Besoin d'aide (PV miss Callaghan)



 



Besoin d'aide (PV miss Callaghan)
PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Poudlard :: Hors des murs :: Serres
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Ce message a été posté Ven 17 Fév 2012 - 0:17

Octobre (avant la capture de miss Callaghan)

    Conor avait eut peur ces derniers jours de ne pas être tout à fait à la hauteur de sa faction. Il faisait partie de l'Ordre du Phénix, mais avait parfois cette impression de ne pas assez contribuer à la victoire de son camp. Il pensait même être un poids pour ces derniers. Il avait sans doute besoin d'être rassuré.

    C'était un matin d'automne comme bien d'autres, et beaucoup d'élèves auraient sûrement rêvés d'inviter quelques aspects mornes et ennuyeux dans leurs existences. C'était pourtant impossible, surtout et à cause de la présence d'un gouvernement instable et de la présence de trois factions qui se livraient une bataille acharnée pour la victoire des siens. Chaque personne était forcément tranché et bataillait pour ses idéologies. On ne pouvait pas rester ainsi les bras croisées: cela aurait alors été beaucoup trop facile. Non ! Il fallait que tout soit bien plus sanglant, voyons ! Conor méprisait toute cette brutalité presque bestiale. Il aurait préféré tout régler par diplomatie. Mais c'était évidemment impossible.

    Chaque jour apportait son taux de bonheur ou de malheur. En somme, celle-ci semblait assez inintéressante. Malgré les nombreux évènements plus sordides les uns que les autres, une certaine routine pouvait s'installer, sans toutes fois installé le morne tant désiré. Même si Conor aurait voulut s'en convaincre, il ne s'ennuyait guère.

    Après avoir manger sans une grande appétit, Conor se rendit en cours. Il s'intéressa à chacun qui se présentait à lui. Il se prit encore une retenue en histoire de la magie pour avoir osé dire que les moldus n'étaient pas inférieurs aux sorciers, tandis que le professeur se désolait, mais se disait que c'était normal de la part d'un sale petit né moldu. Il était inférieur à un sang-pur, après tout.

    Conor arriva au cours de botanique en fin d'après-midi. Son professeure faisait partie de l'Ordre du Phénix. Cela faisait toujours plaisir de voir une tête qui soit de son côté parmi toutes ces bêtes sanglantes qui n'étaient pas mieux, ou même pire, que Lord Voldemort en son temps. Le jeune élève de poufsouffle n'était pas réellement doué dans cette matière de botanique. Ses résultats étaient souvent bien trop irrégulier, pouvant passer d'un « optimal » à un « troll » dans ses notes de botaniques. Il était pourtant excellent élève dans la plupart des matières. Pas là. Cela ne l'intéressait guère. Il faisait parfois semblant, mais s'épuisait vite à jouer à l'élève parfaitement concentré.

    Pourtant, cette fois là, il fit de gros efforts. Surtout parce qu'il avait envie de parler à miss Callaghan à la fin du cours. Il voulait lui poser une question... Ou plutôt lui demander de l'aide. Les deux appartenaient à la même faction et le savait parfaitement. Il fallait en profiter. Elle lui paraissait suffisamment digne de confiance pour qu'il lui confie ses craintes, ses inquiétudes. Elles étaient multiples et il avait un peu de misère à mettre le doigt sur ce qu'il appréhendait. Il avait toujours cette même misère à savoir ses sentiments. Ses émotions lui semblaient toujours trop flou et incompréhensible. Il n'en était pas psychopathe pour autant. Il arrivait tout à fait à reconnaître la joie, la tristesse, la colère sur le visage de quelqu'un d'autre. Il n'arrivait simplement pas à décrypter ce que lui disait son coeur.

    Quand le cours se termina, Conor resta dans les serres. Il prit son courage à deux mains tandis que son professeure avait le dos tourné. Elle ignorait probablement qu'il était encore là, mais tant pis. Il dit d'une voix clair mais tremblante:

    - Madame, j'aurais une question à vous poser...


Dernière édition par Conor Fitz le Jeu 1 Mar 2012 - 20:37, édité 2 fois
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Lun 27 Fév 2012 - 17:12

Eireann ne voyait pas vraiment les semaines défiler... Elle se terrait à Poudlard, évitant soigneusement les sorties vers le QG de l'Ordre : elle n'était pas certaine d'être prête à se relancer dans une mission périlleuse, elle avait eu sa dose. Sa discussion avec Nora avait fait remonter à la surface toutes ses peurs et ses souffrances et elle s'était rendue compte à quel point elle était brisée... Se consacrer à ses cours lui faisait du bien : pas besoin de réfléchir au contexte actuel, elle avait juste à travailler ses présentations, corriger des copies, aider des élèves plus ou moins motivés à triompher du côté de la Botanique.
Aussi étrange que cela puisse paraître, elle aimait ça, finalement, enseigner. La Botanique était un peu son élément même si elle restait nostalgique de son boulot au sein du département des Créatures Magiques. Elle avait plus de patience que ce qu'elle aurait cru et un certain sens de la pédagogie même s'il lui arrivait souvent d'exploser légèrement lorsqu'un élève dépassait les bornes... Dans ces cas-là, elle savait être inventive côté retenues et punitions en tous genres... Elle s'inspirait largement de ses anciens jeux avec Ian pour ça, et ça la rendait encore nostalgique...

La voix la sortit de sa petite rêverie de fin de journée de cours... Elle releva la tête et croisa le regard de Conor Fitz, un jeune poufsouffle un peu gauche mais plutôt sympathique. Elle connaissait tous ses élèves et plus particulièrement les petits jaunes qui lui rappelaient sa jeunesse. Si sa mémoire ne lui faisait pas défaut, ce petit-là était en plus dans l'équipe de Quidditch, comme elle, et à l'Ordre aussi... Une bonne petite bouille malgré ses résultats irréguliers en Botanique.

Le ton du jeune garçon était sérieux et hésitant : Eireann se demandait de quoi il voulait parler, si c'était au sujet de ses notes ou d'un devoir quelconque... « Que vous arrive-t-il monsieur Fitz ? Vous voulez savoir comment ne pas recevoir un autre Troll au prochain devoir ? » Elle lui sourit affectueusement, un peu comme elle souriait parfois à Ciaran, son frère adoré qui lui manquait atrocement. « Sachez que le secret, monsieur Fitz, c'est le travail. » Elle avait voulu plaisanter mais elle se rendit compte - peut-être un peu tard - que le jeune garçon était bien trop sérieux pour vouloir parler de ses cours de Botanique.

Elle se leva alors de sa chaise et vint se placer à côté de Conor, s'appuyant sur son bureau. « Quelque chose vous tracasse monsieur Fitz ? » Ses sourcils étaient froncés, elle n'aimait pas voir ses élèves soucieux, elle aimait encore moins voir un membre de l'Ordre aussi jeune soucieux... Ses parents à elle n'avaient jamais voulu qu'elle prenne part à la politique tant qu'elle avait été mineure. Bon, à son époque à elle, le Lord régnait en maître, certes, mais tout de même, elle aurait voulu pouvoir militer à sa façon... Seulement, aujourd'hui, des jeunes comme Conor se retrouvaient engagé bien trop tôt dans une sorte de guerre, dans du sang et des cadavres... Eireann était déjà traumatisée par son expérience au sein de l'Ordre alors imaginer des jeunes comme Conor ou Ashley se battre à leurs côtés lui filait froid dans le dos...
Elle pensa d'instinct à son petit frère que ses parents essayaient encore d'écarter des combats... Ciaran protestait, comme toujours, mais au moins, il était sain et sauf...

