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Ce message a été posté Mer 27 Juin 2012 - 17:06

Qu’est-ce que je n’aurais pas donné pour sortir de ce maudit château. Je l’avais aimé pourtant, avec ses longs couloirs, sa grande salle bien décorée, son ambiance. Il avait été une deuxième maison, mais aujourd’hui, c’était une véritable prison. Je n’en pouvais plus de ces tableaux qui vous examinaient quand vous passiez, de ces déjeuners fastueux mais de plus en plus indigestes, de ces règles. De Selena Lewis, enfin. Là, j’étais prêt à tout pour passer ne serait-ce que quelques minutes en dehors du domaine de Poudlard. Un petit dix secondes à respirer un autre air, là où chacun de vos gestes n’était pas épié. Tenir ma baguette entre mes mains pour un instant, pouvoir échanger quelques mots avec mes parents. N’importe quoi pour me sortir de cette interminable routine. Certes, j’avais plusieurs amis chez les Ombres, cela rendait l’attente moins pénible, mais il restait que fréquenter les mêmes personnes en tout temps n’était pas des plus agréables. Venait un moment où nous n’avions plus rien à dire, plus rien à faire. Les activités étaient limitées, dans ce satané château.

J’avais quitté le groupe de Serpentard, ennuyé. La conversation en étant rendue aux noms que porteraient nos futurs enfants ( à moins que notre chère directrice ne finisse par avoir l’idée de nous empêcher de nous reproduire, nous les sales Ombres ) j’avais décidé qu’il était temps que j’aille prendre l’air. D’ici dix minutes, ils parleraient probablement des noms de leurs futurs animaux de compagnie, tant qu’à y être. Ça ne m’intéressait pas. Il y avait tant de plus à faire. Chercher un moyen de s’évader, par exemple ! Ça, je savais que c’était peine perdue. Depuis que certains des nôtres s’étaient échappés, je n’y pensais même plus. Nous avions eu une chance et je l’avais manqué, par la seule faute de quelques héritiers stupides. Non, il fallait chercher autre part. Si nous voulions sortir d’ici, il allait falloir de l’aide de l’extérieur, mais pour cela, nous devions être préparés. Savoir qu’ils viendraient, quel était le plan, tout ça. Tout ce qui nous manquait cruellement, nous, les pauvres élèves sans baguette, sans voix, sans rien.

Hélas, pas de cheminées, pas de baguettes. Aucune possibilité magique ou aérienne. Ma pauvre chouette était délaissée, peut-être qu’elle était retournée chez mes parents, les serres vides, mais qu’au moins ils s’occupaient bien d’elle. C’était tout ce que je pouvais souhaiter. Si seulement je trouvais un moyen de faire parvenir un message…peut-être que les hiboux n’étaient pas les seuls à pouvoir le faire ? Par la fenêtre, je regardai la grande forêt qui longeait Poudlard. Il devait bien y avoir une créature, là-dedans, qui pouvait nous aider, bon sang ! Il fallait seulement trouver comment. En soupirant, je me retournai. Mon cerveau était comme engourdi, incapable de réfléchir convenablement. La conséquence, probablement, de l’interdiction de participer aux cours les plus intéressants. Comme si la botanique pouvait développer mon génie !

D’un pas vif, je me dirigeai vers la grande salle. L’heure du repas arrivait et même si je n’avais pas vraiment faim, notre présence était notée et l’heure de notre arrivée calculée à la seconde près. Je n’avais pas envie de me faire crier après, ni d’être puni simplement parce que je ne suivais pas les horaires. Il me restait encore une bonne demi-heure, mais je n’avais rien d’autre à faire, de toute façon.

Au détour d’un couloir, je croisai une de mes compatriotes, une Serdaigle que je nommais Lou, parce que son vrai prénom était trop long. Elle avait une enveloppe à la main, essayait visiblement de faire quelque chose avec elle. Je l’entendais murmurer, mais j’étais trop loin ; je m’approchai un peu plus, pour l’entendre prononcer des sorts censés rendre indétectable. D’accord, je voyais ce qu’elle voulait faire. Rendre l’enveloppe invisible, pouvoir l’envoyer sans que personne ne se doutât de rien. Bonne idée, mais sans baguette, c’était impossible.

