Allons faire trempette ! [Mission]



 



Allons faire trempette ! [Mission]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Hors des murs
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Lilith B. Rosier
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Rapeltout
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Ce message a été posté Mer 9 Mar 2011 - 10:37

    .
    Allons faire trempette !

      « Rejoins-moi demain à 7h30, sous le porche du hall d’entrée. L.B.B. »


    L’ordre de mission venait de tomber : Calliope et Lilith allaient devoir s’y mouiller. En tant que préfète de sa maison, Lilith savait très bien que se baigner et nager dans le lac noir est interdit et passible de nombreux mois d’heures de colles et d’une chute vertigineuse dans le sablier de sa maison. Mais, les interdictions sont faites pour être contourner. Parfois. Lorsqu’il s’agit d’une bonne cause, on ne peut pas forcément accepter toutes les règles. Or, les ordres du Maitre faisaient partis de ses bonnes causes. Depuis son enfance, Lilith avait été forgé pour obéir aux règles mais aussi pour réfléchir par elle-même. Croire en un idéal était différent que d’obéir aveuglément. Les mots de Mervyn Kark lui parlaient. Bien qu’elle n’ait pas vécu les heures sombres de la famille Rosier, les histoires de sa grand-mère la hantaient souvent, la nuit. Elle devinait le visage déconfit et hargneux de son grand-père Evan Rosier, mourant durant la bataille de 1998 à cause d’un de ses traitres à leur sang. Elle imaginait les tortures que les Sang-de-Bourbe romains du Vatican avaient pratiquées sur ses aïeuls durant des siècles. Les traques constantes. Alors non. Quand on lui parlait d’éventuelles possibilités de rencontrer des moldus, de s’sympathiser et de se marier avec afin de copuler en vue d’une hégémonie de la magie, Lilith grimaçait et s’énervait. Heureusement, tout le monde n’était pas comme çà.

    Descendant lentement les marches de la volière, Lilith souriait. Qu’importe le temps que cela prendra mais, Mervyn Kark montra sur le siège vacant de Ministre de la Magie et alors, les choses deviendront enfin ce qu’elles auraient toujours dû être. Mais avant tout, il fallait avoir le plus de carte en main. Silencieuse, elle fila comme l’air jusqu’au troisième étage, retrouver son lot de connaissances et de sous-fifres. On était samedi soir et comme chaque samedi soir, les élèves se réunissaient dans les couloirs ou dans des salles de cours désaffectées. Personne ne sera debout un dimanche matin d’aussi bonne heure. C’était leur seule chance de passer inaperçu et de prendre le temps de réussir. Aller chercher une plante inconnue tout au fond d’un lac, vous parlez de la bonne affaire. Si elles ne se préparaient pas, Calliope et Lilith allaient assurément se transformer en sirènes et rester en leurs compagnies. Une plante pour une potion puissante, hein ? Hum, Lilith aurait bien demandé de l’aide à son professeur de potion mais, elle ne l’avait jamais vu auprès du Maitre. Il n’en était donc hors de question. Toute l’après-midi, elle avait passé en revue tous les livres de botanique étrangère qu’elle avait pu trouver. Après avoir mémorisé photographiquement chaque croquis et photo des différentes plantes, elle n’était pas certaine d’arriver à la localiser. Ce qui l’angoissait. Et puis, détruire une plante qui avait des propriétés aussi incroyables pour pouvoir fabriquer la plus puissante des potions. Un gâchis. Heureusement qu’il fallait en garder quelques échantillons. En plus de l’échantillon personnel. Elles allaient risquer leurs vies quand même. Une faible compensation en échange.

    Passant la soirée à discourir et s’amuser avec les autres lui fournissait un parfait alibi : personne ne se douterait qu’elle serait debout si tôt le lendemain matin. C’est pourquoi, ce matin-là, les cernes étaient assez apparents sur son visage, malgré son sortilège de camouflage et la potion énergisante qu’elle avait avalé rapidement. Il était 7h15 du matin et il n’y avait pas âme qui vive dans le château. Tout le monde dormait, même les fantômes. La bonne aubaine. Ayant hibouté en urgence son frère lorsqu’elle avait reçu l’ordre de mission, la catégorie ‘vénéneuse’ l’avait fait un peu flippé. Elle n’avait pas envie de se retrouver couverte de plaques horriblement dérangeantes. Alors, elle avait passé la combinaison en peau de manticore que son frère affectionnait pour ses parties de chasse. Trop grande, il avait seulement fallu d’un sortilège pour la faire rétrécir. Ayant passé son uniforme par-dessus, elle attendit Calliope, deux paires de gant en peau de manticore dans les mains. N’ayant rien d’autre à faire, elle fouettait les paires de gants contre la paume de sa main et attendit. C’était bien la seule Rosier à être un minimum patiente.
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Calliope Kark
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Rapeltout
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Ce message a été posté Jeu 10 Mar 2011 - 15:47


« Marcus et Lina sont toujours à l’infirmerie ? » « Ouais…leur état ne s’est toujours pas amélioré…’fin Marcus n’est plus en danger mort…par contre leurs têtes sont toujours aussi pleine  de bombabouse… » « T’es dure… » « Non, pas vraiment, ce ne sont plus que des zombies. Ce n’est pas une vie…Marcus aurait certainement préféré mourir que vivre comme ça… » « C’est vrai que tu étais sorti avec lui…pas trop triste ? » « Non c’était un crétin. » « Aoutch ! Et on n'a toujours pas trouvé le responsable ? « Non, je crois que la directrice et les autres professeurs s’en fichent…ils venaient tous les deux de familles de moldus. » « Et le ministère ? » « Ce que tu peux être naïf, Andrew. Tu crois franchement que le ministère se soucie des gens comme nous ? Non si tu veux mon avis, c’est parce que Lina et Marcus étaient des sang-de-bourbe, comme ils nous appellent, qu’ils se sont fait agresser… » «Ça, plus la rumeur qui court sur leur prétendue appartenance au nouvel ordre du… » « Surveilles tes paroles Andrew,  nous ne sommes pas seuls ici…
Les deux cinquièmes années se turent,  le prénommé Andrew jeta un bref regard  à la jolie poufsouffle installée en face d’eux.  Calliope A. Kark. Une ride s’était formée sur son front princier. Réfléchissait-elle ou bien était-ce leur discussion avec Marcia qui avait irritée la préfète en chef ? Andrew choisie l’hypothèse la plus rassurante – la première -  après tout ils étaient dans une bibliothèque, et la Kark était installée à une table avec un large livre qui avec sa couverture sombres, et ses écritures étranges semblaient tout droit sortie de la réserve. Mais après tout Calliope, était préfète en chef, elle devait bien avoir le droit.

« Il est tard. Vous devriez regagner vos salles communes respectives. » « Mais on est samedi soir… » « Laisses tomber Marcus, de toute façon tu as fini de recopier mon devoir de sortilège, non ?   »

Quelques grognements et raclement de chaise sur le sol, Calliope se retrouvait seule et enveloppée d’un silence rassurant.  Notre princesse Kark, tentait de reprendre sa lecture de « De la vie en eaux troubles : récit subaquatique de Bartholomeo C. Megyar. ». Mais la chose n’était pas aisée, ses deux camarades avaient réveillé sa culpabilité. Les élèves continuaient encore de parler de l’incident, et elle, avait de plus en plus de mal à ne pas se faire remarquer. Pourtant papa avait été clair, il ne fallait pas qu’elle se fasse remarquer en changeant ses habitudes, ni qu’elles s’apitoient sur le sort de ses camarades. Et surtout n’en parler à personne même aux autres membres des ombres, pas même à Clio.  Soupirant un grand coup, tout en fermant le précieux ouvrage, la Kark tâcha de se remémorer les paroles réconfortantes de son père. Marcus et Lina n’étaient que des dommages collatéraux au service d’une plus grande cause. Et puis personne n’était mort, au fond en leurs effaçant la mémoire, Cléia et elle, leurs avait donné une chance de recommencer une nouvelle vie, ils ne feraient plus les mêmes erreurs…comme celle de rallier les renégats. Plus les jours et les semaines défilaient, et moins ces arguments réussissaient à calmer la bête qui lacérait les entrailles de Calliope. Si l’affaire ne se tassait pas, la bête finirait par ne faire qu’une bouchée de notre petite princesse. Bien décidée ne se focaliser que sur sa prochaine mission, notre adoratrice de licorne préférée se leva, et rangea soigneusement ses notes et le précieux ouvrages dans son sac. Elle n’avait techniquement pas le droit de faire ça…mais elle était seule dans la bibliothèque et puis ce n’était qu’un emprunt. Et puis si elle prenait le livre c’était seulement parce que demain il pourrait se révéler utile lors de sa mission. Encore une fois, le plus grand bien justifiait tout.  

