Be my unicorn [PV Baël]



 



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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Royaume-Uni :: Plus loin :: Habitations :: Manoir Rosier
Calliope Kark
Calliope Kark
"Unbowed, Unbent, Unbroken"
Messages : 7781 Crédits : Moi
Age du personnage : 20 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Elfe de maison de Poudlard.
Faction : Ombre de la Rose Noire.
Maison : Poufsouffle.


Rapeltout
Patronus : Incapable de réaliser un patronus à nouveau.
Epouvantard : Son père baignant dans une marre de sang au ministère. Pas de chance c'est bien arrivé.
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Ce message a été posté Dim 18 Déc 2011 - 21:42

    Ses soupirs se perdaient dans l’obscurité ne se heurtant qu’à un silence grisant. A trois heures du matin le manoir Rosier était mort. Plus un murmure, plus un craquement, juste se vide sonore qui enveloppait chaque pièce. Le moindre de ses pas lui faisait l’effet d’un tremblement de terre auditif. A chaque grincement plus prononcé, elle se figeait comme un voleur pris en faute, avant de reposer son pied au sol. Comportement stupide, mais à trois heure du matin, on ne demande pas à une Poufsouffle d’être brillante. Une fois arrivée dans le salon et installée dans le canapé la Kark n’était pas plus avancé, mais au moins l’atmosphère y paraissait moins pesante que dans la chambre qu’elle occupait.

    Après avoir attendu trois heures que le sommeil vienne, Calliope avait fini par comprendre que ce dernier lui avait posé un lapin. Encore. Une habitude qui commençait à devenir fâcheuse. Pauvre petite Kark. Pauvre petit être faible. Repoussant ses draps, elle s’était levée pour mieux s’emmitoufler dans une robe de chambre. Rester allongée était inutile, ça ne l’aidait pas à trouver le sommeil, et la sorcière finissait par penser qu’au fond ça ne faisait qu’aggraver les choses. Elle n’avait pourtant pas d’attitude masochiste, Calliope s’évertuait à ne pas se remémorer les raisons pour lesquelles elle ne dormait pas dans son lit, ni toutes les délicieuses autres choses se rattachant à l’enchaînement d’évènements depuis septembre. Non le problème c’était son cœur. Son stupide cœur qui s’emballait, dans un roulement infini lui donnant la nausée et la tenant éveillée. Elle aurait bien été voir Lilith, mais au moment de se coucher la Rosier lui avait fait clairement comprendre qu’il était hors de questions que cette nuit encore Calliope s’invite dans son lit. Avec Lilith elle ne dormait pas mieux, mais elle dormait, ce qui en soit était un mieux inestimable. La présence de sa meilleure amie apaisait ses angoisses, lui rappelait doucement qu’elle n’avait pas tout perdu. Et puis avant de s’endormir il n’y avait pas se silence effrayant accélérateur intempestif de battements de cœurs. Non, elles discutaient de tout de rien, potions, sortilèges, parfois de Philippin. Pas de pleurs, pas de lamentation, Calliope se contentait de capturer la main de Lilith, autant se réconforter elle-même, que pour aider la Serdaigle qui de toute façon ne réclamerait jamais ce genre de tendresse.

    D’un mouvement de baguette elle illumina silencieusement le sapin qui s’y trouvait. L’elfe de maison l’avait installé l’après-midi, et personne n’y avait semblé prêter une grande attention. Elle, Calliope, l’aimait bien. Il y avait quelque chose de beau dans ces lumières changeantes, quelque chose qui rendait moins effrayant les formes sombres des meubles. La jeune femme attendait que les minutes s’écoulent, que les heures passent en même temps que la nuit. La sorcière aurait pu aussi prendre une potion de sommeil sans rêve, mais la perspective de terminer aussi addicte que Scarlett Fuller à ce genre de drogues ne l’enchantait pas. Et puis demain elle ne travaillait pas, la Kark pouvait bien se permettre de passer une petite nuit blanche. Seul problème demeurait l’ennui. Elle aurait dû prendre un livre, mais que voulez-vous on ne peut pas et s’efforcer de garder dans son corps son repas du soir et avoir la présence d’esprit de prendre de l’occupation. Se voyant mal recommencer son périple silencieux, Calliope se contenta de jouer avec sa baguette magique usant et abusant d’un sort après en premier année inutile, mais jolie elle dessinait dans les airs des formes lumineuses qui se dissipait petit à petit. Ses sortilèges informulés ne dissipait le silence, si bien que lorsque la Kark entendit un grand Crack dans la pièce voisine, elle ne put que sursauter ne manquant pas de se mordre la langue. Le goût du sang l’écœura mais le flot d’adrénaline qui courrait dans ses veines, le dissimulèrent rapidement. Ses doigts se crispèrent sur le manche de sa baguette, alors que la Poufsouffle se levait silencieusement. On l’avait attaqué elle et sa famille une fois en pleine nuit, pourquoi est-ce que ce cas de figure ne se reproduirait pas ? Apeuré mais pas paralyser pour autant, elle quitta le salon, pour se rapprocher silencieusement à tâtons de la source du bruit. Ombre parmi les ombres Calliope avançait invisible dans sa robe d’obscurité vers le visiteur nocturne dont elle avait repéré la silhouette. Arrivant dans son dos la Kark appuya la pointe de sa baguette contre le crâne avant de lâcher avec toute l’assurance que lui conférait le Fige Mucronem qu’elle gardait au bout des lèvres : « Tente quoi que ce soit et tu es mort. » Il fallut un rayon de lune salutaire pour que la Kark reconnaisse le propriétaire des boucles brunes dans lesquelles s’étaient empêtrées sa baguette. « Baël ? » Confuse et honteuse de cet élan de paranoïa, elle se contenta de bafouiller de timides excuses. « Je suis désolée, je pensais que tu ne rentrerai que demain, du coup je t’ai pris pour un…enfin tu sais… »



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Ce message a été posté Jeu 22 Déc 2011 - 15:02


    ‘Cours. Cours donc.’ Les mots flottaient en écho dans son esprit, rythmant le souffle qui s’élevait de sa poitrine. Les lèvres sèches par la course, la peau moite, Baël fouillait frénétiquement les fourrés de son regard gris. Le rythme de son cœur s’était ralentit, alors que ses muscles se tendaient dans l’attente d’un frémissement, d’un quelque chose qui le mettrait sur la bonne piste. Il avait le goût du sang dans la bouche et un élancement à la tempe droite, là où le vampire avait frappé. Mais la douleur lui était inconnue, tenue à l’écart, claquemurée pour l’instant où il ne pourrait penser plus qu’à ça. Il inspira une goulée d’air à fond qui charriait avec elle les odeurs de mousse et de terre humide de la forêt. L’air était vif, colorait ses joues d’un rouge ardent et passait dans ses poumons comme une brûlure. Une fine vapeur s’élevait de ses lèvres, tourbillonnait rageusement dans l’air, au rythme de sa respiration.’ Chut chut chut… Ecoute !’ Il pencha légèrement la tête sur le côté, le souffle suspendu, et entendit distinctement un bruissement de feuilles. Mais pas de ceux que fait le vent en jouant dans les branches, non, un frôlement contre un tissu, contre une peau.

    Il leva le bras, guidé par une autre force, et les mots franchirent ses lèvres avec férocité. « Spinae Rosae ! ». La magie déferla de la baguette, avec puissance, envoyant une onde de choc dans son bras et un feulement extatique lui échappa quand les épines s’envolèrent et touchèrent leur cible. Il vit une ombre s’effondrer au sol, puis gémir de douleur et il éprouva un sentiment d’intense satisfaction, encore gonflé par la jubilation du démon. Il serra frénétiquement sa baguette dans sa main, s’approchant du vampire, tandis que la créature lui susurrait à l’oreille une série de tortures de son cru et qui ne manqueraient pas d’être divertissantes. Baël passa sa langue sur ses lèvres, alors que l’excitation de la chasse montait d’un cran et il accéléra l’allure, stoppant juste à quelques centimètres du vampire. Ce qu’il avait crut être un homme était en fait une femme, ayant l’air d’avoir une petite vingtaine, et qui le fixait avec effroi, ce qui ne l’empêcha pas de lever sa baguette et de commencer à assener à un nouveau sort.

    Il fut stoppé dans son élan par un corps se heurtant au sien. Il tomba à terre, perdit sa baguette et sentit très distinctement quelque chose s’enfoncer en bas de son omoplate. La douleur le cloua sur place et sa vision se fit floue. Il vit le second vampire se pencher sur lui, canines luisantes dans l’obscurité, grondement de bête qui montait de la gorge. Il sembla vouloir le saisir, puis rebroussa chemin et prit dans ses bras la forme inanimée de la vampire. Ils disparurent ainsi dans la nuit, Baël eut tout juste le temps de les voir se fondre dans la nuit avant de perdre conscience. Quand il se réveilla il faisait toujours nuit mais il n’avait plus aucun espoir de retrouver les deux vampires, à l’heure qu’il est ils devraient être déjà bien loin. Et s’ils s’étaient nourrit il n’aurait aucune chance face à eux.

    L’ombre du manoir Rosier sembla faire résonner son échec lorsqu’il apparut à quelques mètres de la demeure familiale. Mais ce n’était pas une surprise, le manoir ne lui avait jamais inspiré que crainte et horreur. Pour autant c’était le seul foyer qu’il ne s’était jamais connu et il lui semblait difficile de s’en détacher. Quelque chose l’y attachait, l’en rendait dépendant. Il entra par une porte à l’arrière, décidé à se faire le plus discret possible, avec comme point de chute attendu la cuisine quand il sentit une présence derrière lui. Il se figea instantanément, maudissant cette nuit stupide où il ne faisait que se faire surprendre. « Baisse donc cette baguette. » souffla-t-il quand il eut reconnu son agresseur. Il fit un pas en avant, soufflant de soulagement dés qu’il se trouva hors de sa portée. Comment avait-il pu se laisser surprendre par la Kark ? S’étonna-t-il, quand une brusque douleur dans le dos le ramena à la réalité.

