Wake me up...



 



avatar
Eireann Callaghan
Poulpe d'Or du plus beau fessier
Messages : 7268 Crédits : © mind dreamer
Age du personnage : 27 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Professeur de SCM à l'Institut - Congé forcé
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Poufsouffle


Rapeltout
Patronus : Harpie Féroce
Epouvantard : Un Filet du Diable
Baguette magique:
Ce message a été posté Mar 29 Mai 2012 - 15:39


18 mars - suite du mini-event

C'était donc réellement fini ? Pour de vrai ? Elle n'osait pas ouvrir les yeux de peur de revoir les murs poussiéreux et froids de sa prison. Elle avait peur de se retrouver une nouvelle fois chez eux, chez les Ombres. Elle ne voulait pas que Travers revienne vers elle pour la frapper encore et encore. Elle ne voulait pas revoir ce type, qu'il la touche, qu'il la soigne même s'il s'avérait être son cousin. Elle ne voulait plus de tout ça et c'était pourquoi elle gardait les yeux fermés. Pourtant, elle sentait le coeur de Bruce battre, là, sa tête collée contre son torse, ses mains agrippées à sa robe de sorcier de peur qu'il ne la lâche. Elle ne voulait pas ouvrir les yeux, ça non. Elle se sentait prête à rester des heures ainsi si c'étaient des heures de sensation de liberté. Si en ouvrant les yeux, elle retrouvait sa cage, elle ne le supporterait pas... Mais c'était bien Bruce qui la tenait. C'était bien lui qui l'avait rattrapée et qui avait transplané avec elle. Dans le doute... Les larmes coulaient toujours le long de ses joues mais elles seraient sûrement les dernières : elle était vidée, épuisée, faible... On lui avait tout pris, absolument tout : sa joie de vivre, ses espoirs, sa foi en l'autre, sa santé, ses rêves... Que lui restait-il ? Des cauchemars, l'angoisse, le noir... Elle n'avait plus vu le soleil depuis des jours, peut-être même plus... Elle ne savait même pas quel jour il était, quelle heure non plus. Elle n'avait pas réussi à voir ce qu'il s'était passé, là-bas, au port. Elle n'avait pas tout compris, tout suivi : elle savait que Bruce s'était occupé d'elle, que des amis à elle s'étaient battus pour elle... Mais elle n'en savait pas plus. Des blessés ? Ou pire... encore des morts ? Ses larmes doublèrent, elle mouillait la robe de Bruce et ne s'en rendait même pas compte. Elle n'arrivait pas à se rendre compte du reste. Elle était là, dans son noir à elle...

Eireann renifla puis inspira longuement avant d'enfin oser ouvrir les yeux, sans respirer. Elle souffla et reprit une respiration normale : elle était au Q.G., elle était sauvée... Elle continuait à pleurer mais elle était plus soulagée qu'autre chose. Elle restait brisée mais ça, ça viendrait après. Elle enfouit son visage dans la robe de Bruce pour sécher ses larmes mais c'était peine perdue. Il ne la déposait pas au sol et elle lui en était reconnaissante : elle n'était pas certaine de pouvoir tenir sur ses jambes. Elle avait la tête qui tournait, le bruit autour d'elle l'assourdissait et son coeur cognant dans sa poitrine lui faisait atrocement mal. Elle ne voulait pas regarder autour d'elle, elle savait qu'ils la regarderaient tous, qu'ils voudraient savoir comment elle allait et elle n'était pas encore prête à mentir... Elle n'allait pas bien, elle n'irait pas mieux et elle le savait. Est-ce que ses proches allaient bien ? Elle se souvenait avec effroi des menaces proférées par Travers, des hurlements, des descriptions de possibles morts... Eireann avait passé des nuits entières (ou des jours) à les voir morts, à voir leurs cadavres entassés, à sentir l'odeur de la chair en putréfaction... Elle tremblait.

Eireann leva alors doucement les yeux vers Bruce et réussit à articuler quelques mots avec peine. « Merci pour tout... » Elle les remerciait tous mais sa voix aussi était faible. Bruce la déposa doucement au sol et elle vacilla. Sans la poigne du sorcier, elle se serait certainement étalée sur le sol froid du Q.G.. Son visage était noirci par la poussière, ses cheveux avaient poussé, ses joues s'étaient creusées, son regard s'était éteint, tout son corps avait fondu, ses muscles ne répondaient plus... Elle ne se ressemblait même plus. Ce n'était plus que l'ombre d'elle-même. Elle voyait les autres mais ne voyait personne, comme si son esprit avait besoin de se réadapter à ses proches, à ses amis, ses alliés. Certains avaient changé... Ou alors s'était elle... « Quel jour on est ? » Elle se souvenait de la date de son enfermement, début novembre, lors de la destruction du manoir Kark... Est-ce qu'il était déjà décembre ou peut-être même janvier ? La notion du temps n'avait pas été son alliée durant sa captivité et elle avait besoin de repère pour commencer à accepter le fait d'être enfin libre...

