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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs
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Ce message a été posté Sam 21 Juil 2012 - 1:13


Lauren and Aidan


Spoiler:
 

Dante...tsss. Cela faisait rire Aidan. De toute sa vie il n'avait connu son cousin que sous le nom de Bartholomeus, ou Bart pour les intimes. Les choses avaient bien changés depuis. Les réunions de famille n'étaient plus vraiment d'actualité et ce cher Bartholomeus avait changé de dimension. Gérant du Divine Comédie, prestigieux cabaret pour la haute société sorcière, Dante était le roi de la nuit et peut-être de quelques autres royaumes. Aidan n'était pas fou, la guerre faisait rage et tout les domaines d'activité étaient touchés par la corruption. Quidditch, sport, commerces, médias, même le milieu du duel était pris dans l'engrenage. Il espérait seulement que son cousin ne tombe pas dans le piège de quelques hommes peu scrupuleux, car le monde des ombres étaient dangereux si on s'amusait à jouer avec. Le professeur de Poudlard pouvait malheureusement revoir sa copie. Le roi, c'était Dante, et le Divine Comédie n'était qu'une façade pour éblouir de paillettes tout ses charmants clients. Pour le reste, Mr Moriarty fait étalage de son talent de businessman. Prostitution, corruption et perversion...c'était sans doute la devise de l'empire de Dante. Mais de tout cela, personne n'en savait rien, ou ceux qui le savaient étaient grassement payés par leur seigneur. Aidan, quand à lui, ne voyait dans ce lieu, qu'un riche divertissement pour les portefeuilles gorgés de Gallions de Londres. Que tu es bien loin de la vérité mon petit Moriarty, plus tu t'avances vers ton rendez-vous et plus le piège se referme sur toi.

Le duelliste aguerri n'aimait guère arriver en retard, même pour retrouver une connaissance familiale qu'il n'avait pas pris la peine de voir depuis son retour. Car oui, Dante était revenu il y a de cela un an d'on ne sait quelle contrée nordique. Aidan avait pu le voir sur les photos, le petit Bart avait bien changé, en plus d'avoir le sens des affaires, son corps était désormais recouvert de nombreux tatouages. Un look qui collait parfaitement avec l'ambiance décalée et surprenante du Divine Comédie. Le lieu était un peu plus éloigné du Chemin de Traverse, mais la nuit on ne pouvait voir que lui, tellement il brillait au milieu des ténèbres. Des colosses s'occupaient de la grande queue qui espérait rentrer dans le lieu de lumière. Que dire alors lorsque ces assoiffés de fête virent Aidan, emprunter la file VIP et , rentrer dans le lieu au bout de quelques minutes. Rien, il n'y avait rien à dire. Ce n'était pas les Gallions qui permettaient d'ouvrir les portes du Divine Comédie, non. C'était Dante qui choisissait désormais sa clientèle, car au fur et à mesure des nuits de débauches, les petits secrets s'accumulaient, tout comme l'influence du propriétaire du cabaret. Et Aidan avait lui aussi été choisi.

Le professeur prit le temps d'explorer les lieux, après avoir déposé sa robe de sorcier au rouge vif. Le duelliste n'avait pas pour objectif dans la soirée de faire son petit effet, pourtant son costard noir agrémenté d'une cravate de la même couleur en soie d'Acromentula, ainsi que d'une chemise rouge, n'allait sans doute pas laisser insensible ses dames. Dames? Il y en avait bon nombre, tout comme d'hommes, quoi qu'en comptant les serveuses et les danseuses le compte n'était plus vraiment exact. Le cabaret n'était pas encore rempli, il faut dire qu'un samedi soir, la fête ne bat son plein que tard dans la nuit. Aidan avait réussi à se libérer de ses obligations de Poudlard, une soirée durant. La chose n'avait pas été facile. Depuis que Selena Lewis avait fermé son château au Ministère, il fallait avoir de bonnes raisons pour sortir. La raison familiale avait semblé plaire à la directrice, ou bien étais-ce parce qu'elle ne pouvait résister au petit côté charmeur de son professeur de Sortilèges et Maléfices de Combat? Elle lui résistait encore bien entendu. Demain serait un autre jour, où il devrait retourner au château pour garder un oeil sur les élèves Ombres...ou plutôt pour les protéger et alléger leur calvaire. Mais de protection ce soir, Aidan n'en aurait pas, car il n'était pas sur son terrain. A découvert, il serait bientôt la cible de nombreuses proies.

Car même si les serveuses et les danseuses font parties du staff de Dante, d'autres créatures ont des emplois beaucoup plus érotiques. Rien de vulgaire au Divine Comédie, tout est dans la séduction. Moriarty ne le voyait pas encore, avec ses simples yeux il ne pouvait voir qu'une grande salle rempli d'alcool, de danse, de musique et de fête. Descendant les marches, scrutant la foule pour apercevoir son cousin tatoué, il n'y avait personne ressemblant à cette description. Il faudrait donc l'attendre, cela serait chose aisée en voyant de plantureuses créatures déhancher leurs postérieurs. Malheureusement Aidan n'était pas quelqu'un de cette sorte. Il y avait toujours eu un lendemain à ses aventures et même si elles furent souvent courtes, il ne pensait pas que baisser son pantalon à la première fille venu constituait une bonne utilisation de sa liberté. Il allait devenir comme son collègue Cooper sinon, un bel homme qui enchaînait les conquêtes même au sein de ses élèves laissait on dire. Mais entre danser avec de belles inconnues et s'engager sous la couette, il y avait une marge. La danse serait pour plus tard, il fallait d'abord se mettre dans l'ambiance de la soirée, et pour cela, le bar à sa droite allait l'y aider.

- Bonsoir. Deux whisky pur feu s'il vous plaît.

- Je vous envoie ça. lui répondit une jeune femme rousse à la poitrine forte développée et au décolleté plongeant.

- Dites moi, vous ne savez pas si Dante Moriarty se trouverait dans les parages?

- Le boss? Pas vu de la soirée. Il descend en général vers minuit. On remarque vite son entrée. Restez ici en attendant, vos verres vous attendent. Vous venez souvent ici?

Merci mademoiselle Obvious Big Boobs. Oh il n'y avait pas de raison de s'inquiéter, discuter avec une charmante serveuse n'était pas pour déplaire à Aidan qui cotôyait plus les murs de son château que les senteurs alcoolisés d'un bistrot. Mais cette charmante serveuse n'avait qu'un objectif, faire boire, faire dépenser des gallions, à tout les guests présents à la soirée. Chaque employé avait un rôle, homme comme femme, mais quelqu'un de très particulier venait de remarquer le minois de Moriarty, et elle se dirigeait dans sa direction.


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Ce message a été posté Sam 21 Juil 2012 - 19:30

C’était un lundi matin de pluie et d’alcool. Elle se trouvait devant Dante, dans son bureau évidemment, vêtue en tout et pour tout d’un serre taille en cuir et de porte-jarretelles. Il y a un peu moins de trois heures elle avait accomplit pour cet homme-squelette un show privé pour trois de ses clients étrangers, en compagnie de deux autres filles qu’elle avait spécialement éduqué pour l’occasion. Dante avait le sourire aux lèvres de celui qui sait la machine bien huilée, et Lauren se recoiffait en attendant simplement ses prochains ordres. Pour l’instant, c’était elle qui menait la danse, par le biais d’un calculateur à billes d’origine chinoise qui oscillait en sa direction. Le regard de Dante, sombre, se posa sur les poids ronds en bois et en métal et s’en désintéressa aussitôt. Le paiement que Lauren attendait n’était que les informations habituelles. Lauren lui avait posé des questions sur un journaliste qui leur était très précieux et Dante rechignait à verser une seule parole révélatrice. Mais il n’aurait bientôt plus le choix. Le propriétaire du cabaret où Lauren sévissait avala d’une traite le fond de son verre de scotch et prononça le nom tant attendu.

