Lost Highway ft Nathaniel Hansen



 



Lost Highway ft Nathaniel Hansen
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Londres :: Ailleurs
Leo Elensar
Leo Elensar
Petit Serpent
Messages : 4454 Crédits : Avatar: lemontart, Signa: Tumblr, Lumos Maxima, Daft Punk: instant crush
Age du personnage : 25
Ascendance : Sang-mêlé
Emploi/Etude : Serveur dans le Londres sorcier
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Serdaigle


Rapeltout
Patronus : Le Renard Roux
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Ce message a été posté Jeu 8 Mar 2012 - 0:44



    Lost Highway ft Nathaniel Hansen 972524okay


    Lost highway way too fast
    Headlights burnin all my laughs
    Where was I when you screamed
    Where was I when you lost all your dreams
    People think,that it’s allright
    When your face got so much lights



    Leo sortait du magasin quand l'incident arriva. Rien de bien grave, de bien méchant mais, sur le moment, oui sur le moment, l'irlandais s'était énervé et avait souhaité milles et une morts, lentes de préférence, pour l'homme qui en avait été la cause. Ce n'était pas compliqué de regarder si quelqu'un passait à sa droite ou à sa gauche. C'était simple comme bonjour, même un gosse de dix ans savait le faire. Mais non. L'individu le bouscula poursuivit sans se retourner pour voir si tout allait bien, si le jeune homme qu'il avait bousculé allait bien. L'irlandais serra des dents en regardant ses mains coupées par endroits. Parfois, parfois, il avait vraiment envie d'utiliser sa baguette en pleine rue même si cette dernière était bondée. Rien de bien méchant. Vraiment. Juste un sort, un petit qui n'avait pas besoin d'etre blessant, juste dérrangeant.

    Répliquer à l'attaque était puéril mais parfois Leo avait envie d'être puéril. Discrètement, un sort informulé et c'était parti. Coup de filet. Aussi simple que cela et les gens autour de lui seraient trop déconcertés, choqués, pour deviner qui était l'auteur du sort. Bien évidemment, son paquet à terre, ses mains blessées et son regard énervé le trahirait. Voilà pourquoi il ne il ne le ferait pas même si l'envie était présente. Il n'avait pas envie de finir au trou pour si peu.

    Il faisait froid. Mi mars, plusieurs jours depuis la libération des prisonniers politiques s'étaient écoulés et un froid glacial s'était abattu sur Londres et ses environs. Beaucoup de personnes étaient tombées malade et les Medicomages ne chômaient pas. Même si les maladies n'étaient que bénines, cela remplissait Sainte Mangouste de sorciers gravement malades ou non. Le virus Frigus se propageait à une vitesse folle et Leo l'avait jusqu'à présent évité avec brio. Il n'était pas tombé malade et espérait ne pas l'être. Être serveur n'impliquait pas de refiler sa maladie aux clients. Servir des boissons suffisait. La Gazette du sorcier avait beaucoup parlé des derniers événements. L'évasion d'une dizaine d'élèves de Poudlard avait fait beaucoup de bruit mais il restait encore beaucoup d'enfants Ombres dans le château. Et cela rassurait Leo. Plus les sorciers étaient occupés à lire de nouvelles actualités politiques peu réjouissantes, moins ils s'activaient à rechercher l'endroit ou se trouvait Noah. Pour le moment Noah était en sécurité et c'était tout ce qui comptait. Il y avait des hauts et des bas mais Noah était en vie. Rien était plus important. Perdre Noah serait la fin.

    L'irlandais lanca un regard sur le paquet qui gisait à terre. Un reparo suffirait ... du moins il l'espérait. Jugeant préférable de se lever que de rester misérablement sur le sol froid et humide, Leo se leva et repris sa route.Le brouillard s'épaississait et bientôt il ne verrait plus rien à moins de cent mètres. Un volatile passa non loin de lui et des voix crièrent pour le rattraper. Un Jobarbille ... bonne chance pour le rattraper. Leo le reconnu grâce à ses nombreuses tâches et à son silence très caractéristique. Grâce à sa mission avec Ethan, Leo en avait appris pas mal sur les créatures magiques et repérer un oiseau par le simple bruit du battement de leur aile, avec cette brume. L'irlandais souhaita bien du courage aux personnes recherchant l'animal en question. Seule une oreille infaillible pourrait le rattraper et encore. Il n'en mettait pas sa main à couper.

    Le brouillard s'épaissait-il ou rêvait-il ? Ou était-ce ses yeux qui lui jouaient des tours, il n'en savait rien. Ce qu'il savait c'était, qu'avec sa chance habituelle, qu'il risquait de se prendre le premier poteau dans la figure s'il ne faisait pas attention ou si la rue dans laquelle il se trouvait n'était pas un minimum éclairée. "Lumos.", murmura t-il en pointant sa baguette devant lui. Deux rues à droite et il était chez lui. Home sweet home. Il était fatigué et n'avait qu'une envie: dormir. Les passants travesaient la rue ressemblaient à des fantômes connaissant leur direction sans s'y dérroger. La brume qui les enveloppait ne faisait que favoriser cet aspect fantomatique de la ruelle et de ces personnes qui se déplaçaient à ses côtés. Quelque chose attira son attention. Leo se retourna mais non, rien. Une ombre, un chat qui se faufillait entre les poubelles ? C'était autre chose. L'irlandais s'avança de quelques pas avant d'appercevoir quelqu'un qui n'allait apparemment pas bien. Sa silhouette marchait en tanguant sans réellement savoir ou désiraient aller ses pas. A gauche,à droite. Et puis stop. Leo s'arrêta, l'observa. Ce n'était pas normal. Quelque chose n'allait pas. Il n'était pas Medicomage mais il pouvait l'affirmer. il ne pouvait pas non plus y aller franco et lui demander si tout allait bien. A tous les coups il allait se faire jeter, comme la plupart des cas lorsqu'il décidait de venir spontanément en aide à quelqu'un qui ne le méritait pas. Le jeune serveur se passa la main dans les cheveux et s'apprêta à fare demi tour lorsqu'un bruit mat le fit se retourner. Il aurait peut-être du finalement...

    Marchant précipitamment vers la forme à terre, le brun s'agenouilla précautionnement pour voir si la personne était capable de se relever ou si elle avait carrément fait un malaise. Leo opta pour la deuxième option lorsque l'homme ne se releva pas. Son visage était blanc, tiré par la fatigue tant et si bien qu'il fallut quelques secondes à Leo pour le reconnaitre. Hansen. Que lui était-il arrivé pour qu'il soit dans cet état?, songea Leo en s'agenouillant pour le secouer légèrement comme si cela allait le remettre d'aplomb. Sans grand résultat évidemment. L'irlandais se releva et d'un sort, transporta le Medicomage jusque chez lui. Ce fut ... légèrement mouvementé. Oui, il le savait. Il aurait pu transplaner tout simplement mais il ne savai pas si c'était conseillé. Au final, ils étaient arrivé sans une seule petite bosse sur le crâne. Leo s'était débrouillé comme un chef même si ce n'était pas si souvent qu'il déplaçait un corps inerte sur une distance aussi longue. Hasard ou chance rare, il ne s'étalla pas sous le souk qui régnait dans son appartement. L'habitude peut-être ou plutôt disons qu'il n'avait pas envie de subir la colère du blond un fois réveillé. Draps changés, Leo fit léviter doucement Nathaniel sur le matelas et s'assis songeur sur le fauteuil non loin du lit. Que fallait-il faire dans ces cas-à ? Une serviette d'eau froide pour faire baisser la température ? Avait-il seulement de la température ? L'irlandais s'approcha avec hésitation du lit et posa furtivement sa paume sur le front du Médicomage. Il était brûlant. La nuit allait être longue...


Dernière édition par Leo Elensar le Mer 4 Avr 2012 - 10:20, édité 1 fois
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Nathaniel Hansen
Nathaniel Hansen
Poney rose officiel
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Age du personnage : 27 ans - né le 4 Janvier 1995.
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Aide-soignant au black à l'hôpital de Melbourn (au sud de Cambridge)
Faction : Ombre de la Rose Noire infiltré chez les Phénix.
Maison : Serpentard.


Rapeltout
Patronus : Un labrador brun.
Epouvantard : Etre responsable de la mort des gens qu'il aime. Concrètement : voir un couteau planté dans l'abdomen de sa fiancée et se retrouver avec son sang sur les mains.
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Ce message a été posté Mar 3 Avr 2012 - 22:30


[ps : à un moment dans ton rp tu dis qu'il se situe mi-février. Tu pourrais changer stp? ♥]


Une ombre vêtue d'un long manteau noir sortit d'une cabine téléphonique étrangement située dans une ruelle déserte d'un quartier de Londres. Un moldu aurait pu s'alarmer – après tout, il n'y avait eu aucun signe de vie dans cette cabine depuis plusieurs dizaines de minutes. Et puis, qui utilisait encore un téléphone public, de nos jours? Nous étions en 2020, que diable ! – Mais personne ne traînait dans le coin, et ce pour une raison toute simple : personne n'avait envie de traîner dehors par ce temps, et surtout aussi tard. Le ciel était lourd. Il faisait froid, et si le mois de Mars était déjà bien entamé, le printemps, les bourgeons et les températures estivales tardaient à montrer le bout de leur nez. Tout était comme si le temps s'était figé depuis quelques mois, obéissant à l'humeur qui régnait dans les bureaux du Ministère de la Magie depuis que le Manoir Kark avait explosé. Les seuls changements climatiques ne faisaient qu'empirer les choses, et le brouillard qui planait dans les rues de Londres rendait l'atmosphère de ce début de soirée encore plus lugubre. L'ombre resserra les pans de son manteau autour de lui, chancela légèrement et se rapprocha du mur pour reprendre son souffle entre deux quintes de toux.

