Caught up in circles confusion [Pv Baël]



 



Caught up in circles confusion [Pv Baël]
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Royaume-Uni :: Plus loin :: Habitations :: Manoir Rosier
Calliope Kark
Calliope Kark
"Unbowed, Unbent, Unbroken"
Messages : 7781 Crédits : Moi
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Elfe de maison de Poudlard.
Faction : Ombre de la Rose Noire.
Maison : Poufsouffle.


Rapeltout
Patronus : Incapable de réaliser un patronus à nouveau.
Epouvantard : Son père baignant dans une marre de sang au ministère. Pas de chance c'est bien arrivé.
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Ce message a été posté Lun 5 Mar 2012 - 16:20

    La silhouette immobile de Clio se découpait dans l’obscurité. L’eau dans ses yeux avait mis une éternité à s’assécher, et Calliope n’avait eu pour seul rempart face à cet océan de larmes que la forteresse de ses bras, qu’elle avait refermé avec une infinie douceur autour du corps tremblant de sa sœur. Pour armes restaient les tendres murmures qu’elle lui soufflait à l’oreille, et les baisers qu’elle avait déposés sans faillir sur ses joues humides. De retour au manoir Rosier, elle lui avait fait couler un bain chaud pour apaiser son corps et son esprit. Les deux sœurs s’étaient ensuite couchées dans le même lit. Les Kark auraient pu attendre qu’on prépare une nouvelle chambre pour Clio, mais ni Calliope ni sa cadette n’en avait vu l’intérêt pour ce soir. Elles n’étaient peut-être pas chez elles ici, mais au moins Clio avait retrouvé un foyer, et c’était tout ce qui comptait. La cadette avait finir par s’assoupir bercée par les mots doux que Calliope lui avait chuchoté comme un baume.

    La Poufsouffle aurait aimé faire de même, mais ni le silence, ni l’obscurité n’étaient suffisant pour lui faire trouver le sommeil. Son esprit divaguait sans cesse. Quand elle ne pensait plus à tout ce qu’avait subi seule sa sœur ses cinq derniers mois, c’était à son père et au visage qu’il lui avait montré ce soir-ci que toutes ses pensées allaient. L’image d’un Tyzonn estropié s’imposait à elle bien souvent, égoïstement la Kark espérait qu’il se remette vite et continue sa vie comme avant, pour qu’ainsi elle puisse avancer, l’oublier lui et son indifférence. Sans qu’elle ne comprenne pourquoi la fourchelang avait la sensation que ça y est la rupture était consommée. Pour Calliope, elle l’était enfin. Il ne voulait plus d’elle près de lui, et avait désormais Hudson, sa fiancée, et sa propre vie mener.

    Penser à Tyzonn lui faisait bien vite songer à Baël. Il l’avait vu embrasser le joueur, geste purement égoïste et qui en plus n’était désiré que par elle seule. Pire encore, elle l’avait embrassée en public. Certes, il n’y avait jamais que des proches dans les cuisines, mais ça restait une trahison et humiliation dont se serait sans doute bien passé son fiancé. Ne restait donc à la jeune sorcière que la culpabilité, et des regrets, deux moteurs qui la firent s’extraire de ses draps. Se déplaçant à tâtons dans la pénombre, Calliope récupéra sa baguette et une robe de chambre autant pour se prémunir du froid, que pour dissimuler la chair que sa chemise de nuit n’exposait que trop bien.

    Silencieuse et anxieuse la Kark avançait dans les couloirs déserts, la jeune femme ne voulait pas seulement présenter ses excuses à Baël, mais souhaitait également enfin aborder sérieusement l’épineux sujet de leur mariage. Sans doute que le réveiller en pleine nuit pour ça, ne risquait pas de faciliter la conversation. Mais parler de leurs fiançailles avec le Rosier revenait forcément à déclencher son courroux, alors autant le faire quand elle avait une once de courage. La Poufsouffle tapota doucement à la porte la chambre. Après une longue minute de silence où elle crut que son cœur allait exploser, elle finit par entrer, pour mieux découvrir un lit vide et une pièce déserte. La sorcière appela timidement le démoniste à plusieurs reprises avant d’en conclure qu’il n’était pas non plus dans sa salle de bain. Est-ce que finalement il avait filé à Azkaban ? Non, son père ne l’aurait pas laissé faire. Est-ce qu’il avait une nouvelle crise ? Calliope se sentit frissonner à cette seule idée. Ou peut-être qu’il mangeait ? Après tout Baël était connu pour son bon coup de fourchette, et sa capacité de manger à toute heure. Elle gagna donc les cuisines où elle trouva sans surprise son fiancé occupé à engloutir le contenu d’une assiette. La Poufsouffle se racla doucement la gorge pour annoncer son arrivée, avant de prendre place sur une chaise à côté de lui. Les phrases qu’elle avait préparées restaient coincées dans sa gorge. Son regard sombre s’appesanti longuement sur le visage de Baël pour tenter de décrypter le masque impassible qu’il lui opposait en toutes circonstances. Elle laissa ses yeux rouler sur les doigts du Rosier, ceux même qui avaient servi à frapper Bright, Harlan Lannister et Scarlett Fuller. Ils avaient l’air mal en point. Ce n’était sans doute pas la chose à faire, mais elle passa doucement sa main dessus avant de demander : « Tu as montré tes doigts à un médicomage ? »



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Ce message a été posté Jeu 8 Mar 2012 - 12:09



    Le regard fixé sur le plafond, la respiration alourdie mais le cœur bouillonnant, Baël avait cherché en vain à trouver le sommeil. Sous sa paume, son ventre s’était bien vite mis à gronder, aussi bien par faim que par la force de l’ennui et c’était sans regret qu’il s’était levé pour trouver le chemin de la cuisine. Maintenant que Clio habitait également le manoir, il fallait redoubler de prudence avec le secret Rosier et il avait donc passé un t-shirt pour couvrir ses différentes plaies et cicatrices. La mission lui avait d’ailleurs laissé de beaux souvenirs, mais la douleur lui tirait une certaine satisfaction, comme l’idée du travail accompli. Bien sûr, il nourrissait toujours une certaine rancune à ne pas avoir pu joindre sa baguette à ceux qui étaient partis se battre à Azkaban. Il se targuait d’être d’avantage un homme d’action, qu’un homme de réflexion. Preuve en était qu’il avait volontairement ignoré les conseils de Mervyn et sitôt la petite Kark collée à Calliope il en avait profité pour disparaître. Il ne pouvait plus supporter sa présence, ni ce qu’elle lui jetait ostensiblement au visage chaque fois que Higgs était dans le coin.

