Tu es ..., je suis ..., nous sommes ... || PV Emmett Flint



 



Tu es ..., je suis ..., nous sommes ... || PV Emmett Flint
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Pré-au-Lard :: Ailleurs
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Eireann Callaghan
Poulpe d'Or du plus beau fessier
Messages : 7268 Crédits : © mind dreamer
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Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Professeur de SCM à l'Institut - Congé forcé
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Rapeltout
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Ce message a été posté Mar 10 Juil 2012 - 12:04

10 Juillet 2020


Eireann venait de terminer son tour de garde et elle n'avait qu'une envie, prendre l'air. Elle fila avec ses affaires hors du château et transplana directement dans les bois bordant Pré-au-Lard. Elle cacha son sac et le reste de ses affaires sous un peu de mousse, entre les racines d'un vieil arbre et elle s'assit par terre. Elle plongea ses mains dans la terre encore humide, caressa l'écorce de l'arbre, passa ses doigts sur la mousse fraîche, ferma les yeux et laissa la brise légère jouer ses douces notes. Elle se sentait bien, comme ça, en pleine nature. Elle pouvait rester des heures comme ça... Elle prit sa baguette entre ses doigts et la fit glisser tout doucement. Elle avait eu peur de se retrouver avec une baguette sans aucune affinité avec elle mais Peverus Hunter avait réussi à lui trouver celle qu'il lui fallait désormais. Son ancienne baguette lui manquait mais celle-ci commençait à bien s'adapter à elle : elles s'apprivoisaient toutes les deux et l'apprentissage était plutôt agréable.

Elle regarda autour d'elle, écouta attentivement chaque bruit... Elle était seule. Elle enleva ses vêtements, ne gardant rien du tout en dehors d'un pendentif et de quelques bijoux qui lui tenaient à coeur. Elle inspira doucement, expira, inspira une nouvelle fois... Être nue, comme ça, au milieu des arbres et des oiseaux lui donnait des ailes... Oui, des ailes. Elle se transforma doucement mais sûrement en rapace. Depuis sa libération, elle préférait cette forme à sa forme humaine : elle se sentait mieux, plus libre, plus elle-même. Elle se sentait en sécurité aussi. Elle ne savait pas ce qu'elle deviendrait si jamais quelqu'un venait à découvrir qu'elle était un animagus non-déclaré. Ashley le savait, Rain aussi désormais. Mais personne d'autre. Il faudrait bien qu'elle finisse par l'avouer à ses proches comme Jane, ou Ciaran, ses parents... Elle n'avait pas osé se servir de sa forme animale pour mieux s'en sortir dans sa cellule de peur d'être découverte. Elle avait soufferte en silence. Mais depuis, elle se transformait dès qu'elle le pouvait. Elle se baladait dans la forêt interdite quand on la croyait occupée à nettoyer les enclos, elle voletait dans les arbres des terres de sa famille quand on la pensait en ville... Et elle venait dans les bois de Pré-au-Lard dès qu'elle sortait du château... Si elle se faisait prendre... Non, impossible, elle était discrète et prenait de plus en plus d'aisance dans sa transformation et son camouflage...

Elle passa de sa taille humaine à sa taille de Harpie. Elle déploya ses ailes doucement, pour ne pas brusquer ses muscles et ses os déformés à l'instant. Elle secoua la tête pour remettre en place ses idées. Elle sautilla doucement sur place avant de prendre enfin son envol. Eireann se sentait bien comme ça, le vent fouettant son plumage, l'air s’infiltrant sous ses ailes. Elle plongea vers le sol dans un mouvement vif et précis puis remonta en flèche, un mulot entre ses serres. Sous sa forme animale, elle se laissait de plus en plus aller à ses instincts. A ses débuts en tant qu'animagus, elle ne se nourrissait pas de rongeurs et autres petites bêtes mais aujourd'hui, elle devenait plus sauvage et sous sa forme de rapace, elle raffolait de ces petites bêtes.

Elle vint se poser sur l'arbre sous lequel elle avait caché ses affaires. Elle dégusta tranquillement la petite bête morte mais encore chaude : elle se refusait à les faire souffrir même sous sa forme animale alors elle se débrouillait toujours pour les tuer vite et sans trop de douleur.

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Dernière édition par Eireann N. Callaghan le Jeu 20 Sep 2012 - 16:17, édité 1 fois
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Ce message a été posté Jeu 12 Juil 2012 - 1:56

Depuis combien de temps courait-il ? Emmett n'aurait su le dire. Longtemps, s'il en croyait son souffle court et sa langue pendante, asséchée. C'était tout le problème du poufsouffle : ne jamais voir le temps passer lorsqu'il était sous forme animale. Ce n'était pas parce qu'il s'amusait, c'était parce qu'il échappait à ses problèmes. Courir sous forme humaine aurait été vain, son endurance étant limitée, il se serait vite épuisé. En tant que chien, c'était presque devenu une seconde nature. Il devenait plus joueur, avait plus d'entrain, ses pattes pouvaient le porter plus longtemps, mais il mourrait d'envie de compagnie humaine aussi. Le bois de Pré-Au-Lard n'était pas la destination idéale lorsqu'on recherchait la chaleur des hommes, mais il avait besoin de silence. Ses oreilles étaient plus sensibles et le monde qui noircissait les rues du village sorcier l'assourdissait. S'en était presque de la peur. À choisir entre la paix et la sociabilité, il choisissait la paix. Il pouvait être sociable lorsqu'il était Emmett, le sorcier.

La course avait coupé court, ce jour-là. Il avait joué avec des lianes, mordus des bouts de bois, flairer des bêtes sans jamais les tuer, courut jusqu'à l'épuisement ... en d'autres termes, il s'était amusé comme un petit fou, mais il n'avait pas prévu de se blesser en sautant au-dessus d'un tronc d'arbre dont l'écorce était un peu trop rugueuse. Ayant mal commencé son saut, il avait dû prendre appuie sur le tronc. L'une de ses pattes avait frôlé l'arbre et le bois avait traversé la chaire. Blessure stupide. Il se maudissait. La maladresse n'avait jamais fait partie de son vocabulaire. Boitillant, il cherchait l'endroit idéal pour lécher et panser son bobo. Il aurait certainement été plus prudent de reprendre forme humaine et d'utiliser un episkey pour soigner sa main, mais il n'en avait pas envie. Être un chien n'était peut-être pas la meilleure chose au monde, mais au moins il se sentait libre.

