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Ce message a été posté Sam 24 Sep 2011 - 15:45

    Allongé de tout son long dans le confortable divan du salon, Thomas observait son chat dormir à point fermer sur son ventre. Distraitement, il caressait les longs poils blanc et roux d’Ambrosia qui ronronnait dans son sommeil. Il sentait les vibrations au niveau de son estomac, constant et régulier, presque comme une berceuse.
    Pourtant il ne faisait plus que somnoler depuis une petite heure environs. Lorsqu’il s’était endormit, il faisait encore plein jour, début d’après-midi certainement. Il s’était réveillé il y a quelques temps, la tête bien trop lourde, pour constater que le soir tombait lentement entre les rideaux entrouverts. Les jours raccourcissaient et l’automne arrivait à grand pas. Peut-être même que la date était déjà venue et passée sans qu’il ne le sache. De toute manière il ignorait la date du jour. Il ne regardait plus le calendrier depuis longtemps, et ça ne lui manquait pas non plus d’éviter de regarder l’heure.

    Pendant son exile forcé dans le désert, il avait prit l’habitude de ne plus avoir besoin du temps, et de perdre le compte des jours. Il avait été dépossédé de ce genre de repères et avait été contraint de les laisser le quitter pour de bon. Une fois revenu, il s’était plus ou moins réhabitué à toutes ces notions-là, mais le travail était fait maintenant. Il n’en n’avait plus besoin.
    Et de toutes manières, pour quoi faire ? Plus de femme, plus de travail, quel besoin avait-il encore de regarder l’heure ou de savoir s’ils étaient lundi ou vendredi ? Aucune.
    Plus d’obligations, plus de devoirs envers personne. Il avait tout le loisir de ressasser son malheur, son ressentiment et cette fichue journée au Ministère. Et lorsqu’il en avait assez de ressasser, il avait tout son temps pour essayer de l’oublier et se noyer dans l’alcool.

    Et comme Neldo trainait encore à mi-temps dans les environs, c’était lui qui se chargeait de tout. Du moins qui se chargeait du réapprovisionnement. Thomas lui avait clairement dit qu’il voulait rester seul de toute façon. Et il le soupçonnait d’être bien arrangé par cet état de fait, parce que ça lui donnait tout le loisir d’aller voir Nora. Il lui avait dit qu’il avait tout à fait le droit d’aller la voir, mais qu’il lui était interdit de lui en parler. Neldo obéissait, sûrement à contre cœur, Tom s’en fichait. C’était assez dur comme ça de le voir réapparaitre et de devoir se faire cruellement violence pour s’empêcher de lui poser la moindre question sur sa femme.

    Sa femme de qui il était séparé mais dont il lui était formellement interdit de divorcer. Il le savait, sa sœur s’était renseignée pour lui. C’est vrai que dans leur communauté de sang-pur bien pensant, la chose n’avait pas du se voir souvent. Une fois qu’on avait la corde au cou c’était pour de bon. C’était pire encore depuis que Kark était en place apparemment. On ne pouvait tout simplement pas rompre un mariage, pas un mariage de sang-pur en tout cas…
    On pouvait le faire annuler par contre, mais après sept ans, il était un peu trop tard pour ça. Du coup il était piégé.

    Plongé dans ses pensées moroses et ternes, pleines de rancœurs, Thomas fut surpris d’entendre la poignée de la porte d’entrée s’activer brusquement. Il sursauta si fort qu’Ambrosia préféra déguerpir de son torse et prendre place sur un fauteuil à proximité.
    Eveillé mais la tête douloureuse et lourde, le sang de Tom ne fit qu’un tour en imaginant qui pouvait bien se trouver sur son palier. Un mangemort peut-être ? Il avait craint leur visite depuis l’épisode au Ministère et vivait sur le qui-vive. Pas assez apparemment car quelques secondes plus tard, avant qu’il se soit dépêtré et relevé du divan puis mit la main sur sa baguette, le visiteur avait brisé l’un des carreaux de la porte d’entrée pour déverrouiller celle-ci.

    Se sentant un peu pâlir, Tom crispa sa main gauche sur le manche de sa baguette, prêt à la brandir.
    Et lorsque son fameux visiteur fit irruption dans le salon, il mit quelques longues fractions de seconde avant de le reconnaitre, plongé dans la pénombre à l’autre bout de la pièce. Une vague de soulagement lui étreignit la poitrine et il poussa un long soupir pour se détendre. Frottant ses yeux d’un air là, il se laissa retomber assit dans le divan et releva ses yeux clairs sur son meilleur ami, qui affichait la mine sombre des mauvais jours.

    « Tu m’as fichu la trouille » grogna Tom avec mauvaise humeur « J’espère que tu n’as pas laissé de bouts de verre partout dans le hall… »
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Ce message a été posté Mar 4 Oct 2011 - 12:25

Incroyable c’était son anniversaire et même ce jour là cet imbécile ne daignait pas lui faire signe? Julian était fou… Il avait perdu son boulot avait ramassé des sorts de magies noires dans la tronche et au lieu de pouvoir en parler avec son ami et trouver une solution il devait attendre que mossieu mac nair arrête de déprimer comme une fillette?

Oui, sa femme était une putain de mangemort mais ça il aurait du le savoir hein… Ca n’avait rien de nouveau… Julian se passa une main rageuse dans les cheveux avant de se décider à transplaner direction le cottage. Pas de cheminée c’était trop risqué tant on surveillait ses allées et venues. Il avait été obligé d’accepter un poste dégradant de sous-fifre pour ne pas être envoyé à Azkaban et il savait a quoi s’en tenir vis-à-vis du ministère.

Un transplanage loin de tout en pleine campagne, Julian avait décidé de marcher. D’une part pour être sur et certain qu’on ne le suivait pas et d’autre part pour arriver suffisamment calme pour ne pas le secouer comme un prunier.
Peine perdue la marche dans la lande l’énerva plus qu’autre chose. Avec cette connerie de rosée il se trempait les jambes et ça le mettait de mauvaise humeur en plus du reste. Arrivé devant la porte du cottage il hésité une seconde avant de se décider à péter un carreau.

Transplaner à l’intérieur était impossible a cause de Keenan et il n’avait aucune envie que son ami fasse semblant de ne pas être là. Bon ok c’était une méthode de bourrin mais en même temps Julian n’était pas réputé pour sa délicatesse. Il avait pleins de qualité mais certainement pas celle là. « Reparo »
La formule énoncée à voix basse fut efficace et les morceaux de verres brisés reprirent leur place. Julian cherchait Neldo du regard s’attendant à le voir arriver avec sa tête des mauvais jours mais non rien !

A bien y réfléchir il ne sentait pas non plus l’odeur des bons petits plats qui devraient mijoter pour ce jour spécial… Foutu merdier ou était passé ce gnome des champs?
Julian laissa sa réflexion de coté pour s’approcher de la porte du bureau et trouver son ami debout mal rasé et coiffé comme un as de Trèfle sa baguette au bout de son bras avachi.


« Peur? La peur n’empêche pas le danger! »

Ton docte et reniflement dégouté à l’odeur de renfermé qui régnait dans la pièce. Julian y entra tranquillement avant de se laisser tomber sur le canapé et de croiser les jambes sur la table basse.

« Folle ambiance pour ta soirée je regretterais presque le bon vieux temps! »

Il ne cita pas la femme mangemort de son ami c’était inutile son ombre flottait là de toute manière c’était même irrespirable de misérabilisme et de gnangnanterie à ses yeux.

« Je n‘ai pas reçu d‘invitation mais tanpis, Bon Anniversaire DuCon! »

Sourire et expression goguenarde, Julian ne pouvait pas s’en empêcher. Etre acide et casse couille c’était toute sa vie.

« Ca nous fait ça a fêter en plus de l‘apocalypse! ‘Accio Rhum‘»
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Ce message a été posté Mar 4 Oct 2011 - 23:19


    Thomas se laissa secouer mollement lorsque son ami se laissa choir à ses côtés dans ne canapé qu’il occupait depuis des heures déjà. Tout embrumé par l’alcool qu’il était, il lui fallu quelques longues secondes pour décrypter ce que lui disait Julian. Une fois qu’il eut comprit, son réflexe fut de se tourner vers l’horloge qui tictacait au mur. En plus des heures y était indiqué le jour, le mois, la saison, et les cycles lunaires. Il n’avait plus levé le nez vers cet engin magique depuis… et bien depuis trop longtemps assurément puisqu’il ignorait même jusqu’à la date. Le 14 déjà, le jour de son anniversaire. Il comprenait maintenant tout ce courrier reçu ce matin…

    Quatre hiboux différents lui étaient arrivés à intervalles réguliers, mais il s’était contenté de leur donner quelques graines, de caresser leurs plumes, puis de les laisser filer, préférant les messagers aux messages. Messages qu’il n’avait même pas lu. Il avait délaissé les lettres sur un coin de meuble en se disant qu’il les lirait plus tard, et les avait totalement oubliées.

    Un peu perplexe d’avoir pu oublier son propre anniversaire, il plongea une main dans ses cheveux plus emmêlés qu’ondulés à présent, se grattant la tête sans trop savoir quoi dire.
    Puis dans un grognement, il se releva sans piper mot et traversa le salon puis le hall - effectivement vierge de tout bris de verre – pour déboucher dans sa cuisine, l’œil en quête des quelques lettres qui l’attendaient depuis ce matin.
    Une fois en main, il fit le chemin inverse et revint vers son ami qui prenait déjà possession de sa bouteille de rhum.

    Rassit, il resta inerte un court moment, avant de balancer les enveloppes épaisses sur la table basse, non loin des pieds humides de Julian.

    « Je comprends mieux pourquoi tout ce courrier… » énonça-t-il d’un ton plat, tout en désignant les quatre lettres de différentes tailles et épaisseurs.

    Cela dit, il n’avait pas vraiment envie de les ouvrir. Ses deux sœurs et ses parents en étaient sûrement les expéditeurs, et ça n’était certainement pas d’eux qu’il avait envie d’entendre parler pour le moment. A aucun moment d’ailleurs. Sa mère faisait tout un cinéma de cette fichue séparation, quant à son père, sa seule idée fixe du moment était qu’il retrouve du travail et vite.
    C’était quasiment chose faite avec Ethan, mais Thomas n’avait encore prévenu personne. Il n’avait certainement pas envie de leur donner la moindre satisfaction.
    Sans oublier Brooke qui lui parlait déjà de se trouver quelque d’un d’autre…
    Seule Tamara ne se montrait pas envahissante, comme toujours. Pourtant, au diable leurs bons vœux hypocrites. Moins il entendait parler d’eux, mieux il se portait.

    « Merci » finit-il par dire à Julian.

    Ses bons vœux à lui, même avec l’insulte, sonnaient plus juste qu’une carte de la part de ses parents. Ca n’était pas bien difficile en même temps. Un ange passa avant qu’il ne trouve quoi dire.

    « … Je… je crois bien que je vais ouvrir une animalerie à Pré-Au-Lard avec Ethan McGann… d’ici, je ne sais pas, ...quelques temps » il haussa une épaule un peu vague, incertain vis-à-vis du projet.

    Il avait surtout accepté cet investissement parce qu’Ethan l’avait mit au pied du mur. Mais il n’était pas plus emballé que ça au fond. Peut-être que ça viendrait ? Il l’ignorait et s’en fichait pour le moment.

    « Enfin pour l’instant j’ai surtout accepté de… de donner l’argent… On verra c’que ça donne » conclut-il en reprenant la bouteille pour s’en enfiler quelques rasades « Et toi ? »
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Ce message a été posté Mer 12 Oct 2011 - 13:16

Julian regarda son ami quitter la pièce en haussant les yeux au ciel avant de croiser les jambes sur la table basse tout en se servant une bonne rasade de rhum! Il fallait fêter ça malgré la mine sinistre de Thomas et la vie de chien que leur préparait actuellement le ministère de la magie. Il avait perdu son job quoi! Merde! Il était sans doute le meilleur oubliator de tout le pays a l’heure actuelle et il se retrouvait à devoir se montrer déférent devant l’espèce de cinglé de Travers qui avait essayé de le découper comme un jambonneau?

