incapable de réaliser un patronus à nouveau.
Epouvantard : Son père baignant dans une marre de sang au ministère. Pas de chance c'est bien arrivé.
Baguette magique:
Ce message a été posté Mar 10 Mai 2011 - 12:25

Calliope fut plutôt satisfaite de sa diversion. L’avocat ne semblait plus l’observé de son regard inquisiteur, pas plus que l’odieux Dumbledore. Tous les tableaux du bureau scrutaient agacé les mouvements destructeurs de la bombhurlante. « De mon temps on aurait arracher les orteils de l’élève qui ramené ça » vait pesté Nigellus Black, qui maintenant qu’il avait une audience entendait bien prodiguer ses conseils avisés. Calliope fit mine de tenter d’attraper la bombhurlante, mais sans réelle conviction, l’adolescente n’était pas pressée que l’interrogatoire reprenne. Malheureusement pour l’ombre, l’avocat ne maniait pas habilement que l’art de la rhétorique, et le bougre était aussi doué en sortilège, et vient rapidement à bout de l’artefact magique. Triple bouse de dragon, l’entretien allait reprendre, et la préfète-en-chef n’avait aucune idée de ce qu’elle allait bien pouvoir dire.

La chance voulue que la directrice réapparaisse à ce moment, et la sauve. Enfin la sauve tout est relatif, la sorcière avait l’air plutôt fâchée, pour ne pas dire furieuse. Normal, son bureau avait été ravagé en moins d’un quart d’heure. Lorsque d’un regard Mr Autumns accusa la poufsouffle, elle se contenta d’esquisser un petit sourire confus, avant de dire :

« La bombhurlante confisquée à Rowle est tombée. »


La directrice ne pouvait pas passer un savon à son élève la plus studieuse, sa préfète-en-chef qui plus est. Elle se contenta de lui lancer un regard légèrement réprobateur et d’ajouter :

« Ce n’est pas grave, voulez bien déposer cette bombhurlante dans la réserve aux objets trouvés ? Ça m’évitera un détour dans le bureau du concierge…»

La Kark acquiesça d’un signe discret de la tête, avec un peu de chance l’ordre lui offrait une porte de sortie. Quoique elle n’en eu pas besoin, l’avocat semblait avoir abandonnée tout envie d’arracher des révélations, ou de faux ou vrais aveux à Calliope. Ce poids en moins la Poufsouffle était ravi, et avait du mal à camoufler le sourire qui barrait son visage d’ange.

« Je suis désolée, de ne pas avoir pu plus vous éclairer sur cette détestable situation. »

Son air enjoué hurlait le contraire, mais tant pis. Elle saisit la petite balle, en la gardant bien serré dans ses mains, cette fois-ci il n’y aurait pas de maladresse. Elle gratifia la directrice de Poudlard, d’un léger signe de tête en signe d’au revoir avant d’imiter Sullivan et de quitter le bureau, la conscience pas vraiment tranquille, mais soulagée.

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Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Marcel Pagnol

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Quand la rhétorique prend le relais des baguettes... [Pv Calli]
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