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PORTOLOIN Filet du Diable : Il vous tend un piège :: Portoloin :: A l'étranger :: Habitations
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Ailionora Ó'Broin
Ailionora Ó'Broin
Messages : 1043 Crédits : Billie
Age du personnage : 27 ans
Ascendance : Sang-pur
Emploi/Etude : Directrice des Serpentards - Professeur de soins aux créatures magiques
Faction : Ordre du Phénix
Maison : Serpentard


Rapeltout
Patronus : Chauve souris
Epouvantard : Les Détraqueurs
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Ce message a été posté Ven 16 Sep 2011 - 20:42

    Ailionora avait passé de terribles journées dans sa vie, heureusement qu'elles n'étaient pas bien nombreuses. Mais celle qui venait de se passer étaient définitivement une des pires.

    Quand tout semblait aller de mieux en mieux, quand l'espoir renaissait doucement, quelqu'un se faisait un grand plaisir de tout piétiner. Et cette personne avait été Mervyn Kark sans oublier Wilhemina qui les avait bien entendu tous trahi. C'était du moins tout ce que la sorcière brune ressentait. Et pour ne pas gâcher son plaisir, il avait fallu que Mervyn trahisse sa propre soeur, quelle idiotie... tout ça pour contrer les élections. A vomir.

    Mais aussi étrange que cela puisse paraître, Nora ne pensait plus réellement aux élections, toutes ces histoires de factions lui passaient bien au dessus de la tête. Elle se souvenait de ce qu'il s'était passé, de la voix de son mari, des regards de Mervyn, des morts, des créatures libérées à contrecœur puis le noir total.

    Elle s'était réveillée dans le QG de sa faction, une douleur terrible dans le crâne et la chaleur des doigts de Cleona dans sa main. Il lui avait fallu quelques minutes pour se reprendre avant de comprendre ce que son frère et sa soeur lui racontaient. Ils avaient été trahis par Mervyn et Thomas avait du transplaner avec Ethan.

    C'était d'ailleurs tout ce qui lui importait, Thomas allait bien tout comme Ethan, son frère et sa soeur étaient saufs, ne lui restait qu'à savoir comment se portaient Eireann et puis Julian.

    Ils étaient restés quelques temps sur place, un des médicomages lui avait demandé de ne pas bouger trop rapidement et après ce qui lui avait semblé être une éternité, elle avait quitté cet endroit, se promettant de ne plus y remettre les pieds.

    Quand elle était rentré au cottage, elle était seule, même Neldo semblait avoir prit la poudre d'escampette. Son crâne lui faisait toujours autant mal et elle se contenta d'allumer quelques bougies en attendant le retour de son mari avachie dans son gros fauteuil de salon.

    La sorcière avait été trop lasse pour passer dans la salle de bain et désinfecter les plaies superficielles qu'elle avait sur le corps. Sur le coup elle ne s'était pas rendue compte que plusieurs des créatures l'avaient blessée, elle ressentait maintenant toutes les zones de son corps qui avaient été exposées à des coupures ou des bleus et ce n'était pas franchement agréable. Ses mains et ses avant bras étaient les plus touchés, suivi de son visage.

    Mais rien importait vraiment, ce qui importait vraiment était l'homme qui venait juste de passer la porte d'entrée.;

    Nora se releva un peu trop brutalement, ce qui la força à se rasseoir un instant. Maudites libellules, sa tête n'allait donc jamais s'arrêter de tourner et de la faire souffrir ?

    La sorcière ne fut pas capable d'attendre quelques secondes de plus et préféra se relever en fermant les yeux pour s'avancer vers lui, les yeux à moitié clos. Il lui paraissait soudainement immense et son visage fermé ne présageait absolument rien de bon.

      « Chéri tu vas bien ? Est-ce que tu as des nouvelles d'Eireann et Julian ? »

    Il ne prononça pas un mot, avançant un peu plus dans le salon plongé dans la pénombre.

      « Je peux tout expliquer, je n'ai jamais soutenu Mervyn Kark, je ne savais pas que Wilhemina comptait s'allier avec ce fou... »
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Ce message a été posté Sam 17 Sep 2011 - 12:20

    Après avoir quitté le QG, Tom avait transplaner directement devant le cottage. Il avait observé longuement sa maison depuis l’endroit où il avait atterrit, un peu à l’extérieur du jardinet de devant. Le foyer semblait douillet et chaleureux, emmitouflé entre deux collines douces, entouré d’un peu de forêt, de verdure et de fleurs ou raisonnait à longueur d’année le gazouillis des oiseaux seuls pour troubler le silence reposant. Un havre de paix dans le quel il avait toujours fait bon vivre.
    Et finalement, après une journée pareille, il n’avait aucune envie d’y mettre les pieds. Aucune. Ca ne lui semblait plus ni accueillant, ni reposant, et l’image idyllique à la quelle il s’était accrochée durant un an ne lui paraissait plus du tout attirante. Il avait plutôt envie de la fuir. Alors c’est ce qu’il fit, et dans un nouveau ‘plop’ significatif, il transplana à nouveau. Mais chez les moldus cette fois. Seul, il investit un pub où lui et Julian se rendaient de temps en temps pour boire un verre et s’éloigner du monde magique quelques petites heures par-ci par-là. Il n’y resta effectivement que quelques petites heures, mais en revanche, il y bu beaucoup plus qu’un verre.

    Et se faisant, il méditait tout les récents évènements. Surtout, il songeait à Nora. Il ne pouvait empêcher cette aigreur cuisante de lui tenailler l’estomac. Le dégoût était trop fort pour qu’il réussisse à le chasser. Il était écœuré, tellement écœuré. Et sans relâche il ne cessait de se répéter qu’il avait fait tout ça pour rien. Sans arrêt lui revenaient à l’esprit tous ces moments où il s’était accroché à l’idée de rentrer chez lui, de revoir sa femme, le cottage, de retrouver son foyer. Ca avait été son seul et unique but, son obsession complète. Sa femme, sa maison, sa femme, sa maison, sa femme, sa maison, frénétiquement. Et durant onze mois ça l’avait maintenu en vie, par il ne savait quel miracle de l’esprit sur le corps. Il y avait mit toute sa rage et sa détermination, totalement possédé par cette envie de rentrer chez lui. Ca l’avait poussé sur des kilomètres, ça l’avait aussi poussé à faire des choses dont il ne s’était jamais cru capable, juste pour pouvoir rester en vie, pour pouvoir rentrer chez lui. Pour pouvoir retrouver Nora.

    Et aujourd’hui tout était tombé à l’eau, purement et simplement. Il avait fait tout ça pour rien. Pour du vent. Il se sentait trahis et particulièrement idiot. Naïf. Il n’avait rien vu venir, absolument rien.
    Et la colère qui grondait en lui ne demandait qu’à exploser, trop frustré qu’il était.
    Alors, le soir venu lorsque le pub avait commencé à se remplir un peu plus, et qu’il en avait vu sa tranquillité troublée, il s’était éclipsé. Que faire d’autre, mis à part rentrer chez lui ?
    Trainer n’importe où pouvait se révéler dangereux après ce qui venait de se passer. Il n’avait plus grand-chose à perdre, mais il était trop épuisé de toute manière, trop cassé. Surtout que le premier sort lancé par Kark lui avait fait un choc et que maintenant que l’adrénaline était retombée, sa poitrine lui tiraillait douloureusement. Il aspirait juste à se laver et à dormir.

    Sauf que ce qu’il avait redouté en rentrant chez lui était arrivé. Par la fenêtre il avait aperçu une faible lueur vacillante, trahissant une présence à l’intérieur du Cottage. Nora sans aucun doute. Rien ne l’indiquait, mais il le sentait. La simple idée de lui faire face lui retournait l’estomac et faisait s’emballer son cœur sous la pression. Il redoutait ce moment et aurait aimé le repousser de quelques jours. Sauf qu’il n’avait nulle part ou fuir et ne voulait surtout voir personne.
    De toute façon sa décision était prise. Il savait quoi faire, c’était juste qu’il rechignait à le faire, il aurait préféré ne pas avoir à lui faire face. L’éviter au maximum.
    Seulement elle était là maintenant, alors autant en finir…

    Une fois à l’intérieur, son cœur sembla se tortiller péniblement dans sa poitrine en la voyant se lever et s’avancer vers lui, son visage tirés par la fatigue, plus pâle encore qu’a l’accoutumée. Pourtant elle restait infiniment belle et ça lui brisait le cœur. C’était encore plus dur maintenant qu’elle était effectivement devant lui, à le gratifier d’un regard si inquiet et sincère. Comme il était fatigué lui aussi, une partie de lui aurait simplement voulu passer l’éponger. La prendre dans ses bras et la serrer bien fort, la rassurer et lui demander si elle aussi allait bien. La simple mention des deux Kark suffit à chasser cette brève image d’une bouffée de colère. Silencieux, le regard dur et la mâchoire tendue, il se contenta d’avancer un peu plus. Et il prit le temps de se servir un verre avant de répondre quoi que ce soit.

    « Wilhelmina… » répéta-t-il sans masquer toute son aigreur « … vous êtes proches dis donc… tu l’appelle par son prénom… c’est… c’est mignon » assura-t-il d’un haussement de sourcil.

    Le ton était mi cassant mi acide.
    Il avala quelques gorgées de son verre et enfonça sa main libre dans la poche de son pantalon. Comme il avait un peu bu, il avait tendance à tanguer et il s’adossa donc à un meuble, son regard froid planté sur Nora.

    « Ton frère et ta sœur ne se sont pas trompés de potion je vois… t’as l’air en forme » ironisa-t-il, mordant.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 12:58

    Il avait suffit à la rendre presque translucide en ne prononçant pas plus de trois phrases. Les choses allaient mal et pour couronner le tout, il avait bu. Un très mauvais mélange qu'elle n'avait que très rarement vu.

    Le silence s'était propagé dans la pièce comme une trainée de poudre, la sorcière avait été incapable de répliquer quoi que ce soit. Elle restait plantée face à lui tel un piquet, son crâne continuant de lui faire un mal de chien. Que pouvait-elle répliquer ? Il était presque clair qu'il savait déjà ce qu'il voulait et quoi qu'elle dise, cela ne changerait rien. Son mari avait toujours été buté et obstiné.

      « Je... ne suis pas proche d'elle, non. »

    Elle déglutit avec difficulté et son coeur commença à s'emballer terriblement.

      « Je vais relativement bien comparé à d'autres oui, enfin tu sais parfaitement dans quel état tu es après avoir été piqué par une libellule... »

    Nouveau silence, c'était une catastrophe, la sang pure n'avait jamais ressenti à ce point de la culpabilité et son regard qui la transperçait suffisait à lui donner envie de disparaître, de tout bonnement disparaître.

      « Je n'ai pas voulu faire ça, on ne savait pas ce qu'il s'était passé. Je ne savais pas que Metelli avait été tué. J'ai rejoint le camp Salamander il y a des mois pour contrer l'extrémisme de Mervyn Kark, je n'ai jamais été de son côté, jamais ! Je ne pensais pas qu'ils allaient mettre le Ministère à feu et à sang et si on avait transplané, Kark nous aurait tué, nous avons été obligés de faire ça. Je sais bien que j'ai fait des erreurs, des tas d'erreurs aujourd'hui mais jamais je n'ai pu imaginé que ça irait si loin. »

    Passant une main sur ses yeux douloureux, Nora recula d'un pas, pas certaine de savoir ce qu'il allait faire ou dire et préférant prendre un minimum de distance.

