And we will walk through the fire [Elie]



 



And we will walk through the fire [Elie]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs
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Ce message a été posté Ven 30 Mar 2012 - 21:42


    Why can't I feel?
    My skin should crack and peel
    I want the fire back



    Il était temps pour Bexie de quitter son service. Disons qu’il était enfin temps pour elle d’aller se coucher, de se détendre enfin et de profiter d’une bonne nuit de sommeil pour ne pas trop réfléchir, ne pas trop se prendre la tête comme elle savait si bien le faire. Il fallait qu’elle fasse abstraction de tout ce qui se déroulait en ce moment dans sa vie, de penser totalement à d’autre chose, ce qui n’était pas vraiment aisé. Être stagiaire était loin d’être de tout repos, car elle apportait son aide, certes, mais elle faisait aussi à côté tous les petits boulots chiants que les titulaires ne voulaient pas faire. Qu’ils devaient faire, mais qui leur prenait bien trop de temps à côté. Elle pouvait le comprendre, bien évidemment, c’était un boulot qu’elle adorait, et elle savait pertinemment que les titulaires avaient énormément de pain sur la planche, Sainte-Mangouste n’était pas de tout repos, loin de là, et le milieu médical nécessitait des sacrifices, notamment toute la partie administrative qui pouvait très bien être organisée par les apprentis. Elle s’y était faite depuis le temps, mais elle aimait toujours apporter le peu d’aide dont elle était capable. Elle se sentait comme importante. Même en classant des dossiers. Même en tendant une main à un patient un peu dans les vapes. Et puis ça lui permettait de ne pas trop réfléchir. De ne pas trop penser à l’avenir qu’elle pouvait construire. Son présent lui prenait bien trop de temps, et c’était tant mieux.

    Elle avait passé une de ces journées épuisantes cependant qui motivait à se… désactiver. Ou se désactiviser. Peu importe le terme, le sens était bien compris. Se poser un instant, fermer délicatement les yeux, se vider la tête, ou au moins faire tout le nécessaire. Et dormir. Plonger dans un sommeil immédiat. Dans des rêves idylliques. Dans des contrées lointaines. Elle commençait déjà à rêver là. Partant dans un délire indescriptible. Elle bailla. Oui, il était grand temps de poser son tablier, de prendre la porte, et de marcher jusqu’à son domicile. Il fallait juste demander à ses jambes d’être assez fortes pour faire la route sans embûches. Elle bailla à nouveau. Elle prit son sac sur le comptoir, salua de loin les quelques collègues qu’elle croisa sur le chemin. Ses pieds touchaient à présent la terre ferme. Enfin celle de dehors disons.

    L’atmosphère était glaciale. Un frisson la traversa dès lors qu’elle franchit la porte. La nuit s’annonçait rude. Elle resta là quelques instants, à se demander si un bon jus chaud avant de partir serait de trop où pas. Si elle n’avait pas baillé encore une fois, peut-être qu’elle se serait laissée tenter, mais il était bien trop tard, et le coup d’œil sur la montre que son père lui avait offerte lui confirma que rentrer tout de suite était la meilleure chose à faire. Il était tard, certes, mais la motivation de traverser le froid était faible. Seule la motivation de dormir restait intacte, dilemme. Il fallait pourtant qu’elle se décide.

    Elle pouvait apercevoir des bâtiments sombres dans la nuit noire. Leur hauteur était impressionnante, effrayante même dans ce manque de lumière. Si elle n’avait pas cette habitude de sortir tard, et de rentrer bien souvent seule, peut-être que cela l’aurait effrayée, mais ce n’était pas le cas. Elle avait certes un peu peur des rencontres qu’elle pourrait faire, mais elle restait prudente, toujours sa baguette à portée de main, au cas où. Cette arme lui était indispensable, elle était devenue indispensable à tout individu seul dans les rues sombres. Peu importe la luminosité, finalement, chaque coin de rue était un danger pour quiconque s’y aventurait. Le danger était partout ces temps-ci, partout. La porte s’ouvrit derrière elle. Aucune expression de surprise ne put se lire sur son visage. Elle n’avait pas bougé de sa place. Elle ne craignait rien si près de Sainte-Mangouste. Elle se retourna, et reconnu Elie.

    « Tiens, toi aussi tu es encore là ? »


Dernière édition par Bexie B. Bletchley le Sam 16 Juin 2012 - 18:53, édité 3 fois
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Elie Brights
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Ce message a été posté Mer 4 Avr 2012 - 13:49

    Spoiler:
     

    Une urgence de dernière minute. Elie avait du rester plus longtemps à Sainte-Mangouste que d'habitude. Il aimait son travail, beaucoup, mais parfois ... rentrer chez soi même si personne ne l'y attendait pas il en rêvait. Retrouver son grand appart ou personne ne venait le déranger sauf peut-être la fille de ses voisins lorsqu'elle était en vacances scolaires. Pour le moment il était sauf mais pas pour longtemps. Malheureusement. Le brun marcha tranquillement dans les couloirs de Sainte-Mangouste, saluant rapidement ses collègues d'un signe de tête. A cette heure-ci, il n'y en avait pas beaucoup mais quelques uns quand même. Il y avait ceux qui étaient de garde et ...