    Débouchant enfin dans la cuisine, il respira à plein poumons l’air saturé d’une odeur de nourriture. Fouillant dans les placards, il vit tout de suite que les elfes de maison lui avait laissé de quoi « grignoter », comme à son habitude. S’il détestait parfois la servilité aveugle de Mochred, il considérait la chose avec plus de respect lorsqu’elle se présentait sous la forme d’assiette bien remplies. Et ce soir là, la joie était à son comble puisqu’il restait quelques parts d’un énorme gâteau au chocolat. Pour le coup les préoccupations du jeune Rosier s’étaient enfuies d’un seul coup, et tandis que des mains rapides et discrètes réchauffèrent son assiette, il prit place au comptoir. On eut tôt fait de lui dresser une table, puis de disparaître à nouveau dans l’oubli et saisissant sa fourchette à pleine main il se mit en devoir d’attaquer par des patates rôties au four et dégoulinants d’une sauce de viande absolument divine. Avec ça de la dinde cuite à point et des pichets de bièreauberre qui n’en finissaient pas de se remplir. Pour un peu le sourire lui serait revenu aux lèvres.

    Mais il fut coupé dans son élan par l’arrivée impromptue de Calliope et il faillit s’étouffer sur une bouchée de patates. Aussitôt sa mâchoire se contracta. Il n’aimait pas cette mine de victime qu’elle affichait, alors que ce jour là, tous ses désirs avaient été joyeusement comblés. Il se redressa quand elle s’installa à ses côtés, ramenant vers lui son assiette comme si elle avait voulu lui voler, et la considéra avec un air farouche. Il eut une réaction immédiate quand elle le frôla, retirant brusquement sa main et se hérissant comme un chat acculé. « Qu’est-ce que ça peut te foutre ? »

    Et est-ce qu’il avait besoin de quelqu’un pour soigner ce qui n’était qu’une égratignure ? Certainement pas, les marques s’atténueraient avec le temps mais en attendant il pourrait conserver un peu de cette euphorie qu’il avait eut en frappant. En particulier cet abruti d’Harlan, qu’il voulait démolir depuis un moment, mais qui avait toujours manqué de lui donner une bonne raison pour frapper. « D’ailleurs est-ce que tu veux bien retourner d’où tu viens ? Je n’ai pas besoin d’une nurse pour tenir ma fourchette. Tu vas bien trouver à t’occuper… Je ne m’en fais pas pour ça… »

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Ce message a été posté Jeu 8 Mar 2012 - 13:42

    Calliope ne s’attendait pas être accueilli par des sourires ou des remarques avenantes. Non pour s’être heurtée au mutisme de Baël et avoir essuyé à maintes reprises tout un panel de grognement, la sorcière se doutait bien qu’elle n’aurait que pour seule réponse la mine renfrognée du Rosier. Ce qu’elle n’avait pas prévu, c’est que la réaction du chasseur de vampires soit plus hostile encore que les précédentes. Certes ce soir, la Kark avait offensé son fiancé, mais c’était bel et bien pour faire amende honorable qu’elle s’était présentée devant lui. Naïvement la Poufsouffle avait pensé que la douceur dont elle avait fait preuve pouvait être communicative, et surtout qu’elle permettrait d’ouvrir enfin une vraie discussion avec son fiancé. Mais tenter d’amadouer Baël s’était comme susurrer des mots doux à une porte de chez Gringott, un dialogue aussi stérile qu’inutile. Et puis désormais, elle dégoutait, vexée alors qu’il chassait sa main, elle s’éloigna. « J’ai parfaitement le droit d’être ici. Et puis tu n’es pas le centre du monde Baël Rosier. Tout dans cette cuisine ne tourne pas autour de toi. » Son ton sec contrastait avec les paroles douces qui l’avait précédée.


    « J’ai faim. » Elle mentait, avec aplomb certes mais l’assurance ne voilait pas le mensonge. Comme pour donner du crédit à ses allégations, la Kark s’empara de l’assiette de gâteau que Baël avait installé sur un coin de la table, certainement dans le but de la dévorer. Calliope aurait dû tenter de désamorcer le conflit. De se faire le plus petite possible, mais grondait en elle l’indignation liée à l’orgueil, mêlée à la frustration et la colère qu’elle accumulait depuis des semaines. Il ne voulait pas l’écouter. Jamais. Et, elle pauvre sotte de Poufsouffle trouvait constamment des excuses à la lâcheté du Serpentard. Idiote. Elle avait été idiote de le plaindre parce que le pauvre petit se voyait imposé un mariage dont il ne voulait. Idiote. Idiote d’avoir vu de la détresse dans ce qui n’était au fond que de la gaminerie. Non il n’avait pas choisi ce mariage, mais elle ? Elle, est-ce qu’elle l’avait demandé ? Non. Sa vie d’avant lui convenait parfaitement. Qui allait supporter de voir son mari être possédé lors de ses crises de démonologie ? Elle. Calliope chassa bien vite ces visions d’un futur funeste qui l’angoissait plus que ne la mettait en colère. Et la jeune sorcière tenait à conserver, cet état, l’entretenir le laisser exploser jusqu’à ce qu’enfin elle ait pu exprimer devant Baël toutes les choses qui sommeillaient en elle, depuis trop longtemps déjà. Mais peut-être que c’était la solution ? La colère, peut-être que Calliope n’avait pas besoin de lutter contre l’envie qu’elle avait de faire ravaler ses sarcasme et son cynisme au Rosier en même temps que les pommes de terre qu’il engloutissait comme un ogre.


    La sorcière avala une bouchée de gâteau sans perdre une miette des regards courroucés que lui adressait Baël, alors qu’elle s’appropriait son bien. Sa bouche vide, elle put ajouter avec un certain cynisme. « Tu devrais apprendre à être plus partageur Baël. Après tout dans moins d’un an, tes biens m’appartiendront…» Non Calliope n’était pas devenu vénale, la seule chose qui l’intéressait c’est que le dialogue fusse-t-il une dispute se poursuive, et surtout qu’enfin ils parlent de ce fichu mariage.


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Ce message a été posté Jeu 8 Mar 2012 - 20:51



    Il croyait qu’avec Calliope les choses étaient simples du genre « fais les gros yeux et elle s’en ira » mais la pouffsoufle était une véritable tête de mule et à son grand désespoir il lut immédiatement dans son regard que sa réplique n’aurait pas l’effet escompté. De là il passa à une franche colère quand elle se saisit de l’assiette de gâteau qu’il s’était réservée. Ils auraient très bien pu partager, mais cette notion faisait encore bien trop référence au mariage, chose qui le répugnait plus que tout. Pourquoi me diriez-vous, alors qu’il n’avait pas été fâché de la tenir entre ses bras ne serait-ce qu’un petit instant ? Parce qu’il avait et l’exemple de ce que donnait l’union d’un démoniste et d’une sorcière sous les yeux pendant toute sa vie et s’il voulait croire qu’un réel attachement liait sa mère à son père, il n’avait jamais pu oublier les expressions de souffrance qu’elle affichait parfois. Une tristesse qui le clouait sur place et le mettait en colère contre la seule personne qu’il tenait responsable de tout ça. Son père. S’il avait envie e réitérer l’expérience ? Pour rien au monde. Au fond il tenait déjà peut-être trop à Calliope pour l’impliquer dans tout ça.