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Ce message a été posté Jeu 1 Mar 2012 - 19:19

    Conor était resté planté là, derrière elle. Il n'avait même pas manifesté sa présence, peut-être parce qu'il était un peu trop dans la lune, et puis parce qu'il réfléchissait à ce qu'il dirait à sa professeure. C'était dur de savoir exactement ce qu'il ressentait. Il avait pensé à en parler à un ami, mais il s'en était ravisé parce qu'aucun n'était vraiment doué pour les sentiments. On l'aurait rembarré en riant et en le traitant de madeleine. Et puis, les filles ne portaient jamais une grande attention à Conor, sinon, juste pour rigoler et pour oublier cette guerre civile. Mais le jeune garçon avait tant besoin d'en parler... Pendant un instant, il avait pensé à en parler à Clio, entre deux disputes... mais elle n'aurait rien comprit et aurait peut-être profiter de cette faiblesse pour lui dire que c'était la preuve qu'il fallait rejoindre sa faction. Conor souriait intérieurement en pensant qu'il serait absurde qu'un « sang-de-bourbe » comme lui rejoigne le camp des Kark. À la limite, les héritiers présentaient un aspect bien moins sanglant, mais ceux-ci voyaient toujours cette hiérarchie des sangs. N'importe quoi.

    Il faut dire que Conor avait toujours été élevé chez ses parents avec pour valeur que tout le monde était égaux devant la loi. « Même si les inégalités des classes et des richesses persistes », pestait son père ouvrier. Conor savait que ses parents ne rapportaient guère d'argents de leur travaux, et quand ils avaient payés tout les impôts et qu'ils avaient reçu toutes leurs cotisations sociales, ils avaient à peine de quoi vivre. Les deux parents ne parlaient pas de leurs problèmes financiers avec leur fils. Pendant longtemps, ils avaient cachés à Conor leurs soucis. Si bien qu'il avait eut une enfance, en somme, tout à fait normal, mis à part le fait qu'il ne partait pratiquement jamais en vacances. Tant pis.

    Quand miss Callaghan se retourna, Conor réussit à formuler distinctement un début de phrase. Elle ne parut pas tout de suite comprendre où le jeune élève de poufsouffle voulait en venir. Au début, elle sembla un peu se moquer de lui:

    - Que vous arrive-t-il monsieur Fitz ? Vous voulez savoir comment ne pas recevoir un autre Troll au prochain devoir ?

    Elle lui sourit affectueusement. Un mince sourire apparut sur le visage de Conor, mais dont la mine demeura tout de même assez grave. Même après qu'elle lui eut dévoiler que le secret de la réussite était le travail - ce à quoi Conor répondit par un hochement de tête peu convaincu. Eireann sembla deviner que le problème n'était pas d'ordre scolaire, ou qu'en tout cas, Conor ne souhaitait pas parler de cela car elle demanda:

    - Quelque chose vous tracasse monsieur Fitz ?

    Conor approuva d'un signe de tête un peu lent. Que pouvait-il dire exactement ? Il ne la connaissait finalement pas vraiment. C'était une professeure de botanique et elle appartenait à l'Ordre du Phénix, mais que savait-il d'autre à son sujet ? Une personne était beaucoup plus complexe et ne se résumait pas simplement à une faction ou à son métier. Une personne avait son caractère, sa personnalité, ses forces et ses faiblesses. Conor avait peur de ne rien savoir d'elle, et de tout lui dire de ce qui se trouvait à l'instant sur son coeur... Mais il finit néanmoins par répondre:

    - Oui... En fait, ça concerne plutôt la guerre qui se déroule en ce moment...

    Le jeune garçon marqua une pause de quelques secondes avant de poursuivre:

    - En fait... j'ai bien peur de ne pas être vraiment à la hauteur... et j'ai peur qu'elle ne se termine jamais, ou que... ou que pire encore, l'Ombre prenne le contrôle du monde magique.

    Ce n'était pas forcément que Conor était le genre à se confier à la première personne venue. Mais une adulte de sa faction serait forcément de meilleurs conseils, ou plus encourageant que n'importe quel élève. Les adultes étaient plus proche de la guerre qu'eux après tout. On pouvait même mentir sur ce qui se tramait et dire que tout allait pour le mieux.
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Dim 4 Mar 2012 - 15:51

Eireann avait redouté cette discussion, ce moment où un élève de l'Ordre viendrait lui demander des conseils en ce qui concernait la faction... Ce moment où la jeune recrue s'adressait à une personne plus vieille, plus expérimentée normalement, e moment où le jeune petit scarabée venait demander de l'aide, du réconfort, du soutien. Il venait pour être rassuré ce petit Fitz, c'était simplement ça...
Le problème c'était qu'Eireann avait elle aussi besoin d'être rassurée. Elle avait besoin que quelqu'un lui prenne la main, la caresse avec tendresse et lui dise tout doucement au creux de l'oreille que ça allait passer, que tout ça finirait forcément par s'arranger et qu'elle ne luttait pas en vain. Mais personne n'était là pour l'aider à continuer, personne ne lui disait que le combat n'était pas perdu d'avance et aucun d'entre eux n'avait eu le courage de lui dire que leurs amis ne mourraient pas en vain...
Alors comment aider un adolescent alors qu'elle en était sûrement au même point qu'elle ? Elle n'en savait fichtre rien. Elle tenta de lui sourire, de rendre cette conversation plus chaleureuse dans l'espoir de mieux faire passer les choses mais jouer la comédie, ça n'était pas son fort. Elle mentait mal en général, mis à part sous pression - pur instinct de survie - et là, elle se voyait mal mentir à ce pauvre gosse tout perdu.

Elle vérifia autour d'elle qu'aucune paire d'oreilles indiscrètes n'étaient là et, prenant quand même la précaution de baisser le son de sa voix, elle tenta de répondre tant bien que mal. « Vous savez monsieur Fitz, il est normal de douter et c'est même en doutant qu'on évite de se planter royalement par un trop-plein de confiance en soi. » Elle ne mentait pas, elle savait que ça l'aidait de douter, d'avoir peur, de toujours rester sur ses gardes. « Nous avons tous peur mais ça n'est pas un problème, bien au contraire : notre peur nous pousse à vouloir nous dépasser, à la chasser. Et ne doutez pas de votre contribution : à notre façon, nous aidons tous la faction, quelles que soient nos actions. » Là, elle avait du mal à y croire elle-même... Elle se demandait si tous ce qu'ils faisaient à l'Ordre avait réellement un sens. Elle voulait croire que oui mais elle n'en était pas certaine...