    Elie bifurqua vers la gauche et grimpa rapidement les escaliers. Le plus souvent il venait voir la jeune femme quand les visites étaient terminées. Il n'avait pas réellement envie de voir du monde ou de croiser les membres de la famille qui venaient la voir. C'était compliqué, du coup, il ne lui restait que le soir lorsqu'il rentrait après s'être occupé d'un dernier check up pour voir si ces pensionnaires allaient bien. Heureusement, ce soir il n'y avait pas eu de blessé grave. Il pourrait dormir l'esprit tranquille sans avoir le remords d'être parti alors que l'état de l'un d'entre eux n'était pas stable.

    Le Medicomage ouvrit doucement la porte de la chambre de la jeune femme. Hudson rentrait d'ici quelques jours et Elie était venu la voir régulièrement. Et, sauf l'exception qui confirme la règle, elle dormait lorsqu'il se pointait dans la chambre. Le visage reposé, dormant d'un sommeil des dieux, la jeune femme semblait aller mieux. Petit à petit elle retrouvait de ses forces et un petit sourire se dessina sur le visage du Brights. Il n'avait pas toujours été très aimable avec la jeune femme qui le lui rendait bien mais il n'était pas aussi con que de vouloir qu'elle aille mal et ne dépairisse des suite de son indulgence. Elle avait fait une connerie, Elie ne reviendrait jamais sur ce point. Elle avait fait une connerie mais ne méritait pas une fin pareille. Elle méritait d'être heureuse avec l'homme qui l'accompagnait lorsqu'ils avaient reçu la missive de Kark pour la mission de sauvetage qui n'avait pas été un franc succès. Décidément, ces derniers temps le destin était contre les Ombres. L'anglais resta quelques instants sans dire un mot avant de changer l'eau des fleurs qui surplombaient la pièce. C'était hallucinant le nombre de fleurs qui trônaient dans la pièce. Peut-être qu'il devrait y penser ... mais en même temps ... avec le paquet de bouquet qui trainaient ici Hudson serait étouffée par le poleen plus qu'autre chose alors non, il vallait mieux qu'il reste le visiteur discret, inconnu. Et puis les fleurs il détestait ça. C'était une perte de temps .. d'ailleurs il fallait qu'il change leur eau puisque personne ne semblait s'être bougé pour le faire. Grognant à moitié, Elie s'activa et, sans faire de bruit, fit ce qu'il faisait à chaque fois (ou presque) qu'il rendait visite à Hudson Higgs. Levant la tête, Elie remarqua qu'il était là depuis bientôt vingt minutes. Le temps court, file à une vitesse folle. Il était temps qu'il rentre. Il se faisait tard et, après tout, il pourrait toujours venir la voir le lendemain. Se tournant une dernière fois vers la jeune femme, Elie murmura: "A plus tard Huds." avant de sortir de la chambre et de descendre les escaliers pour retrouver l'air, bien frais, de Londres.

    « Tiens, toi aussi tu es encore là ? »

    Oh Bexie, petite rouquine au tempérament de feu. Elie la connaissait de vue, ils étaient collègues mais il lui semblait que Caleb lui en avait parlé. Pas dans les détails mais il savait qu'ils s'entendaient bien ou plutôt s'étaient plus que bien entendus dans le passé et que pour xy raison cela avait changé. 'faction' Le mot fusa dans la tête d'Elie comme un boulet de canon. Cela ne pouvait être que cela. C'était toujours un sujet facheux qui brisait bien des liens fragiles même entre les meilleurs potes. Bizarrment, sa relation avec Zak était toujours la même bien qu'étant dans deux faction radicalement différentes.Bon, ils évitaient le sujet parce qu'il savait qu'ils arriveraient dans un cul de sac mais c'était ainsi. Ils n'en parlaient pas et hormis la mission foireuse, ne s'était que rarement envoyé de sorts dans la gueule. Tout ce que Zak avait reçu de la part d'Elie était un cognard bien placé. Elie se passa la main dans les cheveux. Ca aussi, il n'aimait pas trop y repenser. Il s'était senti vachement mal quand même et c'était par sa faute si Zak avait toujours mal a l'éaule aujourd'hui.