    Suivant d’un œil mauvais l’assiette qu’elle lui dérobait, il resserra le poing sur la fourchette qu’il tenait toujours. Il suivit de ce même regard le petit bout qu’elle enfourna dans sa bouche et se sentit sur le point d’exploser. On lui retirait tout. Sa liberté, sa vie, sa bouffe… Et il aurait du dire amen à tout ça ? C’était insensé. C’est un problème facile à résoudre. La phrase claqua dans son esprit et réveilla sa fureur. D’un bond il descendit de son tabouret et déboula sur la jeune sorcière qu’il saisit à la nuque et plaqua contre le mur. Le visage transfiguré par la colère, il n’eut pas d’égard pour l’assiette de gâteau qui était tombée au sol.

    « Écoute-moi bien gamine. Tes petites taquineries j’en ai assez. Tu vas rapidement te rentrer dans le crâne que ce mariage n’arrivera pas. C’est bien clair ? » Son poing libre s’abattit sur le mur tout proche d’elle et il sentit le sang exploser sur sa peau. Les plaies étaient rouvertes. Soufflant de rage, il le fixa sans grande émotion puis tourna à nouveau son visage vers celui de Calliope. S’écoula alors un laps de temps, dont il n’aurait su dire si c’était des minutes ou des secondes, et il la relâcha, avec au visage une expression indéfinissable accrochée. Il vit le gâteau en miettes à ses pieds, se baissa pour remettre les morceaux en tas sur le plateau, puis retourna s’assoir, avec une raideur peu naturelle dans ses gestes. Plus de trace de la voix, seule la honte subsistait maintenant.

    « Tu peux disparaître maintenant. » Lança-t-il d’un ton qui ne voulait laisser aucune place à la discussion.

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Ce message a été posté Jeu 8 Mar 2012 - 22:32

    Elle voulait que leurs deux colères éclatent se mêlent, que de ces esprits orageux naissent quelque chose, que de la tempête naisse les beaux jours. Mais la Kark ne s’était pas préparée à cette colère froide, haineuse, dangereuse et qui pourtant courrait dans les veines du Rosier. Ses doigts se refermèrent avec vigueur sur le manche de sa baguette tandis que ses yeux guettaient dans le regard de Baël une trace du démon. Mais ses yeux conservaient le même bleu, ce soir certes orageux, mais pas ce noir démoniaque. Et pourtant la Poufsouffle n’en avait que plus peur. Un long frisson parcouru son échine douloureuse, alors que la sorcière entrapercevait le future que lui réservait Baël. Son cœur s’emballait, martelant une cadence trop importante pour la pauvre poitrine de C alliope. Le tout lui donnait la nausée, alors qu’elle sentait sa respiration se saccader. La main de son fiancé sur gorge n’arrangeait rien.

    La Kark se sentait étouffée, oppressée par ce présent gris et un futur angoissant. Coincée. Piégée. La Poufsouffle se faisait l’effet d’être une épée coincée entre le marteau et l’enclume. Entre quel et quel futurs radieux lui laissait-on le choix ? Le confort douillet d’un capitonnage en satin bleu pour son cercueil ? Ou bien la vision agréable d’un mari violent, haineux et d’enfants qu’on enferme dans des cachots ? Baël avait beau l’avoir relâchée, Calliope continuait de penser que des deux la première était la moins déplaisante, elle avait l’avantage d’offrir une agonie plus courte. Le fait même de songer à mourir si jeune, l’angoissa encore plus, puisque silencieusement et avec une rapidité incongrue pour la situation la Poufsouffle tenta de faire l’inventaire des choses qui la retenait encore. Le vide dans la balance des pours la cloua presque sur place, alors qu’elle sentait la crise prendre corps.

    Ses grands yeux sombres déjà se peuplaient de larmes silencieuses. Les dernières douceurs lâchées par Baël lui conférèrent toutefois la force et la colère nécessaire pour repousser les sanglots. Sa voix avait beau être brisée, et éraillée, la Kark put articuler distinctement et avec aigreur. « Parce que tu crois que c’est ce que je veux ? Tu crois que cette situation me plait ? Tu crois que j’ai choisi ce mariage ? » Triste et en colère la sorcière semblait être dans un état second, ses doigts tremblant agrippèrent une assiette propre posée sur un comptoir, avant qu’elle ne l’envoie valser aux pieds du Rosier. « Tu crois peut-être que j’ai le choix ?! » elle avait presque criée ces dernières paroles alors que doucement des sillons de larmes se formaient enfin sur ses joues, sans que la fourchelang ne prenne la peine de les essuyer. Non ses mains ne réclamaient qu’une chose la destruction. Brûlait en elle la nécessité d’un exutoire, de trouver le moyen d’évacuer la violence des sentiments qui la consumait de l’intérieur. D’un bras elle renversa sur le sol tout ce qui se trouvait posé sur un des meubles de la cuisine. Le désordre que Calliope mettait ne la dérangeait pas plus que l’estafilade écarlate qui s’était formé sur son avant-bras. Non avec une frénésie proche de la démence, la Kark s’efforçait d’ouvrir désormais tous les tiroirs à la recherche d’une arme. Lorsqu’enfin ses doigts se refermèrent sur un couteau semblable à celui qu’avait utilisé le démon pour meurtrir Anna-Bella, Calliope pu dire avec la même ferveur : « Tu ne veux pas de ce mariage Baël ? » L’ombre lança le couteau aux pieds du démoniste comme la solution à leurs problèmes. « Et bien vas-y tue-moi alors ! » Voyant que le Rosier ne ramassait pas l’arme, Calliope dans un état plus proche de la transe que de la réalité franchit l’espace qui les séparait et se saisit à nouveau de l’arme, qu’elle brandit devant le démoniste avant de lui mettre dans les mains. « Fais-le ! Qu’est-ce que tu attends ?! » Elle répéta longuement cette même litanie dans une délire qui devenait de moins en moins compréhensible tant les larmes s’amoncelaient dans ses yeux et bloquaient sa gorge. Et parfois elle ajoutait : « De toute façon ça reviendra au même, ils m’ont fait jurer. »



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Ce message a été posté Ven 9 Mar 2012 - 11:11



    Et il s’était attendu à ce qu’elle obéisse, qu’elle abandonne son envie de discuter comme deux bonnes femmes en pleine séance de shopping et qu’elle disparaisse de sa vue. Il fixa d’un regard étrange ses mains maculées de gâteau au chocolat, trop conscient de ce qu’elles étaient capables de faire. Si une petite colère l’avait poussé à l’empoigner de cette façon, que ferait-il s’il était vraiment hors de lui ? Il avait réellement peur de ce qu’il était. Redressant le visage alors qu’elle reprenait la parole, avec une hargne presque surprenante compte tenu des larmes présentes dans ses yeux. Encore une fois, elle se surprenait en étant plus forte que ce qu’elle laissait supposer. Il esquissa un sourire mauvais. Avait-il vraiment besoin de se poser la question si elle voulait ou non ce mariage avec ce dont il avait été témoin ce jour ? Les quelques attentions qu’elle lui avait jeté à la figure n’étaient que le comportement typique de la Kark, à s’inquiéter pour tous les êtres vivants à un kilomètre à la ronde. Mais il n’y avait eut qu’une personne constamment présente dans son esprit. Tyzonn. Encore et toujours.