« Aidan. Moriarty. »


Les mains de Lauren ne s’arrêtèrent qu’une fraction de seconde mais cela suffit à Dante pour savoir que, en plus de l’avoir reconnu, la prostituée était intéressée. Il ignorait sans doute pourquoi (mais ne tarderait pas à le savoir, une question de principe). Le sourire de Lauren fut clairement amusé.

« Un petit frère Dante ? J’espère qu’il est aussi charmant que vous. »

La moquerie était clairement perceptible mais Dante ne s’en formalisa pas. Cela faisait partie de leur petit jeu après tout.

Lauren garda le masque jusqu’à ce que son actuel patron ait terminé de lui donner ses ordres. Il ne l’avait pas quitté du regard une seule seconde, mains croisées sous son menton, et elle sut sans peine que ce client était quitte ou double. Il le lui fallait à la merci de sa plus « belle dame ». Il le lui fallait agonisant de plaisir sur un lit de soie rouge, même si Lauren répugnait à s’activer sur ce genre de tissus, trop collant, trop glissant.

Dante ne ferait aucune exception sur les moyens employés à l’encontre d’Aidan, et Lauren le rassura d’une simple caresse sur sa joue (ou tout du moins, sur l’emplacement qu’était sa joue, dissimulée par les tatouages).

Le zombie ignorait une chose. Qu’il venait d’offrir à Lauren un paiement supplémentaire.

La semaine avait passé, sans appréhension, sans laisser-aller. Elle s’était préparée à ce rendez-vous comme à son premier rencard amoureux – enfin, elle pensait que cela ressemblait à ça. Elle avait choisi avec un soin particulier sa tenue, pour impressionner Aidan, pour accrocher son regard d’un bout à l’autre de la soirée. Au vu du regard gourmand des clients qu’elle venait de croiser en arrivant, Lauren n’avait commis aucune erreur.

Aidan était sa proie. Il l’avait été depuis que son nom était apparu au cours d’une réunion privée au QG. Il était discret, aussi fuyant qu’une anguille, et pour cause, ce n’était pas tout les jours qu’un sang-pur, et surtout un Moriarty, embrassait la liberté tant chérie par les Phénix. C’était un cocktail étrange : Professeur à Poudlard, un saint-lieu des Héritiers, il ne se mêlait que très rarement aux Ordres. Certains le disaient prudents mais Lauren était d’une méfiance bien naturelle qui allait de paire avec son premier métier. Elle s’était donc contentée de glaner des informations, se demandant comment elle ferait pour avertir Wallas d’une potentielle infiltration. Elle savait que cela existait, les rumeurs allaient bon train, et cela dans tout les camps. Chacun avec son petit cafard à retrouver et à écraser, et l’inclinaison de Lauren était en faveur de l’ancien tireur d’élite. Ca aussi, ça l’avait rendu méfiante, de connaitre ses titres de championnats et des circonstances durant lesquelles il les avait acquis.

Ce soir, il serait tout à elle. Offert sur un plateau d’argent par un Dante inconscient. Il ne l’avait jamais vu, et de toute façon Lauren doutait du fait qu’il puisse la reconnaitre hors du cabaret. Chez les Ordres, elle était Lauren, la douce et timide Lauren. Celle vêtue sagement qui angoissait à l’idée de recevoir une mission, qui souriait à Bruce et Ted, et tardait à se faire connaitre des autres. Mais dans ce saint-lieu de l’érotisme, elle était une reine tranquille, désintéressée et sensuelle. Un regard de braise sous un maquillage discret, des gestes emplis d’assurance qui pouvaient vous amener à une excitation terrible en quelques minutes. Et un charme, un charisme, proche du félin qui, repu, s’étire dans l’herbe avec joie.

Ce fut cette vision qui fit relever la tête de la barmaid, Clarisse, une ancienne. Miss Obvious Big Boobs était tranquillement entrain de faire son job, de saouler ses clients pour leur faire perdre toute retenue au niveau du porte-monnaie. Aidan avait descendu les marches d’un territoire aux sept saveurs, quittant la sécurité amusante du cabaret burlesque pour entrer dans les salons privés réservés aux clients avertis et se perdre au bar. Lauren, pieds nus, resserra lentement la ceinture de son kimono, bien que cela ne soit pas utile, juste pour découvrir ses épaules, pour attirer l’attention des hommes sur sa taille fine, sur la rondeur précise de ses seins. La soie japonaise d’un rose garance aux motifs noirs et or, allant de paire avec les reflets bruns de sa chevelure dénouée mettait en évidence son corps de femme sans extravagance puérile. Lauren rechignait à porter ces petites robes moulantes échancrées qui découvraient les seins ou bien les fesses. Elle savait qu’un homme est bien plus attiré par ce qui est dissimulé, et nul besoin de préciser qu’elle ne portait rien du tout sous ce vêtement.

Clarisse eut un sourire entendu en la voyant s’approcher. Lauren était l’une des premières dames ici, et ce fut donc avec une assurance tranquille qu’elle s’installa sur le haut-tabouret aux côtés d’Aidan. La barmaid venait de lui servir les deux verres de whisky demandé, et Lauren se saisit du délaissé avec une moue tendre à l’égard de sa comparse, pour la remercier.

« Celui-là est pour moi. »

La musique était une reprise plus jazzy d’un film d’action sorcier, douce, pas assez forte pour étouffer les conversations, mais assez pour que les couples puisse discuter sans être gêné par l’interruption d’un curieux. Lauren croisa les jambes et balança son pied, décrivant des cercles au rythme de la basse, s’accoudant au comptoir en tournant la tête vers Aidan. Elle n’était pas particulièrement charmeuse, car son corps parlait pour elle. Ce fut donc d’une voix tranquille qu’elle excusa l’absence du gérant :

« Veuillez pardonner cette petite surprise de dernière minute, mais je suis chargée de la part de notre ami commun de vous faire passer une bonne soirée. Aidan, c'est exact ? »

Elle aimait prononcer les prénoms de ses conquêtes, les laissant rouler sur la langue comme on savourerait un bon verre de vin. Le professeur avait bon choix, sa chevelure châtain bouclé, son regard et son prénom s’accordaient parfaitement au whisky qu’il avait commandé.

Le regard de la prostituée glissa un court instant sur la gorge de l'homme, sa pomme d’Adam, le rouge parfait de sa chemise, ainsi que sa cravate, avant de remonter, inclinant la tête pour un simple salut.

« Vous pouvez m’appeler Irène. »
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Ce message a été posté Sam 21 Juil 2012 - 21:41

Intéressant. Tout cela était horriblement intéressant. Comment une aussi large poitrine pouvait ne pas déborder dans un décoleté aussi étroit? C'était la principale interrogation du soir d'Aidan, qui faisait mine de regarder son verre en essayant de résoudre cette terrible problématique. Mais le professeur s'occulta bien vite cette pensée perverse de son esprit. Il ne voyait pas souvent un tel spectacle mais de là à devenir un voyeur...les pensées perverses iraient au placard ce soir. Il était ici pour parler à son tatoué de cousin. Ou peut-être pas.