« Tu perds ton temps, fis-je, moqueur. J’ai déjà essayé, ça ne fonctionne pas. »
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Ce message a été posté Mer 27 Juin 2012 - 22:56

Lou-Elisabeth croyait dur comme fer qu'elle arriverait à trouver les baguettes magiques. Elle avait deux mois devant elle, et elle avait moyen d'obtenir des informations. Elle se savait intelligente et douée, et se faisait confiance pour déjouer les pièges qui risquaient de s'offrir à elle. Sa quête s'annonçait plutôt positivement, pour le moment. Elle faisait traîner les choses en longueur mais le faisait plus ou moins volontairement. Elle ne voulait surtout pas s'abrutir dans cette mission. Elle refusait de prendre le risque de perdre toute prudence et de se faire prendre, ou pire encore de s'y jeter corps et âme, ce qui aurait été désastreux dans le cas d'un échec. Depuis cinq mois maintenant, la Serdaigle avait compris que le moral était devenu sa force la plus importante, et elle s'efforçait de le préserver autant que faire se peut. En vérité, elle se faisait confiance. La seule chose qui l'effrayait était d'avoir besoin de sa baguette, justement, pour sortir de sa cachette... sa baguette. Ce qui aurait été une situation quelque peu ironique et particulièrement frustrante.

En attendant, elle essayait d'autres choses, dans lesquelles elle s'investissait moins mais aussi un peu moins illégales. Un peu seulement dans la mesure où elle tentait tout de même de s'affranchir de la prison qu'était devenu le vieux château, mais de manière moins flagrante. La dernière en date était de trouver un moyen pour envoyer un message à l'extérieur. De toute façon, maintenant, ils ne pourraient plus s'enfuir d'eux-mêmes et il faudrait attendre des supports en dehors de Poudlard, mais sans communication cela devenait très laborieux, forcément. La dernière idée en date que la jeune fille avait eu était de rendre l'enveloppe invisible. Ainsi, il n'y avait aucun risque de contrôle.

Mais allez rendre quelque chose invisible sans baguette, vous !

Cela faisait deux jours que Lou-Elisabeth marmonnait des sorts dans sa barbe à l'encontre d'un bout de papier qu'elle tenait dans sa main, mais elle savait que ça ne fonctionnerait pas, pour la simple et bonne raison qu'elle était convaincue de ne pas y arriver, quand bien même cela aurait été possible. Parfois lui venait d'autres idées de compositions de sort et elle s'arrêtait au beau milieu de sa marche, fixant intensément le parchemin et enchaînant les mots au rythme de son inspiration, mais pas un tremblement de magie ne la secouait. Elle se faisait l'illusion d'être une Moldue s'essayant aux sortilèges de la Wicca.

Une voix la perturba dans sa concentration. Elle souffla la dernière idée qu'elle avait eu, sans davantage de résultats, puis daigna lever la tête. Sa moue s'accentua légèrement lorsqu'elle reconnut Wynter, Wynter qui était convaincu qu'elle était responsable de son échec dans le Poudlard Express alors qu'il était simplement un incapable en duels magiques.

- Je sais. Si j'avais ma baguette, j'y arriverais. Mais si j'avais ma baguette, il y aurait quantités de solutions plus simples que j'aurais déjà appliquées.

Elle poussa un soupir.

- Et tu as essayé quoi d'autre ?

Peut-être qu'en croisant leurs idées, ils trouveraient une solution.
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Ce message a été posté Lun 2 Juil 2012 - 23:28

J’acquiesçai, un peu machinalement. La plupart du temps, je n’écoutais pas ce que les gens racontaient, parce qu’ils n’avaient pas grand-chose à dire. Enfin, si la Serdaigle cherchait à communiquer avec l’extérieur, je n’allais pas m’en plaindre. Ils étaient supposés être les plus intelligents, après tout – malgré ce que Higgs pouvait dire, je croyais en la répartition et en les qualités des maisons de Poudlard. Sauf que, comme elle disait, sans baguette, on n’allait nulle part. Nous n’étions pas formés à faire de la magie sans nos instruments ! C’était peut-être possible – quand on était jeune, après tout, nous le faisions bien. Mais comment condenser l’énergie…aucune idée.

« Si j’avais ma baguette, je ne perdrais pas mon temps avec ça. Je torturerais jusqu’au dernier imbécile qui se dresserait devant moi et je sortirais de ce château. Point. »

Peu m’importait que la directrice soit beaucoup plus forte que moi. Une fois bien déterminé, on pouvait faire bien des choses. Mourir serait sans doute préférable à notre situation présente, d’ailleurs. J’étais certes radical, mais je détestais être prisonnier-libre. Donner l’illusion qu’on allait comme on voulait, alors que nous étions si restreints…Je soupirai, me rendant compte qu’elle attendait une réponse à sa question.

« Je te déconseille fortement d’essayer de recréer de la poudre de cheminette maison. Aucun sort ne fonctionne et les elfes refusent de nous aider. »

Au moins, ces derniers avaient eu la gentillesse de ne pas me rapporter à la directrice et j’avais échappé à une punition. J’avais espéré qu’un de ceux-là serait venu en cachette, mais il semblait qu’ils étaient soient fidèles à la directrice, soit liés par quelque chose qui les empêchaient de trahir. Je me laissai tomber sur le sol, genoux repliés, réfléchissant toujours. Je n’étais pas le seul désespéré. Peut-être qu’en joignant son intelligence et ma détermination, notre puissance, nous arriverions à quelque chose. Nous ne nous nuirions peut-être pas, cette fois.