    « Je crois que je n’ai pas de compte à te rendre. Je suis encore chez moi ici. » Répondit-il, grognon. « Qu’est-ce que tu fais à te promener dans le manoir à cette heure-ci ? » Attaqua-t-il ensuite. « Tu as de la chance d’être tombée sur moi. » Evan était de plus en plus instable et c’était précisément la personne qu’elle devait éviter à tout prix. « Viens donc. » grogna-t-il en faisant route vers la cuisine dont il alluma la lumière. En chemin il eut le malheur de tomber sur Mochred à qui il administra un bon coup de pied aux fesses pour qu'il aille s'occuper d'autres chose et qu'il ne laisse pas traîner ses grandes oreilles dans le coin. Le pauvre elfe fila sans demander son reste en couinant. Il laissa tomber ses sacs et sa veste dans un coin puis chercha de quoi se sustenter dans le frigo. Il posa ses trouvailles sur le comptoir et grimpa sur un tabouret, grimaçant alors que sa blessure se remettait à saigner. « Tu veux quelque chose ? » Il agita une pomme dans les airs. « Est-ce que Lilith ne t’a rien dit ? » fronçant les sourcils, il en revint à sa première préoccupation. « La famille Rosier a toujours été méfiante et le manoir est dangereux pour quiconque ne le connaît pas. Surtout la nuit. Truffé de sortilèges à la noix. Tu ne dois pas sortir de ta chambre. Ce n’est pas Sorcierland ici ! »


Dernière édition par Baël Rosier le Jeu 22 Déc 2011 - 21:56, édité 1 fois
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Ce message a été posté Jeu 22 Déc 2011 - 19:34

    « Je n’arrive pas à dormir… » avait marmonné la Kark plus pour elle-même que pour le chasseur de vampires qui semblait davantage disposé à asséner des reproches qu’à écouter ses explications. Silencieuse les lèvres pincées, Calliope laissait le Rosier évacuer sa mauvaise humeur sur elle. Ainsi l’ancienne Poufsouffle avait tout le loisir de relativiser les dires de Baël. La chance, Calliope ne la voyait nulle part, et finissait même par se dire qu’elle aurait préféré sur un des terroristes de l’ordre du phénix. Au moins, à lui elle aurait pu jeter un sort. Ressassant sa rancœur, Calliope cultivait dans son esprit les remarques cinglantes toutes destinés au Rosier, sans pour autant les faires éclore. Comme lui faisait clairement remarqué Baël, elle n’était pas chez elle ici, son statut de simple invité ne lui permettait pas de malmener son hôte. Ce fut pour cette même raison qu’elle accepta de le suivre, agacée ou pas, la Kark conservait la sensation d’être une fillette prise en faute. Ce fut avec la même docilité que la sorcière laissa le Rosier maltraité son elfe de maison, non sans accorder au passage une moue désolée à la pauvre créature. Les elfes avaient beau leur être bien inférieure il ne méritait pas pour autant d’être frappé de la sorte. Mais là encore ses discours sur les comportements indignes de propriétaires d’elfe de maison, restèrent coincés dans sa gorge. Rien pas un mot ne semblait vouloir s’échapper de ses lèvres serrées.

    D’un regard sceptique Calliope observa ce qui devait être la cuisine. Un lieu bien étrange en somme. Déjà à l’époque les Kark avaient encore un toit au-dessus de la tête, la Fourchelang ne mettait que très rarement les pieds dans la cuisine de son manoir, alors dans celle des autres…La nourriture Calliope ne la connaissait que cuisiné, préparé, et joliment positionnée dans une assiette. D’un signe sec de la tête, la Kark lui signifia qu’elle ne voulait rien. Plus par fierté, ou une chose stupide dans le genre, car fondamentalement notre douce Poufsouffle n’était pas contre l’idée de manger quelque chose. Toujours silencieuse, Calliope laissa le chasseur de vampire rouspéter, quand il aurait fini peut-être serait-elle autorisée à aller ruminer dans sa chambre, puisque visiblement c’était le seul lieu dans lequel la poufsouffle avait le droit de rester. Laissant doucement la frustration doucement s’accumuler, lors du Xe sermon du Rosier, la sorcière ne put s’empêcher de lâcher d’un ton sec : « Je sais très bien que ce n’est pas Sorcierland ! Tu crois sincèrement que ça me plait d’habiter ici ? » Sa voix manqua de se briser, et ne trahissait que trop bien le trouble qui l’habitait. La Kark se mordit l’intérieur de la joue alors que ses yeux se gorgeaient d’eau. Elle ne voulait pas pleurer, même de colère, Calliope en avait de n’être que la pauvre fillette qui passait son temps à chouiner. Instinctivement elle baissa les yeux, déjà honteuse de son éclat de voix, Calliope préférait retrouver une contenance en contemplant le carrelage. Ce ne fut qu’à cet instant que la Kark les quelques tâches écarlates traçant un sillon sur le sol immaculé. De son regard sombre elle remonta le chemin ensanglanté, pour mieux découvrir qu’il menait tout droit jusqu’à Baël. La Kark remarque enfin que le chasseur de vampire était bien pâle, que seul le vilain bleu, qui barrait sa tempe, colorait un tant soit peu.

    « Tu es blessé… » avait-elle simplement soufflé, dans un délicieux enfonçage de porte ouverte. Souligner des évidences n’aidait en rien, mais au moins son ton s’était radouci. Légèrement inquiète, elle s’approcha en disant : « Il faut appeler Dolpheus ou Hudson. Oui, Hudson elle pourra s’occuper de toi. » Tout naturellement le Rosier protesta, mais ne se heurta qu’à l’entêtement de la Kark qui finit par lâcher sur un ton qui ne laissait pas la place à la bravade : « Laisse-moi au moins regarder ta blessure, et après on verra si tu as besoin d’un médicomage ou pas. Ça serait trop stupide de mourir, juste parce que tu es trop orgueilleux pour te soigner dignement. » Doucement pour ne pas faire souffrir le Rosier, Calliope entreprit d’ôter les différentes couches de vêtements qui camouflait la blessure de Baël. Pas vraiment gênée par la proximité, la Poufsouffle s’efforçait pourtant de ne pas croiser le regard du chasseur, pour une raison qu’elle ne comprenait pas. Une fois la blessure mise à nue, la Kark reconnut presque immédiatement les deux trous caractéristiques des morsures de vampires. Facile, elle contemplait les mêmes sur son coup tous les matins devant son miroir. Calliope ne put s’empêcher de grimacer avant de prendre le haut du Rosier et appuyé dessus avec pour stopper le saignement. « C’est pas jolie-jolie, mais avec une potion de régénération sanguine et de l’essence de dictame, ça devrait aller. C’est ce que les médicomages m’avaient donnés la dernière fois à Pré-au-Lard. Enfin, tu dois mieux connaitre ce genre de chose que moi… » Persuadée que le Rosier avait eu la présence d’esprit de prendre avec lui lors de ses chasses des potions de soin, Calliope se permis de fouiller dans le sac de l’ancien serpentard, pour mieux n’y trouver presque que de la nourriture. « Mais tu es complètement inconscient ma parole Baël ! Tu n’emportes jamais avec toi de potion ? Tu aspires à te faire vider de ton sang dans une ruelle ? » C’était à son tour de distribuer les réprimandes, mais elle d’un ton qui trahissait autant son effarement que son inquiétude. « Je vais regarder dans la salle du bain du rez-de-chaussée s’il n’y a pas quelques potions qui trainent. Toi reste ici et essaie de ne pas te vider totalement de ton sang en m’attendant. Ne t’en fais pas, je ferai attention aux sorts, à moins que vous ayez planqué un dragon au bout du couloir ça devrait aller. » S’éclipsant un court instant, elle n’eut aucun mal à trouver dans la salle de bain un florilège de potions de soin. Toute une réserve même, visiblement Anna Bella voyait large. La Kark remplit ses bras de potions, et se hâta de retrouver le Rosier et poser son attirail sur le comptoir. Munie d’essence de dictame elle appliqua précautionneusement quelques gouttes sur la plaie, d’où s’éleva une fumée verdâtre. La blessure se referma doucement tandis que le sang cessa de s’en écouler. Avec la même douceur elle appliqua un baume sur la tempe du Rosier pour mieux faire disparaitre l’hématome. Enfin elle débouchonna une autre fiole qu’elle tendit à Baël : « Bois ça, tu te sentiras mieux après. » Pendant que le chasseur s’exécutait, la Kark s’évertua à nettoyer la plaie se trouvant dans son dos avant de lancer, comme pour enfoncer le clou : « T’es vraiment inconscient Baël, ou alors suicidaire…La prochaine fois prends au moins avec toi quelques potions… »


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Ce message a été posté Jeu 22 Déc 2011 - 20:36



    Baël se mordit la langue, trop conscient d’avoir été trop loin dans ses propos. Il avait sentit la fêlure dans la réponse de Calliope, et il aurait aimé savoir quoi dire pour l’apaiser au moins un peu, mais cette aura de tristesse qui l’entourait le désarçonnait complètement. De plus il n’avait jamais eut à consoler personne, ses sœurs étaient bien différente de la jeune pouffsouffle qui ne perdait pas une occasion de montrer ce qu’elle ressentait. Comment était-on censé se débrouiller avec ce paquet d’émotions ? Il eut un pauvre regard sur la cuisine, qui bien que solidement équipée pour les travaux des elfes, manquait singulièrement de chaleur. Les membres de la famille Rosier ne s’étaient jamais retrouvés autour du comptoir pour boire un verre et bavarder de leur journée. Ils ne mettaient même quasiment jamais les pieds ici, à l’exception de Baël qui devait constamment remplir le gouffre qui lui servait de ventre. Il ouvrit la bouche, prêt à formuler une excuse, quand Calliope le devança en se rapprochant de lui.

    « Ce n’est qu’une égratignure… » Se défendit-il en fronçant les sourcils, pensant tout de suite à la colère de ses parents si de un, ils savaient qu’il s’était blessé au cours d’une chasse, activité qu’ils dénonçaient par-dessus tout. Et de deux, si un quelconque médicomage avait été autorisé à franchir le seuil de la demeure sans que l’invitation ait été faite pour une dégustation de petits fours. Qui sait ce qu’un œil exercé pourrait découvrir ? « Et ça suffit avec mon orgueil ça n’a rien à voir… » Pesta-t-il. Calliope l’effleura et il se figea instantanément, comme chaque fois que quelqu’un avait le malheur de le toucher. Il semblait attendre les coups, mais rien ne vint et il se détendit un peu sans perdre tout à fait sa crispation. Il se retrouva rapidement sans rien sur le dos, se sentant plus vulnérable que jamais sous le regard franc de la jeune sorcière. Il fut presque soulagé de ne pas avoir à croiser son regard tant qu’elle se tenait dans son dos. « Ca saigne c’est pour ça que c’est impressionnant mais c’est des petites piqûres de rien du tout. » Il leva les yeux au ciel, souvent, la façon qu’avait Calliope de tout dramatiser l’agaçait. En cela il voulait la garder à l’état d’enfant, et non de femme, ce qui avait tendance à le rassurer lui. Il la fixa presque avec effarement lorsqu’elle le sermonna pour se montrer si négligent avec les potions. Mourir n’était pas quelque chose qui l’avait réellement effleuré, et surtout pas dans une activité si anodine que la chasse. Le partage de son corps avec le démon lui donnait une idée faussée de la réalité. Il se croyait au dessus de tout. Et il était vrai que grâce à l’éducation d’Evan il était un combattant émérite, habile de sa baguette et appliqué dans les stratégies de combat. Mais il n’était pas infaillible.