Quand il y pensait il avait envie de hurler… En parlant de hurler il allait bientôt pouvoir se faire plaisir puisque Thomas daignait enfin revenir avec des enveloppes qu’il jeta sur la table. Ce couillon venait tout juste de comprendre pourquoi il recevait du courrier. Navrant !
Julian secoua la tête tandis que son ami le remerciait gentiment et il se dit que décidemment il avait besoin d’être un peu secoué. Il l’appelait DuCon et se faisait remercier?


« La prochaine fois que tu reçois du courrier et que tu veux savoir pourquoi ne m’attends pas hein? Ouvre le triple buse de bombabouse! »

Incroyable de le voir tout mou comme ça Julian avait envie de lui envoyer une batte dans les dents pour voir si ça pouvait le réveiller. Il souffla lentement par le nez pour se calmer et préféra ne rien dire d’autre attendant que Thomas se décide de lui-même. Julian faisait passer le temps a grandes gorgées de rhum vieux tout en s’agaçant du tic-tac de l’horloge derrière lui.

Quand Thomas reprit la parole se fut pour lui annoncer qu’il avait une idée de boulot avec Ethan. Une animalerie? Julian sourit en coin se disant « pourquoi pas ». Après tout Thomas n’était jamais aussi heureux que puant la bestiole bizarre. Enfin si il y’avait aussi les jours ou il bavassait sur la femme de sa vie et son petit sourire charmant et blablabla… A priori cette phase là était terminée vu que son mariage s’était crashé en vol de croisière au ministère.

Julian n’arrivait même pas à s’en réjouir, quelque part ça lui faisait même chié d’avoir eu raison. On ne pouvait pas se fier aux mangemort même avec une belle gueule de brunette et un mariage soit disant génial… Putain de vie de gnome ! Julian allait le féliciter et l’inciter à se lancer plus avant dans son projet pour lui remonter le moral quand sa question l’arrêta sur sa lancée.
Thomas avait appuyé sans le vouloir sur le bouton qu’il fallait éviter. Julian se leva et se mit à tourner comme un pendule fichtrement mal ensorcelé. Il virait de bord comme un dingue en grommelant.


« Moi? Ahaha… MOI???? Bordel moi? Mais bonne question par Merlin…

Obligé de… de… mais tu n’imagines même pas…. Et pour cette espèce de garce en plus…. Nooooon impossible je crois que j’aurais mieux fait de choisir Azkaban nom d’un gobelin ! »


Il finit par s’arrêter pour attraper la bouteille de rhum avant d’en avaler deux longues gorgées sans se soucier du feu que l’alcool déversait dans sa gorge mais aussi dans son sang. Le bouillonnant Julian risquait de finir totalement incontrôlable ce soir en tout cas il en prenait le chemin.

« Ils ne l’ont pas dit mais je sais qu’ils voulaient m’y envoyer. Parait que je ne suis plus un petit mangemort parfait! Tous des suceurs de gnomes je te le dis! En tout cas cette saleté de Travers a intérêt de faire gaffe parce qu’a la première occasion je l’égorge!  Ils m‘utilisent pour truquer de matchs des trucs dans ce genre. Putain mais je suis un oubliator moi pas un petit pion qu‘on utilise!»

Il était en colère a un point assez rare et secouait la bouteille de rhum dans tous les sens ayant tout de même prit soin de la reboucher. Il la pointait sur son ami pour le prendre a témoin tout en hurlant et en invectivant tous les sorciers possibles pour qu’on mette fin a son calvaire. Pour autant derrière cette rage il y’avait une fine compréhension de ce qui se tramait et de ses possibilités. Julian avait prit une décision il voulait détruire l’ordre de la rose et pour cela il commençait à se convaincre que le meilleur moyen serait de le faire de l’intérieur…
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Ce message a été posté Jeu 13 Oct 2011 - 18:37

    Houlà…
    Thomas avait presque sursauté lorsque, d’un bond, Julian s’était juché sur ses pieds pour faire les cents pas. Il essuya le discours véhément d’un petit clignement de paupière hébété, comme s’il venait de se prendre une giclée de boue très froide en pleine poire.
    Il savait que Julian avait été « transféré », pour ne pas dire, odieusement rétrogradé, et changé de département sans qu’on lui demande son avis, mais il n’avait pas vraiment réalisé à quel point la situation était grave.
    En théorie du moins, il l’avait réalisé, et il s’était inquiété pour Julian presque aussi tôt. Mais l’avoir devant le nez alors qu’il lui causait d’égorger une Mangemort, c’était du concret, et c’était donc concrètement plus flippant que la théorie.

    Si ça arrivait, on pouvait sans mal affirmer qu’il ne reverrait plus jamais son ami. Jamais. Pas avec le régime en place depuis une paire de semaines. L’effroi que lui procurait cette idée était insoutenable. Il s’imagina d’ailleurs lui-même prisonnier d’Azkaban. Cet endroit inviolable, méconnu, sombre et dramatiquement triste et loin de tout. Être enfermé là-bas c’était la folie assurée. Surtout pour quelqu’un comme Julian. Deux mois, six mois, un an, on pouvait y résister, mais plus ? Thomas ne pensais pas ça possible. Il avait déjà entendu bien des histoires sur des détenus de longues dates ayant complètement perdus la boule. Et comment ne pas la perdre ? Esseulé, plongé dans les pires tourments, à l’infini ?

    Non, Julian ne pouvait pas se faire enfermer là-bas. Pourtant le pire là-dedans, c’était de savoir que cette situation était tout à fait probable. Julian n’allait pas résister longtemps à son nouveau job, il allait forcément craquer à un moment ou à un autre, c’était presque arithmantique !

    « Non, tu ne vas égorger personne, et surtout pas Travers. Tu vas faire comme tout le monde, tu vas faire profile bas et tu vas attendre qu’il se passe quelque chose. J’veux dire… ça ne peut forcément pas rester comme ça, Wallas doit bien avoir un plan ou… j’en sais rien ! Il va obligatoirement se passer quelque chose Julian, et à ce moment-là on aura besoin de tout le monde, et pas d’imbécile colérique enfermés à Azkaban ! Alors viens te rassoir, vide ma bouteille et… arrête de … marcher dans tous les sens comme ça, j’ai la migraine »

    Son ton avait débuté sec, mais dés la première phrase, il n’avait eu de cesse de se ramollir pour ne plus être qu’un bourdonnement las. Il n’était pas d’humeur pour une dispute, et n’avait pas la force de lui passer une vraie engueulade, alors c’est tout ce que Julian aurait pour l’instant.
    Il se laissa couler dans le divan, avachi et sans forme.
    Leurs vies étaient d’un compliqué et d’un sinistre, c’en était presque à pleurer…

    « T’as cas… tu peux pas démissionner ? Ca serait plus simple non ? Ca t’éviterais Travers ET Azkaban… »

    Y avait-il seulement pensé tout seul ce stupide bélier ? Soit la victoire, soit la défaite, mais quoi qu’il arrive, c’était la guerre. Typiquement Julian. Et il fallait le brider dés maintenant sinon ils couraient à la catastrophe tout les deux. L’embêtant c’est qu’il était d’une humeur tellement sombre, et Julian d’une humeur tellement rageuse, que la conjoncture allait s’avérer certainement très difficile.
    Allait-il réussir à le convaincre de ne pas faire de vague ? … mystère. Mais c’était tout de même de son devoir d’essayer autant qu’il le pouvait.

    « Laisse tomber le ministère et on part juste toi et moi … en chine par exemple. Non en Australie, c’est encore plus loin il me semble »

    Le ton était morne, mais il aurait presque été capable de le faire. Presque…
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Ce message a été posté Ven 14 Oct 2011 - 12:48

Voilà qu’il se mettait à l’engueuler? Julian s’arrêta net pour se tourner vers son ami avant de lui faire un sourire moqueur tandis que sa voix si ferme devenait du ragoût pour cochon. Décidemment ça manquait de fermeté et de volonté tout ça. M’enfin ça le rasséréna tout de même de voir que Thomas n’était pas devenu totalement autiste et qu’il s’intéressait encore à minima à ce qui pouvait lui arriver. Pour autant il en racontait des conneries, la preuve maintenant il lui proposait de démissionner.

« Merci papa tu sais j’ai eu l’idée tout seul. Mais on m’a gentiment fait comprendre qu’une démission c’était un affront au régime et que ça mettait en da nger mes proches forcément. Traître au régime ça n’est pas loin de traître à son sang et autre fadaise maintenant. »

Il se laissa tomber dans le canapé en face de Thomas et s’avachi tout aussi bien avant de reprendre.

« Pis tu t‘es regardé franchement? Tu manques d‘atouts pour me donner envie d‘un road trip chéri !! »

Il éclata carrément de rire avant d’attraper un verre et de servir son ami. Il se leva ensuite pour rejoindre la fenêtre et l’ouvrir en grand.

« Ca pue presque autant que si tu t‘occupais toujours de tes bestioles dégueulasse. Tu sais je me doute qu‘il va se passer un truc mais quand même étrangler Travers ça reste une bonne idée en attendant. En le faisant discrètement hein pas de soucis. Enfin je dis l’étrangler, l’empaler ou lui arracher les yeux ça me va aussi. »

Oui bon son discours n’était pas très cohérent mais ça n’avait rien de bien grave. Il était planté à la fenêtre observant le parc sous les étoiles et essayant de comprendre ce que son ami pouvait bien retirer de sa vie d’ermite.

« Je ne sais pas comment tu fais pour rester cloitré toute la journée dans cette ambiance. C‘est tellement morose, pas étonnant que tu sois tout chiffonné. Enfin pas grave tu as de la chance tonton Julian est là pour remédier à ce problème. Comme je me doutais que tu n‘avais pas prévu de grosse fiesta je suis venu avec une solution de secours.»

Il se tourna vers son ami l’air goguenard sa colère oubliée au profit de son envie de faire le con.

« Tu te souviens ce pub moldu à Londres? Celui près de chez moi! Ils organisent une soirée typique a laquelle je n’ai rien compris mais ou des gens vont chanter dans des Crimos après avoir bu plein de bière. »

Très fier de son idée il se pavanait devant son ami qui n’avait pas l’air du tout décidé.

« C‘est là que tu réponds oooh par merlin quelle bonne idée! Et que tu te lèves et que tu te prépares et qu’on y va. Sachant que toute réponse négative entrainerait automatiquement la destruction de ton salon avec ma batte de quidditch !! »

Tout ceci assorti d’un beau sourire tandis qu’il sortait de la poche de sa veste un paquet cadeau qu’il lui tendit. Le paquet ne ressemblait à rien parce qu’il avait voulu le faire à la façon moldue que ce soit plus amusant…
Pourtant il contenait un trésor aux yeux de Julian. C’était le galion qu’il avait trouvé à Poudlard avec son livre annoté. Un des faux galions de l’armée de Dumbledore qu’il chérissait depuis. Il avait décidé de l’offrir à son ami pour lui signifier a quel point son retour était important pour lui et aussi dans l’espoir de le dérider un peu.
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Ce message a été posté Sam 15 Oct 2011 - 12:57


    Ce crétin insistait avec ses envies de meurtre, mais le ton était maintenant plus neutre, presque blagueur, des choses qu’on dit pour se défouler sans vraiment un jour les mettre à exécution. Et il espérait bien que ça ne serait effectivement jamais le cas. La simple idée de le voir arrêté pour meurtre lui glaçait les os. Et cette image affreuse ne lui donnait absolument pas envie de rire. Juste une angoisse de plus au pays des angoisses.
    Un pays des angoisses qui n’avait d’ailleurs pas l’air au goût de son meilleur ami qui se demandait comment il pouvait y passer tout son temps. Thomas de son côté, se demandait s’il lui était encore possible d’avoir envie d’en sortir un jour. Pour lui c’était le reste du monde qui sentait la misère et lui paraissait bien morose. Le regard qu’il portait vers la fenêtre maintenant ouverte ne laissait pas l’ombre d’un doute là-dessus. Terne et morne. Et c’est avec cette exacte même expression qu’il accueillit l’idée du Pub Moldu. Pas le moindre sourire, froncement de sourcil ou rictus, juste ses yeux délavés et un peu éteints posés sur son ami.