Le jeune homme allait s'allonger à l'ombre d'un vieil arbre lorsqu'il entendit des bruits de pas. Ses yeux verts brillaient de curiosité. Même sans humer l'air, il pouvait dire qu'il s'agissait de pas humains. Aucun animal ne faisait autant de bruit. Cacher, il observait la jeune femme passer ses mains un peu partout, puis jouer avec sa baguette. Elle lui disait quelque chose. Il était sûr de l'avoir déjà rencontrée, mais où ? Il n'en avait aucune idée. Distraitement, il passa sa langue sur sa blessure, sans jamais quitter l'inconnue du regard. En la fixant, il arriverait peut-être à se souvenir de son nom, au moins, elle avait l'air de vouloir passer du temps ici. Ça ne le dérangeait pas, il arriverait à replacer son visage, ainsi. Il ne s'attendait pas à la voir se déshabiller cependant. Sans ranger sa langue, il redressa la tête. S'il avait été sous forme humaine il était certain que ses yeux se seraient arrondis comme des soucoupes, cacher sous sa forme animale, sa tête ne fit que basculer sur le côté, curieux. Il avait beau être un chien, actuellement, au fond il restait un homme et elle ... elle était nue comme un vers, au milieu d'un bois et se croyait seule. Les pervers moldus se délectaient de ce genre de scénario, semblait-il et une partie de lui comprenait pourquoi. Bah. Si elle avait des envies de nudiste, ce n'était pas tellement son problème, mais comment empêcher son corps de réagir ? Il se sentait rougir. Ce n'était techniquement, pas possible, mais il baissa à nouveau les yeux, comme pour essayer de protéger la pudeur de la jeune femme. Sa blessure avait arrêté de saigner, nota-t-il.

Un mouvement de la part de la femme brune lui fit relever la tête soudainement et là, sous ses yeux, elle se transformait. Des bras en moins, des ailes en plus, un bec à la place de la bouche ... c'était un rapace. Un rapace qui n'avait de toute façon pas sa place dans un bois d'Angleterre. Grâce aux soins aux créatures magiques, Emmett s'était trouvé un intérêt dans les bêtes et les animaux qui peuplaient le monde et il en était certain, ce genre d'oiseau ne venait pas d'Europe. En la voyant prendre son envol, l'ancien Poufsouffle s'allongea au sol. Il n'avait pas peur, à proprement parler, mais il était intimidé, de voir la bestiole en plein vol. Elle ne partit pas bien longtemps, juste le temps d'attraper un mulot et de revenir jusqu'à sa cachette. Timidement, il se releva. Devait-il s'avancer pour annoncer sa présence ? Devait-il rester cacher ? Devait-il partir ? Il avouait ne pas savoir comment agir. Prenant son courage à deux mains - un courage qu'il avait dans le sang, mais qu'il n'avait jamais vraiment utilisé - il fit un pas en avant. Quelle bêtise. Prendre appuie sur sa patte blessée était stupide. Il se maudit une nouvelle fois, lorsqu'un gémissement pathétique sortir de sa gueule. Il était impossible que la jeune femme devenue oiseau ne l'ait pas entendue. Il la voyait déjà tourner la tête dans sa direction. Elle venait de finir son goûter. Allait-elle l'attaquer pour l'avoir vu nue ? Il ne le savait pas, mais il s'avança encore un peu, avant de s'allonger à nouveau et de se remettre à lécher sa patte. Il n'était plus question de se transformer. Il n'était pas déclaré et si par malheur cette sorcière était une représentante du ministère et par-dessus tout, déclarée, il n'avait pas envie d'être pris en flagrant délit.


Dernière édition par Emmett H. Flint le Lun 24 Sep 2012 - 21:40, édité 1 fois
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Dim 15 Juil 2012 - 18:09

Eireann s'arrêta quand elle entendit un gémissement. Elle regarda d'instinct dans la bonne direction - c'était toujours naturel sous cette forme - et vit un chien. Le problème de l'animagus c'est que son cerveau prend la taille de l'animal sous lequel il se transforme et là, Eireann n'avait droit qu'à un tout petit cerveau. Heureusement pour elle, la Harpie Féroce était le roi des rapaces et son intelligence dépassait celle des animaux plus communs. Seulement, elle ne pouvait réfléchir comme elle le faisait sous sa forme humaine et la première chose qu'elle pressentit en voyant ce chien, ce fut la méfiance et une soudaine envie de violence. Ou de fuite. Elle ne savait pas ce qu'elle voulait réellement mais elle arrêta immédiatement de dévorer le cadavre du pauvre mulot qui avait croisé sa route. Les deux animaux se regardaient sans bouger. Eireann songea à filer mais une part de ce qu'il restait d'humain en elle pensa à ses vêtements, ses affaires... Est-ce qu'un chien était l'ennemi mortel d'un rapace ? Pas forcément mais tout dépendait du chien et ça, son instinct de harpie le sentait. Elle décida de terminer son repas et de faire tranquillement un brin de toilette avant de s'envoler pour faire diversion. Oui, ce serait parfait. Elle volerait encore un peu et profiterait de cet instant de liberté avant de revenir sur cet arbre pour se transformer et retrouver sa vie "normale". Les os craquèrent sous la pression de son bec, la queue du mulot tomba au sol - elle détestait ce morceau du mulot, forme animale ou pas - et elle avala goulument le tout, recrachant quelques os. Elle gratta de son bac l'espèce entre ses ailes, les étendit, les recroquevilla. Elle retira un morceau de boyau tombé sur sa patte et se prépara à filer...

Sauf qu'elle pouvait très bien reprendre forme humaine tout de suite, non ? Que pourrait faire le chien ? Aboyer pour alerter un quelconque maître ? Lui sauter dessus une fois qu'elle aurait sa baguette en main pour le réduire à l'état de statue ou de bestiole miniature ? A quoi bon être prudent avec les animaux puisqu'ils avaient toujours été ses meilleurs alliés ? Elle n'avait rien à craindre d'eux alors pourquoi faire des détours inutile ? Eireann coupa son élan et resta encore un peu sur la branche. Elle prit alors son envol pour profiter encore un peu de son instant de liberté, laissant le chien allongé tranquillement près de l'arbre. Elle se prêta à un jeu d'adresse et de vitesse, ondulant sous la cimes des arbres pour s'amuser à éviter de justesse branches et feuilles, fonçant contre les troncs avant de piquer ou de remonter après un angle à quatre-vingt-dix degrés... Comme lorsqu'elle faisait du Quidditch. Cette période lui manquait tellement ! Elle avait passé ses plus belles années à Poudlard en tant qu'élève et elle savait qu'elle ne pourrait plus les retrouver ailleurs que dans sa tête. Elle cultivait chaque jour ses souvenirs pour ne pas les perdre et faisait en même temps tout pour ne pas s'y enfermer et aller de l'avant. Mais comment aller de l'avant si elle restait accrochée au passé ? Entre sa famille, ses amis de Poudlard, Keenan qu'elle voyait de plus en plus souvent quand elle allait voir Nora... C'était dur de fermer la porte de son passé et d'ouvrir celle de son avenir en passant par l'allée du présent.