Elle voulait le rassurer mais elle ne pouvait pas non plus le laisser se voiler encore la face : ils étaient en guerre et l'Ombre de la Rose Noire avait pris le dessus... D'ailleurs, elle en était la preuve vivante : elle, jeune recrue dévouée et passionnée par son travail au sein du Département des Créatures Magiques avait été purement et simplement licenciée pour une raison fictive sur le papier mais à cause de son sang basique en réalité et surtout de sa résistance lors de la prise du Ministère. « Par contre, monsieur Fitz, gardez en tête que nus sommes déjà envahis par l'Ombre de la Rose Noire malheureusement... Poudlard est un des derniers lieux où Kark et ses sbires n'ont pas le pouvoir, c'est pourquoi l'école reste un lieu sûr. » dit-elle, une pointe d'amertume dans la voix. La prise du Ministère restait un très mauvais souvenir, il coïncidait avec l'assassinat de Metelli alors qu'il venait de remporter les élections...
Elle ne voulait pas que son jeune élève perde espoir, il était venu la voir pour être rassuré, pas pour que son moral soit encore plus bas qu'avant cette entrevue. « Mais ne vous en faites pas, dehors, ils luttent pour anéantir ce pouvoir illégitime. Dehors, la guerre se joue encore et vous pouvez nous aider même en étant ici, même en ayant l'impression de faire le minimum : chacun d'entre nous à son rôle à jouer monsieur Fitz... » Même ceux qui sont trop jeunes... Eireann avait l'impression de se mentir à elle-même.



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Ce message a été posté Lun 5 Mar 2012 - 23:58

    Eireann avait commencée par un semblant de sourire avant de vérifier qu'il n'y avait personne pour les écouter. C'était compréhensible. L'Ordre du Phénix était considérée comme un groupe de terroristes et de personnes à l'idéologie complètement folle. Conor avait déjà entendu des élèves de sang purs s'offusquer en disant que les convictions de ces saletés d'insurgés ne reposaient sur aucun faits concrets. Comme si les leurs avaient été prouvées. Comme si on pouvait démontrer que les sorciers de sangs purs étaient meilleurs que les autres ! Conor essayait de comparé le monde magique et le monde moldu. Les différences étaient bien nombreuses. Finalement, le monde d'où il venait était bien moins archaïque. Une certaine tolérance existait dans la plupart des pays, même s'il y avait toujours quelques crétins pour prétendre l'existence d'une hiérarchie humaine. La plupart des sorciers y croyaient pourtant dur comme fer à cette classification des Hommes. Quelle bêtise ! Conor, qui n'était pas un grand optimiste se désolait chaque fois et se lamentait en voyant tant de misères humaines.

    Conor se concentra sur les paroles de sa professeure. Elle avait quelques belles paroles, mais le tout, sans grande conviction. Pourtant, le jeune garçon de poufsouffle - qui se révélait souvent être une grand naïf - écoutait attentivement les paroles des la jeune femme. Elle avait sans doute raison. Tout n'était pas perdu, même si, pour tout dire, les signes semblaient plus favorables à l'Ombre de la Rose Noire. Le jeune élève de poufsouffle synthétisa un peu les paroles de sa professeure, sans doute pour mieux les mémoriser. Que disait-elle au juste, finalement ? Que le doute permettait de ne pas faire d'erreur. Sur ce point, Conor était d'accord avec elle. Elle parlait de la peur comme d'un élément positif, mais ce dernier avouait ne pas trop y croire. Il avait, bien entendu, envie de chasser ce sentiment, mais il n'en avait pas la force. Et puis, quand elle parla du fait qu'il ne fallait pas douter de sa contribution pour sa faction, que toutes aides ne faisait pas de mal, Conor y crut moins encore. Il n'avait pas cette impression d'être utile à sa faction pour deux sous. Non... C'était justement dehors que tout se jouait, que la lutte était la plus forte... C'est là qu'il aurait aimé se trouver. En réalité, sa constitution était certainement trop fragile pour survivre à une bataille. Il était bien trop peureux également... Conor était bien trop des choses... mais bien trop des choses qu'il ne pouvait pas supporter. Il faut dire qu'il n'avait pas une grande confiance en lui-même.

    Le jeune garçon se permettait parfois quelques impudences, c'est pourquoi il demanda avec une certaine candeur à sa professeure de botanique:

    - Y croyez-vous réellement ? Je veux dire... je n'ai pas rencontré tant de personnes appartenant à notre factions... Plusieurs de mes amis appartiennent aux modérés... Comment savoir qui se trouve de notre côté... Comment savoir si nous prenons l'avantage ou si au contraire nous nous enfonçons ? Ici nous n'avons aucune information sur ce qui se passe réellement à l'extérieur. Et ce n'est pas comme si les journaux allaient parler de leurs défaites infligés par notre faction, ou sinon dans l'unique but de dresser un portrait horrible de notre faction !

    Il se posait mille et une question, et il y répondait parfois tout seul, peut-être pour se rassurer. Conor n'était qu'un sorcier de sang moldu. Personne ne l'ignorait. Bien des sorciers de sang purs le lui rappelaient. En particulier ceux appartenant à l'Ombre de la Rose Noire. Les modérés n'étaient souvent pas mieux... mais les amis de Conor qui s'approchait de cette idéologie de classification humaine ne lui en voulait pas trop. Il comprenait que ce n'était pas de sa faute... Conor évitait le plus souvent possible toute conversation sur le statut du sang, même si c'était souvent inévitable. Souvent, c'était lui-même qui provoquait ces conversations sans issus, en exposant ses idées hauts et fort en histoire de la magie comme en étude des moldus. Conor avait une opinion bien précise sur l'éducation donnée à Poudlard. Elle était à jeter à la poubelle. On n'y faisait qu'inculquer ce que l'on voulait bien inculquer, et on tentait de conditionner de la « bonne façon » tout ces futurs sorciers.
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Mar 6 Mar 2012 - 18:50

Plus le jeune Fitz lui posait des questions, plus Eireann sentait à quel point le jeune poufsouffle se sentait perdu. Elle essayait de s'imaginer à sa place, mêlée à cette guerre au même âge... C'était impossible, son adolescence avait été tellement insouciante, tellement agréable malgré son statut de basique dans un gouvernement où tout souriait aux sang-purs qu'il était très difficile pour la sorcière d'essayer d'enfiler le costume d'un élève aujourd'hui. Quelque part, malgré les épreuves qu'elle avait du encaisser, elle s'estimait chanceuse : elle avait eu la chance d'être épargnée par tout ça durant le temps de l'innocence. Conor, lui, se retrouvait plongé la tête la première dans cette histoire.

Elle aussi s'interrogeait souvent sur la faction de ses amis, de ses proches, sans avoir de réponses concrètes, ou même sans les vouloir de peur d'être déçue, dévastée. La prise du Ministère avait été un véritable choc pour beaucoup de sorciers : elle avait permis de savoir qui était un véritable allié et qui était un ennemi... Et malheureusement, Eireann avait appris que beaucoup de ses amis étaient à l'ennemi... Dure réalité. « Il vous faut relativiser votre vie au château monsieur Fitz : il faut que vous fassiez la différence entre votre vie d'élève et votre vie de Phénix si vous ne voulez pas finir par exploser... » Elle n'avait pas meilleur conseil en réserve... C'était un conseil qu'elle essayait d'appliquer dans sa propre vie qu'elle lui donnait là. « Vous ne devez pas vous inquiéter du manque d'informations : il vous est dit ce que vous avez besoin de savoir. Sachez aussi que notre lutte n'est pas vaine tant qu'elle nous permet de ne pas trahir notre coeur, monsieur Fitz. Si vous vous battez à nos côtés, ce n'est pas pour rien, c'est pour, vous aussi, faire triompher les idées qui sont les vôtres, qui sont les miennes, qui sont les nôtres. Vous n'êtes pas seuls. » Elle croyait déjà un peu plus à ce qu'elle disait : même si elle avait peur de se battre contre une chimère, Eireann savait que ne pas se battre et accepter sa condition serait se trahir elle-même et ça, c'était ce qu'elle refusait catégoriquement. Il était hors de question qu'elle accepte la domination d'une élite médiocre qui se croyait au-dessus de tout uniquement grâce à ses mariages incestueux : pourquoi seraient-ils tous aussi timbrés si ça n'était à cause de l'inceste ?