    Il porta le verre que Julian lui avait servit à ses lèvres pour en boire quelques longues gorgées, et d’un soupir désaltéré, répliqua enfin.

    « Ca s’appelle un micro Julian »

    … et franchement c’était tout ce qu’il avait à dire d’intéressant concernant cette idée. C’était totalement saugrenu de lui proposer un plan pareil. Au meilleur de sa forme il n’aurait certainement pas raté l’occasion d’observer de près une fête moldue, mais là ? Impossible qu’il se décide à aller faire un tour dans les bois qui bordaient sa propriété, alors affronter une foule moldue, une ambiance festive, de l’animation et de la joie, rien que d’y penser c’était le malaise.

    Et heureusement que la menace qui pesait sur son salon n’était qu’une énième boutade déplacée. Il était encombré et respirait la déprime et la négligence, pourtant Ethan et lui avaient travaillés dur pour éponger au moins un petit peu les dégâts de ces deux ou trois dernières semaines. Ils avaient passés tout une après-midi à ranger, ça n’était pas pour que Julian se charge de tout saboter.
    Surtout que ce salon désordonné était son seul refuge et il n’avait pas envie qu’on vienne lui pourrir la vie jusqu’ici.

    Cela dit il ne fit aucune remarque là-dessus non plus et se contenta d’accueillir le présent d’un petit plissement de sourcils qui exprimait la gratitude.
    Il observa le paquet emballé à la hâte sous toutes les coutures, un faible sourire aux lèvres. Ca n’était ni très épais ni très grand, il se demandait quel genre d’étrangeté Julian avait bien pu fourrer là-dedans. Et c’est donc avec un peu de méfiance tout de même qu’il entreprit de déballer l’objet.
    Celui-ci se trouvait dans une petite boîte qu’il ouvrit précautionneusement pour y découvrir un gallion. Un simple gallion semblait-il de prime abord. Sourcils froncés d’incompréhension, il observa l’or briller à la lumière des étoiles qui perçait par la fenêtre ouverte. Ca lui fit tilt juste après ça et il comprit enfin de quel gallion il s’agissait. Il le sortit de sa boîte pour le porter à hauteur d’œil, puis le laissa retomber au creux de sa main pour le serrer dans son poing.

    « C’est ton gallion de l’AD… tu me le donne ?... »

    Plus une constatation qu’autre chose. Il était un peu soufflé que Julian le lui offre et ne savait plus quoi dire. Il se souvenait de la découverte et de l’émerveillement de ce jour-là, et de ce que ça avait apporté à leur philosophie de vie. Un temps ancien et ô combien plus heureux que celui-ci, avec le recule. Il déglutit péniblement, et un peu embarrassé, adressa un bref sourire et un regard reconnaissant à son ami. C’était le meilleur cadeau qu’il puisse lui faire, et en même temps le pire, parce qu’il comprenait bien le message implicite et ne se sentait pas la force de faire le moindre effort. Pourtant plus le choix maintenant…
    Se frottant le front d’un soupir las, il s’obligea à mettre toutes ces effluves d’émotions de coté et à enchainer. La gorge serrée, il emprunta une figure moins attristée et plus neutre pour enfoncer le gallion dans sa poche et mettre la main sur l’une des lettres.

    « Tu veux te marrer avec moi ? » il se racla la gorge pour adoucir sa voix un peu brisée et fit sauter la sire qui fermait l’enveloppe « Mes parents. ‘Très cher Thomas blablabla, nous te souhaitons un très joyeux anniversaire blablabla bonheur blabla, » et dans un haussement de sourcil sinistre, il trouva enfin la partie redoutée « -et nous organiserons donc un dîner en ton honneur ce samedi soir à 20 heures’. Evidemment, merci de me demander mon avis Mère…. Oh, et mon père à invité le big boss d’une fabrique de chaudron qui ouvre une usine en Nouvelle-Zélande et qui cherche quelqu’un de bonne famille pour la diriger. ‘Blablabla, avec tout mon amour, Maman’. J’vais pas pouvoir y couper » grogna-t-il en jetant la lettre sur la table basse.

    Il grippa les trois autres. Tamara qu’il jeta sur la table également sans ouvrir, puis Brooke évidemment, qui rejoignit celle de son aînée. Et enfin…

    « … celle-ci vient de Nora » annonça-t-il d’une voix étrangement calme.

    N’empêche qu’il se sentit tout de même pâlir, sa bouche se fit plus sèche également. Et manifestement, elle y avait glissé quelque chose de rectangulaire. A la fois il crevait d’envie d’arracher l’enveloppe avec violence pour lire ce qu’elle lui écrivait, d’une autre côté, il redoutait sérieusement de savoir ce qu’elle pouvait bien raconter.
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Ce message a été posté Lun 17 Oct 2011 - 11:39

Tout ce qu'il trouvait à dire c'était ça? Oui bon crimo, micro c'était presque pareil en plus. Il jouait les pointilleux. Il avait toujours été meilleur que lui en étude des moldus il fallait bien l'avouer. de toute façon pire que Julian c'était impossible à moins qu'ils ne donnent des notes négatives?
Il n'en savait trop rien mais avec ce nouveau régime c'était bien possible. Quoique non ils avaient trouvé plus simple, ils avaient tout bonnement supprimé cette matière préférant inculquer aux gamins des horreurs sur les vilains moldus et leurs armes de mort. Comme si les moldus étaient des fous dangereux et sanguinaires...

Julian connaissait des nés moldus et il savait a quel point c'était idiot. Il revoyait Ely, sa chevelure dorée et son sourire doux. Il secoua la tête et se contenta de donner son cadeau à Thomas le regardant l'ouvrir. Il fut touché par son expression quand il reconnu son Galion de l'AD. Le message était clair, ils le savaient tous les deux...

Julian n'en rajouta pas pensant que son ami avait saisi. Il devait se bouger le cul et remonter la pente. L'ordre avait besoin de lui, lui même Julian avait besoin de retrouver son ami. Thomas c'était un peu son gemini cricket personnel. Julian mit fin à la discussion en souriant à son ami avant de servir deux nouveaux verres et de lever le sien.

Il portait un toast silencieux aux conneries débitées par la mère de Thomas dans son courrier.
Ensuite il se saisit de l’enveloppe laissée sur la table par Thomas. Lettre de Nora, en bonne petite femme mangemort ne manquant jamais à ses devoirs elle avait envoyé une lettre. Une saloperie de lettre? Comment osait elle? Elle n’en avait pas assez fait? Julian la décacheta d’un air rageur avant de parler.

  « Pour commencer ce repas pour goule chez tes parents tu t’en passeras très bien. Si jamais vraiment tu te sens obligé d’y aller je t’accompagnerais et on verra si maman MacNair est toujours aussi ravie de sa petite sauterie. Après tout je suis de la famille mon cher cousin!! »

La hargne de son ton laissait entrevoir a quoi s’exposaient les Macnair s’ils avaient ne serait ce que l’idée de faire chié le peuple. Julian n’hésiterait pas à remettre chacun à sa place en tout cas à la place qu’il estimait nécessaire de les voir occuper. C’est-à-dire quelque chose entre une goule et un scrout à pétard.

Julian détestait les parents de Thomas mais se comportait en bon fils de bonne famille en règle générale pour autant il se sentait tout à fait capable de laisser son caractère explosif ressortir pour une fois. Dire que la plus jeune sœur de Thomas avait fait partie de la liste de donzelle qu’on lui proposait en mariage? Il en avait froid dans le dos. Pas étonnant que des trucs aussi laids que des Travers puisse naître quand on se mariait entre cousins. N’importe quel éleveur savait que ça n’était pas bon mis à part pour les tares !!!

Les yeux de Thomas semblaient comme aimantés par la lettre qu’il tenait dans ses maisn et Julian se décida enfin à la sortir de l’enveloppe. Il l’eut rapidement les mots qu’elle contenait et s’éclaircit la gorge avant de parler d’une voix haut perchée et désagréable.

  « Joyeux anniversaire.
Ta Nora.
P.S : Je sais à quel point tu aimes les cigarettes moldues, tu trouveras un paquet ci-joint


Ta Nora mon cul oui la Nora de Klark and Co plutôt. Vraiment tes parents ont des goûts de chiotte même en matière de femme. Et elle a un goût limite pour les cadeaux m'enfin ça a le bénéfice d'être utile tant qu'elle ne les a pas empoisonnées. »

.
Ceci dit il se passa la main dans ses cheveux trop long comme d’habitude et fixa ses prunelles sur son ami attentif à sa réaction.
Il se saisit du paquet de clopes et très a l’aise l’ouvrit pour en attraper une et se la coller dans le bec se servant de sa baguette comme d’un briquet. Il le lança ensuite sur Thomas.

  « Tu ne m‘as toujours pas dit ce qui s‘est passé au juste pour vous ce soir là au ministère? Qu‘Est-ce qu‘elle a foutu pour que tu te decides enfin à l‘envoyer paître comme le mérite la mangemort qu‘elle est? Elle et sa famille de tordus d‘ailleurs. Si je revois son cher frère je pense que je le place en second sur ma liste de personne à égorger.»

Il se tut savourant la fumée qu’il faisait ressortir par petits cercles qu’il s’amusait à transformer avec sa baguette d’un air distrait. En général quand il attaquait sa princesse Nora il avait droit à un sermon ou une gueule de six pied de long il allait vite voir si cet état de fait avait changé ou non?
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Ce message a été posté Mar 18 Oct 2011 - 19:39


    Julian au Manoir Macnair ? Waw… ça, c’était quelque chose qui n’avait plus eut lieu depuis au moins une bonne décennie. Thomas n’avait pas plus visité les Harper de son côté d’ailleurs. S’ils avaient bien un et un seul point commun sur cette planète, c’était l’antipathie que leur inspiraient leurs familles respectives. Pas très joyeux comme point commun, mais ça les avait toujours rapproché alors avec le recule, Thomas n’en n’avait pas tant de regrets que ça.
    Surtout qu’au fond, il avait toujours été totalement à contrecourant vis-à-vis de ses parents et de ses cœurs aînés, mais il ne les détestait pas. Du moins, il ne les détestait plus. Durant la fin de l’enfance et toute son adolescence, ça avait été beaucoup moins simple que ça. Mais après, il avait grandit, murit surement, du moins s’était-il assagit. Et ça, ça n’était jamais arrivé à Julian, il n’avait jamais franchi ce cap-là. Du coup lui avait apprit à vivre avec ses Macnair, mais il était fort possible que Julian n’apprenne jamais à vivre avec les Harper.
    Pour toutes ces raisons, l’idée de trainer son meilleur ami avec lui ce samedi soir lui paraissait quasiment suicidaire, et il choisi donc de ne pas rebondir là-dessus. Mieux valait ne pas l’encourager, car le pire, c’est que Julian était réellement capable de tenir parole et de se pointer à son superbe goûté d’anniversaire…
    L’apocalypse, si jamais ça arrivait…

    De toute façon, ce sujet fut vite chassé par la voix agaçante qu’avait prit Julian, mais plus encore par les mots de Nora. Pas grand-chose, le strict minimum. Et pourtant…
    Pourtant son cœur battait la chamade dans sa poitrine et son cerveau lui-même semblait s’être mit à pulser à l’intérieur de son crâne. Le souffle court, il s’échina à garder un visage impassible et toute l’avidité qui débordait, mais en réalité il mourrait d’envie de lui arracher le parchemin des mains pour le consulter lui-même. Il avait envie de voir son écriture et peut-être même de respirer son parfum sur le papier. Malheureusement Julian ne crut pas bon de lui tendre la lettre et il n’osa pas le demander.