Mes doigts sur le sol notèrent la fine poussière. Inutile – sauf pour salir mes beaux habits noirs. Ce n’était pas avec la poussière qu’on faisait des messages ! Sauf, évidemment, si on en avait assez pour faire un message que quelqu’un pouvait lire en survolant le château. Impossible, quoi. Non, plus j’y pensais, plus je sentais que la réponse était magique, mais simple. Animale, peut-être. Si seulement j’avais pu être fourchelangue ou ami avec un dragon !

« Je me demandais s’il n’y avait pas quelque chose dans la forêt qui pourrait nous aider…après tout, ils ont toujours dit qu’il y avait des tas de choses étranges là-bas. »

Enfin, étrange ne voulait pas dire pratique. Une fourmi ne nous servirait pas à grand-chose, mais quelque chose d’intelligent, d’assez petit…Je ne voyais plus d’autres solutions.
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Ce message a été posté Dim 15 Juil 2012 - 5:12

[Je suis désolée, c'est nullissime >.<]

Je haussai les épaules.

- Il semblerait qu'aucun Ombre ne soit capable d'imposer ses idées par le débat mais préfère employer la force. C'est sûr, c'est plus rapide et plus facile. Et après on s'étonne d'être discrédité.

Pour qui croyais si fort en la justice, que mes idées appartiennent à une faction qui était à la limite du terrorisme - qui l'était franchement en réalité, mais jamais mes œillères n'auraient pu tomber à ce point - était souvent très difficile à vivre. Rien que la manière dont nous avions obtenu le Ministère m'étranglait de rage. On ne pouvait pas asseoir son pouvoir sur un coup d'état ! Bon, d'accord, historiquement, des tas de grands dirigeants y étaient arrivés. Mais pour moi, ça ne se faisait pas, point. Ça vous ôtait toute crédibilité. Mais évidemment, en temps de guerre, tout le monde s'en fichait un peu de ça. J'eus un petit rire sans joie aucune à sa phrase suivante.

- Bien noté. De toute façon, même sans le Ministère, Lewis s'est forcément arrangé pour avoir le contrôle des cheminées. Sinon on serait hors d'ici depuis longtemps. Dehors, ils en ont, de la poudre de Cheminette.

Ma voix était amère et cachait le reproche que nous avions tous dans notre cœur à propos des nôtres.

Que faisaient-ils ?

Pourquoi n'étaient-ils pas déjà venus nous libérer ?

Je songeai à Victor, à Marion, et mon cœur se serra. Tous mes peu nombreux amis étaient partis en février. Et moi j'étais encore coincée ici. C'était absolument affreux.

- Dans la forêt ?

Je restai songeuse. Les cours de soins aux créatures magiques étaient l'un des rares qui me restassent, aussi repris-je soigneusement en ordre toutes mes connaissances, les triant, les classant, les évaluant. Utilité, fiabilité, dangerosité. Un rire nerveux me secoua.

- Mais qu'est-ce que tu veux faire dans la forêt ? Apprivoiser une Acromentule ?

Il était hors de question que je m'approche de ces horreurs, même avec ma baguette d'ailleurs. Et puis mon visage s'éclaircit soudain.

- Attends. Tu as raison. Il y a des créatures déjà apprivoisées dans la forêt.
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Ce message a été posté Mar 17 Juil 2012 - 17:11

« À ce que je sache, Selena Lewis n’a pas beaucoup discuté avec nous avant de nous priver de nos baguettes, de nos cours ou de notre liberté. Le temps des débats est passé depuis longtemps en ce qui me concerne. »

Dans un univers hypothétique où j’aurais ma baguette, de toute façon, je ne pourrais pas me permettre de discuter. Les professeurs étaient tous bien plus doués que nous – c’était pour cela qu’ils enseignaient et qu’on étudiait. Seule la surprise pourrait éventuellement nous aider à nous échapper. Sinon, rien n’y ferait. Pour ma part, si jamais j’avais une chance de sortir de ce maudit château, je ne la gâcherais pas en palabre inutile. Surtout pas en sachant que cela me ferait immédiatement envoyer aux cachots. Je tenais à ma vie et à ma dignité. Si pour cela il fallait que deux ou trois personnes soient blessées, tant pis. Toutefois, une alliée n’était pas à négliger. Si je tenais Lou responsable de l’avortement de ma fuite en février, elle pouvait peut-être m’aider aujourd’hui. Intelligence et détermination…peut-être que c’était la clef pour s’en sortir.