Eireann savait qu'il dépeignait la triste réalité de la presse sous la dictature de Kark : des terroristes, voilà ce qu'ils étaient auprès des extrémistes et des ignorants facilement manipulables. Elle aurait aimé pouvoir aller les voir, crier la vérité à la face du monde, secouer les larves qui croyaient tout ce que le gouvernement leur disait et surtout anéantir les inégalités... Mais elle était impuissante, tout comme l'Ordre pour l'instant à cette échelle... C'était pourquoi il devait se battre à leur échelle pour faire changer les choses petit petit... « Un vieux proverbe parle de ce qu'un simple grain de sable peut faire dans une machine bien huilée... Ne croyez pas que vous êtes inefficace, monsieur Fitz, c'est en gardant vos idées et en portant vos idéaux à bout de bras que vous ferez avancer les choses, croyez-moi. Aidez vos amis à comprendre que la dictature du sang n'est qu'une illusion, battez-vous pour montrer qu'un sang-pur n'a pas à être supérieur à un autre sorcier. N'oubliez pas que Harry Potter était le fils d'une née-moldue : ça ne l'a pas empêché d'accomplir de très grandes choses... » Citer Harry Potter était à double tranchant : sa lutte avait été belle mais sa mort avait permis au Lord de reprendre le pouvoir sur le monde magique...

Ce qu'elle voulait pouvoir y croire encore et encore, à leur victoire ! Elle voulait connaître ce monde où l'égalité était le maître-mot !

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Ce message a été posté Mer 7 Mar 2012 - 21:48

    Conor aurait bien voulut faire cette différence entre sa vie d'étudiant et sa vie de résistant. Il aurait aimé. Mais il n'y arrivait pas. D'ailleurs, les injustices venaient s'insérer même à l'intérieur de ses propres cours. Cela commençait avec l'histoire de la magie où l'on glorifiait un peu trop Lord Voldemort, et cela pouvait continuer à l'étude des moldus qui affichait beaucoup d'informations défavorables aux êtres non-sorciers. Plus d'une fois, Conor y avait affiché son opinion. Il avait même insulté le seigneur des ténèbres en insinuant qu'il avait adoucis les lois sur le sang parce qu'il n'avait pas le sang pur lui-même. Il avait crier la lâcheté du lord avec un certains plaisirs, et il avait exécuté les punitions données, non sans une certaine lassitude mêlée à la satisfaction d'une victoire personnelle. Prétendre que le statut de sang n'avait aucune importance était dangereux. Mais Conor le laissait entendre malgré tout. Il n'était pas courageux, mais il détestait les injustices.

    Malgré tout, parfois, Conor ne sentait plus cette force de lutter. Sans doute parce qu'il ignorait si ce qu'il faisait, si ce que toutes sa faction entière faisaient, améliorait les choses, si l'égalité des Hommes était un peu plus possible chaque jour. Mais en dehors de toutes ces informations, il se demandait s'il ne ferait pas mieux de s'allonger sur le canapé avec un pot de glace et se lamenter de nombreuses heures. C'était dur pour un pessimiste de se battre pour ses idées...

    Eireann semblait pourtant vouloir persuader Conor que ses actions n'étaient pas veines. Elle alla même jusqu'à lui rappeler l'existence du pauvre Harry Potter. Le jeune garçon grimaça en entendant ce nom. C'était lui qui avait été la frontière de la barbarie, et lorsqu'il s'était effondré, battu par Voldemort, tout espoir était mort. Au moins, il avait eut le mérite de rendre Voldemort mortel, ce qui faisait de lui un héros à titre posthume. Conor en avait peu entendu parler, et les seuls fois où il en avait apprit sur ce sorcier à la cicatrice-éclair, cela avait été en mal. Les phénix ne pouvaient s'afficher en public... les seuls qui lui avait dit qui était « ce sale Potter » lui avait dépeint un personnage monstrueux.

    Conor répondit d'une voix sûr:

    - Vous savez, je ne doute pas un seul instant que nous sommes tous égaux... Et j'ai essayé de faire changé l'avis de ceux qui ne le pensait pas. À vrai dire... eux aussi étaient sûr d'eux... Je continue à essayer de les convaincre du contraire, mais c'est pour eux leur plus grande conviction.

    Chaque jour qui passait, Conor croyait un peu moins en cette victoire qu'il avait espéré quelques années plutôt déjà. Il avait déjà espéré le renversement du gouvernement, même si à l'époque il ne se battait pas pour ce qu'il pensait. Et puis tout avait changé, et la mort de Voldemort avait finalement été plus un mal qu'un bien.

    Plus d'une fois, Conor avait songé à quitté le monde magique pour de bon. Il aurait continué à vivre tranquillement sa vie de moldu. Mais il y avait deux éléments qui lui empêchaient de revenir dans son propre monde pour toujours: d'abord, il était bien trop fasciné par la magie pour décidé de ne plus jamais en faire. Mais surtout, il savait le danger que les moldus couraient simplement à être ce qu'ils étaient. La mort... Il en avait trop peur pour continuer à vivre simplement et à l'attendre... À ignorer lorsque l'Ombre de la Rose Noire prendrait totalement les pouvoirs du monde magique. Évidemment, il pouvait aussi migrer aux États-Unis, c'était ce que beaucoup de sorciers avaient fait car le continent américain était beaucoup plus sécuritaire pour les sorciers qui n'étaient pas de sang pur. C'est ce qu'il ferait sans doute. En attendant, il avait encore trois ans à étudier à Poudlard, et il pouvait se passer bien des choses d'ici là. Pourquoi pas la victoire des siens ?

    Conor n'y croyait guère...
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Lun 12 Mar 2012 - 0:16

Elle n'y arrivait pas. Trouver les mots justes pour rassurer le jeune Fitz ne semblait malheureusement pas être à l'ordre du jour. Pourtant, c'était aussi son rôle de professeur, non ? Elle était censée trouver de quoi rassurer son élève ! Elle devait faire en sorte qu'il s'épanouisse au sein de Poudlard, qu'il soit capable du meilleur, qu'il puisse commencer à vivre ses rêves... Oui mais non, pas sous le régime du sang. Elle avait connu ce régime elle aussi, elle avait eu droit à la méprise de ses camarades à cause de son sang basique, à cause de l'écart fait par un de ses ancêtres... Elle se consolait en se disant que ses enfants - si elle en avait un jour et avec un basique de même rang qu'elle puisqu'un sang-pur serait fou de la prendre comme femme selon le père O'Broin - seraient eux purs. Maigre consolation... Et puis en quoi cela devait-il l'aider ? Elle se battait pour que ses enfants n'aient pas à être jugés en fonction de leur sang justement ! Elle se battait pour qu'ils puissent vivre la vie qu'ils voulaient, quelle que soit leur ascendance !