Regagnant son dortoir, sa culpabilité disparue à mesure qu’elle s’enfonçait dans les souterrains de Poudlard. Notre princesse avait eu la bonne idée, de se remémorer l’ordre de mission donnée par son père. Se focaliser sur la mission lui évitait de penser aux gémissements de Marcus, et aux pleurs de Lina. La Kark finit par s’endormir du sommeil du juste, et ne fut tirée des bras de Morphée qu’à 6h30 le lendemain. La nuit avait été courte, mais comme toute princesse qui se doit, Calliope était outrageusement en forme. Fraiche comme la rosée.  Notre naïve Poufsouffle était impatiente d’explorer les profondeurs du lac avec Lilith, et se fichait bien du mauvais temps, de l’eau froide, et des bêtes qu’on retrouvait à l’intérieur. Et puis elle avait passé sa semaine à faire des recherches sur les êtres des eaux et autres habitants d’étendus d’eaux. La Kark avait même prit la peine d’apprendre quelques phrases dans leur langue. Pour ce qui était de la botanique, l’adolescente avait naïvement posée quelques questions à son professeur, entre deux rougissements et gloussement gêné, elle avait réussi à glaner quelques informations sur les plantes aquatiques. Calliope espérait cependant que Lilith ait approfondie ses recherches.

Après s’être extrait de son lit, l’adolescent fila prendre une douche – ce qui en soit était stupide dans la mesure où elle s’apprêtait à plonger dans un lac visqueux -, puis enfila la combinaison en peau de dragon que son oncle lui avait offerte pour ses 17 ans. Avoir pour oncle un Salamander a de sérieux avantages, comme la promesse de cadeaux rares et onéreux à chaque grande occasion. Calliope avait toujours apprécié Caïus,  plutôt drôle et amicale, la Kark avait dû mal à le haïr. La combinaison était en peau de suédois à museau court, ce dernier devait être plutôt jeune au vue de la finesse de cette dernière.   Mais il ne fallait pas se fier à la souplesse de cette dernière, les écailles bleus argentés étaient un rempart efficace contre les attaques physiques, et certains sortilèges. Elle natta ensuite ses cheveux, pour ne pas que ses derniers ne la gêne en train de nager. Enfin elle accrocha à sa cuisse la dague finement ouvragée que son père lui avait envoyée en même que l’ordre de mission. « C’est un vieil héritage Kark, elle pourra-t-être utile là-bas » lui avait-il écrit. Recouvrant sa curieuse tenue avec sa cape, elle prit avec elle le sac-à-dos qu’elle avait préparé tout au long de la semaine, et rendu grâce à plusieurs sortilèges imperméables.  Pour cette mission Calliope avait décidée d’être prévoyante, pour éviter les accidents.

Prenant garde à ne réveiller personne, la Kark quitta la confortable salle commune des Poufsouffle, puis fait un détour par les cuisines pour prendre quelques brioches qu’elle fourra dans son sac.  Légèrement en retard, elle grimpa les marches qui la séparaient du hall d’entrée, manquant à plusieurs reprises d’embrasser les marches en pierre. Elle arriva essoufflée devant sa coéquipière blonde : « Désolée Lilith, je suis en retard. »Sortant une brioche de son sac, elle la tendit à la serdaigle en lui faisant un grand sourire made in Calliope. Pauvre petite, elle tend le bâton pour se faire battre.] « Tiens manges une brioche, ce n’est pas bon de partir l’estomac vide. »

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Dernière édition par Calliope Rosier le Lun 14 Avr 2014 - 16:10, édité 4 fois
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Lilith B. Rosier
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Ce message a été posté Dim 27 Mar 2011 - 16:59


    Dos contre le mur de l’enceinte de Poudlard, Lilith attendait. Encore et toujours. Au bout de quelques minutes d’attente, la jeune Rosier avait laissé le froid l’engourdir petit à petit, vite rejoint par le manque flagrant de sommeil. L’osmose des deux éléments la berçait si bien qu’elle n’avait même pas besoin de fermer les yeux pour regagner quelques minutes de sommeil qui pourraient lui être vital. Malheureusement, la température de cette fraiche aurore de Février vient lui rappeler que dormir debout et – à fortiori – dehors n’était pas une idée très lumineuse. Adossée contre la brique frigorifiée par la nuit qui s’échappait, la fraicheur s’était emparée de l’uniforme de la demoiselle et commençait à s’attaquer à sa combinaison de manticore. Or, celle-ci avait beau absorbée les sortilèges et le tranchant de certaines lames peu aiguisées, elle ne protégeait personne contre le froid. Plusieurs frissons la tirèrent ainsi de son repos végétatif et un bruit sourd provenant de son ventre fit comprendre son mécontentement. Le froid avait finalement pénétré au niveau de ses reins, entrainant une torsion évident de son intestin en vue de faire réagir le corps de Lilith, via plusieurs stimuli au cerveau. Ce qui eut l’effet escompté. Comme si elle reçut une décharge électrique, Lilith s’écarta violemment du mur d’un appui sur le pied. Il ne manquerait plus qu’elle ne se soit attrapée une cochonnerie de maladie broyeuse d’intestin. Son oncle Berthaeg qui avait l’habitude de rester assise sur son banc chaque matin pour profiter du lever de soleil – et de ses vertus régénératrices de la peau non prouvées – avait réussi à attraper un fécalome à force de rester dans le froid mordant de l’aurore, les fesses posées sur le vieux banc mouillé par la rosée. Brr, rien que d’y repenser, cela lui provoquait un mal de ventre. Il était hors de question qu’elle n’attrape la même chose. C’était si dégoutant. Le claquement des paires de gants dans la paume de sa main reprit de plus belle, scindant l’air et les secondes.

    En réalité, Calliope n’était pas autant en retard que cela car Lilith avait la fâcheuse habitude de toujours arriver avec un quart d’heure d’avance sur un point de rencontre. Ainsi, elle pouvait se permettre d’échanger quelques mots courtois avec une vague connaissance ou sous-fifres pour améliorer son réseau social et son autorité et ne pas subir l’affront de devoir s’excuser à cause d’un retard qui montrerait une impolitesse impardonnable de la part d’une noble sang-pur. Mais cela, Lilith ne le reconnaitra jamais à voix haute. Et puis, il était si plaisant parfois de recevoir les plus plates excuses d’autrui et de sentir cette impression de puissance et de force qu’on vous octroie. La petite Poufsouffle finit par arriver, faisant sourciller la Serdaigle au vue du sac qu’elle se trimballait avec elle. Elle ne comptait pas plonger avec quand même ? Vu sa fragile carrure, elle serait entrainée par le poids de ce dernier.
    « Tiens manges une brioche, ce n’est pas bon de partir l’estomac vide. »

    Calliope venait de sortir une énorme – aux yeux de Lilith – brioche de son sac à dos et la lui tendait le plus niaisement du monde. Autant la jeune fille pouvait compter sur l’aide de la Serdaigle pour la sortir de n’importe quel guêpier, autant Lilith ne pouvait pas supporter son air niais et naïf. Cela en devenait répulsif. Petite, on lui avait demandé de se rapprocher de la jeune fille simplement parce qu’il s’agissait de la fille Kark. De bonnes relations sont toujours primordiales en société. Cependant, si Lilith s’en était rapprochée, c’était tout simplement pour une seule raison : forger le caractère de l’héritière du Maitre. Non mais sérieusement : comment le grand Mervyn avait-il pu engendrer un être si faible et naïf ? Certes, Lilith se doutait des possibilités latentes qui attendaient la demoiselle mais son amour compulsif pour les licornes lui donnait un mal de crâne monolithique que même les plus puissantes potions n’arrivaient pas à chasser. On ne pouvait pas être la fille du chef de l’Ombre de la Rose Noire sans être endurcie et prête à tout pour étendre son pouvoir. Or, Calliope n’avait rien d’endurcie. Elle ressemblait plus à de la guimauve, d’autant plus avec ses brioches. Sortant sa baguette de la poche interne de sa cape, elle lança un sortilège de disparition sur la brioche et lança un regard noir à Calliope : « On ne t’a jamais appris qu’il ne fallait pas se baigner le ventre plein. Tu mangeras plus tard. Il n’est pas question que je t’emmène à l’infirmerie pour un malaise. »
    De sa main gauche, Lilith la tendit en avant à plat, attendant patiemment. Mais attendant quoi ? Tout simplement que Calliope ne lui donne les autres brioches qu’elle avait dû chiper à la cuisine. Après tout, si elle prenait la peine de lui en prendre une, elle en aurait surement pris pour elle, non ?