Elle cherchait Jane, elle cherchait son frère, ses parents... Mais elle ne voyait rien. Elle n'avait vu que très peu de monde ces derniers temps et là, au milieu de quelques sorciers, elle se sentait perdue...

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


On the falling shoals, i wonder why me ?
On my way to the falls, i hope you see
We are heading to the wall even if you are sorry,
While i sing oh
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Jayze Newburry
Fondateur du club des saigneurs de Calliope
Messages : 834 Crédits : .sparkle
Age du personnage : 20 ans.
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Vendeur au magasin de Quidditch
Faction : Ordre du Phenix
Maison : Serdaigle.


Rapeltout
Patronus : Aigle
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Mar 5 Juin 2012 - 19:24

Echange raté ? Je ne sais pas... On avait récupéré Eireann, mais on avait perdu notre relique. C'est sur que Eireann était plus importe que la relique à mes yeux, mais le plan était de récupérer cette-dernière, mais également garder la relique. La mission était un semi-échec... mais, j'étais content : Eireann était là avec nous. Je ne la connaissais pas personnellement, mais elle était une membre phare de l'Ordre du Phénix, et j'allais désormais apprendre à la connaître. Nous étions tous au Q.G., on venait d'arriver... Eireann était là, entouré de nous tous, membres de l'Ordre. Je voyais les regards des gens posés sur elle, on voulait lui demander comment elle allait, alors que l'on voyait très bien que son état laissait à désirer, qu'elle avait maigrit, et cetera. Je reculais, et chercha de quoi manger ainsi de quoi boire, elle devait être affaiblie, et elle avait surement besoin de prendre des forces. Je pensais surtout que tout ce monde autour d'elle n'était surement pas le mieux pour elle.

J'avais quelques rations alimentaires dans les mains, je me dirigeais vers Eireann. Les gens avaient fait de l'espace pour elle, je la pris par le bras et l'aida à me suivre sans rien lui dire, sans rien dire à personne. Les gens allaient surement me demander qui je devais être pour elle, mais je m'en fichais royalement. Je pris une chaise sur laquelle je la fis s’asseoir, lui donnant alors les quelques rations que j'avais pu prendre. « On s'est déjà croisé, moi, c'est Jayze... Fais attention, et tiens. », lui disais-je tout doucement. Il fallait prendre soin d'elle, son état n'était pas le meilleur; comme je le disais et les sorts ne feraient rien à son physique faible et maigre qu'elle arborait maintenant. Il fallait qu'elle reprenne des forces et pour cela : un ajustement alimentaire - elle n'avait pas du réellement mangé lors de son enfermement - était primordial. Je n'étais pas médecin, mais c'était quelque chose de purement logique et d'humain. J'avais un sourire aux lèvres pour montrer à cette femme meurtrie, que j'allais être présent dans sa vie, même si on ne se connaissait pas.


(C'est nul, court et pourri, mais je savais pas trop quoi dire ...)
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Leo Elensar
Petit Serpent
Messages : 4454 Crédits : Avatar: lemontart, Signa: Tumblr, Lumos Maxima, Daft Punk: instant crush
Age du personnage : 25
Ascendance : Sang-mêlé
Emploi/Etude : Serveur dans le Londres sorcier
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Le Renard Roux
Epouvantard : La mort de Noah
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 11 Juin 2012 - 8:48



    Ils avaient réussi. Eireann était de retour au bercail. Blessée, physiquement, moralement mais de retour. Les Ombres ne poseraient plus la main sur elle. Elle ne retournerait pas dans leurs cachots, ne subiraient plus de torture. Leo ferma les yeux. Il avait mal partout, ses muscles étaient endoloris mais ce n’était pas grave. Ils avaient perdu un artefact mais il s’en fichait bien. Ce n’était pas l’important. Le plus important était de savoir Eireann Callaghan saine et sauve. Il savait que Noah lui en voulait d’être parti, qu’il lui avait dit qu’il ne reviendrait pas au QG mais finalement il était revenu. Il ne resterait pas longtemps, juste assez pour se reposer et reprendre des forces, réparer son nez. C’était toujours lui qui prenait tout d’ailleurs mais passons … ce n’était qu’un détail, insignifiant.

    Il évitait le brun et n’avait pas envie de gêner Eireann plus que nécessaire. La jeune femme avait besoin de repos avant tour, pas de vautours agglutinés autour d’elle. Il essayait de se mettre à sa place. Il ne pouvait pas, n’avait pas vécu ce qu’elle avait vécu et ne savait pas trop comment se comporter envers elle sans agir comme un parfait imbécile. N’empêche qu’il se voyait bien vivre la même situation qu’elle quelques mois plus tard… c’était un mauvais pressentiment qui s’encrait en lui depuis quelques semaines. Le Ministère l’avait interrogé et le laissait tranquille pour le moment. Combien de temps mettraient t-ils avant de faire le lien entre Noah et lui. Beaucoup le savaient proche du palestinien et il suffisait d’un rien pour que la situation change du tout au tout.