      « Je suis tellement désolée, et je m'en veux vraiment. Je ne suis plus avec eux, je vais me ranger. Je t'en prie, essaie juste de comprendre. S'il te plait chéri, s'il te plait ! »

    Sa voix s'était faite suppliante comme jamais, ce n'était pas son genre de s'écraser de la sorte mais pour le voir se calmer ou sourire un minimum, elle était prête à tout.
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 13:56

    Ah… Mais bien sûr. Rejoindre le camp Salamander pour contrer l’extrémisme… c’était drôle. Vraiment très drôle. Un comble même ! Tellement drôle qu’après quelques nouvelles secondes d’un silence parfaitement perplexe, Thomas laissa échapper quelques notes d’un rire acide. Ses supplication passaient totalement inaperçue, il avait juste trop de mal à comprendre et à appréhender ce qu’il venait d’entendre. C’était trop ahurissant.
    Rejoindre le camp de Salamander pour contrer l’extrémisme alors que le camp Salamander avait carrément inventé l’extrémisme…
    Enfin non, pas le camp Salamander, le camp du Lord. Un camp en place depuis deux longues décennies, et qui avait encré l’extrémisme dans l’esprit de tous comme une normalité. Une normalité écœurante et détestable. Que d’autres essaient de faire pire, ça n’avait plus rien d’étonnant. Le mouvement des Ombres découlait pourtant de celui du Lord. On l’avait juste rendu plus drastique encore.

    Mais le plus désolant là-dedans, le plus désolant pour lui du moins, c’est que sa femme semblait sincère. Elle semblait réellement y croire. Croire qu’elle luttait contre l’extrémisme en se joignant aux Salamander. C’était idiot, presque puéril, d’être aveugle à ce point. Il ne pouvait pas comprendre ça, il en était incapable. Il avait l’impression d’un coup de ne plus voir que des différences entre eux, comme si tout ce qui avait pu les rapprocher s’était soudain évaporé, ne laissant plus que les désaccords derrière eux.
    Et pas n’importer quel désaccord. C’était un sujet problématique entre eux depuis le début de leur mariage, l’un des seuls sujets de disputes vraiment conséquent. Arrivait aujourd’hui le moment où ce sujet prenait trop place pour que le reste compte encore.

    Lui revint en mémoire le discours de William. Soigner le mal par le mal, prendre des mesures plus draconniène, plus radicales. Elle voulait lutter contre l’extrémisme ? Il allait lui en donner. William avait raison. Elle était venue l’heure où il fallait s’engager pour du bon ou baisser les bras. Et vu ce dont il avait été témoin ce soir au Ministère, il était hors de question qu’il laisse couler et se retire de la partie. Nora avait choisi son camp. Elle voulait lutter contre l’extrémisme ? Très bien, il était du même avis qu’elle. Sauf que pour lui, ce qu’elle avait fait ce soir ne trouvait aucune excuse. C’était elle la plus extrémiste des deux.

    D’une traite, il vida son verre, grimaçant au passage rude de l’alcool dans sa gorge. Il prit le temps de remplir à nouveau son verre avant de faire à nouveau face à son épouse, la mine fermée.

    « Eh bien… on dirait que ta brillante tentative pour… pour ‘contrer l’extrémisme’ » articula-t-il avec dédains « s’est révélée plutôt inutile. Ils ont gagné. Et c’est grâce à vous. Chapeau » ironisa Tom

    Quelques gorgées plus tard, il avait prit sa décision. La colère cuisante qui le rongeait de l’intérieur ne lui laissait pas le choix, du moins tout autre choix lui était invisible pour l’instant.

    « Tu n’aurais pas du revenir ici » lança-t-il.

    Et même s’il le pensait, dire ces mots-là lui écorchait la bouche. C’était comme un fer chauffé à blanc qu’on lui enfonçait dans la poitrine en passant par la gorge. Une partie de lui hurlait que c’était faux, qu’il voulait qu’elle reste et qu’il aurait plutôt du la prendre dans ses bras. Mais cette partie-là ne comptait plus. C’était la partie qu’il devait museler à partir de maintenant, comme William le leur avait dit. Plus de concessions, maintenant c’était la guerre ouverte, et ce genre de sacrifice faisait partie du prix à payer.
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 14:48

      « Quoi ? »

    La sang pure chancela et porta une main sur son coeur avant de reculer un peu plus, les yeux écartés par la surprise. Elle avait du mal comprendre, il délirait et allait se reprendre en lui disant que c'était sorti tout seul et qu'il regrettait.

    Mais il ne dit rien, ne répondit pas, se contentant de boire en regardant ailleurs. Alors elle n'était plus rien pour lui ? Elle avait été stupide et le reconnaissait et il la poignardait en plein coeur sans état d'âme, sans rien afficher sur son visage bien froid.

    Les larmes commencèrent à couler seulement quand elle daigna cligner des yeux et sa gorge se fit soudainement très douloureuse, pourtant elle avait des choses à dire, tellement de choses.

    Ailionora secoua la tête plusieurs fois comme pour réfuter ce qu'elle avait cru entendre mais cela ne marchait tout bonnement pas. Elle posa son regard sur son visage et déglutit péniblement.

      « Tu... tu me demandes de quitter ma maison et tu me quittes ? »

    Le dire à haute voix avait suffit à l'achever, elle avait posé ses deux mains sur sa bouche avant de se mettre à sangloter bruyamment. Ce n'était pas son genre du tout, elle se contrôlait la plupart du temps ou faisait semblant, elle était même très forte à ce jeu là. Mais son self control venait de s'évaporer, tout comme l'espoir qu'elle avait eu qu'il finisse par l'écouter et comprendre.

      « Tu ne peux pas me quitter, tu ne peux pas faire ça ! » Elle pointa son index vers lui en se rapprochant imperceptiblement. « Tu ne peux pas me faire ça encore une fois, pas après tout ce qu'on a vécu, pas après tout ça. Je suis désolée, je ne peux pas revenir en arrière, je ne peux juste pas alors essaie de me comprendre, je t'en prie essaie de comprendre ! »

    Cette scène lui paraissait étrangement familière si ce n'est que la première fois, il avait disparu, c'était d'ailleurs ce qui avait provoqué une crise pareille. Il avait disparu, elle avait cru mourir de chagrin et il était revenu. Et maintenant il la quittait, c'était comme mourir une deuxième fois, comme si on lui enfonçait de nouveau des milliards d'aiguille dans le corps et qu'on piétinait son coeur. Elle respirait très vite, complètement paniquée par la scène qui se déroulait sous ses yeux. Ils étaient deux protagonistes mais il était le seul à tout diriger et il venait de la mettre K.O.

      « Ne fais pas ça, s'il te plaît. »

    La brune sépara la distant qui les séparait et s'arrêta face à lui, le coeur au bord des lèvres. Où était donc passé son mari ? Il n'était pas sur ce visage, c'était presque sur. Nora leva ses yeux sur lui et posa une main sur sa joue pour qu'il la regarde, elle n'était pas dans un bel état mais ça lui était égal, elle était prête à tout.

      « Je t'en supplie chéri, regarde moi. Thomas, je suis désolée. »

    Et ces larmes qui n'arrêtaient pas de couler, et les sanglots qui perçaient dans sa voix, elle n'était plus capable des les arrêter.
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 18:10

    Quitter la maison. Était-ce vraiment ce qu’il était entrain de lui demander ?
    Se l’entendre dire à voix haute lui procurait un sentiment étrange et décalé. Comment en étaient-ils arrivés là, comme ça d’un coup, aussi vite ? Hier encore, tout allait bien. Du moins, tout allait mieux. De mieux en mieux même. Vingt quatre heures plus tard il lui demandait de faire ses valises pour de bon. Il avait l’impression qu’il venait de grimper dans un train qu’il ne pouvait plus arrêter. Il en avait presque le vertige, cette sensation de vitesse qui donne envie de tirer le frein. Mais pas de frein, impossible d’arrêter la machine maintenant qu’elle était en marche.
    Ca ne l’empêchait tout de même pas d’avoir du mal à y croire lui-même. L’idée d’un avenir sous ces auspices-là lui glaçait le sang. D’ailleurs il chassa rapidement cette pensée. Il fallait qu’il évite, qu’il évite à tout prix de s’imaginer ce que serait sa vie à partir de ce moment. Sinon il allait se dégonfler, il le savait, il choisirait de laisser couler comme un lâche parce qu’il n’avait pas envie de se retrouver seul. Et elle le savait aussi. Parce qu’elle le connaissait par cœur.

    Elle savait très bien que la voir pleurer lui retournait les tripes, qu’il n’avait jamais supporté ça. Elle savait qu’en se rapprochant de lui, en l’observant comme elle le faisait maintenant, en effleurant sa joue avec tendresse, elle allait avoir gain de cause.
    Thomas avait bien essayé de résister, de garder son regard vague, loin de ses deux immenses yeux bleus mélancoliques et détrempés. Seulement elle ne lui laissa pas vraiment le choix. Et l’effet fut presque immédiat. Il se maudit d’avoir craqué, maintenant il en était presque pantelant.

    Elle était sincère, ça se voyait qu’elle était sincère. Il pouvait presque se voir lâcher son verre d’alcool sur le tapis sans se soucier de le voir se rependre au sol, puis passer ses mains autour de ses hanches fines pour l’attirer à lui et la serrer aussi fort qu’il le pouvait.
    Il s’entendait presque lui murmurer que ça n’était pas grave et qu’ils trouveraient une solution, qu’il l’aimait trop pour lui en vouloir et qu’il avait simplement vu rouge. Peut-être même se serait-il excusé à son tour parce qu’il s’en voulait d’avoir déclenché ses larmes.

    …Et puis quoi ?
    Après ça, une petite douche chacun et ils allaient se coucher comme si de rien n’était ? Un bisou sur la joue, ‘bonne nuit chérie’, on soufflait la bougie et on oubliait tout l’espace d’une nuit.
    Et demain ? Et le jour suivant ?
    Maintenant que l’Ombre était passée au pouvoir, ils allaient en entendre parler sans arrêt, ça allait être dans toutes les bouches, dans les journaux, à la radio, la télé, partout ! Et chaque fois qu’il verrait le visage de Kark quelque part, il lèverait les yeux sur sa femme et la reverrait courir avec lui dans les couloirs de son département…
    Il allait forcément continuer de ruminer ça pendant longtemps. Au fond, même s’il lui pardonnait, il allait garder une rancœur profonde, il le savait. Et ils allaient forcément se disputer. Encore et encore. Parce que malgré toutes ses excuses il continuait de se sentir éviscéré au souvenir de ce qui s’était passé un peu plus tôt au Ministère.

    Alors d’un côté, l’idée de la quitter lui semblait complètement loufoque et inconcevable. Après huit ans de mariage, dont une année à ne vivre que pour le retrouver, il en avait totalement oublié comme faire pour vivre autrement. Et d’un autre côté, la cohabitation ne lui semblait plus possible, pas après ce que les Mangemorts avaient fait à son département, à Eire et Julian qui en avaient à peine réchappé qui en avaient à peine réchappé, à William, à tout leur fichu système politique déjà complètement gangrené et à leur mariage ! Sans oublier Keenan et Cleo, de la famille proche, son entourage direct depuis près d’une décennie ! Comment allait-il faire devant eux ? Devant Keenan qu’il avait envoyé valser d’un sort ? Et vis-à-vis de l’Ordre ? Il allait passer pour un bel hypocrite, ‘oui je me bats avec vous, même si les 9/10ème de ma famille sont des Mangemorts’.

    Non, impossible, c’était dessus de ses forces. Il avait survécut à la captivité, a la faim, à la maltraitance, à la fièvre, à la solitude et au désert, il survivrait à ça.
    Durant quelques instants, les yeux dans les siens, il s’était laissé avoir. Quelques secondes de faiblesse qu’il chassa bien vite d’un grognement. Il se détourna de sa femme, sans pour autant la chasser. Il mit encore quelques secondes pour se décider et trouva enfin le courage de s’éloigner d’elle d’un air qu’il espérait insondable. Son cœur battait la chamade et la tête lui tournait presque, mais il mit ça sur le compte de l’alcool.