Un regain de courage la submergea petit à petit, elle se souvenait pourquoi elle se battait : elle se battait comme ses parents et ses grand-parents avant elle, elle se battait pour sa descendance parce qu'elle savait qu'au fond, elle voulait fonder une famille. Elle se battait parce qu'elle voulait fonder une famille dans un climat paisible et à des lieux du climat actuel : voilà pourquoi elle continuait à lutter ! Il ne fallait pas perdre espoir, quels que soient les obstacles. Oui, Kark contrôle le Ministère et l'Ordre International Sorcier, oui elle avait été virée, oui elle devait faire attention à cause de ses idéaux, oui elle avait du oublier son amour pour Keenan à cause de son sang... Mais elle avait gagné tellement de choses aussi en se battant pour l'Ordre ! Des amis, des rencontres, des aventures qui l'avaient changée... Elle avait vécu pas mal de choses pas très belles mais elle en était ressortie plus forte. Son seul véritable regret était la jeune femme qu'elle avait tuée lors de l'affrontement sur le Chemin de Traverse... Quand le poids de la culpabilité devenait trop lourd, elle pensait alors aux vies qu'elle avait sûrement sauvées...

Elle savait que les mentalités ne changeraient pas facilement mais elle savait aussi que c'était petit à petit qu'on pouvait faire de grandes choses... Tout comme Nora avait pris conscience de la réalité de son camp et avait choisi de rejoindre l'Ordre. Eireann pensait aussi au bien que faisait l'Ordre à des personnes en détresse et ça la confortait dans ses choix... « Il sera toujours difficile de faire changer d'avis une personne qui a vécu toute sa vie en empruntant un seul et unique chemin, monsieur Fitz, mais sachez que c'est en l'aidant à ouvrir les yeux sans la forcer à changer de voie que vous serez le plus efficace. » Il ne fallait pas forcer le destin, il fallait simplement ouvrir les yeux au monde, comme le monde des sorciers avait à l'époque peu à peu compris que Potter avait dit vrai sur le retour du Lord...
Eireann soupira. Elle pouvait voir tout le désarroi de son élève dans ses yeux et ça lui fendait réellement le coeur. Un être aussi jeune ne pouvait pas vivre d'aussi terribles choses... Avoir à se préoccuper d'idées politiques si tôt, devoir s'engager auprès de l'Ordre pour changer les choses... L'aurait-elle fait à son âge ? Sûrement, elle avait toujours été du genre fonceuse... Même si ses courses avaient souvent été avortées par une chute quelconque : il y avait toujours caillou sur la route d'Eireann Callaghan pour qu'elle s'y prenne les pieds et s'étale lamentablement au sol...

« Monsieur Fitz, savez-vous pourquoi vous vous êtes engagé auprès de l'Ordre ? Je veux dire, savez-vous pourquoi, au fond de vous, vous vous battez réellement ? » Se battre pour une cause en laquelle on croyait était toujours plus facile...

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Ce message a été posté Sam 17 Mar 2012 - 1:10

    Conor resta un peu déconcerté devant la réponse de sa professeure qui lui expliquait qu'il ne fallait pas forcer les autres à voir les choses différemment. Elle avait finalement raison. Il avait rejoint l'Ordre du Phénix pour plusieurs raisons, et la tolérance en faisait partie. Oui, il voulait dire à ces gens: « Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je vous respecte ». Il avait envie de dire tant de chose, mais parfois il avait envie de leur hurler pour qu'ils comprennent et leur expliquer combien ce qu'il pensait était faux. Le respect, il n'y avait finalement que ce maître mot. La tolérance aussi, mais peut-être également la patience. Conor s'en souvenait parfaitement, lorsqu'il était encore dans une école moldue et qu'il ignorait tout de la magie, le nombre de raclée dont il avait été victime pour trois fois rien. C'était des fois à cause d'une bousculade involontaire que la personne prenait assez mal. Oui Conor s'en rappelait parfaitement...
    Ça n'avait jamais vraiment dégénéré. C'était toujours une petite claque pour lui faire comprendre qui avait le gros bout du bâton. Sauf une fois...
    C'était ce garçon d'un an plus jeune, mais plus costaud que lui - comme le reste de l'école en somme, qui lui avait fait le plus de mal... Conor revenait de son cours de sport où il avait jouer au ping pong - l'un des seuls sport que l'on avait pas jugé dangereux pour son coeur- et il était assez bon, il faut bien le dire. Fière des bons coups qu'il avait fait, il expliquait à l'un de ses rares amis l'un de ses coups du balayeurs lorsqu'il accrocha l'élève plus jeune et plus costaud que lui.
    C'était passé si vite... Il avait d'abord vu les grosses lunettes de l'élève se mettre de travers. Puis, il était devenu rouge. Il avait approché Conor rageusement puis avait tenté de filer de lui filer des baffes. Pour une fois, le pauvre garçon avait réussit à attraper les mains de son agresseur avant d'avoir les joues rouges. Mais cette victoire fut de courte duré et finalement le plus jeune garçon attrapa la gorge de Conor et le plaqua au sol tout en tombant par terre à son tour. Heureusement que son ami était revenu avec bien des gens de sa classe et tous intervinrent avant que tout ne dégénère.

    En fait, en y repensant bien, Conor n'avait pas vraiment eut mal. Tout était allé très vite. Il essayait de réfléchir objectivement à la scène, mais il ne se souvenait plus de bien des détails. Un moment, il lui semblait que le garçon hurlait en lui sautant dessus, mais il ne se rappelait pas d'avoir entendu le moindre bruit. En fait, il avait l'impression que ses oreilles s'étaient débranchées pendant son agression. Toute la classe avait été attentionné à son égard, il faut bien le dire. Il y avait ceux qui traitait le jeune Yann (appelons-le ainsi afin de bien le distinguer), qui avait sauté une classe et était dans la leur, de fou furieux. Et puis, pour une fois, Conor avait le droit à plusieurs accolades de la part des filles. Mais c'était finalement le soutien de personnes qu'il n'appréciait pas particulièrement à la base qu'il trouva le plus précieux. Ils ne tentaient pas de lui rappeler ce qui s'était passé. Ils essayaient de le faire rire et se prétendaient être son garde du corps. Le plus jouissif fut que le dénommé Yann fut détesté de tous pendant très longtemps. Il se fondit en excuse devant Conor en disant qu'il avait perdu le contrôle, qu'il avait crut que Conor voulait le frapper... Ce dernier lui disait qu'il ne voulait plus le voir, qu'il lui pardonnait mais qu'il s'en aille. Le pire c'est qu'il réinventait l'histoire !

    Cette histoire s'était déroulé avant sa vengeance qui n'avait cependant pas été contre Yann avec lequel il garda une relation étrange entre Yann qui faisait tout pour paraître agréable avec Conor pour qu'il ne raconte pas l'histoire à l'administration et le jeune et futur sorcier qui faible comme il était n'osait plus demander à son agresseur de partir.

    Conor s'était souvenu de cette histoire en un quart de seconde cette mésaventure. Il avait eut le temps de revenir à la réalité pour entendre la question de miss Callaghan qui lui demandait pourquoi il avait rejoint l'Ordre du Phénix. Il répondit immédiatement, visiblement soulagé qu'on lui pose la question:

    - Je dirais que... c'est d'abord par conviction. Je pense... ou plutôt je sais que je ne vaux pas moins que ces élèves qui ont un statut de sang différent. Mais peut-être aussi parce que mes parents sont des moldus. J'ai peur pour eux, qu'ils meurent, qu'ils soit torturés, qu'ils soient confrontés à ce monde magique injuste. Chaque fois qu'il me pose des questions sur ce monde, je mens en leur racontant presque... un conte de fée sur ce qui arrive ici, à Poudlard.