Je ris doucement lorsqu’elle me parla d’acromentule. Certes, l’idée était assez folle et puis ce n’était pas parce qu’on montait sur le dos de la bestiole qu’on pourrait nécessairement passer les protections du château. De plus, je m’imaginais très mal

« Eh bien, si nous étions chanceux, Lewis serait arachnophobe. »

Mais le petit instant d’euphorie passé, je repris mon sérieux, réfléchissant de plus belle. Les soins aux créatures magiques…ce cours m’avait toujours ennuyé. Je l’avais même laissé tomber après les BUSES, pour le reprendre cette année après qu’on nous ait retiré tout ce qu’il y avait d’intéressant dans nos horaires. Pourtant, aujourd’hui plus que jamais, il fallait que je me souvienne de nos leçons. Des niffleurs ? S’ils creusaient assez, ils pourraient peut-être nous faire un nouveau tunnel sous Poudlard. Encore fallait-il qu’ils acceptent de le faire. En leur promettant de l’or, ça pouvait aller…Mais ce serait long. Trop long et quelqu’un risquait de s’en rendre compte. Acromentules, non. Les licornes, on laissait tomber. Veracrasses ? Laissez-moi rire. Centaures, hypoggrifes ? Je séchais complètement. Heureusement, la petite Serdaigle semblait plus avancée que moi.

« Apprivoisées et capables de nous aider ? Lesquelles ? »

Parce que bon, des apprivoisées, il y en avait, mais encore fallait-il qu’ils aient la capacité de sortir de ce foutu château.
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Ce message a été posté Ven 3 Aoû 2012 - 10:25

Je ne cherchai pas à discuter plus avant avec lui. Déjà d'une parce qu'il n'avait pas vraiment tort, la directrice nous avait enfermés, nous n'étions ni plus ni moins que des otages et elle n'acceptait nul pourparler avec Mervyn Kark. Parce qu'il cherchait forcément à entamer des pourparlers, non ? Forcément ! Il ne pouvait pas nous abandonner aussi sous prétexte qu'il avait déjà récupéré ses enfants, comme trop le disaient ! Et puis de deux parce que de toute façon, j'avais beau estimer que combattre la violence par la violence ne ferait que nous enfoncer dans un cercle vicieux, au lieu d'utiliser la politique à bon escient, je savais que je ne le convaincrais jamais. Et je savais bien pourquoi : parce qu'en réalité, il avait raison, seule la force nous libérerait de Poudlard. Jamais Lewis ne nous laisserait partir.

- Non mais non. Même si elle nous accorderait tous nos désirs les plus fous sous la menace d'une de ces bestioles, il serait hors de question que je prenne le risque. C'est de la saloperie, ces bêtes-là.

Je ne savais pas bien pourquoi je relevais sa phrase alors que je savais pertinemment que ce n'était qu'une plaisanterie de désespéré. J'avais cette mauvaise tendance à tout prendre au sérieux qui s'accentuait encore quand j'étais de mauvaise humeur. Et j'étais TOUJOURS de mauvaise humeur depuis février. Quoi qu'il en soit, je doutais fort que la femme à la poigne de fer Selena Lewis daigne nous accorder notre liberté simplement parce que nous lui aurions mis une Acromentule sous le nez, aussi cette idée était-elle largement à écarter.

Et pourtant... Pourtant une autre idée venait de germer dans mon esprit. Une idée beaucoup plus raisonnable et moins risquée qu'une foutue araignée géante. Elle n'était pas vraiment sûre que ça puisse marcher... Pas vraiment sûre que cela permettrait de franchir l'enceinte créée par les dragons... Pas vraiment sûre non plus qu'ils réussiraient à transmettre un message via ce biais, d'autant qu'ils n'auraient aucun moyen de savoir si ledit message serait arrivé à destination. Mais c'était la seule solution qu'elle voyait.

- Le professeur Macnair m'en a parlé pendant l'année... Les Sombrals... Ceux de Poudlard sont dressés pour comprendre tout ce qu'on leur dit. Si on leur parle d'un lieu, ils comprennent et peuvent s'y rendre.Tu vois ce que c'est, un Sombral ? Ici, ce sont eux qui tirent les diligences à la rentrée...

Un sourcil froncé, l'autre en forme perplexe d'accent circonflexe, je marmonnai :

- Mais je ne peux pas les voir... Et étant donné le monde dans lequel on vit, on peut dire que j'ai de la chance... A moins que tu puisses les voir, ça va être coton pour les trouver.

    Wynter peut-il voir les Sombrals ?
    Oui : Bah, oui !
    Non : Eh... nan...


Dernière édition par Lou-Elisabeth Hofstadter le Ven 3 Aoû 2012 - 10:26, édité 1 fois
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Ce message a été posté Ven 3 Aoû 2012 - 10:25

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Ce message a été posté Sam 4 Aoû 2012 - 2:50

Le roulement de sourcils qui suivit sa remarque me parut pertinent. Évidemment que nous n’allions pas capturer une acromentule, je tenais encore un minimum à ma vie, pour ce qu’elle valait ces temps-ci. Visiblement, la petite Serdaigle n’était pas si intelligente que ça.