    « Je me concentre sur le nécessaire… » Répondit-il d’une voix faible à une Calliope qui s’éloignait déjà. Il eut un doux sourire en pensant à sa moue boudeuse et à son air décidé, et au fait qu’elle ne manquait jamais de faire un trait d’humour même dans les pires situations. Son sourire ne manqua pas de s’éclairer d’avantage alors qu’il la voyait revenir avec une montagne de potions dans les bras. Il prit à cet instant la résolution de grossir un peu les traits, si jamais elle venait à lui demander comme tout ça était arrivé. Il n’y aurait pas de mal à susciter un peu d’admiration au lieu de ce mépris qu’elle lui opposait en toute circonstance. Il prit la fiole qui lui était tendue et la but d’un trait, esquissant une grimace et frissonnant de dégoût sitôt qu’il eut avalé la chose. Avec le dos de sa main il frotta sa langue, où le goût âcre persistait. « Je t’ai dis que.. » Mais il ne finit pas sa phrase, désorienté autant par le coup qu’il s’était prit à la tête et dont la douleur ne se dissipait pas malgré le baume appliqué, que par deux petites mains qui s’affairaient sur lui. Il poussa un soupir, puis avoua, sans fioritures. « Je n’en ai pas besoin. Je me suis laissé surprendre c’est tout. Je croyais chasser un vampire mais il y en avait deux. D’habitude c’est d’une facilité déconcertante. Les vampires ce sont des moldus avec des dents longues… Mais là… Il la protégeait. » Se rendit-il compte, écarquillant les yeux de surprise alors qu’il prêtait des sentiments à ce qu’il considérait comme des bêtes. Il se rendit aussi compte qu’il avait laissé Calliope le tripatouiller sans protester, ce qui aussitôt le coupa dans son récit.

    « Allez ça devrait être bon comme ça… »
    Fit-il en sautant de son tabouret et en enfilant rapidement sa chemise sale. Toujours mal à l'aise à l'idée qu'on le touche. « Oh c’était quoi ce truc que tu m’as fais boire ? C’est franchement dégueulasse on dirait de la bave de crapaud. » Il alla fouiller dans les placards d’où il extirpa du pain, du beurre de cacahouètes et une confiture de baie rouge confectionnée par les elfes du manoir. Il tartina consciencieusement deux tranches de chaque mixture, les assembla et poussa le sandwich vers Calliope. « Tiens mange ça. Ca ne t’aidera pas à dormir mais ça fait quand même un bien fou. » Il fit de même pour lui et se mit à manger tranquillement, gardant le silence et le nez baissé un temps.

    « Quand tu dis que tu ne peux pas dormir c’est à cause de… tu sais ? Ou… Il ne s’est rien passé ici ? »



Dernière édition par Baël Rosier le Ven 23 Déc 2011 - 9:05, édité 1 fois
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Ce message a été posté Ven 23 Déc 2011 - 0:12

    « Attends je n’ai pas…fini » avait-elle soufflé inutilement puisque le Rosier était déjà debout et à moitié rhabillé. Curieusement cette fois-ci il n’avait eu besoin de personne pour reboutonner sa chemise. Comprenant qu’elle ne pourrait rien faire de plus pour Baël, elle lâcha un soupire et se dirigea docilement vers l’évier ou elle entreprit de laver ses mains pleine de sang. Calliope remarqua également enfin qu’elle avait redécoré sa robe de chambre avec le sang de son hôte. Si ça ne rebutait pas Baël de porter des vêtements poisseux maculés de sang, la Poufsouffle était loin d’être enchantée par cette idée, et se contenta d’ôter son saut-de-lit. De toute façon, la Kark n’avait pas froid, et plus à s’embarrasser de pudeur après avoir mis à moitié nue Baël. « Une potion de régénération sanguine…c’est elle qui te permet de râler avec tant d’aisance. Tu devrais toujours en avoir avec toi quand tu pars chasser. » La Poufsouffle ne put s’empêcher de se mordre la lèvre se rappelant les reproches que Tyzonn lui avait fait trois mois plus tôt. Trop protectrice, trop pénible avec sa manie de materner tout le monde.

    Baël cependant ne lui laissa pas le temps de se poser trop de question car déjà il lui tendait un sandwich dès plus curieux. Calliope ne put s’empêcher d’arquer un sourcil alors qu’elle lançait un coup d’œil circonspect au met entre ces doigts. C’était…étrange. Du sandwich ses yeux sombres roulèrent jusqu’au sorcier, comme pour vérifier qu’il ne s’agissait pas d’une blague ou d’une tentative d’empoisonnement. Sa moue dubitative fut gommée par un léger sourire à l’entente de la remarque du Rosier, finalement il l’avait écouté. Eponger l’amertume grâce à la nourriture théorie intéressante qui demandait toutefois à être vérifié. Calliope mordit timidement dans le sandwich se préparant à essuyer une calamité gustative, mais l’envie de tout recracher n’arriva pas. Non, elle dû même admettre que c’était plutôt bon, la Poufsouffle nota également que son envie de vomir avait disparu. Elle s’hasarda à prendre une plus grosse bouchée, avec laquelle elle manqua de s’étouffer lorsque Baël la questionna. L’interrogation autant que l’attention que Baël lui portait la surprirent, pour autant, ce n’était pas désagréable. Non ça lui plaisait même assez qu’il se soucie d’elle comme ça, et surtout dévoilait une facette du Rosier que la Kark n’avait pas suspecté. Pour autant apprécier ne rendait pas la réponse à la question plus facile. Il y avait quelque chose d’étrange dans le fait de parler des choses qu’elle considérait comme personnelle avec le chasseur de vampire. Elle aurait dû éluder, mais après avoir déshabillé et forcé la main pour qu’il se soigne, la Kark se voyait mal refuser. « Non, non, il ne s’est rien passé. C’est juste les choses habituelles, enfin tu sais…Maman morte, Manoir détruit, Meilleur ami mort aussi… Ce n’est pas comme ça tous les soirs, c’est juste que certaines nuits sont plus dures que d’autre. Parfois je prends des potions de sommeils sans rêve, mais je ne veux pas trop en prendre, je n’ai pas envie de finir accro et droguée, comme Scarlett Fuller. »

    Désireuse de changer de sujet, maintenant que celui douloureux avait été effleuré, Calliope décida de rebondir avec un temps de retard sur les dires du chasseur de vampires. Il s’était montré gentil, maintenant c’était à son tour. « Tu trouves vraiment que les vampires ne sont que des moldus avec de longues dents ? Parce que ce n’est pas l’impression que j’en ai eu. Le vampire que j’ai croisé m’a laissé un tout autre souvenir, quand il m’a brisé le poignet comme s’il ne s’agissait que d’une vulgaire allumette. Je ne suis pas sure qu’un simple moldu puisse faire ça. Je trouve ça déjà exceptionnelle que tu trouves facile de te débarrasser d’un vampire seul, alors que tu es survécu alors qu’ils étaient deux et toi tout seul… Je veux dire à trois avec Ty et Lilith, on était déjà complètement dépassé, et quand bien même Lilith a réussi à lui planter sa baguette dans le cœur, on était tous dans un état bien plus lamentable que le tiens. Je suis vraiment admirative devant les gens comme toi, Baël. Mais tu devrais franchement être plus prudent »


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Ce message a été posté Ven 23 Déc 2011 - 9:32



    Un souffle amusé échappa au jeune Rosier alors que Calliope faisait encore preuve d’aplomb. Le moins que l’on puisse dire c’est qu’avec lui elle ne mâchait pas ses mots et n’hésitait pas à le remettre à sa place et cela changeait agréablement des ombres qu’il fréquentait et qui avait pour habitude de vénérer son simple nom. Il ne répondit rien mais hocha la tête, signe qu’il prendrait en compte son conseil et penserait sans doute à se munir de potions à sa prochaine expédition, bien que l’idée qu’elle puisse encore le rafistoler et poser ses mains sur lui comme elle l’avait fait le séduisait d’avantage. Il surveilla du coin de l’œil sa réaction face au sandwich, qui était la chose qu’il préférait manger au monde. Pour lui ces deux tranches de pain n’étaient ni plus ni moins que le signe de la liberté. Il avait eut pour habitude d’aller en manger chaque fois qu’il n’était pas confiné aux cachots, et lorsqu’il y était, il n’aspirait qu’à en manger à nouveau. Il aimait le goût un peu salé de la cacahouète, contrebalancé par une confiture très sucré. Sur la langue le mélange était tout simplement explosif, une étincelle de saveurs. Il vit sur son visage une moue appréciative et engloutit le sien, un sourire satisfait aux lèvres. Il lécha la gelée et le beurre qui dégoulinait sur le côté, le regard posé sur la jeune femme alors qu’elle expliquait les raisons de son insomnie.

    Encore une fois il se sentit mal d’avoir osé aborder un tel sujet. Il ne savait pas comment il était supposé la réconforter. Il n’avait jamais été soumis à une telle perte, et n’évaluait pas ses sentiments de la même manière. Il essaya tout de même d’imaginer comment il se sentirait si l’une de ses sœurs venait à disparaître et une boule se forma au fond de sa gorge, l’empêchant d’avaler correctement et le poussant à éloigner ces idées le plus vite possible de son esprit. Au moins était-il soulagé de voir qu’elle n’avait pas subit la vie au manoir Rosier. « Toi et les potions une vraie obsession. » Lâcha-t-il un peu brusque. Il mâcha lentement une nouvelle bouchée de son sandwich, s’obligeant à être un peu moins brusque. Il le posa devant lui et expliqua. « Le secret c’est d’essayer de penser à autre chose. Tu te raccroches à un souvenir… heureux. Un endroit où tu aimerais aller. Où tu aimerais retourner. Quelqu’un. Quelque chose. Et tu t’accroches à cette pensée. De toutes tes forces. Au point qu’elle finit par se matérialiser sous tes yeux. Presque… » Il fit une presque, presque étonné d’arriver à partager ainsi un de ses plus grand secret. « … Tu auras l’esprit beaucoup plus tranquille pour dormir après. » Dans les cachots, il s’était construit tout un monde fabuleux, un monde dont il était le héros et où rien ne pouvait l’atteindre. Sans ça, il ne s’en serait pas sorti aussi bien. Il reprit son sandwich, comme pour clore cette aparté, puis prêta une oreille de plus en plus attentive à ce que disait Calliope, jusqu’à ce qu’un sourire fier vienne trôner sur ses lèvres.