    Finalement, expliquer pourquoi il faisait partie de l'Ordre du Phénix n'était pas si facile que Conor se l'était imaginé. Il faut dire qu'il ne maniait pas particulièrement bien les mots à l'oral... Il aurait voulut ajouter quelque chose, mais il s'en retint: il avait aussi rejoint l'Ordre du Phénix parce qu'il voulait se prouver qu'il n'était pas faible comme il se le laissait entendre un peu trop souvent. Il regarda sa professeure et il demanda peut-être de façon un peu candide:

    - Mais et vous, professeure ? Quelle est votre raison ?

    Conor était convaincu qu'elle avait rejoint l'Ordre du Phénix pour au moins une raison. Lui en avait plusieurs. Il ne pouvait pas concevoir que quelqu'un rejoigne une faction sans croire en son idéologie.
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Mer 21 Mar 2012 - 13:02

Elle avait oublié que le jeune Fitz était un fils de moldus. Pourtant, c'était tout à fait le genre d'information qu'il fallait qu'elle retienne dans le dossier d'un élève, le genre d'information qui devait normalement lui rappeler quelle était la place d'un élève au château... Ici aussi, les sang-purs avaient normalement droit à un traitement plus adapté. Elle se refusait à appliquer la loi du sang dans son cours, dans son boulot et dans sa vie tout court.
Elle, elle était basique, elle avait eu droit à un traitement nettement moins ingrat que ce que devait vivre actuellement le petit poufsouffle. Eireann sentit une nouvelle vague de compassion et de tendresse la submerger. Elle avait envie de le protéger ce petit bout, ce jeune adolescent tout hésitant sur son futur, sur ses convictions, sur sa vie. A son époque à elle, ce n'était pas la guerre, c'était simplement le règne du Lord, le règne du sang. Au moins, elle n'avait pas eu à se battre pour sa vie et celle de ses proches avant l'âge adulte. Elle se sentait déjà trop jeune pour vivre tout ça aussi tôt et aussi vite alors elle préférait ne pas tenter de se mettre à la place du jeune homme.

Et elle ? Quelles étaient ses raisons ? Quels étaient ses buts ? En quoi croyait-elle ? Eireann se retrouva confrontée à ses propres pensées, ses idéaux, ses démons aussi. Elle avait commencé son combat aux côtés de l'Ordre avec des idées de liberté et d'honneur plein la tête. Au début, elle avait cru se battre pour un monde meilleur, pour un peuple libre, pour un avenir d'égalité des chances... Puis les épreuves avaient commencé à s'accumuler. Elle avait fait ses premières missions, avait compris ce que cette guerre signifiait, avait du encaisser, souffrir et se relever seule, comme une grande. Elle avait du comprendre que se battre de façon honorable contre un ennemi fourbe et prêt à tout était un combat perdu d'avance. Elle avait du, comme beaucoup de ses camarades de l'Ordre, comprendre que les sacrifices allaient devoir être grands et nombreux s'ils voulaient continuer à y croire...
Ce n'était pas pour tout ça qu'elle s'était engagée à l'Ordre au départ mais désormais, c'était comme ça. Elle devait accepter que la liberté avit un prix, que le tribut à payer était lourd. Elle avait payé de son âme... Une part d'elle était morte sur le Chemin de Travers, en même temps que cette fille qu'elle avait tuée. Elle en faisait encore des cauchemars.

Son regard se perdit sur un pot contenant un Puffapod posé sur son bureau. voilà ce qu'avait été son rêve : prendre dans ses petits doigts toute la misère du monde, la serrer très fort et la lâcher pour qu'elle éclate en milliers de petites fleurs de bonheur colorées. Seulement, ça avait été tout l'effet inverse : plus elle s'était battue pour l'Ordre, plus la misère avait recouvert son petit monde, plus la lumière s'était éteinte autour d'elle, comme si une personne n'avait fait que la suivre dans son ascension armée d'un Eteignoir pour éteindre une à une les lucioles de l'espoir qu'Eireann s'évertuait à allumer.
Son constat était bien pessimiste. Bien trop pessimiste. Etait-ce donc juste ça ? N'avait-elle pas de quoi y croire encore ? Avait-elle baissé les bras ? Non ! « Mes raisons, comme notre monde, muent, Monsieur Fitz. Je me suis engagée dans ce combat parce que j'ai été élevée selon des valeurs que l'Ordre défend. Ma famille a servi l'Ordre du temps de Potter, c'est donc à mon tour. Mais plus le temps passe, plus mes buts et ma vision des choses changent. » Elle posa un regard tendre sur son élève. « Il y a des petits pois qui courent après un pudding Monsieur Fitz. Ils courent encore et encore, se faisant sans cesse distancer par le gâteau sans comprendre pourquoi à chaque fois, le résultat et le même. Nous ne sommes pas des petits pois, Fitz, nous sommes des sorciers capables de comprendre où sont nos erreurs et comment faire pour ne pas les répéter. Vous avez vos convictions premières et quand vous comprendrez que certaines sont ou ne sont pas compatibles avec notre combat, vous saurez évoluer. »

Eireann savait qu'elle était passée de la petit irlandaise des bois toute mignonne et aimant la vie à une jeune femme déçue par la vie qui savait désormais que le monde n'était pas rose. « Je croyais que l'Ordre était la solution la plus honorable pour réussir à rendre le monde meilleur, voilà pourquoi je me suis engagée. Malheureusement, l'honneur ne combat pas la bassesse dont font preuve nos ennemis... »

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Ce message a été posté Dim 25 Mar 2012 - 15:27

    Silencieux et poli, Conor écouta les propos d'Eireann Callaghan avec un profond respect. Il était d'accord avec chacun des mots qui osaient sortir des lèvres de son professeure. Il tentait cependant de comprendre ce qu'elle essayait de lui expliquer. Elle parlait de ses raisons qui changeaient au fil du temps. Elle parlait de cette fatalité dans laquelle les siennes changeraient. L'expressions des petits pois arracha un demi-sourire au jeune garçon qui ne la connaissait pas.

    Il avait cette impression que ces mots, ce flot de parole, ne lui apportait qu'un semblant de sûreté et que cela ne menait à rien. Mais il se sentait bien, à parler enfin librement avec quelqu'un qui partageait ses idéaux. Enfin il ne se faisait pas contredire lorsqu'il prétendait que tous les hommes étaient égaux qu'ils aient le sang pur ou non, qu'ils soit beaux, laids, vieux, jeunes, handicapés, en pleine santé, cons ou charmants. Il avait conservé de sa vie moldue de nombreuses expressions. Du coup, il trouvait assez ridicule ces sorciers jurer « par la barbe de Merlin ». Il ne voyait aucun inconvénient à ce qu'on le traite de sang-de-bourbe. C'était après tout ce qu'il était. C'était en quelque sorte sa fierté. Il le clamait haut et fort et peu de personne comprenait réellement pourquoi. Conor s'était longtemps prétendu que c'était pour montrer aux autres qu'il avait raison sur le sujet du statut du sang. Mais la réalité était tout autre. Vivre dans un climat où l'on est un moins que rien aux yeux des autres est difficile, en soit. À la fin, quand on se le fait répéter constamment, en cours, durant le week-end, en plein match de quidditch, dans la salle commune, à droite, à gauche, au-dessus, en-dessous, au milieu, partout, nul part, on finit par y croire aussi. On se regarde dans la glace et on se dit: « Quel nul celui-là ! ». Au début, cela n'a rien de méchant. Puis un jour, on pense réellement l'être... Pour Conor, de dire avec fierté qu'il était un né moldu était comme une bouée de sauvetage. Il s'y raccrochait comme une plante grimpante sur un mur.