« Celui-là est pour moi. »

Une femme venait de saisir le second verre commandé par Aidan. Damn! C'était une manie chez les filles de ce cabaret de se balader avec aussi peu de vêtements. Le sorcier venait de se retourner, pour faire face à cette invitée de dernière minute. Armée d'un simple kimono aux couleurs noir et or ainsi qu'une légère touche de rose garance, la belle inconnue s'accouda sur le bar, les yeux plongés dans ceux d'Aidan. Malheureusement le sorcier ne répondit pas tout de suite au regard de cette divine créature. Il était quelque peu scotché au mouvement de pied qui se balancait en même temps que le rythme de la musique. Pour tout dire, ces yeux remontèrent un peu plus haut, pour observer les jambes parfaites de la belle. Il fallut que la sorcière prononce son prénom, pour qu'il se délecte enfin du superbe spectacle auquel il assistait.

- Mmm oui vous dites? Aidan voilà c'est ça, Aidan Moriarty. Enchanté, mademoiselle...

« Vous pouvez m’appeler Irène. »

Irène. Et ce joli minois n'était accompagné que d'un seul prénom et pas de nom bien entendu. L'appeler Irène ou pseudonyme n'aurait rien changé, Aidan aimait beaucoup "la petite surprise de dernière minute" mais il aimait beaucoup moins qu'on se joue de lui. Avec une telle beauté, il était certain de passer une bonne soirée. Une seule. Car il se doutait bien que si Dante lui avait collé dans les pattes Kimono Jambes affriollantes, ce n'était certainement pas pour envisager une histoire d'amour. Son cousin voyait peut-être cette fille comme un gage de bienvenue. Drôle de façon d'accueillir ses invités. Dante n'était certes pas sang-pur mais bon sa famille avait tout de même quelques valeurs. Mais les valeurs, le sang, Dante les avaient effacés de son esprit, bien décidé à corrompre tout ceux qu'ils voulaient avec son attraction du plaisir. Divine Comédie...voyons si cette belle inconnue avait des talents d'actrices cachés pour faire semblant de s'intéresser à la vie d'un professeur de Poudlard.

- Irène. J'adore les surprises. J'étais moi même chargé par la serveuse de vous offrir ce verre.

Sourire charmeur, Aidan s'empressa de régler la note à Obvious Big Boobs. L'envie d'être cassant avec cette jeune femme était présente mais après tout, si Dante voulait le tenter il répondait avec joie à l'invitation. Le professeur n'était pas né de la dernière pluie, et des belles plantes comme Irène il en avait connu des tas. Séduire, ce mot avait disparu de son vocabulaire depuis pas mal de temps, mais être le jeu de la séduction, Aidan trouvait cela aussi excitant qu'un duel.

- Alors dites moi Irène. Comment passe t-on une bonne soirée au Divine Comédie? Faut-il rester au bar, ou bien plutôt s'inviter sur la piste de danse? Je ne connais guère ce lieu.

C'est mignon d'être candide avec une prostituée. Mignon mais dangereux, Aidan se laissait prendre au piège tendu par son cousin, mais le professeur avait une grande confiance en lui, et il savait qu'il pouvait résister à n'importe quoi, même à déchirer un kimono. Dante ne voulait pas séduire Aidan par l'intermédiaire d'Irène, ou plutôt de Lauren Hudson, ancienne élève de Poufsouffle, que le professeur n'avait semble t-il pas reconnu. Dante voulait le faire plonger dans les ténèbres.
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Ce message a été posté Dim 22 Juil 2012 - 8:19

Il était clairement évident qu’Aidan était de loin beaucoup plus attirant que son cousin. Coucher avec un professeur n’avait jamais été un fantasme particulier pour la sorcière, mais nul doute que si elle s’était penchée un peu plus sur le passé d’Aidan, sur sa fonction de professeur à Poudlard, et qu’elle avait enfin comprit que leurs deux dates de scolarité se croisaient au cours d’une seule année, elle se serait plus impliquée dans sa mission de le séduire. Lauren n’avait jamais ressenti une quelconque rancune envers les professeurs qui l’avaient rencontrés et qui avaient échoués à l’éduquer, simplement car elle avait choisi elle-même la voie de la nullité. Lauren Hudson n’avait brillé que dans deux matières, et aucune d’entre d’elles ne concernait le professeur Moriarty. Elle éprouvait même une certaine tendresse à l’égard de ces adultes qui avaient tout de même tenté de la secouer, ou de lui faire peur en évoquant son futur sans diplôme. Preuve en est aujourd’hui qu’elle ne s’était pas si mal démerdée, si on exceptait cette vieille rumeur qui disait qu’être une prostituée n’était pas un job enchanteur mais un emploi dégoûtant, malsain, sans avenir, sans respect. On ne lui avait pas forcé la main, jamais. Elle avait retiré sa robe sans qu’on le lui demande, elle s’était présentée d’elle-même à ce cabaret, et avait choisi un chemin du journalisme bien particulier pour y exercer ses talents. Son corps l’avait toujours protégé.

Et ce soir, ce corps attirait indubitablement l’attention d’Aidan. Lauren se mordit la langue en voyant le regard du professeur sur ses jambes. Oui, ce petit truc fonctionnait à tous les coups, à croire que les hommes étaient tous un peu podophiles sur les bords. Mais Aidan lorgnait ses jambes et Lauren attendit le moment où son regard remontrerait plus haut, jusqu’au croisement discret de son kimono sur ses cuisses glabres. Le moment où il déglutirait discrètement, brûlant de savoir si la peau était toujours aussi douce et pâle sous le tissu. Elle reposa son verre vide.

« La surprise est partagée, Dante ne m’avait pas dit que vous étiez aussi adorable… »

Adorable englobait le verre offert, bien que lui ayant légèrement forcé la main, ainsi que son charmant minois. Lauren eut un sourire mutin et claqua des doigts pour attirer l’attention de Clarisse, qui venait de s’éloigner.

« Changeons un peu la donne en matière d’alcool vous voulez bien ? Le whisky est excellent mais j’ai une préférence pour quelques cocktails explosifs. Ces verres-là seront pour ma note. Clarisse ? 4 cl de Vodka, une perle Russe si possible, 4cl de Tequila Old John, et 1cl de Curaçao bleu. Servi sur lit de glaçons, un centimètre, et sans décoration particulière. »

La barman eut un sourire particulièrement agressif que Lauren salua d’un baiser aérien avant de retourner à Aidan.

« Prenez le temps de terminer votre whisky mais n’hésitez pas à vous rincer la bouche, le Blue Shark a une saveur délicate qu’il vaut mieux apprécier sans arrière-goût tourbé sur le palais… De quoi parlions-nous déjà ? Ah oui… vous me demandiez un mode d’emploi pour une soirée sans fausses notes si je ne m’abuse. »

Lauren eut un petit rire, s’avança sur son tabouret, et d’une main tendre, vint caresser le front et les boucles châtains du professeur. Son regard se perdit dans la chevelure douce, les reflets qui éclataient sous la lumière tamisée du bar, avant de redescendre sur celui d’Aidan. Leurs yeux se croisèrent comme deux lames.

« Si je puis me permettre Aidan, ce n’est clairement pas avec votre physique que vous aurez des problèmes pour passer une bonne soirée, quoi que vous fassiez…. La moitié des filles de cette salle ont d’ores et déjà les yeux rivés sur vous, et les autres sont trop stupides pour se rendre compte de la chance qu’elles viennent de manquer… »

La pointe de sa langue décrivit très rapidement un demi-cercle sur la racine de sa lèvre supérieure, effleurant ses dents, puis Lauren sourit, avec autant de douceur.