    Se faisant et après avoir fait disparaitre toutes les brioches existantes – il n’était pas question d’attirer les bestioles du lac à cause de la nourriture – Lilith entama la marche en direction du lac sans jeter un coup d’œil derrière elle pour voir si Calliope la suivait. Les pas de la jeune Poufsouffle étaient utiles pour le savoir. A peine arrivée que Lilith soupirait déjà. Comment allait-elle arriver à l’instruire si elle ne faisait pas un minimum d’effort ? Heureusement, Calliope ne se laissait pas encore berner par les faux idéaux des pro-Wallace qui s’imaginaient qu’un monde tout beau tout mignon pouvait un jour s’abattre sur la terre. En cela, Calliope était bien la fille de son père ce qui confortait Lilith en pensant que rien n’était perdu. Le jour où elle lui annoncerait qu’elle remettait son jugement en cause pour préférer ceux de Wallace le Fourbe – comme certaines rumeurs l’appelaient – Lilith se rendrait elle-même au Préventorium avant d’avoir l’idée de l’étrangler. Chemin faisant, elle tourna la tête vers sa camarade pour lui tendre la paire de gant en manticore qu’elle avait en trop. « Tiens, ça nous servira surement. Est-ce que tu as de la branchiflore ou préfères-tu un sortilège ? » Après tout, le sortilège de Tête-en-bulle était assez efficace si on voulait se servir de sa baguette une fois sous l’eau. En parlant de cela, le lac était en vue. Les demoiselles allaient bientôt devoir faire trempette.

    Au pied du lac, Lilith observa la surface de l’eau et ne repéra aucun mouvement suspect. Le lac était silencieux, ce qui faisait un écho formidable avec la nature endormie qui allait s’éveiller doucement quand les rayons du soleil seraient un peu plus haut dans le ciel. S’abaissant pour mettre un doigt dans l’eau, Lilith frissonna légèrement. Elle n’était vraiment pas chaude. Peut-être qu’un petit sortilège d’étanchéité ne serait pas de trop. « Allez, en tenue ! » dit-elle à l’intention de Calliope, pressée d’attaquer la mission. Après tout, leur temps était compté car il ne fallait pas que Poudlard s’éveille avant qu’elles ne soient retournées dans leurs lits douillets. Or, la tâche semblait ardue lorsqu’on ne sait pas où se trouve ce qu’on cherche. Le lac était grand, bien trop grand. Déboutonnant sa chemise, la préfète se concentra pour ne pas frissonner et trahir le froid qui la pénétrait pour se focaliser seulement sur sa tâche. « Tu comptes en faire quoi de ton sac ? » lui demanda-t-elle en retirant ses chaussures.


Le vingt-cinquième mot est un déterminant au singulier.
Le prochain mot se situe dans une mission dans l’allée des embrume pour deux Phénix
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Calliope Kark
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Ce message a été posté Dim 3 Avr 2011 - 12:57

[HRP : Désolé pour le retard, et la médiocrité du rp ! Je vais tâcher de me rattraper plus tard, il va falloir qu'on s'active si on veut finir la mission dans les temps ]

    Véritable petite Little Miss Sunshine répandant la joie et la gentillesse sur la terre, notre belle Calliope était aussi mignonne qu’agaçante. Rare était ceux pouvant supporter le trop plein d’amour et de naïveté qui dégoulinait de chacun de ses pores. Un spectacle peu apprécié par les âmes tourmentées qui ne tolèrent pas de voir les pauvres d’esprits encore naïfs et donc encore heureux, leur jeter en plein visage leur outrageux bonheur. Si Calliope avait su ça, sans doute dans un élan de bonté aurait-elle ménagé sa douceur et sa joie de vire, pour mieux la transformer en une attitude morose beaucoup plus acceptable pour ses semblables.

    Le beau sourire mièvre de la Kark fut bien vite chassé par une moue triste ! En moins de trente secondes Lilith avait presque réussi à dépiter Calliope, qui arborait maintenant un air de chien battu des plus pathétiques. Il faut dire que toute remarque négative venant de Lilith avait l’effet d’un électrochoc pour notre petite princesse, qui accordait une grande importance à sa collègue des bleue et bronze. Son opinion comptait presque autant que celle de son cher papa. Bien que d’un an sa cadette, Calliope avait toujours admirée l’héritière Rosier. Elle appréciait sa franchise, son sang-froid, et par-dessus tout son intelligence. Donc si Lilith la grondait et lui disait qu’il ne fallait pas manger de brioche, elle ne pouvait qu’avoir raison. Honteuse d’être encore une fois dans l’erreur, notre petite poufsouffle bredouilla quelques excuses tout en donnant à Lilith les brioches stockées dans son sac. « Mais je pensais qu’on aurait besoin de force pour nager… »

    Toute penaude, la Kark n’ajouta rien se contentant d’avancer silencieusement derrière. Mais son accablement fut de courte durée, car déjà le père noël avait ressuscité ! Lilith lui donnait quelque chose, enfin lui prêtait. Amen ! Notre princesse était à nouveau rayonnante ! Comme le dit si bien le prophète Baloo : « Il en faut peu pour être heureux »…surtout quand vous vous appelez Calliope Kark. Se saisissante des gants, avec autant de révérence que s’il eut s’agit d’une relique de Salazar, avant de les enfiler. « Je n’ai pas prévu de Branchilore, je songeais plutôt utiliser un sortilège de Tête-en-bulle, ça sera plus facile de communiquer entre nous sous l’eau. Et puis comme ça nous n’aurons pas besoin d’utiliser de lancer des sorts informulés. » La réponse dû satisfaire son amie serdaigle car, aucune critique ou remarque ne suivie sa réponse, au plus grand bonheur de la petite Kark. Obéissant à Lilith elle ôta, sa cape et ses chaussures, et s’hasarda à tremper ses pieds dans les eaux sombres du Lac. A sa grande surprise aucun frisson ne parcouru son échine, l’eau du lac était étrangement tiède. A en juger la réaction de Lilith, la serdaigle ne semblait pas penser la même chose. Peut –être que la peau de dragon la protégeait du froid…Tant mieux elle n’aurait pas à jouer les boulets en faisant une crise d’hypothermie dans les profondeurs du lac. Sa petite bulle de bonheur faillit à nouveau éclater lorsque Lilith la questionna sur son sac. L’adolescente avala de travers sa salive. Elle allait à nouveau se faire gronder… Naïvement la Kark avait pensé qu’en rendant imperméable son sac et son contenu, elle aurait pu l’entrainer avec elle dans les profondeurs du sac…elle n’avait jusqu’alors pas pensé qu’une tel charger pourrait la gêner de sa mission, et pire encore…gêner Lilith. « Euh et bien…je pense qu’on pourrait y mettre nos vêtements et le cacher dans un coin du lac ? » Jouant nerveusement avec quelques mèches rebelles, son ton était hésitant, et il ne fallait pas s’appeler Sherlock pour deviner que l’adolescente mentait et ce très mal. Pour donner un peu plus de crédit à ses paroles elle fourra dans son sac, sa cape et ses chaussures. En bon sac de Mary Poppins ce dernier pouvait encore accueillir les vêtements de la Serdaigle, ainsi que deux ou trois lampadaires. Une fois leurs affaires rangées dans le sac, elle camoufla ce dernier entre quelques herbes hautes du lac, de sorte qu’au loin il était invisible. Maintenant les choses sérieuses allaient commencer, Calliope lança son sortilège de tête en bulle. La paroi était fine mais résistante, ce qui donnait donc tout de même à la Kark l’impression d’avoir la tête dans un bocal. Elle fixa sa baguette à sa cuisse, de sorte de pouvoir l’avoir à porter de main, tout en étant pas gênée par cette dernière pendant qu’elle nagerait. La sorcière s’assura aussi que la dague confiée par son père était solidement fixée à son autre cuisse. Calliope ne se le pardonnerait jamais, si elle venait à perdre l’héritage Kark. « Je suis prête, allons-y ! »

    Et un petit sourire Colgate pour la route ! La Kark s’avança doucement dans le lac, avant d’enfin y plonger complètement lorsque le sol boueux de l’étendue se déroba sous ses pieds. L’eau y était sombre et la visibilité restreinte, commençant à nager à s’enfoncer un peu plus vers les profondeurs, l’adolescente s’assura que Lilith la suivait bien. L’avantage du sortilège de tête-en-bulle, était en plus de lui donner l’air nécessaire pour rester sous l’eau plusieurs heures, était qu’il lui permettait également de ne pas avoir d’eau dans les yeux. La Kark se mouvait tranquillement dans l’eau, lorsqu’elle sentie quelque chose lui agripper le bras. Elle pensa d’abord que c’était Lili, et avait seulement dit: « Tu as vu quelque chose ? »

    Ce ne fut que lorsqu’elle posa son regard sur la chose qui tentait de lui arracher le bras, que la Poufsouffle comprit qu’elle n’avait définitivement pas affaire à Lilith. Dans un réflexe salvateur elle porta sa main à sa dague, et abattis cette dernière sur la créature qui grièvement blessée se décrocha. Un strangulot. Ou plutôt DES strangulotS. Ils semblaient en pousser de partout, et désormais ils encerclaient les deux sorcières. A en voir leur mines ils n’appréciaient pas vraiment qu’on s’avance dans LEUR lac, et qu’en plus on se défende. Gardant sa dague dans sa main gauche, et se saisie de sa baguette…c’était l’heure pour nos deux sorcière de briller.