    « Arrête ça tu veux ? » dit-il d’une voix cassée, et d’un ton bien moins dur qu’il ne l’aurait voulu.

    Son cœur se mit à battre de plus en plus fort tandis qu’il composait sa prochaine réplique. Était-il vraiment capable de le dire ? Il porta son verre d’alcool à ses lèvres, dos à sa femme, mais réalisa qu’il avait la gorge tellement serré qu’il était incapable de seulement déglutir.

    « De toute façon… » le souffle court, il hésita quelques dernières secondes encore avant de se lancer « … de toute façon si tu ne pars pas c’est moi qui pars »

    Voilà c’était dit. Il fit volte face et prit son courage à deux mains pour la regarder dans les yeux, avec une pointe de défis. Si jamais elle ne l’en croyait pas capable elle se gourait lourdement. C’était décidé. Presque à 100%...
    Presque.
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 18:49

    Il ne rigolait pas, il ne rigolait plus. Nora avait été certaine qu'il allait flancher quand il s'était égaré dans ses pensées alors qu'elle caressait sa joue. Mais c'était fini, il s'était détourné d'elle pour boire avant de se retourner et de la menacer de partir si elle ne le faisait pas.

    C'était lui ou elle, chez eux. Et c'était elle qui allait devoir baisser les bras avant de partir en ruminant ses erreurs. Ruminer était un bien faible mot, elle allait en mourir cette fois, elle ne pourrait juste pas se relever. Les mots de sa mère lui venaient en mémoire, 'Tu l'aimes trop Nora...'.

    Il était évident que c'était le cas, elle en avait bel et bien conscience et elle se sentait minable. Pourtant elle n'arrivait pas à se raisonner, elle en était trop incapable. Ses larmes s'étaient remises à couler drues alors qu'il la fixait avec cette lueur de défi dans le regard, ce défi immonde qui lui donnait envie de hurler.

    Quitter cet endroit encore une fois ne lui rappelait que trop les premiers jours de sa disparition un an plus tôt. Ils étaient tombés amoureux du cottage des années auparavant, ils avaient voulu y vivre tous les deux jusqu'à la fin des temps, c'était leur plan, vivre et vieillir ensemble. Pas l'un sans l'autre, jamais de la vie.

      « Tu ne veux pas vraiment qu'on se sépare Tom, tu le sais bien. »

    Ailionora renifla bruyamment avant de passer la paume de ses mains sous ses yeux.

    Elle tentait le tout pour le tout, qu'avait-elle à perdre de toute manière ? Apparemment plus rien, son père avait chuté bien bas dans son estime et elle allait devoir s'expliquer avec lui aussi. Quelle journée. Probablement la pire de sa vie, elle avait pourtant perdu un fils peu de temps avant sa naissance mais ce n'était tout bonnement pas comparable. La douleur n'avait rien à voir et cette fois ci, elle se sentait démunie et seule. Totalement seule. Et Nora n'était pas sure d'en avoir la force.

      « Je ferais ce que tu veux, je te le jure, demande moi n'importe quoi et je le ferai, n'importe quoi ! Ca ne change rien du tout entre nous, j'ai fait une erreur, je n'adhère pas à ce qu'il s'est passé alors tu vois que ça ne change rien, c'est toujours moi, tu vois bien que c'est moi ! »

    Elle allait devenir folle s'il ne disait rien et s'il continuait de la fixer comme il le faisait. Est-ce qu'il était sourd ? Est-ce qu'il avait à ce point perdu de son humanité pour la laisser se rabaisser à ce point devant lui ? Il voulait qu'elle rampe à ses pieds et qu'elle jure la mort de Kark ?

    Dans un dernier élan désespéré, la brune franchit la distance qui les séparait et se jeta sur les lèvres de son mari. Elle passa ses bras autour de son cou pour le retenir contre elle et pressa ses lèvres contre les siennes comme elle ne l'avait jamais fait. Nora tenta de faire passer tout l'amour et le regrets qu'elle avait dans cette étreinte. Il l'aimait, il ne pouvait pas vivre sans elle et elle ne pouvait pas vivre sans lui, c'était une évidence.

    Quand la sorcière abandonna ses lèvres, elle ne desserra pas ses bras, préférant parler sur ses lèvres à voix basse pour qu'il entende ce qui ne concernait qu'eux deux.

      « Je t'aime, pitié ne fais pas ça. »

    Sa déglutition fut difficile, elle sanglota avec moins de force mais fut incapable de se détacher de lui, c'était juste trop dur.
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 20:57

    Le fait qu’elle lui affirme avec autant d’assurance qu’il ne désirait pas vraiment cette séparation le laissa muet. Il détestait qu’elle le devine de cette manière. Il détestait aussi avoir l’impression de ne pas être prit au sérieux. Comme si sa colère était injustifiée. Elle était justifiée, totalement justifiée. Du moins c’est ce qu’il se répétait frénétiquement pour éviter de se laisser aller au doute. Elle ne voulait que ça, le faire douter, qu’il la prenne en pitié et baisse les bras, qu’il s’écrase en gros. Il avait accepté ses idées rétrogrades durant toute la durée de leur mariage, et il aurait été prèt à continuer de passer l’éponge, encore et encore, si elle s’était gardée de passer à l’action. Une manière de penser, un discours, lorsque ça n’était que des convictions, ça pouvait passer. Mais lorsqu’on agrippait sa baguette pour passer à la pratique, c’était tout autre chose.

    Voilà ce qui arrivait lorsqu’on prônait des idées discriminatoires, à un moment donné, il arrivait qu’il faille passer à l’action. Le tout était d’en assumer les conséquences. C’est ce qu’il était entrain de faire. William leur avait fait comprendre que les bons sentiments et les intentions chevaleresques n’étaient plus suffisants. S’engager complètement et faire des sacrifices, c’était le nouveau mot d’ordre. Et ça n’était pas lui qui avait décidé ça, on avait décidé ça pour lui. Nora, Kark, Keenan, Cleo, ses parents, ses collègues, il en avait assez de faire semblant. Ils avaient tous décidé pour lui. C’était eux qui le poussaient à tout ça.

    Et c’était ce qu’il s’apprêtait à répondre. Quelque chose comme ‘si tu es prête à faire tout ce que je te demande, alors va t’en’. Il n’en eut cela dit pas l’occasion. Nora venait de fondre sur lui, et de le faire fondre du même coup.
    En un instant, tout l’effort qu’il venait de déployer pour réussir à trouver le courage de ne pas flancher venait d’être réduit à néant. Là comme ça, presque emprisonné dans ses bras fins, ses lèvres salées de larmes collées aux siennes, la laisser partir semblait presque insensé, impossible, illogique.

    Sa respiration en était rendue presque sifflante tant sa gorge était serrée par le stress, la peine et l’angoisse. Elle lui compliquait la tâche et il ne savait plus du tout quoi faire ni quoi dire.
    S’il avait pu, il se serait bien laissé aller à pleurer lui aussi. Pourtant l’émotion restait calée, aigre dans sa gorge, comme une pointe de flèche enfoncée dans sa pomme d’Adam.
    Incapable de faire autrement, il ne put que s’observer lui rendre son étreinte tout comme son baiser, à la fois soulagé et écœuré. Il crevait d’envie de la repousser, mais quoi qu’il fasse son corps refusait de lui obéir. Il avait peur qu’elle parte, il avait peur qu’elle reste, il y avait trente secondes sa décision était prise, maintenant il ne savait plus quoi faire.

    Trop tiraillé pour lui répondre quoi que ce soit tout de suite, il préféra détourner son visage du sien pour l’enfouir dans son cou. Il se sentait littéralement déchiré en deux.

    « Si tu reste, ça va m’empoisonner » finit-il par répondre sans pour autant desserrer son étreinte.

    Il baissa ses yeux bleus sur le tapis et réalisa qu’il avait effectivement lâché son verre par terre. Il ne s’en était même pas rendu compte…
    Et aussi soudainement que ça, la vérité s’imposa à lui. Il la serrait dans ses bras pour lui dire au revoir.
    Et cette manière de voir les choses le déchargea soudain d’un grand poids.
    C’était toujours douloureux, toujours difficile à croire, pourtant c’était bel et bien réel.

    Son visage crispé par l’hésitation et la tristesse se détendit soudain un peu. Il délaissa son masque de détresse pour enfiler celui de la résignation ébranlée. Lentement, il se décola de la jeune femme et échangea avec elle un regard explicite.
    Un regard qui lui disait qu’elle avait raison, il n’avait aucune envie de la quitter. Sauf qu’il était tout aussi incapable de vivre avec elle…
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Ailionora Ó'Broin
Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Dim 18 Sep 2011 - 21:56

    L'empoisonner ? Il lui disait cette chose affreuse alors qu'il la serrait contre lui après avoir répondu à son baiser et à son étreinte. Est-ce qu'il était devenu fou ? Est-ce qu'il se rendait seulement compte de ce qu'il lui faisait ? Comme si la quitter n'était pas assez, il fallait en plus qu'il enfonce le clou encore et encore.

    Il avait enfoui sa tête dans son cou et Nora n'avait pas bougé, trop choquée par les paroles qu'il venait de proférer à son encontre. Et il finit par se décoller d'elle, tant mieux, elle étouffait.

    En plus de la briser en mille morceaux, il venait faire preuve d'une cruauté terrible qui la laissait muette. Elle n'avait plus rien à dire même si elle aurait pu encore le supplier de plein de manières différentes mais elle recula brutalement quand elle sentit qu'il n'avait plus d'emprise sur elle.

    Ses sanglots ne cessèrent pas, bien au contraire mais elle avança aussi rapidement que possible vers la porte d'entrée. Son état aussi bien physique que psychologique n'était pas au beau fixe et elle eut bien du mal à ne pas faire de malaise tant elle se sentait mal. La brune ne jeta même pas un regard en arrière avant de refermer la porte sur elle. Il faisait nuit, il était tard, probablement très tard et elle ne savait même plus combien de temps s'était écoulé depuis l'attaque au Ministère. En tout cas, tout cela lui semblait très lointain, vraiment très lointain.

    Son esprit était trop anesthésié pour réfléchir correctement, elle fit quelques pas dans son jardin, avança dans la petite allée pour se diriger vers le portail mais s'effondra avant d'avoir pu le toucher. Ses sanglots redoublèrent d'intensité maintenant qu'elle était seule, plus besoin de faire semblant ou de tenter de se calmer, elle craquait, pour de bon cette fois. Elle devait avoir l'air stupide, assise par terre, au milieu de tous les volants sombres de sa robe.

    Combien de temps elle resta ainsi prostrée, gémissant de douleur à certains moments ? Elle ne fut pas certaine de bien le savoir mais quand elle eut trop froid, elle avança à quatre pattes jusqu'à la grande porte en fer forgée et se hissa sur ses jambes glacées comme elle put.

    **

    Cala faisait deux semaines qu'ils avaient consommé leur mariage comme l'aurait si bien dit Rogan Macnair, cet homme lui faisait terriblement peur et elle était bien heureuse de ne pas avoir eu à le recroiser depuis leur mariage. Tellement de choses avaient changé en si peu de temps, elle trouvait son mari de plus en plus agréable, se demandant presque si elle ne commençait tout simplement pas à... l'apprécier.

    La jeune femme avait prit l'habitude de l'embrasser au moins matin et soir sur les lèvres et prenait sur elle pour être plus... ouverte et souriante. Leurs relations se portaient d'ailleurs à merveille... enfin mieux...