Elle revint se poser mais cette fois, ce fut au sol, près de son sac. Elle étendit ses ailes et laissa le vent jouer entre ses plumes durant quelques secondes avant de se transformer. Le chien était toujours là et, par pudeur, elle lui tourna le dos pour se rhabiller. Une fois vêtue, elle le regarda en souriant. Seulement, le regard du chien avait quelque chose de dérangeant, un elle-ne-savait-quoi qui lui hérissa le poil. Son sourire se perdit dans une expression plus soucieuse et elle attrapa vite fait toutes ses affaires, renversent gentiment le contenu de son sac sur le sol. Elle fronça les sourcils et se baissa, très peu à l'aise à l'idée de perdre le chien de vue. Lorsqu'elle releva la tête, elle tenait sa baguette à la main, ses doigts crispés autour du bois. Pourquoi cette réaction alors qu'elle adorait les bêtes ? Elle était bien trop parano depuis sa libération et ses transformations en animal n'étaient pas là pour arranger tout ça. Elle baissa sa baguette et, après avoir passé son sac sur ses épaules, elle s'approcha du chien et passa doucement sa main sur sa tête. Elle vit alors qu'il était blessé à la patte. « Oh mon pauvre loulou... » Eireann s'installa à côté de lui et prit sa patte entre ses mains. « On soigne ça ? » Elle plongea son regard dans celui du chien et, de nouveau, elle fut parcourue d'un long frisson...

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Ce message a été posté Ven 3 Aoû 2012 - 21:56

Emmett aurait pu rester couché là pendant des heures et chercher d'innombrables raisons pour expliquer pourquoi, cet animal était aussi moche. En soit, un oiseau n'a rien de bien attrayant : une grosse tête, des gros ou des petits yeux selon la race, un bec qui faisait la plupart du temps, la moitié de son corps ... c'était vraiment moche. Mis à part l'aigle royal que le Poufsouffle pouvait admirer pendant des heures, il n'avait jamais trouvé les oiseaux dignes d'un prix de beauté. Et pour lui, le gagnant du prix du rapace le plus immonde était la Harpie Féroce. Le plus hideux de tous les rapaces qu'il connaissait. Seulement, il ne pouvait nier, maintenant qu'il en voyait une d'aussi près et en vrai, la grâce qui habitait les mouvements de l'animal lorsqu'il était en vol. La cape ne fait pas le sorcier, disait-on. C'était d'autant plus vrai qu'en voyant la femme nue, il ne se serait jamais imaginé qu'elle puisse se transformer en un tel oiseau.

La tête posée sur le sol, il humait l'humus qui lui chatouillait le nez, écoutait les battements d'ailes de la sorcière, non, rectification, de la harpie, sans jamais quitter les affaires de la femme des yeux. Il ne risquait pas d'y avoir de voleurs - et même si c'était le cas, que feraient-ils de vêtements féminins ? - mais il n'avait pas grand-chose à faire d'autre et quitte à empiéter sur son territoire, autant qu'il se rende serviable, non ? C'était fort improbable que la jeune femme pense comme lui, si elle apprenait ce qui se cachait sous cette forme de chien, mais il y a toujours autant de vérité qu'il y a de points de vues et cela, Emmett n'y pouvait rien. Sans jamais bouger d'un pouce, il clignait des yeux, respirait calmement et se perdait dans un cheminement de pensées sans queues ni têtes. Il ne s'ennuyait pas, mais il essayait de prendre une décision. Redevenir humain, soigner sa main blessée et disparaître, comme s'il n'avait jamais été là, jamais vu cette femme nue comme un ver, ou bien rester tel qu'il était.

Le vol ne dura pas bien longtemps et le jeune homme n'eut pas le temps de prendre une décision. Elle avait été prise pour lui, lorsque le rapace vint se poser au sol. Sans pouvoir s'en empêcher, il redressa la tête et commença à prendre appuie sur ses pattes postérieures, comme pour essayer de s'enfuir afin de ne pas revoir la transformation, mais c'était oublié sa patte antérieure entaillée qui l'empêchait de se relever. Dépité, il reprit sa place allongée et ferma les yeux afin de préserver la pudeur de la jeune femme qui s'était retournée pour se rhabiller. Il s'agissait d'une réaction humaine, il le savait, mais agir comme un véritable chien était dégradant. Il restait un sang-pur au fond et quitte à avoir une réaction humaine, autant l'assumer jusqu'au bout. Surtout qu'il considérait son geste comme étant un geste galant et polit. Mais la jeune demoiselle ne l'avait pas vu faire et il ne put que pousser un soupir. Savoir s'il s'agissait de soulagement ou de dépit n'était pas sa priorité et il préféra ignorer, arrêter ses réflexions.

La sorcière venait de s'approcher et se mit à caresser sa tête, rapidement. C'était un geste agréable qu'il avouait adorer et il ne put donc s'empêcher de fermer les yeux, à nouveau, cette fois-ci sous le plaisir procurer par la main de la demoiselle. Mais il dut les rouvrir rapidement, lorsqu'il entendit la voix de la jeune femme et sentit sa patte être soulevée. Il fut surpris lorsque la première chose qu'il vit furent les yeux marron de la jeune femme. Il avait l'impression de s'être trahit. Une chaleur familière vint envahir les muscles de son corps sans qu'il ne s'y attende. Ses transformations étaient devenues de plus en plus instinctives au fur et à mesure, beaucoup moins douloureuses, beaucoup plus rapides, mais celle-ci n'était absolument pas consciente et avant même qu'il ne le sache, il était assis là, sa main posée entre celles de l'inconnue, humain et même s'il était habillé, il se sentait nu. Il ne la connaissait pas, mais il venait de lui révéler un secret, celui qu'il n'avait jamais révélé à personne, pas même sa soeur. « Ça ira, merci. » répondit-il alors simplement, en sortant sa baguette de sa poche avant de retirer sa main de l'emprise de la jeune femme. Un episkey plus tard et la blessure était refermée, mais la désinvolture d'Emmett commençait à fondre comme neige au soleil. « Vous venez souvent voler par ici ? » demanda-t-il dans une tentative désespérée de garder une once de son attitude habituellement décontractée.