    « Je suis prudent Callie. Je sais exactement ce que je fais. L’avantage d’avoir été élevé comme un Rosier. Le secret c’est beaucoup d’entraînement. C’est comme ce vampire. Il savait exactement comment s’y prendre pour te faire le plus mal possible. » Il haussa les épaules, comme si les confronter ce n’était rien. « Tout comme les moldus. Ne les sous-estiment pas car il y a d’autres façon de faire souffrir quelqu’un que par la magie. Les moldus sont des barbares, ils s’éventrent entre eux. Ils sont tout aussi capables de briser les os de ton corps que n’importe quelle créature magique… » Il se stoppa soudain, sautant en bas de son tabouret et mit sa main sur la bouche de Calliope, comme une muselière. « Chut chut shhhh… » Lui souffla-t-il, alors que ses yeux se réduisaient à deux fentes et qu’il plissait le front, concentré. Il écoutait la respiration du manoir, ses craquements, cherchant celui qui ne viendrait pas du jeu du bois. Au bout d’un moment il finit par relâcher Calliope. Il avait du se tromper. Mais par prudence il alla fermer la porte de la cuisine pour atténuer le bruit de leur conversation. « Du lait… avec le sandwich… » Marmonna-t-il en allant leur servir deux verres et en revenant à table.
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Calliope Kark
Calliope Kark
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Ce message a été posté Sam 24 Déc 2011 - 2:33

    Baël était orgueilleux, c’était un fait. Fait que Lilith lui avait souvent ressassé, et dont Calliope avait été elle-même souvent témoin. Si parfois tout ça l’irritait, le sourire fier qu’il arborait avait quelque chose d’attendrissant. Il y avait quelque chose d’enfantin dans la façon dont sa poitrine se gonflait, comme un gamin que sa mère félicite. L’idée la fit sourire à son tour. Baël n’avait plus rien d’un enfant. Quoique demeurait des goûts culinaires des plus…curieux ! Le mystère autour de l’aîné Rosier semblait s’épaissir à mesure que la Kark découvrait de nouvelles facettes de sa personnalité. Les conseils qu’il lui avait prodigués, elle les avait accueillis silencieusement se promettant intérieurement d’essayer cette formule miracle. Mais dans l’instant ce qui l’avait davantage intriguée était autant le fait que Baël l’aide elle alors qu’ils n’étaient pas forcément proche, mais surtout que le Rosier sache quoi faire lorsque la tristesse, la peur et la solitude rentrait en jeu. Les Rosier lui étaient toujours apparus comme des rocs sur lesquels glissaient les émotions trop humaines, qui pourraient altérer leur image, les faire paraitre faible. En livrant son secret, le chasseur de vampires admettait implicitement que lui aussi étaient pourchassés par des démons. La Kark ne savait juste pas que ceux de Baël n’étaient pas que fait de souvenirs et de remords comme les siens. Sa sympathie pour le Rosier n’en avait été que décuplé, tout comme son intérêt. Non vraiment Baël savait être charmant quand il ne se comportait un vieil ours grognon. Encore que, même dans ces instants il pouvait en conserver les manières.

    Les doigts du Rosier étouffèrent quelques mots, de légères protestations bien vite effacées. Sa respiration se bloqua presque instantanément, alors que comme tout à l’heure la Kark sentait un nouveau pic d’adrénaline se diffuser promptement dans ses veines. Ses doigts se crispèrent sur sa baguette, tandis que ses grands yeux sombres couvaient le visage du Rosier, à la recherche d’une quelconque émotion pouvant lui faire comprendre ce qui se passait. Lorsque que Baël relâcha la pression sur ses lèvres, la boule de stress qui s’était formée dans son ventre se dissipa tel un vulgaire ballon de baudruche dont on laisse s’enfuir l’air. Avec le temps Calliope commençait à s’habituer à ces ascenseurs émotionnels qui ne lui laissaient désormais qu’un cœur battant vaguement plus vite. Finalement la Kark n’était pas la seule à être un brin paranoïaque ce soir. « Ça doit être Arutha ou Azael, ils découchent tout le temps. » Ce n’était un secret pour personne Arutha était volage, quant à Azael sa réputation n’était plus à faire. Le tout avait été dit certes sur un ton badin, mais qui trahissait bien tout le mépris qu’elle avait pour ce genre de pratiques, qu’elle jugeait trop indigne pour des sang-purs de leur rang. A ce train-là ils finiraient même par attraper la morbinite.

    Un nouveau timide sourire finit par éclore sur les lèvres de la Kark quand elle vit Baël revenir avec deux grands verres de lait, et commençait à croire que le Rosier avait raison. Ce soir elle avait de la chance de tomber sur lui. « Je crois que je sais pourquoi tu comprends si bien les vampires, tu penses comme eux… essentiellement avec ton ventre. » Le tout avait été dit sur le ton de la plaisanterie, Baël la taquinait bien avec son amour pour les potions, elle pouvait bien en faire autant avec sa passion à lui. Elle marqua une petite pause pour boire une gorgée de lait avant d’ajouter : « Ça tombe bien, au moins je sure et certaine de ne pas m’être trompée en choisissant ton cadeau de noël. » De son verre de lait son regard glissa vers le Rosier comme pour guetter la réaction que susciterait cette remarque, mais la seule chose que Calliope aperçu fut la fine moustache blanche qui se dessinait au-dessus de la bouche de Baël. Le plus naturellement du monde la Kark s’approcha pour d’un mouvement du pouce faire disparaitre cette moustache lactée qui n’avait pas lieu d’être, non sans gratifier le chasseur de vampire d’un nouveau sourire amusé. Sans pourtant s’éloigner, elle finit par poser de façon abrupte une question qui lui brûlait les lèvres depuis une bonne poignée de minutes déjà. « Dis Baël, à quel souvenir tu penses toi, quand tu sais…tu n’es pas au sommet de ta forme dirons-nous ? Tu n’es pas obligé de répondre si tu trouves ça trop indiscret…Je comprendrai… »



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Ce message a été posté Dim 25 Déc 2011 - 21:37




    Baël avait acquiescé, sans trop y croire tout de même. Les insomnies de son père étaient de plus en plus fréquentes et à mesure que les années passaient, ses accès de folie en étaient de même. Aussi fort qu’Evan Rosier puisse être, il ne pouvait lutter contre ce qui le rongeait depuis des années. Son mode de vie, l’avait peut-être même précipité dans cette chute. En s’attirant l’inimitié de tous, Evan se coupait de raisons pour lesquelles lutter et même de soutien. Il n’y avait guère qu’Anna Bella, qui demeurait à ses côtés quoi qu’il arrive, ombre silencieuse, réconfort discret. Leur amour n’était pas éclatant mais leur complicité n’avait jamais laissé place au doute. Parfois Baël se demandait comment il était possible pour sa mère d’aimer l’homme qui était responsable de tant de malheurs. Il était jaloux de ce secret qu’elle semblait détenir et qui pour lui restait un mystère. L’ombre même d’Evan l’effrayait au plus haut point. Il haussa même les épaules, ne trouvant rien à redire au comportement de sa sœur bien que le soit lui soit diamétralement opposé. Il aimait profondément Azaël et n’en serait jamais venu à discuter ses choix. Il lui semblait qu’elle trouvait du bonheur dans sa manière d’agir et c’était au fond tout ce qu’il en attendait. Il éprouvait même pour elle une pointe d’admiration et d’envie, car bien qu’elle soit plus jeune que lui, il lui semblait qu’elle avait réussit à se défaire du carcan familiale bien mieux que lui n’en serait jamais capable.

    Il releva soudain la tête, s’étranglant à moitié avec une gorgée de lait, surprit par la brusque remarque de Calliope. Il esquissa un sourire amusé, trouvant la comparaison inattendue. Mais il était vrai que le plaisir gustatif avait prit une grande place dans ses petits rituels. Il venait souvent en cachette dans la cuisine, quand tout le monde dormait, dévaliser les placards. Mochred, l’elfe de maison, s’était plus d’une fois prit un coup de pied aux fesses, il était si loyal envers ses parents que Baël avait toujours craint qu’il n’aille le débiner. Il avait donc fait de la pauvre créature un souffre douleur, une petite chose qui frémissait de terreur chaque fois qu’il s’en approchait. Jusqu’à aujourd’hui, il n’avait pas eut à être déçu par le comportement de l’elfe, ce qui le confortait d’avantage dans son attitude. « Je euh… » Il chercha un moyen de se défendre mais n’en trouva pas, d’autant plus que son trouble augmenta quand Calliope avoua lui avoir acheté un cadeau de noël. Lorsqu’ils avaient fait du shopping ensemble il avait bien pensé à ses sœurs mais pas une seconde il avait cru bon de faire un cadeau à la jeune Kark. Qui étaient-ils l’un pour l’autre ? Comment un tel geste pourrait être interprété ? Et surtout, comment était-il censé savoir, lui, ce qui pourrait lui faire plaisir ? Il passa une main sur sa nuque, embarrassé, avec la sensation que la température de la pièce avait soudain grimpé et qu’une fine pellicule de sueur recouvrait sa peau. Il tressaillit quand elle avança la main vers lui, le regard écarquillé de surprise alors que d’un revers de main il essayait ce qui aurait pu subsister de sa moustache de lait, tout en essayant de dissimulé son air embarrassé. La proximité de Calliope le fit bafouiller et se dandiner sur son tabouret.

    « Euh… Je… Crois que c’était un jour en été… » Commença-t-il, sans se rendre compte qu’elle lui avait donné la possibilité de se défiler. « On jouait dehors avec Lilith et Azaël. C’était plutôt rare qu’on soit comme ça dehors tous les trois. Je me souviens il faisait vraiment très beau. Anna Be… Maman était là et elle riait. Elle riait aux éclats. Je… Je ne me souviens pas vraiment de ce qu’on faisait. Je me souviens juste de ce que je ressentais. Du soleil qui chauffait sur mes épaules. C’était… » Il haussa les épaules, ne sachant trop expliquer ce qui rendait ce souvenir si particulier à ses yeux puisqu’il ne marquait pas un moment important de sa vie. Ce n’était pas un de ces souvenir qui l’avait façonné, en avait fait l’homme qu’il était aujourd’hui mais c’était bien l’un de ses plus précieux. Le rire de sa mère, écho des sourires de ses enfants.

    « Je suppose que c’est pareil pour toi non ? La famille… » Avança-t-il, désireux de cacher combien tout ça le troublait et le mettait dans une position délicate. Il ne s’était jamais confié ainsi à personne. IL prenait des risques avec Calliope en lui montrant un Baël ignoré de tous.
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Calliope Kark
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Ce message a été posté Lun 26 Déc 2011 - 3:09

    Si Calliope avait offert son sourire le plus avenant au Rosier, elle ne s’attendait pas à ce qu’il réponde. La question était indiscrète, aussi la Kark pensait davantage essuyer un refus poli que des confessions gênées. Baël semblait mal à l’aise, ce qui eut le mérite d’attendrir la Poufsouffle, mais surtout de lui faire saisir et savourer la valeur profonde de ces aveux. Comme pour le calmer, apaiser ce qui semblait être de l’embarras, Calliope passa doucement sa main au-dessus de celle de Baël, pour en caresser le dos avec son pouce. Là encore c’était venu naturellement, c’était facile de se montrer tendre avec le frère de Lilith, contrairement à la jolie blonde, ils ne fronçaient pas les sourcils au moindre geste doux. Ce n’était pas Philippin non plus, Calliope ne pouvait décemment bercer l’aîné Rosier dans ses bras comme elle le faisait avec son meilleur ami. Non, mais au moins par ce geste elle pouvait lui faire gentiment comprendre qu’il n’avait rien de ridicule dans son souvenir ou dans son attitude de glouton. « Ça semble être vraiment un joli souvenir Baël. » Marquant une légère pause, elle avait ajouté d’un ton neutre, plus comme une affirmation que comme une tirade larmoyante ou pleine de soupirs : « Ça doit être agréable d’avoir une maman »Un concept bien étrange pour la Kark qui ne pouvait qu’imaginer cette sensation. Anna Bella était douce, belle et gentille, au moins avec elle au moins. Pour Calliope, l’épouse Rosier avait toujours symbolisé un modèle de féminité, et surtout la figure de la mère idéale. Un souvenir de famille avec elle, ne pouvait être qu’agréable.