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Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Marcel Pagnol



Dernière édition par Calliope A. Kark le Dim 29 Jan 2012 - 15:21, édité 3 fois
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Lilith B. Rosier
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Ce message a été posté Lun 4 Avr 2011 - 13:02

    [HRP : Je passe directement à l'attaque pour aller plus vite =)]

    Le sortilège de Tête-en-Bulle correctement utilisé sur sa tête, Lilith se tourna alors vers sa camarade pour la prévenir qu'elle était prête. L'heure de faire trempette était belle et bien arrivée. Rentrant petit à petit dans l'eau, Lilith se mouilla la nuque - si rarement découverte - pour préparer son corps au contact plus froid de l'eau des profondeurs du lac. Un dernier coup d'œil vers le soleil et les deux jeunes filles avaient plongé dans les ténèbres du Lac Noir. Les faibles rayons du soleil et l'opacité de l'eau empêchaient d'avoir une visibilité trop profonde et la serdaigle décida de réduire la cadence de sa nage, histoire de ne pas foncer tête baissée dans un amas d'algues d'où elle aurait du mal à s'extirper. Calliope passait au-devant en éclaireuse, Lilith joignit deux de ses doigts en un cercle parfait pour lui assurer que tout allait bien de son côté. Baissant la tête vers les profondeurs, elle tenta de repérer un plant qui ne ressemblerait pas à des algues quelconques. Néanmoins, en son fort intérieur, elle se doutait que l'inconnu professeur cachotier ne se serait pas risqué à planter une plante si importante dans les abords du lac, facilement repérable pour n'importe quel étudiant ou curieux. Trop occupée dans sa contemplation des fonds marins, Lilith ne repéra pas d'étranges mouvements autour d'elle. Peu habituée à la vision sous-marine, elle avait aisément confondu le mouvement des algues avec les fines pattes d'une meute de Strangulots qui s'approchaient d'elles. Ce ne fut que lorsqu'elle entendit la question de Calliope qu'elle releva la tête pour lui signifier que non -elle avait confondu une banale plante d'eau avec celle qu'elle recherchait. Les branches étaient bien trop foncées pour pouvoir être ce qu'elle recherchait - lorsqu'elle les aperçu. Lilith voulut crier à Calliope de faire attention mais son sang ne fit qu'un tour et sa voix se perdit dans sa gorge quand elle sentit un léger coup de griffe sur son mollet gauche. Baissant les yeux, elle repéra l'un des Strangulots qui tentait de s'agripper à elle avec ses petits doigts si fins mais pourtant si puissants. Il ne fallait pas qu'elle le laisse s'emparer de sa jambe sinon, elle ne pourrait plus s'en servir avant de passer à l'infirmerie. Battant plus fort ses jambes, elle réussit à donner un coup de pied dans l'une des mains du Strangulots, retournant les doigts de la créature qui gémit avant de nager jusqu'à Calliope afin de se mettre dos à la jeune fille, sortant sa baguette de l'étui qu'elle avait accroché à sa cuisse.

    Pendant ce temps, Calliope avait réussi à blesser l'une des bestioles qui laissait des petites traces liquide verte s'échappait de l'entaille. Lilith ne sut si c'était l'effet du sang vert ou la plainte et les cris mais, les créatures semblaient s'exciter au fur et à mesure que les secondes passaient. Les Strangulots semblaient se multiplier, à moins qu'il ne s'agisse d'un effet d'optique mais on croyait difficilement à la deuxième solution. Et dire que ses bestioles étaient particulièrement féroces envers les sorciers. Ils n'auraient pas pu se contenter des vulgaires moldus ? Elles ne leur voulaient aucun mal mais, cela ne semblait pas être réciproque. Un léger coup d'œil vers Calliope dans son dos lui assura qu'au moins la Poufsouffle réagissait plutôt bien vu qu'elle se préparait à combattre. Lilith soupira. Et dire que cela ne faisait même pas cinq minutes qu'elles étaient dans l'eau... La discrétion n'avait pas été réussie cette fois-ci. Pourvu que les sirènes ne rappliquent pas. Ou tout du moins que leur cheftaine n'aille pas tout raconter au directeur. " Il faut trouver une brève pour s'extraire. C'est trop risqué d'être encerclé" Et oui, car le souci dans les eaux profondes du lac c'est que les attaques pouvaient aussi bien provenir des côtés que de dessus ou de dessous. Néanmoins, Lilith doutait qu'elles s'en sortiraient avec seulement un coup de froid. Les combinaisons les protégeront-elles assez ? " Ne fait rien d'irréfléchi ! " Grimaçant, Lilith n'avait pas pu s'empêcher d'ajouter cette phrase. Bien que Calliope était nunuche et que petite, elle rechignait à obéir à ses parents pour se rapprocher de la fille du chef, elle avait appris à la connaitre et c'était devenu une habitude d'être à ses côtés bien qu'elle oubliait souvent qu'elle était son ainée. Elle n'aimerait pas qui lui arrive quelque chose. Lilith tenait malgré tout à elle bien qu'elle était trop fière pour le dire.

    Un mouvement inopportun d'un strangulot affamé ou énervé coupa court à ses réflexions. Le moment de l'action était lancée. Zigzaguant à toute vitesse, il arrivait par dessous Lilith. Abaissant sa baguette, la Serdaigle tenta de contrôler la montée d'adrénaline et se prépara à parer.

    - " Lashlabask !"

    Le sortilège de répulsion fonça en flèche rencontrer le Strangulot inopportun qui avait excité ses congénères et laissait l'attaque générale. Sur le passage du sortilège, l'eau bouillonnait en formant une multitude de petites bulles, forçant les strangulots sur son passage à s'écarter.

    Mais allait-il s'abattre sur celui trop enhardi en le projetant avec force contre le gros rocher qui se trouvait plus bas ou allait-il l'éviter avec aisance ?
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Ce message a été posté Lun 4 Avr 2011 - 13:02

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Ce message a été posté Mar 5 Avr 2011 - 14:34

    La Kark dont le cœur battait à tout rompre n’osait pas décrocher son regard de la horde de créatures verdâtres qui les menaçaient. Aussi elle fut soulager de sentir la présence de Lilith derrière-elle. Pas parce qu’elle espérait que son homologue blonde la protège, notre poufsouffle était juste soulagée que Lilith ne soit pas faite coincée, et entrainée dans les profondeurs du lac. L’excitation que Calliope avait ressenti en plongeant s’étiolait, ou plutôt se transformait en peur.

    La peur. Fascinant sentiment. Tantôt paralysante, tantôt dopante. Merlin soit lié la peur qu’éprouvait Calliope dans les situations critiques s’associaient toujours à un indéfectible instinct de survie. Elle ne voulait pas mourir, elle ne pouvait pas mourir, tant qu’elle était encore utile à son père. Par loyauté, la sorcière se devait de survivre coûte que coûte. Et puis la Kark n’était pas seule dans cette situation, il y avait Lilith. Sa présence suffisait à accroitre sa peur. Si Calliope ne voulait pas mourir, elle ne pourrait jamais se le pardonner si son amie, son modèle, venait à être tuer. Curieusement, notre naïve se sentait responsable de l’héritière Rosier, après tout elle était la plus âgée, c’était à elle de la protéger et pas l’inverse. Lorsque Lilith lui avait dit de ne rien faire d’irréfléchi, notre naïve princesse avait seulement répondu :« Ne t’en fait pas Lili, je ne ferais rien qui puisse te mettre en danger ! »

    Cette responsabilité que Calliope se donnait elle-même avait pour effet de doper ses capacités de réflexions et d’actions à un point qu’elle n’avait jamais jusqu’alors égalé. Peu habituée à réfléchir en règle générale, et toujours seule, ou prise en charge par un aîné expérimenté lors des missions, l’adrénaline semblait être l’essence capable de faire fonctionner à plein régime l’esprit de la sorcière. Mais cette volonté et sa capacité à se débrouiller en situation de crise allait-elle suffire ? Tandis que Lilith était au prise avec un strangulot qu’elle venait d’expulser contre un rocher. La Kark l’imitait en lançant des Lalashback, mais quand elle expulsait un strangulot, cinq le remplaçaient et resserrait leurs rangs. L’usage de la magie, semblait avoir excité encore un peu plus les strangulots, qui s’agitaient semblent-ils dans tous les sens Dans l’anarchie et ce déferlement de créatures, Calliope finit par remarquer une certaine cohérence dans la formation étrange des strangulots, bien plus que les encercler ils formaient une sphère autour d’elles, emprisonnant ainsi les deux sorcières dans un orbe de strangulot, qui se réssérait de plus en plus. Mais ce qui avait réellement frappé le préfète-en-chef bien plus que le strangulot qui avait cherché à lui arracher la jambe avant qu’elle ne le rembarre dans ses barrières de strangulot. C’était la curieuse cohérence dans leurs actions, les strangulots semblaient agir un avec un plan d’attaque, ils avaient déployés une formation presque militaire autour des deux sorcières. Or les strangulots ne sont pas réputés pour leur intelligence, ce qui induisait forcément dans l’affaire un troisième parti.