    Il aurait bien reprit sa fourchette pour repartir là où il s’était stoppé, mais elle lui balança une assiette et s’attira ainsi toute son attention. Si lui offrait une belle image de la folie, elle n’en était pas loin elle non plus et il la fixa alors qu’elle mettait sans dessus dessous la cuisine, et vidait les tiroirs comme si elle était à la recherche de quelque chose. Il se figea quand il aperçut un reflet de lumière sur une lame, l’image renvoyant à des souvenirs peu plaisants. On l’ignorait, mais il avait fait son possible pour reprendre le contrôle à son démon, et éviter ainsi que qui que ce soit soit blessé. Il avait échoué et cela lui donnait un avant-goût particulièrement sombre des années qui l’attendait.

    « Arrête ça… »
    Gronda-t-il alors qu’elle lui mettait de force l’arme dans les mains. Le torse gonflé d’une respiration saccadée, il essayait de maintenir le flot d’émotions qui l’aurait poussé à prendre Calliope dans ses bras pour la calmer. S’il faisait tout ça c’était pour la maintenir loin de lui et qu’ainsi elle ne souffre pas. Or malgré ses efforts il en était encore loin. Et il ne comprenait pas ce qui pouvait la bouleverser ainsi jusqu’à ce qu’elle apporte elle-même un élément de réponse. Forcé ? Tous deux avaient été mis devant le fait accompli par leurs parents respectifs mais rien n’avait encore été accompagné d’une menace quelconque.

    S’approchant à nouveau de la jeune femme, il la saisit par le bras et la secoua pour qu’elle reprenne pied avec la réalité et qu’elle le regarde. Il ne comprenait rien à ses jérémiades, il avait besoin d’informations précises. « Qui t’as fait jurer quoi ? REPOND ! » Cependant le doute se formait déjà en son esprit. Oui Calliope aurait très bien pu perdre pied de cette façon si on l’avait menacée. Elle avait beau être plus adulte qu’il y a quelques années, elle n’en demeurait pas moins fragile. Et puis il y avait une personne en particulier, qui avait sur elle un ascendant totalement terrifiant.

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Calliope Kark
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Ce message a été posté Ven 9 Mar 2012 - 21:19

    Les secousses ne firent qu’accroitre le débit de larmes qui coulaient le long de son visage. Agiter une bouteille de bièraubeurre pour chasser les bulles n’avait jamais été une solution probante, remuer une Calliope en pleur avait à peu près le même effet. Ce ne fut que lorsque Baël cessa de la secouer comme une vulgaire poupée de chiffon, que la Kark se figea, comme glacée. Ces yeux embués de larmes dévisageaient Baël interloqués. Qui ? Quoi ? Mais n’avait-elle pas tout dit. Dans le méandre de ses pensées retranscrites en babillement il y avait une cohérence. Mais visiblement elle était la seule à comprendre ce qui filtrait à travers ses lèvres. « …père… » avait-elle marmonné faiblement alors que ses yeux sombres scrutaient le carrelage.

    La Poufsouffle n’arrivait pas exprimer clairement ce qu’elle avait à avouer, et pourtant ce n’était pas faute d’avoir tenté de tourner des centaines et centaines de phrases différentes dans sa tête pour mettre au courant Baël. Voilà des semaines que la sang-pure tentait d’annoncer la funeste nouvelle à son fiancé, et une fois devant le fait accompli elle n’avait le cœur qu’à pleurer. Les mots ne sortaient pas, sa gorge les bloquait. Ou plutôt Calliope le faisait, il y avait quelque chose de terrifiant pour elle de mettre des mots exacts sur son destin. Comme si la parole, l’aveu leur donnerait alors enfin une contenance, un corps, une place dans le réelle. La réaction de Baël lui faisait peur et accroissait son angoisse, et la façon dont il l’avait traité jusqu’à maintenant n’arrivait qu’à lui faire présager le pire. La Fourchelang ne voulait pas qu’il la pousse, la brutalise à nouveau, lui signifie à nouveau toute l’aversion qu’elle lui inspirait. Calliope n’était pas pressée non plus d’entendre des reproches qui ne manqueraient pas de fuser. Pourquoi elle avait laissée faire ça comme idiote ? La Kark se posait également la question avec du recul, mais le soir de ses fiançailles sa survie lui avait paru être la priorité. La langue-de-plomb c’était caché derrière l’idée qu’on ne lui laissait pas d’autres issues, mais ce soir elle réalisait que l’adage qui voulait qu’on est toujours le choix était vrai. Mais encore fallait-il avoir le courage nécessaire pour considérer toutes ses options.

    La Kark trouva tout de même la force de porter ses mains à ses yeux pour sécher au moins temporairement ses larmes. Son bras blessé laissa un trainé de sang sur son visage, mais la jeune femme ne le sentit même pas l’écarlate se mariait avec l’humidité de ses joues. Elle respira un grand coup, pour tenter de chasser les sanglots qui manquaient de reprendre le dessus à chacune de ses douloureuses respirations, puis articula douloureusement : « Ton père m’a fait faire un serment inviolable » La Kark se sentit trembler, et son soubresaut n’était que la conséquence des nouvelles larmes qui peuplaient ses yeux à peines secs. Elle aurait aimé paraitre plus forte, plus raisonnable aussi, et sans doute plus adulte. Mais la fatigue, cette longue fatigue qui l’étreignait depuis un an, cette lassitude de la vie et des embuches qu’on lui tendait sans lui laisser le temps de se reconstruire. Toute cette année n’avait été que destructions. Destruction de son être, destruction de son entourage. Un hasard pernicieux décimait son idéal, et soufflait ses tentatives de reconquête à peine entamée. Et ce soir pour la première fois de sa vie, Calliope ne pensait pas que les choses s’arrangeraient demain. Elle ne discernait pas une once d’espoir, et c’était cette absence qui la meurtrissait. L’adolescente ravala tout de même un nouveau sanglot pour lâcher péniblement une dernière réponse : « Je dois garder votre secret, et entrer dans votre famille, sinon… » La sorcière se sentit suffoquer alors que la crise reprenait ses droits. Une vague de sanglot la faisait trembler, et la violence des soubresauts lui donnait la nausée. Elle se sentit tomber par terre, et ne chercha pas à se relever, assise ou debout quelle importance ?