Dernière édition par Emmett H. Flint le Lun 24 Sep 2012 - 21:41, édité 1 fois
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Jeu 16 Aoû 2012 - 15:44

Eireann regarda bêtement la main humaine qui venait d’apparaître entre les siennes. Le contact l’électrisa et elle ne put qu’avoir un mouvement de recul tandis que l’homme ayant remplacé le chien soigna mieux sa blessure à l’aide de sa baguette. Elle ne comprenait pas bien ce qu’il venait de se passer ou bien, au contraire, elle ne le comprenait que trop bien et n’aimait pas ça du tout. Elle venait tout bêtement de griller sa couverture d’animagus… Qui était au courant pour ça ? Scarlett et la jeune O’Ryan ? C’était à peu près tout. Et maintenant, un inconnu savait aussi… Est-ce qu’il était du côté de Kark ? Est-ce qu’il allait la dénoncer ? Allait-elle se retrouver inscrite sur le registre officiel des animagus ? Son cœur s’emballa, sa respiration se fit hasardeuse et elle sentit l’angoisse la prendre aux tripes…

Et puis là, sans qu’elle ne s’y attende, le type mystérieux engagea la conversation. Non mais… Sérieusement ? Elle venait de se transformer devant lui et c’était tout ce qu’il trouvait à lui dire ? Elle réalisa alors que la réciproque était vraie : lui aussi était un animagus et il s’était transformé devant elle. Est-ce que c’était un moyen de lui faire comprendre qu’ils avaient un secret en commun à garder ? Eireann le scruta pour tenter de déchiffrer son regard, sa posture, son ton, ses mimiques… Et elle remarqua que le visage – plutôt agréable à regarder d’ailleurs – du jeune homme ne lui était pas inconnu. Elle fouilla dans sa mémoire pour mettre un nom sur ce beau minois mais son esprit était encore confus par la situation. Ah oui, il venait de lui poser une question. « On va dire que je viens régulièrement depuis… le retour des beaux jours. » Elle avait failli lui dire depuis qu’elle était revenue travailler à Poudlard mais alors, il aurait eu quelques indices qui lui auraient permis de remonter jusqu’à son identité. Elle n’aimait pas cette situation, pas du tout même.

Elle ramassa ses affaires et – le cul toujours posé par terre - se releva enfin. Elle épousseta ses habits, passa son sac sur son épaule et planta son regard avec conviction dans le sien. « Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ce que vous venez de voir, il va falloir le garder pour vous. Je ferai de même de mon côté. Je… » Elle hésita quelques instants mais, sans qu’elle sache pourquoi, elle vit quelque chose dans le regard du jeune homme qui lui dicta de lui faire confiance. Un peu tout du moins. « Je ne suis pas déclarée et je ne tiens pas à l’être. Je ne pense pas que vous le soyez non plus d’ailleurs : je connais la liste par cœur, du moins, je la connaissais jusqu’en septembre… » C’était un peu son boulot. Du moins, ça l’avait été du temps du Ministère et c’était bien pour ça qu’elle avait pu se débrouiller pour être discrète.

Elle inspira un grand coup avant de tendre la main vers l’inconnu qu’elle aurait pu jurer connaître. « Eireann Callaghan. » Elle se mordit la lèvre. Pourquoi avait-elle osé aller si loin ? Pourquoi avait-elle l’impression de pouvoir en dire autant à ce type ? Etait-ce son sourire ? Ou bien ses yeux emplis de mystère ? Ou encore ces petites fossettes à croquer ?

Eireann ne savait pas ce qui faisait qu’elle se sentait en présence d’un allié mais c’était comme ça qu’elle voyait les choses. Et puis la sensation de picotement dans sa main suite au contact de la peau de ce type ne l’avait pas encore quittée…



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Ce message a été posté Mar 4 Sep 2012 - 16:05

C'est avec une curiosité sans nom qu'il observait le moindre geste de la jeune femme. Ses traits ne lui étaient pas étrangers, mais fouiller dans sa mémoire ne lui servirait à rien. Il doutait avoir jamais connu son appellation. Peu importait, il rentrerait chez lui avec un secret. Celui d'avoir vu une femme nue à son insu. Quel homme pouvait bien avoir vécu ça ? Cette pensée lui donnait l'impression d'être un pervers et dans un sens, il savait qu'il l'était. Cette rencontre impromptue sous forme animale avait provoqué l'éveil des instincts qui, d'ordinaire, sommeillaient en lui. Attraction physique, désir d’impressionner, souhait de domination … si son travail était très éloigné des animaux, des bêtes et de quelconques créatures, il n'en restait pas moins cultivé et savait reconnaître l'instinct animal lorsqu'il apparaissait. Tout en lui, lui criait de se contrôler. À présent sous forme humaine, cela serait plus simple, mais si elle continuait de le regarder ainsi, il ne savait pas si cela pourrait durer.

« On va dire que je viens régulièrement depuis... le retour des beaux jours. » La marque d'hésitation ne lui avait pas échapper, mais il acquiesça d'un signe de tête, agissant comme s'il n'avait rien remarqué. Dans son esprit, il comprenait son hésitation. À ses yeux, il n'était qu'un étranger qu'elle ne connaissait ni d'Eve ni d'Adam, pourquoi lui confierait-elle des choses ? D'un autre côté, sa curiosité à jamais insatisfaite le poussait à se demander ce que voulait dire le retour des beaux jours. Il était évident que le mot été, était le plus approprié pour traduire ces mots, mais n'y avait-il pas un sens caché ? Trop de réflexion, trop de questions. D'un clignement de l'oeil, il balaya tout pour ne laisser dans sa tête qu'une seule interrogation. Qui était-elle ?