    Eireann finit de parler et attira vivement l'attention de Conor lorsqu'elle expliqua qu'elle avait rejoint l'Ordre du Phénix car cela lui semblait être la solution la plus honorable pour rendre le monde meilleur. Elle se désolait que l'honneur ne combatte pas les bassesses dont les ennemis faisaient preuves. Conor hocha la tête et sembla méditer sur tout ce qu'avait dit Eireann. Il aurait aimé dire que tout allait s'arranger. Après tout, il y avait toujours une solution à tout.
    Pas cette fois.

    Personne ne gagnait la guerre, mais personne ne la perdait non plus. Un coup c'est l'autre qui prend le dessus, l'instant d'après il se retrouve dessous. Un combat à mort interminable s'engage. Il y a des blessés ? Qu'importe... Tant mieux ! Pourquoi ne pas jouer un peu ? Faisons le décompte ! Un blessé rapporte dix points, une personne sérieusement blessé donne trente points, et qui serait grièvement blessé vaudrait cinquante points... Et le jackpot ! La crème de la crème ! Un mort donne cent points ! Prenons les journaux depuis le début de cette guerre, c'est-à-dire depuis la mort du Lord. Faisons le décompte en sachant la subjectivité flagrante de la Gazette du Sorcier à l'égard des dirigeants: l'Ombre mène de 45 670 points, les Héritiers de 12 420 et l'Ordre du Phénix ont 5390. Oui, tout va bien.
    Tout ira bien.

    Tout aurait dû bien allé. Conor avait toujours crut naïvement en la tolérance, en la patience et tout ce genre de chose... Il avait pensé en arrivant dans cette école de magie qu'il y apprendrait à devenir un excellent sorcier. À la place, il avait apprit à décliner le verbe haïr sous toute ses formes. Je hais, tu hais, il hait, nous haïssons, vous haïssez, Ils haïssent... Nous nous détestions.
    Vous nous tuerez...

    Un mot, une parole de trop et c'est la punition. Conor avait apprit à souffrir sans le montrer. Un gémissement équivalait à une défaite de sa part. Il fallait tout endurer en se mordillant la lèvre inférieur jusqu'au sang. Cette année plus qu'une autre, il s'était attiré les foudres des professeurs en étant bien trop honnête, en disant à qui voulait bien écouter ce qu'il pensait réellement de la qualité du cours de l'histoire de la magie, par exemple...

    - Mais y a-t'il simplement une solution ? On se bat pour survivre... Les Ombres sont loin devant. Parfois, je me suis demandé si une alliance avec les modérés nous permettraient de revenir à égalité avec cette faction extrémiste... Évidemment, ça serait comme si les moutons pactisaient avec le loup...

    Eireann comprenait sans doute ce qu'il voulait dire. Conor avait parfois cette impression de trouver des solutions, mais il se rendait vite compte qu'elle ne pouvait pas fonctionner. C'était comme lorsqu'il travaillé avec un élève de l'Ombre en cours de potion. Cela avait été catastrophique...
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Eireann Callaghan
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Ce message a été posté Dim 8 Avr 2012 - 19:53

La jeune femme n'arrivait pas à savoir si les question du jeune Fitz la troublaient parce qu'elles étaient étonnantes de maturité ou si c'était parce qu'il lui posait pile poil les questions qu'elle n'osait se poser elle-même. Comment un jeune élève pouvait-il la pousser à réfléchir à ce point sur sa propre position au sein de l'Ordre ? Elle voulait croire qu'elle était à l'Ordre pour de bonnes raisons et surtout, qu'elle avait toujours de bonnes raisons d'y être... Après tout, elle avait tué une jeune femme d'environ son âge en combattant sous les couleurs de sa faction... Elle avait vécu l'horreur à maintes reprises et ne s'en remettait toujours pas. Elle ne s'en remettrait pas, elle le sentait au fond d'elle, dans ses tripes : elle ne pourrait oublier le fait qu'elle était une meurtrière. Elle pouvait se répéter des centaines de fois qu'elle avait tué une personne dangereuses, ça ne l'aidait pas. Est-ce que c'était ce qui faisait d'elle quelqu'un de bien ? Non, quelqu'un de bien n'aurait tué personne, pas même pour se défendre. Quelqu'un de bien trouverait le moyen de vaincre pacifiquement.

Eireann ne se voyait pas s'allier avec les Modérés. Après tout, ce serait déjà prendre un énorme risque et ce serait accepter les vingt années de calvaires qu'ils avaient vécu... Ce serait accepter la victoire du Lord vingt ans plus tôt. Ce serait accepter la mort de son oncle et sa tante lors de la grande bataille... L'alliance avec l'ennemi n'était pas envisageable pour elle. « Je ne pense pas qu'une alliance soit la solution Monsieur Fitz. La mort du Lord nous a permis d'espérer un monde meilleur et s'allier avec ses partisans ne serait qu'une régression honteuse à mes yeux. Vous pensez vraiment que tendre patte blanche du côté des Modérés nous permettrait de mieux nous en sortir ? Non. Les Ombres choisiraient leur régime plutôt que le nôtre et nous serions les grands perdants de l'histoire. J'ai envie que cela cesse, je veux pouvoir croire qu'un jour, nous saurons montrer au reste du monde que la véritable voie à suivre et celle que Wallas tente de dessiner. » Elle s'emballait, elle pouvait sentir son coeur battre plus vite, sa voix dérailler. Elle parlait vite, elle parlait de quelque chose qui lui tenait à coeur et ça se sentait. Elle ne voulait pas effrayer le jeune garçon, le sermonner ou autre. Elle voulait tenter de lui donner son point de vue en lui permettant de forger le sien. Il avait l'air perdu mais aussi tellement sur de lui à son âge...

« Je ne crois pas qu'il y ait une question d'égalité ou non en réalité. L'Ordre possède plus de partisans que les autres factions : nous avons tout de même remporté les élections. Je crois qu'il faut surtout aider les personnes qui n'osent pas élever leur voix à s'affirmer. Metelli a remporté les élections parce que les votes étaient anonymes, c'est pour ça que les sorciers ont montré qu'ils étaient de son côté. Je suis certaine qu'on peut les aider à ne plus avoir peur d'affirmer leurs idées. C'est pour ça que vous devez croire en vous et en votre engagement monsieur Fitz. » Là, elle y croyait. Elle savait qu'ils étaient bien plus nombreux à rêver de liberté et qu'il suffisait que tous se réveillent pour qu'ils gagnent officiellement cette guerre. Il fallait trouver le moyen de faire s'élever le peuple... Mais que pouvait-elle faire de Poudlard ? Que pouvait-elle faire derrière son bureau, assise devant des pots de fleurs ? Elle pouvait agir en aidant déjà ses élèves à ouvrir les yeux. Elle pouvait les aider à réfléchir, à affirmer leurs idées. « Ne craignez pas votre opinion, servez-vous en, au contraire. Il vous faut montrer aux indécis et à ceux qui ont peur que la peur n'aide pas à avancer mais que le combat peut, lui, aider à faire bouger les choses... Je ne sais pas si ça vous aide, tout ce que je vous raconte, mais c'est réellement ce que je pense de tout ça. »

L'heure du silence était révolue. Petit à petit, il allait falloir faire souffler le vent de la révolte...