    La question de Baël la décontenança un peu. Pensant que le chasseur de vampires ne répondrait pas, la Kark n’avait pas pensé qu’on la lui retournerait. Pas de réponse type donc. Par ailleurs elle n’avait pas encore testé la technique, elle ne pouvait donc pas déterminer le souvenir qui l’aiderait à aller mieux. Le problème des souvenirs d’enfances comme celui évoqué par Baël, c’est qu’ils renvoyaient tous à un Eden envolé, disparu. La route vers ce dernier était bloquée par d’épaisses et hautes murailles infranchissables à moins d’en retrouver la clef. Mais le bonheur est un sésame qui se cultive bien plus lentement qu’il ne se perd. Se remémorer ces souvenirs ne faisaient que lui rappeler ce qu’elle avait perdu. Penser au bon moment avec Arutha lui rappelait qu’en parallèle son frère ainé son montrait la plus part du temps comme un monstre avec elle. Penser au sourire de Clio quand elle se nichait dans ses bras, lui rappelait que douce petite sœur se trouvait bloquée à Poudlard, sans qu’elle ne puisse rien faire pour la sauver. Penser à ses amis d’enfances ne faisait que lui rappeler que tout avait été souillé. Philippin était mort, Lilith s’éloignait et Tyzonn…Tyzonn la plongeait dans une confusion telle, que Calliope préférait même plus effleurer le sujet mentalement. Et puis il ne fallait pas non plus oublier que le théâtre de ces tendres souvenirs avaient été réduit en cendres. « J’ai de la chance, j’ai beaucoup de beaux souvenirs ma famille oui, Arutha Clio, et puis mon père aussi. Mais il y a aussi tous les moments que j’ai passé avec Lili, Phil et Ty’ quand on était plus petit. Mais en ce moment tout ça me file plus le cafard qu’autre chose. Je crois que si ce soir je devais penser à quelque chose avant de m’endormir, ça serait à mes vacances en Zambie de cette année. Là-bas tout est tellement plus différent, tout y est plus facile, c’est agréable… »

    La sonnerie de l’horloge de a cuisine la coupa en pleine élan. La Kark réalisait alors qu’elle n’était pas dans un salon de thé en plein après-midi avec un vieil ami, mais dans l’austère cuisine des Rosier à une heure peu recommandable et avec le frère de sa meilleure amie. Son regard glissa de l’horloge à l’assiette, puis au verre vide de Baël. Maintenant qu’il avait fini de manger, il souhaiterait sans doute aller se coucher. L’idée lui arracha un pincement au cœur, sans doute parce qu’elle n’avait pas envie de dormir, ni de rester seule. D’un autre côté elle ne pouvait pas laisser ce pauvre Baël s’épuiser alors qu’il avait en plus été blessé cette nuit. Gênée par ses propres envies, Calliope retira sa main de celle de Baël, pour coincer quelques-unes de ses propres boucles derrières ses oreilles. « Il est tard. Vas te coucher si tu en as envie, ne te forcer pas à rester pour moi ou pour jouer les parfaits hôtes… »


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Ce message a été posté Lun 26 Déc 2011 - 20:35




    Baël cessa de s’agiter quand la main de Calliope se posa sur la sienne. Son regard glissa jusqu’à cet endroit d’où semblait émaner un fourmillement qui se propageait à tout son corps. Il resta ainsi un long moment à les contempler, surpris par ce geste qui pourtant lui semblait naturel, comme attendu et coutumier. Un mélange de sensations qui le perturbait plus encore que les souvenirs qu’il avait évoqués. Calliope chamboulait l’ordre établit, elle renversait ses certitudes et lui faisait éprouver des choses nouvelles. Une part de lui aimait ça, celle qui aurait voulu lui rendre cette caresse et peut-être la prolonger. Une autre détestait le simple fait qu’elle soit proche de lui. Le démon. Déchiré entre ces deux volontés, le jeune chasseur de vampires resta immobile, mais son regard toujours porté sur cette main fine qui entourait la sienne. Il pinça ses lèvres en une fine ligne, et esquissa un faible sourire. « Oui. » Mais il aurait voulu lui avouer qu’avec Anna les choses n’étaient pas aussi simples. Sa mère avait été un réconfort à quelques moments de sa vie mais il lui en voulait pour avoir trop souvent ignoré leurs appels et leurs cris. Sa rancune avait prit le pas sur la tendresse qu’il était censé éprouvé. Demeurait seulement ce qu’on lui avait inculqué avec tant de force, le souci de l’apparence, qui l’obligeait à mentir. Son pouce tressaillit, alors qu’il voulait effleurer la peau de Calliope, mais il y renonça.

    D’autant plus que sa question sembla désarçonné un instant la jeune femme et elle lui offrit une réponse bien vague. Mais comment l’en blâmer ? Il se mordit la lèvre, désolé d’être toujours si maladroit et d’arriver à remettre les sujets délicats sur le tapis si souvent. Il avait l’impression de sans cesse remettre la tête de Calliope sous l’eau alors que celle-ci essayait de reprendre son souffle. « Loin d’ici… Oui ça doit être un bon souvenir aussi… » Il aurait mentit s’il avait affirmé qu’il n’aimait pas partir à la chasse, en partie parce qu’il échappait au cocon étouffant du manoir. Lorsqu’il était en mission, il était seul maître à bord, ou presque, de ses actions et de ses pensées. Jamais auparavant il n’avait cru pouvoir être maître de son destin. Ce souffle de liberté lui donnait envie de plus, l’empêchait de suivre la route qu’on lui avait tracé.

    Il sentit un vide l’envahir alors que la main de Calliope quittait la sienne et il eut le reflexe de la retenir, reflexe qu’il dissimula en attrapant son verre et en faisant mine de le porter à ses lèvres alors qu’il était vide. Se coucher ? Il aurait été incapable de dormir maintenant ! Et comme pour confirmer ses pensées son ventre se mit à gronder comme s’il n’avait pas mangé depuis des jours. « C’est que j’ai pas encore fini de manger. » fit-il, avec un brin de défi dans la voix comme s’il cherchait déjà à justifier son appétit d’ogre. « Et je ne me force pas. » ajouta-t-il, pour regretter aussitôt ces paroles.

    Il se leva à nouveau, prit comme excuse d’aller mettre le nez dans le garde manger pour éviter le regard de Calliope et trouver en même temps de quoi calmer son appétit. C’était étrange comment le manoir lui apparaissait moins menaçant depuis que les Kark y avaient emménagés. Pourtant Mervyn n’était pas spécialement un joyeux luron et Baël n’avait jamais été très proche d’Arutha. Non vraiment… Son regard glissa vers Calliope… Elle avait vraiment un drôle d’effet sur lui. Il passa ses doigts sur le dos de sa main, où résidait encore le spectre de sa caresse.

    « Il y a toujours des restes d’habitudes mais… on dirait que Mochred ne s’est pas encore habitué à cuisiner pour autant de personnes chaque jours. » Manque de chance, avec le coup de pied qu’il avait envoyé à la bestiole, il n’était pas prêt de le revoir cette nuit. « Mais dis… Tu devrais savoir faire quelque chose toi non ? » En tant que représentante de la gente féminine, sous-entendait le sourcil relevé en léger accent circonflexe du jeune Rosier.


Dernière édition par Baël Rosier le Jeu 29 Déc 2011 - 11:33, édité 1 fois
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Ce message a été posté Mar 27 Déc 2011 - 2:12

    Un mince sourire fit son chemin sur le visage de poupée de la Kark. Ce dernier était autant l’écho de l’amusement que générait la remarque que du simple fait que Baël reste encore un peu avec elle. Calliope n’avait pas envie de retourner se terrer seule dans sa chambre à observer son cœur battre à un rythme fou le tambour de ses angoisses. Et puis la poufsouffle ne pouvait pas non plus nier que l’ainé des Rosier savait être d’une compagnie agréable, dont elle n’avait pas envie de se passer ce soir. Son sourire s’élargit doucement, timidement, caché par une main. Ça lui faisait du bien de savoir que le plaisir qu’elle ressentait à passer du temps avec Baël était partagé. Elle l’observa silencieusement inspecter les placards à la recherche de quelque chose pour remplir le gouffre qu’était son estomac. Le couvant du regard Calliope essayait deviner quelle combinaison étrange pourrait créer le Rosier. Dinde au chocolat ? Macaroni aux pommes ? Poires à la sauce tomate ? Ou diète ? Inconcevable pour Baël à priori, qui déployait alors des trésors de créativité pour remplir sa panse. Calliope ne put s’empêcher d’arquer un sourcil, légèrement hébétée, ne sachant surtout pas comment prendre sa remarque. Devait-elle être flattée ou s’offusquer ? Elle opta pour la vérité et se contenta de bafouiller : « Je n’ai jamais fait ce genre de choses Baël. » Vrai avec trois elfes de maisons dévoués à son service, la Kark n’avait jamais eu à beurrer ne serait-ce qu’une tartine. Fille ou pas, ses compétences en matière de cuisine se limitait à couper la viande dans son assiette. On l’avait élevé pour devenir une parfaite maîtresse de maison, pas une vulgaire femme au foyer calfeutré dans sa maison. Apprendre à recevoir, commander à ses elfes de maisons, dresser un menu pour une réception, oui. Battre des œufs, non.

    Un nouveau gargouillement du Rosier lui fit remarquer que des excuses n’apaisaient pas la faim. « Mais peut-être que si on s’y met à deux, on peut arriver à faire quelque chose. Après tous les sang-de-bourbes et les basiques y arrivent bien, c’est que ça ne doit pas être compliqué. » La sorcière s’était levée bien décidée à relever de nouveaux défis, sans s’engoncer non plus dans le moule sexiste que lui proposait presque naïvement Baël. Si elle devait se salir les mains, il le devrait aussi. S’approchant d’un placard, la Poufsouffle toujours soucieuse de respecter les normes de politesse demanda « Je peux ? On devrait pouvoir trouver un genre de manuel. Il parait que ça existe pour ce genre de choses. » Fouillant dans divers placards et tiroir, Calliope finit par dégoté un calepin dans lequel elle trouva consigné plusieurs recettes. Elle en lu en diagonale plusieurs avant de finir par dire « En fait c’est un peu comme les potions, il suffit de suivre les indications. » Encore et toujours les potions. Chacun ses obsessions. « On pourrait essayer de faire des crêpes, ça à l’air plutôt facile à réaliser. » Le menu une fois approuvé par Baël, Calliope se mis à lire à voix haute le début de la recette : « Il nous faut : 250 grammes de farines, 4 œufs, un demi-litre de lait, 50 gramme de beurres, du sucre, du rhum et un peu de sel… Tu t’occupes de trouver tout ça ? Je tente de trouver le matériel pour tout ça. » Ouvrant au hasard encore une fois les différents placards, la Kark finit par trouver la plus part des ustensiles requis à l’exception d’une balance. Ce ne fut qu’alors qu’elle commençait à désespérer, que Calliope vit une vieille balance au sommet d’une étagère. Naïvement elle tenta de lever le bras en se mettant sur la pointe des pieds pour l’attraper, mais ses pauvres doigts ne palpèrent que le vide. Lâchant un soupire et bredouillant quelques insultes contre la nature qui l’avait fait bien trop petite, la Kark finit par prendre une chaise et grimper dessus pour tenter de saisir de la balance. Pas un instant, la sorcière ne c’était dit qu’avec un simple accio, cette balance serait dans ses mains depuis longtemps. La chaise était bancale, pas l’idéal quand on veut monter dessus, mais Calliope ne s’en formalisa pas plus, et se contenta d’essayer d’attraper la balance. Surprise par le poids de l’ustensile, la sorcière sentit son dos se cambrer, et son corps entier former une étrange torsion, alors qu’elle se sentait basculer en arrière et prête à s’étaler de tout son long.