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Ce message a été posté Jeu 15 Mar 2012 - 14:51



    Et moins elle parlait, plus il la secouait. Frustré parce que les choses n’allaient pas comme il le voulait, agacé par ses jérémiades, en colère contre ses faux semblants. Il s’était posé la question un millions de fois depuis le début de la journée, pourquoi l’avoir embrassé si elle ne voulait qu’une chose, courir dans les bras de Tyzonn ? Trop vite l’idée que seul l’alcool avait joué une part dans cette « amourette » qu’il s’était imaginée l’avait pétrifié. Alors qu’elle fasse semblant de s’inquiéter pour lui le rendait fou de rage. Menteuse. Sèche donc tes larmes elles ne sont que mensonge. Arrête cette comédie il n’y a que toi pour y croire. Fifille à papa tu obéis aveuglément. Tu n’as ni de respect pour toi, ni pour les gens que tu heurtes. La lâchant enfin il maîtrisa l’envie qu’il avait de la gifler pour lui faire reprendre ses esprits. Il ne connaissait pas méthode plus radicale qu’une bonne paire de baffes pour que les choses reprennent leur cours normal. Ne me regarde pas avec ces yeux là. Je ne peux rien pour toi. Je ne serais rien pour toi. Se disait-il, luttant cette fois contre l’envie de la serrer dans ses bras et d’essuyer larmes et sang sur son visage. Ses grands yeux noisettes baignés de larmes, il n’avait jamais rien vu de plus terrible que ça. Rien qui le transperce de cette façon et lui fasse regretter ses actions.

    Gardant la mâchoire serrée, il essaya de ne pas s’impatienter, sentant que les mots ne tarderaient pas à venir. Elle avait arrêté de pleurer, ce qui était déjà un miracle en soit. Rester calme et ne pas la houspiller lui demandait un effort presque surhumain tant elle traînaillait à lâcher la vérité. Mais quand les mots tombèrent, il ne ressentit pas le soulagement qu’il avait attendu. Elle aurait très bien pu se prémunir de lui expliciter la suite, le serment inviolable en lui-même était suffisant. Connaissant son père, il n’avait nul mal à deviner quels en avaient été les termes. Mais cela lui fit bien plus mal qu’il ne le pensait. On ne lui laissait que deux choix. Epouser Calliope et la rendre malheureuse. Ou ne pas l’épouser et la tuer. Il sentit l’air lui manquer et il s’écarta pour reprendre sa respiration. Lui aussi avait envie de casser des assiettes maintenant. Il était là, le nœud de l’opiniâtreté de la jeune femme. Elle voulait rester en vie et cela passait par lui. Pas étonnant qu’elle le couve comme un poussin d’un côté et qu’elle aille coller ses lèvres sur celles du Higgs de l’autre.

    Elle s’était remise à pleurer et il ne bougeait pas, trop choqué parce que venait engendrer toute cette révélation. Il lui fallu de longues minutes pour se secouer enfin et reprendre le contrôle de ses muscles mais il ne fit rien pour ramasser Calliope qui pleurait toujours à chaudes larmes. Pourtant il en avait envie. Mais ses efforts seraient réduits à néant s’il s’approchait d’elle, s’il laissait le moindre sentiment s’infiltrer en lui. Reprenant place au comptoir, il attrapa sa fourchette et piocha dans son assiette maintenant froide, remplissant son estomac jusqu’à l’explosion. Quand il eut fini, il se rendit compte qu’elle s’était endormie à même le sol. Il voulu faire de même et rejoindre les bras de Morphée mais il se stoppa sur le seuil de la cuisine. Il prit un torchon qu’il humidifia légèrement, essuya son visage grossièrement puis la souleva dans ses bras, avec milles précautions. Parce qu’il ne savait ce qu’il ferait d’elle si elle se remettait à pleurer.

    Il alla la déposer dans sa chambre, où dormait la jeune Clio d’un sommeil si profond qu’elle n’entendit rien et ne remua même pas dans son sommeil. Une chance parce que supporter les deux Kark en même temps aurait été au dessus de ses forces. Sur le point de repartir, il déposa tout de même un baiser sur son front et disparut sans demander son reste. Il lui fallut de nombreuses heures, et finalement qu’il laisse tomber son pantalon qui lui serrait trop le bide pour trouver enfin le sommeil, emmitouflé dans ses couvertures. Pour autant il ne dormit pas tranquille, sans cesse harcelé pas ses cauchemars. Et cette fois, ils avaient une toute nouvelle teneur…
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Calliope Kark
Calliope Kark
"Unbowed, Unbent, Unbroken"
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Emploi/Etude : Elfe de maison de Poudlard.
Faction : Ombre de la Rose Noire.
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Rapeltout
Patronus : Incapable de réaliser un patronus à nouveau.
Epouvantard : Son père baignant dans une marre de sang au ministère. Pas de chance c'est bien arrivé.
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Ce message a été posté Jeu 15 Mar 2012 - 22:17

    Comment tout avait pu lui échapper comme ça ? Comment en seulement deux ans son monde avait-il pu s’écrouler ? D’abord le Lord, puis sa famille avait collapsé, et tout s’enchainait de la perte de sa candeur à la disparition de Philippin, la destruction de son foyer, ses fiançailles, le serment inviolable, Tyzonn et Lilith qui la détestaient, ces histoires de démons. Tout s’accumulait, et Calliope se faisait l’impression d’être noyée dans son propre être. Les larmes et les spasmes, qui la secouaient, étaient comme une réponse de son organisme saturé, qui tentait d’expulser par tous ses pores les troubles qui l’habitaient. Son visage enfouit dans ses genoux, la Kark se recroquevillait sur elle même, dans une tentative désespérée de disparaître. Elle finit par s’assoupir fatiguée par cette soirée de combats dans les galeries du lac, et surtout lasse de pleurer. Sa dernière pensée était allée pour sa mère, et un souhait aussi irrationnel que puéril. Il voulait une maman. Sa maman. Cette femme, cette inconnue au sourire mélancolique que Calliope n’avait fréquenté que sur des photographies défraichies. La Poufsouffle avait pourtant en cet instant la sensation que seule Freya aurait pu l’aider, sécher ses larmes, et lui insuffler une once d’espoir.

    De son trajet dans les bras de Baël, Calliope ne garda pas un grand souvenir tout juste une odeur, une sensation de chaleur qui l’éveilla sans pour autant la faire émerger. Une fois dans son lit elle ne résista pas longtemps aux appels incessant de Morphée, juste assez pour sentir qu’on déposait un baiser sur son front. S’il n’y avait pas eu cette odeur, la Kark s’était prise à espérer qu’il s’agisse de son ministre de père. Cette tendresse aurait pu balayer leurs disputes et ses conséquences. Mais l’odeur, cette odeur familière n’était pas celle de son père, mais celle de son Rosier de fiancé. Le sommeil reprenant ses doits la jeune femme ne se formalisa pas du fait qu’elle reconnaissait sans peine l’odeur de Baël. Au réveil, Calliope s’extrayait de son lit avec l’impression qu’un éruptif lui avait marché dessus, pour ensuite planter sa corne dans sa tête. Il n’y eut guère que la présence de sa cadette à ses côtés pour lui rendre un peu le sourire. Elle prit plaisir à renouer des liens avec Clio, à l’emmener au Chemin de Traverse acheter des vêtements et tenter de remplacer tout ce que sa sœur avait perdu à Poudlard et dans la destruction du foyer. Et pourtant même quand leurs deux éclats de rires se mêlaient, Calliope gardait en mémoire son altercation de la veille avec son fiancé. A la tristesse que lui inspirait son destin funeste, s’ajoutait la honte d’avoir craqué. L’incertitude la rongeait également, la Poufsouffle avait besoin de savoir d’être fixée. Aussi quand il fut le temps de rentrer, elle passa dans une boulangerie, pour en ressortir avec un panier de muffins surprises encore chaud. La Kark laissa Clio en prendre un, avant de se diriger directement vers la chambre de Baël.