    Il avait fait tout un potin pour qu’elle s’en aille, et il n’osait pas faire mine d’avoir changé d’avis devant Julian. Rien qu’à entendre ce qu’il avait à faire comme commentaires sur les bons vœux de Nora, c’était suffisant pour l’en dissuader. Ces deux là n’avaient tout bonnement jamais su s’entendre. Depuis bientôt 7 ans c’était toujours l’exacte même petite guéguerre. Il lui était souvent arrivé d’en avoir complètement marre du comportement provocateur de Julian car évidemment, fidèle à elle-même, ça n’était jamais à Nora de lancer les hostilités. C’était toujours Julian…

    « Laisse Keenan en dehors de ça » maugréa-t-il « Il a perdu son job exactement comme toi, parce qu’Ethan et moi on est toujours vivants. Alors personnellement je suis plutôt content que tu l’ais comme collègue » et d’être vivant par la même occasion…

    Il les avait détestés ce soir-là, mais uniquement ce soir-là. Et s’il n’avait pas envie d’entendre parler du meurtre de Travers, il n’avait certainement pas envie d’entendre parler de celui de son beau-frère. Enfin. Ex beau-frère…

    « Quelle importance ce qui s’est passé exactement ? Pour que tu me dises que Nora arrive en troisième position des personnes à égorger ? Non merci, ça fait assez longtemps que je suis obligé de t’écouter déblatérer sur elle. Maintenant qu’on n’est plus ensemble, j’espère que je vais enfin pouvoir être tranquille de ce côté-là. Trouve-toi d’autres gorges à trancher Julian… »

    Distraitement, les sourcils contrariés, il ressortit le gallion de sa poche pour le triturer machinalement. Plus de 15 ans que Julian se trimballait cet objet. Il était parfois si brillant et à d’autres moments tout simplement imbuvable. Du coup impossible de jamais réellement lui en vouloir, exactement comme maintenant. Il venait de lui faire un cadeau très précieux et qui le touchait beaucoup, pourtant il était agaçant au possible et violent dans ses propos, tout juste ce qu’il n’avait pas besoin d’entendre en ce moment. Julian avait l’air de penser que cracher son fiel sur Nora et sa famille allait l’aider, que c’était une marque de soutien. Il se trompait et Thomas ne pouvait pas s’empêcher de le lui signaler. Sauf qu’en même temps il se sentait maintenant coupable de l’envoyer paitre alors qu’il venait d’être extrêmement généreux.

    De toute façon il y avait toujours eu une étrange rivalité entre eux concernant les filles. Thomas l’avait toujours soupçonné de ne pas détester Nora uniquement parce qu’elle était de sang pure, mais bien par jalousie. Jalousie envers qui, envers quoi ? Difficile de dire, et impossible à lui extirper.
    En tout cas leur disputes à propos des filles remontaient aussi loin que le gallion qui miroitait ses éclat d’or entre ses doigts…

    * * *

    Qu’est-ce qu’il ne fallait pas faire pour avoir ses chances avec une fille ? Du travail de longue haleine tout ça. Et de patience aussi. Heureusement qu’il était tenace. Des semaines déjà qu’il la secondait avec assiduité pour chacun de ses devoirs de botanique, une fois par semaine, le samedi matin.
    C’était lui qui avait établit l’horaire, parce que le samedi matin, Julian s’entrainait au Quiddich et ne rôdait pas dans les parages. Les ambiances studieuses ça n’était pas son truc et de toute manière, il n’avait pas du tout envie de l’avoir dans les pates avec sa grande gueule et son sourire de sportif branché. Mais le jeu en valait la chandelle, surtout quant on jouait pour Lyla Hamilton, 14 ans, même maison mais une classe en dessous, superbement douée en Astronomie tout comme lui, souriante, blonde comme les blés, et aux yeux de la même couleur que son prénom.
    Qui donc sur cette terre avait des iris couleur Lila ? Une seule : Lyla Hamilton. Alors en plus d’être belle ça lui donnait un petit côté mystérieux et magique.

    Pour l’heure, ça n’était ni ses cheveux, ni son sourire ou ses yeux si spéciaux qu’il fixait, c’était ses petites boucles d’oreille en forme de tête de petit singe mignon qui pendaient au bout d’une petite chainette d’argent aux maillons minuscules et scintillants. Adorable. Comme absolument tout ce qu’elle faisait d’ailleurs ! Par exemple là, elle était entrain de lui réciter les noms latins de l’herbier qu’il lui avait apportés, et c’était la première fois qu’ils chantaient si bien à ses oreilles. Il se contentait de la reprendre machinalement sur sa prononciation (désastreuse, soit dit-en passant), ses yeux bleus absorbé par la contemplation rêveuse du miroitement de ses boucles d’oreilles.

    Assit à ses côtés dans un recoin de la salle commune toute étoffée d’un rouge pure, il ne vit pas arriver dans son dos le petit brun bouclé et costaud qui lui servait de meilleur ami depuis toujours.
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Ce message a été posté Mar 25 Oct 2011 - 9:22

***

Ou était il passé ce mollusque? Julian le cherchait depuis 10 bonnes minutes ce qui pour le patient jeune garçon était déjà énorme. Il finit par se rabattre sur la bibliothèque dont il se fit virer manu militari sous prétexte qu’il n’avait rien a y faire avec un balai. Il haussa les yeux au ciel exaspéré avant de frapper du pied dans un caillou qui trainait commençant à courir avant même d’entendre le bruit de verre brisé qui s’ensuivit.

Pas de bol, enfin c’était tout le temps le cas il était habitué. Il se retrouva poursuivit par un petit chien ridicule dans un tableau qui aboyait comme un fou pour signaler sa présence et il éclata de rire avant d’accélérer la cadence.

Il faisait un temps génial dehors et il avait envie d’en profiter seulement sans son meilleur ami a emmerder c’était beaucoup moins drôle. Du coup mission numéro 1 trouver Thomas. En désespoir de cause Julian décida d’aller déposer son balai dans sa chambre avant de se remettre en chasse. Il pourrait toujours demander à la grosse dame si elle l’avait vu passer.

« Tu as une tête de bombabouse! »

Sourire angélique tandis que la grosse dame se mettait à gémir et à le gourmander. Elle détestait qu’il se moque d’elle et du coup forcément le jeune garçon adorait ça même si ça l’obligeait souvent à attendre que quelqu’un d’autre lui ouvre la porte.
En plus ce couillon avait réussi a oublier qu’il avait besoin de ses renseignements. Trop tard elle était sortie de son cadre après avoir fustigé le rejeton Harper du regard.

Julian du se résoudre à patienter deux minutes qu’un première année sorte pour pouvoir entrer. Il était en rogne, son entrainement avait été annulé sous prétexte que c’était une journée de sélection pour le nouvel attrapeur. Julian aimait Trent et n’avait pas envie de le voir remplacé mais il n’avait pas son mot à dire. Il fallait avouer que si le jeune homme était gentil selon les critère bizarres de Julian il était surtout obstiné et brouillon ce qui n’arrangeait pas l’équipe.

Il n’avait pas envie d’assister aux sélections et du coup il se retrouvait désœuvré avec pleins de bêtises potentielles en tête. Heureusement en arrivant en salle commune il reconnut son ami en charmante compagnie autour d’un … livre? Il n’y avait que Thomas pour enquiquiner une jolie fille avec des trucs aussi rébarbatifs. Julian était un bon élève brillant même dans certaines matières mais ça n’était pas grâce à l’assiduité de ses efforts… Il avait des facilités dans certains domaines et s’en contentait très bien. Pour le reste il était désolant…

Il s’en moquait comme d’une guigne se contentant de faire son petit bonhomme de chemin en enquiquinant le plus possible son cher papa tout en essayant d’éviter le renvoi. C’était un job à plein temps en même temps !! Il s’approcha par derrière la table qu’occupait Thomas et celle qui semblait être son élève et se laissa tomber gracieusement a coté d’elle lui souriant de toutes ses dents.

« Hey mais c‘est la jolie Lyla! »

Il n’était pas très attentif en général mais les prénoms des jolies filles il maitrisait. Impossible de séduire celle qui occupait ses pensées alors il fallait bien faire autrement…
Son sourire s’élargit encore et il se passa la main dans les cheveux. Il était décoiffé comme s’il descendait tout juste de son balai et tenant l’objet en main ça parachevait son style de joueur de quidditch sexy. Il était jeune mais il restait conscient de ce que ça ajoutait à son potentiel de séduction. De toute façon pour Julian qu’importait les moyens pourvu qu’il ai la fin.

« Tu devrais échanger un ami contre un autre. Je ne te promet pas de meilleure note en… botanique. Mais une après-midi ensoleillée en bonne compagnie? »

Il avait soulevé le livre un air de dégout feint sur le visage et assortit la fin de sa tirade d’un clin d’œil avant de poser son attention sur Thomas.

« Mon sieur le professeur acceptera-t-il de venir s‘éclater avec nous? »

Il était vaguement moqueur mais c’était le jeu. Parade de séduction oblige!! D'autant que la jolie demoiselle avait l'air plus que sensible à son charme si on le mesurait à la vitesse de papillonnage de ses yeux.

***
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Ce message a été posté Mar 25 Oct 2011 - 16:44

    Ca n’était pas réellement l’entrée en scène de Julian qui était le pire, c’était plutôt l’effet immédiat qu’il avait eut sur Lyla. A peine son ami s’était-il assit à côté d’elle qu’il l’avait sentie se raidir pour se tenir plus droite et faire ressortir sa petite poitrine d’adolescente, relever le menton et élargir son sourire. Immédiatement, une boule d’angoisse était venue se loger dans son estomac et malmener le pain perdu englouti ce matin au petit déjeuné.

    ‘La jolie Lyla’ … pour sûr qu’elle était jolie, mais la simple idée que Julian le lui fasse remarquer faisait souffler un vent de panique. Trois secondes qu’il était assit là à côté d’eux et il avait déjà réussi d’une pirouette à inverser la vapeur. Ca n’était plus Thomas et Lyla plus Julian, c’était Julian et Lyla plus Thomas… intéressant. Et trop aimable de la part de Julian de daigner l’inviter à sa petite sauterie improvisée en même pas une poignée de seconde.

    Et cet air qu’il prenait, le ton qu’il employait, comme si la botanique était la dernière des matières alors qu’il savait que lui-même adorait ça. Tout ça parce que lui était nul en botanique !
    Exactement comme son père qui pensait qu’Astronomie, Botanique et Soins aux créatures étaient des matières tertiaires, à peines importantes, juste là pour combler les trous. Alors que lui c’était ses préférées et les seules où il était vraiment bon. Pour le reste, il peinait à avoir la note requise. Heureusement qu’il avait déjà son projet professionnel en tête et savait plus où moins sur quoi se concentrer pour les BUSE qui arrivaient. Ca n’empêchait pas qu’il allait en suer à grosse goûte les prochains mois.

    Le plus frustrant était surtout de savoir qu’il allait en baver plus que Julian, qui en plus de se la jouer sportif cool, pouvait également se coller l’étiquette de la grosse tête. Mais pas dans toutes les matières, seulement dans les matières cools… Car oui, à Poudlard, on ne le disait pas vraiment mais c’était bel et bien vrai. Et évidemment, botanique ne faisait absolument pas partie des matières cool.
    La botanique c’était un truc de Poufsouffle comme disait son père.