« Plus prosaïquement, il n’y a aucun mode d’emploi. Si vous voulez danser, nous danserons. Si vous voulez savourer des verres à ce bar, je serais ravie de vous tenir compagnie, et de vous regarder sombrer dans l’ivresse quand je ne vacillerais sur mon tabouret. On relève le défi ? »

La méthode Hudson, un subtil mélange entre question, drague, plaisanterie. Aucun mode théâtral enclenché, aucune envie de se perdre dans des discussions ennuyeuses qui lui feront baisser sa garde. Non, elle était réellement là pour le travailler au corps, et l’esprit allait de pair bien évidemment. Lauren recula sans lui laisser le temps de s’approcher, par pure défiance. Elle ne voulait pas l’écœurer d’une drague intensive dès les premières minutes, mais cette caresse avait duré assez longtemps pour lui offrir la possibilité de savourer son parfum, la nuance exacte de ses yeux bleus ainsi que son décolleté, si cela lui chantait. La Mouche, lentement, devenait une araignée.
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Ce message a été posté Dim 22 Juil 2012 - 20:33

Délicieuse. Le cadeau offert par Dante à Aidan en la personne d'Irène semblait être tout à fait délicieux. Mais le professeur ne se faisait guère d'illusions. Même si le spectacle était agréable à voir il ne serait qu'éphèmère. Une nuit passerait et Irène changerait de client, pour satisfaire son patron. Car oui, Aidan se doutait que ce kimono brûlant avait d'autres passions dans la vie que de tenir la discussion à un trentenaire déjà bien avancé. Danseuse, maîtresse de Dante, prostituée...les possibilités étaient nombreuses, mais l'essentiel n'était pas là ce soir. Jouer avec la tentation, savoir qui d'elle ou de lui allait craquer en premier, ça serait l'attraction de la soirée pour le dueliste. Et comme pour accompagner son adversaire du soir, Aidan suivit Irène en vidant son verre de whisky pur feu cul sec.

- Vos préférences ont l'air d'avoir du goût. Je n'ai jamais goûté ce "Blue Shark" mais le cocktail semble rien qu'à vous écouter agréable à déguster.

Trêve de séduction. Irène passait à la vitesse supérieure. Un rire délicat, une main passée dans les bouclettes d'Aidan, un regard qui en disait long sur ses intentions du soir. Il n'en fallait pas plus pour séduire le beau lion. Le sourire aux lèvres, il écouta son hôtesse lui présenter les merveilles qu'il avait à disposition dans le Divine Comédie. Enchainer un marathon coquin, sombrer dans l'ivresse, se perdre dans la danse. Tout était fait pour se changer les idées, mais Irène avait déjà fait l'essentiel en jouant de sa tendresse et de son physique. Elle était formaté pour cela, Aidan le savait, mais il ne résistait pas à l'envie de se faire séduire. Les courbes de cette belle créature, il les connaissait déjà, son regard en revanche, il n'avait pas eu le temps de le découvrir. Des prunelles bleu pâle qui naviguaient autour du joli minois du professeur. Il n'y avait pas de peur, pas d'hésitation. Irène était entièrement disposer à lui, mais Aidan ne se laissait pas avoir si facilement. La belle non plus d'ailleurs, elle s'était habilement écarté de sa cible pour que ce dernier revienne vers elle, en espérant avoir une nouvelle caresse. Malheureusement, Aidan n'avait rien d'un Saint Bernard. La dangereuse beauté savait manier les mots et s'accomoder de ses courbes avantageuses, mais qu'en était-il du reste?

- Si j'en crois ce que vous me dites vous ne faisez donc partie d'aucune des deux catégories des femmes que vous venez de me citer. Ca tombe bien, j'aime l'exception.

Le professeur prit le cocktail servit par l'aguicheuse serveuse. A peine porter à ses lèvres, il put sentir la force de cette délicieuse boisson. Il en but une gorgée, puis une seconde. A vrai dire la préparation d'Irène était tellement succulente que le verre fut vite fini. Ce brin de beauté devait servir le même jeu à chacun de ses "clients". Le coup des compliments, les caresses, l'ivresse et hop le tour était joué. Malheureusement Aidan n'avait pas passsé sa vie à boire de l'hydromel dans son bureau de Poudlard. Il avait connu les bas fonds de Londres, de Cardiff, de Coventry aussi et certains des bars de ces piteux endroits servaient de véritables tord boyaux. Il n'avait par contre jamais connu une "fille" si soigné dans son approche et dans son attitude. Ni trop entreprenante, ni trop coincée. Aidan avait à faire à une véritable professionelle. Du moins c'est qu'il allait tester de suite. Avec une sourire ravageur bien entendu.

- Défi accepté. Mais c'est à mon tour de vous offrir quelque chose. Pourquoi pas une danse?

Rock It For Me by Caravan Palace on Grooveshark
Aidan saisit la main de sa muse d'un soir et l'entraîna sur la piste de dance. La musique n'était pas endiablé mais assez pour voir si le court kimono de la belle n'allait pas s'envoler après quelques tournées de valses. Le professeur ne lachait pas des yeux Irène, il avait tout le temps de découvrir ses courbes grâce à l'étreinte de ses bras. Sa main put d'ailleurs sentir que le bas du dos de la belle était particulièrement creux. Un plaisir pour entraîner une jeune femme dans la danse.

- Alors dites moi, cela vous arrive t-il tout les soirs d'être jalousée par la moitié des femmes de cette salle? Après tout, vous sembliez dire que je n'attirais que les regards indiscrets. A moins que ça ne soit vous, Irène.

Avant que sa partenaire lui réponde, Aidan la fit tournoyer sur elle même pour mieux la ramener vers lui ensuite, les lèvres si proches que le professeur pouvait sentir les légèrs parfums du rouge à lèvre de la belle en kimono. Il ne s'était pas envolé d'ailleurs? Pas assez en tout cas pour dévoiler ses plantureuses cuisses. La main gauche enlacé dans la main de sa séductrice, l'autre longeant son dos, Aidan jouait toujours plus avec les limites. C'était amusant certes, mais Dante n'avait pas prévu de jeu pour lui ce soir. C'était tout l'inverse.
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Ce message a été posté Sam 28 Juil 2012 - 13:05

Oh oui il relevait le défi. Le comportement du professeur avait une certaine régularité, mains sagement posées sur ses cuisses ou bien refermées autour de son verre. Il tournoyait autour d’elle, des yeux, du cœur, observant le fauve alanguit en mesurant ses chances de victoire. En se demandant si la bête n’allait pas bondir pour attaquer. Mais Lauren était une créature exquise et délicieusement bien élevée. Elle ne le mordrait pas, pas encore, pas ici. Elle apposerait sa marque plus tard, car il y aurait un plus tard. Non pas par désir brut de le voir succomber (enfin, elle en avait envie mais…), mais il y avait aussi le paiement, il y avait aussi l’enquête. Elle ne perdait pas de vue la raison principale qui l’avait fait accepter de le séduire, de devenir sa maitresse.

Car elle le deviendrait. Au sens propre, ou au figuré.

Le Blue Shark donna un éclat métallique à son regard lorsqu’elle porta le verre à ses lèvres rougies. Filtrant l’alcool entre ses dents pour le laisser glisser en un flux étroit au centre de sa langue, elle descendit le cocktail en un coup. L’alcool embrasa sa gorge et elle claqua la langue sur son palais avec une moue particulièrement satisfaite.

« Je ne suis pas totalement une exception. Je fais partie de cette catégorie tant recherchée par les hommes. N’importe quel prétendant recherche un peu de challenge, et j’aime prendre la vie pour une partie de strip-poker. »

Lauren reposa le verre, caressa la main de Clarisse quand elle s’approcha pour les débarrasser, amicale et charmeuse. Son regard contemplait l’éclat ambré des whiskys sur l’étagère en face d’elle. Lauren eut un simple sourire.