    Ailionora était assise dans le large sofa de leur salon à lire tranquillement un ouvrage passionnant sur les mutations internes des fonctionnements des services de virologie magique à Ste Mangouste quand ce fut l'apocalypse.

    Thomas avait ce don incroyable pour mettre sans dessus dessous leur intérieur en une poignée de secondes. C'était définitivement un don. Il avait suffit qu'il entre dans le salon et de la boue s'était installée de partout, sans parler de sa cape sale et trempée qu'il venait de jeter sans regarder sur un des fauteuils. Et il s'était dirigé vers la bibliothèque d'où il avait extrait quelques ouvrage avant de les laisser tomber sur un des guéridons. Mais il ne s'était pas arrêté là... car il avança vers la cuisine, le pire était à venir et c'était affligeant et énervant.

      « THOMAS ARRETE ! »

    Est-ce que c'était elle qui venait de hurler ou elle avait rêvé ?

      « Repose ce couteau tout de suite et n'enlève pas tes bottes dans la cuisine... »

    Oui, c'était bien elle.
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Ce message a été posté Lun 19 Sep 2011 - 20:15

    33 centimètres !
    Jamais de toute sa vie il n’en n’avait vu plus grande, plus belle et plus colorée. Un mâle équipé d’une queue pareille, c’était un vrai record ! 33 centimètres c’était forcément du jamais vu. Mais il fallait qu’il s’en assure avant de vraiment s’en réjouir.

    Thomas se redressa avec brusquerie sur ses deux jambes, dans sa main gauche sa baguette, dans la droite, l’extrémité d’un mètre ruban. Un mètre ruban qu’il avait bien évidemment fait sortir de sa baguette et qui écartait forcément ses deux mains de 33 centimètres très exactement.

    « 33 ! » répéta-t-il, sa bouche étirée d’un sourire radieux.

    Il jeta un coup d’œil satisfait au gros animal, puis relâcha le mètre. D’un coup sec du poignet, celui-ci fut ravalé par sa baguette qu’il vint planter dans sa ceinture comme une épée dans son fourreau. Il planta ses deux poings sur ses hanches fines, satisfait, puis leva les yeux au ciel, plissant son visage pour se prémunir de la pluie drue qui tombait sans discontinuer. Un temps parfaitement anglais !

    Se détournant du spectacle des gros nuages gris qui couvraient le ciel, il pataugea dans la gadoue de son jardin jusqu’à la terrasse de pierre grise qui se dessinait à l’arrière de la maison. Là, un pré-haut avait été dressé qui le protégeait des intempéries. En dessous avaient été installés deux tout petits enclos, l’un abritant des Mistigris, mélange entre le rat et la belette, mais avec trois paires de pattes, l’autre abritant de simples lapins. Il leur distribua leurs rations à la hâte, distraitement, la tête toute à sa nouvelle découverte passionnante, puis sans départir de son air concentré, il quitta la terrasse pour regagner l’intérieur de la maison.

    Il essuya vaguement ses bottes sur le paillasson puis déserta immédiatement le hall pour débouler dans le salon. Du coin de l’œil, il aperçu sa femme, nichée dans son fauteuil, un livre dans les mains, mais il ne lui prêta pas la moindre attention.
    33 centimètres ça méritait d’être noté quelque part, mais pour l’heure il fallait qu’il vérifie quelques données.

    Il extrait de la bibliothèque plusieurs ouvrages de références tels que ‘Mammifères Magiques de Grande Bretagne’ de Carmela Mooneater, ‘Du Botruc au Plotivor, tous sur les animaux magiques de nos forêts’ du Professeur Coco LaPince, ou ‘Plumes, poils, écailles et mandibules, lexique pratique pour petits et grands’, des frères Littleton. Il les connaissait déjà par cœur mais ça lui ferait tout de même de la lecture pour ce soir.

    Fort de cette pensée, il traversa à nouveau la pièce et n’écoutant que son estomac qu’il avait oublié de nourrir aujourd’hui, trop affairé, se fraya un chemin vers la cuisine.
    Il venait à peine d’y rentrer et d’apercevoir une tarte mise à refroidir sur le bord de la table que la voix de Nora déchirait le silence paisible et le court de ses pensées par la même occasion.
    Surpris, Thomas se détourna vivement, les yeux ronds, se demandant ce qui clochait tout d’un coup.

    Il jeta un regard alentours un peu hagard, puis à ses pieds pour voir s’il n’avait rien écrasé, dans son dos par la suite, mais rien. Il n’avait rien bousculé, n’avait marché sur rien de précieux, même pas sur ses pieds, il était bien trop loin ! Même pas dans la même pièce !

    Du coup, il revint prudemment vers la porte pour y faire poindre sa tête et lancer un bref regard en biais au couteau qu’il venait d’agripper. Mais qu’est-ce qu’elle lui voulait à la fin ?

    « Quoi j’peux pas avoir de tarte c’est ça ? C’est toi qui l’a fait ? »

    Un nouveau coup d’œil à la tarte fumante, et il se démenti lui-même. Il aurait reconnu la cuisine de Neldo entre mille saveurs. Il savait très bien à quoi ressemblait ses tartes !

    « Nop, c’est pas toi qui l’a fait. C’est pas grave y’en aura encore, j’vais juste prendre un petit bout, ça le dérangera pas » affirma-t-il en revenant à son point de départ, devant l’objet de ses convoitises.

    Il y planta son couteau et jeta un coup d’œil dans son dos à sa femme qui venait de le rejoindre dans la cuisine. Et elle faisait sa tête des grands jours…
    Qu’est-ce qu’elle avait encore ? Si elle espérait qu’il se laisse mourir de faim parce qu’elle trouvait ça grossier de grignoter entre les repas, elle pouvait se brosser !

    « 33 centimètres ! » s’exclama-t-il, la bouche pleine.

    Mieux valais changer de sujet !

    « Gigantesque. Jamais vu une queue pareille chez un Epervier Katalan. Tu vois de quelle bestiole je parle ? Le ‘gros poulet’ comme tu l’appelle ! Il a muté ce matin, c’est un bon gros mâle adulte maintenant. Enorme » expliqua-t-il, de manière un peu décousue certes, mais Neldo faisait vraiment les meilleures tartes du monde.

    Distraitement, de sa main libre, il ouvrit une armoire pour se dégoter un verre.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Lun 19 Sep 2011 - 20:39

    C'était une blague ? Il pensait que c'était pour la tarte qu'ils étaient censés avoir pour diner ? Oui, bon, ça aussi mais le pire était le reste... le chaos ambiant qu'il créait en moins de temps qu'il fallait pour dire « Azkaban ».

    Comment pouvait on être à ce point peu éduqué en faisant partie d'une telle famille ? Il était tout bonnement pourri gaté et surprotégé, Neldo faisait toujours tout. Ou elle bien entendu car elle ne disait rien. Mais c'était fini, le vent venait de tourner... le vent du changement dans leur couple tout neuf.

    Avant de dire quoi que ce soit, la sorcière l'écouta avec attention, les mains sur ses fines hanches et tandis qu'il reprenait un bout de tarte, elle posa une main devant sa bouche. Le voir mastiquer de la sorte la rendait folle.

      « Par Serpentard, ferme cette bouche quand tu manges, la tarte est très bonne, je sais très bien, je vis aussi ici. Tu comprends ? Je vis ICI ! »

    Oh, elle s'emportait plus vite que prévu. Tant pis, il fallait que ça sorte avant qu'elle ne lui lance un mauvais sort en pleine nuit.

      « Que tu manges de la tarte avant de diner passe encore même si je trouve ça totalement irrespectueux pour Neldo et pour moi d'ailleurs. Mais passons ! Que le gros poulet fasse trente trois centimètres, c'est tout à fait merveilleux mais reste dehors ! Est-ce que tu as vu ce que tu fais de la maison à chaque fois que tu passes la porte ? Est-ce que tu te rends compte du chaos que tu crées ? Suis moi ! »

    Son épouse lui prit une main après l'avoir débarrassé de son verre et son assiette malgré un grognement et l'attira avec elle dans le salon.

    Il ne dit rien, se contentant de la fixer de ses beaux yeux bleus et de son air d'imbécile heureux. Imbécile, ça il savait très bien l'être.

      « Tu mets de la boue de partout, tu as sorti des livres que tu as mis sur une table avant de les oublier, tu as ouvert quatre placards ! QUATRE ! En même pas deux minutes. Et bien entendu, tu n'as rien refermé ou rangé derrière toi. Tu ne ranges jamais ! Tu es comme un enfant de quatre ans qui a tellement de jouets qu'il ne sait plus où donner de la tête, alors tu tentes tout. Mais laisse moi te dire cher mari que tu n'as pas quatre ans, tu en as vingt de plus. Alors reprends toi. »

    Son coeur battait si vite et elle parlait tellement, c'était grisant. Elle avait le pouvoir et tout sortait en flot continu dans n'importe quel ordre, elle était libre de lui dire ce qu'elle souhaitait.

      « Je ne suis pas ton esclave, Neldo non plus alors range ça... surtout que ça ne te prendra même pas cinq petits coups de baguette, tu comprends ? Tu m'écoutes ? »

    Impossible de savoir vu la tête qu'il tirait à cet instant précis, elle ne le connaissait pas encore assez mais il semblait... décontenancé.

      « Je ne supporte plus tout ça alors fais ce petit effort ou je retourne chez ma mère. Tu comprends ? Dis moi que tu comprends ce que je raconte. »
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Ce message a été posté Lun 19 Sep 2011 - 21:48


    D’un bon coup de pied dans les fesses, Nora venait d’éjecter l’Epervier Catalan de son esprit. Fini l’émerveillement sur les 33 centimètres de la queue colorées de l’animal.
    Mais quelle mouche la piquait tout d’un coup ? La première idée qui vint à l’esprit de Thomas c’est qu’ils devaient simplement se trouver dans la période du mois où toutes les femmes devenaient des tigresses. Avec une mère et deux sœurs aînées, il avait eu tout le loisir de subir les colères hormonales des femmes durant sa vie. Assurément c’en était une, parce que ça tombait vraiment trop de nulle part.
    C’était la première fois de sa vie qu’il la voyait crier. Il en était presque venu à penser qu’elle avait un genre de malformation de la gorge qui l’empêchait de monter le ton. C’était juste trop étrange de réaliser qu’elle était capable de se mettre en colère. Jamais un mot plus haut que l’autre, toujours posée, calme, contrôlée, bien élevée, bien séante, bien pensante, jamais un pas de travers. Un vrai monument de perfection.

    Du coup, il ne put que la suivre docilement lorsqu’elle lui agrippa la main pour l’entrainer vers le salon. Et elle ne s’arrêta pas là, en quelques secondes elle l’avait complètement enchainé. Les sourcils clairs de Thomas s’étaient lentement, très lentement haussés sous le coup de l’étonnement. Un étonnement un peu ahuri, mais c’était normal, cette éclat soudain lui tombait dessus comme une enclume.

    Parce qu’il fallait replacer les choses dans leurs contextes. Ils ne se connaissaient pas encore bien et commençaient seulement depuis quelques jours à supporter la présence intimidante de l’autre durant plus de trois heures d’affilés. Vu leur début, Thomas considérait ça comme un miracle. Alors comme il était de nature positive, il y avait vu l’assurance d’auspices bien meilleurs. Depuis quelques jours, il était plutôt confiant quant à l’avenir qu’il allait avoir avec elle. Il l’aimait bien, elle le détestait de moins en moins, elle autorisait même les contactes physiques maintenant ! Grande avancée ! Il avait le droit de physiquement la toucher. Sur la bouche ! Carrément !
    Tout ça depuis qu’ils avaient franchis le pas quelques nuits plus tôt. Pourtant ça ne s’était pas passé merveilleusement bien et il avait cru la fin de son tout petit mariage arrivé ce soir-là…

    Mais bref, il réalisait qu’en fait, ça n’était peut-être pas qu’elle le détestait moins, c’était peut-être juste qu’elle arrivait à le dissimuler de mieux en mieux.
    Encore à moitié pleine, il referma rapidement sa bouche et se hâta à déglutir pour avoir l’air un brin plus digne. Pas facile devant le regard de glace qu’elle lui lançait.