Bref, pour ma part, j’avais pas mal abandonné l’idée. On sortirait d’ici lorsque nos parents se décideraient à venir nous chercher, pas avant. Et même s’ils étaient sûrement assez puissant pour battre les quelques professeurs en s’y mettant à plusieurs, il restait le problème des champs de force de Poudlard et, bien entendu, des foutues bestioles que la directrice avait mises partout autour du château. Je ne savais même pas exactement qu’est-ce qui était là et je préférais me donner directement au Calmar géant que de le découvrir. Non, si nos parents, le Ministère – à condition que les Ombres soient toujours au pouvoir, pour ce qu’on en savait – ne pouvaient nous aider, alors qu’y pouvions-nous, pauvres petits enfants ?

J’allais prendre congé lorsqu’elle annonça qu’elle avait, peut-être, une idée. Bon, sympa, elle n’était peut-être pas si idiote. Les Sombrals, c’était une bonne idée. Encore fallait-il les trouver, mais au moins nous avions une piste. Un sourire arrogant se dessina sur mon visage.

« C’est bon Lou, j’écoute pendant les classes, je sais ce qu’est qu’un Sombral. »

Je me redressai pour bien la surplomber, dirigeant mon regard vers la Forêt Interdite. Ça allait être chaud de s’y rendre. Sans se faire prendre, s’entend. On pouvait toujours essayer de trouver un professeur qui ne les voyait pas, l’entraîner sous un prétexte quelconque et filer un message au Sombral. Mais bon, c’était on ne peut trop risqué – et ledit professeur risquait de trouver un peu étrange le fait qu’on se ballade avec de la viande crue sur le dos, comme ça, pour le plaisir.

« T’as de la chance, mon cousin m’a pour ainsi dire crever dans les bras. »

Ce n’était pas des moments dont j’aimais me souvenir. La guerre avait fait trop de victimes – la Keating qui s’était suicidé dans l’enceinte de l’école en était une bonne preuve. Mon cousin avait à peine 19 ans, il s’était trouvé pris dans une bataille entre Ombres et Héritiers. Il n’avait absolument rien à y faire, il ne faisait que passer. Un transplanage plus tard, les sorts violents et une désartibulation avaient eu raison de lui. J’avais failli faire une crise cardiaque à ma rentrée de quatrième année, quand les grandes bêtes noires étaient apparues sur le chemin. Elles représentaient la mort et si elles étaient plutôt gentilles, elles en avaient quand même l’apparence. Bon, oui, mais quand ? On attendait les élèves pour qu’ils emportent notre message en septembre ? Non, c’était trop loin. On risquait de se trahir, d’ailleurs. C’était maintenant ou jamais – ils ne pouvaient pas faire pire que de nous enfermer. Le temps était notre talon d’Achille, puisqu’il ferait accroître notre nervosité.

Dix minutes plus tard, nous ressortions des cuisines avec de beaux morceaux de viande bien juteux. Ce qui était bien avec les elfes, c’était qu’ils ne posaient jamais de questions. Oui monsieur, bien entendu monsieur, comme vous voulez monsieur. Ils savaient bien qu’on ne risquait guère de s’enfuir de Poudlard à l’aide d’une pièce de viande. Ils n’avaient donc pas à craindre la féroce Selena Lewis. J’aurais juste vraiment voulu avoir ma baguette pour pouvoir faire léviter le morceau au lieu de sentir le jus couler sur mes doigts. C’était presque aussi agréable que de sortir nu en plein matin hivernal. Ou que d’avoir affaire à une bande d’adolescentes devant des boursoufflets. Quoique, si j’avais ma baguette, j’enverrais un bon Grupposis Vespa directement sur la directrice, oh oui ! Ça, ce serait réellement plaisant. Pas mortel, mais ça me défoulerait.

« Tu as écris le message ? Si les Sombrals viennent, il ne faut pas qu’ils traînent trop longtemps, ça va éveiller les soupçons. »

Miraculeusement, le château semblait vide pour l’instant.

Est-ce que les Sombrals vont venir jusqu’au château ?

Oui : Ils peuvent fournir le message
Non : Il faudra trouver un moyen d’avancer jusqu’à la Forêt.