    Les strangulots avaient un ou des maitres qui avaient dû les dresser. C’est alors que la Kark se rappela enfin une partie du récit de … évoquant au cours de son voyage sa rencontre avec des êtres des eaux qui avaient domestiqué des strangulots. A la lumière de ces nouvelles informations, Calliope remarqua une autre spécificité de l’attaque des strangulots. Lorsque leurs horribles tentacules les enlaçaient, ils tentaient toujours de les entrainer dans une direction. Ce qu’elles avaient vue comme une tentative des strangulots de noyer les deux jeunes filles s’avérait être juste une tentative de kidnapping. Tout en scalpant un strangulot qui avait eu la fâcheuse et redoutable envie de s’approcher trop prêt de son cou, la Kark lança à sa co-équipière :
    « Je ne crois pas qu’ils agissent pour leurs compte, ils doivent avoir LASHLABASK… peut être un maitre ou des maitres. J’ai lu quelque chose sur des êtres des eaux qui élevaient des stran : DIFFINDO ! Bref peut-être devrions nous les laisser nous capturer ? On ne fait que les exciter davantage avec nos sorts…et franchement je ne crois pas qu’on puisse leur échapper, ils sont trop nombreux et … STUPEFIX ! et leur défense semble impossible à percer. »

    La Kark persuadée que son hypothèse était bonne abaissa doucement sa baguette et rangea sa dague. Mais était-ce bien la solution ?

    Calliope a-t-elle eu raison d’abaisser sa baguette ?

    Oui : les strangulots les entrainent dans les profondeurs pour les entrainer jusqu’à leurs maitres.
    Non : Grossière erreur de jugement, il va falloir se montrer plus que brillante pour réparer son erreur.


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Ce message a été posté Mar 5 Avr 2011 - 14:34

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Ce message a été posté Dim 10 Avr 2011 - 16:26

    Fort heureusement, le strangulot trop hasardeux alla rapidement s'écraser contre l'un des gros rochers du lac. Un de moins mais, combien de plus ?! A ce rythme-là, elles n'allaient pas pouvoir retourner à la surface revoir une dernière fois le soleil briller. Or, si Calliope avait remarqué une certaine cohérence dans la formation de leurs rangs, Lilith n'avait pas le temps de s'attarder sur ce menu détail. La première valse d'attaque avait laissé sa place aux autres et heureusement, ils ne semblaient pas vouloir tous attaquer en même temps, sinon elles y seraient restées.

    « Je ne crois pas qu’ils agissent pour leurs compte, ils doivent avoir LASHLABASK… peut être un maitre ou des maitres. J’ai lu quelque chose sur des êtres des eaux qui élevaient des stran : DIFFINDO ! Bref peut-être devrions nous les laisser nous capturer ? On ne fait que les exciter davantage avec nos sorts…et franchement je ne crois pas qu’on puisse leur échapper, ils sont trop nombreux et … STUPEFIX ! et leur défense semble impossible à percer. »

    Qu'est-ce qu'elle racontait ? Interloquée par la pensée de sa camarade, Lilith ne pût pourtant pas amener la totalité de sa capacité de réflexion sur le sujet car la majeure partie de ses neurones étaient déjà en joute pour rester en vie. Elle avait également lu quelque part que les strangulots pouvaient être dompter par les êtres des eaux seulement car ils avaient horreur des sorciers mais là... ca ressemblait catégoriquement à une prise d'otage. Lilith doutait sévèrement que se fut l'œuvre d'êtres de l'eau. Sinon, ils se seraient montrés derrière les bestioles, fiers de prendre dans leurs filets des sorciers de sang-pur. Il était de notoriété public que les êtres des eaux ne soient que des créatures inférieures aux sorciers, donc méprisés par eux. Ce n'est pas Lilith qui aurait annoncé le contraire mais, dans le cas présent, elle se serait damnée une deuxième fois pour pouvoir avoir la chance de savoir comment ils s'y prenaient pour contrôler ses monstres sur palmes. Mais, l'heure était plus grave car, après avoir senti un courant d'eau derrière elle, Lilith tourna la tête, inquiète pour Calli'. Et elle avait eu raison car elle eut juste le temps de voir sa camarade abaisser sa baguette.

    - " Call'... Lashlabask ! Lâche-moi, toi ! "

    La serdaigle n'eut pas le temps d'hurler sur la Poufsouffle car l'un des démons de l'eaux avait déjà emprisonné la jambe de sa camarade pour l'entrainer dans les profondeurs du lac. Se retournant pour venir à son aide, Lilith fut elle-même aux prises avec deux autres strangulots. Calliope ne faisant plus bouclier dans son dos, il était aisé pour ses petits monstres de vous attaquer par surprise. L'un d'entre eux s'agrippa à sa jambe tandis que l'autre lui enserrait le coude. Si cela continuait, ils allaient finir par lui briser les os à force de se retenir à elle, l'entrainant également dans les profondeurs.

    Il fallait qu'elle détourne leur attention et sa première idée fut de créer une illusion de friture un peu plus loin. Certains strangulots s'échappèrent, attirés par cette nourriture friande et abondante, délaissant les deux jeunes filles. Mais, tous ne participèrent pas au raid contre la friture et les plus résistants continuaient de les tenir prisonnières. L'hypothèse de sa camarade s'avérait vraiment déplacée sur le coup et le stratagème de Lilith ne marchait pas vraiment. Elle lança alors le premier sortilège qui lui passa par la tête.

    - "Immobilus !"
    Elle lança tellement de volonté et de force dans son sortilège qui fusa à toute vitesse... mais sera-t-il suffisamment puissant pour stopper les strangulots qui les retenaient prisonnières ?

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Ce message a été posté Dim 10 Avr 2011 - 16:26

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Ce message a été posté Mar 12 Avr 2011 - 21:19

    A peine la Kark avait-elle rangé sa baguette que déjà elle regrettait son geste. Mais elle ne comprit réellement son erreur quand les strangulots se jetèrent sur elle, leur moyens d’opération était curieux, ils semblaient à la fois vouloir l’entrainer vers les profondeurs du lac, tout en tentant de l’écarteler. Calliope tentait bien de les repousser, mais la tâche était vaine, d’autant plus qu’il lui était impossible d’accéder à sa baguette magique ou encore à sa dague. Les strangulots avait vu une porte s’ouvrir et s’y étaient tous engouffrés. La culpabilité s’abattit sur notre adoratrice de licorne presque aussi rapidement qu’aussi rapidement que les strangulots. La Poufsouffle qui pensait avoir fait preuve d’intelligence, se sentait sotte et inutile. Bien plus que ça, elle était véritablement sotte et inutile. Tout comme lors de la mission avec Mr Fuller elle était un boulet accroché à la cheville de son coéquipier. Trop naïve, la Kark avait bien trop confiance en ses quelques connaissances sur le sujet, et puis elle avait dû mal à croire que des créatures puissent vouloir leurs pertes, un strangulot ne peut être foncièrement méchant, il doit avoir un maitre diabolique derrière tout ça…. Sa naïveté la noierait, et cette fois-ci pas seulement dans un océan de stupidité. Par chance les dieux s’étaient penchés sur le berceau de notre si douce princesse, et lui avait confié une marraine bonne fée, qui ne laisserait pas une flopée de créatures visqueuses démembrer sa filleule. Lilith venait de faire preuve d’ingéniosité, chose qui couplée à son apparent sang-froid semblait faire des miracles. Elle libéra la pauvre poufsouffle avec une facilité qui décontenança la Kark, qui désormais était partagée entre la culpabilité, la reconnaissance, et la jalousie. Pourquoi n’était-ce jamais elle qui tirait les autres de situations critiques ? Et pourquoi était-ce toujours elle qui plongeait les autres dans ces situations critiques ? Ne pouvait-elle donc pas briller tout comme Lilith ? Qu’avait donc la Serdaigle, qu’elle n’avait pas ? Mais l’heure n’était pas aux crises de jalousie, la diversion et le sort créés par Lilith ne dureraient pas une éternité, il fallait désormais mettre le plus de distance possible entre elles et ces créatures infernales. Elles auraient pu remonter à la surface en lançant un sort…mais pour la Kark un tel repli stratégique, un abandon de mission n’était pas envisageable. Ne prenant même pas le temps de remercier sa coéquipière, Calliope lui fit un léger signe de la main pour enjoindre la Serdaigle à la suivre. La Poufsouffle ne savait pas vraiment où aller, le tout était de s’éloigner le plus possible du ban de strangulots, et de s’approcher de la plante pour en finir au plus vite avec cette mission. D’après les informations que son cher et tendre papa lui avait données les algues se trouvaient au fond du lac. Ainsi la Kark suivie de près par la Rosier s’enfonçaient encore un peu plus en profondeurs dans les eaux troubles du lac. La fatigue commençait à se faire sentir dans les membres de la sorcière peu accoutumée à nager si vite, et si longtemps. Le problème c’est que les deux sorcières n’avaient pas le luxe de s’offrir une pause, les strangulots dans leurs milieux naturels n’arriveraient que trop vites à les rattraper une fois le sort levé. C’est alors qu’une crampe engourdissait dangereusement son mollet, que Calliope discerna ce qui semblait être une grotte subaquatique.
    « Peut-être, peut-on s’y cacher quelques temps ? Avec un peu de chance les strangulots passeront devant, sans nous voir. »