Nathaniel était débordé de travail depuis qu'il avait accepté ce poste à responsabilités au Ministère. Cette année avait été riches en rebondissements, et il avait parfois eu du mal à rester suffisamment en forme pour réussir à exercer ses deux métiers correctement – car bien sur, s'occuper des blessés de l'Ombre et représenter la fonction de Médicomage au Ministère n'était pas assez, il fallait en plus qu'il soit l'assistant principal de Dolpheus tout en prodiguant des cours de potions aux jeunes Ombres pour les préparer aux ASPICs. De quoi donner mal au crâne à n'importe qui. Et si le jeune Médicomage avait jusque là réussi à éviter les maladies et les coups de fatigue, il était ce soir-là bien trop exténué pour réussir à travailler correctement. Il n'avait pas encore totalement récupéré des heures qu'il avait passé au chevet d'Hudson, à la veiller lorsqu'elle se reposait, mais surtout à l'empêcher de courir au travail dès qu'elle se sentait un peu mieux. La jeune femme détestait deux choses : être dépendante, et être inutile. Or, après une semaine complète ou Nathaniel avait passé la plupart de son temps libre à se ronger les sangs à ses côtés, attendant impassiblement le moindre signe d'éveil cérébral, le Médicomage s'était occupé de sa fiancée pendant plusieurs longues journées, en plus de son travail. S'il avait mis l'éducation des jeunes Ombres au second plan pour cette période, les incitant fortement à reprendre leurs bases depuis le début pour mieux les préparer aux examens de fin d'année, il n'avait pu se désister de son rôle au Ministère pour s'occuper pleinement d'Hudson. Et cela s'était ressenti sur son état de santé. Il ne l'avait pas dit à la jeune femme, qui l'aurait aussitôt renvoyé au lit à coups de sorts dans le derrière. Ce n'était pas la peine de la stresser à ce propos. Mais ce soir-là, il avait dû quitter le Ministère en avance. Sa tête tournait, et s'adosser au mur de pierre n'arrangeait que légèrement les choses. Une pensée lui parvint à travers les brumes de son esprit. Il avait eu raison de ne pas transplaner : à coup sur, son manque de concentration aurait amené un désartibulement.

Le manteau resserré autour d'elle, l'ombre se détacha du mur et reprit sa marche. Ses pas mal assurés résonnaient dans la brume londonienne, ses talons claquaient sur le bitume à intervalles plus ou moins rapides, selon le bourdonnement qui envahissait sa tête. Après quelques minutes, Nathaniel releva le visage et observa autour de lui. Il comptait se rendre chez Hudson, puisque son état de santé empêchait tout transplanage pour rentrer chez lui, à Pré-au-Lard. Une grimace tordit un instant les traits de son visage alors qu'il se rendait compte qu'il fallait réellement qu'il quitte ce trou-à-rats pour venir s'installer à Londres. Plus tard. Ce n'était pas le moment, il fallait qu'il rentre à la maison. Juste rentrer... Un vertige le saisit et Nathaniel étendit son bras, recherchant l'appui d'un mur, d'un poteau. N'importe quoi. Une nouvelle quinte de toux le saisit, le forçant à s'arrêter pour tenter de reprendre ses esprits. Peine perdue. Il chancelle, des papillons dansent devant ses yeux. Le sifflement dans ses oreilles s'intensifie, il se sent faiblir, partir. Merde. Un malaise. Il a à peine le temps de placer ses mains devant lui que ses jambes ne le portent plus. Ses yeux se ferment avant même qu'il ne touche le sol dans un bruit mat, évanoui.


Hudson... Elle flottait au plafond. La bouche pâteuse, il tenta de l'appeler, mais elle ne semblait pas l'entendre. Hudson. Ses yeux papillonnèrent. Ou était-il ? Tout était si blanc... Un contact frais contre sa peau l'apaisa, et termina de chasser les quelques questions qui traversaient son esprit embrumé. On le regardait. Il chercha à apposer un visage, une identité sur les yeux bleus qui le fixaient. Peine perdue. Il voyait flou. La sensation de fraîcheur sur son front se déplaçait légèrement, comme si on prenait soin de lui, délicatement. C'était agréable. Ça faisait longtemps qu'on ne s'était pas occupé simplement de lui, comme ça, sans poser de questions, sans rien demander en échange. Il poussa un faible grognement appréciateur et referma les yeux.


« Billy ! »
Il avait crié. Il ne s'en était pas rendu compte. L'image de son ami restait gravée dans son esprit. L'image de Billy Archer, les yeux empreints d'une terreur sans nom, la bouche entrouverte, figée dans une expression de surprise. Et ce trou dans sa poitrine. Une plaie béante, et Nathaniel ne pouvait rien faire. Non, il ne pouvait pas bouger et cela le terrifiait. Le jeune Archer portait une main tremblante sur sa blessure, avant de fixer sa main d'un air ahuri. Puis le jeune homme avait disparu de son champ de vision, remplacé par Hudson, baguette à la main. Un air mauvais sur le visage. Et Nathaniel comprenait qu'elle avait lancé le sort sur son ami. Qu'elle n'avait jamais été totalement avec lui, avec eux. Qu'elle avait été traître à son sang, et qu'elle le resterait toujours, peu importe ses actions. Mais c'était impossible. Un cauchemar. Juste un cauchemar. Le Médicomage se sentait nauséeux. Il ouvrit les yeux et fixa le plafond, le cœur battant. Le plafond.. ? Ou était-il ? Sa tête tournait toujours. Il se redressa légèrement – Il tremblait – et jeta un regard circulaire autour de lui. Il connaissait cet endroit... Il ne savait pas d’où, mais il le connaissait. Le bureau, la fenêtre, le fauteuil près du lit et Leo qui le fixait, l'air encore mal réveillé, les cheveux en bataille et les valises sous les yeux. Nathaniel le regarda un instant avant de refermer les yeux. Il fallait qu'il dise quelque chose. Une foule de questions commençait déjà à assaillir son esprit, et cela ne faisait qu'empirer son mal de crâne. Il avait dû trop forcer, et maintenant, il n'arrivait même pas à se lever – Quoi que... Non. Non il ne valait mieux pas essayer.

Mais qu'est-ce qu'il foutait-là?

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'coz a heart that hurts
is a heart that works.
So I haven't given up , but all my choices, my good luck appeared to go and get me stuck in an open prison. Now I am trying to break free, be in a state of empathy, find the true and inner me ; eradicate the schism. No one can take it away from me, and no one can tear it apart.


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Ce message a été posté Lun 9 Avr 2012 - 18:00



    Leo peinait à garder les yeux ouverts. Entre son boulot, les récents événements et maintenant, il manquait cruellement d’heure de sommeil. Et puis il se débrouillait comme il pouvait mais ne parvenait pas à faire baisser la fièvre du sorcier allongé sur son lit. Il n’était pas Medicomage et avait toujours été un étudiant tout juste passable en potion. Il avait réussi ses A.S.P.I.C.S mais pas avec une note exceptionnelle. Il s’en sortait mais pas assez pour pouvoir réaliser une potion quelle qu’elle soit sans quelqu’un pour l’y aider. Il n’avait que la méthode moldue pour tenter de remettre Nathaniel Hansen sur pied.

    Il ne pouvait que supposer les raisons qui l’avait poussé à se retrouver dans une situation aussi extrême. Lorsqu’on ne se sentait réellement pas bien une journée, on prenait congé, un point c’est tout mais Leo doutait fortement que Kark se soucie de la santé des personnes qui travaillaient pour lui. Mais il n’y avait pas que cela. Les cernes étaient visibles et les joues de l’ancien infirmier de Poudlard étaient plus creuses que la dernière fois qu’ils s’étaient croisés. L’irlandais secoua la tête pour ne pas y penser et étouffa un bâillement. Le travail conséquent que devait effectuer Nathaniel Hansen n’était pas ce qui l’avait mis dans cet état. Le sommeil de l’anglais n’était pas paisible et des plis d’inquiétude se voyaient ci et là.

    Hudson.

    La fuite des Ombres dataient depuis un moment et Leo savait dans quel état s’était retrouvée la Medicomage tout comme il connaissait ce qui reliait les deux jeunes gens. Leo était mal à l’aise. Pour des millier de raison, le serveur aurait dû laisser Nathaniel Hansen là où il l’avait trouvé. La première étant qu’il était une Ombre qui n’avait pas hésité, dans de nombreuses situation, à l’attaquer, le menacer, rendre sa vie impossible. Mais laisser quelqu’un de visiblement malade sur le pavé n’était pas dans la nature de Leo. Soit, s’il ne pouvait le laisser dans la rue, il aurait pu l’amener à Sainte-Mangouste ou encore s’adresser à quelqu’un qui s’y connaissait mieux que lui en matière de soin. Si l’on mettait de côté tout ce qui les opposait, Nathaniel était un sorcier comme les autres qui était malade et épuisé. C’était ça, il ne pouvait le laisser attraper la mort même si ce dernier l’aurait probablement fait dans la même situation. Peut-être, peut-être pas. Ce qui s’était passé au Ministère en septembre dernier lui laissait penser que non et encore … il n’en n’était pas certain. Il restait quelqu’un de gênant, un moustique bon à écraser. Mais l’irlandais en plus de ne pas pouvoir laisser quelqu’un pour mort dans la rue se disait qu’ainsi, il réglait une dette. D’accord il n’était peut-être pas doué en matière de soin mais faisait ce qu’il pouvait avec ce qu’il avait. Des couvertures chaudes, une serviette humide sur le front et un sirop bien dégueulasse qu’il lui faisait boire toutes les trois heures.