    "Rude journée toi aussi ?", lui demanda t-il en regardant le ciel qui c'était fort assombrit. C'était la nuit, déjà. L'anglais soupira en rejoignant sa collègue en bas des escaliers. Il faisait plutôt froid ce soir et malgré sa cape, Bexie frissonna. D'un naturel peu frileux, Elie retira sa cape et la lui posa sur le dos. D'un sort, il alégea le poids des capes pour la maintenir au chaud sans sentir le poid des tissus sur les épaules. D'un coup d'oeil rapide, il senti que la jeune femme n'était pas rassurée. Après les derniers événements, il n'était pas étrange de ne pas se sentir en sécurité lorsque l'on marchait, seul, dans les rues de Londres. Surtout avec l'évasion de plusieurs criminels recherchés. Merci les Phénix, grogna Elie en pensée. Zak était présent lors de cette attaque stupide. Il en mettrait toutes ses économies dans un pari. C'était tellement Zak Style. Tellement stupide. "Si tu veux je t'accompagne.", lui proposa t-il d'une voix douce. "Avec ce qu'il s'est passé dernièrement...", commença t-il en commençant à s'avancer, les mains dans les poches avant de se retourner. "Tu habites loin ?"
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Ce message a été posté Mar 24 Avr 2012 - 17:26


    Understand
    We'll go hand in hand
    But we'll walk alone in fear



    Elie s'approcha un peu plus de Bexie. Elle ne le connaissait pas très bien, comme des collègues, c'était quelque chose de très courant à Sainte-Mangouste. Il semblait gentil, Bexie l'avait toujours pensé, quand parfois elle le croisait dans les couloirs de l'hôpital, il avait une tête qui lui revenait bien, bien qu'elle ne soit pas du genre bien compliquée. Il semblait fatigué aussi, comme Bexie l'était. Elle reconnu en lui cette envie de rentrer se poser, cette envie de quitter son lieu de travail et de rentrer chez soi. Elle sentit aussi en lui une raison de rester encore un peu, mais elle ne savait pas que Hudson Higgs était cette raison-là. Elle ne voulait pas fouiner là où elle ne devait pas, elle n'en avait de toute manière pas vraiment envie. Ni ce soir, dans le froid, la nuit, avec ce sommeil qui pointait le bout de son nez, ni demain, quand le soleil sera levé et qu'un jour nouveau sera apparu.

    Une rude journée, oui, ça il pouvait le dire. Toutes les journée étaient plus ou moins rudes à Sainte-Mangouste, certaines étaient agréables, peut-être, d'autres terribles, mais c'était toujours un peu difficile et, au moment de sortir, on se sentait toujours un peu pareil. Elle se tourna vers Elie, pendant une fraction de seconde, qui était à présent au même niveau qu'elle, bien qu'un peu plus grand. « Un peu difficile oui, je pense qu'une bonne nuit de sommeil ne peut nous faire que du bien. » Elle ne se sentait pas très rassurée, et son regard se perdit bientôt dans les profondeurs de l'obscurité. Elle frissonna, juste un instant, et sentit bientôt la cape d’Elie sur ses épaules. Elle n'aima pas trop ce geste, ce genre de compassion, mais elle garda la cape, surtout que le jeune homme avait pris la peine de l'alléger et puis, elle ne voulait pas le vexer. La gêne que ce geste lui avait fait ressentir ne tarda pas à s'en aller, surtout grâce à cette sensation de chaleur supplémentaire qui ne fut qu'agréable. « Merci. » Elle ne chercha même pas à refuser et partir dans une longue série de "non mais oui mais non mais oui, je te la laisse, non ça va", elle était un peu trop fatiguée pour cela. Lorsqu'il lui proposa de la raccompagner, elle était pour le coup très reconnaissante. Avec ce qu'il s'est passé dernièrement... - C'était le cas de le dire. De toute manière, que ce soit dernièrement ou non, tout le monde avait à se méfier de tout. Elle ne connaissait pas assez Elie pour savoir dans quel camp il se trouvait, mais s'il devait y avoir la guerre au sein même des collègues, Bexie n'aurait plus qu'à rester cloitrée chez elle, ou alors à demander à Caleb de l'avada kedavratiser.

    Elle avait beau faire tout pour ne pas se poser la question, c'était quand même une dure épreuve de pouvoir ou non faire confiance à quelqu'un sans savoir le camp dans lequel il était, surtout depuis ce qu'il s'était passé avec Caleb. Cette pensée-même la faisait souffrir, et elle se méfiait de tout le monde. Heureusement, avec ses collègues, elle arrivait à contrôler plus ou moins cette méfiance, il fallait bien être entourée parfois, pour certaines petites choses qui n'avaient pas forcément d'incidence sur sa protection. Quoi que... Et si sur ma route je me faisais surprendre par des Ombres et qu'ils aient une bonne raison de m'arrêter ? Il fallait qu'elle arrête, ça lui faisait mal, mais elle n'avait pas complètement tord. Comment vivre dans ce monde ? Parfois elle avait des doutes sur la réponse possible. Trop occupée à fleurter avec des questions fâcheuses, elle venait à peine de s'apercevoir qu'Elie avait avancé et lui avait demandé si elle habitait loin. Elle reprit ses esprits, c'était la moindre des politesse de lui répondre puisqu'il semblait prêt à la raccompagner.