« Ne vous faites aucunes illusions Aidan. Je vous aurais remarqué sans l’aide de personne, mais je n’aurais pas attendu dans mon coin en tentant d’attirer votre attention. J’ai une fâcheuse tendance à tout mettre sur le tapis…. »

Le kimono glissa plus bas sur ses épaules mais elle n’eut qu’un regard désintéressé en direction du tissu, sans prendre la peine de le remonter.

Une chose était sûre. Depuis un peu moins d’un quart d’heure qu’elle était au bar en sa compagnie, Lauren commençait réellement à s’amuser. La majorité de ses cibles n’étaient que des hommes qui savaient très exactement ce qu’ils avaient payé et ne tardait jamais à le rappeler. Jusqu’à présent, aucun d’entre eux n’avait tenté de la séduire. Non, ils lui avaient payé un verre, avait barbouillé deux trois phrases bateaux en guise de sujet de conversation, et leurs yeux s’était posés avec insistance sur la rampe en bois noir de l’escalier qui menait aux étages supérieures, à sa chambre. Pendant ces moments là, Lauren digérait assez mal le fait qu’ils ne la regardaient même pas. Car même son corps était dénué d’intérêt, et ils ne prenaient pas la peine de voir sous ses vêtements si la marchandise louée en valait réellement le coup. Non. Tout était dans l’acte lui-même, dans leur soulagement égoïste. Elle n’était qu’une machine à vendre ce soulagement.

Mais par pour Aidan. Encore une fois il se démarquait, en l’invitant à danser.

Lauren l’observa avec un regard clairement surprit – elle n’avait pu s’en empêcher. Puis sa main se saisit de la sienne, et ils furent sur la piste de danse. La musique était un jazz electro qu’elle connaissait bien, et son corps trouva le rythme sans qu’elle y pense.

La musique était son double. La pulsation des basses avait le même rythme que celui de son propre cœur. Ses doigts se nouèrent à ceux d’Aidan, et tandis qu’elle sentait sa main découvrir son dos, ses reins, la chaleur de sa peau hors d’atteinte, elle-même oublia le jeu. Lauren se retrouva avec un partenaire de danse, pas excessivement talentueux mais attentif. Elle tournoya, se retira pour mieux revenir se coller à lui, effleurant son bassin en de rapides mouvements gracieux. Le résultat en devenait lascif, séducteur, mais pas encore érotique. Il était là, il était homme, il la tenait, la guidait, mais au final n’était qu’un soutiens fiable pour sa propre créativité. Elle était l’experte.

Depuis son enfance, Lauren ne vivait que pour la danse. Elle avait dévoré le classique pendant plus de 7 ans et encore aujourd’hui ne perdait aucune occasion de s’entrainer, de se mettre à jour, en boite de nuit ou dans son salon. Danser était pour elle ce que voler était aux joueurs de Quidditch. Hors de question de faire d’Irène une incompétente gracile et enjouée qui se laisse mener par la baguette.

Le regard de Lauren se ficha à celui d’Aidan et elle enlaça son cou, sa main retrouvant une nouvelle fois la chevelure. C’était un charleston évolué, où le contact était clairement privilégié. Aidan ne fit pas un seul faux pas, attentif, coordonné, et la complétant entièrement.

Et il sentait bon.

Lauren tournoya, et ses lèvres vinrent effleurer les siennes. Elle eut un bref éclat de rire sauvage, dressée sur la pointe des pieds, le kimono relevé haut sur ses cuisses par sa position.

Il y avait des prostituées qui considéraient les baisers comme des biens précieux. Pas chez Lauren. Si on lui avait posé la question, elle aurait répondu que les terminaisons nerveuses des lèvres étaient aussi nombreuses et sensibles que celles dont ils disposaient tout en bas, celles qui faisaient qu’on était tous raide dingue du sexe (à part peut-être deux trois exceptions d’asexualité dont elle n’avait jamais pu comprendre le principe). Mais il était une vérité plus simple encore.

Lauren adorait être embrassée.

« Partenaire talentueux à ce que je vois. Quelle chanceuse je suis. »

Puis à l’oreille, d’une voix un tantinet plus voilée.

« Mais ne vous essoufflez pas trop vite très cher. La nuit sera longue… »

Le cœur de la piste de danse se refermer sur eux, les autres danseurs comme les murs d’une chambre confortable qui coupaient la vue aux curieux et autres observateurs attentifs. Lauren ignorait si Dante était arrivé, placé dans un coin, peut-être en hauteur, pour apprécier la déchéance de son cousin. En vérité, elle s’en foutait.

Ce soir, elle n’était qu’à ses propres ordres.
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Ce message a été posté Dim 19 Aoû 2012 - 17:35

La chasseuse de sous vêtement et de galipettes ne semblait pas être impressionné par les quelques « pas de danse » de son partenaire. Peu de « clients » de Divine Comédie l'avait fait tournoyer aussi vite et aussi élégament, du moins si l'on reste dans le cadre d'un dancefloor. Mais Irène n'était pas de ces femmes que l'on pouvait impressioner au premier abord, il en faudrait bien plus de la part d'Aidan si il souhaitait voir une étincelle d'érotisme dans les prunelles de sa belle danseuse. Le rythme de la musique ralentit, permettant au professeur de répondre aux chuchotements d'Irène. Tout comme elle, il glissa ses lèvres près de son oreille.

«  J'espère ne pas trop vous essouflez non plus pour vous garder toute la nuit.  »

Le professeur savait séduire, et comme Irène, il se plaisait à manier les mots pour les rendre plus beaux aux creux des oreilles d'une femme. Mais Moriarty n'était pas si séducteur que cela ce soir. Irène lui plaisait énormément, du moins ses courbes. Et elle lui plaisait encore plus depuis qu'il voyait qu'elle n'était pas comme les autres. Oh oui Irène était à la solde de son cousin Dante, mais Aidan pouvait sentir de la force dans le corps brûlant qu'il était en train de tenir par la taille. Peut-être qu'avec un esprit un peu plus clairvoyant, et un peu moins enivré, Aidan aurait-il rester sur ses gardes, cherchant à savoir pourquoi Barthemeleus lui avait envoyé une prostituée pour l'accueillir dans ce lieu de « plaisir ». Mais ce soir, le professeur de sorts cherchait plutôt à connaître l'âme de la muse en kimono. Elle lui résistait, elle était belle et semblait connaître l'humour. La toile commençait à prendre forme et il n'en faudrait peut-être pas longtemps pour qu'Aidan se prélasse dans ce filet...jusqu'à ne plus en sortir.

Mais le duelliste n'était tout de même pas si naïf que cela. Irène cachait bien des choses et il allait encore la faire tournoyer un peu pour que sa langue se délit...ou bien pour connaître la texture de ses lèvres, de son baiser. La musique reprit de plus bel, sur un rythme beaucoup plus lent, idéal pour valser et rapprocher les corps des rencontres d'un soir. Aidan pouvait désormais sentir contre son corps la peau blanche de la délicieuse femme qui se tenait devant lui.

«  Voilà une mélodie bien plus adapté à votre tenue ma chère » souligna le professeur en glissant un clin d'oeil.

La musique continua et, sur la piste de danse, le couple, formé du professeur et de la croqueuse d'hommes, semblait être l'un des plus fusionnel.