    Cela allait un peu mieux. Il était moins blanc, avait moins de fièvre mais son diagnostic s’arrêtait là. L’ancien Serdaigle était lui-même sur le point de s’écrouler de fatigue. L’air de rien, il n’avait pas dormi depuis vingt-quatre heures mais il tenait bon grâce au café qui me maintenait de manière réveillée plutôt efficace. D’ailleurs il était sur le point de se lever pour s’en faire un bien fort lorsque la voix de Nathaniel le fit rebrousser chemin. Cauchemars, hallucinations ? Leo se passa la main dans les ses cheveux d’ébène en se rasseyant. Il ne travaillait pas ce weekend mais tout de même. O’Ryan avait été strict. Il fallait qu’il se repose et bien … ce n’était pas gagné.

    Un œil s’ouvre, puis l’autre. Sa respiration s’accélère puis se calme. Il a l’air perdu puis non. Un peu. Il essaye de se lever, se rallonge. C’est plus sage effectivement. Silencieux Leo se lève, se dirige vers la table pour y prendre le sirop d’une douleur dorée et une cuillère avant de se rassoir et de les lui tendre. C’était à lui de décider. « Tu t’es évanouit. », lui fit-il doucement. Il devait le savoir mais autant expliquer les faits. « C’est un médicament moldu qui fait que tu ne tousses plus. », marmonna -t-il en sachant que cette réponse n’allait pas plaire à Hansen. Il ne voulait pas déclencher une dispute qui les fatiguerait tous les deux. « La fièvre a baissé mais est toujours présente. », continua-t-il en restant calé sur sa chaise. Il n’osait faire un geste par crainte qu’il soit mal interprété par son vis-à-vis. « C’est toi qui décide. » Son regard était fuyant. « Soit tu te laisses faire et je te soigne à ma façon. Soit tu m’expliques. »

    Spoiler:
     


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Nathaniel Hansen
Nathaniel Hansen
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Ce message a été posté Mer 18 Avr 2012 - 16:52


Il referma les yeux. Le lumière de la chambre, même tamisée, lui donnait l'impression d'avoir une barre en travers du crâne. Les yeux fermés, le médicomage ne pouvait arriver qu'à une seule conclusion, qui ne l'avançait pas beaucoup. Il se sentait mal. Le silence de la pièce l'étouffait, et ces acouphènes qui lui vrillaient le crâne n'arrangeait rien. Il avait chaud et froid en même temps – de la fièvre ? Au loin, une voix l'apostrophait. Il avait reconnu Leo, sur le fauteuil. Que faisait-il là ? La voix se rapprocha. Il rouvrit les yeux et un visage flou se dessina devant lui. Une paire de yeux bleus le regardait, une cuillère à la main. Nathaniel se concentra pour comprendre ce que la voix lui racontait. Celle de Leo. Il la connaissait, cette voix. Mais que faisait-il ici ? Chez lui ? « C’est un médicament moldu qui fait que tu ne tousses plus. » Le médicomage rouvrit brusquement les yeux et voulut se redresser, mais il laissa bien vite tomber en voyant les vertiges qui le prenaient. Leo reprenait déjà la parole en expliquant ses symptômes. Il le soignait, à la façon moldu ? Et puis quoi encore ? Il se pinça les lèvres. Les remèdes moldus étaient inutiles et avaient des effets non-désirables... Ils n'étaient pas adaptés aux sorciers, tout le monde le savait. Même un sombre idiot savait qu'il fallait éviter de prendre un sirop, ou un Dopilarne, comme ils appelaient ça. Ils avaient des idées complètement farfelues selon laquelle l'eau de mer débouchait le nez, alors qu'un simple sort était beaucoup plus efficace.

Non. Ce n'était pas possible. Nathaniel repoussa la cuillère que le jeune barman lui tendai dans un geste qui provoqua une fois de plus un vertige. « Hors de ques... » Sa voix déjà faiblarde s'évanouit dans une quinte de toux qui le fit se recroqueviller sur le côté en fermant les yeux. Sa tête bourdonnait. Fermer les yeux lui faisait du bien. Il avait envie de dormir. S'il dormait, ne serait-ce qu'une demi-heure, ça irait mieux, et il pourrait rentrer à la maison. Une nouvelle quinte de toux le prit, et le médicomage porta sa main à sa gorge. Il avait mal à la gorge, et pas qu'un peu. S'il réussissait à réfléchir un peu, il pourrait diagnostiquer ce qu'il avait, et demander à Leo d'aller chercher de quoi faire une potion chez l'apothicai... Non. Non, il n'avait pas à faire ça. Et lui ne devait pas se montrer faible devant lui. Il fallait qu'il parte, qu'il s'en aille. Leo l'avait déjà suffisamment vu dans une position de faiblesse, cela ne servait à rien d'empirer les chose. Avec difficulté, Nathaniel rouvrit les yeux et écouta les dernières paroles de son vis-à-vis. « Soit tu te laisses faire et je te soigne à ma façon. » Soigner à sa façon... A la moldu ? Il le savait sang-mêlé, mais pas stupide au point d'aller à l'encontre à toutes les recommandations de Médicomage en mélangeant remèdes sorciers et moldus. Même le plus sombre idiot le savait. Le silence s'était réinstallé alors que Nathaniel lançait un regard noir à Leo, allongé sur le lit. Regard qui se teinta d'incompréhension lorsque le sang-mêlé ajouta quelques mots. « Soit tu m'expliques. » Nathaniel tenta de se redresser, luttant contre le vertige qui le prenait. Il ferma les yeux un instant, tentant de distinguer le haut du bas. Avec difficulté, il se redressa sur ses coudes, puis en position assise. Une main sur le visage pour rafraîchir son front qu'il sentait brûlant, l'autre posée sur le matelas pour se soutenir, le médicomage finit par tourner à nouveau son regard vers celui qui le soignait. « Expliquer quoi.. ? » Depuis quand devait-il lui expliquer quoi que ce soit ? Leo n'était pas sa mère, qu'il le sache, non ?

Peu importe, il fallait qu'il bouge, qu'il rentre chez lui, ou du moins chez Hudson. Elle n'habitait pas loin. Il regarda autour de lui. Sa vision n'était plus aussi trouble qu'auparavant, mais Nathaniel sentait bien qu'il avait toujours du mal à se concentrer. Il s'éclaircit la gorge et repoussa les couvertures. Son geste se suspendit un moment. Il n'avait plus de pantalon. Et ce n'était plus sa chemise en lin lunaire qu'il portait, mais seulement le débardeur qu'il y ajoutait lorsqu'il faisait froid, ou qu'il se sentait fatigué, pour éviter de tomber malade. Peine perdue. Leo l'avait donc déshabillé ? Le sorcier referma les yeux un instant. S'énerver contre lui-même n'était pas une solution. Il fallait qu'il se lève, mais pas en sous-vêtements. Une petite voix dans sa tête lui rappelait qu'être là, déshabillé, dans l'appartement de quelqu'un qu'il connaissait à peine, et qui plus est complètement malade, ne signifiait rien de bon. La voix doucereuse de son père vint chuchoter quelques uns des préceptes qu'il avait toujours à l'esprit en temps normal. Comporte-toi comme quelqu'un de digne, sans montrer tes faiblesses. Même lorsque tu es faible, montre ta force, Nathaniel. Autant dire qu'il n'était absolument pas dans la bonne voie. Le sorcier regarda autour de lui. Il fallait qu'il retrouve ses vêtements et qu'il s'en aille. Mais bien sur, il ne les voyaient pas. Et tourner la tête trop vite ne faisait que brusquer ses sens. Il avait déjà du mal à définir le haut du bas, ce n'était pas la peine d'en rajouter. Une quinte de toux le reprit, puis le Médicomage tourna à nouveau son regard vers celui qui l'hébergeait, luttant contre le violent frisson fiévreux qui le prenait à ce moment précis. « Ou sont mes vêtements, Leo ? Il faut que j'y aille...»

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Ce message a été posté Jeu 19 Avr 2012 - 10:33


    Leo se retint de soupirer et de lever les yeux au ciel lorsque Nathaniel tenta de se relever à peine eu-t-il terminé sa phrase. Les mots médicaments et surtout « moldus » avaient un effet certain sur le jeune homme qui s’était rallongé aussi sec. Le dégoût se lisait bien sur les traits du visage fatigué de l’Ombre. L’ancien Serdaigle avait beau ne pas y connaitre grand-chose Medicomagie, il avait compris que l’Ombre était bien trop fatigué pour tenter de se lever. Hansen avec toutes ses connaissances et diplômes ne l’avait apparemment pas compris. Il savait que le mot moldu était honni, exécré par Hansen mais quand même... Fichue propagande ! Les médicaments moldus marchaient très bien et avaient la faculté d’être bien moins chers que certains médicaments sorciers qui coutaient la peau des fesses. Leo ne roulant pas sur l’or, faisait comme il le pouvait. Heureusement, ce dernier n’était que rarement malade et les médicaments qui se trouvaient sur la minuscule étagère dans sa salle de bain suffisaient amplement. Mieux vallait ne pas montrer cette cargaison à Nathaniel.