    Du coin de l’œil, il vit Jayze s’occuper d’Eire un moment. Que faire ? Rester, partir, affronter Noah, se réfugier un moment auprès d’Eire comme un lâche ? Il allait venir comme un cheveu dans la soupe, débarquer tel l’intrus qu’il était mais n’avait pas l’envie de confronter ses décisions à Noah. Du moins, pas tout de suite. Il ne faisait que reculer l’échéance mais cette échéance était le temps qu’il lui fallait pour remettre ses idées en place.

    « Désolé d’interrompre mais il faut faire attention. Pas trop à la fois. Enfin … Eire a pas eu l’habitude de manger à sa faim depuis plusieurs mois. Il faut qu’elle se réhabitue petit à petit. » Leo s’assit à même le sol sans oser vraiment croiser le regard de l’irlandaise. Il se sentait un peu coupable même si il n’était pas coupable de son enlèvement. Il avait pactisé avec l’ennemi en aidant Nathaniel dans ses recherches. Il ne savait pas si le Medicomage avait participé à torturer la jeune femme par frustration de savoir qu’une partie de sa famille appartenait à l’Ordre du Phénix. « La tout de suite j’vais avoir une question con mais c’est pour savoir. Réellement. Enfin… pas la peine de nous mentir ou de nous rassurer. », commença Leo peu certain d’adopter la bonne démarche avec la jeune femme. « Comment tu te sens ? »

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Bruce Blackburn
Bourrinours
Messages : 606 Crédits : Leto
Age du personnage : 44 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Chasseur de Dragons
Faction : Ordre du Phenix
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : Grizzly
Epouvantard : Sa famille morte. Désormais la "famille" est composée de Clark et Chris, Lois, François, Lisa.
Baguette magique:
Ce message a été posté Mar 12 Juin 2012 - 9:43

Bruce aurait sans doute continué le combat, si l’enjeu avait été autre, il aurait chopé la cheville d’Eric pour lui faire définitivement ravaler son sourire narquois, ventiler un peu de frustration et peut-être le faire revenir à la raison. Il aurait également aimé mettre sa main en travers de la tronche du grand machin qui lui balançait des poubelles. Mais ils n’étaient pas là pour se mettre sur la gueule, ils étaient là pour ramener la princesse à la maison.

Dès qu’il avait vu les Ombres transplaner, il l’avait reprise contre lui, sentit s’accrocher à sa cape comme à la vie elle-même, et avait échangé un regard avec ses compagnons avant de transplaner directement au QG. Ils étaient rentrés, à la maison, ils avaient peut-être perdu une bête clé ouvrant une bête boite, mais ils avaient retrouvé l’essentiel, ils avaient sauvé l’une des leurs, c’était le plus important.

La jeune femme était toujours contre lui, légère comme une plume, elle était faible et tremblait, elle n’avait sûrement pas mangé à sa faim depuis qu’elle était emprisonnée. Et elle ne voulait pas rouvrir les yeux. Compréhensible, après tant de temps en captivité, l’espoir d’être secourue devait paraître comme un rêve, un fantasme, elle craignait souvent que si elle rouvrait les yeux, elle serait à nouveau dans sa cellule, et l’espoir brisé serait sûrement suffisant pour la tuer.

Bruce la garderait dans ses bras, le temps qu’il faudrait. Il s’approcha de la cheminée où brûlait un bon feu, il fallait la réchauffer, et la berçait doucement, murmurant que tout allait bien, qu’ils étaient à la maison, qu’elle était en sécurité, qu’il la protégerait, posant un baiser dans ses cheveux. Autour d’eux, tous les autres arrivaient, soulagés, inquiets, et enfin Eireann rouvrit les yeux pour les lever vers et lui et le remercier faiblement.

Bruce lui lança un large sourire rassurant, le sourire copyrighté Papa Ours, alors qu’il la laissait doucement descendre de ses bras, sans toute fois la lâcher avant d’être sûr qu’elle tienne debout, et finalement l’aider à s’asseoir sur la chaise que venait d’amener Newburry. Il murmura un petit sort de nettoyage sur sa cape et la posa sur les épaules de la jeune femme, avant toute chose il fallait la réchauffer, lui redonner une alimentation normale, petit à petit, et lui redonner des forces.

Il fronça les sourcils vers les rations, ce n’était pas exactement ce qu’il lui fallait, mais bon. Leo dit à voix haute ce que Bruce pensait avant de poser une question stupide. Le gallois leva les yeux au ciel, elle allait parfaitement bien, ça se voyait non ? Bruce se pencha à nouveau vers la jeune femme pour lui donner la date du jour, pour lui redonner une petite notion du temps. Il savait ce que c’était d’être coupé du monde pendant plusieurs mois, et encore lui la plupart du temps voyait le soleil, il pouvait compter les jours, plus ou moins…
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Noah Zahid Maxwell
Mervyn y en a marre, on veut William au pouvoir! ♫
Messages : 1196 Crédits : (c) ptikiwi
Age du personnage : 23 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Photographe / Photojournaliste
Faction : Ordre du Phoenix
Maison : Poufsouffle


Rapeltout
Patronus : Goéland
Epouvantard : Le cadavre de Léo.
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 18 Juin 2012 - 17:19

    Ne pas pouvoir être de l’escouade qui sauverait Eireann, Zahid le supporte difficilement Seul au quartier général, il ne peut qu’espérer de toutes ses forces que la mission soit un succès. Il ne supporterait pas voir Leo ou même Bruce blessé, et il ne supporterait pas non plus savoir son amie encore aux mains de ces scélérats. Ne pas pouvoir être présent pour sa libération le rend malade, et le sentiment d’inutilité qui le traverse ces temps-ci n’a jamais été aussi puissant.