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Ce message a été posté Jeu 29 Déc 2011 - 11:55



    Dans le regard de Baël se tenait tout l’espoir qu’il mettait en la jeune Calliope et ses talents supposés de cuisinière. Ses mathématiques étaient simples femmes était égal à tâches ménagères et c’est un brun désarçonné qu’il accueillit l’aveu de la jeune sorcière. Il posa une main sur son ventre grognon, se demandant s’il oserait avoir recourt à Mochred et le laisser être le témoin de leur entrevue nocturne. Il n’en avait pas l’envie, puisqu’il n’était pas certain d’avoir un contrôle suffisant sur la bête pour l’empêcher d’aller tout répéter. Il savait que l’on ne désapprouverait pas ses actes, puisqu’on lui avait expressément demandé de s’occuper de la famille Kark, mais il ne voulait pas laisser croire que l’entente s’installait entre eux, et pire encore, qu’il finissait par lui confier certains éléments de sa vie. Pour le reste du monde, Calliope devait rester la petite gamine qu’il traînait avec lui sur les ordres de ses parents.

    « Ces animaux ? En effet ça ne devrait pas être compliqué de faire de même. »
    Renifla-t-il avec un certain dédain. Pour lui les moldus étaient demeurés à l’âge de pierre, ils n’étaient ni un danger ni un obstacle insurmontable. Il opina du chef, donnant accès à Calliope à l’ensemble des placards puis balaya du regard la pièce pour trouver sur quoi se concentrer. Des potions… En effet ça ne devait vraiment pas être compliqué, il avait toujours eut de bonnes notes dans cette matière et Calliope avait des connaissances étendues en la matière. Elle avait en plus toujours eut une réputation d’élève excellente. Peut-être même plus brillante que lui, car plus appliquée.

    « Du rhum ? Ca me plaît ça… » Marmonna-t-il en se mettant à la recherche de tous les ingrédients sous les ordres de Calliope. Soudain, la pièce lui paraissait plus accueillante qu’elle ne l’avait jamais été et il sut que s’il en avait besoin, il pourrait désormais faire appel à ce souvenir là pour calmer ses angoisses. Des œufs dans la main, il tenta un regard vers Calliope pour imprimer le moment dans son esprit et la vit en mauvaise posture. Aussitôt il lâcha ce qu’il tenait pour venir à son secours, juste à temps avant qu’elle ne heurte le sol. Il la serra contre lui quelques instants, son souffle bloqué dans sa poitrine, avant de concéder à lui faire retrouver la terre ferme. Pour autant il ne la lâchait toujours pas. « Tu as une fâcheuse tendance à tomber du ciel… » Tenta-t-il en plaisantant, mais le plissement d’inquiétude de son front ne disparaissait pas. « Tu ne t’es pas fais mal ? » demanda-t-il, sa main pressant son épaule alors qu’il la scrutait pour être certain qu’elle allait bien. Il sentit doucement la tension se relâcher dans ses muscles alors qu’il s’apercevait que la chute avait été sans incidence. « Je t’ai dis de faire attention ici. Le manoir est traître. » Souffla-t-il en remettant en place une de ses adorables bouclettes brune derrière son oreille, comme elle avait l’habitude de le faire. Il resta pétrifié un instant, puis il s’écarta brusquement d’elle, bafouillant sur l’état désastreux du sol. Les œufs eux n’avaient pas résisté à leur chute, et il s’empressa de les ramasser pour ne pas avoir à la regarder encore. Lorsque tout fut propre ils purent enfin s’atteler à la tâche mais cuisiner des crêpes s’avérait plus difficile qu’ils ne l’avaient d’abord crut. Leur pâte était pleine d’énormes grumeaux et ils devaient se relayer pour la tourner tant leur bras finissait par leur faire mal. Alors que Baël se démenait, dans l’idée d’être vainqueur et d’assoir son statut de mâle, Calliope le taquina sur l’inefficacité de ses efforts. Il attrapa alors une pleine poignée de farine et lui jeta au visage, puis laissa échapper un rire nerveux alors qu’elle le regardait avec un air terrible.

    « Avoue que je vise plutôt bien… » Hasarda-t-il avec un sourire moqueur et une moue fière.
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Calliope Kark
Calliope Kark
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Ce message a été posté Jeu 29 Déc 2011 - 18:54

    C’était agréable cette façon qu’il avait de toujours la sauver. Pas d’excès d’orgueil pour la Kark qui appréciait trop le fait de ne pas être retombé ridiculement sur ses fesses, pour broncher, ou bafouiller quelques remarques tels que « J’aurai pu très bien me débrouiller toute seule ». Et puis notre douce Calliope avait toujours été trop honnête pour faire preuve d’autant de mauvaise foi. L’emprise des bras du Rosier était suffisamment ferme pour lui rendre sa stabilité, et suffisamment douce pour ce pas lui donner l’impression d’être prisonnière. Non vraiment c’était agréable et déconcertant. La sorcière se sentit doucement rougir, mettant ça sur le compte de la honte d’être une telle empotée, elle avait d’ailleurs bredouillé quelques excuses. Et elle ne put qu’esquisser qu’un faible sourire crispé alors que ses joues s’enflammaient un peu plus lorsque le Rosier évoqua sa première chute. Tacitement Lilith, Baël, Philippin et elle, avaient décidé de ne plus jamais abordé les scabreuses et décadents évènements qui leur avaient permis de capturer le fils du premier ministre. Penser à sa chute dans la boite Punk, c’était inéluctablement penser au long baiser échangé avec le Rosier. Certes dans l’instant il y avait eu une raison précise, mais près de trois mois plus tard il ne restait plus que la gêne et l’envie de disparaitre. Et bien évidemment elle n’avait rien de spirituel rétorquer pour se sauver. C’est tout juste si elle parvient à dire « On ne meurt pas en tombant d’une chaise ».

    Sa respiration se bloqua dans sa poitrine la laissant muette, quand Baël passa doucement sa main dans ses cheveux. Il recommençait, comme la dernière fois dans la boutique, et encore une fois la Kark ne put que faire des hypothèses stériles et silencieuses quant aux raisons de ces gestes. La jeune femme finit par mettre son trouble sur le fait qu’avec les Rosier comme avec le reste de ses proches elle avait toujours été plus habituée à distribuer ce genre d’attention qu’à en recevoir. Cuisiner lui donna au moins l’occasion d’oublier tout cela. Calliope s’était adonnée à la tâche avec la curiosité enfantine que suscitent la nouveauté, et le plaisir de découvrir de nouvelles pratiques, de nouvelles textures. Ils avaient beau suivre scrupuleusement la recette, la pâte était bien trop épaisse, les gros grumeaux qui la peuplaient lui donnaient tout sauf l’air d’être appétissante. Pas dépitée pour autant, la manœuvre avait fini par l’amuser tout comme l’air concentré que prenait Baël en s’acharnant sur le pauvre saladier. Trop occupée à se moquer et à rire, notre naïve Poufsouffle ne vit même pas le Rosier prendre une grosse poignée de farine pour lui jeter au visage. La poudre blanche la fit tousser puis éternuer, à travers ses cils elle discernait mal Baël, mais ça ne l’empêcha pas d’écarquiller les yeux, et d’entrouvrir la bouche, et lui offrir une moue offusquée qui se mua bien vite en un sourire vengeur. Ses mains trouvèrent bien vite un chemin vers la boite d’œufs se trouvant sur la table, elle en prit deux qu’elle entreprit de casser sur le sommet du crâne du Rosier en se mettant sur la pointe des pieds. « Il parait que c’est bon pour les cheveux. ».

    Comprenant qu’elle venait de déclencher une guerre, la sorcière recula prestement en s’armant de munitions en tout genre, qu’elle s’évertuait de jeter sur Baël. La plus part du temps ses projectiles rataient le Rosier, l’agilité n’avait jamais été son fort. Lorsqu’elle n’eut plus rien à jeter à son partenaire de jeu, Calliope encore hilare essoufflée par sa course, finit par lever ses deux bras pour montrer qu’elle avait bien les mains vide. « Je me rend ! Je me rend ! ». Ce ne fut qu’une fois la bataille terminée, que la jeune Kark réalisa qu’à eux deux ils avaient véritablement saccagé l’ensemble de la pièce. Pas un meuble n’avait été épargné par leur bataille, elle ne put s’empêcher de se mordre légèrement la lèvre, assailli un instant par une légère vague de culpabilité. Mais encore une fois Calliope oublia toute notion de responsabilité quand son sombre regard glissa vers Baël. Pouffant à moitié de rire, elle lança : « Tu verrais ta tête. » Calliope se munit de deux torchon qu’elle humidifia avant de se diriger vers Baël qu’elle s’évertua de débarbouiller. Elle tenta de nettoyer ses belles boucles brunes maintenant toute poisseuses, avant de capituler. Sans pour autant s’éloigner de Baël, elle souffla « Je crois que tu n’échapperas pas à la douche ce soir. Pour la cuisine, il vaut mieux appeler votre elfe de maison ? Tes parents ne risquent pas d’apprécier le fait qu’on ait transformé leur cuisine en porcherie. » De Baël son regard glissa jusqu’au saladier plein de pâte à crêpes « Tu veux quand même qu’on tente de les faire cuire ? »


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Ce message a été posté Jeu 5 Jan 2012 - 14:16



    Cependant il n’aurait pas cru que Calliope aurait le cran de répliquer et c’est presque avec effarement qu’il sentit la matière gluante de l’œuf couler sur son crâne et descendre dans sa nuque. Baël resta un moment interdit, le fouet toujours à la main, fixant la jeune femme comme si elle avait été issue d’une autre planète. Il posa doucement l’ustensile, ramassa ce qu’il trouva sur le comptoir et dans un même geste ils se mirent à se bombarder de victuailles. Baël visait un poil plus juste que Calliope, et il poussait des cris de victoire chaque fois qu’un de ses bombardements venait à toucher sa cible. Patinant dans ce qui était tombé à terre, il lui arrivait cependant souvent de perdre l’équilibre et les trois quart de son chargement si bien que lorsqu’ils décrétèrent une trêve, ils étaient aussi couverts que les murs, les meubles et le sol. Face au désastre Baël ne ressentait aucune gêne, il riait doucement, le souffle court après la course.

    « Tu verrais la tienne… » Rétorqua-t-il en éclatant de rire. Elle était recouverte d’une espèce de pâte dont il ne voulait même pas essayer de deviner le goût. Pourtant, elle n’en perdait pas son charme. Il était même agréable de la voir quitter son habituelle prudence et raideur, qui n’étaient peut-être pas les attributs de son caractère les plus développés mais ceux qu’elle manifestait en général à son encontre. Il se laissa docilement faire alors qu’elle le frottait avec des torchons, évitant de faire de même de peur de franchir une ligne et de se montrer indélicat. « Toi aussi tu auras bien besoin d’un coup de savon. » D’un coup d’œil il croqua sa silhouette, presque trop apparente dans sa chemise de nuit humide. Il alla fouiller dans son sac et en sortit une de ses chemises, sale certes, mais sèche et il la lui tendit. « Tu devrais… tu vois… parce que… » Fit-il en désignant d’un geste vague sa poitrine, les joues un peu rouge.