    Leo n’avait que de vagues souvenirs de son père et de sa mère. Quelques flashs flous lui revenaient de temps en temps mais aucun souvenir fixe. Le feu de bois crépitant dans la cheminée, un livre d’images colorées, une balançoire, l’odeur de l’herbe fraiche coupée le matin même, l’océan. Ils habitaient près de l’océan, loin de la capitale. Jake était plus grand à l’époque de la Grange Guerre et lui avait beaucoup parlé de ses parents. Les photographies planquées sous une des lattes de son lit, il les gardait précieusement. Mais rien ne valait les souvenirs. Leur père était Medicomage qui ne méprisait pas la science moldue comme le faisait Nathaniel. Education, propagande. Tout était sciemment lié et Leo n’aimait pas cette attitude qu’avaient les Ombres par rapport aux Moldus. Ils n’étaient curieux de rien et si, par hasard ils l’étaient, ils ne pointaient que les défauts de leurs idées et non l’ingéniosité dont ils faisaient preuve dans un monde dénudé de magie. Leo entendit à moitié la faible protestation d’Hansen. Cette façon de penser était d’un ridicule mais ce n’était pas le moment de tergiverser là-dessus. Nathaniel avait besoin de soin et de repos et ce n’était pas en restant buté sur des méthodes médicinales qu’il allait l’aider à guérir. Soit. Méthode sorcière. Parler n’était pas non plus une bonne idée. Le corps de l’irlandais semblait épuisé et la meilleure solution était encore et toujours le repos. Mais, là encore, Hansen ne l’écouterait pas.

    Expliquer quoi.. ?

    Le ton bourru, buté de quelqu’un qui ne veut pas avoir de compte à rendre. A personne et surtout pas à lui. « La façon de te soigner, déjà. Ca serait un bon début… »

    Dans le vent.

    Il parlait à un mur. Un mur qui venait tout juste de se lever et qui tentait de se déplacer. Le résultat ne fut pas glorieux, il fallait bien le dire. Il voulait jouer à l’homme infaillible. Très bien. Seulement il allait y avoir un problème. Ok. Il avait suspendu son geste, donc n’était suffisamment pas malade au point de ne pas voir qu’il n’était pas habillé, du moins pas totalement. Et en y repensant, c’était avec une certaine gêne que Leo lui avait enlevé les couches de trop. Lorsqu’il l’avait ramené, Nathaniel transpirait et tremblait. Dormir avec des vêtements puants la maladie n’était pas une bonne idée. Alors puisqu’il avait du temps à perdre et qu’il ne devait pas s’endormir avant il ne savait combien d’heures, Leo s’était occupé. Il avait nettoyé magiquement les habits de l’homme de Kark. L’homme de Kark. Par Merlin, il aidait un Ombre, un Ombre qui n’avait pas hésité à s’attaquer à lui ou à ses proches lorsqu’il en avait eu l’occasion, lorsque la politique et les idéaux étaient en jeu. Lorsqu’il l’avait vu à terre, aussi faible, il n’avait pas pu le laisser sur le trottoir. Aurait-il agit avec n’importe quel sorcier ? Il ne savait pas, probablement que non. Peut-être aurait-il amené une personne xy à un Medicomage quelconque mais là c’était différent. Nathaniel était une quelqu’un qu’il connaissait et appréciait malgré tout ce que ce dernier avait pu lui faire ou dire ces derniers mois.

    L’esprit clairement ailleurs du Sang-mêlé fut ramené sur terre par la voix même de la personne qui occupait ses pensées d’une façon un peu trop importante.

    « Ou sont mes vêtements, Leo ? Il faut que j'y aille... »

    Leo le regarda un moment sans vraiment comprendre ce qu’il lui demandait. L’esprit n’avait pas encore intégré complètement son corps et une fois fait, ce dernier fut déstabilisé par cette demande. Il ne comptait pas repartir dans cet état, si ? Leo fronça les sourcils en se retournant pour prendre les vêtements du sorcier qui se trouvaient sur le dossier. Ils étaient légèrement chiffonnés mais Nathaniel semblait tellement préoccupé par l’idée de se tirer d’ici que Leo songea qu’il ne le remarquerait pas. De toute façon ce n’était pas comme si ce dernier avait remarqué quelque chose ou remarquerait quelque chose. Ce n’était pas comme si il venait de passer une nuit blanche à le veiller, ce n’était pas comme si il ne recevrait pas de remerciement de sa part, ce n’était pas comme si il était légèrement agacé de n’avoir eut de sa part qu’un regard noir parce qu’il avait osé l’impenssable, ce n’était pas comme si il se préoccupait de lui, ce n’est pas comme si il s’était inquiété, ce n’est pas comme si …

    Leo ferma les yeux. Après tout valait peut-être mieux qu’il s’en aille pour qu’il ne le trouble pas plus qu’il ne le faisait déjà. Sans protester (puisque de toute façon ses protestations ne serviraient à rien), Leo lui tendit ses affaires en lui marmonnant qu’il pouvait se changer dans la salle de bain s’il le désirait. Il voulait rentrer chez lui, très bien. Qu’il commence par savoir s’habiller sans s’écrouler sur le sol par commencer. Un juron se fit entendre de l’autre côté de la pièce et l’irlandais sourit. Un trou pour la jambe droite et l’autre pour la gauche. Ce n’était pourtant pas si compliqué. Etouffant un bâillement, Leo retira les draps qu’il remplaça par d’autres. Lorsque Nathaniel refit surface on était bien loin du Hansen sur de lui qu’il affichait d’habitude même s’il tentait de faire comme s’il allait assez bien pour partir.

    C’était faux. Totalement faux.

    « Tu t’es regardé dans le miroir lorsque tu te demandais comment enfiler un pantalon ? Parce que, sérieusement, même le plus beau des zombies ne te vaut pas. Tu me traites d’inconscient, de stupide pour mille et une raisons. Cette fois, c’est à moi de le faire. » Finalement, non. Leo n’allait pas le laisser repartir dans cet état. La migraine qui marquait son manque de sommeil pointait le bout de son nez. Fronçant les sourcils, Leo continua d’une voix plus posée en espérant que le mal de tête passe. « Tu es bien idiot de ne pas accepter de mon aide parce que j’utilise des méthodes différentes des tiennes. », grommela t-il en s’approchant de la machine à café. Oh misère.. et dire qu’il reprenait le boulot le soir même. « J’vais pas t’empêcher de partir parce que tu fais ce que tu veux de ta santé. Mais tu devrais t’allonger et dormir. Tu ne tiens pas debout, tes yeux sont vitreux. Si tu transplanes, penses à m’envoyer une carte postale … du moins si t’es encore entier pour le faire de l’endroit où tu te trouveras. » Quand à l’escalier … il suffisait de le voir s’accouder à la porte de la salle de bain pour voir qu’il n’y parviendrait tout simplement pas sans aide. La demande était simple même si peut-être mal formulée : il fallait qu’il reste.

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Nathaniel Hansen
Nathaniel Hansen
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Ce message a été posté Dim 3 Juin 2012 - 0:01


Un zombie ?? S'il pouvait arrêter d'utiliser des mots qui n'avaient aucun sens... « Arrête de faire ton pro-moldu... Pas avec moi. » grommela-t-il. Il n'arrivait pas à réfléchir, sa tête le lançait, son cerveau était en panne. Et l'autre qui continuait à parler. Ne comprenait-il pas qu'il n'était pas en état ? Finalement, avec un peu de retard, alors que le silence s'était fait à nouveau dans la pièce depuis quelques secondes, Nathaniel prit conscience de son état, et de la signification des paroles de Leo. Et surtout, il prit conscience que le jeune serveur ne lui voulait pas de mal. Sa main relâcha la poignée de la porte de la salle de bains et se tourna peu à peu vers l'Irlandais, avant de s'adosser complètement au mur. Sa tête tournait beaucoup trop vite. Le médicomage chancela et s'agrippa à une commode fort heureusement bien placée, ce qui lui évita une rencontre un peu trop brutale avec le parquet.

Quelques secondes passèrent, secondes ou le fils Hansen ferma les yeux. Il fallait qu'il reparte rapidement malgré tout. Hudson allait s'inquiéter, sinon. Il releva un bras en direction de la position présumée du propriétaire des lieux. « Je... Leo. » Un bruit de pas suivit ses paroles, un simple « Quoi ? » froid lui répondit. Nathaniel respira sans doute un peu trop fort, où bien sa position n'était pas du tout confortable. Mais son bras tendu se replia sur son ventre, et une nouvelle nausée le saisit. Le sorcier se laissa glisser au sol. Il était sans doute habillé, mais il avait conscience de son état misérable, malgré tout. Le sorcier rouvrit péniblement les yeux, et laissa le temps s'écouler jusqu'à ce que son envie soudaine de recracher ses tripes passe – du moins légèrement. Son regard finit par aggriper celui d'un Leo qui s'était rapproché, l'air inquiet. Il fallait sans doute faire des concessions, à ce stade. Le sang-mêlé avait raison : il n'y arriverait pas sans aide. Il passa sa langue sur ses lèvres sèches et releva la tête jusqu'à la poser contre le mur. Plantant ses yeux dans ceux de Leo, il finit par avoir un léger sourire sans joie. Un sourire de défaite. « Tu pourrais passer chez l'apothicaire ? » Sa voix était faiblarde, mais il n'en avait cure. Il ne savait même pas si le serveur allait bien le prendre, ou si au contraire il allait se braquer. Mais les médicaments moldus faisaient plus de mal que de bien. Il n'était pas fou au point d'accepter un remède pour ces animaux-là. « Il faut... um. Une potion anti-nausée.. Et... » Il se passa une main sur son visage – Par Merlin, que son bras était lourd... « Réfléchis... » murmura-t-il pour lui-même. Son cerveau ne semblait pas très coopératif. C'était pourtant la base de médicomagie. « Essaye de voir s'ils ont de quoi soigner les maux de tête. Les symptômes... Il faut que je me lève... » Ce faisant, il se redressa et avisa le fauteuil ou était assis Leo auparavant, pour le veiller, apparemment. Il ne tenta pas de réfléchir, ce n'était pas le moment. Il avait de la fièvre, et même si là ça allait mieux, il savait pertinemment que la fièvre pouvait très rapidement remonter si ce n'était pas soigné. La plante... Il existait une plante pour faire baisser efficacement et durablement la température du corps. Une décoction suffisait en général – et c'était ce qu'il y avait de plus efficace. La base du savoir d'un médicomage, et lui ne se souvenait plus du nom ? La barre qui lui vrillait le crâne y était surement pour quelque chose, mais le jeune médicomage se sentit agaçé par son incompétence. Fermant les yeux pour refouler le vertige qui le prenait, il s'adossa à nouveau un instant au mur avant de se diriger vers le fauteuil pour s'y écrouler. Il se passa une fois de plus la main sur le visage et se pinça l'arrête du nez. Que fallait-il pour le guérir efficacement ? Ou en était-il ? Ah, oui... La fièvre.