    Tout ce qu’il peut faire, c’est attendre. Attendre. Mais il n’a jamais été patient, encore moins dans des situations comme celle-ci. Dans sa petite pièce qui lui sert de chambre, il grille cigarette sur cigarette, comme si cela pouvait faire passer le temps plus rapidement. Ses traits sont tirés, ses yeux cernés, ses joues creusées, son visage émacié. Le poids de la culpabilité est fort ce jour-là, et la migraine est de sortie. Non seulement le souvenir du fils Rosier ne veut pas le laisser tranquille, mais plus encore, c’est sa capacité à se plaindre de son sort qui le dégoute, lorsqu’il compare sa propre situation à celle de Eireann. Eireann qui a dû souffrir le martyr. Eireann qui a dû être torturée, qui a dû être humiliée.

    A-t-elle simplement vraiment tenu le coup, et vivante, comme l’on affirmé les extrémistes ? Sera-t-elle simplement capable de se remettre de tels sévices ? Est-ce qu’elle arrivera à vivre de nouveau ? Autant de questions qui resteront sans réponses encore pour un long moment. Mais la poufsouffle enthousiaste et enjouée qu’il connait sera sans nul doute transformée. Victime de cette haine. De cette guerre. Et ça lui donne la nausée. Une personne comme Eireann ne mérite pas tout cela.

    Et subitement, après de longues heures qui lui paraissent interminables, il entend des pas, des voix, de l’agitation, et comprend qu’ils sont revenus. Mais au lieu de se précipiter à leur rencontre pour les accueillir et les aider, il reste bloqué dans sa chambre. L’angoisse lui tord le ventre, il a du mal à réfléchir correctement. Sans avoir son avis, ses jambes se mettent en routent et s’avancent dans ce long couloir qui donne sur la grande salle, s’immobilisant un peu avant, ne sachant comment réagir. Il y a si peu à dire dans ce genre de situation. Et elle est bien entourée. Ils semblent être tous sains et saufs, et bien s’occuper d’elle. Que peut-il faire de plus ?

    Elle lui paraît si chétive, si faible, si mince – même s’il ne la voit que partiellement, toute cachée qu’elle est par le corps de Bruce qui la garde contre lui – qu’il se sent envahi par la culpabilité. Ça l’effraie. Il ne saura pas quoi lui dire, il n’a jamais été très doué pour savoir s’exprimer convenablement, encore moins ces derniers temps. Mais il a besoin de lui montrer qu’il est là et qu’il est heureux qu’elle soit de retour.

    Entrouvrant les lèvres, il inspire discrètement une grande bouffée d’air et s’approcha avec grande retenue vers le petit groupe, sa main droite serrant son bras gauche juste au dessus du coude nerveusement, restant en retrait quelques instants. Echangeant un rapide regard avec les autres, il s’approche encore davantage, et son sang se glace en apercevant son visage, puis son corps. Méconnaissable, ou presque. Comment peut-on être capable de faire du mal à quelqu’un de la sorte ?

    Son regard éteint lui retourne l’estomac et lui donne envie de fuir sous l’atroce vérité. Il aimerait croire que ça a été moins dur que ce que ses yeux vides montrent. Qu’elle n’a pas souffert à ce point. Prenant sur lui, il lui adresse un faible sourire, mais chaleureux, incapable de dire quoique ce soit. Juste lui montrer qu’il est heureux qu’elle soit de retour. Et qu’il est là pour elle.

Revenir en haut Aller en bas

avatar
Eireann Callaghan
Poulpe d'Or du plus beau fessier
Messages : 7268 Crédits : © mind dreamer
Age du personnage : 27 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Professeur de SCM à l'Institut - Congé forcé
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Poufsouffle


Rapeltout
Patronus : Harpie Féroce
Epouvantard : Un Filet du Diable
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 18 Juin 2012 - 18:39