    La Kark s’engouffra dans ce qui ressemblait d’avantage à un tunnel de pierre. Instinctivement elle avait repris sa baguette, histoire d’être prêt à faire face en cas d’attaque de créature aquatique…Il ne manquerait plus qu’elle est trouvé la planque du Calamar géant. Lançant un Lumos grâce à la lumière artificielle diffusée par sa baguette notre douce princesse constata avec joie que la caverne était vide, et qu’elle se resserrait de sorte qu’il était impossible qu’un monstre tel qu’un Calamar géant ne sorte. Curieusement les parois de la grotte étaient lisses, comme ciselé par des outils, ou même par la magie. La grotte ou plutôt le corridor aquatique avait été aménagé par l’homme ou par un quelconque être inférieur capable d’utiliser un peu de magie. La poufsouffle s’installa dans un recoin pour reposer un peu ses muscles, maintenant qu’elles étaient toutes les deux à l’abri, la honte et la culpabilité refaisaient surface, mais cette fois-ci la jalousie n’était pas de la partie.« Au faite, merci Lilith… je suis tellement désolée… »Sa voix tremblait un peu, quant à ses yeux sombres, ils s’embuaient. Bah ouais une princesse en détresse, ça pleure. Pauvre petite. Elle ne pouvait même pas sécher ses larmes, la bulle qui lui permettait d’avoir de l’air et accessoirement de respirer sous l’eau faisait barrage. Tout cela accroissait encore un peu plus le pathétique de la situation. Au bout de quelques minutes, notre petite princesse reprit une certaine contenance, qui lui permit de demander sans avoir l’air trop pathétique : « A ton avis ce tunnel débouche sur quoi ? Et où ? »



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Lilith B. Rosier
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Ce message a été posté Ven 6 Mai 2011 - 9:43

    Il s'en était fallu de peu pour que nos deux jeunes sorcières ne finissent mortes noyées ou dévorées tout au fond du lac. Par chance, le sortilège d'immobilisation fonctionna et Calliope pu se dégager sans grande peine. Les doigts des strangulots étaient certes puissants mais surtout extrêmement fragiles. En voilà au moins un qui n'allait pas revenir à la charge. Or, si Calliope voyait dans cet exploit une preuve de supériorité pouvant entrainer un complexe, Lilith n'y voyait qu'une question de survie et de réflexes. Son initiation aux portes de l'Enfer avait été plus éprouvant mais rien de comparable. Et dire que la demoiselle ne manquait jamais une occasion pour afficher sa supériorité en jouant les modestes... Elle ratait son coup, trop occupée à suivre Calliope dans les profondeurs afin de fuir un tant soit peu les maudits strangulots. Durant sa longue descente, Lilith ne cessait pas de se retourner toutes les cinq secondes, histoire d'être certaine que ses horribles créatures sans esthétique certain soient loin d'elles. Heureusement, il ne lui semblait pas apercevoir de nageoires mais sait-on jamais. Les algues pouvaient cacher bien des choses au fond de l’eau. Calli s’arrêta alors de nager pour pointer un doigt en direction de ce qui ressemblait à une grotte sous-marine. « Peut-être, peut-on s’y cacher quelques temps ? Avec un peu de chance les strangulots passeront devant, sans nous voir. » Pour tout dire, Lilith n’était pas très chaude avec cette histoire. S’abriter sous une grotte pouvait être à double tranchant. Il suffisait pour les êtres de l’eau ou autres créatures horribles et ignobles de boucher l’entrée de la grotte pour pouvoir se débarrasser des deux jeunes filles. Leurs sortilèges de Tête-en-Bulle ne dureraient pas une éternité et elles finiront mortes noyées. Brr. Lilith n’était même pas certaine de pouvoir utiliser la démonologie en cas de recours extrême. Néanmoins, la jeune Rosier n’eut pas à s’en soucier trop longtemps que Calliope était déjà partie s’engouffrer dans la roche. Un coup d’œil en arrière plus tard, Lilith la suivit. Elle agissait comme si elle avait le Diable en personne aux trousses.

    Après avoir lancé un Lumos qui permettait aux deux demoiselles d’avancer sans se cogner dans les parois, la grotte semblait de plus en plus macabre aux yeux de Lilith à cause des ombres reflétées. Tandis que Calliope se reposait sur un rocher, la jeune serdaigle continuait à fureter de part et d’autres, tout en continuant à jeter des coups d’œil derrière elle. A cause des mouvements provoqués par leurs propres corps, elle ne savait jamais si quelqu’un approchait ou si c’était juste Calliope qui bougeait. Il fallait dire que les sensations étaient différentes sous l’eau. Elle préférait nettement être sur terre.

    « Au faite, merci Lilith… je suis tellement désolée… »
    Etonnée, Lilith se retourna vers Calliope – oubliant momentanément son rôle de surveillance. Ses sourcils se mirent à danser la gigue face à son incompréhension jusqu’à ce que l’épisode des strangulots ne refasse surface. Or, si Lilith appréciait les compliments, voire une personne trop émotive lui en faire avait le don de l’exaspérer. Et bien qu’elle apprécie la jeune Kark, la vision de ses yeux s’embuant de larmes lui fit tirer la grimace. « Arrête de pleurer. Tu vas finir noyer par tes propres larmes. » lui intimida-t-elle tout en se radoucissant au fur et à mesure de la phrase. Une façon comme une autre de dire « pas de quoi ». Lilith n’était pas douée pour ce genre de chose. Elle le savait et bien que généralement, elle s’en fiche royalement parfois… cela la tiraillait. Quand elle voyait ses bécasses des autres maisons dévoiler aussi facilement leurs émotions, parfois elle en ressentait un brin de jalousie et d’agacement. Parce qu’elle n’était pas capable de le faire. Bien au contraire, cela la rongeait de l’intérieur. Mais qu’importe, elle était comme elle était, non ?! Lilith reprit alors son observation de la grotte. Aucune paroi pointue. Rien. Caressant du bout de doigt les murs lisses, la demoiselle se mit à réfléchir aux moyens possibles pour pouvoir créer un tel refuge. Il ne manquait que de l’air par ici. « A ton avis ce tunnel débouche sur quoi ? Et où ? »

    Pour répondre à toute question, Lilith pointa sa baguette en direction de la suite du tunnel. Il était vrai que tout ceci était étrange. Très étrange. Lançant une projection de boule lumineuse en direction du chemin inconnu, Lilith fut contente de voir que personne n’apparaissait au bout. Ni créature, ni être de l’eau. Au moins, elles allaient pouvoir être tranquille un petit instant. « Suis-moi. » Le seul moyen de savoir était de s’y engouffrer. Nageant dans le conduit de la grotte qui semblait se faire de plus en plus étroit sur leurs passages, les jeunes filles finirent par descendre encore plus en profondeur, ne leur laissant aucune chance de se replier. Au bout de plusieurs minutes, la fin du tunnel était enfin à l’horizon. Alors qu’elle allait sortir du tunnel, Lilith s’arrêta brusquement en tendant les bras de chaque côté pour éviter à Calliope d’avancer plus. Un doigt sur sa tête-en-bulle, elle intima l’ordre à Calli de se taire. Elle finit par se faire toute petite sur le côté afin de permettre à la Poufsouffle de voir le problème à venir.

    Devant elle, la fin du tunnel débouchait sur une espèce de propriété sous-marine. Le couloir de la grotte menait directement sur une autre grotte, celle-ci ouverte sur les fonds sous-marins du lac. Au centre se trouvait une espèce de petite maison sous-marine qui ressemblait plus à un tas de sable dur qu’à une maison mais, la présence de petites barrières blanches qui délimitaient un jardin botanique et la petite cabane où un strangulot était attaché tel un chien de garde aux aguets laissaient planer l’idée que le tas de sable avec une petite fenêtre carrée était habitée. Sinon, pourquoi mettre un strangulot dans le jardin. Mais, ce qui attira l’attention de nos jeunes amies était le genre de jardin botanique que possédait ce petit cottage rustique. Les êtres de l’eau n’étaient pas connus pour leur talent de jardinier et, on pouvait même se demander s’ils cultivaient quelques algues. Aucun spécialiste n’en avait soufflé mot jusqu’ici. Alors, si ce n’était pas un être de l’eau, peut-être était-ce la plante qu’elles recherchaient ?! « Il va falloir passer le strangulot… Encore. Un sortilège d’immobilité ne marchera pas. Il est trop loin. Et si on sort, il donnera surement l’alerte. » souffla-t-elle à sa camarade sans détacher son regard de la scène qui se trouvait en contre-bas. Certes, l’animal semblait dormir mais était-ce réellement le cas ? Bouse de Dragon. Il n’y avait même pas moyen qu’elles puissent se rendre invisible. Que l’une d’entre elles se portent garante pour faire diversion semblait être la meilleure des solutions mais aussi la plus dangereuse. Personne ne savait ce qui se trouvait derrière la grotte. S’il s’agissait du village des êtres de l’eau, elles étaient cuites. S’ils les attrapaient, elles étaient virées et démasquées. Réfléchit Lilith, réfléchit. Quoiqu’il en soit, il allait leurs falloir un leurre.