« Et il faut quelque chose pour baisser la fièvre, aussi, je vais finir par délirer. Par Merlin... » Il releva les yeux et croisa le regard de Leo qui le fixait désormais depuis plusieurs minutes sans rien dire. Il se sentait minable. Obligé de demander de l'aide à quelqu'un pour se soigner. Il aurait dû rester au Ministère. Pourquoi ne l'avait-il pas fait ? Ah... Hudson... Nathaniel prit une grande inspiration et laissa l'air s'échapper lentement par sa bouche. « Je te rembourserai tout, Leo. »

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Leo Elensar
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Ce message a été posté Mer 4 Juil 2012 - 23:43


    Leo soupira, las. Bien sur qu’il n’allait pas faire son pro-moldu en sa présence. Il avait juste essayé de l’aider comme il le pouvait, dans la mesure de ses capacités. Ce qui en soit n’était pas grand-chose. Mieux valait ne pas lui confier un malade si vous ne vouliez pas que son état empire. Il ne lui avait pas réellement donné ces médicaments moldus mais le laisser penser qu’il en avait pris le faisait sourire intérieurement. Oui, cela avait quelque chose de drôle même s’il était trop fatigué et n’avait pas l’envie d’en rire.

    Nathaniel n’avait vraiment pas l’air d’aller bien et lorsqu’il avait chancelé sur le sol, l’irlandais s’était tout naturellement dirigé vers lui. Il avait un Ombre en face de lui. Vrai. Mais pour le moment il s’en foutait complètement que cet homme pourrait le dénoncer le lendemain même ou l’éliminer si l’envie lui prenait. Hansen, s’il n’était pas au bord de la mort, avait besoin d’aide et une part de lui ne pouvait pas ne pas lui donner cette aide. Sentir la faiblesse de Nathaniel aurait peut-être du le réjouir. Il le voyait dans ses yeux. Le Medicomage ne supportait pas cette faiblesse et se devait bien de faire des concessions. Leo repensa à sa remarque par rapport aux moldus. Les pro Ombres ne changeraient pas. La propagande de Voldemort suivit de l’idéal de Kark était bien trop ancré dans leur esprit pour qu’il puisse y changer quelque chose. Jamais ils ne changeraient. L’irlandais se tu, soudainement mal à l’aise face au regard qui accrochait le sien. Il était inquiet pour le malade qu’il s’efforçait de soigner depuis la veille mais s’efforçait d’agir comme ce dernier l’aurait fait devant n’importe quel malade. Cependant. Hansen n’était pas n’importe quel malade. Il n’avait cessé d’analyser ce qu’il ressentait pour cet homme depuis leur dernière confrontation. La réalité était là… pour il ne savait quelle raison, Nathaniel Hansen le fascinait. Cette fascination était mauvaise, malsaine, le poussait à agir à l’encontre de tout ce que tout membre de l’Ordre du Phénix aurait fait. Il l’aidait. Par la barbe de Dumbledore, putain il l’aidait et n’arrivait pas à se mettre dans la tête qu’il devait le laisser là, le ramener dans la rue pour se débrouiller seul.

    Leo bougea légèrement lorsque l’ancien infirmier se parlait à lui-même avant de lui dire ce dont il avait besoin pour se guérir. Il tentait de ne montrer aucune émotion, de garder la tête froide malgré toutes les pensées contradictoires qui planaient dans son esprit. Jamais. Jamais il ne serait maître de lui lorsque l’Ombre serait à ses côtés ou non loin de lui. Sa présence, sa façon d’être, tout en lui le laissait comme incapable d’agir de façon rationnelle et sensée.

    Chez l’apothicaire ? Le serveur le regarda un moment avant d’hocher la tête. Très bien, il irait. Il se taisait et écoutait ce que le malade lui demanderait de ramener. Les rôles s’inversaient sauf que, contrairement à Hansen, Leo ne connaissait rien de rien au métier de Medicomage. Il aurait peut-être pu s’intéresser à des études supplémentaires s’il n’était pas certain de se faire recaler, et tuer, d’entrée par l’impureté de son sang. Enfin, c’était ainsi et il ne pourrait rien faire pour l’en empêcher … du moins pour le moment. L’Ordre. L’Ordre du Phénix était la seule façon de faire changer les choses sans pour autant qu’il n’y ait le chaos comme le prétendais le Medicomage. Mais Leo préféra se taire. Il n’avait pas l’envie ni le courage de relancer le débat et il était certain que Nathaniel Hansen n’en avait pas l’envie non plus.

    «Il faut... um. Une potion anti-nausée.. Et... Essaye de voir s'ils ont de quoi soigner les maux de tête. Les symptômes... Il faut que je me lève… »

    Il n’y avait vraiment aucun problème pour aller chercher tout ça mais … il voulait se lever ? Sérieusement ? Bah oui, sérieusement. Et Leo n’eut pas besoin de beaucoup réfléchir pour comprendre qu’il ne voulait pas de son aide, qu’il y arriverait seul, sans son aide. L’irlandais l’observa de loin, septique. Ce qui était certain, c’était que le Medicomage se débrouillait très bien. Il avait la mine affreuse, le teint pâle et cette barre de fer qui devait probablement lui vriller le crâne. Cette barre il l’a voyait sans grande peine. Il avait donc besoin d’une potion anti nausée, de quoi soigner les maux de tête…

    Leo eut un petit sourire. En réalité. Il avait l’impression de se retrouver devant un adolescent en pleine gueule de bois … avec la fièvre en prime. Le problème était qu’il n’avait pas réellement envie de le laisser seul … ici. Leo se rapprocha de Nathaniel en l’observant pour noter quelques caractéristiques qu’il pourrait citer au bonhomme pour avoir les potions les plus adéquates. Hansen ne pourrait pas rester ici éternellement et le savoir chez lui le mettait mal à l’aise, encore une fois. Ce n’est pas comme s’il avait des photographies précieuses cachées sous son lit, les seules traces qu’il gardait de sa famille éparpillée. L’irlandais s’efforça de ne pas montrer l’inquiétude qui l’envahissait petit à petit puis secoua la tête. Okay. Bien. Dans son état, Nathaniel Hansen ne pourrait pas faire grand-chose et puis ce n’était pas du genre à fouiner dans les affaires des aut… en fait… il n’en savait rien. «Je te rembourserai tout, Leo. » Plongé dans ses pensées, il sursauta légèrement en entendant la voix du Medicomage qui le regardait à présent. Se reprenant rapidement, il hocha la tête et se passa la main dans les cheveux tout en prenant quelques affaires. Il ne savait pas réellement quoi lui dire. « C’est pas la peine. », lui fit-il en arrivant près de la porte. « Je … » Leo s’arrêta. Il était stressé. Encore plus stressé que lorsqu’il avait la menace de la dénonciation au-dessus de sa tête. C’était … inimaginable. « Fais comme chez toi. », bredouilla t-il en vitesse avant de refermer la porte. Non, il ne devait pas faire comme chez lui mais là, tout de suite, c’était la seule chose qu’il avait trouvé à dire.

    Le passage chez l’apothicaire c’était rapidement passé. Il n’avait rien oublié. En fait, il avait l’impression d’avoir trop dans les bras. Il lui avait décrit l’apparence du sorcier et les caractéristiques de son malaise. Surmenage, fatigue, Le virus Firgus qui sévissait ces derniers temps même si l’hiver était bien passé. Les sorciers se pressaient dans la boutique et Leo n’était pas d’humeur à vouloir attendre. Il n’aimait juste pas l’idée d’avoir un Ombre chez lui-même si cet Ombre l’intriguait plus que fortement, qu’il régnait autour de lui cette attitude qui le fascinait et le révulsait à la fois, même si cet Ombre était malade et faible, que ce dernier ne lui avait rien fait pour qu’il sente cette méfiance s’emparer soudainement de lui, plus férocement que d’habitude. Un Ombre restait un Ombre. Il ne laissait personne sur le bas côté, surtout pas quelqu’un de malade mais lui demander de lui faire confiance, de le laisser chez lui, c’était beaucoup lui demander d’un coup. C’est pourquoi il pouvait avoir eu l’apparence d’un client désobligeant et passablement stressé. Il soupira de soulagement lorsqu’il sorti de la boutique et rentra à pas pressé chez lui ou il trouva Nathaniel à l’endroit ou il l’avait laissé … endormi.