Eireann n’osait pas relever la tête, elle ne se sentait pas capable de tous les regarder, de sourire, de dire que ça allait et qu’il ne fallait pas s’inquiéter pour elle. Elle se laissa faire et prit ce que lui tendait Jayze. Elle leva les yeux et reconnut sa silhouette. Oui, ils s’étaient déjà croisés, sûrement lors d’une bataille dévastatrice… Encore une. Elle avait du mal à réaliser, elle voulait se pincer mais elle n’en fit rien : elle ne pouvait pas essayer de manger et bouger son autre bras en même temps, c’était trop en demander à son corps. Même si Hansen – elle frémit rien qu’en pensant à lui – avait fait du bon boulot après les interventions délicates de Travers, il lui restait des séquelles. Elle entendit la voix de Leo et commença à se sentir un peu mieux, elle amorçait les rouages qui allaient permettre à sa tête de trancher définitivement en faveur d’une libération réelle. Elle souffla quelques mots sans convictions et tenta de sourire sans réel succès. « Ça va. » Il y avait du monde. Elle n’avait pas vu autant de personnes réunies au même endroit depuis… Depuis combien de temps ? Elle aurait très bien pu rester enfermée des siècles sans même sans rendre compte. Bruce mit une cape sur ses épaules et elle le remercia du regard, encore une fois. Il avait été sa bouée ce soir alors que, comme Jayze, elle ne le connaissait même pas. C’était ça que ne connaissait pas les types qui s’étaient occupés d’elle : l’altruisme, le fait d’offrir son aide aux autres sans condition, le fait d’être là. Eireann s’en voulait presque d’avoir passé des jours entiers à douter de sa foi, à douter de ses proches. Elle voulait voir ses parents, Jane, son frère. Elle voulait ses amis. Elle voulait aussi être seule.

Bruce lui annonça la date et Eireann faillit tomber de sa chaise. Quelqu’un la rattrapa de justesse sans qu’elle ne voie qui c’était. Elle ne voyait plus rien. Elle était en dehors des réalités, ça n’était pas possible. Elle avait été prise dans les filets de Kark en novembre et aujourd’hui, le printemps était presque là. Elle mit du temps à faire le compte, à se persuader qu’elle ne rêvait pas et surtout qu’elle avait bien entendu. « Quatre mois. » Des tas de questions se bousculaient dans sa tête mais la principale ne pouvait être prononcée. Elle se détestait même de se la poser. Elle n’avait qu’une idée en tête : savoir combien étaient morts pour la cause en quatre longs mois. Elle avait eu le temps de tourner encore et encore ses idées noires dans sa cellule et surtout, de compter les morts. Plus de morts que de joie. Plus d’horreur que de belles choses. C’était ça le bilan de l’Ordre. Alors combien étaient morts vainement durant sa captivité ? Elle se mordit la lèvre et du sang en jaillit rapidement : sa peau n’était plus très résistante. Elle n’avait mangé qu’un petit bout de chocolat et elle avait soif. Elle voulait aussi être seule. « Est-ce que... » Sa gorge étaie trop sèche. On lui donna de l’eau. Elle but doucement pour ne pas se faire mal ou tout vomir sur ses sauveurs. « ... ma famille va bien ? Ils… » Elle n’avait plus de larmes, juste le mécanisme du sanglot. « Ils les ont menacés pendant des mois... » Elle ne pouvait pas continuer et le goût du sang se répandant dans sa bouche lui donnait des hauts le cœur… Elle vit le visage de Zahid, compatissant et se rappela que lui aussi, il souffrait pour et à cause de l'Ordre. Elle se rappela qu'ils avaient entamé quelque chose ensemble en mettant en place le dialogue avec les gobelins. Elle ne chercha pas cette vermine de Gripsec du regard d'ailleurs : lui, elle ne voulait pas le voir...

♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


On the falling shoals, i wonder why me ?
On my way to the falls, i hope you see
We are heading to the wall even if you are sorry,
While i sing oh
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Ailionora Ó'Broin
Messages : 1043 Crédits : Billie
Age du personnage : 27 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Directrice des Serpentards - Professeur de soins aux créatures magiques
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Chauve souris
Epouvantard : Les Détraqueurs
Baguette magique:
Ce message a été posté Jeu 21 Juin 2012 - 7:40

    Ils lui avaient dit non quand elle avait annoncé qu'elle comptait participer à l'échange. Parce qu'elle était infiltrée, qu'ils avaient besoin d'elle et qu'elle ne pouvait pas faire sauter sa couverture devant tout le monde. Ils allaient la ramener et blablabla. Ils ne comprenaient rien ! Eireann était son amie, peut-être même sa meilleure amie qui avait disparu depuis quatre mois et elle ne pouvait rien faire du tout. Tu parles d'une aide ou d'un réconfort de penser ca....

    Nora détestait se sentir inutile et même si l'Ordre n'était pas encore son véritable choix politique, elle aurait fait n'importe quoi pour l'irlandaise, y comprit faire sauter sa couverture. Elle était ici pour Tom, peut-être que toutes leurs idées finiraient par la convaincre avec le temps... mais il allait encore falloir du temps pour accepter tout cela.