Dernière édition par Wynter Keating le Sam 4 Aoû 2012 - 2:52, édité 1 fois
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Ce message a été posté Sam 4 Aoû 2012 - 2:50

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Ce message a été posté Jeu 23 Aoû 2012 - 12:20

Je me sentis toute petite en face de lui alors qu'il se redressait, laissant son regard au loin se perdre sur la forêt, et je détestai cela. il était évident qu'il le faisait exprès. Suprématie idiote de mâle voulant se faire croire plus intelligent que les faibles femmes... Oui, tu peux bien me dire sur un ton d'évidence que tu sais ce qu'est un Sombral, mon cher Keating, il n'empêche que malgré ton petit air condescendant, ce n'est pas toi qui y as pensé le premier. Je réprimai cette idée aussi puérile que son attitude. Inutile de se battre pour savoir lequel des deux était le plus intelligent, nous devions coopérer si nous voulions avoir une chance d'arriver à quelque chose.

Je poussai un soupir. Son cynisme m'énervait. Non, ce n'était pas de la chance. C'était un événement malheureux qu'on pouvait relativiser parce que là, aujourd'hui, il nous rendrait service mais on ne pouvait absolument pas dire que c'était de la chance. mais je ne m'étendis pas sur le sujet, j'avais compris depuis le début de notre conversation qu'il était inutile de chercher à parlementer avec Wynter Keating.

Sans plus parlementer, nous nous divisâmes la tâche. il fila aux cuisines, plus proches de sa salle commune, récupérer de quoi attirer les Sombrals -ce qui m'arrangeait bien car je n'avais franchement vraiment pas envie de me trimballer avec des morceaux de viande crue et du sang coulant sur mes doigts et ma robe - tandis que je retournais dans ma propre salle commune chercher un parchemin et une plume pour rédiger le message. A vrai dire je me sentis un peu stupide en l'écrivant :

« Nous avons trouvé un moyen de communication. Les Sombrals peuvent aller et venir. Nous n'avons toujours pas retrouvé nos baguettes, qui nous ont été supprimées après février, nous sommes donc extrêmement limités en magie. Aidez-nous à nous enfuir, s'il vous plaît. »

Je n'avais pas cherché à faire dans la subtilité. De toute façon, j'étais certaine que si le Sombral pouvait quitter Poudlard, il apporterait le message à la bonne personne. Ces bestioles étaient d'une intelligence fascinante. Et sinon... Eh bien sinon, personne ne trouverait jamais le message de toute façon. Et ce n'était pas comme si j'annonçais un secret défense. Tout le monde savait pertinemment que nous n'étions pas exactement enthousiastes à l'idée de servir d'otages.

- C'est prêt. Je l'ai scellé au cas où mais bon, ce ne sera pas très utile. De toute façon, ce n'est même pas un sceau magique.

Nous attendîmes environ un quart d'heure. Je commençais à m'impatienter, fronçant les sourcils, et seule la pensée me rappelant que les Sombrals, à cette distance, ne pouvaient pas nous repérer tout de suite, m'empêcha de céder à mon envie de bouger. Je n'étais pourtant pas d'un naturel très brusque mais maintenant que nous étions au bord de trouver une solution, je réalisais que je ne tenais plus en place.

[Bon alors choupette c'est comme tu veux. Soit tu prends la suite, soit tu me laisses le soin de voir le dragon le bouffer et j'édite o/ Désolée, la rep est nulle xD]
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Ce message a été posté Jeu 30 Aoû 2012 - 22:34

Le morceau de viande jeté à terre, il ne restait plus qu’à attendre. Le sang qui avait coulé sur mes doigts les avait laissés gommant, mais au moins les pantalons noirs cachaient bien les traces du liquide que j’avais essuyé sur mes jambes. On se poserait moins de questions si on nous croisait ; on pouvait toujours prétendre que le morceau de viande était déjà là et qu’on attendait pour voir si quelqu’un reviendrait le chercher. Un peu louche, mais on ne brisait pour ainsi dire aucunes règles. Se balader avec des côtes levées n’était pas encore interdit par notre chère directrice.

Je n’avais pas cherché à savoir ce que la Serdaigle allait avoir écrit dans la lettre. De toute façon, il n’était plus l’heure de jouer à la subtilité. Soit ça passait, soit ça cassait. Que le message soit « Les pigeons sont prêts à prendre leur envol, mais ils auraient besoin des faucons » ou « Yo les gars, on a besoin d’aide. », ça reviendrait au même. Si on était pris, on allait souffrir dans les cachots. Peut-être qu’on aurait l’honneur d’être les prochains repas des Sombrals, même. Avec Lewis, on ne savait jamais.

Le temps passait et il n’y avait toujours pas de créatures en vue. Lou s’impatientait, mais bon, nous étions à bonne distance, il fallait leur laisser une chance. Au pire, on pourrait essayer de s’approcher un peu, ce que je ne souhaitais pas. Quand la Serdaigle m’eut demandé pour la troisième fois s’ils arrivaient bientôt, je m’énervai cependant.