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Ce message a été posté Lun 9 Avr 2012 - 16:02

    Conor hocha la tête tandis qu'Eireann lui expliquait son point de vue. Cela faisait du bien et cela le détendait un peu d'enfin entendre une voix adulte l'aider à forger son opinion. Il venait d'une famille moldue et pour de nombreuses raisons, le jeune sorcier n'avait jamais vraiment expliqué ce qui se passait dans son monde. Ses deux parents avaient bien essayé de soutirer quelques informations, Conor leur brodait un monde féérique digne des plus beaux contes de princesse. Lorsque la chaleur de l'été revenait et que Conor allait chez lui, ils le questionnaient sur son plan de carrière avec avidité. Les seuls métiers qu'ils connaissaient dans ce monde était: ministre de la magie et guérisseur. Ils pensaient sérieusement que Conor exercerait l'un de ces métiers. Ils étaient bien loin du compte.

    Bien souvent, Conor se demandait ce qu'il voulait faire plus tard. Un soir, il avait prit un parchemin et avait écrit tout les métiers qu'il connaissait. Il avait ensuite décidé de rayer tout ceux qui ne l'intéressait guère. Il n'en resta aucun.

    Et pourtant il aurait voulut comprendre. Il voyait tout ses amis et ennemis qui savait déjà depuis des années ce qu'ils voulaient faire. Ils lui demandaient ses projets. Conor répondait à la blague:

    - Pourquoi pas ministre de la magie ?

    Toute l'ironie se ressentait dans sa voix. Puis il essayait de contourner subtilement le sujet en proposant d'aller jouer au quidditch, malgré son vertige. On oubliait rapidement l'incident parce qu'on aimait bien ce sport, et puis parce qu'on se fâchait que le terrain fut interdit à certains élèves et pas à d'autre. Mais personne ne prononçait une seule fois le nom de se propre faction. On préférait encore vivre dans l'espérance que ses propres amis militaient pour la même cause. C'était bien rarement le cas. À travers les conversations les plus anodines, Conor découvrait pourtant se dessiner en filigranes les idéaux de ses amis. Ça lui crevait le coeur de découvrir que tel copain se révélait détester les moldus plus que tout.

    Les paroles d'Eireann remplirent Conor d'un optimisme rare. Un sourire un peu espiègle apparut sur le visage du jeune garçon. Elle avait raison, après tout. Les élections avaient été remportées par Metelli. Cela voulait dire que plusieurs voix s'élevaient en faveur des idées d'égalités et de tolérances. On pouvait donc espérer.
    Pourtant, Conor était plutôt connu pour son tempérament négatif et pessimiste. Il gardait tout pour lui, ne voulant pas provoquer la dépression de ses camarades de faction.

    Eireann expliqua qu'elle ignorait si tout ce qu'elle racontait l'aidait en concluant que c'était toute fois ce qu'elle pensait réellement du sujet lancé par Conor.

    - Oui. Tout ce que vous avez dit m'a un peu rassuré. J'avais l'impression d'être bien seul dans ma lutte pour l'Ordre, mais de savoir qu'il y a quelqu'un qui a les mêmes idéaux que les miennes à Poudlard... c'est tout simplement rassurant !

    Conor regarda sa montre. Les aiguilles avaient bien tournés durant la conversation. Il dit à Eireann:

    - J'ai bien peur de vous avoir dérangé un peu trop longtemps...
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Ce message a été posté Lun 30 Avr 2012 - 22:41

Visiblement, elle l'avait aidé... Mais elle n'était pas sûre d'elle, elle s'en voulait parce que c'était de simples questions d'un adolescent rempli de doutes qui lui avait rappelé combien elle en avait elle aussi. Et ses doutes la bouffaient littéralement. Heureusement, voir le sourire presque convainquant de Conor rassura Eireann et elle se sentit mieux, utile, chose qui ne lui était pas arrivé depuis un bon moment vis à vis de l'Ordre... Elle avait l'impression de perdre peu à peu la foi mais les moments comme celui-là l'aidaient à se retrouver, à retrouver ses convictions, ses envies, ses espoirs...

« N'oubliez pas que vous n'êtes pas seul, monsieur Fitz. N'hésitez pas à trouver un appui auprès de nos camarades de l'Ordre, beaucoup d'élèves sont actifs comme vous au sein de la faction. Ensemble, vous serez plus forts, vous affronterez plus facilement l'aveuglement des autres et vous aurez de quoi relever la tête et continuer. » C'était comme ça que ça fonctionnait... Quand on touchait le fond, il fallait donner un grand coup de pied et les amis aidaient au mouvement. Sans ses proches, Eireann n'aurait pas tenu le coup aussi longtemps. Sans savoir qu'elle était la digne héritière des convictions Callaghan, elle aurait peut-être abandonné... Mais aujourd'hui, elle faisait tout pour sa faction, à la vie... à... la mort. Elle n'avait pas peur de mourir si c'était pour la bonne cause, si ça permettait de voir les choses bouger. Elle se savait prête à donner sa vie pour ses proches. Là était toute son âme de Poufsouffle, sa loyauté sans faille, sans limite.

Lorsqu'il regarda sa montre, Eireann fit de même. Heureusement que ça avait été son dernier cours de la journée parce qu'ils avaient passé du temps à discuter. Il était tard et elle allait devoir escorter Conor jusqu'au château : les élèves n'étaient pas tellement autorisés à être dehors bien longtemps après les cours sans raison valable. « Ne vous en faites pas, monsieur Fitz, je suis disponible pour mes élèves quelle que soit l'heure mais surtout... » elle baissa le ton et fit un clin d'oeil au jeune poufsouffle « je suis disponible pour ma faction... »

Elle n'était pas obligée de le conduire au château mais s'il le souhaitait, elle le ferait sans problème pour lui éviter des ennuis avec Grognard : Eireann ne gardait pas que des bons souvenirs des punitions de la concierge, déjà en poste à son époque... Mais toutes les bêtises avaient valu le détour alors elle n'avait jamais regretté ses nombreux passages chez la concierge, flanquée de Murphy, Jane et Ian ou encore Scarlett et aussi Keenan... Les souvenirs étaient bons mais aussi douloureux ; ils lui rappelaient que le temps de l'innocence était passé et que la réalité les avait bien vite rattrapés...

« N'oubliez pas que ma porte vous sera toujours ouverte monsieur Fitz, quoi qu'il arrive, n'hésitez surtout pas à revenir me voir. » Elle le fixa intensément pour être sûre qu'il la prendrait au mot en cas de besoin... Elle était touchée par ce jeune qui lui rappelait ce qu'elle avait été. Elle ne voulait pas qu'il traverse les mêmes horreurs qu'elle et elle ferait tout pour l'aider par la suite...

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