    Et le mot s'était transmit comme une trainée de poudre, ils étaient rentrés... tous rentrés avec elle. La sang pure avait abandonné ses interlocuteurs avec qui elle passait le temps en attendant son retour pour se précipiter vers l'endroit qu'on lui avait indiqué et puis tout le monde regardait dans la même direction sans trop oser s'pprocher apparemment. Et bien ce ne serait pas son cas à elle. Pas du tout. Elle voulait la voir, elle devait la voir de ses propres yeux et affronter le résultat de son éloignement. Peut-être même la douleur dans ses yeux de ne pas avoir été secourue avant. Avec le retour de Thomas, elle était maintenant blindée... enfin non... c'était faux, juste un moyen de se donner du courage.

    La sorcière les avait trouvé, elle voyait le petit atroupement près de la cheminée et elle leur passa tous devant, jetant un très léger regard à Bruce qu'elle connaissait à peine mais dont Thomas disait tant de bien... et elle la vit.

    Le regard perdu... si maigre, émaciée... Elle avait perdu sa lumière, ce truc de Callaghan qui faisaient d'eux des personnes fantastiques... c'était dur à voir.

      "Eireann..."

    Nora avait prononcé son prénom dans un souffle en ravalant un sanglot et elle se ficha totalement du regard des autres quand elle s'agenouilla devant elle pour poser ses mains sur ses genoux frêles.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Mar 26 Juin 2012 - 20:10

    Assisse sur la canapé de son appartement, Jane regardait les minutes défiler. Les secondes aussi. Croupy serré contre elle, aussi fort qu'elle le pouvait, elle regardait le temps passer, la gorge serrée par l'angoisse. L'Ordre avait été clair, elle ne devait pas participer à la mission de sauvetage. Trop impliquée, trop nerveuse, trop en colère, trop sensible, trop impulsive. Si elle avait pu, l'irlandaise les aurait frappé, tous les uns après les autres. Mais elle s'était tue, & avait tourné les talons. On ne lui avait même pas dit la date. C'était par un bruit de couloir que Jane avait appris la nouvelle. & depuis, elle restait assisse dans le noir, son Croup serré contre elle, les larmes au bord des yeux sans pouvoir les faire couler.

    & s'ils ne la sauvaient pas?

    Novembre, Décembre, Janvier, Février, Mars. 4 mois & demi s'étaient écoulés à une vitesse astronomique. Elle revoyait les images de ces derniers mois défiler dans sa tête sans arriver à croire que cela faisait si longtemps que l'on l'avait privée de sa cousine. Depuis, elle était revenue de façon plus permanente en Angleterre, elle avait fait la connaissance de Léo, de Jake, elle avait vécu un Noël tragique sans sa cousine. Elle avait quittée Alexander. Elle était revenue dans l'Ordre de façon plus impliquée. Elle avait sauvé une licorne en compagnie d'Ethan. Elle avait vécu chaque jour la peur au ventre. Ses convictions valaient-elle la peine qu'elle endurait ? Dans la chemise, un feu magique s'alluma, & le regard de Jane se fit avide. Des nouvelles, enfin ! D'un bond, la jeune femme se dirigea vers la flamme, mais avant qu'elle n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche, un visage sans identité particulière lui dit ces quelques mots.
    « Eireann est au QG. La mission s'est bien déroulée. » Le visage disparut aussi vite qu'il était apparu. La consultante resta figée devant le feu pendant quelques secondes avant de transplaner vers le QG.

    & si elle n'allait pas bien ?

    Les bottes de Jane claquaient dans les escaliers en bois. Elle les gravissait aussi vite qu'elle pouvait, sans se préoccuper des cris du membre qui lui avait ouvert. Oui, elle avait refusé de se soumettre à la vérification d'usage, mais en même temps, ce n'était pas vraiment le moment. Une porte qui claque. L'irlandaise se retrouve dans la pièce. Au centre, Eireann assisse sur une chaise, entourée de quelques personnes. Elle les reconnait, était amie avec certains, aurait du les saluer, mais pour le moment, elle n'en avait cure, & elle savait qu'ils excuseraient son manque de politesse.

    « Bougez-vous » laissa-t-elle échapper avant de foncer dans les bras de sa cousine. Les larmes qu'elle avait retenues depuis des mois jaillirent hors de sa poitrine, & elle se mit à sangloter. Le bruit de ses larmes résonna au milieu d'un silence gêné tandis que Jane étreignait sa cousine, bien plus frêle & pâle qu'elle ne l'avait jamais vue. « Eireeeeaaaaaaann... » sanglota Jane. « Je suis tellement désolééééée, je ne savais pas quoi faire, j'étais perdue sans toi . » expliqua-t-elle entre deux sanglots. « Merci, merci de l'avoir ramenée. » continua-t-elle, enlaçant encore sa soeur adoptive.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Bruce Blackburn
Bourrinours
Messages : 606 Crédits : Leto
Age du personnage : 44 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Chasseur de Dragons
Faction : Ordre du Phenix
Maison : Gryffondor


Rapeltout
Patronus : Grizzly
Epouvantard : Sa famille morte. Désormais la "famille" est composée de Clark et Chris, Lois, François, Lisa.
Baguette magique:
Ce message a été posté Ven 29 Juin 2012 - 20:15

Bruce avait toujours ce sourire, le sourire rassurant de Papa Ours, celui qu'il gardait même alors que le monde s'écroulait autour d'eux, qui disait que tout allait bien se passer. Parce qu'il était là pour là, il était grand et fort et il se devait de protéger les plus petits, les moins forts. Et juste parce que c'était un incorrigible optimiste. Il savait qu'il allait réussir parce qu'il l'avait décidé. Et puis tout simplement parce que si lui sortait de quatre mois de captivité, il préférerait voir un beau gosse au grand sourire que des gens à l'air inquiets et terrifiés.