    L’irlandais se traita d’idiot d’avoir laissé son inquiétude l’emporter sur le savoir vivre et la bienséance en public. Il n’avait rien à craindre. Pourtant, il n’était parti qu’une petite demi-heure. Leo s’approcha doucement du Medicomage en le regardant un moment, sans savoir réellement comment réagir. Nathaniel lui avait montré plusieurs fois qu’il n’aimait pas les actes spontanés tels que … Celui-ci.

    Sa paume sur son front.

    La fièvre avait augmenté. Il était temps qu’il se réveille s’il voulait être soigné, rentrer chez lui, auprès des siens.

    Leo le secoua doucement, tira la chaise pour s’installer à ses côtés. « Nathaniel, c’est pas le moment de dormir. », râla t-il doucement en posant ses achats sur la table. Hey, non. Me lâche pas maintenant. Te rendors pas. Je sais, t’es crevé, malade et tu veux pas te l’admettre … mais j’peux pas t’amener à Sainte-Mangouste et t’as pas envie de rester ici. Réveille-toi, bouge-toi, me force pas à te rendre plus malade encore en te versant de l’eau glacée sur la figure. »


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Nathaniel Hansen
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Ce message a été posté Jeu 12 Juil 2012 - 19:56


Sans doute lui avait-il répondu. Nathaniel n'entendit rien, le regard fixé sur une crevasse du plancher. Une voix lointaine prononça quelques mots hésitants. Il ne réagit pas, ses yeux se fermaient lentement, comme pour atténuer la douleur qui vrillait son crâne, à moins que ce ne soit pour éviter de penser à cette envie de vomir qui s'imposait à lui. Et il n'était pas chez lui... C'était indélicat...

On le secouait doucement en murmurant son prénom. Comme sa mère le faisait, avant. Il se revoyait déjà petit, en Suède, avec sa mère qui le réveillait ainsi. Le soleil perçait à travers la fenêtre : elle venait de tirer les rideaux. Non, Maman... Elle souriait et le traitait de tête de mule en le secouant de plus belle, jusqu'à ce qu'il ouvre finalement les yeux sur elle. Elle avait de longs cheveux bruns qui lui allaient jusqu'à la taille, un regard doux posé sur lui. Elle était cette douceur qui l'avait accompagné pendant toute son enfance. Maintenant qu'il avait grandi, maintenant qu'il n'avait plus besoin d'elle, elle n'était plus là. Il lui restait juste son père, cet imbécile de père insensible, qui ne pensait qu'à profiter de la jeunesse et de la liberté qu'il n'avait pas eu. On le secoua une seconde fois, et il grommela un faible « Nej, mamma, låt mig sova. Lite. * » avant de se rendre compte que non, ce n'était pas trop ça. Il rouvrit des yeux hagards et tendit le bras pour s'appuyer sur ce qu'il avait sous la main – un accoudoir. Il était donc assis.. ? Tout tournait un peu trop à son goût, et il avait chaud, froid. Il ne savait pas trop. Il déglutit, papillonna des paupières et ouvrit la bouche. Une voix parlait dans le fond. Nathaniel fronça les sourcils. Il se passa la langue sur ses lèvres, porta sa main à son visage, comme pour se protéger de la lumière, et murmura d'une voix fatiguée. « Jag förstår ingenting till saker du pratar. ** ». Il ne comprenait rien, mais il ne lui vint pas à l'esprit qu'il venait de parler en suédois, et que Leo non plus ne risquait pas de comprendre quoi que ce soit. La voix s'arrêta, lui laissant le temps de reprendre ses esprits. Par Merlin, cette migraine était affreuse. La lumière le fatiguait, et il n'avait pas de forces. Et même si, peu à peu, les choses devenaient plus claires, Nathaniel se trouvait être extrêmement fatigué.

Une ombre vint devant lui, cachant la lumière de la fenêtre. Il enleva sa main de ses yeux et releva le regard pour finalement reconnaître celui qu'il avait chargé de passer chez l'apothicaire. Tout lui revenait en mémoire. « Leo.. » Il appuya sa tête contre le dessus du fauteuil alors que Leo lui présentait une potion à boire. Sa voix était de plus en plus claire dans l'esprit du jeune Médicomage qui se redressa. Comme indiqué, il fallait prendre ses potions. Il ne pensait plus à Hudson, ni à qui que ce soit, d'ailleurs. S'il avait été en état, il aurait sans doute eu une pensée pour Leo, et se serait maudit de le laisser prendre soin de lui comme cela. Et s'il lui voulait du mal ? C'était tellement facile de glisser un poison, ou pire, une potion d'Amortentia dans ses médicaments. Mais non, là, il était bien trop fatigué pour faire ou penser quoi que ce soit maintenant. Il avait juste mal à la tête, chaud, de la fièvre sans nul doute, et des crampes à l'estomac. Et il lui était impossible de faire un diagnostic dans son état, sans compter que ce dernier avait empiré depuis que le jeune sang-mêlé était parti. Alors Nathaniel but les potions, et se laissa emporter par un sommeil sans rêves. Pas de délire, ou du moins aucun dont il puisse se souvenir. S'il rêva de papillons multicolores et de poneys roses galopant dans des champs d'herbe bleue, alors seul Léo pouvait le dire, et encore.

Lorsqu'il se réveilla, la nuit disparaissait peu à peu, laissant place à la brume du matin dans les rues londoniennes. Nathaniel était sur le lit de Leo, allongé sur le ventre. Il se redressa, s'appuyant sur ses mains pour mieux regarder autour de lui. Le serveur, lui, était sur le fauteuil, et dormait superficiellement d'après l'agitation qui courait sur ses paupières. Le Médicomage finit par bouger et sortir du lit pour s'habiller et partir. Les préoccupations qui l'avaient quitté la nuit précédente étaient revenues au grand galop, et la simple mention d'Hudson sonnait des cloches dans sa tête, produisant un capharnaüm des plus épouvantables. Non, sa migraine n'était pas partie, mais fort heureusement, ce n'était pas une migraine ophtalmique comme il avait l'habitude d'en fait était plus jeune. Et il avait recouvré des forces. C'était l'essentiel. Il pourrait rentrer chez lui. Il reboutonna sa chemise, regarda autour de lui pour chercher le reste de ses affaires. Son regard finit par tomber dessus. Une paire de chaussettes, sa ceinture et le pull en lin lunaire qu'il affectionnait tout particulièrement. En se levant pour les prendre, ses jambes faiblirent – il ne s'y attendait pas, il se rattrapa à la chaise du mieux qu'il put. Leo bougea dans son lit de fortune, Nathaniel se pinça les lèvres. Une part de lui ne voulait pas le réveiller. Il ne voulait pas avoir à reconnaître l'innocence de son action. S'il avait fait ça, ce n'était sûrement pas par simple désintérêt, si ? Il avait quelque chose à cacher.. Peut-être. Son meilleur ami était meurtrier. Il avait forcément quelque chose à prouver. Tournant le dos à Leo, il se rhabilla, glissa les pans de sa chemise dans son pantalon avant d'enfiler son pull et sa ceinture. Ce faisant, il marchait de long en large dans l'appartement, comme pour s’entraîner à se donner une contenance. Non, il n'était pas faible. Oui, il pouvait marcher comme d'habitude dans la rue, s'il le fallait. Son regard tomba sur un cadre posé sur une commode. Sur ce cadre, une phrase. Nathaniel s'arrêta devant : il s'agissait d'une citation, d'un certain Marc-Aurèle. Nom bizarre, et inconnu. Un moldu, sûrement. « En te levant le matin, rappelle-toi combien précieux est le privilège de vivre, de respirer, d'être heureux. » Il se pinça les lèvres : Leo était un sang-mêlé, dans son cas cette citation prenait tout son sens. Nathaniel ne remarqua pas que le propriétaire des lieux s'était levé, ni qu'il fixait le même cadre. Le jour se levait sur les toits londoniens, le bonheur d'un jour nouveau pour un sang-mêlé. Ce jour nouveau, car Nathaniel avait caché son existence aux autorités. Il aurait pu le dire, l'an passé, mais il ne l'avait pas fait. Et même s'il se demandait toujours pourquoi, au fond, il le savait. Sa présence dans cet appartement suffisait simplement à le prouver. Leo était quelqu'un avec un bon fond, malgré son sang. Il fallait croire que cela ne faisait pas tout ; si les sang-mêlés faisaient souvent preuve d'une bêtise sans pareille, ce n'était sans doute pas le cas de tout le monde. Comme partout, il y avait des exceptions.

    * ; Laisse-moi dormir, Maman... Encore un peu.
    ** ; Je comprends rien à ce que tu racontes...

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Ce message a été posté Mer 25 Juil 2012 - 22:59

    Cela ne l’étonnait pas tellement qu’il s’endorme le temps de ses courses. L’Ombre avait l’air fatigué et cela se visualisait d’autant plus lorsqu’il dormait. Et Leo soupira tout en esquissant un sourire lorsqu’il l’entendit parler d’une langue qui lui était totalement étrangère. Suédois, probablement. Que faisait-il là ? Pourquoi ne l’avait-il pas laissé dans cette ruelle ? Quelqu’un d’autre l’aurait surement reconnu parmi ses fréquentations ou même un passant. Un autre passant. Un passant qui n’était pas lui. L’irlandais secoua la tête en essayant de se remettre les idées en place lorsque son prénom fut prononcé. Enfin réveillé. Le malade ne protesta pas lorsqu’il lui donna les remèdes prescrits par l’apothicaire. Après tout ce n’était pas comme s’il était assez qualifié pour tenter de l’empoisonner et il n’en avait pas envie plus que cela. Soit, il aurait peut-être du l’avoir cette envie.