    « Mes parents ne verraient pas la différence ils ne viennent jamais ici. Cette pièce est le territoire des elfes de maison. » Répondit-il, toujours souriant, son regard dans celui de Calliope. Il avait reprit les torchons avec lesquels elle le frottait et avait fait un pas en arrière, trop gêné sans doute par leur proximité. « Je crois même que la décoration n’a pas changé ici depuis… un sacré bout de temps. » Il haussa les épaules, lui aimait l’endroit, la chaleur douce qui y régnait et l’odeur de biscuit qui avait imprégné les murs. Sans doute l’un de ses refuges privilégié après sa chambre. Le reste de la maison lui était toujours apparut comme inquiétant, sans compter la porte qui menait au sous-sol, et donc aux cachots et qui faisait naître des sueurs froides dans le dos.

    « Bien sûr qu’on les fait cuire ! » reprit-il avec plus de vigueur, voulant chasser la nostalgie qui le frappait. « J’ai toujours faim. En fait je crois que la bataille m’a ouvert l’appétit, j’ai encore plus faim que tout à l’heure ! » Patinant dans la « boue » qui s’était formé au sol, il alla chercher une poêle et il versa un peu de pâte dessus. Il mit le tout sur le feu. En attendant il prit la bouteille de rhum qu’ils avaient sortit, deux petits verres et les servit. Il en tendit un à Calliope tandis qu’il portait déjà le sien à ses lèvres. « A la tienne… » Il avala le liquide et esquissa une grimace, les yeux brillants. « Wouh ! Je savais que le rhum serait une bonne idée ! »

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Ce message a été posté Ven 6 Jan 2012 - 19:23

    Ce ne fut que lorsqu’elle passa ses bras sous l’eau chaude l’évier pour se délester des stigmates de la bataille que Calliope réalisa qu’elle n’avait ri comme ça depuis une éternité. Même avant la mort de Philippin on ne lui avait peu donné l’occasion de rire autant. Non quand il réfléchissait bien son dernier four rire datait de Poudlard peut-être était-ce en Janvier ou Février. Sur le moment elle ne se blâma de l’indécence qu’avait son comportement alors qu’elle portait toujours le deuil de son meilleur ami. Non, elle préférait savourer l’espace d’une poignée d’heures, le fait de n’avoir que 18 ans et le droit à cet égard de se montrer déraisonnable. Il y avait quelque chose de gênant mais aussi de jubilatoire dans le fait de commettre des bêtises et surtout d’avoir un complice dans la manœuvre, ou plutôt un partenaire de crime. A peu près débarbouillée, la Kark n’avait même pas remarqué que l’eau autant que la substance gluante qui tachait ses vêtements avaient planqué le fin tissus de sa chemise de nuit contre sa peau, la moulant d’une façon bien trop indécente pour une jeune fille de son rang. Crise de rire ou pas, ça n’empêcha pas Calliope de virer écarlate et de se draper hâtivement dans la chemise que lui tendait Baël. Le mélange aurait sans doute donné des suées froides à Carmella Higgs la grande prêtresse de la mode sorcière, mais la chemise avait le mérite de dissimuler sa chair bien trop apparente. La sorcière dû tout de même retrousser les manches, autant pour avoir un brin moins l’air ridicule que pour retrouver une certaine liberté de mouvement. « Mes parents ne verraient pas la différence ils ne viennent jamais ici. Cette pièce est le territoire des elfes de maison. Je crois même que la décoration n’a pas changé ici depuis… un sacré bout de temps. » La Kark ne flaira pas la nostalgie qui imprégnait les paroles du Rosier, et se contenta d’ajouter, non sans un sourire. « C’est un peu notre royaume à tous les deux maintenant. Après tout on a refait la décoration. »

    Avec la même curiosité qui l’avait animé pendant la préparation des crêpes Calliope observa silencieusement Baël verser la pâte sur la poêle, s’émerveillant des transformations opérées en si peu de temps. Alors que la pâte ce mettait faire de petite bulle, la sorcière toujours aussi fascinée, se promit que ce ne serait pas la dernière fois qu’elle retenterait ce genre d’expérience. Captivée comme un enfant devant les vitrines de noël, la sang-pure ne remarqua même pas la petite manœuvre du chasseur de vampire, et ne comprit que quand on lui mit un verre entre les mains. Incrédule elle observa le liquide ambrée, renifla suspicieusement cette boisson qu’elle ne connaissait pas, avant de le faire danser dans son verre. Si Baël n’avait pas hésité à y tremper ses lèvres, notre douce et souvent raisonnable Calliope se retrouvait confronté à un cas de conscience : boire ou ne pas boire ? Lors de sa petite virée au gobelin estropié en plus de s’être faite saigné, la Poufsouffle avait découvert que l’alcool était loin de lui réussir. Après une longue hésitation, elle finit par plonger timidement ses lèvres dans son verre. Après tout elle n’était qu’avec Baël que pouvait-il bien arriver ? Et puis, la jeune femme s’amusait trop pour gâcher tout en jouant les rabats joies. L’alcool ajouté à la cuisson –ou plutôt le massacre - des crêpes firent éclore de nouveaux sourires, résonner leurs deux rires à l’unisson dans la cuisine. Trois verres plus tard Calliope s’autoproclamait reine et sacrait d’une cuillère en bois Baël roi tout puissant de la cuisine et du garde-manger.

    L’épreuve de la poêle passé, la Kark s’improvisa chef, en élaborant des garnisons aux combinaisons souvent étrange, parfois bonnes, et rarement mauvaise. Baël lui servait alors de goûteur, après tout c’était lui l’ogre de la bande. Le tout ponctué de quelques verres de rhum de sorte qu’une fois le génocide au pays des crêpes achevé, il ne restait plus que quelques gouttes dans la bouteille, et deux jeunes gens bien trop joyeux pour que cela paraisse naturel. Comment les deux jeunes gens en vinrent-ils à se chatouiller ? Mystère. Peut-être était-ce Calliope qui avait commencé ou bien était-ce Baël ? Le fait est que la Kark se trouva bien vite en position de faiblesse, se contorsionnant dans tous les sens elle implorait la pitié du chasseur de vampires. Ce ne fut que lorsque le Rosier s’arrêta que la sorcière remarqua que tous deux étaient étrangement proche, désinhibés par l’alcool, ça ne la gêna en rien, et puis de toute façon ses joues étaient écarlates depuis qu’elle avait commencé à boire. Non la seule chose qui la préoccupa sur le moment fut la tâche de confiture égarée à la commissure des lèvres de Baël. La jeune femme leva doucement un bras dans l’optique de faire disparaitre la marmelade, mais se ravisa, une meilleure idée avait caressée son esprit joueur. Notre douce Poufsouffle approcha ses douces lèvres et d’un baiser fit disparaitre la tâche de confiture. La chose devait être agréable, puisque sans l’ombre d’une hésitation, ses lèvres glissèrent jusqu’à rencontrer celle du Rosier.


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Ce message a été posté Lun 16 Jan 2012 - 15:27



    Baël n’avait su que répondre et s’était contenté de sourire. Leur royaume. Il y avait quelque chose de réconfortant à l’idée que quelque chose puisse pour une fois échapper au contrôle des Rosier et être source d’un quelconque bonheur, si c’était ce qu’il croyait deviner. Dans tous les cas la présence de Calliope était lumineuse et éloignait les sentiments qui l’étreignait d’habitude lorsqu’il se trouvait dans cette demeure. N’ayant jamais vraiment pu se débarrasser de son influence, il en éprouvait néanmoins les effets néfastes à chaque instant. Il mangea tout ce qu’elle lui proposa de goûter, même les combinaisons les plus farfelues, et dieu seul savait combien l’imagination de la jeune Kark pouvait être intarissable, sans se lasser de voir sa mine réjouie et cet enthousiasme qu’elle mettait à une rencontre aussi simple. L’alcool qu’ils buvaient à grande gorgée concourra également en grande partie à briser la glace entre les deux jeunes gens et leurs paroles et gestes devenaient plus libres à mesure que leurs joues prenaient des couleurs. Baël était d’ordinaire plus résistant mais la fatigue couplée aux blessures avaient eut raison de son flegme habituel si bien qu’il prit le sacre de Calliope très au sérieux et se coiffa d’une passoire pour montrer à tous son statut de roi tout puissant. Grande majesté de la bouffe.

    Un défi avait été lancé, puis un autre et tous avaient été relevés avec une certaine nonchalance face au ridicule. Baël avait comme ça essayé de fourrer des olives dans ses narines sans grand succès, ce qui lui avait valu d’avaler un mélange sardines/confiture de fraises qu’il avait réellement apprécié au grand dam de la Kark qui ne savait plus quoi inventer pour freiner son vorace appétit. C’est lui qui le premier avait lancé l’offensive des chatouilles, arme suprême qui lui valait toujours les capitulations de ses sœurs adorées. Il fallu vraiment que les plaintes et les supplications de Calliope soient convaincantes pour faire cesser le bourreau, fier comme un pape de son œuvre et de sa suprématie. Il allait d’ailleurs se lancer des éloges plus que flatteuses lorsqu’il avait surprit le regard sérieux de Calliope qui l’avait réduit au silence. Il avait sentit un frisson parcourir son échine quand elle posa ses lèvres juste au coin de ses lèvres. Puis il se figea lorsqu’elle emprisonna ses lèvres d’un baiser sucré, ses sourcils jouant au rodéo sur son front alors qu’en lui se disputaient deux sentiments. L’embrasser ou… L’embrasser.