Lorsqu'elle se releva, dans un geste bien maladroit, la lueur de curiosité qui avait jusque là éclairé ses yeux, était devenue une lueur amusée. C'était assez étrange qu'une personne semblant ne pas pouvoir passer de la position assise à relevée sans difficulté, puisse se transformer en un animal aussi gracieux - bien qu'immonde - que la harpie féroce. « [color=olivedrab]Je ne vais pas y aller par quatre chemins. Ce que vous venez de voir, il va falloir le garder pour vous. Je ferai de même de mon côté. Je... » Toujours assis par terre, il la laissait volontiers le dominer de sa taille. Cela ne le gênait pas de devoir lever la tête pour pouvoir la regarder dans les yeux. Son instinct animal se rendormait, laissant place au jeune homme moqueur qu'il était habituellement. Il ne pouvait cependant nier que sa présence le rendait agiter, l'empêchant ainsi de pouvoir rester désinvolte. Miss Malefoy rirait bien si elle avait eu le malheur d'être présente. « Je ne suis pas déclarée et je ne tiens pas à l’être. Je ne pense pas que vous le soyez non plus d’ailleurs : je connais la liste par cœur, du moins, je la connaissais jusqu’en septembre… » Ah. Et ainsi vint la révélation. Il avait donc eu raison de lui faire confiance et de se transformer devant elle. Il étira ses lèvres dans un sourire amical et lorsqu'elle lui tendit sa main pour se présenter, il ne put retenir un éclat de rire. D'une impulsion de ses mains sur le sol, il se redressa, minimisant ainsi la différence de taille. S'il ne faisait pas un mètre quatre-vingt-dix, il dépassait tout de même Eireann de quelques centimètres. Nettoyant ses doigts sur son pantalon, il lui serra la main. « Emmett Flint. Je ne suis pas plus déclaré que vous et ce n'est pas dans mes intentions non plus. Considérez donc mes lèvres scellées. »

Relâchant une nouvelle fois sa main, le jeune homme passa les siennes sur ses fesses pour nettoyer son pantalon de toute terre ou toutes feuilles. Tranquillement, le nom d'Eireann faisait son bout de chemin dans l'esprit d'Emmett. Ce n'était pas un nom qui lui était inconnu finalement. Et en la regardant de plus près, il revoyait les journées, les soirées dans la salle commune, les matchs de l'équipe de Poufsouffle et un nouveau sourire fit son apparition sur le visage du jeune homme. « Je me souviens ! Vous … je me permet de te tutoyer … tu étais dans l'équipe de Quidditch de Poufsouffle non ? Avec ta cousine ? C'est ce qui m'a donné envie de tenter ma chance en troisième année. » Il n'avait pas été pris, mais ça, c'était une autre histoire.

Un autre souvenir s’éveillait aussi, cependant. Il avait entendu des rumeurs, comme quoi une Ordre du Phénix avait été enlevée le jour de l'attaque du manoir Kark, il avait entendu le nom d'Eireann Callaghan être murmuré. S'agissait-il de simples rumeurs ou bien de la réalité ? D'expérience, il savait que les rumeurs avaient le pouvoir de détruire une réputation et une famille et ne voulant pas la blesser au cas où ce serait la vérité, il garda le silence. De toute manière, comment pouvait-il savoir qu'elle était de l'Ordre ? Il savait qu'elle n'était pas Héritière, mais elle pouvait tout aussi bien être non affiliée. La dernière solution lui glaçait le sang et n'avait pas traversé son esprit qu'il s'en était débarrassé. Ce n'était pas de ses affaires, de toute façon.


Dernière édition par Emmett H. Flint le Lun 24 Sep 2012 - 21:42, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mer 5 Sep 2012 - 19:27

Le soulagement ! Quelle sensation agréable... Ce n'était pas souvent que ça lui arrivait de voir les choses s'apaiser de la sorte. Eireann savait qu'elle devait en profiter, qu'elle devait savourer cet instant qui, pour une fois, n'avait rien de compliqué pour sa vie. Une rencontre sans conséquence, voilà qui avait de quoi lui faire un bien fou. Il n'était pas déclaré, elle non plus et ils n'allaient pas se dénoncer l'un l'autre... Que demander de plus ? Rien. Rien si ce n'était l'espoir d'avoir enfin trouvé quelqu'un sur qui se décharger de ce terrible fardeau. Parce qu'elle avait laissé tomber toutes ses barrières quand il lui avait sourit et qu'il lui avait rappelé qui il était... Le nom lui disait vaguement quelque chose mais par contre, le regard lui parlait : elle se souvenait de l'essai d'une petit jeunot lors de sa dernière année à Poudlard...

Emmett Flint. Poufsouffle. C'était dur de mettre le reste du visage sur ce nom : le regard n'avait pas changé mais le reste... Il était passé d'un gamin qu'elle n'avait même pas remarqué, obnubilée à l'époque par Keenan O'Broin, l'amour de sa jeunesse aujourd'hui terminée... Elle n'avait que vingt-cinq ans et pourtant, elle se sentait vieille. encore plus en voyant que des gosses comme flint étaient devenus des hommes... Séduisants de surcroît. Elle se sentit rougir à cette pensée. C'était effectivement ce qu'il était, séduisant avec son regard noir, sa mâchoire carrée et son air si... Avenant désormais. Elle avait été nue devant lui et ce n'était même pas de ça qu'elle rougissait ! Quelle logique. Elle essaya de cacher sa gêne mais c'était peine perdue. De toute façon, elle était comme ça et n'y pouvait rien : elle passait toujours pour plus cruche qu'elle ne l'était. Quoi qu'elle l'était peut-être pas mal au fond. « Ah oui ! A l'époque tu étais plus... Moins... Enfin... tu me comprends... » Elle tripotait la lanière de son sac comme une adolescente, ça n'allait pas fort là.

Est-ce que c'était ses hormones ? Le partage du même secret ? Le manque de... contact physique ? Parce que tout de même, elle n'avait pas été touchée par un homme depuis... Alex Fuller. Alex Fuller le psychopathe que son collègue Sullivan Autumns avait tué de sang froid. C'était tout sauf très sain comme histoire. Tout ça pour dire qu'elle était peut-être en... Manque ? Elle se mit à rougir de plus belle. Elle n'avait jamais ressenti ça avant. Enfin si, une fois, quand elle s'était retrouvée dans le bac à douche de Fuller, quasiment nue, après avoir frôlé la mort... C'était la même chose là, non ? Elle avait été nue, elle avait eu peur d'être dénoncée comme animagus non déclaré. Oui, ça devait être le choc, tout ça, elle n'était pas vraiment en manque, elle ne faisait que réagir à une situation qui aurait pu être tendue... Arrête de te voiler la face Callaghan, il te plait le p'tit Flint.

Eireann ne savait pas quoi faire pour reprendre pied. Pense à l'image du Lord. Rien de Sexy là-dedans. Pense à Travers, cette connasse de Travers. Pense aux bestioles... aux éruptifs, comme avec Fuller... Merde... Elle s'était mis cette idée de manque dans la caboche et ça n'allait pas partir comme ça. Foutue réflexion à la noix. « Et tu as fini par l'intégrer, l'équipe de Quidditch ? » Ah oui, parler de Quidditch c'était mieux, comme lorsqu'elle en faisait et qu'il n'y avait rien de sexy à se battre avec des batteurs, des cognards, des souafles, à regarder les adversaires sur leurs balais, à croiser les gars de l'équipe dans les vestiaires... Merde... Elle essaya de changer de position, de balançant d'un pied sur l'autre et manquant de peu de se faire un croche-patte toute seule... Non mais comment avait-elle pu être aussi douée sur balai alors qu'elle était la pire des catastrophes ayant jamais foulé la terre ?