    Hésitante, principalement parce Calliope n’avait pas préparé ce qu’elle allait bien pouvoir dire à son démoniste de fiancé, la sorcière frappa trois petits coups. Devant l’absence de réponse, la poufsouffle s’hasarda à ouvrir la porte pour mieux découvrir sous une couette la silhouette allongé de Baël. « Tu dors ? » pour seule réponse la Kark vit Baël s’agiter ce qui la poussa à s’avancer un peu plus dans la chambre, diffusant par la même occasion la douce odeur de muffins. « J’aimerai te parler… » Etait-ce sa demande, ou simplement la perspective de manger qui le tirèrent de son lit ? Calliope se posa un instant la question, avant de tendre maladroitement le panier de gâteau à Baël. La sorcière resta un instant interdite, ouvrant légèrement la bouche comme une idiote, complètement décontenancée par ce torse nu que son fiancé lui présentait. « C’est pour toi ! » avait-elle fini par lâcher abruptement en bénissant la lumière tamisée qui camouflait ses joues qu’elle ne devinait que trop rouges. Pour mieux poursuivre la Poufsouffle s’efforça de se concentrer sur le visage de son interlocuteur, chose pas si aisée compte tenue du fait que son nez arrivait pile à la hauteur des pectoraux du Rosier. « Je…je tiens à te présenter mes excuses pour hier… » avait-elle commencé alors que ces yeux roulaient cherchant un point ou se fixer alors, qu’elle même cherchait des mots pour exprimer sa pensée. « Je n’aurai pas dû embrasser Tyzonn…pas comme ça… pas en public… Je suis désolée si je t’ai offensé, ou humilié…Je peux te promettre que ça n’arrivera plus… en privé comme en public. » Commencer par l’épisode Tyzonn lui avait paru être le plus approprié. Après un léger moment de flottement, où elle put nerveusement coincer une mèche de cheveux derrière son oreille, tout en guettant les réactions de Baël à la recherche d’un nouvel accès de fureur. « Je suis désolée, d’avoir été insupportable hier soir et de t’avoir mis dans cette horrible situation avec le serment inviolable… » Sentant la honte faire trembler légèrement sa voix, Calliope marqua un nouveau temps d’arrêt, ne pouvant s’empêcher de baisser à nouveau les yeux. Son cœur battait à la chamade, l’appréhension y était pour beaucoup la proximité d’un Baël a demi-nu aussi. Mais ça, elle n’osait pas encore se l’avouer. « Je sais qu’on pas le choix, que toute cette situation nous a été imposée, mais est-ce que tu crois qu’on pourrait essayer de s’en accommoder ? Essayer de faire autre chose que s’ignorer ou se hurler dessus ? Parce que tu sais, je crois pas que je pourrai pas tenir à ce rythme là…On ne se connaît pas beaucoup, mais moi j’ai aimé le temps passé avec toi en décembre… Et quitte à épouser un Rosier j’aime autant que ça soit toi. Je ne te demande pas de m’aimer, ou de prendre soin de moi… On est pas obligé de jouer au mari et à la femme si tu n’en as pas envie. Je sais que pour toi je suis une gamine, et je te demande pas non plus d’être fidèle ou autre chose… On fera comme tu veux, si tu acceptes quand-même le mariage, mais j’aimerai juste qu’on se soutienne l’un l’autre, parce qu’on pourra pas vivre comme ça. Je ne pourrai pas vivre comme ça. »


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Ce message a été posté Sam 17 Mar 2012 - 20:04




    Le nez dans son oreiller, les orteils en dehors des couvertures, Baël ronflait comme un bienheureux, ignorant de l’heure comme de l’agitation qu’il aurait pu y avoir au manoir. Chat dans l’âme, il n’avait aucun mal à s’enrouler dans les couvertures et à passer des journées entières à somnoler, réveillé à intervalles régulières pour se remplir la panse. Aussi ouvrir-t-il un œil intéressé lorsque l’odeur des muffins vint lui chatouiller les narines et il se sentit saliver. Se redressant il essuya la coulée de bave sur sa joue et il fixa la silhouette qui se dressait devant lui, l’esprit encore embrumé. Il n’y avait guère que Mochred, l’elfe de maison, qui osait s’aventurer ainsi dans sa chambre lorsqu’il était occupé à faire la sieste, et il découvrit avec une certaine surprise Calliope. Et c’était d’elle que venait l’odeur de gâteau. Se pinçant l’arrête du nez entre le pouce et l’index et clignant des yeux, il écarta les couvertures puis consentit à se lever, s’étirant et baillant à s’en décrocher la mâchoire.

    « Callie ?! » Il prit le panier qui lui était tendu, renifla son contenue et sentit son ventre se mettre à gargouiller comme s’il n’avait pas mangé depuis des siècles. Posant le tout sur le lit, il se gratta le mollet et son regard parcourut sa chambre, se demandant si quelqu’un d’autre s’était engouffré à la suite de la sorcière. Mais ils étaient seuls, et alors que lui revenait en mémoire la discussion de la veille, il esquissa une grimace. Il lui fallait un muffin. Dans un soupir il se laissa retomber entre ses draps, se saisit d’une pâtisserie qu’il engloutit à grandes bouchées. Assis en tailleur sur le matelas, il envisageait déjà de s’attaquer à un deuxième, quand Calliope se lança enfin dans ses explications.

    Il n’était pas coutumier des excuses, aussi suspendit-il son geste et releva-t-il le nez vers la jeune femme, les yeux écarquillés de surprise. Lorsqu’elle avait commencé à parler, il avait cru qu’elle s’excusait de la scène faite dans la cuisine, mais il ne sut comment accueillir ses excuses pour le baiser avec Tyzonn et il se contenta de hausser les épaules comme si cela lui avait été égal. Pourtant c’était loin d’être le cas, et le fait qu’elle ait pu considérer son geste comme ennuyeux pour lui… Il ne savait comment l’exprimer mais il se sentait baigné de chaleur. Et comme il ne dit rien, il dû ouvrir les vannes et le reste coula tout seul, si bien qu’une fois le discours de Calliope achevé, il resta un instant perplexe. Il y avait bien des détails sur lesquels son cerveau avait accroché, mais il balaya le tout d’un mouvement de tête. Il ne pouvait flancher aussi aisément.