    A vrai dire, il ressentait une espèce de sentiment déplaisant d’amertume et de déception. Elle le critiquait de manière plutôt virulente et il détestait qu’elle lui donne l’impression d’être un vrai crétin. Parce que c’est comme ça qu’il se sentait maintenant, il avait l’impression d’avoir perdu dix centimètres.

    Il ne répliqua rien et préféra balayer le salon d’un regard attentif pour se rendre compte que oui, effectivement, il avait déranger certaine chose, et en avait salis d’autres. M’enfin… ça n’était pas si grave que ça. Et personne ne lui avait jamais fais de reproche pareil auparavant.
    C’était quand même aberrant, quoi qu’il fasse, il semblait que ça lui était tout bonnement insupportable. Tout ce qu’elle voulait, c’était une bonne raison de partir d’ici et de ‘retourner chez sa mère’ comme elle disait. Il était piqué au vif.
    Il baissa encore les yeux sur ses bas de pantalons, juste à temps pour y voir une petite motte de boue en glisser et fondre sur le tapis sans un bruit.

    Il dut étouffer un rire rapidement avant de reprendre un air sérieux et de relever son regard un peu coupable sur elle.

    « Haem… désolé je… je peux tout à fait le faire, je peux… » il désigna la pièce sans trop savoir quel mot il convenait d’utiliser « … ranger ! »

    Il piétina sur place en se demandant ce qu’il devait faire maintenant, au milieu du salon avec ses bottes sales. Il n’osait plus faire un pas de peur de salir encore plus les précieux tapis…

    « J’te signal que tu es la première à me faire cette remarque, ça n’avait jamais dérangé personne avant toi. C’est pas franchement mieux d’être maniaque tu sais ! »

    Tout en le disant, il avait mollement sortit sa baguette pour ensuite la lever. Il aspira l’air qu’il lui fallait pour prononcer le sort… avant de se rendre compte qu’il ne le connaissait pas.

    « Hum… qu’est-ce que je dois dire ? »
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 9:55

    Il venait de la traiter de maniaque ? De maniaque ? Est-ce qu'il se moquait d'elle ?

    Nora n'avait rien dit en presque trois mois d'épousailles pas si joyeuses que ça et voilà qu'il lui répondait de la sorte quand enfin elle se laissait aller à le critiquer. Non mais quel gai luron celui la ! La jolie brune serra les dents et planta ses yeux dans ceux de son mari avant d'ouvrir imperceptiblement la bouche.

      « Pointe ta baguette sur moi et prononce clairement Avada Kedavra. »

    Il trouvait ça peut-être marrant de se moquer d'elle en jouant à l'impotent des formules mais pas elle. C'était tellement simple, tellement rapide à faire et les problèmes disparaissaient de leur vie. Pratique non ?

    Et bien apparemment non car il ne faisait toujours rien, il allait gagner, elle allait tout faire elle même, encore une fois. Sans Neldo ou elle même cet endroit serait une véritable déchetterie à n'en pas douter et ce serait invivable. Thomas devrait vivre seul, vraiment seul pendant une bonne semaine pour voir comment tout tournerait, peut-être que cela lui ouvrirait les yeux.

      « Récurvite. »

    Se détournant de lui, la sorcière agita son poignet avec expertise et pointa sa baguette sur plusieurs endroits qui reprirent rapidement leur était d'origine. Et quel bonheur c'était.

    Elle fit alors le tour du salon pour refermer les placards qu'il avait ouvert et d'un 'wingardium leviosa', les ouvrages reprirent leur place dans la grande bibliothèque. Et c'était fini, pas plus de deux minutes de rangement, et moins de cinq coups de baguette comme promis.

    Thomas n'avait pas l'air d'être un crétin, il était original, c'était certain mais foncièrement intelligent alors pourquoi donc lui faisait-il vivre ce genre de choses ?

      « Récurvite, deuxième année, ça te rappelle quelque chose ? Au pire il y a aussi tes mains, il paraît que ça marche très bien pour ramasser des objets ou fermer des portes. Personnellement ça m'a toujours réussi. »

    Un sourire moqueur sur ses lèvres, la jeune épouse remit quelques mèches de ses cheveux en place et soupira avec force avant de baisser ses yeux sur les bottes de son mari qui étaient toujours couvertes de boue marron.

      « Récurvite. Maintenant tu peux les enlever et continuer de dévorer ta tarte tout en sortant cinq verres différents que tu ne rangeras pas, bien entendu. »

    Totalement résignée, la sang pure tourna les talons et repartit vers son fauteuil dans lequel elle se laissa choir sans trop oublier la tornade géante qui n'avait pas bougé d'un poil. Elle était en colère et avait encore plein de choses à dire mais pour le moment elle tenterait de se calmer. Tenterait.
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 10:46

    Le petit air canaille qu’il affichait encore fut complètement balayé par la réponse cinglante de la jeune femme.
    Avada Kedavra ? .. le message n’était pas très subtile, c’était même plutôt très clair. L’ébauche de sourire qu’il avait conservé jusque là laissa place à une moue pantoise. Pourquoi le prenait-elle à cœur à ce point ? Ca n’était qu’un peu de désordre dans une maison. A quoi bon garder une maison tirée à quatre épingles ? Ca n’était pas agréable de vivre chez soi s’il fallait constamment s’angoisser sur l’allure que ça avait et la propreté.

    C’était tout de même ahurissant qu’il lui soit si difficile de cohabiter avec lui. Parce qu’il avait dit vrai un peu plus tôt, personne ne lui avait jamais fait ce genre de remarque. Ca n’avait jamais dérangé ni sa mère ni ses sœurs ni aucun de leur elfes, et son père ne se donnait pas plus la peine de ranger que lui. Enfin non, en fait cette histoire de rangement ça n’était pas vraiment ce qui le contrariait, c’était plutôt qu’à part ça, il était agréable à vivre et pas difficile. Il lui laissait tout l’espace qu’elle voulait, il la laissait modifier la décoration sans jamais la contredire sur quoi que ce soit, il accueillait ses nouvelles idées d’aménagement et lui filait même tous les coups de mains qu’elle voulait. Ca n’était pas comme s’il était complètement handicapé de ses dix doigts, il connaissait la formule pour planter un clou par exemple. Il savait même le faire à la main avec un marteau !

    Mais non ! Pour Nora c’était comme s’il était un gamin infernal. Elle n’avait même pas 20 ans encore et pourtant elle avait l’air plus âgé que lui. Du moins elle le faisait se sentir plus jeune. Elle l’avait dit elle-même, c’était comme s’il avait 4 ans. Sauf que généralement, on le trouvait sociable et sympa et on l’appréciait ! Enfin… en fait à bien y réfléchir, ça n’était pas le cas de tout le monde. Il connaissait pas mal de personnes qui le trouvait odieux et irrespectueux. Les amis de son père par exemple, et leurs familles respectives. En bref, toute cette caste de petits sang-purs bourrés de gallions et d’un snobisme à toute épreuve.
    Ca faisait un paquet de monde en fait… et on l’avait marié avec l’une d’eux. Et Nora, à l’image de tous ces gens qui l’avaient toujours regardé d’un mauvais œil, avec mépris, elle n’arrivait pas à le supporter.

    Pourtant dans l’autre sens ça n’était pas le cas. Il l’aimait bien, il la trouvait intelligente, très appliquée, efficace, elle avait une très bonne mémoire il avait déjà pu le constater à plusieurs reprises. Et elle était gracieuse aussi, altière, avec un certain charisme pourtant humble. Jamais la volonté de se mettre particulièrement en avant, et elle savait observer et écouter. D’un autre côté elle était glaciale et distante, et pour le coup, tout aussi méprisante que le reste.
    Savoir en plus qu’il lui trouvait plein de qualité mais qu’elle n’arrivait pas à en faire de même de son côté, c’était particulièrement frustrant et blessant.

    Il ne connaissait pas cette formule et alors ? Il en connaissait plein d’autres spécifiques à son travail qu’elle devait ignorer. Elle était intelligente mais ça ne l’empêchait pas de n’avoir que 19 ans et pas grands choses comme expérience mis à part le département de la Justice.

    « Ca va, ça va… bien sûr que je la connais cette formule » mentit à moitié Thomas « Je l’avais juste… je l’avais juste oublié, ça peut arriver d’accord ? Pas la peine d’être… aussi déplaisante »

    Il était plus déçu qu’agacé, mais il n’avait pas envie de le lui montrer. Elle le prenait déjà bien assez pour un idiot comme ça, autant ne pas lui tendre la perche pour l’enfoncer plus encore.

    « Tu n’avais pas à le faire toi-même… tu aurais pu simplement me dire la formule et je l’aurai fais. Je ne suis pas totalement empoté malgré ce que tu as l’air de penser » se justifia-t-il d’un ton un peu sec.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 11:33

    Nora ferma les yeux un instant en l'entendant lui répondre de la sorte. Ce n'était pas de sa faute à elle s'il était à ce point incapable de ranger quoi que ce soit et qu'il salissait tout. Il aurait fallu qu'elle se taise jusqu'à la fin des temps ?

      « Je n'ai pas dit que tu étais empoté et je ne suis pas déplaisante Thomas. Je te dis des choses et tout ce que tu trouves à répondre est totalement hors sujet. Ce n'est pas la première fois que tu oublies, tu fais ça constamment. Constamment ! »

    Pourtant bien installée, la brune quitta son endroit douillet pour revenir se planter à quelques petits centimètres de son mai. Keenan disait qu'elle devenait rouge comme une tomate quand elle s'énervait, il n'avait probablement pas tort vu qu'elle commençait à se sentir à l'étroit dans ses vêtements, elle mourrait de chaud.

      « Fais un effort, je ne demande pas la pierre philosophale ! Je ne veux pas que la maison soit sans dessus dessous constamment et je ne veux pas non plus que ce soit parfait et immaculé. Il faut juste qu'on trouve le juste milieu et tu n'aides vraiment pas. Vraiment, vraiment pas du tout. Alors même si j'ai l'air déplaisante, et bien c'est juste pour que tu comprennes mon point de vue. »

    Pourquoi était-elle si petite comparée à lui ? Ça ne l'aidait pas vraiment à se sentir maîtresse de la situation même si les arguments étaient là. Et puis il avait cette tête de chien battu mécontent qui ne lui allait pas du tout. Elle préférait le voir sourire comme quand il revenait de ses moments privilégiés avec son gros poulet moche.

    Nora inspira doucement pour tenter de trouver les mots justes qui ne la fassent pas passer pour une personne déplaisante. Oh comme elle haïssait qu'il la voit de cette manière.

      « Il faut simplement que tu prennes conscience de ce que tu fais et qu'il y aura des moments où tu seras seul et tu te rendras compte que c'est invivable ! Tu en mets de partout tout le temps, tu ne ranges pas derrière toi même parce qu'on le fait pour toi mais ça ne peut pas être quelque chose qui marche sur le long terme. Tu n'es pas seul et tu dois penser à nous ! »

    Comme quoi, son moment de réflexion avait été quelque chose de positif puisqu'elle s'était calmée et que ses propos étaient un peu plus soft.

      « A partir de maintenant, si tu veux comprendre ce que je veux te dire, je vais interdire à Neldo de nettoyer quoi que ce soit après toi et je ferais la même chose. Tu vas voir qu'après trois jours, tu n'en pourras plus. »

    Et si c'était trop horrible, elle prendrait Neldo dans ses bras et ils déménageraient chez ses parents. La sorcière tendit alors sa main droite à son mari en espérant qu'il la serre pour seller son idée.