    Leo garda ses distances lorsque Nathaniel s’occupait avec diverses fioles et potions qu’il devait avaler. L’ancien Serdaigle le regarda faire d’un œil plutôt curieux. Il restait méfiant et Leo se tut. Non vraiment si il avait voulu le tuer, il l’aurait tout simplement éliminé avec un bête oreiller. Suffisant, simple et efficace. Plus personne n’aurait eu de preuve. L’idéal. Mais l’idée ne lui avait même pas effleuré l’esprit. Pourtant il aurait pu, il aurait pu … Enfin, pour le moment, restait à allonger le Medicomage sur le lit. Il aurait du y rester depuis le début. Cette volonté de rester ‘fort’ jusqu’au bout était ridicule même si on le lui avait enseigné. Le résultat … et bien l’irlandais en était certain. L’Ombre devait être encore plus malade qu’auparavant. Pas la peine d’être médicomage pour le deviner. Il irait retrouver les siens lorsqu’il serait guérit et pas avant. Et s’il le voulait ? Soit, Leo n’allait pas l’en empêcher mais il faudrait encore qu’Hansen arrive à se déplacer tout seul et, à la façon dont il s’était agrippé à la commode, la réponse tendait vers la négative.

    Bougeant légèrement, Leo s’éveilla. Il s’était assoupi et n’avait qu’une envie, se rendormir. La chaise était inconfortable et il grogna et se rappelant du pourquoi il avait échoppé de cette chaise. Levant les yeux vers le lit, il s’aperçut qu’il était défait. Ah, il était parti. Cela ne l’étonnait pas vraiment à vrai dire. Se passant une main dans les cheveux, l’irlandais se leva et resta comme stupéfixié par Hansen qui se trouvait encore là, à regarder un tableau et pas n’importe lequel. Leo fronça les sourcils tout en s’approchant légèrement du Médicomage. Tout ce qu’il se disait en ce moment même était qu’Hansen n’avait pas le droit de regarder cet encadré même si tout ceci arriva partiellement par sa faute. Il ne savait pas trop comment réagir à présent. Dans tous les cas, si Leo continuait, l’Ombre n’allait pas apprécier ce qu’il allait lui dire. Hansen devait partir, tout de suite et pourtant il restait là, planté devant ce mur et cela agaçait l’irlandais. Pourquoi n’était-il pas parti lorsqu’il dormait. Assurément, cela aurait été plus facile que de se trouver la sans vraiment savoir quoi lui dire.

    « Tu n’as pas le droit de regarder cette phrase, de rester ici. », commença t-il d’une voix neutre même si l’on sentait à des kilomètres qu’il était loin de se maîtriser. « J’aurais du te laisser dans la rue cela m’aurait retiré une épine dans le pied. Non parce que je me demande pourquoi t’as tant tenu à ce que je t’accompagne en Irlande. Je ne t’ai pas été d’une grande utilité. C’est le moins que l’on puisse dire. », se moqua t-il légèrement. De qui se moquait-il en réalité ? De lui-même ou de l’homme qui se tenait non loin de lui. Il n’en avait aucune idée et, surtout, n’avait pas envie d’y réfléchir pour le moment.

    Leo regarda l’ancien Serpentard qui n’avait pas encore bougé. « Pourquoi restes-tu ? », lui fit-il d’un ton légèrement plus fort. « Ce n’est pas encore la propriété de Kark ni même la tienne. Va la retrouver, fais ce que tu veux mais ne restes pas là. » Il était agacé. Agacé par Hansen mais également de sa propre faiblesse à vouloir toujours aider les autres même si tout lui disait de ne pas le faire. Il restait quelqu’un de faible et facilement manipulable et il se détestait pour ça … aussi.

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Nathaniel Hansen
Nathaniel Hansen
Poney rose officiel
Messages : 2861 Crédits : Myself - TUMBLR.
Age du personnage : 27 ans - né le 4 Janvier 1995.
Ascendance : Sorcier basique
Emploi/Etude : Aide-soignant au black à l'hôpital de Melbourn (au sud de Cambridge)
Faction : Ombre de la Rose Noire infiltré chez les Phénix.
Maison : Serpentard.


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Patronus : Un labrador brun.
Epouvantard : Etre responsable de la mort des gens qu'il aime. Concrètement : voir un couteau planté dans l'abdomen de sa fiancée et se retrouver avec son sang sur les mains.
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Ce message a été posté Lun 24 Déc 2012 - 19:35


« Tu n’as pas le droit de regarder cette phrase, de rester ici. » Nathaniel reposa sa main avant de se retourner lentement. Un Leo à peine réveillé mais pourtant déjà rempli de hargne lui faisait face. Il continua sur le même ton, lui reprochant visiblement son existence-même – à moins que ce ne soit sa présence dans son espace intime. A ces mots, le Médicomage se retint de lever les yeux au ciel. Il le prenait comme ça ? Bien. Mais qu'il n'aille pas s'étonner par la suite que cela lui attire des ennuis. « Contrairement à toi, j'ai tous les droits, ou presque. J'ai le droit d'aller où bon me chante, j'ai le droit de faire ce que je veux de ma vie. » Le métier de barman n'était-il pas pathétique en soi ? Elensar avait beaucoup de capacités, ils le savaient très bien tous les deux. Mais il ne cherchait pas à aller plus loin. Le sang-mêlé n'avait aucune ambition, et la phrase écrite derrière lui ne faisait qu'approuver ce que Nathaniel pensait. Il se permit un petit sourire et ajouta d'une voix mi-figue mi-raisin : « Tu vois, Leo. Contrairement à toi, je n'ai pas que des droits – que d'ailleurs tu n'aurais même pas si ta véritable ascendance était dévoilée en plein jour. Non, j'ai également des privilèges. Comme celui de pouvoir me marier avec la personne que je veux, où bien encore celui d'être dans les grâces du Ministère de la Magie actuel. Ce que visiblement... Tu n'as pas. »

Non, Leo Elensar n'avait aucun droit. Il ne devrait pas être là, et s'il l'était, c'était bien parce que Nathaniel, dans sa grande bonté que même lui ne comprenait pas, l'avait épargné. Cela aurait été tellement facile d'être transparent aux yeux de la justice. Tellement plus commode, également. Mais non, il avait choisi, de manière purement égoïste et délibérée, de laisser Elensar en vie. « Tu veux que je parte, soit. Mais sache que, comme tu dis, rien ne t'a obligé à me ramasser. » Je n'aurais pas dû me trouver dans cet état. Nathaniel se passa une main fatiguée sur le visage. Il espérait se montrer dur et sans aucune faiblesse, mais cela lui paraissait presque futile, puisque son interlocuteur l'avait vu écroulé et probablement transporté par un délire fiévreux la veille. Par ailleurs, il ne se sentait en effet pas au mieux de sa forme. Mais cela n'était qu'un détail, ce n'était que son esprit qui divaguait encore une fois. Le fait était que, à cet instant précis, s'engageait une sorte de bras de fer entre Leo et lui. Le sang-mêlé semblait remettre en question son importance, ses capacités, sa place dans la société. « Tu n'as pas le droit de te tenir debout devant moi, et pourtant tu le fais quand même. Tu m'as soigné alors que je n'ai rien demandé, tout comme je l'avais fait au Ministère, et encore après. » Il énumérait d'une voix atone les différents haut-faits qui jalonnaient leur relation. Certes, ils étaient complexes. Leur relation elle-même ne jouait pas que sur un seul plan, et cela, Nathaniel le savait très bien. « Tu penses n'avoir été d'aucune aide en Irlande... C'est sans doute vrai, mais au moins... » Sa voix se tut un moment. Le regard du Serpentard se fit fuyant. Etait-ce une stratégie pour se mettre le sang-mêlé dans sa poche, était-il sincère ? Cela importait peu. « Au moins, je n'aurais pas fait ce voyage tout seul. »

Sa voix finit par n'être qu'un murmure. Leo était manipulable à souhait. Lui aussi. Lui aussi ne faisait qu'obéir aux ordres, comme il l'avait fait toute sa vie, comme son père l'avait fait toute sa vie. Le regard fuyant, Nathaniel finit par se diriger vers son manteau, lâchant du même coup le meuble. Il cligna les yeux pendant un instant, pria pour que sa faiblesse physique ne transparaisse pas. Pas devant Leo. Il lui avait dit décider de ce qu'il voulait, mais c'était faux. Il n'avait pas choisi Hudson. Il n'avait pas choisi sa voie politique, et c'était tout juste s'il avait choisi son métier. Il suivait les ordres, et ce faisant, intérieurement, il avait toujours admiré sa fiancée pour être capable de se rebeller et de se soulever contre ce qu'elle jugeait révoltant. Ce n'était pas ce qu'elle voulait, ce n'était pas à son avantage – elle était de sang pur. Elle appartenait à la classe la plus haute et la plus fière de la société, tout comme il en rêvait depuis des années sans même en être conscient. Elle avait du pouvoir, mais également une liberté d'action. Et lorsqu'elle avait rejoint les Ombres... Oh, qu'il était joie de la savoir enfin dans le même camp politique que lui. Tant d'années à prier intérieurement pour qu'elle lui revienne entièrement. Et c'était désormais chose faite.