    « Je dois sans doute avoir des excuses à présenter aussi. » grimaça-t-il. Ce qui tenait lieu à la fois de réflexion sur son comportement et d’excuses tout court. C’était un exercice auquel il n’était vraiment pas habitué. « Je… euh… Je n’aurais pas du m’acharner sur toi. Parce que ça ne doit pas non plus trop te plaire, ce qu’on t’a collé dans les mains. » Epouser un démoniste déjà à moitié fou sous peine de mort alors qu’elle en aimait un autre. Il y avait mieux comme perspective d’avenir. « Et je dois pouvoir faire des efforts oui. » C’était vrai, ils s’étaient bien amusés en décembre, et ils n’auraient sans doute l’un comme l’autre pas de mal à feindre une belle union. « En public. Mais je dois te dire, je n’ai pas l’intention de me laisser faire et je compte rompre ce contrat que nos parents ont signés sans notre avis. Je trouverais un moyen pour que le serment inviolable ne soit pas un problème. En Privé… Tu. Tu pourras faire ce que tu veux avec Tyzonn je m’en fous. » C’était même mieux ainsi. « Je ne veux pas que tu m’approches. »

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Calliope Kark
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Ce message a été posté Sam 17 Mar 2012 - 22:51

    Calliope sentit ses épaules s’affaisser, la tension de ses muscles se dissipa doucement, alors que son rythme cardiaque se stabilisait. Pendant tout son petit discours, la Kark n’avait cessé d’appréhender la réaction de Baël, de se voir confronter à un nouveau saute d’humeur brutal, à cette violence inhérente au nom de Rosier. La Poufsouffle sentait le poids sur ses épaules s’alléger un peu, hier elle avait envisagé les pires scenarios possibles, et désormais Baël ouvrait une porte que la sorcière avait pensée fermée à jamais. Au soulagement se mêlait la surprise, jamais, ô grand jamais la jeune femme avait vu un Rosier présenter des excuses. La chose apparaissait comme une incroyable incompatibilité génétique ou au moins familiale.

    La question sur Tyzonn l’estomaqua. Ça non plus, après le regard que Baël lui avait lancé hier soir dans le quartier général des ombres, elle ne s’y attendait pas. La chose l’aurait sans doute ravie, si la sorcière n’avait pas eu la certitude que le Higgs la détestait, ou au mieux était simplement indifférent. Dans les deux cas c’était un état qui ne risquait pas de changer. Et quand bien même, Calliope n’était même pas sure de le vouloir. Le mieux pour elle était encore de repousser l’idée, et se conformer aux souhaits de son père et aux serments inviolable restaient encore la meilleure solution, enfin au moins la plus sure. Après toutes les conditions qu’Evan Rosier avait posées, l’adolescente n’osait pas tenter le diable. La dernière remarque de Baël en revanche ne manqua pas de la crisper à nouveau, elle se revoyait dans la cuisine quand il avait repoussé sa main avec un certain dégoût. Elle encaissa le coup, et au moins elle n’aurait pas à repousser les élans de tendresses qu’auraient pu lui inspirer la réaction de Baël. Décontenancée elle bredouilla : « Pour Ty’….il….enfin je crois qu’il me déteste…alors bon… » Comme pour étayer ses propos la Kark haussa les épaules. De toute façon son fiancé venait de lui affirmer qu’il s’en fichait, alors à quoi bon s’enliser dans une explication compliquée et douloureuse ? Quant à rompre le serment inviolable. La magie était grande, puissante, ses limites étaient faibles et rarement visible, mais dans le cadre du serment les murs étaient bien apparent. Et Calliope ne nourrissait pas de grands espoirs quant à la réussite de la quête dans laquelle semblait vouloir se lancer Baël. Le propre d’un serment inviolable, est de justement être inviolable .

    La hargne que mettait son fiancé à briser leurs épousailles futures, l’interpella. La façon dont il avait dit avec un certain détachement que Calliope pouvait faire ce qu’elle voulait avec qui elle voulait éveilla ses soupçons. Est-ce que Baël voyait quelqu’un ? Quelqu’un que cette union pourrait blesser ? Les questions qui s’insinuaient lui arrachèrent un pincement au cœur sans qu’elle ne comprenne pourquoi. « Et toi ? Tu vois quelqu’un ? Je veux dire tu as une copine ou quelque chose dans le genre ? » La question était indiscrète, mais lui brûlait les lèvres, et le ton nonchalant employé dissimulait mal la curiosité cachée derrière.

    Balayant sa gêne elle enchaina bien vite avec un autre sujet. « Ta mère t’a prévenue pour la chambre ? » Voyant que Baël ne percutait pas, elle poursuivit. « Avec l’arrivée de Clio au manoir, ta mère a cru bon que je lui laisse ma chambre et que je prenne celle restante. Celle collée à ta salle de bain. Compte tenu de nos fiançailles, elle a jugé que ça serait moins inconvenant que ça soit moi et non elle qui partage avec toi la salle de bain… »


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Ce message a été posté Mar 20 Mar 2012 - 16:53



    Toute personne normalement constituée aurait sans doute eut un geste tendre pour la jeune femme, une parole réconfortante même, si elle avait exprimé face à eux la perte de l’affection d’un être cher. Baël lui ne fit pas le moindre mouvement, ou plutôt si, il concentra toute son attention sur le panier de muffins, et ne se fit pas prier pour se resservir. En appui sur la paume de sa main posée un peu en arrière de son buste, il espéra que le moment de gêne se dissiperait de lui-même. Il affectait une apparente indifférence, mais en vérité il voulait se réjouir de la nouvelle. Il avait bien sentit que le courant entre Tyzonn et Calliope s’était refroidi, pendant la mission ça avait même été flagrant, mais il avait cru à une brouille passagère. Ce n’était pas ce qu’il lisait sur le visage de la pouffsouffle. Elle avait tiré un trait sur cette idylle. Et la jalousie que le démoniste éprouvait et qui lui rongeait le ventre s’en trouvait apaisée. Un tantinet.

    Penchant sa tête sur le côté, il considéra la peau de son ventre qui se retrouvait recouverte de miettes de gâteau et il s’amusa à les piocher du bout de l’index et à les porter à ses lèvres. Se réjouir de la séparation du Higgs et de la Kark ne pouvait rien lui apporter. Il s’était interdit de penser à la jeune femme en d’autres termes que « chose à tenir éloignée », et même si la tâche était ardue, il estimait s’en sortir plutôt bien jusqu’à présent. Même si pour cela il avait fallu qu’il la bouscule un peu. Stoppant son petit manège il releva le nez un brin interloqué par la brusque question de sa fiancée. Puis il réussit à démêler le raisonnement de Calliope et il esquissa un sourire de loup, se soutenant maintenant de ses deux bras il bomba un peu le torse et ricana comme si elle avait dit une énormité.