      « Veux-tu tenter l'expérience ? »
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 18:11

    Lorsqu’elle s’était brusquement redressée pour foncer sur lui et venir lui faire face, il avait presque eu peur qu’elle soit en route pour lui coller une claque. Il avait eu un léger mouvement de recule précautionneux, près à parer le moindre coup. Seulement ils n’en n’étaient pas encore là en réalité et elle se contenta de continuer à lui crier au nez. Trop aimable.

    A l’entendre, dès qu’il pénétrait quelque part ou touchait à quelque chose c’était l’apocalypse. Comme si tout ce qu’il prenait en main se retrouvait automatique couvert d’une épaisse couche de poussière ou de boue. Il n’était pas très soigneux d’accord mais elle exagérait tout de même pas mal la situation ! Elle avait le don de le faire se sentir comme une vraie catastrophe ambulante, un gamin ingérable qui ne s’arrêtait jamais deux secondes et qui jouait au Quiddich dans le salon.

    Ce que ça l’énervait qu’elle le traite de cette manière ! Qu’elle vienne prétendre pouvoir lui ouvrir les yeux. Les ouvrir sur quoi ? Elle était la première à lui demander de faire ce genre de chose. Chez lui, au Manoir, sa mère, ses sœurs et les elfes de la famille s’étaient toujours chargés de ranger pour lui. Ensuite à Poudlard, ça avait été un peu pareil. Il était simplement chargé d’organiser ses cours, mais son lit ? La chambre ? La salle commune ? La nourriture ? C’étaient les elfes qui s’en chargeaient. Et une fois qu’il s’était installé tout seul, Neldo l’avait suivit, et s’était automatiquement chargé d’absolument toutes les tâches ménagères. Et ça n’était pas le boulot le plus crevant qu’il soit, malgré ce que semblait en dire Nora. Il avait vécut ici seul, avait souvent été partit à droite et à gauche, n’était pas très exigeant, et de son côté Neldo adorait ça, et continuait d’avoir assez de temps pour lui. Assez pour prétendre à sa liberté, et assez pour ne jamais s’en plaindre, au contraire.

    Et comme une fleur, Nora débarquait et en faisait soudainement une montagne ! Comme si le problème était gigantesque t insurmontable. Et comme si elle le lui avait déjà demandé au moins mille fois aussi ! Alors que pas du tout ! Elle débarquait avec cette histoire. Comme si c’était difficile de demander gentiment, au moins la première fois ?!
    Si elle avait été aimable ne serait-ce que les trois premières minutes, sans doute aurait-il été plus enclin à se mettre à sa place. Au lieu de ça elle lui tombait sur le râble sans prévenir, le diminuait et l’obligeait carrément à se plier à ses exigences en le menaçant.

    « Q-quoi ?... mais… non ! Non j’veux rien tenter du tout » refusa-t-il d’emblée, la mine renfrogné « J’ai pas le temps de faire tout ça ! En journée je travail et le soir, je m’occupe dans mon jardin et je m’en occupe tout seul sans rien demander à personne. Alors le reste et bien… »

    Il fit un mouvement vague de la main pour désigner la pièce, mais sans trop savoir quoi dire. Ca le contrariait d’autant plus qu’en lui répondait de cette manière il passait pour un gros macho ! Ca n’était pas le cas du tout ! Et ça n’était pas non plus comme s’il était paresseux, au contraire, il était toujours occupé, c’était bien là le problème. S’il devait commencer à tout ramasser derrière lui, il allait devoir arrêter de dormir c’était bien simple ! Et puis où est-ce que ça laissait Neldo tout ça ? A quoi il allait servir du coup ? Si on l’empêchait de faire ses tâches ça allait le miner !

    « Pourquoi t’en fais un problème exactement ?! » s’agaça-t-il « Si ça te rend malade à ce point tu n’étais pas obligé d’attende ce soir pour lâcher ton sac… tu aurais pu demander normalement il y a des semaines par exemple ! Au lieu de m’éviter à tout prix. Et c’est déjà arrivé quelques fois figure-toi que ma mère me demande de… de faire des choses » lança Tom, à court d’exemples cela dit « Et je les faisais ! Parce qu’elle ne m’aboyait pas au visage, elle ! »

    Parce que oui, il mettait un peu mieux le doigt dessus maintenant, au fond, ce qui le dérangeait surtout ça n’était pas ce qu’elle disait, plutôt sa manière de le lui dire.
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Ailionora Ó'Broin
Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 20:14

      « Je ne.... »

    Trop estomaquée par ce qu'il venait de lui dire, la sang pure continua de monter en pression, devenant probablement plus rouge qu'elle ne l'était déjà. Quel odieux personnage et les allégations qu'il portait à son encontre étaient tout bonnement grotesque.

    Nora était choquée.

      « Je ne me suis pas permise de le faire plus tôt parce que je n'étais pas aussi à l'aise avec toi avant... aujourd'hui ! »

    Minable même si c'était vrai. Il allait encore lui sortir quelque chose d'affreux et elle allait se ratatiner sur place. Comme si elle avait besoin, il avait au moins quinze centimètre de plus qu'elle.

      « Et bien demande moi pour le jardin ! Je n'ai eu que des O en botanique et créatures magiques à Poudlard alors je pourrais parfaitement t'aider surtout que j'aime beaucoup être à l'extérieur mais vu que cela semble être ce que tu préfères faire, je ne me suis pas imposée. Et puis ce n'est pas vital, tu as bien vu que cela prend moins de deux minutes de ranger derrière toi alors n'invoque pas le temps dans cette histoire ça n'a rien à voir. »

    Encore un peu et elle allait se mettre à taper du pied en grommelant comme un chapeau rouge en manque de sang pour colorer son couvre chef. Ce serait tout à fait charmant et elle n'aurait jamais autant l'air d'être une demoiselle sortie de l'adolescence il n'y avait pas bien longtemps.

      « Et encore heureux que tu fasses des choses si on te le demande, tu n'es pas un maharadjah ou je ne sais quel prince d'un pays lointain. Je suis ta femme et je vis à tes côtés alors je t'en prie, prend ça en compte. »

    La communication... ce n'était franchement pas encore au point entre eux deux, c'était même carrément le contraire, il suffisait de voir à quel point la situation pouvait s'envenimer en un rien de temps.

    Et puis comment était-elle censé gérer tout ça ? Elle n'avait vécu qu'avec sa famille où tout roulait parfaitement sans aucun problème. Là, elle avait un mari sur les bras qui ne savait pas se tenir et qui semblait prendre mal tout ce qu'elle lui disait. On ne l'avait pas entrainé à vivre avec un homme grincheux qui ferait beaucoup de choses de travers !

    La brunette posa ses poings sur ses hanches et planta ses yeux glacés dans ceux de son époux.

      « Tu as été un enfant trop gaté, voilà la vérité ! »

    Peut-être qu'elle était allé un peu trop loin cette fois.
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 21:00

    Pas à l’aise ? Alors c’était ça ? Elle se sentait mal à l’aise ! Mais que fallait-il faire pour qu’elle se détende à la fin ?! Pourquoi se sentait-elle seulement mal à l’aise alors qu’il se montrait le plus avenant possible, qu’il lui laissait toutes les libertés qu’elle voulait, se montrait patient et ouvert au maximum. A l’entendre elle lui était totalement invisible et il ne faisait pas du tout attention à elle. Alors qu’il se sentait comme sans arrêt entrain de marcher sur des œufs. C’était trop frustrant.

    Surtout qu’elle ne comprenait rien de ce qu’il était entrain de dire, ça aussi c’était frustrant. Il n’avait pas demandé à ce qu’elle vienne l’aider avec ses plantes et son jardin, il s’en sortait très bien tout seul et d’ailleurs, il aimait ça, s’en occuper seul. C’était son occupation à lui, l’endroit où on ne pouvait pas lui parasiter la tête avec le reste. Et vu comment elle prenait les choses pour le rangement, quelque chose lui disait que si elle mettait son nez dans ses affaires, elle allait vouloir tout refondre et réorganiser en trouvant ça trop brouillon.

    Et c’était vrai qu’il était brouillon, il le savait. Mais pas de manière dramatique non plus. Elle faisait une vraie montagne de rien et il trouvait ça parfaitement agaçant. Comme si Nora avait cherché la moindre occasion pour le prendre à défaut et lui exploser son ressentiment au visage.
    Et puis lui citer ses notes de Poudlard, c’était presque puéril ! Pour lui, le temps de l’école commençait à dater. Il avait roulé sa bosse de nombreuses fois depuis, il avait toujours aimé les voyages et s’en était donné à cœur joie grâce à son travail. Maintenant qu’il était titulaire c’était même encore mieux.

    Toujours aussi piqué au vif, il s’apprêtait à lui répondre que bon Dieu, il la prenait en compte ! Il la prenait sincèrement en compte ! Il avait même l’impression de passer son temps à ça et de faire tout pour qu’elle se sente chez elle. Maladroitement peut-être, du moins pas exactement comme elle l’aurait souhaité, mais c’était pourtant vrai !

    Seulement il n’eut pas l’occasion d’enchainer avec ça. Elle venait de lui balancer sa dernière remarque d’un ton cinglant et de lui clouer le bec par la même occasion.
    Il resta quelques secondes interdit, ses sourcils haussés par l’étonnement, puis se dégonfla, laissant retomber ses épaules avec découragement.

    Levant les mains au ciel, il jugea que cette phrase pouvait parfaitement clore la discussion.
    Sa bonne humeur et sa légèreté s’étaient définitivement envolées, maintenant il était juste terriblement contrarié de constater qu’il s’était gouré et qu’elle et lui en étaient toujours au même point. Un point lamentable et plein de tension.

    « … oui. D’accord. Un enfant gâté… » il déglutit avec un rien d’aigreur avant de reprendre d’un ton ou il tentait de camoufler sa déception « Et bien Nora désolé d’être aussi insupportable à vivre, je ferai un effort pour la suite et éviterai de respirer trop fort, c’est promis »

    Il esquissa un vague rictus un peu jaune avant de se détourner pour regagner la bibliothèque. Il y agrippa l’un des trois ouvrages qu’il avait sortit un peu plus tôt et fit le chemin inverse pour regagner la cuisine afin d’y lire tranquillement et loin d’elle.
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mar 20 Sep 2011 - 21:31

    C'était tout ? Enfin c'était terrible et beaucoup mais elle s'était attendue à ce qu'il réponde encore mais pas ce genre de chose.

    La jeune femme se sentait soudainement honteuse. Tout ça avait prit des proportions monstrueuses et elle se sentait coupable d'absolument tout dans cette dispute. Au départ elle avait juste voulu le faire ranger et qu'il comprenne tout ça mais il avait tout prit de travers.

      « Je... »

    La sang pure baissa les yeux sur le sol et laissa couler ses larmes en silence, bien décidée à tourner les talons pour aller s'exiler comme lui venait de le faire.

    Elle était donc si mauvaise ? Et dire qu'elle était si bonne communicante au travail, elle était appréciée par un bon nombre de ses collègues et aimait rire autour d'une tasse de thé. Elle était aussi considérée comme une personne adorable et rigolote dans sa famille, elle n'était pas la dernière pour exploser de rire et torturer ses grands parents en échangeant leurs baguettes et autres choses idiotes.

    Mais avec Thomas, elle n'était que Madame Macnair, cette si jolie sang pure mariée trop tôt à un inconnu. Nora commençait tout juste à le connaître et à se connaître elle même et quand elle tentait de s'ouvrir un peu. Cela tournait au fiasco.