    « J’ai une idée. Tu as un couteau ? Occupes-toi de la plante, je ferai diversion si nécessaire. Silence maintenant. » lança-t-elle à Calliope tout en pointant sa baguette vers elle pour lancer un sortilège de Désillusion. Histoire de voir si ça marchait vraiment avant de sortir. La Poufsouffle commençait alors à prendre les mêmes couleurs que le mur derrière elle. Le sortilège de Caméléon fonctionnait. Elle tourna alors sa baguette vers sa propre personne pour recommencer le sortilège, sentant la fatigue s’emparait de ses membres et déjouait quelque peu sa concentration. « Desillusio. »

    Le sortilège de Désillusion fonctionnera-t-il sur Lilith et Calliope ?
    Oui : le sortilège fonctionne et elles peuvent passer devant le strangulot et la maison sans être repérées visuellement.
    Non : Le sortilège présente certaines défaillances qui peuvent alerter le strangulot quelque peu endormi par cette heure matinale.
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Ce message a été posté Ven 6 Mai 2011 - 9:43

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Calliope Kark
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Ce message a été posté Lun 9 Mai 2011 - 15:04

    « Arrête de pleurer. Tu vas finir noyer par tes propres larmes. »
    C’était bien sa Lilith, il n’y avait pas de doute la dessus, aucun strangulot n’avait pris son apparence puis sa place auprès de la Kark. Sans doute un de ces répugnants êtres se seraient montré plus réconfortant. Mais peu importe, notre jolie princesse en larme ne cherchait pas le réconfort, ses excuses étaient sincères, la poufsouffle savait qu’elle avait échoué et mis en danger son amie, elle ne s’attendait pas à recevoir un cookie, non notre petite Calliope, voulait juste s’assurer que sa chère Lilith ne la déteste pas. Ses paroles n’étaient pas tendre, mais la préfète-en-chef avait eu tout le loisir d’observer la Serdaigle pendant ces seize dernières années, et savait donc que la Rosier pouvait être beaucoup plus virulente dans ses propos, mais également que ses silences étaient plus à craindre que ses diatribes les plus violentes. Aussi si les paroles de Lilith n’atténuèrent pas sa culpabilité, elles eurent au moins l’avantage de lui ôter la crainte de perdre l’amitié de la Serdaigle. Notre petite princesse était un boulet et croyez-le ou non mais ça le pesait. Si son rôle de petite princesse naïve lui allait à la perfection, parfois elle aurait aimé être plus dégourdie, plus forte, comme Lilith.

    Sa découverte du tunnel lui redonna confiance en elle, finalement elle n’était pas qu’un poids mort inutile seulement bon à ralentir l’avancée de la Rosier. Il n’y avait plus qu’à implorer Merlin qu’elle ne les entraine pas dans un guet-apens. Il n’était pas sur que leur amitié survive à un séjour à Strangulot Land ! La progression dans ce curieux chemin aquatique se fit sans encombre, la Kark avançait derrière, trainant un peu pour observer le curieux spectacle que lui offrait les parois qui au départ lisse, se peuplait de gravures. Calliope ne savait pas où ce tunnel les mènerait, mais elle était sure d’une chose les créatures qu’elle retrouverait seraient intelligentes. Ce qui glaça un instant la poufsouffle. Pas sure que cette fois-ci elle s’en sorte avec une image de friture cette fois-ci.

    Bien décidée à ne plus faillir, la Kark se fit le plus discrète possible, ce qui lui donnait un côté un peu grotesque, dans la mesure où ses gestes et la façon dont elle se tordait le cou, pour voir ce que lui montrait Lilith, était tout à fait exagérée. Pauvre petite.

    Le spectacle était aussi fascinant qu’effrayant : une maison sous l’eau. Cette année serait décidément riche en découverte, après la visite de la chambre des secrets elle découvrait la civilisation du lac. Il y avait dans le paysage quelque chose d’à la fois d’étrangement humain et sauvage. Le facteur anthropique, l’organisation spatiale traduisait la présence d’être intelligent, alors que l’aspect sommaire de la bâtisse, rappelait les premiers temps de l’humanité. Une population intelligente certes, mais arriérée. Enfin se fut l’idée qui traversa l’esprit étriquée de la Kark, qui ne voyait la splendeur d’une civilisation qu’à travers la magnificence de son architecture et de sa richesse matérielle.

    « Il va falloir passer le strangulot… Encore. Un sortilège d’immobilité ne marchera pas. Il est trop loin. Et si on sort, il donnera surement l’alerte. »

    Notre petite princesse s’était contentée d’acquiescer au profit d’une discrétion salutaire. Il n’y avait qu’un seul strangulot certes, mais il était attaché, et avait certainement des maitres qui n’aimeraient pas trouver dans leur jardin deux humaines non-autorisées. Les Etres des eaux n’avaient pas la réputation d’être très accueillant. Si avant l’avènement du Lord les relations êtres des eaux-sorciers étaient cordiales, les classifications ministérielles tendant à les présenter comme de vulgaire poisson un peu plus gros, avaient failli provoquer une guerre. Finalement les êtres des eaux étaient restés caché dans leurs lacs et rivières boudant les sorciers qui les méprisaient. Les êtres des eaux n’étaient donc pas directement hostiles, mais ça n’empêchait pas la directrice d’interdire les baignades dans le lac. C’était un peu tard pour se rappeler de ses indications, non ?

    « J’ai une idée. Tu as un couteau ? Occupes-toi de la plante, je ferai diversion si nécessaire. Silence maintenant. »

    Encore une fois, la poufsouffle fit par de son approbation d’un simple signe de la tête, et obéissant à sa si gentille et capable Lilith, elle dégaina à nouveau sa dague. Puis elle disparue… enfin pas complètement elle était là sans être visible, se fondant avec le décor. Lilith disparue elle aussi, cela compliquerait certainement les choses, puisque maintenant elle ne pouvait plus se retrouver. Calliope devait faire attention à ne pas blesser son amie sans le voir avec son arme mortelle. Forte de cette nouvelle invisibilité, la Kark nagea jusqu’à la curieuse habitation. Confiante elle passa la barrière sans problème, toute son attention était reportée sur les plantes. Le strangulot ne cilla pas lorsque que Calliope passa devant lui, ni quand elle commença a détruire avec sa dague la récolte d’algue. La plante était dangereuse autant la rendre inutilisable. Elle avait bien bossé, la plantation d’algues n’était plus qu’une atroce bouillie, un carnage botanique qui aurait certainement traumatisée la feu Professeur Chourave. Ce ne fut que lorsqu’elle se vit ranger sa dague dans son fourreau, que la Kark comprit que le sortilège ne fonctionnait plus. Elle avait réapparu, et le strangulot à l’inverse avait disparu. Elle repéra rapidement la chevelure blonde de son amie, alors que de massive silhouette bleutée s’extrayait du dôme de terre. Baguette dédaignée le premier réflexe de la Poufsouffle fut de fuir. Elle ne finirait pas en steak pour gros poisson. Elle entraina Lilith dans son sillage, et entreprit de nager le plus rapidement possible vers le tunnel.

Mais toute sa bonne volonté de Poufsouffle serait elle suffisante ?

Oui : Lilith et Calli parviennent à s’engager dans le tunnel, en distançant légèrement les êtres des eaux.

Non : Elles vont avoir le droit à un tête à tête avec les hommes-poissons.