Elle avait envie de se retransformer pour s'envoler loin d'ici avec ses joues rouges, sa petite sensation de picotement dans le ventre et ses bouffées de chaleur. Parce que oui, en plus de tout ça, c'était l'été et il était plus que normal qu'elle ait chaud, non ? Non ? Ah beh peut-être pas à ce point, fallait pas non plus pousser mémé dans les orties : on était en été, certes, mais c'était l'été du fin fond du Nord de l'Angleterre quoi... Et sinon, une conversation n'ayant aucun rapport avec son état de gamine en pleine découverte de sa sexualité, c'était possible ? Non ? Bah tant pis...

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Ce message a été posté Lun 24 Sep 2012 - 21:40

Rares étaient les personnes à qui il portait un intérêt quelconque. S'il fallait en citer il n'aurait que trois noms à la bouche : Ophelia, sa soeur, Graham, son meilleur ami et Malefoy, la brise-puffapod de service qui ne cessait de l'émerveiller tellement elle avait un esprit étroit. À cette liste, il pouvait à présent rajouter Eireann. Voir une femme nue le rendait toujours intéressé, il ne fallait pas méprendre sa politesse et sa désinvolture pour de l'asexualité, mais c'était bien plus que ça. Il se souvenait un peu plus d'elle, à mesure que les secondes passaient et même s'il savait qu'elle ne l'avait jamais remarqué, lui l'avait bien vue. On ne pouvait pas parler de fantasmes, mais pour un pré-adolescent, le sujet de la fille attise toujours une certaine curiosité, surtout lorsque les hormones se mettent à travailler et il n'y avait pas à dire, que ce soit à 17 ans ou à 25 ans, elle était toujours aussi bien gaulée. Et il ne fallait pas la voir nue pour le savoir.

Voyant les joues d'Eireann rougir, Emmett leva un sourcil sous la curiosité. À quoi pouvait-elle bien penser pour provoquer cette réaction ? Avait-elle honte de s'être exhibée de cette manière ? Il avait bien envie de lui dire qu'il ne fallait pas avoir honte d'un corps pareil, mais il risquerait de la mettre mal à l'aise. Il était plus jeune, il avait envahi son territoire, en avait profité pour se rincer l'oeil, mais pire encore, elle risquait de croire qu'il ne voulait que la mettre dans son lit. Ce n'était pas forcément faux, mais cela serait une erreur sous tous les points de vue possibles. Elle n'était pas sang-pur, elle était plus âgée et elle n'était pas héritière. Ce n'était pas comme s'il avait l'intention de l'emmener aux dîners de famille - il la connaissait à peine, ses parents ignoreraient probablement tout de son existence et il ne comptait pas l'épouser de toute manière. Mais il ne cachait jamais rien à sa soeur et elle ne serait pas plus d'accord que les paternels. Si elle était plus facile à vivre qu'eux, elle restait à cheval sur les règles. Rabat-joie.

« Ah oui ! A l'époque tu étais plus... Moins... Enfin... tu me comprends... » « Jeune ? » demanda-t-il, sourire éternellement présent aux lèvres. « C'est vrai qu'à 13 ans, j'étais pas très imposant. » Pour ne pas dire tout rikiki. S'il n'était pas forcément petit - qui irait dire que le mètre soixante-dix-sept était petit ? - il ne pouvait pas nier que sa poussée de croissance avait été un peu tardive. À l'époque de sa troisième année et donc de la dernière année d'Eireann, il n'avait gagné que quelques centimètres sur sa taille de première année et n'avait donc qu'une apparence de petit gringalet fragile. Pas des très bons souvenirs. Et encore une fois, la jeune femme en face de lui se mit à rougir. Avait-il dit quelque chose qu'il ne fallait pas ? Fait une allusion quelconque à l'attraction qu'il avait pour elle ? Il n'était pas très doué pour le self-control, mais quand même, il n'était pas aussi inconscient que cela. « Et tu as fini par l'intégrer, l'équipe de Quidditch ? » Son sourire s'étira pleinement, laissant apparaître ses dents. « En cinquième année. Au poste de gardien. » Mais s'il en était fier – oui, toujours – parler Quidditch et de ses années à Poudlard n'était pas ce qui l'intéressait vraiment.

Ce qu'il voulait vraiment savoir, c'était pourquoi elle rougissait, pourquoi elle se balançait sur un pied, puis sur l'autre. Si le fait qu'Eireann était foutrement bien foutue, n'avait pas encore été établit, il aurait peut-être pu qualifier son attitude de mignonne, mais le terme n'était pas correct. Quoiqu'il en soit, Emmett ne voyait que deux raisons à ce comportement. Soit elle avait besoin d'aller aux toilettes - ce qui aurait tout cassé de l'image qu'il avait d'elle - soit elle avait envie de toute autre chose et il ne fallait pas être un Serdaigle pour savoir quelle était l'option qu'il préférait. Surtout si c'était lui qui avait l'occasion d'assouvir ses pulsions. Lorsqu'elle manqua de se faire tomber toute seule, il ne put réprimer son sourire amusé et quelque peu moqueur. « Besoin d'un matelas pour amortir la chute ? » Et avec de la chance, elle comprendrait son sous-entendu.
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Lun 24 Sep 2012 - 23:08

Par la goule du grenier de la grange, qu'est-ce qu'il avait un sourire à se damner ! Eireann était plus perdue dans la contemplation des petites fossettes qui se creusaient sur ses joues, que pendue à ses paroles. Et encore, même le ton de sa voix avec quelque chose de... Sexy. C'était ça, ce mec était juste extrêmement attirant et elle, elle était extrêmement perturbée par ses hormones. Mais qui pouvait lui en vouloir après tout ? A qui allait-elle devoir rendre des comptes ? A personne parce qu'elle ne devait rien à qui que ce soit. Elle se sentait si mal depuis si longtemps que cette sensation que la seule chose importante du jour était de savoir si elle avait l'air ridicule ou non lui faisait du bien. Elle en se demandait pas si elle allait mourir aujourd'hui, elle ne se demandait pas si ses proches allaient souffrir de leur situation, elle ne cherchait pas à se méfier de tout et n'importe quoi... Non, elle avait juste en tête ce si charmant sourire et ces yeux tellement... rieurs. Eireann se demandait quand et où elle avait vu un regard aussi dénué d'inquiétude.. Et elle ne s'en souvenait pas. Il fallait qu'elle lui demande d'où il sortait un tel sourire... Enfin, en tant que spécialiste des plantes, bien sûr, puisque des dents blanches ne pouvaient être dues qu'à une mixture spéciale. En tant que spécialiste mon oeil ouais !