    Déjà leur première nuit de passage à l'acte et puis maintenant. S'en était désespérant et c'était surement à cause de tout cela qu'elle s'était mise à sangloter en silence avant de tourner les talons et de monter à l'étage aussi rapidement que possible sans avoir l'air trop suspect.

    Bien heureusement, elle ne croisa pas Neldo qui allait surement lui demander pourquoi elle pleurait ou pourquoi ses joues étaient mouillées ni quoi que ce soit et elle repoussa doucement la porte de leur chambre derrière elle. Se laissant tomber assise sur le matelas de son côté, elle redoubla ses pleurs.

    Cela ne durerait pas longtemps, juste de quoi évacuer une bonne fois pour toute avant de se reprendre et de passer à autre chose. Il n'y avait que ça à faire de toute façon et elle n'était pas du genre à se laisser abattre. Du moins pas d'habitude.

    La sorcière avait beau adorer sa famille, elle leur en voulait parfois terriblement pour ce mariage et cet exil forcé, ce n'était pourtant pas leur faute, ils avaient vécu la même chose qu'elle et leurs parents aussi. Ils avaient tous survécu alors elle aussi, c'était son destin.

    Et avec un peu de chance, elle tomberait rapidement enceinte. Mais pour ça, il fallait qu'ils se rapprochent encore. Toujours des problèmes...
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Ce message a été posté Mer 21 Sep 2011 - 18:39


    La mine fermée, l’ouvrage épais pendant au bout de son bras rendu ballant par la déconfiture de cette dispute, il était allé s’assoir sur l’une des chaises de la cuisine. Celle qui faisait dos à la porte, pour éviter de croiser le regard de la jeune femme. Pour y lire toujours plus de mépris ? Merci bien. Cette situation était usante, même pour lui dont le morale ne s’usait d’ordinaire pas facilement.
    Il n’avait même plus si faim que ça, il était bien trop noué. C’était toujours comme ça lorsqu’il se faisait assaillir par les « si seulement ».

    Si seulement il était tombé amoureux d’une sang-pur à Poudlard, une fille mignonne et sympathique, avec une la famille qui convient à ses parents derrière elle, qui aurait été amoureuse de lui en retour.
    Si seulement il avait été moins stupide, à jouer les célibataires endurcit par provocation, si seulement il avait un peu moins écouté Julian lui monter la tête avec toutes ses grandes idées de libertés.
    Si seulement la fille qu’on lui avait collée dans les pates de force avait été plus joviale et ouverte.
    Si seulement il avait pu être l’heureux chançard qui se marie à une inconnue et en tombe fou amoureux…

    Non… plutôt, qu’elle tombe folle amoureuse de lui. Parce que si ça n’avait tenu qu’à lui, il aurait très bien pu tomber amoureux de Nora dés la première semaine. Il avait effectivement un faible pour les grandes blondes très souriantes, chaleureuses et expressives, et Nora en était l’antithèse. Pourtant les premiers jours de leur mariage démentaient déjà la première impression stupide qu’il s’était fait à propos d’elle.
    Elle lui avait apparut un peu gourde, un peu potiche. En fait elle s’était juste contenté d’enfiler le masque de la parfaite fille à marier, comme on le lui avait certainement demandé. Une fois à la maison, le masque était tombé. Et en dessous du masque il y avait trouvé de la glace. Une sublime statue de glace, sculpté par un artistes aux mains délicates, ou peut-être un ange, certes, mais une statue glaciale quand même.

    Du moins c’était tout ce qu’elle consentait à lui montrer. Parce qu’il était observateur et qu’il avait bien vu qu’il y avait beaucoup de choses derrière. C’était ça qui l’avait intrigué et séduit chez elle.
    Malheureusement c’était tout sauf réciproque, elle n’avait pas l’air de trouver un quelconque intérêt chez lui et semblait compter les heures en sa présence.

    Une présence qu’elle venait d’ailleurs tout juste de fuir, en se détournant vivement pour grimper à l’étage. Il ne l’avait pas entendu, ni vu pleurer, pourtant il était intimement persuadé que c’était le cas. Peut-être un instinct, peut-être avait-il sentit inconsciemment son émotivité grimper en flèche, peut-être juste parce que c’était typiquement féminin ?
    Elle lui sautait à la gorge, l’insultait presque, mais se retrouvait choquée et éplorée dés qu’il se défendait avec les mêmes armes !

    … Oui bon, d’accord, la culpabilité venait de lui tomber dessus comme une chape de plomb et il essayait vainement de se trouver des excuses et des justifications. Mais comme disait ce bon vieux Rogan « Les excuses c’est pour les faibles ! Un homme assume ! »
    Il avait fait pleurer sa femme ? Il allait donc falloir qu’il l’assume. Même si pour l’instant il détestait ce fichu principe du mariage.

    Le visage contrit, un peu las, il se releva lentement de sa chaise, agrippant tout de même son bouquin pour ne pas avoir les mains vides.
    Dans un lourd soupir, il quitta la cuisine pour grimper à pas de loup jusqu’à l’étage à son tour. Une fois devant la porte entrouverte de la chambre, il tendit l’oreille. Une grimace ne tarda pas à venir poindre sur son visage. Effectivement, elle pleurait. Elle pleurait même plutôt pas mal.
    Le cœur lourd et trop rapide, largement angoissé par la situation, et terriblement mal à l’aise, il poussa la porte et se gonfla du peu de courage qu’il possédait pour affronter Nora et ses larmes.
    Voir une femme pleurer c’était presque insupportable, surtout quand c’était de sa faute, et que c’était sa femme…

    « Nora… » lança-t-il, entre le grognement et le gémissement.

    Il resta planter là un moment, un peu découragé qu’elle semble si contrarié qu’il la surprenne en pleure.

    « Je… je m’excuse d’accord ? Ce n’est pas si grave, ça arrive, c’est juste… c’est notre première dispute, c’est normal dans… dans un mariage... non ? » tenta Thomas sans trop d’assurance, mais de bonne volonté tout de même.

    Il se rapprocha de quelques pas et lentement, vint prendre place sur le lit, de son côté à elle, mais pas trop près, parce qu’on n’était jamais trop prudent.

    « On devrait… on devrait faire une petite croix sur le calendrier pour marquer le coup. Les premières fois c’est important »

    Un peu d’humour pour détendre l’atmosphère ? Pas sûr que ça soit une bonne idée. Il en avait presque peur de se prendre une claque…
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Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Mer 21 Sep 2011 - 19:58

    Nora s'était tout d'abord sentie suprêmement idiote qu'il la suive et la voit sangloter de la sorte. Il voulait surement continuer cette dispute stupide et elle n'en avait pas la force. Il avait gagné, c'était bon.

    Elle était une personne affreuse doublée d'une horrible épouse qui ne savait pas comment s'y prendre, comment communiquer autrement qu'en aboyant. C'était superbe, Ailionora ne s'était jamais sentie aussi nulle de toute sa vie.

    Son premier réflexe avait été d'essuyer ses joues humides et de se redresser autant que possible pour ne pas avoir l'air trop stupide. Et il était venu pour s'asseoir à côté d'elle et quelques secondes plus tard, Thomas à ses côtés, elle riait entre deux sanglots compulsifs.

    Tout à fait, elle riait.

      « Je suis désolée aussi, c'était stupide. »

    Ses paumes passées sous ses yeux terminèrent d'effacer les traces de larmes, ses sanglots étaient fini, sa crise était passée et elle changea légèrement de place pour se serrer contre son époux.

    Il était venu, il l'avait suivi dans la chambre contre toute attente, et il s'était même excusé. Jamais elle n'aurait pensé qu'il ferait une chose pareille pour faire la paix. C'était vraiment adorable et la sorcière appréciait ce moment si spécial.

    Elle était froide et probablement tout ce qu'il avait dit mais il était tout de même venu la rejoindre et cela prouvait et lui démontrait beaucoup de choses. Pourquoi essayait-elle donc de mettre des barrières entre eux deux alors que tout semblait soudainement si simple ?

    Une main passée dans ses longs cheveux pour se donner un peu de contenance et elle leva ses yeux bleus sur lui, en espérant qu'il la regarde, ce qu'il fit après quelques secondes. Il avait du sentir son regard sur lui et il pouvait maintenant voir le léger sourire sincère qui était venu éclairer ses traits.

      « Fais donc ta croix mais remet bien le calendrier à sa place après coup, d'accord ? »

    Nora pouffa de rire et lui donna un léger coup d'épaule pour lui faire comprendre que c'était bon, il n'y avait plus aucun problème entre eux et il pouvait se détendre. Elle ne comptait plus hurler, ni dire quoi que ce soit de désagréable ou même lui demander de ranger.

    Et ce fut tout naturellement qu'elle laissa tomber sa tête contre son épaule avant de lui attraper la main dans un petit rictus un peu incertain qu'elle tenta de cacher.

      « Tu n'es pas insupportable et pas désagréable à vivre tu sais. Je pense juste qu'il nous faut encore un peu de temps et tout ira de mieux en mieux. Et j'aurai bientôt des vacances vu que je n'ai rien prit cet été, peut-être qu'on pourra faire des choses ensemble... »

    La sang pure mordilla sa lèvre et se maudit de s'être emportée de la sorte, il avait fallu qu'il vienne la réconforter et elle se comportait comme une imbécile.

      « Enfin, ce n'est pas obligé tu sais. »

    Un baiser furtif fut déposé au coin de ses lèvres alors qu'elle se redressait vivement dans un souffle.

      « Merci. »
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Ce message a été posté Mer 21 Sep 2011 - 20:52

    Incroyable. Un tel revirement de situation, plus de doute à présent, elle devait forcément avoir ses règles. C’était un peu facile comme déduction, mais ça lui paraissait tellement soudain, tellement contradictoire par rapport à ce qui venait de se passer dans le salon, c’était déboussolant.
    Il y avait quelques minutes à peine, elle lui hurlait dessus et le traitait d’enfant trop gâté avant de se mettre à pleurer, et maintenant, elle se serrait contre lui, faisait de l’humour, et même ! L’embrassait.

    Mieux encore, elle s’excusait à son tour. Lui-même s’était excusé sans trop savoir pour quelle raison exactement, juste parce qu’elle pleurait et qu’il se sentait mal à cause de ça. Elle de son côté, reconnaissant clairement ses tords et le rassurait même sur ses inquiétudes en affirmant qu’il n’était pas impossible à vivre. Trop aimable. Ca restait surtout plus que bienvenue. Lui qui s’était attendu à possiblement prendre des claques, ou tout du moins une bonne engueulade, tout d’un coup la situation se débloquait et virait à quelque chose de plaisant. Jamais il n’aurait pu imaginer que quoi que ce soit de plaisant puisse encore arriver ce soir.

    Et si elle lui avait parlé de vacances il y a moins d’une demie heure, il aurait sans doute accepté avec un grand sourire mais bourré de doute, maintenant l’idée lui paraissait tentante. En gros il ne savait pas plus ce qu’il voulait d’elle qu’elle de lui. Tout ce qu’il savait, c’est qu’effectivement, il avait envie de faire des choses avec elle.
    Toutes sortes de choses…

    Mais ça n’était pas sa faute, elle était venu se coller contre lui et lui lancer de grands regards humides et azures, des petits sourires en coin, elle lui prenait la main et déposait ses lèvres sur les siennes. Et puis ils se trouvaient sur un lit, ça n’aidait pas. Ce qui n’aidait pas non plus c’était tous les volants envoutants qui ornaient sa robe et l’odeur délicate qu’elle dégageait maintenant qu’ils étaient tout près.