    « Euh, excuse-moi, ce serait très gentil merci.»

    Elle s'avança vers lui, afin de reprendre la route ensemble, ça la motivait pour rentrer tranquillement chez elle au moins, et ses doutes étaient à présent un peu plus loin, peut-être la laisseraient-ils sereine pour ce soir, si cela était possible. « Non, ce n'est pas très loin, à quelques rues de là, mais dans une ruelle un peu sombre. » En pleine journée, ça n'était pas trop embêtant, mais la nuit, c'était autre chose. Lorsqu'elle rentrait seule, ce qui arrivait bien souvent, sa baguette était bien serrée dans sa main. C'était différent depuis Azkaban, encore plus de dangers étaient à l’œuvre... Tous ces psychopathes en liberté, Bexie se souvenait encore très bien de ceux qu'elle avait combattus avec ses compagnons, les dommages qu'ils avaient fait, les blessures, et ce que Bexie avait répliqué. Endoloris. Ce mot raisonnait dans ses oreilles quand plus aucun son n'était audible dans sa chambre. Elle avait parfois à s'endormir. Une fois même, elle avait rêvé de ce moment précis, et le psychopathe au sol se transformait en un enfant qui la regardait avec pitié puis se faisait torturer intérieurement par le sortilège. C'était dur à assumer, mais Bexie devait le faire, ils étaient perdus, il fallait agir, c'est ce qu'elle se répétait sans cesse pour excuser son geste. Essayer de comprendre son geste ? Avait-elle perdu les pédales ? Elle n'en savait rien, mais malgré sa peur d'avoir fait un geste terrible, elle tentait de se dire que c'était combattre le mal, et que ça n'était pas si terrible que ça après tout, dans cette optique-là. « C'est vrai que les rues ne sont plus très sûres ces derniers temps... » Et c'était peu dire.
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Elie Brights
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Ce message a été posté Sam 26 Mai 2012 - 12:46



    « C'est vrai que les rues ne sont plus très sûres ces derniers temps... »

    Effectivement. Et Elie se demandait encore pourquoi il s’était proposé de l’aider. Si des Ombres intervenaient sur leur chemin. Que ferait-il ? Resterait-il en arrière pour montrer l’appartenance en sa faction ou l’aiderait-elle pour garder sa place au sein de l’hôpital sorcier ? Un plissement significatif se fit sur son front. Elie se posait beaucoup de questions ces derniers temps et le temps ne lui offrait pas de réponse satisfaisante. Il aviserait au moment venu.

    Il appartenait à Sainte-Mangouste avant d’appartenir à l’Ombre de la Rose Noire. Certes. Mais il ne voulait pas finir ses jours en cavale. Quoique … c’était tentant. A l’étranger, au moins, bien planqué, personne ne lui chercherait des noises ou le forcerait à être un minimum sociable. La question restait toute entière. Voulait-il appartenir à une faction ? Avait-il envie de laisser d’autres lui dicter sa conduite ? Était-il cependant assez courageux pour mettre ses envies en pratique ? Sacrifierait-il le peu de liberté pour une envie de solitude. Questions, encore des questions, pesta t-il mentalement.

    « Oui, plus vite ils seront enfermés, mieux ça vaudra. Quelle pagaille tout de même. », commenta le Medicomage en la suivant de quelques pas. « Parfois j’me demande si ça serait pas mieux de vivre carrément à l’étranger. N’importe quelle ville même des plus barbares me semble mieux que Londres. », continua Elie en regardant le ciel qui s’assombrissait de minute en minute. Il faisait un effort pour dissimuler son appartenance à l’Ombre de la Rose Noire mais ce n’était pas évident. Avec ses collègues, il ne devait rien laisser transparaître et ressembler à quelqu’un sans opinion politique lui paraissait la meilleure des idées. Et, dans un sens, c’était plutôt vrai. Lâche, mais vrai.

    « Mais y’a l’hôpital. ». S’il était prêt à tout quitter à n’importe quel moment, perdre le service dans lequel il travaillait, quelque chose le retenait. Il ne savait pas s’il en serait un jour capable. Sauf si on le virait. Mais encore là, c’était autre chose

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Ce message a été posté Mer 30 Mai 2012 - 23:38


    Nothing here is real,
    Nothing here is right



    Les paroles d'Elie frappèrent Bexie en pleine poitrine. Il n'avait pas tord, dans tous les propos qu'il avait évoqué. Premièrement, il y aurait la solution de partir. Bexie n'y avait jamais vraiment songé, car ses parents n'étaient pas lâches, et à travers elle à présent, ils se battaient chaque jour pour lui apporter le meilleure. Elle avait en quelque sorte repris le flambeau en participant autant à l'Ordre, et elle avait l'impression de trahir les siens en partant. C'était comme laisser à terre des torturés pour ne pas être victime à son tour. Elle voulait se battre. La chaleur de cette pensée l'empêchèrent même de l'imaginer en fuite. C'était inconcevable, bien que tentant. S'il n'y avait qu'elle... Si elle devait penser qu'à sa petite personne. Si elle avait été éduquée autrement. Si la vie des autres comptait moins pour elle. Beaucoup de si, pour une si petite impression de liberté au final. C'était pénible. Pénible de s'imaginer loin du danger, loin de la politique, de ce que l'on pouvait penser. Ce que l'on DEVAIT penser. Tout cela était agaçant.