«  Je suis certain que vous me ferez une bonne soirée Irène, mais elle serait encore plus merveilleuse si j'en connaissais un peu plus sur vous. Alors dites moi...où avez-vous appris à danser comme cela? »

Le professeur semblait avoir passer l'étage supérieur dans le jeu passionnel qui s'installait entre les deux sorciers. Il voulait la connaître, savoir ce qu'une femme au fort tempérament pouvait trouver plaisir dans ce lieu austère à la beauté des mots. Mais l'esprit enivré de Moriarty était ce soir bien difficile à cerner. Peut-être tombait-il les deux pieds dans le piège de Lauren Hudson pour mieux découvrir la vérité, pour mieux dévoiler le jeu de la belle. Mais à en voir les mains fermes d'Aidan sur la scuplturale Irène, l'enquêteur avait laissé sa veste à l'entrée du « Divine Comédie ».
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Ce message a été posté Mer 22 Aoû 2012 - 18:31





Toute la nuit ? Comme cet homme était prétentieux. Ils étaient rares les amants capables de la combler 5 heures de suite. Les jeunes amants étaient intrépides mais fougueux, incapable de tenir en place ou d’apprendre correctement si elle ne les attachait pas au préalable ; et beaucoup trop novices pour ne pas succomber à une touche érotique en moins de vingt minutes. Les vieux amants étaient lascifs et attentifs, mais portés sur les caresses et la friction plutôt que sur l’acte. Si leurs tâtonnements étaient bien moins pénibles que ceux de la plupart de ses clients, elle en restait anesthésiée pendant un long moment, incapable de ressentir du plaisir quand leurs mains cédaient la place à leur corps tout entier. Sa peau tout entière, séduite par le passage curieux de leurs doigts, demeurait inerte. Et puis, quel homme ne s’était pas vanté de tenir toute la nuit ? Quel homme n’avait pas essayé de relever le défi, pour s’endormir au bout de la troisième fois, l’instant d’allégresse laissant place à une faiblesse aux ronflements tonitruants.

Quant aux femmes, si sur la durée elles étaient sensiblement plus expertes, elles ne valaient au final pas mieux que les hommes. Parfois même plus égoïstes.

Non, réellement, Lauren ne croyait pas un mot de cette petite promesse susurrée au creux de son oreille. Ce n’était qu’une réponse automatique à sa propre petite pique. Elle sourit avec la sagesse d’une enfant qui sait parfaitement que « Peut-être » signifie « Non. »

Quant à savoir si elle-même aurait pu tenir le choc, Lauren en doutait. Il lui était arrivée de passer des nuits blanches extatiques, ailleurs qu’au cabaret maudit de Dante. Mais la semaine avait été longue, la tension au QG de l’Ordre trop présente dans ses nerfs pour qu’elle puisse réellement se détendre. Et avant toute chose, il y avait La Mission. Elle ne la perdait pas de vue, le regard accroché aux yeux d’Aidan Moriarty.

Elle l’aurait.

Ca n’allait pourtant pas l’empêcher d’apprécier la danse, qui venait de franchir un nouveau cap au rythme d’une musique beaucoup plus langoureuse. Lauren laissa son corps épouser celui d’Aidan, comblant les creux et les plats de ses propres rondeurs féminines. Son anorexie passagère avait fait place à une volupté charnelle qui se trahissait sous la courbe de ses seins, de ses cuisses et de ses fesses. Elle avait prit trois kilos, merveilleusement bien partagés et se plaisait désormais à ne plus jouer du xylophone sur sa cage thoracique. Elle était moins insecte et plus femme.

Joueuse, le visage bien trop proche de celui du sorcier, Lauren laissa ses lèvres s’ourler en bec de flute pour siffloter la mélodie de la chanson, ne faisant pas écho à la remarque du professeur sur sa tenue. Clin d’œil, envie, tout cela n’était que décors. Si l’homme appréciait la tunique, c’était principalement du au fait que celle-ci la sublimait véritablement. Il ne rêvait que d’une chose, comme tous les autres : la retirer et prendre enfin possession de ce qu’elle promettait depuis plus de vingt minutes.

Mais oui mon cœur, tu auras le temps d’en profiter. Quand j’aurais réussis à te cerner.

Alors pourquoi, pourquoi à cet instant précis, les mains posées sur ses hanches à lui en laisser des empreintes, réchauffant sa peau de ses sourires d’homme tendre, de son regard assombrit, devait-il maintenant lui poser de stupides questions ? Faire connaissance avec elle ? Allons chaton, tu ne connais pas le milieu apparemment. Ici ce que l’on croit voir est un mirage, et ce que l’on croit apprendre est une rumeur. Lauren n’allait très certainement pas lui parler de son enfance, de cette école de danse à côté de Glasgow, des compliments effarés de son professeur lorsqu’elle avait commencé la danse, de sa grâce, de son plaisir, de sa liberté. Ce n’était pas un secret, c’était son être. C’était Lauren.

Irène elle devait donc lui présenter une toute autre histoire.

« Voyez-vous, il y a déjà 5 ans de cela, j’ai au hasard vécu une amitié particulière avec une Vélane. Ce fut elle qui m’a appris la danse dans son ensemble, de celle qui se partage à la vue de tous sur une piste de danse, à celle dont je vous ferais profiter… bien plus tard. »

Et parler de Vélane lui fit aussitôt penser à Claire. Lauren eut un sourire sincère, apportant plus de poids à ses propos. Elle ne savait pas si la walkyrie savait danser mais nul doute que si Lauren devait lui apprendre quelques tours, elle mettrait son corps à l’honneur par un charme inné que la danse sublimerait. C’était peut-être bien une idée à travailler, même si, sans aucun doute, la jeune fille n’avait clairement pas besoin de cela pour que Ted reste les yeux scotchés sur elle.

Mais c’était aussi comme une soirée romantique délicieusement préparée. Un petit plus.

La main de Lauren chassa ces pensées inappropriées dans la circonstance, allant décrire une courbe sage de l’épaule de son partenaire à son torse. Elle eut le plaisir involontaire de sentir la masse de muscles sous le costume, la chaleur sous la chemise. Tout ceci respirait, vivait et frémissait. Sa main glissa encore, sur l’abdomen puis le ventre. Elle sentit sa paume effleurer la boucle de sa ceinture, dans un mouvement quasiment involontairement et séducteur au possible, puis elle fit décrire une légère courbe pour refermer enfin sa main sur la hanche d’Aidan. Ses doigts longs plongèrent presque au creux de ses reins et pendant un instant elle eut l’envie brute de soulever la chemise pour sentir sous ses doigts sensible la transpiration moite de sa peau sous son contact.

Son corps s’appuya plus fermement contre le sien, soudé à celui d’Aidan des cuisses jusqu’à la poitrine, et ses lèvres glissèrent sur sa mâchoire. Il faisait bien une tête de plus qu’elle mais elle n’en avait cure. Ses yeux se fermèrent à moitié tandis que ses doigts glissaient, lentement, et caressaient le tissu. Il était beau, il sentait bon. Elle était heureuse de lui mentir.

« Et je devine chez vous, au travers de votre talent, que votre tempérament professoral ne s’arrête pas aux barrières de Poudlard. Vous savez danser avec un naturel qui fait souvent défaut aux quelques sang-purs que j’ai pu croiser…. Qu’avez-vous donc à m’apprendre mon cher professeur Moriarty ? »

Lauren cligna des yeux, surprise par sa propre voix, la manière dont elle venait de prononcer ces derniers mots. Professeur Moriarty, cela éveillait un vague souvenir en elle, comme une flamme quasiment éteinte. Sa main se crispa et elle retrouva ses yeux pour une seconde de latence, perdu dans un flash-back. Professeur Moriarty. Le connaissait-elle ?

Lauren ne savait plus et ce léger trouble accéléra son rythme cardiaque.