Elle ne put s'empêcher de sourire à son tour lorsqu'il l'aida à ne pas s'écraser et sol... Et rougit de plus belle lorsqu'elle comprit l'allusion. Oui, ses hormones la travaillaient mais elle n'était pas la seule. Ce rentre-dedans sans gêne lui rappelait... Alex Fuller, l'apollon qui lui avait ouvert les bras et surtout la porte de sa douche puis de sa chambre lorsqu'elle avait eu besoin de contact physique. Et là, un an après, alors que le dernier contact qu'elle avait eu avec un homme était le long baiser que Keenan lui avait volé quelques semaines plus tôt - et auquel elle n'avait pu s'empêcher de répondre - elle se rendit compte à quel point elle avait besoin de chaleur humaine. « Parfois le matelas est superflu. Tu devrais te diversifier. Tu apprendrais sûrement des tas de choses très intéressantes. » dit-elle en un clin d'oeil bien tombé. au sommet de son audace, elle ajouta, le regard exprimant le fond réel de sa pensée. « Tu as déjà un professeur ou tu en cherches un ? » Et elle rougit à nouveau rien qu'en pensant à ce qu'elle venait de faire. Elle avait osé dire clairement à ce sexy guy qu'elle n'avait connu que comme un gosse des jaunes qu'elle était bien tenté par un petit encas où il serait le plat à dévorer. Les images qui lui venaient en tête là tout de suite n'avaient rien de très innocent et surtout, Eireann avait oublié à quel point son imagination pouvait être fertile.

***


Trois jours plus tard, elle était chez lui. Et c'était long, trois jours. Elle n'avait que peu dormi, se demandant si elle réussirait à aller au bout de ses idées - parce qu'il avait clairement les mêmes qu'elle - et cherchant surtout une faille dans cette histoire. Jusqu'à présent, Eireann n'avait pas trouvé un seul gros obstacle entre elle et Emmett. Elle était basique quatre et lui était pur donc ça restait légal, elle n'avait pas besoin de préserver ce qui lui avait été ôté depuis longtemps et qui de toute façon ne lui aurait servi à rien puisqu'aucune famille de sang-pur n'avait l'intention de la compter parmi ses membres, il n'allait pas lui demander quelles étaient ses idées politiques avant de lui ôter ses vêtements - parce qu'il fallait qu'il la déshabille pour mettre fin à ce supplice - et surtout, elle se souvenait de lui comme d'un jeune élève gentil et rieur. Il semblait l'être encore et c'était pile ce qu'il lui fallait.

Emmett Flint était drôle, charmeur mais surtout gentil. Pas gentil guimauve à dire oui à tout, non. Eireann ne savait pas trop comment le décrire en fait tellement son esprit était embrouillé par son regard, sa bouche, ses lèvres, sa langue ondulant au rythme de ses mots, langue qu'elle verrait bien lui parcourir le corps. Elle secoua la tête pour essayer de se raccrocher à la conversation, à ce qu'il lui disait mais c'était compliqué parce qu'elle avait compté, ça faisait plus d'un an qu'on avait pas réellement posé ses mains sur son corps - nu - et qu'Emmett l'attirait terriblement. Est-ce que ça avait un rapport avec leur nature d'animagus commune ? Etait-ce un instinct primaire qui faisait qu'elle avait envie d'arracher son t-shirt et de passer ses mains partout sur son corps qu'elle pouvait clairement définir comme bien dessiné sans avoir besoin de le voir ? « Tu as prévu quoi pour le dessert ? » Elle n'était plus elle-même... Ou alors si, elle l'était enfin, elle suivait son envie sans se poser de question, sans chercher à savoir si c'était la chose à faire ou non. Ils étaient là tous les deux pour une chose, elle était venue parce qu'il lui plaisait et qu'elle avait besoin d'oublier, d'oublier qu'elle pouvait encore sombrer à tout moment en allant demander à Keenan de la prendre, de la garder près de lui jusqu'à ce qu'il soit marié à une sang-pure qu'elle détesterait ensuite sa vie entière. Elle lui demanderait de la garder dans un coin, d'être sa maîtresse, juste pour avoir un bout de lui, parce qu'il n'y avait que lui... Mais là, ce soir, elle oubliait Keenan. Elle voulait que ce soit Emmett qui la prenne et qui lui rappelle ce que c'était que d'être une femme. Elle se disait qu'en apaisant ses hormones, elle pourrait plus facilement résister à Keenan et surtout, elle se détendrait et ça, elle en avait grandement besoin.

Ce n'était pas un vrai repas qu'il lui avait servi, juste de quoi grignoter un peu autour d'un verre. Et Eireann savait tout comme lui que le dessert n'allait pas être celui qu'on servait habituellement lors des repas. Elle posa alors sur lui un regard ravageur, accompagné d'un sourire bourré de sous-entendus... Le tout rougissant comme une gamine en fleur.

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Ce message a été posté Mer 21 Nov 2012 - 21:49

« Parfois le matelas est superflu. Tu devrais te diversifier. Tu apprendrais sûrement des tas de choses très intéressantes. » Le clin d'oeil l'avait laissé honteusement pantois. « Tu as déjà un professeur ou tu en cherches un ? » Partagé entre le choc et la surprise, Emmett n'avait pu réprimer un éclat de rire. La timidité d'Eireann s'était envolée et la nouvelle version lui plaisait tout autant. Elle était tout aussi intéressée que lui, aussi ne s'était-il pas gêné pour se rapprocher, envahissant ainsi l'espace vital de la jeune femme. « Qui a dit que j'avais quelque chose à apprendre ? » avait-il murmuré, penché sur la silhouette d'Eireann, ses lèvres frôlant son oreille. L'assurance était la meilleure des armes, mais il ne fallait pas se leurrer. Il n'avait que 20 ans et s'il n'était plus puceau depuis longtemps, il n'avait pas tant d'expérience que ça. La réponse à la question aurait donc dû être : j'en cherche un. Intéressée ? Mais il avait préféré prendre une toute autre approche. Et apparemment cela avait fonctionné, puisque 3 jours plus tard, elle était là.