    Deuxièmement, alors que Bexie rassemblait tant bien que mal toutes les raisons de ne pas partir, le mot hôpital lui parcourut l'ensemble du corps en moins d'une seconde. Oui. Il y avait l'hôpital. C'était peut-être un des si les plus importants qu'il pouvait exister. Un si qui ne pouvait se défendre seul face à la misère au dehors. Elle ne voulait pas se prendre pour une super héroïne, loin de là, elle n'aimait pas les héros de toute manière, mais l'hôpital avait besoin d'être représenté par des personnes, en chair et en magie, pour pouvoir défendre le peu de dignité que possédait certaines personnes. Elle se rappelait cette conversation avec Caleb. Rien que d'y penser, c'était affreux. L'hôpital était le seul endroit où elle avait l'impression qu'elle pouvait effacer les différences de sang, même si certains bruits couraient dans les couloirs, sur l'identité de patients, sur la nature de sa famille, Bexie n'écoutait pas. Les patients étaient les victimes. Elle aidait les victimes. Peut-être que cela changerait les idées perverses qu'avaient ces saletés de sangs purs !

    « C'est vrai que je ne sais pas trop ce que je ferais sans l'hôpital. »

    C'était en quelque sorte le seul sujet qu'elle pouvait aborder sans lancer de débat sur les factions ou quelque soit d'autre. L'histoire avec Caleb l'avait calmée à ce niveau-là. Même s'il existait toujours un petit risque. Concernant les psychopathes échappés d'Azakaban, elle aurait voulu dire que si tous les sorciers s'entraidaient pour cette tâche, le monde s'en porterait mieux, mais c'était bien des paroles de l'Ordre, et elle s'aperçut bien vite qu'elle ignorait tout d'Elie. Elle espéra arriver vite chez elle, même si la présence d'Elie ne la dérangeait pour rien au monde, mais elle avait peur qu'avec toutes ces limites que chacun s'imposait sur sa faction, ne sachant l'appartenance de l'autre personne, la conversation allait s'essouffler rapidement. C'était le risque de faire connaissance. C'était un dur temps où même les conversations les plus anodines pouvaient tourner en assassinat immédiat. Elle frissonna, resserrant sur elle la cape d'Elie, ainsi que la sienne.

    « Tu es dans quel service d'ailleurs ? »

    Elle réalisa que son logement était encore un peu plus loin et, qu'en attendant, elle ne risquait rien en demandant ce genre de chose. L'hôpital était décidément un bon sujet de conversation pour faire connaissance... en toute sécurité. Elle le connaissait de vue, certes, mais elle n'avait jamais été très bonne pour espionner ses collègues pour savoir dans quel domaine ils travaillaient. Surtout que Sainte-Mangouste n'était pas ce qu'on appellerait un petit hôpital, et elle ne comptait plus le nombre d'infirmiers, de stagiaires qu'elle rencontrait chaque jour.


Dernière édition par Bexie B. Bletchley le Mer 3 Oct 2012 - 19:58, édité 4 fois
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Elie Brights
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Ce message a été posté Dim 15 Juil 2012 - 20:33




    Qu’aurait-il fait sans l’hôpital ? Bonne question. La réponse était ailleurs. S’il n’y avait pas eu Sainte-Mangouste et ce service en particulier Elie se serait surement enfui loin de Londres et de la pression qu’engendrait la capitale. Il serait parti laissant de côté ces envies de vengeance, d’orgueil de petit garçon blessé. Peut-être que tout aurait été différent s’il n’était pas resté, s’embourbant dans ce cercle vicieux dont la fin ne dériverait que vers la mort, la déception et le changement. Pourtant, il n’avait pas envie de changer. Elie voulait rester le même quoiqu’il advienne. Pourquoi était-il là, entrain de parler avec Bexie ? Ce n’était pas lui, cet Elie là n’était que le fantôme de ce dont il était réellement. La jeune femme ne le connaissait pas et, si elle venait à le connaître, elle le fuirait. Il n’était pas quelqu’un de fréquentable à tous les niveaux de la société. Peut importe où il allait. Elie ne s’y sentait pas à sa place. Où était-elle sa place ? Il n’en avait aucune idée. Pour le moment il était là, dans la rue. Le reste, il verrait plus tard.