Elle devait néanmoins se reprendre, ou elle le perdrait. Alors Lauren fit ce qu'elle connaissait de mieux. Elle sourit avec charme et appuya d'un mouvement presque imperceptible son bassin contre le sien, lascive, presque abandonnée.
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Ce message a été posté Jeu 18 Oct 2012 - 0:27

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Le piège se refermait peu à peu sur le professeur Moriarty. Le regard, la voix, les pas de danse, les plantureuses formes...tout chez la belle Irène avait de quoi faire chavirer plus d'un homme. Mais Aidan lui pensait tout l'inverse. Il savait de quoi son charme était fait et depuis le temps il savait s'en servir. Malheureusement pour lui Irène n'était qu'un mirage déguisé sous le nom de Lauren Hudson. Dante lui avait mis la belle créature entre ses bras pour mieux qu'elle puisse le toucher en plein coeur et le laisser en pature aux corbeaux de la perversion.

Mais nous n'en étions pas encore là. Irène s'amusait avec Aidan en lui inventant compliments et histoires. Le professeur quand à lui s'abreuvait seulement des paroles de la belle, plus interessé par la prise entre ses doigts des hanches de la danseuse.

" Voyez-vous ça...une Vélane. Je pense que vous avez suffisamment de classe pour m'épargner des danses plus exhibés. Vous avez beaucoup de charme, mais il est encore plus flagrant quand vous êtes habillée."

Vil flatteur, le professeur ne pensait pas forcément les paroles qu'il délectait à sa compagne d'un soir. Le corps chaud qu'il tenait entre ses bras augmentait de plus en plus la tentation de commettre l'interdit. Aidan s'y refusait, mais pourtant, si Irène savait y faire, il n'en faudrait pas beaucoup plus à l'homme pour franchir le pas. Malheureusement pour notre habile danseur, la muse était une experte en séduction. Ses doigts ne tardèrent pas à tatonner l'épaule, puis le torse d'Aidan en allant toujours plus bas. Le regard du sorcier était plongé dans celui de la danseuse, plein d'assurance, mais il fallut un léger mouvement de la main de la belle sur sa ceinture pour qu'on puisse y lire de la surprise. Il n'était plus maître de rien, Irène répondait à ses avances en le tenant fermement par les reins. Le pauvre Aidan n' y voyait que du feu, persuadé que son charme avait agi une fois de plus. C'était pourtant tout l'inverse.

Les corps s'étreignèrent un peu plus, une intimité brûlante s'installa, laissant place aux confidences et aux questions les plus personnelles. Irène se plaquait un peu plus contre le corps du professeur, pour mieux le manipuler, pour mieux lui faire sentir qu'elle n'était qu'une petite fleur à la recherche d'un preux chevalier. Malheureusement le chevalier ne voyait point les épines de la fleur qui commençaient à empoisonner son esprit et sa réflexion. La beauté de la fleur, voilà tout ce qui importait. Sa raison il l'avait sans doute laissé dans le cocktail de miss Big Boobs. Sa raison il ne pouvait s'en servir pour sentir le léger tréssaillement dans la voix d'Irène.

" Vous flattez bien ma chère mais vous avez sans doute beaucoup plus à m'apprendre. Je pourrais pourquoi pas vous perfectionné à l'art du duel, quoi que vous savez pour l'instant très bien saisir votre adversaire."

Un léger sourire se dessina sur le visage de Moriarty. Il fit basculer le corps brûlant d'Irène vers le sol.

" Néanmoins il me semble que vous n'êtes encore pas assez sur vos gardes."

Les lèvres du professeur étaient extrêmement proches de celle de sa partenaire. Il pouvait sentir son parfum enivrant, ainsi que son souffle. Un seul mouvement de la tête et un baiser langoureux pouvait commencer. Mais le tempérament charmeur d'Aidan avait repris le dessus. La perche tendue par la belle en kimono était une occasion de plus de mettre un peu plus de séduction dans la danse. Langoureusement, Aidan releva Irène par la taille pour la déposer délicatement contre son torse.

" Pour corriger cela je pense que quelques séances "privées" s'imposeraient. Mais il me semble bien délicat de vous faire sortir de cette piste de danse où vous semblez si à l'aise."

Comme pour tester ses dires, le sorcier déplaça tendrement sa main de la hanche d'Irène pour la plonger au niveau de ses reins. Les corps se collaient de plus en plus, la chaleur et la danse faisaient le reste. Une nouvelle fois, les lèvres d'Aidan susurèrent à l'oreille de Lauren des paroles pleine de tendresse et de tentation.

" Peut-être connaitriez vous un endroit plus approprié pour continuer cette discussion?"
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Ce message a été posté Sam 20 Oct 2012 - 11:20

Il y a des fleurs fades qui servent de décoration, il y a des fleurs au parfum envoutant qui meurent rapidement, il y a des fleurs tristes pour certaines occasions, des fleurs que l’on rêverait d’offrir, d’autres que l’on ne voudrait pas croiser. Rose, Lys, Chrysanthèmes… Jasmin, pour un kimono de soie qui glisse ? Ou plutôt carnivore ? Car telle est la puissance de ces fleurs, qui séduisent d’un parfum, attendent que l’insecte se loge lui-même dans leur gueule grande ouverte, et le piège se referme, la digestion commence. Lauren se laissa basculer en arrière, aussi souple qu’un jonc se plie, pour en rester aux métaphores végétales. Elle contempla avec une attention presque amoureuse le regard d’Aidan glisser, épouser ses lèvres le temps d’un songe interdit. Il se retenait, c’était mignon. Il tâchait de la séduire et oubliait qu’elle avait été envoyée pour lui. Et que cet envoi comportait donc le fait de répondre à toutes ses exigences. Toutes. Il voulait être romantique, il voulait la gagner comme une guerre ? Alors Irène saurait être séduite.

Ses yeux papillonnèrent, et ses pupilles d’ors et déjà dilatées contemplèrent avec une avidité presque non feinte le charmant minois qui lui faisait face. Elle n’avait pas peur mais son cœur battait à tout rompre, sous la danse. Mais il ne fallait perdre aucuns détails et quand Aidan la releva, Irène lui fit sentir cet émoi, plaquant sa poitrine contre son torse. Sur la pointe des pieds, elle chuta à peine, reposant ses talons au sol pour appuyer ensuite sa joue contre la clavicule du professeur. Elle était l’image même d’une jouvencelle retrouvée, d’une femme émue et intriguée. Cette étreinte innocente ne dura pas, car dans leur monde elle ne pouvait pas durer. Et ce petit jeu risquait d’attirer l’attention d’Aidan. Mignon mais loin d’être con.

Mais ses lèvres chuchotaient des rêves. Des délices à venir dont elle voulait profiter. La Mission était presque entièrement faite. Les informations précieuses manquaient mais elle savait que l’on n’obtient pas de vive voix les confidences sans jouer un peu auparavant. Et qu’un homme défroqué a la langue mieux pendue, surtout quand il se sent embarrassé. Et Wallas, ce brave Wallas, serait peut-être intéressé de savoir son protégé au saint lieu de Dante Moriary, s’envoyant en l’air avec une prostituée, lui l’ardent défenseur des causes pathétiques. Lauren s’en attrista, mais Irène laissa la main caresser ses reins, frissonnante.

« La danse et le duel finalement, ne sont-ils pas de la même essence ? Deux partenaires, chacun attentif aux mouvements de l’autre… Et cette attention vous permet de fusionner, de dépasser l’autre dans ses pensées et dans ses gestes, de les anticiper et d’y répondre. »

Tiens donc, voilà qu’Irène était poète. Lauren releva les yeux sur Aidan, sur ces lèvres qui l’avaient nargué (nargué, elle). Elle lui sourit, le visage troublé, sur la défensive mais en même temps offerte à son étreinte. Presque résignée.