    C’était différent de cette mission où elle l’avait embrassé à pleine bouche. Cette fois il n’y avait aucun enjeu, aucune nécessité, aucune menace de mort qui n’oblige la jeune sorcière à un tel geste. C’était plus doux aussi, tendre, différent des quelques fois où on avait écrasé des lèvres étrangères contre les siennes. Ne sachant trop comment réagir, et sans doute devant son manque de réaction, le baiser s’interrompit rapidement, soumettant la légère coloration de ses joues au regard attentif de Calliope. Son cerveau avait littéralement cessé de fonctionner, si bien qu’aucune pensée ne traversait son cerveau, en dehors de la certitude que cela n’aurait pas du s’arrêter aussi tôt. Il pencha alors à nouveau la tête, chercha les lèvres de Calliope, avec douceur et incertitude, les effleura, son souffle les caressant, avant de finalement se jeter à l’eau. Il agrippa sa hanche, la ramena contre lui, alors qu’il l’embrassait désormais avec une passion qu’il ne s’était jamais sentit capable d’éprouver. Peut-être que l’alcool y était pour quelque chose, ou bien la raison en était totalement différente, tellement inattendue qu’elle le clouait sur place. Il brûlait de ce feu indécent qui le rongeait, partagé entre le délice de ces sensations et l’idée qu’il était en train de trahir une partie de son être. Pas parce qu’elle était Calliope, non, il lui semblait à cet instant qu’il n’avait jamais pu avoir qu’elle, même lorsqu’il la taquinait quand ils étaient plus jeunes. Mais bel et bien parce que c’était sa chute à elle qu’il précipitait en l’attirant ainsi à lui.
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Ce message a été posté Mer 18 Jan 2012 - 0:04

    Ça ne devait être qu’un jeu. L’esprit imbibé d’alcool de la Kark n’avait certes pas élaboré de plan particulier quand ses lèvres avaient déviées de leur trajectoire initiale, mais elle avait eu une certitude ce baiser devait être au moins aussi agréable que le reste de leurs jeux. Il le fut, et bien plus encore. Non ce qui la surprit ce fut le sérieux qui la gagna soudainement la glaçant presque. Comment un baiser aussi bref, pouvait avoir l’effet d’un raz-de-marée ? Notre douce Calliope se sentait chamboulée plus par les sensations que ce geste aussi furtif avait su éveiller en elle. Le manque de réaction de Baël, lui fit un pincement cœur ou bien était-ce juste une question d’orgueil. Mais le tout fut bien vite balayé par le souffle du Rosier sur ses lèvres. L’attente se faisait interminable et Calliope faillit franchir la limite, avant de laisser au chasseur de vampire tout le loisir de passer le Rubicon. Intense et tendre, la Kark se laissa happer par le baiser, elle passa doucement ses bras autour de son cou, comme pour s’imprégner de la chaleur suave que lui offrait Baël. Elle ne savait pas ce que c’était, ni où tout ça les mènerait, elle se contentait de savourer l’instant, et cette douce sensation que là, maintenant, dans cette cuisine, ils se suffisaient l’un à l’autre. Et peut-être qu’au fond c’était tout ce qui comptait. La Poufsouffle avait l’impression qu’on comblait un vide au fond d’elle, la même impression qu’avec Khaani, mais en plus fort, plus complet. Le baiser rompu, la magie envolée, mais la gêne bien palpable Calliope préféra s’accrocher à l’idée stupide mais rassurante qu’un jour lui avait soufflé Scarlett Fuller : « Les jolies filles ont besoin d’être embrassée ». Comme un brise-vagues face aux sentiments éveillés par ces deux baisers. Alors que ses bras retombaient le long de son corps, et que Baël mettait fin à leur étreinte, la Kark sentit un frisson traversé son corps. Il faisait meilleur près de lui…mais ce n’était qu’un jeu. Tout du moins ça avait commencé avec un jeu, et pourtant tout était devenu si sérieux, presque grave. Et la tournure quasi solennelle de l’entreprise l’empêchait de sourire et de glousser bêtement. L’alcool avait été le moteur, avait favorisé tout ça, et là il n’avait même pas le bon goût de la tirer de cette mauvaise situation. Non il ne la laissait que pâteuse et embrouillée.

    Leurs regards fuyant se croisaient parfois aggravant le silence qui s’était installé dans cette cuisine. Il fallut le ding sonore de l’horloge de la cuisine pour donner à Calliope le courage de parler, ou plutôt de lâcher abruptement.« On devrait aller au lit » Elle se stoppa nette comme foudroyer par l’interprétation qu’on pouvait faire de ces paroles dans ce contexte, avant d’ajouter vivement et rougissant dans des teintes écarlates défiant les lois de la nature : « Chacun dans notre chambre…pour dormir…tout seul. » Son lapsus était d’autant plus gênant, que l’idée lui avait au moins effleuré l’esprit. Cachant ses rougeurs dans les manches trop grandes de la chemise de Baël, elle lui emboita le pas, et silencieusement ils regagnèrent leurs chambres respectives, ne se soufflant que de faibles «bonne nuit » avant de se séparer. Une fois la porte de sa chambre refermée, Calliope se permit de lâcher un long soupir avant de se laisser tomber sur son lit. Il était tard, elle avait chahuté et but, même la honte ne la maintenait pas éveiller. Ce ne fut qu’au moment où elle se sentit sombrer dans les bras de Morphée, qu’elle se rappela qu’elle ne s’était ni lavée, ni n’avait quitté la chemise offerte par le Rosier.

    Le lendemain matin, ou plutôt très tôt dans l’après-midi, la Kark se réveilla la tête lourde, et avec l’impression d’être imprégnée d’une odeur qui ne lui appartenait pas. La sensation n’était pas désagréable en soit, mais eu le malheur de lui rappeler le déroulement et surtout le fin de cette nuit agitée. Si l’issue la laissait confuse, se remémorer l’avant, lui rappelait également qu’elle avait passé un excellent moment. Si tout ça lui apparaissait désormais comme un immense gâchis, dans un formidable paradoxe la Poufsouffle n’arrivait pas à avoir de regrets. Son passage sous la douche eut le mérite de la conforter dans l’idée qu’il fallait réparer tout ça, et ne pas laisser tout ça s’enliser dans un miasme de gènes et de silences. S’étant levé après l’heure du repas, sans doute Anna Bella consciente de ses insomnies avaient jugé bon de la laisser dormir, Calliope n’eut pas l’occasion de recroiser Baël. La Poufsouffle se contenta de la guetter, lui et une occasion de lui parler, elle s’abstient pourtant de parler de tout ça à Lilith. Ce qui s’était passé cette nuit de leur aventure culinaire au baiser devait rester secret, c’était en tout cas une des certitudes qui l’habitaient. Ce fut d’ailleurs en sortant de la chambre de sa meilleure amie qu’elle aperçut au croisement d’un couloir la silhouette du chasseur de vampires. « Baël ? Je peux te parler…s’il te plait ? » Avec toute sa volonté de Poufsouffle la Kark réussit à le traîner dans sa chambre. Ce qui allait se dire ne devait pas être entendu par des oreilles qui trainent. Calliope avait la sensation que si Lilith entendait ne serait-ce qu’une bride de leurs conversations, une nouvelle guerre éclaterait dans le monde des sorciers. Rassemblant quelques miettes d’assurances, et surtout se remémorant ce qu’elle s’était promis de dire toute la journée. « Je… à propos d’hier soir…tu sais euh… » C’était bien la peine d’avoir répété mentalement, la sorcière sentait toutes ses phrases habilement préparé s’emmêler. « C’est un peu un truc que je fais quand je bois…tu sais de l’alcool… Lilith t’as sans doute parlé de ce qu’il s’est passé à Pré-au-Lard… » Cette réplique elle n’était pas prévue, la Kark n’avait pas spécialement envie de passer pour la pire de traînée du monde des sorciers, et elle avait l’impression de mentir, en comparant ces deux baisers, aux multiples et sans saveur qu’elle avait échangé cette soirée-là avec des inconnus. Les joues à nouveau flamboyantes, elle finit par trancher. « Tu sais hier soir, avant que ça ne devienne bizarre, j’ai vraiment passé un bon moment avec toi. Ce genre de choses ça ne m’arrive pas souvent ces temps-ci….et j’aimerais sincèrement que cette fin bizarre ne viennent pas tout gâcher…Tu comprends ? »




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Ce message a été posté Mar 24 Jan 2012 - 13:16



    Jamais sensation n’avait été plus douce dans l’esprit du jeune Rosier. Contre ses lèvres subsistait encore le souvenir de celles de Calliope et de son parfum. Il en avait oublié le chantier qu’était devenue la cuisine et ses blessures s’étaient depuis longtemps faites oubliées. Rien d’autre ne subsistait que cette envie de recommencer, encore et encore, bien que la surprise le cloue sur place. Le bruit mat de l’horloge résonna à ses tympans et il posa un regard confus sur la jeune femme. Ses propos l’aurait fait rougir aussi, si dans sa précipitation à rectifier ses paroles elle n’avait pas été aussi drôle. La réputation de Baël devait lui faire craindre qu’il ne veuille lui sauter dessus à cette occasion qui lui était donnée, pourtant il n’aurait rien fait de plus que l’accompagner à la porte de sa chambre. Les rumeurs étaient souvent fausses.

    « Dormir c’est une excellente idée. »
    fit-il pour ne pas accentuer la rougeur de ses joues. Il donna des ordres pour que la cuisine soit remise en état et ils regagnèrent leur chambre en silence, sans doute déjà trop heureux que leurs jeux n’aient pas réveillé tout le manoir. A l’instar de la jeune sorcière, Baël prit le temps de se débarrasser de ses vêtements et de prendre une douche, pour éviter toute question si on entrait à l’improviste dans sa chambre. Il avait apprit avec le temps à ne pas laisser trace de ses actions. Il était évident que ce qui s’était passé cette nuit là devait rester entre eux, qu’il devait le tenir enfouit. Pourtant chaque fois que ses pensées venaient à dériver, Baël sentait son pouls s’accélérer et un sourire, un brin niais, nouvelle émotion de sa palette, ne manquait pas de venir s’afficher sur son visage.

    Il s’était jeté tôt de son lit, conscient que son retour inopiné ne manquerait pas de soulever des questions, en particulier s’il passait sa journée au lit. Ses blessures se rappelaient parfois à lui, douleur lancinante qui le prenait au corps, mais il avait apprit à ignorer la douleur et rien ne venait transparaître sur son visage. Les soins de Calliope avaient d’ailleurs été suffisamment efficaces pour qu’il puisse même pousser jusqu’à l’entraînement physique, ne dérogeant pas à sa routine d’un iota. C’était son esprit, qui lui était ailleurs, fixé sur des détails qu’il ressassait inlassablement. S’il avait pu l’ignorer jusque là, il voyait bien qu’à ce stade c’était devenu impossible. Calliope l’attirait. Et ce n’était pas un coup de cœur de gamin ou une simple attirance physique. Non c’était niché au fin fond de son être, enraciné presque, comme des griffes plantées dans son cœur.

    Il en était à déambuler dans les couloirs, se dirigeant vers la chambre de la jeune femme, quand elle l’avait interpellé, ce qui lui faisait dire que le hasard faisait bien les choses. Il la suivit, tenant au creux de sa paume l’objet de sa visite. A force de s’entendre répéter qu’elle ne s’amusait pas ces derniers temps, et l’on comprenait pourquoi, il avait cherché un moyen de lui rendre son sourire, au moins pendant quelques temps. En vérité, il avait hâte de voir quelle serait sa réaction. Il franchit le seuil de sa chambre un peu gêné. Ils allaient se retrouver à nouveau seuls et son esprit lui ne pouvait s’empêcher de galoper vers le souvenir de ces deux malheureux baisers. Est-ce que la situation exigeait qu’il la prenne dans ses bras ? Ou bien ?

    Ses réflexions furent stoppées net. Son poing se contracta, écrasant le minuscule dragon de papier qu’il avait confectionné et enchanté. Après un instant de flottement il afficha un sourire nettement moqueur, la parade rêvée contre toute attaque. « Qu’est-ce que tu t’imagines gamine ? Que j’allais crier ça sur tous les toits ? Tu peux dormir tranquille. C’est comme si ça n’était jamais arrivé. » Et sans plus attendre il fit demi-tour et claqua la porte de la chambre.

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