Trois jours qui avaient paru être une éternité. Toutes les nuits il avait ressassé les instants passés dans la forêt et notamment les images d'Eireann, nue face à lui. Tous les jours il s'occupait du mieux qu'il pouvait en allant travailler, cachant tout à sa soeur et à son meilleur ami. Il n'avait rien à cacher, mais il ne servait à rien de dévoiler sa vie privée. Surtout lorsque ce n'était rien de sérieux. Il ne s'agissait que d'une nuit, de toute façon. Simplement de quoi soulager les pulsions naturelles qui les secouaient depuis leur rencontre. Voilà pourquoi le dîner fut rudimentaire. De quoi calmer les estomacs affamés et leur donner des forces pour ce qui suivrait.

L'attirance d'Eireann était lisible et si Emmett n'était pas aussi sûr de lui, il aurait rougi sous l'intérêt qu'elle lui portait, aurait agi avec modestie et aurait peut-être même refusé de la mettre dans son lit, mais le Flint était tout sauf modeste, aussi accepta-t-il les multiples regards rempli de sous-entendus de la Callaghan et pour ne pas paraître impoli, il les lui rendit, bien que de manière plus contrôlée. Elle avait beau clairement manifester ses envies, il voyait bien qu'elle n'était tout de même pas à l'aise avec ce qu'elle faisait. Les rougissements intempestifs étaient un signe qui voulait tout dire. Ça la rendait encore plus attirante aux yeux du jeune homme. Les images du corps nu d'Eireann ne l'avaient pas quitté de la soirée et il n'avait plus que cette folle envie de le revoir et de le toucher. « Tu as prévu quoi pour le dessert ? » Une lueur presque animale illumina le regard du jeune homme qui sourit. « Impatiente ? » Bien. Il l'était aussi. Son verre de whisky pur-feu abandonné sur la table, il se rapprocha d'elle dangereusement avant de s'emparer de ses lèvres presque violemment.

Le temps pour la gentillesse et la douceur était passé. Ils en étaient tous les deux au même point : prêts à imploser sous le désir. Il passa rapidement ses mains sous le haut d'Eireann et commença à lui caresser la peau avant de s'écarter et de le lui retirer. Quelques secondes s'étaient à peine écouler qu'il l'embrassait à nouveau, avec ce même désir animal. « Chambre » Parvint-il malgré tout à marmonner lorsqu'il s'écarta à nouveau pour respirer. Mais à peine eût-il le temps de se lever qu'elle recollait leurs lèvres. Résigné à l'idée de se décoller d'elle le temps d'arriver dans sa chambre, il recula et malgré les obstacles rencontrés, réussit à la tirer dans la pièce d'à côté. Ils n'auraient qu'à compter les bleus le lendemain.
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Ven 11 Jan 2013 - 22:59

La réaction furtive d'Emmett la laissa sans voix mais fit naître en elle quelque chose d'affreusement agréable. Elle se sentait désirable mais aussi pleine de désir. Elle en avait envie, lui aussi, tout était simple. Et un peu de simplicité dans son monde bien trop complexe n'était pas de refus. Elle le laissa dévorer ses lèvres d'un long baiser, se délectant de son goût, de son odeur, de la passion qu'il faisait naître en elle. Il passa ses mains chaudes sur sa peau, elle se sentit frissonner, elle en voulait encore, encore plus. Il s'arrêta, pourquoi ? Non ! Qu'il continue ! Elle se sentait brûler de désir et des remous dans son bas ventre la confortèrent dans son idée lorsqu'il fit tomber son haut, sans qu'elle ne proteste. Il s'arrêta à nouveau, juste pour dire un mot. Le mot qu'il fallait. Elle ne se serait jamais cru aussi frivole et pourtant, elle n'avait pas eu besoin de grand chose cette fois-ci pour succomber. Juste d'un échange de regards emplis de sous-entendus à Pré-au-Lard et ce rendez-vous.

Ne pas s'encombrer de sentiments, oublier les prévenances, laisser derrière soi les scrupules... Elle en avait envie, en avait besoin. Elle s'accrocha avec violence à ses lèvres, se laissant guider jusqu'à cette fameuse chambre pleine de promesses. Elle ne sentit pas les coups, elle ne remarqua pas les obstacles. Tout son esprit était obnubilé par le corps d'Emmett, par ses mains sur sa peau, ses lèvres dans son coup, sa propre main le caressant, l'apprenant un peu, juste en préambule, pour savoir, pour découvrir. L'arrivée sur le lit ne fut qu'une formalité, les pans de tissus restants furent remerciés, abandonnés un peu partout, laissés à eux-mêmes tandis que deux corps s'apprenaient, se cherchaient, se désiraient. Eireann se libéra, oublia tout ce qu'elle avait accumulé depuis trop longtemps. La tension s'échappait d'elle à chaque fois que son corps se tendait, à chaque fois qu'il la faisait frissonner. Elle oubliait tout. Elle goûta au plaisir qu'elle n'avait pas côtoyé depuis bien trop longtemps. Deux fois.

Lorsqu'ils eurent épuisé toutes les ressources, Eireann s'allongea, les yeux tournés vers le plafond, le drap la couvrant à peine pour ne pas amplifier la chaleur de son corps. Elle s'était révélée brûlante, autant que lui. Ils avaient franchi toutes les étapes à une vitesse vertigineuse et ça ne l'avait pas effrayée. Elle savait maintenant que c'était de ça qu'elle avait eu besoin, d'un moment de relâchement total, un moment où sa seule préoccupation était elle, son désir, ses envies. Et si le sexe était le seul moyen d'y parvenir, et bien soit ! Contemplant toujours le plafond, l'irlandaise se demandait si c'était Emmett le déclencheur de tout ça ou si n'importe lequel des hommes qui se seraient révélés un brin attirant aurait pu faire l'affaire. Elle repensa avec nostalgie à Fuller, son amant d'une brève période, un mangemort. Elle avait eu du mal à se laisser aller avec lui. Pas la première fois - pour cause d'administration intempestive d'aphrodisiaque - mais après, quand elle s'était rendue compte que sans sentiment, c'était plus dur. Mais pourtant, avec Emmett, ça avait été simple. Et terriblement bon. Allait-elle en redemander ? Sûrement. « Il faudra qu'on se refasse un dîner un de ces quatre. » Lança-t-elle sans même y réfléchir. Elle en avait envie, elle n'avait pas dû être si mauvaise que ça pour qu'il revienne faire son oeuvre une seconde fois... Il y avait de quoi construire une relation intéressée des deux côtés, non ? Elle avait besoin de cette pause dans sa vie, et ce de façon régulière. S'il était volontaire, tout serait pour le mieux.

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