« Écoute Lou, je n’ai pas de foutue boule de cristal, je ne suis pas voyant et si je les vois approcher, je vais t’en parler. En attendant, ferme-la, on va se faire repérer. »

Que je traîne avec un Serpentard pouvait passer, mais les professeurs n’étaient pas idiots. Ombres ou pas, je ne me mêlais généralement qu’aux héritiers de Salazar Serpentard et me foutait bien des autres. Peut-être que Higgs avait raison et que j’aurais dû me mêler un peu plus à la population. Mais bon, personne ne faisait de cas des Gryffondors qui n’aimaient que les rouges. C’était juste Serpentard et sa belle réputation.

« Les voilà. »

Trois silhouettes, dont une vraiment petite, ce qui me fit penser qu’on avait droit à une petite famille, s’avançaient dans le parc. Je soupirai de soulagement. Nous n’aurions donc pas à nous avancer, ce qui fit bien mon affaire. Les grands chevaux noirs, un peu squelettiques et dégarnis cependant, je n’aurais osé les comparer à un bel étalon. Je pris le parchemin des mains de Lou, puisqu’elle ne pouvait les voir, et attendit patiemment qu’ils viennent vers nous. Le bébé pris un premier morceau, et le plus grand des trois mangea le reste. Le mâle et l’enfant, rien donc pour la femme, qui me regardait, à la place. De gestes un peu approximatifs, je m’avançai, essayant de lui donner le morceau de papier. Nous n’avions pas pensé à une ficelle pour le faire tenir autour de son cou, malgré tout la femelle sembla comprendre ce que je désirais.

« Merci. »

Elle décolla alors que les deux autres flairaient, à la recherche de nourriture encore. Lou souriait, mais j’étais toujours nerveux – et pour cause. Alors que la Sombral allait sortir du parc, je l’aperçu. Un immense dragon vert, qui se dirigeait droit sur elle. Et Merlin ! Je poussai un juron sonore, ce qui fit probablement comprendre à Lou ce qu’elle ne pouvait pas voir.

« Désolé pour ta mère, petit. » fis-je doucement à l’enfant Sombral qui venait de pousser une grande plainte. J’ignorais qu’ils avaient tant de sentiments. Puis, me tournant vers la petite Serdaigle : « J’espère que tu as une autre idée. »
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Ce message a été posté Sam 13 Oct 2012 - 20:23

Même si c’était une Serdaigle, je ne m’attendais à rien de génial. Juste pour affabuler un semblant de plan sur les Sombrals, ça avait tout pris et ce n’était pas génial comme résultat, on l’avait bien vu. Le petit bébé continuait de chigner dans son coin. Il fallait fuir avant qu’il n’alerte un des professeurs, ou on passerait un mauvais quart d’heure. Même s’ils ne devinaient pas ce que nous avions voulu faire, on aurait des ennuis pour s’être baladés comme ça – ou pour avoir voler un morceau de steak, peut-être. Je pris Lou par le bras, peut-être un peu trop fort, et l’entrainai à ma suite, dans un dédale plutôt chaotique. Heureusement que nous connaissions bien le château, sinon, il était trop facile de se perdre dans le coin.

« Non, je n’ai pas d’autres idées. Puis c’est à toi d’en trouver une, cette fois. »

Sans que je comprenne vraiment pourquoi, cette réplique m’agaça plus que le reste. Croyait-elle que c’était si simple ? Des idées, j’en avais eu des dizaines. Elles avaient toutes échouées, s’étaient révélées totalement impossibles ou nécessitaient l’utilisation d’une baguette ce que, évidemment, nous n’avions pas. Oh, je pouvais bien piquer une cuillère à la Grande Salle et essayer de creuser un tunnel sous mon lit, mais ça prendrait des années et puis il y avait un Héritier dans mon dortoir, pendant l’année. Kark nous sortirait d’ici avant ça, je l’espérais fortement.

« Écoute, Lou. Si j’avais des idées, je ne m’embarrasserais pas de toi, crois-moi. C’est toi le cerveau, la Serdaigle. Moi, j’applique les plans, je fais les stratégies, j’agis ! Je calcule les risques et les possibilités, file-moi une baguette et je te fais n’importe quoi ! En attendant, sois je corromps un elfe et je doute d’y arriver, sois tu me trouves une idée de génie, là, tout de suite. »

C’était facile, ça. Pas de ma faute si Lewis contrôlait les dragons, toutes les créatures imaginables. Pour ce qu’on en savait, elle avait peut-être une armée de gobelins ou de griffons à relâcher, cette folle.