    Elie releva la tête lorsqu’elle lui demanda dans quel service il travaillait. Il n’était pas étonné qu’elle ne le sache pas. « Au Service de l’Enfance. », lui répondit-il en accélérant le pas. Il n’aimait pas rester dehors plus longtemps que nécessaire pour la simple et bonne raison qu’il ne saurait pas vraiment quoi lui dire. Ils n’allaient pas parler politique si ? La discussion qu’ils avaient n’était pas des plus profondes. Quel sujet pouvait-il lancer sur le feu avant que les factions ne réapparaissent sur le tapis. Comme souvent. « Les factions ne devraient pas intervenir dans l’enseignement et les soins. L’hôpital ne devrait subir aucune pression pour que l’on puisse exercer notre métier. Je n’aime pas la politique. », maugréa t-il en soupirant. « C’est peut-être pour cette raison que j’ai choisi le service de l’enfance. Je sais pas. », continua-t-il après une pause. « T’imagine bien que ce n’est pas avec un gamin de douze ans que l’on va parler politique. Eux, c’est plutôt les magazines, le Quidditch ou quel livre ils ont lu la veille. C’est tellement plus facile à cet âge là. » Bon ce n’était pas tout à fait vrai non plus. Elie le savait très bien. Il avait tendance à enjoliver les choses. Parfois il y avait des fortes têtes qui parlaient à tord et à travers des factions et de ce qu’ils pensaient sans rien connaître d’autre que les paroles de leurs parents. Mais, la plupart du temps, cela se passait bien. Et il préférait retenir les côtés positifs de son travail que les désagréments qu’il pouvait y avoir en s’occupants de gamins qui pouvaient être de petites terreurs quand ils le voulaient. En réalité, il sortait peu de son service parce que ces gosses l’empêchaient de penser au passé qui le rongeait perpétuellement lorsqu’il était chez lui. Le Medicomage soupira… suivre un Psychomage aurait peut-être été une bonne idée mais maintenant il était trop tard. Bien trop tard. Et, pour tout dire, il n’aimait pas l’idée qu’un inconnu vienne mettre son nez dans les coins sombres de sa mémoire.

    Elie se tût, conscient qu’il ne l’ouvrait plus que nécessaire et que ce n’était pas dans ces habitudes. Il n’en était pas mal à l’aise pour autant. C’était juste … bizarre et différent de d’habitude. « J’ai pas tord ? », lui fit-il même si ce n’était pas une question. « Les rares fois où des adultes se pointent dans mon service. », poursuivit-il même si ce n’était pas réellement le sien… passons. « J’ai eu envie de les mettre dehors de façon des plus désagréable. Peu importe leur statut social. J’suis bizarre hein ? », lui fit-il avec un petit sourire.

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Ce message a été posté Ven 27 Juil 2012 - 3:05


    You’re scared
    Ashamed of what you feel


    Tout était compréhensible. Le Service de l’Enfance était bel et bien le service où les conflits entre les patients et les infirmiers ne pouvaient être liés à la politique, ou alors dans des cas très particuliers. C’était leur moment d’innocence, et pour les infirmiers, leur contact avec les enfants ne les amenaient pas à en parler. Malheureusement, ces histoires de factions touchaient les plus petits, seulement sur leur lit d’hôpital, même avec une toute petite idée de ce qu’il régnait dehors, ils n’étaient pas en position de débattre.

    Bexie ne sut comment formuler ses pensées. Dans un sens, il avait raison, de l’autre côté – et elle n’osait imaginer prononcer de telles paroles – le fait qu’ils n’en parlaient pas ouvertement à des infirmiers ne voulaient pas dire qu’ils ne pensaient qu’à jouer. Pour Bexie, c’était bien plus compliqué que ça. Ils n’avaient pas le droit d’en parler. Qu’ils soient fiers de la faction à laquelle ils appartenaient ou non, les gamins, aussi naïfs qu’ils soient, aussi innocents qu’ils paraissent être, ont simplement le devoir de rester à leur place. Elle ne sait pas ce qu’il se passe du côté de l’Ombre ou des Héritiers, ou même dans les autres familles de l’Ordre, mais ce qu’elle a appris durant ces dernières années auprès de ses parents, c’est qu’il y a un âge où il faut lutter, et un âge où il faut simplement se taire. Et la jeune rouquine se fit remarquer pendant une fraction de seconde qu’à ce moment précis, elle avait atteint l’âge pour se battre, mais qu’elle devait continuer à se taire. Les temps ne changent pas tellement, et les âges ne sont pas libérateurs finalement. Bexie sourit malgré elle. Non il n’avait pas tord, et non il n’était pas si bizarre que ça.

    « C’est tout à fait normal je trouve. » Elle se surprit même à émettre un petit rire qui ne dura qu’un temps, mais qui donna à Bexie une impression de chaleur momentanée. « Je pense que c’est un peu pour ça que l’on aime l’hôpital, puisqu’en général, nous travaillons ensemble dans le même esprit, dans un esprit dans lequel la politique n’a pas sa place. » Elle sentit le mot politique lui brûler les lèvres. C’était ça en fait l’idée de sa venue ici, c’est cela qu’elle avait toujours aimé. Un monde sans politique. Ce mot même la répugnait. Peu importait vraiment le monde dans lequel ils vivaient tous, la politique sera toujours là pour tout envoyer en l’air.