« Je connais un lieu où nous pourrons faire les deux, sans nous poser de questions. Et je commence à être lasse des regards insistants que l’on pose sur vous. Je suis… possessive peut-être. Et curieuse. Ô combien curieuse… »

L’embrasser : maintenant ? A cette question, Lauren choisit de ne pas répondre. Elle attrapa la main de son partenaire avec une rare délicatesse et l’entraina, avançant à reculons, vers les escaliers, sans le quitter des yeux. Ce ne fut que lorsqu’elle se sentit proche de la sortie, qu’elle se détourna, sans le lâcher, sans être à plus de vingt centimètres de lui. C’était la partie la plus délicate. Aidan n’était pas venu ici pour une prostituée. Si l’idée de Dante lui revenait en tête, il marquerait une hésitation, et cette hésitation entâcherait son désir, troublerait ses pensées d’un pragmatisme dangereux. Il voudrait discuter, il voudrait ralentir la danse et alors Lauren n’aurait plus rien à en tirer. De plus, Dante serait extrêmement mécontent. Il valait mieux pour son paiement que cela ne soit pas le cas.

Ainsi, quand ils se retrouvèrent dans des couloirs déserts, à l’orée des chambres, Lauren choisit de s’arrêter, de revenir contre lui. Et ce fut à cet instant précis, où les lèvres d’Aidan s’entrouvraient pour parler, questionner, que Lauren le surprit. Elle passa une main sur sa nuque, l’autre sur son épaule, se souleva à peine pour plaquer fermement sa bouche contre la sienne. Pas de jeu de langue, pas de suçions. Une simple pression, ses lèvres jointes aux siennes. Son parfum en elle, le goût de sa peau, l’humidité sensuelle de sa salive. Elle resta là, trois secondes, peut-être moins, avant de le relâcher, avec plus de lenteur. Sans sourire, et retenant l’envie de passer sa langue sur sa lèvre inférieure, Lauren croisa son regard et poussa une porte.

Privée, premier sas d’une chambre réservée pour les invités capricieux, riches et précieux. Sa chambre à elle, pouvait-il penser. C’était une chambre sans artifices, sans effets personnels autre que deux trois objets décoratifs ou alors utiles dans un certain cas… Lauren le fit entrer, et sans laisser un malaise s’installer, défit la ceinture de son kimono. Elle n’allait pas le retirer, pas tout de suite, mais le ruban de soie fut déposé sur la commode, tout près d’Aidan, le laissant savourer la chaleur de son corps, et la manière dont les deux pans de tissus s’écartèrent en un son étouffé et fragile, révélant une peau pâle, marquée, et indubitablement féminine.

Alors Lauren laissa l’attention d’Irène revenir à sa proie. Alors la fleur se laissa capturer.

« .... Maintenant. Apprenez moi... »
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Ce message a été posté Mer 9 Jan 2013 - 21:45

L'alcool et les pas de danse ne semblaient pas faire bon ménage pour le professeur Moriarty. Lui qui s'attendait à un rendez-vous des plus ennuyants avec son cousin, voilà qu'il était désormais entre les mains d'une belle fleur, bien trop alléchante pour ne pas être cueillie. Laissant ses mains découvrir les courbes encore inexplorée de la proie qu'il tenait entre ses mains, il entendit quelques mots frissonner à son oreille. C'était bien Irène qui lui parlait, mais Aidan était bien trop hébété et perdue dans sa recherche de réconfort et de chaleur pour prêter attention aux paroles de la belle.

Les mots d'Irène ne firent que ricochet contre les tympans du duelliste. Les vers étaient pourtant beaux, mais tout ce qui semblait intéresser Aidan en cet instant n'était que de serrer encore un peu plus le rêve qui dansait avec lui, la caresser encore et toujours pour sentir toujours plus la chaleur qu'elle dégageait. Alors, comme un enfant, il se laissa prendre par la main et entraîné dans des endroits bien plus discrets qu'une piste de danse. Des lieux où les regards ne les verraient pas, où leurs bruits ne seraient pas entendus...malheureusement le Divine Comédie était loin d'être un lieu où les secrets restaient sous silence. Aidan ne discernait pas vraiment où sa muse l'avait emmené, mais il lui semblait avoir grimper quelques marches, et désormais il se trouvait dans un couloir. Aidan ne discernait à vrai dire plus grande chose, et c'est pourquoi même des mots sortaient de sa bouche sans qu'il ne l'ait lui même décidé.

- Charmant endroit. Où...

Irène avait eu la bonne idée de passer une main sur sa nuque, l'autre sur l'épaule et de laisser ses lèvres se poser sur celle du professeur. Excellente intuition, Moriarty aurait dit sans doute des choses qui dépassait ses propre pensées. Désormais il ne pensait plus rien, il appréciait juste le moment présent, sentir le baiser d'une si belle femme, laisser ses mains dessiner les courbes de du dos de la muse pour mieux sentir son corps chaud et sensuelle. Cela dura quelques secondes mais pourtant cela faisait tellement longtemps que Moriarty n'avait reçu pareille tendresse que cela lui semblé duré une éternité.

Mais toute les bonnes choses avaient une fin, et Irène stoppa son baiser pour mieux entraîner son mouton dans une petite bergerie faites de draps et de passion. Leurs regards se croisèrent, et Aidan sortit quelque peu de sa torpeur. Que lui prenait-il? Il allait donc s'adonner à une nuit torride avec une parfaite inconnue? Peut-être l'aurait-il fait dans des conditions nettement plus particulières. Oh oui certes c'était la guerre dans le monde des sorciers, et il fallait profiter du moment présent, mais cela impliquait-il forcément de se comporter comme un parfait poivrot sorti des tavernes de Cardiff... Aidan eu vaguement le temps de réfléchir à la question pendant qu'Irène emmenait son jouet dans une chambre. Comme un enfant pris au dépourvu, le professeur examina la pièce pour ne découvrir qu'un pale lieu qui ne respirait pas la passion, mais plutôt la bestialité. La fausse Irène se retourna face à lui, pour enlever délicatement le ruban de son kimono, laissant apparaître un léger pan du corps parfait de la beauté. La fleur s'approcha du professeur, pour laisser la chaleur de son corps le séduire un peu plus, pour le laisser discerner les courbes de sa poitrine qu'un seul coup de vent pourrait dévoiler. De manière subtile, Irène invita Aidan à passer à la seconde phase.

Le professeur saisit alors la belle par les hanches, sans lui enlever son léger vêtement, et remonta doucement ses mains jusqu'à ses épaules. Au lieu d'enlever, de déchirer, le tissu qui le séparait de la chair qu'il avait envié toute la soirée, Aidan préféra échanger un baiser avec son doux rêve.

- Je préfère vous apprendre l'art du duel dans un lieu qui est à la hauteur de votre technique. Cela me facherait beaucoup de ne pas traiter avec plus de respect une si délicieuse partenaire.

Aidan enleva sa veste, pour mieux protéger la fleur de la perte de quelques pétales dans un jardin peu propice aux belles histoires. Pendant qu'il couvrait Irène, Moriarty en profita pour glisser un petit papier dans la poche intérieur de sa veste, avec une adresse. Il put une dernière fois sentir la chaleur du corps de la femme, une dernière fois soutenir son regard de braise. Il était si tentant de franchir la ligne, de passer le cap...mais la tentation attendrait pour ce soir, il n'était jamais bon de traiter une fleur avec précipitation, sinon le beau spécimen risquait de se faner très vite et ne devenir ensuite qu'un déchet dénué de tout intérêt et d'originalité.

- A plus tard...dans un autre lieu.

Le professeur quitta alors précipitamment la pièce, pour ensuite quitter le lieu même du Divine Comédie. Bien haut, caché dans son bureau, Dante Moriarty souriait. Il pensait que son petit jeu avait fonctionné. Il avait en vérité trop bien fonctionné car les épines d'Irène avait réussi à traverser la peau du bel homme pour toucher son coeur. Comme toujours.



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