    « Une ? » se gargarisa-t-il. Heureusement il avait une solide réputation en ce domaine pour le soutenir. Il ne savait trop comment, depuis Poudlard, on lui prêtait bon nombre de conquêtes. Ce qu’il n’avait jamais démenti. Et ce que les filles auxquelles il avait été associé n’avaient jamais voulu démentir non plus. Chouchou de ces dames avec ses bouclettes et ses manières de voyou, elles avaient bien espéré attirer son attention de cette façon. Mais il n’y avait guère que Fuller au final qui l’avait approché de près, et il en gardait le goût amer en bouche. Remettant de l’ordre dans sa chevelure d’un geste nonchalant, il soupira. « J’ai quelques années de plus que toi au compteur donc… » Il acheva sa phrase d’un sourire éclatant. Ce n’était pas la peine d’en rajouter, son sourire goguenard achèverait de convaincre Calliope qu’il était un don juan.

    Pourtant l’envie de sourire le déserta assez rapidement. Clignant des yeux à plusieurs reprises, il se redressa d’un coup et se retint de lâcher un juron. Pourquoi est-ce qu’on essayait de lui briser les noix ? « Tu plaisantes ? » Demanda-t-il, mais il savait déjà qu’il n’en était rien. On allait lui coller la Kark dans les pattes jusqu’à ce qu’il en fasse une overdose. Ils avaient tous l’air de penser qu’il finirait par s’accommoder de la situation et qu’il ne râlerait pas quand on lui passera la bague au doigt. Pourtant pour lui il était hors de question d’en arriver là. « Ils veulent vraiment nous pourrir la vie hein ? Je ne sais pas ce qui aurait été pire… toi ou Clio… » Il se laissa retomber entre les draps en grognant. Il n’avait plus faim. « Tu aurais pu commencer par me dire ça avant de me demander de faire des efforts… » Marmonna-t-il, en se reprochant aussitôt de se montrer aussi dur.

    « Tu peux me dire ce qui leur donne le droit à tous de nous dicter ce qu’on doit être, dire, faire… Il nous reste quoi au fond ? »

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Calliope Kark
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Ce message a été posté Mar 20 Mar 2012 - 22:23

    Et c’était ça le pseudo tombeur de ses dames ? Un défroqué qui raclait les miettes sur son ventre. Le rictus qui s’était formée sur le visage de Calliope était comme indélébile. Baël le séducteur. Baël je m’envois tout ce qui porte une jupe. Au fond elle l’avait toujours sût, ces choses-là se savaient, se murmuraient et faisaient pouffer les adolescentes frivoles ou s’indigner les prudes. La Kark était à ranger parmi la seconde catégorie, mais il y avait plus que les pulsions moralisatrices habituelles. Quelque chose qui l’indignait d’une façon plus profonde, plus mordante, sans doute parce que depuis qu’elle avait fait son apparition au Manoir des Rosier sa vision de Baël. Sa vision de tous les Rosier en somme, découvrir un secret comme la démonologie ébranle à jamais l’image qu’on se fait des personnes y étant rattachés de près ou de loin. Mais même avant leurs fiançailles, la sorcière avait naïvement occulté cette première image superficielle d’un Baël, pour lui conférer des qualités, qui en cet instant brillait par leur absence. Un instant la Poufsouffle se surprit à vouloir lancer un coussin au visage de son fiancé, au moins pour faire disparaître son sourire aussi idiot qu’irritant. Il n’avait pas à être fier de ça. Elle ne lui en donnait pas le droit. Leurs fiançailles n’avaient beau exister que pour la forme, Calliope se sentait soudain le droit d’exiger des choses, ou au moins l’envie. La façon qu’il avait de rattacher immoralité à l’âge la révulsa plus encore. Jamais au grand jamais, elle ne se parjurerait dans la sorte. C’était son devoir de sang-pure Mais la Kark ravala ses pulsions de violence, et le venin qui lui montait aux lèvres, des remarques acerbes qui fusaient dans son esprit, aux injures en fourchelang que ses lèvres voulaient souffler juste pour le plaisir de trouver une consistance éphémère dans l’air. Entre l’indignation et la jalousie la frontière était mince, mais l’incompréhension de Calliope face à ces sentiments suffisamment grande, pour la rendre aveugle à tout cela.

    Mais Baël semblait prendre un malin plaisir à faire empirer les choses. A peine avait-il promis de faire des efforts que déjà il se comportait comme la pire des enflures égoïstes. Avait-il au moins conscience de la porter de ses paroles ? Que la personne qu’il insultait sans se faire prier, se trouvait juste en en face de lui. La fourchelang ne lui demandait pas devenir un ange, non ça il faudrait plus d’un miracles, pour que le démoniste s’assagisse à ce point, seulement qu’il se montre cordial. Ne pouvait-il pas juste être poli ? Elle ne lui demandait même pas d’être galant ou serviable, juste bonjour, merci, au revoir, sans pour autant trouver la nécessité dans leurs entrevus de la rabaisser ou l’insulter.

    « Oh et bien à toi il te reste ton égo de la taille du Chemin de Traverse, une bonne douzaine de pouffiasses à sauter, la perspective de mourir d’une MST ou bien de mourir étouffer en mangeant. A moi je suppose qu’il me reste, mon honneur et ma dignité, et une bonne santé, puisque tu as décrété que tu ne m’approcherai pas, au moins je n’aurais pas à avoir peur que tu me donnes la morbinite. » Et Rhabilles-toi avec ton sale torse plein de miettes déstabilisant. A ton âge on devrait savoir manger proprement. Naturellement ses derniers propos ne franchir jamais le seuil de ses douces lèvres. Le tout avait été dit avec le sourire, crispé certes, mais un sourire restait un sourire. Mais ce dernier se fana bien vite alors qu’elle ajoutait sèchement. « Rassures-toi, ton dilemme existentiel quant à savoir qui de Clio ou de moi te pourrie le plus la vie, ne durera pas trop longtemps. Nous avons eu des nouvelles de notre architecte, dans un peu plus d’un mois nous cesserons d’abuser ton incroyable générosité Baël ! Et oh ! Si tu es chanceux peut-être que la prochaine fois que tu me verras ça sera seulement devant l’autel. » Elle tourna alors les talons, pour gagner la porte avant de se figer. Encore une fois il se quitterait une note négative, et encore une fois ça serait à elle, de culpabiliser et de faire un effort. La sorcière ne se leurrait pas quoi qu’elle dise ou fasse Baël ne dérogerait pas à cette routine confortable pour lui, mais rien ne l’empêchait de tenter de lui inculquer une dernière leçon. « Tu sais Baël, les bipèdes qui se tiennent devant toi et qui te parlent, ce sont des humains. Des humains avec des sentiments que tu peux blesser autrement qu’en les plaquant contre un mur. Ne dit pas que tu vas faire des efforts Baël, si tu es incapable de tenir à cette résolution plus de cinq secondes. »


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