    Bexie se sentit soudainement révoltée. Tout était monté d’un coup mais elle ne pouvait certainement pas le montrer à Elie.

    La jeune femme ne se souvenait pas vraiment de situations si dérangeantes dans lesquelles le goût des factions avait lancé la première pierre. Elle avait toujours été très correcte avec ses supérieurs, et dans tous ces propos, elle hachait ses mots pour en connaître la moindre valeur avant de les prononcer. Pour ce qui était des patients, elle ne prenait même pas la peine de regarder la qualité du sang. Si un infirmier lui demandait des informations à ce propos, elle s’arrangeait toujours pour lui tendre le dossier pour une raison ou pour une autre afin qu’il le lise. Depuis quelques mois, toutes les personnes avec qui elle travaillait avait bien compris sa manière de travailler, et plus aucune demande de ce genre ne lui avait été faite. Comme quoi nous ne sommes pas forcément impuissant… Elle se sentait égoïste de penser cela, car son geste lui enlevait toute culpabilité, mais elle n’en restait pas moins la stagiaire qui tendait un dossier sur lequel était inscrit un arrêt de mort pour certaines situations. Elle aurait voulu faire plus, mais ça n’était pas le moment de faire un faux pas de ce genre.

    Bexie marmonnait plus qu’elle ne parlait vraiment – ça ne lui viendrait pas à l’esprit de dire une telle chose alors qu’elle ne savait pas à qui elle s’adressait - mais elle s’entendit dire : « Nous vivons dans un monde de fous. »


Dernière édition par Bexie B. Bletchley le Mer 3 Oct 2012 - 19:51, édité 1 fois
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Age du personnage : 29 ans
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Medicomage à la clinique de Pré-au-Lard
Faction : L'Ombre de La Rose Noire
Maison : Poufsouffle


Rapeltout
Patronus : Alligator
Epouvantard :
Baguette magique:
Ce message a été posté Sam 22 Sep 2012 - 10:37




    Elie hocha la tête. Même si les personnes travaillant à l’hôpital n’étaient pas neutres, ils se devaient de l’être dans le bâtiment pour un tas de raisons. Personne ne voulait perdre sa couverture et il n’y avait qu’à connaitre un peu les personnes pour savoir de quel parti politique elles appartenaient même si beaucoup étaient doués dans le camouflage. Personne n’était neutre même s’il voulait l’être. La neutralité n’existait pas. Si l’ont se disait neutre, il y a de forte chance pour qu’on ne le soit pas. Il y a les idées personnelles et les actes des autres. Être neutre signifie être tiré dans tous les sens par les trois factions existantes pour faire partie des leurs. Être neutre n’était probablement pas la meilleure des solutions. « La politique n’a pas sa place à Sainte-Mangouste mais elle y est présente… et cela même si nous voulons nous persuader du contraire. » Elie se passa la main dans les cheveux.la politique était visible même à l’entrée de l’hôpital lors de la vérification du statut sanguin d’une personne. Certaines n’avaient pas le droit d’y pénétrer sous peine de mort et même s’il avait compris, plus jeune, cette façon de penser, il n’était plus sur de rien aujourd’hui. Aujourd’hui, il était perdu dans se marasme d’informations et il ne savait pas lesquelles étaient plus justes que les autres. Les lois du Mnistère étaient bonne, sans doute. Après tout c’était Mervyn Kark le ministre. Même s’il y était parvenu par la force, on ne pouvait nier son charisme et cette sensation de vouloir être à ses côtés. Etait-ce du à la peur plus qu’à la croyance en ses idéaux. Elie n’en savait rien. Tout ce qu’il savait c’était que les Ombres étaient pour le moment en position de force dans la politique londonienne et qu’il serait stupide de les trahir maintenant. Il ne voulait pas mourir, pas maintenant. C’était trop tôt.

    « Nous vivons dans un monde de fous. » Encore une fois, Bexie avait raison mais il ne voulait pas débattre sur le sujet car, automatiquement, cela reviendrait à parler des factions, de ses choix, de ses futures décisions. Pour le moment, Elie n’était sur de rien et il était certain de ne pas vouloir en parler avec elle. Ils n’étaient pas loin de chez elle et ils allaient se séparer pour se retrouver à Sainte-Mangouste le lendemain ou le surlendemain. Qu’en savait-il ? Pas grand-chose … il n’allait pas souvent vers les autres à l’hôpital. Il n’allait pas souvent vers les autres en règle générale, pourquoi avait-il voulu l’accompagner aujourd’hui ? Cela restait un mystère. « Les gens sont fous Bexie, ce n’est pas une nouveauté. Si tu connais une personne saine d’esprit, présente la moi, je serais ravi de faire sa connaissance. » Les gens sain d’esprit se faisaient rare. Et, en faisant le tri dans ses connaissances, Elie n’en connaissait aucun, sauf peut-être Astra. Elle était la moins folle d’entre eux tous ou peut-être la plus folle d’avoir tenu à leur amitié alors, qu’au début, il n’avait rien fait pour la pousser dans ce sens. Il fallait l’admettre, il n’avait rien d’un compagnon bien jovial.