Il restait derrière la miss, à un pas, assez proche pour la rattraper ou la soutenir si elle tombait à nouveau, à la reprendre contre lui au cas où, mais assez loin pour ne pas l'envahir. Après tout il ne la connaissait pas avant ce soir, il en avait entendu parler, évidemment, et il l'avait croisé une fois ou deux au QG avant les évènements, mais il n'était pas un proche. Il s'était porté volontaire pour sa libération, comme si ça avait été sa fille, sa sœur, parce qu'il était comme ça, et que toute personne qui se battait pour le même idéal que lui était un peu de sa famille, mais il ne voulait pas gâcher les retrouvailles de ses vrais amis.

Il lança un petit sourire à Ailionora quand elle arriva elle aussi, et finit par reculer un peu plus quand la cousine d'Eireann lui sauta dessus. Jane allait sûrement la ramener quelque part plus calme, s'en occuper, lui redonner la pèche, ou du moins tenter. Il ne voulait pas que la miss se sente trop envahie. Il s'éloigna pour retrouver Noah, qui observait sans trop oser approcher, l'air visiblement apeuré. Le gallois prit son ami et posa ses lèvres sur son front avant de l'ébourrifer un rien, sans rien dire. Juste sa façon de lui dire qu'il était là, qu'Eireann allait bien, que tout allait bien.

Tout irait bien, de toute façon, il était là, et il ne cesserait de lutter que quand il serait six pieds sous terre…
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Invité
Invité

Ce message a été posté Mar 3 Juil 2012 - 12:21

Ciaran se reveilla en sursaut.
Où suis je ? Quelle heure est il ? Eire…

Ciaran se réveilla allongé sur son lit, une douleur atroce à l’arrière du crâne. Il passa sa main dans ses cheveux, une belle bosse se dessinait à l’arrière de son crâne. Il se redressa lentement, restant un instant assis sur son lit, la tête entre ses mains. Il se remémora ce qui c’était passé.

L’Ordre avait décidé de former une expédition pour libérer sa sœur captive. Quatre mois… quatre mois qu’ils étaient séparés. Ciaràn avait pesté, hurlé, incendié les membres de l’Ordre pour libérer Eire durant cette période qui lui avait semblait une éternité. Jamais ils n’étaient restés aussi longtemps sans nouvelles l’un de l’autre. L’absence de sa sœur avait créé un manque énorme pour le jeune homme, un trou béant que rien ne pouvait combler. Jane avait tenté de lui remonter le moral tant bien que mal, elle aussi souffrant énormément de la capture de sa sœur, Cleona l’appelait parfois, mais même elle ne trouvait pas les mots. En définitive il n’y en avait pas. Eire avait disparue, et personne ne s’activait pour la sauver voilà comment il analysait la situation. Tout le monde souffrait de cette disparition, mais rien ne bougeait.

Finalement une expédition fut formée, ça y est elle allait être libérée. Ciaràn se porta volontaire pour faire parti du groupe. Logique il s’agissait de sa sœur après tout. Quelle fut sa colère quand on lui répondit par la négative. Il n’avait pas la prise de recul, le sang froid et l’expérience nécessaire pour cette opération. Chaque membre de l’Ordre pourra témoigner avoir entendu les cris de protestation de Ciaràn, chacun d’entre eux fut même affublé de plusieurs noms d’oiseau et certains meubles sont désormais inutilisables. Il n’y avait plus de respect, plus de maturité, il s’agissait de sa sœur et il irait la sauver un point c’est tout. Avec ou sans l’aide de l’Ordre il n’en avait cure. Il tourna le dos à l’assemblée pour aller préparer son sac quand il reçu un violent coup sur la tête. Il était désormais assis sur son lit, un mal de crâne tambourinant sur ses tempes.

Des bruits, des voix émergèrent du rez de chaussé. L’expédition venait de rentrer. Il tendit l’oreille mais n’entendit pas la voix d’Eire. Certes il y avait beaucoup d’animation en bas mais il aurait reconnu sa voix entre n’importe laquelle. Et s’ils étaient arrivés trop tard, si les Ombres avaient mis fin aux jours de sa sœur. Non ! Impossible ! Les larmes perlaient sur le visage de Ciaràn. Il sortit de sa chambre, la peur se faufilant dans tout son corps, tel un serpent vicieux. Il descendit les marches une à une, mille et un scénario se formait dans son esprit. Que serait la vie sans Eire ? Que deviendrait-il ? Rien…

Arrivé en bas il vit un groupe massé autour d’une chaise, puis il l’entendit, c’était elle aucun doute la dessus. Le cri de Jane écarta la moindre hésitation. Il la vit courir en direction de la chaise et sans attendre plus longtemps il courut à son tour. Il poussa toutes les personnes sur son passage, ne faisant même pas attention de qui il s’agissait. Une seule chose l’importait. Eire. Et il la vit, assise, faible, hagarde, dans les bras de Jane. Les larmes qu’il se faisait un mal fou à contenir affluèrent, glissant sur ses joues. Il prit ses deux sœurs dans ses bras, les serrant de manière protectrice, pleurant de soulagement.