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Telle est la vie des hommes. Quelques joies, très vite effacées par d'inoubliables chagrins. Marcel Pagnol



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Ce message a été posté Lun 9 Mai 2011 - 15:04

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Lilith B. Rosier
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Ce message a été posté Lun 9 Mai 2011 - 20:24

Sûre de son plan, Lilith ne se posa pas deux fois la question lorsqu’elle vit Calliope disparaitre, suivi rapidement par ses propres mains. Il fallait juste qu’elle ne lâche pas sa baguette. Au cas où elle aussi était victime du sortilège. Lilith n’avait aucune idée que sa concentration et la fatigue l’avaient empêché de lancer correctement le sortilège. S’engageant hors du tunnel, Lilith nagea en direction de la maison afin de pouvoir faire le tour. Se glissant contre les murs lisses jusqu’aux fenêtres, elle se planta devant afin de voir si quelqu’un se trouvait à l’intérieur. Elle repéra deux êtres de l’eau autour d’une pierre lumineuse. Qu’étaient-ils en train de faire ? Curieuse, Lilith se rapprocha de la fenêtre afin de pouvoir mieux voir l’intérieur mais elle n’arriva à rien. Remarquant une autre fenêtre de l’autre côté, elle nagea jusqu’à celle-ci afin de trouver un meilleur angle de vue. Les êtres de l’eau émettaient de légers sons qu’elle n’arrivait pas à déchiffrer. Il fallait dire qu’étant devenus de simples créatures comme des hybrides, ils avaient perdu tout crédit au sein du nouveau régime politique, ce qui arrangeait bien Lilith. Même si elle refusait de converser avec eux – signe de dégradation – elle était assez curieuse sur leur mode de vie et surtout sur cette mystérieuse pierre qui illuminait toute la demeure à elle-seule. Mais, elle ne semblait pas n’être qu’un point de lumière rosée. Les êtres de l’eau se tenaient devant celles-ci comme hypnotisaient tout en psalmodiant dans leur langage. Etait-ce une croyance ? Ce serait un bon moyen de pression si elles découvraient qu’ils avaient un point faible à utiliser. Car, il fallait l’avouer : toutes les religions existaient par contrôle d’un petit groupe sur tous les autres.

Elle n’allait pas pouvoir en apprendre plus. Quel dommage. La cause ? Le strangulot qui était attaché dehors était rentré à l’intérieur et semblait réveiller les êtres de l’eau. Oh Corne de bouse : ça allait se gâter pour elles. Se reculant à la force des bras, elle sentit qu’on la happait en arrière et remarqua que Calliope était réapparue. Mince, son sortilège n’avait pas fonctionné. Triple bouse de dragon. Heureusement, elles réussirent à retourner dans le tunnel avant de se faire repérer. Malheureusement, l’accès à la maison n’avait que deux entrées : l’ouverture générale de la grotte et ce petit tunnel où les êtres de l’eau n’allaient pas tarder à s’engouffrer en voyant qu’il n’y avait personne au loin. Lorsque Calliope tourna un regard vers elle, elle lui montra qu’elle allait bien et la suivrait et les deux jeunes filles remontèrent tout ce qu’elles avaient descendu. Faites qu’elles ne tombent pas sur la bande de strangulots du début. Néanmoins, il fallait continuer à fuir sinon, elles allaient finir en steak humain. Sortant par l’autre côté de la grotte, Lilith fit signe à Calliope qu’il fallait qu’elles aillent se cacher au loin, entre les rochers et les algues. C’était risqué mais, au moins, elles purent se cacher des êtres de l’eau qui sortirent rapidement derrière elles. Les doigts plantés dans le sol boueux, Lilith se retenait le plus près possible du sol afin de ne pas se faire repérer. Elle avait bien fait de s’attacher les cheveux sinon les êtres de l’eau auraient très vite compris que les algues blonds n’existaient pas. Fort heureusement, leur recherche se termina rapidement et ils retournèrent dans la grotte. Lilith fit signe à Calliope d’attendre quelques instants encore, histoire qu’ils ne reviennent pas pour vérifier leurs arrières. « Tu as eu le temps de tout détruire ? Et l’échantillon ? » chuchota-t-elle en tournant la tête vers sa camarade, légèrement visible parmi le fouillis des algues. N’attendant pas de réponse car ayant toute confiance en Calliope malgré son air ingénu et sa candeur, Lilith commença à nager en direction de la surface. Si tout était fait et qu’elles avaient trouvé la bonne plante, elles pouvaient retourner sur la terre ferme. Or, dans ses conditions, il valait mieux qu’elles ne tournent pas en rond trop longtemps. Ses muscles ne tiendraient pas. Heureusement qu’on était dimanche et qu’elle allait pouvoir dormir toute la journée sauf si elle avait besoin de garder sa couverture intacte. « Au fait, c’était la bonne plante ? Fait voir. » demanda-t-elle à Calliope en s’arrêtant à mi-chemin.

Était-ce la bonne plante que Calliope venait de détruire ?
Oui : c’est la bonne plante
Non : c’est une imitation qui commence à perdre ses effets de dissimulation.
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Filet du Diable
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Ce message a été posté Lun 9 Mai 2011 - 20:24

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Ce message a été posté Mer 11 Mai 2011 - 12:49

    Jamais elle n’avait nagé aussi vite, ni aussi longtemps, notre petite princesse n’avait jamais été une grande sportive, d’où son absence d’intérêt pour le quidditch. Fine mais molle, voilà ce qu’était Calliope, enfin maintenant elle n’était plus que douleur et courbatures. Les crampes qui peuplaient tour à tour ses membres étaient néanmoins neutralisées par sa rage de vivre. Elle ne croupirait noyé dans les eaux sombres du lac, par des Etres bleues inférieur aux sorciers. Hors de question. Heureusement Lilith était là, et avait réussi à les sauver sans avoir à les pousser un peu plus dans leur retranchement. Rester à plat ventre cachée dans des algues, voilà qui était tout à fait faisable. Le plus dur était de ne pas faire de bruit. Essoufflée, il lui était difficile de ne pas respirer comme un bœuf. Elle dû être efficace, car les Etres des Eaux passèrent devant le champ d’algues sans les voir. Merlin soit loué ! Soulagée, la Kark se para d’un sourire détestable lorsque sa Lilith chérie lui posa la fameuse question à cent gallions. Si, elle avait pris un échantillon ? Oui, elle en avait laissé un en vie, le gardant dans son poing pendant la course. La plante devait être dans un piteux état mais c’était toujours mieux que rien. Elle ouvrit son poing pour montrer l’algue mystérieuse à la Serdaigle.

    Les deux élèves n’avaient plus qu’à remonter en espérant que le hasard ne décide pas de leur envoyé un nouveau de ses sbires maléfiques. La Kark ne supporterait pas une nouvelle attaque de Strangulot, elle était bien trop fatiguée pour résister à un raid. L’ascension si elle fut moins tumultueuse que la descente fut bien plus laborieuse, leurs muscles épuisés semblaient hurlé à chaque brasse les rapprochant de la surface. De plus le sortilège de tête en bulle commençait à s’estomper. Les parois de la bulle s’affinaient devenant plus fragile, et surtout l’air se raréfiait. Pourtant elle ne broncha pas lorsque son amie stoppa leur ascension, si c’était la bonne plante ? Ma foi oui, elle en avait tout l’air. La Poufsouffle tendit la plante à la Rosier, si Calliope n’excellait pas en botanique elle avait toute fois réussi à reconnaitre la plante, et avait donc plutôt confiance en ses choix. L’épisode strangulot auraient pourtant dû lui apprendre à se méfier de son instinct. Pauvre petite la désillusion n’en serait que plus grande.

    Elle s’évertuait à étirer ses muscles, pendant cette pause salvatrice lorsqu’elle vit avec horreur la plante changer d’apparence. On l’avait dupée. Le jardin aquatique n’était qu’un leur, le sorcier avait dû en camoufler aux quatre coins du lac, pour tromper les curieux. Encore une fois notre pauvre petite princesse eu envie de pleurer. C’était injuste, elles étaient fatiguées, s’étaient battues, elle méritait de récupérer la bonne plante, et non. « C’est pas possible…» Si je te jure, vous vous êtes bien faites avoir comme des nazes ! Face à cette incomensurable déception, la fatigue se faisait plus lourde. Tout ça été d’autant plus rageant que les deux sorcières ne pouvaient pas continué. Les Etres des eaux devaient sondé le lac à leur recherche maintenant, et les strangulots étaient aux aguets, et le Calamar Géant allait certainement se réveiller. Et quand bien même elles auraient été aussi stupide que des bouffondors téméraire que des gryffondors, elles n’auraient pas pu physiquement continuer. Percluse de douleurs et sans airs, c’était la mort assurée. « Il faut remonter » avait-elle soufflé dans un murmure qui ne cachait pas sa déception. Le retour à la surface fut libérateur. La Kark se traina hors du lac, pour mieux se laisser choir sur l’herbe, ses jambes tremblaient, et ne la portaient plus. Notre naïve princesse ne pensait absolument pas à cet instant qu’un tel comportement serait suspect. Après quelques minutes et une remarque de Lilith, elle finit par se relever et se mettre à la recherche de son sac. Elle en sortie les capes des deux jeunes filles, puis s’enveloppa dans la sienne. La préfète-en-chef n’avait pas vraiment froid, ses joues étaient en feu, et la combinaison en peau de dragon lui tenait chaud. Silencieusement, elles rentrèrent dans le château qui se réveillait doucement. Il fallait qu’elles se fassent discrètes…mais pas de sortilège de désillusion ! Bien que morose, notre petite adoratrice de licorne avait réussi à esquisser un faible sourire et dire son amie avant de la quitter au pied des escaliers :[/i] « Ne t’en fais pas, on fera mieux la prochaine fois. »



Mission terminée !

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