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Ce message a été posté Mer 3 Oct 2012 - 20:00


    I lived my life in shadow
    Never the sun on my face

    Bien souvent, Bexie se demandait ce qu'il se passerait si l'Ordre reprenait le pouvoir. C'était un sujet tabou, évidemment, et elle savait bien qu'elle ne pourrait en parler à Elie de peur qu'il soit différent d'elle, même si dans le monde dans lequel elle vivait, elle était la différente de l'histoire, malgré ce que ses papiers officiels disaient. Elie semblait gentil, mais bien des sorciers qu'elle rencontrait se servait de cette gentillesse fabriquée comme carapace, comme cape d'invisibilité. Ou comme manipulation dans certains cas. C'était un sujet inconstesté, peu importait avec qui on l'abordait. Ils étaient tous pareils, les sangs purs, sangs-mêlés, sang pseudo-impurs, sangs basiques chacun avait son rnag à cacher dans une quelconque situation, même si le risque de chacun ne se valait pas. Que se passerait-il alors si un Ordre prenait le pouvoir ? Aurait-on une série d'arrestations pour montrer aux grands méchants que c'est Mal de ne jurer que par quelques lettres sur un bout de papier, certes, des lettres pratiquement écrites avec le sang lui-même, ces lettres rouges scintillantes qui se jetaient sur toi dès lors que ton regard se perdait dans les registres administratifs de l'hôpital. Mais était-ce la manière de faire de son camp ? Elle se rendait compte qu'elle ne saurait quoi faire si enfin elle pouvait s'afficher telle qu'elle est réellement. Après tout, lorsque l'on vit depuis des années cachée sous le nom de sa mère pour éviter les questions, on n'hésite ensuite à crier haut et fort que notre sang n'est pas de la même pureté que certains autres familles, question d'habitude. Disons que Bexie n'était pas de celle à rester de marbre devant les insultes de sa catégorie sanguine, mais que se passerait-il si le pouvoir passait à nouveau entre de mauvaises mains après une hypothétique élection en leur faveur ? La peur de sortir ne peut pas s'en aller pour quelques votes bien placés. Au final, qu'est-ce qu'une élection en faveur de l'Ordre changerait ? On ne peut changer les sorciers d'Angleterre, ni même ceux des autres pays, il y aura toujours la peur que le pouvoir prenne à nouveau le dessus, et que le danger soit de nouveau imminent. Quelques décibels dans un discours n'y changerait pas grand chose. Il t'est arrivé d'être plus optimiste que ça, Bexie ? Oh que oui. C'est la fatigue, ou quelque chose comme ça. Haa! Il serait bien temps qu'ils arrivent, ça ne devrait plus tarder.

    Ils marchaient côte à côte, débattant de ce qui était normal ou non, alors qu'ils n'étaient même pas d'accord sur le gouvernement actuel. Jamais contents ces sorciers ! Mais bon, ça ils étaient loin de le savoir, et continuant de converser sur le Monde, ils ne préféraient sûrement pas aborder ce sujet, à quoi bon.

    Les gens sont fous. Complètement. Mais qui pourrait rester sain d'esprit ici ? Bexie parfois sentait son esprit vasciller. Lorsqu'elle se mettait trop à penser, comme elle le faisait ce soir, lorsqu'elle essayait de tout remettre en cause du haut de son petit mètre soixante, elle se sentait bien loin de la réalité alors que c'est justement elle qu'elle voulait changer. L'esprit humain en général avait une capacité extraordinaire de s'auto-contredire, et ça en devenait épuisant. Elle avait trop à supporter sur ses épaules pour se lancer un débat à elle toute seule. A quoi bon ? Après une bonne dizaine de minutes de marche et quelques mots échangés, Bexie aperçut sa rue sur la droite et décida qu'il était temps de se mettre au lit, de fermer ses yeux, d'essayer de ne plus penser à ces choses futiles. « Il est temps pour moi de rentrer, merci de m'avoir raccompagnée. » Elle prit quelques instants avant de se souvenir qu'elle avait toujours la veste d'Elie sur elle. L'allégement qu'il avait lancé dessus lui avait pratiquement faite oublier qu'elle était en quasi-hibernation sous ces couches de tissus. Elle la retira, tandis qu'elle ne tarda pas à sentir un frisson qui jusque là était sagement resté en dehors de la cape. « Et merci pour la cape. » Elle lui adressa son plus grand sourire, le moment était venu des au revoir. « A bientôt Elie. »
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