    Sauf que lui il était un Gryffondor, selon la légende, une bête courageuse, un peu féroce, fougueux ! … tu parles… bof quoi. Lui il aimait les mêmes matières que les braves Pouffy et avait l’air d’un crétin sur un balais. Autant il était plutôt souple et mobile sur ses pates, autant sur un balais il avait plutôt l’air de se le coltiner dans les fesses. Il n’était même pas vraiment fan de Quiddich ! Il venait voir la plus part des matchs, mais uniquement pour voir Julian et l’équipe jouer, ou juste pour l’ambiance et accompagner les copains. Au fond, ce qui arrivait au vif d’or, il s’en fichait carrément ! Que les Gryffondor gagnent ou perdent, ça n’allait pas changer sa vie.

    Et c’était bien dommage d’ailleurs… s’il avait été bon sur un balais, membre de l’équipe, incollable en Quiddich, hyper doué en duel, en sortilège et en métamorphose, lui aussi aurait eut toutes les filles à ses pieds. Comme c’était le cas de Julian.

    « Bahhhhh » croassa-t-il en venant triturer une mèche de cheveux bouclée pour se donner un peu contenance « C’est juste que… ça fait même pas 40 minutes qu’on travail et… on était bien partit il me semble donc… » il haussa une épaule et tenta de prendre un air détaché pour croiser leurs regards à tous les deux « T’as quand même deux parchemins à rendre mardi, alors j’sais pas si c’est très raisonnable »

    Raisonnable ?! C’qu’il venait de dire sonnait tellement chiant et tellement sérieux qu’il se donnait envie de dormir lui-même. Mais quel autre argument avait-il qui justifierait un refus ?! Il était coincé ! Obligé de tenir ce discours soporifique qui lui donnait l’air d’un idiot coincé en face de Julian Harper, le joueur de Quiddich intelligent et cool…

    « C’est mardi seulement. Je le ferai demain j’ai tout mon temps » argumenta discrètement Lyla.

    Elle prenait l’air de celle qui ne meurt absolument pas d’envie d’aller s’éclater dans le parc sous le soleil, mais c’était plutôt évident pourtant.
    Et puis en plus elle lui sortait un argument en béton. C’est vrai qu’ils n’étaient que samedi matin et qu’elle avait encore tout son dimanche pour le faire à tête reposée…

    « Heu… bah ouais »

    Bah ouais… que pouvait-il encore répondre à cela ?... vomir peut-être ? Mauvaise idée…
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Ce message a été posté Lun 28 Nov 2011 - 12:49

Julian haussait les yeux au ciel et faisait tout un tas de mimique en écoutant son ami parler. Lyla avait d’ailleurs l’air de trouver ça tordant. Elle se tortillait en le dévorant des yeux et il devait avouer qu’il aimait beaucoup la petite lueur qui s’allumait dans les prunelles de la belle.
Il lui fit un sourire éblouissant et la saisit par le bras quand Thomas décida enfin qu’ils pouvaient remettre leur étude si sérieuse à plus tard. De toute façon c’était ça ou bien il finissait tout seul parce que Lyla était manifestement déjà a mille lieu de là.

Julian se plaça délibérément entre la jeune fille et son ami et lui murmura à l’oreille qu’elle était très jolie ce qui eut pour effet immédiat de la faire rougir comme une pomme d’amour. Il lui effleura la joue du bout des doigts avant de rependre à haute voix cette fois.

« Encore plus jolie toute rougissante n’Est-ce pas Thomas? »

Manque de tact terrible vu qu’il draguait sous son nez l’objet de ses désirs mais ça Julian n’en savait rien. Il était très doué pour ne pas voir plus loin que le bout de son nez et dans son esprit si Thomas ne disait rien il consentait. Pour Julian c’était simple, il voulait sortir avec une fille il la branchait quitte à prendre une veste… En même temps il n’avait pas beaucoup de mérite car il n’en avait encore jamais prise. Il était sur de lui, c’était un crac en duel et un super bon batteur pour Gryffondor… Un sang pur friqué qui plus est ! Autant dire un bon parti. En ajoutant à cela son sourire charmeur et sa tournure plutôt jolie ça marchait bien pour lui avec la gente féminine. Thomas n’avait pas son bagout mais Julian n’en était pas conscient. Il prenait la vie comme un jeu d’ailleurs ça lui resterait…

« Cassidy a découvert un passage étrange dans un puits dans le parc, elle n’a pas osé aller voir ou ça mène. Nous pourrions peut être y aller? »

Lyla avait l’air effrayée mais excitée tout a la fois par cette idée et surtout Julian la guidait de son bras passé autour de sa taille.
Il avait chuchoté et ce ton de conspirateur la fit rire avant d’acquiescer de la tête et de baisser les yeux sous le feu des prunelles du jeune homme.

« Certes c‘est sans doute interdit mais on ne pourra pas nous reprocher d‘avoir volé au secours de Thomas tombé au fond n‘Est-ce pas? »

Clin d’œil et bourrade dans les côtes du dit Thomas qui n’avait pas l’air de bon poil du tout. Julian passa outre son manque d’entrain ne cherchant même pas a comprendre le pourquoi du comment. Il était bien trop occupé à humer le parfum des cheveux de la belle. Une jolie fille et le charmant petit brun oubliait tout ce qui l’entourait.
Ils passèrent la porte d’entrée monumentale et prirent la direction du parc. C’était bizarre Thomas n’avait pas encore râlé et trouvé 15 bonnes raisons de ne pas faire cette énième connerie. Julian se tourna vers son ami et prit la parole.

« Pas d‘objection? Tu me surprend là Tom !!  »

Un sourire fraternel ponctua sa tirade mais n’obtint pas plus de réponse que le reste.

**Mouarf décidemment il est mal chié !!
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Ce message a été posté Dim 4 Déc 2011 - 15:40

    Pitié, non mais pitié…
    Franchement qu’est-ce qu’il avait bien pu faire à Merlin pour mériter un truc pareil ? De tous les scénarios catastrophes possibles, celui-là était tout simplement le pire. C’était tellement frustrant qu’au final, Tom en était blasé. Complètement et totalement blasé. Il ne s’en cachait même pas et aucun des deux autres ne semblait vraiment s’en apercevoir. Ils s’en fichaient surtout…
    Peut-être même qu’en vérité ils avaient espérés qu’il ne les suive pas dans leur petite balade dans le parc et les laissent en tête à tête.

    En tout cas c’était un peu ce qu’il regrettait lui-même. A quoi bon s’infliger ce spectacle sérieusement ? A quoi bon rester là avec eux, alors qu’il savait très bien ce qui allait se passer et comment les choses allaient tourner. Pour eux. Surtout pour lui.
    Julian n’avait pas encore embrassé Lyla mais dans l’esprit de Thomas c’est comme si la chose avait déjà été faite. En tout cas il se sentait aussi mal que si le baiser avait été échangé. Une boule de plomb dans l’estomac qui irradiait d’une espèce de malaise lancinant, une autre dans sa gorge qui obligeait sa bouche à se tordre, comme pour un goût d’amertume, et ses mains crispées, figées sur les quelques bouquins qu’il s’était maladroitement empressé de rassembler pour les suivre.

    Il était persuadé que Julian le faisait exprès. Ou au moins qu’il se doutait de quelque chose. Comment pouvait-il le rater ? Ils se connaissaient par cœur pourtant ! Julian devait bien voir, décoder quelque chose non ? C’était forcé qu’il se rende compte que la situation le mettait très mal à l’aise. Il pouvait avoir toutes les filles qu’il voulait alors pourquoi celle-là en particulier ? C’était cruel de faire ça. C’était juste pour l’écraser et l’humilier, comme ses petits pics et ses petites blagues moqueuses.

    Il y a cinq minutes encore, ils étaient son meilleur ami depuis toujours et la fille dont il était fou amoureux, et maintenant il les trouvait insupportable et débiles. Tout ce qu’ils faisaient et disaient lui paraissait idiot et puériles. Il n’avait aucune envie d’aller dans ce stupide puits, et Cassidy était une idiote. Lyla aussi était une idiote. Et le Roi des idiots c’était Lord Harper évidemment.

    « Mouais... Beh toi par contre tu m’surprends pas du tout. T’as sortit la même idée à Katherine Poots y’a deux semaines. J’t’ai entendu. Tu t’souviens ? J’étais là… Faut s'renouveller des fois... » répliqua-t-il, l'oeil éteint et le ton morne.

    Grande question ! Lorsqu’il était branché sur une fille il perdait tous ses neurones c’était insupportable. Et bien souvent il était relégué au rang du papier peint. Un vrai caméléon qui se fondait tout d’un coup dans le décor insignifiant de la pièce.
    Est-ce qu’il avait finalement emmené Katherine Poots dans ce stupide puits ? Allez savoir... Thomas était partit avant de le découvrir, et peut-être qu’il allait en faire de même cette fois-ci.
    Sauf qu’il se fichait parfaitement de Katherine. Mais pas de Lyla…
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Ce message a été posté Sam 14 Avr 2012 - 13:39

Lyla était si jolie avec son sourire timide… Julian était sur un petit nuage et même la mauvaise humeur manifeste de son ami ne suffisait pas à écorner sa joie. Cette fille lui mangeait dans la main c’était flagrant. Il haussa pourtant un sourcil réprobateur quand Thomas parla de Kat Poots. Tsss il n’était pas vraiment obligé d’évoquer son ex en ce moment. Enfin son ex ex ex ex ou ex ex ex ex ex ex il ne savait plus trop bien ne s’amusant pas a tenir le compte.

Julian avait découvert la drague et la séduction avec la puberté et depuis il s’en donnait à cœur joie. Etre un membre de l’équipe de quidditch avec une belle gueule l’aidant autant que son statut de sang pur blindé de fric.
Il n’y avait pas de sentiments dans sa recherche c’était plutôt de l’ordre de la découverte pure. Un chercheur en début de relation… En effet ce qui plaisait a Julian c’était les premiers instants quand le cœur battait plus vite et qu’il ne savait pas encore si la demoiselle de ses pensées allait lui céder ou l’éconduire.

Plus une fille résistait plus elle lui plaisait… Quand il l’obtenait généralement il la zappait. Un pur goujat sans conscience ni remords qui ne se rendait même pas compte du mal qu’il pouvait faire autour de lui. L’amour c’était nébuleux et douloureux à ses yeux et il n’avait pas du tout envie de se pencher de plus près sur le sujet. Finalement c’était une chose qui n’était pas prête de changer même s’il l’ignorait à l’époque.

« Tom ne me parle pas de cette dinde j’t’en supplie. »

Il fit tout en parlant le geste de se pendre ce qui arracha un gloussement à Lyla. Julian c’était aperçu que cracher sur les rivales potentielles était un bon moyen de retenir l’attention d’une fille et sur ce coup c’était utile. Julian resserra son étreinte sur la taille de Lyla qui ne s’en plaignit pas et il en profita pour lui murmurer à l’oreille qu’elle était renversante. Il le pensait en plus sur le moment et la sincérité vibrante dans sa voix fit merveille car elle se fit plus souple contre lui se laissant guider.

Julian avait presque l’impression d’entendre Thomas grommeler. Il ne disait rien mais avait l’air tellement crispé que c’était tout comme. Le jeune homme ne comprenait pas pourquoi parce que dans son monde si on voulait une chasse gardée on le disait. Du coup l’idée n’avait même pas effleurée son esprit sinon il se serait comporté autrement. Il n’aurait jamais blessé son ami intentionnellement d’autant que des Lyla à ses yeux il y’en avait plein Poudlard.