« À être si condescendant, tu vas finir par te prendre un mur, Wynter ! Et malheureusement, sans baguette, tu ne pourras pas le faire exploser avant. »

Blablabla…comme insulte, on avait vu mieux. Je ne sais pas, elle aurait pu me dire qu’on allait m’assassiner dans mon sommeil, que le jour où les Héritiers prendraient vraiment le pouvoir ( pfff, comme si c’était possible ! ) j’allais tomber de haut. Un mur…oui enfin, c’était comme les escaliers, dans le monde sorcier, on ne savait jamais vraiment ! Un mur qui paraissait solide pouvait peut-être se disloquer, comme sur le Chemin de Traverse. Ou comme la Salle sur Demande. Donc, moi, madame je-connais-tout, je pouvais m’en passer. Dans la situation présente, si je me prenais un mur, elle s’en prenait un également. Je n’avais plus rien à perdre, au diable la pendaison par les pieds, la torture, j’aurais préféré être mort qu’enfermé dans ce château. Je n’en pouvais plus de la pierre et de l’ambiance verte de la salle commune, ce qui n’était pas peu dire, vu comment j’avais adulé ma maison. Trop de Serpentard tuait le Serpentard – mais je ne l’aurais avoué à personne, évidemment. Bref, au pire, je partais et qu’elle se débrouille toute seule. Si elle trouvait une sortie, tous les Ombres le sauraient bien assez vite. Donc, pas d’inquiétudes. Qu’elle prenne la gloire si elle le voulait, je voulais juste sentir l’air frais sur mon visage.

Je partais déjà en sens inverse lorsque me frappa une idée. La solution, je venais de la nommer. Un mur. La salle sur demande ! Elle exauçait tous nos vœux, non ? Si le vœu était un moyen de communiquer avec l’extérieur ? Ou…sortir du château ? L’espoir montait en moi, tourbillon chaud. Je me tournai, courant presque, jusqu’à rejoindre Lou-Elisabeth et la serrer contre moi. Un peu plus et je la faisais tournoyer, comme dans les mauvais films moldus.

« Tu es malade ?
- NON ! Je sais, Lou, je sais ! »

Et plus de rires encore. Visiblement, la sorcière se demandait si je n’étais pas complètement fou. Le plus merveilleux dans tout ça, c’était que non, je ne l’étais pas. Elle m’avait demandé de trouver une idée, j’en avais une. Une pas dangereuse, qui nous garantissait la sécurité, puisqu’une fois à l’intérieur, personne ne viendrait nous déranger. Je finis toutefois par expliquer le concept à Lou, avant qu’elle ne me traîne à l’infirmerie de force. Un sourire parait sur son visage.

« Tu penses que ça peut fonctionner ? Ça serait génial…et moins dangereux ! Et génial ! On y va. Tout de suite. »

Et nous prenons le chemin jusqu’à l’étage, où, comme si le destin voulait notre bien, personne n’est présent. Je suis excité comme un niffleur devant de l’or. Peut-être tiens-t-on la clef de notre liberté !

« Qu’est-ce qu’on demande ? De communiquer avec l’extérieur, ou de sortir du château ?
- De communiquer. Si ça fonctionne, on fera passer le mot aux autres, pour que tous soient évacués. Si on disparait, ils ne sauront pas comment et ils surveilleront encore plus les autres. De plus, il faut avertir notre faction qu’on a peut-être une méthode. Comme ça, ils nous recueilleront à la sortie. »

Un plan somme toute prudent et efficace. C’est sans doute la meilleure façon d’y parvenir. Après tout, si Potter et ses amis s’en sont servi, pourquoi pas nous ? On ne perd rien à l’essayer. De plus, la beauté du plan, c’est que Lewis ne peut pas contrôler la salle ! Dès qu’on y est…elle disparait. Sans faille.

« Tu y vas ? »

J’hoche la tête. Je passe devant la salle. « Je veux communiquer avec l’extérieur, avec Mervyn Kark. » Les yeux inquiets de Lou sont fixés sur moi. Je me tourne, recommence, comme un automate. Mon leitmotiv préféré. « Je veux communiquer avec l’extérieur, avec Mervyn Kark. » Plus qu’une fois, qu’une seule demande. À une seconde de la possible liberté.

« Keating, Hoftstadter ! Qu’est-ce que vous foutez ? Dans vos salles communes, tout de suite ! »

Mon cœur arrête. Pour peu, je crois que la Serdaigle en pleurerait. À regrets, je m’arrache à mes cent pas, sous l’œil suspicieux du professeur. Il sait sûrement pour la salle, va-t-elle être surveillée ? Faudra-t-il attendre la rentrée ? Probablement. Avec trop d’élèves, nous serons moins surveillés. Je soupire, ne résiste pas. Raté. Il raccompagne d’abord Lou, puis moi. Je quitte ma compagne, un regard prometteur croisant le désespoir. Puis, je me fais acheminer presque violemment jusque dans les cachots. Sans équivoque.

« Ne sors que pour les repas, Keating. »

Sans doute viendra-t-il vérifier, plus tard. C’est sans importance.
La liberté peut bien attendre quelques semaines de plus. Je la sens, elle est près de moi. De nous.
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