Il enfila son manteau, lissa les plis tout comme Hudson avait l'habitude de le faire lorsqu'elle vérifiait sa tenue avant qu'il ne parte au travail. « J'ai le droit de rester ici, mais mon éducation m'a appris à deviner lorsque je n'étais pas le bienvenu. Je vais donc partir, à moins que tu n'aies quelque chose à ajouter. » Il avait repris son ton froid habituel, à la limite du cérémonieux. Son regard croisa celui du jeune homme. Quoi, il n'avait pas dit un mot, et il allait le laisser partir sans rien dire ? Cela l'étonnait.

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'coz a heart that hurts
is a heart that works.
So I haven't given up , but all my choices, my good luck appeared to go and get me stuck in an open prison. Now I am trying to break free, be in a state of empathy, find the true and inner me ; eradicate the schism. No one can take it away from me, and no one can tear it apart.


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Leo Elensar
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Ce message a été posté Dim 3 Fév 2013 - 11:26

Et le Serpentard continue d’énoncer des vérités vraies pour celui qui s’acharne à les croire : Hansen. Hansen a des droits ? Vraiment ? Des obligations, des devoirs mais des droits ? Sérieusement ? Leo hallucine. Le suédois croit vraiment à tout ce qu’il balance même si, Leo doit se l’admettre, il n’a pas tout à fait tord. Il ne serait pas ici si son ascendance venait à être dévoilée. Mais Hansen n’a rien dit. Hansen ne dit rien, pourquoi ? Parce qu’il ne veut pas se salir les mains, parce qu’il n’a pas le cran d’assumer ses idéaux. Ecraser les sang-mêlés, tuer les moldus, les mettre sous leur coupe. Très bien sur papier mais qu’en est-il lorsqu’il faut agir, vraiment ? Que dalle, le basique se campe sous des textes de lois sans les appliquer. D’un côté c’est tant mieux pour lui, de l’autre, c’est vachement hypocrite quand ce dernier dit soutenir le régime mis en place. Leo ne comprend pas, il ne pourra jamais comprendre ceux qui soutiennent Kark et ses idées. Elles n’ont aucun sens, aucune morale, aucune valeur. Il ne s’agit que d’écraser les plus faibles. Quel intérêt ? Quelles forces croient-ils pouvoir détenir par cela ?

« Tu vois, Leo. Contrairement à toi je n’ai pas que des droits – que d’ailleurs tu n’aurais même pas si ta véritable ascendance était dévoilée en plein jour. Non, j’ai également des privilèges. Comme celui de pouvoir me marier avec la personne que je veux, ou bien encore celui d’être dans les grâces du Ministère de la magie actuel… Ce que visiblement … Tu n’as pas. »

Sourcil levé. C’est une plaisanterie, vrai ? Depuis quand les sorciers de bonne famille peuvent-ils choisir la personne avec laquelle ils passeront le reste de leur vie ? Depuis quand ? C’est des valeurs de Phénix qu’il balance sans le savoir. Pour les autres, les « bonnes familles » c’est à celui qui fera remonter la famille dans les honneurs. Ne me dites pas que papa Hansen de rang trois ne ferait pas tout pour que son petit rejeton tellement obéissant se case avec une Sang Pur. Leo a une subite envie de rire. Tout ce qu’il lui sort là n’est que connerie.

« Tu penses n’avoir aucune été d’aucun aide en Irlande. C’est sans doute vrai, mais, au moins … au moins, je n’y aurais pas fait ce voyage seul. » L’envie de rire n’est plus. L’irlandais observe son interlocuteur sans être certain de vouloir lui balancer tout ce qu’il a en tête, là, maintenant. C’est triste d’en arriver là. A quoi cela sert-il d’avoir tous les droits et les avantages du monde si, tout ce qu’il te reste pour en découvrir sur le passé de ta mère, c’est un sang-mêlé pas même capable de ne pas se foutre en danger constant ? Faire partie de la bonne société n’a aucun avantage, que des inconvénients. Leo préfère être ce qu’il est même s’il n’aurait jamais du exister. Au moins, toutes ses erreurs, il tente de les assumer. Tous ses choix, il s’y tient et croit en eux. Il ne peut pas en dire de même pour l’individu qui se tient devant lui. Et il n’est pas de ceux qui se laissent faire lorsqu’on l’attaque. Ne pas réveiller le serpent qui dort même si c’est la dernière chose qu’il doit faire aujourd’hui. Alors il se lance et tant pis pour les conséquences. S’il avait pu être charmé par Hansen, il ne reste que l’agacement et l’énervement.

« T'as aucun droit. Tu vas là où on te dit d'aller. C'est bien beau d'avoir des droits quand on est incapable de prendre des décisions par soi-même, sans se référer à un supérieur. J'ai peut-être aucun droit ni même d'avantage mais ce que je fais, je le décide, je l'ai choisi. C'est pas trop votre truc de choisir, pas vrai. Et ne me sors pas que t'as choisi de me garder en vie. T'as juste pas envie de te salir les mains. T'es juste lâche, comme tous les autres. Tu parles de mariage : le tiens t'a été imposé. Ton poste au Ministère ? Tu l'as eu parce que t'es bon qu'à hocher la tête face à tout ce qu'on te dit sans réfléchir.. S'il faut accepter tout cela pour rester en vie, je préfère être mort. Alors maintenant que j'ai décidé de te soigner malgré ce que tu es, toi et tes fesses de Mangemort, j'aimerais que vous vous barreriez de chez moi. Parce, jusqu’à preuve du contraire, je suis encore chez moi tant que tu n'auras pas eu les couilles de me dénoncer ou de me tuer, ce que tu ne feras pas aujourd'hui comme les autres jours. »
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Nathaniel Hansen
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Ce message a été posté Mer 15 Mai 2013 - 23:27


Nathaniel n'avait écouté la longue tirade de Leo que d'une oreille, mais quelques mots le firent tiquer. Le petit pensait réellement que tout Ombre ne faisait que suivre les ordres? Mais ce n'était pas mieux pour les Phénix, que croyait-il? Que les terroristes étaient les gentils, dans l'histoire? Qu'ils ne tuaient jamais personne, qu'ils respectaient leur prochain et qu'ils étaient prêts à aider les vieilles sorcières à aller d'une boutique à une autre sur le Chemin de Traverse? Foutaises. La bouche du médicomage commença à se torde jusqu'à donner un rictus mauvais. Un éclat de rire gonfla dans sa poitrine pour finalement passer le barrage de sa gorge. Un éclat de rire, un véritable. Leo pouvait tenter tout ce qu'il pouvait, Nathaniel continuerait à rire de la sottise de ce sang-mêlé. « Pauvre petit utopiste.... » réussit-il à articuler en lui lancant un regard bleu sombre lorsqu'il réussit enfin à faire taire son rire. « Je suis, et resterai toujours plus libre que toi, avec ton sang maudit et tes idéaux stupides.... Mais visiblement tu ne vaux même pas la peine que j'argumente avec toi. »

Sur ce, il fit quelques pas en direction de la porte, regardant les objets autour de lui. L'appartement était petit. Il n'était pas sale, mais cela se voyait que le ménage n'était que très rudimentaire. « Je te remercie (et ce n'est même pas hypocrite, regarde...) pour ce que tu as fais pour moi. Mais sache qu'au final, tu aurais sans doute mieux fait de me laisser à Sainte Mangouste. A moins que tu n'aies peur d'y entrer? » Le petit serpent aurait-il peur des hôpitaux et des prises de sang? Pathétique. Tout le monde avait besoin de médicomages pour se soigner... Même les médicomages. Une phrase de Leo lui revint en mémoire, et les mots hargneux que l'Irlandais lui avait si récemment susurrés à l'oreille firent comme un écho dans son esprit. « . Alors maintenant que j'ai décidé de te soigner malgré ce que tu es, toi et tes fesses de Mangemort, j'aimerais que vous vous barreriez de chez moi. Parce, jusqu’à preuve du contraire, je suis encore chez moi tant que tu n'auras pas eu les couilles de me dénoncer ou de me tuer, ce que tu ne feras pas aujourd'hui comme les autres jours. » Nathaniel laissa traîner ses doigts sur une étagère près de la porte d'entrée, eut un vague sourire et finit par se retourner vers son interlocuteur. « Tu n'as pas d'elfe? Ce serait plus pratique, pour le ménage... » Non. Evidemment qu'il n'avait pas d'elfe. Les Elfes obéissaient à de vieilles familles de sang-purs. « Les O'Ryan auraient pu t'en accorder un, quand même. Ils sont ta famille, après tout. » Un léger vertige le saisit alors qu'il terminait sa phrase : mieux valait se diriger vers la porte avant de se recevoir un sort. Oh, Nathaniel savait pertinemment qu'il laissait le jeune Serdaigle bouillant de colère. Il s'en amusait. Après tout, il n'avait qu'un seul sang-mêlé sous la main. « Au revoir, Leo, j'espère ne plus avoir à te recroiser. Oui, tu vois, j'ai été éduqué correctement. On m'a appris à déceler quand je n'étais plus le bienvenu. Donc je pars. Etonnant, n'est-ce pas, de la part d'un mangemort sans couilles qui pourrait très bien te dénoncer dans la demi-heure qui vient? » Ne me mets pas en colère, petit serpent. Une lueur sauvage brillait dans les yeux de celui qui le regardait partir, mais Nathaniel mit un point d'honneur à ne montrer aucune autre émotion que de la satisfaction en refermant la porte derrière lui. Ce serait la dernière image que le sang-mêlé aurait de lui, après tout...



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