« Accroche toi à moi Lyla. »

Ils étaient arrivés devant le puit duquel partait un souterrain et Julian comptait bien s’en servir pour se rapprocher encore de la belle. Il sortit sa baguette et accrocha les bras de Lyla autour de son cou avant de mettre un pied dans le seau et de se servir de la magie pour dérouler lentement la manivelle. Ils descendirent avec pas mal d’a coup mais c’était assez bien pour un ado et ça ne faisait que rajouter à sa superbe.

Arrivé dans le noir il se plaqua contre la jeune fille et posa un baiser à la commissure de ses lèvres avant de lui faire un sourire.

« A ton tour bro‘!!! »

Il utilisa un nouveau sort pour faire remonter le seau. En attendant que son ami les rejoigne les mains de Julian débutèrent une exploration captivante qui arracha de petits soupirs et gloussements fort charmant à Lyla.
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Ce message a été posté Dim 15 Avr 2012 - 16:31

    Penché au-dessus du puits, Thomas lorgnait les silhouettes de Julian et Lyla qui se dessinaient encore vaguement dans la pénombre, collées l’une à l’autre. Le bruit de la poulie qui grince et du sceau qui brinqueballe ne suffisaient même pas a étouffer les gloussements ravis de la jolie petite blonde qui se pendait au cou de son meilleur ami comme n’importe quelle petite midinette.
    Franchement, est-ce que ça valait vraiment le coup de descendre et de les accompagner dans cette stupide excursion ? Il savait bien comment allait se dérouler la suite, il pouvait presque voir la scène se dérouler devant ses yeux clairs. Julian allait continuer de jouer son petit numéro de jeune premier, se montrer tactile, l’embrasser à pleine bouche, tout ça juste devant son nez. Et Lyla ? Elle allait évidemment continuer de marcher à fond. Comment était-il possible d’être aussi naïve ?

    Est-ce que les filles étaient réellement toutes idiotes où était-ce simplement l’âge qui les rendait aveugle ? Il ne lui avait pas semblé que ses sœurs soient aussi bêtes, aussi profondément manipulable. Mais peut-être que c’est parce que justement c’était ses sœurs et qu’il ne les voyait pas pareil. Les autres filles, c’était un mystère. Ca ne semblait pas l’être pour Julian, mais ça ne voulait pas dire qu’il avait pigé le mystère non plus. Ca voulait juste dire qu’il ne se posait aucune question ce gros débile. Tellement lourdaud, à croire qu’il avait été élevé par une bande de moldus sauvages. Et encore ! C’était méchant pour les moldus.

    N’empêche, il ne pouvait pas rester planté au-dessus de ce puits pendant des heures. Et tourner les talons lui semblait trop honteux. C’aurait été la preuve qu’il était touché, jaloux. C’est surtout qu’il se sentait triste et dégoûté, mais les deux tourtereaux en bas n’allaient pas voir le truc comme ça. Ils allaient le trouver idiot, sans doute rire de lui et décréter qu’il avait peur de descendre dans l’puits, ou peur du noir, ou une stupidité du genre.

    « Bah qu’est-ce que t’attends Thomas ? Tu viens ? » le héla Lyla.
    « Oui… j’arrive ! Je… j’pose mes livres et j’arrive » se reprit-il d’un ton incertain.

    La jolie Lyla, aux yeux lyla, avec son grand sourire et ses boucles d’oreilles adorables. Elle était tellement gentille pourtant. Surtout avec lui, il l’avait remarqué. Il avait vraiment eut l’impression qu’elle était intéressée, elle avait rougit plus d’une fois en lui parlant après tout. Ou alors elle s’était juste montrée particulièrement avenante pour qu’il l’aide avec ses devoirs de botanique… ?
    Si c’était le cas, il devait admettre être tout aussi débile qu’elle alors, parce qu’il y avait cru pour du vrai pendant un p’tit moment.
    Peut-être qu’au lieu de déposer ses livres sur le côté, il aurait pu les lâcher dans le puits en espérant que ça leur tombe sur le crâne ?... Si seulement…

    Peu importe, la vérité c’est qu’il leur en voulait à mort, et qu’il n’avait aucune envie de descendre, ni de les voir, ou de rester avec eux. Pourtant il enjambait déjà le rebord dans l’idée de grimper dans le sceau et de les rejoindre. Quel crétin…

    Puis d’un coup il interrompit son geste. Il venait de trouver mieux qu’un lâcher de gros livres. L’instant d’après il était de retour sur la terre ferme, et d’un coup de baguette, il trancha net la corde… Le sceau chuta pour attérir avec bruit tout au fond du puits, juste à côté des deux adolescents enlacés. Il en fut presque étonné lui-même. C’était un coup digne d’un serpentard ça… et ça ne lui ressemblait vraiment pas de faire de sale blague de ce genre.
    Et pourtant,…
    Tant pis. Bien fait pour eux. Et bon débarra.

    « Tom !? » s'exclama Lyla avec inquiétude.
    « Oups ! Pas fais exprès ! » scanda-t-il en se penchant en avant « C’est trop bête ça, vous allez plus pouvoir remonter. Va falloir que j’aille prévenir quelqu’un, sinon vous êtes bon pour passer la nuit là. Bougez-pas surtout, j’reviens ! »
    Et sans écouter la moindre réponse, il tourna les talons, ses bouquins dans les bras et un petit sourire aigre sur le visage. Son cœur battait la chamade et il tremblait à cause de l'adrénaline, il se sentait atrocement coupable aussi, et en même temps bien content. Chose certaine, Julian et Lyla devraient se débrouiller pour sortir de là tout seul puisqu’il ne comptait prévenir absolument personne.

    Il savait bien que Julian serait fou de colère, alors il allait aller se planquer dans la tour d’astronomie, sans doute pour pleurer comme le gros crétin qu’il se sentait être.


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Ce message a été posté Mar 17 Avr 2012 - 11:53

Julian sentait bien l’ouverture possible et il ne tarda pas a s’y engouffrer. Quelques mains baladeuses pour tâter le terrain avant de se décider à happer ses lèvres. C’était un programme parfait et il s’approchait lentement de son but quand Thomas fit tomber le seau accompagné de la corde tranchée nette.

L’adolescent leva la tête et fut surpris de ne pas voir Thomas penché sur eux pour vérifier qu’il n’y avait pas de casse. Lyla se serra plus près contre lui assez flippée et elle appela Thomas. Résultat des courses il parlait d’aller chercher du secours mais Julian le connaissait assez pour lui trouver un air veule et roublard dans le ton.

« Qu’Est-ce qui ne tourne pas rond chez toi Macnair??? »

Il avait crié déjà en colère ayant compris le manège de Thomas mais son ami semblait déjà loin. Il prit la main de Lyla dans la sienne.

« Maintenant plus le choix on va être obligés de trouver la sortie de l’autre coté… »

La jeune fille avait l’air totalement affolée.

« Mais non il va revenir, il ne peut pas me laisser là. »

C’était dit avec une telle conviction que Julian s’arrêta net pour lever sa baguette.

« Lumos»

Il planta les yeux dans ceux de la jeune fille.

« Tu es en train de dire que toi et Thomas… »

Elle daigna quand même rougir avant de se mettre à glousser comme un dindon.

« Non, enfin si… En fait surement si tu n‘avais pas été là. On s’aimait bien. »

« Mais Bordel de goule en slip de bain… Tu te fous de moi?? »

Il se détourna d’elle méprisant son petit cri de frayeur et shoota dans une pierre avant de se remettre à marmonner. Tout d’un coup il trouvait Lyla nettement moins intéressante. Quel con il n’avait même pas compris que la mauvaise humeur de Thomas venait de son envie de séduire Lyla.
Du coup forcément il devait être vert comme un Serpentard . Julian ronchonnait et ne répondait plus à Lyla que par onomatopées. Elle avait l’air vexée et triste et aussi stressée mais il n’en avait cure il essayait de trouver la sortie de ce tunnel pour aller derechef coller son poing dans la gueule de son meilleur ami avant de s’excuser de lui avoir piqué sa copine.

Quand il finit par trouver une sortie ils étaient dans un état déplorable et avait même croisé un scrout à pétard vraiment en pétard. Elle se pendit à son cou pour l’embrasser genre « mon sauveur » et il lui attrapa les poignets pour la décoller de lui et se libérer.

« Même pas en rêve Lyla…Je ne lui ferais pas ça. »

Elle était dégoutée et elle le fit savoir.

« Tu es vraiment un salaud Julian…»

« Tu n‘imagines même pas. »

Sourire en coin et air goguenard alors qu’elle venait de le gifler il se détourna et prit le chemin de la salle commune. Il chercha Thomas partout mais ne le trouva évidemment pas. Bien décidé à ce que l’explication entre eux ne soit pas retardée il alla s’allonger sur le lit de son ami en prenant soin de garder ses fringues dégueulasses et en n’hésitant pas à en foutre partout.
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Ce message a été posté Mar 17 Avr 2012 - 17:29


    Dès qu’il avait regagné le château, Thomas s’était précipité comme prévu vers la tour d’astronomie, la plus haute et la moins fréquentée de l’école. Ca ne l’avait pas du tout aidé à se sentir moins mal puisque c’était là qu’il était tombé amoureux de Lyla pour du vrai, il y a des semaines de ça déjà. C’était un de leur cours préférés à tous les deux mais il s’était contenté de l’observer de loin un moment avant de trouver le bon moyen de se rapprocher d’elle, via le cours de botanique.

    Il avait eut plein d’occasion d’aller plus loin avec elle, ou tout du moins de tenter l’coup, mais premièrement il n’avait pas la facilité de Julian avec les filles, et ensuite il avait voulu faire les choses bien. Pour qu’elle le prenne pour un type bien et sérieux dans ses intentions. Du moins, pour ne pas passer pour le mec qui ne cherche qu’à emballé la première jolie fille qui passe, histoire d’avoir une petite-amie parce que ça fait bien vis-à-vis des copains. En gros il avait voulu qu’ils soient amis avant. Sauf que devenir vraiment ami avec quelqu’un, ça prenait un peu de temps.

    Et en une heure à peine Julian avait tout fichu par terre. En quelques minutes elle avait craqué pour lui et il était devenu totalement invisible. C’était trop honteux. Pour eux parce qu’ils s’étaient rendus détestables aussi bien l’un que l’autre, mais surtout pour lui. Il passait pour le parfait crétin dans cette histoire et les deux autres devaient être entrain de se foutre de lui et de le traiter de gamin et de bombabouse tout en se bécotant sans retenue. Si c’était les grandes gueules vantardes aux mains baladeuses qu’elle aimait, eh bien qu’elle aille au Diable !

    Sauf que pour l’instant c’était tout de même lui qui se sentait en enfer…
    Il se sentait humilié, blessé, frustré, déçu, seul, profondément bête, affreusement jaloux, aussi bien vis-à-vis d’elle que de lui à qui tout semblait réussir. Si son père l’avait vu pleurer comme ça et pour une raison aussi bête, lui aussi aurait eu honte…

    Thomas était tout de même bien content de ne pas être descendu dans c’trou. Être coincé à côté des deux autres qui roucoulent, dans le noir, comme un stupide troll des cavernes éconduit… quelle horreur… Pourtant il s’en voulait tout de même d’avoir coupé cette corde. Qu’est-ce qui lui avait prit ? C’était tellement petit comme réaction, ça lui était venu comme ça, comme une pulsion vengeresse, lui qui n’était pas revanchard pour une noise d’habitude. Au lieu de simplement tourner les talons et déguerpir en vitesse sans rien leur dire… mais avec sa dignité au moins.

    Il était resté des heures entières à se lamenter d’abord, puis lorsque sa crise de larmes s’était calmée, à tourner comme un fauve en cage entre les télescopes, avec ce malaise persistant au creux du ventre. Il avait bien essayé de s’occuper l’esprit avec ses bouquins de botanique et en regardant quelques étoiles une fois la soirée venue, jusqu’à ce que la faim lui rappel qu’il allait bien falloir qu’il redescende un jour. Surtout que quelques personnes l’avaient vu là, il ne pourrait pas y rester cacher bien longtemps avant qu’on vienne le déloger de là.