    Il dut se faire violence pour ne pas détailler son corps avec plus d’insistance et pour garder son propre regard sur son visage constellé de tâche de rousseur.
    A la regarder comme ça, avec ses yeux encore un peu rougit, ses cils encore humides et son regard doux, il avait du mal à reconnaitre la statue de glace qu’elle affichait parfois. Et il se souvenait soudainement pourquoi il parfois, il se surprenait à rêvasser d’elle.

    Pour une fois qu’elle lui répondait positivement, il avait du mal à ne pas se laisser tenter. Alors doucement, très doucement, tout en continuant de craindre un nouveau revirement et de se voir chassé, il passa une main dans son dos. L’autre se saisit plus vivement de la main qu’elle lui donnait pour la porter à ses lèvres et y déposer un baiser. Une fois cela fait, il tenta vainement de trouver quelque chose à dire. Un compliment, quelque chose de gentil, de flatteur. Il avait envie de tout dire à la fois et en même temps, il avait l’impression d’avoir la tête vide.
    Alors à la place, prit au dépourvu, il préféra se pencher en avant pour l’embrasser. Pas seulement un petit baiser furtif, un vrai baiser cette fois-ci. C’était encore mieux que les mots, même s’il avait un peu peur que ça le fasse passer pour un idiot intéressé. Tant pis, il verrait bien…
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Ce message a été posté Jeu 22 Sep 2011 - 10:07

    Et bien, il n'était pas rancunier du tout et ne perdait pas de temps.

    Nora avait tout d'abord rougi de nouveau quand il avait embrassé sa main avec cérémonie et avant qu'elle ai pu placer le moindre mot, il l'embrassait avec tendresse. Et pour la première fois depuis leur court mariage, elle n'avait pas peur.

    Cette angoisse de n'être qu'une novice ne connaissant rien et qui s'y prenait mal venait de disparaître elle l'espérait, une bonne fois pour toute. Sur l'instant elle pensa qu'il la prenait vraiment pour une idiote, ne disait rien et lui sautait dessus comme un animal attendant ce moment depuis des mois. Mais cette fois il y avait bel et bien quelque chose en plus qu'elle ressentait dans ses entrailles.

    C'était d'ailleurs très étrange, elle était une grande pragmatique et voilà qu'elle faisait dans les sentiments, ou qu'elle tentait de mettre un mot sur ce qu'elle ressentait. Il lui retournait l'esprit cet homme la.

    Leur étreinte dura longtemps, bien plus longtemps qu'elle ne l'avait imaginé et elle s'en délecta autant que possible. Keenan avait eu raison de lui dire que c'était fantastique même si pour le moment elle n'avait pas des milliards de papillons dansant dans son estomac. La sang pure appréciait fortement ce moment privilégié. Et même qu'un léger pincement dans le bas ventre lui fit passer ses bras autour du cou de son mari. Encore une fois, tout cela était bien étrange.

      « Tu sais, on pourrait quitter le Royaume Uni juste pour voir... Je n'ai jamais vraiment quitté l'Irlande jusqu'à ce que je reçoive la lettre pour Poudlard. Ma famille est très patriote et si les trèfles avaient meilleur goût, mon père en mangerait à tous les repas. »

    La sorcière pouffa de rire, son visage toujours à quelques petits centimètres de celui de son époux et recula légèrement pour reprendre un peu de consistance. Qu'est-ce qui allait se passer maintenant ?

    Ses yeux azurs dans ceux de Thomas, la jeune femme ne put s'empêcher de sourire légèrement avant de replanter un baiser furtif sur ses lèvres. Quelques minutes plus tôt, c'était la guerre ouverte et ils en étaient aux embrassades presque énamourées. Son père aurait surement bien ri du revirement de situation.

      « Enfin... on a encore le temps de voir venir et toi tu travailleras surement et c'est tout... »

    Et voilà, elle était sans voix, plantée sur place, sa main serrant toujours celle de Thomas, ses pommettes toujours rougies par leur baiser et ce qu'il se passait entre eux.

      « Où est Neldo ? »

    C'est vrai, où était donc la troisième roue de leur carrosse ? Elle espérait qu'il n'avait rien vu ni entendu de la dispute du salon et qu'il ne trainait pas trop dans le coin. Qu'elle se laisser aller d'accord, mais sans témoin, c'était tout de même mieux. Et puis il fallait qu'elle parle, ça la détendait.
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Ce message a été posté Jeu 22 Sep 2011 - 17:35

    Rah, durant de longues minutes, il y avait presque cru ! C’était la première fois qu’il y avait un rapprochement physique avec elle et qu’il n’avait pas l’impression d’étreindre une planche. Après qu’il l’ait embrassé, elle était venue se coller à lui et avait même fini par passer ses bras fins autour de son cou. Il en avait profité pour placer ses propres mains dans le bas de son dos, au niveau des hanches, maintenant que l’endroit était à découvert.
    Sa taille était fine et chaque mouvement qu’effectuaient ses hanches faisait grimper la pression chez lui. Difficile à croire de croire dans la seconde qu’il avait affaire à la même femme qu’il y a une demi-heure. En même temps, il avait la désagréable impression de ne décemment pas savoir à quoi s’en tenir avec elle, et d’un autre côté il se disait que mieux valait profiter de cette toute nouvelle proximité sans trop se poser de question.

    Pour lui, la suite normale des choses auraient été qu’elle prenne place sur ses genoux, ou qu’ils s’allongent sur le lit qu’ils occupaient. Quelque chose de spontané et de grisant, quelque chose de libérateur et d’un peu fougueux.
    Sauf qu’au lieu de ça, elle avait décollée ses lèvres des siennes pour se mettre à parler…

    Parler de quoi ? Thomas aurait eu bien du mal à répéter ce qu’elle venait de lui dire. Une histoire de Royaume et de son père qui mangeait des trèfles. Son esprit se trouvait à mille lieux de tout ça, tout aux sensations et aux envies qui vibraient dans sa colonne. Mais pas Nora. Nora pensait à son père, au travail et à Neldo. Comment faisait-elle ?
    Hors de questions qu’ils recommencent le même manège qu’il y a deux semaines, la première fois qu’ils avaient couché ensemble. Enfin… coucher ‘ensemble’, il aurait fallu pour ça qu’ils soient vraiment ‘ensemble’. Lui avait couché avec elle, et elle s’était simplement laissé faire.
    Pour s’extirper du lit sans un mot et partir s’enfermer dans la salle de bain pendant des lustres. D’ailleurs ils n’en n’avaient même pas reparlé une seule fois depuis. Il s’était sentit atroce sur le moment, sincèrement atroce.
    Cela dit, les jours qui avaient suivis s’étaient tout de même fait moins austère, alors tout n’était pas non plus bon à jeter de cette expérience.
    Pourtant il n’avait pas envie de se laisser berner une seconde fois. Il ne savait pas trop ce qui lui était passé par la tête ce soir-là. Pourquoi faire semblant de vouloir lorsque ce n’était pas le cas ? D’ailleurs à bien y réfléchir, elle n’autorisait les rapprochements physique de ce genre qu’après une disputes ou des tensions. Comme pour se faire pardonner…

    Ca fit tilt dans son cerveau encore tout engourdis par le désir et l’envie. Clignant quelques fois des yeux, il sortit enfin de son hébètement et lança un regard un peu interloqué à la chambre.

    « Neldo… ? » répéta-t-il d’un ton un peu absent « … hem… je n’en sais rien… sûrement dans son coin… pourquoi ? » la questionna-t-il sans comprendre d’où sortait cette question.

    Quoi que si, en fait, c’était peut-être bien sa manière de lui signaler qu’elle n’avait pas envie qu’il aille plus loin. Un peu hésitant, il ôta l’une de ses mains des hanches de la jeune femme. Il ne savait vraiment pas à quoi s’en tenir, alors il laissa tout de même l’autre.

    N’empêche qu’il n’avait pas la moindre idée de quoi lui répondre. Il essayait de détecter la moindre indication sur le visage de sa compagne. Après tout elle avait rit, elle n’avait apparemment pas d’animosité dans le regard et ne pleurait plus depuis un moment…
    Il osait encore moins lui poser clairement la moindre question pour savoir où elle en était parce qu’il était incapable de prédire ses réactions et qu’il redoutait trop les mauvaises pour prendre le risque…

    « Excuse-moi » reprit-il soudain, les yeux clos tandis qu’il secouait brièvement la tête « J'étais ailleurs. J’ai pas tout suivis, je… » il préféra esquisser un petit rire et reporter son attention sur elle « Tu parlais des Royaume-Unis donc ? »

    Il déglutit péniblement, tantant de faire redescendre la pression.
    Si elle préférait discuter à la place, alors d’accord, ils discuteraient. Il était déçu que ça ne se passe de nouveau pas comme il l’espérait, mais tant pis. Il essayait d’afficher un air attentif à ce qu’elle lui disait. Une discussion c’était toujours bon à prendre après tout...
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Ailionora Ó'Broin
Ailionora Ó'Broin
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Ce message a été posté Jeu 22 Sep 2011 - 19:29

    Il ne l'écoutait pas. C'était maintenant plus qu'évident. Elle tentait de rester calme et de se laisser aller en douceur mais ça ne marchait pas. Parler lui faisait du bien, elle n'avait pas besoin de rester concentrée sur ce qu'elle faisait de bien ou non. Les gestes venaient tout seuls.

      « Oui je disais juste que je n'avais jamais quitté le Royaume Uni. Mais ce n'est pas intéressant... »

    Nora sourit autant que possible malgré la déception qui l'animait. Cette fois, elle avait bel et bien l'impression qu'il n'en avait que pour ce qu'il y avait sous sa jupe et il fallait juste qu'elle encaisse.

    Ils avaient le temps, c'était bien ce qu'il lui avait dit le premier soir de leur mariage alors pourquoi se précipitait-il autant quand elle tentait de s'ouvrir et de changer de comportement pour voir ? C'était complexe et Nora ne comprenait strictement pas ce qu'elle devait faire.

    Il voulait que les choses viennent d'elle sans se bousculer mais il voulait aussi tout ce que tout homme voulait. Elle pouvait s'offrir encore une fois sur un plateau d'argent s'il le demandait mais elle avait voulu voir d'elle même et avait même aimé l'embrasser et se serrer contre lui.

    Alors quoi ? C'était un vrai casse tête.

      « Je voulais juste parler parce que ça m'aide à me vider la tête et que les choses viennent plus naturellement comme ça. J'ai vraiment envie de t'embrasser mais ça va vite ! Tout s'emballe et c'est trop rapide ! »

    Quitte à se prendre la tête, autant le faire à deux. La sorcière préférait être honnête avec lui, tout garder pour eux depuis le début de leur mariage ne les avait pas du tout aider alors autant ouvrir les yeux et parler pour de bon.

      « Je sais parfaitement que tu veux plus et moi aussi je le veux mais je ne suis pas toi et je ne vis pas les choses de la même manière. Je sais que c'est complexe et que tu dois me trouver insupportable ou je ne sais pas quoi mais c'est comme ça que je suis ! »

    Voilà, c'était dit et il allait prendre la poudre d'escampette ou pire, se remettre à crier en demandant à haute voix pourquoi ses parents l'avaient forcé à épouser une fille comme elle.

    Il n'imaginait pas à quel point elle aurait voulu être la femme parfaite qu'il voulait mais elle s'était déjà trahie une fois, et cela n'arriverait pas de nouveau. Il voulait que leur mariage s'arrange, qu'ils apprennent à se connaître alors qu'il lui donne un peu plus de temps. La brune avait conscience que son mari était d'une patience rare, elle ne le comprenait réellement que maintenant par ailleurs.

    Nora soupira doucement et se suréleva un peu du matelas pour pouvoir l'embrasser de nouveau avec tendresse, une main posée sur sa joue rugueuse. Et cela fait, elle planta ses yeux dans les siens.

      « Tu peux laisser ta main où elle était... »
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