Eire je suis désolé. J’aurais dû te protéger, j’aurais dû venir te sauver… Plus jamais on ne te fera du mal, j’en fais le serment. Je t’aime ma sœur… Je vous aime et vous protègerez toutes les deux.

Il fit abstraction de tout ce qu’il se passait autour, il était dans sa bulle, en compagnie des personnes les plus chères pour lui, ses deux sœurs.
Revenir en haut Aller en bas

avatar
Eireann Callaghan
Poulpe d'Or du plus beau fessier
Messages : 7268 Crédits : © mind dreamer
Age du personnage : 27 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Professeur de SCM à l'Institut - Congé forcé
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Poufsouffle


Rapeltout
Patronus : Harpie Féroce
Epouvantard : Un Filet du Diable
Baguette magique:
Ce message a été posté Lun 16 Juil 2012 - 7:59

En voyant Nora au Q.G., Eireann comprit qu'elle était désormais des leurs. Ça ne pouvait que signifier la fin des querelles sur le sujet entre elle et Tom : comme quoi, tout n'était pas si noir après tout. On ne lui répondait pas. On ne lui disait pas comment ses proches allaient, où ils étaient et surtout pourquoi ils n'étaient pas là avec elle alors qu'ils étaient ceux qu'elle voulait voir. Jane débarque alors, fendant la foule, bousculant les autres sans ménagement. Un faible sourire illumina son visage et lui redonna peut-être un semblant d'apparence humaine. Sa cousine la prit dans ses bras et ne la lâcha plus. Le contact déclencha chez elle une r"action à laquelle elle ne s'attendait pas : la répulsion. Elle laissa Jane faire parce qu'elle n'avait plus de forces mais si elle l'avait pu, elle aurait repoussé sa cousine pour ne pas sentir ses mains sur elle. C'était bête mais c'était surtout le résultat de plusieurs semaines où les contacts physiques auxquels elle avait eu droit avaient été plutôt... musclés. Pourtant, quand Bruce s'était occupée d'elle au port, elle n'avait pas eu besoin de s'éloigner de son contact... Elle devait être tellement sonnée...

Ciaran arriva à son tour. Ils étaient tous désolés mais ils oubliaient que c'était elle qui avait fait la connerie de laisser Kark mettre la main sur elle. C'était elle qui s'était embarquée dans la mission du manoir. C'était Wallas qui s'était complètement vautré en choisissant d'attaquer le manoir de Kark en pensant qu'il s'agissait de son Q.G... Ce n'était pas de leur faute, ça non. C'était de la faute de l'Ordre. De la faute de Wallas qui ne pensait jamais aux dommages collatéraux. Est-ce qu'il les avait seulement déjà vécu une fois les à côtés des assauts ratés ? Eireann ne savait pas d'où venait cette subite colère. Elle avait l'impression que ce n'était pas elle. Elle devait se réjouir, ils l'avaient sauvée, non ? Wallas avait enfin trouvé le moyen de venir la chercher alors elle pouvait se calmer et laisser faire... Sauf qu'elle avait entendu les murmures disant que sans Lucy Metelli, elle serait toujours pieds et poings liés...

Elle repoussa doucement son frère et sa cousine, essayant de garder ce faible sourire sur sa frimousse émaciée. « On rentre à la maison ? Je crois que je suis fatiguée... » Elle croyait, oui. Parce qu'elle ne savait pas si c'était de la fatigue ou de l'abattement. Elle avait si peu dormi ces dernières semaines que le sommeil était quelque chose qui lui était presque devenu étranger. Elle voulait rentrer, voir ses parents, se coucher, dormir, pleurer, rester dans son lit, marcher pieds nus dans le jardin, tremper les pieds dans la rivière puis dans la mer... Et penser à tout ça lui donnait le tournis. Elle se rattrapa doucement en posant bien à plat ses mains sur ses genoux, attendant qu'on la laisse enfin rentrer à la maison...


♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦ ♦


On the falling shoals, i wonder why me ?
On my way to the falls, i hope you see
We are heading to the wall even if you are sorry,
While i sing oh
Revenir en haut Aller en bas

Contenu sponsorisé

Ce message a été posté

Revenir en haut Aller en bas

Poster un nouveau sujet Ce sujet est verrouillé, vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.

Wake me up...
PORTOLOINFilet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs :: Gare de King's Cross :: Ancien QG de l'Ordre du Phénix