    Pourtant hors de question d’aller dans la Grande Salle, au risque de devoir faire fasse à l’un des deux, ou au deux en même temps. Du moins… pas tant qu’il pouvait retarder l’échéance, ce qu’il allait faire aux maximum. Du coup, après une après-midi, puis une soirée entière passée là à mijoter dans son angoisse, il s’était résolu à quitter son perchoir pour regagner la salle commune des Gryffondor.

    Traverser le château s’était avéré rapide bien sûr, mais il avait tout de même attendu la toute dernière minute avant le couvre feu pour faire son entrée, tout en faisant distraitement la conversation à la grosse Dame qui l’avait toujours eu à la bonne. C’est par elle d’ailleurs, qu’il avait su que Julian et Lyla étaient ressortis du puits et avaient regagnés leurs dortoirs. Thomas lui avait demandé les détails, et comme elle était du genre bavard, elle s’était fait une joie de lui fournir toutes les informations demandées. Ainsi il savait maintenant que Lyla était revenue en premier, en larmes, avec ses deux meilleures amies pour l’encadrer et les cheveux atrocement décoiffés, dixit la Grosse Dame toujours, qui avait également précisé son état de saleté ‘innommable, ce qui ne voulait pas dire grand-chose avec elle. Julian était arrivé plus tard dans l’après-midi, sale lui aussi, et visiblement en pétard…

    Il avait fallut qu’il soit armé de tout son courage pour pénétrer dans la Salle Commune, et il avait été bien soulagé de ne voir personne. Enfin, du moins ni Lyla ni Julian. Il était resté là un moment encore, puis vers 23h, il n’avait plus pu résister à l’appelle des biscuits qui se trouvaient planqués quelque part dans sa valise. Il n’avait plus rien mangé depuis le matin et se sentait lessivé dans tous les sens du terme.

    Il craignait la confrontation et espérait de tout son cœur que Julian soit profondément endormit à son arrivée… mais c’était totalement impossible. Pas un samedi soir, pas Julian… pas après qu’il ait coupé la corde du puits en le laissant au fond. Julian n’allait retenir que ça et l’accuser de tous les maux, peut-être même essayer de le frapper. Il s’attendait presque à le voir lui foncer dessus en poussant ma porte de leurs chambres.
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Ce message a été posté Jeu 19 Avr 2012 - 12:49

Il avait attendu longtemps, très longtemps… Finalement sa colère c’était émoussée au profit de sa déception de l’avoir blessé puis peu à peu c’était la fatigue qui l’avait emporté. Julian était un sanguin mais sa rage pouvait disparaître presque aussi vite qu’elle était venue, d’autant plus quand c’était son ami qui en était la cause et qu’il n’était pas blanc-blanc quand à la cause de la bisbille.

La fatigue aidant son esprit se mit à dériver et il finit par s’endormir comme une masse tout crado sur le lit de Thomas. Il était en plein rêve quand la porte s’ouvrit.
Obligé de quitter son rêve de victoire au quidditch pour revenir à la réalité. L’odeur repoussante de ses fringues lui arrache une grimace de dégout avant qu’il ne comprenne que c’était le retour de Thomas qui venait de le réveiller.

Il se leva lentement les yeux fixés sur son ami l’expression totalement impénétrable. Là maintenant, dégueu dans cette chambre, à demi réveillé il ne savait plus très bien quoi faire. Il ne savait pas ce qui sortirait s’il ouvrait la bouche et du coup il se contentait de rester debout raide comme la justice. Il finit par se décider.

« Je ne sors pas avec elle Thomas. J’ai compris tard mais j’ai compris ce que… enfin que tu étais intéressé. »

Il se passa une main dans les cheveux et esquissa un petit sourire à destination de son ami d’enfance.

« Je suis désolé pour ça. »

Voilà il l’avait dit, ça avait été difficile mais il avait réussi. Il venait, LUI, Julian Trevor Harper de faire des excuses… Ou au moins un truc qui s’en rapprochait vaguement… Il reconnaissait ses torts c’était déjà beaucoup. Trop d’ailleurs parce que maintenant il se sentait con et crade et il n’aimait pas du tout ça. Du coup il avança vivement vers la porte et bouscula Thomas au passage pour sortir.

Il était de nouveau en colère se disant qu’après tout lui aussi avait des torts et qu’il ne s’excusait pas. Ca bouillonnait en lui quand il prit le chemin de la salle de bain de l’étage décidé à prendre une longue douche pour échapper à l’odeur répugnante dont il était couvert. Il ne savait pas si Thomas le suivrait ou non il s’en foutait il avait envie d’échapper à son sentiment de culpabilité et à l’impression d’être humilié.

Il s’en voulait, il lui en voulait et il avait bien envie de lui balancer des horreurs à la tête pour soulager cette tension. En même temps il sentait bien que ça n’était pas la meilleure solution. S’il l’avait trouvé plus tôt il l’aurait fait sans remords mais maintenant c’était trop tard… Ca le frustrait et il ouvrit la porte de la salle de bain d’un coup de poing rageur. Il se fit mal et poussa une bordée de juron qui eurent pour effet de faire rire Nick Quasi sans tête.

« Le jeune Harper n’a pas l’air du tout de bonne humeur… Il le sera encore moins quand il saura qu’une ronde à lieu en ce moment même. N’Est-ce pas? »

Julian laissa échapper un nouveau juron avant de faire un geste grossier à Nick qu’il aimait pourtant bien au demeurant.

« Qu‘ils aillent au diable avec leur ronde. »

Ce fut au moment ou il braillait ça la tête couverte de mousse et les yeux fermés qu’il entendit un toussotement de mauvais augure.
Il espérait apercevoir le visage de son ami quand il ouvrirait les yeux. Il l’espérait vraiment. Il priait intérieurement pour que ça ne soit pas l’inquisition comme ils les avaient surnommés. Sinon il était encore bon pour une punition ou un séjour au cachot.
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Ce message a été posté Sam 21 Avr 2012 - 23:31

    Thomas avait été incapable de prévoir les réactions de Julian lorsque celui-ci s’était dressé devant lui, le dos droit et la mine si fermée qu’il en devenait bien difficile de savoir à quoi s’en tenir. Son meilleur ami aurait tout aussi bien pu lui sortir une blague légère et faire comme si de rien n’était tout en espérant que Thomas enterre la hache de guerre sans avoir à discuter des sujets qui fâches. Il était tout autant susceptible de lui foncer dessus pour essayer de lui casser le nez… comment savoir avec lui ? C’était usant pour les nerfs cette imprévisibilité, pourtant Thomas teint bon. Oh bien sûr, il avait la mine moins sombre, plutôt interloquée et dans l’attente de sa sentence, et son corps était bien moins droit, plutôt sur le qui-vive, près à se défendre, riposter ou esquiver s’il le fallait.

    Il n’était jamais, jamais celui qui frappe en premier. Du moins ça ne lui était encore jamais arrivé de sa vie malgré les quelques échauffourées musclées auxquelles il avait déjà eu droit durant sa carrière d’étudiant. Ca ne serait pas ce soir qu’il entacherait son tableau de pacifiste. Chacun faisait ce qu’il voulait de ses poings mais pour lui, frapper n’était réserver qu’à la défense et la défense seulement, jamais à l’attaque. Pour Julian… c’était une toute autre histoire ! Ils étaient différents sur bien des plans et celui-là en faisait partie bien sûr. Lorsque Julian voulait frapper, il frappait, et un batteur pouvait frapper très fort. Plus fort qu’un amoureux des animaux et des plantes qui passait le plus clair de son temps la tête dans les étoiles, et des étoiles pleins les yeux…

    Ca n’aurait pas été la première fois qu’il y avait de la jalousie et de la tension dans l’air entre eux à propos d’une fille, mais c’aurait par contre été la première fois qu’ils se battent pour ça. L’idée faisait presque peur à Thomas. Peur que ça aille trop loin et que ça n’entache leur amitié. Il ne la remettait pas souvent en doute, malgré le caractère belliqueux et tempétueux de Julian, pourtant aujourd’hui, entre deux larmes il l’avait fait. Il s’était laissé aller à penser qu’il ne lui parlerait plus jamais, ne lui pardonnerait pas plus, et demanderait à changer de dortoir dès demain. Maintenant il regrettait et souhaitait simplement que Julian évite de s’emporter.

    Et comme parfois la vie était bien faite - contrairement à ce qu’il avait eut l’impression de vivre cet après-midi - c’est ce qui venait de se passer. Non seulement il était resté calme, mais il venait également de s’excuser. Thomas avait ouvert des yeux ronds en se demandant si ses oreilles ne venaient pas de le trahir. Son cœur battait la chamade et il en eut la chique complètement coupée. Julian venait réellement de s’excuser. Il ne s’y était tellement pas attendu que ça lui en faisait presque mal au cœur. Un mélange de soulagement et de regret cuisant qui lui compressait la poitrine et lui bloquait la gorge. Il n’eut d’ailleurs pas le temps de revenir de sa surprise que Julian lui bourrait dans l’épaule pour s’éclipser, le laissant seul, au milieu de leur chambre, avec ses livres en main et son air penaud, comme un idiot.

    Tom se sentait presque encore plus mal maintenant que son meilleur ami s’était excusé. Il ne savait pas trop s’il continuait de lui en vouloir, s’il se sentait coupable par rapport à lui, ou simplement en colère, ou jaloux, ou bien s’il l’avait pardonné, et vis-à-vis de Lyla ça n’était pas beaucoup plus clair. D’un coup d’œil prudent, le jeune homme lança un bref regard vers les trois autres lits qui trônaient dans la pièce. Deux d’entre eux étaient rideaux fermés, ce qui signifiait deux dormeurs, il ignorait où se trouvait le troisième, sans doute dans la salle commune ou dans le dortoir d’un autre pour un samedi soir entre potes.

    Mijotant dans son mal être et son angoisse, Tom déposa enfin ses bouquins sur sa table de chevet et d’une main nerveuse, agrippa sa baguette pour jeter un récure vite sur ses draps poussiéreux. Il y prit d’ailleurs place, déglutissant péniblement, ne pouvait s’empêcher de jeter quelques coups d’œil vers la porte dans l’espoir que Julian réapparaisse. La vérité c’est qu’il avait trop de truc sur le cœur pour arriver à s’allonger et dormir maintenant. Il n’avait pas forcément l’intention de s’emporter contre son ami, mais il n’arriverait certainement pas à dormir tant que la situation serait en suspend de cette manière. Lui qui mourrait de faim quelques instants auparavant avait désormais la gorge trop nouée pour avaler ses cookies.

    Il mourrait d’envie de quitter la chambre à nouveau pour partir à sa recherche, incapable qu’il était d’attendre que son ami revienne de lui-même. D’un autre côté, maintenant que Julian savait ce qu’il éprouvait pour Lyla, il avait tout simplement envie de se cacher sous sa couverture et de ne plus jamais en ressortir… Il se sentait ridicule, à découvert, très naïf, et totalement nul comparé à lui qui aurait pu conclure en une après-midi. Ca n’était pas parce qu’il s’était excusé que Julian allait également éviter de se foutre de lui…

    Alors c’était prendre un risque, mais Tom fut bien incapable de faire autrement. Se relevant après quelques minutes d’angoisses silencieuses, il quitta à nouveau la chambre pour arpenter nerveusement le couloir des dortoirs. Il finit par capter le bruit de l’eau qui ruisselle et d’une voix familière. Il prit son courage à deux mains pour pénétrer à l’intérieur et après un bref raclement de gorge, attira l’attention de son ami et celle du fantôme.

    « Oh Monsieur Macnair, quel bon vent vous amène ? Permettez-moi de vous faire remarquer que vous avez une bien petite mine. Un problème mon garçon ? » l’aborda-t-il d’un ton avenant.

    Tout comme la Grosse Dame, le fantôme de leur maison l’avait toujours beaucoup apprécié.

    « Salut Nick. Non, ça va. Je venais juste… discuter » expliqua le garçon en désignant la douche occupée par son ami.
    « Oh. Je vois. Eh bien…. Je suppose qu’il est de mon devoir de distraire notre bon préfet pendant ce temps. Ne tardez tout de même pas à regagner votre chambre Thomas, je détesterai vous voir à nouveau puni mon garçon »
    « Merci beaucoup » lui sourit sincèrement le jeune homme en observant le fantôme s’éloigner en flottant.
    « Bonne soirée Monsieur Harper » balança Nick avant de disparaitre à travers un mur, sur un ton qui le traitait plutôt de mufle ou de rustre en vérité.

    Les voilà qui étaient seuls désormais, et puisque Julian avait fait l’incroyable effort de s’excuser, c’était à lui d’entamer le dialogue cette fois…
    Il se détourna pour faire face au mur tandis que Julian terminait sa toilette dans son dos, chipotant compulsivement la manche de sa tunique.

    « J’aurai pas du couper la corde, j’sais pas pourquoi j’ai fais ça, c’était dangereux… ça m’est venu comme ça, j’ai pas réfléchi et après… après c’était fait » expliqua-t-il avant de se mâchouiller la lèvre dans l’attente anxieuse d’une réponse.


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Ce message a été posté Mer 25 Avr 2012 - 12:33

Il avait les paupières closes et n’osait pas vraiment les ouvrir. Le silence de Nick ne dura pas longtemps et il put enfin respirer avant de rincer la mousse qui lui dégoulinait dans les yeux pour apercevoir Thomas en grande conversation avec le fantôme. Il avait toujours su se faire apprécier ce qui n’était pas son cas. S’entendre avec un bonhomme intangible ou une grosse dame dans un tableau ne lui semblant pas nécessaire. Nick l’appréciait tout de même amusé sans doute par son tempérament tout feu tout flamme. Il l’appréciait mais adorait lui faire des crasses et ça n’était pas pour lui qu’il serait allé occupé le préfet.

« Ouais c‘est ça ‘soir Nick !»

Julian attrapa sa serviette et commença à se sécher vigoureusement pas le moins du monde gêné de se tenir à poil devant son ami. Il n’était pas pudique de nature et Thomas était comme un frère donc il était inutile de jouer les mijaurées, d’autant qu’il lui tournait le dos. Il ne dit rien restant planté là à se sécher ne le regardant même pas avant qu’il ne prenne la parole. Il s’excusait à mots couverts d’avoir coupé la corde et Julian sourit sans le vouloir.
Il se souvint de la tronche de Lyla quand elle avait compris que « son » Thomas avait fait en sorte qu’elle se retrouve bloquée dans ce trou… C’était nerveux mais il ne put s’empêcher de partir dans un grand éclat de rire.

« C’était bien digne d’un serpy ça mon pote. Papa Macnair aurait été fier pour une fois! »

Ceci dit avant de lui coller une grande claque dans le dos. Julian et Thomas partageaient des pères tyranniques fan invétérés de serpentard. Ils étaient l’un comme l’autre les premiers rejetons à avoir été choisis pour Gryffondor et ça ne remplissait pas du tout leurs familles de joie. Il retrouva petit à petit son sérieux et seules quelques larmes témoignèrent encore de son hilarité soudaine.

« C’est à ce moment là que j’ai compris pour toi et Lyla je te jure. Je n’aurais jamais essayé de la brancher sinon. Je enfin elle est jolie mais voilà quoi des jolies filles y’en a des tas. »

Julian ne savait pas trop s’il s’empêtrait dans ses explications ou s’il améliorait son cas. Il avait un sourire penaud aux lèvres et espérait que ça suffise à son ami pour oublier leur querelle. Il allait falloir qu’il se décide vite d’ailleurs parce que la voix de Nick résonnait à l’autre bout du couloir.

« Puisque je vous dis que je suis déjà passé dans ce couloir et qu’il était vide mon jeune ami, pourquoi vous entêter? »

Il parlait fort et le message était clair s’ils ne voulaient pas se faire chopper il fallait se magner le train.

« Tu continueras à me râler dessus si tu veux mais plus tard hein?»

Il le poussa vers la porte sans attendre sa réponse s’enroulant la taille dans sa serviette. C’était bien essayé mais en sortant dans le couloir il aperçu la tête du préfet qui arrivait. Du coup Julian referma vite la porte derrière lui pour abriter Thomas. Pas la peine d’être deux dans cette galère s’il pouvait l’éviter.

« Harper? Encore? Trois heures de colle !! Et puisque vous n’avez pas envie de dormir elles auront lieu tout de suite. Vous allez remettre de l’ordre dans la remise jouxtant la serre. Ca devrait vous faire passer l’envie de vous balader à moitié à poil dans les couloirs. »

Julian soupira avant de grommeler une réponse injurieuse suffisamment inaudible pour ne pas trop aggraver son cas. Il restait planté devant la porte quand il se rendit compte que le préfet prenait la direction de leur dortoir. Il fallait essayer de le retenir et de l’attirer de l’autre coté pour que Thomas puisse sortir… Pas évident mais faisable. Il toqua discrètement à la porte.

« Attends qu’il soit plus loin vais essayer de l’attirer par là bas. »

Ceci dit a destination de Thomas. Il avait merdé avec son ami durant l’après midi alors ça serait sa façon de se rattraper. Après tout c’était de sa faute si Tom était dans les couloirs en plein couvre feu.
« Pour devenir préfet il faut savoir baisser… il faut savoir baisser… son pantalooooooooon dès qu’on te le demande, dès qu’on te le demannnnnndeeeeee !! »

Il chantait à tue tête en direction de l’autre bout du couloir sur l’air d’une chanson paillarde. Heureux de sa connerie même s’il était persuadé que la sanction allait être salée. D’autant plus qu’il réveillait tout Gryffondor à hurler comme ça comme un perdu et que quelques visages hilares commençaient à apparaître aux portes. Il entendait beugler dans son dos…

« HAAAAAAARRRRRRRRRRPPPPPPPPEEEEEEEEEEEEER tu vas me le payer !!!. »

Il n’en chantait que plus fort un sourire de branleur content de lui aux lèvres.
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Ce message a été posté Dim 29 Avr 2012 - 2:02

    D’un côté, Thomas était bien soulagé de l’entendre se mettre à rire, ça signifiait qu’en réalité il ne pouvait pas être aussi en colère que ça. Sauf que d’un autre côté ça l’agaçait aussi un peu, cette manière qu’il avait de tout prendre à la légère. Il avait beau faire un effort et le confronter, il avait beau essayer d’enterrer la hache de guerre avec Julian, Thomas n’en n’était pas moins atrocement déçu et blessé et quoi qu’il en soit vis-à-vis de Julian aussi bien que de Lyla, il allait lui falloir un sacré petit moment pour qu’il s’en remette. Il avait espéré pendant beaucoup trop de temps et rêvé d’elle pendant de trop longues semaines pour admettre aussi facilement ce qui s’était passé aujourd’hui, même s’il croyait volontiers son ami lorsque celui-ci lui affirmait qu’il n’aurait jamais tenté quoi que ce soit s’il avait su.

    Et d’un autre côté il continuait d’en vouloir à Julian, même s’il était sincère en affirmant regretter d’avoir coupé cette maudite corde. Il avait eu tord de se venger de manière aussi basse et en avait un peu honte maintenant, mais de son côté son meilleur ami avait débarqué à leur table avec ses gros sabots sans observer, sans écouter, sans se soucier de lui, en pure égoïste. Il n’avait rien vu de c’qu’il éprouvait pour Lyla parce qu’il n’avait pas eu envie de voir quoi que ce soit d’autre que ses petites envies et ses pulsions bouillantes d’adolescent. Il était devenu tout simplement invisible comme chaque fois qu’une jolie fille apparaissait entre eux. Thomas savait bien qu’il passait toujours avant tout le monde pour Julian, sauf quand c’était d’une jolie fille qu’on parlait. Alors en plus d’être jaloux par rapport à Lyla, il souffrait également du fait d’être relégué au second plan pour quelque chose d’aussi futile que les demoiselles par rapport à son meilleur ami. Comme le disait celui-ci, il y en avait effectivement des tas, ça lui donnait tout un tas de raison de le négliger et de le faire passer pour un crétin pour se faire valoir.

    Thomas garda pourtant pour lui toutes ces pensées, persuadé qu’il aurait été bien impossible d’en parler pour du vrai avec le principal intéressé. Il venait déjà de reconnaître une partie de son erreur et avait fait le premier pas en s’excusant, c’était déjà le plus bel effort qu’il lui ait été donné de voir chez le jeune homme de toute sa vie. Ce qui montrait que Julian Harper, lui aussi, était entrain de murir avec l’âge, ce qui était une constatation étonnante, mine de rien…

    Il n’aurait de toute manière pas eut le temps de répliquer quoi que ce soit. Comme promis, Nick essayait tant bien que mal de retenir le préfet, mais la mission semblait compromise. Voilà qui embaumait la retenue, une fois de plus… ou peut-être pas ? Du moins pas pour lui… En quelques instants, Julian s’était jeté tête la première dans la gueule du loup garou. Ils auraient pu tenter de se cacher tous les deux mais non, son ami ressentait le besoin de jouer au héro. Ou peut-être de s’auto punir ? Peut-être qu’il imaginait que recevoir une colle pour ses beaux yeux allait l’aider à revenir dans ses bonnes grâces ? Si ça n’était pas exactement ça, l’idée devait s’en rapprocher grandement. Thomas trouvait ça à la fois totalement stupide et vachement flatteur. Sa tête lui disait que c’était bien fait pour lui et qu’il méritait bien d’encaisser cette nouvelle retenue seul, mais ça lui faisait aussi vachement chaud au cœur qui lui faisait du coup un peu moins mal.

    De derrière la porte, il ne put s’empêcher de pouffer de rire en entendant l’adolescent chanter à tue-tête pour attitrer l’attention sur lui et lui permettre de regagner la chambre sans encombre. Thomas s’imagina d’ailleurs revenir là-bas tout seul, en tête à tête avec ses déceptions de la journée et ses regrets, la perspective d’une retenue en devenait presque douce… Julian était une fichue tête de cochon, odieuse et égoïste, qui aurait mérité qu’on le lui crache une bonne fois en plein visage. Pourtant ce ne fut pas pour ça que Thomas rouvrit la porte quelques secondes plus tard, le temps de se débarrasser du plus gros de ses vêtements de quelques gestes négligeant.

    Il déboula d’ailleurs dans le couloir des dortoirs en caleçon (décoré avec des lutins joyeux) et en chaussettes (vert pomme), courant comme un boulet de canon dans l’espoir que le préfet se mette en tête de le courser un peu ! C’était toujours un peu plus palpitant lorsqu’il y avait course poursuite. En croisant Julian, Thomas agrippa d’une main ferme l’essuie qui entourait la taille du garçon pour l’arracher au passage et le laisser en tenue d’Adam avant de continuer sa course effrénée en de grands éclats de rires hystériques, l’essuie en l’air voletant dans sa main telle une bannière.
    Si Julian croyait qu’il allait s’amuser tout seul cette nuit, il se fichait la baguette dans l’œil cet idiot. Les filles allaient et venaient, eux deux c’était pour toujours, même si c’était pénible parfois.

    « JULIAN HARPER EST MONTE COMME UN BOTRUUUUUUUUC !! »
    « MAAACNAIIIIIIIIIIRRRRR !!! »


FIN
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